Le président afghan déconseille à ses citoyens d’émigrer en Allemagne

10/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
« Les rues allemandes ne sont pas pavées d’or ». C’est ainsi que s’est exprimé Ashraf Ghani pour ouvrir les yeux des Afghans sur la réalité de l’émigration en Allemagne.

Qu’ils ne se fassent pas de faux espoirs en rêvant à une vie riche et luxueuse en Allemagne. Le président les prépare au fait qu’ils vivront en Allemagne des travaux ingrats, dans une situation probablement moins confortable que dans leur pays d’origine.

Il encourage finalement l’Afghanistan à exporter, plutôt que ses habitants, ses marchandises. Peut-être que les dirigeants des pays ciblés par l’immigration pourraient s’inspirer de tels discours ?

Des magistrats tentent de mettre à genoux la Ligue de Salvini

« On voit que dans plusieurs pays d’Europe, l’institution judiciaire est instrumentalisée pour combattre politiquement les nationaux. Au mépris de la démocratie, au mépris du choix des électeurs dans les urnes, des magistrats politisés essayent d’entraver l’action de ceux qui défendent les intérêts vitaux de leurs nations et de leurs peuples », commentait vendredi matin le coprésident du groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen, Nicolas Bay, auquel Présent demandait ce qu’il pensait de la décision de justice tombée la veille en Italie. Une décision qui ressemble fort à la tentative actuelle de mise à mort du Rassemblement national en France par des magistrats connus pour leur positionnement politique à gauche.

Si l’étranglement financier du RN concerne le premier parti d’opposition français en termes d’intentions de vote dans les sondages, l’étranglement financier de la Ligue affecte un parti de gouvernement qui serait aujourd’hui largement en tête en cas de répétition des élections, puisqu’il est désormais à 32-34 % des intentions de vote contre 27-28 % pour son partenaire populiste de gauche, le Mouvement 5 étoiles.

Est-ce la raison pour laquelle la justice italienne a autorisé jeudi le placement sous séquestre – demandé par le parquet – de 49 millions d’euros de la Ligue ? Si dans le cas du RN la saisie préventive des fonds est liée à des accusations concernant les actuels députés au Parlement européen du parti, dans le cas de la Ligue il s’agit d’une affaire de fraude sur les remboursements des frais électoraux remontant aux années 2008 à 2010. A l’époque, le secrétaire général de la Ligue du Nord était Umberto Bossi, son fondateur, et c’est lui, et non pas Matteo Salvini, qui a été condamné avec l’ancien trésorier du parti Francesco Belsito. Et pourtant, c’est à l’actuel parti dirigé par Salvini que le parquet de Gênes demande le remboursement, huit ans après, des sommes qui auraient été indûment perçues.

Il n’y a actuellement dans les caisses de la Ligue que 5,5 millions d’euros issus, selon les avocats de ce parti, des contributions d’élus et donations d’électeurs. Dans cette affaire, comme dans celle concernant le RN, la saisie des fonds présents et à venir, qui équivaut à une mise à mort judiciaire d’un parti politique soutenu par des millions d’électeurs, est de nature préventive. C’est-à-dire qu’elle précède le jugement définitif sur le fond de l’affaire. En Italie comme en France, on assiste à une judiciarisation du combat politique en réaction à l’incapacité des partis politiques traditionnels de freiner la montée des populismes, avec une large place laissée à l’arbitraire de magistrats militants. Rappelons qu’en France, la saisie des fonds du RN fait en outre suite à une élection présidentielle noyautée par l’intervention d’un parquet financier au service de l’exécutif et de juges militants pour faire gagner Emmanuel Macron.

« Vous ne nous arrêterez pas ! », a réagi jeudi Matteo Salvini sur son compte Facebook, ajoutant : « Craignez la colère des justes. Je travaille pour la sécurité des Italiens, et ils ouvrent une enquête contre moi pour séquestration de personnes (30 ans de prison), je travaille pour changer l’Italie et l’Europe et ils me bloquent tous les comptes courants pour des erreurs présumées qui datent d’il y a dix ans. Si quelqu’un pense pouvoir m’arrêter ou me faire peur, c’est qu’il a mal compris, je n’abandonnerai pas et je travaillerai avec encore plus d’ardeur. Souriant et furieux. »

Interrogé par Présent vendredi matin, Max Ferrari, conseiller du président de Lombardie Attilio Fontana (Ligue) pour les affaires internationales, a déclaré : « Comme il semble impossible d’empêcher la Ligue de progresser, les gauchistes utilisent leur pouvoir judiciaire. Ce n’est pas nouveau, mais cette fois les gens réagissent. Tout le monde comprend bien qu’il s’agit d’une injustice. La Ligue va avoir des problèmes financiers, mais elle en ressortira encore plus forte. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2018

Selon une étude, les mouvements populistes anti-immigration attireraient de plus en plus de femmes

07/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que le populiste de droite moyen est souvent décrit comme un homme, blanc, d’une cinquantaine d’années, une étude parue en Allemagne, publiée par la fondation Friedrich Ebert montre que ces mouvements comportent une proportion croissante de femmes, parfois même plus radicales encore que les hommes.

