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Quand RFI titre “Italie: vers la fin des arrivées de migrants”

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Le Gouvernement français cède en apparence face aux Gilets jaunes

06/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Afin de sortir de la crise provoquée par le courroux du peuple français incarné par la mobilisation nationale des Gilets jaunes, le gouvernement avait avancé ses premiers pions cette semaine. Était notamment mis en avant un report de six mois des principales taxes prévues. Pour autant ce moratoire présenté par le Premier ministre ne convainc pas les français, 78% d’entre eux jugent que le gouvernement ne répond toujours pas aux attentes des Gilets jaunes selon un sondage de ce mercredi. Était notamment reproché ce report opportun qui amène l’échéance juste après les élections européennes. L’Élysée a tenté par la suite d’atténuer cela, au cours d’une intervention du ministre de la transition écologique François de Rugy sur le plateau de BFMTV. Celui-ci a annoncé que les fameuses taxes sur le carburant ne seraient pas reconduites de tout 2019, laissant même entendre que celles-ci pourraient ne jamais voir le jour.

Une annonce à prendre avec des pincettes

Le gouvernement serait bien capable de ressortir cette mesure sous une forme déguisée dans le futur, à la manière d’un traité de Lisbonne. Car la hausse originellement prévue répondait entre autres à une exigence d’efforts de transition écologique, découlant de l’accord de Paris sur le climat. Cet accord est défendu bec et ongles par monsieur Macron, et plus globalement par l’Union européenne, à laquelle l’Élysée n’a jamais si bien obéi. Dans ces conditions il est difficile d’imaginer le gouvernement renoncer si facilement à cette mesure phare de la lutte contre le réchauffement climatique.

Si ces annonces contribuaient à désamorcer la mobilisation des Gilets jaunes cette victoire aura néanmoins un goût amer pour le gouvernement

Même si le gouvernement arrivait à faire repasser cette taxe en catimini dans la suite du mandat de monsieur Macron, il aura en effet tout de même eu à publiquement plier contre la mobilisation. Qui plus est des dissensions transparaissent à présent ouvertement des dernières déclarations des officiels de l’Élysée. Outre le Premier ministre en partie désavoué par les dernières évolutions de son moratoire, le conseil des ministres et Marlène Schiappa en particulier se sont faits recadrer sèchement hier par Emmanuel Macron, suite à leur engagement hâtif au sujet de la révision de l’impôt sur la fortune. Poussé par les Gilets jaunes en dehors du chemin tracé par l’Union européenne et les traités et accords mondiaux, le gouvernement semble à présent perdre son unité, ce qui devrait inciter ce mouvement à ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Le Danemark va débarquer sur une île les migrants délinquants en attente d’expulsion

06/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Cette mesure est le fruit d’un accord entre le gouvernement de coalition et le parti du peuple danois, le Dansk Folkeparti ou DF.

Sur une île danoise de sept hectares surveillée 24 h/24 et 7j/7 par la police, ils seront libres d’aller et venir dans la journée mais devront réintégrer un centre fermé pour la nuit.

Parmi les internés sur l’île de Lindholm figureront les apatrides et les clandestins originaires de pays qui n’ont pas conclu d’accord d’extradition avec le Danemark.
Ainsi que l’a déclaré un porte-parole du DF, il s’agit de les conserver sous contrôle en attendant de pouvoir les bannir définitivement du pays.


Gilets jaunes: un des porte-parole appelle à “rentrer” dans l’Élysée samedi

06/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que “l’acte IV” de la mobilisation se prépare, samedi 8 décembre, Éric Drouet, l’un des porte-parole du mouvement contestataire était invité à débattre sur BFMTV mercredi 5 décembre face à François de Rugy et Marlène Schiappa, aux côtés d’autres “gilets jaunes”.

Interrogé sur ses intentions par rapport à cette nouvelle journée de manifestations, Éric Drouet fait valoir le fait qu’il a “vécu les trois samedis” et que “tous les gens veulent aller là-haut”, en désignant le palais de l’Élysée. “C’est le symbole de la République“, a-t-il précisé.

Face au Château, que fera Éric Drouet ? “Bah on rentre dedans“, répond-il tout simplement à l’antenne.


Edouard Philippe Ecriture inclusive

Annonces de Matignon : ça ne passe pas, par Étienne Defay

La classe politique et les Gilets Jaunes ont accueilli assez fraîchement les annonces du gouvernement.

L’accueil fait à Emmanuel Macron hier au Puy-en-Velay résume les effets d’annonce de son Premier ministre. Le président s’est en effet rendu dans le fief de Laurent Wauquiez, après l’incendie de la préfecture par les Gilets jaunes. Hué et conspué, Emmanuel Macron a dû rebrousser chemin et sacrifier son envie de dialogue avec la population.

« Scène ahurissante au Puy-en-Velay, où l’annonce de l’arrivée de Macron s’est propagée comme une traînée de poudre, laissant entrevoir la haine viscérale qu’inspire le président. Sur les trottoirs, les gens se passaient le mot et, immédiatement, de petits groupes se sont formés pour repérer la voiture du président dans le cortège qui montait la rue principale. “On va l’attraper, ce fils de pute.” Certains se sont mis sur la route, simplement pour gêner son passage, d’autres ont essayé de taper sur la voiture », témoigne Romain Jeanticou, reporter pour Télérama, présent sur place.

Et pour cause, ce n’était pas Edouard Philippe, ce n’était pas un moratoire ou un report qui étaient attendus visiblement. Les Gilets jaunes en appellent directement à Macron et veulent une annulation pure et simple. Quant à la classe politique, les réactions sont unanimes. Trop peu, trop tard. « Le gouvernement n’a pas pris la mesure de la colère et de l’engrenage de la violence dans le pays. Ils nous annoncent un débat mais nous n’en sommes plus là. Le seul geste d’apaisement attendu, c’est l’annonce de l’annulation des hausses de taxes », déplorait Laurent Wauquiez ce mardi à la sortie de la réunion de crise à l’Elysée.

Nicolas Dupont-Aignan n’a pas caché son agacement. Quelques heures après avoir quitté la table des négociations avec fracas, le président de Debout la France n’a pas mâché ses mots : « Le gouvernement cherche à gagner du temps au lieu de changer de politique. Macron serait irresponsable de continuer à laisser pourrir la situation de ras-le-bol fiscal des Français. Les Français ne veulent pas un moratoire mais moins de taxes et plus de démocratie. »

De l’autre côté de l’échiquier, Jean-Luc Mélenchon est passé outre l’habitant de Matignon pour s’en prendre directement au locataire de l’Elysée : « Comme opposant et comme proposant, je respecte les règles démocratiques de mon pays. Si le Premier ministre n’a convaincu personne, il lui reste deux solutions : changer de Premier ministre ou dissoudre l’Assemblée nationale. »

Chez Marine Le Pen, la grosseur de la ficelle ne passe pas. « S’ils se contentent d’un moratoire, ce sera la preuve qu’ils ne se conçoivent pas comme les dirigeants d’un Etat-nation qui doit la protection au peuple, mais comme des patrons de banque qui accordent un échelonnement à leurs clients surendettés. » Pour la présidente du Rassemblement national, la suspension de six mois n’est pas innocente. En effet, elle prendra fin au lendemain des élections européennes, comme une tentative d’assécher l’eau du moulin eurosceptique. Car, au-delà de la crise nationale, c’est le titre européen d’Emmanuel Macron qui est remis en jeu. Comment incarner l’espoir d’une Europe technocratique et fédérale face au souverainisme de Matteo Salvini et Viktor Orbán quand on est à la tête d’un pays au bord de l’insurrection démocratique ?

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 5 décembre 2018

L’école de Georges Soros quitte la Hongrie

05/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est officiel : George Soros jette l’éponge. Plus de six mois après avoir fait plier bagage à sa fondation Open Society, le milliardaire d’origine hongroise a finalement rendu les armes. Son université fera sa rentrée à Vienne en 2019, un “pays dans lequel l’État de droit signifie encore quelque chose” remarquait, pincé, le recteur Michael Ignatieff.

En cause ? Une nouvelle législation hongroise imposant à l’université de justifier d’activités d’enseignement dans son pays d’origine, c’est-à-dire aux États-Unis. Un contrat bilatéral devait par ailleurs être conclu entre la Hongrie et l’État de New York. Il est vrai que l’établissement, créé en 1993, bénéficiait d’un statut juridique peu commun, et d’ailleurs unique en Europe, lui permettant entre autres choses de délivrer des diplômes américains.

Autre écueil : le Gouvernement hongrois avait décidé en 2018, de ne plus approuver les programmes en études de genre, discipline jugée dénuée de rigueur scientifique mais dont l’Université du philanthrope américain faisait son miel. La décision a évidemment suscité l’ire des étudiants de l’université, mais il n’est pas sûr que les Hongrois y perdent, puisqu’ils ne constituaient que 20 % des effectifs de cette école censée former les futures “élites”.

[vidéo] Gilets jaunes : plus redoutables que le Tea Party ?

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le Tea Party américain, qui a émergé en 2009, et la révolte des Gilets jaunes actuelle, ont de multiples points communs… et des différences notables.

Selon le chroniqueur Edouard Chanot, cette analogie place les Gilets jaunes face à leurs défis.


Lyon : vers une nouvelle interdiction de la marche à Marie ?

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La célèbre fête des Lumières lyonnaises est une fête religieuse se déroulant le 8 décembre, jour où, depuis le IXe siècle, l’Église catholique célèbre l’Immaculée Conception de la Vierge. Également appelée Illuminations ou fête de la Vierge, elle est devenue une manifestation populaire, initiée par la ville de Lyon en 1989, qui se tient chaque année pendant quatre jours autour du 8 décembre, date traditionnelle de l’événement. En effet, c’est le 8 décembre 1852 que fut inaugurée la statue de la Sainte-Vierge posée sur le clocher de l’ancienne chapelle de Fourvière.

Un hommage à la Vierge Marie qui n’a pas l’heur de plaire à une frange des élus…

Déjà l’an dernier, la préfecture avait annulé la “marche culturelle en hommage à la Vierge Marie”. Cette année encore, celle-ci va faire l’objet d’une demande d’interdiction d’après des élus lyonnais. Lors de la conférence de presse organisée ce jeudi par la Licra et la métropole pour que Lyon “capitale de la Résistance ne soit pas la vitrine de l’extrême droite”, les élus ont affirmé leur volonté d’interdire la marche. Thomas Rudigoz, député LREM du Rhône, l’a lui-même assuré.

Pourtant la justice a cassé la précédente interdiction…

Dans un arrêté pris mercredi dernier, le tribunal administratif de Lyon a effectivement cassé l’arrêté pris le 6 décembre 2017 interdisant la marche qui devait se tenir le 8 décembre de l’année dernière. Pour les juges, l’arrêté du 6 décembre 2017 n’ayant pas été précédé d’une procédure contradictoire “a privé les requérants de la possibilité de faire valoir leurs observations, alors que l’administration ne démontre pas, ni même n’allègue, qu’une situation d’urgence aurait permis de justifier l’absence de contradictoire préalable.” Invoquant un vice de procédure, le tribunal avait décidé d’annuler cette décision et de condamner l’État à rembourser 1200 euros de frais.

Alors pourquoi cet acharnement ?

Les esprits chagrins qui invoquent le respect de l’ordre public ont en réalité des motivations bien plus politiques comme le souligne Génération Identitaire dans un communiqué, ce 2 décembre. Depuis 2007, sous la bannière « Lugdunum Suum », de jeunes Lyonnais organisent une montée aux flambeaux de la colline de Fourvière qui entend rappeler que le 8 décembre est avant tout une fête enracinée, par laquelle les Lyonnais remercient la Vierge Marie de la protection qu’elle leur a accordée à travers les siècles contre les épidémies et les fléaux publics. Mais prétextant que « l’appartenance des organisateurs à la mouvance identitaire véhicul[ait] des messages contraires aux valeurs républicaines et incit[ait] au rejet, voire à la haine d’une partie de la population », la préfecture avait annulé la marche en 2015. Les identitaires ont dénoncé l’iniquité d’une nouvelle interdiction. Selon eux, « il est absolument impensable qu’en terre de France, un hommage à la Vierge Marie soit interdit sous la pression d’une gauche sectaire et antireligieuse qui n’a jamais abandonné son vieux rêve de faire table rase du passé. C’est notre droit à vivre notre foi et notre identité qui est menacé. »

Voir la vidéo publiée sur la page Facebook de Lugdunum Suum, “L’hommage à la Vierge Marie interdit pour la 3ème fois : la préfecture s’acharne contre les identitaires !“.

Sur les réseaux sociaux, les Gilets jaunes majoritairement opposés aux propositions du Premier ministre

05/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Il faudrait être sourd” pour ne “pas entendre la colère“. Mardi, après trois semaines d’un mouvement des Gilets jaunes qui gagne en intensité, le Premier ministre Edouard Philippe a tenté de déminer ce qui est certainement la pire crise depuis le début du quinquennat.

Le plan de sortie, acté lundi soir à l’Élysée lors d’une réunion interministérielle, comprend un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe carbone, un gel des tarifs du gaz et de l’électricité cet hiver et aucun durcissement du contrôle technique automobile avant l’été.

Sur les réseaux sociaux, principale plateforme de discussions des Gilets jaunes, les propositions du gouvernement sont mal accueillies.

Le groupe Facebook “la France en colère“, qui compte plus de 270 000 membres, a publié un sondage en ligne quelques minutes après la prise de parole d’Edouard Philippe. Sur les quelques 3000 personnes qui ont répondu à la question “Vous avez été convaincus par les annonces ?“, seules sept ont répondu oui. A peine quelques voix de plus que la proposition “Non, je pars vivre en Corée du Nord, pays plus démocratique“…

Sur le fond, la question de la taxe carbone ne fait d’ailleurs même plus partie des 30 options comprises dans ce sondages. La revendication la plus populaire parmi les membres du groupe est celle d’un référendum sur les institutions et la fiscalité, devant une baisse généralisée des salaires des ministres, des députés et des sénateurs.

Le gouvernement cherche à gagner du temps. Nous n’en avons pas.” ou encore “Un moratoire ??? C’est du foutage de gueule !!“, les commentaires des “gilets jaunes” en ligne sont désabusés.


Gilets jaunes : Macron doit céder, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron doit céder. Il doit annoncer, tout de suite, l’abandon des taxes supplémentaires sur le carburant prévues au 1 er janvier. Le geste d’apaisement aurait même dû intervenir dès ce lundi matin. Ce recul ne sera pas la fin du monde, contrairement à ce qu’annoncent des écolos illuminés : la France n’émet qu’1% du CO2 mondial et, dans ce minuscule pourcentage, la voiture ne participe pas même à la moitié du gaz rejeté. Un entêtement du chef de l’Etat à “maintenir le cap” n’est plus tenable, sauf à vouloir attiser une folle stratégie du chaos, au nom d’un orgueil immature. L’insurrection populaire des Gilets jaunes a atteint, samedi, un degré de violence insupportable. Les ultras, de droite, de gauche et des cités, ont largement contribué aux saccages et aux pillages. Une troisième mobilisation nationale, samedi prochain, risquerait de livrer Paris aux armes mortelles de la guerre des rues.

Déjà, samedi, quelques halls d’immeubles d’habitation ont été la cible d’incendiaires. Tous les Gilets jaunes ne sont pas devenus enragés. Mais beaucoup d’entre eux font le constat, navrant, de n’espérer être entendus du Pouvoir qu’en se radicalisant toujours davantage. Devant cette France incandescente, il revient au président de la République d’abandonner sa posture volontariste. Macron est désormais attendu sur sa capacité à se réconcilier avec une société civile en rupture. L’urgence est de redonner au peuple en colère sa place dans la vie politique.

“Paris est fragile !”, jubilaient, samedi soir boulevard Malesherbes, des éléments de l’ultragauche ayant pris possession de la voie abandonnée par les forces de l’ordre. Ici, trois personnes auront suffi à construire un barrage. De fait, la capitale s’est révélée vulnérable, proie facile de commandos organisés. La décision de bloquer totalement l’accès aux Champs-Elysées à partir de la Place de l’Etoile a été l’occasion pour les Gilets Jaunes de se masser devant l’Arc de Triomphe, avant de l’abandonner dans l’après-midi à des casseurs de l’ultragauche et des cités. Parmi les slogans peints sur le monument : “L’ultradroite perdra”, “Justice pour Adama”, du nom d’un jeune homme, Adama Traoré, décédé au cours d’une interpellation policière.

Reste que beaucoup de Gilets jaunes n’ont pas jugé utile de se désolidariser des éléments les plus sauvages, voire de s’y opposer. Dans ce contexte, le gouvernement serait irresponsable s’il devait donner prétexte à une autre démonstration de force des insurgés. Ceux-là seraient néanmoins bien inspirés de s’inquiéter de l’image qu’ils sont en train de donner à cette révolte très française, toujours soutenue largement pas l’opinion. La Marseillaise, fréquemment entonnée par la foule, illustre la puissance de l’imaginaire révolutionnaire et la force patriotique du mouvement. Cependant il est urgent que les femmes, très présentes, modèrent la colère aveugle qui se prête aux infiltrations des loups.

Ivan Rioufol

Texte daté du 26 novembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gilets jaunes : Macron tiendra-t-il jusqu’aux européennes ?

Le technocrate Edouard Philippe, flanqué de son conseiller juppéiste Gilles Boyer, paraissait visiblement « atteint » selon les témoignages des visiteurs. Alors qu’il recevait lundi les chefs de parti pour entendre leurs suggestions, tous lui ont demandé d’annoncer l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant.

Nicolas Dupont-Aignan a quitté précipitamment la réunion car Edouard Philippe a refusé qu’il diffuse l’entretien en Facebook Live, avant de déclarer sur la chaîne LCP : « J’ai conscience de la gravité de la situation et je ne sais même pas si le président de la République va aller jusqu’aux européennes. Je veux dire que, compte tenu de leur inconscience, de ce qu’il a fait pendant trois semaines, de cette incapacité à réagir, je m’inquiète. (…) On ne peut pas jouer avec un pays inflammable. Les banlieues sont au bord de l’insurrection, les classes moyennes n’en peuvent plus, les casseurs sont à l’œuvre. Et vous savez, notre pays, quand il est méprisé, ça peut partir mal. »

Marine Le Pen qui déclare soutenir le mouvement des Gilets jaunes « depuis la première heure du premier jour » et réclame la dissolution de l’Assemblée nationale – « Il faut que tous les Français soient représentés, si tel n’est pas le cas, il y a une rupture dans le principe fondamental du consentement à l’impôt » – a rappelé avoir « senti depuis très longtemps qu’une crise sociale couvait en France » et que « le mécontentement allait s’exprimer » : « Il s’exprime dans la rue et croyez-moi, je le regrette. Cela fait longtemps que je parle de cette France des oubliés. Cette France qui n’est jamais dans les radars des politiques qui préfèrent s’occuper des minorités en tout genre au détriment de la majorité des Français. »

La présidente du RN a plaidé pour une augmentation des petits salaires à 1 500 euros par mois en « créant une contribution sociale à l’importation pour financer cette augmentation ». Lundi soir au JT de TF1, elle s’est adressée directement à Emmanuel Macron, face caméra : « Les Français ont le droit de vivre sereinement cette fin d’année, qu’ils soient Gilets jaunes, commerçants ou en uniforme bleu marine. Alors, Monsieur le président, renoncez à votre politique fiscale dont les Français ne veulent plus. Ce ne sera pas perçu comme un aveu de faiblesse, mais comme le geste d’un homme d’Etat qui les écoute et les aime. »

Le mépris du peuple français

« Cédez ou partez », ont clairement déclaré les membres de la délégation de la France insoumise (LFI) à Edouard Philippe. Tandis que Laurent Wauquiez a affirmé sortir de cet entretien avec une profonde inquiétude : « Ils n’ont pas pris la mesure de la colère ni de l’engrenage de la violence dans le pays. On n’en est plus au débat. Il faut une mesure concrète immédiate : l’annonce de l’annulation des hausses de taxes. »

Les dernières marques d’incompétence et de mépris de deux députés macroniens qui ont fait le tour des réseaux sociaux, n’arrangent pas le climat : Eloïse Fajgeles dans un débat face à deux Gilets jaunes, s’est révélé ignorer totalement le montant du SMIC en France. Plus grave encore, Aurélien Taché a lancé chez Ardisson un très révélateur : « C’est quoi le peuple français ? » avant de révéler l’objectif de sa formation politique aux prochaines élections : « Transférer une grande partie de la souveraineté nationale au niveau européen, c’est le cœur de ce que l’on va proposer aux élections européennes. »

Diluer la France et l’effacer petit à petit, c’est ce que Macron propose au peuple français qui demande à redevenir maître de son destin.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 4 décembre 2018

Les populistes accèdent au parlement régional d’Andalousie

04/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le parti de droite populiste Vox a obtenu 12 sièges au Parlement régional d’Andalousie ce dimanche, avec plus de 10% des votes. Ce parti prône la souveraineté espagnole, défend les valeurs de la famille traditionnelle et s’oppose à l’immigration.

Son entrée au parlement d’une région gouvernée par le socialisme depuis plus de 30 ans est d’autant plus symbolique qu’elle s’accompagne d’un échec majeur des partis de gauche. Le parti socialiste ouvrier espagnol a en effet connu un recul lui aussi historique, et ne pourra donc pas obtenir la majorité, même en s’alliant à son homologue d’extrême gauche.

Alors que l’Espagne était devenue le nouveau point d’entrée privilégié des clandestins suite à la nouvelle politique anti-immigration de l’Italie, il semblerait que la réaction du peuple ne se soit pas fait attendre.


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Christophe Guilluy: « Les gilets jaunes demandent du respect, le pouvoir répond par l’insulte! »

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Vont-ils réussir à entériner le Pacte mondial pour les migrations ?

04/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, un sommet se tiendra les 10 et 11 décembre à Marrakech. Organisé par l’ONU, il traitera du sujet épineux des migrations et cherchera à aboutir sur l’entérinement du Pacte mondial pour les migrations.

Mais qu’est-ce que ce Pacte mondial sur la migration ?

De son nom complet le Pacte mondial pour les migrations, sûres, ordonnées et régulières, ce document de 25 pages avait été rédigé cet été à New-York après de nombreuses délibérations entre les États membres. Même s’il déclare vouloir améliorer la coopération entre les États afin d’enrayer l’immigration illégale, ce texte pose clairement les bases d’un encadrement des flux migratoires où « les États s’engagent à faciliter la migration sûre, ordonnée et régulière. » Il ne s’agit donc pas d’enrayer les flux migratoires mais bien de faciliter et de favoriser l’immigration légale, qui est présentée par Louise Arbour, la représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, comme un phénomène non seulement inéluctable mais fondamentalement bénéfique, « Nous avons donc un intérêt commun à gérer les flux migratoires et à assurer des voies sûres et régulières de mobilité ». Si ce pacte n’est pas juridiquement contraignant, comme le rappellent ses défenseurs, il n’en restera pas moins, s’il est adopté, un nouvel étalonnage moral dont les limites resteront difficiles à franchir politiquement pour les États signataires.

Ce texte a-t-il des chances d’être adopté unanimement ?

Dès juillet, seuls les Etats-Unis avaient choisi de ne pas valider le texte, estimant qu’il allait à l’encontre de leurs intérêts et de leur propre politique migratoire. Depuis, d’autres pays ont annoncé qu’ils ne signeraient pas le pacte la semaine prochaine. Les exemples les plus criants sont au sein de l’Union européenne. En effet, si celle-ci avait annoncé avoir parlé « d’une seule voix » à New-York l’été dernier, plusieurs États membres ont depuis changé de discours. Ainsi, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, la Bulgarie, la République tchèque et la Slovaquie ont déjà annoncé qu’elles renonçaient à signer ce pacte pour le moment. L’Italie a elle aussi annoncé que son gouvernement ne serait pas présent à Marrakech la semaine prochaine et que la participation italienne à ce pacte serait entre les mains de son parlement. La Belgique fait face quant à elle à une crise gouvernementale, puisque l’un des partis du gouvernement, les nationalistes flamands du N-VA, a annoncé qu’il retirerait son soutien à un gouvernement qui se rendrait à Marrakech. Toujours en Europe, la Suisse a également annoncé, sous pression de l’opposition parlementaire, qu’elle ne signerait pas la semaine prochaine. Enfin l’Australie et Israël se sont également opposés à ce pacte. En Europe, il ne reste guère que la France et l’Allemagne, sous l’égide d’Emmanuel Macron et Angela Merkel, comme soutien de taille à ce projet. Néanmoins, face à la situation politique actuelle en France et une grogne qui s’organise en Allemagne, il se pourrait que ces deux gouvernements se posent des questions.

L’Aquarius ne pourra pas battre pavillon suisse

04/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Le navire Aquarius – géré par Médecins sans Frontières et SOS Méditerranée – ne pourra pas battre pavillon suisse. Le Conseil fédéral considère, en effet, qu’une telle action compromettrait les efforts coordonnés de l’Union européenne dans la résolution de la crise migratoire en mer Méditerranée.

Dans un avis rendu le 30 novembre et publié sur le site du Parlement suisse, le gouvernement explique que les opérations de secours aux migrants en Méditerranée nécessitent une “approche coordonnée à long terme” sur la question de l’admission des réfugiés, “fondée sur une répartition équitable des responsabilités”.

Le Conseil fédéral refuse ainsi d’appliquer la clause d’exception de la loi sur la navigation maritime au navire Aquarius. Depuis qu’il s’est vu retirer son pavillon panaméen fin septembre, ce navire – qui favorise l’arrivée de migrants sur le sol européen – mouille en attente dans les eaux du port de Marseille, en France. De nombreuses ONG immigrationnistes dénoncent une action politique derrière sa mise aux arrêts.


Conseil de sécurité de l’ONU

Pressions allemandes pour que la France renonce à son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU

04/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le vice-chancelier allemand Olaf Scholz a récemment proposé que l’Union européenne prenne la place de la France en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Rappelons que cette structure remonte à la conférence de Yalta, qui s’est tenue entre le 4 et le 12 février 1945 entre Roosevelt, Staline et Churchill. La France n’y avait pas été conviée.

A l’époque, ni Roosevelt, ni Staline n’étaient favorables à ce que la France retrouve son rang sur la scène internationale, compte tenu de la défaite de 1940 et de la politique de Vichy. C’est Churchill qui, craignant un futur déséquilibre en Europe, défendit les intérêts français. Le voyage de De Gaulle à Moscou en décembre 44 n’avait pas suffi à convaincre Staline d’associer la France aux pays vainqueurs. Mais finalement, Roosevelt céda et accepta que la France figure parmi les 5 membres permanents du Conseil de sécurité. Elle détient à ce titre un droit de veto qu’elle exercera par la suite 18 fois.

Et quelles seraient les conséquences si la France abandonnait ce privilège ?

Le désistement de la France serait synonyme d’un déclassement sur la scène internationale. Il semble qu’actuellement, l’Allemagne profite du rapport de force en sa faveur au sein de l’Union européenne pour retrouver la place qu’elle a perdue après 1945. Et ce n’est pas un hasard si cette suggestion allemande arrive au moment où la France doit faire face à des difficultés économiques importantes et de surcroît dans un contexte politique agité. Elle profite aussi d’un exécutif français prêt à abandonner ses prérogatives de souveraineté, au profit d’une Union européenne très idéalisée et dominée par un mythique « couple franco-allemand ».

Et quelles ont été les réactions à la demande allemande ?

Les protestations n’ont pas tardé à arriver, que ce soit du côté de Dupont-Aignan, de Marine Le Pen ou de Mélenchon. Pour le moment, l’Élysée se montre plutôt embarrassé par cette proposition germanique. Après avoir envisagé d’abandonner la souveraineté de la force de dissuasion au profit de l’Union européenne, l’administration Macron ira-telle jusqu’à brader le siège de membre permanent de la France au Conseil de sécurité ? Par chance, une difficulté juridique se pose : contrairement à la France, l’Union européenne n’est pas encore un « Etat » reconnu.


Les Gilets jaunes – La « peste brune » était rouge, par Francis Bergeron

Nous avons tous vu ces photos et ces films de monuments taggés, de magasins pillés, de voitures et scooters incendiés. Ils ont fait le tour du monde. Ces saccages, ces violences, sont signés. Ils sont signés par les inscriptions à la bombe à peinture qui ont été laissées par les voyous.

Elles nous enseignent une première chose : Darmanin souffre de daltonisme. Il avait identifié la « peste brune ». Or il s’agit bel et bien d’une peste rouge, comme d’habitude. Une peste rouge qui s’appelle Black Blocs, et autres groupuscules « antifascistes », composés de bastonneurs, du même genre que ceux qui avaient attaqué les malheureux Morillo et Fournier, récemment condamnés. Regardez les inscriptions sur l’Arc de Triomphe : ce « A » dans un cercle est le symbole des anarchistes. Les modèles des anarchistes s’appellent Ravachol, la bande à Bonnot et les tueurs de la FAI, la Fédération anarchiste ibérique de la guerre d’Espagne. Avec de tels « héros », il n’est pas étonnant qu’ils tentent, quand l’occasion se présente, de « terroriser le bourgeois », de voler et de piller. Regardez cette seconde inscription : « l’ultradroite perdra ». Dans l’esprit de Darmanin, les jeunes militants d’ultradroite, ces fameuses « pestes brunes », auraient taggé l’espoir de leur propre perte ?

Adama Traoré, peste brune ?

Et encore cette inscription : « Justice pour Adama ». Adama Traoré est une sorte d’icône pour l’extrême gauche : ce voyou avait fait l’objet d’un contrôle de police, en même temps que son frère, ce dernier étant poursuivi pour « extorsion de fonds avec violence ». Adama avait pris la fuite. Rattrapé, il est mort dans un commissariat de police. L’autopsie et l’enquête ont montré que sa mort a découlé d’un grave problème de santé, sa course effrénée pour échapper à la police lui ayant été fatale. Sauf si Darmanin parle de peste brune par racisme pur (Adama Traoré était noir), on ne voit pas de rapport entre ce mort, pour lequel les taggeurs de l’Arc de triomphe demandaient justice, et des mouvements de droite. L’homme ne faisait pas de politique. Il ne se serait intéressé, à la rigueur, qu’aux poches de ces Gilets jaunes… C’était simplement un délinquant, dont l’extrême gauche a entendu faire un symbole, pour mettre en accusation la police. A l’époque, Hollande, en véritable provocateur, est allé rendre hommage à la famille, laissant ainsi entendre que les policiers avaient commis un crime.

Dès jeudi, Présent, comme toutes les rédactions, savait que les Black Blocs s’infiltreraient dans la manifestation des Gilets jaunes. C’est facile : il suffit d’enfiler un gilet jaune. Qui plus est, à la différence des partis politiques traditionnels et des syndicats, les Gilets jaunes n’ont pas de service d’ordre organisé.

Deux coupables : les anarchistes masqués et Castaner

Mais pire encore, selon des syndicats de police, les forces de l’ordre, très nombreuses aux abords des Champs Elysées et de l’Arc de triomphe, avaient reçu consigne de rester passives. Dans quel but ? Créer une psychose anti-Gilets jaunes, éloigner la droite et la gauche modérée de cette révolte antifiscale. Ce genre de pratique pouvait fonctionner à l’époque de Gaston Defferre. Aujourd’hui, l’exercice est plus difficile. Photos, messages, documents, témoignages, enregistrements, circulent à la vitesse de la lumière, et les pitoyables manœuvres du ministre de l’Intérieur sont vouées à l’échec.

Il y a donc deux coupables : les anarchistes masqués (300, peut-être, face à 4 600 policiers), et le ministre Castaner. Il faut néanmoins que les Gilets jaunes trouvent de nouvelles formes d’action, car ils ne peuvent pas prendre le risque que leur action soit salie par des casseurs usurpant simplement un gilet jaune.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

Gilets jaunes : mettons les mots sur les maux – Cyril Raul (Les Identitaires)

C’était prévisible : l’extrême gauche tente de récupérer le mouvement des gilets jaunes. L’objectif : divulguer l’idée que les causes de la révolte sont exclusivement économiques. Après tant d’années de silence, des centaines de milliers de Français sortiraient de leur torpeur, se battraient et s’exposeraient autant pour défendre le sacro-saint « pouvoir d’achat ». Une explication éculée, facile et sans risque qui n’est pourtant que l’écume d’une lame de fond.

Car, au fil des discussions, à longueur d’interviews sur des péages ou des ronds-points, deux mots reviennent sans cesse dans les bouches des gilets jaunes : « mes enfants ». Ces enfants de la France périphérique, ceux dans l’angle mort de la France de demain que leur prépare Macron. Une « France d’après » des grandes métropoles et des frontières ouvertes, où il faut « se former » et « être mobile » car « le monde bouge ».

Une jeunesse abandonnée au profit de la jeunesse mondialisée à qui l’avenir est promis. Oui, Macron sacrifie une jeunesse pour une autre, et les parents de la France périphérique l’ont compris tout simplement parce que leurs familles sont les premières victimes de ce choix politique. Ils voient ce gouvernement dédoubler les classes de CP dans les zones REP+ alors que leurs propres enfants font une heure de bus par jour pour se rendre à l’école parce que celle de leur village a fermé. Ils constatent la succession de « plans banlieues » pendant que les médecins, les services publics et les commerces de leur petite ville baissent le rideau. Ils observent ces arrivées de jeunes migrants hébergés, soignés et nourris à nos frais pendant qu’eux n’arrivent plus à loger leur famille.

Quel avenir pour les enfants de la France périphérique dans 15 ans ? L’oubli, la désertification, le revenu universel et le droit de se taire ? Face à cet abandon délibéré, dans un contexte où « les autres » passent avant « les nôtres », comment ne pas comprendre ces parents qui veulent donner moins à cet État pour donner plus à leurs enfants ?

La colère dépasse la question du prix du carburant. Elle relève d’un sentiment plus large et noble : celui de la dépossession. Plus que le simple pouvoir d’achat, ces Français veulent plus de pouvoir tout court. Ils veulent avoir leur mot à dire. Payer des impôts, oui : mais pour qui ? Nos enfants ou les migrants ? Nos vieux ou les banlieues ?

Alors que le dernier référendum en France a eu lieu il y a plus de 13 ans, l’heure est venue de reprendre le contrôle.

Qualifiée de « profonde », « périphérique » ou « oubliée », cette France fait la Une ces deux dernières semaines. Depuis quelques jours, l’actualité médiatique n’est plus axée sur les « petites phrases », les lubies de bobos, des LGBT et de l’entre soi parisien. Les Gilets jaunes ont sorti cette France de l’angle mort dans lequel elle végétait. Ils l’ont remise au centre du jeu politique, à la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Les projecteurs sont braqués sur elle : désormais, dans un contexte de récupération par l’extrême-gauche et de dépolitisation généralisée, il est devenu impératif de mettre les mots sur ses maux. Sous peine d’être conduite sur les voies de garage vers lesquelles tant voudraient la mener.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires