Des élus issus de la “diversité” partisans des statistiques ethniques

Des élus issus de la “diversité” partisans des statistiques ethniques

23/07/11 – 17h30
PARIS (NOVOpress) – De retour d’un voyage aux Etats-Unis, des élus issus de la “diversité” viennent de jeter un pavé dans la mare. En effet, ils réclament un débat sur les statistiques ethniques.

Après s’être rendus outre-Atlantique afin de trouver les “bonnes pratiques” (sic) pour la promotion de la “diversité”, ils “appellent au lancement d’un grand débat national sur les statistiques ethniques, l’une des conditions pour permettre à la France de se réconcilier avec toute sa diversité”. Comme l’a indiqué Kamal Hamza, président de l’Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld). Kamal Hamza est également conseiller municipal UMP de la Courneuve.

En septembre prochain, l’Aneld adressera “une lettre aux associations pour organiser une table ronde et ainsi lancer les bases d’un ‘I have a dream à la française’”.

A noter que ce voyage d’élus de la “diversité”, tous maghrébins, est une initiative de l’ambassade américaine en France. Pour y rencontrer des élus, des fonctionnaires et des associations.

Une évolution que Kamal Hamza justifie, lors d’un entretien à Libération, en affirmant : “Ouvrons-nous, disons-tout. Il est temps de sortir du sacro-saint républicain, de réconcilier la France avec sa diversité.”

Italie : 1,3 million de fonds européens pour transformer une église en centre pour immigrés

Italie : 1,3 million de fonds européens pour transformer une église en centre pour immigrés

 23/07/2011 – 16h30
ROME (NOVOpress) — 1 347 751,94 euros : c’est la somme que va toucher la petite commune de Chieuti dans les Pouilles (1761 habitants) au titre du programme opérationnel «Sécurité pour le développement» de la Commission européenne. L’objet de cette manne ? « Un centre polyfonctionnel pour les immigrés non-européens en situation régulière » (comme, par exemple, les immigrés clandestins africains de Lampedusa auxquels ont été accordés des permis de séjour dits temporaires).

« Le Centre aura pour tâche d’informer et d’orienter les immigrés sur les services présents sur le territoire régional et national, en prêtant une particulière attention aux services socio-sanitaires ». « On se concentrera en particulier sur les femmes immigrées non-européennes. On cherchera de favoriser leur autonomie, leur formation professionnelle, leur alphabétisation, de les aider à lancer de petites entreprises ».

Le centre sera abrité dans deux bâtiments contigus: l’église de Santa Maria degli Angeli et l’oratoire paroissial, l’un et l’autre mis gratuitement à disposition de la municipalité par le diocèse de San Severo. L’église, qui date de la première moitié du XVIIIèmesiècle, a été désaffectée et est actuellement en mauvais état. Au terme des travaux de restructuration, elle deviendra le cœur du centre polyfonctionnel avec une salle de 90 places pour colloques, projections, vidéo-conférences. Les trois étages de l’oratoire accueilleront toutes les autres activités : guichet d’information et de secrétariat social, salles de cours, « espace-laboratoire pour la confection de produits agro-alimentaires typiques ».

Le projet est intitulé “Mirësevini – Mirë si na erdhët – Benvenuto” : « Mirësevini » est la traduction de l’italien « Benvenuto » en albanais moderne, tandis que « Mirë si na erdhët » est la forme albanaise du XVIème siècle. Il s’agit de souligner que « Chieuti est depuis toujours une destination pour les immigrés », puisqu’elle avait reçu, entre le XVème et le XVIIIème siècles, des groupes d’Albanais. L’objectif est donc « d’accueillir des immigrés sur une terre étrangère, terre qui, il y a 500 ans, était étrangère aussi pour ceux qui accueillent aujourd’hui ».

On est habitué à voir les immigrationnistes réécrire l’histoire pour transformer tous les Européens en « enfants d’immigrés », mais ils se sont vraiment surpassés cette fois-ci. Les Albanais réfugiés à Chieuti étaient des européens chrétiens fuyant les invasions turques. Les premiers à arriver, dans les années 1460, étaient conduits par le prince Georges Skanderbeg, le champion de la résistance européenne à l’Islam dans les Balkans. Si l’on tient à le prendre pour modèle, c’est à la croisade qu’il appelle plutôt qu’à transformer des églises en centres pour immigrés.

