Xavier Raufer : « Criminalité : les chiffres d’Édouard Philippe ne sont pas honnêtes »

14/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Raufer revient sur le discours de politique générale du Premier ministre, présenté devant les députés, durant lequel le thème de la sécurité en France a été abordé.

Selon Xavier Raufer, « le ministère de l’Intérieur triche » sur les chiffres de la délinquance.


La modernité est dans la France profonde, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron incarnerait donc l’air du temps. À entendre un complaisant récit médiatique, la droite serait en train de payer ses idées réactionnaires. D’ailleurs, dans Le Point du 8 juin, l’ex-conseillère de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, l’assure : “Il faut clairement abandonner les sujets de mœurs. (…) Les Français sont devenus libéraux : les gens vivent comme ils veulent.” Il est vrai que la droite aurait mieux fait de créer, naguère, une union civile entre homosexuels. Ce statut aurait peut-être évité d’en venir au mariage gay et à ses filiations artificielles, promues par la gauche transhumaniste. Toutefois, les gens demeurent partagés sur l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Jérôme Fourquet (Ifop) : “Les Français se divisent en trois blocs : 40 % sont pour l’extension de la PMA, 40 % y sont opposés et 20 % basculent de l’un à l’autre en fonction de la question” (La Croix, mardi). Les oppositions sont plus vives pour la gestation pour autrui (GPA), que réclament des couples d’hommes au nom d’un “esprit du temps” bricolé pour l’occasion.

La macronie se dit portée par la pensée dominante, forcément progressiste. Mais rien n’étaye sa prétention. Après avoir laissé croire que LREM avait gagné les européennes, remportées par le RN, les propagandistes du nouveau monde assurent qu’une vague d’élus LR rejoindrait la majorité, fuyant le monde rétréci et fané du conservatisme. Or, sur les 72 signataires d’une tribune du JDD qui disent préférer Macron, la majorité n’était déjà plus chez LR. Ceux qui partent font des phrases solennelles sur le gaullisme. Ces traîtrises sont plus simplement la caricature d’une classe politique sans grandeur.

Les retournements de veste restent méprisables. Parce qu’il n’a pas compris son époque, exigeante et critique vis-à-vis des “ élites”, Macron s’est heurté aux “gilets jaunes”. C’est dans leur pays profond et sa fureur de vivre que se trouve la modernité.

Les Françaises ne trépignent pas d’impatience devant la PMA pour toutes, attendue par une infime minorité.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Et voilà la PMA ! Cela passera peut-être comme une lettre à la poste… ou pas. Sont-ils prêts à ce risque-là ?, par Gabrielle Cluzel

C’est parti. Édouard Philippe a promis la PMA. Le sociétal, c’est facile : quand on patine sur tous les dossiers, on fabrique du succès artificiel à bon marché. Il va réussir la « PMA », pensez, déjà son camp l’a applaudi à l’Assemblée.

Pourtant, tous les sondages le montrent, le sujet n’est pas du tout « prioritaire » pour les Français. Qu’importe. Ça plaît à une minorité qui le soutient et l’a porté.

Le plus croquignolet est qu’évidemment, Édouard Philippe se disait lui-même opposé à la PMA en 2013. Qu’importe. La mode est à l’écologie, et donc à la politique de l’éolienne. D’où vient le vent ? Il paraît que la population serait « prête ».

Un récent sondage de l’IFOP, publié ce jeudi matin, montre en effet que 6 Français sur 10 sont favorables à la PMA pour toutes. A-t-on vu, pourtant, une seule pancarte réclamant la PMA sur les ronds-points ? Qu’importe la contre-performance de François-Xavier Bellamy aux européennes, le dénigrement par un certain nombre de Républicains de ses options conservatrices qui auraient signé son échec : le sondage La Croix-IFOP indiquant que les catholiques auraient majoritairement voté Macron rassure. La réaction sera faible !

Sauf que.

