Les relations douteuses du député Urvoas

Les relations douteuses du député Urvoas

25/10/2011 – 15h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – «Je ne sais rien de ce qui lui est reproché, cela m’indiffère assez». Interrogé par le Télégramme à propos de l’affaire de proxénétisme de Lille sur ses relations avec Jean-Christophe Lagarde, l’un des policiers mis en examen, Jean-Jacques Urvoas reconnait volontiers avoir travaillé avec lui mais préfère ignorer les rapports douteux qu’il entretenait avec DSK
.

« Je ne les ai jamais vus tous les deux ensemble, mais c’est bien Dominique Strauss-Kahn qui me l’a recommandé ».Le député socialiste du Finistère n’a pas caché, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, qu’il a fait appel au sulfureux policier pour travailler sur les questions de sécurité. « Depuis un an, il participe aux réunions de travail de la fondation Terra Nova*, à l’Assemblée nationale. Pour moi, c’est quelqu’un de précieux, un policier de terrain, un homme de gauche et puis ce n’est pas un conceptuel mais un pragmatique. Quelqu’un de franc du collier (sic). »

Le « Monsieur Sécurité » du PS a confirmé au Télégramme ses liens avec Lagarde, précisant que ce dernier faisait également partie du groupe de travail qu’il avait créé sur la sécurité. « C’est DSK qui m’avait conseillé de le contacter en me disant que c’était un flic de gauche», reconnait J.J. Urvoas, «Je ne voyais le commissaire que pour des réunions. C’est un flic de terrain, c’est comme ça que je jauge son apport. Ce n’est pas un conceptuel mais un type au plus près de l’application de la loi, je n’ai jamais cherché à savoir ce qu’il faisait à Lille». Ce en quoi il a sans doute eu tort.

Jean-Christophe Lagarde, chef de la sûreté départementale du Nord et « homme de gauche », a en effet été mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d’abus de biens sociaux » et placé sous contrôle judiciaire. Selon ce qui ressort de l’enquête, ce dernier et Jean-Claude Ménault, directeur départemental de la sécurité publique du Nord, se seraient notamment rendus à New-York à l’invitation de DSK, accompagnés de « secrétaires » – des prostituées fournies par Dominique Alderweireld, alias « Dédé la Saumure » (!) – officiellement pour parler « sécurité ». Le tout financé par David Roquet, patron d’une filiale d’Eiffage, égalemen mis en examen. Eiffage qui a remporté par ailleurs le marché de construction du Grand Stade de Lille. Une affaire qui ne fait que commencer.

Jean-Christophe Lagarde, “un type au plus près de l’application de la loi” ? On peut décidément s’interroger sur la clairvoyance du député Urvoas quant au choix de ses relations. Pour quelqu’un dont on parle – dans l’hypothèse d’une victoire de François Hollande – comme éventuel futur ministre de l’Intérieur, cela fait un peu désordre. C’est le moins que l’on puisse dire.

* Think tank mondialiste, la fondation Terra Nova s’est illustrée récemment en préconisant au PS d’abandonner la classe ouvrière – jugée irrécupérable – pour se tourner vers les populations immigrées…

Photo : Jean Jacques Urvoas (à gauche sur la photo), député, au congrès de Reims du PS. Crédit ; jyc1 via Flickr sous licence CC.

[Tribune libre] Élections fédérales en Suisse : L’UDC reste de loin le premier parti !

Élections fédérales en Suisse : En fait, rien n’a changé

A en croire les journalistes romands, on aurait assisté à un cataclysme lors des élections fédérales du dimanche 23 octobre. « Fort recul de l’UDC », « coup d’arrêt pour l’UDC », « fin d’un cycle », ces incantations psalmodiées par la presse reflètent plus les désirs et peurs de journalistes politisés que la réalité des faits.

Certes l’UDC n’a pas progressé de manière aussi fulgurante que lors des dernières élections, pire, elle a même perdu deux à trois pour cents ce qui correspond à sept sièges. Néanmoins, c’est bien vite oublier que le parti a subit une scission il y a quatre ans et qu’un nouveau parti, qui était alors son aile agrarienne, sous les couleurs de Parti bourgeois démocratique, chasse dorénavant sur ses terres. Si l’on additionne les voix de ces deux partis on obtient un résultat plus important que celui de l’UDC lors des dernières élections. Il s’agit donc plus de la confirmation d’un état de fait que d’un quelconque recul. En effet, l’aile agrarienne de l’UDC n’a pas attendu la scission pour s’opposer à son parti quand il s’agissait de voter sur les questions migratoires par exemple. Le rapport de force sur ces questions n’a donc pas changé au Parlement.

D’autant qu’il faut souligner l’élection d’un Mouvement citoyen genevois et d’un membre supplémentaire de la Ligue des Tessinois qui sont des partis globalement en accord avec l’UDC sur les questions migratoires et européennes.

En revanche, la gauche, elle, a réellement perdu de son influence, le Parti Socialiste recule de près de deux pour cents et les Verts perdent même sept sièges. Toutes ces voix se sont retrouvées au centre et particulièrement dans un nouveau parti, les Verts Libéraux. Refusant de voir les questions environnementales détournées par des politiciens très profilés, une bonne partie de l’électorat écologiste s’est précipitée sur une offre électorale moins gauchisante. Ce que confirme la non-réélection du vert Josef Lang, ancien membre de Ligue marxiste révolutionnaire.

Toutefois, si les Verts Libéraux ont bénéficié de l’effet de nouveauté et si le Parti bourgeois démocratique n’est que l’expression institutionnalisée d’un courant politique préexistant, leur avenir dépendra de l’épreuve du feu que constituera la prochaine législature. Le flou qui règne sur leur ligne politique risque d’avoir les mêmes conséquences que pour le centre-droit traditionnel incarné par le Parti démocrate-chrétien et le Parti libéral-radical et qui n’en finit pas de perdre des sièges depuis des décennies. Même si les Suisses aiment la discussion, pour atteindre le consensus il faut au moins avoir un avis au début. Le centre-droit qui se gausse d’être pragmatique ferait bien de s’en rappeler.

