Système Marine Le Pen

Le système contre le peuple, par Eric Letty

Monde et Vie SystèmeComme l’on pouvait s’y attendre, François Fillon, a gagné son pari, dimanche 5 mars, en parvenant à mobiliser massivement l’électorat conservateur sur la place du Trocadéro. Les pétochards qui l’avaient abandonné, croyant avoir lu dans la presse et les sondages son acte de décès politique, en seront quittes pour aller à Canossa s’ils veulent récupérer une gamelle. Beaucoup se sont déjà mis en chemin. Le candidat Fillon sera trop heureux de les récupérer au nom d’une unité factice, comme il sera content de retrouver les bonnes grâces des centristes de l’UDI.

« L’affaire Fillon » est emblématique de la rupture entre le pays réel et le pays légal – le Système dont l’ancien premier ministre est lui-même un produit et qu’il n’aspire au fond qu’à réintégrer. C’est ce qui explique que, tout en criant à « l’assassinat politique », il se refuse à dénoncer explicitement la collusion de l’Argent, de la presse, du pouvoir politique et de la justice (mais alors, où sont les assassins ?). C’est pourtant bien pour protester contre l’acharnement politique, médiatique et judiciaire que des dizaines de milliers de Français se sont retrouvés au Trocadéro, mus par une réaction immunitaire contre le caractère outrancier de la cabale.

En passant la mesure, ses adversaires ont rendu le meilleur service à François Fillon. Ils l’ont restauré. Pourquoi tant de haine ? La proposition politique que Fillon incarne, celle d’une droite libérale-conservatrice, ne convient plus au Système qui appelle de ses vœux un gouvernement de centre-gauche et d’inspiration libérale-réformiste, dont Juppé et Macron ont été successivement les champions.

Le maire de Bordeaux avait été, le premier, poussé par les médias conformes, qui annonçaient son triomphe à la primaire de la droite. Or, sans le vote en sa faveur de centaines de milliers d’électeurs de gauche, il ne serait pas même parvenu au deuxième tour. Comment expliquer, alors, que de nombreux élus aient pu le regarder, ces jours derniers, comme un recours possible ? C’est que ce personnel politique dépourvu de convictions est plus sensible que la « base » au discours dominant et aux campagnes médiatiques. Peut-être s’apercevra-t-on bientôt que l’importance d’Emmanuel Macron est aussi surévaluée que l’avait été celle de Juppé. Plus encore que ce dernier, l’associé-gérant de la banque Rothschild, porté par une presse majoritairement détenue par la finance dont lui-même est le serviteur, est représentatif du Système.

La violence de l’assaut livré pour l’imposer contre Fillon, dans l’espoir qu’il l’emporterait au deuxième tour dans le cadre d’un duel avec Marine Le Pen, laisse imaginer le déchaînement médiatique que la candidate du Front national devra affronter, quel que soit son adversaire.

Paradoxalement, ses chances de gagner seront pourtant moindres contre Fillon que contre Macron, tant sont puissantes les préventions de l’archéo-gauche à l’encontre de ce dernier.

« L’affaire Fillon » illustre finalement la nature de plus en plus totalitaire du Système, que souligne aussi l’affaiblissement des partis traditionnels qui lui servaient jusqu’à présent de faux-nez.

Parmi les trois candidats qui font la course en tête, Emmanuel Macron n’est pas le champion d’un parti, mais celui de la finance ; Marine Le Pen s’appuie sur un parti hors-système ; et François Fillon ne s’est maintenu qu’en mobilisant l’électorat de base contre la trahison des chefs. En fin de compte, la présidentielle de 2017 n’oppose pas seulement les patriotes aux mondialistes, mais aussi le peuple à l’oligarchie.

Eric Letty

Editorial du n° 937 de Monde & Vie daté de mars 2017

Sanctuaires clandestins

Ces villes américaines qui s’érigent en « sanctuaires » pour les clandestins

1Sanctuaires clandestins Trump5/03/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Alors que Donald Trump veut expulser les clandestins et menace de priver de subventions fédérales les « villes sanctuaires » qui les accueillent, un bras de fer s’est engagé entre celles-ci et la Maison Blanche. En Californie, qui compte une forte communauté hispanique dont beaucoup de clandestins, c’est tout l’Etat qui pourrait se constituer en « sanctuaire » !

Dans ce reportage de France 24 tout en finesse, on entend dire que « Donald Trump veut déporter (sic) plusieurs millions de clandestins » mais on apprend aussi que Los Angeles compte plus d’un million de « sans papiers » !

