Mairie de Paris : Bruno Julliard fait son « coming out »

Mairie de Paris : Bruno Julliard fait son « coming out »

23/08/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– La mode semblait être passée tant la revendication de son homosexualité et même son exhibition est aujourd’hui banale, mais Bruno Jullliard, adjoint PS à la mairie de Paris, semble avoir voulu la relancer. « Oui, je suis homosexuel », a-t-il donc déclaré au mensuel activiste gay Têtu de septembre, en kiosque demain.

Ancien leader du mouvement anti-CPE de 2006, Bruno Julliard est désormais en charge de la « jeunesse » dans l’équipe de plus en plus rose de Bertrand Delanoë.

Le jeune homme de 30 ans affirme assumer pleinement son homosexualité et croit bon de préciser qu’il fréquente assidûment les boîtes et les soirées gays.

Apparemment pas à une contradiction près après cet étalage, l’élu socialiste affirme cependant s’en tenir à ce principe : « Les questions de la vie privée doivent rester dans le cadre de la vie privée. »

Un avis qui n’est pas partagé par Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, qui a fait son « coming out » au printemps dernier et qui affirme au contraire de son côté : « L’argument que l’on doit sanctuariser la vie privée, quand on est homo, est une forme d’échappatoire et de petite lâcheté, déclare Brossat à Têtu. Généralement, un élu informe ses électeurs qu’il est marié ou qu’il a des enfants. L’hétérosexualité relèverait de la vie publique et l’homosexualité de la vie privée ? C’est absurde. »

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport

Nantes : la caravane des primaires du PS attaquée par des militants anti-aéroport23/08/2011 – 08h30
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) — Le débat entre les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et le PS tourne au vinaigre. Hier matin la caravane des primaires du PS a en effet été attaquée par des militants anti-aéroport qui reprochent au PS son soutien total au projet. « L’Airaultport » continue de faire des vagues.

Hier en fin de matinée, à Nantes, le camion de la caravane des primaires du PS, qui arrivait de Saint-Marc-sur-mer, a été attaquée par une trentaine de personnes masquées ou encagoulées. Après avoir crevé les pneus du véhicule et arraché des morceaux de carrosserie, les agresseurs ont peint des slogans hostiles au projet d’aéroport et jeté du purin à l’intérieur de la cabine du chauffeur, tentant sans succès de retourner la caravane.

Celle-ci a pu être dépannée rapidement et en début d’après-midi les militants socialistes étaient installés dans le centre-ville, en présence de Jacques Auxiette président (PS) de la « région » dite des Pays-de-la-Loire. Ce dernier, comme Jean-Marc Ayrault, maire (PS) de Nantes et Philippe Grosvalet, président (PS) du conseil général de Loire-Atlantique, est un farouche partisan de ce projet – très controversé –  d’aéroport.

Dans un communiqué, la fédération socialiste de Loire-Atlantique a déclaré qu’elle avait porté plainte après ces « actes inqualifiables ». De son côté Benoît Hamon, porte-parole du PS, a affirmé qu’un jeune militant aurait été « violenté » lors de l’agression, et que cette dernière « ne resterait pas impunie ».

Franck Louvrier, le monsieur communication de Nicolas Sarkozy et accessoirement  conseiller régional UMP des Pays de la Loire, a également « condamné fermement cette attitude totalement ahurissante de violence et de bêtise ». Partisan, comme le PS, du projet, il en  profite au passage pour interpeller les membres d’Europe Écologie Les Verts, fidèles alliés régionaux du PS mais adversaires résolus de Notre-Dame-des-Landes, leur demandant d’en faire autant…

Maire italien cherche immigrés désespérément

Maire italien cherche immigrés désespérément

22/08/2011 19h30
ROME (NOVOpress) – Le plan d’austérité draconien récemment adopté par le gouvernement italien prévoit entre autres la disparition des communes de moins de mille habitants, condamnées à fusionner. Elles sont 1963 dans ce cas, en particulier dans le Nord : sur 1206 communes du Piémont, 597 devront fusionner. L’Association des petites communes italiennes se mobilise contre le projet, avec des arguments qui ne sont pas méprisables. Selon sa présidente, Franca Biglio, « nous sommes le point de référence pour les gens ». Supprimer la mairie, c’est « faire mourir un morceau du pays ». Et Franca Biglio fait valoir que, beaucoup d’élus ne se faisant même pas payer leurs indemnités, le coût effectif de l’administration des petites communes est seulement d’1,5 million d’euros. « Moins que le coût annuel de trois députés ».

Certains maires menacés préfèrent recourir à la « combinazione ». Celui d’Acceglio, un joli village de montagne dans la province de Coni, à la frontière française, a fait ses comptes : 178 habitants dans sa commune, la disparition assurée ; d’un autre côté, tous ces Africains qui affluent à Lampedusa et dont personne ne sait quoi faire. M. le maire, Riccardo Benvegnù, a donc écrit à son collègue de Lampedusa pour lui offrir d’accueillir 830 immigrés clandestins. Le compte est bon ! Le maire de Lampedusa, trop heureux, s’est hâté de répondre à Benvegnù, l’a félicité « pour son courage et son grand sens de l’État », et s’est engagé à transmettre sa proposition au ministre Roberto Maroni.

