Élections législatives : le Grand Remplacement !, par Nicolas Gauthier

Ce dimanche soir, ce n’est pas seulement une page qui, indubitablement, s’est tournée, mais un nouveau livre qui vient de s’ouvrir.

Première information de taille : plus d’un Français sur deux n’a pas jugé bon de se rendre aux urnes ; du jamais vu sous la Cinquième République, voire même celle l’ayant précédée. D’où qu’ils viennent, les nouveaux élus seront donc mal élus et jamais le fossé n’aura semblé aussi grand entre peuple et représentants du peuple.

La deuxième, c’est évidemment l’indéniable vague de La République en marche, même si ce jeune mouvement ne représente, malgré ses 32 %, que 15 % des électeurs inscrits et profite, évidemment, de l’effondrement du Parti socialiste, tout juste au-dessus de la barre des 10 %, alors que ce dernier était encore aux affaires il y a peu. Les Républicains, eux, sauvent à peu près les meubles, avec 21 %.

On notera, néanmoins, que nombre de ténors de ces deux formations, données pour être « de gouvernement », ont fini par se fondre en ce front libéral et libertaire, de droite et de gauche – de « droiche », dira-t-on. LREM, incarnation de cette UMPS naguère dénoncée par Marine Le Pen ? C’est à croire.

En même temps (comme dirait Emmanuel Macron), les deux principales formations populistes, La France insoumise (11 %) et Front national (14 %), tirent malgré tout leur épingle du jeu.

Même si ce chiffre demeure à méditer : 56 % des électeurs de Marine Le Pen ont boudé les urnes, alors que nombre de ceux de Jean-Luc Mélenchon se sont reportés sur d’autres candidats de gauche, communistes le plus souvent, dans leurs ultimes fiefs rouges.

Qu’en conclure ? Qu’à défaut d’alternance ou d’alternative, les Français ont opté pour le Grand Remplacement ; voire la pêche à la ligne. Et c’est là que deux France commencent à se dessiner, ligne de fracture qui n’est pas sans rappeler celle de la dernière élection présidentielle. Celle des vainqueurs de la mondialisation, jeunes urbains actifs, et dont les préoccupations identitaires sont loin de constituer l’ordinaire. Et celle des perdants de cette même mondialisation, France périphérique, France des oubliés qui, en l’occurrence, a oublié d’aller voter.

C’est cette France que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ne désespèrent pas de mobiliser afin de leur faire reprendre le chemin des urnes ce dimanche prochain. Les bonnes idées ont toujours de l’avenir. Celle consistant à défendre le peuple en est une. Malgré les aléas et les revers : ceux qui finissent par réussir sont souvent les mêmes ayant su persévérer dans les défaites, fussent-elles à répétition.

Nicolas Gauthier

Texte daté du 12 juin et repris de Boulevard Voltaire

Législatives 2017 : la soirée du premier tour résumée en 3 minutes

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les sondages l’annonçaient depuis plusieurs semaines : La République en Marche est arrivée en tête du premier tour des élections législatives. Avec 32,2% des voix, le mouvement d’Emmanuel Macron se place loin devant ses concurrents.

Que faut-il retenir de ce premier tour ? Comment ont réagi les différentes figures des partis ? Et à quoi peut-on s’attendre pour le second ? Du taux d’abstention record à la déconfiture du Parti socialiste, en passant par les tentatives de mobilisation des électeurs à gauche et à droite pour constituer une véritable opposition : Résumé en images de la soirée du premier tour.



Législatives 2017 : la soirée du premier tour… par lemondefr

L’abstention, grande gagnante du premier tour

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Moins d’un électeur sur deux a voté.
L’événement principal est la participation historiquement faible de 48,8 %, en comparaison avec celles de 2012 (57,2 %) et 2007 (60,4 %). Rappelons que pour se qualifier au 2e tour, un candidat doit obtenir les suffrages d’au moins 12,5 % des électeurs inscrits sur les listes. L’abstention étant très élevée, le seuil se porte à environ 25 %. Par conséquent, peu de triangulaires sont à prévoir, ce qui pénalise les partis comme le Front National .

Quels sont les résultats ?

Les candidats La République en Marche/Modem sont crédités de 32 % des intentions de vote, seraient en mesure d’obtenir entre 390 et 430 sièges et constitueraient une majorité absolue. LR/UDI sont à 21,5 % d’où 85 à 125 sièges ; le FN réalise un « petit » 13 % soit entre 3 et 10 sièges, ce qui ne permet pas de constituer un groupe parlementaire. La France insoumise récolte 11 % et le PS et ses alliés, en déroute, 11 %.

Les motivations sont plus nationales que locales

En effet, les Français ont clairement placé ces élections dans un contexte de politique nationale et ont davantage voté en faveur d’un député en fonction de son étiquette politique. Il semblerait qu’Emmanuel Macron, dans l’exercice de la fonction présidentielle, ait convaincu. Néanmoins, ce premier tour sonne comme une victoire en demi teinte pour LREM : en effet, compte tenu de l’abstention, le président Macron n’a récolté qu’environ 15 % des voix.