Copé en Algérie : le double discours sur l’immigration continue

Copé en Algérie : le double discours sur l’immigration continue

22/07/11 – 17h30
ALGER (NOVOpress) – Lors de son voyage la semaine dernière en Algérie, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a montré une nouvelle fois le double discours de la classe politique vis-à-vis de l’immigration : ferme en apparence mais très mou dans les faits. Dans un entretien au magazine “Tout sur l’Algérie” (http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/entretien-avec-jean-francois-cope-secretaire-general-de-l-ump_16456.html), Copé a tenu à rassurer la population algérienne : “La France délivre près de 140 000 visas par an, pour environ 200.000 demandes.” Des chiffres qui sont appelés à évoluer puisque “le taux de refus diminue”, la France délivrant de “plus en plus de visas de circulation” ! En outre, les candidats algériens à l’immigration en France peuvent être rassurés, l’Algérie continuera à bénéficier “d’un régime favorable pour les visas de longue durée et pour le séjour, conformément aux accords de 1968”. Un accord déjà très souple mais que Jean-François Copé et les instances dirigeantes de l’UMP sont “prêts à améliorer”.
En tout cas, cette visite du secrétaire général de l’UMP a été interprété selon le journal “Le Temps d’Algérie” (http://www.letempsdz.com/content/view/59902/1/) comme “intimement lié avec les présidentielles de 2012 en France. Paris souhaiterait donc s’assurer du soutien d’Alger pour la réélection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Elysée. En effet, lors d’une conférence sur le thème des “valeurs de la République française dans la mondialisation”, à l’Ecole nationale supérieure des Sciences politiques d’Alger, Copé a appelé les expatriés et les Algériens qui le peuvent à voter pour Sarkozy.

Vers plus de diversité à l’UMPCopé en Algérie : le double discours sur l'immigration continue :

Une phrase que peu d’observateurs ont relevé mais qui en dit long sur la volonté au sein du parti de la majorité d’utiliser la discrimination positive en faveur de la “diversité” (ce qui est fatalement une discrimination négative pour les autres).
Pour Jean-François Copé, l’UMP “est ouverte” aux Français issus de l’immigration “comme à tous les Français, sans exception” mais “en revanche, il est clair que quand un Français issu de l’immigration s’impose naturellement comme un leader, nous allons tout faire pour l’aider !”

Université de rentrée du Bloc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Du 9 au 11 septembre, le Bloc Identiatire, organise son Université de rentrée, en Provence. Thème de l’édition 2011 : “Europe, le combat identitaire”.

Au programme : des intervenants extérieurs (Jean-Yves Le Gallou, Isabelle Laraque, des invités surprise…), des orateurs du mouvement identitaire (Philippe Perchirin, Vincent Lecaillon, Jean Lucat, Jacques Cordonnier, Fabrice Robert, Philippe Vardon, Arnaud Gouillon, Philippe Milliau…), une soirée “européenne”, une Foire aux questions en forme de table ronde, des ateliers pratiques…

Programme Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

22/07/2011 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) — L’accès gratuit à la formation, aux soins médicaux et au marché du travail : voilà ce que souhaitent les écologistes allemands et le SPD (parti social-démocrate). Les deux partis ont déjà déposé des projets de lois allant dans ce sens. Et ils pourraient bien parvenir à leurs fins ! Car le gouvernement allemand aurait pratiquement déjà pris la décision de restreindre l’obligation de signalement des clandestins. Or, une telle décision pourrait être comprise comme un véritable appel d’air : au lieu de prendre des mesures fermes à l’encontre de l’immigration illégale, les droits des clandestins vont être étendus.