Las, les habitants d’Acceglio, qui vivent de l’élevage et d’un peu de tourisme l’été, ont été « épouvantés à l’idée d’une invasion imminente ». Le maire a dû faire machine arrière. Il explique à présent qu’il ne s’agissait que d’une provocation pour se faire entendre et qu’on a eu tort de prendre sa proposition au sérieux. Il va téléphoner au maire de Lampedusa pour s’excuser : « J’espère qu’il comprendra les motivations de mon geste ».

Le maire d’Acceglio est un cas extrême mais il semble que beaucoup fassent comme lui, avec plus de discrétion. Selon le quotidien Il Messaggero, « c’est la chasse à l’immigré ». Les petites communes qui risquent d’être supprimées faute d’atteindre le seuil des mille habitants « sont en train de chercher désespérement, du Nord au Sud, des non-européens et des Roms à incrire à l’état-civil ». « Il y a des maires de Padanie et de la Ligue du Nord qui supplient Lampedusa pour que les clandestins enfermés dans les centres de rétention soient laissés libres de sortir et de venir repeupler leurs communes ». Il Messaggero, journal immigrationniste lié à la démocratie chrétienne, triomphe : « De péril pour la patrie, voilà les immigrés devenus les sauveurs de tant de petites patries locales ».

Gabriele Adinolfi, un des principaux intellectuels non-conformistes italiens, commente sur son site, Noreporter : « Si jamais quelqu’un en doutait jusqu’ici, il apparaît aujourd’hui très clairement comment ces immigrés sont considérés, tant par les politiciens que par les commentateurs : comme un véritable bétail à adresser n’importe où, pourvu que ce soit commode pour de médiocres exploiteurs myopes qui n’ont aucun sens des responsabilités ».

[box class=”info”]Source : ilmessaggero.it[/box]

Ségolène Royal sur les traces de Jacques Tati

Ségolène Royal sur les traces de Jacques Tati

22/08/2011 18h00
SAINT NAZAIRE (NOVOpress Breizh) –
Profitant du passage de la caravane des Jeunes Socialistes, Ségolène Royal était hier, à Saint-Marc-sur-Mer, cette station balnéaire de Saint-Nazaire où Jacques Tati tourna en 1951  Les vacances de Monsieur Hulot. Et où la municipalité a dû fermer des plages, pour cause d’algues vertes.

Accueillie par Philippe Grosvalet, président du Conseil général, Marie-Odile Bouillé  députée de Loire-Atlantique et Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des jeunes socialistes, la candidate aux primaires du PS  a fait un petit tour sur le marché local avant de se rendre sur la plage dominée par la statue de Jacques Tati. Joël Batteux, le maire de Saint-Nazaire, qui soutient François Hollande, n’avait pas jugé utile de se déplacer. Il est vrai qu’aucun des hiérarques socialistes du département ne s’est prononcé en faveur de la présidente de la région Poitou-Charentes.

A propos des algues vertes, Madame Royal, reconnaissant que le système productiviste a poussé les agriculteurs à produire sans se soucier de l’environnement, estime qu’il faut réformer les aides pour les « encourager à produire propre ».

La candidate aux primaires du PS a également rencontré des représentants syndicaux des chantiers navals STX, ce qui lui a permis de se dire « concernée » par la question de la navale – un « fleuron industriel d’une grande valeur ». Evoquant sa volonté de faire de la France « un pays d’entrepreneurs » elle a émis l’idée de l’entrée de l’État au capital des entreprises stratégiques. Se déclarant favorable à une réorientation générale de l’investissement bancaire au profit de l’économie réelle, elle a suggéré la création d’une banque publique pour le financement rapide de l’innovation et des PME. Des mesures d’aménagement du système actuel, une remise en cause du mondialisme marchand ne lui venant manifestement pas à l’esprit.

En mai dernier, Ségolène Royal avait tenu à marquer sa  différence  au sein du PS par rapport à la question de l’immigration, estimant que l’Etat n’avait « pas à accepter d’immigration illégale » et qu’il fallait donc « raccompagner » les clandestins  dans leurs pays d’origine. Selon elle l’immigration risquait en effet de peser « sur les conditions de travail et de vie des gens déjà les plus défavorisés de notre société ». Cela ne l’a pas empêché, mardi dernier, d’être à Marseille pour rompre symboliquement le jeûne du ramadan avec des associations musulmanes du quartier Saint Barthélémy. Un quartier considéré depuis des décennies comme l’un des bastions du trafic de drogue de la cité phocéenne.

Près de 80 % des Français opposés à la guerre en Afghanistan

Près de 80 % des Français opposés à la guerre en Afghanistan

22/08/11 – 10h30
PARIS (NOVOpress)
– Alors que la liste des soldats français morts au combat en Afghanistan ne cesse de s’allonger, 76% des Français se déclarent opposés à cette intervention militaire et une large majorité d’entre eux souhaite un retrait rapide de ce pays, selon un sondage Ifop.

Les personnes interrogées sont 41% à se dire “plutôt opposées” et 35% “tout à fait opposées” à l’intervention en Afghanistan.