Cela affecte également la dotation de fond public attribuée aux partis

En effet, le financement public des partis politiques est calculé d’une part sur la base des voix au 1er tour, à 1,42 € par voix, d’autre part sur le nombre de parlementaires élus. Cela pourra mettre en péril certains partis politiques et donner une manne financière énorme à LREM.

David Rachline : “Nous allons nous faire entendre pendant le second tour”

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le sénateur-maire Front national de Fréjus était le premier invité de l’édition spécial de RTL Matin le 12 juin. Il répondait aux questions d’Yves Calvi.

David Rachline estime notamment que le mode de scrutin actuel “ne permet pas de représenter les Français” et milite pour l’introduction de la proportionnelle.

La réalité, c’est que par rapport à 2012, nous passons de 60 seconds tours à 120. Nous résistons beaucoup mieux que les autres, il y a un effondrement des Républicains et du Parti socialiste.


Allemagne : les affiches anti-burqa d’Alternative für Deutschland (Afd)

11/06/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : A trois mois des élections législatives qui se tiendront le 24 septembre, le parti Alternative für Deutschland (AfD) frappe une nouvelle fois fort visuellement, en lançant, en plein ramadan qui est tout aussi médiatisé en Allemagne que chez nous, une campagne anti-burqa.. Ses affiches étaient seulement sur les réseaux sociaux, et même pas encore collées, qu’elles faisaient déjà scandale. Réjouissantes.

Burqa 1

Seins nus à la plage, plutôt que couverte d’une burqa ? Chez nous, aussi durant le ramadan !

Burqa 2

Burqas ? Nous en restons aux bikinis.

Burqa 3

De gauche à droite :
• De nouveaux Allemands ? Nous les faisons nous-mêmes.
• Burqa ? Je m’en tiens au bourgogne
• L’islam ? Ne convient pas à notre cuisine.

Traduction des slogans reprise du blog de Lionel Baland.

Elisabeth Guigou voilée à la mosquée : le coup de gueule de Céline Pina

10/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Pour les élections législatives, la député Elisabeth Guigou fait campagne dans une mosquée en portant le voile. Pour Céline Pina, plus qu’une incohérence idéologique, il s’agit d’une trahison envers sa fonction et ses électeurs.

Dans une tribune publiée sur FigaroVox, Céline Pina considère qu’Elisabeth Guigou trahit en un geste toutes les valeurs qu’elle est censée incarner. Extraits :

Elisabeth Guigou est donc passé à Canossa. Espérant assurer sa réélection, elle a accepté, elle, élue de la République, de s’exhiber voilée, faisant ainsi non seulement la promotion d’un signe religieux, mais d’un signe qui va à l’encontre de tous nos principes et idéaux. Car le voile n’est pas un accessoire vestimentaire, il a une signification: il témoigne de l’infériorité de la femme par rapport à l’homme, de son impureté et de son impudicité fondamentale. Il est la marque du refus de l’égalité entre les femmes et les hommes et se faisant détruit à la base notre contrat social.

(…)

Que pourra bien défendre Elisabeth Guigou à l’Assemblée nationale: une égalité dont elle ne fait guère de cas? Des libertés qu’elle oublie de garantir quand cela ne sert pas ses appétits? Un intérêt général qu’elle n’a visiblement guère de mal à sacrifier à ses intérêts personnels?


En République dominicaine, les sénateurs refusent de dépénaliser l’avortement

10/06/2017 – RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (NOVOpress)
Depuis 1884, les femmes de ce pays qui avortent encourent une peine de 2 à 3 ans d’emprisonnement, et tout professionnel de santé y contribuant s’expose à une peine de 4 à 10 ans d’emprisonnement.

Le gouvernement, vivement soutenu par Amnesty international, a récemment proposé au Sénat de revenir sur ces lois du code pénal qui font maintenant partie des plus restrictives du monde, et de dépénaliser l’avortement dans certains cas. Mais les sénateurs en ont décidé autrement : sur les 29 présents, 27 ont rejeté cette demande lors du vote qui se tenait le 31 mai dernier.

Les évêques du pays ont aussitôt félicité les sénateurs : « La nation a donné un signal vigoureux quant à la défense de la vie comme valeur inviolable et comme fondement de la société », ont ils écrit dans un communiqué.

Jean Michel Blanquer, un pragmatique au ministère de l’Education nationale ?

10/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Qui est Jean Michel Blanquer ?

Jean Michel Blanquer est un agrégé de droit public, il a vécu plusieurs années en Amérique latine, il a été recteur de l’académie de Créteil et directeur de l’ESSEC. Il a déjà travaillé deux fois au ministère de l’Education nationale, avec Gilles de Robien, en 2006 et Vincent Chatel en 2009. Politiquement, il était dans la mouvance juppéiste.

Quelles ont été ses premières mesures ?

Ses premières mesures sont en opposition frontale avec la réforme du collège lancée par Najat Vallaud Belkacem. Il a publié et présenté aux syndicats un décret qui rétablit les classes bilangues, renforce les langues anciennes, rend facultatifs les enseignements pratiques interdisciplinaires et augmente l’autonomie des établissements. Il s’est aussi prononcé en faveur du redoublement, qui avait été presque interdit lors du précédent quinquennat et des études dirigées. Enfin, la réforme phare de Macron, qui annonçait des classes de 12 élèves dans les ZEP, pourra être réalisée dans 2000 classes de CP dès septembre.

Dans quelle mesure ces décisions l’engagent elles vraiment ?

Jean Michel Blanquer se veut avant tout pragmatique, comme il l’a déclaré à de nombreuses reprises. Il semble donc vouloir se tenir à l’écart des idéologies, il cherche à obtenir des résultats. IL laisse par conséquent d’importantes marges de manoeuvre aux établissements, et espère par là éviter la colère des enseignants. Pour lui, il ne s’agit pas tant de défaire les réformes précédentes que de laisser à chaque établissement la possibilité de les appliquer ou pas. La question de la semaine des 4 jours en primaire est ainsi laissée à l’appréciation des collectivités territoriales.

Quelle a été la réaction des syndicats avant-hier ?

La réaction des syndicats a été assez négative. De la CGT à la CFDT, ils s’inquiètent de la rapidité des décisions prises et du manque de dialogue social entre eux et le gouvernement.

Autriche: le niqab et la burqa interdits dans l’espace public

10/06/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
Les autorités autrichiennes ont finalement approuvé vendredi 9 juin la loi sur l’intégration des migrants dans le pays. Il s’agit d’un texte législatif interdisant, entre autres, le port de la burqa.

Le port du voile islamique intégral dans les lieux publics sera interdit en Autriche à partir du 1er octobre. La violation de cette règle sera punie d’une amende de 150 euros. En outre, la loi introduit des cours d’allemand obligatoires.

Cette interdiction du voile intégral (burqa ou niqab), déjà valable en France, en Belgique, en Bulgarie et dans certaines régions suisses, s’inscrit dans le cadre d’une « loi d’intégration » votée mi-mai par le parlement.



Autriche: le niqab et la burqa interdits dans l… par Lopinionfr

Attentat Londres Terroriste

Attentats de Londres et de Paris : comment les médias vous ont menti

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Attentats islamistes à Londres, attentats islamistes à Paris : à chaque fois, c’est la même manipulation par l’image, la même manipulation par la novlangue. A chaque fois, les médias mentent pour taire le caractère islamique des attentats. Les journaux ont trouvé le responsable : un camion tueur. La chaîne américaine CNN est, quant à elle, responsable d’une manipulation par l’image. Elle a filmé, en plans serrés, une manifestation d’une dizaine de musulmans venue rendre hommage aux victimes de l’attentat. Une véritable mise en scène qui laisse penser à une foule dense et compacte. C’est ce que démontre Jean-Yves Le Gallou dans cette nouvelle édition de décryptage des médias, I-Média, sur TV Libertés.

Egalement au sommaire de cette 155e émission d’I-Média :

Le Zapping d’I-Média
Propagande homosexualiste imposée dans la ville de Madrid. A l’occasion de la « Marche mondiale des fiertés », la mairie a installé 72 feux piétons gays et lesbiens. Au lieu de représenter un bonhomme asexué, les feux s’affichent avec des couples homosexuels décrits par la presse comme « amoureux ».

Antisémitisme musulman : Arte censure un documentaire
Arte innove et franchit non pas le Rhin mais le Rubicon. La chaine franco-allemande a censuré un documentaire au motif que le reportage mettait en lumière la haine antijuive qui progresse dans la sphère arabo-musulmane.

Les tweets de la semaine
Un bobard de plus pour RFI ! Pour illustrer un article sur des migrants syriens bloqués à la frontière marocaine, le journal utilise une photo montrant des migrants… africains.
L’hebdomadaire L’Express fait son coming-out et affiche son amour inconditionnel pour le nouveau président. La couverture du 7 juin est girly, du love paillette prépubère. Macron est consacré comme « sauveur de la planète ». On nage en pleine macronmania.

Portrait Piquant : Anne-Sophie Lapix, qui s’y frotte s’y pix.
C’est au tour de l’animatrice Anne-Sophie Lapix d’être visée par cette chronique de Nicolas Faure : comment la future présentatrice du 20 heures de France 2 – c’est elle qui succédera à David Pujadas après l’été – est devenue l’icône de la gauche bobo.

Sœurs Djihad

Les Sœurs – Les Femmes cachées du jihad (épisode 1)

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après Les Sœurs, produit par France 24 et Envoyé spécial, la série Les Femmes cachées du jihad poursuit l’exploration de la nébuleuse djihadiste. Voici le premier des sept épisodes chocs sur les « sœurs » de l’Etat islamique, réalisé par France 24 en partenariat avec Slate. D’une durée de 9 mn, il explique comment on devient « une sœur de la “Dawla“ ». L’équipe a fait appel à « Marie », une fausse « sœur ». Elle entre en contact avec les recruteurs du djihad. A l’autre bout du fil, via Telegram, le célèbre Omar Omsen…

La Turquie affiche son soutien au Qatar

09/06/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Si l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme, Doha dispose toujours du soutien d’Ankara.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué la décision d’isoler l’émirat, et le Parlement a approuvé la mise en oeuvre d’un accord datant de 2014.

