Ludovine de La Rochère : « Emmanuel Macron est tout particulièrement cynique ! »

Ludovine de La Rochère explique la mobilisation du collectif Marchons enfants ! Elle dénonce le retour précipité et « indigne » du projet de loi bioéthique avec, notamment, la PMA sans père, qui n’a rien d’urgent alors que les Français vivent des crises majeures en termes de santé et d’emploi.
« Ce projet doit être repensé et entièrement réécrit. ». « Nous organiserons des manifestations en septembre s’il le faut. »

Le collectif Marchons enfants ! était, très tôt ce matin, devant l’Assemblée nationale. Quelle était la revendication du collectif Marchons enfants ! ?

Il était important, dans le contexte actuel, d’insister, de souligner et de rappeler que cette volonté du président de la République de faire revenir l’examen du projet de loi de bioéthique est absolument inacceptable et scandaleux au regard de ce que vivent les Français.
Les Français ont bien d’autres préoccupations et difficultés qui doivent être traitées de manière diligente et urgemment.
D’autre part, ce projet de loi aborde des sujets complexes et difficiles. Il demande du temps, de la réflexion et certainement pas d’être vu entre deux portes.
Enfin, cette crise sanitaire, par tout ce qu’elle a révélé des difficultés du système de santé, de la tâche immense qui est celle des médecins, a montré qu’il fallait sans doute repenser entièrement ce projet de loi. J’ajoute que la crise a aussi mis en valeur la place de la famille, la vulnérabilité de l’homme, et a mis en valeur la nécessité de fraternité. Autrement dit, tout ce qui est absolument contraire à la PMA sans père que contient ce projet de loi. Ce n’est pas le moment de réexaminer ce projet de loi. Les députés devraient se consacrer aux urgences immédiates des Français. En outre, il demanderait d’être entièrement revu.

Dénoncez-vous un problème de calendrier ?

Il y a un double problème. Il y a d’abord le problème du calendrier. Ce projet de loi n’a rien d’urgent, bien au contraire, compte tenu de ce qu’il contient. Il n’y a, naturellement, aucune urgence à priver volontairement des enfants de père. Et ce n’est pas le moment de se repencher sur des questions aussi difficiles. Il est évident que l’exécutif comme le Parlement doivent travailler aux difficultés présentes et aux problèmes immenses. On sait qu’une deuxième vague peut arriver. Il est indigne d’aller sur des débats de fond essentiels qui sont bien sûr prioritaires. Ils sont si essentiels qu’ils ne peuvent pas être traités maintenant et n’importe comment. Ils peuvent tout à fait être traités plus tard, posément, dans un contexte serein. Ils devraient être réfléchis, analysés et approfondis et nécessiteraient même d’être complètement repensés et presque entièrement réécrits.

Qu’est-ce qui pousse l’exécutif à avancer sur ce dossier en priorité, alors que nous sommes dans une situation de tensions sociales et de fracture ?

Malheureusement, c’est vraiment de la politique. C’est un cynisme absolument extraordinaire d’Emmanuel Macron. On me dira que tous les hommes politiques sont cyniques. Emmanuel Macron l’est tout particulièrement. Je pense qu’il a voulu tout simplement profiter de l’impossibilité d’organiser des manifestations de plusieurs centaines de milliers de personnes du fait de la crise sanitaire et de notre sens des responsabilités, la protection de la santé des uns et des autres. Il sait aussi que c’est l’été, cela ne facilite pas les choses. D’ailleurs, le vote solennel de fin de seconde lecture à l’Assemblée nationale a été annoncé cet après-midi.
Le choix du calendrier permettra aux progressistes d’avancer « le plus discrètement possible ». Les médias sont concentrés sur d’autres sujets, notamment sur les violences partout en France. La crise sanitaire économique et sociale et les vacances scolaires permettront à Emmanuel Macron d’envoyer un signal sur sa gauche tout en espérant minimiser les ennuis. Il se trompe. Cela n’empêche pas de dénoncer et de faire savoir le contenu de ce projet de loi extrêmement délétère et transgressif. Ce projet de loi va, bien sûr, poursuivre son parcours législatif. Rien ne nous empêchera, s’il le faut, d’organiser et de lancer des actions de très grande ampleur à partir de septembre ou octobre.
Emmanuel Macron craint de ne pas y parvenir. Face à la pression qui lui est mise par des associations militantes, par des élus militants et des parlementaires progressistes, il cède de peur de ne pas parvenir à ses fins d’ici la fin du quinquennat. Il est inquiet, donc fait passer une nouvelle étape.
Néanmoins, il sait que le parcours est encore long. Autrement dit, malgré cette étape qui sera vraisemblablement franchie d’ici quelques jours, ce combat ne sera pas du tout perdu, bien au contraire, il faut le continuer coûte que coûte. Pour le moment rien n’est fait et il est encore possible de gagner.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thaïs (Génération identitaire): « Nous avons piraté l’attention médiatique »

Ces derniers temps, l’organisation « Génération identitaire » fait beaucoup parler d’elle, entre l’affaire judiciaire de la mosquée de Poitiers et son action récente contre le racisme anti-blanc lors de la manifestation en soutien à Adama Traoré, le 13 juin. À 21 ans, Thaïs, l’une de ses militantes, confie à REACnROLL les motivations qui l’ont poussée à s’y investir. Elle indique également vouloir porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon qui l’accuse d’avoir fait un salut nazi…

REACnROLL. «Génération identitaire», c’est quoi ?
Thaïs. «Génération identitaire» est un mouvement de jeunesse qui compte plus de 4000 adhérents à ce jour. Nous sommes présents dans toutes les régions de France et dans d’autres pays d’Europe. C’est un mouvement qui souhaite défendre l’identité française et européenne contre l’immigration massive et l’islamisation.

Pourquoi cette action « coup de poing » ?
Cela faisait des jours et des semaines qu’il y avait un matraquage médiatique autour de la famille Traoré, autour des violences policières, autour du mouvement « Black Lives Matter ». Cette soumission des politiques à cette famille de délinquants ou encore la culpabilisation constante du Français, de l’Européen, ou du Blanc était tout bonnement insupportable. Nous avons donc décidé, mes camarades et moi, de réclamer justice pour les victimes du racisme anti-blanc à la manifestation organisée par les Traoré pour pirater l’attention médiatique.