Il est en effet prévu de restreindre l’obligation de signalement des clandestins dans la loi relative au séjour sur le territoire allemand. Le but est de dégager les écoles et les garderies de l’obligation qu’elles avaient jusqu’ici de signaler aux autorités les enfants de clandestins. La directrice du Deutsches Institut für Menschenrechte (Institut allemand des droits de l’homme), Beate Rudolf, a fait part à l’hebdomadaire berlinois Junge Freiheit de sa satisfaction : « La fin de l’obligation de signaler [les clandestins] est une étape importante qui permettra aux enfants de clandestins de faire usage de leur droit humain à une formation en Allemagne. »

Affaire DSK: Après Hollande, Fillipetti entendue

Affaire DSK: Après Hollande, Fillipetti entendue
La députée PS Aurélie Filippetti
La députée PS Aurélie Filippetti

22/07/2011 – 09h30 – PARIS (NOVOpress) — La police judiciaire parisienne, chargée d’enquêter sur la tentative de viol qu’aurait commise Dominique Strauss-Kahn sur la journaliste Tristane Banon, envisage d’entendre à ce sujet la députée PS Aurélie Filippetti. Déjà, mardi dernier, elle avait procédé à l’audition de François Hollande.

Les deux édiles auraient en commun d’avoir été informés de l’agression dont Tristane Banon dit avoir été victime. François Hollande avait pour sa part, à l’époque, déconseillé à l’entourage de la jeune fille de porter plainte, selon son avocat.

Cette affaire s’avère embarrassante pour les socialistes à l’heure où débutent leurs primaires à l’élection présidentielle de 2012. Pour le moment, tous font bloc derrière leurs condisciples et dénoncent une « manipulation politique ». Peut-être sentent-ils qu’au rythme où vont les révélations, Aurélie Fillipetti ne sera sans doute pas la dernière socialiste à être entendue à ce propos.

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée / crédit photo : [cc] Domib34

22/07/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Dans la tradition d’une extrême-gauche qui a toujours été hostile à l’armée, le candidat du NPA à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, n’a pas fait dans la demi-mesure au moment de commenter les déclarations d’Eva Joly sur le défilé du 14 juillet.

« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »
« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »

Pour le syndicaliste CGT de l’usine Ford de Blanquefort, dont la déclaration a été peu commenté, « Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde…Les réactions scandaleuses et nationalistes de François Fillon ou Marine Le Pen sont à la mesure de la politique d’intervention qu’ils soutiennent ». Le bordelais est d’ailleurs un des rares responsables politiques à soutenir publiquement les propos de Gro Eva Farseth (Eva Joly).

[Tribune Libre] Pourquoi les cons vont revoter Sarkozy

[Tribune Libre] Pourquoi les cons vont revoter Sarkozy

[box class=”info”]Tribune libre reprise du site amoyquechault.over-blog.com[/box]

Ce qu’il y a de bien avec le droitard, c’est qu’on n’est jamais déçu. Il est si absolument, si totalement, prévisible que c’est du véritable pain béni pour tout analyste politique en (pot de) chambre.

Ainsi, à l’horizon 2012, après 5 années d’envolées lyriques sur le déclin de la France, de dénonciations véhémentes des « trahisons » umpesques et de diatribes aussi brillantes que virulentes sur la nation éternelle en danger, s’apprête-t-il tranquillement à revoter Nicolas Sarkozy pour « faire barrage au retour des socialistes ».

« Faire barrage aux socialistes » c’est son grand dada au droitard. C’est même sa seule véritable obsession, pour ne pas dire sa seule idée.

Parce que, voyez-vous, il a beau affirmer et prétendre ce qu’il veut, lorsque, après le temps du verbiage et de la logorrhée egotico-masturbatoire, vient le temps de poser un acte, même aussi dérisoire qu’un bulletin de vote déféqué dans une urne, c’est la calculette qui reprend le contrôle et il redevient alors ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un petit bourgeois pétochant pour l’avenir de son PEA et dont « l’amour de la France » s’arrête là où commence les intérêts de sa classe.

