Notre-Dame-des-Landes et EPR : les Verts capitulent en rase campagne (électorale)

Notre-Dame-des-Landes et EPR : les Verts capitulent en rase campagne (électorale)

17/11/2011 – 08h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – Alors qu’ils avaient toujours déclaré que l’abandon du projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) était – avec l’abandon de la filière nucléaire – une condition incontournable pour qu’un accord soit conclu avec le PS, les dirigeants d’Europe Ecologie Les Verts ont signé hier un accord électoral avec les socialistes. Mettant soigneusement de côté leurs « convictions » en échange de l’assurance de disposer d’un groupe de députés à l’Assemblée nationale.

« Si le PS maintient ce projet et passe en force, l’état de grâce est terminé avant d’avoir commencé. On ira partout à la bataille, au rapport de forces, et le PS risque d’avoir des surprises. Il fait une erreur. » Présent à Paris samedi dernier lors de la manifestation organisée contre le projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le député européen (EELV) José Bové était formel. Autant que la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot et la candidate à la présidentielle Eva Joly qui avaient affirmé en juillet dernier, lors d’une manifestation sur le site, que l’abandon du projet Notre-Dame des Landes était une condition « incontournable » de l’accord avec le PS.

Hier, après six mois de négociations, un « accord politique de majorité » a finalement été validé par Martine Aubry et Cécile Duflot (photo). Si cet accord prévoit théoriquement la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % à 50 % à l’horizon 2025, pour le reste il se contente de belles formules, comme celle sur la nécessité de « reprendre la main sur le système bancaire », celle « d’imaginer un nouveau modèle de développement économique, social et écologique » ou encore de « bâtir une République nouvelle », ce qui à l’évidence ne mange pas de pain.

Par contre aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé entre les deux formations sur les deux sujets considérés pourtant comme essentiels par les Verts : la poursuite de la construction de l’EPR (réacteur pressurisé européen) de Flamanville et la réalisation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une capitulation en rase campagne d’EELV, en échange de l’assurance d’obtenir un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale – et les avantages y afférents – quelle que soit l’issue des élections.

« Ce n’est pas un accord de compromis, c’est un accord de conviction », a déclaré sans rire Martine Aubry. « Nous avons été capables de constater qu’il était vain de chercher un compromis trop éloigné de ce que les uns et les autres pensaient sur le sujet (sic) », a précisé de son côté Cécile Duflot, montrant une fois de plus, s’il en était besoin, des qualités de politicienne aux convictions à géométrie très variable mais aux ambitions bien établies – l’accord devrait lui permettre en effet de devenir député de Paris.

Noël Mamère a évoqué pour sa part « un accord technique de basse intensité ». Un humour (noir) que les opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes ne manqueront certainement pas d’apprécier.

Crédit photo : Marie-Lan Nguyen Licence CC

À Tours, Vox Populi organise son marché de Noël

À Tours, Vox Populi organise son marché de Noël

À Tours, Vox Populi organise son marché de Noël17/11/11 – 08h00
TOURS (NOVOpress) —
Après avoir accueilli Philippe Vardon-Raybaud pour une conférence de présentation de son livre, le mouvement patriote Vox Populi – basé à Tours – organise cette année son premier marché de Noël. Des vêtements, des livres, des disques, et encore bien d’autres produits neufs ou d’occasion seront mis en vente – à des prix toujours raisonnables – lors de ce rendez-vous familial et fraternel. Le bénéfice de la soirée sera destiné au financement des activités militantes du groupe.

Est-ce que les prétendus démocrates aux visages masqués se manifestant lors de chacune des sorties publiques de Vox Populi viendront aussi demander l’interdiction de ce marché de Noël ?

[box class=warning]Quand : vendredi 2 décembre 2011 à 20h. Où : place Michelet, 37000 Tours[/box]

Gaza : Le consul de France et sa famille blessés par un raid israélien

Gaza : Le consul de France et sa famille blessés par un raid israélien

16/11/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Le consul de France pour la bande de Gaza, sa femme ainsi que sa fille de 13 ans ont été blessés par des bombes israéliennes lancées au cours d’un nouveau raid de l’armée.

