Contre les « casseurs », la fin justifie-t-elle les moyens ? Interdiction de manifester et fichages abusifs sont à craindre

L’interdiction de manifester envisagée par la proposition de loi anti-casseurs et l’information du Canard enchaîné sur de potentiels fichages abusifs de manifestants ordonnés par le parquet, interrogent sur les libertés que s’octroie la Macronie.

Pour tenter de rester au pouvoir, le haut-fonctionnaire Emmanuel Macron et la Macronie disposent désormais de deux outils.

Tout d’abord, considérant comme incontournable l’exécution de la feuille de route qui leur a été fixée, c’est à dire la destruction la plus rapide possible de l’État-providence français et l’arrimage définitif à l’ordo-libéralisme allemand, les macronistes considèrent que la fin justifie les moyens. La violence, sans précédent depuis la guerre d’Algérie, des répressions policières et judiciaires contre le mouvement des gilets jaunes en est la traduction. Le bilan des violences physiques est catastrophique, celui des violences judiciaires, même si on en parle peu, ne l’est pas moins.

Le deuxième outil est la servilité apparente de la justice. Depuis l’élection pour le moins surprenante qui a porté Emmanuel Macron à la présidence, la justice pénale s’est complètement déconsidérée, accordant à la Macronie une impunité choquante et obéissant visiblement aux exigences des places Vendôme et Beauvau. Les milliers d’arrestations dont certaines préventives (!), les poursuites souvent absurdes, les procédures violées, les incriminations fantaisistes et la dureté des peines, semblent montrer que parquets et juges du siège confondus exécutent avec zèle les ordres de l’exécutif. Et naturellement, les organisations syndicales de magistrats sont muettes, ainsi d’ailleurs que les grandes âmes, professeurs de morale, universitaires, signeurs de pétition, docteurs de la gauche culturelle, tous sont atteints d’une sévère extinction de voix.

Fiché « même lorsque les faits ne sont pas constitués »

Deux petits exemples très récents témoignent de l’ampleur du mal. Tout d’abord l’information du Canard enchaîné sur les instructions données par la hiérarchie du parquet de Paris à propos des arrestations de manifestants. Il y a d’abord la consigne pour les personnes arrêtées de « maintenir l’inscription au TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires) même lorsque les faits ne sont pas constitués ». Pardon ? Mais cette inscription en dehors de toute justification dans un fichier de police est strictement illégale. Et c’est le parquet de Paris qui l’ordonne ? Manifestement, il n’est pas gêné et insiste pour que ce fichage soit effectué même si les faits sont « ténus ou si une irrégularité de procédure a été constatée ». Ben voyons ! Parce que ça peut toujours servir ?

Toujours soucieux du respect de la loi, le parquet de Paris poursuit en demandant de « ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou le dimanche matin afin que les intéressés ne grossissent à nouveau les rangs des fauteurs de troubles ». Interrogé, le porte-parole de ce même parquet précise : « Ne laissez pas penser que le parquet de Paris prolonge les gardes à vue des gens qui n’ont rien fait. » Ben si, mon gars, c’est exactement ça. Ce qui est un peu ennuyeux, c’est que dans le Code pénal, ça porte un nom : la séquestration arbitraire. Infraction prévue et réprimée par l’article 224-1 que l’on va se faire un plaisir de citer : « Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d’arrêter, d’enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Deux petites observations : en-deçà de sept jours de détention arbitraire cela cesse d’être un crime pour redevenir un délit (5 ans, 75 000 €). Ensuite ce ne sont pas les policiers qui sont visés mais bien ceux qui donnent des ordres aussi manifestement illégaux, c’est-à-dire le patron du parquet de Paris et les magistrats qui ont relayé ses ordres. Ce qui est quand même assez ennuyeux lorsque l’on lit l’article 432–4 du Code pénal, qui incrimine précisément les atteintes à la liberté individuelle commise par les dépositaires de l’autorité publique, ce que sont les magistrats du parquet. On citera pour la forme l’article 5 de la CEDH qui définit cette liberté individuelle d’aller et venir.

