Projet de loi bioéthique – Quand l’Assemblée se déshonore, par Franck Deletraz

Assemblée nationale

Comme l’on pouvait hélas s’y attendre, les députés, faisant fi de la colère de la rue et de la manifestation « Marchons enfants » qui a rassemblé près de 75 000 opposants à la PMA sans père le 6 octobre, ont donc adopté mardi à une large majorité (359 voix contre 114 et 72 abstentions) le projet de loi bioéthique prévoyant notamment l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes. Cependant, le texte devant encore passer devant le Sénat en janvier, le combat est loin d’être perdu pour les défenseurs de l’enfance et de la famille, qui appellent à une mobilisation massive les 30 novembre et 1er décembre prochains.

Et déjà, le lobby LGBT réclame davantage !

Au terme de quelque 80 heures de débats, ce projet de loi de 32 articles qui, outre l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes, prévoit une réforme de la filiation et de l’accès aux origines, l’autoconservation des ovocytes ou encore la recherche sur les cellules-souches embryonnaires, est donc passé comme une lettre à la poste. « Grâce », bien entendu, aux élus LREM et MoDem, qui ont voté à l’unisson pour cette promesse de campagne de Macron visant à satisfaire le lobby gay. A la plupart des députés de gauche (PS, PCF et LFI). Mais aussi – honte à eux ! – à un certain nombre d’élus de cette droite LR qui, dès le début, a refusé de se battre bec et ongles contre ce texte qui ouvre la porte à la GPA et autres abominations. Pour preuve : dès mardi, les associations LGBT commençaient déjà à réclamer davantage. Comme Nicolas Faget, porte-parole de l’« Association des Parents et Futurs parents gays et lesbiens », qui, tout en saluant « un pas en avant », s’empressait d’ajouter que « nos familles ne sont toujours pas égales face au droit commun ». Ou encore l’inter-LGBT, qui dénonçant carrément le « non accès des hommes transgenres à la PMA » !

Le combat continue

Bref, on le voit, en adoptant ce texte, l’Assemblée a ouvert la porte au n’importe quoi et aux demandes les plus délirantes de la minorité LGBT. Cependant, si le gouvernement s’est montré mardi satisfait et a dit espérer voir la loi définitivement adoptée « avant l’été », l’affaire est encore loin d’être terminée. Le succès impressionnant rencontré par la mobilisation du 6 octobre dernier a en effet grandement renforcé la volonté des associations de défense de la famille de faire échec aux projets du gouvernement. Car, comme l’a déclaré Ludovine de La Rochère, cette adoption en première lecture du projet de loi bioéthique « ne signifie en aucune manière que c’est fait. Nous sommes au tout début d’un long processus qui va durer des mois ». Et déjà les associations appellent tous les Français à se mobiliser lors de leurs nouvelles grandes mobilisations, comme ce week-end d’« actions délocalisées partout en France », les 30 novembre et 1er décembre, ou encore cette deuxième manifestation nationale à Paris le 19 janvier à laquelle nous devrons tous participer.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 octobre 2019

Ces 90 “personnalités” qui appellent Macron à dire « stop à la haine contre les musulmans de France »

Marseille, bientôt porte d’entrée de l’immigration illégale par la Méditerranée ?

La ville de Marseille va-t-elle devenir une nouvelle porte d’entrée de l’immigration illégale en France ? La question se pose sérieusement depuis la tenue d’une réunion fin septembre de cinq pays européens consacrée aux sauvetages opérés en méditerranée (« mini sommet de Malte »).

Après l’Espagne, l’Italie, la Grèce et Malte, la France pourrait prochainement faire partie des pays européens d’arrivée par la mer de l’immigration clandestine (1). La possibilité que Marseille devienne un port d’accueil des bateaux des organisations non gouvernementales recueillant en mer des clandestins pourrait se concrétiser dans le cadre d’un accord – toujours en négociation – visant à une répartition automatique des migrants en Europe.

Si tel était le cas, ce serait non seulement un appel d’air préjudiciable à la France, mais aussi un coup de pouce à des réseaux mafieux qui prospèrent grâce à l’immigration illégale. La seule réponse raisonnable en la matière est, comme l’ont fait l’Australie et l’Italie, de mettre un coup d’arrêt à ce business cynique.

L’ampleur des arrivées en Italie par la méditerranée

S’exprimant sur la politique d’asile fin août lors d’une réunion de diplomates français, le Président Macron a réfuté la notion d’ « appel d’air » (2). Pourtant, s’il est un domaine où cette notion est pertinente, c’est bien celui de l’immigration. Il suffit de regarder le lien entre le nombre des arrivées par la mer de migrants en Italie, les gouvernements en place et la politique menée.

La chute drastique des arrivées de clandestins en Italie par la mer en 2018 a une explication : le refus du Ministre de l’intérieur Matteo Salvini (Ligue) de laisser accoster les bateaux des organisations non gouvernementales.

Autre exemple, depuis fin août 2019, la Ligue a été évincée du pouvoir. L’heure est de nouveau au laxisme. La politique du « no way », le refus d’accostage sur les côtes italiennes, est terminée. L’effet est immédiat : de plus en plus de bateaux d’O.N.G. se dirigent vers les côtes italiennes. Le nombre d’arrivées de clandestins en Italie par la mer n’a jamais été aussi important en 2019 que depuis que le nouveau gouvernement dirigé par Giuseppe Conte sans la Ligue est au pouvoir. Il y a eu 2 498 arrivées en septembre sur les côtes italiennes, alors qu’elles étaient moitié moins nombreuses en août (3).