Cette attaque a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. La nature et la gravité des blessures de la famille du diplomate français n’ont pas été précisées par le Ministère des affaires étrangères qui se borne à « déplorer vivement les conséquences de ce raid aérien ».

Cette nouvelle bavure démontre la précision et la fiabilité des attaques israéliennes sensées être ciblées uniquement sur des « terroristes » ou des « groupes armés hostiles ». À moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse d’une volonté d’intimidation vis-à-vis de la France, souvent jugée trop favorable aux palestiniens par les autorités israéliennes.

Face à cette atteinte à son représentant à Gaza, le ministère français s’est contenté de timidement rappeler “l’impérieuse nécessité d’éviter toute atteinte à des civils” tout en réaffirmant son ” attachement à la sécurité d’Israël “.

Crédit photo : Begemot via Flickr, licence CC.

À Saint-Cyr-sur-Loire, l’austérité, on ne connaît pas !

À Saint-Cyr sur Loire, l'austérité, on ne connaît pas !

15/11/2011 – 15h10
TOURS (NOVOpress) —
Philippe Briand, maire UMP de Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours, a inauguré en grande pompe le 10 novembre 2011 une statue du Général de Gaulle sur un rond-point. La cérémonie d’inauguration de l’œuvre du sculpteur Michel Audiard (futur réalisateur de la très contestée “Femme-Loire”) a rassemblé plus de 1000 personnes sous la houlette de Philippe Briand et du président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer.

Écran géant, rideau de fumée bleu-blanc-rouge, diffusion du chant des partisans, regroupement d’anciens combattants et bien entendu cocktail de clôture, rien n’a été laissé au hasard pour l’intronisation de cette sculpture monumentale (2m40 de haut, intégralement en bronze). Une statue qui au total aura coûté environ 111 000 euros, dont 90 000 euros issus de la “réserve parlementaire” et 20 000 Euros débloqués par la ville de Saint-Cyr, selon un article de la Nouvelle République.

On peut se demander si l’heure est à l’inauguration fastueuse d’une statue qui trônera sur un rond-point en plein cœur d’une zone commerciale et industrielle. En effet, à l’instant où nous apprenons que les députés refusent de diminuer de 10% leurs indemnités parlementaires, Bernard Accoyer accorde 90 000 euros de “réserve” pour ce projet de statue. Peut-être que le Général, qui ne manque pas de rues, de plaques et de statues à son nom, aurait préféré, à l’heure où l’on condamne le peuple de “sa France” à l’austérité et à supporter une “dette publique” qu’il n’a pas voulue, que ces 90 000 euros soient alloués à un autre budget ?

Photo en Une : Mairie de Saint-Cyr-sur-Loire. Crédits : Guill37 via Wikipédia Commons (cc)

François Fillon en Bretagne : après la dette la facture

François Fillon en Bretagne : après la dette la facture

15/11/2011 – 12h15
NANTES (NOVOpress Breizh) – En campagne pour le compte de Nicolas Sarkozy, François Fillon (photo) était hier en Bretagne, dans le Vignoble nantais, pour défendre la politique du gouvernement face à la crise et tenter de remonter le moral de ses troupes. En omettant soigneusement de rappeler les responsabilités de son propre camp.

«Pendant trop longtemps notre pays a emprunté sur les marchés sans vraiment se poser la question du remboursement futur, en se disant qu’il étant une grande puissance et que de toutes façons on ferait toujours crédit à une grande puissance», a reconnu le Premier ministre à Clisson où il était venu inaugurer les nouveaux locaux d’une PME, avant de conclure – ce qui n’est pas vraiment un scoop – « nous sommes trop endettés. » A qui la faute ? François Fillon, qui met en cause la responsabilité des socialistes – il n’a pas tort – oublie un peu vite celle de son propre camp.

En effet quand il était ministre du Budget dans le gouvernement Balladur (29 mars 1993 -11 mai 1995) Nicolas Sarkozy avait fait fort : en deux ans la dette publique était passée de 440,1 milliards d’euros à 662,8 milliards. Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) dans le gouvernement Raffarin, il avait persévéré : fin 2003, la dette publique s’établissait à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteignait 1068,3 milliards d’euros, passant ainsi la barre symbolique des 1000 milliards d’euros.

