Nouvelle défaite pour SOS Racisme – Par Bernard Lugan

Nouvelle défaite pour SOS Racisme - Par Bernard Lugan

Le 8 novembre dernier, après cinq années de coûteuses procédures, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par l’association SOS racisme qui poursuivait Pierre Péan, auteur d’un livre intitulé « Noires fureurs, Blancs menteurs » et dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire officielle concernant le génocide du Rwanda[1]. Pierre Péan ayant gagné ses procès en première instance et en appel, SOS Racisme subit donc une troisième grave défaite, ce qui devrait faire réfléchir ses généreux donateurs.

Nouvelle défaite pour SOS Racisme - Par Bernard LuganA travers ce procès emblématique, SOS Racisme a montré son vrai visage, celui d’une organisation militante dont l’acharnement contre Pierre Péan avait pour but de décourager ceux qui oseraient à l’avenir mettre en doute la thèse de Kigali concernant le génocide du Rwanda.

Or, l’histoire « officielle » de ce génocide a été totalement bouleversée à travers quatre jugements rendus par le TPIR (Tribunal pénal international sur le Rwanda) [2]. Expert assermenté dans trois de ces quatre procès, je suis bien placé pour décrypter la portée des jugements rendus et cela, au-delà du véritable « enfumage » auquel se sont livrés les média ayant une fois de plus agi en simples porte-voix du régime de Kigali et de la vision de l’histoire qu’il prétend imposer.

1) Le 28 novembre 2007, la Chambre d’Appel du TPIR a acquitté Ferdinand Nahimana, un des fondateurs de la Radio Télévision des Mille Collines (RTLM) de l’accusation « de commettre le génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide, de persécution et d’extermination », considérant que la création de RTLM n’entrait en rien dans le plan génocidaire. Or, jusque là, la thèse officielle était que le génocide avait été programmé puisque les « extrémistes hutu » avaient fondé la RTLM pour le préparer.

2) Le 18 décembre 2008 le TPIR a déclaré le colonel Bagosora non coupable « d’entente en vue de commettre un génocide », faisant ainsi voler en éclats les bases mêmes de l’histoire officielle du génocide du Rwanda car le colonel Bagosora fut constamment présenté comme le « cerveau » de ce génocide.

3) Selon le régime de Kigali, le génocide fut planifié par l’Akazu (ou petite maison, ou petite hutte), cercle nébuleux et criminel constitué autour de la belle famille du Président Habyarimana et dont Protais Zigiranyirazo, frère d’Agathe Habyarimana, épouse du président, était le chef. Ce petit groupe aurait comploté et planifié l’extermination des Tutsi dans le but de préserver son pouvoir et son influence. Le procès de M. Zigiranyirazo était donc lui aussi emblématique puisqu’il était censé mettre en évidence le cœur même de la préparation du génocide.

Or, le 18 décembre 2008 en première instance le TPIR a écarté la thèse du complot ourdi par M. Zigiranyirazo et sa belle famille et l’a acquitté du principal chef d’accusation, à savoir d’avoir prémédité le génocide et d’avoir comploté en ce sens avec le colonel Bagosora et Agathe Kanziga épouse du président Habyarimana pour exterminer les Tutsi du Rwanda. Le mythe de l’Akazu s’envolait donc. Le 16 novembre 2009, en appel, M. Zigiranyirazo a été acquitté des dernières accusations pendantes et immédiatement libéré.

4) Dans l’affaire dite Militaires I étaient notamment jugés les anciens chefs d’état-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana. Le 19 mai 2011, ils ont été acquittés du chef principal qui était celui de l’entente en vue de commettre le génocide. Ainsi donc, pour le TPIR, la hiérarchie militaire n’a ni prémédité, ni programmé le génocide.

A travers ces quatre jugements[3], c’est donc l’histoire « officielle » du génocide du Rwanda qui est réduite à néant. En effet, si ce génocide ne fut ni prémédité, ni programmé, c’est donc qu’il fut « spontané ».

Or, l’évènement majeur et déclencheur qui provoqua la folie meurtrière fut l’assassinat du président Habyarimana dans la soirée du 6 avril 1994, puisque les massacres commencèrent dès la nouvelle de l’attentat connue, quand les partisans du président assassiné attribuèrent ce crime au FPR, donc à leurs yeux aux Tutsi et à leurs alliés hutu, les « Hutu modérés » des journalistes.

Ceux qui ont abattu l’avion du président Juvenal Habyarimana portent donc l’immense responsabilité d’avoir directement ou indirectement provoqué le drame du Rwanda. Or encore, selon le juge français Bruguière et le juge espagnol Merelles, le président Kagamé aurait ordonné cet attentat et ils donnent même les noms de ceux qui auraient tiré les deux missiles ayant abattu l’avion présidentiel.

