En Italie, le plus grand centre d’accueil de migrants en Europe ferme ses portes. “Promesse tenue” pour Matteo Salvini !

10/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
L’ancien plus grand centre d’accueil de migrants en Europe, situé à Mineo, près de Catane (est de la Sicile), a fermé le mardi 9 juillet officiellement ses portes en présence de son plus grand opposant, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Promesse tenue“, s’était félicité l’homme fort du gouvernement italien une semaine auparavant lorsque les derniers hôtes avaient été transférés du centre d’accueil de migrants de Mineo vers une autre méga-structure en Calabre.

Matteo Salvini a également déclaré :

Le centre ferme et c’est une journée splendide (…) Nous sommes passés des paroles aux faits ! […] Nous économiserons pas mal d’argent : nous œuvrons pour trouver un nouvel emploi aux ex-travailleurs du centre, mais la Sicile, Catane et Mineo ne peuvent pas baser leur avenir sur l’immigration.


Immigration : où en est le mur de Trump entre les USA et le Mexique ?

09/07/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Si le mur entre le Mexique et les États-Unis avance doucement, Trump, avec ses barrières douanières et sa politique d’immigration restrictive, a dressé d’autres barrières à l’immigration.

Avec quelle efficacité et quelles conséquences? Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’IRIS sur les questions ibériques, se penche sur la question.


Analyse du raz-de-marée écologiste d’un point de vue identitaire – Clément Martin (Les Identitaires)

Les Verts ont réalisé une importante percée aux dernières élections européennes, Yannick Jadot atteignant le score de 13,47 %. Bien que cette élection soit traditionnellement favorable à cette formation politique, cette réussite s’inscrit aussi dans un contexte plus global de forte poussée de la thématique écologiste dans les médias depuis plusieurs mois.

Pour précision, l’écologie est une vraie question et les inquiétudes qui lui sont liées mériteraient d’être traitées par l’ensemble de la droite, dont la reflexion sur le sujet s’avère très pauvre. Mais ce n’est pas ce que nous allons traiter ici, où nous allons davantage nous attacher aux ressorts idéologiques, politiques et psychologiques des représentants officiels de ce courant d’idée.

1. Le matraquage sur l’écologie s’intensifie

Impossible d’échapper au phénomène Greta Thunberg. Cette adolescente suédoise s’est fait connaître dans le monde entier grâce au relais massif de médias complaisants pour avoir lancer une grève étudiante pour le climat. Jusqu’ici pourquoi pas, pourrait-on objecter. Oui mais… sa vision catastrophiste et apocalyptique sécrète le manichéisme : elle s’accompagne d’une vision morale et d’un chantage permanent. Nous sommes coupables, et tous ceux qui ne font pas de l’urgence climatique leur priorité politique n°1 sont à excommunier. Bien entendu, les autres problématiques urgentes comme l’invasion migratoire n’existent pas… Le droit de la Terre de continuer à vivre existe, celui des Européens non.

« L’urgence climatique » est une thématique désormais relayée sans cesse à la télévision et sur les nouveaux médias internet comme Brut et Konbini, créant un nouvel espace de radicalité « autorisée » pour la jeunesse. Nous sommes en train d’assister à une tentative de Grand Remplacement : celui d’imposer « l’écologie » de gauche comme nouvelle idéologie globale pour la jeunesse, au lieu des thématiques identitaires, soigneusement mises à l’écart par ces nouveaux thuriféraires. Des réseaux d’influence et d’énormes sommes d’argent sont mobilisés dans ce but.

2. Les ressorts psychologiques et ses conséquences politiques

Le sentiment d’urgence distillé se couple avec une vision mortifère abondamment présente dans les mass-médias. Pour « la planète », il faudrait cesser de faire des enfants. Les Européens, dont la démographie est déjà en berne, devraient maintenant cesser de se reproduire pour sauver la Terre. Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement, va même jusqu’à dire qu’il souhaiterait que nous arrêtions de faire des enfants pour laisser l’Europe aux migrants africains (l’Obs, 03/01/2019).