Il s’agit d’établir au Qatar une base militaire pouvant accueillir 3 000 soldats turcs.


julien-sanchez-beaucaire

Julien Sanchez, maire de Beaucaire : pourquoi il faut un groupe FN à l’Assemblée

Julien Sanchez, maire de Beaucaire, que les lecteurs [de Présent] connaissent bien pour ses courageux combats pour les crèches, contre l’arrivée des migrants mais aussi face aux syndicats gauchistes et aux commerces musulmans, est porte-parole de la campagne législative. Il nous explique pourquoi il faut un groupe FN à l’Assemblée.

Chard Législatives Julien Sanchez— Avec 11 millions de voix à la présidentielle mais un système et des médias qui essaient de vous envoyer aux oubliettes, qu’espérez-vous dimanche ?

— Nous espérons que les préoccupations des Français soient au cœur du débat politique pendant cinq ans. Pour cela, il faut qu’il y ait un groupe d’élus du Front national à l’Assemblée nationale. Si nous n’avons pas un nombre suffisamment important d’élus auprès de Marine Le Pen, les vrais sujets qui concernent en priorité la vie quotidienne des Français ne seront pas abordés et on se contentera de débats accessoires comme des sujets de société divers.

— Ne craignez-vous pas que même si vous obtenez 15 députés, le caucus soit augmenté tout spécialement pour vous, de façon à ce que le Front national n’ait pas de groupe ?

— Non, je ne crois pas, compte tenu de la situation des communistes qui vont avoir du mal à avoir plus de députés que nous. Il n’est pas exclu qu’il y ait moins de dix députés communistes à l’Assemblée vu les divisions entre les partisans de Mélenchon et le Parti communiste. Je pense que ce serait assez énorme de la part de M. Macron et de ses amis qui critiquent notamment le manque d’équité du temps de parole du CSA, de changer les règles du jeu démocratique au dernier moment. Ce serait un peu trop voyant il me semble.

— Quels sont les avantages d’un groupe ?

— Former un groupe au Palais Bourbon présente des avantages politiques et matériels indispensables au bon exercice de la mission de député.

Nous bénéficierions d’un temps de parole beaucoup plus important que Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen qui ont dû se contenter de miettes en tant que non-inscrits. Ils l’ont fait avec beaucoup de mérite mais il est difficile de peser politiquement sur le processus législatif sans le statut de groupe parlementaire.

Que ce soit pour les questions au gouvernement, les propositions de loi ou d’autres occasions importantes. Le temps d’antenne politique à la télévision dépend également de la représentativité à l’Assemblée nationale. Et les groupes bénéficient d’une enveloppe financière en fonction de leur effectif qui se traduit en moyens matériels (bureaux, salles de réunion, secrétariat) et humains.

— Comment va se comporter le front républicain En Marche-LR entre les deux tours ?

— Ils ont clairement annoncé la couleur en disant qu’ils étaient prêts à se désister les uns pour les autres, ce qui va être encore intéressant à regarder. Alors que le président Macron a donné des leçons à Vladimir Poutine il y a quelques jours sur la démocratie et la place de l’opposition en Russie, les partis politiques français comme Les Républicains, En Marche ou La France Insoumise proclament qu’il ne doit pas y avoir un seul député FN à l’Assemblée nationale.

Ils assument délibérément que 11 millions de Français n’aient pas un seul représentant et que la candidate arrivée au second tour à la présidentielle n’ait pas un seul député. C’est assez paradoxal au moment où le gouvernement présente un projet de moralisation de la vie politique.

Si même un seul député FN dérange tout le monde, cela montre bien que nous sommes la seule opposition.

— Est-ce qu’il y a une possibilité que vous formiez un groupe avec les députés de Nicolas Dupont-Aignan ?

— Il faudra voir cela à l’issue du second tour en fonction des résultats, du nombre de députés obtenus par le FN et par Debout La France. Nous ne sommes fermés à rien.

— Le préfet Bousquet de Florian qui a tenté d’arracher votre micro lors de la réunion des maires sur les migrants pour vous empêcher de parler du terrorisme devant Valls, a pris du galon sous Macron puisqu’il devient chef de la fameuse Task force de l’Elysée. Que vous inspire cette seule et unique mesure gouvernementale contre le terrorisme islamiste ?

— D’abord que le nouveau patron de la Task Force anti-Daech manque singulièrement de sang-froid ! C’est un peu étrange de voir confier l’action antiterroriste en France à quelqu’un qui n’est pas capable d’écouter un interlocuteur sans l’agresser. Je rappelle que c’était une agression physique : il m’a pris par le bras, il a essayé de me faire tomber et de m’arracher mon téléphone sur lequel était écrit mon discours.

C’est aussi quelqu’un qui n’accepte pas d’entendre que l’immigration massive a des conséquences sur le terrorisme. Ce n’est pas un bon signal.

Quand je dénonçais, il y a deux ans, les vagues de migrants qui arrivaient sur le sol français, c’est parce qu’on savait très bien et Marine Le Pen l’avait dit, que parmi ces migrants il entrerait de nombreux terroristes. On en a eu la preuve avec plusieurs des attentats perpétrés sur le sol français. Depuis rien n’a changé. On continue de faire taire les gens qui disent la vérité, de nier la réalité, d’allumer des bougies et d’éteindre la tour Eiffel.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien et dessin de Chard paru dans Présent daté du 10 juin 2017

Goldnadel

Gilles-William Goldnadel : « Un clou chasse l’autre sur la croix des martyrs de l’islam radical »

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une tribune publiée par le FigaroVox après les derniers assassinats islamistes à Londres, Gilles-William Goldnadel réitère qu’on ne vaincra pas un ennemi qu’on n’ose pas nommer. Cela vaut pour la Grande-Bretagne, mais cela vaut aussi pour la France. Extraits du texte de celui qui est aussi secrétaire national du CNIP en charge de la Justice.

A quoi bon ? Il est des jours où l’on se demande pourquoi rabâcher, remâcher, ressasser les mêmes choses. Prenez le dernier attentat sur le London Bridge. Dans quelques jours, beaucoup d’eau aura passé sous les ponts endeuillés. Un clou chasse l’autre sur la croix des martyrs trop vite oubliés de l’islam radical.

À telle enseigne , qu’ainsi que je le notais dans une précédente chronique, par la grâce de l’idéologie de l’occultation-diversion, les questions qui la fâchent n’ont pas été posées durant la campagne électorale, nonobstant le nombre des martyrs de France d’un terrorisme qui continuait de la frapper implacablement.

[…] Pour l’heure, Emmanuel Macron semble avoir trouvé la martingale idéale. Jeune, moderne, séduisant, optimiste, notre Obama blanc à la poigne ferme et au sourire éclatant a suspendu tout sens critique d’un monde médiatique qui lui tend un miroir complaisant. Il peut tout se permettre, même défier le politiquement correct. Il navigue par beau temps sous pavillon de complaisance journalistique. Lui peut ramener de la pêche au gros du Comorien, la lourde plaisanterie n’est strictement interdite qu’à la Marine nationale.

[…]

Pendant que la première ministre britannique n’hésitait pas à mettre en cause « l’idéologie malfaisante de l’islamisme radical » et « l’excès de tolérance » à son endroit, notre président Macron se contentait des phrases gentiment creuses dont il a la magie, en évoquant classiquement « une tragédie » donc il se gardait bien de révéler l’identité de l’auteur prolifique.

Comment pouvoir espérer, dans ce cas, voir la partie la plus modérée de l’Islam se démarquer franchement de sa frange radicale, si au sommet de l’État nul ne lui indique ni le nom ni l’adresse ?

Mais quand le nouveau chef de l’État s’essaye à expliquer les causes du phénomène – toujours sans le nommer –, c’est pire encore. Ainsi le 29 mai : « Les terroristes prospèrent sur la misère. Lutter contre le terrorisme… C’est promouvoir l’éducation, s’engager pour le développement. »

Nous sommes ainsi au cœur du syndrome de la victimisation de ce terrorisme sans nom. Au cœur de la maladie psychologique occidentale moderne. D’abord pour ce qu’elle dit d’inexact : Ben Laden était un milliardaire. Les auteurs du 11-Septembre étaient des fils de famille saoudiens. Coulibaly revenait avec sa fiancée de villégiature à Saint-Domingue. L’égorgeur du prêtre Hamel était issu d’une famille cultivée et n’était pas un cas social.

Ensuite et surtout pour ce qu’elle ne dit pas de la haine islamique radicale pour les juifs et les chrétiens et de la haine pathologique pour les blancs, les Occidentaux, les Français, tous évidemment racistes et post-pétainistes, évidemment coupables de crimes coloniaux contre l’humanité ; bacille de la haine cultivé dans les éprouvettes des laboratoires masochistes islamo-gauchistes européens.

Tant qu’on n’appréhende pas le phénomène, faute d’être peut-être immunisé soi-même, tant qu’on n’ose pas le décrire ni même le nommer, il n’y a aucune chance d’espérer le vaincre.

[…] Ainsi, la mixité et le métissage sont imposés partout au nom du vivre ensemble, sauf lorsqu’ils sont interdits pour cause d’émancipation. Des journaux dignes du Bondy blog relativisent le sort des agressions de femmes dans le quartier de la Chapelle. La maire de Paris comme des féministes de gauche ne sont pas en reste de propositions concrètes comme organiser des promenades exploratoires ou élargir les trottoirs.

Tout, absolument tout est permis, sauf dire du mal de l’islam radical. L’esprit critique est aboli. Descartes est interdit.

À quoi bon alors ? Parce qu’il n’y a d’autre choix que de regarder le mal en face. Même si un diable idéologique madré poursuit sa mauvaise farce.

Gilles-William Goldanel
secrétaire National du CNIP chargé de la Justice

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : il y aura « encore beaucoup de morts au nom d’Allah »

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et le Qatar ? Un événement à analyser dans un contexte plus large, explique Eric Zemmour, et dont les conséquences ne seront pas forcément celles que l’on pense dans un monde arabe qui ne cesse de se désagréger. Voici ce que l’éditorialiste expliquait hier matin sur RTL.