Sauf que personne n’avait prévu la mobilisation du mariage pour tous. Et cette fois, les réseaux sont déjà là, structurés. Prêts à être mobilisés. Ils échoueront peut-être in fine, comme la dernière fois, mais Emmanuel Macron devrait se souvenir que François Hollande n’a jamais pu se représenter, et que cet épisode-là n’y est pas étranger.

Sauf que Les Républicains qui dénoncent ces choix passés sont ceux qui n’y avaient jamais adhéré, et que l’on traînait sur les tribunes, où ils se faisaient d’ailleurs siffler (comme Valérie Pécresse) par des manifestants méfiants. Ils ne sont donc en rien des témoins d’une évolution des mentalités à droite.

Sauf que l’électorat catholique « plus diplômé et âgé que la moyenne » – tel que décrit par Jérôme Fourquet dans La Croix -, qui aurait été « une des clés du score honorable » de LREM aux dernières élections, pourrait être troublé s’il va à la messe et écoute un tout petit peu son clergé prêcher sur le sujet. Rappelons, au passage, que 36 % des catholiques ont voté Bellamy ou Bardella : les plus jeunes et les plus déterminés, ceux que l’on a vus gambader lors de LMPT, avec, six ans plus tard, au vu de leur natalité dynamique, des effectifs augmentés.

Sauf que les Français n’ont peut-être pas la mémoire de poisson rouge qu’avec facilité et mépris on leur imagine souvent. Ils n’ont pas digéré la grossière entourloupe Maastricht. Dans un tout autre genre, ils n’apprécieront peut-être pas qu’on leur ait vendu, à l’époque, le mariage pour tous en leur jurant, croix de bois croix de fer, que cela ne déboucherait pas sur la PMA, vous n’y pensez pas… et que l’on nous susurre aujourd’hui, le même refrain, avec un autre couplet, pour la GPA : jamais ça !

Sauf que, dès que l’on n’utilise plus l’acronyme obscur PMA et le « pour toutes » orwellien qui repeint d’un vernis de justice lénifiant tout cela, la réalité et le bon sens reprennent leurs droits : un autre sondage récent de l’IFOP montre que, pour 82 % des Français, « un père et une mère ont des rôles différents et complémentaires », que pour eux, encore, « les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère ».

Sauf que la droite conservatrice qui transcende le vote Bellamy et Bardella pourrait trouver là le terrain d’union, le ciment d’unification qui lui manquait et que certains appelaient de leurs vœux.

Sauf que les gilets jaunes eux-mêmes, que l’on dit peu sensibilisés aux sujets sociétaux, tout occupés qu’ils sont à survivre – encore qu’ils sachent mieux que tout le monde l’importance des solidarités familiales et du lien filial -, pourraient trouver fort de café qu’on leur fourgue une réforme qui alourdirait le budget de la Sécurité sociale – sachant qu’on créerait un précédent : celui d’un remboursement sans pathologie à la clé – alors que leurs hôpitaux ferment.

Imaginons que se réalise l’hypothèse, peu probable mais possible, souhaitée en tout cas tant par Éric Zemmour que Marion Maréchal, d’une convergence des luttes ? Cela mérite d’y réfléchir avant de se lancer…

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Génération identitaire poursuivi en justice et par les médias

Génération identitaire, groupe politique attaché à la défense de la civilisation européenne, ses valeurs, la diversité de ses racines, ses coutumes et ses traditions, toutes choses qui eussent parues normales à n’importe quel Grec ancien, est poursuivi en justice à travers trois de ses membres. Rappel des faits et analyse des réactions médiatiques.

