Présidentielles 2012 : les adhérents de Nissa Rebela se prononcent pour le soutien à Marine Le Pen

Présidentielles 2012 : les adhérents de Nissa Rebela se prononcent pour le soutien à Marine Le Pen

06/01/2012 – 19h
NICE (NOVOpress) – C’est à l’occasion de la traditionnelle galette des rois et de la présentation de ses vœux que Philippe Vardon-Raybaud a dévoilé ce soir le résultat de la consultation locale organisée auprès des adhérents de Nissa Rebela. En effet, en tant que mouvement associé au Bloc Identitaire mais néanmoins autonome, Nissa Rebela – au même titre qu’Alsace d’Abord – s’est vu offrir la possibilité de se positionner dans le cadre des élections présidentielles indépendamment de la consultation organisée au niveau national. Une belle démonstration de démocratie interne, de souplesse organisationnelle et de maturité politique de la part de l’ensemble du mouvement identitaire.

Si la direction d’Alsace d’Abord a choisi de ne soutenir aucun candidat, il en sera donc tout autrement des identitaires du Pays Niçois. Ce sont 79 % des adhérents qui se sont prononcés pour un soutien à la candidature de Marine Le Pen. Cette position avait été défendue par le bureau dirigeant du mouvement niçois, mettant en avant la volonté affichée par Marine Le Pen d’en finir avec le droit du sol et le regroupement familial (“de véritables mesures de salut public” selon le courrier envoyé aux adhérents) mais aussi la défense par la candidate de mesures de démocratie directe et participative. Un résultat sans appel donc, et pouvant être vu comme tout à fait significatif car Benoît Loeuillet – secrétaire général de Nissa Rebela – a indiqué que plus de la moitié des adhérents s’étaient prononcés dans le cadre de cette consultation. Parmi les autres propositions, l’alignement sur la position qu’exprimera nationalement le Bloc Identitaire a recueilli 9 % des suffrages, et le choix de ne soutenir aucun candidat 12 %. La proposition d’un soutien à Frédéric Nihous, candidat de la ruralité, n’a recueilli aucun vote. Le leader de Chasse-Pêche-Nature-Traditions payant certainement un manque de notoriété et de visibilité dans cette campagne.

Des cadres locaux du Front National ainsi que de l’Entente Républicaine, le parti de Jacques Peyrat (le maire de Nice étant représenté par sa secrétaire générale Catherine Garcia), étaient présents lors de cette galette des rois et Philippe Vardon-Raybaud en a profité pour réaffirmer sa candidature dans la 5ème circonscription aux élections législatives, en appelant au soutien de “tout le camp anti-mondialiste” dans son duel face à Christian Estrosi.

Ce soutien de Nissa Rebela ne préfigure pas forcément le résultat de la consultation nationale organisée par le Bloc Identitaire qui se clôturera le 17 janvier. En effet il reflète aussi une situation locale et des enjeux bien particuliers.

Les « Droits de l’Homme », fondement de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

Les « Droits de l’Homme », fondement de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

04/01/2012 – 18h30
BREST (NOVOpress Breizh) –
« La France doit défendre partout et en tout lieu le respect du droit international et la liberté de l’Homme ». Nicolas Sarkozy était hier à l’École navale de Lanvéoc-Poulmic (Finistère) pour présenter ses vœux aux armées. Une occasion pour lui de rappeler sa conception de l’emploi de l’armée française dans les conflits internationaux. Une conception fondée sur l’idéologie des « Droits de l’Homme », à l’opposé de la realpolitik, fondée sur la défense des intérêts géopolitiques de la France.

Arrivé à 11 heures dans une presqu’ile de Crozon battue par la pluie et le vent, le président de la République, après avoir passé en revue les troupes et assisté à une démonstration des commandos marine, s’est adressé aux 1 800 militaires et 500 invités présents, parmi lesquels on remarquait la présence de Jean-Yves Le Drian, président (PS) de la région administrative Bretagne.

Nicolas Sarkozy  a commencé son allocution en exprimant sa « pensée émue » pour les deux légionnaires morts en Afghanistan au mois de décembre, dans la région de Kapisa, rappelant le sens de l’intervention française dans ce conflit : « Pour que des petites filles qui n’étaient pas les leurs puissent tout simplement aller à l’école et ne soient pas mariées de force à 12 ans… pour que des femmes qui n’étaient pas les leurs ne soient pas échangées comme des marchandises… pour que des hommes et des femmes qui ne parlaient pas leur langue puissent échapper aux ténèbres d’un obscurantisme médiéval… ».

Constatant que « c’est en Afghanistan, que nos troupes sont aujourd’hui confrontées au travail le plus délicat (sic) » il a confirmé que les troupes françaises quitteraient le pays en 2014, date à laquelle « les Afghans assumeront la responsabilité de leur sécurité ». Ce qui n’est, semble-t-il, pas évident. Selon une étude de Michel Lhomme publiée par  Métamag,  près de 24 000 soldats afghans auraient déserté au premier semestre 2011, soit 8% des effectifs ! Pour le seul mois de juin 2011, 5 000 hommes auraient quitté l’armée, soit 3% des troupes nationales composées de 170 000 hommes. La question demeure aussi, pour rester dans la logique sarkozienne, de savoir si à cette date le statut des femmes et des petites filles se sera amélioré, échappant aux « ténèbres d’un obscurantisme médiéval ».

Concernant la Lybie, le chef des Armées a rappelé que l’intervention française avait pour but d’ « empêcher un massacre programmé et proclamé La France peut être fière de s’y être opposé, a-t-il poursuivi. La France fut la première à dire son indignation. La France fut la première aux avant-postes. L’armée française fut, une fois encore, l’armée de la liberté. » 

Depuis la « libération » de ce pays – où la charia est désormais la source du droit – les différentes factions rebelles, comme le rappelle le professeur Bernard Lugan dans son blog, s’affrontent violemment entre elles. Des combats ont ainsi opposé mardi dans le centre de Tripoli des groupes rivaux, faisant quatre morts et au moins cinq blessés, selon le chef du Conseil militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhaj.

Evoquant la situation en Syrie, le Président de la Républiquea invité la « communauté internationale » à prendre  « les sanctions les plus dures ». « Le Président syrien doit quitter le pouvoir et laisser son peuple décider librement de son destin. (…) C’est ce à quoi nous allons travailler d’arrache-pied », a-t-il martelé. Un prochain engagement pour les troupes françaises ?

Crédit photo : John Wagner sous licence Creative Common

Légion d’honneur : Anne-Marie Le Pourhiet, le professeur de Droit public qui pourfend les idéologies à la mode

Légion d’honneur : Anne-Marie Le Pourhiet, le professeur de Droit public qui pourfend les idéologies à la mode

03/01/2012 – 13h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Professeur agrégé de Droit public à l’Université de Rennes-1, Anne-Marie Le Pourhiet vient d’être nommée chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur dans la promotion du Nouvel An. Une distinction pour cette éminente juriste qui pourfend allègrement les idéologies à la mode véhiculées par ce qu’elle appelle, à juste titre, les « Khmers roses ».

Souverainiste, membre du Conseil scientifique de la Fondation ResPublica présidée par Jean-Pierre Chevènement, Anne-Marie Le Pourhiet est souvent intervenue pour dénoncer l’influence des lobbies catégoriels – ce qu’elle appelle la « tyrannie des minorités » – sur le travail des parlementaires. Elle s’est fermement opposée aux diverses lois mémorielles et à la multiplication des délits d’opinion qui portent atteinte à la liberté d’expression. Elle avait d’ailleurs été auditionnée par la commission des Lois de l’Assemblée Nationale sur cette dernière question (cf. vidéo).

Rappelant dans un entretien accordé à Valeurs actuelles (22/06/2011) qu’ « une partie de la droite ne semble pas du tout apercevoir le caractère néomarxiste de ces doctrines où l’on a remplacé la dictature du prolétariat par celle des minorités ethniques, sexuelles ou autres et où l’on propose de réaliser au forceps une égalité de fait en employant les mêmes procédés liberticides que dans les régimes totalitaires », elle ajoutait « les méthodes des “Khmers roses” n’ont rien à envier à celles de leurs cousins rouges, à commencer par le fait d’interdire toute expression d’une dissidence intellectuelle, immédiatement qualifiée de “phobie”, c’est-à-dire de maladie mentale à éradiquer par un traitement psychiatrique adéquat. Il convient aussi d’inculquer la doxa à la jeunesse en rendant son enseignement obligatoire dans les écoles : d’où l’introduction à l’école des cours d’“identité de genre”».

Interrogée par Riposte laïque sur la notion de « discrimination positive » Anne-Marie Le Pourhiet rappelle qu’il s’agit « d’une mesure préférentielle (dispense de concours, épreuves spéciales moins sélectives, points supplémentaires aux épreuves, emplois réservés, quotas explicites ou implicites …) accordée à des groupes de personnes définis par un critère non social (racial, religieux, linguistique, sexuel, handicap …) dont on affirme qu’ils ont été ou sont victimes de discriminations passées ou présentes et qu’ils doivent donc bénéficier désormais de passe-droits compensatoires. Il s’agit donc d’une faveur accordée aux membres de certains groupes au détriment des autres, c’est donc une discrimination positive pour ceux qui en profitent mais évidemment négative pour ceux qui en sont exclus. » Et de conclure : « elle a été parfaitement résumée récemment par le PDG de l’Oréal affirmant ouvertement que l’on a plus de chances d’être recruté dans son entreprise quand on a un prénom à consonance étrangère que lorsque l’on porte un prénom français de souche. Tout est dit ! ».