Le droit maritime, alibi facile

L’argument mis en avant par les partisans d’un accueil des clandestins dans des ports européens est le devoir d’assistance. Pourtant, les bateaux des O.N.G. qui croisent au large de la Libye ne sont-ils pas plus près des côtes tunisiennes que de celles d’Italie et a fortiori de France ? Le droit maritime distingue clairement le devoir d’assistance et l’obligation d’accueil. Reconduire les bateaux de migrants sur le continent africain tarirait sans nul doute les départs des côtes libyennes. Mais cette option n’est jamais envisagée par nos gouvernants « progressistes ».

Des « réfugiés » ou des clandestins ?

Les migrants qui embarquent clandestinement en Libye, et de plus en plus souvent en Tunisie, sont fréquemment présentés comme des « réfugiés ». C’est passer sous silence le fait que nous sommes en présence d’une immigration illégale et souvent économique. Les migrants arrivés en Italie par la mer en 2019 sont par ordre d’importance issus de Tunisie, du Pakistan, de Côte d’Ivoire et d’Algérie. Des pays à la démographie élevée pas forcément classés parmi les dictatures les plus sanguinaires.

Alors que quiconque, même issu d’un pays sûr, peut déposer une demande d’asile en France, cette démarche permet dans la quasi-totalité des cas de rester sur le territoire. Ils ne s’en priveront pas en arrivant en France.

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Une découverte tardive : le danger Erdogan, par Jean-Gilles Malliarakis

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Les bonnes consciences s’étranglent sans nul doute à juste titre de voir Erdogan, de voir ses troupes, fictivement membres de l’Otan, et de voir en même temps leurs alliés islamo-terroristes, pénétrer dans le territoire juridiquement syrien de la Rojava kurde.

Remarquons d’abord que cette découverte a quelque chose d’un peu tardif, quand on mesure que cette forme d’intervention militaire a été pratiquée de manière constante depuis un demi-siècle, depuis l’occupation impunie du nord de l’île de Chypre mais aussi lorsque l’armée d’Ankara multipliait les raids contre l’Irak, etc. Les atteintes aux droits de l’Homme et les déportations systématiques de populations ne sont pas une nouveauté.

Ayons la lucidité de reconnaître que ce n’est pas l’appartenance de la République de Chypre qui a fait [légèrement] monter la préoccupation des grandes âmes, mais la perspective des forages pétroliers dans la zone économique de l’île et en Méditerranée orientale.

Les révoltes kurdes n’ont jamais cessé, elles ont toujours été réprimées dans le sang et le silence de la communauté internationale alors que les traités de la première guerre mondiale avaient promis la création d’un Kurdistan libre.

Les Kurdes forment effectivement, encore aujourd’hui, on le découvre de plus en plus, le dernier grand peuple sans État.

Que l’opération en cours ait été rendue possible par la décision calamiteuse du président américain n’exonère pas l’Europe de sa coupable absence et, pis encore, de sa criante impuissance. Rappelons ici un point d’histoire : Ce n’était pas aux États-Unis, mais à la France, que le traité de Sèvres de 1920 et la Société des Nations avaient donné mandat de protéger la Syrie.

Dans “La Question turque et l’Europe” je rappelle aussi dans quelles conditions, particulièrement honteuses, et stupides, déjà lors de la signature en 1939 de l’accord anglo-franco-turc ont été livrées une partie des populations kurdes et syriennes, celles du sandjak d’Alexandrette qui allait devenir la province “turque” du Hatay, que la France était censée protéger.

Depuis la publication, il y a maintenant 10 ans de ce petit livre consacré à la Turquie, les choses ont, en effet, beaucoup évolué. Elles ont incontestablement empiré.

Erdogan est allé dans le sens que l’on pouvait hélas prédire : il continue sa logique et son entreprise de reconstitution de l’Empire ottoman, rêvant de faire fonction de commandeur des croyants de l’islam sunnite, sultan-calife siégeant à Ankara, comme jadis ses devanciers à Constantinople.

Il est vrai que le président turc, désireux d’une extension de ses prérogatives, fait appel à des figures plus modernes et plus parlantes peut-être que celles des sultans ottomans. Il cite désormais en exemple d’un régime présidentiel efficace l’Allemagne nationale socialiste. Aurions-nous affaire à un “islamo-hitlérien”?

À l’heure où, comme les États-Unis, la France retire ses Forces spéciales face à son offensive, on se préoccupe, et cela nous semble la moindre des choses, d’assurer la sécurité des personnels français militaires et civils présents dans la zone. Nous pourrions cependant nous interroger sur cette “moindre des préoccupations”.

Nous sommes aussi obligés de constater que les ministres européens n’ont même pas été capables de s’accorder sur la cessation des ventes d’armes à la Turquie, en raison, nous dit-on, du veto de la Grande Bretagne qui, pourtant, demande à quitter l’Union européenne dans 15 jours. Les 27 États Membres ne pouvaient-ils pas s’accorder sur une décision commune ?

Le Ministre des affaires étrangères luxembourgeois donne, quant à lui, une mesure correcte de leur impuissance collective. Concernant l’opération de l’armée turque en Syrie, il déclare : “En tant qu’Européens, nous ne sommes pas en mesure d’arrêter cela. Nous devons le dire aux gens honnêtement.” Voilà au moins qui est franc.

Jean-Dominique Merchet, chroniqueur militaire de L’Opinion peut ainsi nous offrir un résumé de la situation, qui conclut : “Rarement dans l’histoire récente, nous n’avions vu une telle déconfiture française. La colère de Paris ne traduit que son impuissance. Pour la France, l’affaire syrienne aura été consternante de bout en bout.”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

PMA pour toutes : les députés français adoptent le projet de loi bioéthique

16/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec sa mesure phare prévoyant l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

Après 80 heures environ de débats intenses, l’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec la mesure phare de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, sans faire totalement le plein de voix dans la majorité.

Outre la mesure emblématique de l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, le texte prévoit une délicate réforme de la filiation et de l’accès aux origines…

Les élus RN, qui siègent parmi les non-inscrits ont majoritairement voté contre.


