Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

27/12/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Après le maire de Nantes et le président de la région des Pays de la Loire, les seconds couteaux entrent à leur tour en action contre la perspective d’une réunification de la Bretagne…

Christophe Clergeau, représentant local du socialisme propret, n’est pas un habitué des envolées verbales. À 43 ans, ce secrétaire régional du PS qui cultive encore un air de gendre idéal est premier président du conseil régional des Pays de la Loire. Le conseil compte pas moins de quinze vice-présidents pour 93 membres, mais occuper la première place confère légitimement des espérances : le président actuel vient de fêter ses 71 ans.

L’homme semble avoir tout misé sur la région et sur le système. Il évite les élections où il se présenterait seul face aux citoyens et n’occupe qu’un poste d’élu municipal dans la banlieue nantaise. La fin des Pays de la Loire serait aussi celle de son plan de carrière.

Chargé de l’économie au sein du conseil régional bien qu’il n’ait jamais travaillé en entreprise et soit titulaire d’un DEA d’analyse des politiques publiques, il est plutôt familier du vocabulaire éco-techno : « projets innovants », « politiques de développement », « filières d’excellence », etc. Mais l’adoption de l’amendement Le Fur-de Rugy l’a évidemment mis hors de lui. « Cet amendement disparaîtra dans la suite de son examen au Parlement », assure-t-il dans son blog.  Pas trop sûr quand même de cette élimination annoncée, il embouche la même trompette standardisée que Jacques Auxiette et Jean-Marc Ayrault : interdiction de réunifier la Bretagne sans l’avis des Angevins, Manceaux et autres Vendéens. « Je ne peux me résoudre à cet écartèlement », écrit-il même, lui qui se résout fort bien à l’écartèlement de la Bretagne.

Mais cette première contradiction en amène bientôt une autre, plus amusante, en conclusion de son billet : « Je pense métissage et identités plurielles avant de penser appartenance, je crois être ainsi fidèle à mon combat et aux valeurs de la gauche ». Pourtant, si l’identité est son ennemie et le métissage son idéal, Christophe Clergeau ne redoute pas la consanguinité politique : fils de la députée de Nantes Marie-Françoise Clergeau, il n’a fait carrière qu’en politique, grâce au parti socialiste !

°°°°°

Christophe Clergeau, qui fut brièvement chargé de cours à Rennes à l’occasion d’un doctorat inachevé, n’a pas que des adversaires en Bretagne. Un article de Louis Bouveron publié dans la soirée du 24 par l’Agence Bretagne Presse sous le titre « Christophe Clergeau, vice-roi des pays de Loire, donne la tête la première dans le sottisier » n’aura duré que la journée de Noël. Le 26 au matin, la page correspondante ne contenait plus que la mention : « Désolé, Cet article id=24356 n’existe plus! »…

Italie : CasaPound bientôt contraint à changer de nom ?

Italie : CasaPound bientôt contrainte à changer de nom ?

27/12/2011 – 08h30
ROME (NOVOpress) –
Sous les auspices de la Goldman Sachs au pouvoir, la gauche et l’extrême gauche italiennes poursuivent leur offensive contre CasaPound, en exploitant sans vergogne le crime d’un déséquilibré, qui avait tiré sur des marchands ambulants sénégalais à Florence avant de se suicider. Tous les procédés sont bons pour éliminer un des principaux môles de résistance au mondialisme.

Dernière trouvaille en date, la fille et héritière d’Ezra Pound, Mary de Rachewiltz, âgée de 86 ans, s’est persuadée – ou a été persuadée – de la nécessité d’engager une action judiciaire pour interdire à CasaPound d’utiliser le nom de son père. La grosse presse italienne a fait une intense publicité à cette initiative, à la suite de La Repubblica, qui prétend tirer son information du quotidien de gauche britannique hyper politiquement correct et à grandes prétentions intellectuelles, The Independent. On n’y trouve pourtant rien à ce propos, et il semble que le journaliste de La Repubblica ait tout simplement recopié de travers une dépêche ANSA, où la source était correctement indiquée comme The Guardian (un quotidien qui est grosso modo de mêmes tendances que The Independent, avec cette nuance qu’il est plus lié  historiquement au Parti travailliste). La confusion permet de juger du sérieux des journaux dits de référence comme La Repubblica.

Voici donc ce que rapporte The Guardian dans un article orné d’une photo de Sénégalais brandissant des pancartes (obligeamment fournies par l’extrême gauche ?) : « Massacre de Florence : Massacre raciste et fasciste : Fermer CasaPound »). Mary de Rachewiltz, « qui vit dans un château en montagne, au nord de l’Italie », aurait eu depuis deux ans l’intention d’agir pour empêcher CasaPound d’utiliser le nom de son père, mais aurait « redoublé ses efforts » après le drame de Florence. « Cela m’a terriblement affecté. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. J’ai fait mes études à Florence, ce qui rend cela encore plus pénible. » Selon Mme de Rachewiltz, « Pound n’était ni de gauche ni de droite ». L’octogénaire n’a manifestement pas lu le programme de CasaPound, qui récuse le clivage gauche-droite pour se définir comme d’ExtrêmeCentreHaut. Elle explique en revanche qu’elle « a vu des photos du leader de CasaPound avec le crâne rasé » et que « cela ne l’impressionne pas ».

Gianluca Iannone a précisé en réponse que l’action en justice de Mme de Rachewiltz remontait à il y a plus d’un an et que le procès aurait lieu à Rome en janvier. « De toute manière, a-t-il conclu, Casapound confirme son intérêt pour l’œuvre de l’écrivain, parce qu’Ezra Pound appartient à l’humanité et au patrimoine de tous ».

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

[box class=”info”] Par Aymeric Chauprade le 24 décembre 2011. [/box]

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie

J’interromps un long silence, volontaire je dois dire. La raison ? Une série de voyages, en Amérique Latine et dans le monde arabe, mais aussi la volonté de prendre du recul sur les nombreux événements qui ont fait l’actualité géopolitique récente. J’espère ne pas avoir trop déçu les lecteurs qui pouvaient légitimement attendre mes commentaires durant ces dernières semaines. Qu’ils se disent que dans notre société d’immédiateté et de bruit de fond, l’abstinence est parfois aussi un bienfait.

Le vote par l’Assemblée nationale française d’une loi visant à pénaliser la contestation du génocide arménien, me paraît être, pour quelqu’un qui se réclame de la realpolitik, un bon moment pour revenir au débat.

Chacun sait que je ne suis pas favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et cela pour une raison simple : non seulement les Turcs ne sont pas Européens, mais l’idée même d’Europe s’est en partie forgée dans l’opposition aux Turcs ottomans. Le monde turcophone est une aire culturelle qui dispose de ses propres critères de civilisation, et qui ne se limite pas à la différence religieuse avec les Européens. Et si j’étais méchant je dirais que comme je ne leur veux pas de mal, je n’ai aucune raison de leur souhaiter de monter à bord d’un bateau qui coule.

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

Pour autant, ni l’affection particulière que l’on peut avoir pour le peuple arménien, ni l’opposition à la candidature turque à l’Union européenne, ni l’hostilité de certains à l’AKP (le parti islamiste turc qui gouverne), ne doivent affaiblir notre sens du discernement.

J’ai noté, ces derniers temps, que chercher des querelles avec « l’ennemi musulman » était une pente à laquelle cédait facilement nombre de défenseurs des identité française et européenne. Quand on entre dans ce genre de logique, il convient d’observer une règle de bon sens qui consiste à se demander pour « qui roule-t-on vraiment ?». Il est évident que tout ce qui conduit à l’aggravation des relations entre les peuples européens d’un côté, les Iraniens, les Turcs et les Arabes de l’autre, sert les Américains et les Israéliens mais certainement pas les Européens. Que les choses soient dites clairement à ceux qui pensent qu’Huntington a la solution : nous ne règlerons pas le problème de l’immigration extra-européenne par la guerre avec le monde musulman.

Qu’il soit bien entendu ensuite que le réalisme (la realpolitik) ne signifie pas l’absence de valeurs ou le piétinement de celle-ci. J’établis une distinction entre les « Droits de l’Homme », fabrication révolutionnaire, et la liberté, valeur antique. La liberté, depuis la Grèce, Rome et la chevalerie européenne, est au cœur de ce qu’est l’identité de l’Europe. Les « Droits de l’Homme », droits abstraits d’un homme abstrait, n’ont, quant à eux, rien à voir avec la liberté, et bien au contraire ! C’est au nom des « Droits de l’Homme » que depuis deux siècles, une seule et même politique de Terreur est menée : celle qui terrorise les peuples et les prend pour cible davantage que leurs armées, autant dans la France de 1793, que dans le vieux Sud américain, l’Irak baasiste, la Serbie, la Libye, sans oublier Dresde et Cologne, Hiroshima et Nagasaki. Demain peut-être en Syrie et en Iran.