Cette mutation de la culture de mort extrêmement inquiétante vient alimenter la politique de culpabilisation mémorielle de notre peuple.

La planète se substitue à Dieu, que les humains ont gravement offensé. Ils doivent donc faire pénitence. Nous devons nous excuser, puis disparaître après avoir fait repentance. Sans compter qu’à travers cette nouvelle stratégie de culpabilisation, bientôt la réponse adéquate nous sera fournie sur un plateau : vous pouvez obtenir le pardon, en échange… de l’accueil des « réfugiés climatiques ».

3. L’écologie culpabilisatrice comme nouvelle idéologie

Le communisme est mort, et ses derniers avatars (Corée du Nord, Cuba) ne font plus rêver grand monde. En France, le mythe du « vivre-ensemble » est sérieusement écorné et la gauche n’en finit plus de se déchirer autour de la question ethnique sous le feu nourri des indigénistes. Prise en étau entre d’une part leurs anciens protégés qui ne rêvent que de les remplacer avec une agressivité affichée et d’autre part le réel qui devient extrêment difficile à nier, la gauche, fidèle à son histoire, est en train de dépasser toutes ses contradictions en se jetant à corps perdu dans un nouveau combat aux contours flous mais à la dimension totalitaire certaine.

Parlant sans cesse de fin du monde, excitant les masses par les effets combinés du sentiment d’urgence et de la culpabilisation, les nouveaux évangélistes de la religion écologiste font tout pour imposer au forceps leur vision du monde. En omettant de rappeler par exemple que l’urgence démographique se situe davantage en Afrique qu’en Europe (les Africains devant atteindre les 4.5 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle) et qu’en ce qui concerne la pollution des océans à cause du plastique, seulement 5 % est de la responsabilité des Européens (Christian Schmidt, université de Leipzig, 2017). Ces omissions volontaires dissimulent très mal l’agenda réel de ces propagandistes : continuer à véhiculer les idées de gauche, violemment hostiles à notre identité, notre histoire et nos traditions, en culpabilisant notre peuple (pourtant le seul à faire le tri sélectif au monde…) pour le faire disparaître et sa civilisation avec.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Thierry Mariani : « Bruxelles est une vaste comédie : Bellamy, Gluksmann et Loiseau sont dans la même coalition ! »

Nouvellement élu au Parlement européen, le député RN Thierry Mariani revient sur les récentes nominations de Christine Lagarde à la BCE, d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission et de David Sassoli à la présidence du Parlement.

Il dénonce, en outre, « des petits arrangements » et des « règlements de comptes minables » dans l’élection des vice-présidents.

Les top jobs de l’Union européenne commencent à se préciser. Christine Lagarde à la tête de la banque centrale européenne et Ursula Von der Leyen, inconnue en France, à la Commission ont été nommées.
Que pensez-vous de ces deux nominations ?

Je regarde leurs idées. Quand j’entends dire en France que ces deux femmes sont extraordinaires. Très franchement, je pense qu’on nomme les gens parce qu’ils sont compétents.
Le problème n’est pas de savoir si ce sont des femmes ou des hommes ou s’ils sont européens ou d’une origine plus lointaine.
Quels sont les deux profils ?
On connaît bien Christine Lagarde en France. Elle est compétente et personne ne pourra dire le contraire. C’est la représentante type de la finance mondialiste. Or on a besoin de personnes compétentes qui défendent l’intérêt des États et notamment l’intérêt des pays du Sud dans cette Europe. Je pense que c’est une très bonne technicienne, mais j’aurais préféré un politique qui soit attaché à rééquilibrer l’Europe. Je ne suis pas du tout persuadé que madame Lagarde ait ce profil.
La future présidente de la Commission a été ministre de la Défense en Allemagne. Quand on regarde son bilan, elle était plutôt sur une voie de garage. Madame Merkel ne l’avait pas promue pour ses résultats extraordinaires dans son ministère. Il est vrai qu’elle parle parfaitement français. Je m’en souviens puisque je l’avais rencontrée en tant que parlementaire.
Ce n’est pas non plus ce que j’attendais quant à sa vision de l’Europe. C’est une vision sur les États-Unis d’Europe.
Au-delà de l’aspect ‘’on a deux femmes pour les top jobs’’, regardons les compétences et les profils. Les profils sont pour moi plutôt inquiétants. Même si les compétences sont là, elles sont au service des idées qui ne sont pas les nôtres, notamment celles de la défense des nations ou de l’économie de l’ensemble des 28 pays européens et pas seulement de l’Allemagne.