Voilà ce qui dérange les « amis » de Kigali, dont SOS Racisme. D’autant plus que Théogène Rudasindwa, ancien directeur de cabinet de Paul Kagamé, exige d’être entendu par le TPIR et par un juge français afin, selon ses propres termes, de pouvoir « divulguer tous les détails sur l’attentat du 6 avril 1994 » dont il impute la responsabilité à l’actuel chef de l’Etat rwandais. L’heure de vérité approche donc, et inexorablement…

Bernard Lugan
11/11/11

[1] Pour la déconstruction de cette histoire officielle, on se reportera à mon livre Rwanda : contre-enquête sur le génocide. Privat, 2007.

[2] Pour les détails, explications et développements concernant ces procès, l’on se reportera à l’Afrique réelle n°4

[3] Les prévenus ont été condamnés pour d’autres motifs que celui de préméditation du génocide. Voir à ce sujet les commentaires de ces jugements dans l’Afrique réelle.

[box class=”info”] Source : Le blog officiel de Bernard Lugan. [/box]

Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l’Europe

La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey

[box class=”info”]Éditorial de Polémia pour le mois de Novembre 2011[/box]
Mario Draghi est le nouveau patron de la Banque centrale européenne (BCE). Loukas Papadimos vient d’être désigné comme premier ministre grec. Mario Monti est pressenti comme président du conseil italien. Ce sont trois financiers formés aux Etats-Unis, dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Est-il bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers ? Explications.

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mon second s’appelle Loukas Papadimos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce : poste qu’il occupait quand la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia – il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union européenne et le G20 tendent de l’imposer comme président du conseil italien.

Mon tout c’est trois financiers européens (?), trois hommes de la superclasse mondiale, formés dans les universités américaines et étroitement liés à Goldman Sachs.

« Government Sachs » : aux commandes de l’Europe ?

La banque Goldman Sachs est surnommée aux États-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux États les dettes pourries des banques, lors de la crise financière. L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière et elle est impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

Ce sont les hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui poussés aux commandes. Par quels moyens ? Et pour quelles fins ? Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ? Faire sauver l’Amérique par les Européens ?

Dans six mois – et sauf imprévu – les Français vont élire un nouveau président de la République : il serait prudent de leur part de demander aux trois principaux candidats (en l’état, François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy) de s’engager à ne pas se faire imposer comme premier ministre un… ancien de chez Goldman Sachs.

Polémia

Voir aussi :

Photo en Une : La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey via Flickr

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

10/11/2001 – 15h25
PARIS (NOVOpress) –
Près de deux mois après l’installation d’un nouveau lieu de culte aux portes de Paris afin d’essayer d’empêcher les prières de rue en plein Paris, le torchon brûle entre les responsables musulmans originaires du Maghreb et ceux originaires d’Afrique subsaharienne.

Ces imams se disputent, en fait, le contrôle de la caserne transformée en mosquée par un tour de passe‑passe du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains », s’emporte l’imam algérien de la rue Myrrah, tandis que son commensal béninois refuse (sic) « d’être asservi » par un imam maghrébin.

La préfecture de police en est pour ses frais et attend vainement les statuts de l’association devant gérer ce lieu de culte. Les prières de rue continuent donc rue Myrrha, l’islam n’est pas près de baisser pavillon et les fonctionnaires de police seraient bien inspirés de consacrer leurs loisirs à lire les ouvrages de Bernard Lugan…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

10/11/2011 – 12h30
QUIMPER (NOVObreizh) –
Sous la signature de Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère et de « Marie Nadel » (pseudonyme d’un haut fonctionnaire de la police préférant garder l’anonymat), la fondation Terra Nova a présenté le 2 novembre dernier ses « 38 propositions pour changer la politique de sécurité ». Des propositions qui occultent délibérément la question de l’immigration.

« La sécurité s’installe comme une valeur de gauche », a affirmé Olivier Ferrand, le président de ce  think tank (in french « réservoir de pensée »)  proche du PS, lors d’une conférence de presse. Selon lui en effet « La gauche est légitime pour faire des propositions, la sécurité est l’affaire de la gauche ». 

Le projet – qui a bénéficié de l’apport du commissaire Lagarde, mis en examen dans l’affaire du Carlton de Lille –  prône une nouvelle organisation des forces de l’ordre, la limitation des polices municipales – selon Urvoas celles-ci doivent être « recentrées sur la tranquillité publique » en particulier en instituant des « médiateurs de rue » -, et la suppression de peines de prison pour les mineurs, « sauf en cas d’atteinte grave aux personnes ». « L’incarcération des mineurs est une hypocrisie », affirme en effet le secrétaire national à la sécurité du PS, pour qui leur « enfermement relève de la passivité » (sic).

Le rapport présenté par Terra Nova a par contre délibérément écarté la question de l’immigration. « Marie Nadel »  a dénoncé « l’amalgame » fait selon elle par la droite entre délinquance et immigration. Les statistiques ethniques étant interdites en France, Jean-Jacques Urvoas peut ainsi affirmer tranquillement : « Je ne connais pas de statistiques qui permettent de dire ça ».

