Quel avenir pour le FN et Marine ? (2) – par Guillaume Faye

01/07/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Suite de l’analyse sur l’état du FN. La question de la légitimité de Marine Le Pen est posée, après son échec à la présidentielle, qui s’est répété aux législatives, même si elle a été personnellement élue, ce qui est un fait local et anecdotique. Il faut être reconnaissant à cette femme d’exception d’avoir ”dédiabolisé ” le FN et de l’avoir porté à un niveau électoral majeur. Mais elle contribue à ébranler l’édifice qu’elle avait construit. A–t–elle vraiment les convictions profondes de son électorat ? Marine Le Pen aura été une étape, après de celle de son père. Mais il faut déjà penser à la suivante.

Défaite explicable du FN et de MLP qui n’auraient ni pu ni su gouverner

La défaite de Marine Le Pen face au système Macron était écrite. L’oligarchie organisée, liguée contre elle, est plus forte que le ”peuple”, manipulé. Sa piètre prestation télévisée n’a rien arrangé mais n’était pas la cause première de la défaite. Mais était–ce vraiment son intérêt de gagner cette fois–ci ? Aussitôt au pouvoir par miracle, elle aurait été balayée parce que le FN n’est pas en ordre de bataille pour gouverner avec son programme socio–économique comique et ses lacunes en cadres compétents. En tout cas, l’affrontement entre l’hétéroclite coalition macroniste – centre–gauche – et le FN ne sera la clé des années à venir que si le FN cesse de délirer sur l’euro, revoie de fond en comble son programme socio–économique, se muscle sur ses fondamentaux et se débarrasse du clan du parasite Philippot qui est le coucou dans le nid. Mais aussi si Marion Maréchal Le Pen opère un retour à la tête du FN, synchrone d’un départ de ce dernier.

Ivan Rioufol a expliqué la défaite du FN (et de Marine Le Pen), ainsi que le fort taux d’abstention parmi son électorat démobilisé, par son décalage par rapport aux préoccupations et attentes populaires. « Même le FN s’est laissé prendre à ce conformisme du tout–économique, qui lui a fait placer la sortie de l’euro au centre de sa campagne ratée. Mais cet aveuglement n’est pas celui de la France populaire » (Le Figaro, 23/06/2017). Autrement dit, c’est parce que le FN a négligé la question centrale de l’invasion migratoire et de l’islamisation au profit d’un discours centré sur des questions périphériques qu’il a perdu.

”Front républicain” contre Front national : l’occasion manquée par le FN

Jean Raspail avait intitulé un de ses articles polémiques «La République contre la Nation ». Cette formule suggère une opposition qui n’est pas fausse entre la République organisant l’immigration invasive et le sabotage de l’école, et la Nation aux sens ethnique, culturel, historique. Malgré toutes ses erreurs et tous ses défauts programmatiques, le FN représente, non pas ” le peuple contre les élites”, formule inepte puisque les élites font partie du peuple, mais le peuple (la Nation) contre ses ennemis, y compris des Français de souche collaborateurs (La –fausse – République). Ce n’est pas une question de classe sociale mais de choix ethnique.

Le réflexe du ”front républicain” (copie conforme du ”front antifasciste” stalinien des années 30) a parfaitement joué au second tour de la présidentielle et des législatives contre Marine Le Pen et le FN. Seule entorse : Dupont–Aignan et son DLF, minime exception qui confirme la règle. Les appels à voter Macron contre la sorcière ont été unanimes à gauche et à droite, de Cazeneuve à Juppé qui a tweeté : « soutien à Emmanuel Macron dans son duel avec l’extrême–droite qui conduirait la France au désastre ». Jusqu’à Martine Aubry : « comme en 2002, tous les républicains doivent faire barrage au Front national ». Cependant, plus logique, le collectif Sens commun : « refuse de choisir entre le chaos porté par Marine Le Pen et le pourrissement politique d’Emmanuel Macron ». C’est le ”ni ni ”, abandonné par Baroin, le gendre idéal politiquement correct.

Le « rassemblement républicain » auquel a appelé la droite contre Marine Le Pen et pour « faire barrage au Front national » en votant pour Macron, mais aussi au second tour des législatives, aurait pu être une aubaine pour MLP et le FN, car c’était consacrer le FN comme seule force d’opposition et d’alternance. Malheureusement cette occasion a été gâchée par la prestation télévisée catastrophique de la candidate face à Macron, par le programme socio–économique gaucho–étatiste délirant de la ”ligne Philippot”, par la promesse de sortie immédiate de l’euro, mais aussi par l’affadissement et la mise en orbite lointaine du discours sur l’immigration et l’islamisation.

Le FN, apparaissant comme émasculé et décentré, n’a pas su capitaliser sur cette coalition des bonnes consciences contre lui, ce qui l’a privé de millions de voix et provoqué l’abstention de millions d’autres .

Néanmoins, retenons cette analyse : « La contre–performance de la candidate), le retrait de la benjamine de l’Assemblée nationale (Marion Maréchal –Le Pen) sortante et les menaces de départ de Florian Philippot font du Front national un parti affaibli ; et pas une force d’attraction. Reparler d’une stratégie pour « faire barrage » au FN revient à le valoriser, à le présenter toujours comme une menace électorale », note Guillaume Tabard (Le Figaro, 01/06.2017).