C’est parmi les sympathisants du Front national (88%) et de la gauche (84%) que l’on trouve le plus grand nombre d’opposants à la guerre américaine en Afghanistan, mais même au sein de l’UMP, l’opposition au conflit est majoritaire (54%).

Seuls 38% des personnes interrogées pensent que la présence française a permis de faire progresser l’Afghanistan vers la démocratie, alors que 87% estiment qu’il y a un vrai risque d’enlisement des troupes occidentales.

Rappelons qu’en octobre 2001, au début du déploiement des forces internationales en Afghanistan, 55% des sondés se déclaraient favorables à cette initiative militaire.

Quelque 130 000 soldats étrangers, aux deux tiers américains, sont actuellement déployés au sein de la coalition internationale en Afghanistan sous commandement de l’Otan.

Identarisation des esprits : Eva Joly prône la relocalisation des industries

Identarisation des esprits : Eva Joly prône la relocalisation des industries

22/08/2011 08h30
PARIS (NOVOpress) – Les Identitaires deviennent-ils la boîte à idées d’une partie de la gauche française ? Derrière cette question iconoclaste apparaît une évolution des discours et des valeurs de cette gauche qui va dans le sens du combat des Identitaires. Notamment autour de la question de la relocalisation des activités économiques. Après le soutien des militants du Projet Apache à la candidature d’Arnaud Montebourg à la primaire socialiste, c’est au tour d’Eva Joly, la candidate écolo, de prôner la relocalisation des industries.

C’est ce qui ressort du discours qu’elle a prononcé avant-hier lors de la côture des Journées d’été d’Europe Ecologie – Les Verts à Clermont-Ferrand. Certes, même s’ils militent pour la défense de l’environnement et la relocalisation, les Identitaires ne partagent pas tous les délirs des Verts quant à l’immigration.

Cela risque cependant d’alimenter les articles de dénonciation de Paul Ariès dans les colonnes de la Décroissance, où ce petit flic de la décroissance passe son temps à combattre les Identitaires leur déniant toute légitimité sur ce thème. Dernier exemple en date, un article intitulé “Les identiverts ? Non merci!”

SOS Racisme connaît des difficultés financières

SOS Racisme connaît des difficultés financières

21/08/2011 15h30
PARIS (NOVOpress) – Ligue de vertu de la police de la pensée, l’Association SOS Racisme dispose d’un budget de près d’un million d’euros, dont près de la moitié est issue… de subventions, donc des poches des contribuables. De plus, SOS racisme obtient régulièrement de l’aide matérielle des collectivités locales. Comme pour le concert que l’association a organisé le 14 juillet dernier au Champ de Mars à Paris. SOS Racisme bénéficiant de l’aide de la mairie de Paris : “160 000 euros de subvention pour le concert, plus 30 000 euros pour le ‘village dédié à SOS Racisme’ et enfin 40 000 euros pour le fonctionnement de l’association, sans parler de la mise à disposition du Champ de Mars”, comme le rappelle le quotidien l’Union.

La lettre de Dominique Sopo pour demander une aide financière
La lettre de Dominique Sopo pour demander une aide financière

Seulement voilà, certains partenaires et parrains de SOS Racisme semblent avoir fait faux bond, grevant ainsi les finances de l’association. A tel point que Dominique Sopo, le président de SOS Racisme s’est fendu d’une lettre (ci-contre) appelant à la générosité des ses parrains et marraines ainsi que des… ministères.

Mais au-delà de l’indélicatesse supposée de sponsors de SOS Racisme, on peut s’interroger sur la gestion de l’association. En effet, la Cour des comptes avait signalé de “graves insuffisances de gestion et de rigueur” pour les budgets de 1997 à 2000. De plus, comme le rappelaient les magistrats de la rue Cambon, “l’association n’aurait pas pu échapper à la mise en redressement judiciaire sans des concours financiers publics de caractère exceptionnel, subventions au titre de la réserve parlementaire de 1998, 1999, 2000, sur le budget de l’Éducation nationale et surtout en 2001, subvention des services du Premier ministre au titre des fonds spéciaux.”

UDC : on ne change pas une équipe qui gagne

UDC : on ne change pas une équipe qui gagne

20/08/2011 11h50
BERNE (NOVOpress) – Les affiches choc sont une des spécialités du parti populiste suisse UDC. On se souvient des moutons blancs qui expulsent le mouton noir ou la forêt de minarets de la campagne référendaire pour leur interdiction.

Cette fois, après avoir attaqué l’Union européenne dans les cinémas avec un spot conçu pour réveiller la libido des Suissesses, les graphistes de l’UDC se sont emparés de faits divers tragiques impliquant des Kosovars (des Albanais du Kosovo).

Pour le parti suisse, il est temps que le Conseil fédéral agisse contre les étrangers criminels et l’immigration de masse qui met en danger les Suisses.

Sans mâcher leurs mots, les populistes considèrent que l’attitude passive du Conseil fédéral par rapport aux étrangers criminels et à l’immigration de masse non contrôlée est de plus en plus intolérable.

À l’appui de leur démonstration, les crimes violents de cette semaine à Pfäffikon et à Interlaken qui montrent la nécessité d’agir de toute urgence pour une application rapide de l’initiative sur le renvoi, acceptée par le peuple et les cantons, ainsi que pour reprendre le contrôle de l’immigration.