On va me dire que je pinaille. C’est à tort. Le parquet, autorité de poursuite, a la mission constitutionnelle de veiller au respect de la loi et de saisir la justice si elle est violée. S’il commençait par la violer lui-même, sa légitimité volerait en éclats. On va me dire aussi que les personnes arbitrairement séquestrées pourraient saisir la justice d’une plainte fondée sur les articles du Code pénal cités. Excellente idée ! La plainte devrait être adressée au procureur du tribunal de grande instance de Paris, sous l’autorité duquel ces consignes ont été données. On imagine sa célérité.

L’interdiction de manifester au menu de la loi anti-casseurs

Après avoir dit du mal des magistrats du parquet de Paris, retournons nous maintenant vers les parlementaires LREM, qui s’apprêtent à adopter une énième loi anti-casseurs. Ces textes qui abîment jour après jour les libertés publiques dans notre pays. On notera d’ailleurs qu’il s’agit d’un texte proposé par les Républicains (LR) qui méritent un ban pour cette démonstration de leur caractère indécrottable.

L’ensemble de ce texte est profondément liberticide, mais il y a un article qui sort du lot. Il s’agit de l’article qui donne le pouvoir au préfet d’interdire à des citoyens de manifester pour une durée pouvant aller jusqu’à un mois et éventuellement sur la totalité du territoire national. Un certain nombre d’esprits libres, toutes tendances confondues, se sont élevés contre cet arbitraire qui n’avance même pas masqué. Le droit de manifester est une liberté protégée par la Constitution. Ce pouvoir d’en interdire l’exercice a priori donné au pouvoir exécutif est inconstitutionnel. Il est également inconventionnel car contraire à la Convention européenne des Droits de l’Homme signée par la France. Il peut exister des abus du droit de manifester mais, comme pour la liberté d’expression, le contrôle se fait a posteriori. Ensuite, cette interdiction personnelle de manifester est une sanction et, dans un pays démocratique et civilisé, toute sanction doit être prononcée par un juge. Le fait qu’elle le soit par une autorité exécutive est le critère même de l’arbitraire. Et que l’on ne vienne pas prendre l’exemple des supporters interdits de stade, cela n’a rien à voir avec la liberté constitutionnelle de manifester, mais avec le droit d’aller dans un lieu privé pour une manifestation privée où l’organisateur ne souhaite pas votre présence.

Juges et parti

Trois juges sont concernés par ce que l’on peut qualifier de loi scélérate et par son application. Le juge constitutionnel d’abord, à qui elle sera probablement soumise ; le juge administratif ensuite ; et le juge pénal enfin car cette loi comprendra un volet pénal. Le Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius, en totale connivence idéologique avec le macronisme, n’y verra probablement aucun inconvénient, comme il l’a fait avec la loi fake news. Le juge administratif, lui, pourra être saisi d’un référé-liberté pour contester une interdiction notifiée par un préfet : je connais parfaitement ces procédures pour les avoir pratiquées et je peux témoigner de la quasi impossibilité pour le simple citoyen de se lancer dans ce genre d’aventure. Ensuite, le juge administratif devra appliquer la loi telle qu’elle est, et donc examiner en urgence la valeur des critères utilisés par le préfet dans un débat contradictoire où l’État sera présent. On peut d’ailleurs craindre une objectivité très relative de ce type de juge, souvent passé par les mêmes écoles que les hommes et les femmes au pouvoir. Enfin, le juge pénal, pour ceux qui auront ignoré l’interdiction (six mois de prison et 7500 € d’amende).

J’avais récemment au téléphone un ami, électeur fidèle du PS, à qui j’expliquais le caractère très inquiétant de toutes ces dérives, et qui me répondit : « J’ai été sur un rond-point, il n’y avait que des beaufs. Il est normal que l’État se protège contre eux y compris avec ces moyens. Et s’il y a des illégalités comme tu dis, ils n’ont qu’à saisir le juge… » Excellente idée.

J’ai raccroché.

Régis de Castelnau

Texte repris du site Causeur

Entretien avec Aurélien Verhassel, président de l’Organisation Citadelle : « Le Système souhaite nous abattre »

La chaîne qatarienne Al Jazeera a diffusé mi-décembre un reportage à charge contre les identitaires de Lille, n’hésitant pas à trafiquer les images. Aurélien Verhassel, président de l’Organisation Citadelle, nous explique le déroulement du tournage ainsi que les graves conséquences subies par les militants, dont quatre ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête préliminaire.

— Quand et comment la chaîne Al Jazeera a-t-elle tourné son reportage ?