La realpolitik c’est d’abord le rejet de cette politique des « Droits de l’Homme » qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, n’a cessé de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères. La realpolitik c’est ensuite la première protection de l’idée de liberté, valeur essentielle de la civilisation européenne, qui, associée à l’exercice de la raison, est sans conteste le premier facteur du succès historique de l’Occident.

Les « Droits de l’Homme » sont en train de détruire ce que la liberté et la raison ont construit durant des siècles en Occident. Ils détruisent la puissance des Européens, annihilent leur capacité à établir le diagnostic lucide de leur véritable situation (soumission au mondialisme américain et invasion migratoire), et attisent le ressentiment des vieux peuples qui reviennent dans l’Histoire (Russes, Chinois, Indiens, Iraniens, Turcs…).

Je ne suis pas en train de contester la loi votée sur le génocide arménien au motif d’intérêts purement économiques qui seraient menacés et en m’asseyant sur mes principes. Je conteste cette mauvaise idée, parce qu’elle est, une fois de plus, le produit de l’aveuglement provoqué par la fiction des « Droits de l’Homme ».

Et plus cette fiction s’impose dans notre pays, au détriment de la realpolitik, plus la liberté recule.

Cela fait des années que la liberté d’investigation dans le champ de l’Histoire est fragilisée en France, qu’une politique de Terreur mémorielle règne sur notre pays, et que le débat est écarté au profit de la loi, surtout quand les vérités dominantes commencent à être menacées par des arguments « trop convaincants ».

Il n’est plus permis d’affirmer librement les conclusions de travaux scientifiques portant sur certaines périodes de l’Histoire (Deuxième Guerre mondiale et époque coloniale surtout) ; il n’est plus possible d’énoncer des faits et des chiffres qui établiraient un lien entre immigration et criminalité. Et, à la différence du monde-anglo-saxon, il n’est plus possible de travailler sur les différences génétiques et biologiques entre groupes ethniques et raciaux.

Ce n’est plus la science (sciences humaines et sciences exactes), ou du moins la résultante de ses libres débats, qui, chez nous, tend à énoncer la vérité, ce sont des dogmes idéologiques. Et quand ces dogmes faiblissent face à l’exercice de la raison, des lois viennent immédiatement à leur renfort pour empêcher la raison de progresser. Il existe un exemple consternant de cet effacement de la vérité scientifique, au profit de l’idéologie, un exemple qui normalement devrait réveiller les Français, ceci tout simplement parce qu’il frappe directement leurs enfants : la théorie du genre (la gender theory) qui postule que la différenciation sexuelle est le produit d’une détermination sociologique et non d’une détermination biologique, et qui est imposée à nos écoliers contre la vérité scientifique, et pas seulement contre les morales juive, chrétienne et musulmane, ou les sagesses asiatiques. Certes, les manuels d’histoire souffrent depuis bien longtemps d’une vision déformée de l’Histoire. Des médiévistes comme Régine Pernoud ou Jacques Heers se sont battus, à juste titre, contre l’image noire que l’enseignement républicain a donnée du Moyen-âge, un Moyen-âge version « Nom de la Rose », ramené aux dents pourries et à la peste, caricaturé à l’extrême pour mieux souligner la césure de la Renaissance, et surtout un Moyen-âge privé de sa dimension fondamentale : « l’enchantement » et la spiritualité. Ce qu’il y a d’essentiel dans le Moyen-âge – la puissance de la foi et l’enchantement du réel- est complètement passé à côté de nos écoliers. Comme la philosophie médiévale d’ailleurs, puisque notre enseignement de la philosophie saute allègrement de Platon à Helvétius.

Au-delà du seul Moyen-âge, et pour renforcer sa légitimité, la République n’a cessé d’inculquer à ses petits écoliers une vision manichéenne de l’Ancien Régime. Cette vision grossière et contraire à la vérité s’est étendue ensuite à l’époque coloniale, durant les trois dernières décennies, avant d’englober toute l’histoire de la civilisation européenne. Dans les derniers manuels d’histoire, ce qui a été grand est dominateur (Louis XIV, Napoléon) y est volontairement effacé au profit d’empires africains incertains. Mais ce qui est nouveau, c’est que les manuels de Sciences et vie sont maintenant également rattrapés par les dogmes de l’idéologie dominante. Le fait d’être un homme ou une femme est désormais aussi une construction sociologique, et par voie conséquence il devient légitime de pouvoir changer de sexe et de sexualité. Pour donner une légitimité au résultat de la démonstration, on a tordu les prémisses. Le contraire même de la démarche scientifique. Le sexe n’est plus un fait naturel qui s’impose à nous dès notre naissance. Il y a eu d’abord la négation des races, puis celle des nations ; il y a maintenant la négation des sexes. Et la loi est désormais chargée de nous faire entrer dans le crâne cette nouvelle religion mondialiste et ses dogmes si le conformisme n’y parvient naturellement.

La nouvelle religion a sa nouvelle histoire, laquelle est ponctuée de catastrophes incontournables, l’Holocauste des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, dans une moindre mesure celui des Arméniens, puis le « petit Holocauste » du 11 septembre. Certains holocaustes, mais pas tous quand même ! On n’imagine guère en effet nos députés votant une loi pénalisant la négation du génocide des Indiens d’Amérique lequel est au fondement pourtant de la création des… Etats-Unis d’Amérique, ou une loi visant à pénaliser la négation de la dispersion palestinienne en 1948 et 67. Il faut dire qu’il y a peu d’Indiens qui voteront à la prochaine élection présidentielle française. Peu de Palestiniens non plus, même s’il y a pourtant beaucoup d’Arabes. Le jour où la proportion de Français rendue à l’évidence deviendra trop importante, on peut s’attendre aussi à une loi pénalisant la contestation de la version officielle du 11 septembre.

Aujourd’hui en France, un universitaire est emprisonné (après avoir été détruit socialement) non parce qu’il a attaqué une banque, mais parce qu’il a osé contester des vérités historiques établies. A l’inverse, ceux qui martyrisent de façon quotidienne les Français (Français de souche ou nouveaux Français qui ont fait l’effort de le devenir), ceux qui les volent, les insultent, bousculent leurs Anciens, giflent leurs ados maigrichons et terrorisent leurs filles, ceux-là n’intéressent pas la représentation nationale. Non, pour nos députés, ce qui est essentiel, c’est de protéger la mémoire arménienne, comme ils ont cru protéger hier la mémoire juive. Manifestement, ils pensent avoir été élus pour ployer le genoux devant les minorités, plutôt que de s’occuper d’une masse de braves Français qui, inexplicablement, renouvelle leur mandat depuis plus trois décennies.

Je reviens à cette mauvaise idée de loi sur le génocide arménien.

1/ Ce débat doit rester celui des historiens. Les Parlementaires, dont l’immense majorité est ignare et n’a jamais lu un seul livre sur le sujet, n’ont pas à s’en mêler. Ils n’ont pas plus à légiférer sur la question arménienne, qu’ils n’avaient hier à légiférer sur les drames concentrationnaires de la Deuxième Guerre mondiale.

2/ Cette question appartient aux Arméniens et aux Turcs. Elle regarde la Turquie et non la France. Il ne faut pas venir se plaindre si les Turcs rétorquent en se penchant sur notre passé colonial. C’était tellement prévisible. Parler de l’Algérie pour les Turcs c’est à la fois semer la discorde chez nous, mais c’est aussi rehausser un peu plus le prestige de la Turquie dans le Maghreb.

3/ Puisqu’ils se déchaînent maintenant sur notre Histoire, j’avoue que les Turcs m’amuseraient davantage s’ils s’occupaient de légiférer sur la contestation du génocide des Vendéens. S’ils ne les connaissent pas encore, qu’ils se précipitent sur les ouvrages de l’historien français Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée. Ils y trouveront les textes de la Convention qui donnèrent l’ordre explicite d’éradiquer une population toute entière, hommes, femmes et enfants, parce qu’elle était, « ethniquement contre-révolutionnaire ». Ils y découvriront des massacres de grande ampleur qui ne furent pas le résultat de débordements de la part des exécutants, mais bien d’une politique criminelle planifiée au plus haut niveau, utilisant des méthodes préindustrielles (noyades de Carrier à Nantes) et la Terreur (tannage des peaux humaines, cannibalisme, nourrissons cuits dans des fours à pain) comme stratégie militaire.

J’imagine même combien il serait intéressant pour une élite turco-musulmane anti-kémaliste de découvrir combien leurs adversaires « jacobins » kémalistes doivent à cette Révolution française, qui fut aussi la matrice des grands totalitarismes du XXe siècle (bolchévisme et nazisme) et des grandes idéologies modernistes du monde musulman auxquels s’opposent islamistes turcs et Frères musulmans arabes !

Si nos gouvernants ont décidé de nous faire détester par des pays émergents qui comptent de plus en plus, comme le Mexique (avec l’affaire Cassez) ou la Turquie, qu’ils nous le disent clairement. De ce point de vue, les résultats engrangés durant l’année 2011 sont exceptionnels !

Le Maroc a interdit ce 24 décembre un numéro de L’Express figurant Mahomet. Début de scandale dans notre presse bienpensante. Et alors ? Nouvelle leçon de Droits de l’Homme à attendre ? Il ne suffit pas de la Tunisie, du Mexique, de la Turquie, il nous faut maintenant nous fâcher avec le Maroc ? Nous ne sommes pas en train de parler d’un titre de presse français sur le territoire français mais d’un titre français sur le territoire marocain. Les Marocains n’ont-ils pas le droit de faire ce qu’ils veulent chez eux ? Ils seraient donc obligés de distribuer L’Express ? Ils n’auraient pas le droit d’estimer que ce numéro peut constituer un trouble à l’ordre public ? Le PJD (parti islamiste) n’est-il pas encore assez fort (il gouverne) à nos yeux qu’il faudrait lui donner encore un coup de main ? Il y a un très bon historien du Maroc (je ne peux que recommander son excellente et tout récente Histoire du Maroc), Bernard Lugan qui ne doit pas en revenir en ce moment ! Il y a quelques jours, l’émission qu’il enregistrait pour I-Télévision avec Robert Ménard, afin de présenter un décapant essai « Décolonisez l’Afrique ! » (paru aux éditions Ellipses début décembre) a été purement et simplement censurée, c’est-à-dire enregistrée mais jamais diffusée. Nos amis marocains devraient poser la question à la France : si vous interdisez de parole votre plus grand historien de l’Afrique, pourquoi alors ne pourrions-nous pas (de temps en temps mais c’est tellement rare !) bloquer la distribution de l’un de vos titres de presse sur notre territoire ?

A la vitesse à laquelle la France multiplie les querelles, il faut maintenant se poser une question. La bêtise suffit-elle à tout expliquer ? Ou bien y-a-t-il une force plus profonde qui pousse dans cette direction ?

Aymeric Chauprade

[box class=”info”] Source : Carnet de bord d’Aymeric Chauprade. [/box]

Loi sur la négation du génocide arménien et vote communautaire

26/12/2011 – 10h00
PARIS (via le Bulletin de réinfo) –
Au‑delà de la judiciarisation de l’Histoire, cette loi cache les réalités du vote communautaire

A quelques mois de l’élection présidentielle, le vote de cette loi n’est pas anodin. Le président Nicolas Sarkozy cherche à complaire à l’importante communauté franco‑arménienne présente en France. Car à l’inverse de ce qu’il est rapporté dans les médias du système, il existe un vote communautaire, et il pèse lourdement sur les élections. A quelques mois de cette échéance cruciale, les candidats multiplient les danses du ventre auprès des différentes communautés. Le numéro 2 du Front national, Louis Alliot, est allé la semaine dernière draguer en Israël la communauté juive. Une communauté qui avait selon un journaliste israélien voté à 80 % pour le candidat Sarkozy en 2007. De son côté, le Parti socialiste n’est pas en reste, lui qui a misé depuis des années sur les Français d’origine afro‑maghrébines pour remplacer la désertion du vote ouvrier.

Malgré les différences sociales, les communautés votent de façon homogène

Toutes les études le montrent, le vote ethnique existe bel et bien. En 2007, 80 % des électeurs originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne avaient voté Ségolène Royal et quel que soit leur niveau socioprofessionnel. Un vote communautaire qui a été observé aussi chez la communauté antillaise. Un phénomène que l’on retrouve seulement chez les communautés extra‑européennes. Les descendants des populations européennes installées en France ont par exemple le même comportement électoral que le reste de la population.

Les hommes politiques regardent donc le poids électoral des communautés

Les hommes politiques savent très bien quel poids politique représente chaque communauté. Car il peut faire la différence notamment aux élections locales. Selon une étude citée par le journal « le Courrier de l’Atlas », les Français d’origine maghrébine représentent 4 % de l’électoral. Et du fait du morcellement ethnique, cet électorat peut peser très fortement sur les prochaines élections législatives. Pour la communauté franco‑arménienne c’est la même chose, elle peut faire la différence notamment dans le sud de la France et à Lyon. En tout cas, avec l’inflation du nombre de communautés en France, ira de pair une inflation des lois mémorielles.

Crédit photo : Richard Ying, licence CC.

Le scandale des subventions d’état – Comment le gouvernement gaspille votre argent

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 21 décembre reproduit avec son aimable autorisation.
Minute en kiosque ou sur Internet.[/box]

« Minute » s’est procuré un document devenu très difficile d’accès : le « Jaune des associations », document budgétaire où sont récapitulées toutes les subventions accordées par les ministères aux associations – y compris les plus fantaisistes. Le constat est accablant, les gaspillages invraisemblables, et les économies à réaliser, mirobolantes. Etat des lieux.

SOS racisme: 534000 euros… LICRA: 306500 euros… Act Up: 125000 euros… France terre d’asile: 602000 euros… Alliance israélite universelle : 280 000 euros… Haut conseil des Maliens de France (sic): 25000 euros… Et le jackpot pour l’AFTAM (association pour les foyers d’immigrés, créée par l’indigné Stéphane Hessel): 2,7 millions d’euros! C’est la crise, mais, de toute évidence, pas pour tout le monde, au vu de ces quelques exemples tirés de l’immense liste des associations subventionnées par l’Etat pour l’année 2010.

Etrangement, ces financements publics d’associations aux buts parfois discutables (4000 euros accordés à l’obscure « KJPF » pour la promotion de la langue « peuhl » à Mantes-la-Jolie!) sem blaient voués à rester discrets… En effet, chaque année, en annexe du projet de loi de Finances (PLF), est publié un document budgétaire appelé « le Jaune des associations » qui récapitule de manière extrêmement détaillée, ministère par ministère, « l’effort financier de l’Etat en faveur des associations » le PLF 2012 contient ainsi 3 tomes pour les subventions accordées en 2010 (ce qui, au passage, révèle que les députés prennent connaissance de cet arrosage associatif avec un décalage de deux ans!). Mais cette année – quel dommage! – le « Jaune des associations » n’était plus disponible à la Documentation française… Heureusement, « Minute » a pu mettre la main sur ce précieux rapport et en décortiquer pour vous les 1134 pages.

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

Le fromage des subventions d’Etat mis en coupe réglée

L’on y apprend ainsi qu’en 2010, plus de 18000 associations ont été arrosées par un ministère. Parmi elles, de nombreuses structures étrangères, qui prospèrent en France depuis que la loi Mauroy du 9 octobre 1981 ne soumet plus la constitution d’associations étrangères à l’autorisation du ministère de l’Intérieur. Mais ce qui saute vraiment aux yeux, c’est que le fromage des subventions d’Etat est totalement mis en coupe réglée puisque, au total, seul 1,5 % des associations se partagent la manne publique. Bonjour l’égalité!

Plus grave: de manière générale, pour les années passées, les animateurs de l’Observatoire des subventions ont établi que, compte tenu des subventions multiples parfois accordées par différents ministères à une seule organisation (LICRA, SOS Racisme…) 0,01 % des associations touchaient à elles seules 55 % des subventions publiques! On peut parier que rien n’a changé. Et, selon Benoîte Taffin, porte-parole de Contribuables associés, « les cinq associations les mieux dotées totalisent en moyenne 15 % de l’argent des contribuables ».