Il va donc, son bel exemplaire relié de Bernanos ou de Bloy sous le bras, apporter, sans le moindre début d’une gêne quelconque, son suffrage à la pire caricature de la bourgeoisie louis-philipparde que l’on puisse imaginer. Et il sera bien content et bien fier en plus car il aura ainsi « fait barrage aux socialistes ». Un résistant en quelque sorte. Un martyr du marché libre et de la niche fiscale.

Que les socialistes français n’aient plus de socialiste que le nom depuis près de 20 ans et qu’il finisse invariablement cocu et floué (même matériellement) par la « droite » ne lui importe pas le moins du monde, les réflexes pavloviens sont les plus forts… Ambiance veille de mai 81…

– « On ne va quand même pas se retaper les socialistes ! »
– « Bha… pourquoi pas ? »
– « T’as pas entendu, j’ai dit : les socialistes ! »
– « Oui… mais encore ? »
– « Les SOCIALISTES putain… ceux qui veulent nous piquer notre bel argent si durement gagné pour le filer aux étrangers ! »
– « Ha… C’est pas bien ça… »
– « Ben non ! Et c’est ça les socialistes… ces bolches qui veulent en plus plein de services publics bourrés de feignasses de fonctionnaires ! »
– « Quelle horreur ! »
– « Tu ne devrais pas plaisanter… souviens-toi des 35 heures ! »
– « J’en frémis ! »
– « Ben quand même, quelle catastrophe ! »
– « Pour un mec qui bosse quinze heures par semaine je vois pas bien… »
– « Quoi ? Je sors du boulot à 20 heures tous les soirs moi monsieur ! »
– « Bravo ! Gloire à toi ! Le marketing reconnaissant ! Ceci dit, je n’ai pas prétendu que tu ne passais pas 50 heures au boulot, j’ai dit que tu en travaillais à peine 15… »
– « Oh tu fais chier… C’est sérieux là… Ce sont aussi eux qui veulent marier les gays ! »
– « Ha, c’est pas Roselyne Bachelot ? »
– « Pfff… Plus d’impôts, plus d’immigrés, plus d’insécurité, plus d’inflation, plus de radars, plus de prébendes, plus d’art subventionné… c’est ça que tu veux ? »
– « T’es en train de me dire que rigoureusement rien ne changerait… »
– « Mais si ! Ce serait LES SOCIALISTES qui le feraient ! T’es con ou quoi ? »

Aymeric Chauprade vs. Hervé Morin (suite)

Aymeric Chauprade vs. Hervé Morin (suite)

21/07/2011 – 10h30
PARIS (NOVOpress) — Le géopoliticien Aymeric Chauprade, renvoyé de ses fonctions d’enseignant à l’École de Guerre par Hervé Morin début 2009 pour avoir osé évoquer dans l’un de ses ouvrages des thèses non officielles au sujet des attentats du 11 septembre 2001, a fait savoir dans un récent communiqué son souhait de faire appel de la décision du Tribunal administratif de Paris à son encontre, déplorant “une décision qui annule une cause mais en maintient les effets”.

En effet, dans le conflit qui l’oppose à l’ancien ministre de la Défense depuis près de deux ans, si le Tribunal administratif lui a donné raison en annulant le 1er juin dernier les décisions par lesquelles Hervé Morin avait mis fin à ses fonctions d’enseignement au sein du Collège Interarmées de Défense (CID) et d’autres organismes militaires de formation, “[il] n’a pas jugé utile de suivre le commissaire du gouvernement lequel demandait pourtant l’annulation des décisions d’exclusion prises par les directeurs des écoles militaires, dans la suite de l’ordre d’éviction du Ministre”, selon les propres termes de son communiqué.

Une nouvelle édition de l’ouvrage clé d’Aymeric Chauprade, Chronique du Choc des Civilisations, qui avait justement fait polémique il y a deux ans, sortira le mois prochain en librairie.

« Extrême droite »… de l’art de cultiver « une marque épouvantail »

Avec les prémices de la campagne pour les présidentielles refleurissent en cet été frémissant, tels les droseras affamés dans les tourbières, les concepts épouvantails, les bûchers de l’Inquisition et les procès en sorcellerie. Vidée de sens et remplie de haine, l’accusation d’ « extrémisme de droite » est ainsi à nouveau largement utilisée pour brocarder de façon systématique tous ceux qui se situent en dehors du champ des « partis de gouvernement », bien loin donc du Fouquet’s et du Sofitel… donc extrêmement populistes, extrêmement populaires, extrêmement ordinaires.

