“Vitrifier l’Iran !”, Jacques Kupfer, co-président du Likoud mondial

"Vitrifier l'Iran !", Jacques Kupfer, co-président du Likoud mondial

11/03/2012 – 12h00
JÉRUSALEM (NOVOpress) –
Dans un récent article, “Vitrifier l’Iran” paru dans Israël7, Jacques Kupfer (photo), co-président du Likoud mondial et membre de l’exécutif de l’Organisation sioniste mondiale, énonce ce qui lui parait  une évidence : “L’Adolf de Téhéran” (comprendre Ahmadinedjad) est en train de se doter de l’arme nucléaire. Selon Kupfer, les sanctions économiques ont eu “l’effet d’une piqûre de moustique sur un missile blindé“, et si “un virus venu à point nommé et le taux de mortalité curieusement élevé parmi les ingénieurs iraniens  ont permis de ralentir la marche vers l’apocalypse islamique“, il ne saurait être question d’en rester là. Mais, toujours selon l’auteur, un bombardement classique par l’aviation israélienne des infrastructures nucléaires iraniennes n’est en rien la solution finale au danger mortel que représenterait le nucléaire iranien.

C’est donc tout naturellement que le co-président du Likoud mondial propose l’utilisation massive de l’arme atomique contre la République islamique. ” Après tout, précise Kupfer, vitrifier l’Iran serait dans la lignée de la destruction justifiée de Hambourg et Dresde aux mains des nazis, de la destruction d’Hiroshima et Nagasaki aux mains des alliés japonais du Reich.”

Dans l’article “Vitrifier l’Iran”  le co-président du Likoud mondial fait un “rêve” : “Si seulement l’Etat d’Israël avait la bombe atomique…“. Gageons que pour la quatrième puissance nucléaire du monde, ce rêve est déjà réalité.

La Libye, de la « libération » à la somalisation

La Libye, de la « libération » à la somalisation

Alors que les turbulences se poursuivent en Egypte et en Tunisie, où l’asphyxie du tourisme et le départ des investisseurs provoquent un chômage sans précédent, le risque (prévisible) de sécession de la Cyrénaïque remet la Libye au premier plan, affolant chancelleries et rédactions.

Le 8 mars était trompettée une excellente nouvelle : après « trente-trois ans » de total dévouement à un régime qu’il vient de découvrir « criminel », Abdo Hussameddine, vice-ministre syrien du Pétrole, choisissait de « rejoindre la révolution du peuple qui rejette l’injustice » et de reprendre ainsi « le droit chemin ». Cette miraculeuse conversion à la démocratie est aussi une inestimable prise de guerre pour les rebelles syriens réputés, par notre ministre Alain Juppé en particulier, incarner les droits de l’homme.

Mais cette sensationnelle annonce faisait bientôt place à une autre, beaucoup moins réjouissante pour les zélateurs des « printemps arabes » : l’éventualité de la « dislocation de la Libye », avec la proclamation unilatérale de l’autonomie de l’Est libyen par des dignitaires locaux, chefs de tribu et commandants de milice réunis à Benghazi – deuxième ville du pays et berceau de l’insurrection qui a renversé Muammar Kadhafi – devant des milliers de personnes qui les ont follement applaudis. Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, répliquait aussitôt à cette « provocation » par la menace de « recourir à la force » pour mater les « séparatistes ». S’il réprime la rébellion de ces derniers avec la vigueur d’un Bachar al-Assad, quel dilemme pour Nicolas Sarkozy qui, le 1er septembre à l’Elysée, et au nom des « Amis de la Libye » (dont le Britannique David Cameron, l’onusien Ban-Ki-Moon et l’émir du Katar), remettait au même Abdeljalil 15 milliards de dollars pour la « reconstruction de la Libye nouvelle » ! Un mirage exalté par tous les médias.

Un pays livré à des milices surarmées

Du coup, c’est l’affolement dans les rédactions. « Libye : l’autonomie de l’Est fait craindre une partition du pays », titrait Le Parisien, « Menace d‘une nouvelle guerre civile », s’inquiétait Libération, « Libérée de Kadhafi, la Libye s’enfonce dans le chaos », constatait avec tristesse Le Nouvel Observateur ; l’AFP évoquait un « risque de somalisation » et Le Point lui-même, où sévit Bernard-Henri Lévy, héraut de la « croisade » contre Kadhafi et tombeur du raïs, admettait par la plume de son correspondant Armin Arefi l’extrême gravité de la situation : « Ce devait être le grand succès international du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais la Libye post-Kadhafi semble inexorablement basculer dans l’impasse. L’annonce de l’autonomie de la région de Cyrénaïque a fait l’effet d’une bombe. » Les conséquences en seront d’autant plus graves et plus sanglantes que, depuis la révolution, la Libye souffre d’un « fléau » : « l’abondance d’armes en libre circulation à travers le pays ». Ces armes, fournies notamment par les « officiers de liaison » français envoyés par Paris, avaient été « confiées aux rebelles organisés en milices pour se débarrasser de Muammar Kadhafi ». Las ! Les milices sont désormais « hors de contrôle » et, selon le diplomate français Patrick Haimzadeh cité par l’hebdomadaire de François Pinault, il n’est donc pas exclu que les autonomistes de Benghazi « aillent à l’affrontement avec le gouvernement central, en cas de refus », tant ils sont convaincus que « la révolution a été déviée » et qu’elle leur a été confisquée par Tripoli.

Conclusion de Armin Arefi : « Si le candidat Nicolas Sarkozy peut se targuer d’avoir évité le bain de sang que promettait Muammar Kadhafi à Benghazi, il semble bien moins se soucier aujourd’hui du sort d’un pays miné par les intérêts personnels et les rivalités, tant régionales que tribales […] Nicolas Sarkozy s’attendait à une guerre pliée en une semaine, car il ne connaissait pas la société libyenne. Or on ne change pas une culture politique en quelques mois. Cette situation va durer au moins dix ans. »

« Silence médiatique » malgré le tocsin

Mais qu’importait, sans doute, aux yeux du président-candidat ! « Le temps où les caméras, appareils photo et plumes du monde entier informaient non-stop sur la Libye paraît bien loin. La Libye est retournée au silence médiatique. Les regards se sont tournés vers la révolution suivante, en Syrie », commentait de son côté Gaël Cogné sur France TV Info, grand service de « l’actu en continu » lancé en fanfare le 14 novembre dernier par le géant France Télévisions, avec l’ambition d’être « la première plateforme d’informations en temps réel du service public », alimentée par les multiples rédactions de la télévision d’Etat.

Evoquant les cent cinquante tribus composant la société libyenne et agitées de violents antagonismes, Gaël Cogné écrit benoîtement que « ces divisions ne sont pas une surprise ».
Eh bien si, c’en est une, et de taille pour le bon peuple, qui a financé de ses deniers durement gagnés une intervention militaire (au coût exorbitant en ces temps de crise : plus de 350 millions d’euros, estimait L’Express du 28/09/2011) mais dont on lui avait juré qu’elle procurerait un avenir radieux au peuple libyen et, à la France, un marché du siècle : « A ceux qui parlent d’argent, je fais remarquer que c’est aussi un investissement sur l’avenir », avait osé déclarer un mois plus tôt notre inénarrable ministre des Affaires étrangères au quotidien Le Parisien (du 27/8/2011). Un investissement bien compromis par les événements actuels.