Enfin, le célèbre Oskar Freysinger qui s’est vu reprocher dernièrement par certains de ses camarades de parti une manière peu suisse de faire de politique à cause de son style provocateur et de ses visites à des partis populistes européens arrive dans le canton du Valais en seconde position dans la course au Conseil National et en troisième pour celle au Conseil des États. Il s’agit donc d’un des seuls UDC qui peut se vanter d’une importante progression, qui plus est dans un canton verrouillé traditionnellement par le Parti démocrate-chrétien dont c’est l’un des sanctuaires. Alors que l’UDC national a misé sur une campagne moins provocatrice pour placer des candidats plus rassembleurs à la chambre haute, la méthode Freysinger apparait comme la piste à suivre pour sortir de la stagnation et reprendre le chemin du succès.

Jean-David Cattin

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

24/10/2011 – 08h00
 VINTIMILLE (NOVOpress) – Six mois déjà : c’est le 5 avril dernier que le gouvernement italien avait décidé d’accorder des permis de séjour temporaires « pour motifs humanitaires » d’une durée de six mois à tous les Tunisiens débarqués en Italie depuis le 1er janvier. L’effectif concerné était de 22.000, même si, selon la Protection civile, seuls 11.800 permis auraient été distribués dans les semaines suivantes  : le reste avait déjà dû passer en France sans papiers ! En tout cas, ces “malheureuses” populations fuyant la démocratie tunisienne allaient automatiquement se retrouver clandestines ce mois-ci.

Mais en matière d’immigration, on le sait, le provisoire devient toujours définitif. Ou, pour le dire autrement, quand on a commencé à céder, on cèdera toujours. Silvio Berlusconi a donc pris un nouveau décret, le 6 octobre, dans lequel « étant donné que, sur la base de l’accord du 5 avril 2011 entre le gouvernement italien et le gouvernement tunisien, tant l’activité de surveillance sur les côtes tunisiennes, tant l’action de prévention et d’empêchement de l’immigration illégale, tant les opérations de rapatriement des citoyens tunisiens arrivés en Italie après la date citée du 5 avril 2011, ont été menées avec des résultats très positifs ; prenant acte des demandes renouvelées émanant du gouvernement provisoire tunisien, de poursuivre dans la ligne de la coopération et de la collaboration déjà engagées ; considérant de même que ce rapport de collaboration devra être confirmé et ultérieurement renforcé avec le nouveau gouvernement tunisien qui se mettra en place à l’issue des élections pour l’Assemblée Constituante du 23 octobre 2011 »… les permis de séjour exceptionnels « pour motifs humanitaires » sont prolongés de six mois supplémentaires. Un chef-d’œuvre de langue de bois !

Pour faire bonne mesure, Berlusconi a pris le même jour un second décret : « Considérant que les migrants arrivés dans notre pays dans les neuf premiers mois de 2011 ont été plus de 60.000;

Compte tenu que la situation d’instabilité qui caractérise encore les pays nord-africains fait prévoir que les effets de la situation d’urgence se prolongeront encore durant l’année 2012;

Considérant que l’afflux massif persistant en Italie de citoyens originaires des pays d’Afrique du Nord continue d’être particulièrement significatif, déterminant des situations très critiques et des épisodes hautement dramatiques ;

Considérant que les activités nécessaires pour empêcher et pour gérer le phénomène migratoire, y compris sur le territoire africain, mises en œuvre jusqu’à présent par les administrations compétentes, tant sur le plan administratif que sur le plan opérationnel, se sont révélées particulièrement efficaces, raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en œuvre des interventions et des stratégies ciblées ultérieures, qui assurent un niveau opérationnel au moins égal au niveau actuel »… l’état d’urgence relatif à l’arrivée exceptionnelle de citoyens appartenant aux pays d’Afrique du Nord est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012.

31 décembre 2012, en luttant contre l’immigration clandestine avec la même efficacité qu’actuellement, cela fait dans les 150.000 Nord-Africains supplémentaires. Et dire que l’invasion était censée s’arrêter sitôt Kadhafi tombé !

Ces pantalonnades italiennes font en tout cas le bonheur du gouvernement français, qui s’est mis depuis deux semaines à ramasser tous les Tunisiens dont le permis est expiré. Il en arrive chaque jour vingt ou trente à Vintimille, ramenés en fourgons par la police française. Celle-ci fait même du zèle. Le 13 octobre, comme l’ont vérifié les journalistes du quotidien en ligne SanremoNews, les Tunisiens expulsés avaient des permis de séjour valides jusqu’au 17.

À Vintimille, les Tunisiens font la queue devant le commissariat pour faire renouveler leur permis. Les effectifs varient selon les jours, en fonction des expulsions de France : parfois une centaine, parfois vingt seulement.
Dans tous les cas, l’histoire se termine de la même façon : sitôt leur permis renouvelé, ils retournent en France.