L’étude porte sur plusieurs mouvements populistes en Allemagne, en France, en Grèce, en Pologne, en Suède et en Hongrie.

Elle révèle entre-autre qu’en Pologne, davantage de femmes que d’hommes ont voté pour le parti au pouvoir « Droit et Justice » lors des élections législatives en 2015.

Comment Richard Heuzé correspondant de Libération à Rome lynche Matteo Salvini

Précisons tout de suite, Richard Heuzé est le correspondant officiel du Figaro à Rome et non de Libération. Ses écrits pourraient pourtant paraître en bonne place dans le quotidien du groupe Drahi. L’Express (l’hebdomadaire du groupe Drahi) a consacré sa une et un dossier à Salvini, nouvel homme fort de l’Italie, dossier que nous avons analysé ici. En une phrase, à travers Salvini c’est Mussolini qui est de retour. Une interprétation à charge, reprise et développée par le Sieur Heuzé dans le Figaro du samedi 1er septembre 2018, sous le titre Une popularité « d’homme fort » dopée par la question des migrants. Visite guidée.
Un peu d’analyse sémantique

L’analyse du vocabulaire d’un article est souvent révélatrice de l’angle sous lequel un rédacteur souhaite traiter un quelconque sujet. Nous extrayons – pour l’édification du lecteur du Figaro qui parfois lit un peu rapidement – quelques expressions employées par l’aimable Richard autour de la personnalité, des attitudes et de la politique de Matteo Salvini (tous les mots en italiques sont des citations) :

Diatribe (contre les magistrats qui ont inculpé Salvini pour séquestration d’immigrés bloqués sur son ordre par les garde-côtes italiens).
Popularité forgée à la hache (facteur aggravant sur le thème dominant « les italiens d’abord »)
Campagne démagogique
Rare violence verbale
Substrat protoraciste latent dans la société (citation du professeur d’extrême gauche Michele – et non Michel – Storice, membre du think tank Innovazione democratica qui prône l’Open society chère à George Soros et lié au think tank anglais Open Democracy lui aussi lié à Soros)
Grossir les faits, les déformer, sonner l’alarme
Simplifiant et dramatisant les enjeux à outrance
Répandre la haine contre l’immigré
Au besoin, il utilise le mensonge, le fake news
Torse nu sur la place, comme autrefois le Duce (sic !)
Affirmations clivantes
Nettoyage de masse de l’Italie
Schématisation des thèmes les plus complexes (citation d’un autre professeur de gauche Massimiliano Pananari collaborateur de Democratica, le site d’information du PD, le premier parti de gauche en Italie, en pleine déconfiture électorale et en crise d’identité)

Malheureux Richard

Plaignons Richard au milieu de tant d’immondices. Son devoir l’oblige à fouiller avec répugnance de sa plume dans l’ordure. Avec un homme politique qui veut « identifier un ennemi… ce sera l’immigré, le différent qu’il faut faire passer pour une menace », car – les italiens qui sont aveugles devraient le voir, il n’y a qu’une « prétendue invasion ». Et ces électeurs qui suivent ! « issus des classes populaires ou de la petite bourgeoisie », ils admirent « les bains de foule à répétition », ils envoient 100000 tweets de solidarité avec le monstre attaqué par les magistrats. #NessunoTocchiSalvini (#PersonneNeToucheSalvini). Pourtant sa popularité d’« homme fort » (c’est le camarade Richard qui met les guillemets dans son titre, signifiant qu’il n’est pas si fort que ça, sinon par ses excès, ses mensonges et ses bains de foule demi-nu sur les plages), le met en place de favori pour les élections régionales de l’automne en Italie et les européennes de 2019.

Voici un article qui sera étudié dans les écoles de journalisme. À titre de contre-exemple bien entendu et d’étude de cas d’anti-journalisme. Il est bien rare de voir tant de bile acide, de remontées gastriques aigres, de renvois stomacaux, d’œsophagite irritée dans un papier aussi bref, tournant au lynchage. Le bruit court (?) que le poste de correspondant à Rome de Libération pourrait se libérer. L’ami Richard postulera-t-il ? Ou bien (son niveau en italien doit le permettre) un petit poste de rédacteur à Democratica, du PD italien, il en a toutes les compétences. Souhaitons lui bonne chance. Forza Richard !

Tribune reprise du site OJIM

Grande Synthe : énième évacuation de migrants

07/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Plusieurs migrants, essentiellement des Kurdes irakiens vivaient dans ce camp de Grande Synthe, dans le Nord de la France dans l’espoir de gagner l’Angleterre. Suite à la décision du Tribunal de Dunkerque de juin dernier, le camp a été démantelé ce jeudi 6 septembre.

Une quinzaine de bus les ont pris en charge pour les diriger vers des “centres d’orientation” de la région ou vers des commissariats pour “examiner leur situation”. Au total : plus de 400 personnes ont été évacuées. Une quarantaine de mineurs isolés ont aussi été pris en charge et accompagnés. Ceux qui souhaitent faire une demande d’asile vont être orientés vers des Centres d’accueil et d’examen des situations (CAES). Ceux qui le demandent dans le département du Nord “l’obtiennent dans 84% des cas”…

Le président du groupe RN au Conseil régional des Hauts-de-France, Philippe Eymery, qui a déposé plainte cette semaine contre le maire écologiste Damien Carême pour notamment “aide à l’implantation illégale de migrants“, s’est félicité auprès de l’AFP de cette évacuation, y voyant “une vraie victoire politique” pour le parti de Marine Le Pen.



Dans la « jungle » de Nantes, par Francis Bergeron

Au cœur de Nantes, des centaines de migrants – essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, des hommes – d’origine africaine subsaharienne, campent dans un vrai village de tentes, qui tend à devenir permanent. Un demi-millier de migrants occupe le square Daviais. Un demi-millier d’autres est installé dans les jardins, et terre-pleins, du quartier. Les commerçants sont catastrophés, les habitants s’inquiètent. Le printemps et l’été ont été spécialement beaux, ici comme ailleurs, mais tout le monde craint qu’avec l’arrivée des mauvais jours, cette masse de sans-abri africains n’occupe les caves, les appartements dont les locataires seraient absents, les garages, les entrées et couloirs d’immeubles, etc.

D’autant que, tous les jours, de nouveaux migrants débarquent à Nantes, avec, en poche, un simple bout de papier sur lequel il est écrit « Nantes », raconte la presse locale. Car le bouche à oreille fonctionne aussi efficacement que, jadis, le tam-tam africain : il se sait et il se dit qu’à Nantes la mairie tolère à peu près tout, que les impôts des habitants sont utilisés pour nourrir et loger ces personnes (un million d’euros dépensé pour les repas et les installations sanitaires, avoue fièrement le maire socialiste), qu’une myriade d’associations, le plus souvent d’extrême gauche, elles-mêmes financées sur fonds publics, prennent en charge les migrants, qualifiés d’« exilés ». Mais exilés de quel pays ? La plupart d’entre eux ont détruit leurs papiers d’identité ! Comme ils sont équipés de téléphones portables, il serait pourtant facile, par ce biais, de savoir d’où ils viennent.

A ce millier de squatters, il convient d’ajouter 600 migrants déjà hébergés en « dur » par la ville.

Cette prise en charge « citoyenne », comme ils disent, orchestrée par la mairie, provoque un véritable appel d’air (exactement comme ce qui se passe en Espagne, avec le gouvernement socialiste) : en 2017, l’arrivée de migrants à Nantes a augmenté de 25 %, pour une moyenne de + 15 % au niveau français. Il n’existe pas ailleurs en France l’équivalent de la « jungle » de Nantes, à part à Paris et à Calais, bien sûr.

La responsabilité de la mairie dans cette situation est immense. Ce qu’explique à mots couverts le préfet, Nicole Klein : « La situation est inextricable. La maire de Nantes peut demander l’évacuation du square Daviais. Or elle ne le fait pas […]. Le square Daviais, c’est un lieu public. C’est du ressort de la mairie de Nantes. »

Madame le maire, très immigrationniste, répond au préfet qu’elle ne fera jamais évacuer le square Daviais tant qu’il n’aura pas été trouvé de solutions pour les clandestins, des solutions qui, selon elle, doivent venir de l’Etat. Autrement dit, tant que ce millier d’Africains (et ceux qui débarquent chaque jour) n’auront pas de logements et d’emplois, elle les autorisera à squatter le centre-ville, puisque « leur détresse […] n’est pas réglée ».