En 2007, elle n’avait pas hésité à qualifier la ratification du traité de Lisbonne par voie parlementaire, suite au rejet du précédent traité par le peuple français, de « haute trahison » au sens constitutionnel du terme. « Cela prouve bien que les références incessantes des traités européens aux valeurs démocratiques sont une tartufferie car cette Europe technocratique et confiscatoire ne peut se faire que contre la volonté des peuples. L’Europe est consubstantiellement anti-démocratique, on veut nous l’imposer de gré ou de force» avait précisé le professeur rennais sur le site du réseau Voltaire.

“La lecture des débats parlementaires fait souvent frémir, tant la novlangue et le totalitarisme orwellien s’y répandent.”

Crédit photo : Riposte Laïque

Répression sur les routes : des mesures encore plus dures en 2012

Répression sur les routes : des mesures encore plus dures en 2012

03/01/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
L’Etat a besoin d’argent et il s’attaque de nouveau à une cible facile : les automobilistes. Ainsi, plusieurs sanctions beaucoup plus sévères rentreront en vigueur très prochainement :

– L’amende pour téléphone au volant passera ainsi de 35 à 135 euros, et fera perdre trois points sur le permis de conduire.

– Les avertisseurs de radars ne devront plus contenir de données concernant le signalement des radars et sont rebaptisés logiciels d’aide à la conduite. Là encore, les forces de l’ordre auront un arsenal beaucoup plus répressif pour veiller au respect du nouveau décret : 1 500 euros d’amende et six points de retrait sur le permis.

– L’amende pour visionnage de film au volant passera de 135 à 1 500 euros. Cette infraction occasionnera également le retrait de deux à trois points avec saisie de l’appareil.

– 135 euros d’amende en cas de circulation sur la bande d’arrêt d’urgence contre 35 euros auparavant

Le Figaro de ce lundi indique qu’un décret actant l’entrée en vigueur de ces mesures sera publié dès cette semaine au journal officiel.

Le texte prévoit également le développement des éthylotests antidémarrage et on peut déjà imaginer un nouveau décret à venir les rendant obligatoires.

Derrière l’objectif du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy qui était de passer sous la barre des 3 000 morts sur les routes d’ici à 2012 on sent également que l’Etat cherche à trouver des “niches” susceptibles de remplir les caisses assez facilement. La stigmatisation permanente des usagers de la route pourrait néanmoins peser dans la balance électorale à venir, les lobbys de la sécurité routière ne semblant pas en mesure de convaincre l’électorat du bienfondé de leurs pressions permanentes visant à criminaliser les automobilistes notamment.

[Tribune libre] Réflexions sur les manifestations en Russie – Par Alexandre Latsa

Réflexions sur les manifestations en Russie - Par Alexandre Latsa

L’année 2011 se termine et avec elle un mois de décembre placé sous le signe des manifestations politiques. Rappelons les faits: suite aux élections du 04 décembre 2012 qui ont entraîné une baisse de Russie Unie et une forte hausse des partis nationalistes ou de gauche, des fraudes électorales ont été dénoncées. Ces fraudes auraient permis au parti au pouvoir et disposant de la ressource administrative, de gonfler son score et de fausser les résultats. Pourtant, près de deux semaines après les élections, alors que des enquêtes sont en cours suite aux plaintes déposées, le nombre de fraudes recensées dans le pays y compris Moscou ne semble pas avoir faussé notablement le scrutin, dont les résultats sont conformes aux nombreux sondages et estimations d’avant et d’après vote.

Revenons aux manifestations: Le 10 décembre 2011, un grand meeting unitaire d’opposition avait lieu à Moscou, rassemblant 30 à 40.000 personnes. J’ai déjà décrit la relative incohérence politique de cette manifestation qui rassemblait côte à côte des membres de la jeunesse dorée Moscovite, des nationalistes radicaux, des antifascistes, ainsi que des libéraux et des communistes. Souhaiter le départ à la retraite de Vladimir Poutine n’est pas un programme politique, et quand à la tenue de nouvelles élections, on se demande en quoi elle concerne des dizaines de sous-groupuscules politiques non candidats à la représentation nationale.

Le 17 décembre le parti d’opposition libérale Iabloko a rassemblé quelques 1.500 partisans, alors que le meme jour qu’un millier de sympathisants du mouvement eurasien et du syndicat des citoyens russes (Профсоюз Граждан России) se réunissaient pour dénoncer les manipulations oranges et rappeler la nécessité d’un état fort. Le lendemain, le 18 décembre, ce sont près de 3.500 militants du parti Communiste qui se sont réunis. Le 10 décembre, lors de la grosse manifestation dopposition, l’un des leaders de l’opposition liberale, Mikhaïl Kassianov, avait affirmé que “Si aujourd’hui nous sommes 100.000, cela pourrait être 1.000.000 demain”. Celui ci a appelé à un printemps politique en Russie, un discours étrangement similaire à celui de l’excessif républicain John Mc Cain ces dernières semaines. Pour autant aucune marée humaine n’a déferlé dans les villes du pays, au grand dam de nombre de commentateurs occidentaux qui annonçaient déjà l’Armageddon en Russie, et c’est seulement une neige abondante qui a recouvert le pays le 24 décembre, jour de la manifestation unitaire.

Cette journée du 24 décembre n’aura finalement été un succès qu’a Moscou. En province, dans les autres villes de Russie, la mobilisation aura faibli par rapport aux rassemblements du 10 décembre. A Vladivostok, la manifestation a réuni 150 personnes, contre 450 le 10 décembre. A Novossibirsk 800 personnes ont défilé contre 3.000 le 10 décembre. A Tcheliabinsk dans l’Oural, les manifestants étaient moins de 500 contre 1.000 le 10 décembre, à Iekaterinbourg 800 personnes ont manifesté contre 1.000 le 10 décembre dernier. A Oufa, 200 manifestants se sont rassemblés, soit autant que le 10 décembre. Enfin 500 personnes ont défilé à Krasnoïarsk contre 700 le 10 décembre. Notons qu’à Saint-Pétersbourg, haut lieu de la contestation et bastion libéral en Russie, de 3 a 4.000 personnes ont défilé, contre près de 10.000 le 10 décembre dernier. (Sources : Ria-Novosti et Ridus.ru).

Dans la capitale le 24 décembre, 3 meetings différents ont eu lieu. 2.000 nationalistes du parti nationaliste Libéral-Démocrate de Vladimir Jirinovski, et 3.000 sympathisants du politologue Sergueï Kurginyan ont manifesté séparément pour répondre à la “peste orange”. Enfin et surtout dans ce qui est sans doute le plus gros meeting d’opposition de l’année, avenue Sakharov (photo), ce sont 40 à 50.000 personnes qui se sont rassemblées. La manifestation de Moscou s’est déroulée sans incidents notables, si ce n’est à la fin du meeting, quand des radicaux d’extrême droite ont tenté de monter sur la tribune en force, alors même que le leader ultra nationaliste Vladimir Tor (dirigeant du mouvement NazDems) avait pris la parole quelques minutes auparavant. On peut du reste se demander pourquoi les nombreux journalistes occidentaux présents n’ont pas relevé le fait que plusieurs milliers de jeunes nationalistes radicaux sifflaient ou criaient “russophobe” en direction de certains orateurs de diverses confessions et scandaient des slogans tels que: “les russes ethniques de l’avant”, ou “donnez la parole aux russes ethniques”. Un deux poids deux mesures pour le moins surprenant.

Dans le pays et donc surtout à Moscou, les rassemblements du 24 décembre ont tourné à la cacophonie politique totale. Les meetings ont de nouveau rassemblé toutes les composantes politiques les plus improbables, des nationalistes radicaux aux antifascistes, en passant par les libéraux, les staliniens, les activistes gays et lesbiennes ou quelques stars du Show Business russe. Plus surprenant, toujours lors de la manifestation de Moscou, la présence du milliardaire Prokhorov et de l’ancien ministre des finances Aleksei Koudrine, pourtant proche de Vladimir Poutine. Aleksei Koudrine a d’ailleurs pris la parole, ajoutant à la cacophonie ambiante et déclenchant un record de sifflements du public. Pour la première fois un député d’opposition très connu a mis le doigt sur cette désunion systémique de la soi disant opposition, en quittant la manifestation avant même de prendre la parole. Même son de cloche pour l’analyste politique Vitali Ivanov, pour qui l’opposition à Vladimir Poutine est une nébuleuse qui mène des conversations de cuisine.