Ces gens de droite qui ont voté à la primaire socialiste

Ces gens de droite qui ont voté à la primaire socialiste

[box] Un article de Geoffroy Lejeune de Valeurs Actuelles analyse leurs motifs. Extraits :[/box]

Avec ses 6% obtenus au premier tour, Manuel Valls n’était pas un favori du scrutin. Mais depuis des années, son positionnement à droite de la gauche interpelle. Jean-François Copé n’a pas hésité à parler d’ « erreur de casting » le concernant, indiquant par là que le député-maire d’Evry aurait toute sa place à l’UMP. C’est donc sans mal que ce dernier a recueilli le suffrage de Jérôme (prénom modifié), séduit par ses positions sur la sécurité : « Il ose dire des choses que le PS ne dit pas au sujet de l’immigration et de la sécurité. Il est important de montrer que son discours est porteur. » […]

Le score d’Arnaud Montebourg au premier tour, aussi surprenant qu’inattendu, ne doit ainsi pas uniquement à son positionnement à gauche de la gauche. Le candidat de la « démondialisation » a profité du soutien de la droite de la droite, séduite par la proximité de ses positions avec celles de Marine le Pen, sur les conséquences néfastes du « capitalisme mondialisé ». Les identitaires se sont ainsi impliqués dans sa campagne en soutenant Arnaud Montebourg, mais aussi en l’appelant à aller plus loin à travers une démondialisation intégrale ne se couchant pas devant le politiquement correct. Les Identitaires ont estimé que « les partisans d’Arnaud Montebourg se situaient dans la proximité immédiate du projet de société identitaire sur le plan économique, à travers la mise en place d’un protectionnisme européen et la relocalisation de nos activités économiques. » […]

C’est aussi une volonté de peser dans le débat politique qui les a guidés : « Les Identitaires continuent d’être en première ligne, tant sur le plan des idées que dans l’action. » Influencer l’élection – jusqu’à la fausser ? – a pu aussi motiver ces militants, qui revendiquent fièrement d’avoir « une fois de plus joué leur rôle d’aiguillon dans ce scrutin. » Même raisonnement pour le mouvement de droite « Dextra », animé par un « principe d’action (…) qui lève certaines gènes qu’éprouveront tels ou tels lorsqu’on évoque ce genre de démarches fort éloignées des déplorations des ronchons de la droite la plus bête du monde. » […]

[box class=”info”] Source et article complet sur Valeurs Actuelles [/box]

Crédit photo : Parti Socialiste / Philippe Grangeaud / Solfé communications – image sous licence creative commons.

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

21/10/2011 – 23h45
PARIS (NOVOpress) –
Mercredi, Novopress a informé de l’ouverture de la pétition du collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers » qui s’oppose à l’instauration du droit de vote des étrangers en France : “Contre le droit de vote des étrangers, Défendons notre identité – Défendons notre nationalité”.

Nous avions déjà évoqué mardi, le lancement d’une pétition analogue –Non au droit de vote des étrangers– de la Droite populaire (aile droite de l’UMP) en publiant en avant-première un article et la Une de l’hebdomadaire Minute qui en parlait. Cette pétition de la Droite Populaire a été très relayée dans les grands médias et l’on a eu la surprise de voir par exemple avant-hier la télévision Canal+ présenter (voir images) la Une de Minute qui annonce cette pétition, à la fois dans son Grand Journal (partie Le Grand Oral) et dans son Petit Journal de Yann Barthès. Chose étonnante pour les grands médias qui en général font comme si l’hebdomadaire Minute n’existait pas, politiquement incorrect !

Où en sont maintenant les deux pétitions ? Malgré l’absence d’écho dans les grands médias de la pétition du collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers », à l’heure où nous publions elle arrive à presque la moitié (4778) du nombre de signataires de celle de la Droite Populaire (10884). S’y maintiendra-t-elle ou rattrapera-t-elle ?

De toutes les façons il est encourageant de voir qu’a peine entamées ces pétitions reçoivent un important soutien populaire.

Grand Journal de Canal+ : les 2 photos ci-dessous.
Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Petit Journal de Canal+ : la photo ci-dessous.
Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Adieu Yann Fouéré – Ce grand défenseur de la cause bretonne s’en va à 101 ans

Adieu Yann Fouéré - Ce grand défenseur de la cause bretonne s'en va à 101 ans

21/10/2011 – 19h45
RENNES (NOVOpress Breizh) – Disparu à l’âge de 101 ans, Yann Fouéré a été pendant plusieurs décennies l’un des principaux acteurs, penseurs et témoins du mouvement breton. Ayant renoncé à une tranquille carrière de haut fonctionnaire, il s’est engagé dans l’action politique en faveur d’une Bretagne autonome et d’une Europe fédérale et laisse une œuvre écrite considérable.

Yann Fouéré, qui vient de disparaître, a été un acteur de premier plan du mouvement breton pendant les deux derniers tiers du vingtième siècle.

Né en 1910, il entre au ministère de l’intérieur à la fin de ses études parisiennes en 1934 et fonde la même année Ar Brezhoneg er Skol, qui jouera un rôle important dans l’enseignement du breton.

Sous l’Occupation, il devient brièvement sous-préfet de Morlaix puis fonde le quotidien La Bretagne, qui affiche une ligne régionaliste et maréchaliste. Il est alors en butte aux critiques des autonomistes de L’Heure bretonne. « En fait, avance Hervé Le Boterf, tout ceci n’était peut-être qu’un artifice de mise en scène, prévu d’un commun accord entre Raymond Delaporte et Yann Fouéré, pour laisser croise à une pseudo-divergence de tendances qui, en réalité, n’existait pas ». Qu’il y ait eu complicité ou non, le résultat est le même : Vichy fait la sourde oreille aux propositions de Fouéré, et la Libération le condamne aux travaux forcés à perpétuité en 1946.

Réfugié sous un nom d’emprunt au Pays de Galle puis en Irlande, il reprend une prospère affaire de mareyage. Acquitté à la suite de la révision de son procès en 1955, il peut revenir en Bretagne et participe à la création du Mouvement pour l’organisation de la Bretagne (MOB) à la fin des années 1950. Il dirige son journal, L’Avenir de la Bretagne. Suspecté d’être plus qu’un sympathisant du Front de libération de la Bretagne (FLB), il connaît à nouveau la prison. Il participe à la création du Strollad ar Vro (SAV) puis du Parti pour l’organisation d’une Bretagne libre (POBL).

Malgré l’échec de ces différentes entreprises politiques, Yann Fouéré laissera sa marque dans l’histoire de la Bretagne et, au-delà, dans celle de la pensée politique en Europe grâce à ses nombreux livres. Le plus important de ceux-ci est sans conteste L’Europe aux cent drapeaux, essai pour servir à la construction de l’Europe(2), influent bien au-delà de la Bretagne. À la place de l’Europe formée de grands États, Fouéré y propose un système fédéral respectueux des peuples. Yann Fouéré a aussi été un journaliste très actif ; une grande partie de ses textes sont disponibles sur le site web de la Fondation Yann Fouéré, créée pour sauvegarder la masse énorme de documents réunis par lui au cours de sa vie(3).

Novopress avait rendu hommage à Yann Fouéré en 2009 en publiant l’un de ses textes où il prolongeait les réflexions de L’Europe aux cent drapeaux. « La loi fondamentale de la vie, y écrivait-il, est celle de l’équilibre, de l’action, de la réaction et de l’interaction réciproque d’organismes vivants, celles des cellules du corps humain, comme celles des hommes, des familles, des villes et des entreprises, comme celles de l’économie et des institutions que les hommes peuvent se donner. » A l’heure de sa mort, on relira avec émotion cet hommage à la vie.

(1) Yann Fouéré, La Bretagne écartelée, Nouvelles éditions latines, 1962.

(2) Presses d’Europe, 1968.

(3) http://www.fondationyannfouere.org/

Photo : Yann Fouéré adressant une Conférence de SAV en 1974. Fondation Yann Fouéré

Mariage forcé musulman à Lyon : la famille incriminée n’est pas intégriste !

Mariage forcé musulman à Lyon : la famille incriminée n’est pas intégriste

21/10/2011 – 08h00
LYON (NOVOpress) – 
Trois frères issus de la communauté tunisienne implantée dans l’Hexagone (plus de 600 000 représentants, dont les deux tiers bénéficient de la double nationalité), viennent d’être condamnés à six mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour avoir enlevé, séquestré et frappé leur sœur en banlieue lyonnaise le 16 septembre dernier. La victime, Mouna, a expliqué aux enquêteurs avoir voulu échapper à un mariage forcé en Tunisie, alors que sa sœur, Safa, avait subi le même sort l’été dernier.

Selon une étude de 2006 du Groupe de femmes pour l’abolition des mutilations sexuelles (GAMS), 70 000 jeunes filles seraient menacées de mariage forcé en France. Une pratique toujours d’actualité qui n’est pas réservée à une poignée d’extrémistes musulmans. D’ailleurs, Ingrid Poulet, l’avocate de l’un des trois frères qui ont été jugés mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon, a souligné qu’il ne s’agit pas d’une « famille intégriste » musulmane, relate Catherine Lagrange dans l’édition du 19 octobre d’Aujourd’hui en France.

Il est vrai que le Coran et sa sourate 4 (intitulée : « Les Femmes ») peut encourager à de tels actes. En cas de « désobéissance » des femmes, le livre sacré des musulmans précise : « Exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! ».

[box] Photo : Coran, sourate 4. Crédit : Adel Z via Flickr. Licence CC. [/box]

Lyon et la France seront les banlieues du “Grand Paris”

Lyon et la France seront les banlieues du “Grand Paris”

20/10/2011 – 22h00
LYON (NOVOpress Lyon) – Le discours de Nicolas Sarkozy sur sa vision du “Grand Paris” à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, lundi dernier, est passé relativement inaperçu dans les médias régionaux et nationaux. Il est vrai que les Lyonnais et les Provinciaux en règle générale ne pensaient pas être directement concernés par l’aménagement de la Capitale et de la région Ile de France. Et pourtant, mal leur en a pris, ils auraient été effarés d’apprendre que la France en général et Lyon en particulier seront bientôt les banlieues du « Grand Paris ».

Lyon et la France seront les banlieues du “Grand Paris”Nicolas Sarkozy est clair : « ce grand projet du Grand Paris qui déborde des frontières de l’Ile-de-France, qui dépasse les limites du Bassin Parisien, qui va jusqu’au Havre, je ne le conçois que comme la première étape, au fond, d’un projet plus vaste qui englobera demain le Grand Lyon et le Grand Marseille dans un grand arc de développement s’ordonnant autour de la vallée de la Seine et de la vallée du Rhône avec, à ses extrémités, comme débouchés naturels, les deux grands ports français. » Par cette déclaration, le président de la République signe officiellement l’absorption de la France par ce trou noir qui ne cesse de s’agrandir chaque année et que l’on nomme le « Grand Paris ». D’ailleurs, ce « Grand Paris », sans queue ni tête historique, ne cache qu’un seul objectif, celui de créer une mégalopole gigantesque (du Havre jusqu’à Marseille), seule capable, pour notre classe politique, de pouvoir rivaliser avec ses concurrentes asiatiques, notamment japonaises (Tokyo et ses 40 millions d’habitants !), chinoises (Chongqing et ses 30 millions d’habitants), ou américaines (New York, Sao Paulo, Mexico, Los Angeles).

On comprend mieux, dans ce contexte, les déclarations du sénateur-maire, Gérard Collomb, voulant fusionner les villes de Lyon et de Saint-Etienne pour ne former qu’une seule métropole (1). Ce ne sont que les prémisses régionales d’une fusion à plus grande échelle, la « Reductio ad unum » de la France en un « Grand Francillien ».

Vers la fin des diversités provinciales, nationales et continentales

Le sociologue français Michel Maffesoli, que l’on ne peut guère soupçonner d’« Identitairophilie », dit une chose très juste, « la France a inventé la modernité, entre Descartes et les Lumières jusqu’au XIXe siècle, mais il y a une frousse française pour penser une cohérence à partir de la multiplicité. (…) la multiplicité a été gommée à la fin du XIXe siècle. Les hussards noirs de la République, ce n’est pas autre chose. Reductio ad unum, telle est la grande idéologie du siècle. » Pour détruire cette diversité, la République Jacobine comme les grands groupes financiers, main dans la main pour araser les identités pour créer des citoyens/consommateurs, ont utilisé la contrainte physique pendant plusieurs décennies. Le changement de mentalités a été plus long à mettre en place, mais il est clair désormais que les valeurs libérales-libertaires ont gagné culturellement et économiquement.

Lyon, ville de bobos

Le terme de « bourgeois-bohême » n’est qu’un nouveau concept pour désigner la mentalité de « petits bourgeois » qui gangrène désormais la grande majorité de la jeunesse lyonnaise. Le peuple lyonnais a été expulsé vers des banlieues de plus en plus lointaines, diluant son identité dans la sous-culture de la société de consommation, laissant la ville de Lyon à de nouveaux habitants, parfois natifs de la Capitale des Gaules ou non, mais qu’importe puisque ils ont tous la même idéologie et les mêmes valeurs « miso-identitaires » apprises à l’école et à la télévision.

 

Pour finir, une citation de l’indispensable ouvrage « La guerre culturelle » de Henri Gobard, à méditer par les tous les bobos-gauchistes croix-Roussiens : « Lors les intérêts économiques de la bourgeoisie se développaient sur un marché national, les bourgeoisie était nationaliste, comme la droite. Aujourd’hui, les intérêts économiques de la bourgeoisie ne peuvent se développer que sur le marché international, la bourgeoisie devient internationaliste, comme la gauche. Il est temps de s’apercevoir que l’argent n’est ni à gauche, ni à droite, l’argent est partout chez lui (…) les marchands n’ont pas de patrie et leur guerre est la guerre permanente et universelle de tous contre tous, guerre contre les peuples (rajout NOVO Lyon et contre le peuple lyonnais et son identité), contre les nations, contre les Etats. »

(1) « Lyon ne sera d’ailleurs plus Lyon, mais une métropole Lyon / Saint-Étienne »

Le torchon brûle entre Rachida Dati et Marek Halter

Le torchon brûle entre Rachida Dati et Marek Halter

20/10/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
Les époux Marek et Clara Halter étaient présents mardi 18 octobre au tribunal correctionnel de Paris à l’occasion du procès en diffamation intenté à Rachida Dati.

En cause, le « Mur pour la paix » (photo) conçu par Clara Halter en collaboration avec l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Selon Rachida Dati -maire UMP du VIIe arrondissement- cette œuvre provoque «  l’exaspération des habitants (…) car elle obstrue la perspective classée de l’École militaire à la tour Eiffel, en violation de la loi ».

Une lettre ouverte de Rachida Dati réclamant le démantèlement de l’œuvre est à l’origine du courroux des époux Halter. Selon ces derniers, le texte du maire du VIIe arrondissement les accuse de tirer un profit matériel du Mur. Pas du tout, rétorque le cabinet de Rachida Dat qui affirme « nous parlions de profit moral, mais les Halter ont compris profit financier ».

Face au tribunal, Marek Halter s’est dit très affecté et affirme ne comprendre vraiment pas pourquoi il est accusé de galvauder le mot « paix » alors que selon ses dires « il a consacré son existence à la promouvoir ». Enfin, l’artiste a réfuté le fait de tirer profit du Mur, affirmant au contraire que cette œuvre lui coûte beaucoup d’argent.

Selon le Cabinet du Maire, érigé sans permis de construire, le Mur va à l’encontre d’un arrêté ministériel de 1956 qui classe le Champ-de-Mars aux monuments historiques. De son côté Marek Halter s’oppose à un transfert à la Villette. Mardi, le procureur a qualifié les propos de Rachida Dati de « désagréables mais pas diffamatoires ». Le délibéré a été renvoyé au 22 novembre prochain.

Crédit photo : Wally Gobetz via Flickr. Licence CC.

Famille de clandestins à l’hôtel : 6000 euros par mois à la charge des Français

Famille de clandestins à l’hôtel : 6000 euros par mois à la charge des Français

20/10/2011 – 12h30
LES MUREAUX (NOVOpress) –
Combien coûte aux contribuables l’hébergement d’immigrés sans-papiers ? La réponse vient des Mureaux, cité emblématique des ravages du multiculturalisme. Depuis quelques jours, cette ville des Yvelines a vu débarquer 17 familles hors la loi en provenance de Seine-Saint-Denis, département qui lui aussi paie un lourd tribut à l’immigration massive.

Les familles sont logées à l’hôtel. Le maire des Mureaux, François Garay, estime le 19 octobre dans l’édition des Yvelines du Parisien, que le logement d’une famille nombreuse d’immigrés coûte par mois environ 6 000 euros !

Les Français paient encore à la caisse. France Soir , le 30 juin dernier, avait chiffré le coût de l’immigration clandestine à 4,6 milliards d’euros. Montant qui grimpe à 30,4 milliards d’euros en mutualisant le coût de l’immigration légale et clandestine (soins de santé, reconduites à la frontière, économies souterraines, etc.). Au bord de la faillite, combien de temps encore la France pourra-t-elle supporter de tels abus ?

[box]Photo en Une : immigrés clandestins à Paris. Crédit : William Hamon (aka Ewns) via Flickr (cc).[/box]

Une pétition “Contre le droit de vote des étrangers – Défendons notre identité – Défendons notre nationalité”

Une pétition “Contre le droit de vote des étrangers – Défendons notre identité – Défendons notre nationalité”

19/10/11 – 13h50
PARIS (NOVOpress) –
Le collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers » a lancé hier une pétition pour s’opposer à l’instauration du droit de vote des étrangers en France.

Les auteurs de la pétition rappellent que :

“Le droit de vote est la manifestation politique la plus importante de l’appartenance d’une personne à sa collectivité nationale.
Comme citoyens français, nous pouvons voter aux élections locales, régionales et nationales.
Comme citoyens européens, depuis le traité de Maastricht de 1992, nous pouvons voter aux élections locales et aux élections au parlement européen quel que soit notre pays de résidence.
Par ces gestes citoyens nous donnons une réalité à notre triple espace d’appartenance, la région, le pays et l’Europe.”

Le collectif appelle à se mobiliser d’urgence pour éviter que la “Gauche xénophile” “avec l’aide de centristes, régularise massivement les clandestins et les pseudo-réfugiés, et fasse adopter le droit de vote aux étrangers comme préambule au grand remplacement dont rêvent les idéologues du Parti socialiste ou leurs alliés de SOS Racisme : comme le peuple ne vote plus à gauche, changeons le peuple.
Ce ne sont pas des mots en l’air, Martine Aubry a déclaré publiquement que c’était un objectif prioritaire du Parti socialiste si la gauche reprend le pouvoir en 2012.

Le collectif souhaite que la pétition soit signée “pour démontrer qu’au-delà des appartenances partisanes et des divergences idéologiques” le peuple français “ne veut pas se voir diluer dans un magma multiculturel ou la nationalité française ne serait plus qu’une qualité administrative lorsque l’on voyage, ou un titre honorifique.”

Le texte complet de la pétition est lisible ici.

Immigration : la préfecture de Bordeaux débordée ?

Immigration : la préfecture de Bordeaux débordée ?

18/10/2011 – 15h30
BORDEAUX (via info-bordeaux.fr) — La préfecture de Gironde semble débordée par l’afflux d’immigrés. Le service des étrangers est très souvent débordé par des centaines de personnes, le plus souvent en provenance d’Afrique. Dans un article publié aujourd’hui par nos confrères du Sud-Ouest, ce sont près de 32 200 étrangers venus faire une demande de titre de séjour, d’asile… qui ont été enregistrés du 1er janvier au 31 septembre 2011, soit près de 35% de plus qu’en 2010 sur la même période !

Florence Moreau donne la parole à l’Institut de défense des étrangers (IDE) qui dénonce « des dysfonctionnements dans les services », ainsi qu’une « politique du découragement systématique », ce qui n’est pas étonnant pour un organisme connu pour sa défense systématique des immigrés en situation irrégulière.

Paradoxalement, les lecteurs du quotidien ne semblent pas touchés par « l’humiliation au quotidien » et « l’indignation » des avocats de l’IDE. Ainsi, Gatto note que « nous avons 4 millions de chômeurs, pas de boulot pour nos jeunes et nous accueillons toujours des milliers de personnes ». Avec une pointe d’humour, Babyjon souligne que l’on « se bouscule moins pour entrer en Somalie ». Pour Jean Chalosse, le problème n’est pas forcément les dysfonctionnements, mais « peut-être le fait qu’ils sont trop nombreux ». Enfin, Landette est le plus amère : « lls veulent pas qu’on leur offre le café aussi ? Moi j’attends 3 à 4 heures au service carte grise, je ne fais pas tout ce cinéma ».

Article reproduit avec l’aimable autorisation d’info-bordeaux.fr. Photo : Gare Saint Jean, Bordeaux. Crédit : Roger Wollstadt, via Flickr (cc)

Primaires socialistes : le CRIF se réjouit de la victoire de François Hollande

Primaires socialistes: le CRIF se réjouit de la victoire de François Hollande

17/10/11 – 17h30
PARIS (NOVOpress)
– La communauté juive de France semble pleinement satisfaite de la victoire de François Hollande sur Martine Aubry.

En effet, le Conseil Représentatif des Institutions juives de France, le CRIF, a adressé ses chaleureuses félicitations à François Hollande pour sa brillante victoire lors des élections pour la primaire du Parti Socialiste.

Le CRIF souligne également qu’il connaît de longue date « le profond attachement de François Hollande au respect des individus dans leur diversité » et « espère qu’il fera valoir au cours de sa campagne présidentielle les sentiments d’amitié pour la communauté juive de France et de compréhension empathique vis-à-vis de l’Etat d’Israël qu’il a toujours manifestés jusqu’à maintenant. »

Des encouragements qui résonnent comme des conseils et malmènent quelque peu la position laïciste et anti-communautariste affichée par le candidat socialiste, tout comme ils peuvent laisser planer des doutes quant à l’objectivité de sa future politique étrangère.

Crédit photo : idf-photos via Flickr. Licence CC

Emeutes à Rome : “Les ‘black blocs’ n’existent pas, ils sont l’alibi pour assurer l’impunité de l’extrême gauche”, déclare le président de CasaPound

Emeutes à Rome : “Les ‘black blocs’ n’existent pas, ils sont l’alibi pour assurer l’impunité de l’extrême gauche”, déclare le président de CasaPound

17/10/11 – 16h45
ROME (NOVOpress)
– Réagissant aux graves violences qui ont eut lieu ce week-end à Rome à l’occasion des manifestations des « Indignés », Gianluca Iannone, président du mouvement social CasaPound, a affirmé que les fameux “black blocs”, soit disant incontrôlés et non connus du reste des mouvements d’extrême gauche, n’existaient pas et ne servaient que d’épouvantail et d’alibi pour assurer l’impunité des groupes activistes rouges.

Pour Gianluca Iannone : « Ceux qui ont détruit la ville, incendié les voitures de citoyens sans défense, et saccagé les rues, sont les mêmes que ceux qui, le 28 octobre de 2008, ont impunément mis à feu et à sang la place Navona pour agresser les militants du Blocco Studdentesco au nom de l’antifascisme, les mêmes qu’ils ont incendié et dévasté le centre de Palerme pour empêcher la présentation du livre de Dominico De Tullio Nessun Dolore, une histoire de CasaPound, les mêmes qui ont blessé une de nos responsables à Naples et qui chaque jour attaquent nos militants dans les universités pour les empêcher de faire de la politique. Ils sont ceux qui font les cortèges escortés par la police et qui arrivent à Rome en cars accompagnés d’élus de gauche.”.

Pour les dirigeants de CasaPound, il est donc clair que les casseurs d’extrême gauche bénéficient d’une protection du pouvoir, arguant notamment du nombre dérisoire d’arrestations (à peine une quinzaine), comparéà l’étendue des échauffourées et des dégâts.

Selon eux, la prétendue contestation contre la crise économique et les politiques d’austérité ne sont qu’un prétexte pour les groupes gauchistes de laisser libre cours à leur nihilisme haineux.

« La lutte contre l’usure, la précarité du logement, le pouvoir excessif des banques, ne sont pas des problèmes d’aujourd’hui, ce sont des questions de fond sur lesquelles travaille Casapound depuis des années, dans la solitude et l’indifférence générale, sans avoir besoin pour cela de détruire les voitures des travailleurs ni de saccager la ville éternelle », a également rappelé Gianluca Iannone, qui a annoncé que, la prochaine fois, il n’hésiterait pas à organiser « une contre-manifestation contre les banques, l’usure et les voleurs d’avenir mais aussi pour défendre notre ville. »

[box class=”info”]Crédit photo : “La Repubblica”[/box]

(Mise à jour) Un responsable du FPOe et le graphiste de l’UDC poursuivis pour un jeu anti-mosquées

Un responsable du FPOe et le graphiste de l'UDC poursuivis pour un jeu anti-mosquées

16/10/2011 – 19h35
GRAZ (NOVOpress) –
Gerhard Kurzmann, le responsable local du FPÖ et Alexander Segert, le concepteur des affiches du parti populiste suisse l’UDC, tous deux poursuivis devant le tribunal de Graz (Autriche) pour le jeu “Adieu Mosquées” ont été acquittés vendredi dernier, le 14 octobre.

Selon l’édition helvétique de 20 minutes, « le juge a justifié l’acquittement en expliquant que le jeu peut avoir plusieurs significations et que le manque de clarté des règles du jeu doit profiter aux accusés. » De plus, « pour le juge, ce n’est pas un jeu de tir. Dans l’ensemble, à ses yeux, le jeu ne franchit pas le cap de l’incitation à la haine. »

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12/10/2011 – 16h50
GRAZ (NOVOpress) –
A l’automne 2010, le FPÖ (Parti autrichien de la liberté) de Styrie (Autriche) avait lancé un jeu vidéo anti-mosquées dans le cadre des élections régionales. Son titre : Moschee Baba (Adieu les mosquées).

Le principe du jeu était le suivant : les joueurs devaient essayer d’éliminer des muezzins qui lancent des appels à la prière, tout en empêchant les mosquées et les minarets de s’implanter dans le paysage d’une ville du Tyrol. Il n’y avait aucun moyen de gagner, à moins de voter pour le FPÖ comme le suggèrait un avertissement à la toute fin du jeu. Il avait obtenu un large succès, puisqu’il avait été téléchargé 100.000 fois en moins de 48 heures dès le début de sa diffusion sur Internet.

Ce jeu n’a pas plu à tout le monde. A tel point que Gerhard Kurzmann, le responsable local du FPÖ est poursuivi devant les tribunaux et doit passer en procès à Graz vendredi 14 octobre. Motif des poursuites : « incitation à la haine ».

Mais cette affaire dépasse le simple cadre autrichien, car le concepteur des affiches du parti populiste suisse l’UDC (notamment celle de la campagne du référendum contre les minarets), Alexander Segert, est également poursuivi. Il est en effet à l’origine de la version helvétique de ce jeu vidéo. Version qui a inspiré celle du FPÖ.

Gerhard Kurzmann et Alexander Segert risquent tous deux jusqu’à 2 ans de prison.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

[Kiosque étranger] Grande-Bretagne : un ministre piégé par ses liens trop étroits avec des lobbies nord-américains

Liam Fox - MP

16/10/2011 – 16h30
LONDRES (NOVOpress) —
Dans un papier bien informé, le journaliste de gauche Jamie Doward prend un malin plaisir dans les colonnes du quotidien de gauche britannique The Guardian à révéler les liens étroits entretenus par l’ex-ministre de la Défense, Liam Fox, avec un réseau de clubs et de fondations nord-américains.

Le journaliste explique bien les mouvements de fonds entre les associations conservatrices états-uniennes, bien financées par des dons généreux d’entreprises et de millionnaires, vers des organisations britanniques partageant les mêmes objectifs, mais manquant de financement.

Crédit photo : Steve Punter via Flickr. Licence CC.

Une rentrée politique offensive pour l’ex-maire de Nice Jacques Peyrat

Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat

16/10/2011 – 11h30
NICE (NOVOpress) — Vendredi 14 octobre, l’ancien Sénateur-maire de Nice Jacques Peyrat a réuni ses amis et les adhérents de son parti local – l’Entente Républicaine, inspirée du Rassemblement Républicain de Jean puis Jacques Médecin – pour sa rentrée politique.

C’est devant une salle comble que Jacques Peyrat s’est livré à une intervention prenant comme base le fameux “Indignez-vous” de Stéphane Hessel, mais avec des indignations bien différentes évidemment. Portant dans un premier temps son regard sur l’actualité nationale et internationale (et n’hésitant pas à s’attaquer à des sujets tabous tels que la pression démographique des populations extra-européennes sur notre sol), Jacques Peyrat s’est bien sûr longuement attardé sur la situation de la ville de Nice dont il a été le premier magistrat de 1995 à 2008. Il n’a pas épargné le maire actuel, Christian Estrosi, revenant notamment sur son étrange proximité (révélée mardi par l’émission de France 2 Complément d’enquête) avec le porteur de mallettes Ziad Takieddine, lui-même mêlé à la dramatique affaire Karachi.

Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat
Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat. Photo : DR Nissa Rebela

Jacques Peyrat a confirmé sa volonté de repartir à la bataille dans le canton de Nice 14, si la décision du tribunal administratif venait à être confirmée et donc l’élection de mars dernier annulée (un candidat avait inscrit Front National sur ses bulletins alors que le FN soutenait Jacques Peyrat !), mais il a aussi évoqué la possibilité d’une candidature aux législatives face à Eric Ciotti – ancien bras droit de Christian Estrosi et président du Conseil général des Alpes-Maritimes – en juin prochain. Concernant les échéances présidentielles, Jacques Peyrat a déclaré ne vouloir donné aucune consigne de vote, notamment parce qu’au sein de l’Entente Républicaine se côtoient des personnes ne partageant pas les mêmes opinions sur le plan national, mais a clairement affirmé que pour sa part il soutiendrait et voterait pour Marine Le Pen.

Enfin, pour ce qui est apparu dans le discours de Jacques Peyrat comme l’objectif prioritaire, à savoir les élections municipales de 2014 (“seulement deux ans et demi” rappeler l’ancien maire à la tribune), Jacques Peyrat a rappelé sa volonté d’union et de rassemblement derrière une plateforme commune. Cette volonté de rassemblement semblait symboliser par la présence au tout premier rang d’Igor Kurek (secrétaire général du RPF gaulliste), de Frédéric Bocaletti (responsable régional du FN), et de Philippe Vardon (président des identitaires niçois de Nissa Rebela). Les journalistes de Canal + couvrant cette réunion ont notamment interrogé ce dernier à propos de cette configuration assez originale pouvant faire penser davantage à la vie politique italienne qu’aux scénarios habituels en France où le système électoral tend à privilégier les divisions partisanes.
Photo en une : Nice Matin du 15/10/2011

Florence : la mairie impose le « made in Italy » sur les marchés touristiques

Florence : la mairie impose le « made in Italy » sur les marchés touristiques

15/10/2011 – 15h15
PISE (NOVOpress) – Tee-shirts, casquettes de baseball, souvenirs en tout genre où la laideur le dispute à l’obscénité, dans une course au plus vulgaire qui ravit les touristes, et, hélas, pas uniquement américains, voilà le triste spectacle qui s’étale de tous côtés dans les plus belles villes italiennes, au pied de monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité. Le tout, évidemment, made in China et vendu par des immigrés, souvent clandestins.

En juillet dernier, face aux protestations conjointes de l’archevêché et de l’Association des amis des musées et monuments pisans, le maire de Pise avait fini par interdire la vente des caleçons ornés d’un phallus (photo) en forme de Tour de Pise. Vendus sept euros, ces ornements du meilleur goût étaient devenus le souvenir le plus prisé des touristes, dont bien peu savent que la Tour n’est pas autre chose que le clocher de la cathédrale.

Florence, dont le jeune maire de gauche Matteo Renzi (élu grâce à des primaires en 2009) avait déjà interdit en avril l’ouverture de nouveaux kebabs et fast-foods dans le centre historique, a décidé de mettre le holà à cette braderie mondialisée. Le premier adjoint, Dario Nardella, a annoncé mercredi que tous les produits vendus sur les marchés touristiques, à commencer par celui de San Lorenzo, au centre de Florence, devraient désormais être fabriqués en Italie. « Il n’est plus possible que, sur les étals des zones touristiques, où passent des centaines de milliers de visiteurs, on ne trouve que des tee-shirts fabriqués en Chine ou dans d’autres pays ». Les produits pour touristes, a poursuivi le premier adjoint, doivent être typiques : « si je vais sur un marché touristique, je m’attends à trouver les produits artisanaux du lieu, ou des produits typiques du pays. Au lieu de cela, je trouve des choses qui viennent du monde entier… de typiquement florentin, rien ». Argument supplémentaire, « l’artisanat local est frappé par la crise, c’est notre devoir de protéger la florentinité. Nous devons faire en sorte que sur nos marchés se trouvent les produits réalisés par les artisans de notre territoire ».

Concrètement, a expliqué Nardella, « si les lois ne nous aident pas, puisque la libéralisation du marché nuit aux produits de qualité et de la tradition, nous utiliserons les normes réglementaires de la Municipalité et une loi régionale qui permet aux municipalités de limiter les types de produits à vendre dans les centres historiques, même par la contrainte. Nous introduirons une mesure ad hoc ».

La Repubblica, le grand quotidien de la gauche bien-pensante, rapporte sèchement ce qu’elle qualifie de « tournant protectionniste de Florence ». Dans Il Foglio, en revanche, le journaliste traditionaliste Camillo Langone félicite Renzi et lui suggère de se présenter à la tête de la Ligue du Nord pour succéder à Umberto Bossi. « Le mouvement ligueur devait être exactement cela, la fierté et la défense des cultures locales. Malheureusement, ni la direction ni les militants ne se sont montrés à la hauteur de la tâche ».

On laisse à Camillo Langone la responsabilité de ce dernier jugement. Le cas de Florence montre, en tout cas, une fois de plus, la prégnance des thématiques identitaires, y compris à gauche. Dario Nardella a lancé : « Expliquez-moi ce qu’a de typique un tee-shirt du FC Barcelone, fabriqué en Chine et vendu sur le marché du Porcellino dans le centre historique de Florence ! »

S’il avait eu le courage d’ajouter que le tee-shirt en question était de surcroît vendu par un Sénégalais, il aurait parfaitement résumé la mondialisation.