Retour sur la 10e cérémonie des Bobards d’or

19/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une fois n’est pas coutume, ce lundi 12 mars 2018, le théâtre du Gymnase Marie Bell (Paris Xe) a fait salle comble pour la dixième édition des Bobards d’or, ce qui confirme la volonté de plus en plus de Français de contester, par le rire, ceux qui les intoxiquent régulièrement. Face à la bien-pensance des médias, à la désinformation quotidienne et au panurgisme des journalistes, les Bobards d’or distinguent et récompensent les plus assidus et consciencieux journalistes de propagande, le fleuron des Tartuffe de l’information et des paresseux intellectuels.

Si l’événement est assurément parodique et humoristique, il révèle cependant les problèmes déontologiques qui gangrènent la profession journalistique. Les maîtres de cérémonie, Philippe Christèle et Nicolas Faure, ont été épaulés dans ces difficiles délibérations par un jury réunissant Martial Bild (TV Liberté), Ferenc Almassy (Visegrad Post), Claude Chollet (OJIM), Samuel Lafont (Damoclès), une gilet jaune Kim, et Vivien Hoch.

Quel a été le cru 2019 ?

Trois catégories au programme cette année ! La traditionnelle catégorie du Bobard d’or récompensant le plus manipulateur des journalistes français a été remis à Clément Viktorovitch qui répondait à Charlotte d’Ornellas « qu’il n’y avait pas d’immigration massive ». La catégorie internationale « Golden Bobards » a été gagnée par France 2 et son reportage bidon sur Poutine chasseur de tigres, alors que les images étaient au contraire issues d’une campagne pour protéger le tigre.

Cette année, il y avait également une catégorie exceptionnelle d’actualité, le Bobard Gilet Jaune !

Oui, qui a récompensé Sylvain Bouloucque, cet expert confondant le drapeau de la Picardie avec ceux de l’ultradroite dans la manifestation des Gilets jaunes, avec un bobard « faux drapeaux ». De plus, autre moment fort, la jeune gilet jaune Fiorina, blessée lors des manifestations, s’est exprimé lors de la cérémonie.


Alain Juppé : le plus mauvais d’entre eux tous, par Jean-Gilles Malliarakis

On résiste difficilement à certaines tentations. Après 15 jours d’immobilisation bien involontaire de cette chronique, le transfert inattendu du maire de Bordeaux vers le Conseil constitutionnel vient s’offrir sur un plateau d’argent comme occasion de reprendre le fil.

Reconnaissons en effet que la carrière du personnage relève de la caricature. Chirac, cette bonne vieille boussole fraternelle, indiquant le pôle Sud, ne s’y trompait pas, qui le qualifiait de meilleur d’entre nous.

Aucun joueur au monde n’a marqué, sans doute, autant de buts contre son camp. Et, depuis plus d’un quart de siècle au moins, il n’a jamais déçu. Toujours en pointe de l’erreur, néanmoins péremptoire, indéfectible chevalier du reniement des promesses et du mépris de l’électeur, on ne le retrouve jamais sur sa position de départ, à moins qu’il ait eu le temps de la trahir deux fois.

Son premier exploit d’une longue série remonte à 1989, soit exactement 30 ans, quand il conduit, avec Giscard la liste RPR-UDF aux élections européennes. Celle-ci arrive en tête avec 28 % des suffrages exprimés et obtient 26 des 81 sièges à pourvoir. Mais Juppé lui-même ne reste eurodéputé que quelques semaines, Son rôle se limitait déjà à celui de tête d’affiche électorale mensongère sans l’objectif de siéger.

À partir de cet exemple fondateur, retenons qu’il ne reviendra jamais sur cette pratique du commandement, si contraire aux traditions éthiques de la Marine, et qui consiste pour ce capitaine à quitter en premier le navire qui lui avait été confié.

Essayons dès lors de dépasser les méandres de cette triste carrière erratique, dont les zigzags n’intéressent même plus les caricaturistes. Relèvera-t-on seulement sa dernière défection palinodie : son devoir de réserve l’écartera de la campagne en vue des européennes du 26 mai. Or, depuis plusieurs mois, sous la houlette discrète du président chez qui s’était nouée l’opération, il pilotait discrètement une manœuvre centriste flanqué de Raffarin et de Bayrou.

La vraie question resterait celle des décisions grandes et petites, toutes funestes sauf erreur, prises sous sa responsabilité.[1]

Ministre des Affaires étrangères à plusieurs reprises il s’illustre dans le sinistre labyrinthe des guerres de Yougoslavie, dans lesquelles, répercutant une Lumière venue d’on ne sait où, il désigne clairement les Serbes comme méchants du film. En 1993, il viole l’avis du Parlement européen, en imposant l’entrée de la Turquie dans l’union douanière, décision proportionnellement aussi destructrice que l’adhésion de la Chine à l’OMC sans clause monétaire. En 2011, il réapparaît au quai d’Orsay, le temps de négocier à l’ONU les conditions de la si brillante opération de Libye. Entre-temps on avait retrouvé sa patte inimitable, associée à celle de son vieux compère Toubon[2] dans la rédaction du traité de Nice de 2001, assortit de la Déclaration des Droits, sans doute le texte le plus calamiteux pour la France et pour l’identité européenne dans toute la chaîne dévoyant les principes et les objectifs remontant au traité de Rome.

On n’en finirait plus de retracer ce qu’on pourrait tenir pour ses reniements, mais qui révèle plutôt des marques clairement socialistes en politique intérieure. Son titre de gloire restera évidemment, le fameux plan Juppé de 1995, étatisant la sécurité sociale et rendu possible par la réforme constitutionnelle de 1996. Il continue de faire ses ravages plus de 20 ans plus tard, par exemple par l’effet durable du numerus clausus en médecine. Mais il ne saurait faire oublier, ni la fausse réforme ferroviaire de 1997, ni le sabotage de la loi sur les fonds de pensions qu’il s’employa à ne pas appliquer, etc.

Au regard de cette œuvre déjà lourde de conséquences, sa nomination par Ferrand au conseil constitutionnel, ne doit pas être saluée comme la fin salutaire d’un si lamentable parcours mais au contraire comme son passage à un stade supérieur de nuisance.

Cette nouvelle recrue contribuera au renforcement du gouvernement des Juges non-élus, censeurs des décisions populaires et parlementaires. La pratique n’a cessé de s’en développer depuis les Badinter, Jean-Louis Debré, Fabius, au mépris de l’esprit constitutionnel de 1958 et au nom de la théorie du bloc de constitutionnalité inventée au hasard d’une décision de 1971.

Mais ceci, aurait dit Kipling, peut être considéré comme une autre histoire.

[1] À sa manière le communiqué de la présidence de l’Assemblée le proposant comme conseiller constitutionnle succédant à Lionel Jospin ne dit pas autre chose : “Alain Juppé est un homme d’État, fort d’une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la république.”
[2] Aujourd’hui dévoué aux fonctions [presque bénévoles] de Médiateur de la république.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Procès Dettinger, la république des deux poids deux mesures

Imperceptiblement, mais sûrement, le gouvernement Macron est en train de prendre une vilaine tournure. Le pouvoir macronien est en passe de devenir le plus répressif de toute la Ve République, aussi bien au niveau de la répression physique qu’au niveau pénal.

Déjà, en trois mois de troubles, 8 400 personnes ont été interpellées, 7 500 placées en garde à vue, 1 800 ont été condamnées, 1 300 sont passées en comparutions immédiates, et 316 ont été placées sous mandat de dépôt. Beau tableau de chasse. Certes, nous sommes dans un Etat de droit, aime-t-on à nous rappeler, mais les nombreux mutilés à vie ne sont pas une affabulation.

Dernier exemple de la répression judiciaire particulièrement sévère qui frappe ceux qui demandent à vivre décemment dans leur pays, et exemple également de la collusion entre politique et judiciaire, la peine d’un an de prison ferme infligée à l’ex-boxeur Christophe Dettinger, qui devra également verser 2 000 et 3 000 euros à ses « victimes » casquées et harnachées.

Selon sa déclaration : « On s’est fait gazer à bout portant. Quand je relève la tête, je vois des matraques, plusieurs gendarmes qui frappent des Gilets jaunes, bam-bam-bam. En face de moi, il y a une dame au sol, un gendarme lui met un coup de pied, il a la matraque levée, c’est là que c’est parti. Quand je vois une injustice, j’y vais, je peux pas faire autrement. » Une déclaration qu’il a ainsi complétée : « En voulant empêcher une injustice, j’en ai créé une autre. Quand je me revois frapper ce gendarme, j’ai honte. Je regrette tous mes gestes. » Des regrets que ne semble pas partager l’une de ses victimes : « La première personne à qui je mets des coups de matraque, déclara-t-elle au tribunal, c’est M. Dettinger. Avant, j’avais seulement fait usage de la gazeuse à main. »

Ce qui n’a pas plu à nos dirigeants dans cette affaire, c’est son aspect symbolique : un homme seul et non armé, qui a perdu patience, et qui prend le dessus sur des professionnels de la répression. Voilà qui est inacceptable.

Ce qui est acceptable en revanche, ou du moins légèrement condamnable, c’est l’attaque autrement plus grave perpétrée le 18 mai 2016 quai de Valmy contre deux policiers par des membres de l’extrême gauche. Leur véhicule avait été incendié alors qu’ils étaient à bord, on avait tenté de les empêcher d’en sortir, et on les avait attaqués à la barre de fer quand ils y parvinrent. Cette attaque préméditée avec intention de tuer avait été perpétrée en bande, une bande dont faisait partie Antonin Bernanos, arrière-petit-fils de l’écrivain. Le militant avait été condamné en septembre 2017 à cinq ans de prison, dont deux avec sursis ; libéré un an plus tard, il a participé à plusieurs manifestations des Gilets jaunes dans les rangs des antifas, et a été interpellé pour violences le 19 janvier dernier.

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 15 février 2019

Marine Le Pen : « Ma convocation est un dévoiement total des institutions de la part de La France insoumise ! »

Marine Le Pen, en exclusivité pour Boulevard Voltaire, réagit à sa convocation par la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite initiée par le parti de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. Elle dénonce la complaisance pour les violences d’extrême gauche qui se multiplient en ce moment.

Vous êtes convoquée, avec Marion Maréchal, par la commission d’enquête parlementaire de lutte contre l’extrême droite. Comment réagissez-vous à cette convocation ?

Il paraît que nous allons être convoquées. Je ne suis pas étonnée que La France insoumise, qui se prétend défenseur des institutions, en réalité les dévoie. La liste des groupuscules qui sont convoqués devant cette commission n’a strictement rien à voir, ni de près ni de loin, avec le Rassemblement national que je préside.
Le but est de faire de la politique politicienne en pleine campagne électorale. La France insoumise est attachée aux institutions, mais lorsque vous leur donnez un minimum de pouvoir, ils s’en servent immédiatement pour les dévoyer.

Avez-vous des informations sur les accusations des groupuscules qui seraient visés ?

Oui, j’ai obtenu la liste de tous les gens qui sont censés faire l’objet d’une convocation. Je peux vous la transmettre si cela vous intéresse. Je vais y aller avec grand plaisir et leur parler d’une vie entière de victime de violences d’extrême gauche. Je peux vous annoncer que cela sera comme le procès Baupin. Ce procès en diffamation que monsieur Baupin a engagé et qui s’est retourné en procès de monsieur Baupin.

Cette convocation arrive dans une ambiance assez tendue au niveau intérieur. Les Black Blocs et les milices d’extrême gauche s’en prennent très violemment aux forces de l’ordre pendant les manifestations de gilets jaunes. Est-ce cela que vous allez aussi faire valoir devant cette commission ?

Bien entendu. Je vais rappeler toutes les violences des Black Blocs et des milices d’extrême gauche qui ont toujours fait l’objet d’une complaisance totale de la part du pouvoir, et notamment du pouvoir socialiste et, actuellement, du pouvoir macroniste. J’expliquerai les raisons pour lesquelles, à mon avis, ils font l’objet d’une telle complaisance alors que ce sont des structures qui répondent en tout point aux critères pour être dissoutes, en fonction de la loi.
Ils ont comme seul moyen d’expression la violence. Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. Vous n’avez qu’à taper « antifa-image » sur n’importe quel moteur de recherche pour vous rendre compte du niveau de leurs affiches. Elles sont systématiquement soit des appels à la violence soit, pire, des appels au meurtre. Ils se sont, depuis des années, introduits dans toutes les manifestations pour saccager, brûler, casser et violenter.
Cette convocation va être très très intéressante. Je finis par être ravie d’y aller, même si je considère que La France insoumise se décrédibilise et se déconsidère totalement, encore une fois, en dévoyant cette institution qu’est la commission d’enquête.

On vous sent extrêmement remontée. Pour vous, ce n’est qu’une basse attaque politique ?

Il est absolument évident que c’est une basse attaque politique contre le Rassemblement national. La France insoumise est en perte de vitesse totale, notamment sur le plan électoral. Ils réagissent ainsi aux très mauvais sondages qui se multiplient.

Entretien repris de Boulevard Voltaire

En Allemagne, les groupes mondialistes influencent en faveur de la politique pro-immigration

15/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
D’un côté, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) tente de dépasser ce qu’elle appelle modiquement la « crise des réfugiés » de 2015 et organise des « ateliers sur la politique migratoire, la sécurité et l’intégration » auxquels la chancelière Angela Merkel et les principaux protagonistes ne se présentent pas.

De l’autre côté, la Fondation Bertelsmann publie une étude chiffrée sur le besoin de main-d’œuvre du pays dans les prochaines décennies. La conclusion estime qu’il faut plusieurs centaines de milliers d’immigrés pour compenser le fameux vieillissement de la population allemande.

La fondation Bertelsmann est un vrai groupe de pression politique.

Lorsqu’on parle d’un groupe de pression ou de réflexion (Think tank), on pense tout de suite à une institution américaine. On ignore souvent la puissance des fondations allemandes et leur capacité d’influence sur les politiques définies au sein de la communauté euro-atlantique. Tel est le cas de la Fondation Bertelsmann, adossée à la grande entreprise du secteur de l’édition et des médias.

En conclusion de son rapport, la Fondation Bertelsmann invite donc la classe politique à adopter rapidement la future « loi sur l’immigration ». En raison de la baisse des flux provenant de l’Union européenne, la fondation précise que « plus de la moitié de ces travailleurs supplémentaires devront venir de pays extra-européens ».

Pierre Hilard publiait déjà il y a dix ans une enquête remarquablement documentée sur la Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale.

Mais, ce qui l’intéresse surtout, comme le montre l’auteur, c’est d’imaginer les contours d’une « gouvernante mondiale ».

Forte de plus de trois cents collaborateurs, la fondation intervient sur tous les grands sujets qui intéressent les acteurs de la mondialisation. Outre un engagement dans le domaine de la santé, il est peu de débats concernant l’avenir de l’Union européenne auxquels elle n’ait pas imprimé sa marque.

Dans un contexte de tensions entre les États-Unis et l’Europe, la Fondation Bertelsmann se voit même parfois donné un rôle de médiatrice.

Un pas de plus vers la censure sur les réseaux sociaux

14/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Edouard Philippe a annoncé travailler avec Facebook pour « concevoir des règles plus innovantes, plus adaptées afin de réguler les contenus sur les plateformes et les réseaux ». Par régulation ou encore modération, il faut entendre que la censure déjà en place ne va pas s’arrêter là.

Rappelons qu’elle a été récemment mise en exergue à grande échelle dans le cadre des manifestations Gilets jaunes où de nombreux comptes et publications ont été suspendus. Difficile de ne pas faire de parallèle avec des pratiques totalitaires.

«Parent 1» et «parent 2» dans les formulaires scolaires. Jordan Bardella dénonce un «conditionnement idéologique des enfants»

14/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans le cadre du projet de loi « sur l’école de la confiance » qui prévoit une scolarité dès l’âge de trois ans ou la présence des drapeaux français et européen dans les salles de classe, l’Assemblée nationale a adopté mardi 12 février en première lecture un amendement qui consacre l’homoparentalité dans les formulaires scolaires. Celles-ci devront porter les mentions « parent 1 et parent 2 » et non plus « père et mère ».

Le député LR Xavier Breton a dénoncé un amendement relevant « d’une pensée unique et politiquement correcte qui ne correspond pas à la réalité ».

De son côté, Marine Le Pen considère qu’avec ce vote, «LREM, qui devait redresser l’école et l’arracher à toutes les dérives qui l’ont affaiblie, vient de faire voter le remplacement de « père et mère » par « parent 1 et parent 2 » dans les questionnaires… Le masque est tombé !». Pour sa part, Jordan Bardella estime que cette proposition participe d’un «conditionnement idéologique des enfants» et montre que «le totalitarisme n’est plus très loin».


Les Gilets jaunes se font voler leur révolution, par Ivan Rioufol

Les Gilets jaunes voient leur révolution confisquée. Eux qui cherchent notamment à “démocratiser la démocratie” (expression de Laurent Fabius, ce mercredi sur RTL) ne maîtrisent plus vraiment un mouvement qui leur échappe. Il a été habilement détourné, à la fois par la gauche et par le chef de l’Etat, dans une même stratégie du coucou, du nom de cet oiseau qui pond dans le nid des autres, quitte à semer la peur chez les récalcitrants. Cela fait quelques semaines que les premiers Gilets jaunes, ces petits patrons ou employés du privé venus à Paris du fond des provinces, ont laissé place à des manifestants plus urbains, plus syndicalisés, plus politisés, plus violents. C’est un militant de la CGT du nord qui pilotait le transpalette, préalablement dérobé, qui a servi à défoncer la porte du porte-parolat du gouvernement, le 5 janvier. L’extrême gauche est désormais bien visible dans les défilés qui se radicalisent et dégénèrent.

Elle est reconnaissable à ses slogans, ses drapeaux, son organisation. Les black blocs et les antifas sont là comme des poissons dans l‘eau. Parallèlement, Emmanuel Macron a, lui aussi, réussi à s’approprier une partie de la révolte populaire, en transformant le besoin d’expression de la société oubliée en un long monologue présidentiel, retransmis par toutes les chaines d’information. Se vérifie chaque semaine la critique émise par Chantal Jouanno, présidente de la commission nationale du débat public, d’un “grand débat faussé”. Ce prétexte avait justifié sa décision de se retirert du processus, après une polémique sur son salaire élevé. Mais, de fait, ce devrait être aux Français d’interroger le pouvoir, et non l’inverse.

Cette stratégie du coucou est préjudiciable au mouvement de fond. Il paie là son manque d’organisation, de programmes, de leaders. Résultats : la gauche tente d’introduire dans les revendications ses marottes sur la lutte des classes, la haine du riche, l’égalitarisme au cordeau. Macron a entamé, en douce, sa campagne pour les Européennes tout en assurant qu’il n’en est rien. La macronie, habitée par ses idées fixes, tente déjà de revendre sa fiscalité écologique en la présentant cette fois-ci comme “équitable”. Avant même de connaître les résultats du grand débat, 86 députés de la majorité présidentielle signent, ce mercredi dans Le Figaro, une tribune qui défend le retour à la taxe carbone, ce détonateur du réveil des Oubliés.

Alors que les Gilets jaunes réclament moins de taxes et d’impôts, le gouvernement réfléchit à de nouvelles impositions. Bienvenue en Absurdie ! En fait, tout se met en place pour attiser davantage des frustrations des citoyens irrités : une fois de plus, ils sont en train de voir leur parole confisquée par des partis qui n’ont rien vu venir, et par un pouvoir qui n’entend pas changer de ligne. C’est ce que le patron des députés LREM, Gilles Le Gendre, a déclaré ce matin sur LCI : “On a changé sur la méthode, mais pas sur les objectifs”. Reste que rien n’est aujourd’hui réglé de la révolution entamée, qui réclame plus de démocratie, plus de proximité, moins d’assistanat (lire ici). La France est sur un volcan. Relire Victor Hugo : “Le plus haut symbole du peuple, c’est le pavé. On marche dessus, jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête”.

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 février 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’affaire des contrats de Benalla se précise

13/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il s’agit là encore d’une enquête réalisée par Médiapart, que les poursuites engagées par le parquet de Paris sur ordre de Matignon et la tentative de perquisition de ses locaux n’a pas découragé.

Les premiers contrats ont été passés par la société Mars

La société dirigée par Vincent Crase a agi dans ce cadre en tant que sous-traitant de la société Velours. Les négociations, qui se sont déroulées au Damas Café et au siège de La République en marche, ont eu lieu de mars à juin 2018. Elles ont abouti à la signature d’un contrat de protection de la famille de l’oligarque russe Iskander Makhmudov lors de ses déplacements en France. Un premier versement de 294.000 € à la société Mars a ensuite eu lieu, bien que la famille de Makhmudov n’ait pas posé le pied en France à cette période.

Puis, de la société Mars, on passe à France Close Protection

L’éclatement de l’affaire Benalla a attiré l’attention sur ses tractations douteuses. Par ailleurs, le versement sur le compte de la société Mars de l’énorme commission de 122.000 € sur le premier contrat, versement en provenance d’un compte domicilié à Monaco, a inquiété la Société générale. Pour couper tout lien en apparence avec Vincent Crase et éviter les saisies conservatoires, Alexandre Benalla a fondé une deuxième société : France Close Protection. Elle est officiellement dirigée par Yoann Petit et compte un seul actionnaire de 18 ans, vraisemblablement proche de Benalla.
Dès le dépôt de ses statuts le 2 octobre dernier, elle a reçu un premier versement de 294.000 €, dans le cadre d’un contrat de protection de 980 000 € pour Iskander Makhmudov. Benalla en a touché plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Un autre contrat a ensuite été passé avec un deuxième oligarque russe

Signé le 2 décembre 2018 pour 980.000 €, ce contrat prévoit la protection de Farkhad Akhmedov et de ses enfants lors de leurs déplacements en France et dans certains pays d’Europe. Une équipe de sept personnes doit assurer cette mission. Pourtant, le premier versement a été touché par Benalla uniquement, après avoir transité sur le compte de sa société Insta Conseil basée au Maroc. En bref, on se demande pour quels services il est rémunéré si grassement.

La méfiance des Gilets jaunes envers le gouvernement est de plus en plus profonde

13/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La nouvelle grande enquête de la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch réalisée par l’Ifop ce mois-ci permet de mettre en lumière une fracture entre la France des Gilets jaunes et le reste de la société. En effet, sur de nombreux points cruciaux pour la société actuelle les chiffres marquent un écart important.

Par exemple, 62% des Gilets jaunes (soit 19 points de plus que dans l’ensemble de la population) souscrivent à l’idée selon laquelle le ministère de la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins. D’autres sujets qui sont plus polémiques dans notre société atteignent aussi des taux surprenants.

Ainsi, près d’un Gilet jaune sur deux (46%) adhère à la théorie du grand remplacement, soit un niveau d’adhésion pratiquement deux fois plus élevé que dans l’ensemble de la population. Et de la même manière, 44% (contre 22% des Français) se disent d’accord avec l’idée selon laquelle il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale. Cette enquête corrobore la méfiance grandissante à l’égard des médias traditionnels que l’on a pu constater dernièrement.

Italie : les patriotes triomphent dans les Abruzzes

Ce dimanche 10 février 2019, les électeurs de la région des Abruzzes, située au nord-est de Rome, sur la mer Adriatique, ont été appelés à élire leur président de région, ainsi que l’assemblée régionale.

Ce scrutin constitue un test important pour les partis qui prennent part au gouvernement national à Rome : le Mouvement 5 étoiles et la Ligue. Cette dernière s’est présentée aux côtés des autres partis de centre droit qui ont soutenu ensemble le même candidat au poste de président alors que le Mouvement 5 étoiles a fait cavalier seul.

Le candidat du centre droit – regroupant divers partis tels que la Ligue, Frères d’Italie et Forza Italia de Silvio Berlusconi – Marco Marsilio est élu président de la région des Abruzzes avec plus de 48 % des voix. Il est membre du parti patriotique Frères d’Italie. Le candidat du centre gauche, Giovanni Legnini, arrive deuxième avec 31,3 %. Sa formation politique est le Parti démocrate. Sara Marcozzi, du Mouvement 5 étoiles, décroche 20,2 % et le quatrième candidat, Stefano Flajani, des nationalistes radicaux de CasaPound, reçoit 0,5 % des voix.

Le scrutin pour l’assemblée de la région des Abruzzes voit la Ligue obtenir 27,5 %. Ce score représente une incroyable percée pour ce parti patriotique, qui n’était pas présent lors du précédent scrutin en 2014.

Un tel résultat indique clairement que la politique conduite par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et dirigeant de ce parti au niveau national Matteo Salvini est plébiscitée par une large frange des électeurs. Frères d’Italie obtient 6,5 % et double son nombre de voix par rapport à 2014. En revanche, Forza Italia de Silvio Berlusconi perd plus de la moitié de ses électeurs et tombe à 9 %. Les libéraux d’Azione Politica décrochent 3,24 % et les centristes de l’UDC 2,9 %. Au sein du centre droit, les rapports de force ont donc complètement changé : les patriotes de la Ligue et de Frères d’Italie y pèsent, ensemble, deux tiers des voix alors que les conservateurs de Forza Italia, principale force politique de cette tendance en 2014, sont désormais réduits à portion congrue.

Au sein du centre gauche, le Parti démocrate, principale formation de cette famille politique, perd plus de la moitié de ses voix par rapport à 2014. Il ne dispose que d’un peu plus d’un tiers des plus de 30 % obtenus ensemble par les partis de centre gauche.

Le Mouvement 5 étoiles voit un recul très limité de son score par rapport à 2014 en décrochant 19,7 %. Cette formation politique subit, cependant, une forte chute par rapport aux résultats obtenus dans les Abruzzes lors des élections législatives de mars 2018.

Comme le montrent, depuis des mois, les sondages, la Ligue est le principal bénéficiaire de la mise en place du gouvernement italien regroupant deux partis anti-système, alors que l’autre acteur de l’exécutif national, le Mouvement 5 étoiles, tire difficilement son épingle du jeu.

Des élections régionales auront lieu le 24 février 2019 en Sardaigne et le 24 mars en Basilicate. La Ligue, Frères d’Italie et Forza Italia soutiennent, dans chacune de ces deux régions, un candidat commun.

Lionel Baland

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

François Boulo: «Les Gilets jaunes construisent les conditions de la grève générale illimitée»

12/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que l’acte 13 des Gilets jaunes se profile, Sputnik France a reçu François Boulo, le Gilet jaune qui monte. Avec l’avocat de 32 ans, il a été question de grève générale, syndicats, violences policières, médias et «foulards rouges».

Entre critique acerbe du gouvernement et évolution du mouvement, entretien avec une grande gueule éloquente.


Gilets jaunes : une authentique révolte de droite – Laurent Moreau (Les Identitaires)

La marche des « Foulards rouges » a mis en lumière une forte opposition de certaines parties de la bourgeoisie parisienne à l’égard des Gilets jaunes. Il n’est pas rare d’entendre dans la bouche de gens réputés « de droite » un jugement tronqué sur les gilets jaunes qui n’aimeraient pas les riches, souhaiteraient que les plus hauts revenus soient d’avantage taxés ou encore que l’État investisse massivement dans la fonction publique.

Cette vision déformée des Gilets jaunes est le résultat du travail de sape habituel mené par la gauche et l’extrême gauche. Elles rêvent de retrouver dans ces manifestations un prolétariat français qu’elles ont depuis longtemps abandonné.

La réalité est tout autre. Les Gilets jaunes sont bel et bien la première révolte « de droite », enracinée, contre les dérives de la mondialisation et contre un État omniprésent fiscalement mais incapable de répondre aux aspirations des Français ou de les protéger.

Une révolte contre un trop plein de taxes, d’impôts ne peut pas être qualifiée « de gauche ». Ce mouvement concerne souvent les Français habitant dans les zones rurales ou péri-urbaines et ne touche ni les banlieues ni les bobos de centre-ville, sa clientèle électorale classique.

Le rétablissement de l’ISF aurait été placé au centre des prétendues revendications de ce mouvement populaire selon ses détracteurs. Certains Gilets jaunes ont en fait utilisé l’exemple de la fin de l’ISF pour montrer que « oui, payer moins d’impôts, c’est possible », et non parce qu’ils souhaitaient que les plus aisés soient de nouveau plus taxés. Pour donner une telle visibilité au sujet, la France insoumise et ses caisses de résonnance ont fait pesé une énorme pression. Néanmoins, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le rétablissement de l’ISF ne fait pas partie des revendications officielles des Gilets jaunes.

Au contraire, les revendications des Gilets jaunes témoignent de leur attachement à certaines valeurs profondément ancrées « à droite », la méritocratie, la liberté, la famille et la possibilité de pouvoir vivre dignement de son travail.

Examinons-les :

« Suppression de la TVA sur les produits de première nécessité et de puériculture » : une baisse de la TVA est forcément un pied de nez à « l’État glouton » qui prélève partout des sommes astronomiques sur les Français. La volonté d’aider particulièrement les familles qui ont des enfants témoigne de leur volonté de continuer à en avoir, donc à transmettre – une idée de plus en plus attaquée dans notre société.

La « diminution drastique de tous les avantages des fonctionnaires » fait écho à une volonté d’équité et en toile de fond à la question de la méritocratie. Les avantages de certains fonctionnaires sont devenus insupportables aux yeux des classes moyennes et populaires qui se battent pour boucler leurs fins de mois. Les salaires exorbitants de France Télévisions en sont le plus bel exemple, et cristallisent cette fracture entre certains Français surprotégés et ceux qui travaillent dur pour réussir.

Enfin, la mise en place du « Référendum d’Initiative Citoyenne en toutes matières » qui ne comprendrait aucun sujet interdit. Si certains médias ont agité le spectre du retour de la peine de mort et de l’interdiction de l’IVG pour discréditer la revendication, le pouvoir a surtout peur que le peuple puisse se saisir de sujets sur lesquels il n’a jamais été consulté : l’immigration, l’islamisation, la politique de la ville, etc. Autant de sujets ayant un impact direct sur la vie des Français, mais également sur les finances publiques et donc sur le montant des impôts et des taxes dont les Français doivent s’acquitter. Le RIC est un outil qui responsabiliserait les Français, dans les sujets soumis au vote et dans les décisions prises par le peuple, toujours souverain. L’exemple de la Suisse montre d’ailleurs que des sujets jusqu’ici jamais débattus au Parlement pourraient aboutir via le RIC (construction des minarets, expulsion des criminels étrangers, pour reprendre deux votations célèbres dans ce pays).

L’ADN de la révolte des Gilets jaunes ne doit pas être altéré par les manipulations initiées par la gauche et les syndicats. Ils sont largement responsables de la situation désastreuse dans laquelle se trouve une partie des classes moyennes et populaires françaises et ne représentent plus personne.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Acte XIII des Gilets jaunes : si la participation ne baisse pas, le mouvement peine à se structurer

11/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ils avaient choisi les Champs-Élysées avec un détour par l’Assemblée nationale. Et il s’en est fallu de peu pour que les Gilets jaunes ne réussissent à rentrer au Palais Bourbon. Au cours de cette attaque contre une palissade de l’assemblée par les black-blocs, un manifestant a eu la main arrachée par l’explosion d’une grenade de désencerclement, une arme de guerre contenant 25 g de TNT et qui n’explose pas tout de suite. D’où la colère d’Alexis Corbière sur France Info, qui a appelé le ministre de l’Intérieur à la démission. Et plus tard, dans la soirée, un véhicule de Vigipirate a été incendié, toujours par des extrémistes de gauche, non loin de la tour Eiffel.

Mais pourquoi l’Assemblée nationale ?

Il est probable que le récent vote de la Loi « anticasseurs » y soit pour quelque chose. Perçue comme une atteinte à la liberté de manifester, elle a suscité des protestations dans tous les partis politiques, y compris dans le camp du parti du président : du jamais vu !

Et quel bilan peut-on tirer de cette journée ?

D’abord, une participation qui ne fléchit pas et une certaine constance dans les mots d’ordre : l’appel au référendum d’initiative citoyenne et l’appel à la démission de Macron. Et si, selon un sondage récent, 64% des Français soutiennent encore le mouvement des Gilets jaunes, celui-ci peine à se structurer et résiste à toutes les tentatives de récupération. Mais en contrepartie, aucun leader n’échappe aux feux des critiques : citons Frank Buhler de Debout la France, ou Benjamin Cauchy, leader des Gilets jaunes à Toulouse, qui n’ont plus accès aux plateaux de télévision. Citons aussi Ingrid Levavasseur qui a du mal à imposer sa liste Gilets jaunes aux futures élections européennes, ou encore Eric Drouet critiqué pour s’être entendu avec Besancenot à propos de l’appel à la grève de mardi dernier. Enfin, la rencontre en Italie entre Luigi di Maio, vice-président du conseil italien, et des co-listiers d’Ingrid Levavasseur, a suscité les protestations de Maxime Nicolle.