Pourquoi militez-vous à «Génération identitaire» ?
Quand j’ai commencé mes études à Toulouse, j’ai pu observer des constats alarmants.

Quand je me rendais à l’université, je passais dans des quartiers où les personnes ne parlaient même pas français. Je me sentais en insécurité, je pressais le pas, je baissais la tête. Je savais que j’avais le risque de potentiellement me faire agresser parce que j’étais d’origine européenne. Un matin, alors que je me rendais à la faculté, j’étais l’une des seules d’origine européenne dans le métro. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose. Je me suis sentie étrangère dans mon propre pays, ce n’est pas normal.

Voir l’intégralité du témoignage sur RNR.tv

Commission d’enquête sur la crise du coronavirus – Buzyn « assume totalement » sa gestion calamiteuse de l’épidémie

Dure semaine pour l’ex-ministre de la Santé : après sa déroute dimanche aux élections municipales dans la capitale, Agnès Buzyn était en effet invitée à s’expliquer mardi devant la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de la crise du COVID. Une audition de plus de trois heures qui aura tourné au véritable cauchemar pour l’ex-ministre de la Santé, dont la défense et les affirmations maladroites n’auront guère convaincu les députés.

Manque d’anticipation et de réactivité

Il faut dire que, malgré l’incompétence et les défaillances flagrantes affichées par le ministère au cours de cette crise, celle qui a quitté le navire en catastrophe le 16 février n’a pas hésité à marteler devant les députés avoir toujours fait preuve d’« anticipation » et de « réactivité » pour préparer notre pays à l’épidémie. En effet, a affirmé – sans rire – Buzyn, l’« anticipation » en France a été « sans commune mesure avec les autres pays européens » et « toujours en avance » par rapport aux alertes des organisations internationales… C’est ainsi que, dès l’annonce par la Chine, « autour du 11 janvier », d’un premier décès lié à cette nouvelle maladie, elle aurait aussitôt alerté l’Elysée et Matignon. Mieux : disant avoir « pressenti » dès le 22 janvier la potentielle gravité de l’épidémie, lorsque l’information selon laquelle le nouveau coronavirus pouvait se transmettre d’un être humain à un autre a été connue, elle aurait alors immédiatement demandé « un état des lieux de tous les stocks d’équipements de protection et de nos capacités de prise en charge des malades », avant d’appeler « dès le lendemain » les autorités de santé à se préparer à « une éventuelle épidémie ». Surtout, a-t-elle insisté, elle aurait « le 28 janvier » lancé une première commande d’un million de masques FFP2, absents des stocks stratégiques d’Etat. Très bien. Mais alors comment expliquer ce manque cruel de matériel qui aura marqué la crise du début à la fin ?

Buzyn dans le déni complet

Interrogée justement sur l’« évaporation » de ce fameux stock stratégique, Agnès Buzyn, un tantinet embarrassée, s’est alors piteusement défaussée de sa responsabilité, en répondant que « cette gestion de stocks (…) ne revient pas à un niveau ministre » et que « la doctrine de 2011 remet la responsabilité des masques FFP2 aux employeurs, aux hôpitaux, aux indépendants ». Plus fort encore : à l’en croire, elle n’aurait jamais eu connaissance du rapport adressé par Santé publique France à la Direction générale de la Santé en septembre 2018 avertissant cette dernière que la majorité des masques restants du stock stratégique d’Etat étaient périmés et recommandant de racheter ces équipements pour porter de nouveau le stock à un milliard de masques ! Quant à la destruction, en pleine épidémie et alors que ce stock n’avait pas encore été reconstitué, de masques jugés non conformes, si l’ex-ministre a nié être à l’origine de cette décision, elle n’en a pas moins déclaré « assumer totalement » les décisions prises par ses services entre mai 2017 et février 2020, ainsi que son choix, pour le moins désastreux, de Jérôme Salomon comme Directeur général de la Santé.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er juillet 2020

Heureux comme un clandestin en France

Les Français ont des dirigeants formidables. Alors que la France est confrontée à une crise sociale, économique et identitaire d’une rare ampleur, nos gouvernants font tout pour que notre pays devienne le réceptacle de la misère du monde. Ces propos sont-ils exagérés ? Nous vous livrons quelques faits bruts afin de vous forger votre opinion, en préambule à l’analyse critique de la partie du rapport de la Cour des comptes consacrée à l’immigration illégale, rendu public le 5 mai.

Il fut un temps où le fait de pénétrer massivement et clandestinement dans un pays était appelé une invasion. Au vu des flux massifs de clandestins qui arrivent en France, nos dirigeants ont dû oublier que nos anciens se sont battus pour défendre l’intégrité et la culture de notre pays. Les nombreux signes de bienvenue qu’ils lancent à l’adresse des clandestins en témoignent.

Des clandestins de plus en plus nombreux à entrer en France

Pour mesurer l’ampleur de l’immigration clandestine, Le Figaro révélait dans un article paru en mars 2018 l’explosion du nombre de clandestins recensés arrivant chaque année en France, qui est passé de 26 000 en 2014 à 79 500 en 2017 selon le Pôle national d’analyse migratoire rattaché au ministère de l’Intérieur (1). Depuis 2018, l’administration ne divulgue plus ces statistiques annuelles. Voudrait-on cacher la température du patient en cassant le thermomètre ?

Relocalisations des clandestins : la France en première ligne

Chaque année, des centaines de milliers d’extra-Européens arrivent clandestinement par la mer ou par la terre dans les pays du sud de l’Europe, souvent aidés en cela par de multiples O.N.G. La Grèce, l’Italie et l’Espagne sont en première ligne de cette invasion migratoire qui ne dit pas son nom et qui est relancée dès la fin du confinement, comme le constate déjà l’agence européenne de garde-frontières Frontex (2).

La Commission européenne et les pays les plus en pointe pour organiser la submersion migratoire de l’Europe, la France et l’Allemagne, font actuellement pression pour que l’ensemble des pays européens allège le fardeau des pays dits de « premier accueil ». En renvoyant les clandestins chez eux, comme la raison le commanderait ? Certainement pas. Avant qu’une « clef de répartition » permanente soit mise en place, un cartel de pays dont les gouvernants sont de fervents immigrationnistes propose aux pays de l’Union européenne, au gré des arrivées des bateaux des passeurs et des O.N.G., une répartition et une relocalisation des clandestins, systématiquement présentés comme des « réfugiés ». Plusieurs pays, en particulier ceux de l’est de l’Europe, refusent avec réalisme ces propositions (3). On ne peut pas en dire autant du gouvernement français.

