Matteo Salvini plébiscité pour son courage politique, par Pierre Malpouge

« La ligne dure paie », a lancé Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et du gouvernement Ligue-M5S. Après avoir refusé au navire humanitaire Aquarius de jeter l’ancre sur les côtes italiennes et de débarquer les « migrants » qui se trouvaient à son bord, et malgré les rodomontades bien-pensantes et hypocrites des dirigeants européens, à commencer par celles d’Emmanuel Macron, la droite nationale italienne suscite un raz de marée plus que favorable dans l’opinion de la population du pays.

Ainsi, selon un sondage, 80 % des Italiens, soit l’immense majorité de la population, soutiennent les actions de Matteo Salvini sur la question de l’immigration et sa décision de fermer les ports italiens aux bateaux « récupérateurs » de migrants.

Par ailleurs, toujours selon ce sondage, environ 30 % des Italiens ont une position radicale et voudraient que tous les migrants soient rejetés. Seuls 20 % des Italiens seraient prêts à accueillir les migrants sans discrimination.

Mgr Malle, l’évêque de Gap, menace Matteo Salvini de « l’enfer », mais cette politique de fermeté, plébiscitée par le peuple italien, et aussi par la quasi-totalité des organes de presse italiens, est un énorme succès politique pour le leader de la Ligue. Un succès salué notamment en France par le Rassemblement national (ex-FN).

La complicité de certaines ONG

Par la voix de Julien Sanchez, ce parti assure qu’« on aurait pris la même décision que Salvini. Accueillir une immigration supplémentaire est irresponsable. On doit maîtriser nos frontières ». Et une partie des Républicains et le parti Debout la France (DLF) ont emboîté le pas au RN. Le porte-parole de Debout la France, Damien Lempereur, invité mardi sur le plateau de RT France, a salué la décision de Matteo Salvini en déclarant que « contrairement à toute la bien-pensance, nous pensons que c’est le bon signal qu’il fait envoyer ». « La solution, a-t-il ajouté, n’est pas d’accueillir toujours plus [de migrants] mais d’aider à développer l’Afrique. » Le porte-parole de DLF a précisé que les pays européens n’avaient pas « vocation à accueillir tous les clandestins qui se dirigent vers nos côtes avec la complicité parfois un peu douteuse de certaines ONG ».

En renvoyant dans leur but le diktat franco-allemand et la dictature de Bruxelles en matière d’accueil de toute la misère du monde, l’Italie, par l’intermédiaire d’un Matteo Salvini, droit dans ses bottes et homme fort du nouveau gouvernement italien (soutenu par le numéro un hongrois Viktor Orbán et par le chancelier autrichien Sebastian Kurz), annonce la couleur et montre ainsi le chemin à une Europe irresponsable et incapable d’apporter une solution commune et crédible au flux migratoire actuel. Un chemin mais également un message à l’attention des migrants qui dorénavant vont devoir éviter de débarquer ou tenter de débarquer sur les côtes italiennes.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2018

Des extrémistes noirs s’attaquent à la statue Jeanne d’Arc

14/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Des membres de la Ligue de Défense noire africaine se sont attaqués hier à la statue de Jeanne d’Arc place des pyramides. Ces extrémistes noirs antifrançais ont voulu dénoncer ce qu’ils estiment être l’esclavage des noirs en Libye en menant, selon leurs termes, une « action contre la statue de Jeanne d’Arc ».

Ils ont ainsi accroché une banderole avec inscrit « libérez les noirs en Libye ». Cette action, menée en plein jour, au cœur de Paris a duré 15 minutes sans que la police n’intervienne.

Notons que le lendemain de sa réception à l’Elysée, Mamoudou Gassama, le clandestin malien qui est supposé avoir sauvé un enfant tombant d’un immeuble, donnait un entretien à ce même groupuscule dans une vidéo.

Trump, Salvini : l’histoire s’écrit sans Macron, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron ne voit pas que l’histoire s’écrit sans lui. Les “populistes” qu’il méprise sont ceux qui, forts du soutien de leurs électeurs, remportent les victoires. Donald Trump vient de signer avec la Corée du Nord, mardi, un accord capital sur la dénucléarisation progressive de la péninsule coréenne. Le texte, à compléter, éloigne la perspective d’un conflit nucléaire. En s’opposant à l’arrivée en Italie d’un bateau transportant des clandestins, Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, a également démontré que la détermination d’un homme à appliquer son programme était plus efficace qu’un bavardage multilatéral, incapable de produire une ligne claire.