— Le journaliste infiltré en caméra cachée a passé la porte de la Citadelle pour la première fois en septembre 2017 lors de la Braderie de Lille, où, comme chaque année, nous tenions un stand politique devant nos locaux afin de précisément permettre à la population de venir découvrir les lieux et discuter avec nos militants. Il lançait régulièrement des sujets tendancieux – nous forçant à le recadrer à plusieurs reprises – et se tournait en permanence vers les plus jeunes ou des personnes de passage. Quelques semaines avant la diffusion de la première partie du reportage, manquant sans doute d’images croustillantes me concernant, une équipe conséquente d’Al Jazeera constituée de trois journalistes et de cinq « gros bras » est allée jusqu’à me poursuivre dans la rue, dès la sortie de mon logement, pour m’intimider et tenter de causer un esclandre. Ils ont attendu qu’une bande de Maghrébins passe à proximité pour hurler que mes militants « agressaient des Arabes », pour déclencher une rixe et enfin recueillir des images « intéressantes ». Ce reportage visait clairement à nous anéantir socialement et économiquement. Tous les militants présents dans le reportage ont perdu leur travail à la suite de la diffusion de ce dernier.

— Quels sont les faits reprochés à la Citadelle ?

— Rien ! Sinon d’être le fer de lance de la lutte contre l’immigration-islamisation et d’accueillir chaque semaine de nombreux Français voulant défendre leur identité. En effet, judiciairement, la Citadelle n’est en rien inquiétée. J’ai été filmé en caméra cachée pendant six mois sans qu’il n’en sorte rien. Il faut néanmoins séparer l’aspect judiciaire des graves attaques médiatiques dont nous avons fait l’objet. Le reportage, dans lequel interviennent deux journalistes qui travaillent ou ont travaillé pour Libération, est monté sur la base d’images de trois provocateurs tournées en caméra cachée, parfois dans d’autres établissements que la Citadelle. L’ensemble des médias ont tenté de faire passer ces trois provocateurs pour des militants identitaires afin de discréditer notre mouvement. Certains journalistes, animés par la volonté de nuire, sont même allés jusqu’à produire des montages trompeurs pour faire croire que certaines scènes avaient été filmées dans notre maison de l’identité.

— Que répondez-vous à ces accusations ?

— Le scénario de ce feuilleton était écrit à l’avance. Mon avocat, maître Maxime Moulin, a écrit à Al Jazeera, ils n’ont pas donné suite, cela démontre le peu d’objectivité du reportage qui était réalisé uniquement à charge. Malgré six mois d’infiltration et des moyens mis en œuvre encore jamais vus en France, grâce à l’argent du Qatar, le reportage n’est finalement basé que sur quelques personnes de passage qui, contrairement à ce que les « journalistes » d’Al Jazeera laissent entendre, ne sont pas des militants actifs.

Aujourd’hui, quand 100 % des terroristes sont musulmans, il ne faut surtout pas faire d’amalgame, mais quand trois adhérents d’une association qui en compte 1 200 tiennent des propos d’ivrognes à trois heures du matin, la France est en danger ? Des propos répréhensibles ont certes été tenus dans ce reportage, je les dénonce et les condamne sans équivoque. Ces derniers n’ont rigoureusement rien à voir avec notre philosophie et notre vision du monde.

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Matteo Salvini continue sa lutte contre l’immigration

01/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le chef de file de la Ligue avait déjà porté il y a deux mois la précédente loi encadrant l’immigration, au point que celle-ci se retrouve nommée le décret Salvini.

Ce texte, plébiscité par la chambre des députés, durcissait les attributions de titres de séjour et facilitait l’expulsion des clandestins. Avant-hier, M. Salvini a annoncé travailler sur une nouvelle mesure visant cette fois à intervenir en amont en limitant l’accès des eaux italiennes aux ONG, principales pourvoyeuses de clandestins en Italie.

Les arrivées d’immigrés dans ce pays ont déjà connu une baisse historique l’an passé grâce, entre autres, à la politique anti-immigration mise en place par Matteo Salvini. Celui-ci continue donc sur cette voie, fort des sondages qui montrent que le peuple italien est plus que jamais derrière lui.


Sécurité routière et 80 km/h, Édouard Philippe candidat possible aux Bobards d’or ?

31/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce lundi, le Premier ministre Édouard Philippe présentait le bilan de la mortalité pour 2018. Annonçant qu’il n’y avait jamais eu aussi peu de morts sur les routes françaises, il n’a pas hésité à affirmer que ces bons résultats étaient la conséquence directe de la baisse de limitation de vitesse… Précisons que les chiffres pour 2018 ne sont pas consolidés et seront confirmés en mai.

N’y a-t-il vraiment jamais eu aussi peu de morts sur les routes françaises ?

L’association 40 millions d’automobilistes a répondu à la question. Ils se sont référés à l’année 2013 qui fut la moins meurtrière. Et si on fait l’addition des morts sur route en métropole et outre-mer, on constate que le nombre de mort en 2018 est plus élevé qu’en 2013 … Ce n’est qu’en considérant la France métropolitaine seule qu’on trouve en effet une baisse de la mortalité routière… de 0,3 %… Édouard Philippe ne considérerait-il que les métropolitains comme de véritables Français ?

Mais alors, peut-on attribuer avec certitude cette baisse de la mortalité en métropole à la baisse de limite de vitesse ?

Édouard Philippe a évoqué 116 décès de moins sur les routes secondaires, qu’il a attribué directement aux 80 km/h. Or, les routes secondaires, qui ont effectivement vu baisser leur nombre de morts, ne sont pas toutes limitée à 80 km/h, certaines le sont aussi à 70 et 110, ce qui fausse les statistiques.

Enfin, les usagers ont-il vraiment roulé à 80 km/h sur les routes concernées ?

Rien n’est moins sur puisque presque 2/3 des radars routiers français ont été mis hors d’usage. Dès lors, l’Etat n’a pas de moyen de savoir si les limites de vitesses on réellement été suivies.

De plus, n’ont pas été pris en compte les hausses du carburant, puis les blocages des Gilets jaunes qui ont incité beaucoup de Français à délaisser leur voiture.

Reportage – Autriche : le refus de l’invasion migratoire

31/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Traumatisée par les milliers de migrants qui ont traversé le pays à l’automne 2015, l’Autriche s’est tournée, aux élections de 2016, vers une coalition politique décidée à sécuriser les frontières.

Un reportage du mag “Avenue de l’Europe“.


Une ONG appelle les Allemandes et les Allemands à se marier avec des migrants pour qu’ils puissent « rester ici »

31/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Par un tweet, en date du 23 janvier dernier, l’ONG Mission Lifeline de « secours en mer » pour les migrants a fait appel aux célibataires du pays : « Vous n’êtes pas encore mariés ? Peut-être tomberez-vous par hasard amoureux d’une femme ou d’un homme qui n’a pas encore le droit de rester ici. Ça pourrait arriver, non ? Restez ouverts ! ».

Un tweet qui a suscité la colère de plusieurs personnalités politiques allemandes tel le jeune député Philipp Amthor, membre du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag. Ou encore Michael Theurer, vice-président du groupe parlementaire du parti libéral FDP au Bundestag, qui considère que « cette organisation se discrédite avec ce quasi appel au mariage blanc. Elle se discrédite non seulement elle-même, mais aussi les autres organisations humanitaires. »


L’acte XII des Gilets jaunes sera dédié aux blessés du mouvement

30/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’acte XII des Gilets jaunes se fera en l’honneur de leurs blessés. Ceux-ci ouvriront le cortège.

Un appel national a été lancé pour protester devant les commissariats et gendarmeries pour dénoncer les violences policières et obtenir « l’interdiction des Flash-Ball et des grenades ».

L’événement Facebook est intitulé « Acte 12, l’impact ! ».

On peut également y lire « Nous invitons tous les blessés qui le peuvent à nous rejoindre ce jour-là ».


Quatre membres de Génération Identitaire ont été placés en garde à vue hier

30/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il s’agit de Clément Galant, président du mouvement, de Romain Espino, porte-parole, et de deux autres militants, dont une maman enceinte de huit mois. Ils ont été auditionnés et relâchés dans la journée.

Ces gardes à vues font suite à l’opération « Defend Europe » organisée par Génération Identitaire au col de l’Échelle durant l’été 2017. Une première enquête, au mois d’avril dernier, a dû être abandonnée faute d’infraction ou de plainte. Le procureur de Gap les accuse cette fois d’« immixtion dans une fonction publique », celle de la gendarmerie de Briançon, et d’exercice d’une activité « dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ».

Les Identitaires, quant à eux, se sont toujours défendus en s’appuyant sur l’article 73 du Code pénal qui permet aux simples citoyens d’appréhender eux-mêmes un malfaiteur surpris en flagrant délit, lorsqu’il encourt de la prison ferme.

Les Foulards rouges, ces grincheux du parti de l’Ordre, par Ivan Rioufol

Le fascisme ne passera pas !“, ont répondu des Foulards rouges, dimanche, à l’adresse d’une poignée de Gilets jaunes venus les narguer. La scène s’est déroulée dimanche, place de la Bastille. La réplique pavlovienne, venue des profondeurs de Mai-68, dit bien l’incompréhension de ces progressistes pépères pour l’authentique révolte populaire qui se déroule sans eux. Nombreux sont les anciens soixante-huitards – Daniel Cohn-Bendit en tête – qui sont devenus les défenseurs grincheux du parti de l’Ordre. Les anars d’hier, qui faisaient peur aux notaires, ressemblent désormais aux petits bourgeois irrités qu’ils moquaient alors. Hier, certains de ceux-là sommaient les protestataires de se mettre au boulot, sans réaliser que les Gilets jaunes sont justement ces Français qui travaillent mais n’arrivent pas à vivre de leurs revenus. Les Foulards rouges, partis 2000 de la place de la Nation (chiffre des médias sur place) sont arrivés 10.500 (chiffre du ministère de l’Intérieur) trois heures plus tard, place de la Bastille, pour se disperser immédiatement comme des moineaux.

Mobilisés pour dénoncer la violence des Gilets jaunes, ils n’ont rien dit du sort de Jérôme Rodrigues, blessé la veille par un tir de la police, sur cette même place de la Bastille. Ce leader de la contestation, touché à l’oeil, est justement de ceux qui appellent à manifester pacifiquement. Mais il faut croire que ce profil, qui est en fait celui de la très grande majorité des Gilets jaunes, ne fait pas les affaires des pro-Macron. Leur entêtement à vouloir caricaturer ces Français en colère laisse voir une intransigeance qui est, elle, une authentique et permanente violence.

La complaisance mise par certains commentateurs à valoriser les propos incendiaires d’Eric Drouet, ce nouveau héros que l’extrême gauche s’est choisie, contribue à cette stratégie de diabolisation du mouvement, présenté par les Foulards rouges comme une menace pour la République. Réagissant à la blessure de Rodrigues, Drouet a effectivement lancé un appel, samedi, “à un soulèvement sans précédent par tous les moyens utiles et nécessaires pour que plus personne ne soit victime de ces blessures de guerre.” Mais, outre le fait que Rodrigues a au contraire demandé le retour au calme, cette seule invitation au “soulèvement” ne suffit pas à en faire un mot d’ordre méritant d’être répercuté par les médias.

Il est stupide d’assurer que la République est menacée au prétexte que des citoyens demandent davantage de démocratie. Le fascisme que dénoncent les Foulards rouges est chez ceux qui, en leur sein, défendent un entre soi oppresif qui n’est plus tenable. La répression ne peut être l’unique argument de la caste face à une protestation d’envergure qui ne faiblira pas. D’autant que les prises de paroles, qui se multiplient, consolident les revendications populaires. Rivarol, témoin de la Révolution de 1789, l’avait noté à l’époque : “Les nations que les rois assemblent et consultent commencent par des vœux et finissent pas des volontés”. Tant pis : l’histoire s’écrira sans les Foulards rouges, s’ils persistent à mettre leurs foulards sur leurs yeux.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le Parlement danois s’attaque à l’immigration

29/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un projet de loi traité au Parlement danois depuis jeudi dernier est en passe de redéfinir la gestion de l’immigration au Danemark. Celui-ci contient une centaine de changements potentiels à la loi sur les étrangers en vigueur.

On y trouve notamment un durcissement des conditions d’obtention du permis de séjour, est également évoqué un programme de rapatriement. L’opposition s’est insurgée contre ce texte, tout comme le plus grand syndicat danois.

Pour autant le Parti Populaire Danois a gardé sa ligne, déclarant vouloir arrêter de se concentrer sur l’intégration des immigrés. Les chiffres sont de leur côté, puisque une estimation du ministère des Finances parue l’an passé a chiffré le coût de l’immigration et des descendants d’origine non occidentale à 33 milliards de couronnes danoises, soit près de 5 milliards d’euros.

Sébastien Chenu (RN) : “Après le grand débat, la grande poubelle ?”

29/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sébastien Chenu, député du Nord et porte-parole du Rassemblement national, était l’invité politique de Patrick Roger mardi 29 janvier 2019 sur Sud Radio.

Alors que le RN est toujours donné au coude à coude dans les sondages, face à LREM, pour les élections européennes, Sébastien Chenu était interrogé sur la pertinence d’une loi anti-casseurs, qui sera présentée aujourd’hui à l’Assemblée.
Il a l’impression “de revenir dans les années Sarkozy avec des lois de circonstance. Maintenant, je veux bien la voter si c’est une loi anti-casseurs, pas anti-‘gilets jaunes’. Si c’est du pipeau, non. On va voir les articles, mais j’ai eu le sentiment qu’elle a été beaucoup détricotée en commission. Se faire éborgner, perdre une main, c’est une mutilation. Mais les violences sont dans les deux sens et le président de la République est responsable : il laisse les Français se haïr. Cela va faire trois mois qu’on laisse les Français se faire face“.

Quand au grand débat, Sébastien Chenu est dubitatif :

J’ai peur qu’après le grand débat, le gouvernement n’ouvre le couvercle de la grande poubelle. Il n’y a pas de garantie sur la sortie de tout cela. L’Assemblée nationale devrait pouvoir débattre d un certain nombre de sujets, mais le problème c’est qu’elle n’est pas représentative, ses décisions sont contestées par une majorité des Français ! Mettons en place la proportionnelle intégrale, élisons une Assemblée nationale représentative et là, on avancera !.


Les cités, indifférentes aux Gilets jaunes, par Ivan Rioufol

Les Gilets jaunes, une menace pour la République ? Le pouvoir ne retient plus ses coups contre les révoltés des provinces oubliées. Il suffit de regarder les photos des manifestants défigurés par des lanceurs de balle de défense (LBD) pour s’en convaincre. L’État n’a jamais déployé une même brutalité contre les islamo-fascistes qui attisent les intifadas dans les cités délaissées. Deux journalistes, Philippe Val et Zineb El Rhazoui, vivent aujourd’hui sous haute protection policière. Le premier a été condamné à mort par al-Qaida en avril, pour avoir participé à la rédaction d’un “manifeste contre le nouvel antisémitisme“, publié par Le Parisien : le texte demandait l’abrogation des versets du Coran appelant au meurtre des juifs, des chrétiens et des incroyants. La seconde est à nouveau menacée de mort pour avoir récemment déclaré que l’islam devait  “se soumettre à la critique“. Le philosophe Robert Redeker a interrompu toute vie normale depuis 2006, après avoir critiqué le Coran, dans Le Figaro.

La violence ne peut faire la loi, c’est entendu. Des casseurs en gilets jaunes ont pu, dans un premier temps, faire reculer l’État. Leurs actes justifient les ripostes policières. Reste que le pouvoir s’est gardé d’un tel zèle répressif contre les zadistes, chéris des écolos. L’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a été arraché sous la pression d’une guérilla des champs. La poignée d’insurgés a eu raison d’un référendum local et de multiples votes et décisions de justice. C’est aussi par l’intimidation et le terrorisme que les combattants de l’islam politique ont fait courber l’échine de la République : Emmanuel Macron s’apprête à modifier la loi de 1905, afin d’aménager la laïcité. Le délit de blasphème est une réalité quand des citoyens doivent vivre cloîtrés pour avoir critiqué l’islam. Les incendiaires des cités sont moins malmenés que ceux qui n’ont pas le statut de victimes. Les Gilets jaunes seraient-ils trop “vieille France” pour attendrir l’État macronien ?

Le gouvernement se trompe en voulant voir dans la révolte populaire un danger pour la République : elle n’a rien à craindre d’une demande de démocratie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les Foulards rouges de la macronie

Dimanche 27 janvier à Paris. Temps gris, temps de pluie, temps triste, comme cette France triste, maussade, celle du passé qui reste sur le quai, qui est sortie pour « défendre la république et la démocratie » en arborant des foulards rouges. Cette France-là, c’est celle des petits rentiers, ou de ceux qui croient l’être, de ceux qui ont mis leurs espoirs dans un jeune ex-banquier (si on ne peut plus faire confiance à son banquier !), « rapiéceur » du bas de laine de leurs rêves d’une vieillesse tranquille à n’importe quel prix, après moi la fin du monde !

Les premières photos du rassemblement montraient un Caucasien, une Asiatique et un Africain jubilant sous leur t-shirt blanc, image d’un monde sans frontières ; Macron et Benetton utiliseraient-ils les services de la même agence publicitaire ? L’illusion ne dura pas longtemps, déjà Ouest-France, plutôt favorable à la macronie, titrait, dépité : « Quelques milliers de personnes ». Quelques milliers de personnes qui chantaient « Mort aux cons ! » (rien que cela) tout en demandant plus d’Europe et plus de répression. Parmi les manifestants on comptait, stratégiquement dispersés, des Africains qui semblaient avoir été tirés du sommeil de leurs foyers ; combien des figurants du 27 janvier furent-ils payés ?

De source bien informée, les manifestants étaient moins de quatre mille. Qu’il doit être difficile de travailler pour le ministère de l’Intérieur : un jour il faut diviser le nombre des Gilets jaunes par trois ou par quatre, le lendemain il faut gonfler celui des Foulards rouges dans les mêmes proportions. Pourtant, pour cette poignée de pacifistes armés des meilleures intentions, la police était présente, oh non pas pour leur tirer dessus à bout portant des grenades ou des flashballs, mais plutôt pour les protéger, les aider à traverser la rue.

Deux Gilets jaunes ont essayé de prendre la parole au sein de la manifestation pour dire qu’eux aussi étaient contre les violences, celles des casseurs et de la police notamment. Peine perdue, ils furent expulsés manu militari aux cris de « dehors les fachos ». On a la tolérance susceptible chez les macronistes. Une quinzaine de députés et six sénateurs de la majorité étaient présents à ce rassemblement qui était censé n’avoir rien à faire avec leur parti.

Non, Macron n’est pas de Gaulle, et le 27 janvier 2019 ne fut pas une réplique du 30 mai 1968. Après le Grand Débat, encore un « truc » qui n’aura pas marché. Macron et son groupe d’imposteurs malfaisants ne possèdent aucun soutien populaire, tout n’est que tourbillons de vent et aveuglement dans son gouvernement. Un gouvernement qui paraît ne plus tenir que par l’obéissance « rottweileresque » des membres des forces de l’ordre, des hommes qui pour la plupart, semble-t-il, ont oublié leur conscience et le devoir suprême envers la patrie le jour où ils ont signé leur engagement.

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 28 janvier 2019

La liste «Gilets jaunes» est-elle compatible avec le mouvement ?

28/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
A peine annoncée, la liste des Gilets jaunes aux élections européennes divise le mouvement. Composée de 10 noms, elle est menée par Ingrid Levavasseur.

Pour certains, cette liste est une trahison, elle avantagerait même le président de la République.


La liste Gilets jaunes en vue des européennes contestée lors de l’acte XI

28/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le rassemblement des Gilets jaunes à La Bastille puis à République fut un temps fort du XIe acte des Gilets jaunes. Et comme chaque samedi, l’accès aux Champs-Élysées était quasiment impossible du fait des barrages des rues avoisinantes. Le ministère de l’Intérieur a annoncé 69.000 manifestants sur toute la France, un chiffre très en deçà de la réalité selon les organisateurs.

Le projet d’une liste Gilets jaunes n’a donc pas ébranlé la combativité des manifestants ?

Non à en juger par la forte participation à la fois à Paris et en province. Cependant des manifestants ont repris des slogans hostiles à la liste d’Ingrid Levavasseur, chouchou des plateaux de télévision et qui n’a pas hésité à dire qu’elle ne regrettait pas d’avoir voté Macron, ce qui a fait dire à Eric Zemmour que « La liste Gilets jaunes est une combine entre Bernard Tapie et Emmanuel Macron ».

Mais le XIe acte ne s’est pas vraiment déroulé dans le calme ?

En effet, Jérémie Rodriguez, un proche d’Eric Drouet a été grièvement blessé à l’œil samedi vers 17 heures par un tir de flashball ou un éclat de grenade (la cause exacte n’est pas encore élucidée) alors qu’il filmait place de la Bastille. Une enquête a été confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale. Dans une lettre ouverte à Macron, Eric Drouet accuse les forces de l’ordre de complaisance envers les Black Blocs responsables selon lui des provocations et promet sur Facebook un « soulèvement sans précédent ». De son côté, Pierre Cassen de Riposte Laïque s’étonne que des mesures n’aient pas été prises à l’encontre des Black Blocs qui s’étaient invités en tête du cortège, alors que l’on connaissait pertinemment leur intention de provoquer les forces de l’ordre. Le journaliste David Dufresne rappelle que parmi les Gilets jaunes, on dénombre à ce jour 17 personnes éborgnées, 152 blessées à la tête, 2000 blessées, 250 emprisonnées, 5000 gardées à vue, ce qui fait dire à Eric Drouet que « la justice est forte avec les faibles mais lâchement faible avec les forts ».

Vu sur Twitter

Éric Zemmour : “On a des élites qui organisent l’invasion”

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Pacte pour les Réfugiés : le petit frère du Pacte de Marrakech

Le pacte sur les migrations sûres, ordonnées et régulières adopté par 150 pays au sein de la conférence intergouvernementale de Marrakech le 10 décembre 2018, signé par la France sans le moindre débat dans notre pays et ratifié par l’Assemblée générale de l’ONU le 19 décembre n’est pas tout seul.
Il est accompagné d’un petit frère, le pacte mondial sur les réfugiés beaucoup plus discret dont l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU le 17 décembre dernier est passée quasiment inaperçue.
Renforcement du dispositif du pacte sur les migrations, roue de secours en cas d’échec de celui-ci ? En tout cas il fait partie intégrante de la démarche mondialiste d l’ONU en rupture avec sa vocation première qui est la défense de la paix et non la constitution d’un gouvernement mondial.

Il apparaît indispensable que le public et plus particulièrement les opposants aux pactes sur les migrations et sur les réfugiés sachent que cette forfaiture est doublement attentatoire à nos souverainetés nationales et doublement mortifère pour nos sociétés.

Une très grande discrétion

Comme le Pacte sur les migrations, le Pacte mondial sur les réfugiés découle d’une Déclaration de New York adoptée à l’unanimité en 2016 par les 193 membres de l’ONU et qui visait à améliorer leur aptitude à mieux accueillir réfugiés et migrants.

Rédigé sous l’autorité du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), basé à Genève et dirigé par l’Italien Filippo Grandi, le Pacte mondial sur les réfugiés a pour but de favoriser et organiser une réponse internationale adéquate aux mouvements massifs de réfugiés et aux situations de réfugiés prolongées.

Les phases de consultation multilatérale des Etats membres et d’autres parties prenantes, de négociation et de rédaction ont eu lieu en 2017 et surtout 2018 pendant 18 mois, parallèlement à celles du pacte sur les migrations. Le projet de pacte sur les réfugiés a été publié le 20 juillet 2018, approuvé par la commission compétente de l’ONU, le 13 novembre 2018 et ratifié par l’Assemblée générale de l’ONU le 17 décembre.

Tout au long du processus la discrétion a été de mise. Il y eut peu de communication de la part des médias alors que le pacte sur les migrations a été nettement plus visible. Les actes d’approbation et de ratification n’ont donné lieu qu’à peu de publicité et les oppositions ont été muettes.

Peu d’opposition

La résolution sur ce Pacte sur les réfugiés a été approuvée par 181 pays, deux seulement ont voté contre, les Etats-Unis et la Hongrie, et trois se sont abstenus.

L’administration de Donald Trump, qui a été partie prenante aux négociations pendant 18 mois, a expliqué que si elle soutenait l’essentiel du texte, elle était opposée à certaines dispositions comme celles visant à limiter les possibles détentions de personnes cherchant l’asile dans un pays.

Quant à la Hongrie elle a soutenu qu’il n’existait pas le besoin d’un nouvel instrument légal faisant ainsi référence à la convention de 1951 sur les droits des réfugiés.

Une présentation rassurante des objectifs

Tout d’abord, comme pour le pacte sur les migrations, il nous est bien affirmé de manière pateline que ce pacte sur les réfugiés n’est pas contraignant. Nous savons ce que cela veut dire et toute la charge de duplicité que contient cette affirmation.

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