La France, championne de l’accueil des migrants relocalisés

Le doigt sur la couture, le gouvernement français s’empresse,dès que l’occasion se présente, de prendre une part importante des clandestins prévus à la « relocalisation ». Dès la fin du confinement, les affaires ont repris. Le gouvernement français a récemment annoncé que notre pays allait accueillir 750 migrants présents en Grèce. Voilà qui ne peut que satisfaire le ministre grec des Affaires étrangères, qui annonce :

« Les procédures de relocalisation qui s’étaient arrêtées temporairement en raison de la crise sanitaire vont démarrer de nouveau au plus vite » (4).

Même empressement pour des clandestins arrivés à Malte fin mai. Selon un journal local, alors que 162 migrants sont hébergés sur deux bateaux au mouillage au large de La Valette, « le seul pays à ce jour à avoir promis son soutien à Malte est la France, qui s’est maintenant engagée à prendre 30 des 162 migrants » (5).

Pour lire la suite, c’est ici !

Sahel : entre jihadisme universaliste et jihadisme ethnique, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

L’attaque dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 juin d’un poste frontière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, est la première action jihadiste visant la Côte d’Ivoire depuis les attentats de Grand Bassam en 2016. Elle s’inscrit dans le cadre de la lutte à mort opposant l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) à AQMI (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique).

Dans la partie ouest du Sahel, le jihadisme a en effet éclaté en deux grands courants qui, désormais, se combattent :
– L’un, celui de l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), est rattaché à Daech et il a pour objectif la création dans toute la BSS (Bande sahélo-saharienne), d’un vaste califat trans-ethnique remplaçant les actuels Etats. Son chef, Adnane Abou Walid al-Saharaoui est un arabe Réguibat, ancien cadre du Polisario.
– L’autre, celui d’Aqmi (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique), est l’émanation de larges fractions de deux grands peuples, les Touareg et les Peul, dont les chefs locaux, le Touareg Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa, ne prônent pas la destruction des actuels Etats sahéliens.

Les revendications des Touareg de l’Azawad n’étant pas celles des Peul du Macina, du Soum ou du Liptako, c’était donc tout à fait artificiellement que leurs combattants s’étaient réunis sous la bannière d’Al-Qaïda qui, tout comme Daech, revendique le califat, donc la destruction des Etats sahéliens.
Cette artificialité a fini par aboutir à une fracture entre l’Algérien Abdelmalek Droukdal, chef d’Al-Qaïda pour toute l’Afrique du Nord et la BSS, et les deux principaux chefs ethno-islamistes régionaux, à savoir Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa. Ces deux derniers qui détiennent une partie des clés du conflit, négocient actuellement avec Bamako. Iyad Ag Ghali sous les auspices de son parrain algérien inquiet de la progression régionale de Daech ; Ahmadou Koufa sous celles de son mentor, l’imam Dicko.

Comme je l’explique dans mon communiqué en date du 6 juin, Abdelmalek Droukdal qui était opposé à ces négociations, avait décidé de restaurer son autorité sur Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa. Or, sa tentative de torpiller de futurs accords de paix qui sont actuellement l’objet de fines et plus que complexes discussions, a été très mal vue à Alger. D’autant plus que, depuis quelques semaines, le président Tebboune a tiré de leur état de « demi-soldes » certains des anciens du DRS, vrais « connaisseurs » du dossier, qui avaient été écartés par le général Gaïd Salah et le clan Bouteflika.

La mort d’Abdelmalek Droukdal et de trois de ses commandants locaux, à savoir Sidi Mohamed Hame, Abou Loqman alias Taoufik Chaib et Ag Baye Elkheir, le 3 juin, à Talahandak, dans le cercle de Tessalit au Mali, à quelques kilomètres de la frontière algérienne, achève donc de rendre leur liberté à Iyad Ag Ghali et à Ahmadou Koufa.

Enfin, comme les « émirs algériens » qui ont longtemps dirigé Al-Qaïda dans la BSS ont été tués les-uns après les autres, l’élimination d’Abdelmalek Droukdal marque la fin d’une période. Désormais, Al- Qaïda dans la BSS n’est plus dirigé par des étrangers, par des « Arabes », par des Algériens, mais par des « régionaux » qui ont une approche politique régionale et dont les revendications sont d’abord des résurgences enracinées dans leurs peuples, comme je le montre dans mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours. Depuis des années, j’écris ainsi que les composantes locales d’Aqmi se servent de l’islam comme paravent de revendications d’abord ethno-politiques, ce qui se vérifie actuellement sous nos yeux.

Nous sommes donc, et une fois encore, face au retour, sous une forme « modernisée », de la grande réalité africaine qui est l’ethnie. S’il en était encore besoin, ces évènements montrent en effet que, certes, l’ethnie n’explique évidemment pas tout… mais que rien ne s’explique sans elle…

Reste donc Daech, dont la destruction dans la BSS ne pourra se faire qu’en :
1) Opposant sa direction allogène, dont le « marocain » Adnane Abou Walid al-Saharaoui, à ses troupes authigènes.
2) Exacerbant les contradictions entre les revendications de ses diverses composantes ethniques, tribales et claniques.
3) Empêchant notre « loyal allié » Turc au sein de l’OTAN de ravitailler les combattants de Daech. Mais, si la déroute du maréchal Haftar se poursuivait et si ses troupes perdaient le contrôle du Fezzan comme cela semble être en cours, alors…

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Perpignan : ville RN

Quand le RN a un très bon candidat, un candidat qui s’investit pour sa ville, sans compter son temps, qui occupe le terrain, qui est capable de faire travailler militants et sympathisants en équipe, sans sectarisme, et quand ce candidat tient un discours clairement de droite, il gagne. Telle est la leçon de la brillantissime élection de Louis Aliot à Perpignan.

