Pierre Cassen : « Eric Zemmour, seul candidat à avoir compris qu’on ne retrouvera pas un pays libre tant qu’on n’aura pas abrogé les lois Pleven, Gayssot, Taubira » [Interview]

[Vidéo] “Le traître et le néant” : deux journalistes du Monde fustigent le quinquennat d’Emmanuel Macron dans un livre

Emmanuel Macron, élu meilleur produit de l’année !, par Clément Martin (Les Identitaires)

Macron

Accompagné du Ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et de Benoît Payan, maire PS de Marseille, Emmanuel Macron a visité Marseille et annoncé quelques mesurettes sans effet… Dans le 13e arrondissement de Marseille, au sein d’une école primaire, alors qu’on l’interpellait sur l’insalubrité des locaux, il a répondu avec sa démagogie habituelle : « On va faire ça ensemble ». Outre la pauvreté du langage, comment ne pas relever le ton ridiculement participatif de cette réponse, comme s’il était le président du consensus alors que le Passe sanitaire démontre le virage autoritariste de plus en plus assumé de l’Elysée. Evoquant Samuel Paty, il a rappelé combien sa mort est un drame inoubliable… sans pointer le problème réel à l’origine de ce crime : la pression démographique de la communauté musulmane. Certains parmi eux, majoritaire ou minoritaire mais véhéments, intimident leur entourage et entravent la liberté d’enseignement. Comment invoquer le sacro-saint Plus jamais ça ! sans remettre en cause le mythe du multiculturalisme heureux ? Du bluff, rien que du bluff.

Après avoir annoncé un grand plan de réhabilitation urbaine, « Le scepticisme, remarque Le Parisien (2 septembre 2021) est partagé par des habitants et des élus locaux, qui rappellent que de nombreux plans ont été annoncés depuis des décennies pour Marseille, sans que la situation s’améliore nettement. » Et pour cause : nul réhabilitation urbaine sans renouvellement de population. Si de nombreux quartiers de Marseille tombent en ruines, c’est parce qu’ils ont été abandonnés par les pouvoirs publics après avoir été saccagés par la racaille immigrée. Ce n’est pas d’un manque de moyen dont souffre Marseille et d’autres grandes villes françaises, mais de courage politique. Dans la politique de grands travaux promise par un président déjà en campagne, il n’y a que du bluff, rien que du bluff.

La structure fantôme « Les jeunes avec Macron » lancent une campagne d’affiches à la sauce Netflix où un futur quinquennat d’Emmanuel Macron nous est annoncé ainsi : « Vivement qu’on signe pour cinq saisons de plus. » Les jeunes avec Macron ? Sérieusement ? Qu’a fait Macron pour les jeunes ? A-t-il réformé l’orientation professionnelle au collège et au lycée ? A-t-il désengorgé les facultés et promu la sélection pour donner un meilleur cadre de travail aux plus motivés ? A-t-il lutté contre l’islamo-gauchisme et les délires woke qui prennent en otage l’Université ? Et qu’a-t-il fait pour le mal-être d’une jeunesse confinée, acculée à prendre des anti-dépresseurs ou qui a renoncé aux études ? Du bluff, rien que du bluff.

A l’ubérisation de l’économie, par la multiplication des petits contrats précaires à l’allemande, succède la netflixisation du politique. Emmanuel Macron, élu « Meilleur produit de l’année » par la société du spectacle !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Trappes : ce que dit la réélection d’Ali Rabeh, par Ivan Rioufol

Ali Rabeh

Ali Rabeh, dont l’élection avait été invalidée par le Conseil d’Etat en juin pour pratiques illégales, a regagné dimanche la mairie de Trappes (Yvelines). Ce proche de Benoît Hamon et de son mouvement Génération.s, a emporté le scrutin au premier tour avec 58,36% des voix, contre 34,89% à son adversaire, Othman Nasrou, soutenu par Valérie Pécresse (LR) et l’ancien maire (PS) de la ville, Guy Malandain. La participation a été de 41,59%, au lieu de 34,1% en 2020. Commentant sa victoire, Rabeh a dénoncé une « droite zemmourisée et clientéliste ». Rabeh s’était notamment fait connaître pour sa véhémence contre un professeur de Trappes, Didier Lemaire, qui avait alerté sur l’islamisation de la commune, « l’une des toutes premières pépinières djihadistes d’Europe ».