Pour l’heure, « plus de 30 villes de Californie se sont déclarées “villes sanctuaires“ », ce qui relève d’« un statut légal, qui interdit à la police locale de collaborer avec les agents de l’immigration ».

Emma CakeCup

« Sale Blanche », « sale Babtou » : Emma CakeCup et le racisme en ligne

Une histoire déplaisante, signalée par le site féministe Bellica, est arrivée début mars à une youtubeuse française suivie par un million d’abonnés, Emma CakeCup. Celle-ci a subi depuis le dimanche 5 mars un déferlement d’insultes racistes sur le réseau social Twitter : « Sale blanche », « sale babtou », « ferme ta gueule t’es juste une babtou », « nous allons te détruire car nous sommes fiers de nos origines de Maghrébins ».

Celle-ci a alors répliqué calmement : « Ça choque personne que quelqu’un m’insulte de babtou, mais quand on retourne le truc tout de suite c’est choquant bah non désolée. » Le terme babtou (toubab en « verlan ») est un terme insultant, originaire d’Afrique de l’Ouest, couramment employé pour désigner les blancs.

Dans sa dernière vidéo, la jeune femme a résumé la polémique en répondant à ce torrent de haine. La plupart des messages reçus par Emma ont un point commun : ils nient l’existence du racisme anti-blanc, tout en insultant Emma parce qu’elle est blanche. Il lui est reproché de s’exprimer sur le racisme alors qu’elle est blanche, et donc forcément privilégiée. Les seuls qui seraient habilités à donner leur point de vue sur le sujet seraient les personnes non blanches, également seules à le ressentir au quotidien.

La jeune femme a reçu des centaines d’insultes en raison de ses origines, mais ses détracteurs anonymes lui ont intimé dans le même temps l’ordre de ne pas qualifier ces insultes de racistes. Depuis les tweets et la vidéo d’Emma CakeCup, de nombreuses femmes ont témoigné via Twitter de leur expérience du racisme anti-blanc.

Cette polémique virtuelle n’est pas sans rappeler les réunions non mixtes « entre racisés » organisées depuis 2016 à l’université Paris VIII. Issu des manifestations contre la loi travail, un événement intitulé « Paroles non blanches » avait pointé l’absence au cours des débats « des questions de la race et du racisme ». Dans la même mouvance, un « camp d’été décolonial » avait été organisé en août : « réservé uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français, nous accepterons cependant quelques inscriptions de personnes subissant le racisme d’Etat mais vivant dans d’autres pays ».

Marie de Lisle

Article paru dans Présent daté du 16 mars 2017

Patriotisme

Le patriotisme pour sauver la France, par Yvan Blot

Yvan Blot PatriotismeContrairement à un préjugé tenace, le patriotisme n’est pas une idéologie. Le patriotisme est l’amour de la mère-patrie. Dit-on d’un enfant qui aime ses parents qu’il a une idéologie ? Ce serait absurde. Toutefois, le patriotisme peut se mêler à des idéologies, laïques comme religieuses. Il peut aussi se heurter à des idéologies comme on le voit dans l’Occident actuel. Un Etat démocratique libre ne saurait interdire telle ou telle idéologie sauf s’il est avéré qu’elle est criminelle. C’est le cas des idéologies révolutionnaires parce qu’elles prônent la violence. Mais un tel Etat peut difficilement admettre l’absence de patriotisme car il peut exiger des citoyens de « mourir pour la patrie ». Il doit combattre les idéologies qui s’opposent au patriotisme comme le socialisme ou le libéralisme de types cosmopolites ou comme l’islamisme radical, lui aussi cosmopolite.

Combattre l’antipatriotisme n’est pas combattre une opinion. C’est combattre une attitude délinquante où un citoyen s’arroge le droit de ne pas défendre ses compatriotes, notamment en cas de guerre avec l’étranger.

Combattre l’islamisme radical consiste à combattre des individus prêts à retourner leurs armes contre la patrie, par des attentats terroristes notamment. Combattre une telle idéologie cosmopolite fondée sur le rêve d’un califat mondial ne peut pas se faire par la seule répression physique pour empêcher de nuire physiquement. Un tel combat n’est efficace que s’il se fonde sur le patriotisme.

Les échecs des tentatives de « déradicaliser » les prisonniers islamistes étaient prévisibles. On ne combat pas une foi religieuse avec des arguments intellectuels qui n’ont aucune prise sur le cœur des hommes. Invoquer la laïcité ou la constitution, voire la « République » pour stopper l’islamisme révolutionnaire, est stupide.