Levons le voile sur la stratégie de l’islam politique

En 2000, un prêtre et une religieuse avaient dû retirer leur croix et leur voile pour s’asseoir dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.

Selon Guillaume Bernard, dans la tradition occidentale, se cacher les cheveux signale la volonté se retirer de la sphère politique: c’est le cas des religieuses. Le voile islamique signifie l’exact inverse: la prétention (sous le prétexte de pudeur) de transformer l’ordre public.

Ces deux éléments doivent permettre de comprendre, loin des polémiques gauchistes, l’intervention de l’élu RN Julien Odoul, au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

Julien Odoul a donc demandé à ce qu’une mère de famille voilée sorte de la salle. Lundi matin, sur Europe 1, l’élu RN a assumé :

« Dans le contexte où nous sommes, où nous avons subi le 18e attentat depuis 2012, où notre pays a été endeuillé par 263 morts tout de même, que nous avons perdu quatre des nôtres la semaine dernière à la préfecture de police de Paris ; dans ce contexte aussi où il y a des divisions sur ce sujet du voile, venir dans une enceinte démocratique avec un voile islamique, je considère que c’est une provocation communautariste ». « Soit cette personne est naïve et n’a pas compris — mais dans ce cas c’est à l’autorité légale, c’est aux élus de la République, de lui faire savoir —, soit cette personne est dans la provocation ».

La présidente (PS) du conseil régional, Marie-Guite Dufay, a refusé et les élus RN sont sortis.

Même à droite, des voix s’élèvent pour critiquer « l’humiliation » d’une mère devant son fils. La journaliste Eugénie Bastié, du FigaroVox, twittera ainsi : « Même à la guerre on n’humilie pas les mères. » L’eurodéputé RN Nicolas Bay déclare que « dans l’état actuel du droit, il n’est pas interdit pour une femme de porter le voile », et qu’il s’agit de la part de Julien Odoul d’« une maladresse d’un jeune élu régional ». De fait, si la loi interdit le port de signes religieux ostentatoires à l’école, la mesure n’est étendue à l’ensemble de l’espace public que dans le cas du voile intégral.

Mais cette affaire de voile au conseil régional pourrait avoir été mise en scène par les musulmans : la mère porte un voile noir, d’obédience salafiste et wahhabite. Nisrine Zaïbi, conseillère régionale PS qui est accourue au secours de l’accompagnatrice, avait, en 2015, cosigné une tribune au Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), avant de participer, en 2016, à une réunion organisée au Bourget par l’UOIF. Le même CCIF s’est fendu d’une annonce aussitôt la polémique étalée sur les unes, mettant à la disposition de la “victime” son « soutien psychologique et juridique » devant ce que l’association appelle, le plus sérieusement du monde, « les premiers signes d’un apartheid assumé ».

La stratégie de l’islam politique est perverse : agresser notre culture et nos vies et, dans une incroyable inversion accusatoire, présenter notre légitime réaction comme une agression contre les musulmans qui seraient victimes d’un nouvel apartheid.

Michel Janva

Texte daté du 15 octobre 2019 et repris du site Le Salon Beige

L’islamisme gagne en se victimisant, par Ivan Rioufol

La démocratie française peut perdre contre l’islam politique. Ce “combat de toute une nation”, auquel a appelé Emmanuel Macron mardi dernier, vient de subir une défaite symbolique à Dijon. Parce qu’un élu du RN, Julien Odoul, a involontairement fait pleurer un enfant, consolé par sa mère voilée, vendredi lors d’une séance du Conseil régional de Bourgogne-France-Comté, la présidente socialiste de la région a annoncé envisager un signalement des faits au procureur de la République.
Même le vice-président du RN, Nicolas Bay, a estimé ce lundi que Odoul avait été “inutilement blessant et agressif”. L’élu, constatant dans le public qu’une mère accompagnatrice d’une classe de CM2, avait conservé son hidjab dans l’hémicycle, avait demandé à la présidente de faire enlever ce voile, en expliquant : “Après l’assassinat de nos quatre policiers, nous ne pouvons pas tolérer cette provocation communautaire“.

Cette mise en cause allait provoquer les larmes de l’enfant, photographié dans les bras de sa mère caressante. Dans la guerre des images, l’émotivité l’emportera toujours sur l’argument rationnel. Les islamistes ne peuvent que se satisfaire de leur victoire médiatique qui met en scène la brutalité d’un vilain membre du RN face à la douceur maternelle d’une femme arborant le voile islamique. La victimisation fait partie des armes utilisées par l’islam politique. Il sait se présenter en agneau, sous les yeux attendris d’humanistes du dimanche. Ces nouveaux collabos voient une “haine antimusulmane” dans la résistance à l’islamo-fascisme.

Il est aisé de reprocher à Odoul son manque de délicatesse. Mais Le Point pose la bonne question cette semaine : “Face à l’islamisme, sommes-nous devenus lâches ?“. La réponse est oui. Le chef de l’Etat vient d’inviter “à bâtir une société de vigilance” contre “l’hydre islamiste”. Or il est paradoxal d’accabler un élu, fut-il RN, pour avoir alerté sur un signe évident de radicalisation dans un espace public. Le voile islamique, porté par les mères accompagnatrices de sorties scolaires, peut être vu comme un uniforme affirmant un séparatisme culturel et une allégeance à une idéologie d’essence totalitaire. Il a certes été autorisé par le Conseil d’Etat. Mais Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, a dit ne pas “souhaiter encourager le phénomène“.