Aliot affrontait un maire sortant LR. Toutes les autres listes s’étaient désistées pour ce dernier. Sur le papier, le front républicain était parfait, et cela aurait dû se traduire par une défaite du député RN des Pyrénées-Orientales. Au premier tour, Aliot avait recueilli 35,7 % des voix : cela représentait certes le double des voix de son rival, Jean-Marc Pujol (18,4 %). Mais le candidat RN devait gagner encore plus de 15 % des voix, alors qu’il ne disposait d’aucune réserve. La marche était théoriquement infranchissable.

Au cours de la journée, quand les indicateurs sur le taux d’abstention ont montré qu’à Perpignan les électeurs étaient davantage mobilisés qu’au premier tour, et bien davantage que dans le reste du pays, les « progressistes » et « républicains » de tout poil ont cru que c’était gagné : l’appel à la mobilisation contre Aliot, relayé en boucle, avait fini par ébranler le corps électoral… Or ce surcroît de votants lui a au contraire profité, et il a finalement réussi à attirer 18 % de bulletins de vote supplémentaires.

On se doutait que l’impopularité de Pujol était très forte. On savait que le « front républicain » avait du plomb dans l’aile. On sentait que la dynamique était du côté d’Aliot. Mais l’orchestration médiatique hostile était impressionnante. Les manifestations « antifas » locales se succédaient, comme les prises de position, sur le petit écran. Le moindre gratteur de guitare se croyait obligé d’y aller de son couplet « No pasarán ! » devant les micros complaisants.

Or le résultat est sans équivoque. Il est en outre parfaitement en ligne avec ce prétendu faux sondage du 16 juin qui donnait Aliot vainqueur avec 54 % des voix : il a recueilli 53,1 % des suffrages. Non seulement le « sondage de la fachosphère », comme l’appelaient avec mépris le Midi Libre ou La Dépêche du Midi du 19 juin, se révèle exact, mais il avait donné, douze jours à l’avance, les résultats conformes à ceux sortis des urnes, à 0,9 % près ! Qui dit mieux ?

« Un front républicain qui est une escroquerie »

Louis Aliot aurait aujourd’hui cent bonnes raisons pour brocarder ses adversaires politiques, les journalistes mainstream, les innombrables associations « démocrates et républicaines » et tous les oiseaux de mauvais augure qui lui prédisaient un échec cuisant.

Le nouveau maire n’a pas joué les revanchards : « C’est une victoire d’une équipe et de militants pour que cesse un système qui a duré trop longtemps. » Il a remercié « ceux qui ont contribué à démolir le mur de l’injustice, le mur des inégalités et le mur du mensonge ». « Nous avons eu à faire à un front républicain qui est une escroquerie. Ce soir, les Catalans disent que les murs sont faits pour être abattus… »

Pour tenter de minimiser cette victoire, les mêmes médias mainstream expliquent à présent que l’étiquette politique ne figurait pas sur les affiches électorales d’Aliot. Les électeurs auraient été abusés, en quelque sorte ? Mais il fallait être sourd et aveugle pour ignorer l’orientation politique du candidat et futur vainqueur.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 juin 2020

La poussée Verte, effet d’un somnambulisme, par Ivan Rioufol

La vague des abstentionnistes (60%) est le message à entendre des municipales. “La déferlante écologiste” – titre du Figaro de ce lundi – bouscule assurément la politique. Les partis traditionnels paient leur paresse intellectuelle, à commencer par LREM et son “en même temps” illisible. Mais cette poussée Verte, qui ramène la gauche décatie dans ses soutes, tire profit d’un environnement politique dévasté par le conformisme et le somnambulisme. La victoire d’Europe Ecologie les Verts, alliée à la gauche et à l’extrême gauche, illustre la persistante vitalité du politiquement correct, qui navigue de plus en plus en terrain conquis.

Or, c’est cette pensée obligée, dévolue à l’idéal mondialiste et diversitaire, qui a arasé le débat et privé des électeurs de porte-paroles. La déferlante écologiste est d’abord une déferlante idéologique. Est-ce à dire que la France se serait convertie à l’immigrationnisme, au communautarisme et aux aménagements avec l’islam politique, ces voies promues par les écolos ? Ce lundi sur Europe 1, Yannick Jadot, le patron des Verts, a redit qu’il fallait d’abord “apaiser les tensions”, en reprenant le vocabulaire de ceux qui, en fait, n’entendent pas résister aux assauts des minorités ethniques et religieuses contre la civilisation française. Cette poussée Verte réveillera-t-elle les endormis ?

Le défi à venir, pour ceux qui redoutent les conséquences de cette première victoire des adeptes du multiculturalisme, va être de tenter de remobiliser cette France qui ne veut plus jouer le jeu éthéré d’une démocratie tournant à vide. Le peuple, en colère ou désabusé, doit redescendre de l’Aventin. La passivité des abstentionnistes peut servir d’argument à des écologistes ayant un dessein subversif derrière leurs camomilles. Après tout : qui ne dit mot consent. On se souvient que l’égérie des vainqueurs de dimanche, la jeune suédoise Greta Thunberg, avait co-signé un texte il y a un an dans lequel le lien était fait entre la crise climatique et “des systèmes d’oppressions coloniaux, racistes et patriarcaux”. Cette dialectique est reprise en France par les mouvements “antiracistes” et indigénistes qui s’en prennent aux statues et à la mémoire française.

Jadot, ce matin, a admis que son mouvement visait à la reconstruction du socialisme et de ses valeurs. Mais il fut aussi celui qui signa l’appel à manifester contre l’islamophobie, en novembre 2019. Si Jadot s’abstint en définitive de rejoindre cette “manifestation de la honte”, organisée par des mouvements islamistes, bien des EELV se mêlèrent à la démonstration de force. Les Français trompés ne peuvent se laisser une nouvelle fois abuser par une écologie doctrinaire. A eux de réagir.


Ivan Rioufol

Texte daté du 22 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Élections : l’enfumage continue, par Jean-Gilles Malliarakis

Dès le soir du deuxième tour, ce 28 juin, on pouvait entrevoir la manœuvre, grosse comme une maison. Mais il pouvait sembler un peu osé d’en anticiper complètement le développement. Hélas, dans un pays où les gouvernants nous prennent de plus en plus pour des jambons, la réalité, une fois encore, dépasse la fiction.

Première imposture, la Convention citoyenne porte de mieux en mieux son nom. Il est vrai que le régime républicain en France a été fondé, en septembre 1792, par une assemblée élue par 11,9 % des électeurs, un peu plus, soyons honnêtes, que pour l’Assemblée Législative en 1791, où la participation avait été de 10,2 %. Ces records d’abstention sont encore loin d’être dépassés. Mais on s’en rapproche et on conçoit qu’en l’honneur des grands ancêtres on appelle à nouveau Convention une réunion privée de représentativité.

Efficacement manipulé et longuement travaillé par de soi-disant experts non-contradictoires, l’échantillon artificiel des 150 néo-conventionnels s’est donc rallié à un programme prévisible, étrangement ressemblant à un projet issu de l’idéologie de la délicieuse et souriante Greta Thunberg.

Mais il ne suffit pas seulement d’intimider la pseudo-Convention, il faut également faire pression sur les assemblées délibératives qui détiennent encore, en théorie, le pouvoir législatif.

Cette pression sera double : d’abord on nous assène l’hypothèse de quelques ajouts de principe dans la Constitution. De modestes modifications, toutes petites en apparence, mais dont l’adoption même aura été mise en scène, nimbée d’emphase au point de l’emporter de façon péremptoire sur toute critique rétrospective. L’invention du mot “écocide”, – un néologisme particulièrement disqualifiant, – est en elle-même significative. Le progressisme n’accepte jamais d’être remis en cause, tel le message de Mahomet supposé “le sceau de la Prophétie” : revenir en arrière relève du blasphème – au moins jusqu’à ce que le système lui-même s’écroule.

Ensuite, et c’est là où l’enfumage électoral devient indispensable, il convient de permettre aux médias de dire n’importe quoi à propos des résultats, de les limiter à quelques grandes villes, et d’affirmer qu’il s’agit de la vox populi.

De toute évidence la prétendue vague verte, très modeste en réalité, n’est qu’un phénomène ne dépassant guère 7 ou 8 % de l’opinion. Elle ne constitue guère qu’une nouvelle phase du “dégagisme” qui s’est portée, en partie, sur le vote illusoire Macron au premier tour de 2017, puis sur les Gilets jaunes en 2018, ou sur la liste RN aux européennes, et maintenant, dans quelques grandes villes, sur certains listes de gauche effectivement “verdies” par l’adjonction de cette composante de l’extrême gauche. Mais si la gauche s’est élargie à sa dimension “écologiste” elle est loin d’avoir gagné partout et pas nécessairement sous cette forme.

On se demandait au soir du scrutin pourquoi le ministre de l’Intérieur, contrairement à la tradition, parlait si tôt et n’effectuait aucune synthèse du résultat, n’évoquant que les quantité de gel hydro alcoolique et autres prestations méritoires de l’administration, etc.

Il s’agissait en fait de passer aux médias le relais de l’enfumage.

Ainsi le président allait pouvoir passer à autre chose qu’à la prise en compte de l’esprit de la Constitution : ou bien le chef de l’État, désavoué par le peuple s’en va, ce que fit De Gaulle en 1969, ou bien il laisse le pouvoir au Premier ministre, que dans la lettre de la loi constitutionnelle de 1958 il ne peut pas contraindre à démissionner, ce qui donna aussi en 1986 la pratique de la cohabitation.

Mais de tels scénarios supposeraient que l’on accepte la démocratie, c’est-à-dire le pouvoir souverain du peuple.

Ni l’idéologie écologiste ni la technocratie relookée, pseudo-moderniste, celle du “monde nouveau”, n’acceptent une telle hypothèse. Pour la fustiger on a même inventé un doublon jargonnant : on parle donc de “populisme” un mot qui veut dire exactement la même chose, le pouvoir du peuple.

J’insiste aussi sur un point : le premier parti de France est de plus en plus celui des abstentionnistes. ; or, il a été alimenté volens nolens par le matraquage terrifiant, de mars à juin, des messages quotidiens du Dr Salomon. Les vieux enfants sages, ceux qui traversent dans les clous, ont été dissuadés de voter, laissant ainsi la majorité à ceux qui ne respectaient pas le confinement, confirmant un vieux chant révolutionnaire “la rue appartient à celui y descend”.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Qui est Thaïs d’Escufon, la militante qui a enflammé la Toile ?

Thaïs d’Escufon faisait partie de ces jeunes de Génération identitaire qui ont déployé une banderole sur un toit de Paris, le 13 juin dernier, au passage de la manifestation « contre le racisme et les violences policières ».
Elle donne, aujourd’hui, une interview à Boulevard Voltaire pour expliquer le sens de son engagement et réagir, notamment, après la publication du sondage de CNews qui indique que, pour 47 % des Français, le racisme anti-Blanc est une réalité dans notre pays.

Thaïs milite à Génération Identitaire depuis plus de deux ans. Après avoir participé à plusieurs actions d’envergure nationale, elle était présente sur les toits de République face à la manifestation du collectif Traoré. Cette manifestation avait pour but de réclamer justice au nom des victimes du racisme anti blanc. Cette action aura été confortée par un sondage dévoilé par CNews où près de 47 % des Français estiment ressentir le racisme anti blanc.

Grâce au déploiement de cette banderole et à l’action que nous avons effectuée samedi dernier, les grandes retombées médiatiques ont permis notamment à CNews de faire cette enquête à propos du racisme anti blanc. Elle révèle qu’au moins un Français sur deux le considère comme existant. Comme ce sujet est tabou en France, on est très fier de cette victoire qui consiste à lever le voile sur le racisme anti blanc.

Accusée d’avoir fait un salut nazi par Jean-Luc Mélenchon, la jeune militante de 21 ans n’a pas froid aux yeux et compte bien attaquer en justice le leader de la France Insoumise, qui est d’ailleurs déjà en partie revenue sur ses dires.

Jean-Luc Mélenchon a eu des propos diffamatoires à notre égard. Dans un tweet, il nous a accusés d’avoir effectué des saluts nazis sur le toit. C’était totalement faux puisque je tenais uniquement un fumigène. Nos ennemis ne reculent devant rien quitte à utiliser le mensonge pour nous discréditer.
Ils savent qu’ils ont déjà perdu sur le plan idéologique et politique.
Jean-Luc Mélenchon a reconnu dans une tribune récente qu’il avait fait une erreur à mon sujet et au sujet de mes camarades identitaires. En revanche, il n’a pas supprimé le tweet diffamatoire en question.
Avant que mon compte ne se fasse supprimer, j’avais informé Jean-Luc Mélenchon que s’il ne supprimait pas ce tweet, Génération Identitaire et moi-même maintenions notre plainte.

Le compte Twitter de Thaïs a été supprimé les jours suivant l’action, après avoir récolté 20 000 abonnés. Le deuxième compte créé dans la foulée a lui aussi été visé par la plateforme, 24 heures après sa création malgré le soutien de 9000 personnes.

Nous sommes habitués à cette censure politique. J’ai déjà eu de nombreux comptes Instagram et Facebook qui ont été supprimés. Nous ne baissons évidemment pas les bras. Nous comptons trouver d’autres alternatives et des solutions pour continuer d’être présents sur ce réseau social. C’est un vrai handicap. Il est très important d’être présents sur ces réseaux de masse pour avoir une influence. Puisque les grands médias nous censurent, c’est le seul moyen que nous avons pour exprimer la liberté d’expression et d’avoir des retombées médiatiques.

La jeune militante a subi une vague de harcèlement de la part d’opposant, mais a pu compter sur des centaines de messages de soutien.

Voici quelques exemples de messages que j’ai reçus :
« un jour, je vais trouver ton adresse et celle de tes petits potes, on va brûler toi et ta famille »
« On a tous vos noms de salopes »
« Courage à vous, l’histoire et l’avenir vous donneront raison »
« Merci pour votre combat, même s’il est difficile à mener au quotidien »

Avec la censure de son compte, Thaïs n’aura finalement pas eu le temps de répondre à tout le monde.

J’ai reçu énormément de messages d’insultes, mais ce qui a été très encourageant, c’était les centaines de messages de soutien qui étaient deux fois plus nombreux voire trois fois plus.
Je remercie tous ceux qui ont pris la peine de m’écrire un message. Je n’ai pas pu répondre à tous, car il y en avait énormément, mais je les ai lus un par un. Je remercie encore une fois les nombreux soutiens que nous avons reçus, les adhésions et les dons, suite à cette action. Nous voulons donc faire savoir à toutes ces personnes qui nous soutiennent et nous suivent que nous ne lâcherons rien et que nous serons toujours en première ligne pour défendre notre peuple et son identité.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les trois leçons de l’affaire George Floyd, par Clément Martin (Les Identitaires)

Personne n’ignore l’onde de choc mondiale causée par la mort de George Floyd, un Noir américain étouffé par le policier Derek Chauvin dans le cadre d’une interpellation. La polémique attisée par les marxistes culturels, les antifas, les social justice warriors, les militants indigénistes et les professionnels de l’antiracisme ne doit pas occulter trois faits précis que nous allons présenter ici.

1. Le mythe du massacre des Noirs par les Blancs

Malgré les accusations régulières dont les Blancs – et les policiers en particulier – font l’objet, les Noirs ne font pas l’objet d’« exécutions racistes » aux Etats-Unis. Une étude publiée l’année dernière par les chercheurs du Maryland et du Michigan relève que, s’il y a bien des statistiques ethniques de la criminalité, il n’existe pas de base nationale de données sur les policiers concernés.

Auprès des pouvoirs publics et dans la presse, les chercheurs ont donc collecté un ensemble de faits servant d’échantillon. « Nous n’avons trouvé aucune relation entre la couleur du policier et celle de la personne tuée », explique le professeur de psychologie Joseph Cesario. La probabilité d’être tué par un policier dépend en réalité du « taux de criminalité local de chaque groupe ethnique ». En effet, « dans un comté où les Blancs commettent beaucoup de crimes violents, les Blancs ont plus de chances d’être abattus par des policiers » (Le Figaro, 23 juillet 2019). Ainsi, les Noirs tués par la police américaine le sont d’abord parce qu’ils commettent des délits ou des crimes. Dans un article du Washington Street Journal, Heather Mac Donald donne des chiffres saisissants : en 2018, 53 % des meurtres et 60 % des cambriolages sont perpétrés par des Noirs alors qu’ils ne sont que 13 % de la population ; en 2019, 1004 personnes sont mortes d’un tir de police, un quart d’entre elles seulement étaient noires (chiffre constant depuis 2015) ; un officier de police a 18 fois plus de chances de se faire tuer par un Noir qu’un Noir par un officier de police (WSJ, The Myth of Systemic Police Racism, 2 juin 2020).

De manière générale, les Noirs sont tués par d’autres Noirs : selon le FBI, 88,9 % des homicides d’Afro-américains ont été commis à l’intérieur de leur communauté (FBI, « 2014 Crime in the US », Expanded Homicide Data Table, 2014). Par ailleurs, les Noirs et Hispaniques sont très bien intégrés dans la police puisqu’ils composent 25 % de ses effectifs. A Los Angeles, c’est la moitié des policiers (Marianne, 1er juin 2020).

2. La police américaine n’est pas la même qu’en France

Le policier américain travaille dans un tout autre contexte que celui de la France. Aux Etats-Unis, 300 millions d’armes sont en circulation sur une population de 329 millions d’individus, soit presque une arme par personne. Par conséquent, les chances qu’un policier soit tué sont assez importantes. Il n’est pas rare de voir un policier poser sa main sur la crosse de son arme lors d’un contrôle routier. Ensuite, le contexte moral est différent : les notions de « bien » et de « mal » sont plus tranchées qu’en France, où l’inversion des valeurs a aussi échangé les rôles entre la victime et la racaille, celle-ci étant toujours un peu victime au nom de l’antiracisme médiatique et de l’antifascisme militant. Dans la conscience collective américaine, la différence entre le « bad guy » et le « good guy » est plus nette. La mort du premier est donc moins traumatisante que chez nous.

D’autre part, comme l’explique le chercheur Mathieu Zagrodsky, auteur d’une thèse sur le sujet (Marianne, 1er juin 2020), la police française descend du « lieutenant général de police » créé sous Louis XIV afin de protéger la royauté, d’où la quantité de moyens consacrés au maintien de l’ordre dans notre pays. La police américaine apparaît à Boston en 1829, lorsque les citoyens auxquels on a délégué le droit de porter une arme voient leur fonction professionnalisée. Ceci explique le phénomène de la milice et du justicier spontanés, que ce soit contre les émeutiers (on a vu des hommes en armes protégeant les magasins) ou contre l’Etat lorsque son action viole les libertés (affaire du Ranch Bundy, 2016).