Défenseur d’opinions politiques plutôt partagées en France et en Europe, par les peuples plus que par les « élites » autoproclamées, comme le constat d’une islamisation en cours du continent européen par le biais de politiques migratoires volontaires ou la complicité d’ONG et d’organisations politiques de gauche radicale avec les passeurs de migrants, Génération identitaire est régulièrement attaquée en justice, comme pour l’occupation pacifique du toit d’une mosquée en construction de Poitiers. Des actions toujours non violentes et présentant fort peu de troubles à l’ordre public, contrairement à celles menées par une ultra gauche dont les auteurs, impunis, courent toujours, que l’on pense aux émeutes urbaines de fin 2018 ou début 2019, ou au saccage de l’ISSEP Lyon.

Les faits

L’OJIM avait étudié les réactions médiatiques à l’époque : voir ici ou encore ici.

Le 21 avril 2018, une centaine de militants très organisés de Génération Identitaire, avec l’appui de deux hélicoptères loués, s’installaient au col de L’Echelle dans les Alpes, puis se déployaient pour une mission de « contrôle des frontières » afin de démontrer qu’il est possible d’empêcher le franchissement incontrôlé par des migrants clandestins venus d’Italie, souvent guidés par des européens complices. Trois de ses membres seront jugés le 11 juillet 2019 à Gap. L’objectif est clairement de tendre à la dissolution de ce mouvement politique, suivant la ligne fixée par le président de la République lors du dernier dîner du CRIF, ligne ayant déjà conduit à la dissolution du Bastion social. La droite dite radicale serait ainsi la principale menace pesant sur la France.

Factuellement, les militants de Génération Identitaire n’ont provoqué ni violence ni dérapage, la seule victime de cette affaire étant l’un de ses portes paroles, licencié de son entreprise du fait de ses opinions. Ce licenciement comme ce procès posent question : un délit d’opinion politique est-il en vigueur dans l’hexagone ?

De quoi les militants de Génération identitaire sont-ils accusés ? Officiellement ? Pas d’avoir des opinions politiques, pas plus d’être allé en randonnée dans les Alpes. Non, ils sont accusés « d’activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ». Il fallait bien trouver quelque chose. Ce n’est pas anodin : les accusés risquent un an de prison, 15 000 euros d’amende à titre individuel ; l’association risquant elle 75 000 euros d’amende et 5 ans d’interdictions de toutes sortes. Chacun jugera de la politisation ou non de la justice en France. Ces faits étant rappelés, voyons comment les médias ont réagi.

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Le Sénat renonce à prolonger de deux semaines le délai pour avorter

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Actuellement, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à 12 semaines de grossesse. Vendredi soir, le Sénat avait adopté un amendement au projet de loi « santé » qui repoussait ce délai à 14 semaines. Le gouvernement et la majorité sénatoriale de centre-droit n’y étaient pas favorables, mais l’ancienne ministre socialiste Laurence Rossignol avait profité de l’hémicycle clairsemé pour faire passer son amendement.

Le Sénat est finalement revenu sur ce vote hier soir.

La majorité sénatoriale a demandé une seconde délibération, ce que le gouvernement a accepté. C’est à une large majorité qu’un second vote a rejeté l’amendement : le délai pour pratiquer l’IVG restera donc à 12 semaines, du moins pour le moment.

Mais le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne ferme pas la porte.

Elle s’est surtout opposée à la proposition de Laurence Rossignol pour des raisons de forme, estimant que « les conditions [du vote n’avaient pas été] satisfaisantes ». Elle n’a pas fait part de sa position sur le fond, renvoyant à un « débat légitime ».

Il n’est pas exclu que La République en marche se rallie à l’amendement de Mme Rossignol, au nom du « pacte Simone Veil ».

Ce pacte que Nathalie Loiseau a promu tout au long de la campagne aux européennes consiste à « harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe ». Or le délai légal maximal pour pratiquer un avortement – hors raisons médicales – s’élève à pas moins de 18 semaines en Suède.

Les « progressistes », selon l’adjectif mis en avant par le président Macron, pourraient y voir une marge de progrès.