Des mots inquiétants…

Il convenait de s’arrêter, l’espace d’un instant, sur cet étrange et vieux réflexe afin d’imaginer (ou tout au moins tenter à nouveau de le faire) la réponse qui doit lui être opposée.

Tout d’abord un passage obligé : le bref rappel historique qui contextualise mais n’instruira pas grand monde. La formule « extrême droite » est née au milieu du XIXe siècle dans les tabernacles d’une gauche fustigeant par ces mots inquiétants l’antiparlementarisme et la nostalgie de l’Ancien Régime. Nous le retrouverons bien plus tard pour qualifier les antidreyfusards, puis le défilé du 6 février 1934 qui comprenait pourtant des ligues d’horizons bien différents, depuis les Camelots du Roi jusqu’à l’Association des anciens combattants communistes !

Les deux partis phares de la collaboration, le PPF (Parti populaire français) et le RNP (Rassemblement national populaire) respectivement dirigés par Jacques Doriot (issu du Parti communiste !) et Marcel Déat (issu de la SFIO !) furent étrangement tatoués à la Libération de cette estampille sulfureuse alors même que les mouvements plus ou moins issus de « l’extrême droite » du cru XIXe s. (L’Action française de Charles Maurras ou les résistants Croix de Feu du colonel de La Rocque) avaient pour leur part assez clairement marqué leur distance avec Vichy et l’occupant.

Pas un mot sur les origines intellectuelles du national-socialisme né à l’évidence dans les éprouvettes fumeuses d’une certaine gauche. Pas un mot sur certains socialistes (parfois lumineux bien que loin des Lumières) : Proudhon, Sorel, Barrès, Vacher de Lapouge, qui ont mis, sans le vouloir vraiment, leur grain de sel à ce grand bouillon d’avant-guerre.

Tout cela fut étonnamment et définitivement « packagé » sous l’horrible et sanguinolente enseigne « d’extrême droite ». L’ombrelle diabolisante sera, bien entendu, à nouveau utilisée lors de la guerre d’Algérie pour qualifier l’OAS et la mouvance nationaliste de l’époque.

Avec le renouveau du nationalisme dès la fin des années 1970 et ses deux ou trois casseroles aux couleurs lessivées de l’Algérie française et aux sonorités un brin CIDUNATI, nous devions nous attendre (bien qu’il n’y ait pas eu de filiation véritablement établie) à une nouvelle et puissante expression de « l’art de cultiver la marque épouvantail ». Nous n’avons pas été déçus ! Et nous ne retracerons pas ici – les bons ouvrages existent sur le sujet – tout l’historique des campagnes de diabolisation auxquelles se sont ralliés, par ailleurs, la plupart des hommes politiques et intellectuels par facilité et conformisme, parfois même à leurs dépens.

Raviver le Diable, c’est mettre le Purgatoire sous pression…

La réalité qui doit être enfin posée est que ce processus est pour la gauche une prodigieuse machine à dominer le monde des idées en lui assurant de façon récurrente une redoutable capacité à choisir ses adversaires. Raviver le Diable, c’est mettre le Purgatoire sous pression et désigner le Diable, c’est procéder à l’exclusion du débat démocratique, à l’excommunication d’une partie de ses opposants. On ne discute pas avec le Diable ! Climat de délation, manichéisme, vigilance sur les dissidences, pensée sous préservatif… tout le paysage politique de droite s’est ainsi retrouvé piégé par les nouveaux Grands Inquisiteurs. Tout le paysage, car lorsqu’est prononcée la terrible formule « extrrrême drrroite », que l’on croirait sortie de la gueule d’un berger allemand en colère un soir de novembre à Birkenau, est lâché du même coup le mot « drrroite » ; en filigrane, dans la droite en général se profilerait la possibilité d’une dérive droitière voire ultra droitière donc diabolique (la vision d’un monde ultra bourgeois ou bien d’un monde fascisant serait en gestation chez ces gens de droite finalement réactionnaires et, au bout du compte intellectuellement peu fréquentables).