Dans une « lettre aux enseignants », Lemaire avait écrit, après la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) : « Professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans, j’ai été le témoin de l’emprise communautaire toujours plus forte sur les consciences et sur les corps. L’année de mon arrivée au lycée, la synagogue de Trappes brûlait, et les familles juives étaient contraintes de partir (…) Il y a actuellement à Trappes et dans le département 400 fichés S de catégorie « radicalisation » qui se promènent librement, sans compter les fichés pour terrorisme ».

Jean-Luc Mélenchon a salué le succès de Rabeh, tout comme Julien Bayou, le patron des écologistes. Nadia Hai, ministre déléguée à la ville, a adressé au vainqueur ses « félicitations républicaines ». La satisfaction de l’extrême gauche n’a rien pour surprendre : cela fait longtemps qu’elle flatte les « quartiers populaires » rendus invivables aux prolétaires de naguère. L’angélisme de ce membre du gouvernement répond aussi à une réticence du pouvoir à être trop lucide sur le séparatisme qu’il dit combattre. La « créolisation » défendue par Mélenchon permet de louanger la « diversité » en fermant les yeux sur l’offensive islamiste qui se dissimule derrière la société multiculturelle ainsi promue. L’échec de la curieuse alliance locale entre LR et PS illustre la dynamique que peut rencontrer un discours agressif et revanchard comme celui de ce maire franco-marocain.

Il se réclame de la République pour ne pas avoir à rappeler ce qu’est la France. Et désignant comme ennemie la « droite zemmourisée » plutôt que l’idéologie islamiste et conquérante, cet élu avalise un déni qui fait le jeu de l’islam politique. Ce faisant, il replace le débat dans sa dimension civilisationnelle.

La France peut disparaître sous la poussée démographique de populations immigrées qui entendent écrire une nouvelle histoire, liée à leur culture. Trappes est une alerte de plus. Elle force à choisir son camp.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La pagaille d’Alger – La tension monte entre l’Algérie et la France

alger france

Rien ne va plus dans les relations franco-algériennes ! Les tensions, sous-jacentes depuis de longs mois, éclatent aujourd’hui au grand jour. Un échec diplomatique cinglant pour Emmanuel Macron qui avait fait de la « réconciliation » avec l’autre rive de la Méditerranée l’une de ses priorités.

En effet, depuis le début de son quinquennat, le président français a voulu œuvrer à une fumeuse « réconciliation mémorielle avec l’Algérie » mais ses reptations lexicales et ses diverses repentances n’ont pas suffi à lui attirer les sympathies algériennes, bien au contraire. Et désormais le torchon brûle entre les deux capitales à la suite des propos présidentiels, tenus jeudi 30 septembre, dénonçant un « système politico-militaire » algérien « fatigué ».

Déjà échaudé par l’annonce de la diminution du nombre de visas accordés à ses ressortissants, le gouvernement algérien s’est évidemment scandalisé de ces « propos irresponsables » représentant une « ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures ». En signe de protestation, Alger a rappelé son ambassadeur à Paris et interdit le survol de son espace aérien aux avions militaires français participant à l’opération Barkhane au Mali.

Selon certains observateurs, cette nouvelle crise pourrait entraîner à terme la reconfiguration du paysage stratégique régional, en rapprochant la France du Maroc. Elle marque en tout cas clairement l’échec de la volonté de « réconciliation mémorielle », illustrée notamment par la publication, en janvier, du rapport commandé à l’historien Benjamin Stora.
La haine de la France

La situation est donc très tendue entre les deux pays, rappelant la dernière crise grave, remontant à 2005, quand le Parlement français avait adopté une loi reconnaissant « le rôle positif de la colonisation ». Malgré son abrogation ultérieure, cette loi avait provoqué l’annulation d’un traité d’amitié voulu par le président Jacques Chirac et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika.

On peut d’ailleurs s’interroger sur le fait de savoir s’il n’est pas utopique d’espérer établir des relations apaisées avec un Etat qui fait de la haine de la France et de ses prétendus « crimes coloniaux » l’un des derniers éléments de cohésion nationale.

En effet, le régime algérien semble aujourd’hui à bout de souffle, pour ne pas dire aux abois, et lancé dans une course en avant autoritaire face aux nombreuses difficultés qu’il rencontre (manifestations du Hirak, terrorisme, crise avec le Maroc, parodie d’élections portant à la présidence un homme qui a réuni 99 % des suffrages mais moins de 12 % d’électeurs…).

Dans un tel contexte, les propos d’Emmanuel Macron apparaissent non pas comme un dérapage accidentel, mais au contraire comme des déclarations minutieusement soupesées afin de clairement marquer une prise de distance avec des autorités algériennes décrédibilisées et délégitimées mais prêtes à tout pour maintenir leur pouvoir, allant même jusqu’à envisager un suicidaire confit armé avec le voisin marocain.

Pour une fois, on ne pourra que se féliciter de ce choix du président français. A condition, bien sûr, qu’il ne soit pas qu’une éphémère rodomontade de campagne électorale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2021

Présidentielle 2022 : l’économie n’est pas le destin ! – Par Jean-Yves Le Gallou

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« L’économie est le destin », la formule de Walther Rathenau, industriel, penseur de la révolution conservatrice, ministre de l’Allemagne de Weimar, assassiné en 1922, a servi de fil conducteur lors des élections législatives allemandes du 2 septembre 2021 : lors du débat de fin de campagne – dont l’accès a été limité au SPD, à la CDU, et aux Verts –, les questions régaliennes et les questions d’identité ne furent pas abordées. Le mot « migrant » ne fut prononcé qu’une seule fois et le mot « islam » jamais. Normal pour un pays devenu un satellite américain et sorti de l’histoire depuis 75 ans.

Un bon moyen en tout cas d’assurer le triomphe du politiquement correct. Car le résultat d’une campagne électorale dépend d’abord des sujets qu’il est interdit d’évoquer comme des thèmes qui la dominent. Le système marchand ne peut survivre qu’en imposant le primat de l’économie. C’est bien ce que tentent les oligarques français avec l’appui des médias. Imposer l’idée que les seuls sujets dignes d’intérêt seraient les sujets économiques et sociaux. Et que seules les « formations de gouvernement » appartenant au « cercle de raison » seraient qualifiées pour en parler. Les instituts de sondage participent à cette fabrique de l’opinion. Le sondage Louis Harris de la semaine du 29 septembre pose comme « question d’actualité » : « Chacune des personnalités politiques suivantes est-elle selon vous crédible ou pas en matière de politique économique ? » Cette même question n’est posée ni sur l’immigration, ni sur la sécurité, ni sur l’instruction… Et sans surprise la réponse tourne à l’avantage de ceux qui polarisent leur discours sur l’économique et le social : Xavier Bertrand et Emmanuel Macron dont le bilan économique et financier est pourtant catastrophique ; et au désavantage de ceux qui s’intéressent plus à l’identité et au régalien, Éric Zemmour et Marine Le Pen… Mais la question de la « crédibilité » sur ces sujets n’est pas, ou pas encore, posée !

Le piège économique électoral

Le piège économique électoral a déjà fonctionné contre Jean-Marie Le Pen (« Vous n’avez pas de programme ») et contre Marine Le Pen (« Vous êtes irresponsable de vouloir sortir de l’euro »). Lors du débat du deuxième tour de 2017, Marine Le Pen, indépendamment de sa sous-motorisation, commit d’ailleurs une faute stratégique : aller affronter un énarque, inspecteur des finances, banquier d’affaires, sur son terrain, l’économie. Au lieu de chercher l’affrontement sur l’identité et le régalien. Funeste erreur !

Bien sûr, le système va désormais utiliser l’arme économique contre Éric Zemmour.

Il n’est pas sûr que la manœuvre réussisse car Zemmour sait où ses adversaires l’attendent ! Et, le 27 septembre, lors du débat sur LCI face à Lenglet, il a fait preuve d’une grande connaissance des dossiers et des chiffres et montré une rare maestria !

En vérité il est possible de tenir un discours économique identitaire, responsable et respectueux de la liberté d’entreprendre.

– Promouvoir une baisse des charges qui n’est possible que par une maîtrise des dépenses de l’État providence, ce qui suppose aussi la maîtrise de l’immigration ; sans toucher à l’État régalien, il y a de quoi tailler dans les dépenses nuisibles.

– Allonger l’âge de départ à la retraite, marqueur de responsabilité qui rassure la droite conservatrice (et les déjà retraités !), et qui est aussi une condition de la baisse des charges.

– Améliorer les salaires, ce qui suppose d’abord un double protectionnisme : contre la délocalisation à domicile (par l’immigration) et les délocalisations offshore par les déplacements d’usines qui ne sont possibles que parce que les normes sociales et environnementales ne sont pas harmonisées entre l’Europe et le reste du monde. La réindustrialisation suppose un minimum d’écluses douanières, environnementales et sociales. En même temps que des choix énergétiques stratégiques : les centrales nucléaires plutôt que les éoliennes.

– Prendre aussi à bras-le-corps les questions d’instruction pour former les élèves à l’excellence tant dans les études théoriques que dans les apprentissages professionnels.

Réfléchissons un peu ! Parler d’économie sans parler de la formation des jeunes Français à la connaissance, à l’effort, à l’excellence n’est pas sérieux. Pas plus que parler d’économie sans évoquer la question d’une concurrence à armes égales entre entreprises et travailleurs. Précisément les sujets dont omettent de parler les tenants du système. L’économie doit être libre mais encastrée dans un ensemble de valeurs et de règles.

Demandez le programme ou le projet ?

La question d’une élection présidentielle n’est pas seulement celle du programme.

Un programme n’est souvent qu’un catalogue de mesures plus ou moins cohérentes et non hiérarchisées : le renvoi des clandestins et la renationalisation des autoroutes ne sont pas à mettre sur le même plan. Pas plus que le rétablissement de la sélection à l’école et à l’université avec le taux de remboursement des lunettes ou des audioprothèses.

Plus qu’un programme, ce qui compte, c’est un projet. Sauver la France en est un. Rendre leur fierté et leur dignité aux Français aussi. Un discours économique raisonnable peut être au service d’un tel projet. Il ne faut pas tenter de renverser toutes les tables en même temps !

Tribune reprise de Polémia

Une commission contre fake news et complotisme – Ministère de la Vérité

complotisme fake news

Plus les élections approchent et plus Emmanuel Macron s’agite, débordant soudain d’idées et d’initiatives. Dernière en date : la création d’une commission chargée de lutter contre les deux hydres du populisme que seraient les « fake news » et le « complotisme », deux termes suffisamment vagues et nébuleux pour pouvoir englober à peu près tout et n’importe quoi, à commencer, bien sûr, par toute pensée et expression dissidentes et non conformes.

Cette commission, officiellement censée « réfléchir aux impacts de la révolution numérique sur notre société et notre démocratie », sera composée de 14 experts – sociologues, historiens, politologues, professeurs, journalistes – et présidée par le sociologue Gérald Bronner, auteur du livre Apocalypse cognitive sorti au début de l’année.

La chasse aux vilaines « fake news » et aux méchants « complotistes » n’est pas nouvelle mais jusqu’à présent elle était effectuée par des entités associatives ou des entreprises privées. On pensera ici aux divers organes de presse, du type Le Monde ou Libération, qui s’étaient arrogé le droit d’accorder les bons et les mauvais points en matière d’information (à travers leurs articles de prétendu « décodage » ou de « vérification »), ce qui ne manquait pas de sel pour des médias maintes fois pris en flagrant délit de mensonge ou de manipulation (les Bobards d’or sont là chaque année pour le rappeler).

Mais aujourd’hui un nouveau cap est franchi, c’est désormais l’Etat qui prend les choses en main pour imposer ce qui ressemble fort à une « vérité officielle » devenant par nature incontestable.

Pourtant, s’il est indéniable que le développement des réseaux sociaux a favorisé la propagation d’un certain nombre de fausses nouvelles, de mensonges et de ragots (qui ont existé et circulé de tout temps…), la hargne des autorités contre ce qu’elles appellent les « fake news » et le « complotisme » ressemble surtout à une volonté de restreindre encore un peu plus la liberté d’expression et de criminaliser toute pensée hétérodoxe. Car sur quelle base « objective » attribue-t-on ces qualificatifs infamants et disqualifiant à tel ou tel ? Et quelle est la légitimité de ceux qui prétendent faire le tri dans l’information et son interprétation afin que les imbéciles que nous sommes ne risquent pas de faire de « mauvais choix » ? Dans les deux cas la réponse est : aucune.

Rappelons d’ailleurs que, à peine quelques mois avant que Brahim A., Tunisien arrivé en France via Lampedusa et les filières de migration, ne commette un abominable massacre à Nice, le fait d’affirmer que de potentiels terroristes pouvaient se trouver parmi les cohortes de migrants arrivant sur notre sol était doctement qualifié de « fake news » et dénoncé comme un « fantasme d’extrême droite ». On voit donc bien ici qu’il ne s’agit nullement d’un enjeu de vérité, mais bien d’une stratégie de contrôle de l’information et de formatage des esprits.

Dans toutes les dystopies, littéraires ou cinématographiques, imaginant un futur totalitaire, les citoyens n’ont plus besoin de penser, l’Etat le fait pour eux. Nous y sommes.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 4 octobre 2021

Qu’attendre du président de la République ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Elysée

Un fait marquant de la vie démocratique occidentale est le manque de courage des hommes politiques lorsqu’ils sont au pouvoir et leurs éclairs de lucidité après avoir quitté leur mandat. Gérard Collomb, en quittant le ministère de l’Intérieur, avait affirmé : « Aujourd’hui, on vit côte à côte… Je crains que demain on vive face à face ». Rythmés par une succession d’élections intermédiaires (municipales, départementales, régionales et européennes), les quinquennats présidentiels – déjà courts ! – sont bridés par la nécessité, pour le Président de la République, d’être plus ou moins toujours en campagne. En effet, chacune de ses décisions impacte les chances de son parti dans les urnes. Il en est de même, à plus forte raison, pour les ministres, qui valsent au gré des remaniements gouvernementaux. La démocratie française est donc particulièrement soumise aux polémiques médiatiques et chaque erreur de langage vaut une « bavure policière »…

Néanmoins, si tant est qu’un candidat courageux parvienne à se hisser jusqu’à l’Elysée, certaines choses peuvent bien être faites. Le mandat présidentiel américain est encore plus court : quatre ans. Cependant, cela suffit à Donald Trump pour placer des juges conservateurs à la Cour suprême afin de favoriser l’agenda politique des militants pro-vie. Les propositions de lois issues de cette mouvance peuvent difficilement être retoquées par la haute autorité judiciaire du pays. En témoigne la récente loi dite « du cœur battant », au Texas, qui interdit l’avortement au-delà de six semaines sauf danger pour la mère. Donald Trump n’a pas finalisé l’imperméabilité de la frontière mexicaine, ni réglé l’ensemble des problèmes invoqués pendant la campagne, « l’Amérique » n’est pas redevenue « great again » mais il a placé quelques pions essentiels qui resteront.