On ne meurt pas pour des idées froides mais pour sa famille, sa patrie ou son Dieu car ils font l’objet d’un amour humain.

C’est révélateur de notre société sans amour, fondée sur l’utilitarisme individuel et sur le calcul, de ne pas comprendre un mouvement fondé sur des sentiments capables de vous conduire jusqu’au sacrifice. Le sentiment de l’honneur peut conduire à son propre sacrifice. La rapacité financière ou juridique (culte de ses « droits ») ne va jamais jusque-là puisque elle est fondée sur l’utilitarisme de l’individu déraciné.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Français qui se sont engagés dans la Résistance l’ont fait par amour de la France, ils ne l’ont pas fait pour sauver la Sécurité sociale ou pour payer moins d’impôts !

Staline lui-même, tout communiste qu’il était, lorsqu’il eut peur de perdre la guerre contre Hitler, s’est résolu à parler au peuple russe à la radio en disant : « Mes frères, il faut sauver notre sainte Russie ». Il n’a pas parlé de sauver le socialisme ou la laïcité. Il était à sa façon très psychologue.

PatriotismeIl s’agit de voir aussi comment le patriotisme peut s’associer à des courants idéologiques. Cela donne alors des idéologies politiques à plusieurs dimensions comme le national-libéralisme (Mme Thatcher par exemple) ou comme le national-socialisme (révolutionnaire totalitaire ou simplement réformiste). Dans certains cas, cette synthèse est impossible : c’est le cas de toutes les formes d’idéologies cosmopolites de l’anarchisme au communisme en passant par le libéralisme anti conservateur que le professeur Hayek appelait « constructiviste ».

Le patriotisme fait bon ménage en général avec les traditions, religieuses, culturelles ou autres car il tient lui-même son origine de la matrice des traditions et non d’un discours intellectuel fait ex cathedra. C’est pourquoi un patriote conscient doit savoir ce que sont les traditions qui ne sont pas nécessairement issues de la pensée rationnelle mais de l’expérience existentielle de nombreuses générations : les œuvres d’Edmund Burke, de Hayek ou de Gehlen, notamment sont incontournables.

Patriotisme et attachement aux traditions vont de pair et ceux qui veulent détruire les traditions, soit par haine reptilienne (les traditions limitent mes caprices), soit par rationalisme borné (telle tradition n’est pas fondée en raison abstraite, comme la famille ou la propriété), veulent aussi détruire l’amour de la patrie.

La raison calculatrice et l’instinct pulsionnel se liguent contre les traditions au nom des caprices de l’égo : telle est la situation de l’Occident en proie au Gestell (l’arraisonnement utilitaire). Sortir du monde inhumain du Gestell, où l’homme n’est plus considéré que comme matière première, suppose de retrouver un vrai monde humain, structuré autour des racines, des missions (plutôt que des « valeurs » purement subjectives), des hommes avec leur cœur (pas seulement leur raison et leurs instincts), et autour de la divinité transcendante.

Tel est l’enjeu de la période historique où nous sommes où les peuples retrouvent, à partir de la souffrance, leurs traditions bienfaisantes, au besoin en s’opposant à des élites devenues décadentes car centrées sur l’ego de leur membre : « France combattante », la devise de l’ENA à ses débuts, a été remplacée par « carrière méritante », mais la carrière comme valeur suprême peut se construire sur l’absence de cœur envers les humains, « dans les eaux glacées du calcul égoïste ».

Yvan Blot

Texte repris de Polémia

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Hollande cherche à faire peur, mais personne ne tremble »

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Hollande « parle mais personne n’écoute. Il voyage en France, mais personne ne le suit. Il fait de l’humour, mais personne ne rit. Il cherche à faire peur, mais personne ne tremble. Il veut émouvoir mais personne ne pleure », constate Eric Zemmour. Hollande, poursuit-il, « est encore président de la République, mais personne ne s’en soucie. Il prépare son dernier grand discours, son testament politique, dit-on, mais personne n’en a cure. Pour échapper à la guillotine électorale, Hollande a abdiqué. Mais loin de bénéficier du classique retour d’affection populaire pour celui qui n’est plus rien, il subit au contraire la guillotine morale et politique du dédain, la guillotine du mépris. »

« Il dénonce le danger populiste et nationaliste, mais le Front national continue de monter dans les sondages […] Il se réclame de Jacques Chirac pour dénoncer le poison de l’extrémisme, mais on croit à une nouvelle blague corrézienne. »