Nous sommes bien loin de la douceur et des cimes humanistes vers lesquelles nous propulse le circonflexe de la Gôôôche !

Au-delà des chiens de garde institutionnels et des procès d’intention caricaturaux et sectaires à la Caroline Fourest, attardons-nous sur des exemples moins grossiers mais tout aussi pernicieux. Ainsi la thématique du mariage gay brandie à présent par « les forces de progrès » peut faire partie de ces régénérateurs insidieux de la « marque-épouvantail ». En cherchant à officialiser et sacraliser ce qui mérite tout au plus un « droit à l’indifférence » sont créées les conditions de l’amalgame, toute opposition à cette revendication étant susceptible d’être vécue comme l’expression d’une certaine homophobie, penchant révélateur d’une dérive droitière latente. Le piège est tendu. Il n’y a plus qu’à attendre que les « extrémistes » de tout poil ou les « assimilés » maladroits mais bien à droite façon Brigitte Barèges s’y prennent les pieds.

La gauche a plus à gagner de ce type de régénération que de la cause elle-même qui pourrait bien, du reste, ne pas trouver l’écho escompté.

Ce drapeau que nous tend l’adversaire…

Comment, dès lors, se situer à partir d’un vocabulaire galvaudé, truqué, manipulé, au service du jihad de la bien-pensance gauchiste ? Comment accepter en guise d’étendard le drapeau que vous tend, narquois, l’adversaire !?

L’accepter par facilité de langage ou provocation n’est pas la solution : la provocation c’est, certes, la garantie de trouver un fonds de commerce mais c’est aussi la certitude de demeurer dans une niche.

Imaginons un instant une entreprise apposant sur ses produits une marque généreusement concoctée puis cédée gracieusement par son principal concurrent !

Une marque repoussoir est définitivement disqualifiée, disqualifiante, dégradante, déshumanisante. Dire de quelqu’un qu’il est « d’extrême droite » doit être désormais considéré comme une injure et devrait valoir et justifier à ce titre dès que possible une plainte en justice au même titre que l’injure « raciste ».

« Droite », « Nouvelle Droite », « Extrême Droite » sont des mots grillés dès le départ, inventés ou cultivés par l’adversaire, constamment détournés et massacrés. L’un des essais les plus brillants et décapants du XXe siècle, l’excellent Vu de droite d’Alain de Benoist salué par l’Académie française, ne venait pas de l’extrême droite pas plus d’ailleurs que de la droite ; une seule chose lui aura fait défaut : un bon titre. Car en exprimant ainsi une vision du monde au-delà de la gauche, les instruments de torture étaient offerts avec l’ouvrage à la Police de la pensée qui dès lors n’avait même plus à s’attarder sur son contenu. Nouvelle Droite, un rejeton de l’hydre enfin disponible pour relancer l’ affaire.

Comme le remarque François Bousquet : « La Nouvelle Droite est une marque déposée, mais l’initiative n’en revient curieusement pas à ses pères fondateurs ».

Se réapproprier ce que l’on est vraiment : vivent les néologismes !

Voilà donc une remarquable entreprise de marketing idéologique menée de longue date avec une constance étonnante, un terrorisme intellectuel terriblement efficace se régénérant sans cesse, qui contraint ceux qui aujourd’hui représentent une certaine avant-garde aux antipodes de l’antiparlementarisme, porteurs d’une vision du monde alternative, d’un souffle démocratique véritable et d’un sentiment d’appartenance profondément enraciné, à inventer de nouveaux mots : les mots de l’intelligence après la gauche. Identitaires, nouveaux résistants, différentialistes, éco-localistes, néo-européens, euro-protectionnistes, ou, plus intello : post-modernes ou archéofuturistes, intéressant, pas totalement satisfaisant… Il y a encore beaucoup de place au tableau pour les orages d’esprit les plus créatifs. L’heure est à la production de concepts nouveaux pour nous réapproprier ce que nous sommes vraiment et le faire savoir.