Ce lundi, le nouveau président LR, Christian Jacob, s’est prononcé pour son interdiction lors des sorties scolaires. Quand à Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, il a été jusqu’à lister, l’autre jour, les “signaux faibles” de la radicalisation : “Le port de la barbe, le fait de ne pas faire la bise (aux femmes) ou plus, la pratique régulière et ostentatoire de la prière rituelle, la tabaâ (marque) au milieu du front (…)”. Toutefois, tout ceci reste des mots. Lutter contre l’islamisme conduit inévitablement à mettre en cause ses militants. Ceux-ci savent que la République a la main qui tremble. Elle est prête à reculer à la première larme d’un enfant. Qui ne serait pas ébranlé ? Mais c’est ainsi que les combats se perdent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

En Suisse, le parti socialiste a invité un islamiste radical au Palais fédéral

14/10/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Parti socialiste a reconnu sa bévue et exprimé ses regrets dans un communiqué paru vendredi. L’incident s’est produit en septembre dernier.

Des députés avaient organisé une rencontre entre partis d’opposition turque, accessible au public sur invitation.

Un Kurde irakien condamné en 2014 pour apologie du terrorisme à deux ans et demi de prison par le tribunal fédéral a réussi à s’y faire inviter, en se faisant passer pour un journaliste, sous une fausse identité.

Dans ce communiqué, il est notamment possible de lire ceci :

La réunion au Palais fédéral était ouverte aux parties intéressées. Malheureusement, a posteriori, il s’est avéré qu’une personne condamnée par le Tribunal pénal fédéral à plusieurs années de prison pour « soutien au terrorisme » y avait également pris part. L’homme, en utilisant un pseudonyme, s’est fait passer pour un journaliste de « Diaspora TV » une chaîne de télévision sérieuse, qui coopère également avec la SSR. La personne n’a pas été personnellement invitée par le PS et son pseudonyme n’avait jamais été mentionné en relation avec le terrorisme dans l’espace public. C’est pourquoi elle n’a pas été démasquée au moment où la rencontre a été préparée, et la liste des participant-e-s vérifiée.

Paris, Berlin et Damas soutiennent les Kurdes contre la Turquie

14/10/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Après Emmanuel Macron samedi, Angela Merkel a enjoint hier Recep Tayip Erdogan à cesser son offensive sur le Kurdistan syrien. Pour la chancelière allemande, celle-ci risque de créer « une situation humanitaire insoutenable » et « d’aider” l’Etat Islamique à réémerger dans la région ». La France et l’Allemagne suspendent toute vente d’armes « susceptibles d’être utilisées » par Ankara dans le cadre de son opération militaire.

Bashar al-Assad envoie des troupes en soutien aux Kurdes

Malgré des rapports tendus avec la minorité kurde de Syrie, Bashar al-Assad a annoncé hier l’envoi de troupes dans le nord pour « affronter l’agression » turque. Peu après, les Kurdes ont confirmé avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l’armée syrienne près de la frontière « en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS) », une organisation paramilitaire dominée par la milice kurde YPG.

L’offensive turque risque d’avoir des conséquences graves, non seulement pour la Syrie, mais aussi pour l’Europe

En effet, avec son offensive, la Turquie cherche à instaurer une « zone de sécurité » de 32 kilomètres de profondeur pour séparer sa frontière des territoires aux mains du YPG, qu’elle qualifiée de « terroriste » en raison de ses liens avec le parti communiste autonomiste kurde PKK. Or les Kurdes, qui ont profité des troubles dans la région pour instaurer une autonomie de fait en Syrie, détiennent près de 12 000 djihadistes de l’État islamique originaires d’une cinquantaine de pays. Près de 800 proches de ces djihadistes auraient déjà profité de l’offensive pour s’échapper, tandis que 130 000 personnes ont fui l’avance de l’armée turque.

«PMA pour toutes» : vers la marchandisation du corps humain ?

14/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’ancien député du Parti socialiste et actuel vice-président du mouvement Oser la France, Jean-Philippe Mallé, s’oppose à la «PMA pour toutes». Il assure que, malgré le discours gouvernemental, la GPA sera bel et bien l’étape suivante, au nom de l’égalité avec les couples d’hommes homosexuels.

Il ne comprend donc pas que «des élus dits de gauche ne voient pas dans cette instrumentalisation du corps une extension du marché au corps humain».


Marion Maréchal en cible, analyse sémantique

La Convention de la droite organisée à Paris le samedi 28 septembre 2019 à l’initiative du magazine L’Incorrect n’a pas été appréciée des médias dits convenus. Ils y ont vu une réunion de ce qu’ils appellent « extrême droite », avec pour objectif d’enlever toute légitimité à cette réunion. Depuis, les obus journalistiques pleuvent.

Rappelons que l’usage du mot « extrême droite » n’a aucune scientificité concernant les objets auquel il s’applique dans les médias principaux. Il sert à désigner pêle-mêle les populistes de droite, les conservateurs, les catholiques (mais pas les musulmans radicalisés islamistes et terroristes), les souverainistes, les identitaires… autrement dit, tous ceux qui ne sont pas de gauche ou de droite centriste, et ne pensent pas dans les clous de l’univers mondialiste et libéral-libertaire. Cet usage, qui est aussi une facilité et une paresse, révèle le degré d’infox que peut produire un système médiatique convenu et officiel : aucun de ces courants ne correspond à une quelconque définition du terme « extrême droite » en sciences politiques, sauf sous la plume « d’intellectuels » qui sont avant tout des militants, ainsi de Gérard Noiriel.

Pourtant l’extrême droite est clairement définissable par des invariants : elle est avant tout antiparlementaire, opposée aux élections et à la démocratie, sinon par appel direct au peuple, autoritaire, raciste, réactionnaire, éventuellement fasciste ou nazie. Le lecteur trouvera une excellente analyse de cette problématique ici. Sans doute de telles mouvances existent-elles en France, elles se rencontrent cependant ailleurs que dans les courants de pensée cités plus haut, dans de rares groupuscules (avant l’été, Macron a eu des difficultés à en trouver trois à dissoudre). D’où la manipulation digne des pires fake news que représente l’utilisation frauduleuse de ce terme de sciences politiques à l’encontre de certains adversaires que l’on souhaite ainsi, au fond, à réduire au silence

La chasse à la Marion est ouverte ?