C’est que le système est drôlement bien fait: les financements au niveau des collectivités locales décentralisées (communes, conseils généraux ou régionaux) sont nombreux et permettent à des dizaines de milliers de petites associations d’avoir des aides ponctuelles qui, pour les grosses associations, s’ajoutent à celles de l’Etat. C’est le cas, en particulier, pour les associations dites « culturelles » et les lobbys anti-racistes, qui bénéficient de relais à tous les échelons de l’administration, multipliant les subsides.

Au total, en 2010, pratiquement 1,5 milliard a été accordé aux associations – pour 1,2 milliard en 2009, soit une augmentation de 21 %. Sur ce colossal magot, il y a de toute évidence de quoi faire de belles économies. Sans parler d’une meilleure utilisation de l’argent du contribuable!

Les subventions ministérielles : la « culture » au détriment de l’agriculture

Le premier tome du « Jaune » nous renseigne sur l’ensemble des fonds distribués par les différents ministères. Le ministère de la Culture a connu la plus forte augmentation en passant, de 2009 à 2010, de 123,8 millions d’euros de subventions allouées à 425,8 millions, soit une progression de… 243%! Jack Lang peut aller se rhabiller: Frédéric Mitterrand, ministre sarkozyste, n’a rien à lui envier.

Le ministère de l’Ecologie et du développement durable n’est pas loin derrière, passant, pour la même période, de presque 34 millions de subventions à 96, 5 millions, soit une augmentation de 184 %!

L’Education nationale progresse cahin-caha de 54 %, avec 87,5 millions d’euros gasp… – pardon! – alloués à diverses associations.

Les Affaires étrangère et européennes, en revanche, reculent de 63 %! Les crédits de ce ministère régalien lui permettaient encore de distribuer 74,9 millions de subventions en 2009: il n’y en avait plus que 27,5 millions en 2010. La francophonie est la première victime de cette coupe sombre, puisque les Alliances françaises à l’étranger disparaissent une à une. Mais il y a là une certaine logique, puisque Paris cède de plus en plus ses prérogatives à Bruxelles et qu’il existe même, désormais, des « ambassadeurs européens » Pourquoi se fatiguer à garder une représentation à l’étranger quand on délègue déjà tous ses pouvoirs à Bruxelles?

Autre perdants: les Français de l’étranger qui se retrouvent privés du soutien de la métropole. Mais au final, c’est toute la France qui y perd, puisque notre diaspora ne peut plus agir aussi efficacement que par le passé pour faire progresser les investissements nationaux ou soutenir les positions de Paris dans les milieux décideurs.

Autre ministère en déshérence, l’Agriculture, qui, déjà limité à 64,5 millions en 2009, recule encore de 21 %, pour tomber à seulement 50 millions de subventions.

Là encore, les chiffres montrent que ce secteur est totalement abandonné par un gouvernement appliquant sans discuter la politique agricole européenne.

Les services du premier ministre arrosent les copains

Les services du premier ministre, eux, font un bond en passant de 36,8 à 77,8 millions, soit une augmentation de 111 % des fonds accordés. Chaque année, ces « services », au titre de la « coordination du travail gouvernemental », subventionnent un certain nombre de fondations, de clubs politiques ou de « thinks-tanks » appartenant à l’Establishment et dirigés par des hiérarques de la classe politique.

En 2010, les services du Premier ministre ont ainsi octroyé, sur une enveloppe de 11,9 millions d’euros destinée à la « coordination du travail gouvernemental », la coquette somme de 7,7 millions à ces différents organismes, soit 64,91 % du total.

Parmi elles, on peut citer quelques structures très proches de l’UMP, telles l’association Georges Pompidou, qui touche 400000 euros; la Fondation Charles De Gaulle (1 million); la Fondation pour l’innovation politique (think-tank créé par l’industriel chiraco-sarkozyste Jérôme Monod, directement financé par l’UMP jusqu’en 2005, et actuellement dirigé par l’ultralibéral Dominique Reynié), qui récolte 1,2 million; ou la Fondation Prospective et innovation, dont le président est un certain Jean-Pierre Raffarin (320000 euros).

Les satellites du socialisme ont aussi un bel accès à la gamelle, avec, entre autres, la Fondation Jean Jaurès, présidée par le socialiste Pierre Mauroy (1,4 million); la Fondation Respublica de Jean-Pierre Chevènement (450000 euros); ou l’Institut François Mitterrand (350000 euros) Le parti communiste n’est pas oublié, avec 900000 eu ros accordés à la Fondation Gabriel Peri (« pour une meilleure compréhension de l’histoire du Parti communiste français ») présidée par Robert Hue!

S’étonnera-t-on de voir que le think tank Idées et Nations, présidé par Louis Aliot, n° 2 du Front national ne reçoit, lui, pas un centime de subvention publique?

Les associations « antiracistes » et pro-immigrées prospèrent

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

Marine Le Pen a justement dénoncé, récemment, la hausse « vertigineuse » des subventions d’Etat accordées aux associations dites « antiracistes », favorables à l’immigration ou supposées en gérer les conséquences sur notre sol. Les fonds alloués à ces organisations sont en effet passés de 1,2 milliard d’euros en 2009 à un minimum de 1,5 milliard en 2010 (le total est difficile à établir avec précision tant les faux nez de ces associations sont nombreux). La candidate du FN a notamment cité, entre autres, l’Assfam (service social et familial des migrants (239460 euros), le Centre national des Marocains de France (12000 euros), Profession banlieue (21000 euros), le Bondy blog (50000 euros), le Haut conseil des Maliens de France (25000 euros pour cet organisme strictement communautariste), France Terre d’Asile (602000 euros)… Notons que les collaborateurs de Marine Le Pen ont légèrement sous-estimé les subventions accordées à Ni Putes ni Soumises (288500 et non 276000 euros) et à SOS-Racisme (534000 euros et non 490 000).

A cette liste évidemment non exhaustive présentée par la candidate à la présidentielle, ajoutons les 416500 euros alloués à la LICRA; 20000 euros pour Fasti-Solidarité immigrés; 80739 pour la CIMADE, qui vient en aide aux immigrés illégaux; 130000 pour AFAVO Femmes africaines du Val d’Oise (sic). On trouve aussi des subsides accordés à des associations comme ELLER Visages pluriels de Turquie, dont le but est « d’entreprendre toute action ou toute intervention pouvant directement ou indirectement contribuer à l’intégration des personnes immigrées ou issues de l’immigration ». 1,2 million d’euros ont été accordés à la Fondation Femmes pour la Méditerranée, qui ne possède même pas de site Internet et dont l’activité réelle est, di sons, difficile à évaluer… Le site Net 1901, annuaire des associations de loi 1901 note d’ail leurs « qu’aucune actualité n’a été publiée pour cette association ». On peut donc légitimement se de mander ce qu’elle fait du pognon donné pour ses actions « à l’attention des femmes en Méditerranée et dans le monde arabe. »

Marine Le Pen a fort justement déclaré que ces « associations ont le droit d’exister » mais qu’elles ne devraient bénéficier d’aucune aide de l’Etat, vu leur soutien à l’immigration ou leur caractère « communautariste ». La présidente du FN estime que l’on pourrait, au strict minimum, économiser 500 millions d’euros ou les rediriger « vers des associations sportives, de sécurité civile, du troisième âge, du handicap ou de l’enfance ». Or, ce sont justement les grandes oubliées du concours d’arrosage public 2010!

En France, mieux vaut avoir le Sida que l’Alzheimer…

Prenons par exemple le palmarès des subventions du ministère de la Santé. Les sommes accordées pour lutter contre la maladie d’Alzheimer n’atteignent même pas 300000 euros (279000 exactement), alors que 855000 Français sont atteints par ce mal terrible et doivent dépenser, chaque mois, un minimum de 1000 euros pour payer leurs soins. Pire: 225000 nouveaux cas se déclarent chaque année et, d’ici 2020, si la recherche ne progresse pas, les projections estiment à 1,3 million le nombre de Français qui seront victimes d’Alzheimer.

En face, selon Sida Info service, 152000 personnes sont atteintes du Sida en France (dont près de la moitié sont des malades nés à l’étranger). A la louche, cela fait six fois moins que les victimes d’Alzheimer. Mais au total, les associations de lutte contre le Sida et le VIH ont touché 5,6 millions d’euros en 2010 – soit… 200 fois plus que celles qui luttent contre le fléau de la dégénérescence mentale!