Pourtant, les mises en garde n’avaient pas manqué. Le fils du colonel Kadhafi, Seif Al-Islam, avait prédit dès les premiers temps de l’insurrection que les tensions entre tribus « pourraient causer des guerres civiles ». Une mise en garde avait été lancée d’emblée par Polémia qui, sur son site, avait multiplié les alertes (1) dans des articles où était clairement souligné le risque de « partition » du pays, à partir des travaux de Bernard Lugan. Dès le 13 mars 2011, le célèbre africaniste avait déploré qu’ « en écoutant BHL et non les spécialistes de la région, le président Sarkozy ait involontairement redonné vie au plan Bevin-Sforza rejeté par les Nations unies en 1949 ». Et Lugan d’expliquer : « Ce plan proposait la création de deux Etats, la Tripolitaine, qui dispose aujourd’hui de l’essentiel des réserves gazières, et la Cyrénaïque, qui produit l’essentiel du pétrole. Voilà donc la première étape de ce plan oublié désormais réalisée avec la reconnaissance par la France, suivie par l’UE, du gouvernement insurrectionnel de la Cyrénaïque… Deux Etats existent donc sur les ruines de la défunte Libye : la Cyrénaïque – provisoirement ? – aux mains des insurgés, et la Tripolitaine. C’est à partir de cette donnée qu’il convient d’analyser la situation, tout le reste n’étant une fois encore que stérile bavardage, vaine gesticulation et soumission à la dictature de l’émotionnel. »

La fidélité de BHL… à Israël

Mais qui avait écouté Lugan (2) parmi les innombrables « spécialistes » de France Télévisions et des autres médias qui nous affirment aujourd’hui assister « sans surprise » aux déchirements libyens ?

Le seul qui ait eu alors droit à la parole était M. Lévy, promu par le chef de l’Etat véritable ministre en exercice des Affaires étrangères et de la Guerre (et même des Finances puisqu’il nous fit attribuer en juin dernier une première aide de 290 millions d’euros à ses protégés du Conseil national de transition) alors qu’on sait aujourd’hui qu’il n’agissait nullement au profit de la France. Au contraire. Dans l’affaire de Libye, « J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël », devait-il proclamer fièrement le 20 novembre devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui tenait à Paris sa première convention nationale – voir le « Billet » de Polémia du 22/11/2011. Allez savoir pourquoi, cette brûlante profession de foi (et d’allégeance à un Etat étranger) fut occultée… comme l’avaient été les risques de notre interventionnisme en Libye, et les fruits amers qu’il ne manquerait pas de porter, en commençant par l’éclatement du pays prétendument libéré – avec la vague migratoire et la réaction islamiste que cela ne manquera pas de susciter. Ce n’est du reste pas un hasard si, sans doute informés des intentions des « séparatistes » de Benghazi, les barbus libyens, déjà très influents au sein du CNT, avaient créé le 3 mars le parti Justice et Construction présidé par Mohammed Sawane, représentant des Frères musulmans… et farouchement opposé à l’autonomie de la Cyrénaïque, qu’il considère selon Armin Arefi comme « une première étape avant la scission totale de la région ».

Une dislocation organisée

Mais la « dislocation géopolitique mondiale » ne fut-elle pas l’objectif de l’OTAN en Libye, comme le soulignait ici même Xavière Jardez le 9 août 2011 en commentant un rapport du Laboratoire européen d’anticipation politique (LEAP), think-tank monégasque dirigé par Franck Biancheri (3)? L’entreprise était alors menée par Washington, le Katar se chargeant d’une partie du financement et de la mise en scène médiatique, celle de la « libération » de Tripoli par exemple. Or, simple hasard, cet émirat pétrolier serait aujourd’hui très actif auprès des autonomistes de Benghazi.

Evoquant la campagne de l’OTAN, X. Jardez écrivait : « On demanda à l’opinion publique d’approuver, non de penser. » Et voilà cette opinion frappée de stupéfaction quand elle apprend que le pays qu’on lui avait dit arraché à la tyrannie et à la barbarie risque de connaître l’épouvantable destin de la Somalie, livrée à des factions se livrant une guerre inexpiable et redevenue un repaire des pirates. Ce que furent, soit dit en passant, la côte des Syrtes et celle de la Cyrénaïque pendant des siècles.

Camille Galic
9/03/2012

Notes

(1) Voir entre autres les articles sur Polémia

(2) Une interview par Robert Ménard fut déprogrammée en catastrophe fin décembre dernier par la chaîne itélé car elle n’était pas « dans la ligne » – voir http://www.polemia.com/article.php?id=4408
(3)
Opérations militaires de l’OTAN en Libye : accélérateur d’une dislocation géopolitique mondiale ?

Image : Lors d’une conférence de presse, mardi 6 mars à Tripoli, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil a accusé «des pays arabes, frères» de financer la sédition.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Assises « La France en danger » : retransmission en direct samedi 10 mars à partir de 9h

Assises « La France en danger » : retransmission en direct samedi 10 mars à partir de 9h

Ce samedi 10 mars, de 9h à 19h, se tiennent les assises “La France en danger”, à l’espace Charenton, à Paris. Elles sont organisées par l’association Nationalité Citoyenneté Identité.

Au programme de la journée :

Matin :
– Interventions de Catherine Blein (présidente de l’association organisatrice), de Pierre Cassen (Riposte Laïque), de Filip Dewinter (Vlaams Belang) et de Javier Portella (Il Manifiesto).
– Table ronde animée par Philippe Conrad avec Yvan Blot (Démocratie Directe), Guy Rachet (écrivain) et Guillaume de Thieulloy (Nouvelles de France, Les 4 vérités).

Après-midi :
– Interventions de Catherine Blein, d’Yves-Marie Laulan, de Gérard Dussouy, de Jared Taylor (American Renaissance) et de Fabrice Robert (Bloc Identitaire).
– Table ronde animée par Jean-Yves Le Gallou (fondation Polémia) avec Marc Rousset, Jan-Paul Gourevitch et Henry de Lesquen (Club de l’Horloge).

Pour tout renseignement, visitez le site internet de l‘association Nationalité Citoyenneté Identité, ou écrivez à l’association sur nationalite.nci@gmail.com .

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Nathalie Arthaud en meeting à Nantes : l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous

Nathalie Arthaud en meeting à Nantes : l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous

08/03/2012 – 12h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière, était à Nantes mardi pour présenter son programme. Alors que les sondages la concernant restent désespérément proches de zéro, celle qui a succédé à la célébrissime Arlette a obtenu sans difficulté ses cinq cents parrainages. Preuve, s’il en était besoin, de sa parfaite intégration dans un système qu’elle prétend dénoncer.

300 personnes environ avaient fait le déplacement mardi soir à la Manufacture des tabacs pour entendre la candidate du mouvement trotskyste. Majoritairement « de souche », assez jeune, plus féminine que la plupart du temps lors des réunions électorales, la salle fût « chauffée », si l’on peut dire, par Eddy Le Beller, un nazairien qui dressa un sombre tableau de la situation économique et sociale locale.

La dernière communiste ?

Nathalie lui succéda et marqua aussitôt sa différence avec Arlette en complétant le légendaire « travailleuses, travailleurs » par un chaleureux et souriant « camarades et amis ». Une révolution. Ce sera bien la seule.