« Quand un homme de 120 kilos parle, celui de 60 l’écoute. Cette célèbre réplique, signée Michel Audiard, pourrait résumer les récents déboires du Qatar. Quand l’Arabie saoudite rassemble tous les pays du Golfe pour l’isoler, le petit confetti qatari tremble sur ses bases, surtout quand l’ogre saoudien vient de se réconcilier avec son parrain américain. Obama avait pris ses distances avec l’Arabie saoudite et s’était rapproché de l’Iran, Trump lui est revenu à la maison saoudienne mais il a imposé son “deal“, comme il aime à le dire : la mise hors jeu des terroristes. Le Qatar est le premier à payer le deal de Trump. Le Qatar qui aide depuis toujours les Frères musulmans et a eu des tendresses pour Daesh. Le Qatar qui a des accointances coupables avec l’Iran, l’ennemi héréditaire de l’Arabie saoudite et qui est redevenu celui des Américains. »

Cependant, ajoute Eric Zemmour après avoir ironisé sur l’argent qatari et les liens établis avec la classe politique française, « le Qatar n’est pas démuni. Il a avec lui, derrière lui, l’Iran. L’arc chiite qui passe par Téhéran, Bagdad, Damas, Beyrouth est puissant et fait peur à Riyad. De plus, la Russie est l’alliée de tout ce beau monde et la Turquie s’en rapproche. Le Qatar peut, s’il le veut, aller à l’affrontement mais il sera le premier détruit dans l’explosion. Un de plus. »

« Depuis des années, embraye-t-il, le monde arabe ne cesse de se désagréger. Soudan, Irak, Syrie, Libye, Yémen, interventions extérieures, guerres civiles, révolutions : la balkanisation du monde arabe fait de plus en plus ressembler chaque État à une tribu avec un drapeau. Comme si le concept d’Etat-nation selon le modèle européen n’arrivait pas à y prendre racine. Comme si les sociétés musulmanes ne pouvaient s’unifier qu’autour de la religion, chassant les derniers chrétiens qui y vivent. Comme si le monde musulman gardait une nostalgie irrésistible pour la forme impériale du califat. »

Eric Zemmour conclut ainsi, et ce n’est pas une conclusion optimiste :

« Arabie Saoudite, Iran, Turquie, sans oublier Daesh : ça fait beaucoup de califes, ça fait beaucoup de guerres, ça fait beaucoup d’argent distribué par tous pour répandre la vraie religion, et la religion la plus pure, dans le monde entier, jusque chez nous. Ça fait beaucoup de radicalisation, comme nos esprits pudiques aiment à le dire. Ça fait beaucoup de mosquées, d’écoles coraniques et de djihad. Ça fait et ça fera encore beaucoup de morts au nom d’Allah. »

buzzfeed

Polémique malhonnête du site BuzzFeed sur les candidats FN

08/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le site « d’informations » BuzzFeed a étudié les comptes Facebook et Twitter des 573 candidats du Front national pour les élections législatives. L’analyse révèle qu’une centaine de candidats aurait publié, commenté ou partagé des propos « racistes, antisémites ou homophobes ». Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme, en appelle au ministre de la Justice, François Bayrou, pour exiger une politique dure dans ce domaine.

Mais qu’est)ce que BuzzFeed ? C’est la version française d’un site américain « d’informations », en réalité un fourre‑tout qui dit publier du « divertissement et de l’insolite » : politique, bricolage, animaux…

Quelle est sa ligne éditoriale ? Aucune ! Pour choisir les sujets, indique, Marie Telling, dirigeante du site en français, la rédaction peut se reposer sur un système automatique qui propose un article lorsque le sujet connaît un grand succès. Parmi les plus gros succès du site, « Les citations d’Eric Zemmour transformées en posters pour vos toilettes » ou le quiz « Ces phrases viennent‑elles du livre de Trierweiler ou de 50 nuances de Grey ? » On voit le niveau culturel…

Malgré son enquête sur le FN, BuzzFeed ne se rappelle rien des innombrables sites d’infamies anti‑françaises, anti‑chrétiennes, anti‑blancs, qui manifestement, ne l’intéressent pas.

Buzzfeed n’a pas mené d’enquête aussi serrée sur Mehdi Meklat, un temps chouchou des bobos et des médias, contributeur du Bondy Blog, impliqué dans les Editions du Grand Remplacement et TV Ramadan, qui écrivait, par exemple : « Les Blancs vous devez mourir dès que possible » ou « j’ai envie d’égorger quelqu’un selon le rite musulman ». La bobocratie médiatique voyait en lui un « talent des banlieues », un « porte‑parole de la diversité » destiné à lutter contre le racisme de la « France moisie ». Dommage pour BuzzFeed, c’est Fdesouche qui a traité le sujet… et fait le buzz.

ida de chavagnac

La lanceuse d’alerte Ida de Chavagnac veut moraliser la finance

Mariée et mère de quatre enfants, Ida de Chavagnac a été analyste financière pendant 20 ans. Licenciée pour avoir dénoncé des abus, elle est devenue lanceur d’alertes. Elle raconte son expérience dans un livre, Alerte rouge sur la banque verte. Elle se présente aux législatives dans la première circonscription de Paris sous l’étiquette Parti Chrétien-Démocrate (PCD).

Ida de Chavagnac LivreComment êtes-vous devenue « lanceur d’alertes » ?

— Je faisais de l’analyse financière depuis 20 ans dans une grande banque française. Cela consiste à donner des avis positifs ou négatifs sur les dossiers apportés par les commerciaux. Je m’occupais des demandes d’emprunts formulées par les sociétés d’assurance. En 2010, mon nouveau responsable me demandait de donner systématiquement des avis favorables. Comme je refusais, j’ai subi des pressions. Lors de mon évaluation de 2012, il m’a notifié par écrit que je devais « prendre davantage en compte les intérêts des commerciaux », qui eux sont payés à la commission. Ce qui est contraire à la déontologie, au principe d’indépendance de l’expertise financière.

J’ai vu alors ma rémunération variable supprimée. J’ai été convoquée par mon N +2. J’en ai profité pour l’alerter lui et mon N +3 sur les méthodes de mon supérieur direct, qui sont contraires à la réglementation bancaire. Ils n’ont rien fait, pas plus que le mandataire social qui a refusé de me rencontrer.

J’ai fini par me faire virer en janvier 2014. Je porte plainte pour licenciement abusif. Mais mes avocats me poussent à négocier. J’ai refusé qu’on achète mon silence et de céder à cette forme de corruption.

La loi défend totalement les lanceurs d’alertes, et je demande la nullité de mon licenciement aux prud’hommes. Et comme le but de mon alerte est de faire cesser ces faits de corruption, j’attaque au pénal.

— N’est-ce pas un peu fort de parler de corruption ?

— Non au contraire, surtout lorsque la moralisation est à la mode en politique depuis l’affaire des costumes de François Fillon. Le pauvre s’est sûrement fait avoir, mais il s’est tout de même laissé aller. Il a manqué de clairvoyance.

On est aujourd’hui dans un monde où la corruption est insidieuse

 J’en reviens à ma banque et à mon chef. Je porte plainte pour corruption active, puisqu’il m’a incitée à tricher. Et lui était victime de corruption passive de la part des commerciaux qui l’incitaient à fournir des avis favorables pour leurs clients. Même s’il ne touchait probablement pas d’argent. Mais je ne suis pas sûre qu’il en était conscient. Il n’aurait sans doute pas appelé ça comme ça. La conscience aujourd’hui est atrophiée. Les gens ont perdu le sens de l’éthique.

— Quel est le but de votre démarche ?

Mon objectif est de moraliser la finance. Il n’y a plus aucune considération pour la personne humaine. L’intérêt économique passe avant tout. J’ai pu constater des dérapages à tous les niveaux. Tout le monde les subit. Il y a des gens en dépression, et personne ne dit rien. J’estime qu’ayant tenu toute cette démarche, je me sens un devoir de témoignage.

J’ai écrit un livre, Alerte rouge sur la banque verte, que j’ai autoédité pour l’instant. J’interviens régulièrement dans des colloques, dans le but d’inciter les gens à briser le mur du silence. Je considère que la moralisation de la finance passe par une prise de conscience de chacun. Les gens sont de plus en plus malheureux dans leur environnement professionnel. Ceux qui sont encore en poste subissent le règne de la peur au sein de leurs entreprises. Or ces boîtes-là écrasent les salariés qui refusent de suivre le mouvement.

Dans mon service, les autres suivaient les directives du chef. Je passais pour la ringarde qui parlait d’endettement, de risques financiers, alors qu’il fallait être pro-business, enclin au risque… Tout un discours auquel peu de gens résistent. Ceux qui refusent la corruption doivent être éliminés.

Ma lettre de licenciement, par exemple, n’est qu’un tissu de mensonges. Ce n’est que manipulation et détournement de la loi. Heureusement que je suis stable psychologiquement, et que je peux compter sur l’appui de ma famille, parce qu’il y a de quoi se jeter dans la Seine.

— Quelles sont les mesures à prendre pour éviter aux banques de jouer avec l’argent des particuliers ?

Il faut revenir à des banques à taille humaine. Quand j’ai commencé il y a 20 ans, il y avait une autorégulation. Lorsqu’on voyait dans les journaux qu’une structure avait pris des risques inconsidérés, les gens arrêtaient de lui confier leur argent. Elle risquait alors de faire faillite. Aujourd’hui, les banques sont devenues des mastodontes, qui s’entraident et se tiennent les coudes.

Aujourd’hui, la crise qui vient est forcément systémique. Tout saute ou rien ne saute. Etats compris. Mais en l’état actuel, c’est un pousse-au-crime.

La banque où j’ai travaillé est devenue tellement grosse (un Français sur quatre y a un compte) qu’on estime qu’elle ne fera jamais faillite, et que l’Etat sera là pour renflouer les caisses.

— Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter aux législatives sous l’étiquette du PCD ?

— J’ai toujours été motivée en parallèle de mon travail par toutes les questions éthiques (mariage pour tous, fin de vie, etc.). Même pendant mes périodes professionnelles difficiles, j’ai continué de tracter pour LMPT. En 2014, je me retrouve licenciée. Malgré mes dossiers avec la justice et mes rencontres avec les journalistes, il me reste encore du temps pour défendre mes convictions. Je me suis rapprochée du PCD pendant les primaires de la droite.

C’est finalement assez cohérent avec mon combat de lanceur d’alertes, contre l’ultralibéralisme et ces entreprises qui ne mettent plus l’homme au centre de l’économie. Il est temps que le politique retrouve ses droits sur la finance, pour défendre entre autres l’économie locale : les TPE, les PME, les agriculteurs… Tant que l’intérêt financier primera sur l’humain et le bien commun, on n’en sortira pas.

— Quels sont vos adversaires dans votre circonscription ?

— On m’a mise dans cette circonscription en me disant : « On te met là parce qu’on sait que tu n’as peur de rien. » Ironie de l’histoire, Pierre Lellouche, poids lourd des LR et bien implanté, s’est retiré de la course. Je me retrouve donc face à son suppléant, qui a marqué sur son tract qu’il fallait donner « une majorité claire et cohérente au Premier ministre Edouard Philippe ».

Or le gouvernement Macron représente tout ce que je combats. Il est à la fois ultralibéral économiquement, pour la mondialisation, tout en étant libertaire sur les questions éthiques.

Je suis donc la vraie candidate de l’opposition.

propos recueillis par Louis Lorphelin

Entretien paru dans Présent daté du 9 juin 2017

Subventions Paris LGBT

Les dix subventions les plus clientélistes votées en juin 2017 par la Ville de Paris

Les 6-7-8 juin 2017, le Conseil de Paris se réunit en séance plénière. Au programme : vote d’aménagements urbains, règlements locaux, modifications d’urbanisme… Mais, surtout distribution de subventions aux associations. Flop 10 de ces pratiques clientélistes qui jettent l’argent des contribuables par les fenêtres.

Contribuables Associés (via son Observatoire des gaspillages)  a analysé les 295 projets de délibération de l’ordre du jour du Conseil de Paris des mardi 6, mercredi 7 et  jeudi 8 juin 2017. Le Conseil de Paris – où plus d’une délibération sur deux sert à attribuer des subventions – se réunit 9 à 10 fois par an. Ce TOP 10 ne mentionne donc qu’un seul ordre du jour.

Le clientélisme n’est pas né, bien sûr, avec Anne Hidalgo. Il existait déjà à Paris sous la droite des Jacques Chirac et Jean Tibéri. Le budget des aides aux associations était déjà conséquent : 133 millions d’euros en 2001, quand Bertrand Delanoë a pris les rênes de la Mairie…

Ces subventions particulièrement choquantes ne sont pas seulement financées par les impôts des Parisiens, mais aussi par l’argent de l’ensemble des Français via la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’État aux collectivités locales.

Voici la liste des 10 subventions particulièrement choquantes votées au Conseil de Paris de juin 2017 :

1/ 2 436 500 euros  pour les organisations syndicales parisiennes. Cette aide publique qui s’ajoute au financement national des syndicats, se traduit par une subvention de fonctionnement, ainsi qu’une mise à disposition de locaux sur les quatre sites de la Bourse du Travail.

Subventions Paris Hip Hop2/ 20 000 euros aux associations Maison du Hip Hop (11e) et Ghetto Style Movement œuvrant en faveur de la culture Hip Hop.

Au sein de la Maison du hip-hop, on apprend qu’« un pôle de recherche artistique permet de développer des laboratoires expérimentaux dans toutes les disciplines : danse, graffiti, dj-ing, beat-boxing».

3/ 92 200 euros pour trois « cafés sociaux » pour des personnes âgées immigrées« pour favoriser leur insertion dans leur environnement, par l’apprentissage du  français, l’accès aux droits et l’accompagnement dans les échanges intergénérationnels et entre personnes âgées immigrées pour une meilleure autonomie. »

4/ 10 000 euros à l’association « Générations Cobayes », qui anime des ateliers « Do it yourself » au cours desquels les « jeunes Parisien-n-es » apprennent à créer eux-mêmes leurs produits cosmétiques…
5 / 6 000 euros pour l’organisation d’ateliers d’éveil au droit et à la citoyenneté dans une école primaire.

Subventions Paris LGBT6/ 20 000 euros à l’association Rainbow Submarine pour l’organisation du festival LGBTQ + « Chéries-Chéris » qui s’affirme comme un « festival engagé, qui donne à voir et à comprendre tous les aspects de l’homosexualité, de la transsexualité et des questions de genre ».

Pour l’édition 2016, plusieurs films « érotiques » étaient diffusés, décrits sur la plaquette de l’évènement comme particulièrement « hardcores » (No Skin Of My Ass, Fuck Them All…) …

7/ 3 000 euros pour les joueurs d’échecs de l’école Normale. Ces étudiants bénéficient pourtant d’un traitement particulièrement privilégié étant rémunérés durant toutes leurs études supérieures par l’argent public…

8/ 5 000 euros pour l’association « Parlement Européen des Jeunes » pour son projet « La citoyenneté Do It Yourself », une simulation du Parlement européen sur le thème du développement durable.

Subventions Paris Chefs réfugiés9/ 10 000 euros pour l’association Food Sweet Food pour son projet « Refugee Food Festival », un festival itinérant en Europe qui vise à l’accueil de chefs réfugiés dans les restaurants des villes participantes.
10/ 12 000 euros à l’association Réseau Action Climat-France pour la création d’un nouveau chapitre de sa Web-BD « Planetman contre le changement climatique.

Source : Ordre du Jour de la Ville de Paris

➡ En période de matraquage fiscal, plutôt que d’aller chercher toujours plus d’argent public, ces associations subventionnées pourraient fonctionner par les cotisations de leurs adhérents et le mécénat !

Texte repris du site de l’association Contribuables associés