« La campagne présidentielle est nulle, se désole encore Eric Zemmour sur RTL, mais personne ne pense que c’est lui François Hollande qui manque pour remonter le niveau. Tous les candidats ont fait leur pelote contre lui. Il est l’argument ultime pour faire la différence, l’argument ultime pour tuer un adversaire. […] Quand Fillon veut remonter Macron, il ne dit qu’une seule chose : “Macron est le fils caché de Hollande, son hologramme en mince aux yeux bleus“. Les partisans de Fillon n’ont qu’une seule phrase à la bouche, la confidence de Hollande à des journalistes : “Macron, c’est moi“. »

Les proches d’entre les proches de François Hollande, Ségolène Royal ou Jean-Yves Le Drian, préparent leur ralliement à Macron, comme l’a déjà fait… le petit-fils de Jacques Chirac ! Ce qui conduit Eric Zemmour à livrer ce commentaire assassin :

« On se souvient que son grand-père avait appelé en 2012 à voter Hollande. A croire que chez les Chirac, le vote à gauche est une tradition familiale. »

Musée Marine Esclavage

Hollande veut transformer le Musée de la Marine en Mémorial de l’esclavage !

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est l’hebdomadaire Minute qui le révèle ce matin : François Hollande veut installer un Mémorial de l’esclavage dans le Musée de la Marine, place de la Concorde à Paris ! Cette idée folle est avancée noir sur blanc dans le rapport sur « les conditions, les Zinsou Esclavage Béninmodalités et la mise en œuvre » d’une Fondation pour la mémoire de l’esclavage confié par François Hollande et Manuel Valls à Lionel Zinsou, un homme politique et homme d’affaires, qui avait été candidat à la présidence… du Bénin !

Le projet bénéficie du soutien d’une kyrielle d’associations « mémorielles », et évidemment de SOS Racisme, qui, par la voix de son président, Dominique Sopo, réclame que la décision soit actée avant l’élection présidentielle, afin de garantir l’« irréversibilité du projet » ! Extrait de l’enquête de Minute.

Minute 2813 Esclavage« Le rapport ajoute ceci, qu’on vous laisse apprécier à sa juste mesure : “La question contemporaine des stigmates de l’esclavage ne peut être réglée pour les jeunes, les hommes et les femmes, et même pour les enfants à naître, que par des signes forts, des efforts de connaissance, des marques de reconnaissance et des preuves de respect. Ce sont les valeurs républicaines et les principes fondamentaux des droits humains qui sont les antidotes présents du lent poison de l’esclavage.“ […]

« C’est donc clair : tant que la France n’aura pas, une fois encore, battu sa coulpe, les descendants d’esclaves – antillais, réunionnais, africains – ne pourront toujours pas s’intégrer et ne seront toujours pas réellement considérés ! D’ailleurs, le combat est plus large. Tous les immigrés et fils d’immigrés sont concernés. Certes, les Maghrébins, pour ne citer qu’eux, n’ont pas été réduits en esclavage (du moins pas par les Européens), mais ils ont été colonisés. Dans l’imaginaire de gauche, il n’y a qu’une différence de degré entre esclavagisme et colonisation ; pas une différence de nature.

« Et qu’importe si la traite humaine a été d’un commerce fort lucratif pour les Arabes, Arabo-musulmans ou Barbaresques, quel que soit le nom que l’on leur ait donné selon les époques, et pas seulement pour servir d’intermédiaire avec l’affreux Européen blanc qui avait envie de s’offrir un esclave noir. […]

« Evidemment, expliquer aux “jeunes des banlieues“ que leurs ancêtres ont asservi les ancêtres de leur potes de couleur, ce qui était à tout le moins leur manquer de “respect“ – ce “respect“ qu’ils ne cessent d’exiger –, apprendre à Mouloud que son aïeul s’est fait servir le thé par Fatoumata, qu’il avait acquise pour une poignée de mil sur le marché de Bamako, risque de fragiliser le “vivre ensemble“ dans les “quartiers“.

« Tandis qu’associer esclavage et colonialisme, et attribuer la responsabilité pleine et entière de l’esclavage au seul Blanc, sommé de faire repentance, ça ne peut qu’être rentable pour la gauche, qui fait ses meilleurs scores outre-mer et dans les bureaux de vote étudiés à la loupe par la fondation Terra Nova. A la veille d’une élection présidentielle, ça compte… »

Esclavage Zinsou Musée Marine

Elysée Présidentielle

Présidentielle : il y aura au moins huit candidats, neuf peut-être voire dix

14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La liste des parrainages mise à jour ce mardi par le Conseil constitutionnel l’indique : huit candidats ont franchi la barre des cinq cents parrainages – reçus et validés par la haute institution – qui sont la condition sine qua non pour se présenter à l’élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, qui ne les avait toujours pas en fin de semaine dernière, peut respirer : les élus communistes ne lui ont pas fait faux bond et il sera bien dans la course à l’Elysée.