Après avoir affirmé être le seul candidat « communiste » et rappelé que son combat est celui de la lutte des classes, elle brocarda ses concurrents, réservant l’essentiel de ses flèches à François Hollande (« Il ne fera rien pour les travailleurs ») et Jean-Luc Mélenchon (« C’est la cinquième roue du carrosse socialiste ») qui ne sont, selon elle, que « des serviteurs du pouvoir bourgeois ». Marine Le Pen ne fut pas oubliée, qualifiée pour sa part de « poison pour les travailleurs ». Un poison qui, vu la cote élevée de la candidate du FN dans les milieux populaires, semble effectivement assez redoutable.

Sans surprise, la lutte des classes est au cœur de sa position sur l’immigration. Marquant une fidélité sans faille au vieux slogan communiste « sans patries ni frontières » – qui convient aussi fort bien aux partisans de la mondialisation libérale – Madame Arthaud estime que tout immigré, légal ou non, doit bien sûr avoir le droit de vote à toutes les élections. Contrairement à ses concurrents de gauche – qui sont du même avis mais n’osent l’avouer publiquement – sa position a au moins le mérite de la franchise.

Parmi les propositions originales, elle demande la suppression de la TVA et de l’impôt sur le revenu du travail pour ne garder qu’une fiscalité sur les revenus financiers et le capital. La candidate trotskyste propose de régler la question du manque de logement par la création d’une société publique de construction. Curieusement, à aucun moment elle ne parlera de la nationalisation des entreprises, affirmant seulement ne pas respecter le droit de propriété.

Son intervention se conclura par un appel à la mobilisation sur le terrain après les élections, afin d’arracher des améliorations pour les travailleurs à la bourgeoisie. Consciente de son faible impact électoral, Nathalie Arthaud profite en réalité de la campagne électorale pour tenter de recruter des militants et renforcer Lutte Ouvrière.

Symptomatique d’un public guère enthousiaste, un militant, après avoir rappelé qu’il était sur le terrain depuis des années, lui demandera à la fin de la réunion quel en est le résultat… en dehors de se faire matraquer par la police. Manifestement, le beau temps des illusions communistes semble bien appartenir à un passé révolu.

Crédit photo : fepasma, licence cc.

[Tribune libre] Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Bonne nouvelle : les instances européennes ont été obligées de reconnaître le statut de parti politique de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, dirigée par le Français Bruno Gollnisch.

Cette formation a reçu une dotation de 300 000 euros pour l’année 2012, afin de valoriser les idées patriotiques au niveau européen.

L’information est passée relativement inaperçue : lors de la session plénière du Parlement européen de la semaine du 13 février 2012, les instances européennes ont reconnu le statut de « parti politique au niveau européen » à l’AEMN (Alliance européenne des mouvements nationaux), présidée par le député européen du FN Bruno Gollnisch. Ceci, car elle est parvenue à atteindre le quota nécessaire d’élus de plusieurs Etats membres de l’Union. Bonne nouvelle : elle recevra désormais une dotation annuelle de près de 300 000 euros !

Il ne faut toutefois pas confondre un groupe parlementaire au Parlement européen (les élus FN y siègent actuellement comme non-inscrits) avec un parti politique européen, qui peut regrouper des formations politiques, des élus européens, nationaux ou régionaux. Les financements obtenus par un parti politique au niveau européen ne peuvent en aucun cas servir à financer les partis nationaux qui les constituent, mais uniquement à diffuser en Europe les idées et programmes de ce parti.

Cette petite victoire a principalement été obtenue grâce à la persévérance de Bruno Gollnisch, de Béla Kovács, député européen et responsable des affaires extérieures du parti populiste hongrois Jobbik, trésorier de l’AEMN, et de Nick Griffin, député européen et président du British National Party (BNP).

Les européistes grincent des dents

L’AEMN a été constituée à Budapest le 24 octobre 2009, lors du congrès du Jobbik. Elle rassemble principalement le FN, le Jobbik, le BNP, ainsi que plusieurs petits partis nationalistes en Europe (tels Fiamma Tricolore en Italie, l’ex-FN belge ou le parti nationaliste ukrainien Svoboda).

L’association AEMN a ensuite été constituée de façon informelle à Strasbourg, en tant qu’association de droit local alsacien-mosellan, mais n’a pas su remplir, entre 2009 et 2011, les critères nécessaires à sa reconnaissance par les instances européennes. L’adhésion d’un député lituanien a toutefois permis de franchir les critères nécessaires pour l’année 2012.

Début 2011, après son accession à la présidence de son parti, Marine Le Pen a toutefois quitté l’AEMN, pour mettre en œuvre une stratégie européenne différente et se rapprocher des partis qui sont davantage dans la mouvance « populiste », tels le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang flamand ou la Lega Nord italienne.

En tout état de cause, ce n’est pas avec le sourire que les dirigeants européens se sont vus contraints d’entériner la reconnaissance de l’AEMN. Le député socialiste britannique (d’origine indienne) Claude Moraes a tout simplement appelé au boycott de cette formation ! Quant à Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement, il s’est publiquement inquiété du fait que les différents partis qui constituent cette alliance coopèrent entre eux (bigre ! Des élus de même sensibilité politique coopérant entre eux !) et qu’ils constituent une plateforme commune en vue des élections européennes de 2014.

La troisième force européenne

Bruno Gollnisch peut cependant rassurer ces esprits frileux, contrairement à ce que l’on pouvait supposer, il ne sera pas question de coalition européenne : « Nous sommes des nationaux conséquents et chacun dans son pays a vocation à être souverain. La dénomination “parti politique européen” peut être trompeuse, mais nous sommes surtout une alliance de patriotes et de souverainistes ». Quant aux fonds alloués pour l’année 2012, « ils seront principalement utilisés pour l’organisation de colloques et l’ouverture de sites Internet d’information sur les ravages du mondialisme sur nos identités. Nous voulons aussi lutter contre la diabolisation dont nous sommes l’objet. Nous tiendrons une réunion, début mars, pour décider de la façon dont nous ferons usage de ces fonds ». Quant aux critiques du vice-président McMillan, « le véritable scandale n’est pas que nous récupérions quelques miettes des subventions accordées aux partis politiques européens, mais que certains prétendent en avoir le monopole : le Parti populaire européen touche près de 6 millions d’euros annuellement, et le Parti socialiste européen près de 5 millions ! »

Gollnisch regrette également que l’ensemble des élus et des formations anti-mondialistes, souverainistes et populistes ne coopèrent pas ensemble : « Nous pourrions alors constituer la troisième force politique européenne, après les chrétiens-démocrates – qui n’ont de chrétien que leur nom –, les socialistes et devant les libéraux ».

L’accession au statut de parti politique européen de l’AEMN marque en tout cas une nouvelle étape de la contestation souverainiste qui grandit au sein des élus européens. En effet, depuis 2009, on trouve à la droite du PPE deux groupes parlementaires au Parlement européen : les Conservateurs et réformistes européens, constitués principalement des partis conservateurs britannique et tchèque ; le Groupe Europe libertés démocratie dans lequel on retrouve la Lega Nord, le LAOS grec, ou le MPF de Philippe de Villiers. Et en périphérie, plusieurs partis politiques, dont désormais l’AEMN. Au vu des évolutions politique et économique actuelles et à venir, cette dernière tendance pourrait se renforcer considérablement lors du scrutin européen de 2014.

Philippe Derricks

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Photo en Une : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

05/03/12 – 16h20
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) –
C’est aujourd’hui que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, doit rencontrer le président des Etats‑Unis Barack Obama. La question iranienne devrait tenir une place particulièrement importante dans l’ordre du jour de cette réunion.

De fait, la menace d’une attaque préventive d’Israël contre l’Iran est plus que jamais d’actualité.

Quels sont les risques qui pèsent réellement contre l’Etat hébreux ?

Ils sont assez difficiles à évaluer. Toutefois, Washington considère que Téhéran n’est pas encore en mesure de produire des armes nucléaires. Un constat qui n’est pas partagé par le gouvernement israélien qui pense pour sa part que « l’Iran continue à avancer rapidement et avec arrogance dans son programme nucléaire ».

Que peut‑on penser de l’engagement des Etats‑Unis au côté d’Israël ?

Alors qu’il bat la campagne pour récolter des fonds pour la prochaine élection présidentielle, Barack Obama n’a pas hésité à qualifier jeudi de « sacro‑saint » le soutien de son pays à Israël. Rappelons que depuis 2008 toutes les tentatives du président américain pour pacifier le Moyen‑Orient se sont soldées par des échecs retentissants.

Y a‑t‑il des liens entre ces tensions grandissantes et les autres conflits en cours au Moyen‑Orient ?

La Syrie théâtre d’une guerre civile sanglante en ce moment même est effectivement l’un des principaux alliés de l’Iran. L’incapacité des diplomates en poste à l’Organisation des Nations Unies pour trouver une issue à ce conflit pose question. Les alliés d’Israël, au premier rang desquels figurent les Etats‑Unis, pourraient avoir intérêt à laisser la situation pourrir, faute de mieux, pour mieux isoler l’Iran.

Aujourd’hui, les risques d’embrasement sont bien réels, avec toutes les conséquences possibles.

Photo : Barack Obama et Netanyahu à la Maison Blanche en 2009. Crédit photo : Executive Office of the President, domaine public.

Nicolas Sarkozy : La République est-elle « submergée par une immigration incontrôlée » ?

Nicolas Sarkozy : La République est-elle « submergée par une immigration incontrôlée » ?

05/03/2012 – 08h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
Les clins d’œil envers l’électorat du Front national se multiplient. Après la dernière sortie du ministre de l’intérieur, Claude Guéant, associant immigration et insécurité, c’est le président de la République qui a poursuivi cette stratégie samedi à Bordeaux devant près de 8000 personnes.

Oubliant qu’il y avait été favorable, Nicolas Sarközy a déclaré que « donner le droit de vote aux étrangers, (…) c’est porter atteinte à la République, parce que c’est ouvrir la voie au vote communautaire ».

Récupérant la dernière proposition de Marine Le Pen sur l’étiquetage halal, le président de la République souhaite étiqueter la viande selon les méthodes d’abattage. Rompant avec le politiquement correct (ce qui a du faire frémir Alain Juppé, maire de Bordeaux), celui-ci s’est inquiété des vagues migratoires qui mettent depuis des années notre identité en danger : « La République ne peut accueillir dignement que si elle n’est pas submergée par une immigration incontrôlée (…) l’immigration peut être aussi un problème ».

Si les propositions du candidat ont soulevé l’enthousiasme des militants UMP, le décalage entre ses nouvelles promesses et son bilan est pourtant criant. Pourquoi Nicolas Sarközy ferait lors de son hypothétique prochain quinquennat, ce qu’il n’a pas voulu faire lors du premier ?

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient » avait déclaré Charles Pasqua il y a quelques années. Il n’est pas évident que les Français, « cocus » depuis cinq ans, lui repassent la bague au doigt !

Crédit photo : DR.

Christian Vanneste : « Le lobby homosexuel a installé une forme de totalitarisme dans notre pays »

Christian Vanneste : « Le lobby homosexuel a installé une forme de totalitarisme dans notre pays »

Article de “Monde & Vie” du 3 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation.

[box class=”info”] Député du Nord, Christian Vanneste s’est retrouvé au cœur d’une nouvelle polémique déclenchée par le lobby homosexuel autour de ses propos. Il s’explique pour Monde & Vie. [/box]

 

[question]M&V: Christian Vanneste, pouvez-vous rappeler les faits qui vous ont valu d’être au centre d’une nouvelle polémique ?[/question]

Christian Vanneste : le site Internet catholique Liberté politique a mis en ligne une vidéo dans laquelle j’abordais deux sujets : d’une part, ma proposition de loi visant à lutter contre la pornographie sur Internet, à laquelle les mineurs ont trop facilement accès ; et d’autre part, le mariage entre personnes de même sexe. J’y expliquais pourquoi les sondages montrent une évolution de l’opinion publique en faveur de ce type d’union et j’en créditais la puissance médiatique du lobby « gay », qui désinforme les Français. Je prenais pour exemple la déportation des homosexuels, en précisant qu’elle a existé en Allemagne, mais pas en France, sauf dans les trois départements d’Alsace-Lorraine-Moselle alors rattachés au Reich. Pourtant, beaucoup de nos concitoyens sont convaincus du contraire. J’ai rapporté ces faits pour étayer mes propos, sans porter de jugement de valeur.

Cette vidéo était en ligne depuis plusieurs jours lorsqu’elle a été communiquée à Europe 1 – comme par hasard, la veille du jour où Nicolas Sarkozy allait présenter sa candidature… Ce matin-là, j’étais aux funérailles d’un ami cher.

En sortant de la messe, j’ai trouvé sur mon téléphone mobile de nombreux messages de journaux, m’informant des sévères condamnations émises à mon encontre par la presque totalité des responsables UMP, un grand nombre de ministres et même mes amis de la droite populaire. Ces condamnations reposaient sur une information inexacte – probablement diffusée par le lobby homosexuel interne à l’UMP, Gaylib –, selon laquelle j’aurais nié la déportation des homosexuels, ce que j’ai rectifié l’après-midi même par un communiqué. Alors que la polémique enflait, Serge Klarsfeld a confirmé mes dires, ce qui aurait dû la dégonfler; cependant, le soir-même, le président de la République enfonçait le clou en m’accusant d’homophobie. J’avais pourtant adressé à l’Elysée – manifestement sans résultat – un communiqué dans lequel je condamnais évidemment la déportation et rappelais que, si je suis résolument hostile à l’institutionnalisation du comportement homosexuel, je n’éprouve aucune animosité à l’encontre des personnes.

[question]Quelle est votre position à l’égard du mariage homosexuel ?[/question]

Elle est claire et n’a jamais varié. La vie sexuelle ressort de la sphère privée, pas de la sphère politique. Dans l’intimité, chacun fait ce qu’il veut; en revanche, je suis opposé au mariage de personnes de même sexe, à l’adoption par les homosexuels, au Pacs et même à ce que des avantages fiscaux soient octroyés aux pacsés au même titre qu’aux mariés. L’intérêt de l’Etat veut que les gens fondent des familles stables, aient des enfants et les élèvent. Il est donc socialement néfaste de supprimer un avantage fiscal pour les jeunes mariés, comme on vient de le faire, pour équilibrer les avantages fiscaux des pacsés – qui sont d’ailleurs à 96 % des hétérosexuels : on a cassé le mariage, belle réussite !