Le rôle premier du policier américain est la protection des communautés locales, sur fond de culture du duel, quand son homologue français est davantage occupé de préserver l’ordre public. De plus, la police américaine est relativement décentralisée, divisée en de nombreux services locaux dépendant de gouvernements eux aussi locaux, chaque État ayant son administration. En France, la police est un bloc étroitement lié aux intérêts politiques avec, en bout de course, la crainte pathologique de la bavure. D’une rive à l’autre de l’Atlantique, la liberté d’action varie énormément.

3. La question noire existe bel et bien aux Etats-Unis

Enfin, même si des réseaux d’extrême-gauche stimulent le mouvement Black Lives Matter et favorisent la violence de rue, il serait erroné de n’y voir qu’une manipulation politique sans fondement ethnique. Dans La Démocratie en Amérique (1864), au sujet de la coexistence entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis, Tocqueville écrivait : « Ceux qui espèrent que les Européens se confondront un jour avec les [Noirs] me paraissent donc caresser une chimère. (…) Jusqu’ici, partout où les blancs ont été les plus puissants, ils ont tenu les [Noirs] dans l’avilissement ou dans l’esclavage. Partout où les [Noirs] ont été les plus forts, ils ont détruit les blancs ; c’est le seul compte qui se soit jamais ouvert entre les deux races. »

De fait, même si un certain nombre de Noirs sont pacifiques et patriotes, une distinction culturelle forte demeure. Personne ne trouve à redire lorsqu’on évoque la culture « afro-américaine » : le gospel hérité du negro spiritual du XIXe siècle, le hip-hop dans les années 80, les congrégations évangélistes majoritairement noires ou la danse – à l’instar de la vie paroissiale en Afrique – est très présente, la blaxploitation au cinéma, etc.

La question est complexe dans la mesure où beaucoup de Noirs américains sont aux Etats-Unis depuis plus longtemps que certains Blancs, qu’ils soient anglo-saxons, allemands, irlandais ou italiens. Malgré cela, ils continuent à constituer une « minorité », un groupe social bien identifié, alors que les immigrés européens se sont fondus dans le moule WASP (White Anglo-Saxon Protestants). Balayer d’un revers de main la problématique identitaire, sous prétexte que certaines entités politiques soufflent sur les braises de la guerre ethnique, est une impasse. Au contraire, assumer le fait identitaire, aux Etats-Unis comme en Europe, selon les spécificités historiques de chacun, est absolument nécessaire pour agir efficacement.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

«Le professeur Raoult n’épargne personne» : que retenir de son audition à l’Assemblée nationale ?

25/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Didier Raoult, qui était ce mercredi 24 juin à Paris pour être entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, a témoigné devant les parlementaires chargés de tirer les leçons de la pandémie de Covid-19.

Il est revenu en détails, longuement, sur chaque étape de l’épidémie, et s’est exprimé sur nombre de sujets comme l’utilisation de l’hydroxychloroquine, les tests, les matériels de protection, la réponse du ministère à cette crise, les laboratoires pharmaceutiques ou encore la polémique sur l’étude du Lancet.


Génération Identitaire rend hommage à Jean Raspail

« Une cascade de corps dont le mouvement ininterrompu paraissait liquide. Les bateaux se vidaient de toute part comme une baignoire qui déborde. Le tiers monde dégoulinait et l’Occident lui servait d’égout. » — Jean Raspail, Le Camp des Saints (1973)

Les Identitaires ont tenu à rendre hommage à Jean Raspail. Découvrez leur communiqué de presse.

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À qui profite l’antiracisme ?

L’hystérie antiraciste gagne les entreprises

Après avoir subi une épreuve de testing, sept grandes entreprises implantées en France font aujourd’hui l’objet d’une présomption de discrimination à l’embauche en raison des origines ethniques des candidats. Même si, depuis 2006, la loi sur l’égalité des chances reconnaît le testing comme preuve du délit de discrimination, le procédé s’avère à l’évidence parfaitement immoral. Il consiste en effet en une provocation à commettre un délit par un moyen détourné reposant sur le mensonge et la dissimulation. En l’occurrence, un délit de discrimination ethnique ou raciale. Procédé plus que discutable malgré les arguties de certains juristes.

Les sociétés Altran, Air France, Arkema, Rexel, Accor Hôtel, Renault et Sopra Steria ont visiblement donné dans le panneau et osé commettre l’indicible : préférer à l’embauche l’un de nos concitoyens autochtones à un candidat venu d’ailleurs. La justice a condamné les dirigeants desdites entreprises épinglées à effectuer une sorte de mini-stage de rééducation éclair d’une demi-journée. On imagine l’efficacité de pareille pantalonnade.

Le procédé n’est certes pas nouveau et, en 2016, un certain Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, reprenant l’annonce de François Rebsamen l’année précédente, menaçait déjà d’une grande opération de testing sur le premier trimestre 2016, déplorant « la République, aristocratie prétendument égalitaire qui garde ses castes et ses séparations ». Saillie qui pourrait relever d’une série du genre « Bécassine découvre l’eau tiède » mais surtout amusante réflexion de la part d’un énarque, inspecteur des finances, sans doute l’un des corps les plus élitistes et fermés de la nation, et associé gérant de la banque Rothschild.

Les statistiques de cette opération de testing n’ont pourtant rien de bien alarmant si l’on sait que le taux de succès d’une candidature avec patronyme européen s’élevait, pour cette opération, à 12,5 % de chances d’être retenue contre 9,3 % pour un nom à consonance maghrébine. Un taux réduit de 3,2 points, ce qui en dit long, soit dit en passant, sur le recul des réflexes de préférence nationale des recruteurs. Il faudrait d’ailleurs n’avoir jamais mis un pied en entreprise, dans une société de services ou un magasin, pour continuer à s’imaginer une féroce discrimination ethnique dans le monde du travail. Mais, les profiteurs de l’antiracisme alimentaire ne peuvent évidemment le reconnaître sans remettre en cause leur juteux commerce.