Une position conforme à l’idéologie mondialiste* véhiculée par Terra Nova, qui conseille au PS l’abandon de la classe ouvrière pour se tourner vers les populations immigrées. Populations qu’il convient de ne surtout pas « stigmatiser » en évoquant la question qui fâche du rapport immigration /délinquance. Mais la réalité en matière de délinquance – quelle qu’elle soit d’ailleurs –  n’est, semble-t-il, pas la préoccupation première de M. Urvoas.

* Terra Nova est financée par de nombreuses multinationales, telles Areva, Cap Gémini, Microsof ,Euro RSCG, Publicis, Total,la SNCF, EDF, EADS etc.

[box class=”info”]Crédit photo : Sicilia Today sous licence Creative Common.[/box]

Le Vlaams Belang de retour à Bruxelles

Le Vlaams Belang de retour à Bruxelles


09/11/2011 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpress via Lionel Baland) — Le Vlaams Belang organise un meeting le 20 novembre prochain à Bruxelles. C’est un retour au sein de la capitale de la Belgique, de la Flandre et de l’Europe, où le Vlaams Belang n’a plus organisé la moindre manifestation publique d’envergure depuis dix ans, car interdite par le régime en place sous le prétexte de « trouble l’ordre public ».

Le Vlaams Belang a introduit un recours devant le Conseil d’État, a obtenu gain de cause et est de nouveau autorisé à organiser des meetings à Bruxelles. Les “États généraux contre Di Rupo” [futur Premier ministre belge, socialiste francophone qui, malgré des années d’apprentissage, n’est pas capable de parler correctement le néerlandais] auront pour orateurs Dominiek Leetens, Bart Laeremans, Barbara Pas, Gerolf Annemans et Bruno Valkeniers.

Nicolas Sarkozy insulte le Premier ministre grec

Nicolas Sarkozy insulte le premier ministre grec

09/11/11 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
— C’est le journal « le Parisien » qui le révèle : Nicolas Sarkozy aurait gravement manqué de respect au Premier ministre grec en le qualifiant de “fou” et de “dépressif“.

C’est au cours d’une conversation avec son homologue américain Barack Obama, lors du sommet du G20 à Cannes, que le président Français aurait tenu ces propos insultants à l’encontre du Premier ministre grec, coupable aux yeux de Nicolas Sarkozy d’avoir osé envisager de consulter son peuple par la voix d’un référendum.

La discussion entre les deux chefs d’État était censée être privée mais elle a été entendue par plusieurs journalistes, notamment français. La presse avait déjà révélé que le président français avait qualifié de “menteur” le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Décidément le président français ne semble guère avoir d’estime pour nombre de ses homologues…

Photo en Une : World economic forum via Flickr (cc)

L’UMP dément être l’auteur du fichier piraté, sans contester sa véracité

L'UMP dément être l'auteur du fichier piraté, sans contester sa véracité

09/11/2011 – 11h30
NUMERAMA — L’UMP a réagi dans un communiqué au fichier diffusé sur Internet
(encore disponible sur le site Pastebin.com à cette heure, note de Novopress) et contenant de nombreuses informations personnelles appartenant à des cadres du parti. Le mouvement affirme ne pas procéder à une telle collecte, mais ne conteste pas la véracité des données dévoilées.

Une base de données contenant des informations personnelles d’un millier de cadres de l’UMP a été piratée et son contenu a commencé à circuler sur Internet. De nombreuses données sensibles sont recensées, dont les numéros de téléphone personnels et les adresses postales privées de personnalités politiques de premier plan, comme Jean-François Copé, Christian Estrosi ou encore Éric Ciotti.

Devant la gravité de la situation, la majorité présidentielle n’a pas tardé à réagir. Sous la forme d’un communiqué publié sur son site web, l’UMP explique que “le fichier diffusé sur internet contenant un certain nombre d’informations au sujet de plusieurs personnalités de l’Union pour un Mouvement Populaire, n’est pas un fichier de l’UMP“.

L’UMP affirme en effet que les informations “qui y apparaissent ne sont pas des données que collecte l’UMP“. Sans doute. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles sont inexactes. Et dans ce cas, l’affaire pourrait prendre des proportions conséquentes, au moins sur le plan judiciaire, au regard du nombre de personnes touchées et du volume des informations concernées.

À ce sujet, la majorité présidentielle a indiqué que “toutes les suites judiciaires à donner” à cette affaire sont en cours d’examen.

[box]Auteur : Julien L. pour Numérama. Article original de Numérama publié le 8/11/2011. Licence cc[/box]
Photo en Une : point presse du 2 novembre 2011, Jean-François Copé et Hervé Novelli. Crédits : UMP Photos via Flickr (cc)

Le commandant Roger Faulques est mort

Le commandant Roger Faulques est mort

08/11/11 – 16h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.

Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.

Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.

Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.

[box class=”info”]Crédit photo : hellolapomme sous licence Creative Common.[/box]

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

07/11/2011 – 17h30
LONDRES (NOVOpress) –
Selon une étude publiée lundi à Bruxelles par le centre de réflexion britannique Demos, les thèses populistes rencontrent la sympathie d’une partie importante et croissante de la jeunesse européenne. “Dans toute l’Europe, des jeunes gens se sentent abandonnés par les partis traditionnels et leurs représentants et affichent de la sympathie pour les groupes populistes”, y écrit Jamie Bartlett, auteur du rapport publié en anglais sur le site de Demos. Ces groupes “incluent le Bloc Identitaire (France), le British National Party (GB), Die Freiheit (Allemagne), La Ligue du Nord (Italie) et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti) (Danemark)”.

L’étude s’appuie sur les réponses fournies dans les médias sociaux par près de 11.000 sympathisants de 14 groupes populistes de onze pays européens. Elle montre que la montée de l’islamisme constitue une source d’inquiétude grandissante chez les jeunes Européens, qui dénoncent également la mondialisation comme destructrice des “droits des travailleurs“. L’étude conclut que ces jeunes manifestent une profonde défiance envers leur gouvernement, le système judiciaire et les institutions européennes.

Un boulevard semble ainsi pouvoir s’ouvrir en Europe aux partis populistes.

[Kiosque étranger] La mort du chef guérillero des FARC

La mort du chef guérillero des FARC

06/11/2011 – 17h50
BOGOTÁ (NOVOpress) —
Lorsque le président colombien Alvaro Uribe a cédé la place à son ministre de la Défense Juan Manuel Santos (photo en Une) en août 2010, les habituels porte-voix de la gauche la plus militante se sont félicités du départ du pouvoir d’un homme associé à une politique d’affrontement total avec le mouvement terroriste d’extrême-gauche.

Dans un premier temps, le nouveau président Santos a semblé conforter les espoirs de la gauche en parlant d’une solution politique possible. A ces ouvertures, les guérilleros ont répondu en accroissant le nombre de leurs opérations terroristes.

La mort du chef guérillero des FARCDans une intervention spectaculaire désignée «Opération odyssée», l’armée colombienne, aidée par les services de renseignements de la police, a attaqué le réduit où se cachait León Sáenz Vargas, plus connu sous son nom de guerre d’Alfonso Cano (photo ci-contre), le chef actuel des FARC.

Selon le journaliste Karen Seelmann dans les colonnes du quotidien colombien La Tercera, l’opération militaire, qui s’est déroulée entre les villes de Jambalo et Toribio, a été précédée d’un intense bombardement aérien et a été suivie d’une intervention de troupes au sol qui ont abattu de trois balles le chef terroriste.

En félicitant les forces de l’ordre ayant remporté ce brillant succès, le président Santos a appelé les Colombiens à la prudence. La fin des FARC n’est pas encore acquise tant qu’il restera des hommes en armes dans les forêts les plus impénétrables du pays.

Le chef de l’Etat a conclu son intervention en appelant les survivants des FARC a renoncer aux armes et à s’inspirer de l’exemple de l’ETA en Espagne qui a finalement annoncé son abandon de la lutte armée.

Crédits photo : World Economic Forum, licence CC. Et US Department of State, domaine public

De l’immigration à l’invasion ? Par Jean-Yves Le Gallou [vidéo]

De l'immigration à l'invasion ? Par Jean-Yves Le Gallou

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”info”] L’agence2presse a mis en ligne une vidéo sur le thème « De l’immigration à l’invasion ? » Cette conférence a été prononcée par Jean-Yves Le Gallou (photo), en juillet 2010, à l’Université d’été de Renaissance catholique consacrée à l’Identité nationale. Il s’agit là d’un point précis, complet et sans concession sur la question de l’immigration. Polémia en présente ici un court résumé ainsi que la vidéo. Polémia[/box]

Dès 1991, Valéry Giscard d’Estaing avait évoqué, dans le Figaro Magazine, le risque que l’immigration ne se transforme en « invasion ». Selon la définition des dictionnaires, toutes les invasions ne sont pas guerrières. On peut aussi parler d’invasion lors d’arrivées de personnes en grand nombre (« invasions de touristes », par exemple). L’action d’envahir correspond aussi au fait de « se répandre dangereusement ».

Une immigration « subie » et non « choisie »

Deux remarques ici s’imposent :

  • l’une, historique, rappellera que ce que les Français nomment les « grandes invasions » du Haut Moyen Age n’étaient que des migrations infiniment lentes, définies comme « une promenade des peuples » (Völkerwanderung en allemand) ;
  • l’autre, politique, fera observer que l’immigration qualifiée de « choisie » dans le langage gouvernemental ne représente que 10% du total (20.000 migrants sur 200.000, clandestins non compris).