L’italien David Sassoli, un socialiste, a été nommé à la présidence du parlement européen. Il est inconnu en France. Est-ce néanmoins un nom qui circulait ?

Hier, au parlement européen, on a assisté à un petit arrangement entre amis et un règlement de compte minable. J’ai fait toute la campagne européenne en disant sur les plateaux ’’que vous votiez Bellamy, Glucksmann ou Loiseau, cela finira dans la même coalition’’.
Je découvre qu’à Bruxelles c’est une vaste comédie. Ces gens-là s’affrontent sur les plateaux, mais en réalité, elles s’entendent surtout à Bruxelles.
Je rappelle que depuis 1979, la majorité au parlement européen était une majorité faite avec le PPE, c’est-à-dire les Républicains en France et les socialistes. Pour la première fois, ils n’avaient pas la majorité à eux deux. Ils ont rajouté un troisième larron, les libéraux de monsieur Macron.
Ce nouveau président est le candidat de ces trois partis. Le leader du PPE représenté en France par les Républicains allait embrasser l’heureux vainqueur qui désormais est un président socialiste. Le PPE se levait pour applaudir la victoire du candidat socialiste.
Ce qui est énorme c’est qu’il fait un discours très militant sur: ‘’il faut avoir des frontières plus ouvertes’’. On n’est pas du tout dans le discours de monsieur Bellamy.
Je conseille ce soir à tous ceux qui ont voté Bellamy de prendre un bon verre de vin pour oublier. Ils doivent se rendre compte aujourd’hui que ce sont les cocus de l’histoire.

Aucune vice-présidence n’échoira à votre groupe Identité et démocratie.
Est-ce contraire à certaines attentes ?
Comment cela a pu se produire ?

Ce sont des petits règlements de compte minables. L’Europe c’est les grands discours et en dessous de la table on envoie les coups de pied. Les discours que j’ai entendus depuis deux jours ont porté sur la tolérance, les valeurs et la démocratie. En réalité, on a deux groupes dont le groupe ECR où on retrouve essentiellement les Polonais du PiS et le nôtre. Ils représentent 160 voix, c’est-à-dire 20 % du parlement. Ils se sont vus exclus de toutes les vice-présidences.
Je rappelle que les verts ont 74 sièges et ont eu deux vice-présidences. En revanche le groupe ID où se trouve le Rassemblement national a 73 sièges et zéro vice présidence.
Les règlements de compte minables sont allés jusqu’à élire un non inscrit comme vice président.
Pourquoi le non inscrit a été élu ? C’est un Italien qui déteste monsieur Salvini. On se trouve aujourd’hui avec un parlement qui expliquera à la planète entière qu’il faut respecter les minorités et qui a sciemment liquidé 27 % des parlementaires pour qu’ils ne soient pas représentés aux vice présidences. Très sincèrement, on s’attend à la même chose aux Commissions. Ce sont des beaux discours, des petits calculs et des grands arrangements. Welcome in Europe !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Municipales 2020 : les grands enjeux sont identitaires ! – par Jean-Yves Le Gallou

Les municipales 2020 s’annoncent contrastées. Le jeu est fermé dans les grandes villes boboïsées où des maires centristes, libéraux-libertaires, seront souvent reconduits, ou nouvellement élus, sous casaque LR, MODEM ou LREM, ces nuances n’ayant plus grande importance…
Tout semble ouvert en revanche dans la France périphérique et les villes, petites ou moyennes, où, par-delà les étiquettes, des listes d’esprit identitaire peuvent fort bien tirer leur épingle du jeu. Il y a de grands enjeux. Les terrains d’exercice et de manœuvre sont nombreux : les écoles, la culture, le patrimoine, les cantines, les subventions, les locaux municipaux, l’urbanisme, les paysages, les dépenses, l’immigration, le logement.
En partant de cette notion centrale : le cercle politique le plus élémentaire c’est celui de l’appartenance locale.

Les communes ne viennent pas de nulle part. Elles s’inscrivent dans une longue histoire : celle des paroisses de l’Ancien Régime, celle des villes ayant conquis leurs franchises au Moyen Âge, celle de leur développement progressif au cours des XIXe et XXe siècles. Leur tissu humain s’est construit dans la durée. Avec ses traditions et ses fêtes, ses coutumes et ses pratiques. Tels sont les soubassements d’une politique municipale enracinée.

Ce qui implique de :

refuser l’apport massif de populations nouvelles venues d’ailleurs ;
refuser les constructions nouvelles disproportionnées en nombre ou en volume par rapport à l’existant ;
refuser la dictature des intercommunalités ne prenant pas en compte les particularités locales.

Et tout inscrire dans la perspective d’un futur fidèle aux racines du passé.

Immigration : s’opposer aux dictats gouvernementaux et préfectoraux

Les communes de la France périphérique n’ont pas à servir de déversoir pour immigrés clandestins (faux demandeurs d’asile, faux « mineurs isolés ») que le gouvernement a pour devoir d’empêcher d’entrer sur le territoire français et sinon d’expulser. La première mission d’un maire est de protéger la communauté des citoyens de sa commune. Si besoin est en s’opposant à des réquisitions dépourvues de légitimité car contraires à l’intérêt local et national. Et en reprenant une meilleure maîtrise du parc locatif social là où il existe.

Islamisation : refuser la dictature des minorités

Les règles islamiques : burqa dans la rue, voile islamique au sein du service public et des transports, « burkini » dans les piscines, exigences d’alimentation halal, perturbations du voisinage et sur les lieux de travail dues au ramadan, prières de rue, n’ont pas à être tolérées, encore moins encouragées et subventionnées. Les mosquées, les centres culturels islamiques et les associations musulmanes n’ont pas davantage à être financées. Comme le montre l’exemple corse, les communes et leurs habitants sont le premier échelon de résistance au communautarisme islamique.

Logement : moins de béton

Pour que les communes restent vivables, les projets immobiliers qui y sont proposés doivent rester proportionnés à l’existant : respecter les formes, les volumes, les couleurs, les matériaux, les paysages. Il faut aussi réhabiliter l’habitat ancien, les centres-bourgs et les centres-villages plutôt qu’artificialiser de nouveaux sols. Et réserver des logements locatifs accessibles aux habitants du cru.

Centres-villes et centres-villages, les faire revivre et les embellir

Les centres-villes et les centres-villages ont souvent été abandonnés au profit de périphéries sans âme. La reconquête est nécessaire : par l’embellissement d’abord ; en requalifiant les rues et les places, en remettant en valeur églises, fontaines et lavoirs, en enterrant les réseaux, en fleurissant les lampadaires et les terre-pleins ; en encourageant une vie économique enracinée en cessant de privilégier les grandes surfaces commerciales et en promouvant les marchés et les commerces locaux.

Paysages : les respecter

Les paysages sont le fruit de l’histoire, le résultat d’un jardinage séculaire de la France. La plus grande responsabilité des maires, c’est l’urbanisme. Les 40 dernières années ont été marquées par l’enlaidissement de la France et le saccage de nos paysages. Protéger les paysages doit être une priorité absolue face à la prolifération des zones commerciales, des bâtiments sans âme, des éoliennes et des projets de forage. L’« architecture douce » doit être promue partout où c’est possible.

Patrimoine, valoriser l’identité locale

Veiller sur l’entretien des bâtiments historiques et des églises, cesser de sacrifier les musées, aider les sociétés d’histoire locale. Remplacer les minables logos commerciaux par les blasons enracinés : mettre les « communicants » hors d’état de nuire et faire revenir le temps des « armes de la ville » en choisissant des visuels enracinés !