Marion Maréchal a eu droit elle aussi à un traitement particulier de la part du Monde, sous l’égide de Lucie Soullier, journaliste qui semble obsédée (ou amoureuse ?) de la jeune retraitée de la vie politique. L’article est paru dans l’édition du 2 octobre 2019 et semble s’inscrire dans une offensive plus vaste visant à légitimer l’accusation de « retour aux années 30 » employée à tort et à travers contre ceux qui pensent autrement que le bloc libéral élitaire. C’est à l’image des « travaux » prétendument scientifiques de Noiriel, encensés et promus par le même journal. L’idée ? Faire analyser par des intervenants supposés de bonne foi et neutres puisque universitaires (pas de rires, s’il vous plaît), ayant d’ailleurs été conviés à la commission parlementaire de lutte contre l’extrême droite au printemps 2019. Ces derniers, « démontrant » par la comparaison des discours combien un Éric Zemmour (Noiriel) ou une Marion Maréchal (Le Monde du 2 octobre 2019) tiendraient des discours identiques à ceux tenus par l’extrême droite d’antan, discours qui seraient masqués par de nouveaux mots. Avec ce mode d’analyse, Le Monde s’approche de pratiques de type théorie du complot.

Il s’agit surtout de faire des amalgames anti-historiques puisque la base de tout travail d’historien est justement de ne pas pratiquer l’anachronisme, ce que fait avec volontarisme un Noiriel quand il veut assimiler Zemmour à Drumont.

Il en va de même de l’offensive lancée contre Marion Maréchal.

Titre et chapeau :

« Dans le discours de Marion Maréchal, les mots de l’extrémisme. Lors d’une convention organisée par ses proches, samedi, Marion Maréchal a prononcé un discours quasiment programmatique, dont « Le Monde » a fait analyser de larges extraits par quatre chercheurs ».

Le but :

« Cette allocution d’une trentaine de minutes offre l’occasion de décrypter la ligne radicale de Marion Maréchal, « ex-Le Pen », à travers sa sémantique très identitaire, son idéologie sociétalement ultra-conservatrice et économiquement libérale et sa référence décomplexée à la théorie d’extrême droite complotiste du « grand remplacement » (selon laquelle la population française serait progressivement remplacée par une population non européenne). Un véritable acte politique. D’où l’importance de décrypter les mots de celle qui revendique mener une « bataille culturelle ». »

Si le lecteur n’habite pas dans Paris centre ou dans un quartier bobo de métropole de province, il saisira combien il faut vivre en dehors du réel, pour ne plus voir simplement et avec honnêteté ce qui se passe dans la rue.

Pour lire la suite, c’est ici !

Mickaël Harpon : un scandale d’État, par Jean Rouxel

Le 3 octobre, un dénommé Mickaël Harpon, agent administratif à la Préfecture de police de Paris, a assassiné au couteau 4 de ses collègues avant d’être abattu.

Malgré tous les cris d’orfraies sur le thème « padamalgam », il fut vite évident que l’assassin s’était converti à l’islam radical.

Il fréquentait la mosquée de Gonesse – dont d’ailleurs l’ancien imam faisait l’objet, depuis 2015 (!) d’une obligation de quitter le territoire.

Le plus ahurissant, dans cette histoire, est qu’un individu dangereux – dont les collègues avaient repéré d’inquiétants changements – ait pu continuer à avoir accès au cœur du renseignement policier français.

On ignore aujourd’hui à quoi il a pu avoir accès, mais, potentiellement, il a pu connaître (et éventuellement transmettre à d’autres assassins) les données personnelles de nombreux agents des forces de l’ordre.

Le laxisme et la peur panique d’être taxé d’« islamophobie » ont causé la mort de quatre personnes et entraîneront peut-être des conséquences encore plus graves dans l’avenir.

Avec le dossier Harpon, nous disposons de tous les « dysfonctionnements » (comme dirait Christophe Castaner pour minimiser l’effarant scandale) possibles en matière de traitement de l’islam radical par les forces de l’ordre et de renseignement.

Un homme connu comme dangereux a été laissé en place au cœur même du dispositif policier français.

Le politiquement correct, l’inertie administrative, le laxisme se sont conjugués pour obtenir ce résultat effrayant.

Le pire, c’est qu’aucune leçon ne semble jamais être tirée des catastrophes précédentes.

Que l’on n’ait pas vu la dangerosité de l’islam radical en 1980 pouvait se comprendre. Qu’on fasse mine de l’ignorer au sommet de l’État en 2019 est proprement ahurissant. Je sais bien que l’on ne peut pas juridiquement s’en prendre à un simple suspect. Mais, précisément, il est urgent de changer la loi pour qu’il devienne impossible à un homme potentiellement dangereux d’exercer des missions régaliennes.

Et il devient également nécessaire de préciser à quelles conditions les musulmans peuvent s’installer chez nous (on se souvient que les musulmans « modérés » ont choisi l’État islamique contre leurs voisins chrétiens en Irak et en Syrie. Pourquoi en irait-il autrement chez nous ?).

Il n’est pas supportable que la seule réponse aux attentats, entre deux processions à la bougie et à l’ours en peluche, soit de dire sur tous les tons que « cela n’a rien à voir avec l’islam ».
Oui, nous avons un problème – qu’il faut regarder en face – avec l’islam, idéologie totalitaire !

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

Radicalisation islamiste : Christophe Castaner se surpasse !

Le Castaner Show n’en finit plus de tourner à guichets fermés. Dernière prestation ? À l’Assemblée nationale, ce mardi 8 octobre dernier, devant la commission des Lois, à l’occasion de laquelle le ministre de l’Intérieur inaugurait un nouveau spectacle, encore en plein rodage et relatif au dépistage des « signes de radicalisation islamiste ».

Et notre premier flic de France de détailler ces derniers : « Une pratique religieuse rigoriste, particulièrement exacerbée en matière de ramadan, c’est un signe qui doit permettre de déclencher une alerte sur ces sujets. […] Un changement de comportement dans l’entourage, le port de la barbe, qu’il fasse la bise ou qu’il ne la fasse plus, même si, pour ce sujet, nous avons des informations très contradictoires concernant l’affaire qui nous préoccupe. »

Bref, le dossier avance à grands pas, malgré ces « informations très contradictoires »… Le problème, c’est que si tous ces terroristes sont sous influence salafiste, tous les salafistes ne sont pas des terroristes et que le salafisme, justement, pousse généralement ses fidèles à se retrancher d’un monde impie par nature. On notera, encore, qu’en matière de terrorisme islamiste, ce dernier a évolué depuis les attentats de 2015 ; voire ceux du 11 septembre 2001.

À l’époque, en effet, ces terroristes demeuraient à peu près encore des « professionnels ». Ils étaient en immersion, sortaient en boîte de nuit et buvaient ostensiblement de l’alcool, ce qui est un peu l’élémentaire bréviaire de ce genre d’activités. Au siècle dernier, les agents soviétiques infiltrés aux USA ne se promenaient pas avec l’insigne du parti à la boutonnière et optaient plus pour le whisky que la vodka…

Mieux, si l’on peut dire en la circonstance, le terrorisme d’alors obéissait à des objectifs précis – libération de prisonniers politiques, par exemple – et était généralement diligenté par des États tiers. Aujourd’hui, rien de tout cela. C’est comme s’ils mettaient tout en œuvre pour se faire repérer, tandis que leurs actions sont singulièrement contre-productives quant à la cause qu’ils prétendent défendre.

Ce qui explique, aussi, que les forces de l’ordre chargées d’évaluer leurs propres services soient obligées d’un peu fonctionner au doigt mouillé. Non sans raisons, M’Jid El Guerrab, député du Parti radical de gauche [autre forme de radicalité, mais d’un genre différent, NDLR], pose la questions : « Un signalement d’une faible intensité, c’est quoi ? Qui évalue le signalement ? […] Pendant le ramadan, il y a une pratique un peu plus forte de la religion, puisque le soir, tous les musulmans qui sont un peu pratiquants se rendent à la mosquée pour prier. Donc, il y a de fait une pratique exacerbée de la religion pendant le ramadan. Quant au port de la barbe, je constate que vous en avez une. Si vous étiez musulman, j’espère que vous ne seriez pas signalé ! » Il est un fait que…

On sait que Christophe Castaner est capable du meilleur comme du pire, mais c’est indubitablement dans le pire qu’il est le meilleur. Là, on sent qu’il ne maîtrise pas tout à fait son sujet ; pas plus que les autres, d’ailleurs, depuis qu’il a débarqué place Beauvau par on ne sait quel enchantement. Lui aussi aurait sûrement besoin d’un brin d’évaluation.

Alors, que faire de ce ministre de l’Intérieur aux airs d’élève décrocheur ? Le maintenir en place ? Le débarquer ? Ou peut-être lui faire conclure un mariage forcé avec Nathalie Loiseau, la brillante tête de liste LREM qu’on sait, aux dernières élections européennes, son équivalent en jupe, mais sans barbe ? À l’Élysée, on s’interroge. Dans les académies de médecine et les cabinets de psychiatrie, aussi.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Affaire ukrainienne : Destitution ou Bidengate ?

Donald Trump Onu

11/10/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Inconsolables depuis l’échec du rapport Mueller à démontrer toute collusion Russe dans l’élection en 2016, les Démocrates américains ont lancé une procédure de destitution du président Trump, ce dont ils rêvaient depuis le jour noir de son élection. L’affaire du coup de fil ukrainien vient de leur en fournir le prétexte.

Selon le narratif propagé par les media, Trump conspire avec le président ukrainien pour ternir l’image de l’ancien vice-président d’Obama Joe Biden, son principal adversaire pour 2020. Il se fonde sur les dires d’un sonneur d’alerte anonyme selon lequel, lors d’un échange téléphonique avec son homologue ukrainien Zelensky, Trump aurait demandé à celui-ci de rechercher des éléments de nature à compromettre M. Biden en appuyant sa demande d’une menace de rétention de l’aide militaire américaine à l’Ukraine.

Or, ce narratif médiatique repris devant le Congrès par Adam Schiff, ne cesse de prendre l’eau depuis la publication par la Maison Blanche du verbatim de l’appel dépourvu de tout élément pouvant fonder une incrimination. De plus le président ukrainien vient de déclarer qu’il n’avait subi aucune forme de chantage et même qu’il n’avait appris la rétention de l’aide américaine qu’après le fameux appel du 25 juillet.

Pourtant, certains media comme ABC ou CNN n’ont pas hésité à publier des citations tronquées, en omettant même de citer la phrase de Trump disant « Biden s’est vanté un peu partout qu’il était parvenu à arrêter l’enquête donc si vous pouviez y jeter un œil… Cela semble horrible à mes yeux. ». Or, cette phrase renvoie à la nomination en mai 2014, sous la présidence Obama, de Hunter Biden, le propre fils de Joe Biden, au Conseil d’Administration de la société gazière Ukrainienne Burisma, pour un salaire annuel de 600.000 dollars. Le président Poroshenko avait alors nommé le procureur Shokin pour enquêter sur les soupçons pesant corruption de cette société,. Or, celui-ci fut révoqué suite à des pressions intenses exercées par Joe Biden avec l’aide de l’administration américaine. Joe Biden lui-même s’en est vanté en 2018 dans une intervention filmée où il déclare : « Je les ai regardés et je leur ai dit : Je m’en vais dans six heures. Si le procureur n’est pas viré, vous n’aurez pas l’argent. ».

