La liberté crucifiée dans l’indifférence, par Maxime Tandonnet

covid-19

Rien n’est plus fascinant que l’indifférence générale qui accompagne l’assassinat de la liberté. Certes, la routine est toujours la complice du despotisme. Les Français subissent depuis un an des contraintes monstrueuses qu’aucune guerre ni aucune occupation n’avaient justifiées: interdiction de se déplacer à plus de 10 km, couvre-feu systématique à 19H, interdiction de se rendre dans les bars et les restaurants ou d’acheter des vêtements, bannissement de la circulation interdépartementale et des voyages.

Ces mesures indéfiniment prolongées touchent au paroxysme de l’absurdité bureaucratique. Quoi, le virus se propagerait après 19H et non avant? On serait davantage contagieux au-delà de 10 km? Les vêtements, un bien non essentiel? L’objectif des dirigeants est d’imposer une pénitence au pays pour donner l’illusion de leur volontarisme face à l’épidémie. Gouverner, c’est accabler et asservir. Cette stratégie de communication est au prix de l’abolition de la liberté, c’est-à-dire d’un brutal changement de civilisation. Jamais, contrairement à un mensonge répandu, les autres Nations occidentales ne se sont engagées dans la voie d’une extinction aussi totale et aussi durable de la liberté. Croire que celle-ci reviendra d’elle-même à la fin de la crise sanitaire est illusoire. Un abominable précédent a été ouvert. Demain, la moindre crise sanitaire (ou d’un autre genre) justifiera de futurs barreaux et contraintes. La peur est le carburant de cette manœuvre.

Il faut l’agiter en permanence pour asservir le grand troupeau docile. « Hommage aux 100 000 morts du covid-19 » nous disent-ils, tétanisés par la perspective de devoir un jour rendre des comptes. Et les millions de Poilus de 14-18 ou combattants et Fusillés de 40-45 qui ont donné leur vie pour cette liberté qu’ils détricotent jour après jour? Mais le pire de tout, c’est l’indifférence générale ou formidable aveuglement par lesquels l’anéantissement de la liberté se produit sans obstacle. Comment en arrive-t-on à un peuple aussi résigné, aussi servile? Par quel épouvantable scandale le monde politique, en dehors d’une infime poignée d’exceptions (Mme Martine Wonner ou M. David Lisnard), se montre totalement silencieux face à cette tragédie liberticide? Les autres, tous les autres, s’enferment dans le silence de la lâcheté et du conformisme.

Et pourquoi l’invraisemblable mutisme de la plupart des intellectuels Français, si prompts à verser dans l’indignation à tout propos? (Sauf une poignée de personnalités à l’image d’André Comte-Sponville). Encore plus terrible que n’importe quelle tyrannie: la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

“J’appelle à l’insurrection” : Philippe de Villiers sonne la charge

[vidéo] Philippe de Villiers : “Ce que je reproche à Emmanuel Macron ? Il nous mène à la guerre civile !”

Philippe de Villiers

15/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Fondateur du Puy-du-Fou, ancien ministre, essayiste, Philippe de Villiers était au micro d’André Bercoff pour son nouveau livre “Le jour d’après : ce que je ne savais pas et vous non plus” aux éditions Albin Michel.


Ramadan – Les désaccords d’Evian

Evian Ramadan

C’est l’histoire d’un vendeur d’eau qui avait oublié que les musulmans de France étaient en plein ramadan. Ce mardi, la personne chargée du compte Twitter de la marque Evian postait un message demandant si tout le monde avait bien bu un litre d’eau aujourd’hui. Il n’en fallait pas plus pour déchaîner les musulmans du réseau social accusant la marque d’islamophobie manifeste. Comment peut-il oser demander si tout le monde a bu aujourd’hui alors que les croyants n’avaient pas le droit de boire ? Devant le torrent d’insultes et de menaces, et plutôt que d’assumer sa question, la marque a présenté ses excuses. On serait presque tenté de penser que Pilate s’était lavé les mains avec de l’eau d’Evian spécialement importée par galère.

Cette affaire est anodine mais elle révèle deux choses : premièrement, la France tout entière est censée se mettre au pas du ramadan. Les entreprises et les citoyens sont priés de s’abstenir de parler de nourriture ou d’eau en public de peur d’exciter la susceptibilité de ses habitants musulmans. Deuxièmement, elle démontre la force de frappe de ces mêmes musulmans capables de faire faire demi-tour à n’importe qui. Elle est révélatrice de la peur qui paralyse l’opinion dès qu’il s’agit de cette frange de la population. Un tag sur une mosquée ? Le ministre de l’Intérieur se déplace. Pour les catholiques, il faut au minimum une église qui brûle pour espérer voir un ministre arriver.

A vrai dire, depuis plusieurs mois, le climat est irrespirable. Pas à cause d’une supposée et délirante islamophobie d’Etat comme aime à le prétendre la France Insoumise pour raisons électorales évidentes, mais bien à cause de cette montée en puissance d’un islamisme grimpant maquillé en indigénisme. Ne serait-ce que l’annonce de la sortie d’un album de slam interprété par Tariq Ramadan. Un exercice artistique douteux qui voit l’ex-meilleur ami musulman de la gauche parisienne déclarer « Vous allez perdre vos privilèges et votre identité. Vous serez sauvagement remplacés ». Tout un programme. Dans ce climat irrespirable ponctué de violences gratuites (qui a parlé de Christophe, 45 ans, égorgé au bas de son immeuble dans le Nord ?), de séparatisme avéré et d’attaques terroristes, la France parvient encore à être prise en otage par une supposée islamophobie. Qui parmi les musulmans dénonce cette supercherie ? Dans le concert de pleureuses, heureusement certaines réactions de bon sens comme Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande mosquée de Paris qui a estime sur RTL qu’il n’y a « pas du tout » un climat anti-musulmans en France.

Il y a quelque chose de fascinant d’ailleurs à voir les journalistes chercher frénétiquement des figures médiatiques de l’islam affirmer la paix et la modération sur une antenne ou une chaîne de télévision. Une fois que vous avez invité plusieurs fois l’imam Chalghoumi, vous tournez vite en rond. Le débat sur le séparatisme a montré un sursaut français léger, l’affaire des mosquées de Strasbourg a fait tweeter tout le monde, mais derrière, rien. La conquête se poursuit. La seule chose que demande la France, c’est qu’elle se fasse en douceur.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 avril 2021

Un ministre algérien traite la France d’« ennemi traditionnel » : Macron ne bronche pas

Algérie

Tandis qu’Emmanuel Macron fait copaincopain avec son homologue Abdelmadjid Tebboune, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale algérien, El Hachemi Djaâboub, a qualifié la France d’« ennemi traditionnel et éternel ». Cette gentillesse, envoyée alors que Jean Castex et trois autres ministres devaient se rendre en Algérie dimanche, a, sans doute, influé sur la décision d’annuler cette visite. Mais elle traduit aussi le double jeu des dirigeants algériens, qui présentent la France comme un repoussoir pour occulter leurs carences dans la gestion de leur pays.

Matignon annonce, dans un communiqué, que cette rencontre, programmée pour soutenir la coopération bilatérale, est « reportée à une date ultérieure ». Non pour protester contre le propos du ministre algérien mais, selon le communiqué officiel, pour tenir compte du « contexte sanitaire » et d’un commun accord. Des médias algériens, comme la chaîne privée Ennabar, semblent plus proches de la vérité quand il précisent que « la visite a été reportée à la demande de la partie algérienne, en raison de ses réserves sur la délégation qui ne correspond pas à l’importance de l’événement ».

Si l’on comprend bien, ce ne serait pas l’Algérie qui aurait offensé la France mais la France qui aurait offensé l’Algérie. Certes, le nombre de ministres français, initialement fixé à huit, s’est progressivement rétréci comme peau de chagrin : finalement, seuls Le Drian et Le Maire devaient accompagner le Premier ministre. Les dirigeants algériens sont peut-être susceptibles, mais ils usent de cette susceptibilité pour exiger toujours davantage.

Pourtant, Macron en tête, nos dirigeants ont déjà donné beaucoup de gages pour tenter d’obtenir les bonnes grâces de l’Algérie : qualifier la colonisation de « crime contre l’humanité » constitue le summum de l’indécence, mais on pourrait y ajouter les hommages rendus à des complices du FLN, l’opprobre lancé contre l’armée française ou encore le rapport de Benjamin Stora, se comportant plus en militant qu’en historien, qui fait la part belle à l’Algérie.

Ils continuent de croire que la repentance est une vertu alors qu’elle incite l’Algérie à redoubler ses exigences. Leur pusillanimité devant cette affront est une nouvelle forme de renoncement. Sans compter que la victimisation alimente la haine d’une partie de la population d’origine immigrée qui y voit une bonne raison de ne pas s’intégrer et de rejeter toute assimilation. On lui a mis dans l’esprit qu’elle avait été exploitée par les colonisateurs : c’est à son tour de les coloniser.

Sans doute existe-t-il, parmi les dirigeants algériens, des personnes prêtes à coopérer avec la France, de manière constructive et dans l’intérêt des deux pays. Mais la plupart d’entre eux ne pensent qu’à conserver le pouvoir tout en tirant, sans contreparties, le maximum de profit de la France. Il est temps que le gouvernement soutienne, s’il y en a, les partisans d’une coopération sincère et rompe avec la mauvaise habitude de se soumettre.

La France a apporté à l’Algérie un développement économique et social qu’elle n’aurait sans doute jamais connu sans elle et que ses dirigeants ont dilapidé. C’est peut-être cette vérité que le gouvernement algérien a le plus de mal à digérer. Mais le plus coupable, c’est Macron, parce qu’il la méconnaît et, ce faisant, trahit l’Histoire de la France.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les balances, collaborateurs zélés de la nouvelle « biocrature »

La délation s’épanouit dans l’Ordre sanitaire. Or, personne ne s’affole de la régression qui s’installe. Comme aux plus belles heures de l’Occupation, les collaborateurs zélés abondent pour dénoncer les mauvais Français qui s’éloignent parfois des normes et des interdits. Ces consignes ponctuent depuis plus d’un an une vie sociale et intime sous surveillance. La nouvelle « biocrature », cette tyrannie hygiéniste que rien ne freine, n’en finit pas de produire des contraintes de plus en plus absurdes. C’est ainsi que les préfets ont décidé, dans certains départements littoraux, le port du masque obligatoire sur les plages balayées par les vents marins ! Il est probable que cette nouvelle atteinte aux libertés, dénuée de sens, suscitera son lot de sycophantes haineux. Un citoyen libre est vu, désormais, comme une menace pour la collectivité.

Emmanuel Macron avait prévenu, le 14 octobre 2020 sur TF1 : « On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous ne pourrons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé ». Or c’est un monde policier et de surveillances mutuelles qui progressivement s’impose dans l’apathie quasi-générale. La chasse au virus autorise-t-elle ces constantes atteintes à la démocratie, dans une propagande sécuritaire toujours plus culpabilisante ? La contagion de la peur, alimentée par le pouvoir, est en train de faire des ravages dans les esprits craintifs, mesquins, paranoïaques. Ceci n’est pas la France.

Le comble a été atteint, jeudi, avec la mise en garde à vue pour quelques heures du curé et de son vicaire d’une église parisienne – Saint-Eugène-Sainte-Cécile (IX e) – dénoncés sur les réseaux sociaux par un participant à une messe de Pâques victime de son succès. Le diocèse de Paris n’a lui-même rien trouvé de plus utile que d’ouvrir aussi une procédure canonique contre les deux « délinquants ». La police leur reproche une « mise en danger délibérée de la vie d’autrui », un « non-port du masque » et un « rassemblement de plus de six personnes sans respect des gestes barrières ». Il se trouve que je connais cette église qui propose le rite romain et est fréquentée par beaucoup de jeunes catholiques. Elle applique depuis le début de l’état d’urgence les obligations exigées, même si les prêtres, en effet, ne portent pas le masque durant les offices et posent, à la demande, l’hostie sur la langue.

Est-ce là, sérieusement, un scandale ? Seul le désir de nuire a pu pousser l’ « indic », ce beau salaud, à poster une vidéo comme un lettre anonyme. Et c’est bien cet esprit malsain qui a été avalisé par les policiers et, hélas ! par le diocèse lui-même. Dans le même temps, une chaîne de télévision dénonçait des « dîners clandestins » organisés par un beau parleur piégé par son besoin de paraître. La prohibition a toujours suscité des comportements illégaux. Mais la chape de plomb qui étouffe les Français et réjouit les balances ne peut plus durer. Trop d’Etat oppresseur mène à la phobie de l‘Etat. Gare à l’explosion !

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 avril 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Florian Philippot – Covid-19 : Dernière étape avant Grand Reset ?

Florian Philippot TVL

12/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après “L’Oligarchie démasquée“, Florian Philippot publie un nouvel ouvrage “Covid-19 : La grande Bascule” (disponible ici : https://les-patriotes.fr/livres/). Le président des Patriotes revient rapidement sur les décisions toutes plus liberticides les unes que les autres d’un gouvernement français incohérent qui glisse vers l’autoritarisme.

Un peu plus d’an après l’arrivée du Covid-19, les Français sont désormais en passe de basculer vers un “monde d’après” autoritaire, conditionné par des décisions arbitraires, souvent sans fondement scientifique.

Florian Philippot commente l’affaire des restaurants clandestins, avec Pierre-Jean Chalençon, qui laisse penser que les conseilleurs sont rarement les payeurs…

Il évoque la question de la vaccination trop souvent associée aux espoirs de libération dans l’esprit des Français, et un monde réinitialisé. Un Grand Reset établi autour de la mise en coupe réglée de l’économie réelle écrasée entre hégémonie des entreprises géantes au pouvoir supranational et instauration hypothétique d’un revenu universel.


[vidéo] Philippe de Villiers : “Nous sommes face à un problème d’invasion et de colonisation”

Philippe de Villiers

12/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe de Villiers, écrivain, fondateur du Puy du Fou, cofondateur du Vendée Globe et ancien ministre, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de la suppression de l’ENA, de son nouvel essai intitulé “Le jour d’après” et du dîner à l’Elysée auquel il a été convié par le couple présidentiel.


Marine Le Pen : “J’aime infiniment mon père. Je suis heureuse d’avoir réussi à retrouver des relations normales avec lui”

Jean Messiha : « Emmanuel Macron supprime l’ENA par pure démagogie et pour aligner les gens vers le bas au lieu de les tirer vers le haut par le mérite »

Jean Messiha

Emmanuel Macron a annoncé, le 8 avril, la suppression de l’ENA (École nationale d’administration), symbole de l’élite française, dans le but de diversifier les profils de la haute fonction publique.

Voici la réaction de Jean Messiha, ancien élève de l’ENA, dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Emmanuel Macron l’a annoncé, il va supprimer l’ENA, l’École nationale d’administration. Cette école est prestigieuse et formait les hauts fonctionnaires de ce pays. Vous avez vous-même fait cette école, que pensez-vous de la décision du chef de l’État ?

Je pense qu’Emmanuel Macron n’est pas à un reniement près. Les Français gardent le souvenir d’un Emmanuel Macron qui disait qu’il allait soutenir l’ENA et la réformer, mais au contraire la rendre plus performante et plus accessible. Il a changé d’avis sous le coup de plusieurs facteurs.

D’abord, un facteur démagogique, puisque la crise des gilets jaunes était l’une des réclamations d’un certain nombre de personnes. Démagogiquement parlant, le débat n’est pas sur la suppression de l’ENA, mais plutôt sur la perte du pouvoir du politique. La nature ayant horreur du vide, quand le politique se retire et joue lui-même le pouvoir administratif, il y a une sorte de porosité et d’osmose de la haute administration qui a tendance à cannibaliser l’espace laissé libre par des politiques impuissants.

Notre société reflète davantage l’impuissance, la castration de la puissance politique davantage que la surpuissance de fonctionnaires qui n’ont de légitimité que celle que le politique veut bien leur donner.

Le deuxième problème est celui qu’éprouve une population de plus en plus nombreuse d’origine immigrée, par la démographie, par l’immigration surreprésentée par des minorités actives d’indigénistes, de décoloniaux et de ceux qui soutiennent la discrimination positive et pour qui la méritocratie pose un problème.

La méritocratie républicaine est, historiquement, un système basé sur l’effort et, comme son nom l’indique, sur le mérite. Or, un certain nombre d’individus qui ont des relais puissants jusque dans l’appareil d’État et jusqu’au sommet de l’État pensent que, de par le fait que ce système est exigeant, il devient raciste. Il faudrait niveler toutes les institutions académiques et universitaires de la République vers le bas afin de les rendre accessibles beaucoup plus facilement à des populations ou à des candidats qui n’ont pas le niveau et qui refusent de l’avoir. C’est beaucoup plus facile de contourner la méritocratie républicaine par des dispositifs de discrimination positive plutôt que de se donner les moyens de réussir un concours qui est le même pour tous.

Selon vous, la démagogie va-t-elle amener un nivellement par le bas ?

Oui. Quand on lit l’exposé des motifs de la suppression de l’ENA, il est question que son recrutement soit plus divers et qu’il y ait un certain nombre de candidats issus de populations différentes. Lorsqu’on lit entre les lignes, on voit la logique qui se trouve derrière. La suppression de l’ENA participe de ce qu’on appelle le privilège blanc, le racisme, etc. Tous ces concepts sont autant de pistolets placés sur la tempe de la République française afin qu’elle s’aligne vers le bas plutôt que de tirer les gens vers le haut. Le véritable racisme est là. Considérer que parce que vous avez une certaine couleur de peau ou une certaine origine ethnique vous n’êtes pas capable par vous-même, selon vos propres efforts et votre propre mérite, d’accéder à un concours qui est le même pour tous, c’est du racisme ! On va s’adapter à vous puisqu’on considère que vous êtes différents ou que vous n’avez pas les qualités requises, intrinsèquement parlant et ontologiquement parlant, pour pouvoir réussir dans les mêmes conditions que les autres. Ça, c’est du racisme !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Restaus clandestins : des journalistes et des ministres accusés

I-média restaus clandestins

09/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
C’est le scandale du moment. M6 a diffusé un reportage sur les dîners clandestins qui sont nombreux dans la capitale.

Parmi les personnes enfreignant les consignes gouvernementales, plusieurs journalistes et ministres – pourtant alarmistes sur le Covid-19 en public – sont pointés du doigt.


Mon opposant est un criminel : une idée politique qui marche fort

opposants anarcho-tyrannie

Lorsqu’on a appris qu’une enquête judiciaire sur Génération identitaire était confiée à « l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) » (sic) de la Gendarmerie on a cru à un gag (in)digne des gendarmes de Saint-Tropez. Mais quand on sut que cette officine politique avait entendu subito presto la dangereuse « terroriste » Thaïs D’Escufon, on a eu confirmation du changement de nature du régime. Là où la démocratie repose sur le libre débat, l’anarcho-tyrannie s’impose sur la démonisation des adversaires.

Polemia a repris cet article du professeur Philippe Salazar qui s’était récemment exprimé sur la notion d’anarcho-tyrannie. À l’heure des opérations « Black lives matter » et « Me too » le terrorisme intellectuel, sinon physique, se porte bien.

La prison et l’exil forcé, qui est une prison par bannissement dans des contrées désolées parmi des gens incultes, aiguise l’esprit et donne des idées. Platon prisonnier en Sicile pense à une cité idéale, la République (comme on dit mal). Ovide, sur l’affreux rivage de la mer Noire peuplé de cannibales, écrit ses plus beaux poèmes. Même Hugo, millionnaire il est vrai, fulmine depuis Guernesey. Mais, plus près de nous, et au plus près de la politique puisqu’il fut probablement le plus original, le plus érudit et le plus en prise sur les affaires publiques des théoriciens du droit politique depuis Grotius au XVIIe siècle : Carl Schmitt (1888-1985). Membre du parti nazi et dignitaire universitaire nazi comme Martin Heidegger, qui, lui, eut droit à la gentillesse des occupants français. Schmitt, pour son malheur, et le bonheur des idées, est tombé dans le secteur américain de Berlin.
Jeté donc en taule par les Américains victorieux après « l’invasion » de la Normandie (« invasion » en anglais, pas notre indolore « débarquement »), Carl Schmitt est questionné par un professeur de pédagogie allemand qu’il traite, avec ironie, de Maître. Pourquoi ce choix ?

Les Américains sont des techniciens roués, qui croient, même dans le domaine des idées, au fordisme, bref à la chaîne d’assemblage. Donc, s’est dit le Gouvernement militaire, puisque Schmitt est professeur, il faut demander à un autre professeur qui, lui, détient le levier du mécanisme et comprend les rouages de la machine : l’Éducation. Car le Herr Professor en question, chargé de l’interrogatoire, a développé une classification empirique des types humains, le genre d’étiquetage qui plaît beaucoup aux militaires et aux services de renseignement car ça leur permet de faire des rapports qui paraissent intelligents. Les professeurs en éducation arrivent souvent, aussi, à traverser toutes les crises puisqu’ils n’enseignent rien, donc savent tout, et ont donc toujours des idées sur comment enseigner tout sans savoir ce qu’est le savoir. Or, justement, le professeur en question, qui donc ne sait rien en dépit de ses théories empiriques, pose à Schmitt cette question : « Qui êtes-vous ? »

On imagine la jubilation de Schmitt. Il écrit : « Eh bien je peux lui faire une radiographie, comme ça je deviendrai transparent. » Évidemment le professeur de pédagogie appliquait un questionnaire fourni par les Yankees et qui commence par une question de base, dans un tribunal ou quand on monte une machine : déclinez votre identité ou quelle est la première pièce ? Imaginez le Tribunal révolutionnaire, le Nuremberg de la Révolution, demandant à Condorcet (†1794) : « Qui es-tu ? » C’est le genre de détail dont ne s’embarrasse pas dans l’armée américaine. Schmitt rétorque : « Qui êtes-vous ? » On passe à la question suivante et Schmitt, lui, à mettre sur le papier ce qui suit.

De Nuremberg à #balancetonporc

Car c’est le début d’un remarquable mémoire, passé en catimini grâce à un jeune médecin militaire américain de Boston. La médecine est encore une rare profession où « professeur », si galvaudé par ailleurs, est quasiment un titre de noblesse. Il faut y ajouter le prestige de l’université allemande dans le patriciat éduqué américain depuis le XIXe siècle. On saisit la déférence du jeune docteur en médecine pour Herr Professor Dr Schmitt. Le document, quasiment écrit sur du papier hygiénique, s’intitule, en latin, genau : Ex Captivitate Salus. De la prison le salut.
Dans ce document, se trouve une idée saisissante, une idée profondément politique, au sens où il s’agit d’un mécanisme-cadre de la terreur politique qui sévit de nos jours. Je traduis librement cette phrase, écrite dans un cachot, avec un bout de crayon : « La contamination réciproque du juridique et du politique est un poison. Elle exacerbe à leur maximum les conflits en transformant les moyens et méthodes du droit en moyens et méthodes d’annihilation. Les juges siègent alors en tant qu’ennemis. Les tribunaux révolutionnaires et les tribunaux populaires ne sont pas établis pour éteindre la terreur mais pour la rendre plus efficace. Les diffamations et incriminations faites en public, les “murs des cons” publics ou secrets, les déclarations qu’Untel est l’ennemi du peuple, de l’État ou de l’humanité n’ont pas pour but de donner aux opposants le statut juridique d’un ennemi au sens d’une partie belligérante. Tout au contraire, ces actions ont tout but de lui refuser ce droit. Il en résulte sa privation radicale de droits au nom du droit. La haine devient si absolue que même la distinction ancienne et sacrée entre un ennemi et un criminel se dissout dans un paroxysme d’arrogance moralisatrice. Douter de celle-ci devient une trahison. Prêter attention aux arguments de l’opposant devient une perfidie. Ouvrir un débat c’est passer à l’ennemi. »

Faut-il faire un dessin et transposer 1945 en 2021 ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Mosquée de Strasbourg : le préfet du Bas-Rhin saisit la justice administrative

mosquée strasbourg

08/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après la polémique autour de la mosquée de Strasbourg, le préfet du Bas-Rhin Josiane Chevalier a décidé de saisir la justice​ afin d’annuler l’attribution d’une subvention à sa construction. La préfecture conteste sa «légalité», dans un contexte où la loi sur le séparatisme fait débat.


[vidéo] Le terrorisme intellectuel pour bâillonner le peuple – Jean-Yves Le Gallou et Charles Gave

Jean-Yves Le Gallou

06/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le vendredi 2 avril dernier, l’Institut des Libertés, présidé par Charles Gave, recevait Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia et auteur du « Manuel de lutte contre la diabolisation ».

Au programme : un entretien portant sur le terrorisme intellectuel, sujet évidemment d’actualité.

Retrouvez ci-dessous cet entretien.


Ces rêves d’enfant qu’ils veulent contrôler

Le Petit prince

« L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfant » a déclaré la maire écologiste de Poitiers, déclenchant une polémique.
Les psychodrames suscités par la gauche municipale, écolo-socialiste, se multiplient: menus végétariens dans les cantines à Lyon, interdiction du sapin de Noël à Bordeaux, réunions racisées et et obligation « de se taire » pour les blancs à Paris et, désormais, bannissement du rêve aérien qui se concrétise à Poitiers par le retrait de subvention à une association dont la raison sociale est d’aider des enfants handicapés à accomplir leur baptême de l’air.

Une gauche en voie de radicalisation idéologique accélérée met à profit la bonne vieille méthode de la provocation: lancer des ignominies pour exister et faire parler de soi dans les médias. Notre premier réflexe naturel était de les ignorer pour ne pas tomber dans le piège. Mais la nouvelle sortie sur les rêves d’enfants est tellement abominable qu’elle ne peut pas nous laisser sans réagir. Les mots manquent pour qualifier cette tentation de prendre le contrôle des rêves d’enfants: totalitaire? fascisante ou soviétisante (au sens historique des termes)? 1984? Ordre moral autoritaire? Peu importe.

Cette tentation ou prétention au contrôle sur les rêves d’enfants relève du mal absolu. Le rêve est la forme la plus achevée de la liberté. Le rêve d’enfant, le rêve aérien, celui de St Exupéry et de Romain Gary, celui du petit Prince, le rêve de ciel, d’évasion, d’étoiles, d’horizon et de grands espaces infini est la quintessence même de la liberté.

C’est à elle que s’en prennent les néo totalitaires – comme si les restrictions imposées par la dictature sanitaire ne suffisaient pas. Ce pays file un très mauvais coton.

Il faut se préparer au pire et à assumer un devoir de résistance par tous les moyens nécessaires.


Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

[vidéo] Les portraits d’éléments : Entretien avec Andréa Kotarac, un Insoumis vraiment insoumis

Andréa Kotarac

06/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La revue Éléments lance une nouvelle formule : « Les portraits d’Éléments », une série de portraits au long cours de 80 minutes. Objectif: écouter, voir et comprendre les nouvelles lignes de fractures idéologiques.

Premier entretien exclusif avec Andréa Kotarac, un Insoumis vraiment insoumis !

Andréa Kotarac est un ancien cadre de la France insoumise qui a rejoint le Rassemblement national lors des dernières élections européennes. Il est actuellement candidat aux régionales dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.


“Interdit aux Blancs” : quand la gauche ressuscite le “racisme antiraciste”