Parmi ces organisations, se cachent en outre nombre d’organisations qui, sous couvert de lut te contre le sida, sont en fait de véritables lobbys homosexuels. Act up a ainsi reçu 125000 euros; les lesbiennes de Gaies, 640000! Sans parler, parce qu’on pourrait finir par s’énerver, d’«Unité réflexion action communautés Afrique », un bidule qui a raflé 30000 euros pour sensibiliser les Africains au VIH et « pour aider à appréhender certaines problématiques spécifiques des migrants originaires d’Afrique subsaharienne ».

Notons, pour la bonne bouche (ou plutôt la narine), que l’organisation Techno+ a touché 100000 euros pour « la promotion de la santé en milieu festif ». Autrement dit, avec l’argent public, cette assoce vient au secours de fêtards camés jusqu’au nez mais incapables d’assumer leurs c… jusqu’au bout. Le site Internet donne notamment de précieux conseils aux apprentis drogués: « Evite de prendre le volant (reste en vie, on t’aime!) et d’entreprendre une activité à responsabilité… ». Ou encore: « Prends garde à la désinhibition, mets une capote et pense au gel lubrifiant car les produits dessèchent! » Riez braves gens, mais pendant ce temps, des vieillards perdent leur dignité dans des hospices mal entretenus et des malades du cancer dépérissent, faute de moyens pour la recherche, dans les hôpitaux surchargés. Mais il faut bien faire la teuf sans tomber dans le « bad trip », comme dit Techno.

Culture et (dé)formation de la jeunesse…

La liste des gabegies étant extensible à loisir, voici, pour conclure, quelques perles ou comparaisons permettant de situer, de manière générale, où et comment part l’argent du contribuable. La jeunesse par exemple! L’Action catholique des enfants de Vendée a perçu la somme de 180 eu ros, tandis que le Club Léo Lagrange du 59, proche du parti communiste, en touchait, lui, 7390. Au niveau national, le FONJEP (fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire), lui aussi très marqué à gauche, récolte 6,3 millions d’euros. Les scouts et guides de France, eux, se sont contentés de 890000. Les scouts et guides d’Europe, plus « tradis », semblent n’avoir eu droit à rien du tout; ce qui n’est pas le cas, on s’en doute, des scouts musulmans (où, étrangement, il n’y a pas de guides…), qui touchent 257800 euros; les éclaireurs et éclaireuses israélites, moins nombreux, ont tout de même pu compter sur 73000 euros.

Terminons ce rapide tour d’horizon par la culture. Là encore, les choix de l’Etat en matière de subvention sont vite faits et se résument en un raccourci frappant: l’association Musiques et danses traditionnelles du Cantal, qui entretient la mémoire et les traditions régionales, a été généreusement soutenue à hauteur de… 300 euros. En revanche, Slam production (qui promeut une sorte de rap de cités) a perçu 68500 euros. Choisis ton camp, camarade!

Il ne faut plus gaspiller l’argent des Français !

Benoîte Tafin, de Contribuables associés, aime citer une déclaration de Nicolas Sarkozy, prononcée durant son discours de Nantes, en 2007: « Ne plus gaspiller un seul euro d’argent public, tel doit être l’idéal vers lequel nous devons tendre. […] C’est une question d’économie: nous n’avons plus les moyens de gaspiller, nous avons trop de déficits, nous avons trop de dettes. […] C’est aussi une question de morale : l’argent public, c’est l’argent des travailleurs, l’argent de ceux qui se donnent du mal pour gagner leur vie, qui ont du mal à gagner leurs fins de mois, du mal à loger leur famille et à élever leurs enfants en travaillant. Le moindre des respects qu’on leur doit, c’est de ne pas laisser gaspiller, de ne pas laisser détourner ce qu’ils ont si durement gagné. » A cinq mois de la fin de son mandat, Sarkozy nous a donné la preuve que, décidément, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Patrick Cousteau et Françoise Monestier

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 21 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

“Christmas in Eurabia” : une satire sur la capitulation des européens

“Tribal Update” est une émission israélienne de Latma TV qui s’inspire de “Saturday Night Live”, l’émission à sketches de la chaine américaine NBC. Il s’agit ici d’une parodie de chanson de Noël qui raille la capitulation des Européens (Anglais, Français et Norvégiens) devant l’islamisation de leurs pays.

L’amendement Le Fur/de Rugy donne des aigreurs aux oligarques « ligériens »

L’amendement Le Fur/de Rugy donne des aigreurs aux oligarques « ligériens »

23/12/2011 – 12h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Comme prévu l’adoption par l’Assemblée nationale d’un amendement permettant par voie de référendum de réunifier la Bretagne n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions. Très concernés, les oligarques socialistes de la région administrative des Pays de la Loire sont aussitôt montés au créneau pour dénoncer un texte susceptible de remettre en cause leur pouvoir.

Par la voix de son cabinet, le président de la région Pays de la Loire Jacques Auxiette (PS) s’est déclaré « surpris de cette initiative prise par des députés de gauche car il considère que cela fait diversion : pendant que l’on traitera de ce sujet, on ne traitera pas les vraies priorités dans la campagne électorale ». Oubliant que les populations concernées n’ont jamais été consultées lors de la création de la région des Pays de la Loire, le cabinet poursuit : « c’est un amendement contraire à l’idée qu’il se fait de la démocratie : comment modifier le contour d’un territoire sans demander leur avis à tous les habitants de ce territoire ? »

Même argumentation de la part de Jean-Marc Ayrault, le député maire socialiste de Nantes, qui a réagi en affirmant qu’« une consultation réservée à la région Bretagne et à la seule Loire-Atlantique n’est pas respectueuse des habitants des autres départements des Pays de Loire » (sic). Selon le conseiller spécial de François Hollande « nous ne pouvons faire fi des habitants de La Roche-sur-Yon, Cholet ou Angers -par exemple- avec lesquels nous entretenons des liens étroits. Nos destins sont liés. Dans un monde de plus en plus ouvert, où il faut savoir s’associer et s’allier, la collaboration a plus de sens que le rattachement ou la réunification ».

Point de vue évidemment différent de la part du président de la région administrative Bretagne, qui s’est réjoui dans un communiqué « de cette avancée significative ». Pour Jean-Yves Le Drian (PS), « depuis 1998, le conseil régional de Bretagne s’est toujours prononcé unanimement en faveur de la réunification de la Bretagne historique. Quatre voeux ont été votés en ce sens, le dernier datant de juin 2010 et demandant déjà l’organisation d’une consultation des populations concernées. Le vote de ce matin nous montre que les institutions peuvent parfois remettre l’Histoire en marche».

Position plus réservée du maire de Saint-Brieuc Bruno Joncour (MoDem), pour qui « la réunification de la Bretagne et de la Loire-Atlantique ne saurait être vue comme un règlement de compte historique ou un repli identitaire mais bien comme un enjeu de développement ». Pour ce membre du comité stratégique de la campagne de François Bayrou aux présidentielles, ce n’est pas le bon moment : « (il faut que) le débat engagé depuis plus de 10 ans soit poursuivi de manière approfondie et surtout apaisée ; il ne doit pas se transformer à 5 mois d’une échéance capitale pour notre pays en un concours électoraliste du ‘ meilleur’ réunificateur. »

Prémonitoire ?

Partisan de la réunification, Franck Louvrier, conseiller régional UMP des Pays de la Loire et surtout directeur du service communication de l’Elysée, s’est félicité de cet amendement. Dans un communiqué ce proche de Nicolas Sarkozy précise : « résolument favorable au rattachement de Nantes à la Bretagne et à la création d’un Grand Ouest (?), je me félicite de cette avancée que j’estime tout simplement démocratique. En effet, j’appelle de mes vœux une lecture plus cohérente de notre territoire et ce travail, ce sont les citoyens qui doivent le prendre en mains ».

Les réactions suscitées par la question de la réunification de la Bretagne et des moyens pour y parvenir témoignent, au-delà des clivages politiques traditionnels, de conceptions fondamentalement opposées sur des notions aussi essentielles que l’identité, le territoire ou la démocratie. Ainsi, dans un forum de discussion de l’Agence Bretagne Presse, Marc Le Fur- le co-auteur de l’amendement – écrit : « Je pense que M. AYRAULT est un homme de la mondialisation par la ville. Il ne « croit » pas à la dimension historique et culturelle de la Bretagne. Il y a deux écoles. Celle qui pense que des territoires à forte identité peuvent se développer de façon ouverte et dynamique. Celle qui pense que les territoires ne se définissent que comme une construction urbaine et péri-urbaine. C’est un vrai clivage parfois transpartisan. » Tout est dit.

Photo : Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette entourant Ségolène Royal : deux “Ligériens” farouchement opposés à la réunification de la Bretagne. Crédit photo : manuel via Flickr licence CC.

Entretien avec Konstantin Dobrilović, membre du FPÖ et engagé pour le Kosovo-Serbe

Entretien avec Konstantin Dobrilović, membre du FPÖ et engagé pour le Kosovo-Serbe

– Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mon nom est Konstantin Dobrilović, je suis né en 1984 à Münster en Westphalie (Allemagne), mes parents sont originaires de la Republika Srpska (Serbie). Je suis un théologien.

– Quel est votre rôle dans le FPÖ et pourquoi le FPÖ est-il engagé pour la Serbie et pour les Serbes du Kosovo ?

Depuis 2010, je suis le président de la plate-forme chrétienne libertaire*. Celle-ci unit les chrétiens de toute dénomination dans l’Est et le Sud-Est de l’Europe ainsi que les chrétiens orientaux, dont le statut est plus difficile, surtout après le “printemps arabe”. La plate-forme chrétienne libertaire organise également des événements, le prochain étant le 23 Janvier à Vienne, avec l’organisation d’une conférence sur le Kosovo à laquelle participeront le leader du FPÖ Heinz-Christian Strache, mais aussi l’ex-officier norvégien de la KFOR Kristian Kahrs qui était auparavant en poste au Kosovo.

Le FPÖ est engagé non seulement pour les Serbes, mais pour tous les peuples à qui une injustice est faite. Cela est particulièrement vrai pour les Serbes au Kosovo. Le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache a toujours été au premier plan dans l’enquête. Récemment, il a critiqué le traitement de la Serbie concernant son statut d’adhésion à l’UE, ainsi que le traitement dédaigneux du convoi d’aide russe (NDLR: un convoi humanitaire russe à destination du Kosovo avait été bloqué la semaine dernière par la force européenne avant d’être finalement autorisé après que Moscou ait tapé du poing sur la table). D’autres responsables du FPÖ, comme l’eurodéputé Andreas Mölzer ou le porte-parole de politique étrangère et membre du Conseil national autrichien Dr. Johannes Hübner sont également intervenus pour le Kosovo Serbe à de nombreuses reprises

– Vous venez de rentrer de Serbie, quelle est la situation là-bas à l’heure actuelle ? Quelle est la position des Serbes du Kosovo? Des nouvelles persécutions ont elles été constatées sur place ?

La situation actuelle en Serbie est dramatique, car pour le gouvernement actuel de la Serbie les intérêts de l’UE sont plus importants que ceux des Serbes. La Serbie est une partie de l’Europe, mais l’Europe est plus que l’Union européenne. La situation des Serbes au Kosovo est extrêmement déprimante. Les persécutions ont lieu de façon ininterrompue de la part des musulmans. Depuis 1999, les Serbes comptent 1002 morts dans des attaques sous les yeux de la communauté internationale. À ce jour, aucun des assassins n’a été traduit en justice.

La population serbe qui reste au Kosovo est menacée chaque jour par des populations qui souhaiteraient les voir quitter le berceau de la Serbie. Dans la vie quotidienne, les citoyens serbes sont discriminés et provoqués. Pour les gens dans les enclaves, c’est pire, ils sont pratiquement coupés du reste du monde et ont peu de liberté de mouvement. Il arrive également que des moines et des nonnes orthodoxes soient kidnappés ou lapidés dans la rue. Les enfants serbes ne peuvent pas aller à l’école non accompagnés, parce que ce serait trop dangereux. Le KPS (Kosovo Police Service) parle des délinquants comme étant des cas isolés ou des personnes souffrant de troubles mentaux et rien n’est donc fait pour améliorer la situation.

Enfin, le gouvernement albanais du Kosovo fait tout pour supprimer toute trace d’histoire serbe du Kosovo (des monastères orthodoxes sont détruits et remplacés) et un véritable travail de propagande est effectué, notamment afin de convaincre l’opinion internationale et les habitants que le Kosovo serait en fait une ancienne propriété de l’Albanie et non pas le berceau de la Serbie.

Pour les Albanais il est également important que le nom “Metohija” n’apparaissent plus car ce mot** indique que 70% du pays appartient à l’Eglise orthodoxe serbe.

 – Comment avez vous réagi, aux côtés du peuple Serbe concernant l’incident de la semaine dernière avec le convoi d’aide russe bloqué par l’EULEX ?

Cet incident a clairement démontré que la mal nommée Force de secours international (European Union Rule of Law Mission in Kosovo, EULEX) ne soutient en réalité que le gouvernement albanais du Kosovo. Les gens en Serbie sont reconnaissants que le Gouvernement de la Fédération de Russie ait envoyé des secours au Kosovo et ce n’est d’ailleurs pas la première fois. Pendant la guerre des Balkans dans les années quatre-vingt-dix, les Serbes avaient déjà reçu de l’aide de la Russie, la solidarité orthodoxe étant très forte. Personnellement, je suis également très reconnaissant envers le peuple russe qui est un véritable ami et un grand allié des Serbes.

– La Russie pourrait-elle faire plus de pression sur le plan international pour améliorer la situation des Serbes au Kosovo? Est-ce que c’est possible ?

Il serait bon que la Russie le fasse, mais il y a malheureusement en Europe de l’Ouest trop de sentiment “anti-russe” prôné notamment par les gouvernements pour qu’une vraie coopération et une vraie écoute à l’égard des russes soit mise en place. Si la Russie était écoutée, le Kosovo n’aurait bien évidemment pas été reconnu par plusieurs pays européens, dont la France.

– Comment voyez-vous l’actuelle situation UE-Serbie et Russie-Serbie ?

Depuis le 9 décembre 2011 les relations avec l’UE sont à nouveau refroidies puisque la Serbie n’a pas reçu le statut de pays candidat alors qu’elle remplit toutes les conditions de Bruxelles. Mais apparemment, cela ne suffit pas pour l’UE : l’UE veut la reconnaissance du Kosovo par Belgrade, alors que la moitié des pays de l’UE ne reconnaissent pas cet Etat tout comme la moitié des pays de l’OTAN. Les relations entre la Russie et la Serbie ont toujours été et sont toujours très bonnes bien que le gouvernement actuel soit pro-UE et ait ignoré la Russie à plusieurs reprises. Cependant, les Serbes veulent également garder de bonnes relations avec les autres états, comme les États-Unis, ou d’autres pays extra-européens.

__________

*) “Libertaire” peut avoir quelques connotations en français que le mot allemand “freiheitlich” n’a pas. En allemand ce mot signifie “d’un esprit libre”, ou “épris de liberté” ; le terme désigne un mouvement politique principalement (mais pas seulement) en Autriche, qui est aussi appelé le “troisième camp” (c’est à dire ni socialiste, ni conservateur), typiquement représentée par le Parti de la Liberté d’Autriche (FPÖ).

**) les Albanais parlent du “Kosovo”, les Serbes du “Kosovo et Metohija” … “Metohija” = “La Métochie” (en serbe метохија, du grec μετοχή, “communauté”), http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tochie

 

 

Génocide arménien : vers une loi mémorielle de plus en France ?

21/12/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
L’Assemblée nationale examinait ce matin, un projet de loi condamnant le génocide arménien ainsi que sa négation (passible d’un an de prison et de 45000 euros d’amende). Cette loi, qui succèderait à la loi Taubira ou encore à la loi Fabius-Gayssot, serait ainsi une loi de plus imposant, sous peine de prison, une histoire officielle et non discutable.

Elle provoque d’ores et déjà la colère de la communauté turque de France mais aussi et surtout du gouvernement turc, qui envisage une dégradation des relations entre Paris et Ankara si une telle loi était votée.
Certains députés font état de leur étonnement concernant cette proposition de loi, quand on sait qu’en 2008, un rapport adopté par l’Assemblée unanime invitait les parlementaires à ne pas légiférer sur l’histoire.

Comme pour le “référendum d’initiative populaire” hier, on sent que les élections approchent et que certaines communautés sont très prisées par rapport à leur poids électoral (les arméniens de France, présent en masse dans les Bouches du Rhône, région de la député Valérie Boyer, à l’origine du projet de loi, représentent 500 000 électeurs).

Le génocide arménien ayant déjà été reconnu par la France en 2001 et cette reconnaissance ayant fait l’objet d’une loi, la proposition de loi qui sera examinée aujourd’hui ne vise donc qu’à punir la négation de ce génocide.

Alors que des solutions sont aujourd’hui cherchées afin de combler le manque de places en prison et afin de mettre fin à la surpopulation carcérale, les députés français s’apprêtent à voter une loi (une de plus) qui pourrait aboutir à enfermer des individus, uniquement pour leurs écrits ou leurs propos. Étrange conception de la liberté de recherche, d’expression, de ton et de parole, dans un pays qui semble de plus en plus abandonné à la pensée unique et au politiquement correct.

François Hollande à Saint-Nazaire : recherche voix ouvrières désespérément

François Hollande à Saint-Nazaire : recherche voix ouvrières désespérément

21/12/2011 – 13h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – « Je suis à Saint Nazaire car notre pays a un avenir industriel. Je serai le président du redressement industriel et productif ». François Hollande était avant-hier en Bretagne pour visiter le chantier naval STX et l’usine Airbus d’où sort le long courrier A350. Quand le chantre du mondialisme social démocrate (voir vidéo ci-dessous), à la recherche des électeurs ouvriers que le PS ne séduit plus guère, redécouvre sur le tard la nécessité pour la France d’avoir une industrie puissante
.

« Le capitaine de pédalo vient voir le dernier chantier naval d’importance encore en activité en France ». L’ironie mordante de Jean-Luc Mélenchon aura inspiré certains mauvais esprits nazairiens, qui auront salué à leur manière la visite du chantier naval effectuée au pas de charge par le candidat socialiste. Celui-ci n’a pas manqué de rappeler « la nécessité pour la France d’avoir une politique de construction navale », oubliant un peu vite que STX France SA, propriétaire des chantiers nazairiens, appartient en réalité pour les deux tiers à STX Europe, une filiale à 100 % du coréen STX Business Group, et pour un tiers à l’Etat français – via le Fonds stratégique d’investissement. L’avenir de la navale française dépend donc aujourd’hui de décideurs installés en Corée du Sud.

Lors d’une rencontre avec des représentants du réseau d’industriels locaux Neopolia – 145 entreprises industrielles représentant plus de 13 000 salariés – dont certains travaillent dans le développement du projet d’éoliennes en mer, le député de la Corrèze s’est dit prêt à encourager ce secteur d’activité, comme toutes les énergies renouvelables. Une déclaration qui devrait plaire à ses alliés d’Europe Ecologie Les Verts. Avant de se reprendre aussitôt en réaffirmant clairement sa position « pour le maintien d’une industrie nucléaire puissante et prépondérante ». Ce qui leur plaira assurément beaucoup moins.

Derrière cet appel à la ré-industrialisation, il faut sans doute voir dans la visite de François Hollande à Saint-Nazaire – fief ouvrier dirigé depuis des lustres par les socialistes – la volonté de ce dernier de tenter de se réapproprier les voix d’un électorat populaire qui s’est éloigné du PS. Dans un rapport de 88 pages qui a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie en mai dernier, Terra Nova, un think tank socialiste, constate en effet le divorce des ouvriers et employés d’une part et des socialistes de l’autre. A force de favoriser l’ultra-libéralisme mondialiste et le capitalisme financier, ceux-ci ont perdu le contact avec le peuple authentique. Pour Terra Nova le nouveau « peuple de gauche » serait désormais constitué des jeunes, des femmes, des « minorités » et des diplômés.

Le candidat socialiste arrivera-t-il à remonter la pente dans un électorat populaire dont il ne peut malgré tout se passer pour espérer l’emporter en 2012 ? On peut se poser la question. Selon un récent sondage BVA, 43 % des ouvriers auraient l’intention de voter Marine Le Pen à la présidentielle. La candidate du Front National vient d’ailleurs d’annoncer sa venue à Saint Nazaire le 13 avril 2012 pour y tenir l’un de ses derniers meetings de campagne. Une démarche qui ne relève pas du hasard.

Crédit photo: François Hollande via FlickR. Licence CC.

Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) contre “l’argent roi”

Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) contre "l'argent roi"

21/12/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a livré son « analyse politique » de la situation en Corse dans le dernier numéro de sa publication clandestine, « Ribellu, a voce di u fronte ». Pour le FLNC, « la gravité de la situation actuelle » le « conduit à livrer » son analyse et « à exposer un certain nombre de propositions ».  Car « malgré les satisfecits de certains représentants officiels qui continuent à se gargariser de tout ce que l’on fait pour la Corse, les indicateurs économiques et sociaux n’ont jamais été aussi préoccupants depuis bien longtemps. » « L’Etat Français » est le principal responsable de cette situation, participant en outre, non pas à « l’édification d’une Europe des peuples tournée vers le sud », mais à une la construction d’une Union européenne dirigée par le « nord » soumise aux « gesticulations financières ».

Selon le FLNC, l’avenir de la Corse est « livré à des intérêts spéculatifs qui lui sont étrangers ». Pire, cette « logique de l’argent roi » a remplacé l’esprit de « coopération et de partage ». Avant de dénoncer les dérives mafieuses de la société corse : « Pendant ce temps, la part belle a été faite aux groupes mafieux qui ont infiltré un tissu économique, déjà bien fragile, pour mieux le vampiriser. Le trafic de drogue, pourvoyeur de fonds importants et rapidement disponibles, s’est développé parallèlement, avec des effets déstructurants dévastateurs sur la société corse toute entière. »

Par ailleurs, le FLNC a fait plusieurs propositions intéressantes pour défendre son identité.

La lutte contre la spéculation immobilière passe avant tout pour le FLNC par l’instauration d’une « citoyenneté corse », définie par l’Università di Corsica, soit « la résidence  plus la langue corse ». Par ailleurs, face à des lois françaises inadaptées, le FLNC souhaite une mobilisation générale des Corses pour protéger leurs terres agricoles et lutter contre les spéculateurs.

Le FLNC demande par ailleurs aux dirigeants des grandes surfaces « de modérer leurs prix », « de stopper leur prolifération » et surtout de revoir les conditions d’achat, de diffusion et de promotion de la production corse, afin de « laisser toute sa place au commerce traditionnel. »

Pour le logement et les emplois, la seule mesure indispensable passe par l’instauration de la « citoyenneté corse ». Par ailleurs, l’organisation prône la suppression des conseils généraux et des départements, selon elle « au coeur des toutes les dérives clientélistes », et souhaite en revanche que l’assemblée de Corse soit dotée du pouvoir législatif.

Crédit photo : DR

5 députés du PVV de Geert Wilders quittent le parlement européen

5 députés du PVV de Geert Wilders quittent le parlement européen

20/12/2011- 14h00
BRUXELLES (Novopress via Lionel Balland) – Le 14 décembre 2011, au parlement européen, cinq députés européens du PVV (Pays-Bas) de Geert Wilders ont refusé de participer à la minute de silence pour les personnes victimes lors des soulèvements dans le monde arabe. Auparavant, les députés du PVV avaient refusé d’applaudir les représentants du « Printemps arabe » qui ont reçu le Prix Sakharov. Le chef de groupe des élus du PVV au sein du Parlement européen, Barry Madlener, a déclaré au Volkskrant que la liberté est la grande perdante du « Printemps arabe ».

A Bordeaux, “l’Échoppe” va bientôt ouvrir ses portes

A Bordeaux, "l'Échoppe" va bientôt ouvrir ses portes

19/12/2011 – 17h20
BORDEAUX (NOVOPress) –
L’Échoppe, c’est le futur foyer identitaire bordelais. Situé à deux pas du palais de justice, cet espace alternatif, véritable lieu de vie, aura pour vocation la promotion des cultures d’Europe à travers différents services et activités. Cette nouvelle maison de l’identité se veut le lieu de rassemblement de tous ceux qui résistent à la culture globale et à la destruction de nos identités.

Une bibliothèque et une “procure” identitaire s’y trouveront, ainsi qu’une salle de conférence pouvant accueillir jusqu’à 70 personnes. Un ciné-club, un bar associatif ainsi qu’un espace festif achèveront de complêter le tableau de cette nouvelle maison de l’identité, qui – après Ti-Breizh, La Traboule, Lou Bastioun, la Desouchière  est un espace d’enracinement communautaire.

Les élections congolaises mettent en évidence la submersion migratoire de l’Europe [vidéos]

Les élections congolaises mettent en évidence la submersion migratoire de l’Europe

19/12/2011 – 12h30
BRUXELLES (NOVOpress) – Les élections en République démocratique du Congo (RDC) créent des tensions un peu partout en Europe !

Après Paris et d’autres villes, c’est au tour de la capitale belge, Bruxelles, d’être le théâtre d’affrontements et d’actes de vandalisme de la part des opposants à la réélection de Joseph Kabila à la tête de la RDC.

Des vitrines de magasins ont été brisées, une bijouterie dévalisée, des véhicules endommagés et seize policiers ont été blessés au cours des incidents. La police a procédé à 95 interpellations parmi les manifestants.

Comme pour bien d’autres élections et conflits en Afrique ou en Asie, les élections en RDC créent des affrontements un peu partout en Europe parmi les personnes originaires de ces pays, mettant en évidence la substitution de population en cours acceptée ou organisée par les gouvernants européens !

Procès Bouteldja : la vidéo du rassemblement contre le racisme anti-blanc

Procès Bouteldja : la vidéo du rassemblement contre le racisme anti-blanc

18/12/2011 – 18h00
TOULOUSE (NOVOpress) –
Novopress a déjà publié quelques courts passages vidéos de ce rassemblement, et sous forme texte l’allocution de Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire.
Voici une vidéo plus complète.

Ce rassemblement a eu lieu le 14 décembre à l’appel du Bloc Identitaire devant le Palais de Justice de Toulouse à l’occasion du procès d’Houria Bouteldja concernant le jeu de mot raciste anti-blanc souchiens/sous-chiens qu’elle a fait dans l’émission “Ce soir (ou jamais !)” de Frédéric Taddeï en juin 2007. Riposte laïque, Résistance Républicaine et France-Solidarité s’étaient associées au rassemblement. Le procès était intenté par l’AGRIF et le tribunal rendra son jugement le 25 janvier prochain.

Lors du rassemblement il a été rappelé avec des exemples que le racisme anti-blanc est en train de se banaliser dans la société française et qu’il tue.

Dans l’émission télévisée, Houria Bouteldja appelait à “éduquer” la société occidentale “ce que l’on appelle nous, les souchiens/sous-chiens, puisqu’il faut bien leur donner un nom, les Blancs !” Et ce ne pouvait être un lapsus fait dans le feu de l’émission, car elle indiquait qu’avec ses amis elle utilisait habituellement ce terme de souchiens très peu connu à l’époque et que son intervention a rendu célèbre en l’associant aux “Blancs”.

La météo politique de Jean-Jacques Urvoas

17/12/2011 – 14h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère et secrétaire national du P.S. chargé des questions de sécurité, vient de découvrir le populisme et s’inquiète de ses progrès en Europe.

La nouvelle bête noire du député socialiste Jean-Jacques Urvoas (à gauche sur la photo, au Congrès de Reims) est une bête brune : le national-populisme. Une locution heureuse puisqu’elle permet de tourner la page du national-socialisme – bien contrariant car il y avait « socialisme » dedans. Il a animé hier une table ronde au cours d’un séminaire organisé à l’Assemblée nationale par Jean-Christophe Cambadélis et intitulé « Le national-populisme en Europe ».

Venu du trotskisme, M. Cambadélis n’a viré sa cuti pour entrer au parti socialiste qu’à l’âge de 35 ans, en 1986. Il y a fait une belle carrière, même pas interrompue par deux condamnations dans des affaires d’emplois fictifs. La sortie de route de Dominique Strauss-Kahn, dont il était le bras droit, risque de lui nuire davantage. D’autant plus qu’il a ensuite soutenu Martine Aubry. Son avenir ministériel compromis, il lui faut trouver un nouveau fonds de commerce. Ils semble avoir misé sur la crainte du national-populisme. Il vient de lui consacrer une petite brochure aux analyses typées années 1980 et qui s’achève sur un passage des plus ambigus : « la montée du national populisme est engagée. La gauche, face à cela, donne des signes contradictoires. Elle a pourtant rendez- vous avec l’Histoire. Et au risque de déplaire, cela ne devrait pas être une soirée de gala… » On reconnaît dans cette menace à peine voilée la formule de Mao Tsé Toung : « la révolution n’est pas un repas de gala ». Cambadélis aurait-il renoué avec son passé gauchiste ?

M. Urvoas, qui a priori n’est pas un révolutionnaire, semble un peu instrumentalisé dans l’affaire. D’autant plus qu’il ne connaissait guère la question du populisme. Il ne s’en cache même pas, sa participation au séminaire lui aura au moins appris quelque chose : « Cela m’a donné l’occasion de regarder l’évolution de notre continent dans les dernières années », écrit-il dans son blog, « et le résultat n’est guère rassurant. »

Flambée de la délinquance ? Immigration incontrôlée ? Kalachnikovs dans les banlieues ? Non, ce que le secrétaire national du parti socialiste chargé de la sécurité trouve « guère rassurant » est autrement ravageur : « le vent souffle plutôt en faveur des populistes. » Une analyse au doigt mouillé qui ne laisse pas d’étonner chez un professeur de science politique.

Crédit photo : jyc1, licence CC.

Poutine : « J’ai parfois l’impression que les Etats-Unis n’ont pas besoin d’alliés, mais de vassaux.”

Vladimir Poutine- Crédit Presidential Press and Information Office, CC - partie

16/12/2011 – 17h30
MOSCOU (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Lors de sa séance annuelle de questions-réponses avec la population, le premier ministre russe Vladimir Poutine a donné sa vision des Etats-Unis : « J’ai parfois l’impression que les Etats-Unis n’ont pas besoin d’alliés, mais de vassaux. Mais nous comptons poursuivre notre dialogue avec les Etats-Unis, parce que je vois des changements aux Etats-Unis. La société américaine n’a plus envie d’être le gendarme du monde ».

Avant d’enfoncer le clou sur cette politique de gendarme du monde menée par les Etats-Unis, je cite : « Quelqu’un a-t-il demandé conseil aux alliés sur les mesures à prendre en Afghanistan? Pas du tout. On a porté une frappe avant d’inviter tout le monde en disant “qui n’est pas avec nous est contre nous”. Est-ce une véritable alliance ? Non ».

En août dernier, Vladimir Poutine avait attaqué le dollar, accusant les Etats-Unis de « parasiter l’économie mondiale grâce au monopole du dollar ».

Crédit photo : Presidential Press and Information Office, licence CC.

Drame de Liège : pour le Vlaams Belang, l’affaire Amrani soulève de sérieuses questions judiciaires

Drame de Liège : pour le Vlaams Belang, l'affaire Amrani soulève de sérieuses questions judiciaires

15/12/2011 -14h45
ANVERS (NOVOpress) – L’attaque sanglante à Liège a de nouveau attiré l’attention de tous sur la politique judiciaire laxiste dans ce pays et sur l’échec de la réinsertion par la libération anticipée de prisonniers. C’est pour quoi, le Vlaams Belang a posé certaines questions importantes concernant la très courte peine de prison effective que Amrani a dû purger. Selon plusieurs articles, Amrani avait déjà 20 condamnations antérieures. En 2008, il ne pouvait plus obtenir un sursis conditionnel, parce qu’il avait déjà été condamné à de la prison avec sursis pour infractions relatives aux stupéfiants et aux mœurs.

Ces infractions n’ont jamais été converties en peines de prison effectives, y compris lors du dernier jugement. Le procureur porte donc en partie la responsabilité de ce drame, qui n’aurait pas eu lieu si cet individu avait été en prison.

Il est également extrêmement préoccupant qu’un criminel condamné et qui a déjà été pris avec un arsenal d’armes de guerre réelles, n’ait pas été surveillé de manière plus intensive après sa dernière libération. Tout indique que l’administration judiciaire à Liège a agi de façon extrêmement imprudente et que 15 ans après le drame Dutroux, aucune leçon fondamentale n’a été tirée.

Le Vlaams Belang exige l’élucidation complète des dessous de cette terrible affaire et demande des explications sur les peines de sursis non transformées, ainsi que sur le manque de surveillance à l’encontre de l’assassin, malgré son lourd passif. Des enquêtes pertinentes seront commandées dès demain au ministre de la Justice par la Chambre des représentants et au Sénat.

Pour finir, le Vlaams Belang rappelle que le nouveau gouvernement n’a pas l’intention de revenir sur la loi Lejeune, qui accorde des libérations conditionnelles pour les condamnés à moins de 30 ans de prison. A l’avenir, les multirécidivistes comme Amrani continueront donc de bénéficier de la générosité meurtrière de notre système pénal. De nouveaux drames sont donc largement prévisibles.

Crédit photo : Dr