En d’autres termes, les Démocrates reprochent à Trump exactement ce qu’ils ont fait en Ukraine, mais en pire.

Comment la France s’est laissée désarmer, par Ivan Rioufol

Mais qu’ont-ils dans les yeux ? Cela fait quarante ans que les “élites” ne voient rien de l’immigration de masse, de l’islam guerrier, du séparatisme ethnique. Quarante ans qu’elles n’entendent rien des inquiétudes de ceux qui vivent ces réalités au quotidien. Jeudi dernier, c’est au cœur de la Préfecture de police de Paris qu’un “habilité secret-défense“, adepte du djihad, a assassiné au couteau quatre policiers avant d’être abattu. Le premier commentaire du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a été pour assurer que Mickaël Harpon, converti à l’islam en 2008, “n’avait jamais présenté de difficultés comportementales“, ni “le moindre signe d’alerte“. En réalité, l’islamiste s’était réjoui, en 2015, de l’attentat contre Charlie Hebdo devant deux de ses collègues.

Il fréquentait quotidiennement la mosquée salafiste de Gonesse (Val-d’Oise), dont un des imams était fiché S. Il ne serrait plus la main des femmes. Sa radicalité aurait dû alerter le service antiterroriste qui l’employait comme informaticien. Castaner a parlé d’un “dysfonctionnement de l’État”. Mais seule l’idéologie aveugle à ce point.

Ce que subit le pays sidéré est le résultat d’années d’endoctrinements sur la diversité heureuse et la nation fautive. Il est impensable qu’aucun policier n’ait vu la dérive de cet agent administratif, un Martiniquais handicapé embauché en 2003. Le choix de préserver ce fonctionnaire a été pris sous l’influence diffuse de considérations promues par la pensée officielle : ne pas discriminer, ne pas stigmatiser, respecter les différences, combattre le racisme, lutter contre l’islamophobie.

Autant de valeurs “humanistes” qui, appliquées sans discernement, peuvent désarmer un service de police, mais aussi un gouvernement et un État. Les droits de l’homme sont paradoxalement devenus les alliés des islamo-fascistes. Ils trouvent aussi, auprès de juges et de journalistes, une abondance de collaborateurs. Ces idiots utiles préfèrent sonner l’alarme contre l’extrême droite. Mercredi, un néonazi a tué deux personnes, aux abords d’une synagogue en Allemagne. Mais ce n’est pas l’extrême droite, en tout cas, qui assassine en France.

Mardi, lors de l’hommage rendu aux quatre policiers, Emmanuel Macron a appelé la nation à “faire bloc”, dans un “combat sans relâche” contre le “terrorisme islamiste“. Faut-il croire celui qui a fait du politiquement correct la langue officielle de la macronie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Stéphane Ravier au Sénat : “Avons-nous le droit de demeurer français dans une France française ?”

Débat sur l’immigration : ils ne sont pas à la hauteur des enjeux

Cinq heures de débat entre parlementaires autour du thème de l’immigration. Mais finalement, rien.

Emmanuel Macron souhaitait regarder les choses « en face », il avait dénoncé « les bourgeois qui ne croisent pas un immigré », il voulait montrer qu’il était le président capable de dépasser les clivages des partis pour s’attaquer aux vrais problèmes. Encore une fois, c’était du vent. Le débat organisé à l’Assemblée nationale, lundi 7 octobre, aura duré cinq heures, cinq heures pour rien.

Hasard du calendrier, ce débat se tient quelques jours seulement après l’attaque à la Préfecture de Police de Paris et alors que Hadama Traoré, « le candidat des banlieues » aux dernières élections européennes souhaitait organiser une manifestation de soutien au terroriste, les parlementaires ont débattu autour de « six axes de travail ».

Les membres du gouvernement à la barre

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est dit « prêt à discuter d’une éventuelle mise en place de quotas sur l’immigration », rappelant que « bien accueillir suppose de maîtriser les flux migratoires ». Une annonce encore très obscure puisque le chef du gouvernement est incapable de se décider sur les critères de ces quotas. « Quotas par nationalité, ou par secteurs professionnels, de tout cela nous devons discuter », précise-t-il.

Parmi les membres du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian appelle à « une réponse européenne », soit que chacun accueille sur son sol des réfugiés, soit par « la solidarité financière ou matérielle ». Rien de nouveau donc. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a pour sa part demandé la mise en place d’un « plan de lutte contre les fraudes ». « Oui en France, on ne laisse pas des personnes périr parce qu’il leur manque le bon tampon sur le bon document », a-t-elle ajouté. Elle précise ne pas vouloir « retenir toute solution reposant sur une participation financière des personnes admises à l’AME », qui serait un « obstacle trop important pour l’accès effectif aux soins ».

Pas d’annonce particulière, pas de prise de conscience de la part des membres du gouvernement pour enrayer la crise migratoire face à laquelle la France se retrouve désormais en première ligne en Europe. Les chiffres d’arrivées ont majoritairement baissé cette année dans les pays européens, sauf en France, qui reste l’eldorado des clandestins.

Marine Le Pen appelle à un référendum

Dans l’opposition, Marine Le Pen a dénoncé « une immigration anarchique laissant se développer le fondamentalisme islamiste », rappelant les victimes de la tuerie perpétrée par Mickaël Harpon. Elle a proposé un « moratoire » sur l’immigration et a appelé l’exécutif à « avoir le courage d’organiser enfin un grand référendum ». Chiche ? Pas certain que cet appel soit entendu par des membres d’une majorité qui refuse de voir les nouveaux défis. D’ailleurs, dix-huit députés de la République en marche ont co-signé une tribune pour demander l’élargissement de « l’accès du marché du travail aux migrants ».

En quelque sorte, ce débat n’aura pas été à la hauteur des enjeux mondiaux qui se présentent à nous aujourd’hui. Pas un mot sur la crise démographique, pas un mot sur le lien entre l’immigration et la délinquance, pas une mesure sur la ghettoïsation des banlieues et des zones de non-France, rien non plus sur la multiplication des mosquées et des commerces ethniques… En somme, du blabla, des jeux de rôle… Dommage qu’il s’agisse d’un thème fondamental pour l’avenir de notre civilisation.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 9 octobre 2019

Attentat de la préfecture : « Le politiquement correct tue ! » – Entretien avec Jean-Yves Le Gallou

La France est aujourd’hui en pleine affaire d’Etat après l’attentat islamiste de la préfecture de Paris. Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, analyse sans concession les graves dysfonctionnements qui ont mené au drame.

Jean-Yves Le Gallou, vous avez publié plusieurs livres sur l’immigration –récemment encore Immigration, la catastrophe, que faire ? – et vous avez terminé votre carrière administrative comme inspecteur général de l’administration au ministère de l’Intérieur. Quelle réaction vous inspirent le débat demandé par Macron sur l’immigration et l’attentat à la préfecture de police ?

Un sentiment de sidération.

Le terroriste n’était pas fiché S, il était habilité « secret défense » ! Une habilitation qui suppose des enquêtes approfondies et un suivi régulier… Pourtant, il a commis son attentat au cœur d’un des grands services de renseignement antiterroriste. Chapeau, les artistes ! Le gouvernement Macron nous ridiculise dans le monde entier.

La femme du terroriste était au courant de ses projets, au moins dans les grandes lignes, elle est donc, de fait, complice, mais après trois jours de garde à vue, elle a été relâchée…

Le procureur de Paris, choisi personnellement par Macron, a engagé, lundi 30 septembre, des poursuites contre Zemmour et a rechigné, le 3 octobre, à confier au parquet national antiterroriste l’instruction du crime de Mickaël Harpon.

Comment expliquez-vous que la dangerosité de Mickaël Harpon n’ait pas été décelée ?

L’enquête l’établira sans doute précisément. Mais enfin, Mickaël Harpon était noir, musulman et handicapé. Attirer l’attention sur lui, c’était risquer l’accusation de « racisme », d’« islamophobie », voire d’« handicapophobie ». De quoi, pour un fonctionnaire, ruiner sa réputation, voire être sorti du prochain tableau d’avancement. Ce qui a permis le crime, c’est l’idéologie dominante.

Haine de l’Europe et islam radical

Donc, pour vous, le politiquement correct tue ?

Oui. L’Éducation nationale (!) et les médias expliquent que les Noirs sont discriminés et ne se remettent pas de l’esclavage de leurs ancêtres. Les médias dénoncent toute critique de l’islam comme « islamophobe » et le bras séculier de la « Justice » – vous me permettrez de mettre des guillemets à « Justice » – s’abat sur les « islamophobes ».

C’est dans un tel contexte qu’on peut comprendre que Mickaël Harpon avait la haine de la société. Et de ses collègues. Et pour ceux qui ont la haine de la société européenne, l’islam, c’est attractif !

Et Mickael Harpon ne pratiquait pas un islam modéré !

Je doute qu’un « islam modéré » existe, mais ce qui est sûr, c’est que dans les banlieues de l’immigration, les imams font la course à la radicalité et au salafisme pour capter un public plus nombreux et donc… plus généreux pour les quêtes. Sans parler du soutien des monarchies musulmanes pétrolières.

La haine des Français, des chrétiens, des juifs se déverse à plein tonneau dans les prêches. Mais cette haine-là, pourtant bien réelle, n’est jamais ou presque jamais poursuivie. L’expulsion d’imams étrangers est rarissime. La déchéance de la nationalité française est inconnue au bataillon. Il y aurait pourtant matière. Mais la « Justice » préfère poursuivre Zemmour, Cassen, Tasin, Camus, Ménard et les Identitaires.

Comment sont abordées les questions d’immigration dans l’administration ?

À reculons. Rarement de front. Toujours au détour d’une question qui, apparemment, n’a rien à voir.

La corruption s’est développée dans les services de délivrance des titres administratifs et dans les services du permis de conduire. On ne trouve plus de profs parce que les élèves professeurs redoutent d’être affectés dans « l’académie de Créteil » (suivez mon regard), vers le « 9-3 ». On ne trouve pas davantage d’inspecteurs du permis de conduire pour ce département : personne n’a envie d’aller travailler la peur au ventre. Zemmour a raison de dire que tous les problèmes français sont aggravés par l’immigration et amplifiés par l’islamisation.

Les services qui ont en charge les étrangers dans les préfectures sont dépourvus de moyens. Il y avait 210.000 entrées d’étrangers recensés en 2008, 420.000 en 2018, mais les effectifs n’ont pas suivi. Et la priorité, depuis Valls, c’est la qualité de l’accueil pas l’efficacité du contrôle.

Quand une préfecture prend des arrêtés d’expulsion – et qu’ils sont contestés (c’est le cas le plus général) -, elle n’a pas les moyens de se payer un avocat pour se défendre ni même se faire représenter par un fonctionnaire (ils ne sont pas assez nombreux). En revanche, les étrangers expulsés sont assistés par des avocats payés par des associations subventionnées par les contribuables. C’est ce que j’appelle l’« économie de l’immigration ».

Les fonctionnaires les plus zélés se découragent ou craignent d’être dénoncés. Comme j’ai pu moi-même le constater.

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