“Vous êtes un gros raciste !” – Le clash entre Jean Messiha et Pierre Henry pendant le Débat

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Pendant le débat de l’Info Vérité, le député RN, Jean Messiha, et Pierre Henry, président de “France Fraternités” se sont ardemment expliqués après que ce dernier a rappelé les origines du député RN…


Deux députés révèlent la défaillance du système des reconduites forcées à la frontière

11/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jean-Noël Barrot du MoDem et Alexandre Holroyd d’En Marche ont présenté, le 6 juin dernier en commission des finances, leur rapport sur la politique des expulsions en France. Le rapport plaide pour les aides financières plutôt que pour la répression. Aujourd’hui, un dispositif permet de proposer un pécule de 300 à 650 euros par personne pour l’inciter à ne pas rester illégalement en France. En complément, il peut être ajouté une « aide à la réinsertion », de 2000 à 7500 €.

Selon les députés, inciter un clandestin à retourner dans son pays grâce à une aide financière coûte moins cher qu’une « reconduite aux frontières » manu militari.

La raison financière n’est pas la seule à pousser à cette recommandation.

Les députés déplorent également un manque de moyens. D’après eux, c’est plusieurs centaines de policiers supplémentaires qui manqueraient pour faire appliquer la loi. Un déficit qui empêche parfois les transferts nationaux. Par exemple lorsqu’un retenu dans un CRA de province doit être acheminé à Paris pour y prendre un vol international. Tout cela est sans compter que 826 vols ont été annulés l’année dernière par les compagnies aériennes, sur lesquels les policiers devaient embarquer.
Les résultats ne sont pas non plus homogènes.

Les élus déplorent « un nombre limité de retours aidés organisés à destination des pays africains ou du Maghreb ». La majorité des bénéficiaires étaient Afghans, Pakistanais ou Irakiens. L’inefficacité du système avec un nombre élevé « d’éloignements inaboutis ». La première cause est liée à l’absence de délivrance, par son pays d’origine, d’un laissez-passer à celui qui est éloigné du sol français.

Trop tard pour la droite mais pas pour la France – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La recomposition politique commencée en 2017 avec l’élection d’Emmanuel Macron a pris une nouvelle dimension historique suite aux élections européennes. L’annihilation du Parti socialiste est actée, celle de LR se confirme et prend une tournure irrémédiable. Wauquiez a démissionné de la présidence, Pécresse s’en va. Le parti est mort, ses cad(av)res vont tout tenter pour survivre, mais il est sans doute trop tard pour eux.

Les cadres de droite paient leur refus de rapprochement avec le Rassemblement national

Aucun homme, aucune ligne ne pouvait permettre à LR de faire mieux aux élections européennes. Seul un audacieux rapprochement avec le Rassemblement national quand il en était encore temps l’aurait pu. Le terrorisme intellectuel de la gauche, même moribonde, fait encore et toujours effet sur les cadres LR qui ont unanimement et obstinément refusé à chaque échéance électorale d’être associés au FN puis au RN. Leur manque de courage chronique et leur pudeur anachronique envers les populistes les a disqualifiés. Ils n’ont pas compris que l’époque avait changé. Pour les hommes politiques c’est l’équivalent d’un aller-simple pour le cimetière des éléphants.

Un Wauquiez ça ne trompe pas énormément

Wauquiez pensait que l’électorat populaire se rangerait dans le sillage du parti qu’il présidait sitôt qu’il aurait sonné du tocsin identitaire et agité le drapeau du conservatisme. L’ennui c’est que son insincérité crevait les yeux. L’obstacle c’était le souvenir encore douloureux dans l’électorat populaire de la trahison de Sarkozy, qui oublia opportunément où il avait rangé son Kärcher le soir-même de son élection à la présidence de la République.

La question identitaire s’impose

Les analystes de gauche et du centre sont dans leur rôle quand ils disent que c’est la ligne identitaire qui a fait perdre LR. Comme à leur habitude ils essaient de tirer l’échiquier politique vers eux. Sans doute, tentent-ils aussi de se rassurer un peu par la même occasion. D’autant que même à gauche, la question identitaire s’impose et fracture gauche sociale et « islamo-gauchistes ». Chez les Français, le refus de l’immigration est largement majoritaire. Il est donc assez saugrenu de prétendre qu’une ligne politique préconisant son arrêt soit un handicap.

La partition pour la victoire est déjà écrite

La France a l’avantage d’être en retard sur les évolutions politiques survenues aux États-Unis et en Italie. Ceux qui sur le terrain électoral cherchent la recette de la victoire la trouveront chez Trump ou Salvini et n’auront qu’à l’adapter au palais des Français. Surtout ne pas s’excuser ou se justifier mais passer à l’offensive pour protéger la France qui souffre et qui n’a pas envie de disparaître, elle est majoritaire.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Robert Ménard : « On ne peut nier la réalité de l’immigration massive, il y a des zones d’apartheid dans certains quartiers »

Robert Ménard

La Cour de cassation a rejeté, le mardi 4 juin, le pourvoi d’associations de lutte contre le racisme, après la relaxe de Robert Ménard, jugé pour avoir évoqué le nombre d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville.

Voici les réactions du maire de Béziers dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Vos propos de 2016 sur les enfants inscrits dans les classes de Béziers avaient choqué. Aujourd’hui, la justice vous a donné raison. Quel est votre sentiment ?

C’est d’abord un immense soulagement. Être accusé et traîné devant les tribunaux pour avoir simplement décrit ce que tout le monde voit me semble insupportable. Être accusé de montrer du doigt des gens parce qu’ils sont originaires de tel ou tel pays, d’avoir des propos qui seraient discriminatoires ou racistes, c’est inacceptable et intolérable !
Cette nouvelle me revigore. Cela veut dire qu’aujourd’hui, dans notre pays, on peut continuer à dire ce qui est constatable. En regardant les photos de classe, on s’aperçoit bien qu’il y a eu un basculement de la population française. Pardon de le dire, mais c’est l’évidence même. Cela ne se discute même pas.
Aux yeux d’un certain nombre de bien pensants et d’organisations, prétendument antiracistes, c’est un délit.

L’omniprésence du sujet dans l’actualité a-t-elle pu servir votre cause ?

Le réel a servi ma cause. La question de l’immigration est centrale et saute aux yeux de tout le monde. Le livre de monsieur Fourquet est essentiel sur la question de l’immigration. Ce livre se ‘’contente’’ de prendre et d’étudier des statistiques indiscutables et d’en tirer un certaines conséquences.
Aujourd’hui, dans certains quartiers et villes, la présence de gens issus de l’immigration a atteint des niveaux que la France n’a jamais connus. Dans le livre de monsieur Fourquet, tout un chapitre est consacré à l’Hérault où il parle de Béziers.
Tout le monde constate que cette immigration massive n’est pas sans poser de problèmes. On ne pourra pas le nier éternellement, à part peut-être le parti médiatique. Elle saute aux yeux! Je ne sais plus comment faire comprendre à tout le monde qu’une forte proportion d’immigration pose des problèmes, à commencer aux immigrés eux-mêmes qui se sont battus pour s’intégrer dans ce pays.
C’est d’abord les plus pauvres et les plus marginaux socialement qui font les frais de cette politique.
Quand on vit dans certains quartiers de Paris, on peut se passer de constater ce qui est simplement la réalité.

Vous êtes maire de Béziers depuis 2014. Avez-vous observé une augmentation du nombre d’enfants à prénom étranger ?

Je n’ai pas constaté, mais il suffit de voir une sortie de classe pour remarquer que les enfants issus de l’immigration sont majoritaires.
Les parents de ces enfants-là savent qu’ils font les frais de la création de véritables ghettos dans certaines écoles. Oser m’avoir accusé de tenir des propos discriminatoires quand toute ma politique et tous mes choix sont tournés vers le combat de ces ghettos-là est un comble.
Le jugement de la Cour de cassation me donne raison et condamne un certain nombre de ces associations antiracistes qui font un fond de commerce de leurs activités judiciaires.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En relaxant Robert Ménard, la Justice s’oppose à la dictature de la pensée unique

Robert Ménard

Après une longue bataille judiciaire, Robert Ménard, le maire de Béziers, qui était poursuivi pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », vient d’être définitivement relaxé. La Cour de cassation vient, en effet, de rejeter le pourvoi de plusieurs associations, dont la LICRA, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme, l’Union des étudiants juifs de France, Maison des potes.

Que reprochait-on au maire de Béziers ? D’avoir, dans une émission sur LCI, en septembre 2016, tenu ce propos jugé intolérable : « Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91% d’enfants musulmans. Évidemment que c’est un problème. » Il avait également publié sur Twitter, à la rentrée des classes, le message suivant : « La preuve la plus éclatante du Grand Remplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe… » Pour ces associations bien-pensantes, oser décrire la réalité de l’immigration en France est forcément un délit.

La décision de la cour d’appel de Paris, prononcée en mars 2018, est donc confirmée : « Aucun des deux passages incriminés ne contenait un appel ou une exhortation, même implicitement formulés, à discrimination, à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes déterminées, […] ni ne stigmatisait les personnes concernées dans des conditions visant à susciter la haine à leur égard. » Les associations qui avaient accusé à tort le maire de Béziers ont été condamnées à verser 5.000 euros de dommages et intérêts.

Comme le dit un communiqué de presse de la ville de Béziers, cette décision de la Cour de cassation signifie « qu’il est encore possible de débattre. Qu’il est encore possible de parler, sans filtre, d’immigration. Qu’il est encore autorisé de décrire le réel. Oui, en France, on a le droit de dire les choses, sans être honteusement accusé des pires intentions. » Et d’ajouter, en conclusion, ce commentaire qu’on ne peut qu’approuver : « Ce jugement est une débâcle supplémentaire pour les officines politiques subventionnées, professionnelles du harcèlement judiciaire, qui font de l’hystérisation du débat un lucratif fond de commerce. »

Les associations qui voient du racisme partout, sauf dans leur propre sectarisme, se retrouvent donc Gros-Jean comme devant. Mais il est peu probable qu’elles en tirent la leçon, tant elles ont l’habitude de barboter dans les eaux d’une pensée manichéenne et conformiste. Il fallait signaler cette décision judiciaire qui, pour une fois, remet les pendules à l’heure et n’hésite pas, au nom de la vérité, à s’opposer à l’impérialisme de la pensée unique.

Ce n’est pas de décrire la réalité de l’immigration qui est condamnable. Ni d’évoquer le changement de population dans certains quartiers et les atteintes à notre mode de vie. C’est, au contraire, de nier ce phénomène, de le passer sous silence, de vouloir faire taire ceux qui le dénoncent. Puissent tous ceux qui aiment le confort de la bien-pensance, parmi les politiciens comme dans les médias, prendre conscience qu’une pensée uniforme et sans contradiction, est une insulte à la vérité.

Dans le brouillard obscurantiste qui tend à étouffer la liberté de pensée, ce jugement apporte une éclaircie d’espoir.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Opération Alpes » : au-delà du procès, l’Etat vise la dissolution des Identitaires, par Franck Deletraz

Souvenez-vous, c’était le 21 avril 2018 (Présent du 24 avril 2018). Une centaine de militants de Génération Identitaire, aidés par deux hélicoptères, prenaient position au col de l’Echelle, point particulièrement sensible de la frontière franco-italienne, pour barrer la route aux nombreux clandestins empruntant chaque jour cette voie pour entrer dans notre pays, et pour prouver au gouvernement qu’« avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières ». Une terrible leçon infligée à l’Etat macronien, qui entend non seulement faire payer au prix fort cette humiliation à GI et à trois de ses membres, mais vise surtout, au-delà du procès prévu le 11 juillet à 14 heures devant le tribunal correctionnel de Gap, la dissolution de ce mouvement.

Une opération menée en « parfaite légalité »

Il est important de rappeler tout d’abord que cette « opération Alpes » n’avait donné lieu à aucune violence ni aucun dérapage de la part des membres de Génération Identitaire. D’ailleurs, la préfecture des Hautes-Alpes avait elle-même précisé à l’époque que ces faits s’étaient déroulés « dans le calme ». Les seules violences constatées lors de ce week-end avaient été perpétrées par les groupuscules d’extrême gauche et « antifas » transalpins et français qui, bénéficiant comme chacun sait d’une étrange impunité, avaient saccagé le centre-ville de Gap, avant de forcer violemment un barrage de la gendarmerie avec une trentaine de clandestins au col du Montgenèvre, faisant même deux blessés parmi les forces de l’ordre.

D’autre part, Génération Identitaire, précisant agir en « parfaite légalité », avait bien fait valoir l’article 73 du Code pénal qui prévoit qu’en cas de suspicion de délit « toute personne a qualité pour appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ». Ce que ses militants ont d’ailleurs fait à plusieurs reprises entre le 21 avril et le 29 juin, date officielle de la fin de cette opération.

Un chef d’accusation totalement grotesque

Or, annonçant officiellement lundi par un communiqué la date du procès, le parquet de Gap a précisé que « l’association Génération Identitaire (en tant que personne morale), son président (Clément Gandelin), son porte-parole (Romain Espino) et un autre membre de cette association » devront répondre le 11 juillet du chef d’accusation totalement ridicule… « d’activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique » ! Un chef de poursuites « très peu usité », comme l’a lui-même reconnu le procureur de Gap, Raphaël Balland. Un procureur décidément très opiniâtre puisque, après avoir dû renoncer tour à tour à une enquête sur de possibles « menaces, violences ou propos racistes » et au délit d’« immixtion dans une fonction publique », Balland, après plus d’un an passé à éplucher son Code pénal, a fini par se rabattre sur ce délit, puni au maximum d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende pour les personnes (75 000 euros d’amende et cinq ans d’interdictions diverses pour l’association)… Une obstination qui, bien sûr, parle d’elle-même, et en dit long sur la volonté des autorités d’en finir avec ce mouvement patriote particulièrement audacieux.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2019

Pour Éric Zemmour, la droite “qui préfère son pays à son portefeuille” doit s’allier avec le Rassemblement National

05/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour a débattu avec Nicolas Domenach sur l’avenir du parti Les Républicains après sa débacle aux élections européennes.

Pour Éric Zemmour, le problème ne date pas d’hier et les élus de droite doivent désormais s’allier avec La République en Marche (LaREM) pour certains et le Rassemblement National (RN) pour d’autres :

Les grands leaders de la droite sont des niais. Ils ne comprennent rien à la politique. […] Cela fait 30 ans qu’ils ne comprennent pas. Le niais en chef était Jacques Chirac. Ils ont perdu des élections, vont continuer à en perdre et mourir. Maintenant c’est très simple, toute la droite centriste devrait aller chez Emmanuel Macron où l’électorat bourgeois est parti. L’autre droite, qui préfère son pays à son portefeuille, doit se ressourcer et s’allier avec le Rassemblement National.


Marion Maréchal sur LCI : À nouveaux clivages, nouvelles réponses – par Paul Vermeulen

Dimanche soir, Marion Maréchal était l’invitée de l’émission de LCI « En toute franchise », où l’on a essayé en vain de l’interroger sur un éventuel « retour » en politique, elle qui dirige maintenant l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques de Lyon (ISSEP). Elle a répondu : les Français se préoccupent plutôt de leur vie quotidienne.