La prochaine grande journée de manifestation devrait avoir lieu en févier, c’est à dire pendant le mois précédant l’élection présidentielle du 4 mars 2012. Pour autant, on imagine difficilement comment Vladimir Poutine ne serait pas réélu et tout d’abord au vu de la situation économique que connaît le pays. La croissance du PIB devrait frôler les 4,5% en 2011 et sans doute autant en 2012. Le taux de chômage est descendu à 6,3%, la dette du pays est faible, inférieure a 10% du PIB, et les réserves de change sont d’environ 500 milliards de Dollars. L’inflation est à la baisse, estimée pour cette année à 6,5% soit son plus faible niveau depuis 20 ans. La Russie est aujourd’hui la 10ieme économie du monde en produit intérieur brut nominal et la 6eme économie mondiale à parité de pouvoir d’achat. Selon les analyses du centre de recherche britannique CBER la Russie devrait être la 4ieme économie de la planète aux environ 2020.

Il est donc très difficile d’imaginer comment la personne jugée directement responsable de ce redressement économique par la majorité des citoyens pourrait ne pas être réélue. Bien sur il est plausible que la vague de mécontentement se reflète dans les scores de la présidentielle de mars 2012, et que Vladimir Poutine ne soit pas élu au premier tour avec 71% des voix, comme en 2004, ou avec 72% des voix, comme Dimitri Medvedev en 2008, dans une Russie en totale euphorie économique. Celui ci devra probablement envisager un score plus proche de celui de mars 2000 (Vladimir Poutine avait obtenu 52% des voix) voire se préparer à un second tour. Si tel est était le cas, il y affronterait probablement le candidat du parti communiste, Guennadi Ziouganov. Un choix cornélien pour les occidentaux, mais qui refléterait parfaitement la tendance électorale initiée par les dernières élections législatives russes qui ont vu les partis de gauche augmenter fortement leur poids électoral.

Alexandre Latsa

 

* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un “autre regard sur la Russie”. Il collabore également avec l’Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l’institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.

[box class=”info”] Source : RIA Novosti. [/box]

Crédit photo : Bogomolov.PL, licence CC.

“Rien que de bon voeux” par Michel Geffroy

Source : Polemia

Bonne Année à Goldman Sachs qui a gentiment fourni des dirigeants à la Grèce, à l’Italie, à l’Espagne et à la Banque centrale européenne, pour nous aider à mieux prendre en considération les intérêts des banques et des marchés.

Bonne Année à M. Trichet, aux directoires de la Banque centrale européenne et des banques centrales de la zone euro, qui ont bien mérité du Deutsche Mark.

Bonne Année à l’euro surévalué « qui nous rend plus forts », mais que les gouvernements européens nous disent qu’il faut maintenant secourir d’urgence.

Bonne Année à N. Sarkozy et A. Merkel qui décident de nouveaux traités limitant encore plus la souveraineté budgétaire des citoyens européens, mais sans les soumettre à référendum.

Bonne Année à tous les gouvernants européens qui veulent nous protéger des démons du protectionnisme : les travailleurs chinois et indiens les remercient chaleureusement.

Bonne Année à Liliane Bettencourt, à Maurice Lévy, à Louis Schweitzer, à Jean-Cyril Spinetta, à Frank Riboud et à tous les dirigeants qui ont souhaité au mois d’août dernier « l’instauration d’une contribution exceptionnelle qui toucherait les contribuables français les plus favorisés ». Leurs vœux seront exaucés au-delà de leurs espoirs puisqu’en 2012 nous paierons tous plus d’impôts, plus de taxes, ainsi que des tarifs et des péages plus élevés.

Bonne Année à tous les chômeurs, en particulier les jeunes : l’embellie est en vue car N. Sarkozy a convoqué un sommet sur l’emploi dans trois semaines.

Bonne Année aux inégalités sociales : elles vont continuer de prospérer avec la récession que nos gouvernants font tout pour écarter en réduisant les dépenses publiques et en augmentant les impôts et les taxes.

Bonne Année aux syndicats de cheminots, de la RATP, des contrôleurs aériens, des pilotes de ligne, des postiers, des gaziers et d’EDF et d’une façon générale à tous les « partenaires sociaux » : vous aurez certainement l’occasion en 2012 de « lutter » pour vos revendications catégorielles en prenant en otages comme d’habitude les salariés, les usagers et les banlieusards impuissants.

Bonne Année aux fabricants de caméras de vidéosurveillance, de radars et d’alcootests : le gouvernement a décidé d’en implanter de nouveaux et de rendre obligatoires ces derniers pour « améliorer notre sécurité », bien entendu.

Bonne Année à tous les délinquants et criminels récidivistes : les 5 millions de victimes annuelles de crimes et délits recensées en France par l’Observatoire de la délinquance et de la réponse pénale leur assureront une activité soutenue en 2012.

Bonne Année à ceux dont on ne parle jamais dans les médias : ceux qui profanent les églises, les tombes chrétiennes ou les cimetières militaires.

Bonne Année aux forces de police et de gendarmerie qui continuent d’arrêter – en évitant les « bavures » – ceux que les juges libèrent peu de temps après.

Bonne Année à tous ceux qui veulent venir en France nous faire profiter de leur extraordinaire savoir-faire ou nous enrichir de leurs magnifiques différences culturelles ou religieuses. Ils nous rejoindront bientôt puisque les syndicats, le patronat et les présidents d’université le réclament de concert aux pouvoirs publics, pour notre bien. Et bonne année à tous les « sans-papiers » : ils seront régularisés par circulaires une fois de plus, n’en doutons pas, en 2012.

Bonne Année à tous les Mohammed car ce serait le prénom le plus fréquemment inscrit à l’état civil à Oslo, à Bruxelles ou à Marseille.

Bonne Année à toutes les associations communautaires et « antiracistes » qui sont financées par le contribuable pour aider les étrangers qui contournent les lois de la République, pour promouvoir la discrimination à l’encontre des Français de souche ou pour réduire toujours plus notre liberté d’expression.

Bonne Année au Parlement qui vote toujours plus de lois mémorielles qui confient aux juges le pouvoir de dire ce qui doit être « historiquement correct » pour nous.

Bonne Année au Conseil constitutionnel et à la Cour européenne des droits de l’homme, qui mettent en tutelle le pouvoir législatif, c’est-à-dire notre souveraineté.

Bonne Année aux médias et aux agences de publicité : ils continueront en 2012 de nous fournir régulièrement en bobards et ils veilleront à ce que nos informations et nos pensées restent bien « politiquement correctes ».

Bonne Année aux Egyptiens, aux Tunisiens, aux Libyens, aux Afghans, aux Irakiens, aux Syriens, aux coptes et aux chrétiens du Nigéria : vous aurez bientôt le choix entre le chaos, la valise ou l’islamisme, mais avec les compliments des « libérateurs » occidentaux. Car, dieu merci, vous n’êtes pas protectionnistes !

Bonne Année à nos militaires morts aux ordres de l’OTAN et à leurs familles : vous serez honorés le 11 novembre à la place de vos grands-parents qui sont morts pour la France.

Bonne Année à Laurence Parisot qui nous souhaite une France métissée et qui se dévoue pour nous éviter de tomber dans un « piège bleu Marine ».

Mais surtout bonne année à tous les Français qui finiront par ouvrir les yeux et qui en tireront enfin les conséquences politiques en 2012 !

Michel Geoffroy
27/12/2011

Un musulman menace de mort une employé de la CAF

30/12/2011 – 20h00 PARIS (NOVOpress) –Décidément, les cas de violences ou de “grabuge” provoqués par des fondamentalistes musulmans se multiplient en France. Après l’histoire de la femme arrêtée en Burka au volant à Saint Brieuc ou encore de l’hôpital à Marseille la semaine dernière, c’est cette fois ci dans le 19ème arrondissement parisien qu’un incident s’est produit : Un musulman et sa femme de 23 ans, intégralement voilée; ont pénétré dans le CAF (caisse d’allocation familiale) et ont immédiatement refusé que cette dernière enlève son voile pour entrer dans les locaux. La responsable de l’agence a alors été jusqu’à négocier pour que la fondamentalise ne montre son visage qu’au guichet.  Le couple a tout d’abord refusé d’optempérer, puis le mari a insulté l’employé, avant de la menacer de mort tout en récitant des versets du Coran.

Suite à la plainte déposée par l’employée, une enquête de police a été ouverte et l’homme de 25 ans, se sachant recherché, s’est rendu de lui même au commissariat de police de l’arrondissement concerné, où il a été placé en garde à vue. L’enquête a révélé que l’homme était fiché par la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) en tant que membre de la mouvance islamiste radicale.

Dans les hôpitaux, comme dans les administrations ou dans les écoles, les employés risquent d’avoir de plus en plus de soucis à se faire. A moins que des nouvelles mesures “d’exception” soient prises en faveur de certaines communautés. Ou a moins, plus logiquement, que les politiques mettent tous les moyens en œuvre pour faire respecter l’État républicain .

Le mensuel de l’observatoire de l’islamisation : N°2

Le mensuel de l’observatoire de l’islamisation, qui a été lancé en Novembre, est sorti. Nous vous invitons à en découvrir le sommaire et à visionner la vidéo de présentation du numéro (ci-dessous)

Pour vous abonnez, rendez vous sur le site de l’observatoire de l’islamisation

Sommaire

 Le grand entretien

 Louis Chagnon : La conquête musulmane de l’Egypte (639-646).

Pages 2 à 9

Dossier du mois : Egypte

 > L’armée égyptienne mise sur les Frères Musulmans

 > Le scandale des « tests de virginité » dans l’armée

 > Ce qu’on enseigne vraiment  à l’université Al-Azhar (djihad, discriminations etc.)

 > Egypte: le salafisme à 25 %

Pages 10 à 16

 L’enquête du mois

 > Le Salon international du monde musulman à Paris. Le salafisme s’importe bien.

 Pages 17 à 23

 Maroc

> Abdelilah Benkirane dans le texte : un soutien indéfectible au Hamas

Pages 23-24

 Europe

> Focus sur l’islamisme en Grèce

Pages 25-26

Histoire

 > Sermon prononcé par Mgr Louis Pavy, évêque d’Alger en 1853. Quand l’Eglise condamnait l’islam.

 > Les combats de Mahomet. Synthèse pratique d’une série terroriste.

 Pages 27 à 35.

Vladimir Poutine et l’Europe

Vladimir Poutine- Crédit Presidential Press and Information Office, CC - partie

30/12/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine,  a qualifié de “projet paneuropéen” la construction du gazoduc South Stream devant acheminer le gaz russe vers l’Europe par le fond de la mer Noire. Il a par ailleurs remercié selon le journal Ria Novosti, lors d’une rencontre avec le ministre turc de l’Energie et des Ressources naturelles, Taner Yildiz, les autorités turques pour avoir donné leur accord à la construction d’une partie du gazoduc South Stream dans sa zone économique exclusive. Le projet South Stream associe le russe Gazprom, l’italien Eni, le français EDF et l’allemand BASF.

Un projet qui a vu le jour grâce à l’action, et ce au grand dam des Etats-Unis, de l’ancien premier ministre italien, Silvio Berlusconi. Dans un rapport “Eurasian Energy Security“, rédigé par Jeffrey Mankoff, spécialiste de la question auprès du think-tank mondialiste “Council of Foreign Relations“, Silvio Berlusconi était considéré comme un allié peu sûr des Etats-Unis et un acteur majeur du rapprochement entre l’Union Européenne et la Russie.

Un soldat afghan tue deux militaires français

29/12/2011 – 23h00
KABOUL (NOVOpress) –
Un sergent et un adjudant de la légion étrangère ont été tués par un soldat de l’armée nationale afghane (ANA). Depuis trois ans, les militaires français contribuent pourtant à la formation des forces afghanes, censées prendre le relais de l’Otan à la fin 2014…

Depuis dix ans, 78 soldats français ont été tués en Afghanistan. 2011 restera l’année la plus meurtrière avec 26 victimes dans les rangs de l’armée française. En juillet dernier, lors d’une visite médiatique à Kaboul, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il fallait « savoir finir une guerre »… avec le sang des soldats français pour un conflit étranger aux intérêts de la nation.

Photo : Armée afghane. Crédit photo : DVIDSHUB via Flickr, licence CC.

Bernard Lugan dépose plainte contre Bruno Julliard-Landau (PS)

28/12/11 – 12h00
PARIS (NOVOpress)
– Bernard Lugan tient à faire savoir qu’il vient de déposer plainte pour injure publique contre M. Bruno Julliard-Landau, membre du conseil de Paris, adjoint au maire de Paris chargé de la jeunesse et secrétaire à l’éducation du Parti socialiste.
Le mercredi 21 décembre 2011, dans l’émission Happy Hour présentée par M. Thierry Ardisson, M. Bruno Julliard-Landau a en effet traité Bernard Lugan de « raciste » et d’« antisémite ».
Pour mémoire, le 30 juin 2004, la Cour d’Appel de Lyon a condamné Bruno Julliard- Landau à payer à Bernard Lugan la somme de 4200 euros à titre d’amende, plus les frais de justice, pour l’avoir accusé de « négationnisme ».
Monsieur Julliard-Landau qui exerce de hautes responsabilités au Parti socialiste a dans cette affaire un comportement bien peu républicain. Lors de la même émission télévisée il a en effet déclaré qu’il considérait sa condamnation du 30 juin 2004 pour diffamation comme un honneur, insultant en cela l’institution judiciaire.

Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

27/12/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Après le maire de Nantes et le président de la région des Pays de la Loire, les seconds couteaux entrent à leur tour en action contre la perspective d’une réunification de la Bretagne…

Christophe Clergeau, représentant local du socialisme propret, n’est pas un habitué des envolées verbales. À 43 ans, ce secrétaire régional du PS qui cultive encore un air de gendre idéal est premier président du conseil régional des Pays de la Loire. Le conseil compte pas moins de quinze vice-présidents pour 93 membres, mais occuper la première place confère légitimement des espérances : le président actuel vient de fêter ses 71 ans.

L’homme semble avoir tout misé sur la région et sur le système. Il évite les élections où il se présenterait seul face aux citoyens et n’occupe qu’un poste d’élu municipal dans la banlieue nantaise. La fin des Pays de la Loire serait aussi celle de son plan de carrière.

Chargé de l’économie au sein du conseil régional bien qu’il n’ait jamais travaillé en entreprise et soit titulaire d’un DEA d’analyse des politiques publiques, il est plutôt familier du vocabulaire éco-techno : « projets innovants », « politiques de développement », « filières d’excellence », etc. Mais l’adoption de l’amendement Le Fur-de Rugy l’a évidemment mis hors de lui. « Cet amendement disparaîtra dans la suite de son examen au Parlement », assure-t-il dans son blog.  Pas trop sûr quand même de cette élimination annoncée, il embouche la même trompette standardisée que Jacques Auxiette et Jean-Marc Ayrault : interdiction de réunifier la Bretagne sans l’avis des Angevins, Manceaux et autres Vendéens. « Je ne peux me résoudre à cet écartèlement », écrit-il même, lui qui se résout fort bien à l’écartèlement de la Bretagne.

Mais cette première contradiction en amène bientôt une autre, plus amusante, en conclusion de son billet : « Je pense métissage et identités plurielles avant de penser appartenance, je crois être ainsi fidèle à mon combat et aux valeurs de la gauche ». Pourtant, si l’identité est son ennemie et le métissage son idéal, Christophe Clergeau ne redoute pas la consanguinité politique : fils de la députée de Nantes Marie-Françoise Clergeau, il n’a fait carrière qu’en politique, grâce au parti socialiste !

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Christophe Clergeau, qui fut brièvement chargé de cours à Rennes à l’occasion d’un doctorat inachevé, n’a pas que des adversaires en Bretagne. Un article de Louis Bouveron publié dans la soirée du 24 par l’Agence Bretagne Presse sous le titre « Christophe Clergeau, vice-roi des pays de Loire, donne la tête la première dans le sottisier » n’aura duré que la journée de Noël. Le 26 au matin, la page correspondante ne contenait plus que la mention : « Désolé, Cet article id=24356 n’existe plus! »…

Italie : CasaPound bientôt contraint à changer de nom ?

Italie : CasaPound bientôt contrainte à changer de nom ?

27/12/2011 – 08h30
ROME (NOVOpress) –
Sous les auspices de la Goldman Sachs au pouvoir, la gauche et l’extrême gauche italiennes poursuivent leur offensive contre CasaPound, en exploitant sans vergogne le crime d’un déséquilibré, qui avait tiré sur des marchands ambulants sénégalais à Florence avant de se suicider. Tous les procédés sont bons pour éliminer un des principaux môles de résistance au mondialisme.

Dernière trouvaille en date, la fille et héritière d’Ezra Pound, Mary de Rachewiltz, âgée de 86 ans, s’est persuadée – ou a été persuadée – de la nécessité d’engager une action judiciaire pour interdire à CasaPound d’utiliser le nom de son père. La grosse presse italienne a fait une intense publicité à cette initiative, à la suite de La Repubblica, qui prétend tirer son information du quotidien de gauche britannique hyper politiquement correct et à grandes prétentions intellectuelles, The Independent. On n’y trouve pourtant rien à ce propos, et il semble que le journaliste de La Repubblica ait tout simplement recopié de travers une dépêche ANSA, où la source était correctement indiquée comme The Guardian (un quotidien qui est grosso modo de mêmes tendances que The Independent, avec cette nuance qu’il est plus lié  historiquement au Parti travailliste). La confusion permet de juger du sérieux des journaux dits de référence comme La Repubblica.

Voici donc ce que rapporte The Guardian dans un article orné d’une photo de Sénégalais brandissant des pancartes (obligeamment fournies par l’extrême gauche ?) : « Massacre de Florence : Massacre raciste et fasciste : Fermer CasaPound »). Mary de Rachewiltz, « qui vit dans un château en montagne, au nord de l’Italie », aurait eu depuis deux ans l’intention d’agir pour empêcher CasaPound d’utiliser le nom de son père, mais aurait « redoublé ses efforts » après le drame de Florence. « Cela m’a terriblement affecté. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. J’ai fait mes études à Florence, ce qui rend cela encore plus pénible. » Selon Mme de Rachewiltz, « Pound n’était ni de gauche ni de droite ». L’octogénaire n’a manifestement pas lu le programme de CasaPound, qui récuse le clivage gauche-droite pour se définir comme d’ExtrêmeCentreHaut. Elle explique en revanche qu’elle « a vu des photos du leader de CasaPound avec le crâne rasé » et que « cela ne l’impressionne pas ».

Gianluca Iannone a précisé en réponse que l’action en justice de Mme de Rachewiltz remontait à il y a plus d’un an et que le procès aurait lieu à Rome en janvier. « De toute manière, a-t-il conclu, Casapound confirme son intérêt pour l’œuvre de l’écrivain, parce qu’Ezra Pound appartient à l’humanité et au patrimoine de tous ».

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

[box class=”info”] Par Aymeric Chauprade le 24 décembre 2011. [/box]

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie

J’interromps un long silence, volontaire je dois dire. La raison ? Une série de voyages, en Amérique Latine et dans le monde arabe, mais aussi la volonté de prendre du recul sur les nombreux événements qui ont fait l’actualité géopolitique récente. J’espère ne pas avoir trop déçu les lecteurs qui pouvaient légitimement attendre mes commentaires durant ces dernières semaines. Qu’ils se disent que dans notre société d’immédiateté et de bruit de fond, l’abstinence est parfois aussi un bienfait.

Le vote par l’Assemblée nationale française d’une loi visant à pénaliser la contestation du génocide arménien, me paraît être, pour quelqu’un qui se réclame de la realpolitik, un bon moment pour revenir au débat.

Chacun sait que je ne suis pas favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et cela pour une raison simple : non seulement les Turcs ne sont pas Européens, mais l’idée même d’Europe s’est en partie forgée dans l’opposition aux Turcs ottomans. Le monde turcophone est une aire culturelle qui dispose de ses propres critères de civilisation, et qui ne se limite pas à la différence religieuse avec les Européens. Et si j’étais méchant je dirais que comme je ne leur veux pas de mal, je n’ai aucune raison de leur souhaiter de monter à bord d’un bateau qui coule.

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

Pour autant, ni l’affection particulière que l’on peut avoir pour le peuple arménien, ni l’opposition à la candidature turque à l’Union européenne, ni l’hostilité de certains à l’AKP (le parti islamiste turc qui gouverne), ne doivent affaiblir notre sens du discernement.

J’ai noté, ces derniers temps, que chercher des querelles avec « l’ennemi musulman » était une pente à laquelle cédait facilement nombre de défenseurs des identité française et européenne. Quand on entre dans ce genre de logique, il convient d’observer une règle de bon sens qui consiste à se demander pour « qui roule-t-on vraiment ?». Il est évident que tout ce qui conduit à l’aggravation des relations entre les peuples européens d’un côté, les Iraniens, les Turcs et les Arabes de l’autre, sert les Américains et les Israéliens mais certainement pas les Européens. Que les choses soient dites clairement à ceux qui pensent qu’Huntington a la solution : nous ne règlerons pas le problème de l’immigration extra-européenne par la guerre avec le monde musulman.

Qu’il soit bien entendu ensuite que le réalisme (la realpolitik) ne signifie pas l’absence de valeurs ou le piétinement de celle-ci. J’établis une distinction entre les « Droits de l’Homme », fabrication révolutionnaire, et la liberté, valeur antique. La liberté, depuis la Grèce, Rome et la chevalerie européenne, est au cœur de ce qu’est l’identité de l’Europe. Les « Droits de l’Homme », droits abstraits d’un homme abstrait, n’ont, quant à eux, rien à voir avec la liberté, et bien au contraire ! C’est au nom des « Droits de l’Homme » que depuis deux siècles, une seule et même politique de Terreur est menée : celle qui terrorise les peuples et les prend pour cible davantage que leurs armées, autant dans la France de 1793, que dans le vieux Sud américain, l’Irak baasiste, la Serbie, la Libye, sans oublier Dresde et Cologne, Hiroshima et Nagasaki. Demain peut-être en Syrie et en Iran.

La realpolitik c’est d’abord le rejet de cette politique des « Droits de l’Homme » qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, n’a cessé de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères. La realpolitik c’est ensuite la première protection de l’idée de liberté, valeur essentielle de la civilisation européenne, qui, associée à l’exercice de la raison, est sans conteste le premier facteur du succès historique de l’Occident.

Les « Droits de l’Homme » sont en train de détruire ce que la liberté et la raison ont construit durant des siècles en Occident. Ils détruisent la puissance des Européens, annihilent leur capacité à établir le diagnostic lucide de leur véritable situation (soumission au mondialisme américain et invasion migratoire), et attisent le ressentiment des vieux peuples qui reviennent dans l’Histoire (Russes, Chinois, Indiens, Iraniens, Turcs…).

Je ne suis pas en train de contester la loi votée sur le génocide arménien au motif d’intérêts purement économiques qui seraient menacés et en m’asseyant sur mes principes. Je conteste cette mauvaise idée, parce qu’elle est, une fois de plus, le produit de l’aveuglement provoqué par la fiction des « Droits de l’Homme ».

Et plus cette fiction s’impose dans notre pays, au détriment de la realpolitik, plus la liberté recule.

Cela fait des années que la liberté d’investigation dans le champ de l’Histoire est fragilisée en France, qu’une politique de Terreur mémorielle règne sur notre pays, et que le débat est écarté au profit de la loi, surtout quand les vérités dominantes commencent à être menacées par des arguments « trop convaincants ».

Il n’est plus permis d’affirmer librement les conclusions de travaux scientifiques portant sur certaines périodes de l’Histoire (Deuxième Guerre mondiale et époque coloniale surtout) ; il n’est plus possible d’énoncer des faits et des chiffres qui établiraient un lien entre immigration et criminalité. Et, à la différence du monde-anglo-saxon, il n’est plus possible de travailler sur les différences génétiques et biologiques entre groupes ethniques et raciaux.

Ce n’est plus la science (sciences humaines et sciences exactes), ou du moins la résultante de ses libres débats, qui, chez nous, tend à énoncer la vérité, ce sont des dogmes idéologiques. Et quand ces dogmes faiblissent face à l’exercice de la raison, des lois viennent immédiatement à leur renfort pour empêcher la raison de progresser. Il existe un exemple consternant de cet effacement de la vérité scientifique, au profit de l’idéologie, un exemple qui normalement devrait réveiller les Français, ceci tout simplement parce qu’il frappe directement leurs enfants : la théorie du genre (la gender theory) qui postule que la différenciation sexuelle est le produit d’une détermination sociologique et non d’une détermination biologique, et qui est imposée à nos écoliers contre la vérité scientifique, et pas seulement contre les morales juive, chrétienne et musulmane, ou les sagesses asiatiques. Certes, les manuels d’histoire souffrent depuis bien longtemps d’une vision déformée de l’Histoire. Des médiévistes comme Régine Pernoud ou Jacques Heers se sont battus, à juste titre, contre l’image noire que l’enseignement républicain a donnée du Moyen-âge, un Moyen-âge version « Nom de la Rose », ramené aux dents pourries et à la peste, caricaturé à l’extrême pour mieux souligner la césure de la Renaissance, et surtout un Moyen-âge privé de sa dimension fondamentale : « l’enchantement » et la spiritualité. Ce qu’il y a d’essentiel dans le Moyen-âge – la puissance de la foi et l’enchantement du réel- est complètement passé à côté de nos écoliers. Comme la philosophie médiévale d’ailleurs, puisque notre enseignement de la philosophie saute allègrement de Platon à Helvétius.

Au-delà du seul Moyen-âge, et pour renforcer sa légitimité, la République n’a cessé d’inculquer à ses petits écoliers une vision manichéenne de l’Ancien Régime. Cette vision grossière et contraire à la vérité s’est étendue ensuite à l’époque coloniale, durant les trois dernières décennies, avant d’englober toute l’histoire de la civilisation européenne. Dans les derniers manuels d’histoire, ce qui a été grand est dominateur (Louis XIV, Napoléon) y est volontairement effacé au profit d’empires africains incertains. Mais ce qui est nouveau, c’est que les manuels de Sciences et vie sont maintenant également rattrapés par les dogmes de l’idéologie dominante. Le fait d’être un homme ou une femme est désormais aussi une construction sociologique, et par voie conséquence il devient légitime de pouvoir changer de sexe et de sexualité. Pour donner une légitimité au résultat de la démonstration, on a tordu les prémisses. Le contraire même de la démarche scientifique. Le sexe n’est plus un fait naturel qui s’impose à nous dès notre naissance. Il y a eu d’abord la négation des races, puis celle des nations ; il y a maintenant la négation des sexes. Et la loi est désormais chargée de nous faire entrer dans le crâne cette nouvelle religion mondialiste et ses dogmes si le conformisme n’y parvient naturellement.

La nouvelle religion a sa nouvelle histoire, laquelle est ponctuée de catastrophes incontournables, l’Holocauste des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, dans une moindre mesure celui des Arméniens, puis le « petit Holocauste » du 11 septembre. Certains holocaustes, mais pas tous quand même ! On n’imagine guère en effet nos députés votant une loi pénalisant la négation du génocide des Indiens d’Amérique lequel est au fondement pourtant de la création des… Etats-Unis d’Amérique, ou une loi visant à pénaliser la négation de la dispersion palestinienne en 1948 et 67. Il faut dire qu’il y a peu d’Indiens qui voteront à la prochaine élection présidentielle française. Peu de Palestiniens non plus, même s’il y a pourtant beaucoup d’Arabes. Le jour où la proportion de Français rendue à l’évidence deviendra trop importante, on peut s’attendre aussi à une loi pénalisant la contestation de la version officielle du 11 septembre.