Les huit qualifiés sont donc, classés ici par nombre décroissant du nombre de parrainages reçus à ce jour : François Fillon (2 953 parrainages), Benoît Hamon (1 717), Emmanuel Macron (1 548), Nicolas Dupont-Aignan (672), Jean-Luc Mélenchon (666), Nathalie Arthaud (623), Marine Le Pen (618) et enfin l’invité suprise, François Asselineau (569).

Les retardataires n’ont plus beaucoup de temps pour faire leur moisson de signatures. La date ultime pour la réception des parrainages est fixée à vendredi prochain 17 mars, à 18 heures. Dans trois jours donc. Et deux personnalités peuvent encore espérer participer à la compétition : Jacques Cheminade, qui en est à 469 parrainages, mais aussi Jean Lassalle, qui en compte 453. L’objectif paraît inatteignable en revanche pour Philippe Poutou, qui n’en est qu’à 357.

Et c’est bien fini pour Rama Yade (217 signatures), pour le général Didier Tauzin (60 parrainages), pour Michèle Alliot-Marie (53), pour Henri Guaino (17 seulement), pour Jean-Claude Martinez (3) et pour Renaud Camus, qui n’a obtenu qu’un seul et unique parrainage : celui de Nathalie Le Guen, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine, élue sur la liste FN et passée au SIEL de Karim Ouchikh.

En 2012, le premier tour de l’élection présidentielle avait opposé 10 candidats. Ils avaient été 12 en 2007 et 16 en 2002 ! Il faut remonter à 1995 pour n’en trouver que 9.

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron enfin visé par une association anti-corruption

14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’écart entre les revenus et le patrimoine du candidat Emmanuel Macron intrigue enfin. L’association anti‑corruption Anticor a saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique afin de lui demander « de vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère » de la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Dans la ligne de mire de l’association : « Un manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclaré ».

En effet, Anticor constate que, de 2009 à 2014, Emmanuel Macron « a perçu 3,3 millions d’euros de revenus avant impôts, dont 2,8 millions d’euros, de mai 2009 à mai 2012, date de sa nomination en qualité de secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Or, le déclarant fait état d’un patrimoine de 1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros, soit un patrimoine net de seulement 200 000 € ».

Si cet écart, que l’association Anticor dit avoir déjà été mentionné par Mediapart et par Le Monde, en omettant de mentionner les-crises.fr qui a réalisé une étude à ce sujet dès juin 2016a de quoi susciter des interrogations, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique n’y avait, semble‑t‑il, rien vu d’anormal.

Dans cette campagne présidentielle truffée de scandales, on peut néanmoins espérer que le candidat Macron sera scruté avec autant d’application que ses adversaires.

May-Sturgeon Brexit

Le Royaume-Uni en route pour le Brexit… et l’Ecosse pour son indépendance !

14/03/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Suite au message clair envoyé à Bruxelles par le gouvernement britannique en fin de semaine dernière, voici que ce dernier a enfin le soutien total de son Parlement pour le Brexit. Ce lundi, les députés britanniques ont voté la loi historique qui permet au gouvernement de Theresa May de déclencher l’article 50 du traité de Lisbonne et engager le processus de sortie de l’Union européenne.

Ce vote final fait suite au rejet par une majorité de députés de deux amendements de la Chambre des Lords, l’un visant à protéger d’emblée les quelque trois millions de citoyens membres de l’Union européenne résidant au Royaume‑Uni, et l’autre visant à donner au Parlement britannique le dernier mot dans les négociations avec Bruxelles. Le Parlement apporte donc un soutien clair et inconditionnel à l’action du gouvernement britannique et valide ainsi le choix du peuple. Les négociations entourant le Brexit devraient débuter le 6 avril prochain et durer environ deux ans.

Mais ce n’est pas la seule annonce choc de ce lundi en Grande‑Bretagne : le Premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, a en effet choisi cette date symbolique pour annoncer qu’elle réclamerait au Parlement écossais la possibilité de demander un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Madame Sturgeon souhaite que le peuple écossais soit à nouveau consulté sur son statut, en 2018 ou en 2019, et ce malgré l’échec du scrutin de 2014. La date de cette annonce choc n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle fait écho au caractère europhile et hostile au Brexit des Ecossais.