Un de ses proches nous le confiait : « Face à une recomposition de la vie politique, après deux ans de silence, elle a eu le besoin de s’exprimer et de s’inscrire en vecteur d’alliances pour ceux qui aiment la France et croient en la nation. » Marion Maréchal a donc vertement critiqué les choix politiques de Macron, ainsi que le double langage d’une partie des LR, celle qui parle d’une façon en France mais vote autrement au sein de l’UE. Il y aura peut-être un avant et un après 2 juin 2019. Pourquoi ? Marion Maréchal a exposé la confrontation politique qui s’installe : la France connaît de nouveaux clivages, lourds de choix à faire entre un progressisme et un conservatisme conçu comme « défense civilisationnelle ». Ce que notre source traduit ainsi : « Aimer la France, c’est avoir l’esprit conservateur. Assurer la transmission, être conscient de l’héritage légué et reçu. »

Marion Maréchal a insisté sur le « clivage générationnel » : près de 50 % des électeurs de Macron ont plus de 60 ans. Ils ont connu un autre monde, dont Macron est au fond le légataire, lui qui n’a « réalisé aucune des grandes transformations annoncées ». Du président, Marion Maréchal a fait son adversaire direct parla conception du monde qu’il représente : l’idéologie « sectaire » du progrès. Le second clivage est pluriel et sociétal, dans cette France devenue un ensemble d’archipels.

C’est pourquoi elle a répondu à l’invitation de LCI : pour affirmer combien la situation est lourde de crises à venir. Si elle pense pouvoir « être utile » dans le débat politique, c’est en contribuant non pas à une union mais à « une grande alliance des droites », alliance entre grands courants, dont le courant conservateur, « une disposition d’espritconsistant à conserver des héritages séculaires tout en regardant vers l’avenir, sans fascination enfantine comme les progressistes ». Un courant conservateur qui pourrait être la matrice d’alliances de toutes les droites : « Je suis fière de mon engagement politique passé. Le RN est nécessaire mais je pense qu’il n’est pas suffisant. Il faut le dépasser, dans un grand courant patriotique, avec des alliances. » En effet, une fois la droite libérale libertaire partie chez Macron, quels points communs fondamentaux entre toutes les droites sinon une vision conservatrice du monde, ouverte sur l’avenir, l’économie de marché et la nation, ce lieu où nous faisons peuple.

Marion Maréchal l’a clairement dit : « Toutes les thématiques de droite peuvent être majoritaires mais il y a une incapacité à croire en la possibilité de s’unir contre Macron, surtout en vue de 2022. » Nous sommes déjà demain, et notre avenir se joue entre progressistes et conservateurs. Pour une raison simple : il y va de « l’idée de l’homme que l’on se fait dans la société », et du refus de l’illimité. C’est à cette échelle-là que se noue la recomposition, et c’est du fait de cette gravité que Marion Maréchal a décidé de s’exprimer, elle qui, nous disait un autre de ses proches, « est soucieuse des enjeux futurs, anthropologiques, comme l’intelligence artificielle ».

class=”relecture” style=”text-align: right;”>Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2019

Pour Robert Ménard, il faut un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national

04/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard est intervenu hier sur la chaîne d’information en continu BFMTV sur la nécessité d’un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national.

On est 90% à penser la même chose. Qu’est-ce qu’on constate au lendemain de ces européennes ? C’est qu’il y a un parti fort à droite, c’est le Rassemblement national, mais que le Rassemblement national – lui tout seul – ne peut pas gagner. Je ne suis pas sûr que ça soit souhaitable d’ailleurs qu’il gagne tout seul. Il faut des systèmes d’alliance !


Radio Thermopyles : Sécession, Reconquête et Optimisme Héroïque

03/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Radio Thermopyles est un nouveau média qui se propose de diffuser régulièrement des émissions traitant de l’actualité sous un angle identitaire.

Après un hommage à Dominique Venner qui s’imposait, Anya, Dagon et Haddock discutent de l’état d’esprit à entretenir pour remporter les victoires politiques dont notre civilisation a besoin.