Aujourd’hui en France, un universitaire est emprisonné (après avoir été détruit socialement) non parce qu’il a attaqué une banque, mais parce qu’il a osé contester des vérités historiques établies. A l’inverse, ceux qui martyrisent de façon quotidienne les Français (Français de souche ou nouveaux Français qui ont fait l’effort de le devenir), ceux qui les volent, les insultent, bousculent leurs Anciens, giflent leurs ados maigrichons et terrorisent leurs filles, ceux-là n’intéressent pas la représentation nationale. Non, pour nos députés, ce qui est essentiel, c’est de protéger la mémoire arménienne, comme ils ont cru protéger hier la mémoire juive. Manifestement, ils pensent avoir été élus pour ployer le genoux devant les minorités, plutôt que de s’occuper d’une masse de braves Français qui, inexplicablement, renouvelle leur mandat depuis plus trois décennies.

Je reviens à cette mauvaise idée de loi sur le génocide arménien.

1/ Ce débat doit rester celui des historiens. Les Parlementaires, dont l’immense majorité est ignare et n’a jamais lu un seul livre sur le sujet, n’ont pas à s’en mêler. Ils n’ont pas plus à légiférer sur la question arménienne, qu’ils n’avaient hier à légiférer sur les drames concentrationnaires de la Deuxième Guerre mondiale.

2/ Cette question appartient aux Arméniens et aux Turcs. Elle regarde la Turquie et non la France. Il ne faut pas venir se plaindre si les Turcs rétorquent en se penchant sur notre passé colonial. C’était tellement prévisible. Parler de l’Algérie pour les Turcs c’est à la fois semer la discorde chez nous, mais c’est aussi rehausser un peu plus le prestige de la Turquie dans le Maghreb.

3/ Puisqu’ils se déchaînent maintenant sur notre Histoire, j’avoue que les Turcs m’amuseraient davantage s’ils s’occupaient de légiférer sur la contestation du génocide des Vendéens. S’ils ne les connaissent pas encore, qu’ils se précipitent sur les ouvrages de l’historien français Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée. Ils y trouveront les textes de la Convention qui donnèrent l’ordre explicite d’éradiquer une population toute entière, hommes, femmes et enfants, parce qu’elle était, « ethniquement contre-révolutionnaire ». Ils y découvriront des massacres de grande ampleur qui ne furent pas le résultat de débordements de la part des exécutants, mais bien d’une politique criminelle planifiée au plus haut niveau, utilisant des méthodes préindustrielles (noyades de Carrier à Nantes) et la Terreur (tannage des peaux humaines, cannibalisme, nourrissons cuits dans des fours à pain) comme stratégie militaire.

J’imagine même combien il serait intéressant pour une élite turco-musulmane anti-kémaliste de découvrir combien leurs adversaires « jacobins » kémalistes doivent à cette Révolution française, qui fut aussi la matrice des grands totalitarismes du XXe siècle (bolchévisme et nazisme) et des grandes idéologies modernistes du monde musulman auxquels s’opposent islamistes turcs et Frères musulmans arabes !

Si nos gouvernants ont décidé de nous faire détester par des pays émergents qui comptent de plus en plus, comme le Mexique (avec l’affaire Cassez) ou la Turquie, qu’ils nous le disent clairement. De ce point de vue, les résultats engrangés durant l’année 2011 sont exceptionnels !

Le Maroc a interdit ce 24 décembre un numéro de L’Express figurant Mahomet. Début de scandale dans notre presse bienpensante. Et alors ? Nouvelle leçon de Droits de l’Homme à attendre ? Il ne suffit pas de la Tunisie, du Mexique, de la Turquie, il nous faut maintenant nous fâcher avec le Maroc ? Nous ne sommes pas en train de parler d’un titre de presse français sur le territoire français mais d’un titre français sur le territoire marocain. Les Marocains n’ont-ils pas le droit de faire ce qu’ils veulent chez eux ? Ils seraient donc obligés de distribuer L’Express ? Ils n’auraient pas le droit d’estimer que ce numéro peut constituer un trouble à l’ordre public ? Le PJD (parti islamiste) n’est-il pas encore assez fort (il gouverne) à nos yeux qu’il faudrait lui donner encore un coup de main ? Il y a un très bon historien du Maroc (je ne peux que recommander son excellente et tout récente Histoire du Maroc), Bernard Lugan qui ne doit pas en revenir en ce moment ! Il y a quelques jours, l’émission qu’il enregistrait pour I-Télévision avec Robert Ménard, afin de présenter un décapant essai « Décolonisez l’Afrique ! » (paru aux éditions Ellipses début décembre) a été purement et simplement censurée, c’est-à-dire enregistrée mais jamais diffusée. Nos amis marocains devraient poser la question à la France : si vous interdisez de parole votre plus grand historien de l’Afrique, pourquoi alors ne pourrions-nous pas (de temps en temps mais c’est tellement rare !) bloquer la distribution de l’un de vos titres de presse sur notre territoire ?

A la vitesse à laquelle la France multiplie les querelles, il faut maintenant se poser une question. La bêtise suffit-elle à tout expliquer ? Ou bien y-a-t-il une force plus profonde qui pousse dans cette direction ?

Aymeric Chauprade

[box class=”info”] Source : Carnet de bord d’Aymeric Chauprade. [/box]

Loi sur la négation du génocide arménien et vote communautaire

26/12/2011 – 10h00
PARIS (via le Bulletin de réinfo) –
Au‑delà de la judiciarisation de l’Histoire, cette loi cache les réalités du vote communautaire

A quelques mois de l’élection présidentielle, le vote de cette loi n’est pas anodin. Le président Nicolas Sarkozy cherche à complaire à l’importante communauté franco‑arménienne présente en France. Car à l’inverse de ce qu’il est rapporté dans les médias du système, il existe un vote communautaire, et il pèse lourdement sur les élections. A quelques mois de cette échéance cruciale, les candidats multiplient les danses du ventre auprès des différentes communautés. Le numéro 2 du Front national, Louis Alliot, est allé la semaine dernière draguer en Israël la communauté juive. Une communauté qui avait selon un journaliste israélien voté à 80 % pour le candidat Sarkozy en 2007. De son côté, le Parti socialiste n’est pas en reste, lui qui a misé depuis des années sur les Français d’origine afro‑maghrébines pour remplacer la désertion du vote ouvrier.

Malgré les différences sociales, les communautés votent de façon homogène

Toutes les études le montrent, le vote ethnique existe bel et bien. En 2007, 80 % des électeurs originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne avaient voté Ségolène Royal et quel que soit leur niveau socioprofessionnel. Un vote communautaire qui a été observé aussi chez la communauté antillaise. Un phénomène que l’on retrouve seulement chez les communautés extra‑européennes. Les descendants des populations européennes installées en France ont par exemple le même comportement électoral que le reste de la population.

Les hommes politiques regardent donc le poids électoral des communautés

Les hommes politiques savent très bien quel poids politique représente chaque communauté. Car il peut faire la différence notamment aux élections locales. Selon une étude citée par le journal « le Courrier de l’Atlas », les Français d’origine maghrébine représentent 4 % de l’électoral. Et du fait du morcellement ethnique, cet électorat peut peser très fortement sur les prochaines élections législatives. Pour la communauté franco‑arménienne c’est la même chose, elle peut faire la différence notamment dans le sud de la France et à Lyon. En tout cas, avec l’inflation du nombre de communautés en France, ira de pair une inflation des lois mémorielles.

Crédit photo : Richard Ying, licence CC.

Le scandale des subventions d’état – Comment le gouvernement gaspille votre argent

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 21 décembre reproduit avec son aimable autorisation.
Minute en kiosque ou sur Internet.[/box]

« Minute » s’est procuré un document devenu très difficile d’accès : le « Jaune des associations », document budgétaire où sont récapitulées toutes les subventions accordées par les ministères aux associations – y compris les plus fantaisistes. Le constat est accablant, les gaspillages invraisemblables, et les économies à réaliser, mirobolantes. Etat des lieux.

SOS racisme: 534000 euros… LICRA: 306500 euros… Act Up: 125000 euros… France terre d’asile: 602000 euros… Alliance israélite universelle : 280 000 euros… Haut conseil des Maliens de France (sic): 25000 euros… Et le jackpot pour l’AFTAM (association pour les foyers d’immigrés, créée par l’indigné Stéphane Hessel): 2,7 millions d’euros! C’est la crise, mais, de toute évidence, pas pour tout le monde, au vu de ces quelques exemples tirés de l’immense liste des associations subventionnées par l’Etat pour l’année 2010.

Etrangement, ces financements publics d’associations aux buts parfois discutables (4000 euros accordés à l’obscure « KJPF » pour la promotion de la langue « peuhl » à Mantes-la-Jolie!) sem blaient voués à rester discrets… En effet, chaque année, en annexe du projet de loi de Finances (PLF), est publié un document budgétaire appelé « le Jaune des associations » qui récapitule de manière extrêmement détaillée, ministère par ministère, « l’effort financier de l’Etat en faveur des associations » le PLF 2012 contient ainsi 3 tomes pour les subventions accordées en 2010 (ce qui, au passage, révèle que les députés prennent connaissance de cet arrosage associatif avec un décalage de deux ans!). Mais cette année – quel dommage! – le « Jaune des associations » n’était plus disponible à la Documentation française… Heureusement, « Minute » a pu mettre la main sur ce précieux rapport et en décortiquer pour vous les 1134 pages.

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

Le fromage des subventions d’Etat mis en coupe réglée

L’on y apprend ainsi qu’en 2010, plus de 18000 associations ont été arrosées par un ministère. Parmi elles, de nombreuses structures étrangères, qui prospèrent en France depuis que la loi Mauroy du 9 octobre 1981 ne soumet plus la constitution d’associations étrangères à l’autorisation du ministère de l’Intérieur. Mais ce qui saute vraiment aux yeux, c’est que le fromage des subventions d’Etat est totalement mis en coupe réglée puisque, au total, seul 1,5 % des associations se partagent la manne publique. Bonjour l’égalité!

Plus grave: de manière générale, pour les années passées, les animateurs de l’Observatoire des subventions ont établi que, compte tenu des subventions multiples parfois accordées par différents ministères à une seule organisation (LICRA, SOS Racisme…) 0,01 % des associations touchaient à elles seules 55 % des subventions publiques! On peut parier que rien n’a changé. Et, selon Benoîte Taffin, porte-parole de Contribuables associés, « les cinq associations les mieux dotées totalisent en moyenne 15 % de l’argent des contribuables ».

C’est que le système est drôlement bien fait: les financements au niveau des collectivités locales décentralisées (communes, conseils généraux ou régionaux) sont nombreux et permettent à des dizaines de milliers de petites associations d’avoir des aides ponctuelles qui, pour les grosses associations, s’ajoutent à celles de l’Etat. C’est le cas, en particulier, pour les associations dites « culturelles » et les lobbys anti-racistes, qui bénéficient de relais à tous les échelons de l’administration, multipliant les subsides.

Au total, en 2010, pratiquement 1,5 milliard a été accordé aux associations – pour 1,2 milliard en 2009, soit une augmentation de 21 %. Sur ce colossal magot, il y a de toute évidence de quoi faire de belles économies. Sans parler d’une meilleure utilisation de l’argent du contribuable!

Les subventions ministérielles : la « culture » au détriment de l’agriculture

Le premier tome du « Jaune » nous renseigne sur l’ensemble des fonds distribués par les différents ministères. Le ministère de la Culture a connu la plus forte augmentation en passant, de 2009 à 2010, de 123,8 millions d’euros de subventions allouées à 425,8 millions, soit une progression de… 243%! Jack Lang peut aller se rhabiller: Frédéric Mitterrand, ministre sarkozyste, n’a rien à lui envier.

Le ministère de l’Ecologie et du développement durable n’est pas loin derrière, passant, pour la même période, de presque 34 millions de subventions à 96, 5 millions, soit une augmentation de 184 %!

L’Education nationale progresse cahin-caha de 54 %, avec 87,5 millions d’euros gasp… – pardon! – alloués à diverses associations.

Les Affaires étrangère et européennes, en revanche, reculent de 63 %! Les crédits de ce ministère régalien lui permettaient encore de distribuer 74,9 millions de subventions en 2009: il n’y en avait plus que 27,5 millions en 2010. La francophonie est la première victime de cette coupe sombre, puisque les Alliances françaises à l’étranger disparaissent une à une. Mais il y a là une certaine logique, puisque Paris cède de plus en plus ses prérogatives à Bruxelles et qu’il existe même, désormais, des « ambassadeurs européens » Pourquoi se fatiguer à garder une représentation à l’étranger quand on délègue déjà tous ses pouvoirs à Bruxelles?

Autre perdants: les Français de l’étranger qui se retrouvent privés du soutien de la métropole. Mais au final, c’est toute la France qui y perd, puisque notre diaspora ne peut plus agir aussi efficacement que par le passé pour faire progresser les investissements nationaux ou soutenir les positions de Paris dans les milieux décideurs.

Autre ministère en déshérence, l’Agriculture, qui, déjà limité à 64,5 millions en 2009, recule encore de 21 %, pour tomber à seulement 50 millions de subventions.

Là encore, les chiffres montrent que ce secteur est totalement abandonné par un gouvernement appliquant sans discuter la politique agricole européenne.

Les services du premier ministre arrosent les copains

Les services du premier ministre, eux, font un bond en passant de 36,8 à 77,8 millions, soit une augmentation de 111 % des fonds accordés. Chaque année, ces « services », au titre de la « coordination du travail gouvernemental », subventionnent un certain nombre de fondations, de clubs politiques ou de « thinks-tanks » appartenant à l’Establishment et dirigés par des hiérarques de la classe politique.

En 2010, les services du Premier ministre ont ainsi octroyé, sur une enveloppe de 11,9 millions d’euros destinée à la « coordination du travail gouvernemental », la coquette somme de 7,7 millions à ces différents organismes, soit 64,91 % du total.

Parmi elles, on peut citer quelques structures très proches de l’UMP, telles l’association Georges Pompidou, qui touche 400000 euros; la Fondation Charles De Gaulle (1 million); la Fondation pour l’innovation politique (think-tank créé par l’industriel chiraco-sarkozyste Jérôme Monod, directement financé par l’UMP jusqu’en 2005, et actuellement dirigé par l’ultralibéral Dominique Reynié), qui récolte 1,2 million; ou la Fondation Prospective et innovation, dont le président est un certain Jean-Pierre Raffarin (320000 euros).

Les satellites du socialisme ont aussi un bel accès à la gamelle, avec, entre autres, la Fondation Jean Jaurès, présidée par le socialiste Pierre Mauroy (1,4 million); la Fondation Respublica de Jean-Pierre Chevènement (450000 euros); ou l’Institut François Mitterrand (350000 euros) Le parti communiste n’est pas oublié, avec 900000 eu ros accordés à la Fondation Gabriel Peri (« pour une meilleure compréhension de l’histoire du Parti communiste français ») présidée par Robert Hue!

S’étonnera-t-on de voir que le think tank Idées et Nations, présidé par Louis Aliot, n° 2 du Front national ne reçoit, lui, pas un centime de subvention publique?

Les associations « antiracistes » et pro-immigrées prospèrent

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

Marine Le Pen a justement dénoncé, récemment, la hausse « vertigineuse » des subventions d’Etat accordées aux associations dites « antiracistes », favorables à l’immigration ou supposées en gérer les conséquences sur notre sol. Les fonds alloués à ces organisations sont en effet passés de 1,2 milliard d’euros en 2009 à un minimum de 1,5 milliard en 2010 (le total est difficile à établir avec précision tant les faux nez de ces associations sont nombreux). La candidate du FN a notamment cité, entre autres, l’Assfam (service social et familial des migrants (239460 euros), le Centre national des Marocains de France (12000 euros), Profession banlieue (21000 euros), le Bondy blog (50000 euros), le Haut conseil des Maliens de France (25000 euros pour cet organisme strictement communautariste), France Terre d’Asile (602000 euros)… Notons que les collaborateurs de Marine Le Pen ont légèrement sous-estimé les subventions accordées à Ni Putes ni Soumises (288500 et non 276000 euros) et à SOS-Racisme (534000 euros et non 490 000).

A cette liste évidemment non exhaustive présentée par la candidate à la présidentielle, ajoutons les 416500 euros alloués à la LICRA; 20000 euros pour Fasti-Solidarité immigrés; 80739 pour la CIMADE, qui vient en aide aux immigrés illégaux; 130000 pour AFAVO Femmes africaines du Val d’Oise (sic). On trouve aussi des subsides accordés à des associations comme ELLER Visages pluriels de Turquie, dont le but est « d’entreprendre toute action ou toute intervention pouvant directement ou indirectement contribuer à l’intégration des personnes immigrées ou issues de l’immigration ». 1,2 million d’euros ont été accordés à la Fondation Femmes pour la Méditerranée, qui ne possède même pas de site Internet et dont l’activité réelle est, di sons, difficile à évaluer… Le site Net 1901, annuaire des associations de loi 1901 note d’ail leurs « qu’aucune actualité n’a été publiée pour cette association ». On peut donc légitimement se de mander ce qu’elle fait du pognon donné pour ses actions « à l’attention des femmes en Méditerranée et dans le monde arabe. »

Marine Le Pen a fort justement déclaré que ces « associations ont le droit d’exister » mais qu’elles ne devraient bénéficier d’aucune aide de l’Etat, vu leur soutien à l’immigration ou leur caractère « communautariste ». La présidente du FN estime que l’on pourrait, au strict minimum, économiser 500 millions d’euros ou les rediriger « vers des associations sportives, de sécurité civile, du troisième âge, du handicap ou de l’enfance ». Or, ce sont justement les grandes oubliées du concours d’arrosage public 2010!

En France, mieux vaut avoir le Sida que l’Alzheimer…

Prenons par exemple le palmarès des subventions du ministère de la Santé. Les sommes accordées pour lutter contre la maladie d’Alzheimer n’atteignent même pas 300000 euros (279000 exactement), alors que 855000 Français sont atteints par ce mal terrible et doivent dépenser, chaque mois, un minimum de 1000 euros pour payer leurs soins. Pire: 225000 nouveaux cas se déclarent chaque année et, d’ici 2020, si la recherche ne progresse pas, les projections estiment à 1,3 million le nombre de Français qui seront victimes d’Alzheimer.

En face, selon Sida Info service, 152000 personnes sont atteintes du Sida en France (dont près de la moitié sont des malades nés à l’étranger). A la louche, cela fait six fois moins que les victimes d’Alzheimer. Mais au total, les associations de lutte contre le Sida et le VIH ont touché 5,6 millions d’euros en 2010 – soit… 200 fois plus que celles qui luttent contre le fléau de la dégénérescence mentale!

Parmi ces organisations, se cachent en outre nombre d’organisations qui, sous couvert de lut te contre le sida, sont en fait de véritables lobbys homosexuels. Act up a ainsi reçu 125000 euros; les lesbiennes de Gaies, 640000! Sans parler, parce qu’on pourrait finir par s’énerver, d’«Unité réflexion action communautés Afrique », un bidule qui a raflé 30000 euros pour sensibiliser les Africains au VIH et « pour aider à appréhender certaines problématiques spécifiques des migrants originaires d’Afrique subsaharienne ».

Notons, pour la bonne bouche (ou plutôt la narine), que l’organisation Techno+ a touché 100000 euros pour « la promotion de la santé en milieu festif ». Autrement dit, avec l’argent public, cette assoce vient au secours de fêtards camés jusqu’au nez mais incapables d’assumer leurs c… jusqu’au bout. Le site Internet donne notamment de précieux conseils aux apprentis drogués: « Evite de prendre le volant (reste en vie, on t’aime!) et d’entreprendre une activité à responsabilité… ». Ou encore: « Prends garde à la désinhibition, mets une capote et pense au gel lubrifiant car les produits dessèchent! » Riez braves gens, mais pendant ce temps, des vieillards perdent leur dignité dans des hospices mal entretenus et des malades du cancer dépérissent, faute de moyens pour la recherche, dans les hôpitaux surchargés. Mais il faut bien faire la teuf sans tomber dans le « bad trip », comme dit Techno.

Culture et (dé)formation de la jeunesse…

La liste des gabegies étant extensible à loisir, voici, pour conclure, quelques perles ou comparaisons permettant de situer, de manière générale, où et comment part l’argent du contribuable. La jeunesse par exemple! L’Action catholique des enfants de Vendée a perçu la somme de 180 eu ros, tandis que le Club Léo Lagrange du 59, proche du parti communiste, en touchait, lui, 7390. Au niveau national, le FONJEP (fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire), lui aussi très marqué à gauche, récolte 6,3 millions d’euros. Les scouts et guides de France, eux, se sont contentés de 890000. Les scouts et guides d’Europe, plus « tradis », semblent n’avoir eu droit à rien du tout; ce qui n’est pas le cas, on s’en doute, des scouts musulmans (où, étrangement, il n’y a pas de guides…), qui touchent 257800 euros; les éclaireurs et éclaireuses israélites, moins nombreux, ont tout de même pu compter sur 73000 euros.

Terminons ce rapide tour d’horizon par la culture. Là encore, les choix de l’Etat en matière de subvention sont vite faits et se résument en un raccourci frappant: l’association Musiques et danses traditionnelles du Cantal, qui entretient la mémoire et les traditions régionales, a été généreusement soutenue à hauteur de… 300 euros. En revanche, Slam production (qui promeut une sorte de rap de cités) a perçu 68500 euros. Choisis ton camp, camarade!

Il ne faut plus gaspiller l’argent des Français !

Benoîte Tafin, de Contribuables associés, aime citer une déclaration de Nicolas Sarkozy, prononcée durant son discours de Nantes, en 2007: « Ne plus gaspiller un seul euro d’argent public, tel doit être l’idéal vers lequel nous devons tendre. […] C’est une question d’économie: nous n’avons plus les moyens de gaspiller, nous avons trop de déficits, nous avons trop de dettes. […] C’est aussi une question de morale : l’argent public, c’est l’argent des travailleurs, l’argent de ceux qui se donnent du mal pour gagner leur vie, qui ont du mal à gagner leurs fins de mois, du mal à loger leur famille et à élever leurs enfants en travaillant. Le moindre des respects qu’on leur doit, c’est de ne pas laisser gaspiller, de ne pas laisser détourner ce qu’ils ont si durement gagné. » A cinq mois de la fin de son mandat, Sarkozy nous a donné la preuve que, décidément, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Patrick Cousteau et Françoise Monestier

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 21 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

“Christmas in Eurabia” : une satire sur la capitulation des européens

“Tribal Update” est une émission israélienne de Latma TV qui s’inspire de “Saturday Night Live”, l’émission à sketches de la chaine américaine NBC. Il s’agit ici d’une parodie de chanson de Noël qui raille la capitulation des Européens (Anglais, Français et Norvégiens) devant l’islamisation de leurs pays.

L’amendement Le Fur/de Rugy donne des aigreurs aux oligarques « ligériens »

L’amendement Le Fur/de Rugy donne des aigreurs aux oligarques « ligériens »

23/12/2011 – 12h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Comme prévu l’adoption par l’Assemblée nationale d’un amendement permettant par voie de référendum de réunifier la Bretagne n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions. Très concernés, les oligarques socialistes de la région administrative des Pays de la Loire sont aussitôt montés au créneau pour dénoncer un texte susceptible de remettre en cause leur pouvoir.

Par la voix de son cabinet, le président de la région Pays de la Loire Jacques Auxiette (PS) s’est déclaré « surpris de cette initiative prise par des députés de gauche car il considère que cela fait diversion : pendant que l’on traitera de ce sujet, on ne traitera pas les vraies priorités dans la campagne électorale ». Oubliant que les populations concernées n’ont jamais été consultées lors de la création de la région des Pays de la Loire, le cabinet poursuit : « c’est un amendement contraire à l’idée qu’il se fait de la démocratie : comment modifier le contour d’un territoire sans demander leur avis à tous les habitants de ce territoire ? »

Même argumentation de la part de Jean-Marc Ayrault, le député maire socialiste de Nantes, qui a réagi en affirmant qu’« une consultation réservée à la région Bretagne et à la seule Loire-Atlantique n’est pas respectueuse des habitants des autres départements des Pays de Loire » (sic). Selon le conseiller spécial de François Hollande « nous ne pouvons faire fi des habitants de La Roche-sur-Yon, Cholet ou Angers -par exemple- avec lesquels nous entretenons des liens étroits. Nos destins sont liés. Dans un monde de plus en plus ouvert, où il faut savoir s’associer et s’allier, la collaboration a plus de sens que le rattachement ou la réunification ».

Point de vue évidemment différent de la part du président de la région administrative Bretagne, qui s’est réjoui dans un communiqué « de cette avancée significative ». Pour Jean-Yves Le Drian (PS), « depuis 1998, le conseil régional de Bretagne s’est toujours prononcé unanimement en faveur de la réunification de la Bretagne historique. Quatre voeux ont été votés en ce sens, le dernier datant de juin 2010 et demandant déjà l’organisation d’une consultation des populations concernées. Le vote de ce matin nous montre que les institutions peuvent parfois remettre l’Histoire en marche».

Position plus réservée du maire de Saint-Brieuc Bruno Joncour (MoDem), pour qui « la réunification de la Bretagne et de la Loire-Atlantique ne saurait être vue comme un règlement de compte historique ou un repli identitaire mais bien comme un enjeu de développement ». Pour ce membre du comité stratégique de la campagne de François Bayrou aux présidentielles, ce n’est pas le bon moment : « (il faut que) le débat engagé depuis plus de 10 ans soit poursuivi de manière approfondie et surtout apaisée ; il ne doit pas se transformer à 5 mois d’une échéance capitale pour notre pays en un concours électoraliste du ‘ meilleur’ réunificateur. »

Prémonitoire ?

Partisan de la réunification, Franck Louvrier, conseiller régional UMP des Pays de la Loire et surtout directeur du service communication de l’Elysée, s’est félicité de cet amendement. Dans un communiqué ce proche de Nicolas Sarkozy précise : « résolument favorable au rattachement de Nantes à la Bretagne et à la création d’un Grand Ouest (?), je me félicite de cette avancée que j’estime tout simplement démocratique. En effet, j’appelle de mes vœux une lecture plus cohérente de notre territoire et ce travail, ce sont les citoyens qui doivent le prendre en mains ».

Les réactions suscitées par la question de la réunification de la Bretagne et des moyens pour y parvenir témoignent, au-delà des clivages politiques traditionnels, de conceptions fondamentalement opposées sur des notions aussi essentielles que l’identité, le territoire ou la démocratie. Ainsi, dans un forum de discussion de l’Agence Bretagne Presse, Marc Le Fur- le co-auteur de l’amendement – écrit : « Je pense que M. AYRAULT est un homme de la mondialisation par la ville. Il ne « croit » pas à la dimension historique et culturelle de la Bretagne. Il y a deux écoles. Celle qui pense que des territoires à forte identité peuvent se développer de façon ouverte et dynamique. Celle qui pense que les territoires ne se définissent que comme une construction urbaine et péri-urbaine. C’est un vrai clivage parfois transpartisan. » Tout est dit.

Photo : Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette entourant Ségolène Royal : deux “Ligériens” farouchement opposés à la réunification de la Bretagne. Crédit photo : manuel via Flickr licence CC.