Face à Trump et à Salvini, Macron ne cache plus son aversion. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a qualifié le rapprochement historique entre les Etats-Unis et la Corée du nord de simple “événement significatif”, alors même que Trump et Kim Jong Un ont confirmé, ce mercredi, des invitations dans leur pays respectif. Hier, le chef de l’Etat a dénoncé, parlant du refus italien d’accueillir l’Aquarius et ses 629 clandestins, “la part de cynisme et d’irresponsabilité” du nouveau gouvernement. La France s’est pourtant gardée d’ouvrir, même en Corse, un de ses ports au navire indésirable. L’Aquarius a finalement trouvé à accoster à Valence (Espagne). Les donneurs de leçons feraient mieux de s’abstenir quand eux-mêmes se révèlent incapables d’appliquer ce qu’ils exigent des autres…

Le président français a eu les honneurs de la presse américaine pour sa “féroce” poignée de main avec Trump, lors du G7 : elle a laissé la trace de son pouce sur la peau du président américain. Cette vacuité dans l’évaluation des rapports de force résume la détresse du camp du Bien, confronté à sa marginalisation. Car un basculement idéologique est en cours, sous la pression des nations excédées. Trump est plus populaire aux Etats-Unis que Macron ne l’est en France. Les sondages soutiennent Salvini. Le chef de l’Etat se trompe d’adversaires quand il réserve ses attaques à ces fortes têtes, tout en ménageant ceux qui insultent la France. La prudence d’Edouard Philippe sur le chanteur islamiste Médine, invité au Bataclan (blog de lundi), dit la lâcheté de la Macronie : le premier ministre s’est contenté de rappeler la liberté d’expression, sans juger la profanation.

C’est cette faiblesse face aux vrais ennemis de la France qui choque, tandis que sont désignés comme dangereux ceux qui entendent défendre leur pays d’une invasion migratoire et d’une soumission, par paresse ou par crainte, à l’idéologie islamiste. Lundi, la municipalité communiste de Bezons (Val d’Oise) a inauguré, sous pression musulmane, une Allée de la Nakba (avec drapeau palestinien et texte en arabe) “en mémoire de l’expulsion de 800.00 palestiniens (…) par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël”. Mardi, face au tollé, la plaque a été retirée. Mais comment ne pas s’inquiéter de la France de demain, quand de telles provocations anti-juives se produisent déjà ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 juin 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Aquarius : Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”

14/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La polémique autour du bateau de migrants Aquarius, repoussé loin de ses ports par les Italiens, provoque une crise diplomatique entre Paris et Rome, et divise la majorité.

Sur RTL, Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”.

C’est celui qui dit qui y est : on se souvient de cette comptine enfantine. L’Union européenne est une grande cour de récréation où chacun accuse l’autre de cynisme, où chacun accuse l’autre d’hypocrisie, où chacun joue à hypocrite et demi. Un grand concours où notre président ne fait pas tapisserie.

Quand il dénonce la part du cynisme et “l’irresponsabilité du gouvernement italien”, Emmanuel Macron oublie qu’à l’été 2017, alors que 100.000 migrants déferlaient sur les côtes italiennes en quelques mois, il donna l’ordre à son ministre de l’Intérieur de ne pas ouvrir la frontière, et de ramener tous les clandestins en Italie.


« Pour que la France reste la France », un slogan insupportable ?

« Que la France reste la France », ils ne supportent pas. Ils veulent en fait, un grand remplacement des valeurs qui passe par les populations. Ils veulent que la France devienne un hexagone métissé. Pour imposer cet objectif, ils usent d’une arme de destruction massive des défenseurs de l’identité historique française, la dictature sémantique.

Quand on veut que « La France reste la France », on est un abominable facho- raciste. C’est tout de même le stade ultime de la pensée invertie. On n’a plus le droit de « vouloir rester ce que nous sommes » et on se demande pourquoi l’Europe n’a pas interdit la fière devise du petit Luxembourg.
La stratégie consiste à diaboliser et à considérer comme inacceptable toute vérité dites par l’extrême droite ou les assimilés. La dictature sémantique a, pour le moment, Laurent Wauquiez comme cible. Depuis qu’il s’est présenté, puis a pris la tête des Républicains, rien de ce qu’il fait ou de ce qu’il dit ne trouve grâce aux yeux des médias.

On n’est pas obligé d’avoir des sympathies pour un Wauquiez – qui n’a pas plus de conviction qu’un Sarkozy et qui surfe sur l’opinion publique pour porter sa planche si fragile et si savonnée -, pour trouver que c’est excessif. Cette détestation du Wauquiez est une détestation, par des médias lobotomisés par l’antiracisme, pour tout politique ayant parfois une approche identitaire des malheurs de notre pays.

Wauquiez serait donc le fossoyeur de la droite républicaine par un discours clivant et un positionnement droitier. C’est l’image qu’ils veulent lui coller, au risque d’ailleurs de favoriser une opération d’envergure à la droite de la droite de LR.