Les habitants de Nantes sont excédés, mais ils ne bénéficient d’aucun relais d’expression : ici les mouvements patriotes sont persécutés et la droite modérée est paralysée par la peur. Ce que la journaliste de Ouest-France résume ainsi : « Le soutien aux migrants fédère largement. Même l’opposition municipale de la droite et du centre soutient l’aide aux exilés. Et l’extrême droite se résume à des groupuscules. » Donc tout va bien.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Hambourg : nouveau théâtre du clivage sur l’immigration en Allemagne

06/09/2018 – EUROPE (NOVOpress)

C’était au tour de Hambourg d’accueillir les dernières manifestations et pro et anti-immigration, preuve du clivage de la société allemande…

Pendant que certains manifestants dénoncent ce qu’ils considèrent comme une recrudescence de la “xénophobie” suite aux deux jours de manifestations des patriotes à Chemnitz, des voix s’élèvent pour dénoncer avec force l’invasion migratoire qui frappe l’Allemagne.

Exemple avec Christoph Grimm, un membre du parti AfD (Alternative für Deutschland) de Mecklembourg-Poméranie, qui a condamné la politique migratoire d’Angela Merkel :

C’était une grave erreur de la part de Merkel qui devrait en avoir honte. Nos frontières sont aussi ouvertes que des portes de granges. Nous ne demandons même pas qui entre ou de quel pays ils viennent. Nous ne demandons même pas de preuve d’identité.


Immigration clandestine : moins de morts en Méditerranée grâce à l’Italie

06/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une information que vous ne lirez pas telle quelle dans les médias de propagande. Ceux-ci relayent un rapport du Haut-commissariat des Nations Unies aux réfugiés sur les arrivées clandestines d’immigrants en Europe via la Méditerranée. Or ce rapport retient une présentation partiale : il met en avant le fait que le risque de périr en traversant la Méditerranée a augmenté entre 2017 et les sept premiers mois de 2018.

Selon le HCR, il y a eu 1 mort pour 45 arrivées de janvier à juillet, contre 1 pour 55 en 2017 et seulement 1 pour 269 en 2015.

Mais, parallèlement, le nombre de départs a diminué. Cette diminution n’est certes pas spectaculaire mais elle est réelle : en 2015, plus d’un million de clandestins avait mis le pied en Europe. Ce chiffre a été ramené à 172 000 en 2017 et devrait encore diminuer en 2018. Or grâce à cette diminution des flux, le nombre de morts baisse – contrairement à ce que suggère le HCR : il était d’environ 3200 trépassés en 2017, contre environ 2700 d’ici la fin de l’année si la tendance depuis janvier se poursuit.

Cela fait donc 500 morts de moins…

Ces données donnent donc de l’eau au moulin du ministre de l’intérieur italien, M. Salvini, qui explique que la solution la plus efficace et humaine pour sauver la vie des immigrants est de les dissuader de prendre la mer. Grâce à une plus grande fermeté, l’Italie a d’ailleurs vu les flux d’immigrants baisser de 80% sur les sept premiers mois de l’année. Et il y a beaucoup moins d’étrangers qui meurent en prenant la route maritime de l’Italie.

Il y a en revanche davantage de morts pour ceux, de plus en plus nombreux, qui cherchent à passer par l’Espagne.

On peut en conclure que, pour éviter des morts en Méditerranée, il faut fermer les frontières maritimes. Tout le contraire de ce que font les ONG pseudo-humanitaires.

La valse des vautours, par Etienne Defay

Le pourri, la sectaire et l’anonyme.

François de Rugy est un homme heureux. Ecologiste, candidat malheureux aux primaires du PS avec moins de 4% des voix, il avait trahi ses engagements en ne soutenant pas le vainqueur de la primaire Benoît Hamon et avait préféré Emmanuel Macron. Bien lui en a pris. Elu avec l’étiquette de la majorité présidentielle, il devint président de l’Assemblée nationale. Poste qu’il quitta ce mardi 4 septembre pour un ministère d’Etat. Celui de l’Ecologie. Le Vert revient à ses premiers amours, c’est beau comme une boucle bouclée.