Elu Président de la République, Nicolas Sarkozy – en compagnie de son « collaborateur » François Fillon – a continué sur sa lancée. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin juin de cette année elle était à 1692,7 milliards d’euros. Une somme qui représente environ 86,2% du produit intérieur brut de la France.

En meeting hier soir à Vertou, le Premier ministre a martelé devant un millier de supporteurs que « ce temps est fini, l’heure de vérité a sonné», ajoutant que «cela ne sert à rien de s’en prendre aux banquiers ou aux agences de notation: la seule chose bien réelle, c’est que nous sommes trop endettés.» Oubliant simplement d’avouer que c’est en effet toute une oligarchie, non seulement française mais aussi européenne, qui s’est soumise, volontairement et depuis des décennies, au pouvoir des financiers, véritables bénéficiaires de la mondialisation. Une abdication dont les peuples vont devoir, si rien ne change, payer la lourde facture. C’est bien ce message que Monsieur Fillon était chargé de transmettre hier.

Crédit photo : Remi Jouan, licence CC.

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre mondiale

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre Mondiale

14/11/2011 – 10h00
LUCQUES (NOVOpress) –
En Italie comme en France, être de souche, c’est avoir son patronyme inscrit sur un monument aux morts de la Première Guerre mondiale ; en Italie, comme en France, les politiciens ne se soucient guère de défendre cette mémoire-là. Car si la tradition, selon le mot fameux, c’est le droit de vote accordé aux morts, les morts de la Première Guerre mondiale ne votent pas bien.

À Lucques, en Toscane, le Parc de la Mémoire, construit dans les années 1920 grâce à une souscription publique, pour honorer les morts lucquois de la Première Guerre mondiale – un arbre avait été planté pour chaque mort, avec son nom sur une plaque –, est laissé à l’abandon depuis des années. Une partie a été transformée en terminus pour autocars. Le reste est devenu un terrain vague. Les arbres ont depuis longtemps perdu leurs plaques. La municipalité a même déplacé ailleurs les célébrations du 4 novembre (fin de la guerre sur le front austro-hongrois), l’équivalent italien du 11 novembre.

Le maire, Mauro Favilla, caricature du politicien italien (77 ans, ex-démocrate chrétien passé au berlusconisme) veut à présent détruire le Parc entièrement pour édifier à la place des gradins permanents, destinés à servir de salle de concerts en plein air. Les monuments seraient déplacés dans un coin. Les arbres sont censés être déracinés et replantés – avec quelles chances de survie, étant donné leur âge, on ne le voit pas ou plutôt on ne le voit que trop bien. Le coût du projet est officiellement chiffré à 5.300.000 €, dont 3.150.000 € de subventions européennes, le reste étant à la charge des caisses municipales qui sont déjà exsangues. Il n’y a bien sûr aucun rapport – qu’allez-vous imaginer ? –, mais l’adjoint au maire chargé des travaux et le directeur des services d’urbanisme ont été arrêtés en juin dernier pour diverses affaires dont celle de la construction d’un nouveau stade. Le maire Favilla a pour sa part été mis en examen pour corruption.

L’association « Italia Nostra » a lancé une pétition « pour sauver la mémoire », qui a recueilli plus de 2.000 signatures, apportées le mois dernier à la mairie. Plusieurs associations dont CasaPound Italia s’y étaient associées. En juillet, les militants de l’association culturelle Epsilon, section lucquoise de CasaPound, avaient en outre procédé au nettoyage du Parc : quinze sacs de déchets divers ont été ramassés. Le 4 novembre, pour remettre ce lieu de mémoire au centre des célébrations, Epsilon y a déposé une couronne de lauriers.

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre mondialeCette campagne de CasaPound pour sauver le Parc de la Mémoire a culminé samedi dans une manifestation (photo ci-contre et en Une) qui a réuni 150 personnes, derrière une immense banderole « Défendons nos héros ». Le journaliste de La Gazzetta di Lucca a été manifestement impressionné par ces manifestants, « en majorité jeunes, parfois très jeunes, exactement comme tant de Lucquois qui tombèrent au cours de la Première Guerre Mondiale ». Pour rappeler le lien sacré entre les arbres du Parc et les morts, les militants de CasaPound ont recherché dans les archives les noms de 60 morts, avec leurs dates de naissance et de mort, et les ont inscrits sur des plaques. À la fin du cortège, les noms ont été lus un par un et les nouvelles plaques ont été placées sur les arbres.

L’action, qui a trouvé un important écho, a fait le premier titre des informations régionales.

La Serbie doit accepter la submersion migratoire, pour entrer dans l’Union Européenne

Pour entrer dans l'Union Européenne, la Serbie doit accepter la submersion migratoire

13/11/11 – 19h00
BELGRADE (NOVOpress) –
La Serbie subit depuis deux ans une submersion migratoire sans précédent. Le nombre de demandeurs d’asile a été multiplié par 35 depuis 2008 et compte désormais 2 700 demandeurs d’asile (selon le ministère de l’Intérieur, en 2008, ils étaient 77, en 2009, 275, en 2010, 522 ) ! Evidemment les deux seuls centres d’accueil des réfugiés sont débordés face à cet afflux massif d’immigrés en provenance d’Afghanistan, du Pakistan ou d’Afrique. D’ailleurs, un rassemblement a été organisé à proximité de l’un des centres d’accueil, dimanche dernier, réunissant environ 2.000 personnes à Banja Koviljača afin de protester contre cet afflux sans précédent de demandeurs d’asile et de réfugiés clandestins (vidéo ci-dessous). Car depuis plusieurs semaines les habitants de cette paisible ville ont peur, le 27 octobre dernier, une ressortissante britannique, de passage en Serbie, a porté plainte après avoir été victime d’un viol collectif de la part de cinq afghans. Un seul de ces agresseurs présumés, un Afghan de 25 ans a été arrêté et identifié. Les 4 autres sont pour l’instant recherchés.

Selon Miroslava Jelačić, de l’ONG Grupa 484, rapporté par le Courrier des Balkans, “les immigrés clandestins venus d’Afghanistan ou du Pakistan passent par la Turquie, la Grèce et la Macédoine. Leur voyage est organisé par des mafias régionales qui travaillent à la manière d’une chaîne, d’un pays à l’autre. Certains ne font que transiter par la Serbie, espérant rejoindre la zone Schengen, d’autres souhaitent s’y installer. Peu importe la manière dont ils sont entrés dans le pays. Ce qui compte, une fois sur le territoire, c’est de régulariser leur situation”.

Face au mécontentement de la population serbe, le gouvernement n’a aucune envie de réagir, bien au contraire. Afin de complaire à l’Union Européenne, l’adjointe du Défenseur des citoyens, Tamara Lukšić Orlandić a annoncé que la Serbie devait être prête à accueillir un nombre accru de demandeurs dans les mois qui suivent. « En tant que pays qui prétend obtenir l’adhésion à l’Union européenne, nous devons respecter les standards européens et assurer les conditions de logement pour les demandeurs d’asile, en consacrant une attention toute particulière aux mineurs. »








Bruges (Gironde) : Une mosquée déguisée en préparation

Bruges (Gironde) : Une mosquée déguisée en préparation

13/11/2011 – 10h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
La ville de Bruges (Gironde) va-t-elle aussi avoir sa mosquée ? En effet, l’association cultuelle soufiste « Maktab Tarighat Oveyssi Shahmaghsoudi » souhaite y posséder un lieu de culte. Le permis de construire (à l’adresse 43 rue du Jarteau) a été accordé par la mairie pour la construction d’un vaste « centre Persan ».

Le soufisme est une pratique décriée dans l’islam, que certains comparent à un comportement sectaire. L’association a pour objet « l’exercice exclusif du culte musulman, la pratique du soufisme et la célébration des cérémonies religieuses islamiques ». Elle se donne également le but « l’acquisition, la location, la construction, et l’aménagement des édifices servant au culte ».

Afin de sensibiliser les habitants qui ignorent tout du projet, des militants du Bloc identitaire Aquitaine sont allés hier matin à la rencontre des riverains. Dans le tract (ci-dessous) qui a été distribué, ceux-ci demandent à la mairie de revenir sur sa décision, et appellent les riverains à obtenir des explications auprès du maire socialiste, Brigitte Terraza. Pour les opposants à cette mosquée, celle-ci « est de nature à créer de sérieux troubles du voisinage et de ce fait à l’ordre public ».