Loin des phonèmes piégés, les néologismes peuvent avoir cette incroyable capacité à montrer le monde tel qu’il vient de surgir, tel qu’il a toujours été et à préfigurer ce qu’il pourrait être.

J.H. d’Avirac

[box class=”info”]Source : Correspondance Polémia[/box]

Voir aussi :

Dictionnaire de Novlangue
Dictionnaire de la réinformation
Marine Le Pen entre diabolisation, normalisation et banalisation
Petite histoire des campagnes de diabolisation

Tristane Banon / DSK : une affaire politique selon François Hollande [vidéo]

Tristane Banon / DSK : une affaire politique selon François Hollande [vidéo]

21/07/2011 – 07h00
PARIS (NOVOpress) — Derniers rebondissements dans “l’affaire DSK/Banon” : à l’issue de son audition par la police, François Hollande a dénoncé “une opération politique visant à mettre {son} nom dans la presse” et menacé de poursuites judiciaires ceux qui tenteraient de l’y impliquer. Au final, il n’y a qu’au Parti Socialiste où les frasques sexuelles de l’ancien directeur du FMI et présidentiable Dominique Strauss-Kahn étaient ignorées. Vidéo © BFM TV

Pour David Lasar du FPOe (Autriche), son parti est proche du Likoud (Israël)

David Lasar du FPOe (Autriche) revendique son attachement à Israël

20/07/2011 – 21h00
VIENNE (NOVOpress) – Le conseiller municipal de la ville de Vienne et membre du FPÖ David Lasar (au centre sur la photo à droite de Heinz-Christian Strache, avec des lunettes noires et portant la gerbe de fleurs, note de Novopress) revendique également son attachement à Israël et affirme qu’il ya des points d’accord entre le Likoud (parti de la droite israélienne et du Premier ministre actuel Benyamin Netanyahou) et le FPÖ.

C’est en tout cas ce qu’il a indiqué via une lettre parue sur le site du Likoud : “Je suis né à Vienne en tant que fils de survivants de l’Holocauste. Mon père, Siegfried, (…), a servi comme président du parti Hérout [une des branches du Likoud, note de Novopress] à Vienne jusqu’au milieu des années soixante-dix (…). J’ai appris de mon père l’existence du Parti de la Liberté [le FPÖ, note de Novopress] et sa place dans la politique autrichienne. Il m’a encouragé à rejoindre et à m’intégrer à ce parti. Le Parti de la Liberté a ses racines idéologiques dans la révolution démocratique et civile de 1848 et incarne à la fois le libéralisme et le nationalisme.”

De manière volontaire, David Lasar utilise le terme hébreu “Hérout” (“liberté”) tant pour le parti israélien que pour le FPÖ.

De plus, son père n’a jamais été un membre du FPÖ, seulement du Hérout.

Quant à la lettre, elle a été une réponse cinglante à M. Muzicant, le président de la communauté religieuse juive de Vienne (connu pour sa relation étroite avec le SPÖ, parti au pouvoir à Vienne), qui avait écrit à Netanyahou, quand il a appris la visite surprise à Israël d’une délégation FPÖ en décembre 2010, pour le mettre en garde contre Heinz-Christian Strache et le FPÖ.

La presse israélienne a commenté ironiquement en indiquant que “le Premier ministre n’a pas encore eu le temps de lire la lettre de M. Muzicant”.

Quant au site Hagalil, très critique à l’égard du FPÖ, il précise : “David Lasar, bien sûr, a été particulièrement enthousiaste d’avoir organisé la réunion FPÖ-Israël avec ses contacts du Likoud. Moins que Lieberman [ministre des Affaires étrangères israélien et chef de la droite nationaliste israélienne, note de Novopress], c’est Netanyahou qui est partenaire de Mölzer et Strache. […] Et qui a soutenu Israël dans la crise de la flottille de Gaza ? Le Likoud sait comment traiter ses amis.”