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I-Média – Carola Rackete, capitaine pro-migrant, héroïne médiatique

05/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Après avoir récupéré des migrants en mer, Carola Rackete a violé la frontière italienne les déposer à Lampedusa.

Elle avait donc tout pour plaire aux médias français qui ne se sont pas fait prier pour en faire une héroïne.


Propagande de l’État Islamique : « après la conviction du djihad, celle des attentats »

05/07/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Si le proto-État Islamique a perdu la guerre militaire en Irak et en Syrie, il aurait bel et bien gagné celle des mots et de la communication. En effet, comment l’État Islamique a-t-il remporté la guerre de la communication ? C’est le sous-titre de l’ouvrage d’Aya Mcheimeche, intitulé Armes 2.0 : le pouvoir des mots.

Ce petit livre, paru en février dernier chez V.A. Éditions, est une étude approfondie de la production média de l’État Islamique. Analyste en Relations Internationales, Aya Mcheimeche a scruté chaque détail de la propagande de Daesh.


L’Union européenne reste une Cité interdite, par Ivan Rioufol

La photo va faire le bonheur des magazines. L’Allemande Ursula von der Leyen et la Française Christine Lagarde sont dans l’air du temps, parité et féminisme obligent. La première, ministre de la Défense, a été choisie mardi par les dirigeants des pays européens pour présider la Commission européenne. La seconde, directrice du FMI, a été proposée pour présider la Banque centrale européenne. Toutes deux succèderont à deux hommes : Jean-Claude Juncker et Mario Draghi. Il n’en faut pas plus pour satisfaire un monde médiatique plus soucieux d’apparence que de contenu. Il est vrai que la personnalité de Mme Lagarde, aux ambitions présidentielles enfouies, peut se prêter aux éloges. Il n’en est pas de même pour Mme der Leyen.

Outre qu’elle s’est montrée, disent les spécialistes de la Défense, un médiocre ministre, sa conception postnationale de futurs “Etats-Unis d’Europe” va être comprise comme une provocation par ceux qui attendent de l’UE qu’elle s’ouvre aux inquiétudes des gens. C’est la vision d’Emmanuel Macron d’une Europe souveraine, telle que le président l’avait défendue dans son discours de la Sorbonne en 2018, qu’incarnera la future présidente de la Commission, également favorable à une Europe de la défense. “Je suis convaincue que l’armée des Européens verra bientôt le jour”, a-t-elle déclaré récemment.

Toutefois, derrière la photo reste le spectacle affligeant auquel l’Europe s’est prêtée ces derniers jours. Elle a laissé voir un monde clos, réglant ses comptes et distribuant les postes en petits comités, loin des regards extérieurs.

Macron a reconnu lui-même, lundi, “la très mauvaise image” donnée par ces bisbilles incompréhensibles au non-initié. Néanmoins, le chef de l’Etat a lui-même participé à la pétaudière, en tentant d’imposer ses choix initiaux et de faire éclater en vain le PPE, vainqueur des élections. En fait, l’Union a tout fait pour se caricaturer en Cité interdite, avec ses mandarins sourds aux aspirations des citoyens laissés hors les murs.

L’avantageux duo féminin est factice. L’image moderne dissimule une UE archaïque, toujours en froid avec la démocratie, le peuple, les souverainetés nationales. Ce sont les processus de décisions de l’UE, confisqués par une élite hors-sol et trop souvent arrogante, qui sont à réformer en urgence. Au risque de voir la vague populiste, qui conteste la construction à marche forcée d’une Europe oublieuse des nations, s’amplifier encore davantage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 juillet 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le Dalaï-lama : trop politiquement incorrect pour certains médias

Le chef spirituel tibétain a son franc parler et ne s’embarrasse pas de conventions. Il a aussi un humour piquant que certains de ses interlocuteurs peuvent ne pas – ou ne veulent pas – saisir. Il était récemment invité par la BBC pour une interview diffusée le 27 juin 2019. Les réactions des médias de grand chemin aux déclarations du moine bouddhiste ont oscillé entre indignation et soigneuse sélection des extraits de l’interview. Probablement afin de ne pas diffuser des arguments politiquement trop incorrects. Un bel exercice de manipulation par omission.