Mais en coulisse, sa succession au Perchoir est déjà bien disputée. Si le nom d’Hugues Ranson avait été évoqué un temps, celui de Richard Ferrand semble, à l’heure où nous écrivons, beaucoup plus certain. L’actuel président du groupe parlementaire de La République En Marche et éphémère ministre de la Cohésion des territoires a de quoi sabrer le champagne. Alors qu’il se trouve enlisé dans une sombre affaire de conflit d’intérêt, Richard Ferrand a une magnifique occasion de prendre de la hauteur en occupant le Perchoir. Une nomination qui aurait en revanche le mérite d’en finir avec l’illusoire république irréprochable.

C’est ce qu’a pensé visiblement l’association Anticor, qui, pour relancer l’affaire, a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. De quoi relancer une affaire qui s’était calmée avec un classement sans suite prononcé par le parquet de Brest le 13 octobre 2017.

Ferrand à la tête de l’Assemblée nationale ? Ce serait visiblement le souhait du prince tant la rivalité entre Ferrand et Rugy commençait sérieusement à plomber l’ambiance au sein de la majorité. Il devra néanmoins faire avec une double candidature face à lui. Premièrement, celle du député de l’Isère Cendra Mttin. Cette chef d’entreprise spécialisée en RH peut se targuer d’être l’élue de la majorité la plus assidue avec pas loin de 60% de présence lors des votes, vu le chiffre on n’ose imaginer le taux de participation des cancres. Deuxièmement, celle de la présidente de la commission des lois Yaël Braun-Pivert. Si cette dernière n’a, à notre connaissance, aucune affaire aux basques, elle traîne en revanche un passif avec l’affaire Benalla et sa gestion calamiteuse des auditions. Nul doute que depuis le Perchoir, elle offrira une cible de choix aux députés de l’opposition.

Ainsi donc, un beau casse-tête à venir pour l’exécutif et un très mauvais signal envoyé au législatif. Car si le Perchoir vous place à la tête du législatif, il est maintenant de notoriété publique qu’il constitue en réalité un tremplin vers l’exécutif. Là où se situe véritablement le pouvoir. L’occasion de rappeler aux députés la faiblesse de leur rayon d’action et surtout le peu de considération du président Rugy pour ce poste. Néanmoins, avec un président au plus bas dans les sondages et la double défection des deux ministres les plus appréciés du gouvernement, l’occupant du Perchoir devra composer avec une majorité au bord de la crise de nerfs et une opposition déterminée à se refaire les dents.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 05 septembre 2018

Drépanocytose : le gouvernement casse un thermomètre du grand remplacement

05/09/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Créée en 1972, l’Agence française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant (AFDPHE) a fermé ses portes le 1er juillet dernier. Depuis sa création, 30 millions de nouveaux nés ont fait l’objet de dépistages.

Parmi les cinq maladies dépistées, l’une retient particulièrement l’attention : la drépanocytose.

En effet, il s’agit d’une maladie génétique rare qui dans les faits ne touche que des populations extra-européennes. Maladie génétique la plus répandue, avec 310 000 enfants touchés chaque année, elle est concentrée pour 80% en Afrique subsaharienne, à tel point que l’on a pu parler de « maladie des noirs ».

Dès lors, on peut retrouver cette maladie dans la diaspora africaine.

Exactement, et les chiffres publiés par l’Agence faisaient état de nombreux cas au sein de la population française. Or, il ne peut s’agir essentiellement que d’enfants issus de l’immigration subsaharienne, nord-africaine ou moyen-orientale. Le dépistage effectué en France était naturellement dirigé vers les naissances à risque, c’est-à-dire celles survenues dans des familles extra-européennes. Plusieurs associations s’étaient d’ailleurs indigné, estimant qu’un dépistage universel, bien que contre productif, eût été plus égalitaire.

Suivant une proposition du Défenseur des droits, l’actuelle ministre de la Santé semble plébisciter un tel dépistage généralisé en Île-de-France…

Effectivement, ce qui est une manière d’effacer l’indicateur migratoire que représentait ce dépistage. Selon la dernière carte publiée en 2016, les chiffres s’élevaient à 74% des nouveau-nés à risque dépistés en Île-de-France, et 56% en Corse, pour un total de 39% sur la France entière.

Ces chiffres étaient publiés par l’Agence française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant.

On ne sait donc pas s’ils seront encore publiés à l’avenir, dès lors que cette agence est supprimée sans explication ni de sa part ni du Gouvernement. Or, en l’absence de statistiques ethniques, le ciblage des populations pour raison médicale fournissait un indicateur sur la réalité du bouleversement démographique en France. Un outil apparemment gênant pour le pouvoir.

L’écrivain social-démocrate Thilo Sarrazin affirme que les musulmans feront bientôt la loi en Allemagne : son parti veut le virer

Le célèbre auteur allemand à très grand succès Thilo Sarrazin publie un nouvel ouvrage amené à faire parler de lui, au même titre que certains autres de ses livres. Cette fois, la publication en allemand s’intitule Prise de contrôle hostile. Comment l’islam empêche le progrès et menace la société.

La maison d’édition DVA (Deutsche Verlags-Anstalt), qui a gagné de grosses sommes en publiant de précédents ouvrages de Thilo Sarrazin, a refusé de mettre sur le marché cette étude, qui est pourtant le fruit de recherches méticuleuses, axées sur des preuves ainsi que des faits et statistiques accessibles, réalisées par un économiste qui a exercé de hautes fonctions au sein de la société des chemins de fer allemand et de la Banque nationale allemande, et a été ministre social-démocrate des Finances de la ville-État de Berlin. L’ouvrage est finalement publié chez FinanzBuch Verlag.

À la suite de la sortie de cet imprimé de 450 pages, la direction du Parti social-démocrate (SPD), dont Thilo Sarrazin est membre depuis 45 ans, exige son départ. Mais celui-ci ne désire pas quitter volontairement cette formation politique et rappelle que le gouvernement de Willy Brandt (1913-1992) (SPD) avait promulgué un arrêt complet de l’immigration de travailleurs, qui était entré en vigueur en 1973, et que le chancelier Helmut Schmidt (1918-2015) (SPD) avait, à plusieurs reprises au sein de ses livres, mis en garde contre les dangers culturels de l’immigration musulmane.

Selon son éditeur, Sarrazin prétend, dans cette publication, que « la prédominance culturelle de l’islam entraîne l’arriération du monde musulman, le déficit d’intégration des musulmans en Allemagne et l’asservissement des femmes musulmanes » et affirme que l’Allemagne doit faire face à ces faits qui acquièrent de plus en plus d’importance à cause de l’augmentation du nombre de musulmans en Allemagne et en Europe en conséquence de l’immigration et du haut taux de natalité des immigrés non européens. Selon l’écrivain, si la tendance se poursuit, les musulmans seront en passe de devenir majoritaires et notre culture et notre société ne peuvent être protégées que par un arrêt de l’immigration et l’augmentation de l’intégration des musulmans vivant chez nous. Il ajoute que, dans les pays au sein desquels les musulmans sont majoritaires, la liberté religieuse et une démocratie qui fonctionne sont impossibles, et que la partie du monde au sein de laquelle règne l’islam connaît une explosion démographique et du fanatisme. Il établit un lien entre le contenu du Coran et l’imprégnation des musulmans, et de là avec les spécificités et problèmes des États et sociétés islamiques, et finalement avec les mentalités et comportements des musulmans dans les sociétés de migration de l’Ouest.

Thilo Sarrazin précise que, si les chiffres, données et faits qu’il a analysés conduisent à déterminer clairement que les résultats des musulmans sont en dessous de la moyenne sur le marché de l’emploi et dans le domaine de la formation, et que les espoirs de voir un changement sont faibles, que ceux-ci sont surreprésentés parmi les assistés sociaux et les délinquants, que l’intégration laisse à désirer et que la situation en ce domaine se dégrade, que les sociétés parallèles, le fondamentalisme, le radicalisme et le terrorisme se développent, cela n’empêche pas que des personnes musulmanes issues de l’immigration ont réussi dans le domaine économique et se sont intégrées à la société d’accueil.

Thilo Sarrazin a écrit divers livres, notamment dans le domaine de l’économie. Les plus célèbres sont : L’Allemagne disparaît, paru en 2010, L’Europe n’a pas besoin de l’euro. Comment nos illusions politiques nous ont conduits à la crise, publié en 2012, et La terreur de la bien-pensance. À propos de la liberté d‘expression en Allemagne, sorti en 2014.

Lionel Baland

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Suède : la question migratoire au cœur des débats avant les élections

04/09/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En Suède, les Démocrates de Suède (en suédois : Sverigedemokraterna, SD), devrait réaliser une forte poussée – grâce à son discours anti-immigration – aux dépens des partis traditionnels, menacés par un vote sanction.

Une situation qui divise la société suédoise.

Un reportage intéressant signé RT France.


La politique migratoire est un sujet épidermique en Allemagne

04/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Et les politiques allemands ne cessent de s’écharper depuis qu’Angela Merkel a entrepris une politique d’accueil des immigrés clandestins très ouverte. Si le mouvement AFD (Alternative für Deutschland) s’est très vite imposé comme la principale force d’opposition, raflant plus de 90 places de députés au Bundestag l’an passé, des dissensions se sont fait entendre au sein même du gouvernement entre Merkel et son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, qui avait envisagé de démissionner. Mais c’est maintenant une nouvelle voix qui s’élève pour protester contre la politique migratoire : celle de Sarah Wagenknecht, cadre du mouvement Die Linke. Elle lance ce mardi 4 septembre un nouveau mouvement « Aufstehen », littéralement « debout » ou « se lever », qui tranche avec la ligne de son parti. Elle appelle, entre autres, à en finir avec la « bonne conscience de gauche sur la culture de l’accueil ».

La question ne divise pas seulement les politiques mais aussi les citoyens allemands

Nous en avons un bon exemple à Chemnitz, dans l’ex-RDA en Saxe, bastion de l’AFD. Des manifestations y sont organisées depuis plus d’une semaine pour dénoncer la criminalité des immigrés clandestins, suite à la mort à coups de couteau d’un Allemand de 35 ans. Bien sûr, les manifestants ont été immédiatement catégorisés de « fasciste » et des journalistes français ont osé accoler des guillemets au terme de « victimes », pour décrire les portraits que portaient les manifestants, portraits montrant les victimes tuées ou agressées par des clandestins. La gauche a rapidement appelé à une contre-manifestation pro-migrants, soutenue bien évidemment par le gouvernement. Des heurts sont survenus entre les deux cortèges. Ainsi dimanche, 18 personnes ont été blessées dans ces confrontations.

Dans ce contexte très tendu, un immigré a été condamné pour meurtre hier, lundi

La justice allemande a infligé une peine de 8 ans et demi de prison ferme à un clandestin coupable du meurtre d’une adolescente de 15 ans, en date du 27 décembre 2017.

En politique, la solution passe par la « récupération » – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

À chaque fait divers dramatique, les voix des bien-pensants s’élèvent pour interdire toute « récupération » sous le prétexte qu’il faudrait laisser les familles des victimes à leur deuil. La décence l’imposerait. C’en est inquiétant de systématicité, en particulier lorsque les victimes sont autochtones. Après les attentats islamistes, après les meurtres au couteau de plusieurs Français, il est des réalités qu’il ne faudrait pas dénoncer, des coupables que l’on ne devrait pas accuser.

Lorsque la victime est un enfant migrant, les bornes de la décence cessent tout à coup d’exister, tout comme lorsqu’un « jeune » de cité meurt en fuyant un contrôle policier. Dans ces cas-là, la médiatisation est totale, pour ne pas dire totalitaire, la « récupération » par des associations politisées encouragée et relayée et les présumés coupables cloués au pilori. L’émotion doit être à sens unique pour que l’image du « vivre-ensemble » ne subisse aucun dommage.

À Chemnitz, suite à un énième homicide vraisemblablement commis par des Syriens et Irakiens, plusieurs manifestations spontanées ont eu lieu pour dénoncer les meurtres d’Allemands par des migrants depuis leur arrivée massive dans le pays en 2015. Les médias de toute l’Europe ont encore une fois rivalisé de qualificatifs avilissants pour désigner les participants. Traiter de tous les noms les habitants en colère et inquiets de Chemnitz, voilà quel est le vrai scandale.

Samedi dernier, L’AfD (Alternative für Deutschland, le parti populiste allemand) a organisé une manifestation qui a rassemblé près de 10 000 participants, certains d’entre eux brandissant les portraits de victimes de migrants. Cette « récupération » percutante est absolument naturelle et nécessaire pour dénoncer les drames successifs provoqués par la politique migratoire désastreuse d’Angela Merkel. Il est probable que certains parents de victime n’apprécient pas le procédé, c’est leur droit. Mais c’est aussi le droit légitime d’autres parents de s’inquiéter et de se mobiliser pour que leurs proches ne soient pas à leur tour des victimes. S’interdire de « récupérer », de réagir, c’est s’interdire de protéger les siens.

L’indécence d’une « récupération », c’est lorsqu’elle a d’autres fins que celles de résoudre le problème concerné. Ceux qui « récupèrent » avec l’unique dessein de promouvoir leur personne et leur carrière quand ils sont dans l’opposition, ou de noyer le poisson quand ils sont aux responsabilités sont méprisables. Au contraire, la « récupération » est essentielle, voire vitale lorsqu’elle a pour but de trouver une solution, de circonscrire un problème et de le résoudre.

Est-ce de la « récupération » lorsque les écologistes dénoncent la catastrophe de Fukushima ?

Est-ce de la « récupération » lorsque les syndicats dénoncent un licenciement massif ?

Est-ce de la « récupération » lorsque les ONG humanitaires dénoncent les famines dans le monde ?

Oui. Pourtant tous ces événements sont dramatiques et génèrent des souffrances épouvantables. C’est pourquoi il faut bien entendu à chaque fois respecter les victimes et la douleur de leurs proches. Mais après le temps du recueillement vient le temps des solutions politiques et donc nécessairement de la « récupération ».

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pierre Rosanvallon : “les populismes sont, partout dans le monde, des formes politiques montantes”

04/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Pour Pierre Rosanvallon, “les populismes sont, partout dans le monde, des formes politiques montantes. Partout dans le monde. En Afrique, chez Trump aux Etats-Unis, en Amérique latine, en Europe.

Le sociologue tente d’apporter sa petite définition. C’est ainsi que pour Pierre Rosanvallon :

le populisme organise des communautés de répulsion et de colère.


Cohn Bendit écarté, merci la réacosphère !, par Caroline Parmentier

Cohn Bendit n’entrera pas au gouvernement. La diffusion en boucle de ses propos pédophiles ce week-end sur les réseaux sociaux et les sites de la réinfosphère (dont celui de Présent) n’est sans doute pas étrangère à cette décision.
Dany le Rouge, 73 ans, pour remplacer Hulot au ministère de l’Ecologie. Le feuilleton a tenu la France en haleine tout le week-end. Le seul fait que cela ait pu être envisagé et qu’Emmanuel Macron l’ait appelé au téléphone, en dit long sur nos dirigeants et leurs capacités de nuisance.
Le soixante-huitard périmé qui avait soutenu Macron pendant la campagne présidentielle a reconnu avoir été séduit par l’idée de devenir ministre. Il a expliqué avoir eu une longue discussion avec le président : « Il m’appelle et me demande comment je vois la situation (…) J’étais divisé, je me suis dit : “c’est le bon moment”. (…) Pour la première fois de ma vie je me suis dit “pourquoi pas ?” ».

Et puis [Le président] m’a dit : “Si tu es ministre, tu perds ta personnalité, tu n’as plus cette liberté, est-ce que tu veux cela ?” On est d’accord que c’est une fausse bonne idée. » « On a décidé d’un commun accord que je ne serai pas ministre », a-t-il conclu. Ajoutant, sur l’air de la fable du Renard et des raisins, que devenir ministre c’était trop de compromission pour un homme aussi libre et avec une aussi grosse personnalité que lui : « ce n’est pas mon truc »…

Traduction : Cohn Bendit en rêvait, c’était la dernière occasion de sa vie de prendre un ministère en même temps qu’une revanche sur les fachos. L’aile gauche macroniste, Castaner et Griveaux en tête, poussaient dans ce sens. «L’avantage de Cohn-Bendit, c’est que ça effaçait Nicolas Hulot tout de suite», commente, a posteriori, un parlementaire macroniste déçu. Mais Macron n’a pas pris le risque. L’hypothèse a été testée pendant 72 heures. Elle s’est soldée par une levée de protestations extrêmement véhémentes sur les réseaux sociaux où la vidéo de Cohn Bendit à « Apostrophes » du 23 avril 1982 tourne en boucle, sur laquelle il déclare goguenard : « « Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque ». De même que les extraits de son livre Le Grand Bazar dans lequel il théorise l’éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoigne de rapports physiques avec eux : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : ‘Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses ?’ Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi ». Daniel Cohn-Bendit, ancien éducateur d’un jardin d’enfants autogéré de Francfort, a eu beau démentir par la suite tout acte pédophile et soutenir que ses écrits reflétaient l’esprit de l’époque de « provocation contre le bourgeois », ça lui collera aux basques jusqu’à sa mort. Et c’est bien fait. La loi sur les fake news n’y pourra rien, tout est conservé sur le net, pris sur le vif.

Emmanuel Macron a vite conclu que ce n’était pas une bonne idée en effet, alors que pour la première fois de son mandat, de Benalla en prélèvement à la source et en remaniement gouvernemental, la machine semble se détraquer. Le président a alors royalement jeté un nonosse au vieux libertaire obèse. « Il m’a dit : ‘J’ai besoin de toi pour les Européennes’. Je vais voir comment aider dans une crise majeure que traverse l’Europe ». Cohn Bendit qui avait pourtant annoncé qu’il ne serait pas candidat, n’exclut plus d’occuper la place de tête de liste pour cette élection.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 3 septembre 2018