Le Figaro note la campagne. Laurent Wauquiez parle. Vive polémique. Laurent Wauquiez ne parle pas. Vive polémique. Laurent Wauquiez revient d’Irak et une photo le montre en costume dans les ruines de Mossoul. Vive polémique. Laurent Wauquiez a distribué un tract LR dont il a lui-même choisi le slogan : «Pour que la France reste la France». Vive polémique.

Au sein même des Républicains, les critiques ont été virulentes cette semaine sur le choix des mots et de la stratégie. Qualifié de « slogan du FN » par le député LR Robin Reda, proche de Valérie Pécresse, de «torchon populiste» par Franck Riester, coprésident d’Agir-les Constructifs, et même de «Pétain pur jus» par le président du conseil départemental de Charente-Maritime, Dominique Bussereau.

Ces réactions montrent bien que les défenseurs de la France de culture française n’ont pas grands chose à espérer des enfants assumés du gaullisme. Une grande partie des troupes a déjà rejoint le mondialisme. Et ceux qui résistent encore ont peur de leur ombre. Il ne restera qu’un noyau dur obligé, sans doute, à des alliances avec d’autres droitiers assumés sur le plan identitaire.
La dictature sémantique aura peut être un effet politique salutaire.

Raoul Fougax

Texte repris du site Metamag.fr

Italie : Macron entre deux feux, par Guy Rouvrais

En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a dénoncé le « cynisme » des dirigeants italiens et leur « irresponsabilité » puisqu’ils ont refusé le débarquement de 600 clandestins sur le sol la Péninsule. Il a fustigé aussi, pendant qu’il y était, « l’instrumentalisation politique » qu’ils feraient de la situation, comme s’il ne s’agissait pas d’une affaire éminemment politique ! Le cynisme, serait-ce d’honorer l’engagement pris devant les électeurs, à savoir que l’Italie ne serait plus «  le camp de réfugiés de l’Europe », comme l’avait annoncé Matteo Salvini, aujourd’hui ministre de l’Intérieur ? Il fait ce qu’il a dit. Salvini a répliqué à Macron qu’il n’avait que faire des leçons « hypocrites » de la France. Quant à l’irresponsabilité, ce serait continuer à laisser se déverser le flot des « migrants », incitant d’autres à venir en d’interminables norias parfois mortelles. Afin qu’ils cessent de débarquer, il faut les dissuader d’embarquer. Pour les en convaincre, les actes parlent plus fort que les paroles.

Emmanuel Macron est pris entre deux feux. Il y a ceux de sa majorité, et les députés de gauche qui le pressent d’agir et de réagir. « La France ne peut pas rester silencieuse face au drame en Méditerranée », a lancé Fiona Lazaar, député LREM, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, tandis que sa collègue Sonia Krimi, du même bord, regrettait « la dérive » du « principe d’accueil » et qu’Anne-Christine Lang, macroniste, l’appelait à « faire une exception et à accueillir les passagers de l’Aquarius ». Mais le chef de l’Etat n’ignore pas l’état de l’opinion qui, elle, approuve, avec bon sens et sans cynisme, la façon dont nos voisins italiens réagissent. Les élections européennes sont dans moins d’un an maintenant, la peur des électeurs est le commencement si ce n’est de la sagesse, au moins de la prudence. Il ne peut annoncer que la France accueillera ceux dont notre sœur latine ne veut pas, ne veut plus : le président français se contente de féliciter l’Espagne de le faire. C’est là le premier acte important du nouveau gouvernement socialiste de Madrid. Qu’ils les accueillent, s’ils le veulent, au lieu de les renvoyer en Lybie, mais alors qu’ils les gardent et qu’ils ne nous les envoient pas, au nom de la « solidarité européenne » !

Que va faire le pouvoir ? Macron va s’entretenir mardi avec « les autorités maltaises, espagnoles et italiennes » a annoncé la porte-parole de l’Elysée. De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré : « Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation des personnes » pouvant bénéficier du statut de réfugié. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a invité ses homologues italien et espagnol à Paris « dans les prochains jours » pour « approfondir le dialogue » sur les questions migratoires. Comme s’il n’y avait pas déjà eu sur le sujet des milliers d’heures de palabres inutiles ! Tandis que ces gens-là parlent, les Italiens agissent et, ce faisant, ce n’est pas seulement leur pays qu’ils défendent, c’est l’Europe dont la botte italienne est une des principales portes d’entrée.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2018

Les Etats européens désunis face à la submersion migratoire

13/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’affaire de l’Aquarius illustre les dissensions entre Etats européens à propos du traitement de la vague migratoire venant d’outre-Mediterranée. L’Aquarius est ce bateau de l’association SOS Méditerranée qui collabore avec les passeurs, en allant chercher des immigrants près des côtes libyennes. Il a sévi à nouveau il y a quelques jours en prenant à bord plus de 600 clandestins, qu’il a voulu ramener en Italie.