Des déclarations « sexistes »

Évoquant sa succession, le Dalaï-lama affirme en riant : « Si la prochaine Dalaï-lama est une femme, elle devra être plus attractive ». Il n’en fallait pas plus pour que certains médias qualifient cette déclaration de « sexiste », comme Glamour. Pour Paris-Match, il s’agit de « propos controversés » sur les femmes. Sur la radio publique (France Inter et France culture), c’est le black-out total le 30 juin… hormis une mention lors de la revue de presse (5e mn) de Frédéric Pommier sur France Inter. Ce qui retient l’attention du journaliste, ce sont les propos du Dalaï-lama repris par le Huffington Post… au sujet de son successeur qui, si elle est une femme, doit être de préférence attirante. Un comble, non ?

L’Europe aux européens

Aucune des déclarations du Dalaï-lama sur l’immigration n’est reprise sur les ondes publiques. Dommage. Au sujet de l’afflux de migrants en Europe, le moine bouddhiste déclare en substance :

« Les réfugiés devraient retourner sur leurs propres terres avec certaines compétences ».
« Je pense que l’objectif devrait être de reconstruire les pays que les migrants ont fui ».

Et si les migrants veulent rester en Europe ? demande la journaliste.

« Un petit nombre, ça va. Mais l’Europe peut devenir musulmane ou africaine. Impossible ».

Pourtant vous êtes un réfugié vous-même ?

« Ils seraient mieux dans leurs pays. Laissez l’Europe aux européens ».

Il ne s’agit pas de propos de circonstance : ce sont grosso modo les mêmes que ceux tenus en mai 2016 au quotidien allemand FAZ et repris par Le Monde. Le prix Nobel de la paix 1989 indiquait qu’« à présent il y a trop de réfugiés » en Europe.

Des propos choquants ? Le moine tibétain sait de quoi il parle : le Tibet fait l’objet depuis 60 ans d’une politique de peuplement organisée par le gouvernement chinois.

L’ONU et la Commission Européenne, main dans la main

Une comparaison déplacée ? N’est ce pas l’ONU qui nous annonce que 244 millions de personnes sont en route et que la migration est « inévitable, nécessaire et désirable » ?

N’est-ce pas le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures qui affirme à la Tribune de Genève, « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». « Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjours) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ».

N’est-ce pas selon RFI le parlement européen qui a par un récent vote des parlementaires doublé le Fonds asile, migration et intégration, destiné à « soutenir la migration légale vers les États membres en fonction de leurs besoins économiques et sociaux » ? Ce qui le porte de 5 à 10 milliards d’euros. Pris dans vos poches. Il vaut mieux reprendre en boucle les paroles lénifiantes du pape François toujours prêt à faire la leçon aux européens pour accueillir toujours plus de migrants africains. Un message reçu 5 sur 5 par les médias de grand chemin en France.

Texte repris du site ojim.fr

Donbass en guerre : après la victoire militaire, quel avenir politique ?

04/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le conflit entre l’Ukraine et les républiques séparatistes du Donbass a fait plus 13 000 victimes. Pourquoi cette guerre n’en finit-elle pas ?

Surtout, que sont les conséquences des succès militaires inattendus des insurgés ? Sputnik s’est rendu sur le terrain.

Reportage.


Sea Watch : L’immigrationniste Carola Rackete remise en liberté – Matteo Salvini promet de l’expulser vers l’Allemagne

03/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
La capitaine du Sea Watch, l’Allemande Carola Rackete, a donc été finalement remise en liberté. Une décision interprétée comme “une victoire symbolique pour cette ONG qui s’est donné pour mission le sauvetage des migrants en mer Méditerranée”…

Cette femme de 31 ans avait été arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi à Lampedusa, pour avoir fait accoster de force son bateau afin d’en faire débarquer une quarantaine de migrants.

Le vice premier ministre italien, Matteo Salvini, a regretté cette décision et a promis de faire expulser Carola Rackete vers l’Allemagne.


Jean Messiha : «L’immigration est devenue une chance pour ceux qui haïssent la France»

Jean Messiha

02/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement national, était l’invité de l’Info de Stéphanie De Muru.

Il en a profité pour aborder les sujets du moment : le navire Sea-Watch 3 arrêté en Italie, l’initiative d’union des droites portée par Marion Maréchal et le renouvellement des postes-clés au sein de l’Union européenne.


Après avoir été critiqué par la France, Matteo Salvini menace d’envoyer des bateaux de migrants vers Marseille

01/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Sibeth Ndiaye l’a accusé de pratiquer l’«hystérisation». En guise de réponse, le ministre italien a promis de rediriger vers Marseille et la Corse les prochains bateaux de migrants.

Matteo Salvini a notamment répondu aux autorités françaises en écrivant sur Twitter :

Et vu que le gouvernement français est si généreux, au moins en paroles, avec les immigrés, nous enverrons les éventuels prochains bateaux vers Marseille


Cent ans d’imposture mondialisée, par Jean-Gilles Malliarakis

La conclusion de la réunion du G20 à Osaka ressemble à la reconstitution d’une mauvaise comédie. Les dirigeants de 19 pays sur 20 ont signé un accord pour la galerie. Il est destiné en théorie à sauver la planète et le climat. Mais tout le monde sait qu’il n’y parviendra pas, puisque la principale puissance mondiale refuse de le contresigner. Le président républicain isolationniste désavoue de la sorte les campagnes de ses prédécesseurs et des politiciens démocrates, Obama comme Al Gore.

Les précédents historiques ne manquent pas.

On devrait éviter, mais les médias les adorent, l’abus des anniversaires. Leur déferlante devient d’autant plus pathétique dès lors qu’on se refuse à en tirer les leçons.

Le 75e anniversaire du débarquement de Normandie a sans doute permis de rendre un hommage légitime aux derniers valeureux survivants. Ils n’existeront plus pour l’occasion du centenaire. Cela n’a cependant guère engendré de progrès de la conscience historique chez les anciens Alliés occidentaux.

On ne s’attardera pas non plus sur tel ou tel exemple, parmi tant d’autres, jalons de nos éphémérides : ainsi, la commémoration insolite, organisée par le grand-orient en 2012, des 220 ans de la proclamation de la république, n’a pas beaucoup fait avancer la mémoire civique. Tout juste a-t-elle contribué à réintroduire la ritournelle des références à ce régime dans les déclarations de nos dirigeants.

On doit en revanche regretter, en cette journée du 28 juin, le silence massif à propos des 100 années qui se sont écoulées depuis la signature du traité de Versailles, le 28 juin 1919. Cette date fut fixée elle-même, par les puissants vainqueurs du conflit, 5 ans jour pour jour après l’assassinat provocateur commis à Sarajevo, le 28 juin 1914, cause immédiate de la première guerre mondiale.

Heureusement, si l’on peut dire, on pourra commémorer, tout au long des quatre années à venir, une par une, chacune des étapes de la mise en place de cette prétendue paix négociée entre les seuls alliés. Les Français gagneront même à revisiter les affligeants débats de ratification animés par Clemenceau.

On a déjà manqué l’évocation du diktat le plus injuste, celui de Trianon, imposé à la Hongrie le 4 juin. Il priva ce royaume, qui ne l’accepta jamais, des 2/3 de son territoire et de 40 % de sa population magyare. À Saint-Germain-en-Laye le 10 septembre, avec l’Autriche le système révéla sa face la plus destructrice au détriment de l’empire des Habsbourg, lui interdisant toute notion d’autodétermination. À Neuilly, le 27 novembre, on amputa la Bulgarie. Désormais isolé de ses voisins, ce pays rejoignit de façon pérenne les rangs des États révisionnistes, dont l’Europe centrale et orientale allait donc se trouver hérissée. Au voisinage des pays théoriquement bénéficiaires, tous se trouvèrent soumis à des régimes affaiblis, désavoués par les vainqueurs et enfermés dans des frontières instables.

Cette situation ne fit qu’accentuer la recherche d’une revanche par une Allemagne ruinée, rançonnée, mais maintenue unifiée et considérant qu’elle n’avait pas été vaincue mais trahie.

On connaît la suite. Les hostilités reprirent 20 ans plus tard.

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Immigration : à la télé italienne, Salvini ne dit pas non à la construction d’un mur

Confronté au chantage des ONG pro-migrants sur terre comme sur mer, le ministre italien n’exclut pas de construire un mur à la frontière slovène.

Invité de l’émission politique « Porta a porta » sur la Rai, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a joué cartes sur tables. Du moins il en a donné l’impression en démontrant tout son talent de tribun populiste face aux questions des journalistes sur l’immigration.

Sea-Watch 3 : le chantage au sentiment

Depuis quelques semaines, c’est reparti pour un tour : le navire de l’ONG allemande Sea-Watch 3 force le blocus naval italien avec 42 migrants à son bord et une arme de destruction massive : le chantage au sentiment. Pour ses soutiens italiens et internationaux, à l’image de France culture, débarquer à Lampedusa serait un droit. Contre ce sans-frontiérisme sous drapeau humanitaire, Salvini invoque le droit et le bon sens. Hier, le Capitano a rappelé que si urgence à débarquer il y a, un bateau naviguant depuis treize jours dans les eaux maltaises peut très bien accoster en Tunisie, pays proche, pacifique et sûr. D’autant que la Cour européenne des droits de l’homme vient de donner raison au gouvernement italien par sa dernière décision n’autorisant les débarquements d’immigrés clandestins que dans les cas d’urgence humanitaire ou sanitaire. C’est rigoureusement la politique pratiquée par Salvini, refusant le fait accompli des humanitaires et des passeurs. A fortiori depuis la promulgation du dernier décret sécurité bis qui inflige de lourdes amendes aux embarcations d’ONG pleines d’immigrés clandestins.

Qu’à cela ne tienne, l’équipage du Sea-Watch 3 a lancé un appel aux dons sur Internet, récoltant 67 000 euros jusqu’à ces dernières heures… Et que dit Salvini de sa jeune capitaine de 31 ans Carola Rackete ? « Une fanfaronne qui fait de la politique sur le dos des migrants avec l’argent d’on ne sait qui ».

Il y a quinze jours, le port de Lampedusa avait ouvert ses portes à des migrants en état d’urgence humanitaire. Ils y végètent encore, rejoints ce matin aux aurores par quelque 34 clandestins que la marine italienne a recueillis à quelques kilomètres de la Sicile, infligeant un camouflet symbolique au ministre de l’Intérieur. Car avec les prérogatives et les moyens limités du Viminale, le Beauvau transalpin, il n’est pas possible de commander la marine nationale, les garde-côtes ni la Défense, un portefeuille entre les mains d’une ministre 5 étoiles pacifiste issue de l’aile gauche du mouvement.

L’Europe aux abonnés absents

Et l’Union européenne dans tout ça ? Aux abonnés absents, alors qu’elle examine avec une vigilance jésuitique le moindre dixième de déficit italien, ironise le vice-premier ministre. En homme pressé, Matteo Salvini n’a pas le temps d’attendre le mammouth européen : si les 27 s’obstinent à ne pas vouloir partager le fardeau migratoire, Rome se lavera les mains des règles européennes et ne prendra plus la peine de relever les empreintes et l’identité des individus qui entrent sur son sol pour atteindre l’espace Schengen.

Le contrôle de la Méditerranée étant particulièrement délicat et objet de tractations à n’en plus finir, Salvini abat une autre carte : la souveraineté terrestre. A la frontière orientale du pays, le gouverneur leghiste de la région Frioul-Vénétie julienne Massimiliano Fedriga réclame ces jours-ci la suspension de Schengen pour contrer l’afflux de clandestins venant de la route des Balkans. Une centaine de Pakistanais et d’Afghans aurait illégalement traversé la frontière ces derniers jours malgré les patrouilles conjointes italo-slovènes que Rome et Ljubana ont mises en place.

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