Et que valent ces trois points d’écart dans le traitement des candidatures entre autochtones et candidats issus de l’immigration lorsque l’ensemble des enquêtes et organismes les plus officiels attestent d’une discrimination massive, généralisée, constante, la première d’entre toutes, celle liée à l’âge. La quasi-impossibilité de retrouver un emploi au-delà de quarante-cinq à cinquante ans ne semble guère chagriner nos grandes consciences. A quand un testing de grande ampleur sur le sujet ? A moins qu’il ne soit prévu et planifié que le mâle blanc grisonnant soit irrémédiablement destiné à s’effacer au profit de la « diversité ».

L’antiracisme entre racket et marketing

L’hystérie antiraciste dont la rapide extension internationale ne doit que bien peu au hasard mais bien davantage aux réseaux de la subversion mêlant, ce qui n’a rien de nouveau, officines antiracistes, antifas, l’ensemble des complices de l’immigration-submersion et bien entendu le grand capitalisme apatride ne se résumant pas au seul George Soros.

Victimes d’un racket souvent tacite et soucieuses de s’attirer la neutralité sinon la bienveillance d’une caste médiatique chauffée à blanc, si l’on ose dire, en faveur de l’immigration, de nombreuses entreprises préfèrent pratiquer l’autocensure préventive et l’abandon d’une partie de leurs bénéfices plutôt que subir les ravages d’une campagne de dénonciation calomnieuse. C’est ainsi le groupe Mars promettant la suppression, avant la fin de l’année, du visuel symbolisant la marque Uncle Ben’s – un Noir souriant, radieux et avenant – évoquant, selon les tordus de la mémoire dévoyée, le passé esclavagiste des Etats-Unis. C’est aussi Lego s’engageant à ne plus mettre en avant la figurine du policier à la suite de l’exploitation insensée des affaires George Floyd et Traoré. La très chère famille Traoré… Ou encore le groupe Ferrero supprimant ses messages publicitaires avant toute apparition télévisée d’Eric Zemmour.

Les géants du numérique en première ligne

Dans la soumission à ce racket permanent, les géants du numérique rivalisent de générosité feinte mais avec un indéniable sens du marketing. Apple crée un fonds d’investissement dédié rien moins qu’à la justice et à l’égalité, pour la bagatelle de 100 millions de dollars, évidemment puisés dans la poche de ses utilisateurs. Jouant petit bras, le géant Amazon consent quand même au versement de 10 millions de dollars à des associations pour l’égalité des chances. Facebook, la maison Zuckerberg, promet d’allonger, via sa fondation, 40 millions de dollars à diverses associations œuvrant en faveur des immigrés. Enfin, c’est 175 millions de dollars que versera Google pour les mêmes causes, assortis d’un engagement de favoriser les Afro-Américains aux postes à responsabilité du groupe jusqu’à en compter 30 % en 2025.

Le groupe limonadier PepsiCo, sans doute pour se faire pardonner l’innocente effigie décorant les flacons de sirop d’érable de l’une de ses marques, Aunt Jemima, s’engage à renoncer à un logo vieux de plus de 130 ans représentant une sympathique femme afro-américaine travaillant en qualité de domestique dans une famille blanche. A cette abomination, nos grandes âmes préfèrent sans doute l’exploitation éhontée des migrants illégaux dans nombre de secteurs de la vie économique et les petits boulots de services.

A mesure que s’évanouissent les dernières chimères d’un prétendu décollage de l’économie africaine et que sombre le continent africain, essentiellement victime de lui-même, notamment de son suicide démographique et de ses luttes tribales incessantes, il semble imparti au monde occidental l’impossible mission d’inclure toujours plus massivement et dans des conditions convenables toujours davantage de « migrants ». A l’évidence, l’histoire s’accélère et nous arrivons à la croisée des chemins.

Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 23 juin 2020

Macronie : le poisson pourrit par la tête, par Ivan Rioufol

Il y a quelque chose de pourri au royaume de la Macronie. Tout pue la lâcheté, la traîtrise, l’intérêt clanique, le compromis avilissant. Les médias sont tellement somnolents qu’ils ne s’indignent même pas de l’effondrement de l’Etat devant les nouvelles minorités ethniques, quand elles exhibent leur couleur de peau pour exiger les excuses des Blancs. Mêmes les clandestins s’autorisent à manifester massivement. Les prétendus défenseurs de la démocratie, eux, ont déjà oublié le scandale politique, révélé l’autre jour par Eliane Houlette, procureur du parquet national financier, d’une justice en lien constant avec le pouvoir dans la chute de François Fillon, candidat favori à l’élection présidentielle de 2017.

Parallèlement, l’heureuse démolition de la loi Avia par le Conseil constitutionnel, jeudi, n’a conduit à aucune mise en cause des mouvements “antiracistes” qui, Licra en tête, ont comme objectif d’ajouter toujours plus de lois liberticides à la libre expression, afin de protéger une diversité victimaire. Et voici que l’on apprend que les 150 membres tirés au sort de la convention citoyenne pour le climat, qui ont rendu leurs conclusions dimanche, ont été cornaqués par 140 experts. Relire Marc Bloch, dans L’Etrange défaite : “Rien ne trahit plus crûment la mollesse d’un gouvernement que sa capitulation devant les techniciens“.

La pensée confuse ajoute à la crise de l’intelligence qui empêche la Macronie jacteuse de parler clair et d’employer des mots justes. Le “en même temps” présidentiel produit des coquecigrues à la chaîne. Hier, c’est la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui s’est emmêlée dans ses explications verbeuses en justifiant que telle infirmière, Farida C., qui lançait des projectiles contre la police, réponde de ses actes tout en déclarant : “Je ne saurais pas expliquer à mes enfants s’il est normal ou pas de jeter des pierres sur les forces de l’ordre“. En réalité, cette phrase indigne dit le doute qui s’est installé au cœur de l’Etat léthargique sur sa légitimité à affronter ceux qui ont compris l’intérêt qu’ils avaient à se plaindre d’être “discriminés” ou d’être les cibles d’une “police raciste”.

Partout où le regard se porte désormais, la violence est là au quotidien. Elle n’est plus seulement sociale. Elle est devenue raciale, identitaire, communautaire. Elle est revancharde pour ceux qui se réclament de la colonisation française passée. L’effacement de la force publique face aux affrontements entre communautés musulmanes, récemment à Dijon, n’a été qu’un symptôme d’une capitulation plus générale qui gagne, comme un virus, le sommet de l’Etat. Le poisson est en train de pourrir par la tête. La relève est urgente.

Ivan Rioufol

Texte daté du 22 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol