Macronie : la permanence socialiste – Borne, Valls, Castaner, Guérini, Ferrand…

Macronie PS

On a beaucoup écrit et glosé sur la fin du Parti socialiste et l’effondrement de ce parc à éléphants devenu cimetière. Destruction ? Ou transformation ? Car la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon a tout pour nous rappeler que les socialistes ont la vie dure et la carrière pas compromise. Borne incarne l’aile gauche de la Macronie, cela c’est admis. Surtout, elle est l’ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal. Une ancienne cadre du PS nommée par l’ancien conseiller de François Hollande lui-même ancien secrétaire du Parti socialiste ? Le cadavre a l’air bien vivant et c’est le moins que l’on puisse dire.

Pour autant, il y a urgence dans le parti de la rose. Ecartelés entre la Macronie et La France Insoumise, le PS doit choisir. C’est du moins ce qu’on serait tenté de croire. En réalité, LREM c’est le PS débarrassé de son aile gauche. C’est la consécration de la sociale-démocratie de Hollande, Valls et consorts. Ce dernier a même réussi à se faire investir par le parti de la majorité, prolongeant ses espoirs de redevenir ministre un jour. Bémol : le député sortant des Français de l’Etranger en Espagne et au Portugal ne veut pas lui laisser la place et a maintenu sa candidature. Christophe Castaner, Stanislas Guérini, Barbara Pompili, Richard Ferrand… Macron c’est Hollande en plus vendeur !

La mésaventure de Valls, c’est un petit peu l’incarnation de ce qui se déroule au PS : si un véritable pont existe entre les exfiltrés du PS et le parti de la majorité, ils sont parfois victimes d’une part des ambitions contrariées de leurs pairs mais aussi des besoins du moment d’un Président s’étant aboli du clivage gauche-droite mais obligé de composer avec ses intérêts du moment ou d’une réforme que l’opinion marque encore à gauche ou à droite.

L’autre annonce de cette nomination, c’est l’entourage. Puisqu’en arrivant à Matignon, Elisabeth Borne s’est déjà vue administrer un directeur de cabinet : Aurélien Rousseau, conseiller d’Etat et ancien directeur de l’ARS d’Ile-de-France. Vous commencez à voir le problème ? Il est marié avec Marguerite Cazeneuve, ex du cabinet McKinsey qui a conseillé le gouvernement dans la mise en place de l’absurde politique sanitaire. Elle est depuis directrice de la CNAM. D’autres précisions ? Son père, Jean-René Cazeneuve, est député LREM du Gers. Encore ? Son petit frère, Pierre Cazeneuve, est conseiller d’Etat, conseiller d’Emmanuel Macron et candidat LREM aux élections législatives. Avouons qu’avec un entourage familial pareil, Elisabeth Borne est bien encadrée ! Rien ne change en Macronie donc, le PS a la vie dure et les vieilles habitudes perdurent. Il faut croire que les Gilets jaunes n’ont pas eu l’effet escompté et que tout ce qui était reproché à la Macronie prend corps.

Au fond, derrière la réussite du clan Cazeneuve, il y a un bel exemple de méritocratie française, mais aussi la confirmation d’une certaine consanguinité du pouvoir. Dont acte.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 18 mai 2022

Nomination d’Élisabeth Borne : Macron dame un pion – Une « techno » libérale à Matignon

Élisabeth Borne

Après avoir subi plusieurs refus, Emmanuel Macron a finalement nommé à Matignon un bon petit soldat de sa garde rapprochée en la personne d’Élisabeth Borne, ex-ministre du Travail et exécutrice des basses œuvres libérales du précédent gouvernement. Une continuité qui n’annonce rien de bon pour le modèle social français.

Pour le poste de Premier ministre des liminaires de son second mandat, Emmanuel Macron voulait une femme, une femme et rien d’autre. Pourquoi ? Parce que c’est dans l’air du temps, cela flatte les féministes et ça fait « progressiste ». Et tant pis si les exemples du passé, entre l’implacable marâtre ultra-libérale Thatcher et l’incapable gaffeuse mitterrandienne Cresson, ne sont guère réjouissants. Ce qui compte, c’est la communication et paraître moderne, le reste est accessoire. C’est donc Elisabeth Borne qui s’y colle même si elle n’était pas, semble-t-il, le premier choix de Jupiter qui aurait même essuyé quelques refus. Certains pourront d’ailleurs reprocher au président de la République son manque d’audace, se contentant d’une femme blanche hétérosexuelle alors que de l’autre côté de l’Atlantique on a le courage de promouvoir aux plus hautes responsabilités des lesbiennes noires (en attendant mieux). Mais il est vrai qu’il ne faut pas non plus trop effaroucher la bourgeoisie prétendument « conservatrice » (prière de ne pas rire), de Versailles et d’ailleurs, qui a largement apporté ses suffrages au président sortant.

Quoi qu’il en soit, avec Elisabeth Borne, pas ou peu de surprises en perspective. C’est un parfait petit soldat macroniste, une « technicienne » à sang froid qui s’affirme de gauche mais qui met en place consciencieusement les réformes voulues par la droite affairiste et lancées par l’homme de la banque Rothschild.

C’est d’ailleurs cet empressement libéral qui a fait réagir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, pour une fois presque sur la même longueur d’onde.

Pour la première, le choix d’Elisabeth Borne, ancien ministre du Travail et membre de la majorité présidentielle, démontre « l’incapacité à rassembler » d’Emmanuel Macron et « la volonté du président de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’Etat, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, il considère que l’ancien ministre est « responsable de la baisse de l’allocation d’un million de chômeurs, suppression des tarifs réglementés du gaz, report de 10 ans de la fin du nucléaire, ouverture à la concurrence de la SNCF et RATP » et affirme que sa nomination annonce « une nouvelle saison de maltraitance sociale ». Pour une fois, il semble, hélas ! difficile de lui donner tort. Reste maintenant à savoir si la nouvelle « Première ministre » (sic) disposera d’une majorité législative suffisamment large pour avoir les coudées franches pour appliquer le programme macronien ou si elle devra faire face à une opposition importante et combative pour défendre les « sans dents » face à la « start-up nation ». Souhaitons, bien sûr, que le second scénario s’impose et que ce soit la droite nationale qui incarne cette résistance.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 mai 2022

Quelques conseils de lecture en ces temps difficiles, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou

Alors que la période à venir s’annonce catastrophique, Jean-Yves Le Gallou fait un point d’étape et conseille deux livres pour garder le sourire malgré tout.

Campagne présidentielle et vote utile

Les temps sont durs !

La campagne présidentielle a consisté pour les finalistes à sortir le carnet de chèque et à creuser un peu plus le déficit commercial et l’endettement de la France.
Et les Français viennent d’en reprendre pour cinq ans avec Macron. En route vers le Grand Déclassement !

Les législatives s’annoncent prometteuses pour l’extrême gauche. Mais l’opposition parlementaire « insoumise » qu’on nous prédit puissante sera surtout soumise au Grand Remplacement et à l’islamisation. Ce qui ne sera pas pour déplaire au conglomérat centriste dominant, alliance de sortants LREM rempilant et d’élus LR sarkozystes à la dérive.

À droite, faute d’une entente obstinément refusée par Marine Le Pen, il y aura, au mieux, une poignée de parlementaires dont on espère qu’ils ne se comporteront pas en rois fainéants, absents des principaux débats sensibles, comme dans la mandature précédente.

Ceci étant, on peut escompter que, quelque soit son score et son éventuelle entrée au Parlement, Reconquête, fort de ses cadres et de ses 130 000 adhérents, livrera les batailles idéologiques et politiques à venir : identité, sécurité, souveraineté, patrimoine, instruction, liberté… Tout comme les Patriotes de Philippot et Debout la France de Dupont-Aignan dont les actions contre la dictature sanitaire méritent d’être saluées.

Le vrai vote utile, c’est voter pour des gens qui se battent pour leurs idées 365 jours par an, pas pour des boutiquiers et des rentiers s’endormant entre deux élections.

Deux ouvrages pour se changer les idées

Mais puisqu’il faut faire contre mauvaise fortune électorale bon cœur dissident, je vous recommande deux lectures aussi éclairantes que distrayantes. Franchement réactionnaires, mais fort drôles.

QR codes et bancs publics, une farce covidique. Les charmants Aucassin et Nicolette y affrontent le sinistre Olivier Virus et le sanicrate Défraichi. On espère que son auteur, Eric Letty, plume de Monde et Vie pourra faire monter sa pièce, au moins par une troupe amateur (car il y a 11personnages !).

Paru aux éditions de la Nouvelle Librairie, Le rond de serviette est-il de droite ? est un livre plaisamment écrit où l’auteur nous invite à des réflexions mi-légères ; mi-profondes. Richard de Sèze – L’Incorrect, Politique Magazine, Radio courtoisie – y fait preuve d’une parfaite mauvaise foi pleine d’humour.

Texte repris du site Polémia

Taha Bouhafs et l’agonie interminable de la politesse politique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Taha Bouhafs

Dans un tweet récent[1], la journaliste du Figaro Eugénie Bastié se lamentait du fait que le militant indigéniste notoire Taha Bouhafs (épinglé à de multiples reprises dans son propre camp pour des déclarations incendiaires) retire sa candidature aux législatives dans la 14e circonscription du Rhône. Selon ce dernier, son choix aurait été motivé par la pression médiatique ultraviolente dont il aurait fait l’objet (menaces de mort, entre autres[2]). Eugénie Bastié affirme qu’il aurait été préférable de battre l’ex-candidat de La France Insoumise dans les urnes plutôt que d’employer la pression médiatique à son encontre. Ce que révèle l’attitude de la journaliste du Figaro, c’est l’aveuglement et la ringardise de la droite, empêtrée dans son souci de la respectabilité politique et de l’adhésion aux « règles du jeu », alors même que celles-ci n’ont jamais été que des entraves pour la droite.

Le temps béni de la démocratie apaisée

Les règles théoriques de la politesse politique se superposent de façon quasi-parfaite avec celles du discours social-démocratique : dans une telle société, rationnelle et progressiste, la lutte politique est un processus paisible, ordonné par la loi et la bienséance, au cours duquel la compétition pour le pouvoir ne doit jamais recourir à la violence. Chaque citoyen peut participer au « jeu politique », tant qu’il en respecte les règles ; ensuite, comme le veut la formule, « que le meilleur gagne ». Certes, les différentes factions politiques qui participent à la compétition pour le pouvoir ont des visions différentes de la direction dans laquelle il faut emmener la société (tant que cette direction est conforme aux fondements de la société, qui par ailleurs sont eux-mêmes issus d’un combat politique plus ancien). Pour autant, chacun doit voir son opposant comme un adversaire (quelqu’un que l’on veut battre dans un jeu) et non comme un ennemi (que l’on veut détruire ou soumettre brutalement). Celui qui gagne doit faire preuve de modération à l’égard de son adversaire et ne pas tomber dans l’humiliation du perdant. Celui-ci, à l’inverse, est tenu de respecter l’issue du processus démocratique sans faire de vagues.

Mais ces règles théoriques sont aujourd’hui un mode d’emploi complètement dépassé pour faire de la politique. La France, comme tant d’autres sociétés occidentales, est polarisée : à mesure que les années passent, le fossé entre la tribu de gauche et la tribu de droite se creuse. Entre les deux, un bloc centriste se fait l’arbitre de la vie politique, de façon sectaire et autoritaire. La gauche et le centre ont depuis longtemps compris que leurs opposants politique (droite et « extrême droite ») sont des ennemis existentiels et non de simples concurrents. Si la droite accède au pouvoir (a fortiori la droite populiste et identitaire), cela signerait à leurs yeux entre autres la fin de la démocratie et le retour du totalitarisme, l’abolition des droits de l’Homme et des subventions à SOS Méditerranée. Pour les bien-pensants, l’élection n’est plus un processus politique destiné à sélectionner les représentants politiques les plus en phase avec les attentes du peuple, mais une concoction instable et dangereuse qui pourrait déclencher un cataclysme sur la société. Par conséquent, tous les coups sont permis. Pour eux. Lorsque la gauche tente d’accéder au pouvoir, elle ne recule devant rien, pas plus que quand elle l’exerce.

« Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser. »

Aux règles théoriques (symétriques et égalitaires) du jeu démocratique se sont ainsi rajoutées d’autres règles informelles. Le problème, c’est que la droite continue de se référer aux vieilles règles pour mener le combat politique. Sans comprendre que les consignes ne s’appliquent qu’à celui qui les accepte, la droite signe ses défaites, nombreuses et successives.

La droite, en continuant de gémir auprès de la gauche pour que celle-ci revienne à la civilité de l’ancien monde et fasse le choix de l’apaisement, illustre son propre aveuglement : parce que les règles de la politique « sauvage » sont plus efficaces que les règles « polies », la gauche n’a bien évidemment aucun intérêt à accepter les demandes de ses compétiteurs. Dans un jeu comme le jeu politique, la tenue des règles n’advient que lorsque les deux parties acceptent de s’y soumettre : dès le moment où l’un des acteurs décide de s’émanciper de l’esprit des règles (tout en se conformant éventuellement à leur lettre), alors la compétition devient asymétrique tant que le deuxième joueur refuse de faire de même. Autrement dit, le seul espoir pour la droite, dans le contexte actuel, d’accéder au pouvoir pour ensuite l’exercer de façon effective, c’est de laisser tomber les entraves de la politesse politique.

Disons-le clairement : depuis des décennies, la droite subit les campagnes de dénonciation et de diffamation de la gauche. Les universités, le monde de la culture et de la presse ont été purgés des opposants à l’utopie égalitaire globale. L’hégémonie de la gauche lui permet même de faire pression pour que hommes politiques « de droite » votent le regroupement familial ou les restrictions à la liberté d’expression (restrictions qui s’appliquent à 99 % pour notre camp, ce qui est évidemment une coïncidence). Le service public fait office de bureau de surveillance et de correction des discours dérangeants, alors que l’Éducation nationale s’efforce d’écerveler les plus jeunes générations pour en faire de parfaits écocitoyens, domesticables et joyeux de voir leur pays se transformer en bidonville.

Nous aussi, nous avons le devoir de nous émanciper des chaînes de la bienséance politique et de comprendre que notre combat est existentiel : sans notre victoire, c’est notre civilisation qui est en péril, et pas simplement la mise en place de quelques ajustements politiques secondaires (point d’indice de calcul des retraites ou interdiction des pailles en plastique).

Réjouissons-nous que Taha Bouhafs ait décidé d’abandonner sa candidature avant le début de la campagne. S’attirer la sympathie de ceux qui nous détestent est un but illusoire.

Il est temps pour les populistes et les identitaires de prendre conscience du chaos ambiant et de la déliquescence de la société française : la France est un archipel dont les eaux ont vocation à être parcourues par des pirates en quête de pillage et des corsaires en quête de liberté, et non par des navires de croisière.

[1] https://twitter.com/EugenieBastie/status/1523933671824269313
[2] https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-la-candidature-de-taha-bouhafs-aux-legislatives-a-tourne-a-lechec_fr_627a199fe4b00fbab632c797

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pour combattre la subversion islamo-gauchiste et décoloniale, par Bernard Lugan

décoloniaux lugan

A travers la mainmise de Jean-Luc Mélenchon sur une gauche à la dérive, nous assistons au triomphe d’une idéologie de conquête révolutionnaire née de la confluence puis de l’engerbage de trois courants ou forces politico-religieuses qu’il importe de bien identifier si nous voulons la combattre efficacement.

1) Le courant décolonial

Pour les décoloniaux, le Français de souche est par essence esclavagiste, colonialiste et raciste. Comme sa « domination » repose sur une histoire et un mode de pensée fabriqués, les « dominés » doivent donc en déconstruire les fondements culturels et historiques en imposant de nouvelles normes raciales, philosophiques, culturelles, esthétiques, linguistiques, sociales, politiques, historiques, alimentaires, vestimentaires, artistiques, sexuelles et religieuses.
En raison de la démographie, donc grâce à l’ethno-mathématique électorale, ce courant va automatiquement occuper une place de plus en plus déterminante dans la vie politique française ainsi que l’a fort bien exprimé Houria Bouteldja :

« Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’Eglise, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité (…) » (Houria Bouteldja).

Pour le moment, la réussite de cette entreprise de subversion est totale puisque les indigènes français acceptent de débaptiser leurs rues, de dépouiller leurs musées, de renier leur histoire et d’abattre leurs statues.

2) Le courant islamo-gauchiste

Il s’agit là d’un authentique courant révolutionnaire né des échecs du marxisme et du communisme. Ayant perdu le prolétariat blanc passé au Rassemblement national, ses membres pensent avoir trouvé dans l’immigration le prolétariat de substitution qui leur permettra d’arriver au « grand soir ».
Dans cet espoir, ils courtisent sans vergogne la fraction la plus organisée de l’immigration, celle des musulmans islamistes. Par pur opportunisme, ces derniers acceptent cette offre de collaboration qui leur permet de faire avancer leur propre calendrier révolutionnaire… en attendant de pouvoir mettre leurs naïfs alliés « sous l’étrier »….

3) Le courant attrape-tout des « victimes de l’exploitation »

Ici se retrouvent toutes les postulées « victimes » de l’exploitation de l’homme blanc engagées dans une surenchère victimaire : tenants du « Genre », LGBT, fractions féministes pour lesquelles les femmes et les homosexuels sont les éternelles victimes du patriarcat blanc hétérosexuel, comme le sont les Noirs, les Arabes et les immigrés. Ce conglomérat gémissant et vindicatif est numériquement extrêmement minoritaire, mais il détient et contrôle les relais médiatiques, culturels et politiques qui permettent d’assurer visibilité et « respectabilité » à l’idéologie de conquête.

Face à cette force révolutionnaire en expansion, acculés dans l’impasse idéologique des « droits de l’homme », du « vivre ensemble », du « pas d’amalgame », du « cordon sanitaire contre l’extrême-droite » et du sépulcre phraséologique de la « laïcité », les dirigeants de la « droite » française sont désarmés et pour certains, déjà prêts à tous les abandons.
Reste donc la cohorte des résistants de la pensée…Et c’est pour éviter à ses membres de devoir un jour être contraints de choisir entre devenir des dhimis sur la terre de leurs ancêtres ou des « émigrés de l’intérieur », que j’ai écrit « Pour répondre aux « décoloniaux, aux islamo-gauchistes et aux terroristes de la repentance ».

Pour commander, c’est ici !

Vote communautaire : une menace à peine voilée – Mélenchon dépassé par un parti musulman

melenchon vote musulman

Jean-Luc Mélenchon a construit une grande partie de sa stratégie électorale pour l’élection présidentielle sur la séduction des quartiers abusivement appelés « populaires », qui sont en réalité les cités de l’immigration. Et pour capter cet électorat des néo-Français et des musulmans de France, il n’a pas épargné ses efforts : éloge passionné de la « créolisation » de la société, promotion du droit du sol intégral, défense du voile islamique, attaques contre la police toujours suspecte de « racisme », et promesse de revenir sur la pourtant bien timide loi macronienne « contre le séparatisme ». Indiscutablement, ses exercices de danse du ventre ont porté leurs fruits puisque le candidat de l’extrême gauche est arrivé en tête des suffrages dans nombre de ces zones que certains appellent « les territoires perdus de la République ». Pas perdus pour tout le monde en l’occurrence. En fin de compte, 69 % des électeurs musulmans ont voté pour le chef de file des « insoumis » au premier tour de la présidentielle 2022.

Avec de tels résultats, l’insoumis en chef pouvait penser avoir remporté la timbale, devenant le « leader » incontesté de la « nouvelle France » multiethnique et islamisée. Las, c’était faire preuve de beaucoup d’optimisme et d’une totale cécité face aux mouvements profonds qui travaillent l’Hexagone. Car malgré toute sa bonne volonté, Jean-Luc Mélenchon reste un homme blanc, athée et bourgeois, bref un vestige de la « France d’avant » qu’il a certes totalement trahie mais dont il reste le pur produit. Or ce profil ne convient pas du tout à une part grandissante de la population issue de l’immigration qui n’entend plus déléguer le pouvoir à des « babtous », fussent-ils serviles, mais bien prendre elle-même en main la défense de ses intérêts et la promotion de ses objectifs communautaires. C’est ainsi que l’Union des démocrates musulmans de France, un parti communautaire islamique, a annoncé avoir investi une centaine de candidats pour les élections législatives de juin prochain. Des candidats qui se trouveront donc en concurrence directe avec ceux de « l’union de la gauche » menée par Mélenchon.

Créée en 2012 par Nagib Azergui, un ingénieur en télécommunication, l’UDMF avait seulement présenté une dizaine de candidats aux élections législatives de 2017. Cinq ans plus tard, le mouvement en annonce une centaine, principalement concentrés dans les bastions du vote communautaire musulman (48 candidats en Ile-de-France, 16 en Auvergne-Rhône-Alpes). Cette croissance exponentielle est une démonstration irréfutable du développement du communautarisme musulman dans notre pays, d’autant que l’UDMF est ouvertement islamiste comme le montre son tract de campagne où est représentée une femme voilée. Le parti est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt comme étant une émanation de la confrérie des Frères musulmans, mouvement par ailleurs interdit dans nombre de pays musulmans comme l’Egypte et la Syrie.

Le petit timonier Mélenchon sera-t-il à son tour « grand remplacé » par ceux-là mêmes qu’il a tant flattés et cajolés ? C’est un scénario, énième version de l’arroseur arrosé, qui apparaît fortement probable et dont on pourrait sourire s’il n’était pas, malgré tout, un nouveau et inquiétant symptôme de la profonde transformation ethnico-culturelle de notre nation.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2022

Jean-Marie Le Pen : confessions sur canapé

Jean-Marie Le Pen

17/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Figure historique de la droite nationale française, Jean-Marie le Pen a reçu Valeurs actuelles pour un long entretien au sujet de son parcours politique, mais aussi concernant la dernière campagne présidentielle qui a vu le camp patriote s’entre-déchirer entre Marine Le Pen et Eric Zemmour.


Burkini : Laurent Wauquiez et la Région suppriment toutes les subventions de Grenoble

Zemmour relève le défi des législatives dans le Var : les raisons d’un baroud d’honneur

zemmour trocadero

Éric Zemmour aurait pu rester à la tête de Reconquête et jouer les invités vedettes pour soutenir ses 550 candidats dans les circonscriptions et galvaniser ses militants partout, comme il sait le faire. Il aurait pu rester au-dessus de la mêlée, comme Jean-Luc Mélenchon, par exemple, qui ne se présentera pas. L’ancien journaliste a décidé, au contraire, d’entrer dans la bagarre. Il sera candidat dans la quatrième circonscription du Var. Il a peu de chances de l’emporter.

Zemmour a obtenu dans cette circonscription 13,25 % des voix au premier tour de la présidentielle, il est arrivé en quatrième position. Il affrontera une députée sortante macroniste et un candidat RN bien implanté. Le vote utile va à nouveau jouer contre lui, au niveau local cette fois. La marche est vraiment très haute.

Le président de Reconquête a longuement hésité. Son entourage était partagé. Certains le poussaient. D’autres estimaient qu’il avait d’autres moyens de montrer son engagement en mettant sur pied, par exemple, un laboratoire de réflexion et de formation des jeunes, en se ménageant pour les élections européennes. Et qu’il courait le risque de se carboniser. Zemmour avait, en réalité, toutes les raisons de ne pas y aller… C’est un Parisien pur sucre : il a parlé de son enfance en banlieue et de ses attaches dans la capitale mille fois pendant la campagne. Il a fait, du reste, son meilleur score à la présidentielle non pas dans le Sud mais à Paris, dans le 16e arrondissement. Il bascule à 878 kilomètres de Paris : impossible de trouver plus loin ! Zemmour n’a pas l’accent du Midi et n’a aucune expérience politique locale. Il sera guidé par le maire de Cogolin, mais il n’a pas la connaissance directe des réseaux d’influence locaux, des baronnies et il retrouvera son adversaire principal : le vote utile en faveur du candidat RN.

Le RN ne lui fera aucun cadeau. Mercredi, son président Jordan Bardella, devant la presse réunie pour la publication des listes des candidats, a eu ce petit mot d’accueil : « S’il essuie un nouvel échec, il sera obligé d’en tirer les conclusions. » Bardella a insisté sur la marginalisation de Reconquête, comme de la NUPES de Mélenchon, dans le jeu politique : « Il n’y a que nous pour nous opposer à Emanuel Macron. » Bardella ne voit toujours « aucun intérêt » à tout accord d’appareils et pense que « beaucoup d’électeurs de Zemmour se pencheront dès le premier tour sur le RN ». Bref, il a beaucoup de coups à prendre.

Mais l’ancien polémiste aime cette région. Il y passe ses vacances depuis vint ans. Surtout, « il veut montrer que le général peut monter au front, se battre sur le terrain », explique, à Boulevard Voltaire, Stanislas Rigault, le président de Génération Z, lui-même candidat aux élections législatives dans le Vaucluse. « Il veut encourager les jeunes candidats de Reconquête par l’exemple. » C’est une nouvelle bataille qu’il veut mener de face.

Zemmour l’a dit, sur place, avec ses mots. « Je ne me voyais pas mener le combat de l’arrière, je le mènerai à la tête de mes cinq cent cinquante candidats Reconquête, et il faudra, ici comme partout, répandre nos idées qui sont celles de l’avenir », a lancé le candidat à la députation. « On m’a beaucoup dit que la présidentielle était dure. C’est vrai, c’était un combat redoutable, cruel, parfois injuste. Mais j’aime aussi ce combat et je reviens ici pour le mener. »

Zemmour n’a jamais été élu : la défaite dans ce fief indéboulonnable pendant cinq mandats du maire de Saint-Tropez Jean-Michel Couve, un RPR devenu LR qui a régné 24 ans avant de laisser son fauteuil à la députée En marche ! en 2017, est logique, attendue. L’ancien journaliste ne peut donc avoir que de bonnes surprises. « Je suis venu dans le Var parce que j’aime le Var et les Varois, et mon petit doigt me dit qu’ils me le rendent bien », a-t-il encore lancé à ses partisans.

Il aurait peut-être perdu davantage en image, s’il avait filé à l’anglaise. Il y a, dans cette démarche, un baroud d’honneur, pour l’exemple, qui ne manque pas d’un certain panache. Il va tenter de montrer qu’on peut être perdant mais courageux. Il sculpte son personnage, son image, sa stature de chef de parti politique. Une démarche d’avenir. Un premier pas.

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Robert Ménard : une girouette devenue folle ?

Robert Ménard

Le maire de Béziers a toujours été un personnage difficile à suivre, mais aujourd’hui, il a définitivement fini d’égarer les derniers intrépides qui tentaient de le faire. En effet, dans une tribune publiée ce mardi 10 mai dans Le Figaro, Robert Ménard appelle à donner une majorité à Emmanuel Macron aux législatives. Pour lui, il convient de « faire bloc » derrière le président de la République afin de contrer la « menace » représentée par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale de Jean-Luc Mélenchon. Apparemment, les candidats de la droite nationale et patriote sont sortis de l’équation du fondateur de Boulevard Voltaire… Si l’on peut, à la première lecture, avoir des difficultés à croire à un tel positionnement, force est de constater que ce ralliement macroniste (dans l’espoir d’un strapontin ministériel ?) n’est en fait que le énième épisode d’une longue série de revirements, plus ou moins radicaux, souvent peu explicables, qui caractérise le parcours de l’édile biterrois.

Venu de la gauche humanitaire, l’ancien patron de « Reporters sans frontières » (où, reconnaissons-le, il avait pris des positions parfois courageuses sur la liberté d’expression) a progressivement glissé vers la droite nationale via la « droite hors les murs » dont il se serait sans doute bien vu le chef de file avant de se faire souffler la place par Eric Zemmour.

Robert Ménard, porté par un ego considérable, s’est toujours voulu un « électron libre » mais celui-ci s’est peu à peu transformé en ludion incontrôlable et incompréhensible.

Ainsi, entre deux déclarations d’amour passionné aux républicains espagnols ou aux antifascistes italiens, le maire de Béziers a longtemps travaillé à une entente entre Eric Zemmour et Marine Le Pen, avant de faire volte-face et d’insulter le camp de l’ancien journaliste en le qualifiant de rassemblement de « patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain. Une droite nostalgique qui est un véritable repoussoir ».

Un peu plus tard, ce fut au tour de Marine Le Pen – dont il était pourtant censé être un « soutien critique » –, de subir les foudres et les jugements péremptoires du torquemada du sud-est, critiquant sa campagne et estimant que le second tour était « une défaite » pour la candidate patriote.

Pour compléter le tout, Robert Ménard s’est également récemment adonné à un pathétique exercice de repentance, affirmant, confronté à la crise des réfugiés ukrainiens, regretter son opposition et ses déclarations vis-à-vis des réfugiés syriens et irakiens, propos qui le rendent aujourd’hui « honteux ».

On ne peut au final que conseiller à Robert Ménard d’aller soigner cet accès de remords honteux dans les salons de sa mairie – qu’il gère semble-t-il avec une grande efficacité – et de laisser la politique nationale à des gens un peu plus stables et cohérents que lui.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2022

Une génération dans l’orage qui ne veut plus subir ! – Le Zoom – Victor Aubert

Victor Aubert

12/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Professeur de philosophie et président du laboratoire d’idées Academia Christiana, Victor Aubert a participé activement à la rédaction d’un programme politique pour « une génération dans l’orage ». Faire passer les messages et éveiller les consciences, tel et le sens d’un ouvrage qui ne cache pas le recours à une fulgurante et troublante radicalité.

Essayant de concilier pragmatisme et idéal, les auteurs du livre ne veulent, en aucun cas, plaquer une idéologie sur le réel. Il s’agit donc de rebâtir un monde préservé du totalitarisme progressiste et de la domination absolue des puissances d’argent. Bâtir pour ne plus avoir à subir.


«Ceux qui m’ont quittée» pour Éric Zemmour, «c’est un chemin sans retour», tranche Marine Le Pen

Nupes: peut-on faire lit commun et chambre à part? – La drôle d’union de la gauche

bouhafs melenchon

Là où à droite l’union avec l’extrême-droite est un tabou, l’union de l’ensemble des forces à la gauche de l’échiquier politique, y compris avec les extrêmes, fait l’objet d’une véritable mystique.

Au point que l’on peut avoir l’impression que l’affichage de l’union suffit à contenter l’électeur, sans qu’il soit nécessaire que le chemin soit très clair, voire même en l’absence de projet commun. Pire, affublé du manteau de l’« union de la gauche », même l’accord le plus boiteux est présenté comme l’annonce d’une victoire qui ne saurait être empêchée que par un système injuste et dévoyé. C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon présente la NUPES, Nouvelle Union Populaire, Ecologique et Sociale comme le troisième tour de la présidentielle, celui censé doter la France d’un gouvernement effectif, et fait semblant d’être candidat au poste de Premier ministre, afin que même les législatives soient une ode à sa personne. Or, non seulement les institutions ne sont pas conçues dans ce but, mais le leader de LFI croit tellement peu à cette histoire qu’il ne fait même pas semblant d’avoir adossé cette soi-disant union de la gauche sur un quelconque programme commun.

Intérêts bien compris…

Le problème c’est que cet accord d’appareil, bouclé à la va-vite, sur les seules bases de l’intérêt bien compris de sortants qui ne veulent pas perdre leur place, fait l’impasse sur tant de sujets de dissensions qu’il n’a pas fallu bien longtemps pour que ressorte, autour de candidatures symboliques, la poussière qui avait été mise sous le tapis. La candidature de Taha Bouhafs est devenue le révélateur gênant de la véritable nature de LFI et a mis les différents partis de gauche devant la vraie nature des leurs noces. Adrien Quatennens a beau jeu de parler des centaines de circonscriptions où les accords paraissent stables, pour essayer de faire passer le scandale autour de la candidature de Taha Bouhafs pour un épiphénomène. Elle est, au contraire, révélatrice des fractures réelles qui font de la NUPES une simple machine électorale et non un espoir politique.

Taha Bouhafs est archétypal de la dérive islamogauchiste du parti de Jean-Luc Mélenchon, proche des islamistes du CCIF et de Barakacity, c’est un identitaire qui considère que l’appartenance raciale prime sur tout et doit déterminer les comportements. C’est ainsi qu’il avait traité la policière Linda Kebbab, d’ « arabe de service », car pour lui, servir l’Etat français c’est être littéralement traître à sa race, apporter sa caution à la « persécution des musulmans ». Taha Bouhafs, c’est aussi celui qui avait provoqué l’expulsion d’Henri Pena-Ruiz de LFI. Le philosophe, spécialiste de la laïcité, avait eu le malheur de rappeler, lors des universités d’été du mouvement, en 2019, qu’en France on avait le droit et la liberté de critiquer les religions. Il a été victime d’une véritable campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux et au sein du parti. Campagne orchestrée notamment par Taha Bouhafs. Car l’ancien candidat qui se victimise aujourd’hui est connu pour son agressivité sur les réseaux et les logiques de meute qu’il sait si bien orchestrer. Ce sont ces faits qui ont amené Fabien Roussel à s’interroger sur l’opportunité de présenter un tel personnage à la députation. “Je ne comprends pas que LFI puisse présenter sous ses couleurs quelqu’un qui a été condamné en première instance pour injure raciale”. Il n’était pas le seul à s’étonner et l’affaire Bouhafs a poursuivi tous les représentants de la LFI depuis que la candidature a été annoncée. D’Alexis Corbière à Adrien Quatennens, on ne compte plus les grands moments de solitude médiatique et les circonvolutions de langage déployées pour défendre l’indéfendable. Taha Bouhafs serait ainsi victime de calomnies ou de la haine de l’extrême-droite. Il serait harcelé parce que jeune, d’origine maghrébine et sans diplôme. Hélas, il n’est victime que de son comportement, et ce qui lui est reproché ce sont des faits, des actes, des écrits. Il est même comique d’entendre tous les leaders LFI interrogés expliquer qu’il n’a jamais été condamné pour « injure raciale » mais pour « injure publique » en oubliant que le vrai intitulé de la condamnation est « injure publique à raison de l’origine », ce qui est difficile à distinguer d’attaques racistes. La position était dure à tenir même pour des spécialistes de la malhonnêteté intellectuelle et Taha Bouhafs a été débranché pour éviter que l’on discute plus de l’islamogauchisme de la LFI que du retour de l’union de la gauche.

Mélenchon tient les banlieues communautarisées, et ne veut plus les lâcher

Sauf que la clientèle des quartiers, sensible au discours sur la « persécution des musulmans » sur lequel prospère en partie la boutique LFI, ne doit pas manquer à Jean-Luc Mélenchon s’il veut faire de ces législatives une démonstration de force. La solution est donc de lâcher Taha Bouhafs, pour préserver la mystique de l’union de la gauche et de faire porter le chapeau au PCF. Cela évite de cristalliser l’opinion sur un candidat qui illustre parfaitement la dérive racialiste et les proximités avec les islamistes de LFI d’un côté, tout en entonnant le grand air de la victimisation et de la persécution d’un jeune militant musulman sur les réseaux. Et voilà Taha Bouhafs élevé au rang de voix de « ceux qui ne sont rien », dans le même temps que le retrait de sa candidature devrait rapidement calmer le jeu et permettre de réinstaller la campagne autour de la thématique de l’élection du Premier ministre. Le problème est qu’une partie des militants LFI ne se caractérisant ni par leur sens de la modération ni par leur adhésion à la discipline de parti, Fabien Roussel et le PCF subissent de telles attaques sur les réseaux sociaux que l’on se demande si la NUPES, à peine née, tiendra jusqu’aux élections.

Pour lire la suite, c’est ici !

Les militants identitaires relaxés en appel – ils étaient poursuivis pour leur campagne d’affichage contre Abdelaziz Hamida, le maire de Goussainville ex-fiché S

Législatives : Marine Le Pen va au charbon, par Franck Deletraz

marine le pen

Alors que les grands médias de la Macronie nous serinaient depuis des jours avec son prétendu « abattement » et évoquaient même sa possible « non-participation » aux élections législatives du mois de juin prochain, Marine Le Pen est revenue dimanche matin au-devant de la scène politique nationale plus combative et plus offensive que jamais. En effet, en visite dans son « fief » d’Hénin-Beaumont, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où elle est candidate à sa réélection, la députée du Rassemblement national, après avoir rappelé très justement que « le combat n’est pas terminé », a entamé sa campagne électorale par de féroces – mais justes – attaques contre Macron et son « bouffon » Mélenchon.

« Le combat n’est pas terminé »

Prenant la parole au terme d’un impressionnant bain de foule, Marine Le Pen a ainsi assuré ses partisans que le combat allait continuer « parce que la politique qu’Emmanuel Macron compte mettre en œuvre est tout aussi nocive aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a 15 jours », et qu’« il faut donc absolument faire en sorte de les empêcher de nuire, lui et ses alliés ». Disant espérer une « entrée en force à l’Assemblée nationale » des candidats RN pour mener à bien ce combat, l’ex-candidate à la présidentielle a également réaffirmé sa volonté de lutter contre « le laxisme que nous avons vu à l’œuvre depuis cinq ans en matière d’insécurité et d’immigration ».

« La fable de Jean-Luc Mélenchon »

Une intervention au cours de laquelle l’occupant de l’Elysée n’a pas été le seul à se voir vivement critiqué. En effet, évoquant l’incroyable et insupportable feuilleton médiatique de l’union des gauches autour de Mélenchon, Marine Le Pen s’est à fort juste titre exclamée : « La fable de Jean-Luc Mélenchon s’opposant à Emmanuel Macron, on va peut-être arrêter, maintenant ! Ça a duré 15 jours, ça a fait rire tout le monde… » Or, a-t-elle poursuivi, il « joue les fous du roi, il surjoue l’insolence à l’égard du président », mais « la réalité, c’est que Jean-Luc Mélenchon a fait élire Emmanuel Macron ». Ce qui, a-t-elle ajouté, « le discrédite absolument pour pouvoir se mettre dans la posture de l’opposant ». D’autre part, a encore souligné avec ironie la candidate du Rassemblement national dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, en faisant allusion aux récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon estimant qu’il n’avait pas besoin de se présenter à sa réélection, « pour gagner des législatives, il faudrait déjà qu’il accepte de se présenter. Ce serait un bon début… »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 mai 2022