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Poutine propagande

I-Média : Macron Poutine : guerre des propagandes

01:29 Macron Poutine : guerre des propagandes
Conversation avec Poutine, le documentaire d’Oliver Stone diffusé sur France 3 fait scandale dans la presse. Les médias ont dénoncé un “film de propagande” montrant un président à l’aise, souriant et blagueur. Pour les inquisiteurs de la pensée unique, ce documentaire « sert la soupe à Poutine » : Oliver Stone ne pose aucune question qui fâche, il apparait comme un fan inconditionnel du président russe.
Hasard du calendrier ? Dans la même semaine, France info a diffusé une vidéo de propagande pro Macron exemplaire : voix off mielleuse, musique doucerette… pour France Info, à Bruxelles la macromania est en Marche. Un parfait « deux poids deux mesures ».

14:27 Le Zapping d’I-Média
Le médiateur de France Culture se croit obligé de réagir après l’invitation de Renaud Camus. Samedi 24 juin, l’essayiste était l’invité d’Alain Finkielkraut. Le philosophe s’est expliqué en début d’émission : « Si j’ai invité Renaud Camus, ce n’était pas pour choquer les auditeurs. J’ai pris le risque de les choquer pour mettre fin à une anomalie. Renaud Camus, qu’on ne voit et n’entend nulle part, a forgé une expression qu’on entend tout le temps et partout : le “Grand Remplacement”. Il s’agissait de le mettre face à un contradicteur ».

26:01 « Street pooling », le Bronx en France.
Ouverture sauvage de bornes à incendies, les médias tombent dans la complaisance paternaliste : « c’est une vilaine habitude » et « une mauvaise idée ». C’est l’aseptisation des délits banlieusards.

33:30 Les Tweets de la semaine
Dérive totalitaire du gouvernement Macron. A l’occasion de la « gay pride », le gouvernement a appelé, sur Twitter, à manifester pour la « cause LGBT ». Un appel qui relève habituellement des syndicats, des partis politiques ou des lobbys. Un procédé rappelant les régimes totalitaires.

40:13 Ondes migratoires : journée internationale des réfugiés Nicolas
Faure revient sur la journée internationale des réfugiés, relayée par les grands médias et les acteurs du net. Problème, les internautes ont massivement rejeté ce qui s’apparentait à une opération de propagande.

CNN fake news

Désinformation : CNN dans la tourmente après de nouvelles révélations

29/06/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : CNN, la chaîne de télévision américaine d’« information » en continu fondée, en 1980 par Ted Turner, est dans la tourmente. Pendant la récente campagne présidentielle, les Américains l’avaient ironiquement surnommée « Clinton News Network », tellement son parti pris pro‑Hillary était évident. Un peu comme si, en France, des esprits taquins surnommaient BFMTV « Banque Finance Macron à Toute Vapeur » ou « Broadcast fort Macron ».

Hier, notre équipe de réinformateurs a évoqué un entretien en caméra caché de John Bonifield. Bonifield, l’un des dirigeants de CNN y revendique sans scrupules les « fausses informations » (« fake » en anglais) diffusées par la chaîne au sujet des liens supposés de Donald Trump avec la Russie.

Bonifield qualifie ces « fakes » de « conneries pour l’audience ». Des « conneries », certes, mais suffisamment efficaces pour pousser, en avril dernier, le général Michael Flynn à la démission de son poste de conseiller à la sécurité nationale.

Van Jones, journaliste à cette même CNN, par ailleurs militant noir pour les droits civiques et ancien conseiller du président Obama, a par ailleurs reconnu, également en caméra cachée, que le « dossier russe » monté contre Donald Trump est complètement vide.

Mais il y a pire. Un article publié jeudi avant‑dernier par CNN affirmait que le congrès américain enquêtait sur les liens entre Anthony Scaramucci, un membre de l’équipe Trump, et un fonds d’investissements russe. Un « fake » total, comme l’a révélé le site Breitbart News. Le média pro‑russe Sputnik a pour sa part souligné qu’en plus d’être un « fake », l’article contenait un certain nombre d’erreurs factuelles manifestes. La queue entre les jambes, CNN a dû retirer l’article et présenter ses excuses à ses lecteurs.

Les trois journalistes fautifs ont par ailleurs démissionné. Toutes choses totalement impensables en France, soit dit en passant…

L’équipe Trump peut donc pavoiser… L’audience de CNN est en chute libre. Pour Sarah Sanders, le porte‑parole du président, ces dérives sont « une honte pour l’ensemble des médias américains ». Et pour le président lui‑même :

« Qu’en est‑il de NBC, CBS et ABC [trois grandes chaînes nationales] ? Qu’en est‑il des ratés du New York Times et du Washington Post ? Ce sont tous de faux médias ! »

Macron portrait officiel

Le président qui s’aimait, par Caroline Parmentier

Ce portrait officiel du président de la République est le plus réfléchi et le plus léché de toute l’histoire des chefs d’Etat français, en termes de com. Il est aussi le plus egocentré. Pour faire mieux, il faut remonter à Louis XIV.

Bientôt dans votre mairie ! Rien n’est naturel dans cet assemblage savant d’objets du quotidien où chaque détail a été pensé. Jusqu’à l’intensité du bleu des yeux du président subtilement accentué par Photoshop. Le président est beau et mince, la fossette conquérante, la rosette faussement discrète, le costume cintré, très chef d’entreprise de start-up. Ça nous change de Hollande.

Comment dire autant de choses dans un si petit espace ? Macron n’y est pas allé mollo sur le symbole. On trouve à sa droite Les Mémoires de Guerre du général De Gaulle (quand est-ce qu’ils vont nous lâcher tous avec De Gaulle ?), les œuvres de Stendhal, dont Le Rouge et le Noir et Les Nourritures terrestres d’André Gide sur sa gauche dans les éditions de la Pléiade. Le président est littéraire et cultivé. Ça nous change de Sarkozy.

Mais attention, il est aussi complètement connecté aux nouvelles technologies de son temps avec ses deux iPhone bien visibles (le président est un gros bosseur et envoie des SMS même la nuit).

On continue dans la scénographie lourde : l’horloge est bien visible, n’est-il pas « le maître des horloges » ? Elle nous apprend que la photo a été prise à 20 h 20 à l’heure où la lumière d’été déclinante est la plus flatteuse pour le teint. La fenêtre grande ouverte sur les jardins de l’Elysée – Emmanuel Macron a poussé les meubles alors que ses prédécesseurs avaient tous choisi de travailler le dos à la cheminée – évoque le dépoussiérage de la fonction et donne l’impression de quelqu’un d’ouvert sur le monde. Imaginez si nous avions eu Marine Le Pen, elle aurait sans aucun doute choisi de poser au coin du feu, toutes portes closes avec ses chats sur les genoux.

Enfin, symbole fort et particulièrement déplaisant : les deux drapeaux français et européens sont exactement à égalité derrière lui et ça, c’est la première fois.

N’oublions pas le détail qui va relancer la rumeur urbaine : les deux alliances à chacune de ses mains, une à gauche, une à droite, sont bien apparentes. Comme il l’avait clairement expliqué, l’une est pour son mariage avec Brigitte et l’autre pour son mariage avec… Brigitte.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 1er juillet 2017

Lucien Cerise Ukraine Otan

Ukraine : la révolution de Maïdan, un coup d’Etat de l’Otan préparé aux Etats-Unis ?

Cerise Ukraine Maïdan29/06/2017 – UKRAINE (NOVOpress) : Les évènements qui se sont déroulés à Kiev, capitale de l’Ukraine, pendant l’hiver 2013-2014 ont eu une portée mondiale. La révolution de Maïdan, présentée tout d’abord comme une insurrection spontanée, s’est avérée finalement n’être qu’une nouvelle opération coloniale de Washington et de l’Otan. Tel est la thèse que Lucien Cerise défend dans Retour sur Maïdan, la guerre hybride de l’Otan, publié au éditions Le Retour aux sources.

« Il faut faire comprendre, explique l’auteur, qu’avec l’exemple de Maïdan, l’Otan a expérimenté une forme de “guerre hybride“ qui pourrait être appliquée à d’autres pays et notamment à la France si, par exemple, le peuple français votait “mal“ […]. Ré-informer les Français sur l’Ukraine c’est prévenir le même type d’événements en France. »

Invité de TV Libertés, Lucien Cerise expose comment « les méthodes putschistes anglo-saxonnes se sont affinées, et surtout radicalisées dans leurs objectifs, de la “révolution colorée“, soit le coup d’État ponctuel, à la “guerre hybride“ conçue pour durer et se répandre partout ».

2017 Annee Dupes

Elections 2017 : l’année des dupes, par Michel Geoffroy

L’horoscope chinois a placé l’année 2017 sous le signe du coq. Mais, politiquement, elle restera surtout dans les mémoires françaises comme l’année des dupes, celle où l’on a dupé les électeurs.

La duperie des primaires

François FillonIl y a d’abord eu les dupes des primaires, de droite comme de gauche. Des milliers de dupes se sont ainsi passionnés pour cet exercice, pensant sans doute qu’ils se trouvaient aux Etats-Unis pour élire le futur président : ils ont même payé pour cela !

Résultat : aucun des candidats sélectionnés lors des primaires n’a accédé au second tour de la présidentielle ; ni François Fillon pour « la droite et le centre », ni Benoît Hamon pour le PS.

Les primaires n’ont donc servi à rien, sinon à faire croire aux dupes qu’ils décideraient du sort des présidentielles, alors que la décision allait appartenir aux médias, aux instituts de sondages, aux banques et au parquet financier.

Les dupes de droite, toujours cocus mais encore fidèles

Il y a eu, bien sûr, aussi les dupes de « la droite et du centre ».

Ceux-là ont en effet l’habitude, depuis 1986, de voter régulièrement pour des candidats qui font le contraire de ce qu’ils promettent et qui s’alignent en tout sur la gauche. Mais cela ne décourage pas ces électeurs, grands lecteurs du Figaro et… fidèlement cocus, en quelque sorte.

En 2017 ces dupes ont donc voté pour François Fillon qui a réussi la performance de perdre l’élection imperdable. Ils ont aussi voté aux législatives pour des candidats Les Républicains qui, à l’instar de ce même François Fillon, s’empressent ensuite de rallier Emmanuel Macron.

Des Républicains qui ont donc bien fait marcher, une fois encore, les dupes de droite !

Les dupes de la France insoumise

Les dupes de gauche, déçus par le catastrophique François Hollande et par le petit Benoît Hamon, ont décidé de voter pour La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, habile tribun et clone du défunt Parti communiste. Comme le chantait Charles Aznavour, il s’y voyait déjà… le Jean-Luc. Las, lui et son hologramme ont été éliminés au premier tour des présidentielles. Le tribun n’en revenait pas et, depuis, il boude !

Mais au moins ses électeurs ont eu la consolation de le voir, avec ses députés, lever le poing lors de leur entrée à l’Assemblée. Une odeur de révolution au son de l’Internationale ? Non : une odeur de naphtaline, mais sur fond de rap « nique la France ».

Il y a eu maldonne : les dupes de Mélenchon entreront dans le XXIe siècle en marche arrière. Exit la gauche : le patronat peut dormir tranquille. Bravo les dupes de Mélenchon !

Les dupes de Marine

Marine Le Pen FrexitPlus de 10 millions d’électeurs ont voté pour Marine Le Pen lors de la présidentielle, malgré sa performance catastrophique lors du débat avec Emmanuel Macron le 3 mai. Manifestement, ils n’avaient pas regardé l’émission. 10 millions d’électeurs mus par la perspective exaltante de pouvoir « bientôt acheter leur baguette avec des francs », comme le promettait Florian Philippot ? Ou bien 10 millions de personnes qui voulaient moins d’immigration, moins d’attentats, moins d’islamisation et moins de chômage ? Mais on se demande si Marine avait vraiment ces priorités en tête, pour s’enferrer dans sa promesse anxiogène de sortie de l’euro et dans sa tentative, inutile, de séduire l’électorat de Jean-Luc Mélenchon.

Résultat : malgré une conjoncture politique exceptionnelle du fait de l’élimination du PS et de l’implosion de la droite, Marine Le Pen, la candidate du « premier parti de France » a perdu la présidentielle en faisant élire Emmanuel Macron, et son rassemblement ne pourra pas constituer de groupe parlementaire à l’Assemblée.

On peut difficilement présenter, dans ces conditions, le vote FN comme un vote utile !

Les dupes de Macron

Mais le grand vainqueur toutes catégories de cette année des dupes reste sans conteste Emmanuel Macron. Son élection et celle de ses partisans reposent sur une triple duperie en effet :

– une duperie médiatique d’abord, puisque pour la première fois dans notre histoire politique, l’ensemble des médias se sont faits les zélés propagandistes, sur tous les tons, d’un seul et unique candidat : Emmanuel Macron. Un candidat qui n’avait pourtant pas de programme mais que les médias ont promu par la magie de la communication de masse, comme n’importe quel produit publicitaire. Les Français attendaient un homme d’Etat : dommage, les médias leur ont vendu un communiquant !

– une duperie institutionnelle ensuite, puisqu’En Marche et son candidat ne tiennent leur élection que de l’abstention massive et du système électoral majoritaire : lors de la présidentielle, Emmanuel Macron n’a rassemblé que 47% des inscrits et lors des législatives le taux d’abstention a dépassé les 50% (1). Or dans l’esprit des institutions de 1958, le système électoral vise à permettre à une majorité de gouverner : il ne vise pas à constituer de toute pièce une majorité artificielle coupée du corps électoral ;

– une duperie politique enfin, puisqu’Emmanuel Macron incarnait le candidat de la France d’en haut – celle des winners comme Pierre Bergé et Bernard Arnault (2) – contre la France d’en bas, et non pas celui du renouveau national.

« Ni de gauche ni de droite », Macron ? Les dupes n’ont pas compris qu’avec lui ils auraient à la fois (3) les travers de la gauche et de la droite et les politiciens qui vont avec. Car Emmanuel Macron représentait l’anticorps sécrété par le Système pour empêcher qu’on ne change le Système.

Les dupes qui ont voté pour le candidat d’En Marche et ses députés-chèvres (4) ont suivi le Joueur de flûte de Hamelin. Ils vont bientôt déchanter d’autant que le communiquant présidentiel cache une personnalité autoritaire sous un sourire… médiatique. Bien fait pour eux, mais dommage que les abstentionnistes lui aient donné tous les pouvoirs !

Question pour conclure : Quand nos concitoyens cesseront-ils de se montrer médiatiquement et électoralement dupes ?

Michel Geoffroy

Texte repris du site de Polémia

Notes :

  1. 81 % chez les Français de l’étranger.
  2. Lire notamment sa tribune dans Les Echos du 5 mai 2017.
  3. Emmanuel Macron aime dire en même temps.
  4. « Aujourd’hui, une chèvre avec une étiquette Macron a de bonnes chances d’être élue », BFMTV.fr du 6/6/2017.
Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Mélenchon et les Insoumis sans cravate, comme Steve Jobs »…

29/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour s’est gaussé de la « provocation » à deux balles de Jean-Luc Mélenchon et des députés de La France insoumise, venus à l’Assemblée nationale sans cravate, comme si c’était un signe de rébellion. Comme il le dit : « On a vu arriver Jean-Luc Mélenchon avec ses gros sabots historiques : “Il y avait des sans-culottes, il y aura désormais des sans-cravates.“ » Et bien sûr, « les caméras de télévision n’ont eu d’yeux que pour eux ».

« Mélenchon, explique Zemmour, applique ainsi les leçons du populisme de gauche apprises chez ses amis d’Amérique du Sud. Reconstruire un peuple par les luttes sociales et politiques contre des élites mondialisées. » Une stratégie sans faiblesse ? Pas vraiment :

« Le sans-culotte était la marque du peuple. Le sans-cravate a été adopté depuis belle lurette par les élites mondialisées : Steve Jobs ne portait pas cravate »…

John Bonifield CNN Intox Russie

Un producteur de CNN avoue ses intox sur la Russie

29/06/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dans un entretien récent enregistré par caméra cachée, l’un des cadres de la chaîne américaine CNN, John Bonifield, a reconnu que le sujet préféré de la chaîne, celui sur les liens Trump‑Russie et la soi‑disant ingérence russe dans la présidentielle américaine, n’était que « des conneries diffusées pour l’audience ».

John Bonifield a également exprimé des doutes quant à l’existence de fondements aux accusations contre la Russie, pointant du doigt la réputation controversée de la CIA. Il a déclaré :

« Même si la Russie tentait de s’ingérer dans les élections, nous essayons de nous ingérer dans les leurs, nous essayons toujours de manipuler des gouvernements. »

Matteo Salvini Ligue du Nord

Alliance des droites pour stopper le Grand Remplacement en Italie

La victoire très nette des droites italiennes aux élections municipales de dimanche dernier montre qu’une alliance des droites pour stopper le Grand Remplacement est encore possible. Car point de prétendu « front républicain » de l’autre côté des Alpes : pour ces élections, le parti de centre droit Forza Italia de Silvio Berlusconi présentait des candidats communs avec les régionalistes de la Ligue du Nord et les nationalistes de Fratelli d’Italia. Et d’ailleurs, la force motrice de cette alliance, c’est plutôt la Ligue du Nord qui obtient les meilleurs résultats au niveau local, selon Max Ferrari, un des responsables de ce parti que nous avons déjà interviewé dans Présent.

J’ai demandé à Max Ferrari de commenter cette victoire :

« Nous avons la démonstration du fait que “populistes“ et les “souverainistes“ sont bien vivants et peuvent gagner en Europe. Le soir de notre victoire, j’ai choisi de porter un tee-shirt Front national pour montrer que nous menons la même guerre pour sauver l’Europe de l’invasion et que ce ne sont pas quelques batailles de perdues qui nous arrêteront. Il est évident que nous avons gagné ces élections du fait de nos positions fortes contre le projet de loi sur le droit du sol et contre l’islamisation. Les gens en ont assez et nous attendons maintenant les élections nationales pour pouvoir arrêter l’invasion de l’Europe. »

Dans les grandes villes, l’alliance des droites italiennes a ainsi remporté 16 des 25 chefs-lieux concernés par ces élections, y compris des bastions historiques de la gauche comme Gênes. La coalition de centre gauche dirigée par le Parti démocrate (PD) du Premier ministre Gentiloni perd 11 chefs-lieux qu’elle gérait jusqu’ici et n’en conserve que six. Quant au Mouvement 5 étoiles, le parti libertaire et faussement anti-immigrationniste jusqu’à récemment en tête des sondages au niveau national, il poursuit sa dégringolade.

Le débat sur le droit du sol, très mouvementé (voir Présent du 27 juin à propos de la manifestation de samedi à Rome), semble effectivement avoir pesé sur ces élections, et les 13 500 immigrants africains « secourus » au large de la Libye et débarqués en Italie pendant les seules journées de lundi et mardi ne vont pas arranger les choses pour le gouvernement en place.

« Les immigrants constituent une menace pour la sécurité de notre pays », a réagi sans détour le procureur national antimafia et antiterrorisme Franco Roberti en rappelant les cas prouvés de terroristes musulmans parmi ces « migrants ».

Au sein des droites, le président du groupe de Forza Italia au Sénat, Renato Brunetta, a critiqué l’impuissance du gouvernement de centre gauche et a appelé le Premier ministre Paolo Gentiloni à bloquer si nécessaire l’accès aux ports italiens pour protéger les intérêts nationaux. Une demande pas très éloignée de celle du leader de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, qui exige que les navires des ONG soient saisis et que ceux de la Marine italienne soient enfin utilisés pour défendre les frontières et non pas pour faire du trafic de migrants. Sous la pression des électeurs, le ministre de l’Intérieur italien a notifié mercredi à Bruxelles que l’Italie pourrait bientôt interdire l’accès de ses ports aux bateaux remplis d’immigrants.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 30 juin 2017
sous le titre « Alliance des droits contre l’immigration en Italie »

La ville de Marseille lutte contre la prolifération des kebabs au centre ville

29/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La municipalité de Marseille veut exercer un droit de regard sur l’implantation commerciale du centre ville. Pour cela, elle met en place un périmètre de sauvegarde du commerce avec un droit de préemption des baux et des murs.

Sur le principe cette réforme a été acceptée en février par le conseil municipal.

Par ces mesures la municipalité affirme sans complexe vouloir privilégier les commerces haut de gamme. L’adjointe aux commerces assure : « Il y a une demande des personnes qui vivent au centre ville ».

La Chapelle Pajol : L’urbanisme contre le harcèlement de rue ?…

29/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le député insoumis Danièle Obono a minimisé dans une interview les harcèlements à Chapelle Pajol, considérant que de tels actes étaient commis partout ailleurs. Quant à Caroline de Haas, elle avait suggéré un élargissement des trottoirs. Le collectif des Antigones s’est donc penché sur la question, et en est arrivé au fait que le harcèlement de rue est le produit de trois facteurs. En premier lieu, l’oisiveté du harceleur.

En effet, ces harceleurs ont le temps de rester dans la rue parce qu’il s’agit généralement d’une population qui bénéficie de minimas sociaux, et ne travaille donc pas.

Le deuxième facteur est la disparition de toute décence commune induite par une société libérale libertaire et l’indulgence des autorités de justice.

Le troisième facteur est le choc des cultures, lié à l’accroissement des communautés immigrées. Il y a donc fort à parier qu’un élargissement des trottoirs ne soit guère efficace.

Frédéric Pichon

Les néo-chevènementistes jacobins excluent la notion de civilisation, par Frédéric Pichon

Frédéric Pichon 2

Frédéric Pichon

Le 22 juin dernier, l’eurodéputé FN Sophie Montel et proche de Florian Philippot a jeté un nouveau pavé dans la mare : le discours du Front national sur l’immigration serait anxiogène. Cette déclaration d’une des têtes de file du courant porté par Florian Philippot n’est pas anodine. Elle se veut une réponse aux reproches faits à la direction du Front national d’avoir trop axé sa campagne sur l’euro au détriment de l’immigration.

Or, c’est un fait, comme le faisait remarquer Nicolas Bay, que 71 % des électeurs ont voté pour le Front national en raison de sa position connue sur l’immigration, la question de l’euro venant loin derrière. Attribuer l’échec de Marine Le Pen à sa ligne sur l’immigration – pourtant regrettablement mise en veilleuse lors du débat face à Macron, alors que c’est précisément le discours sur l’euro qui est anxiogène – constitue un pitoyable contre-feu largement contredit par les faits.

Derrière ces déclarations, ce sont bien évidemment deux lignes qui s’affrontent : une ligne en réalité jacobino-chevènementiste et libertaire et une ligne conservatrice et identitaire.

Certes, une vision réconciliatrice devrait amener à concilier les deux courants. On ne saurait, cependant, les mettre sur le même plan.

En premier lieu parce qu’aussi bien parmi le peuple frontiste que parmi ses électeurs, le courant identitaire est largement majoritaire. Alors, accueillir une sensibilité chevènementiste de gauche, oui, mais à condition qu’elle ne soit pas hégémonique, ce qui est le cas : l’immense majorité des secrétaires départementaux récemment parachutés appartiennent à ce courant, bien qu’il soit minoritaire chez les militants.

En second lieu parce qu’elle pose un réel problème de fond. Il est évident que souveraineté et identité sont intimement liées. Les identitaires ne contestent pas la légitimité du discours souverainiste.

Ils font simplement observer que la souveraineté est un contenant, pas un contenu. La Corée du Nord ou le Venezuela sont des nations souveraines, ça n’en fait pas des nations enviables. Les souverainistes de gauche ne sont pas nécessairement identitaires et, la plupart du temps, y sont même résolument hostiles. Ainsi, un Chevènement récemment nommé à la tête de la Fondation pour l’islam de France ou encore le parti grec Syriza favorable à l’immigration démontrent que les prétendus souverainistes, pourtant largement cités en exemple par le clan Philippot-Montel, participent largement au Grand Remplacement et ne font rien de concret face au communautarisme musulman. Leur hostilité à l’euro n’en fait pas nécessairement des alliés.

La question est donc avant tout de savoir quel type de société ou, plus encore, de civilisation nous défendons. Or, la notion de civilisation est totalement exclue du discours des néo-chevènementistes jacobins, qui ne voient dans la nation qu’un cadre juridique et l’héritière des Lumières et de la Révolution. Ils lui dénient une dimension charnelle, historique et spirituelle.

Ils considèrent la famille comme une question parfaitement secondaire et les lois sociétales nihilistes comme secondaires. Leur vision de la laïcité les amène à mettre l’islam sur le même plan que le christianisme au nom de la neutralité de l’État.

En somme, ils veulent quitter l’Europe pour appliquer au niveau français les tares du rouleau compresseur jacobin et droit-de-l’hommiste, ce qui ne réglera pas le problème de fond du déclin de notre pays. Car Paris, aujourd’hui, œuvre autant que Bruxelles ou Berlin en faveur du multiculturalisme, de l’immigration de masse ou de la déculturation de notre jeunesse via l’Éducation nationale et les médias.

La déclaration de Sophie Montel a eu le mérite de jeter le masque. Leur souverainisme n’est que l’avatar du jacobinisme des Lumières, aux antipodes d’un patriotisme enraciné, combatif face au défi prioritaire qui menace la nation française dans sa substance même : le changement de peuple et de civilisation.

Frédéric Pichon

Tribune parue sur Boulevard Voltaire sous le titre
« Pour Sophie Montel, le discours du Front
sur l’immigration serait anxiogène »

Francis Adolphe

Francis Adolphe, maire PS de Carpentras, condamné pour violences conjugales !

29/06/2017 – CARPENTRAS (NOVOpress) : Francis Adolphe, maire socialiste de Carpentras, dans le Vaucluse, a été condamné pour violences conjugales. Va-t-il démissionner ? Il n’y songe absolument pas ! Dans un communiqué, Hervé de Lépinau, élu FN de la ville et conseiller départementale Vaucluse, demande sa démission, ainsi que celle du poste de président de la Communauté d’agglomération Ventoux-Comtat Venaissin (CoVe).

Hervé de Lépinau

Hervé de Lépinau

« Le maire de Carpentras et président de la CoVe a vu sa peine pour des faits de violences conjugales considérablement alourdie en appel. La Cour a ajouté aux 8 mois de prison avec sursis une peine complémentaire de privation des droits civils, civiques et de famille pendant 5 ans.

« La juridiction a semble-t-il considéré que la gravité des faits de violences commis par l’édile dans un cadre privé au préjudice de sa compagne sont incompatibles avec l’exercice de mandats publics qui requièrent de l’élu probité et honorabilité. »

« Francis Adolphe a annoncé qu’il va former un pourvoi contre cet arrêt : c’est son droit, poursuit Hervé de Lépniau. Il n’en demeure pas moins que le caractère factuel de sa responsabilité pénale est acquis, la Cour de Cassation n’étant que le juge du droit.

« La décence exige à présent qu’il démissionne de ses mandats, lesquels sont incompatibles avec l’indignité de son comportement. Nous attendons une réaction des membres de sa majorité municipale mais aussi de la COVE, et en particulier des femmes qui siègent dans ces assemblées.

« Qu’en pense également la secrétaire d’Etat Brune Poirson [élue face à Hervé de Lépinau dans la circonscription de Marion Maréchal-Le Pen. Ndlr] qu’il a activement soutenue pendant la campagne des législatives, sans que celle-ci ne trouve quoique ce soit à  »

« Face à cet évènement grave qui affecte la vie de notre cité, chacun doit à présent prendre ses responsabilités. Nous sommes prêts à assumer les nôtres. »

Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen : l’immigration reste le problème numéro un de la France !

28/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Jean-Marie Le Pen était l’invité de l’émission hebdomadaire « Synthèse » sur Radio Libertés, animée par Roland Hélie qui était entouré de Philippe Randa, Arnaud Menu et Pierre de Laubier.

Le président d’honneur du Front national a évoqué longuement les grands dangers auxquels la France est confrontée : l’explosion démographique du continent africain ou la progression de l’islam conquérant.

Jean-Marie Le Pen a rappelé également – puisqu’il y en a semble-t-il qui l’oublient… – que le problème essentiel pour notre pays est toujours le problème de l’immigration massive.

Revenant sur les échéances électorales de l’année de 2017, il a également jugé que la campagne de Marine Le Pen a été tout simplement ratée.

Defend Europe 1

Opération Defend Europe face aux migrants : Génération Identitaire a trouvé le bateau !

Defend Europe 228/06/2017 – EUROPE (NOVOpress) : Dans le cadre l’opération européenne Defend Europe, Génération identitaire l’annonce : « Nous avons enfin un navire ! » Dans trente jours, annonce le mouvement, « nous allons lancer une mission de recherche d’assistance identitaire au large des côtes libyennes ». Dans une vidéo tournée devant le porte de Brandebourg, à Berlin, les jeunes identitaires européens expliquent vouloir « faire trois choses » :

« Nous voulons surveiller les navires des ONG et informer les garde-côtes libyens sur leurs agissements, Nous voulons intervenir quand ils sont dans l’illégalité et évidemment si nous recevions un signal SOS, nous sauverons les personnes en détresse et nous assurerons leur retour aux côtes libyennes, juste comme la loi le décrit. »

Ainsi, expliquent-il, « nous ferons de la Méditerranée une mer plus sûre de deux façons » :

« Premièrement, il y aura un bateau de plus pour répondre aux signaux SOS. Deuxièmement, avec notre politique du NO WAY et de rémigration, nous diminuerons le trafic d’êtres humains sur les côtes. »

Selon eux, Defend Europe est « la seule voie pour assurer la sûreté des frontières européennes et pour mettre un terme aux noyades en mer ».

Ils lancent aussi un appel aux dons :

« Nous avons maintenant besoin de lever 60 000 € pour amener notre navire en mer Méditerranée, et pour ça nous avons besoin de vous. Montrons aux médias, aux ONG et à l’Union Européenne que nous pouvons réaliser cela ensemble. Amenons le bateau patriote de sauvetage en Méditerranée ! »

Défenseur des droits Toubon

Le défenseur des droits veut mettre l’Etat à genoux devant l’immigration

28/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le défenseur des droits est une autorité indépendante. Elle a été créée par la révision constitutionnelle de 2008, sous la présidence Sarkozy. Le but était de donner plus d’importance à la haute autorité de lutte contre les discriminations et aux quelques autres organismes auxquels le défenseur des droits s’est substitué. En 2014, François Hollande a nommé à ce poste l’ancien chiraquien Jacques Toubon.

Le défenseur des droits défend donc les droits des citoyens de notre pays ? Hélas non.

Jacques Toubon ne cesse de réclamer des droits pour ceux qu’il appelle les « migrants », qui ne sont rien d’autre que des immigrés entrés illégalement dans notre pays – et qui pour beaucoup y restent dans l’illégalité la plus complète. Et il dénonce de supposés « traitements inhumains et dégradants »…

Jacques Toubon estime que le gouvernement n’en fait pas assez pour accueillir les envahisseurs. Il a ainsi appelé à la création d’un centre d’accueil pour immigrants à Calais. Une requête qui le range aux côtés des pires groupes de pression immigrationnistes. Comme France Terre d’asile, qui a obtenu du tribunal administratif de Lille qu’il enjoigne l’Etat à offrir des infrastructures aux clandestins, tels des points d’eau et des douches. Ce qui revient à fixer les clandestins là où ils ne devraient pas être et à renforcer les pompes aspirantes de l’immigration.

Le défenseur des droits se montre aussi très soucieux de la sauvegarde des libertés des terroristes potentiels. Il a ainsi critiqué les mesures du projet de loi renforçant la lutte contre le terrorisme.

En revanche, on n’entend pas le défenseur des droits réclamer davantage de liberté d’expression pour les Français qui critiquent le Grand Remplacement.

Et tout cela aux frais du contribuable. En 2016, le défenseur des droits a coûté 28 millions d’euros, pris sur le budget de l’Etat.

ludovine-de-la-rochère

Ludovine de la Rochère (LMPT) : « La PMA est un déni total de la réalité »

« PMA pour toutes sans restriction et sans condition », scandaient les manifestants de La Marche des fiertés, samedi 24 juin, dans les rues de Paris. Mardi 27 juin, le Comité consultatif national d’éthique a rendu un avis favorable à l’ouverture de la PMA sans père. Les médias saluent une avancée qui serait en phase avec les désirs de notre société. La Manif pour tous, par le biais de sa présidente, Ludovine de la Rochère, pointe du doigt les conséquences dramatiques que porterait dans son sillon l’autorisation d’une PMA sans père.

— En quoi les revendications portées par le groupe LGBT sont-elles particulièrement inquiétantes ?

— Ces revendications portaient sur plusieurs choses. D’abord la PMA sans restriction et sans condition. Ensuite les droits des trans – ce qui veut tout et rien dire puisque cela englobe à la fois les transsexuels qui ne se sentent pas bien dans leur genre mais veulent une réassignation et les transgenres qui ont une perception très floue et subjective de leur genre. Ces deux facettes sont lourdes de conséquences

Fin 2016, en France, dans la loi de réorganisation de la justice, il a été introduit la possibilité d’effectuer un changement de sexe sur l’état civil sur simple attestation. Ce qui veut dire que l’on peut se retrouver avec des personnes considérées comme des hommes, mais qui sont biologiquement des femmes et donc peuvent tomber enceinte, allaiter leur enfant, etc. Cela brouille totalement les repères.

Dans les deux cas, qu’il s’agisse de la PMA ou des trans, on est dans la confusion la plus complète que ce soit dans la perception homme-femme, sur le genre, ou dans l’appréhension de la paternité et de la maternité. C’est un déni total de la réalité en même temps qu’une volonté de transformer l’homme.

Comme La Manif pour tous l’avait annoncé dès le début, la loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA. Les revendications portées par La Marche des fiertés sont stupéfiantes. Ils veulent la redéfinition de la filiation, quel que soit le genre, le mode de conception ou même le nombre de parents !

La PMA sans père n’est autre chose qu’un détournement de la médecine pour des revendications sociétales ; une négation de la nature humaine qui veut que pour concevoir un enfant il faille un homme et une femme.

— Que pensez-vous de l’avis rendu le 27 juin par le CCNE qui se dit favorable à une ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes ?

— Il est en complète contradiction avec des avis qu’avait rendus précédemment le CCNE et dans lesquels il reconnaissait que l’enfant avait le droit d’avoir un père et une mère.

C’est une décision éminemment politique qui ne respecte ni l’éthique ni l’humain.

J’irai même plus loin : en se contredisant ainsi le CCNE perd toute crédibilité, en cédant aux pressions politiques, par peur. Il est cependant intéressant de noter que le Comité consultatif national d’éthique est divisé sur la question. Un tiers des membres est opposé à l’avis qui a été rendu – ce qui ne l’a pas empêché de passer outre. Cela reflète bien que ce sujet divise la société.

Chard PMA— Divise-t-il vraiment notre société ? A entendre les médias, la majorité serait pour la « PMA pour toutes » ?

— Au contraire ! C’est ce que les médias veulent faire croire mais notre société est majoritairement contre, ce que montre un sondage d’Opinion Way pour La Manif pour tous publié le 27 juin. 77 % des Français sont pour que l’Etat, dans le cadre d’une PMA, garantisse à l’enfant le droit d’avoir un père et une mère. Dès que l’on sort des slogans et du prêt à penser « PMA pour toutes » et que l’on rentre dans la réalité des choses, un enfant privé sciemment de père, il est clair que les Français sont contre une telle idée.

C’est la raison pour laquelle nous appelons Emmanuel Macron à être raisonnable et à abandonner cette idée. Car nous n’hésiterons pas à aller manifester dans les rues contre la PMA sans père. Et je pense que nous serons très nombreux.

— Vous parlez de défiler mais, malgré le succès des précédentes Manif pour tous, la loi Taubira n’en est pas moins passée. Cela sert-il vraiment à quelque chose de descendre dans la rue ?

— Il est vrai que la loi Taubira est passée mais notre mobilisation a permis le recul du gouvernement sur des lois comme la PMA sans père, le projet de loi familles, l’adoption ouverte aux couples pacsés ou concubins. Il y a donc eu un impact. Ce sont des victoires. Si nous persévérons et que nous maintenons la pression, nous pouvons avoir gain de cause.

Cette idéologie que nous combattons ne peut que s’écrouler à la longue parce qu’elle est absurde et contraire à l’humain. Mais cela demande que nous soyons actifs.Il ne faut pas nous laisser impressionner, c’est fondamental.

Par ailleurs, PMA et GPA sont intimement liées : si l’on prétend qu’un enfant peut avoir deux mères, pourquoi n’aurait-il pas deux pères ? Et même si ce mode de conception pose de nombreuses questions quant à l’aliénation de la femme et la marchandisation d’enfants, on invoquera la question de l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes. C’est pourquoi on ne lâche rien !

Propos recueillis par Anne Isabeth

Entretien et dessin de Chard parus dans Présent daté du 29 juin 2017

Marine Le Pen Bourdin

Marine Le Pen dit vouloir « tout changer » au Front national, y compris le nom

28/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV, Marine Le Pen a dit vouloir « tout changer » au Front national : « Je veux tout changer j’ai envie de vous dire », acceptant même l’idée de changer le nom du FN : « Le nom aussi. Je crois qu’il est le temps en tout cas de poser la question aux adhérents. »

« Il faut mettre en place une structure, a expliqué la présidente du FN, qui va permettre d’accueillir potentiellement les près de 11 millions d’électeurs qui ont déposé un bulletin Marine Le Pen dans l’urne au second tour de l’élection présidentielle. »