Theresa May a immédiatement réagi en déclarant qu’un nouveau référendum serait « un facteur de division » et créerait « une énorme incertitude économique au pire moment possible ». La question de l’Ecosse est une question historique et stratégique pour la Grande‑Bretagne, et aujourd’hui c’est l’intégrité même du Royaume‑Uni qui est menacée par les bouleversements politiques qu’il traverse.

Sonia Imloul Déradicalisation

Déradicalisation : Sonia Imloul condamnée pour détournement de fonds !

Félicitée pour son « travail » et montrée en exemple par Bernard Cazeneuve, alors qu’il était encore ministre de l’Intérieur, Sonia Imloul, l’ex-responsable d’une de ces fameuses cellules de « déradicalisation », jugée lundi au tribunal correctionnel de Paris pour détournement de fonds, blanchiment et travail dissimulé, a écopé de quatre mois de prison avec sursis.

Souvenez-vous : c’était en 2014. Sonia Imloul, responsable de l’association Respect 93, recevait le soutien de Pierre N’Gahane, alors secrétaire général du Comité interministériel pour la prévention de la délinquance et chargé du numéro vert, pour son projet de « Maison de la prévention et de la famille », censé « déradicaliser » les « jeunes » tentés par le djihad. Mieux : alors que la préfecture de Seine-Saint-Denis avait refusé de financer son projet un an auparavant, « faute de justificatifs », et aussi en raison de « fiches de police désastreuses », l’Etat lui accordait d’abord 25 000 euros, puis 35 000 euros de subventions afin de doter son association d’un appartement avec terrasse à Aulnay-sous-Bois. Elle recevait même les félicitations et les encouragements de Cazeneuve qui, lors d’un couscous avec les familles en décembre 2014, devait lancer : « On développe, on duplique »…

Mais, un an plus tard, suite à des « dysfonctionnements » signalés par plusieurs employés, l’association fermait. L’enquête a en effet démontré qu’Imloul avait détourné, via un RIB falsifié, les deux subventions de 25 000 et 35 000 euros au profit d’un ex-conjoint et de sa mère ! Elle se voyait également accusée d’avoir employé trois personnes, parties civiles au procès, sans leur verser de salaire, ni leur fournir de contrat de travail…

Présente à l’audience, l’une d’entre elles, Julien Revial, auteur d’un livre paru en 2016 chez Michalon (Cellule de déradicalisation, chronique d’une désillusion), raconte notamment :

« Nous recevions plus de journalistes que de familles […]. Quant à la prise en charge des familles, seuls trois dossiers de prévention de la radicalisation ont réellement abouti […]. En fait, on était une vitrine médiatique, qui permettait à l’Etat de montrer qu’il agissait pleinement pour lutter contre la radicalisation. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2017

François Hollande s’engage contre Marine Le Pen

14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’affrontement entre Marine Le Pen et François Hollande a véritablement débuté et, ces derniers jours, il a pris de nouvelles proportions. En effet, de plusieurs sources proches du président, ce dernier s’est fixé comme mission d’empêcher l’accession au pouvoir du Front national.

François Hollande l’a clairement fait comprendre samedi. A l’occasion d’un déplacement à Libourne, le chef de l’Etat a lancé ce que les médias appellent des « avertissements ». En réalité, il s’agit de propagande à peine déguisée. Il a mis en garde contre la tendance au nationalisme et « toutes ses formes d’extrémisme, d’isolationnisme, de protectionnisme et d’égoïsme ». Il en a profité pour citer François Mitterrand : « Le nationalisme, c’est la guerre. »

On peut déjà se poser la question de la moralité, voire de la légalité d’une telle campagne, quand un président en exercice utilise les moyens de l’Etat pour mener campagne contre un autre parti. Un parti qui, par ailleurs, est le premier de France depuis plusieurs élections.

De son côté, et conformément à son tempérament, Marine Le Pen ne se laisse pas faire. Elle fustige, discours après discours, l’axe Hollande Macron, qui concentre l’immense majorité de ses attaques. « Avec moi, celui qui déballera ses cartons à l’Elysée, ce sera le peuple ! », a-t-elle lancé samedi à Châteauroux.

Selon les instituts de sondage, la présidente du Front national ne semble pas pâtir de ces attaques répétées. Marine Le Pen continue d’être créditée de 25 % à 29 % d’intentions de votes. C’est justement cette dynamique qui semble effrayer au plus haut point François Hollande…

Gourévitch Flux migratoires

Jean-Paul Gourévitch : « On n’a pas anticipé les flux migratoires »

Gourévitch migrations14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Consultant international sur l’Afrique, Jean-Paul Gourévitch est connu pour ses études sur les migrations. Auteur de nos nombreux ouvrages, dont Les Migrations pour les Nuls qui lui a valu de nombreuses critiques, Jean-Paul Gourévitch est venu présenter son nouvel ouvrage sur le plateau de TV Libertés : Les Véritables Enjeux des migrations (éd. du Rocher).

Lors de cet entretien, Jean-Paul Gourévitch évoque la situation actuelle des flux migratoires mais également celle de l’expatriation. Si la France tente de limiter l’immigration à travers de nombreuses aides économiques apportées aux pays en développement, celles-ci semblent néanmoins insuffisantes. Des milliards d’euros sont dépensés, mais l’immigration reste très élevée…

Les scénarios catastrophes sont désormais imaginables. Jean-Paul Gourévitch fait part de ses inquiétudes et dresse un état des lieux documenté et chiffré de ces migrations.

Macron Elysée

Je ne veux pas de vos 500 euros, Monsieur Macron, par Thibault Damilly

Macron Candidat TravailCe soir, j’ai trouvé un tract « Emmanuel Macron, le candidat du travail » dans ma boîte aux lettres. J’ai résisté au réflexe de le jeter immédiatement au feu et je l’ai ouvert. Pour Monsieur Macron, les Français (en a-t-il déjà vu ?) semblent n’avoir pas d’autre horizon que celui de l’argent gagné et aussitôt dépensé : ce tract ne parle que d’économie. En voici la première proposition :

« Je supprimerai des cotisations payées par les salariés. Tous les travailleurs verront leurs revenus et leur pouvoir d’achat augmenter. Résultat : 250 € par an de gain de pouvoir d’achat pour un salarié au SMIC. Près de 500 € par an pour un salarié à 2000 € par mois. »

J’ai bien lu ? Il me promet 500 € par an ? Lui qui déclare par ailleurs que l’immigration est une chance ?

500€ par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de ce que me coûte l’école privée de ma fille pour lui éviter de connaître trop tôt les joies du vivre-ensemble ?

500€ par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de ce que je paie pour une alarme avec intervention destinée à protéger ma maison des cambriolages qui touchent tout mon village ?

500€ par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de la voiture que ma femme a dû acheter pour aller au travail depuis qu’elle ne veut plus prendre les transports en commun suite à une agression ?

500 € par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de ce que je dois payer pour la moindre visite médicale dans une clinique qui ne ressemble pas à un hôpital du tiers-monde ?

500 € par an ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de la semaine de vacances hors de prix que je paie à ma famille parce que la station balnéaire populaire de mon enfance est devenue aussi invivable que Trappes ?

500€ par an enfin ? Mais qu’est-ce que c’est à côté de l’emprunt sur 25 ans que j’ai dû contracter pour pouvoir vivre dans un coin où je ne me sente pas étranger dans mon propre pays ? Coin qui ne s’avère pas si tranquille puisque visiblement, on ne peut plus être tranquille nulle part en France !

Tout Français a l’intuition que le coût global de l’immigration est exorbitant mais aucune des études sur le sujet ne s’accordent puisque toutes sont militantes, que ce soit pro ou anti-immigration. Mais une chose est sûre, chacun est capable de faire le bilan de ce que lui coûte cette stratégie permanente de l’évitement. Logement, école privée, assurances, alarme, porte blindée, santé, transports : ce coût est écrasant et une grande partie des Français ne peut tout simplement pas se le permettre.

Monsieur Macron, je ne suis pas un mendiant qui vote pour un candidat qui lui promet quelques centaines d’euros à la fin de l’année. Non. Ce que j’attends de la personne qui va diriger la France est beaucoup plus simple et doit vous paraître fou, inouï, révolutionnaire : je veux vivre honnêtement de mon travail, paisiblement avec ma famille et dans un pays qui reste le mien.

Thibault Damilly

Texte publié par Les Identitaires

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Marine Le Pen et le vote catho

L’interview que Marine Le Pen a donnée le 8 mars à Famille Chrétienne rappelle que le vote catholique n’a aucune raison de se tourner vers Fillon. Il a même toutes les raisons contraires.

François Fillon a indiqué qu’il ne reviendrait pas sur le Mariage pour Tous ni sur l’adoption par les couples homos. Alors qu’il était Premier ministre de Sarkozy, il a nommé l’égérie Lgébétiste Roselyne Bachelot à la Santé (et l’a reconduite trois fois à un poste de ministre malgré ses bourdes successives notamment sur les vaccins contre la Grippe A). Il a laissé diffuser dans les écoles la circulaire sur le gender de Luc Chatel, a fait partie des vingt-sept députés qui ont voté pour que l’avortement devienne un « droit fondamental ». Il a lâché Jean-Frédéric Poisson lorsqu’il a voulu inscrire les racines chrétiennes de la France dans la Constitution. Il a beau jeu de soutenir les Chrétiens d’Orient alors qu’il était au gouvernement au moment de l’intervention désastreuse de la France qui a entraîné le chaos Syrien, la submersion migratoire et l’émergence de Daesh. En quoi incarne-t-il le vote catholique ?

Marine Le Pen répond à une interview à Famille Chrétienne qui rappelle opportunément ses positions sur les questions sociétales, le magazine ne manquant pas de souligner au passage que ses positions sur l’immigration et les migrants diviseront les catholiques… La candidate dit clairement comme elle l’a fait plusieurs fois dans Présent, qu’elle abrogera le mariage pour les homosexuels (remplacé par un Pacs amélioré), qu’elle est radicalement opposée à l’adoption par les couples de même sexe, à la GPA et aux mesures visant à rendre valides les GPA effectuées à l’étranger (comme le propose Macron). Elle réservera la PMA aux problèmes de stérilité et ne l’accordera pas aux célibataires. Son programme prévoit une révision constitutionnelle dans laquelle elle introduira la défense et la promotion de notre héritage historique et culturel : « Dans cet héritage, les racines chrétiennes ont évidemment un poids important. »

Elle ne reviendra pas sur l’avortement ni sur son remboursement mais supprimera le « délit d’entrave numérique » et veut que la nation apporte un soutien psychologique et matériel aux femmes qui souhaitent garder leur enfant.

Interrogée sur l’application de la laïcité qui sanctionnerait les catholiques, elle rappelle que la loi sur les signes ostentatoires ne concerne pas le personnel religieux, ni les processions ni les Chemins de Croix qui font l’objet de demandes d’autorisation auprès des pouvoirs publics. « Il n’existe pas de signe ostensible dans la religion catholique ou protestante ! C’est un fait. Il n’y a pas de turban comme pour les Sikhs… Pourquoi se créer des inquiétudes, alors que l’intégralité de l’inquiétude devrait être concentrée sur la montée en puissance du fondamentalisme islamiste, dont, il faut bien le dire, les chrétiens et les Juifs peuvent être en particulier des victimes directes ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 14 mars 2017

Baisse de l’immigration clandestine aux États-Unis

13/03/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le décret Trump contre l’immigration clandestine donnerait déjà des résultats selon le secrétaire d’Etat américain John Kelly. En effet, les premiers chiffres dévoilés indiquent une diminution de 40 % d’interpellations d’immigrés clandestins, passant de 32 000 à 19 000.

Le secrétaire à la sécurité du territoire déclare dans une interview à CNN que, « ces premiers résultats montrent que l’application des lois a un impact, que la dissuasion a un impact, et qu’une application effective des textes en matière d’immigration a un impact ».

De plus, ces lois pourraient bien se renforcer ces prochaines semaines. L’objectif étant de dissuader l’immigration clandestine, l’administration américaine pourrait proposer à terme de séparer les enfants de leurs parents immigrés clandestins.

Ces déclarations ont sans surprise créé le scandale pour certains et notamment John Cooper, chef de la coalition démocrate et proche de Barack Obama, qualifiant John Kelly d’homme « détestable » et de « lèche bottes ». Rappelons que l’administration Obama avait régularisé plusieurs millions de clandestins, en 2015.

François Fillon est favorable à l’inauguration de mosquées algériennes et fréristes

13/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il semble très important de revoir ce documentaire de l’Observatoire de l’islamisation consacré à la politique volontariste de François Fillon concernant la construction de mosquées (Discours d’Argenteuil), ses rencontres avec d’une part les islamistes pro-niqab et pro-charia de l’UAM93 et le recteur de la mosquée de Stains fermée début novembre 2016 par la préfecture du 93 pour cause de prêches radicaux et de présence de nombreux djihadistes.

Le voyage de François Fillon à Alger en 2008 est aussi rappelé, lorsqu’il promis d’augmenter les visas pour les algériens (une dépêche AFP l’atteste).

Pour finir, ce reportage propose un extrait d’une interview de son ex-porte-parole de campagne, Benoist Apparu qui plaide pour le financement public des mosquées.


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Imagine-t-on de Gaulle se coucher devant Erdogan? Ayrault et Hollande déshonorent la France

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