Parrainages : suffrage restreint contre suffrage universel

suffrage vote

Notre démocratie est fondée sur le suffrage universel. C’est pourquoi le président de la République, après avoir été longtemps élu par les membres du Parlement, est élu au suffrage universel. Mais il y a une limite, ce sont les parrainages. C’est-à-dire que le candidat, avant d’affronter le suffrage du peuple, doit être adoubé par des élus.
Une tribune signée Pierre Boisguilbert.

La plupart de ces élus sont des maires. Il s’agit d’imposer un filtre pour éviter des candidatures fantaisistes. Mais la réforme imposant aux maires de se déclarer publiquement a tout changé. Le système est manipulé pour écarter les candidatures gênantes pour ses représentants. On voit bien que la pression et les menaces sont devenues monnaie courante. Les maires ont deux craintes : être taxés d’extrême droite et devenir infréquentables politiquement, se voir refuser des financements indispensables pour leur commune. Comme une petite musique du Parrain dans les parrainages. Que le système soit absurde est une chose, qu’il soit une méthode d’impeachment en est une autre. Quand on apprend qu’Anne Hidalgo au-dessous de 5 % dans les sondages a 3 000 signatures et que Marine Le Pen, Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, 40 % des électeurs, ont du mal à dépasser les 300 promesses qui ne sont pas encore des engagements, on voit bien la gravité du problème.

Avant le plafond de verre, le plafond des maires. Ceux qui tiennent les clés du champ de courses, ce sont certaines écuries. Celle du président sortant, bien sûr, avec un parti fantôme et des élus pléthoriques mais qui en fait n’existent que par lui. Celles des anciens grands partis à la dérive, qui jouent leur survie, comme Les Républicains et les socialistes. S’il n’y avait ni Marine ni Éric ni Jean-Luc, la présidentielle perdrait cependant toute légitimité dans le respect de la légalité. Le pays réel serait exclu comme jamais.

Face au danger d’une crise de système et donc de régime, les médias jouent le plus souvent les vierges effarouchées. Ce ne serait pas bien, mais finalement pas scandaleux. En effet le système est en place depuis longtemps et n’a jamais vraiment empêché les candidatures multiples ; et pas question, bien sûr, de changer les règles en cours de partie. Deuxième argument : les candidats qui n’y arrisent pas n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, c’est qu’ils ne sont pas capables ou pas convaincants. Sous-entendu, ils sont jugés pas assez démocratiques contrairement à nous. C’est ce que suggère, sur un ton où le mépris le dispute à la haine, Anne Hidalgo dont la candidature est un naufrage annoncé pour le PS. Par charité c’est à elle que les maires devraient refuser leur signature pour lui éviter et éviter au PS la chute finale.

La solution est de changer le système et de le mixer ou de le remplacer. Par exemple, avec un nombre significatif de citoyens devant soutenir une candidature, on retourne à l’universel contre le censitaire de rente électorale.

Pour certains c’est un faux débat, tout le monde aura les signatures pour des intérêts divergents. Cependant Macron n’a pas intérêt à une candidature Zemmour qui favoriserait Pécresse alors que Pécresse a intérêt à cette candidature qui pénaliserait Marine Le Pen. On le voit, le parrainage est une sorte de IVe République maintenue avant la Ve. Avant la vraie campagne en rase campagne, la recherche de parrainages est le cheminement obligé dans marécage politicien du monde d’avant, qui subsiste autour de partis dépassés et vermoulus. Mais ces partis, comme le chien du proverbe arabe, « perdent leurs poils, mais pas leurs vices ».

Tribune reprise de Polémia

Les démocraties mises à mal, selon le dernier rapport de Dominique Reynié

Dominique Reynié

La liberté et la démocratie mises à mal par les rencontres entre différentes cultures, telle est l’analyse non pas de quelque polémiste réactionnaire ou populiste mais de… la Fondation pour l’innovation politique, un think tank libéral, progressiste et européen, présidée par Dominique Reynié, politologue dont certaines prises de position illustrent bien une pensée progressiste : le mariage homosexuel, la PMA et la GPA, l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ou encore la discrimination positive à Sciences Po Paris (il avait, en effet, appuyé cette suggestion à Richard Descoings, alors directeur de l’IEP, en lui faisant remarquer qu’il était déplorable qu’il n’y ait « aucun nom à consonance arabe dans la liste de la nouvelle promotion de l’ENA »).