[question]Comment définissez-vous le lobby homosexuel au sein de l’UMP et quels sont ses contours ?[/question]

Historiquement, Gaylib est issu de la mouvance libérale de l’UMP, c’est-à-dire de l’ancien Parti Républicain, devenu Démocratie Libérale. Il résulte de la dérive du libéralisme français traditionnel vers les libertariens américains : par mimétisme avec ce qui se passait Outre-Atlantique, Gaylib s’est constitué comme un groupe de pression proche de Démocratie Libérale, puis s’est lové au sein de l’UMP pour influencer ses idées et l’évolution de la lé gislature. Lors de la création de la Halde, par exemple, le lobby a exercé une très forte pression pour que la notion d’orientation sexuelle soit introduite parmi les motifs d’intervention de la nouvelle institution.

Pour ma part, je trouve incongru qu’il existe, à l’intérieur de l’UMP, une formation en contradiction manifeste avec les valeurs défendues par ce parti. La première contradiction, c’est un communautarisme fondé sur une orientation sexuelle, alors que l’UMP est attachée à l’unité de la République. La deuxième, c’est l’intolérance de ce lobby, qui interdit toute réflexion critique le concernant. La troisième et la plus contestable, c’est le népotisme et l’entrisme qui lui ont permis d’occuper par cooptation de nombreux postes stratégiques au sein du parti et d’acquérir un pouvoir exorbitant.

[question]Comment se manifeste ce pouvoir ?[/question]

En démocratie, on peut avoir des opinions divergentes et en débattre. Mais le débat est à sens unique si l’on ne peut pas s’exprimer librement; or le lobby homosexuel est parvenu à installer une forme de totalitarisme et d’inquisition dans notre pays, en monopolisant l’information sur les sujets qui le concernent et en interdisant à ses adversaires de s’exprimer sans être foudroyés médiatiquement, voire judiciairement. Ce totalitarisme a pénétré à l’intérieur de l’UMP, en raison sans doute de la pression de Gaylib, qui demande depuis longtemps mon exclusion pour délit d’opinion. Ainsi Benjamin Lancar, président des Jeunes pop et homosexuel militant, prétend que je n’ai pas ma place à l’UMP ! A quel titre ? Pour ma part, je n’ai jamais demandé son exclusion, même si je ne trouve pas très valorisant, pour le dirigeant des jeunes de l’UMP, de me critiquer avec véhémence dans un article publié dans le magazine homosexuel Têtu, repris ensuite sur un site pornographique homosexuel…

On veut me mettre un bâillon et un pistolet sur la tempe. Menacer un député de l’exclure et de lui retirer l’investiture parce qu’il dit la vérité, c’est fort! La tentative d’exécution publique dont je suis la cible illustre la puissance de ce groupe de pression. C’est précisément ce que je voulais montrer dans la vidéo de Liberté Politique.

Propos recueillis par Eric Letty

[box class=”info”] “Monde & Vie” du 3 mars 2012. En kiosque ou sur Internet. [/box]

Christian Vanneste : « Le lobby homosexuel a installé une forme de totalitarisme dans notre pays »

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

03/03/2012 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Les Irlandais devront se prononcer par référendum sur le Traité relatif à la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG). C’est ce qu’a annoncé mardi en fin d’après-midi le Premier ministre Enda Kenny. Un recours au référendum écarté, en France, par Nicolas Sarkozy.

« Le peuple irlandais sera invité à autoriser par référendum la ratification du traité de stabilité européen », a déclaré au parlement Enda Kenny (photo), qui a affirmé sa conviction que c’est l’intérêt de son pays d’approuver ce traité signé fin janvier, destiné à renforcer la discipline budgétaire des Etats signataires. «Au bout du compte, cela reviendra à voter pour la stabilité économique et la reprise» a conclu le Premier ministre.

Une victoire du « non » aurait pour conséquence de réduire à néant l’unanimité de la zone euro concernant le dispositif de redressement mis au point conjointement par la Chancelière allemande et Nicolas Sarkozy : la fameuse «règle d’or» de retour à l’équilibre budgétaire qui s’imposerait à tous les Etats concernés, assortie de sanctions automatiques en cas de dépassement des plafonds. En cas de rejet du traité par les Irlandais, le pacte s’appliquerait quand même aux seize autres membres de la zone euro, avec la conséquence de créer un nouvel ensemble au sein d’une Union européenne à multiples vitesses.

Le résultat de la consultation s’annonce incertain. Si les Irlandais sont très soucieux de leur souveraineté – ils n’entendent pas remettre en question leur « particularisme » fiscal contesté par la France et l’Allemagne – ils savent aussi qu’en rejetant le traité ils perdraient le bénéfice des fonds de secours auxquels Dublin avait dû faire appel en 2010.

Ce recours au référendum semble exclu en France. « On peut parfaitement imaginer un référendum sur l’Europe, sur la monnaie unique par exemple (…), parce que la question est parfaitement claire : Voulez-vous échanger le franc contre l’euro ? » a déclaré Nicolas Sarkozy, qui estime que le TSCG ne comporte pas d’abandon de souveraineté. « S’agissant d’un traité avec 200 ou 250 articles, je ne vois pas la question claire qu’il y aurait », a-t-il enfin affirmé.

« Ce n’est pas une arme. Le référendum est une méthode qui présente un autre avantage qui consiste à dire à cette France qui souffre du fait de la crise (…) qu’elle aura la parole, qu’elle n’est pas exclue du débat et qu’elle peut trancher un certain nombre de sujets quand il y a blocage manifeste ». Depuis l’annonce de sa candidature Nicolas Sarkozy a pourtant affirmé haut et fort son intention de recourir au référendum.

A la différence des Irlandais, «la France qui souffre » ne saurait donc être autorisée à se prononcer sur un traité européen qui comporte, non pas comme l’affirme le Président de la République « 200 ou 250 articles », mais en tout et pour tout… 16 articles. Donner la parole au peuple ? Il ne faut rien exagérer.

Crédit photo : Seán licence CC.

La création de la section « Bloc Identitaire Pays basque » déclenche l’intolérance violente d’opposants

La création de la section « Bloc Identitaire Pays basque » déclenche l'intolérance violente d'opposants

[box class=”info”] Le Bloc Identitaire d’Aquitaine nous communique.[/box]

De graves violences se sont produites en marge de la réunion de création d’une section « Bloc Identitaire Pays basque » le Jeudi 1er mars à Bayonne.

Emoustillés par la venue de Nicolas SARKOZY quelques heures auparavant, une soixantaine d’agités encagoulés ont utilisé des engins incendiaires autour du bâtiment où se tenait la soirée de lancement.

Les forces de sécurité présentes sur les lieux ont dû attendre plus de 40 minutes l’arrivée de renforts conséquents pour rétablir la paix civile dans le secteur.

La création de la section « Bloc Identitaire Pays basque » déclenche l'intolérance violente d'opposantsLe Bloc Identitaire remercie les pseudos gauchistes et pseudos basques, mais bien réels cas sociaux et attardés mentaux qui refusent la liberté d’expression à ceux dont les idées les dérangent. Ils se montrent fidèles à l’héritage de la violence, et de la « bêtise au front de taureau », et mettent ainsi en valeur les actions menées par les identitaires.

Le Bloc Identitaire ne rentre pas dans les classifications simplificatrices du passé (fasciste- antifasciste) et c’est bien cela qui les met en rage.
Le combat pour les identités et l’instauration d’une vraie démocratie directe à l’échelle locale, nationale et européenne afin que la voix des peuples français, mais aussi basque, breton, etc., puisse se faire entendre, devrait au contraire leur convenir s’ils avaient un embryon de pensée politique.

Mais ils préfèrent être les imbéciles utiles de la machine à broyer les peuples mise en place par le système mondialiste.

La création de la section « Bloc Identitaire Pays basque » déclenche l'intolérance violente d'opposants

Rama Yade dans la nasse ?

Rama Yade dans la nasse ?

02/03/12 – 16h20
NANTERRE (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) –
La situation de Rama Yade devient de plus en plus délicate.

Radiée des listes électorales de Colombes, l’ex‑secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme pourrait comparaître devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir triché sur sa domiciliation.

Et ce n’est pas son prochain ralliement à Nicolas Sarkozy qui pourrait arranger les choses.  Ce surprenant « soutien » intervient deux jours après que Rama Yade a été entendue par la Brigade de la répression de la délinquance aux personnes dans l’enquête préliminaire sur sa domiciliation et son inscription sur les listes électorales de Colombes.

Rama Yade soutenue par le Parti radical, qui a fait de son investiture « une priorité » selon un dirigeant, se trouve donc dans une impasse. Une impasse électorale car sa candidature est au cœur des négociations pour les législatives entre le parti de Jean‑Louis Borloo et le parti présidentiel. Et une impasse judiciaire si l’enquête confirme qu’elle n’a pas de domicile réel à Colombes. Le parquet de Nanterre se verrait dans l’obligation de la poursuivre pour fraude électorale. Voire pour faux et usage de faux si elle a trafiqué son bail, ce qui lui ferait encourir un an d’emprisonnement et 15000 € d’amende.

Crédit photo : Neno via Flickr, licence CC.

Après Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan se rallie à l’opposition au droit de vote des étrangers.

Après Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan se rallie à l’opposition au droit de vote des étrangers.

[box class=warning] L’association Nationalité Citoyenneté Identité nous communique : [/box]
Après Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan se rallie à l’opposition au droit de vote des étrangers.

Dans un courriel daté du 1er mars et adressé à l’association Nationalité Citoyenneté Identité (voir ci-dessous), Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle, exprime sa solidarité avec le combat contre le droit de vote des étrangers, mené depuis maintenant plusieurs mois par Catherine Blein et l’association Nationalité Citoyenneté Identité.

Après Nicolas Sarkozy et l’UMP, après Marine Le Pen et le Front national, il s’agit du troisième candidat à la présidentielle à se rallier à l’initiative populaire émanant des comités contre le droit de vote des étrangers et visant à empêcher que des étrangers extra-européens décident de la vie politique française.

L’association Nationalité Citoyenneté Identité remercie Nicolas Dupont Aignan pour son soutien et invite tous les patriotes et les électeurs conscients de la menace qui pèse actuellement sur la France à participer aux assises «La France en danger» qui auront lieu à Paris, le samedi 10 mars, à l’Espace Charenton, de 9h à 19h.

[box class=info] Les orateurs suivants prendront la parole :

– Jean Paul Gourevitch (sociologue)
– Fabrice Robert (Bloc Identitaire)
– Omar Ba (écrivain)
– Yvan Blot (démocratie directe)
– Javier Portella (El Manifiesto)
– Jared Taylor (American Renaissance)
– Filip Dewinter (Vlaams Belang)
– Pierre Cassen (Riposte Laique)
– Yves Laulan (démographe)
– Marc Rousset (écrivain)
– Philippe Conrad (historien)
– Henry De Lesquen (club de l’horloge)
– Jean Yves Le Gallou (fondation Polémia)
– Guillaume Thieulloy (les 4 vérités)
– Jean Paul Bourre (journaliste)
– Jean Raspail (écrivain)
– Gerard Dussouy (politologue)
– Guy Rachet (écrivain)
– Pierre Milloz (écrivain)  [/box]
Informations pratiques :

Prix d’entrée : 10 euros (billetterie ouverte de 9h à 18h)

Espace Charenton – 327 rue de Charenton – 75012 PARIS

Métro : Porte de Charenton (ligne 8, Balard-Créteil)

Stands dédicaces, restauration et buvette.
Contact : nationalite.nci@gmail.com

Site Internet : http://www.nationalite-citoyennete-identite.com 

Suivez-nous sur Facebook : http://fr-fr.facebook.com/pages/La-France-en-danger/250091775063932

Les journalistes souhaitant couvrir l’événement doivent obligatoirement demander une accréditation presse à nationalite.nci@gmail.com

PLAN D’ACCÈS

METRO : ligne 8 direction Balard/Creteil Station « Porte de Charenton » sortie Espace Charenton (à 180 m.).
ou ligne 6 direction Nation/Charles de Gaulle -Etoile. Station « Dugommier » ( à 10 mn à pied de L’Espace Charenton)
BUS: PC 2 et BUS 111.arret « Porte de Charenton » (à 250 m de l’Espace )
ou BUS 87 . arret « Les Jardiniers » ( à 50 m.)
VOITURE: Périphérique extérieur, sortie « Porte de Charenton » ( à 2mn)
ou Périphérique intérieur, sortie » Porte Dorée » ( à 3mn)
ou Autoroute A 4, sortie « Bercy » ( à 3 mn)
PARKINGS: 57 Bd Poniatowski (à 250m)
ou Place Lachambaudie ( à 600 m)
GARES: Gare de Lyon, Gare de Bercy et Gare d’Austerlitz à proximité
Depuis Gare de Lyon, prendre le Bus 87 (10 mn trajet pour arret Les Jardiniers)
Depuis Gare Montparnasse, prendre metro Direction » Nation », descendre à station » Dugommier » (15 mn trajet puis 5mn à pied)
N’oubliez pas de signer la pétition contre le droit de vote des étrangers

[box class=”success”]”Lettre de Nicolas Dupont Aignan
Madame la Présidente,

Au cas où mon emploi du temps ne me permettrait pas d’assister aux Assises que vous organisez le 10 mars prochain à Charenton, je tiens, par le présent courriel, à vous faire savoir que je suis opposé au droit de vote des étrangers non communautaires, aux élections locales.

La contrepartie de l’impôt payé par les étrangers résidant sur notre territoire est le droit à bénéficier des services publics (école, santé, voirie, transports,…) ; en revanche, nationalité et citoyenneté sont indissociables et les étrangers qui souhaitent participer à la vie politique française peuvent tout à fait demander leur naturalisation.

Veuillez agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes respectueux hommages.

Nicolas DUPONT-AIGNAN”[/box]

Ce que valent les civilisations… Par Dominique Venner

Ce que valent les civilisations… Par Dominique Venner

Ce fut un beau vacarme ! Dans le vif de la campagne présidentielle, le ministre de l’Intérieur avait lâché une petite phrase destinés à faire grimper les sondages dans une opinion excédée par la présence islamique : « Les civilisations ne se valent pas… »

La puissante coterie « culturelle » prit feu comme on l’attendait. Manquait cependant au chœur des indignés un très grand intellectuel, George Steiner, auteur récent d’une page admirative sur la Grèce antique : « L’incandescence de la créativité intellectuelle et poétique en Grèce […] aux Ve et VIe siècles avant notre ère, écrit-il, demeure unique dans l’histoire humaine. À certains égards, la vie de l’esprit n’a été ensuite qu’une copieuse note en bas de page. […] Le “politiquement correct” pénitentiel qui prévaut aujourd’hui et le remord du post-colonialisme aidant, il est délicat ne serait-ce que de poser les questions sans doute pertinentes, de demander pourquoi l’ardente merveille qu’est la pensée pure ne l’a emporté presque nulle part ailleurs (quel théorème nous est venu d’Afrique ?) (1) »

De cette créativité exceptionnelle, les Européens ont hérité. Et cet héritage fut le socle de leur civilisation aujourd’hui fortement ébranlée, mais toujours apte à renaître comme plusieurs fois déjà au cours d’un très long passé. Cette espérance me venait à l’esprit en lisant l’ouvrage que vient de publier Paul-François Paoli, Pour en finir avec l’idéologie antiraciste (2). Chroniqueur au Figaro littéraire et auteur de plusieurs essais, Paoli cite d’ailleurs aussi l’extrait du livre de George Steiner auquel je viens de faire allusion.

Dans le très complet et intelligent décryptage qu’il fait de l’idéologie antiraciste, Paul-François Paoli est en bonne compagnie, apportant une contribution originale aux réflexions développées par Alain Finkielkraut, Renaud Camus, Richard Millet et autres téméraires bretteurs. Il développe une analyse assez remarquable et très complète des causes intellectuelles et historiques qui ont fait de la France, au fil des siècles, la nation européenne la plus déracinée avant de devenir la terre d’élection de l’universalisme puis de l’antiracisme : « Fille aînée de l’Église, puis fille autoproclamée de la Raison avec Descartes, enfin pays des Lumières et de la grande Révolution, à chaque fois nous superposons au peuple français un principe qui en serait l’âme et l’emblème. C’est le fameux discours sur les “valeurs universelles” ».

Les Français sont sans doute les seuls au monde avec les Américains à croire qu’un pays et un principe peuvent se confondre. S’ils le croient c’est que ce leur fut enseigné et répété sur tous les tons de génération en génération au point de s’inscrire dans leurs « représentations ». Or, constate Paoli, à la suite de la décolonisation, on a vu se décomposer le grand récit que les Français avaient raconté au monde depuis quelques siècles. Le pays de Descartes et de la Raison, berceau des Lumières, s’imaginait vouée à être la nation exportatrice des idéaux universalistes de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce grand récit, souligne Paoli, a atteint son apogée durant l’Exposition coloniale de 1931. Affreusement affaiblie par le bain de sang de 14-18, l’ex Grande Nation s’est mirée une dernière fois au spectacle de ses colonies. L’effondrement de 1940, la défaite de Diên Biên Phu et la perte de l’Algérie ont scellé la fin de cette illusion.

Et pourtant, « nous continuons d’imaginer que nous avons un “message” à délivrer à l’humanité, de Mayotte à l’Afghanistan en passant par la Libye… » Nous n’avons pas compris que le projet utopique d’unification de l’humanité issu du message chrétien et de la Révolution française, n’intéressait plus personne, pas plus les Chinois que les Musulmans. Après la fin de la guerre d’Algérie, ce qui subsistait de ces idéaux a servi de terreau à l’idéologie antiraciste, instrument du « grand remplacement » décrit par Renaud Camus. Avec un rare courage, Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) a décrit de l’intérieur la logique du système : « La réalité, la mise en évidence des faits ne comptent guère. […] Travailler sur l’immigration, c’est partir en mission contre ceux qui pensent mal. […] L’antiracisme idéologique structure l’expression savante et ordinaire sur l’immigration (3) ». Il en était ainsi dans le système soviétique avant son effondrement soudain. La réalité du socialisme ne pouvait être ce que chacun pouvait observer. La perception des victimes était fausse et réactionnaire. On sait ce qu’il est finalement advenu de ce tripotage après 1989.

Dominique Venner

Notes

  1. George Steiner, La Poésie de la pensée, Gallimard, 2011.
  2. Paul-François Paoli, Pour en finir avec l’idéologie antiraciste, François Bourin Editeur, 180 p., 20 €.
  3. Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, l’immigration en France, Denoël, 2010.

[box class=”info”] Source : Dominique Venner. [/box]

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.» Abraham Lincoln

En réalité, cet ouvrage traite de la démocratie semi-directe, où le pouvoir est partagé entre le peuple et ses représentants. En France, le régime est dit représentatif : le peuple délègue sa souveraineté au Parlement, au gouvernement et à l’autorité judiciaire. Cette théorie fut fondée au XVIIIe siècle par Montesquieu, dans L’Esprit des lois. Yvan Blot met en lumière les différences qui s’observent entre démocratie semi-directe et démocratie représentative et révèle moult informations inédites sur la démocratie semi-directe, un sujet quasi ignoré en France.

L’oligarchie

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot L’auteur s’emploie d’abord à démonter la démocratie représentative. A l’aune de l’Histoire, Yvan Blot constate que les représentants du peuple ont tendance à s’émanciper de l’intérêt général pour ne servir que le leur. C’est l’oligarchie ou la gouvernance par un petit groupe d’hommes.

Dans les faits, l’exécutif détient l’essentiel du pouvoir en liaison avec de puissants lobbies et cela au détriment du législatif et même de l’autorité judiciaire. Le gouvernement est donc l’auteur principal des lois et la séparation des pouvoirs n’existe plus guère.

De plus, le système des partis, si prégnant dans notre système et tant décrié par le général De Gaulle, est un déni de démocratie. En effet, au sein des partis, les commissions d’investiture ne choisissent pas leur candidat en fonction de leur utilité mais bien en fonction de leur obéissance au groupe parlementaire. Pour être réinvesti, il faut être soumis.

Un citoyen interchangeable

La démocratie semi-directe est alors toujours exclue, sauf en Suisse et, avec de grandes restrictions, aux Etats-Unis, en Italie et en Allemagne. En France, le citoyen est cantonné au rang de spectateur de la vie politique. Il est en fait « une matière première de premier choix », prête à servir. Pour maintenir cet état de fait, les oligarques cherchent à rendre le citoyen interchangeable en le privant de son cadre national. C’est ce qu’explique Heidegger, philosophe bien connu de l’auteur, avec « la destruction de la terre » : l’immigration a été encouragée pour détruire ce qui restait de racines.

Si le citoyen a encore du pouvoir quelque part, c’est bien en Suisse. Yvan Blot illustre son propos en comparant les institutions démocratiques helvétiques avec les nôtres.

Notons d’abord que les élections en Suisse se font selon le scrutin proportionnel, et non, comme en France, selon le scrutin majoritaire où des pans entiers de l’électorat ne sont pas représentés.

Les Suisses disposent de quatre fois plus de droits politiques que les Français.

L’exemple suisse

Le citoyen suisse peut d’abord élire les 200 membres du Conseil national (Chambre des députés), mais aussi et surtout, les 46 membres du Conseil des Etats (Sénat). En France, seuls les grands électeurs peuvent élire les membres du Sénat.

Ensuite, le droit de voter des « objets fédéraux » (en moyenne 4 fois par an), permet au citoyen de poser des questions de politique fédérale nationale. Ce vote intervient après le dépôt d’une initiative populaire ou d’une demande de référendum. En 40 ans, les Suisses ont été consultés 215 fois contre 6 fois en 44 ans en France.

Par ailleurs, les réformes constitutionnelles doivent faire obligatoirement l’objet d’un référendum, ce qui n’est pas le cas en France.

Les Suisses disposent, en outre, du droit d’initiative populaire. Pour aboutir, cette initiative doit recueillir 100 000 signatures en 18 mois. En France le droit d’initiative populaire n’existe que depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 votée par le Parlement. Mais la procédure est bien trop exigeante. Le texte exige la signature de 3,5 millions de citoyens.

Enfin le peuple suisse dispose d’un droit de veto sur les lois, les arrêtés fédéraux et certains traités votés par le Parlement. Il suffit d’une pétition de 50 000 signatures en 100 jours.

Dans les pays qui appliquent la démocratie semi-directe, et Yvan Blot le démontre, les impôts sont plus bas, l’endettement est moindre, la confiance règne entre le peuple et ses institutions, les valeurs d’identité nationale sont mieux défendues.

Un tournant démocratique

En France, nos politiques considèrent que le citoyen n’est pas apte à comprendre l’enjeu des lois. Or l’intérêt des initiatives populaires et des référendums est d’introduire la connaissance « existentielle » des citoyens comme une information décentralisée, loin des oligarques.

Pour changer le cours des choses et renverser nos oligarchies, il est nécessaire d’observer un certain nombre de conditions objectives. Comme lors de la chute du régime soviétique, ces conditions sont l’effondrement de la démographie, de l’économie et des finances. La prise de conscience et la mobilisation des citoyens doit pouvoir anticiper le tournant démocratique.

Lors de son exil, Alexandre Soljenitsyne avait été déçu par la démocratie représentative occidentale. Mais le système suisse était l’exception. « Il rêvait que tout l’Occident se mette à l’école de la Suisse ».

Pierre Bergerault

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia. [/box]

Le déclin de l’Occident n’est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? – Par Jean Lucat

Le déclin de l’Occident n'est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? - Par Jean Lucat

Dans Le Figaro du 09 février 2012, l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Israël, Mr Shlomo Ben-Ami, revient sur la notion du « Déclin de l’Occident », qui est un sujet récurrent suite à la crise actuelle aux Etats-Unis et en Europe qui, d’après lui, est essentiellement due aux défaillances éthiques inhérentes au capitalisme américain et aux dysfonctionnements de l’Europe.

Il nous assure cependant que le déterminisme a, au cours de l’histoire, toujours été vaincu par les forces imprévisibles de la volonté humaine et dans notre cas par la capacité extraordinaire de l’Occident à se renouveler, même après des défaites cataclysmiques. Pour lui, notre déclin n’est pas un processus linéaire et irréversible.

L’ancien ambassadeur alerte, toutefois, sur la menace du populisme qui peut surgir des crises économiques. Il cite l’exemple de l’Italie et de la Grèce, pays où des gouvernements de technocrates ont remplacé des politiciens défaillants ainsi que la Hongrie où le premier ministre Victor Orban appelle à un rétablissement autoritaire de l’Etat.

Curieusement, il insiste sur le fait que ces exemples semblent évoquer un passé européen où les échecs de la démocratie se sont traduits par des formes de gouvernement plus « opportunistes ».

Pour l’auteur, les prétendants que sont la Chine ou l’Inde ne sont pas en position de donner des leçons aux autres.

Comme l’Europe a abandonné depuis longtemps toute prétention d’être une puissance militaire et que les Etats Unis vont se redéployer en Asie, le maintien d’une présence militaire en Europe leur semble inutile.

En fait, l’Occident auquel pense Mr Ben- Ami n’a pas grand-chose à voir avec celui auquel nous croyons. Quand il parle d’en relativiser le déclin, il met évidemment les Etats Unis en avant par rapport à la mentalité quasiment « post-historique » de l’Europe.

Il conclue que l’Occident est confronté à des défis difficiles, mais que les valeurs que sont la liberté et la dignité individuelle, au centre de la civilisation occidentale restent le rêve d’une grande majorité de l’humanité.

Il oublie cependant que les peuples existent aussi, peut-être plus que les individus, et que les valeurs de liberté et de dignité sont également les valeurs dont sont imprégnés les mouvements populistes, dont il semble craindre l’influence, suite aux échecs des démocraties capitalistes.

Jean Lucat

[box class=”info”] Source : Normandie Identitaire. [/box]

Photo en Une : Puerta de Alcalá, Plaza de la Independencia, Madrid. Crédit photo : Sanbec, licence CC.

Nicolas Sarkozy : le travail rend libre !

Nicolas Sarkozy : le travail rend libre !

25/02/12 – 14h15
PARIS (NOVOpress) –
C’est une surprenante nouvelle erreur que viennent de commettre les communicants de Nicolas Sarkozy.

Lors du meeting du candidat UMP à Lille jeudi dernier axé sur la “valeur travail”, une phrase n’est pas passée inaperçue auprès de nombreux internautes. Nicolas Sarkozy, en déclarant qu’ “il ne faut pas opposer le travail à la vie, parce que le travail c’est le moyen d’être libre !, a tout simplement repris une des devises du national-socialisme : “le travail rend libre” (“Arbeit macht frei”). Une expression qui ornait l’entrée des camps de concentration notamment Auschwitz, Dachau, Gross-Rosen, Sachsenhausen.

Librairie : « Mafia rose » dénonce la corruption du Parti Socialiste du Pas-de-calais

Librairie : « Mafia rose » dénonce la corruption du Parti Socialiste du Pas-de-calais

25/02/12 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
– A quelques semaines de l’élection présidentielle, Gérard Dalongeville, ancien maire socialiste d’Hénin-Baumont, jette un pavé dan la mare avec son ouvrage relatant les mœurs politiques corrompues dont il a été l’acteur et le témoin.

Poursuivi en 2009 pour détournement de fonds publics et placé en détention préventive durant huit mois, l’ex élu socialiste affirme avoir vécu « l’enfer » et être bien décidé aujourd’hui, après avoir « couvert » le PS durant des années, à « tout déballer » sur la place publique.

Dans son ouvrage, publié aux éditions Jacob-Duvernet, Gérard Dalongeville explique notamment que la fédération PS du Pas-de-Calais a reçu des commissions de la part d’entreprises privées en échange de marchés publics. Par ailleurs, il dénonce le « clientélisme » habituellement pratiqué ainsi que de nombreux enrichissements personnels.

Rejetant l’accusation éculée et hypocrite de « faire le jeu du Front National », déjà très implanté dans la région, l’ancien édile assure avoir voulu faire un livre « anti-système » sans chercher à minimiser ses responsabilités et son « manque de courage » face au système de corruption.

Crédit photo : kmillard92 via Flickr (cc).

Halal : le conseiller régional FN démissionne

Halal : le conseiller régional FN démissionne

24/02/12 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– Suite à la polémique lancée par Marine Le Pen autour de la viande halal imposée dans les assiettes des français, Paul Lamoitier, conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais et l’un des plus importants distributeurs de viande halal de la région, a démissionné de ses fonctions au sein du mouvement populiste.

C’est par une lettre envoyée à Marine Le Pen qu’il a fait part de sa décision qui redonne un peu de cohérence au FN sur cette question.

C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Bruno Bilde, directeur de la communication de Marine Le Pen, en déclarant : « Paul Lamoitier n’est plus sur la ligne du Front. Il prend des positions en faveur du halal : son départ est souhaité ».

Crédit photo : BrotherMagneto via Flickr (cc).