L’immigration est donc d’abord le résultat d’un très grand nombre de décisions individuelles étrangères : immigration nuptiale (à hauteur de 50.000 cas par an), immigration d’étudiants, regroupement familial, immigration « humanitaire ».

Les étrangers clandestins sont aussi en nombre croissant puisque l’Aide médicale d’État dont ils bénéficient concernait 74.000 cas en 2000 mais 204.000 en 2009, soit trois fois plus.

Et ce, sans parler de l’outre-mer où Mayotte et la Guyane sont littéralement submergées : Saint-Laurent-du-Maroni et Mamoudzou étant les premières maternités de France par le nombre de naissances.

Des mouvements migratoires ni toujours pacifiques, ni toujours amicaux

Or, force est de reconnaître que ces mouvements migratoires ne sont ni toujours parfaitement pacifiques, ni toujours parfaitement amicaux.

L’islam notamment impose ses mœurs : vestimentaires (voile), architecturales (mosquées, coupoles et minarets) et ses interdits alimentaires (halal). Aux siens d’abord, ce qui est une vision communautariste des choses, mais aussi aux autres, ce qui est un processus de colonisation agressive.

Dans les quartiers à forte immigration on constate aussi fréquemment des comportements de prédation. Dans les prisons françaises, plus de la moitié des détenus sont musulmans. Heureusement, depuis la spectaculaire sortie d’Éric Zemmour, il n’est plus médiatiquement possible de nier le lien entre délinquance et immigration.

Ainsi les conclusions sont évidentes : l’immigration est un phénomène massif (nos amis suisses parlent à juste titre « d’immigration de masse ») ; c’est un phénomène subi plus que souhaité par le pays d’accueil ; c’est un phénomène qui présente des aspects de prédation. Il n’est donc pas linguistiquement illégitime de parler d’invasion.

Différentiel de pressions : démographique, sociale, morale

Cette immigration/invasion s’explique par la mise en œuvre de différentiels de pression :

  • différentiel de pression démographique entre le sud et le nord de la Méditerranée ;
  • différentiel de pression sociale : la France qui a des frontières ouvertes et un Etat-providence très généreux apparaissant comme un eldorado ;
  • différentiel de pression morale entre des minorités conquérantes et une majorité culpabilisée (selon le triptyque esclavage, colonisation, « shoah »).

Acteurs et complices de l’immigration/invasion

Cette invasion a des acteurs :

  • les gouvernements étrangers, qui exportent des chômeurs et récupèrent des devises ;
  • le patronat, qui utilise l’immigration pour faire baisser les salaires ;
  • les riches (et les moins riches), qui font appel à une main-d’œuvre domestique bon marché ;
  • les associations et les avocats immigrationnistes qui vivent de subventions publiques.

Cette invasion a aussi des complices : les hommes politiques et les chefs syndicalistes qui savent mais se taisent.

Le basculement idéologique : sortir du carré carcéral de l’idéologie dominante

Les remèdes ne sont ni technologiques, ni administratifs, ni même politiciens. La mise en œuvre d’une vraie solution suppose un basculement idéologique : sortir du carré carcéral de l’idéologie dominante.

  • Rompre avec l’individualisme marchand et retrouver le sens de la souveraineté nationale ;
  • Rejeter l’actuelle rupture avec les traditions et revenir aux racines de la civilisation européenne et chrétienne d’expression française ;
  • Jeter aux orties l’antiracisme « communisme du XXIe siècle » et retrouver le discernement, le libre choix et le droit à la préférence nationale ;
  • Abandonner le mondialisme au profit du patriotisme économique, de l’identité nationale et de la frontière.

Ceci devrait s’accompagner de l’application du principe de précaution : ne pas accepter d’immigration nouvelle en provenance de pays dont beaucoup de ressortissants présents en France ne sont pas pleinement assimilés.

Les conditions d’un basculement sont en train d’être réunies :

  • La France connaît une « fin de partie » budgétaire : il n’est plus possible de financer l’immigration en créant de la dette ;
  • La France connaît une « fin de partie » médiatique : les médias de l’oligarchie ne sont plus crédibles et les médias alternatifs éclairent de mieux en mieux l’opinion.

Jean-Yves Le Gallou
3/11/2011

Voir aussi :

La submersion migratoire : problématique nationale, problématique européenne ?
Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages
L’hallalisation : signe d’une islamisation de plus en plus visible et totalitaire
L’économie de l’immigration

Et aussi : www.renaissancecatholique.org

[box class=”info”]Source : Polémia[/box]

[Kiosque étranger] Une manifestation à Moscou contre l’islamisation

Une manifestation à Moscou contre l'islamisation

05/11/2011 – 14h00
RENNES (NOVOpress) –
Le journaliste du Daily Mail Craig MacKenzie n’est pas réputé pour son sens des nuances et sa profonde connaissance de l’histoire européenne.

Néanmoins, son compte rendu de la manifestation contre l’islamisation de la Russie qui eu lieu le 4 novembre dans la capitale russe a au moins le mérite d’exister.

Près de cinq mille Russes ont défilé dans les rues de Moscou pour protester contre la présence grandissante d’immigrants musulmans venus des républiques islamisées du Caucase.

Même si la présence de petits groupes radicalisés a terni la manifestation, cette importante marche révèle la préoccupation croissante de l’opinion russe face à l’islamisation.

[box]Consulter l’article (en anglais) : Daily Mail[/box]

Photo : L’université d’état de Moscou. Crédit : JackofDiamonds1 via Flickr (cc)

Mosquée à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) : nouvelle action choc des identitaires [vidéos]

Mosquée à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) : nouvelle action choc des identitaires

04/11/2011 – 07h19
GRENOBLE (NOVOpress) — Le Bloc Identitaire s’est imposé médiatiquement et politiquement, depuis l’organisation de “l’apéro saucisson pinard” de juin 2010, les assises sur l’islamisation de l’Europe 6 mois plus tard ou dernièrement un appel à la démondialisation en direction d’Arnaud Montebourg, comme le mouvement politique en pointe dans des opérations choc de “buzz” politique dont il s’est fait une spécialité, ciblant tant l’islamisation du territoire français et de l’Europe, que les ravages du mondialisme.

Après Strasbourg, Bordeaux, Montluçon, Talence, Clermont-Ferrand, Rézé, Toulouse, Nice, Bayonne, Pessac… la dernière opération en date revendiquée par les identitaires, à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) cette fois, vise à dénoncer l’islamisation de la ville et plus particulièrement celle du bassin grenoblois, déjà riche de quatorze lieux de culte musulmans pour la seule commune de Grenoble, et de nombreux autres alentours.

C’est en présence de Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, que des militants ont posé – dans la nuit du 3 novembre 2011 – ces plaques de rue factices aux noms symboliques tout en diffusant plusieurs milliers de tracts dans les boîtes aux lettres et sur les pare-brises des voitures stationnées.

Dans un communiqué de ce jour, l’antenne locale du Bloc Identitaire revendique en effet la pose de plaques de rue factices aux noms symboliques tout en diffusant plusieurs milliers de tracts dans les boîtes aux lettres et sur les pare-brises des voitures stationnées (formule déjà éprouvée à Nice en août dernier), alors que prennent fin en ce moment même les travaux de construction de la nouvelle mosquée “El Houda”.

Les vidéos

Selon les propres termes de leur communiqué, “les militants identitaires du Dauphiné dénoncent l’imposition forcée d’un nouveau mode de vie et d’une nouvelle culture, aux antipodes de la tradition dauphinoise, française et européenne. Comme il l’a déjà fait précédemment à de nombreuses reprises (faisant récemment échouer des projets à Nice, Montluçon ou encore Fayence dans le Var), le Bloc Identitaire s’opposera à toutes nouvelles constructions de mosquées, qu’elles soient directement financées sur des fonds publics ou masquées derrière des subventions à caractère « culturel ».”

Les photos


Crédit photo : Bloc Identitaire. Licence Creative Commons.

Eric Zemmour : “Que cette mauvaise Grèce disparaisse !” [vidéo]

Eric Zemmour : "Que cette mauvaise Grèce disparaisse !" [vidéo]

03/11/2011  – 16h15
PARIS (NOVOpress) –
Ce matin, lors de son billet pour RTL, Eric Zemmour a déclaré : « Ce n’est peut-être pas un hasard si c’est la Grèce, berceau de la démocratie, qui nous met sous les yeux ce que l’on refuse de voir ». Considérant que l’alternative est désormais entre euro et démocratie.

Prix Goncourt 2011 : Alexis Jenni pour L’art français de la guerre

[box class=”info”] Ce roman quelque peu historique était le favori de Dominique Venner qui lui a consacré un article dans le nouveau numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire (n° 57, novembre-décembre 2011), pages livres. En voici le texte : [/box]

Sous un titre énigmatique, Alexis Jenni a écrit avec grand talent un roman ambigu qui s’immerge dans l’histoire française de notre temps.

Tout commence en 1944 et se prolonge jusqu’à ce jour. L’intrigue couvre une période brûlante, celle de toutes nos guerres perdues, en attendant une sorte de guerre ethnique que le narrateur voit se profiler à l’horizon.

Pour un premier roman, c’est du grand art ! L’auteur fait se croiser deux récits, celui de la vie du personnage prétexte, ancien officier des paras coloniaux, le capitaine Victorien Salagnon, un reître au cœur noble. Sa vie commence dans les maquis de 1944, se poursuit en Indochine, puis en en Algérie jusqu’à la défaite politique de 1962 et l’exode affreux des Européens abandonnés. Sur cet épisode, on a rarement écrit dans un roman des pages aussi saisissantes. L’autre récit, habilement entrecroisé, est formé des réflexions du narrateur (qui n’est pas l’auteur). Précisons qu’à la ville, Alexis Jenni est professeur de biologie, alors que le narrateur inventé par ses soins est une sorte de chômeur professionnel dans le genre « indignez-vous ! », qui passe beaucoup de temps à caresser les jambes des filles.

Surviennent bien d’autres personnages, notamment un deuxième officier béret rouge, un méchant, celui-là, pour qui Victorien Salagnon a cependant toutes les indulgences. Il faut dire que l’autre l’a sauvé de la mort, en Indochine, dans des circonstances qui rappellent un peu ce qu’a vécu le commandant Faulques à Cao-Bang. Intervient ensuite une description artificielle et outrée de la Bataille d’Alger (1957), avec tortures et autres gracieusetés qui chargent la barque à l’excès. Bien que les options « antiracistes » et « antifascistes » du narrateur soient longuement développées (sur le mode romanesque bien entendu), ce curieux et foisonnant roman n’est pas manichéen. Surgit toujours en effet un contrepoint aux options véhémentes des uns et des autres. L’un des épisodes les plus intenses évoque les massacres d’Européens à Sétif et Guelma, le 8 mais 1945. Le souvenir atroce en est rapporté par un ancien médecin militaire d’origine juive, père d’une des deux femmes qui comptent dans ce roman. On en reste saisi.

Dominique Venner

[box] Alexis Jenni. L’art français de la guerre (Gallimard, 634 p, aout 2011.) [/box]

Face à l’islamisation, le temps n’est plus aux concessions, par Yann Vallerie [tribune libre]

Face à l’islamisation, le temps n’est plus aux concessions, par Yann Vallerie [tribune libre]

02/11/2011 – 20h00
PARIS (NOVOpress) – Les locaux de Charlie Hebdo, hebdomadaire satirique de gauche, viennent d’être incendiés cette nuit. Hasard ou pas, ce matin paraît un numéro intitulé « Charia hebdo » , qui se veut un retour sur les élections en Tunisie (qui ont vu les islamistes réaliser un score de 40% alors que sous Ben Ali, quoi qu’on en dise par ailleurs, ils faisaient profil bas) et sur la tendance générale qui est au retour à l’islamisme dans le monde arabe depuis le fameux « printemps arabe », orchestré et téléguidé par les Etats-Unis et leurs euro-valets. Bien évidemment, qui dit Charlie Hebdo, dit humour et refus du politiquement correct.

On se souvient tous de « l’affaire des caricatures » (du prophète Mahomet) en 2005, et de ces dessins humoristiques et satiriques publiés par un quotidien danois, puis relayés par Charlie Hebdo, qui avaient provoqué un déferlement de haine et de violence dans de nombreux pays musulmans, mais également en Europe (menaces de morts, manifestations haineuses). On se souvient alors de la faiblesse et de la lâcheté des politiciens et des gouvernants (danois et français notamment) qui, plutôt que de monter au créneau pour défendre la liberté d’expression en Europe et le droit au blasphème, avaient, pour le Danemark, demandé aux auteurs de ces caricatures et au journal les ayant publiées de faire profil bas avant de s’excuser platement auprès du monde musulman. On se souvient également qu’en France, l’hebdomadaire Charlie Hebdo et son rédacteur en chef de l’époque, Philippe Val, avaient été poursuivis en justice, sans succès.

Il va sans dire qu’on attend, suite à cet incendie, les réactions des Delanoë (si prompt à dénoncer l’obscurantisme religieux quand il s’agit de manifestations pacifiques de catholiques dénonçant la christianophobie ), des BHL (dont le nouveau surnom devrait être « Lord of war ») , des Hollande et des Copé , toujours en première ligne quand il s’agit de dénigrer et d’attaquer les classes populaires « souchiennes » européennes, mais silencieux dès que cela serait susceptible de concerner d’autres communautés. Cette subordination volontaire à « l’autre », cet ethnomasochisme ambiant, ces discours soporifiques mais dangereux sur la nécessité du « vivre ensemble » et de la tolérance  conduisent à des actes comme celui de ce matin.

En effet, aujourd’hui, au vu des concessions qui sont faites jour après jour à l’Islam et aux musulmans en terre d’Europe (généralisation de l’industrie halal, édification massive de mosquées, introduction de la finance islamique…) Il apparaît normal venant de la communauté musulmane de revendiquer toujours plus (suivre le Coran à la lettre, c’est aussi vouloir que le pays dans lequel on vit soit régi par la loi coranique) sur le sol européen  et  il est bien compréhensible que, se sentant en position de force,   les plus radicaux d’entre eux tolèrent de moins en moins ce qu’ils jugent être des attaques contre leur religion. (Il manque sans doute une partie « humour » dans leur grand livre sacré).

Cette lâcheté, cette peur de nos gouvernements et de notre classe dirigeante européenne vis-à-vis de tout ce qui touche à la religion musulmane et au monde musulman ne doit pas contaminer les peuples d’Europe. Nous ne devons pas devenir des esclaves !

Nous devons faire comprendre aux musulmans d’Europe la chose suivante : la terre d’Europe n’est pas une terre de soumission à leur loi islamique. Nous ne sommes pas des dhimmis. Si l’envie nous prend de dessiner Allah, en string ou en Bigouden, libre à nous. La condamnation juridique du blasphème n’existe plus en Europe, fort heureusement d’ailleurs. En Europe, nous n’accepterons jamais que les femmes puissent se faire lapider, qu’elles portent le voile, qu’elles soient rabaissées à un rang inférieur à l’homme. En Europe, nous n’acceptons pas non plus que notre manière de vivre et d’agir soit dictée par un livre écrit par un homme totalement étranger aux us et coutumes de notre continent. En Europe, nous refusons que la viande que nous mangeons soit égorgée sans étourdissement préalable. Nous refusons également d’être obligé de payer une quelconque taxe à un organisme religieux sous prétexte de manger de la nourriture. Nous le refusons, car notre civilisation réside sur une histoire commune, des traditions communes et un pacte social dont tout cela ne fait pas partie.

Que nous nous entendions bien : refuser la soumission de l’Europe au Coran, ça n’est pas dénigrer l’islam. Ainsi, d’Iran en Palestine, d’Afghanistan en Turquie, les musulmans qui composent en majorité ces pays sont libres d’appliquer (ou pas) la loi de leur prophète et il apparaît d’ailleurs scandaleux que des forces dites européennes ou américaines interviennent pour imposer une vision du monde unilatérale et totalitaire. Les musulmans d’Europe qui ne supporteraient pas l’humour, la critique et encore moins le débat, ont donc tout le loisir d’émigrer vers des terres d’Islam qui sauront sans aucun doute les accueillir et leur permettre de s’épanouir religieusement. À moins d’admettre enfin clairement et publiquement leur volonté de rester en Europe pour en faire un nouveau califat ?

Nous devons être intransigeants. Ne pas céder, sur rien. De notre gastronomie aux livres que nos enfants étudient à l’école. De notre liberté de ton et d’esprit à notre vision de l’histoire. De notre rapport à la femme à notre rapport à la nature et aux êtres qui la composent. Il en va de notre salut !

Aujourd’hui, malgré tout ce qui peut nous opposer, j’irai acheter Charlie Hebdo. Parce qu’Allah, cet inconnu dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vu, commence à me taper sur le système. Et parce que les esprits libres et insoumis, d’où qu’ils viennent, méritent d’être soutenus.

[box class=”info”]Photo Une : extrait dela couverture du numéro de “Charlie Hebdo” consacré aux caricatures de Mahomet/DR.[/box]

Philippe Poutou chez Ruquier : des débuts bien peu prometteurs

Philippe Poutou chez Ruquier : Des débuts bien peu prometteurs

01/11/2011 – 12h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le girondin Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, était l’invité de l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché », samedi 29 octobre sur France 2. Pour sa première grande télévision, le bilan est pour le moins… mitigé.

Après avoir subi l’humour (pas bien drôle, il faut le dire) de l’animateur et de ses invités, Philippe Poutou a répondu aux questions avec autant d’aplomb que de contradictions, et des arguments pour le moins discutables.

Candidat propulsé, incarnant son parti à son corps défendant, adepte des mesures autoritaires mais prônant la prise de décision collective pour « faire entendre la voix des salariés et des opprimés », il déclare néanmoins « je n’ai pas envie d’être populaire ». Et le moins que l’on puisse dire, est qu’il ne fait rien pour. Il est loin, le temps où Olivier Besancenot, habile rhéteur, était capable de transformer les vieilles lunes révolutionnaires en produits marketing presque sexys.

Combinant tant bien que mal un radicalisme d’opérette et un amateurisme atterrant, Poutou enchaîne les aberrations sous le regard, mi-amusé, mi-consterné des personnes présentes sur le plateau : arrêter le paiement de la dette (« y’en a qui appelle ça un moratoire »), « tout inverser », « prendre le contrôle » de toute « l’Europe des capitalistes » en « foutant en l’air » le système, sortie du nucléaire en 10 ans (sans proposer de source d’énergie alternative), interdiction des licenciements, régularisations massives et droit de vote des étrangers… Bref, le candidat du NPA s’est montré grand pourfendeur du réalisme, défendu en l’occurrence (cruel destin) par Audrey Pulvar, la compagne d’Arnaud Montebourg…

Le coup de grâce est asséné à un Poutou hagard par le philosophe d’extrême gauche Michel Onfray qui, d’un ton paternaliste, relève l’indigence du discours du NPA, qualifié de « désespoir » des travailleurs. Pas sûr qu’avec un tel lancement, la campagne du groupuscule d’extrême gauche aille jusqu’au bout. Mais qui s’en soucie encore ?

Crédits photo : DR