C’est la Fondation pour l’innovation politique qui a publié l’étude « Libertés, l’épreuve du siècle », accessible sur le site https://www.fondapol.org/, qui dresse un état des lieux de la démocratie et des libertés dans le monde à travers les réponses de 47.408 personnes dans 55 pays.

Le chapitre intitulé « De quoi les démocraties ont peur » pointe des réalités rarement évoquées par les ardents défenseurs de l’européisme. Ainsi, il ressort que la confrontation entre différentes cultures sur un même sol provoque une remise en cause des fondements de la démocratie. Le chapitre est introduit en ces termes : « La liberté d’opinion est mise au défi dans des sociétés démocratiques de plus en plus multiculturelles. L’incompréhension réciproque, la défiance, voire l’hostilité, corrodent le lien social. Les rivalités interculturelles se transforment en conflits de valeurs lorsque le différend porte sur des libertés fondamentales, telles que la liberté d’opinion et la liberté de la presse. »

Les chiffres recensés par l’étude sont évocateurs : la France est l’un des pays au sein desquels la crainte de l’islamisme est la plus forte : 84 % des Français sondés craignent plutôt ou tout à fait l’islamisme. C’est bien plus que la moyenne mondiale, qui est de 59 %. Notons, toutefois, que l’étude a aussi été proposée dans des pays majoritairement musulmans. À titre d’exemple, et pour comparer avec d’autres pays européens, 82 % des Bulgares craignent plutôt ou tout à fait l’islamisme, 78 % des Belges, 76 % des Allemands, 76 % des Autrichiens.

Le rapport approfondit le problème en évoquant la faiblesse des institutions démocratiques face à ce fléau, en rappelant des réflexions d’un autre rapport publié en septembre 2021 : « Mais les démocraties sont aussi plus désemparées parce qu’elles représentent un ordre politique doux, fondé sur la liberté et les droits humains. Immanquablement les démocraties se sentent désarmées. Une envie de répression, de contrôle, de surveillance, d’expulsion, de fermeture des frontières s’exprime au grand jour » (Islamisme et populisme : une dialectique implacable », in Dominique Reynié, dir., Les Attentats islamistes dans le monde, 1979-2021, Fondation pour l’innovation politique, septembre 2021).

Une démocratie non violente, une population violente ?

Après avoir pointé le sujet de la démocratie face à l’islamisme, le rapport évoque la question du rapport entre la population et la violence. 44 % des sondés pensent que les citoyens n’arriveront plus à résoudre leurs désaccords de manière pacifique dans leurs pays et auront plus souvent recours à la violence. C’est la réponse, en particulier, de 71 % des Français interrogés. Notons qu’ils sont parmi les plus nombreux à partager cette affirmation, avec les Libanais (76 %).

En outre, une personne sur cinq (19 %) estime que le recours à la violence pour défendre ses opinions politiques peut être justifié. Et plus les personnes sont jeunes, plus elles partagent cette affirmation : 27 % des 18-34 ans contre 18 % des 35-59 ans et 9 % des plus de 60 ans. Face au délitement actuel des institutions, la violence serait donc, aux yeux des jeunes générations, l’unique porte de sortie ?

Renaud de Bourleuf

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Entretien – Florian Philippot au sujet du Pass-Vaccinal : « Petit à petit, des vérités émergent »

Florian Philippot TVL

20/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avec le pass-vaccinal exigé par l’exécutif à marche forcée, 2022 s’annonce presque aussi mal que 2021. Pourtant, Florian Philippot, le président des Patriotes à l’origine de la mobilisation contre les mesures prétendument sanitaires depuis près de 18 mois, voit un motif d’espoir. En effet, l’arrivée du variant Omicron, qui a tout l’air d’être moins dangereux, conjugué au conditionnement du pass-vaccinal à toujours plus d’injections font changer les mentalités des Français.
Petit à petit, le narratif évolue malgré la malhonnêteté des médias du Système qui diffusent sans aucun discernement la propagande gouvernementale.

A 3 mois de l’élection présidentielle, quels espoirs pouvons-nous avoir pour sortir de cette crise ? Les candidats doivent-ils prendre leurs responsabilités pour s’allier et battre Emmanuel Macron ? La règle des 500 signatures doit-elle est abandonnée ?
Florian Philippot revient sur toutes ses questions dans Le Samedi Politique.


Jordan Bardella : « Monsieur Macron, votre Europe est devenue l’arrière-cour de Washington, la proie de Pékin, le paillasson d’Erdogan et l’hôtel de l’Afrique.»

Passe vaccinal – Un vote déshonorant, par Maxime Tandonnet

assemblée nationale

Le passe vaccinal a été définitivement voté par l’Assemblée nationale, après le Sénat, avec 215 voix pour (LREM, deux tiers des LR et une minorité des socialistes), 58 voix contre. L’AN compte 577 députés. En soi, cette mesure n’est pas destinée à exercer un effet direct de maîtrise de l’épidémie. On sait aujourd’hui de manière certaine que les personnes vaccinées peuvent aussi propager le virus. L’objectif déclaré du passe vaccinal est d’exercer une pression sur les personnes non vaccinées en les privant de l’accès à de nombreuses commodités de la vie sociale pour les pousser à se faire vacciner. L’idée est d’appliquer « une obligation vaccinale déguisée » en frappant les « non vaccinés« . C’est sans doute la première fois que la puissance publique châtie ouvertement des personnes qui n’ont rien commis d’illégal, la vaccination n’étant pas obligatoire.

Le passe vaccinal est ainsi destiné à exclure, à mettre au ban de la société un Français sur 10 n’ayant rien commis d’illégal (« j’ai très envie d’emmerder les non vaccinés« ). Il relève de la logique du bouc émissaire qui consiste à désigner implicitement les personnes non vaccinées comme les coupables d’une faillite de deux années de politique sanitaire. Ce passe vaccinal est à l’évidence, sans le moindre doute possible, inconstitutionnel heurtant de plein fouet l’article 5 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (« Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas ») et absolument contraire aux principes républicains les plus élémentaires.

58% des Français l’approuvent selon un sondage. Ceci n’est pas non plus à l’honneur du peuple français. Qu’une majorité de députés de l’opposition LR ait voté en sa faveur n’est pas seulement déshonorant, mais inintelligent. Que plus de la moitié des parlementaires aient été absents de l’hémicycle sur une question aussi grave, engageant la vie quotidienne d’un dixième de nos compatriotes, est simplement lamentable.

Un grand ponte LR m’a expliqué la situation: « Nous ne voulons pas laisser à Macron le monopole de la protection des Français (sic) ». Au fond, ils refusent de réfléchir au fond de la mesure, mais par calcul, se cantonnent au suivisme. C’est un calcul électoraliste, de court terme, contre le bon sens, le courage et le bien commun. Des individus qui raisonnent de la sorte méritent-ils, en tout état de cause, de revenir au pouvoir?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

A peine voté, le passe vaccinal est déjà inutile, par Ivan Rioufol

L’Assemblée nationale a voté très majoritairement, dimanche soir, l’impasse vaccinale. Par 215 voix contre 58, les députés ont avalisé un laisser-passer qui n’aura aucun effet sanitaire, sinon de perpétuer une soumission collective à l’Etat hygiéniste. Ce lundi, sur Europe 1, Valérie Pécresse (LR) a admis cette absurdité, au vu de la baisse de l‘épidémie et de sa banalisation : « Le passe vaccinal va entrer en vigueur et ne sera plus utile ». Cela n’a pas empêché la candidate « libérale » de soutenir, la veille, ce marqueur politique. Il appuie une politique discriminatoire et liberticide. Jeudi dernier, Christian Estrosi, qui a rallié Emmanuel Macron dans sa stigmatisation des sous-citoyens non-vaccinés, avait poussé le zèle jusqu’à se déclarer favorable au confinement des Français exclus du passe privilège, en ajoutant : « Ils ne devraient pas avoir droit à l’accès à l’assurance-chômage. Quand on fait prendre de tels risques à la société, on doit en payer le prix ».

Ce catastrophisme, qui ne repose plus sur aucune réalité dramatique, a été à nouveau avalisé dimanche par un tweet du chef de l’Etat : « Nous sortirons de cette crise en vaccinant la France, en vaccinant le monde, car le virus ne connaît pas de frontières. Pour aider tous les pays dans cette course, un milliard de doses ont été livrées avec Covax. Vacciner, vacciner, vacciner. Avec solidarité. On continue ». L’idéologie hygiéniste, imperméable aux faits, fonce dans le mur.

« Notre époque ne consent décidément pas à habiter le monde réel, complexe, contradictoire », observe la philosophe Bérénice Levet dans son dernier essai contre l’écologisme (1). Sa juste remarque vaut en fait pour toutes les constructions dogmatiques : elle s’attachent à faire plier les réalités à leurs certitudes, tout en disqualifiant les opinions contradictoires. Ainsi en est-il de la bio-politique macronienne. Cette dérive démocratique n’a plus rien à dire, hormis faire croire que la France est menacée d’un virus qui, pourtant, disparaît pour devenir une simple endémie.

Le ridicule est atteint quand le délégué général LREM, Stanislas Guérini, soutient ce matin sur RTL que le gouvernement a fait, avec ce passe, « le choix d’une mesure rationnelle ». La raison, que prétend s’approprier le président face à des anti-passe présumés bas du front, est absente de cette hystérie. Celle-ci prône la démesure en s’attachant à maintenir la peur. Alors que la macronie ne cesse de se réclamer de l’ « inclusion », qui prétend respecter toutes les différences et toutes les opinions, elle s’entête à installer un régime de ségrégation. Cet ordre sanitaire n’a aucun sens. Ce passe ne passe pas. Il s’apparente de plus en plus à un abus de pouvoir. Et cela se voit.

(1) L’écologie, ou l’ivresse de la table rase (L’Observatoire)

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Me Olivier Pardo : « Tous les observateurs relèvent qu’il y a acharnement judiciaire à l’encontre d’Éric Zemmour »

Olivier Pardo

Pour avoir qualifié les mineurs isolés de « voleurs », d’« assassins » et de « violeurs » en septembre 2020, Éric Zemmour vient d’être condamné à 10.000 euros d’amendes, ce 17 janvier, par le tribunal correctionnel de Paris. Boulevard Voltaire a recueilli la réaction de son avocat maître Olivier Pardo.

Eric Zemmour est condamné à 10 000 euros d’amende pour ses propos sur les mineurs isolés. Quelle est votre réaction suite à ce verdict ?

Je suis très choqué par cette décision parce qu’à la lecture du jugement, le tribunal a dénaturé la poursuite. Il ne parle plus des migrants ou des mineurs isolés, mais des immigrés. Cela n’a rien à voir. Dans le cas de cette dénaturation de la poursuite, j’invite mon client à faire appel.
Je vous rappelle que dans les dossiers Zemmour, nous avons la plupart du temps gagné en appel, voire en cassation. Si un jugement a été rendu et que je considère comme un jugement contestable …. et bien la Justice n’est pas encore passée et la Justice passera quand nous aurons été en appel voire en cassation.

Votre client et ami à l’élection présidentielle a-t-il intérêt à faire durer cette séquence juridique ?

Il a intérêt comme toujours à faire valoir son droit. La seule condamnation définitive a été une condamnation, alors qu’il n’avait pas voulu faire appel. S’il avait fait appel, il aurait été innocenté.

Y a-t-il une forme d’acharnement judiciaire à l’encontre de votre client ?

Tous les observateurs le relèvent.

Est-ce un moyen pour d’éventuels adversaires qu’ils soient magistrats ou autres de contrecarrer ses ambitions politiques ?

Cela ne marchera pas, car ils n’ont pas l’audace d’aller jusqu’au bout. Ils ne suivent pas les parties civiles qui demandent à ce qu’il soit inéligible ce qui n’a pas été le cas en la matière.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Apartheid sanitaire : l’Assemblée nationale adopte le passe vaccinal, par Xavier Eman

Assemblée nationale

Sans grande surprise, les godillots macroniens ont définitivement entériné la mise en place du nouvel outil de contrôle social voulu par le gouvernement. Le texte « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » a ainsi été voté par 215 députés, tandis que 58 se sont prononcés contre et sept se sont abstenus. On pourra noter au passage que 297 « élus du peuple » n’ont même pas daigné se déplacer pour participer à ce vote. Sans doute des opposants (tardifs) au travail du dimanche… Outre la majorité macroniste, une partie des députés LR et PS s’est prononcée en faveur des nouvelles restrictions de libertés, notamment Eric Ciotti, la nouvelle idole des droitards.

Le passage devant le Sénat n’aura finalement été qu’une formalité alors que certains naïfs espéraient une plus grande « résistance » de la part d’une assemblée réputée plus « sage » et « conservatrice ». Au contraire, le seul amendement sénatorial inscrit dans la nouvelle loi ne laisse pas d’être inquiétant et possiblement destructeur : en cas de désaccord entre parents sur la vaccination de leur enfant de 5 à 11 ans, l’un des deux pourra décider unilatéralement de le faire vacciner alors qu’il fallait jusqu’à présent un accord commun. De biens tristes drames et chantages familiaux en perspective !

Dès que la loi sera publiée par décret (vers le 20 janvier, espère le gouvernement), ce passe vaccinal se substituera donc à l’actuel passe sanitaire pour accéder à l’essentiel des lieux publics et des activités de loisirs (restaurants, cafés, bars, salles de sport, piscines, foires, transports publics interrégionaux…). Les magasins ou les lieux de culte ne sont pas concernés par la mesure, tout comme les établissements et services de santé (dont l’accès reste conditionné à un test négatif). Les non-vaccinés pourront donc encore acheter des denrées alimentaires, prier et éventuellement se faire soigner. Quelle générosité et quelle clémence envers ces irresponsables citoyens de seconde zone !

Dans ce nouveau cadre, les contrôles seront bien évidemment renforcés, chacun, ou presque, devenant le kapo de son voisin. Ainsi les restaurateurs et organisateurs de spectacles pourront vérifier l’identité des personnes présentant un passe vaccinal, en exigeant soit une carte d’identité, soit un « document officiel comportant sa photographie ». Le passe vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de l’âge de 16 ans, les mineurs de 12 à 15 ans restant soumis à l’obligation de présenter l’actuel passe sanitaire.

Alors que désormais tout le monde s’accorde à reconnaître que le « passe », sanitaire ou vaccinal, n’empêche nullement la transmission massive du virus et que son seul intérêt serait de limiter les « cas graves » et donc la pression sur les services de réanimation des hôpitaux dans lesquels le gouvernement refuse d’investir massivement comme la logique la plus basique le voudrait, ce vote apparaît clairement comme l’expression d’une volonté de « punir » les réfractaires aux oukases gouvernementaux bien plus que comme une quelconque mesure sanitaire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 janvier 2022

Présidentielles 2022 : Emmanuel Macron profite-t-il de la crise sanitaire ?

macron pass sanitaire

14/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis maintenant deux ans, le Covid fait les gros titres des médias. Avec cette cinquième vague, à trois mois de la Présidentielle, bien des préoccupations majeures des Français sont mises à l’écart du débat public. Cette situation profite-t-elle au sortant, Emmanuel Macron?

Les autres candidats sont-ils bâillonnés par ce «rapt médiatique» du covid ? Éléments de réponse avec Stéphane Rozès, enseignant à Sciences Po et président de la société Conseils, analyses et perspectives (Cap).


Éric Zemmour : « Je ne suis pas le père Noël de l’humanité. L’immigration, c’est fini ! Je ferme ! J’ai un devoir d’humanité pour le peuple français, pas pour le reste du monde »

[ENTRETIEN] Zemmour, Villiers et Buisson en Vendée : « La dernière fois c’est la gauche hors les murs qui a gagné, cette fois ce sera la droite hors les murs »

zemmour buisson villiers

13/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Reportage exclusif de Boulebvard Voltaire aux Sables-d’Olonne où, samedi, se sont retrouvés Éric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson, les acteurs et les théoriciens de la droite hors les murs venus défendre une statue de saint Michel menacée.

Chaleureusement accueilli par Yannick Moreau dans sa mairie, Éric Zemmour a ensuite participé à une réunion publique et rejoint ses amis. Ils livrent leurs analyses fortes sur la situation de la France et de la droite à trois mois du premier tour et expliquent pourquoi Éric Zemmour est l’homme de la situation.


Les libéraux se déshonorent en avalisant le passe vaccinal, par Ivan Rioufol

manif pass sanitaire

Où sont passés les libéraux ? Ils devraient être à la pointe des contestations contre la collectivisation des peurs sanitaires et l’intrusion du pouvoir politique dans les vies intimes. En réalité, rares sont les Républicains, parti dépositaire de la pensée libérale, qui protestent contre les atteintes constantes aux libertés, sacrifiées au nom de l’hygiénisme d’Etat. Le spectre d’une société aseptisée, adepte de la ségrégation et de la dénonciation, laisse de marbre les prétendus défenseurs de la démocratie et de la république. Ce lundi, sur Europe 1, le sénateur Claude Malhuret a offert la caricature du dogmatisme, construit sur la haine de l’autre et un monde divisé entre gentils et méchants.

Pour cet ancien médecin, qui s’était déjà fait remarquer par son mépris de classe contre les Gilets jaunes, les « anti-passes » seraient coupables de « foutre la trouille aux Français », d’être « du côté de l’erreur », de « contrevenir à leur devoir moral », de « bassiner avec les libertés ». Ce parlementaire, impertinent avec les faibles, trouve normal le fonctionnement de la démocratie parlementaire, qui avalise les choix de l’exécutif avec des coups de pieds au derrière. Il ne trouve rien à dire, non plus, des « contre-pouvoirs » (Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel) qui s’aplatissent devant la volonté du chef de l’Etat. Pour lui, « si tout le monde était vacciné, il n’y aurait plus de problème ». La France, vaccinée à 92%, ne maîtrise pas l’épidémie et les vaccins s’avèrent clairement décevants. Mais Malhuret est l’exemple de l’idéologue fanatisé par ses croyances et indifférent aux faits. Ils sont nombreux à lui ressembler.

Ceux qui défendent les libertés sont dans la rue. Samedi, il y avait foule dans Paris et partout en France pour crier : « Macron, on t’em-merde ! ». Réduire ces citoyens à des illuminés « antivax » (Le Parisien dimanche) est une autre manière de ne pas vouloir entendre ces protestations contre une oppression étatique disproportionnée et une hystérie sanitaire qui devient démente. Le Parisien a accepté ce week-end d’abriter une tribune, co-signée par le professeur David Smadja (hématologue) et l’avocat Benjamin Fellous, qui proposent de poursuivre au pénal les non-vaccinés qui transmettraient le virus, sans vouloir s’arrêter aux vaccinés qui contaminent les non-vaccinés (ce qui a été mon cas).

Un sondage Ifop fait ressortir que 51 % des Français approuveraient que les non-vaccinés payent tout ou partie de leurs frais d’hospitalisation, sans oser pour l’instant appliquer ce raisonnement à ceux qui boivent trop, fument trop, conduisent trop vite, etc. Emmanuel Macron, tel Néron regardant Rome en feu, voit son pays s’enflammer à mesure qu’il déverse ses bidons d’essence, avec les encouragements de vaccinés qui ne veulent pas admettre qu’ils pourraient avoir été abusés. Paradoxe : c’est une philosophe proche de la France insoumise, Barbara Stiegler, qui, ce lundi dans Libération, alerte contre le passe liberticide et la propagande de la nouvelle hygiénocratie. Les libéraux se déshonorent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Marine Le Pen détaille plusieurs mesures contre l’immigration – Elle souhaite notamment supprimer l’AME et rétablir le délit d’incitation d’aide à l’immigration

« Le pass vaccinal est infâme et assassine nos libertés ». Stéphane Ravier au front contre la tyrannie sanitaire

12/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphane Ravier, sénateur RN de Marseille, est monté au créneau contre la tyrannie sanitaire.

« Ce « vaccin » est tellement efficace qu’il faut l’administrer tous les trois mois, que le masque est obligatoire dans la rue, que des jauges sont instaurées dans les théâtres et les stades, que les boîtes de nuit sont fermées : bravo, quelle réussite.

La stratégie du gouvernement repose sur la division des Français en désignant des boucs émissaires. Le pass vaccinal est infâme et assassine nos libertés. C’est une honte pour ceux qui le votent, pour la République, et surtout pour la France »