Est-il exact que ce sont les autorités italiennes qui l’ont invité à faire route vers l’Italie ?

Pas exactement. Le centre de coordination des secours de Rome (ou IMRCC) est chargé de coordonner les opérations de secours dans cette zone de la Méditerranée. Il semble que l’Aquarius ait effectivement été officiellement chargé d’intervenir pour porter assistance à un bateau d’immigrants. Il a également pris à bord des étrangers qui avaient été récupérés par des bateaux italiens. Selon les conventions internationales sur le sauvetage en mer, il revenait ensuite aux autorités italiennes d’indiquer un port de débarquement pour les impétrants.

Mais l’IMRCC n’a donné aucune consigne de débarquement en Italie.

Et pour cause : le gouvernement italien s’y est opposé et a renvoyé la balle aux Maltais, qui n’ont pas davantage voulu des immigrants. Cependant, l’Etat italien n’a pas pris la responsabilité de la seule solution viable, qui aurait été de débarquer les passagers en Libye, où ils avaient embarqué. Finalement, les Européens auront bien à subir leur présence sur notre sol puisque l’Espagne a accepté de les prendre en charge.

Tant que les Etats européens ne feront pas front contre la submersion migratoire, il sera donc difficile de la juguler.

Dans cette affaire, c’est en effet le nouveau gouvernement socialiste espagnol qui est le maillon faible. Sans compter la provocation du prétendu nationaliste corse, Gilles Simeoni, qui a proposé, sans en avoir la compétence, de recevoir l’Aquarius. A l’inverse, Marine Le Pen et Nicolas Bay, du Rassemblement national, ont appelé à renvoyé les immigrants en Libye.

Pour que la France ne reste pas la France ?, par Philippe Bilger

Rien de plus décisif, pour dénoncer une polémique ou fragiliser une conviction, que de s’interroger sur le point de vue inverse. Ainsi il n’aurait pas fallu, dans un tract des Républicains, proclamer : “Pour que la France reste la France”… D’où mon titre à rebours, feignant de questionner absurdement : “Pour que la France ne reste pas la France ?”

La cause me semble entendue mais avant d’y revenir je souhaiterais m’attarder sur la présidence et la situation de Laurent Wauquiez qui fait l’objet de mille attaques – les pires étant celles de son camp – dont par exemple celle de Jean-François Copé qui lui reproche un exercice solitaire de son pouvoir, ce que Brice Hortefeux a vigoureusement contredit (Le Figaro).

On a bien compris que LW depuis quelques mois est devenu la tête de turc privilégiée de certains médias qui ont besoin de s’acharner à l’encontre d’une personnalité qui à la fois leur déplaît et les dépasse. J’ai conscience, comme tant d’autres observateurs, que les Républicains stagnent et que LW n’est pas encore parvenu à imprimer non seulement sa marque mais celle du parti dans l’espace public.

Mais il est vrai que ce qui lui incombe relève du tour de force.

On n’a jamais connu une configuration politique où la droite classique était autant prise en étau entre la soie, le velours et l’imperium macroniens – les électeurs de gauche s’en plaignent de plus en plus – et le RN ex-FN dont la moindre idée juste fait peur à la direction de la famille voisine qui craindrait d’être stigmatisée si elle l’adoptait.

A l’évidence LW est désarçonné par la vision d’un paysage qui apparemment ne donne plus de marge de manoeuvre à la droite qui est la sienne et qui a été tout de même largement validée lors de son élection comme président.

Il a tort à mon sens – comme les adversaires de Nadal s’obstinant à jouer sur ses points forts – de s’en prendre au président de la République dans les domaines où ce dernier n’est pas vraiment critiquable. Il devrait plutôt combattre ce qu’il y a encore de gauche chez Emmanuel Macron et qui concerne le champ sociétal et judiciaire. Sur ce plan il aurait les coudées franches et du grain à moudre. Il y aurait de la place pour une opposition intelligente et pugnace.

S’il avait l’intelligence stratégique et l’audace intellectuelle d’un François Mitterrand qui n’ayant pas eu peur du parti communiste a su l’étouffer par l’union, il ne rejetterait pas mécaniquement l’hypothèse d’une union de la droite classique avec la droite extrême. Quand celle-ci sera débarrassée d’une Marine Le Pen qui pour le meilleur – elle a purgé le FN des délires et des provocations historiques – et pour le pire – sa démagogie attrape-tout – a rendu cette union à la fois plausible mais en l’état inconcevable.

Mais faut-il, alors que LW est en proie à des difficultés considérables et qu’on ne peut pas l’imaginer heureux dans cette conjoncture, rajouter de la bile qui revient à peu près à exiger que Laurent Wauquiez ne reste pas Laurent Wauquiez et que la droite se passe du réel ? Tout cela pour s’obtenir les bonnes grâces de ceux qui ne voteront jamais pour elle dans sa pureté et son intégrité ?

Il y a eu déjà il y a quelques semaines le ridicule “pétainiste” de Dominique Bussereau. Les tweets n’autorisent pas, aussi simplets qu’ils soient parfois, à dire n’importe quoi !

Pourquoi récemment Virginie Calmels (sur France Inter) – recadrée ensuite par LW et Brice Hortefeux – a-t-elle éprouvé le besoin de critiquer le libellé de ce tract des LR : “Pour que la France reste la France” ? Convenait-il de le juger “un peu déséquilibré” et “peut-être inutilement anxiogène” ?

Alors qu’il n’était pas “anxiogène” mais tout simplement anxieux et qu’il y avait de quoi. Doit-on demeurer sur la pente funeste qui en ne nommant pas ou en dénaturant le réel donnait à la société française la triste impression d’une absence totale de solidarité entre les élites politiques et les citoyens, d’un hiatus entre un discours mou et hypocrite et une quotidienneté troublée, souvent douloureuse et abandonnée ?

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Emmanuelle Ménard au sujet d’Emmanuel Macron : “Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie”

13/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuelle Ménard, députée de la 6e circonscription de l’Hérault, était l’invitée de Léa Salamé sur France Inter.

Sur l’accueil de l’Aquarius en Espagne et le refus de l’Italie, et sur la déclaration d’Emmanuel Macron concernant l’Italie, Emmanuelle Ménard estime que “ce n’est pas fair play de sa part“.

Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie. La France ne remplit pas ses obligations.

Que faire des migrants ?

Evidemment c’est 600 personnes il faut s’en occuper… c’est le rôle de n’importe quel pays et citoyen. Mais il faut arrêter d’envoyer des signaux à la Lybie qui disent continuez et ne vous inquiétez pas vous serez accueilli.

Ancienne journaliste, Emmanuelle Ménard s’est également déclarée contre la loi sur les fake news : “De la censure déguisée.


L’Institut de Formation politique lance l’Institut Libre de Journalisme (ILDJ)

13/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Situé à Paris, il proposera à partir d’octobre 2018 une initiation aux métiers du journalisme.

Le but est de dispenser une formation au journalisme ancrée dans le réel et de créer un réseau de journalistes. Les auditeurs y apprendront notamment les techniques du journalisme (presse écrite, internet, radio, vidéo) et le fonctionnement des médias de l’intérieur.

La formation sera concentrée sur 6 week-ends pour être compatible avec une autre activité professionnelle. Pour toute demande de renseignements, envoyez un mail à Contact

Polémique autour de l’immigration massive en Allemagne : Susanna violée et tuée par un réfugié irakien

13/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le principal suspect du meurtre d’une adolescente âgée de 14 ans et originaire de Mayence, violée et assassinée par un demandeur d’asile musulman en Allemagne, a été arrêté en Irak, où il avait fui. Cet acte a suscité des interrogations sur la politique migratoire et les services de police de l’Allemagne.

En effet, Ali Bashar était connu de la police pour son implication dans des activités criminelles : viol d’une fillette de 11 ans, acte de délinquance. Le chef du parti libéral allemand (FDP/opposition), Christian Lindner, s’est interrogé : “Pourquoi l’auteur et l’ensemble de sa famille ont-ils pu quitter le territoire avec manifestement de fausses identités ? ».

Plusieurs meurtres commis par des étrangers ont alimenté la polémique autour du manque de préparation de l’Allemagne à l’accueil d’un tel nombre d’immigrés. Alice Weidel, une dirigeante de l’AFD, a martelé en réclamant la démission de la chancelière : « Susanna est une nouvelle victime de la politique d’accueil égoïste et hypocrite de la chancelière Angela Merkel “

Aquarius : un drame européen… de la bonne conscience

Il y a d’abord ces 629 naufragés recueillis à bord du navire Aquarius, un cargo affrété par l’association « SOS Méditerranée » avec pour objectif de prendre à son bord les migrants errant en Méditerranée sur des coquilles de noix pour leur permettre d’arriver en vie…dans un pays européen. Or c’est précisément le but de leur périple hasardeux. Et en l’occurrence, le problème.

Ce bateau a successivement recueilli 229 personnes entassées sur des embarcations pneumatiques offrant peu de sécurité, puis d’autres contingents, ramassés préalablement par des garde-côtes et un navire marchand italiens. Mais on comprend vite que le vrai débat n’est pas directement le sort de ces personnes, il est dans la réponse de l’Europe face à cette situation. Ou plus exactement dans son absence de réponse.

L’Aquarius se trouvait à 27 milles de Malte et 35 milles de l’Italie. Puisqu’il n’entend pas rapatrier ses « hôtes » dans leurs ports d’origine (on ne nous dit d’ailleurs rien sur leurs pays d’origine), il pensait pouvoir les débarquer à Malte. Mais c’est une toute petite île, déjà submergée par les migrations sauvages. Elle a refusé. Dans ce cas, l’Italie aurait dû se proposer. Mais l’Italie rappelle qu’elle a reçu 700 000 clandestins ces quatre dernières années. A ce rythme, le pays sera ruiné et dépossédé de son identité d’ici quinze ans. C’est bien pourquoi le peuple italien, conscient de cette dépossession, a porté au pouvoir une coalition de partis qui se sont engagés à mettre un terme aux migrations clandestines. L’Italie a logiquement dit non à l’accueil de ce bateau. C’est évidemment un signal, un signal clair et fort en direction de ceux qui s’apprêtent à embarquer depuis les côtes africaines. Dorénavant ils éviteront l’Italie.

La gauche française fustige cette position, elle fustige plus encore le gouvernement français : « Honte à la France, dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte », s’écrit Coquerel, le bras gauche de Mélenchon. Eva Joly s’en prend au « silence assourdissant d’Emmanuel Macron ». Le communiste Brossat condamne « le néant et l’irresponsabilité » du gouvernement français.

L’Espagne, nouvel eldorado des migrants

Finalement l’Espagne vient d’accepter que les migrants soient débarqués dans le port de Valence. Le nouveau gouvernement socialiste, ultra-minoritaire, a besoin des voix de l’extrême gauche, celles de PODEMOS. Mais cette décision, présentée comme ayant pour seul but d « éviter une catastrophe humanitaire », risque de se retourner contre les Espagnols. Car là aussi le signal sera clair et fort pour les migrants : l’Espagne sera le nouvel Eldorado.

Le vrai problème est évidemment que les autres pays européens se révèlent incapables de présenter une approche commune, pris en tenaille entre les attentes populaires et la mauvaise conscience. La pression migratoire est en train de défaire ce qui avait été d’abord construit autour du charbon et de l’acier.

Dans leur pratique de culpabilisation, certains comparent l’Aquarius à l’Exodus. Dans ce cas, il convient de filer la métaphore jusqu’à son terme. Si l’Aquarius, c’est l’Exodus, peut-on comprendre que les populations d’origine, les « autochtones », les « indigènes », – à commencer par les Italiens – , n’aient aucune envie de devenir les Palestiniens de la péninsule européenne ?

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Le nouveau gouvernement italien inaugure sa politique anti-immigrés par un geste fort

12/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour rappel les dernières élections générales italiennes ont marqué une poussée historique de la Ligue du Nord, parti nationaliste dont le slogan “Les italiens d’abord” a fait mouche dans une Italie en première ligne face à la vague migratoire qui envahit l’Europe en particuliers ces dernières années. Son chef, Matteo Salvini, a obtenu le poste de ministre de l’intérieur, ce qui lui a offert une place rêvée pour lutter contre ce flux migratoire. Après de nombreuses déclarations annonçant notamment commencer par renvoyer 300 clandestins par jour, il a eu l’occasion d’étayer ses paroles d’actes ces derniers jours.

Quelles sont donc les circonstances dans lesquelles le nouveau ministre de l’Intérieur a pu agir concrètement contre l’immigration ?

C’est une histoire hélas banale, celle d’un navire affrété par une ONG raflant de nombreux immigrés dans les eaux libyennes, pour ensuite partir déposer ceux-ci dans un port italien, leur ouvrant ainsi la voie vers l’Europe. Ce navire, l’Aquarius, est donc arrivé dans les eaux italiennes nanti de plus de 600 clandestins, pour se voir refuser l’entrée des ports italiens par décision du gouvernement italien. Après avoir subi un refus similaire de la part de Malte, aux dernières nouvelles il ferait route vers les ports espagnols, le nouveau gouvernement ibérique portant fort à gauche n’ayant pas manqué l’occasion d’accueillir ces immigrés illégaux.

L’analyse de ces événements permet de mettre en lumière un fait intéressant

Il apparaît en effet que le navire en question a pu embarquer tous ces clandestins grâce à des instructions du centre de secours de Rome. On pourrait ainsi supposer que les autorités italiennes ont guidé l’Aquarius pour après mieux le refuser, et donc marquer leur opposition à l’immigration illégale par un coup d’éclat soigneusement orchestré. Le peuple italien n’a pas manqué de montrer son soutien à cette action. Les premiers résultats des élections municipales indiquent effectivement un considérable succès de la coalition de droite menée par la ligue du nord. Dans le même temps le mouvement 5 étoiles, beaucoup moins ferme sur la position migratoire mais sorti lui aussi gagnant des législatives de début mars, a subi un échec cuisant, étant absent de tous les ballottages dans les principales villes. Coup de maître donc de la ligue du Nord, qui remporte un succès électoral remarquable, tout en marquant fermement aux ONG et donc aux immigrés illégaux que les portes de l’Italie ne leur sont plus si ouvertes.

Attentats du Bataclan : vers un scandale d’état ?

12/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dix-sept victimes ou familles de victimes se sont constituées en collectif pour demander des comptes à l’Etat en portant plainte pour « non-assistance à personne en péril ».

En effet, huit soldats de l’opération Sentinelle, équipés de fusils d’assaut, ne sont pas intervenus sur ordre de leur hiérarchie, alors qu’ils étaient à portée des terroristes islamiques.

Nul doute que le bilan aurait été moins lourd si ces militaires avaient pu intervenir.

Une Commission d’enquête, présidée par George Fenech, avait déjà tenté de faire la lumière sur ce point, mais sans succès. Ce sera désormais à la justice de trancher.


Médine au Bataclan, l’insupportable soumission, par Ivan Rioufol

Abjecte, insupportable, lâche, imbécile : la décision des responsables du Bataclan d’inviter pour deux concerts, en octobre, le rappeur islamiste Médine est tout cela à la fois. Il faut être imperméable à toute décence pour convier un “artiste” qui a promu le jihad, dans ce lieu parisien où furent assassinés à la kalachnikov 90 spectateurs, le 13 novembre 2015, par trois bourreaux dépêchés par l’Etat islamiste. Imaginerait-on un spectacle des choeurs de l’armée allemande reprenant Heili Heilo dans le sanctuaire d’Auschwitz ? Médine, dont le nom est d’abord celui de la ville où Mahomet a transmis les versets les plus guerriers du Coran, est un militant de l’islam politique. Tariq Ramadan fait partie de ses fréquentations. Le rap doit notamment à cet havrais d’origine algérienne le texte de “Don’t Laïk” : “Crucifions les laïcards comme à Golgotha”; “J’mets des fatwas sur la tête des cons”, etc. Médine est soutenu dans ce scandale par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), la France Insoumise (Danièle Obono) ou le comique Yassine Belattar, conseiller d’Emmanuel Macron pour les banlieues.

Médine illustre parfaitement ce que dénonçait en 2007 le rappeur Doc Gynéco quand il déclarait : “Le rap s’est islamisé (…) C’est un peu le bras musical armé du jihad”. Déjà le 13 novembre 2016, à la réouverture de la salle de concert, deux chanteurs des Eagles of Death Metal, le groupe américain qui se produisait le soir du carnage, avaient été refoulés du Bataclan par la direction au prétexte notamment de déclarations antimusulmanes. Sting, l’invité vedette, avait chanté une chanson intitulée Inchallah, après avoir fait connaitre son “empathie pour les migrants”.

Cette bassesse de la direction du Bataclan est le produit d’un poison qui s’infiltre dans la société : celui de la soumission à une idéologie qui joue sur sa victimisation pour imposer sa brutalité. Inviter Médine, c’est récuser tout lien entre islamisme et terrorisme. Certes, Médine n’a rien à voir avec les jihadistes du 13 novembre. Toutefois le rappeur partage une même idéologie qui invite à rejeter, mépriser, voire combattre tout ce qui n’est pas musulman. Laisser croire que sa présence au Bataclan permettrait de “banaliser cette salle” (Belattar) laisse surtout comprendre que sa prestation banaliserait la tragédie en effaçant ses traces jihadistes.

Dans cette même logique, des élus du Front de gauche se sont récemment opposés à la ville de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), coupable d’avoir désigné le colonel Beltrame, sur une plaque, comme une “victime du terrorisme islamiste”. L’omerta sur le scandale de jeunes filles violées de Telford (Grande-Bretagne) tient beaucoup au fait que le gang incriminé fait partie de la minorité indo-pakistanaise. Dans tous les cas, les communautés islamiques ne doivent pas être mises en cause, selon les règles de la bien-pensance. Concernant Médine, c’est la “fachosphère”, ainsi nommée par ceux qui rampent et collaborent, qui la première s’est indignée de la programmation du Bataclan, avant d’être rejointe par les Républicains, puis par quelques membres de la République en marche, comme Aurore Bergé, porte-parole du groupe à l’Assemblée. Reste que la gauche, dans son ensemble, garde un silence qui résume sa capitulation.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 juin 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La « fin de l’histoire » n’aura pas lieu – Thierry Dubois (Les Identitaires)

En 1992, le politologue américain Francis Fukuyama publiait son œuvre phare : « La Fin de l’histoire et le Dernier Homme ». Cet ouvrage a profondément marqué la fin XXè siècle. La thèse centrale était qu’après la chute de l’URSS et du communisme, la démocratie libérale dont les États-Unis se sont fait le héraut allait naturellement s’imposer et régner sans concurrent idéologique majeur. En résulterait une « Fin de l’histoire », non pas des conflits locaux et géopolitiques ou de l’alternance gauche-droite, mais plutôt parce que ni ces conflits, ni les gauches ou les droites, si diverses puissent-elles être à travers le globe, ne feraient vaciller l’ordre politique régnant, tous y étant désormais solidement acquis.

Le problème de la thèse de M. Fukuyama, qui a fait florès, c’est que la « Fin de l’histoire » n’était au fond qu’une simple parenthèse, anesthésiant pour quelques décennies seulement les remous causés par les hommes, les volontés, les traditions : en un mot, les identités.

Commentant l’ouvrage de Fukuyama, Luc Ferry estimait naïvement en 2011 que sa thèse était fondée, l’islam restant, d’après lui, aujourd’hui le seul concurrent à la démocratie libérale. Il souffrirait toutefois d’un défaut majeur : « [Le communisme] pouvait se penser comme une alternative universelle au capitalisme, potentiellement valable pour l’humanité tout entière, tandis que l’islamisme intégriste, lui, ne saurait nourrir une telle prétention ». L’islam a pourtant bien, n’en déplaise à Luc Ferry, une vocation hégémonique lui aussi, encouragée par l’abaissement des frontières et le refus de contrôler une immigration massive qui change les visages de nos pays. L’islam est une identité, mouvante et conquérante. Mais elle n’est pas la nôtre, et c’est principalement contre elle que les Européens se réveillent un peu partout.

Depuis les années 90, l’immigration vers nos pays est devenue toujours plus massive et toujours plus menaçante. Apportant avec elle cet islam qui s’est constitué, au cours de l’histoire, en opposition frontale avec l’Europe chrétienne (Conquête puis Reconquista de l’Espagne, Poitiers, Constantinople, Lépante, les deux sièges de Vienne…), l’immigration rappelle aujourd’hui aux Européens, par contraste, ce qu’ils sont.

Et la réaction ne s’est pas faite attendre, principalement déclenchée par la crise des migrants fin 2014, toujours en cours à cause du manque de volonté politique pour y mettre fin. Partout en Occident, les Européens font face à la même menace existentielle. En Europe s’enchaînent les rejets populaires de la démocratie libérale, synonyme de multiculturalisme imposé : Pologne, Bulgarie, Danemark, Autriche, Tchéquie, tout récemment encore Hongrie, Italie et Slovénie et même en France et en Allemagne, où les partis anti-immigration emportent une large partie du vote populaire, et bientôt en Suède si l’on en croit les sondages.

Pour quelles conséquences ? Les gouvernements occidentaux se droitisent à vue d’œil. Trump n’a pas renoncé à son mur, la frontière Sud des États-Unis est déjà mieux protégée et les retours de Mexicains clandestins se sont accélérés. Viktor Orban, chantre de la lutte contre l’immigration illégale et de la défense de l’identité hongroise, européenne et chrétienne, qui prône une « démocratie illibérale », a été très largement réélu le 8 avril. De guerre lasse, et pour ne pas trop se faire doubler par les populistes de l’AfD, Angela Merkel a annoncé la semaine dernière renoncer à la répartition forcée des « migrants » clandestins. L’Autriche de Sebastian Kurz, qui va occuper la présidence tournante de l’Union européenne à partir de juillet, a proposé la mise en place hors de l’Europe de centres de retour qui serviraient à renvoyer chez eux les clandestins. En Italie, Matteo Salvini, qui a su former in extremis un gouvernement, souhaite également en renvoyer 100.000 par an et entend bien forcer la main de l’UE sur la question migratoire.

Le 4 juin, Francis Fukuyama relayait sur son compte Twitter la tribune d’un journaliste écrivant pour le très libéral Washington Post. Le titre de l’article : « L’ère de Trump ne peut s’achever suffisamment vite ». Le commentaire de Fukuyama : « Amen. »

Espère-t-il qu’après Trump, Orban et Salvini, viendra la Fin de l’histoire qu’il a prophétisée ? Malheureusement pour lui et pour tous ceux qui rêvent d’une démocratie libérale hégémonique à l’échelle mondiale, de flux migratoires ininterrompus, d’un globalisme multiculturel radieux, le retour des identités est loin de n’être qu’un dernier soubresaut. Il n’est au contraire qu’une énième vague sur l’océan toujours tumultueux de l’histoire.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires