Pourquoi viennent-ils tous se faire démolir par Zemmour ?

Avec un Z comme Zorro, Eric Zemmour est devenu en quelques mois le Cassius Clay du débat télévisé : les challengers se succèdent, et se fracassent les uns après les autres. Cette semaine, ce sont trois vaincus par KO qui se sont suivis, tous des soutiens du pouvoir.
Emmanuelle Wargon a tenté de défendre la politique énergétique du gouvernement, modèle typique du “en même temps” qui ne marche pas : en quelques minutes, on a compris que les éoliennes sont un gadget pour complaire aux écolos, et que rien ne justifie le retrait du nucléaire, même à pas mesuré, car c’est la seule énergie qui peut pallier les émanations de gaz à effet de serre. La secrétaire d’État à l’Écologie s’est vite retrouvée dans ses petits souliers, embrouillée, a minaudé des éléments de langage, elle a sombré corps et biens.

Mounir Mahjoubi a aligné les belles phrases et mots creux pour définir le Macronisme : un monde nouveau pour une politique réaliste, l’insertion de tous par le travail, l’égalité des chances, blabla bla bla bla… Zemmour lui a juste envoyé que le macronisme était le dernier avatar de l’ancien monde en voie de disparition, celui du mondialisme. Et qu’il était l’illustration parfaite de la bourgeoisie post moderne qui porte cela, envers et contre le reste du peuple. Mahjoubi s’est forcé à garder jusqu’au bout son sourire béat, mais il a encaissé et cela s’est vu.

La palme de la déconfiture revint à Jack Lang, qui refusa carrément le débat, monta sur ses grands chevaux, traitant Zemmour d’obscurantiste fermé et rabougri : on a rarement vu Lang aussi outré, outrancier, vexé de la raclée qu’il n’a pu éviter. Et oui, la splendeur du courtisan Lang, à la Cour du Roi Mitterrand, est passée depuis longtemps. Il faut dire qu’ériger la langue arabe comme langue de France, c’est fort de café… Expliquer que son Institut n’est pas financé par les monarchies du Golfe, il faut déployer une bonne dose de mauvaise foi… Comme il ne pouvait nier l’évidence, il s’est réfugié dans une posture de vierge effarouchée, de seigneur et d’homme de savoir et d’ouverture confronté au mal, blessé dans son orgueil et sa probité…

Mais pourquoi donc viennent ils tous se faire pulvériser, en toute connaissance de cause ? N’ont-ils donc pas compris que Zemmour combat avec des arguments savamment travaillés, et que la moraline bien pensante ne fera pas le poids ? Au début, ils étaient peu nombreux à vouloir l’affronter, se drapant dans les habits de la blanche colombe qui ne veut pas recevoir les postillons du crapaud. Maintenant c’est la bousculade autour du ring de CNews. Car voila, les audiences de Face à l’Info sont considérables, autour de 300.000 téléspectateurs tous les soirs. À ce compte là, même une bonne déculottée assure un coup de projecteur, pour le livre de Lang par exemple… Et puis, ne se retrouve pas face à Zemmour qui veut : pour Mahjoubi, un peu sur la touche depuis son échec à la candidature à Paris, c’est un rappel au bon souvenir du public, comme du pouvoir. Voila à quoi en sont réduits les suppôts d’une idéologie encore dominante malgré ses contradictions et ses contre-vérités : jouer au faire valoir de Zemmour pour exister encore politiquement et médiatiquement.

Olivier Piacentini

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Carnage islamiste à la préfecture de police – Laurent Nuñez admet un… « loupé »

Alors que l’analyse par les enquêteurs des ordinateurs et du téléphone portable de Mickaël Harpon a apporté ces derniers jours de nouveaux éléments confirmant la motivation islamo-terroriste de l’auteur de la tuerie de la préfecture de police de Paris du 3 octobre dernier, Laurent Nuñez était auditionné mercredi par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les fameux « dysfonctionnements » qui ont permis à Harpon de commettre ce carnage. Une audition au cours de laquelle le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, ne craignant pas l’euphémisme, a admis un « loupé » dans la détection de Harpon.

« Comment tuer les mécréants »

Nous avons tous encore en mémoire les mots incroyables employés par Eric Ciotti (LR) et Florent Boudié (LREM) lors de leur présentation à la presse au début du mois des premières conclusions de la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’attaque islamiste de la préfecture de police de Paris (voir Présent du 7 février). Faisant part de la « sidération » de l’ensemble des membres de la commission face à une « accumulation de dysfonctionnements majeurs, structurels, fonctionnels et organisationnels » et face à « l’amateurisme » régnant au sein de la direction du renseignement de la préfecture de police, les deux parlementaires n’hésitaient pas à dénoncer « une faillite collective », « compte tenu du profil de Mickaël Harpon ». Un profil qui s’est encore affiné ces derniers jours, grâce aux expertises techniques réalisées par les enquêteurs sur les appareils numériques personnels du djihadiste, et notamment sur son téléphone portable. C’est ainsi que les équipes de la DGSI ont découvert que, une heure avant de massacrer quatre de ses collègues, l’informaticien en poste à la DRPP avait effectué des recherches Internet sur la manière de « tuer les mécréants ». Ou encore que, la veille du carnage, il avait utilisé lors de sa navigation sur le Web le mot-clef « kouffar » (mécréants, en arabe) et avait entrepris de chercher des billets d’avion pour se rendre en pèlerinage à La Mecque. Rappelons que, lors de l’analyse du contenu de son matériel professionnel dans les semaines qui ont suivi l’attentat, les équipes techniques de la DGSI avaient déjà découvert sur plusieurs clefs USB des vidéos de propagande djihadiste (dont des images de décapitation) ainsi que diverses informations collectées par la DRPP.

L’« incompréhension » de Nuñez

Des découvertes qui, au fond, ne font que confirmer ce que nous savions déjà : à savoir que Harpon, converti à l’islam depuis une dizaine d’années, était non seulement un fou d’Allah, mais ne cachait pas en outre son admiration pour les islamo-terroristes. Un profil qui ne l’a pourtant pas empêché de continuer à exercer tranquillement ses fonctions au sein de ce service sensible qu’est la DRPP, ni même de voir régulièrement renouvelée son habilitation « secret défense ». Et pourtant, comme le soulignaient encore Ciotti et Boudié le 5 février, il y avait eu « une accumulation de signes » en amont de la tuerie du 3 octobre. Comme cette fois où, en 2015, Harpon s’était réjoui devant ses collègues de l’attentat de Charlie Hebdo. Des propos qui n’avaient été rapportés qu’oralement à ses supérieurs et n’avaient pas fait l’objet d’un signalement officiel. Ou encore ce « repli religieux » qu’avaient constaté ses collègues depuis sa conversion en 2010, qui n’a jamais donné lieu à la moindre enquête. Des défaillances incroyables que Laurent Nuñez s’est vu contraint de reconnaître mercredi lors de son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée. Evoquant pudiquement un « loupé », le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur a en effet expliqué : « Une conversion dans un service de renseignement doit forcément attirer l’attention […]. Il aurait dû y avoir des investigations. » Et celui qui était directeur de cabinet du préfet de police de Paris au moment de l’attaque de Charlie Hebdo d’ajouter alors : « Je le comprends d’autant plus mal que d’autres types de signalements nous étaient remontés ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 février 2020

Nicolas Bay : “Édouard Philippe a soutenu la construction de 2 mosquées liées aux Frères Musulmans”

28/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le député européen du Rassemblement national (RN), Nicolas Bay, était l’invité de Gérard Leclerc dans La Matinale sur CNEWS.

Découvrez cet extrait tiré de “L’interview” du 24 février 2020.

Éric Zemmour était amené à intervenir au sujet de la libération des 43 djihadistes dans la 1ère partie de l’émission “Face à l’info” du 25 février 2020.


Retour sur l’affaire Mila et la presse

La tuerie de Charlie Hebdo n’a qu’un lustre et pourtant paraît relever d’une autre ère. L’affaire Mila – du nom de cette adolescente lynchée pour avoir raconté dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux son aversion pour l’islam, en des termes peu amènes – est venue le prouver sans appel. La façon dont la presse française a traité cette affaire, généralement avec des pincettes ou du bout des lèvres témoigne surtout de l’affaiblissement du courage. Apparemment, nous aimons bien la liberté d’expression, à condition qu’elle ne nous coûte pas trop cher.

Une alouette de courage, un cheval de plat ventre

Du côté des bonnes nouvelles, on notera pourtant la courageuse réaction de Laurent Joffrin dans Libération appelant à conserver l’esprit français de la satire anticléricale, sans céder à des « oui, mais ». Assez rare pour être marqué d’une pierre blanche.

Dans L’Obs, si madame Dominique Nora soutient aussi Mila, c’est aussitôt pour se plaindre que « dans cette triste fable de la cyber-haine ordinaire (…) Mila est aussitôt récupérée par la droite extrême. Frange dure de la cathosphère, Rassemblement national, Debout la France et patriotes de tous poils – peu regardants, pour une fois, sur l’homosexualité de la « résistante » – volent à son secours ». On ne savait pas que la droite RN se caractérisait par sa haine des homosexuels…Madame Nora s’interroge sur l’absence des « voix de gauche », persuadée apparemment que ladite gauche se caractériserait par son courage dans la défense de la liberté d’expression, ce qui paraît historiquement douteux, comme disait Guy Debord, « je ne suis pas de gauche, je n’ai jamais dénoncé personne »..

Dans le journal d’extrême gauche Politis, l’éditorialiste Denis Sieffert se livre à un curieux exercice de faux équilibrisme, signe surtout d’une lâcheté opiniâtre : « Bien sûr qu’il faut défendre la jeune Mila, écrit-il. Mais sans donner à penser qu’elle a banalement exercé un droit qui fait la fierté de notre République ». Et de continuer sans rougir : « Et puis, imagine-t-on un instant que la même insulte soit adressée à des chrétiens ou à des juifs ? » Outre le fait que pour les juifs, chez qui se mêlent ethnie et religion, il s’agirait de préciser à qui l’on s’adresse, oui, en effet, on imagine sans peine des Français insulter le Dieu trinitaire ou Yahvé, y étant même souvent encouragés par ceux qui y voient une manière de se libérer du méchant carcan de la religion. Ou qui y voyait, faudrait-il dire, puisque depuis que la religion musulmane a été importée en France, certains laïcards de gauche se découvrent une soudaine envie de respecter, de s’intéresser à, voire d’aimer « les religions ».

Des questions qui ne sont pas des questions (sic)

Sans surprise, l’inénarrable émission « Clique » animée par Mouloud Achour sur Canal+, toujours proche de collaborer avec tous les communautarismes, a donné la parole sans contradiction à l’écrivain Édouard Louis, qui s’est ému des propos de la petite Mila. Pourtant lui-même homosexuel revendiqué, comme Mila, l’homme s’est écrié : « La liberté d’expression, c’est connaître les questions que l’on peut poser et les questions que l’on ne peut pas poser. Il y a des questions qui ne sont pas des questions mais qui sont des insultes». Jusqu’à présent, on croyait bêtement que la liberté d’expression, comme son nom l’indique, ne souffrait pas de limites, sauf l’injure envers les personnes. Selon le gratin germano-pratin parlant par la bouche de Monsieur Louis, il faut croire maintenant en cet axiome sibyllin : « La démocratie, c’est aussi(surtout) la capacité à clore des sujets », c’est-à-dire à se taire quand cela dérange certains.

Aubaine pour la droite ?

Le Figaro a certes sonné la charge contre les intimidations et menaces issues des réseaux sociaux, à travers son bras armé de défoulement conservateur, le Vox. Mais aucun directeur du journal ne s’est fendu d’un éditorial de défense, tous gardant un prudent silence.

De même dans Le Monde. Sous la plume de Sarah Bellouezzane, Le Monde a vu dans cette affaire seulement une aubaine pour la droite LR : « Il est des totems qu’il est bon d’agiter régulièrement », écrit la journaliste, sous-entendant que la droite classique s’apprêterait à « surfer » sur l’affaire pour se refaire une santé aux municipales.

Le refrain habituel de la bien-pensance journalistique s’est rapidement mis en place : défendre Mila que défend la « fachosphère », c’est donner des armes à la haine. Aussi la France du centre s’est-elle trouvée bien embarrassée, ne sachant sur quel pied danser.

Mila, invitée sur Quotidien chez Yann Barthès, a déclaré ne rien regretter du fond de ses propos, même si elle notait que ses paroles avaient pu blesser. De son côté, Monsieur Hanouna, en présence du militant islamiste Yassine Bellatar s’est exprimé ainsi : « Je ne supporte pas ce genre d’insultes. J’aime pas trop qu’on rigole ou qu’on insulte des religions. Je sais que c’est le droit au blasphème, mais elle ferait mieux de se calmer et rester dans son coin pour que tout rentre dans l’ordre ».

Vox hanouni, vox populi ? C’est bien ce sentiment d’une sorte de « pétainisme » qui semble ressortir du traitement de l’affaire : ce que nous voulons, c’est que l’ordre règne en France, pour que tout puisse continuer comme avant. Hier on plébiscitait le Maréchal par peur de la Wehrmacht. Aujourd’hui, une bonne partie de la caste journalistique veut faire taire toutes les Mila par peur d’être taxé d’islamophobie.

Article repris du site OJIM

La soumission de l’Allemagne à la repentance coloniale, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Outre-Rhin, bien que la parenthèse coloniale n’ait duré que deux décennies, l’exigence de repentance atteint en ce moment des sommets inégalés. Même en France où, pourtant, il n’est pas possible de parler de la colonisation sans avoir préalablement revêtu le cilice de pénitence, l’exigence de soumission au dogme de la culpabilité coloniale n’a pas (encore ?) une telle ampleur.

En Allemagne, il est aujourd’hui impossible, tant elle est longue, de dresser la liste des rues, des places, des squares, des musées, des instituts et des casernes débaptisés au seul motif qu’ils ont un rapport avec la période coloniale ou avec des personnages ayant un lien avec cette dernière. Dirigé par la gauche, le Land de Berlin a même fait de la repentance coloniale un de ses principaux axes politiques, comme si la ville n’avait pas de problèmes plus urgents et plus concrets à régler… Ici, il n’est pas un jour sans qu’il soit demandé aux habitants transformés en chiens de Pavlov de l’auto-flagellation, de psalmodier la liste des péchés ultramarins de leurs grands-parents et de « regarder en face les crimes coloniaux allemands ainsi que le génocide des Herero et des Nama » commis en Namibie, l’ancien Sud-Ouest africain.

Or, dans cette affaire, l’acte d’accusation contre l’Allemagne est un montage datant de la Première guerre mondiale, quand Français et Britanniques qui avaient besoin d’arguments « moraux » pour s’emparer de ses colonies, accusèrent l’Allemagne d’avoir « failli » à son « devoir de civilisation ». Fut alors constitué le dossier à charge de la guerre des Herero réutilisé aujourd’hui par la gauche allemande.
Ce dossier passe totalement sous silence les actes atroces commis par les Herero: familles de colons massacrées, torturées, les femmes dépecées vivantes sous les yeux de leurs enfants, les hommes émasculés puis éventrés… Quand elles tombaient entre leurs mains, et après avoir été violées, les femmes allemandes étaient suspendues par les pieds à un arbre, jambes écartées, puis éventrées et éviscérées, comme des bêtes de boucherie…Or, ce furent à ces mêmes arbres, qu’après les avoir jugés, les Allemands pendirent ceux des Herero qui s’étaient rendus coupables de ces meurtres abominables. Mais, alors que nous n’avons que des témoignages concernant les premiers crimes, les exécutions judiciaires furent quant à elles photographiées et ces clichés furent ensuite utilisés par la propagande alliée pour « démontrer » la « culpabilité coloniale allemande ». Aujourd’hui, ce sont ces mêmes photos qui alimentent la campagne de repentance nationale.

Pour la gauche allemande et pour les Eglises qui soutiennent naturellement, et même avec gourmandise, son combat, tous ceux, civils et militaires qui participèrent, de près ou de loin, à la guerre des Herero sont donc par définition des criminels.
En premier lieu Paul Emil von Lettow-Vorbeck (1870-1964), légendaire officier colonial qui devrait pourtant figurer au Panthéon des gloires allemandes pour sa campagne de l’est africain (1914-1918)[1]. Or, tout au contraire, bien qu’il ait été un adversaire du III° Reich, présenté aujourd’hui comme l’archétype du « criminel colonial », il est donc devenu une des principales cibles de ce politiquement correct qui achève d’émasculer une Allemagne étouffée sous ses complexes. Les rues et les casernes von Lettow-Vorbeck sont ainsi débaptisées pour recevoir les noms de déserteurs ou de militants de gauche, comme à Brême, à Bad Segeberg, à Hambourg-Jenfeld et à Leer. Quant au conseil municipal de Sarrelouis, sa ville natale, il s’est déshonoré en débaptisant l’avenue qui portait son nom et en lui retirant la citoyenneté d’honneur de la ville. Il en fut de même à Wuppertal, Brême, Cuxhaven, Mönchenglabad, Halle, Radolfzell et même à Graz, en Autriche. Des ouvrages indigents et d’une rare malhonnêteté intellectuelle sont également publiés afin de salir sa mémoire.

Mais, face au Mythe, que pèsent les pelotes fécales roulées par les bousiers de la repentance ? Ces derniers pourront toujours débaptiser, interdire, détruire, condamner, vociférer et finalement trépigner. Ils ne parviendront jamais à faire oublier la dévotion que les askaris vouaient au général Paul von Lettow-Vorbeck, un chef qu’ils admiraient et auquel ils avaient donné, avec amour et respect, le nom de « Bwana mukubwa ya akili mingi » (le grand homme qui peut tout).
Ils ne pourront également jamais, ces coprophages, empêcher les jeunes européens rebelles de chanter le Heia Safari [2] durant leurs randonnées et lors de leurs veillées. Cet hymne à la liberté et aux grands espaces qui résonne encore du Kilimandjaro à la Rufidji porte, avec les échos lointains des fifres et des caisses plates, les rêves d’une Europe en dormition dont le réveil sera douloureux aux hypnotiseurs vicieux qui pensaient la tenir définitivement en leur pouvoir…

[1] Voir à ce sujet ma biographie du général von Lettow-Vorbeck intitulée « Heia Safari ! Du Kilimandjaro auxcombats de Berlin (1914-1920) »
[2] En français « La petite piste ». Mélodie composée à la veille du premier conflit mondial par Robert Götz, également l’auteur du très célèbre Wildgänse (Les Oies sauvages). Dans mon livre, Heia Safari, je retrace l’origine de ce chant et je donne ses paroles en swahili, telles que les chantaient les askaris du général von Lettow-Vorbeck.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Jean-Paul Garraud : “Retour des djihadistes : des bombes à retardement, des centaines de fanatiques éparpillés sur le territoire !”

Découvrez cette réaction de Jean-Paul Garraud, magistrat honoraire et député au Parlement européen au sujet du retour des djihadistes sur le sol français.

Nicole Belloubet a annoncé que 43 djihadistes seraient libérés de prison cette année, une soixante d’autres en 2021, et vous énoncez même d’autres chiffres : sur 726 terroristes emprisonnés en France en 2018, 406 seront libérés d’ici fin 2020. D’où viennent ces chiffres et que traduisent-ils ?

Ces chiffres proviennent d’une conférence donnée par Maître Thibault de Montbrial, éminent spécialiste de ces questions de terrorisme, lors d’un colloque en date du 25 novembre 2018 organisé par l’institut pour la Justice. De toute façon, nous ne disposons d’aucun chiffre officiel, l’écran de fumée est total.

Ainsi la Garde des Sceaux fait état de 43 djihadistes libérés d’ici la fin de l’année et “d’une soixantaine, l’année prochaine” . Sauf que selon d’autres sources, celle du ministère de l’Intérieur, ce serait 45 cette année, 57 l’année prochaine et 46 en 2022, elle a oublié de parler de 2022… Ces chiffres ne concernent que des détenus libérés suite à des condamnations prononcées en France.

Mais, qu’en est-il de tous ceux revenus ou qui vont revenir de Syrie, d’Irak ? Combien sont ils exactement ? Pour calmer les esprits, le ministre de l’Intérieur avait tenté de rassurer la population en précisant que ces individus seraient, selon sa formule,” judiciarisés”, ce qui, en droit, ne correspond à rien.

Alors, où sont-ils ? Combien sont-ils ? Quelles mesures ont été prises ? Sur quel fondement juridique ? En réalité, il y a tout lieu de craindre que ces bombes à retardement soient libres de leurs mouvements et qu’au total plusieurs centaines de fanatiques sont et seront éparpillés sur notre territoire.

Le juge d’application des peines du parquet national antiterroriste est en charge du suivi de ces détenus après leur libération mais, pour vulgariser le problème, peut-on vraiment mettre un policier derrière chacun, a-t-on les moyens de surveiller simultanément chaque détenu, que deviennent-ils en réalité… ? Sachant que la plupart des terroristes neutralisés après avoir commis une attaque étaient déjà sous surveillance…

Le juge d’application des peines ne s’occupera que des détenus libérés suite à une condamnation judiciaire française, avec des moyens matériels et légaux très limités. Pour les revenants du djihad et leurs familles, mystère total. Il est, de toute façon, insensé de faire bénéficier ces criminels des procédures d’application des peines de droit commun.

Comment voulez-vous réinsérer de tels individus dans une société qu’ils détestent au plus haut point ? Tout aménagement de peine devrait être interdit et toute sortie de fin de peine devrait être encadrée par des mesures de sûreté. J’ai tout un projet en la matière.

« Aucun de ces criminels n’est déradicalisé » écrivez-vous. Faut-il justement prendre des mesures pour déradicaliser ces personnes ? Lesquelles ?

La “déradicalisation” est, excusez-moi, une triste foutaise. Tous les professionnels de la Justice le savent. Le gouvernement engloutit des sommes conséquentes uniquement pour donner le change. Soit il ne mesure absolument pas le niveau d’endoctrinement de ces individus, soit il fait semblant de tenter d’apporter une réponse. Dans les deux cas, le risque est grand, même certain, de récidive. Encore une fois, l’islamiste ne peut-être considéré comme un délinquant quelconque. Il ne recherche pas une satisfaction personnelle, il combat un système. Il n’est pas dans une logique individuelle mais dans une logique de masse, systémique. Il n’a que faire de sanctions personnalisées, de réinsertion sociale, d’amendement, de rédemption, d’analyse sur soi, des notions de bien et du mal. Il agit au nom d’un totalitarisme, d’un fanatisme en vue de l’anéantissement de cette société de mécréants qu’il abhorre. Il veut l’application de la loi islamique, la charia, la soumission de la femme, et de tout non musulman (les dhimmis) au besoin par la force, la terreur.

Le gouvernement se devait de réformer notre législation en vue de l’adapter à la guerre contre le terrorisme que nous devons gagner. Les mots sont forts, pas les actes. Tous ces terroristes en liberté sont des récidivistes en puissance. Si, par malheur, ils participent de près ou de loin à de nouveaux attentats, ceux qui ont laissé faire alors qu’ils sont “aux responsabilités” seront justement responsables et coupables !

Entretien repris de Boulevard Voltaire

Lutte contre le “séparatisme islamiste” – Questions sans réponses, par Jean-Gilles Malliarakis

Il paraît donc que ce 18 février à Mulhouse, chef de l’État, chef constitutionnel des armées, le président Macron a exprimé sa préoccupation devant ce qu’il appelle le séparatisme.

On nous assure que ses services et lui-même auraient prudemment réfléchi depuis plusieurs mois devant l’élément de langage le moins explosif face à un politiquement correct, parfaitement rodé quant à lui.

Il aurait désiré le mot qui coûterait le moins cher en termes électoraux et médiatiques.

Et pour cela, il a choisi le terme, sémantiquement, le plus inapproprié : car séparatisme implique un projet de séparation.

Mais, pour se séparer il faut être uni par quelque chose.

Or, la vérité c’est que nous ne sommes pas unis. Nous sommes en guerre, non pas avec un quelconque séparatisme mais avec l’islamisme : en Afrique avec l’opération Barkhane ; en Méditerranée orientale, où le Charles-De-Gaulle n’a pas appareillé pour une croisière touristique ; mais d’abord en France.

Ce n’est pas parce que le gouvernement cache la vérité de ces divers terrains d’affrontement qu’il ne la connaît pas.

C’est pourquoi sans doute, chose nouvelle et presque inouïe, Macron a osé désigner, – du bout des lèvres certes, mais quand même… – l’État qui, aujourd’hui pilote la subversion islamiste mondiale, celle des Frères musulmans : il s’agit bel et bien de la Turquie entre les mains depuis bientôt 20 ans du mégalomane islamiste Erdogan.

Candidate au rôle de petite Chine, aux portes de l’Europe, paradis de la contrefaçon et des trafics en tous genres, n’est-ce pas un certain Juppé, en 1993, qui l’a imposée, contre l’avis du parlement européen, non pas en tant que membre de l’Union européenne mais partenaire de l’union douanière ? Juppé l’homme de toutes les erreurs siège aujourd’hui au conseil constitutionnel.

Depuis lors, des flots ont coulé entre les rives du Bosphore. Et, dans ce pays qu’on nous vantait pour un fidèle et fiable allié de l’occident, un bastion de la laïcité et de la démocratie, les confréries de l’islamisme ont pu, à partir de 1997, entreprendre leur ascension.

S’emparent-ils des municipalités d’Ankara, d’Istanbul ou de Smyrne ? D’éminents spécialistes nous expliquent alors qu’il s’agit d’une version locale de la démocratie chrétienne.

Gagnent-ils, pour la première fois, les élections législatives de 2002 ? Les experts américains y voient le triomphe de leurs meilleurs alliés.

Et quand ils s’engagent dans l’aventure irakienne en 2003, ces mêmes experts galonnés la conçoivent avec l’appui d’une armée turque, supposée laïque. Ces troupes promises ne viendront jamais. Les Américains devront s’embourber dans une guerre désastreuse, recruter des dizaines de milliers de mercenaires. Car un certain Erdogan a commencé un virage en politique extérieure, que l’on se refuse à voir en face.

Explose-t-il sa haine en 2009 à Davos ? On ne veut pas y voir sa volonté de s’instituer comme chef mondial de l’islamisme.

Pour la première fois, pourtant, depuis la chute de l’Empire ottoman, le chef turc est applaudi comme un nouveau calife par des foules autrefois ralliées au rêve d’un nationalisme arabe.

Subit-il en 2013 la plus grave crise de sa carrière, la mobilisation des opposants, la rupture avec son dernier allié libéral et humaniste Gülen, la révélation du climat de corruption mafieuse et confrérique qui l’entoure ? On ne fait rien contre cet excellent partenaire de l’OTAN.

La suite est trop connue pour qu’on doive la rappeler au titre d’un passé, supposé révolu, aux yeux de nos communicants : elle fait partie de notre actualité et, surtout, de la triste situation présente du peuple turc. Ses pouvoirs vont être constitutionnellement renforcés, désormais presque illimités. Des centaines d’opposants ou d’esprits libres pacifiques sont emprisonnés. La presse est étouffée. Les derniers journaux libres ont été rachetés plus ou moins de force et transformés en instruments de la propagande officielle, etc.

Entre temps, son camarade Morsi a été évincé du pouvoir en Egypte par le peuple et par l’armée de ce beau pays millénaire, où existent encore des amitiés françaises, et une forte présence chrétienne malmenée précisément par les islamistes.

Mais en France on fait la fine bouche. Ce militaire qui les a chassés, qui ose protéger les Coptes, etc., est-il vraiment, sincèrement, un ami du politiquement correct ?

Soyons donc clair : ce n’est pas à un quelconque “séparatisme” que nous sommes tous confrontés, que nous nous sentions, que nous soyons, chrétiens, bouddhistes, juifs, laïcs, musulmans pacifiques, ex-musulmans étant devenus athées ou chrétiens, etc.

C’est face à l’islamisme en Afrique que nos forces sont engagées et que de jeunes soldats versent leur sang. De la part des moyens de désinformations hexagonaux, ils savent très bien ne devoir guère attendre de reconnaissance hélas; ni pour eux ni, pour les veuves et les orphelins qu’ils laissent derrière eux. De loin en loin, de façon d’ailleurs maladroite, on surjoue l’émotion le temps d’une cérémonie médiatisée dans la cour des Invalides. Mais rien ne suit vraiment et durablement.

J’invite ainsi la présidence de la république à se pencher sur le compte Twitter du chef d’État major de l’armée de terre. Il exprimant sa “profonde tristesse à l’annonce du décès du sergent-chef Morgan Henry, engagé sur #Barkhane.”

Pas besoin de descendre bien loin dans les réponses que nos pires ennemis installent impunément, sous pseudonymes, sur les fameux réseaux sociaux pour voir, certes, que pas mal de Français rendent hommage à leur jeune et courageux compatriote, mais aussi que des islamistes se frottent les mains. Lisez certains d’entre eux : vous y verrez clairement quelle guerre intérieure nous est menée.

Que fait-on contre l’anonymat de leurs messages de haine antifrançaise ?

Et si vous vous demandez quelle sera leur prochaine offensive, lisez donc l’édition en langue française de l’agence officielle de l’État turc, Anadolu. Elle n’est pas destinée aux originaires de l’Hexagone mais elle est parfaitement disponible sur internet. Vous verrez quelles accusations incroyables elle diffuse auprès d’un certain public francophone, contre la France colonialiste, raciste, génocidaire et esclavagiste. Rien que ça…

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Gérard Blua : “Avec son président islamiste qui nargue l’Occident et occulte l’histoire, la Turquie nourrit d’inquiétantes ambitions”

Viktor Orban : “Il est interdit de le dire en Europe, mais la migration est une invasion organisée”

24/02/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jeudi 13 février, venu inspecter la barrière frontalière de la Hongrie avec son homologue slovaque Peter Pellegrini, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré :

Il est interdit de le dire en Europe, mais la migration est une invasion organisée

S’adressant aux journalistes il ajoute que 95% des migrants arrivant à la frontière sont des « hommes en âge de porter leurs armes », ce qui ne colle pas avec les descriptions de la situation à la frontière hongroise dans les médias internationaux. Viktor Orban a tenu à remercier le Gouvernement slovaque pour l’aide qu’il fournit dans la protection des frontières.

Il insiste sur le fait que les migrants sont soutenus par des organisations se disant des ONG et qui fonctionnent comme les groupes de passeurs. Il ajoute que ces organisations disposent de ressources financières importantes.

Joachim Véliocas : “Pourquoi ne pas raccompagner les imams des 150 mosquées salafistes ?”

Suite à la visite d’Emmanuel Macron à Mulhouse, Joachim Véliocas décrypte le discours présidentiel et ses “annonces assez faiblardes”. “S’il n’ose même pas déjà s’attaquer aux grandes mosquées des Frères musulmans alors que la Russie, les Emirats arabes unis, énormément de pays déjà ont interdit les Frères musulmans, s’il ne commence pas à faire ça, il ne sera pas crédible.”

Emmanuel Macron a visité un quartier de reconquête républicaine à Mulhouse. Emmanuel Macron vous a-t-il convaincu avec sa dénonciation du séparatisme islamique ?

À la différence de son prédécesseur François Hollande, il utilise désormais les bons mots. En revanche, ses annonces sont assez faiblardes. Un bon point tout de même, il parle de supprimer les enseignements de langue et culture d’origine. Cela concernait quand même 80 000 élèves avec des enseignements donnés par des professeurs envoyés par la Turquie, le Maroc et l’Algérie. On sait qu’ils étaient un moyen détourné de faire de la prédication, car ces enseignements avaient un caractère souvent religieux. Concernant le sujet des imams, les 300 imams détachés par les pays étrangers, c’est une chose, mais beaucoup d’imams étrangers ne sont pas payés par le pays d’origine, et pourtant prêchent en France, notamment dans les mosquées salafistes des Frères musulmans. Pourquoi ne pas raccompagner les imams des 150 mosquées salafistes dont la majorité est née à l’étranger ? Quand on épluche les conseils d’administration de ces associations cultuelles, on s’aperçoit que ces gens sont nés à l’étranger. Ils sont toujours en France, tout comme 3300 personnes sur les 22 000 fichées au FSPRT, le fichier des radicalisés à caractère terroriste. On pourrait les expulser, mais il ne le fait pas. Tant qu’il ne prend pas de mesures fortes pour expulser les islamistes étrangers en France, il ne sera pas très crédible.

Emmanuel Macron a beaucoup dit « il faudrait, on devrait ». On serait presque tenté de se dire : « quel dommage que cet homme ne soit pas aux manettes ».

Je rappelle qu’il est allé au quartier de Bourtzwiller à Mulhouse. Or, Mulhouse accueille la grande mosquée des Frères musulmans. Ce projet pharaonique a été inauguré en mai dernier. Dans la vidéo de présentation officielle de cette mosquée, Hani Ramadan dit qu’il soutient le projet. Les sermons de Youssef-al-Qaradâwî ont été retranscrits en livre et vendus dans des mosquées des Frères musulmans. Il dit qu’il faut un djihad armé pour édifier un état islamique. Je vous donne les citations parce que j’ai acheté le livre dans une de ces mosquées.
Pourquoi, laisse-t-il ouverte une mosquée des Frères musulmans à Mulhouse ? S’il n’ose même pas s’attaquer aux grandes mosquées des Frères musulmans, alors que la Russie et les Émirats arabes unis, et beaucoup d’autres pays ont interdit les Frères musulmans, il ne sera pas crédible. Les Frères musulmans ont 200 mosquées en France en plus des 150 mosquées salafistes. On sait que le salafisme est l’anti chambre du djihadisme. C’est désormais une évidence pour tout le monde. Les Tablighi, qui sont aussi de grands pourvoyeurs de djihadistes, ont 147 mosquées. Aucune mosquée n’a été fermée.
Il ne parle que du cas où les pays étrangers salarient officiellement des prédicateurs ou des imams. Il s’attaque vraiment à la marge du problème. Selon moi, ce ne sont pas des mesures fortes. Je ne suis pas du tout convaincu. De plus, la moitié de son discours avait pour but de demander davantage de moyens aux associations de quartier pour parler de discrimination. Il a fait le lien suivant « les jeunes et les pauvres sont discriminés à l’emploi donc ils basculent dans le djihadisme ». C’est ce que tout le monde a compris de son discours. C’est un discours larmoyant qui, au final, est assez énervant, d’autant que c’est aussi le discours des islamistes avec leur antienne — « nous sommes discriminés ». C’est toujours cette volonté de faire de la discrimination positive. C’est du « en même temps », c’est du Macron. Je pense qu’il n’a pas convaincu grand monde.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Affaire Griveaux : débauche politique, pudibonderie médiatique

Une illustration de la dépravation de l’oligarchie (macronienne ou non) et qui se croit tout permis (plus de décence commune ; les vidéos ayant été tournées en 2018 lorsque Griveaux était porte parole du gouvernement).

Les politiques sont « tenus » par la SCM par l’argent ou par le sexe (ou les deux à la fois) ce qui est le moyen d’assurer leur conformisme.

Le vrai scandale est dans le comportement de Griveaux plus que dans les révélations de Pavlenski le 13 février dernier.

Une affaire méphitique qui n’est pas sans rappeler les zones d’ombre de l’affaire Benalla.

L’empressement de la justice à poursuivre l’auteur présumé des fuites (Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo) et à l’empêcher d’organiser sa défense (en mettant en cause son conseil juridique Juan Branco) alors qu’il avait promis d’autres révélations sur d’autres hommes politiques, donne à penser.

La façon dont Pavlenski a accès à ces vidéos interroge également (même si Alexandra de Taddeo a été destinataire des vidéos envoyées par Griveaux avec lequel elle avait une liaison).

Les médias se sont évidemment mis à les diaboliser (notamment Apolline de Malherbe sur Bourdin Direct qui a joué les procureurs le 17 février 2020 contre Juan Branco) nouvelle preuve de leur grande indépendance vis-à-vis de la macronie !

L’affaire montre aussi la fragilité de la macronie, une nouvelle fois ébranlée par les révélations de deux paumés vaguement anarchistes.

L’affaire ne doit pas faire oublier qu’il était devenu urgent pour LREM d’exfiltrer Benjamin Griveaux de la compétition pour la mairie de Paris compte tenu de sa mauvaise campagne et de ses résultats médiocres dans les sondages (sondage Odoxa CGI Le Figaro du 27 janvier 2020 : Hidalgo : 23%, Dati 20% Griveaux 16%, Belliard (EELV) 14,5%, Villani 10% ). Sur ce plan les révélations de ses vidéos tombent à point, ce qui permet en outre de le présenter comme une victime.

Même si on peut douter que la candidature d’Agnès Buzyn permette d’inverser la tendance.

L’affaire peut aussi servir de prétexte à un renforcement de la répression sur les réseaux sociaux et notamment la remise en cause de l’anonymat qui est la cible des censeurs. Et aussi le prétexte à une nouvelle vague de complotisme anti-russe officiel (le bon complotisme évidemment).

Mais elle montre aussi une nouvelle fois qu’avec Internet et les réseaux sociaux il devient au pouvoir de plus en plus difficile de cacher la réalité (les vidéos auraient été vues par 4 millions de Français !).

Le plus comique est que Piotr Pavlenski avait reçu l’asile politique 2017 en France en tant qu’opposant à Poutine ! Mais maintenant qu’il s’attaque à la Macronie, il devient indésirable (et les médias comme par hasard rappellent maintenant ses antécédents judiciaires, preuve que l’on peut tout se permettre quand on bénéficie de l’asile en France !).

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Scandale Soros – Philippe de Villiers : « L’Open society Foundations est donc plus puissante qu’un pays comme la France »

Macron à Mulhouse – Encore des mots, toujours des mots…, par Franck Deletraz

Après des semaines d’une « réflexion » franchement consternante parce qu’elle aura surtout consisté à se demander comment lutter contre le salafisme en France sans stigmatiser les musulmans, le chef de l’Etat a donc fini par présenter mardi, lors de sa visite à Mulhouse, sa « stratégie » et ses premières mesures de lutte contre ce qu’il a décidé d’appeler maintenant, en maniant l’euphémisme, le « séparatisme islamiste ». Des mesures qui non seulement n’ont absolument rien de neuf, mais qui, en outre, ont toutes les chances de finir aux oubliettes dès les élections municipales passées.

Ce refus suicidaire de désigner clairement l’ennemi

Certes, lors de sa déambulation dans l’enclave ethnique de Bourtzwiller, l’un de ces 47 quartiers dits de « reconquête républicaine » créés en 2018 pour lutter contre la délinquance, et l’un de ces 17 « territoires de lutte contre la radicalisation » où ont été mises en place des « Cellules contre l’islamisme et le repli communautaire », Macron, encadré de très près par ses « gorilles », n’a pas manqué de jouer les fiers-à-bras, proclamant notamment que « dans la République, l’islam politique n’a pas sa place » ou encore qu’il ne laissera « aucun pays étranger nourrir, sur le sol de la République, un séparatisme, qu’il soit religieux, politique ou identitaire ». Non sans s’empresser de rappeler quand même, après y avoir été fortement invité par les « jeunes » du quartier, qu’« on doit lutter contre les discriminations » et qu’« il ne faut pas stigmatiser parce qu’on est tous Françaises et Français ». « Ne pas stigmatiser »… Autrement dit, refuser d’emblée de désigner clairement l’ennemi, premier devoir d’un Etat en guerre. Y renoncer, c’est commencer le conflit par une capitulation !

Des mesures déjà vues

Ces bases absurdes étant posées, le Président a alors dévoilé ses fameuses premières mesures. Or, en lieu et place « des annonces fortes » que nous avait promises son entourage, nous n’aurons eu droit qu’à du déjà vu. Ainsi, la suppression de ces fameux « Enseignements de langue et de culture d’origine », dispensés par des enseignants désignés par les gouvernements étrangers, et qui, non contents de conforter les quelque 80 000 élèves d’origine étrangère qui en bénéficient chaque année dans leur refus de s’assimiler, donnent régulièrement lieu à un bourrage de crâne islamiste. Suppression provisoire seulement puisque, dès septembre, ils seront remplacés par des… « Enseignements internationaux en langue étrangère » ! Autre engagement de Macron : la fin progressive des « imams détachés » et des « psalmodieurs » envoyés par certains pays musulmans, comme la Turquie et l’Algérie, dans le cadre d’accords bilatéraux. Une mesure maintes fois annoncée depuis plus de trente ans mais jamais appliquée. Au point que Macron lui-même, en l’évoquant mardi, devait se garder d’indiquer la date de sa mise en œuvre… Enfin, dernière mesure « pipeau » : le renforcement du fameux contrôle des financements étrangers des lieux de culte, censé permettre de bloquer les « projets suspects », et dont on voit bien aujourd’hui, hélas, l’inefficacité.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 19 février 2020

Jean Messiha : “Le séparatisme islamiste est le résultat de la colonisation de peuplement islamique”

Ivan Rioufol : « Cela fait 40 ans que la France périphérique est délaissée, la priorité va aux cités ! »

19/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
À l’occasion de la publication de son dernier essai Les Traîtres, Boulevard Voltaire a rencontré Ivan Rioufol.

L’auteur revient sur cette France des oubliés qui a un sentiment de trahison de la part des élites et n’a pas sa place dans une « république qui les ignore ».


Alexandre Del Valle : “Les islamistes et l’extrême-gauche sont des alliés”

19/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexandre Del Valle, géopolitologue et auteur du livre “Le projet – La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde”, était l’invité d’Eric Morillot accompagné de Thierry Guerrier et Jacques de Guillebon, sur Sud Radio.