Les militants du Bloc identitaire ont récemment fait parler d’eux suite à la décision du maire de Talence de proposer un terrain aux musulmans installés à Talence. Après Bordeaux, Pessac, Mérignac, Libourne et Talence, c’est donc un nouveau lieu du culte musulman qui semble en gestation. La France qui ne comptait que 5 mosquées en 1965 en dénombre près de 3000 aujourd’hui.

[box] Une pétition contre ce projet à Bruges a été lancée ici. [/box]

Bruges (Gironde) : Une mosquée déguisée en préparation

Nouvelle défaite pour SOS Racisme – Par Bernard Lugan

Nouvelle défaite pour SOS Racisme - Par Bernard Lugan

Le 8 novembre dernier, après cinq années de coûteuses procédures, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par l’association SOS racisme qui poursuivait Pierre Péan, auteur d’un livre intitulé « Noires fureurs, Blancs menteurs » et dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire officielle concernant le génocide du Rwanda[1]. Pierre Péan ayant gagné ses procès en première instance et en appel, SOS Racisme subit donc une troisième grave défaite, ce qui devrait faire réfléchir ses généreux donateurs.

Nouvelle défaite pour SOS Racisme - Par Bernard LuganA travers ce procès emblématique, SOS Racisme a montré son vrai visage, celui d’une organisation militante dont l’acharnement contre Pierre Péan avait pour but de décourager ceux qui oseraient à l’avenir mettre en doute la thèse de Kigali concernant le génocide du Rwanda.

Or, l’histoire « officielle » de ce génocide a été totalement bouleversée à travers quatre jugements rendus par le TPIR (Tribunal pénal international sur le Rwanda) [2]. Expert assermenté dans trois de ces quatre procès, je suis bien placé pour décrypter la portée des jugements rendus et cela, au-delà du véritable « enfumage » auquel se sont livrés les média ayant une fois de plus agi en simples porte-voix du régime de Kigali et de la vision de l’histoire qu’il prétend imposer.

1) Le 28 novembre 2007, la Chambre d’Appel du TPIR a acquitté Ferdinand Nahimana, un des fondateurs de la Radio Télévision des Mille Collines (RTLM) de l’accusation « de commettre le génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide, de persécution et d’extermination », considérant que la création de RTLM n’entrait en rien dans le plan génocidaire. Or, jusque là, la thèse officielle était que le génocide avait été programmé puisque les « extrémistes hutu » avaient fondé la RTLM pour le préparer.

2) Le 18 décembre 2008 le TPIR a déclaré le colonel Bagosora non coupable « d’entente en vue de commettre un génocide », faisant ainsi voler en éclats les bases mêmes de l’histoire officielle du génocide du Rwanda car le colonel Bagosora fut constamment présenté comme le « cerveau » de ce génocide.

3) Selon le régime de Kigali, le génocide fut planifié par l’Akazu (ou petite maison, ou petite hutte), cercle nébuleux et criminel constitué autour de la belle famille du Président Habyarimana et dont Protais Zigiranyirazo, frère d’Agathe Habyarimana, épouse du président, était le chef. Ce petit groupe aurait comploté et planifié l’extermination des Tutsi dans le but de préserver son pouvoir et son influence. Le procès de M. Zigiranyirazo était donc lui aussi emblématique puisqu’il était censé mettre en évidence le cœur même de la préparation du génocide.

Or, le 18 décembre 2008 en première instance le TPIR a écarté la thèse du complot ourdi par M. Zigiranyirazo et sa belle famille et l’a acquitté du principal chef d’accusation, à savoir d’avoir prémédité le génocide et d’avoir comploté en ce sens avec le colonel Bagosora et Agathe Kanziga épouse du président Habyarimana pour exterminer les Tutsi du Rwanda. Le mythe de l’Akazu s’envolait donc. Le 16 novembre 2009, en appel, M. Zigiranyirazo a été acquitté des dernières accusations pendantes et immédiatement libéré.

4) Dans l’affaire dite Militaires I étaient notamment jugés les anciens chefs d’état-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana. Le 19 mai 2011, ils ont été acquittés du chef principal qui était celui de l’entente en vue de commettre le génocide. Ainsi donc, pour le TPIR, la hiérarchie militaire n’a ni prémédité, ni programmé le génocide.

A travers ces quatre jugements[3], c’est donc l’histoire « officielle » du génocide du Rwanda qui est réduite à néant. En effet, si ce génocide ne fut ni prémédité, ni programmé, c’est donc qu’il fut « spontané ».

Or, l’évènement majeur et déclencheur qui provoqua la folie meurtrière fut l’assassinat du président Habyarimana dans la soirée du 6 avril 1994, puisque les massacres commencèrent dès la nouvelle de l’attentat connue, quand les partisans du président assassiné attribuèrent ce crime au FPR, donc à leurs yeux aux Tutsi et à leurs alliés hutu, les « Hutu modérés » des journalistes.

Ceux qui ont abattu l’avion du président Juvenal Habyarimana portent donc l’immense responsabilité d’avoir directement ou indirectement provoqué le drame du Rwanda. Or encore, selon le juge français Bruguière et le juge espagnol Merelles, le président Kagamé aurait ordonné cet attentat et ils donnent même les noms de ceux qui auraient tiré les deux missiles ayant abattu l’avion présidentiel.

Voilà ce qui dérange les « amis » de Kigali, dont SOS Racisme. D’autant plus que Théogène Rudasindwa, ancien directeur de cabinet de Paul Kagamé, exige d’être entendu par le TPIR et par un juge français afin, selon ses propres termes, de pouvoir « divulguer tous les détails sur l’attentat du 6 avril 1994 » dont il impute la responsabilité à l’actuel chef de l’Etat rwandais. L’heure de vérité approche donc, et inexorablement…

Bernard Lugan
11/11/11

[1] Pour la déconstruction de cette histoire officielle, on se reportera à mon livre Rwanda : contre-enquête sur le génocide. Privat, 2007.

[2] Pour les détails, explications et développements concernant ces procès, l’on se reportera à l’Afrique réelle n°4

[3] Les prévenus ont été condamnés pour d’autres motifs que celui de préméditation du génocide. Voir à ce sujet les commentaires de ces jugements dans l’Afrique réelle.

[box class=”info”] Source : Le blog officiel de Bernard Lugan. [/box]

Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l’Europe

La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey

[box class=”info”]Éditorial de Polémia pour le mois de Novembre 2011[/box]
Mario Draghi est le nouveau patron de la Banque centrale européenne (BCE). Loukas Papadimos vient d’être désigné comme premier ministre grec. Mario Monti est pressenti comme président du conseil italien. Ce sont trois financiers formés aux Etats-Unis, dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Est-il bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers ? Explications.

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mon second s’appelle Loukas Papadimos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce : poste qu’il occupait quand la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia – il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union européenne et le G20 tendent de l’imposer comme président du conseil italien.

Mon tout c’est trois financiers européens (?), trois hommes de la superclasse mondiale, formés dans les universités américaines et étroitement liés à Goldman Sachs.

« Government Sachs » : aux commandes de l’Europe ?

La banque Goldman Sachs est surnommée aux États-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux États les dettes pourries des banques, lors de la crise financière. L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière et elle est impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

Ce sont les hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui poussés aux commandes. Par quels moyens ? Et pour quelles fins ? Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ? Faire sauver l’Amérique par les Européens ?

Dans six mois – et sauf imprévu – les Français vont élire un nouveau président de la République : il serait prudent de leur part de demander aux trois principaux candidats (en l’état, François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy) de s’engager à ne pas se faire imposer comme premier ministre un… ancien de chez Goldman Sachs.

Polémia

Voir aussi :

Photo en Une : La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey via Flickr

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

10/11/2001 – 15h25
PARIS (NOVOpress) –
Près de deux mois après l’installation d’un nouveau lieu de culte aux portes de Paris afin d’essayer d’empêcher les prières de rue en plein Paris, le torchon brûle entre les responsables musulmans originaires du Maghreb et ceux originaires d’Afrique subsaharienne.

Ces imams se disputent, en fait, le contrôle de la caserne transformée en mosquée par un tour de passe‑passe du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains », s’emporte l’imam algérien de la rue Myrrah, tandis que son commensal béninois refuse (sic) « d’être asservi » par un imam maghrébin.

La préfecture de police en est pour ses frais et attend vainement les statuts de l’association devant gérer ce lieu de culte. Les prières de rue continuent donc rue Myrrha, l’islam n’est pas près de baisser pavillon et les fonctionnaires de police seraient bien inspirés de consacrer leurs loisirs à lire les ouvrages de Bernard Lugan…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

10/11/2011 – 12h30
QUIMPER (NOVObreizh) –
Sous la signature de Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère et de « Marie Nadel » (pseudonyme d’un haut fonctionnaire de la police préférant garder l’anonymat), la fondation Terra Nova a présenté le 2 novembre dernier ses « 38 propositions pour changer la politique de sécurité ». Des propositions qui occultent délibérément la question de l’immigration.

« La sécurité s’installe comme une valeur de gauche », a affirmé Olivier Ferrand, le président de ce  think tank (in french « réservoir de pensée »)  proche du PS, lors d’une conférence de presse. Selon lui en effet « La gauche est légitime pour faire des propositions, la sécurité est l’affaire de la gauche ». 

Le projet – qui a bénéficié de l’apport du commissaire Lagarde, mis en examen dans l’affaire du Carlton de Lille –  prône une nouvelle organisation des forces de l’ordre, la limitation des polices municipales – selon Urvoas celles-ci doivent être « recentrées sur la tranquillité publique » en particulier en instituant des « médiateurs de rue » -, et la suppression de peines de prison pour les mineurs, « sauf en cas d’atteinte grave aux personnes ». « L’incarcération des mineurs est une hypocrisie », affirme en effet le secrétaire national à la sécurité du PS, pour qui leur « enfermement relève de la passivité » (sic).

Le rapport présenté par Terra Nova a par contre délibérément écarté la question de l’immigration. « Marie Nadel »  a dénoncé « l’amalgame » fait selon elle par la droite entre délinquance et immigration. Les statistiques ethniques étant interdites en France, Jean-Jacques Urvoas peut ainsi affirmer tranquillement : « Je ne connais pas de statistiques qui permettent de dire ça ».

Une position conforme à l’idéologie mondialiste* véhiculée par Terra Nova, qui conseille au PS l’abandon de la classe ouvrière pour se tourner vers les populations immigrées. Populations qu’il convient de ne surtout pas « stigmatiser » en évoquant la question qui fâche du rapport immigration /délinquance. Mais la réalité en matière de délinquance – quelle qu’elle soit d’ailleurs –  n’est, semble-t-il, pas la préoccupation première de M. Urvoas.

* Terra Nova est financée par de nombreuses multinationales, telles Areva, Cap Gémini, Microsof ,Euro RSCG, Publicis, Total,la SNCF, EDF, EADS etc.

[box class=”info”]Crédit photo : Sicilia Today sous licence Creative Common.[/box]

Le Vlaams Belang de retour à Bruxelles

Le Vlaams Belang de retour à Bruxelles


09/11/2011 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpress via Lionel Baland) — Le Vlaams Belang organise un meeting le 20 novembre prochain à Bruxelles. C’est un retour au sein de la capitale de la Belgique, de la Flandre et de l’Europe, où le Vlaams Belang n’a plus organisé la moindre manifestation publique d’envergure depuis dix ans, car interdite par le régime en place sous le prétexte de « trouble l’ordre public ».

Le Vlaams Belang a introduit un recours devant le Conseil d’État, a obtenu gain de cause et est de nouveau autorisé à organiser des meetings à Bruxelles. Les “États généraux contre Di Rupo” [futur Premier ministre belge, socialiste francophone qui, malgré des années d’apprentissage, n’est pas capable de parler correctement le néerlandais] auront pour orateurs Dominiek Leetens, Bart Laeremans, Barbara Pas, Gerolf Annemans et Bruno Valkeniers.

Nicolas Sarkozy insulte le Premier ministre grec

Nicolas Sarkozy insulte le premier ministre grec

09/11/11 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
— C’est le journal « le Parisien » qui le révèle : Nicolas Sarkozy aurait gravement manqué de respect au Premier ministre grec en le qualifiant de “fou” et de “dépressif“.

C’est au cours d’une conversation avec son homologue américain Barack Obama, lors du sommet du G20 à Cannes, que le président Français aurait tenu ces propos insultants à l’encontre du Premier ministre grec, coupable aux yeux de Nicolas Sarkozy d’avoir osé envisager de consulter son peuple par la voix d’un référendum.

La discussion entre les deux chefs d’État était censée être privée mais elle a été entendue par plusieurs journalistes, notamment français. La presse avait déjà révélé que le président français avait qualifié de “menteur” le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Décidément le président français ne semble guère avoir d’estime pour nombre de ses homologues…

Photo en Une : World economic forum via Flickr (cc)

L’UMP dément être l’auteur du fichier piraté, sans contester sa véracité

L'UMP dément être l'auteur du fichier piraté, sans contester sa véracité

09/11/2011 – 11h30
NUMERAMA — L’UMP a réagi dans un communiqué au fichier diffusé sur Internet
(encore disponible sur le site Pastebin.com à cette heure, note de Novopress) et contenant de nombreuses informations personnelles appartenant à des cadres du parti. Le mouvement affirme ne pas procéder à une telle collecte, mais ne conteste pas la véracité des données dévoilées.

Une base de données contenant des informations personnelles d’un millier de cadres de l’UMP a été piratée et son contenu a commencé à circuler sur Internet. De nombreuses données sensibles sont recensées, dont les numéros de téléphone personnels et les adresses postales privées de personnalités politiques de premier plan, comme Jean-François Copé, Christian Estrosi ou encore Éric Ciotti.

Devant la gravité de la situation, la majorité présidentielle n’a pas tardé à réagir. Sous la forme d’un communiqué publié sur son site web, l’UMP explique que “le fichier diffusé sur internet contenant un certain nombre d’informations au sujet de plusieurs personnalités de l’Union pour un Mouvement Populaire, n’est pas un fichier de l’UMP“.

L’UMP affirme en effet que les informations “qui y apparaissent ne sont pas des données que collecte l’UMP“. Sans doute. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles sont inexactes. Et dans ce cas, l’affaire pourrait prendre des proportions conséquentes, au moins sur le plan judiciaire, au regard du nombre de personnes touchées et du volume des informations concernées.

À ce sujet, la majorité présidentielle a indiqué que “toutes les suites judiciaires à donner” à cette affaire sont en cours d’examen.

[box]Auteur : Julien L. pour Numérama. Article original de Numérama publié le 8/11/2011. Licence cc[/box]
Photo en Une : point presse du 2 novembre 2011, Jean-François Copé et Hervé Novelli. Crédits : UMP Photos via Flickr (cc)

Le commandant Roger Faulques est mort

Le commandant Roger Faulques est mort

08/11/11 – 16h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.

Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.

Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.

Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.

[box class=”info”]Crédit photo : hellolapomme sous licence Creative Common.[/box]

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

07/11/2011 – 17h30
LONDRES (NOVOpress) –
Selon une étude publiée lundi à Bruxelles par le centre de réflexion britannique Demos, les thèses populistes rencontrent la sympathie d’une partie importante et croissante de la jeunesse européenne. “Dans toute l’Europe, des jeunes gens se sentent abandonnés par les partis traditionnels et leurs représentants et affichent de la sympathie pour les groupes populistes”, y écrit Jamie Bartlett, auteur du rapport publié en anglais sur le site de Demos. Ces groupes “incluent le Bloc Identitaire (France), le British National Party (GB), Die Freiheit (Allemagne), La Ligue du Nord (Italie) et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti) (Danemark)”.

L’étude s’appuie sur les réponses fournies dans les médias sociaux par près de 11.000 sympathisants de 14 groupes populistes de onze pays européens. Elle montre que la montée de l’islamisme constitue une source d’inquiétude grandissante chez les jeunes Européens, qui dénoncent également la mondialisation comme destructrice des “droits des travailleurs“. L’étude conclut que ces jeunes manifestent une profonde défiance envers leur gouvernement, le système judiciaire et les institutions européennes.

Un boulevard semble ainsi pouvoir s’ouvrir en Europe aux partis populistes.