Pour l’UDC, il est grand temps que la Suisse puisse à nouveau décider librement qui peut venir chez nous et qui ne le peut pas. L’initiative populaire « contre l’immigration de masse » crée les conditions nécessaires pour pouvoir agir dans ce sens. Et l’article sur le renvoi dans la Constitution fédérale garantit que les étrangers criminels doivent quitter le pays.

Le but des deux affiches qui va diffuser l’UDC ont pour but se sensibiliser l’opinion aux conséquences tragiques du laxisme du gouvernement en matière d’immigration illégale et de droit d’asile.

L’UDC ne se laisse pas réduire au silence : elle attire régulièrement l’attention sur les abus. Cela ne plaît pas à tout le monde. Certains journaux refusent de publier les annonces de l’UDC et empêchent ainsi qu’ait lieu un débat public sur la criminalité violente de cette semaine. Ainsi, pour de nombreux médias, l’agression qui a eu lieu à Interlaken a reçu peu d’attention, voire même a été totalement ignorée !

De plus, le Conseil fédéral et les autres partis continuent à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que l’article constitutionnel sur le renvoi, accepté par le peuple et les cantons ne soit pas appliqué et pour que l’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse » soit dénigrée. C’est bien la preuve de l’importance de l’engagement de l’UDC contre les étrangers criminels et contre l’immigration de masse.

Pour les populistes le message est clair : seule l’UDC défend les intérêts de la Suisse et de ses citoyennes et citoyens.

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

20/08/2011 08h30
BARCELONE (NOVOpress) – Même si l’on ne parle pas encore de préférence “nationale”, le gouvernement régional catalan (dirigé par la CiU [Convergència i Unió], coalition de deux partis catalans de centre-droit) a décidé de réduire fortement l’accès aux prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment.

Ainsi, le ministère catalan de la Santé envisage de donner une carte de santé à ceux prouvant au minimum six mois de résidence, le ministère de l’Economie et du Travail veut faire passer de un à deux ans le temps de séjour pour avoir accès au revenu minimum (420 euros par mois) afin de lutter contre les fraudes, et le ministère des Affaires sociales entend exiger cinq ans de résidence légale des parents pour recevoir une aide de 638 euros par enfant de 0 à 3 ans.

Pour justifier de telles mesures, Josep Lluís Cleries, chef de la protection sociale, explique : “Nous voulons éviter le tourisme social, ce n’est pas de la xénophobie.”

De même, Le maire de Badalona, Xavier Garcia Albiol (Parti populaire, parti espagnol de droite), veut exiger jusqu’à sept ans de résidence légale dans la municipalité pour bénéficier de certaines prestations sociales.

À noter qu’un  sondage sur l’immigration auprès des Catalans en mars dernier est sans équivoque : près de 62% d’entre eux pensent que “les Catalans devraient avoir la préférence au moment de choisir une école pour leurs enfants.” 48% pensent la même chose au sujet de la  santé.

Ces décisions montrent que la droite catalane prend peur de l’influence grandissante des mouvements populistes. À tel point que certains élus veulent “acheter” les sufrages de ces mouvements. Ainsi, le maire de Salt a ni plus ni moins acheté deux conseillers municipaux membres de Plataforma per Catalunya (PxC). Ce qui n’empêche pas le président de PxC, Josep Anglada i Rius, d’appeler à manifester le 27 août prochain contre la construction d’une mosquée à Salt.

CV anonyme : le fiasco confirmé par un rapport officiel

CV anonyme : le fiasco confirmé par un rapport officiel

19/08/11 – 14h15
PARIS (NOVOpress)
– Le CV anonyme, gadget démagogique destiné prétendument à lutter contre de supposées « discriminations » à l’embauche, est aujourd’hui lourdement épinglé dans un rapport remis par le pôle Emploi et validé par Yazid Sabeg, le commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, pourtant originellement favorable à cette mesure.

Le bilan réalisé par le Pôle Emploi est tellement accablant que le CV anonyme ne devrait pas être rendu obligatoire, contrairement à ce que prévoit une loi de 2006.

Pôle Emploi a en effet expérimenté le CV anonyme auprès de 1 000 entreprises de 50 salariés ou plus dans huit départements (Nord, Bas-Rhin, Seine-Saint-Denis, Paris, Hauts-de-Seine, Loire-Atlantique, Rhône, Bouches-du-Rhône) entre novembre 2009 et novembre 2010. L’étude portait sur des recrutements en CDI ou en CDD d’au moins trois mois

Si l’enquête affirme que « le CV anonyme agit contre la tendance des recruteurs à privilégier des candidats du même genre qu’eux », elle conclut « qu’il n’a pas d’effet détectable sur les chances d’accès à l’emploi » et son impact sur la réduction des discriminations est « en moyenne neutre ou négatif ».

Cerise sur le gâteau, selon l’organisme public, les candidats issus de l’immigration et/ou résidents de Zone urbaine sensible (ZUS) ou bénéficiares de Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) seraient même plus lésés par le CV anonyme que lorsqu’ils donnent ouvertement leur état-civil.

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

18/08/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) — « Les inquiétudes européennes face à l’immigration musulmane se banalisent ». Sur le site du Hudson Institute, le politologue Soeren Kern résume ainsi les résultats d’une série d’enquêtes d’opinion effectuées ces derniers mois. « Ensemble, elles fournissent de fortes preuves empiriques que le scepticisme au sujet de l’immigration musulmane n’est pas limité à une frange politique “de droite”, comme l’affirment souvent les tenants du multiculturalisme. Des électeurs ordinaires à travers tout le champ politique expriment désormais leurs inquiétudes face au rôle de l’Islam en Europe ».

La dernière enquête en date est celle de l’institut Ipsos de Londres, publiée le 4 août dernier. Intitulée « Vues globales sur l’immigration », elle a été menée dans une vingtaine de pays dont neuf pays européens, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l’Italie, la Pologne et la Suède, du 15 juin au 28 juin. Elle est donc antérieure à la fois au drame norvégien et aux dernières émeutes de Londres.

Interrogés par l’Ipsos, plus de 56% des Européens jugent qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays » : 72% des sondés en Belgique, 71% en Grande-Bretagne, 67% en Italie et en Espagne, 53% en Allemagne, 52% en France, 50% en Hongrie, 46% en Suède, et 29% en Pologne.

En réponse à la question « Diriez-vous que l’immigration en général a eu un impact positif ou négatif ? », la majorité dans tous les pays européens, sauf la Suède et la Pologne, répond que l’impact a été négatif: Belgique (72%), Grande-Bretagne (64%), Italie (56%), Espagne (55%), France (54%), Allemagne (54%), Hongrie (52%), Suède (37%), Pologne (32%). Au total, seul 17,5% des Européens disent que l’immigration a été positive.

Peu auparavant, le 21 juillet, le Pew Research Center de Washington a publié un rapport intitulé « Les tensions entre musulmans et occidentaux persistent », où sont synthétisés les résultats de 29 000 entretiens dans 23 pays du monde. Dans tous les pays d’Europe, une majorité absolue considère que les musulmans veulent rester à part dans la société plutôt que d’adopter les usages nationaux : le pourcentage est particulièrement élevé en Allemagne (72%), Espagne (69%), Russie (66%), moins en France (54%) et en Grande-Bretagne (52%). Une série de sondages plus limités dans différents pays vont tout à fait dans le même sens.

Soeren Kern
Soeren Kern

Le Hudson Institute est un think tank néo-conservateur, très pro-israélien, et Soeren Kern est de la même tendance. On n’adoptera donc pas forcément les conclusions que celui-ci tire des données qu’il a très utilement réunies. En premier lieu, Kern identifie sans plus immigration et Islam, comme si tous les problèmes posés par l’immigration se réduisaient à la question de l’Islam. Dans les dernières émeutes anglaises, pourtant, le facteur ethnique a pesé plus lourd que le facteur religieux.

Surtout, Kern va un peu vite en besogne quand il affirme que l’enquête Ipsos « montre une étroite corrélation entre l’opinion que les habitants de souche d’un pays donné ont de l’immigration et le nombre, ainsi que le niveau d’intégration, des immigrés musulmans dans leur pays. L’enquête découvre que les Belges et les Britanniques ont la vision de l’immigration la plus négative ; ces pays ont aussi des populations musulmanes parmi les moins intégrées d’Europe. L’enquête montre aussi que, parmi les Européens, les Polonais ont les vues les plus positives sur l’immigration et les immigrés; la Pologne se trouve avoir la plus petite population musulmane d’Europe, moins de 0,1% de sa population ».

Comment expliquer, alors, le cas de la France ? Car il y a bien, dans toutes ces enquêtes, une singularité française. Il n’y a que 52% de Français à trouver qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays », contre 72% des Belges, 71% des Britanniques, 67% des Italiens et des Espagnols. Et pourtant !

Les Français sont aussi de très loin les plus nombreux à croire que les musulmans sont prêts à adopter les coutumes du pays qui les accueille: 45% contre 28% des Britanniques, 23% des Allemands et des Espagnols. Et c’est encore en France que l’on trouve, sur cette question, l’écart le plus fort selon le niveau d’études : seuls 42% des titulaires d’un diplôme du supérieur disent que les musulmans veulent rester à part du reste de la société, contre 62% de ceux qui n’ont pas de diplôme du supérieur.

Les Français, en revanche, selon un sondage du Pew Research Center de l’année dernière étaient les plus opposés au voile intégral : 82% étaient pour son interdiction contre 71% des Allemands, 62% des Britanniques et 59% des Espagnols.

Ces résultats pourront sans doute conforter les tenants d’un assimilationnisme républicain et laïc : les Français seraient ainsi très opposés au voile, mais pas si opposés que cela à l’immigration, et presque prêts à croire en la volonté d’intégration des musulmans. Si l’on acceptait cette interprétation, il faudrait alors s’interroger, sans polémique, sur le paradoxe qui veut que la France, le pays d’Europe où l’opposition à l’immigration avait eu sa traduction politique la plus précoce et la plus forte, paraisse aujourd’hui beaucoup plus résignée à l’immigration que la Grande-Bretagne.

Une autre explication est que la police des consciences est plus lourde en France que partout ailleurs et que beaucoup de Français de souche, culpabilisés et terrifiés, n’osent même plus dire qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays. Si les titulaires d’un diplôme du supérieur (ce qui va du DEUG de sociologie au doctorat de mathématique pure) sont plus politiquement corrects que les autres, ne serait-ce pas qu’ils ont reçu plus longtemps et mieux écouté la propagande du Système ? L’interdiction du voile islamique, en revanche, est une mesure voulue par le président de la République, votée par les Assemblées, entrée dans la loi : il est encore possible d’avouer qu’on lui est favorable. L’exception française tient-elle vraiment aux Français, ou au despotisme qui pèse sur eux ?

Roberto Maroni, ministre italien de l’Intérieur : « Sans la guerre en Libye, la crise de l’immigration est terminée »

Roberto Maroni, ministre italien de l'Intérieur : « Sans la guerre en Libye, la crise de l’immigration est terminée »

17/08/11 – 15h30
ROME (NOVOpress) —
En pleine déferlante migratoire (entre deux et trois mille clandestins ce week-end), 280 Africains arrivés hier à Lampedusa, 56 Afghans recueillis au large d’Otrante, dans les Pouilles, le ministre de l’Intérieur italien et membre de la Ligue du Nord, Roberto Maroni, a une nouvelle fois affiché l’optimisme, lors de sa traditionnelle conférence de presse de mi-août. « S’il n’y avait pas la guerre en Libye, je pourrais dire que la crise de l’immigration est terminée », a-t-il affirmé.

Du début de l’année jusqu’au 31 juillet, selon les chiffres du ministre, ont débarqué en Italie 24 769 immigrés en provenance de la Tunisie et 23 267 en provenance de la Libye. Les arrivées depuis la Tunisie ont considérablement diminué depuis la signature de l’accord italo-tunisien, le 5 avril dernier : 14 390 en mars, 3 504 en avril et 597 en mai. De Libye, en revanche, les clandestins continuent à arriver : 2 055 au mois de juillet selon le ministre [chiffre officiel qui paraît très bas si on le compare à celui du seul week-end dernier, NDLR]. « Avec la Tunisie, a ajouté Maroni, il y a un interlocuteur, qui est le gouvernement tunisien et cela nous permet de garder le problème sous contrôle, avec la Libye ce n’est pas le cas. Aussi longtemps qu’il y aura la guerre en Libye, le contrôle de l’immigration ne sera pas possible, c’est pourquoi nous demandons une fin rapide des opérations militaires, qui est l’unique moyen de gérer le problème ».

Maroni avait dit exactement la même chose il y a déjà deux mois, le 13 juin à Varese : « Je pense, avait-il déclaré, qu’à partir d’octobre, les endroits où sont envoyés aujourd’hui les réfugiés commenceront à se vider, toujours en espérant que la guerre en Libye cesse entre temps et qu’on pourra trouver la même solution que j’ai trouvée avec la Tunisie pour mettre fin aux débarquements ».

Attendre que la guerre en Libye veuille bien se terminer et, entre temps, se transformer en gigantesque agence de voyage pour clandestins, en organisant leur remorquage en mer, leur débarquement à Lampedusa, leur transfert en centre d’accueil et leur répartition dans toute l’Italie, voilà donc ce qui tient lieu de politique au gouvernement italien. Les Européens sont-ils vraiment condamnés à subir toujours et ne jamais réagir ?

[box class=”info”]Source[/box]

[tribune libre] “Réponse amicale à Fabrice Robert : Assez d’Europe, retrouvons notre souveraineté, c’est notre seule chance !” par Christine Tasin

“Réponse amicale à Fabrice Robert : Assez d’Europe, retrouvons notre souveraineté, c’est notre seule chance !” par Christine Tasin
Christine Tasin
Christine Tasin

Décidément, malgré nos inquiétudes communes sur l’islamisation de la France, les divergences avec les Identitaires persistent. Non seulement leur régionalisme nous fait craindre un repli communautariste à l’échelle de toute la France, encourageant le communautarisme musulman susceptible d’y trouver et modèle et justification, mais l’idéalisation et la défense de l’Europe à laquelle vient de se livrer Fabrice Robert, notre allié de l’apéro saucisson-pinard du 18 juin 2010 et des Assises sur l’islamisation de l’Europe du 18 décembre dernier mérite une réponse des souverainistes que nous sommes.

Si nous sommes bien d’accord sur son postulat de départ “il va falloir repenser le monde”, nous ne pouvons souscrire à son rêve de voir l’Europe comme une puissance politique qui serait garante de la paix dans le monde. Tout simplement parce que déposséder les peuples de leur pouvoir, de leur souveraineté, de leur monnaie et de leurs choix, pour les confier à des technocrates qui ont d’autres objectifs que le bonheur de leur peuple nous semble une des plus grandes escroqueries de notre siècle. Tout simplement encore parce que l’Europe que Fabrice Robert appelle de ses vœux est celle qui existe et qui nous montre depuis des lustres ses inconvénients. Tout simplement parce que l’Europe que les Identitaires appellent de leurs vœux est celle de l’euro, c’est-à-dire de la spéculation, de la libre circulation des capitaux, de l’interdiction de battre monnaie et donc celle de la nécessité pour les Etats d’emprunter sur les marchés financiers, ce qui les amène à être endettés dans une spirale infernale. Condamnés à être endettés, condamnés à ne jamais pouvoir rembourser leur dette à cause des intérêts prohibitoires, nous sommes in fine condamnés à accepter les desiderata des marchés financiers, qui sont – et ce n’est pas un hasard – les mêmes que ceux du FMI, que ce soit celui de Strauss-Kahn ou celui de Lagarde : hausse de l’âge légal de départ à la retraite, réduction des pensions de retraite, délocalisations, diminution ou même suppression des aides sociales, des allocations chômage, des services publics, entraînant la nécessité de payer des entreprises privées pour tout ce qui, auparavant, était gratuit, augmentation du coût de l’énergie, diminution de la protection liée à l’assurance santé….

Contrairement à ce que dit Fabrice Robert, sans l’euro, les pays au bord du gouffre comme la Grèce ne le seraient pas et ceux qui sont menacés à plus ou moins brève échéance se seraient mis à l’abri. Au lieu d’emprunter toujours plus et de se voir obligée de demander à ses citoyens de renoncer à leur patrimoine (qu’on se rappelle cette honte, le port du Pirée aux mains des Chinois) et de réduire drastiquement leur niveau de vie tout en travaillant toujours plus, au lieu d’entraîner, par la force de l’euro, les autres pays européens dans sa débâcle puisqu’obligés d’emprunter, fort cher, sur les marchés les sommes qu’ils prêtent, sans avoir aucune chance de les revoir, pour sauver les banques grecques, la Grèce aurait pu faire ce qu’a fait l’Islande : refuser de sauver les banques aux dépens du contribuable, dévaluer fortement pour faire réduire le montant de la dette, contrôler les capitaux. Tout ce que nous ne pouvons pas faire parce que liés par le Traité de Maastricht, l’euro et Bruxelles qui nous mènent à une perte sciemment orchestrée.

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[exclusivité] Bonnes feuilles d’“Éléments pour une contre-culture identitaire” de Philippe Vardon

Bonnes feuilles d'“Éléments pour une contre-culture identitaire” de Philippe Vardon

“Éléments pour une contre-culture identitaire” de Philippe Vardon16/08/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) — Le 1er septembre prochain sortira “Éléments pour une contre-culture identitaire”, livre de Philippe Vardon, militant et cadre identitaire (fondateur et porte-parole des Jeunesses Identitaires de 2002 à 2005, dirigeant du mouvement régionaliste Nissa Rebela, candidat à la mairie de Nice en 2008, membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire).

“Éléments pour une contre-culture identitaire” est un abécédaire. Comme l’indique la présentation du livre, cet abécédaire est “protéiforme et sensiblement asymétrique. D’une définition à une autre, vous pourrez passer d’un philosophe à un modèle de chaussures ! Car c’est ainsi, une contre-culture est faite de multiples références : lieux, auteurs, films, marques, concepts, images, expressions, chansons, personnages, souvenirs, etc.” A l’image du mouvement identitaire lui-même.

L’abécédaire est suivi du texte Métapolitique d’Abord, tiré d’une conférence de Philippe Vardon.

Avant sa sortie officielle, “Éléments pour une contre-culture identitaire” (prix unitaire de 20 euros) est déjà disponible à la prévente.

Pour commander le livre par chèque : SDIN – 2 rue Georges Ville – 06300 Nice / 25 euros port compris, chèques à l’ordre de SDIN.

Extraits ci-dessous [high1](ces feuilles sont issues d’une pré-version avant corrections finales)[/high1].

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Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

14/08/2011 – 16h30
BASTIA (NOVOpress) — Un projet révolutionnaire a été présenté à l’assemblée de Corse le 30 juillet dernier par Pierre Ghionga, un élu atypique se réclamant de la gauche, mais refusant d’être étiqueté. Dans un rapport, rédigé en français et en corse, ce dernier proposait en effet de reconnaître à la langue corse un « statut territorial d’officialité ». Ce qui impliquerait que toutes les délibérations régionales, municipales et nombre d’actes administratifs soient rédigés dans les deux langues « officielles », française et corse.

Proposition qui relève évidemment de la symbolique et dont l’application semble impossible tant que l’article 75-1 de la Constitution n’aura pas été adapté. Ce dernier dispose en effet que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » – ce qui est bien mais pas suffisant pour en faire des langues « officielles ».

Ce qui est acquis, c’est que cette revendication identitaire a été adoptée par l’assemblée régionale. Afin d’élaborer ce projet de statut territorial d’officialité de la langue corse, un comité de rédaction composé de représentants de chaque groupe politique a été mis en place.

En attendant, la Bretagne gagnerait à suivre l’exemple de la Corse. Si un conseiller régional présentait un texte comparable, cela aurait le mérite de secouer le cocotier (si l’on peut dire…) et… d’agiter les médias. Sans oublier le coup de pouce que cela donnerait à l’enseignement bilingue, et en particulier aux écoles Diwan. On attend – avec impatience – le conseiller (ou la conseillère) qui voudra bien tenter l’expérience…

Insécurité : Jean-Jacques Urvoas (PS) préconise la création de « zones de sécurité prioritaires »

Insécurité : Jean-Jacques Urvoas (PS) préconise la création de « zones de sécurité prioritaires »


11/08/2011 – 18h00
QUIMPER/KEMPER (NOVOpress Breizh) —
Réagissant à l’affaire du parking de Marseille abandonné à une bande de « jeunes » racketeurs, Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère en charge des questions de sécurité au PS,  s’est prononcé, dans un entretien accordé au site Atlantico, sur la politique à mener en matière de sécurité. Si cet inconsolable strauss-kahnien fait un constat lucide de la situation, s’il n’ose plus invoquer ouvertement les poncifs habituels (chômage, pauvreté etc…) concernant les facteurs de la délinquance, il demeure prudemment dans le non-dit quant à la cause profonde du problème. Politiquement correct oblige.

Pour le député socialiste l’affaire du parking de la cité phocéenne « est une confirmation de la situation d’abandon dans laquelle se trouve une ville. (Marseille) est en sous-effectifs policiers depuis des années, pour ne pas dire une décennie. La succession des ministres n’y fait rien. On utilise toujours les mêmes expédients, qui ne sont malheureusement pas des réponses. C’est la ville la plus violente de France. En moins de deux ans, il y a eu plus de quarante morts par balle. Les cambriolages augmentent, comme les agressions, et les effectifs policiers sont en baisse constante et impressionnante depuis plusieurs années. »

« Vous avez, précise Urvoas, de nombreux endroits dans Marseille, notamment dans les quartiers du Clos de la Rose ou de la Castellane, où ce sont des espaces publics – des rues, des halls d’immeubles – où il y a une appropriation similaire de l’espace public par quelques voyous… Je suis allé à cent mètres de la Cannebière avec le maire du quartier, Patrick Menucci : il y a des rues entières où je suis convaincu qu’un citoyen ne peut pas passer. »

A la question de savoir si cette situation se retrouve dans d’autres villes de France, J.J. Urvoas affirme que « c’est une situation que l’on retrouve à une ampleur différente dans d’autres villes et régions, évidemment dans la banlieue parisienne, mais pas seulement. », évoquant « des quartiers de Toulouse ou au Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin. »

Marseille : le parking du racket par les "jeunes"
Marseille : le parking du racket par les "jeunes"

Constatant que la politique menée par Nicolas Sarkozy n’a rien réglé, le député breton estime « qu’il faut bâtir localement des stratégies locales de sécurité. La police agit partout avec la même doctrine d’emploi. Il faut donner aux chefs de police locaux la possibilité de discuter avec les élus et les procureurs des spécificités et urgences locales. »

L’État devrait selon lui créer des « zones de sécurité prioritaires », car « tous les problèmes ne sont pas égaux partout. Il y a des urgences qu’il faut traiter comme telles. Il faudra probablement définir une cinquantaine de zones de sécurité prioritaires dans lesquelles l’État concentrera des moyens différents. Il y aura un redéploiement des effectifs là où on a besoin d’eux. »

Ces « zones de sécurité prioritaires » risquent fort de recouper les « zones urbaines sensibles » créées par la loi du 14 novembre 1996 relative à la mise en œuvre du Pacte de relance pour la ville, dans lesquelles vivent une majorité de populations originaires du Maghreb, de Turquie et d’Afrique sub-saharienne. Une réalité qu’il n’est pas question, bien entendu, pour Jean-Jacques Urvoas d’évoquer ouvertement. Dans ce domaine, le non-dit demeure la règle de la bien-pensance politico-médiatique. Un cas de schizophrénie apparemment difficile à guérir.

Le député britannique Roger Helmer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers [Exclusif]

Le député britannique Roger Hemer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers. [Exclusif]

09/08/2011 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) —
Le député conservateur britannique au Parlement européen Roger Helmer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers.

Alors que le premier ministre David Cameron réunit d’urgence un conseil de sécurité intérieure (COBRA), le député conservateur au Parlement européen Roger Helmer lui a adressé un message par le biais de twitter qui a le mérite de la simplicité : « Mémo pour COBRA. Il est temps d’être fermes. Mobilisez l’armée. Tirez à vue sur les pilleurs et les incendiaires ».

Il est peu probable que le message du député soit entendu. Déjà des commentateurs en appellent à sa démission et le Parti conservateur a pris ses distances avec son député à Strasbourg.

Néanmoins, il est tout aussi probable que la suggestion du député trouvera un écho certain dans les populations britanniques confrontées à une violence face à laquelle la police semble bien désarmée.

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

08/08/2011 – 11h00
LONDRES (NOVOpress) — Le 16 novembre 2005, le journal de 20 heures de France 2 avait suivi une délégation de jeunes d’Evry, venue à Tottenham (aux frais de qui ?) “pour s’inspirer de la politique de promotion des minorités ethniques menée dans ce quartier de Londres, régulièrement secoué par des émeutes il y a une vingtaine d’années”.

Tous s’extasient en chœur sur la “transformation exemplaire” de Tottenham, où l’on a “la fierté d’avoir un espace multiculturel”.