La pièce de théâtre sur l’immigration de l’UMP va continuer

La pièce de théâtre sur l'immigration de l'UMP va continuer

20/07/11 – 14h45
PARIS (NOVOpress)
– Le politologue Jean-Yves Camus est venu confirmer, dans un entretien au site lexpress.fr, ce que bon nombre de déçus de la politique de Nicolas Sarkozy pensent pensent désormais tout haut : “Sur l’immigration, la droite n’a jamais pu aller au-delà des déclarations de principe : la France est liée par des traités internationaux et par son appartenance à l’Union européenne. L’UMP sait en outre que les milieux économiques et patronaux ne sont pas favorables à une restriction de l’immigration, encore moins à son arrêt. [souligné par Novopress]”

Avant d’ajouter : “la frange la plus droitière de l’électorat veut bien plus : elle souhaite que certaines catégories d’étrangers, en raison de leur identité même, ne puisse plus devenir français. Selon eux, la nationalité ne doit plus s’acquérir par un acte de volonté mais seulement par la transmission. Or, pour aboutir à cela, il faudrait une révolution juridique qui constituerait une rupture majeure du pacte démocratique. L’UMP ne prendra pas ce risque mais elle ne peut pas le dire à ses électeurs droitiers. Pas plus qu’elle ne peut dire l’inverse aux centristes.”

Turquie / UE : gel des relations pendant la présidence chypriote de l’UE

La "ligne verte" de démarcation au nord de Nicosie - crédit photo : Matthias Kabel

20/07/11 – 11h35
PARIS (NOVOpress)
– La position du gouvernement turc sur la question chypriote est sans appel : le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan envisage de geler les relations de son pays avec l’Union européenne, quand Chypre assumera la présidence de l’Union Européenne au second semestre 2012. « Pendant six mois, il n’y aura pas de relations entre la Turquie et l’UE », a déclaré hier R. T. Erdogan.

Les relations entre la Turquie et l’Île de Chypre, coupée au Nord avec une “République turque de Chypre du Nord” uniquement reconnue par la Turquie, se posent donc clairement comme un obstacle à la poursuite du rapprochement entre la Turquie et l’UE.

La recherche d’un « accord global »

Selon le droit international, si Chypre est membre de l’Union européenne depuis 2004, les règles de l’Union ne s’appliquent pas actuellement à la partie nord de l’île, occupée par la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a donc exigé qu’un « accord global » sur les modalités d’une réunification de l’île soit trouvé d’ici la fin de l’année. L’objectif est que Chypre puisse assumer la présidence de six mois de l’Union européenne comme un État unifié en juillet 2012.

Si les résolutions de l’ONU exigent la réunification de l’île comme un État fédéral « bi-zonal et bi-communautaire », le responsable de la partie turque exige quant à lui une « confédération de deux États » plus souple.

Martine Aubry et la conformité à la charia d’une piscine lilloise [vidéo]

Martine Aubry et la conformité à la charia d'une piscine lilloise

Etranges discordances entre les dires de Martine Aubry et l’enquête sur place de l’émission Thema de Arte, concernant une piscine publique conforme à la charia à Lille, ville dont Martine Aubry est le maire. Cela gênerait-il Martine Aubry sur le plan national ?

*** Cette vidéo a malheureusement un décalage du son.

Les mosquées envahissent-elles la France ? [vidéo]

[box class=”info”]Une vidéo qui circule sur le net et que l’on nous a signalée compte déjà 70 000 visualisations rien que pour son hébergement sur YouTube. [/box]

Année après année, la croissance exponentielle du nombre de mosquées en France s’aggrave. Cette croissance a lieu grâce à la complicité des élus de gauche comme de droite, qui violent la loi de 1905 pour favoriser et financer la construction de mosquées.

1965 : 5 mosquées
1985 : 913 mosquées
1999 : 1536 mosquées
2010 : 2359 mosquées
2020 : ?

Mais n’est-ce pas le symptôme d’un fait beaucoup plus grave : une colonisation galopante par immigration de populations musulmanes, immigration légale et illégale, avec substitution de population, que les gouvernants et lobbies laissent faire voire encouragent ?