Et en France ? Rappelons que le maître de l’Elysée nomme trois membres sur neuf du Conseil constitutionnel (trois par le président de l’Assemblée nationale et trois par celui du Sénat). Ce qui laisse une certaine latitude pour censurer une loi jugée « inconstitutionnelle ». Cet adjectif pouvant être invoqué même contre l’esprit d’une loi, plus que pour son contenu précis, ce pouvoir de nomination peut aboutir à des décisions courageuses. On a bien vu, en sens inverse, le Conseil constitutionnel valider le Passe sanitaire malgré d’évidentes entorses à la Déclaration des droits de l’homme, reconnue par la Constitution… Mais il reste l’obstacle des membres nommés par le président de l’Assemblée nationale et du Sénat. Ce qui nous rappelle la nécessité, pour le Président, de gagner aussi les législatives. Le Président doit donc s’appuyer sur une machine de guerre médiatique et un ensemble de cadres compétents et décidés.

Quant au Conseil d’Etat, ses membres sont recrutés à la sortie de l’ENA et des grandes écoles. De plus, il compte 231 personnes ! C’est une grosse machinerie administrative sur laquelle un Président venu de l’extérieur du sérail politique ne peut avoir un poids décisif. En mai dernier, le Conseil d’Etat a confirmé la dissolution de Génération Identitaire… Pour gouverner les mains libres une fois élu, il faut avoir une volonté de fer et faire campagne pour gagner. La politique n’est pas un jeu, beaucoup plus qu’une école de la vie et avant tout une arène où l’on combat jusqu’à la fin.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Présidentielle : la machine médiatique en marche

médias presse argent

Il y a cinq ans, Polémia, sous la plume de Jean-Henri d’Avirac était le premier média à envisager la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. Voici un nouvel article de sa plume qui décrit froidement et cliniquement le cynisme du monde politico-médiatique.
Des médias gouvernés par l’argent plus encore que par l’idéologie (ce qui explique le phénomène Zemmour : il fait de l’audience !). Un président Macron dont la politique sanitaire est moins dictée par les exigences du « grand reset » que par le calendrier de sa réélection !
Reste le fait que le mot Covid n’a pas été prononcé lors du débat Zemmour/Mélenchon qui a explosé toutes les audiences (4 million de spectateurs) : sans doute un indice du retour au premier plan des préoccupations politiques, des questions identitaires et régaliennes ainsi que sociales.
En tout cas, voilà un article qui décoiffe.

Dans la perspective des prochaines élections présidentielles, être ou ne pas être médiatiquement « bankable » s’imposerait comme la clé du scrutin. Nos analyses classiques d’un système médiatique qui serait ad vitam æternam idéologiquement formaté atteint ses limites.
D’où qu’il vienne, quoiqu’il pense, celui qui veut être correctement traité par une médiasphère dominée par l’Argent doit « prendre la lumière » et dresser au préalable un diagnostic sans concession de ses forces et faiblesses… glaçant et stimulant ?

Effet de loupe

Si depuis le début de l’année 2020, la gestion calamiteuse de la crise sanitaire par le pouvoir macronien s’impose comme une évidence, l’instrumentalisation politique du Covid-19 pourrait constituer désormais et contre toute attente l’élément déterminant des mois qui nous séparent de la Présidentielle.
Bien avant la plupart de ses « challengers », Emmanuel 1er alias Jupiter 2.0 a compris que l’image, le digital et l’émotion constituaient désormais le cœur du réacteur politique ou de ce qu’il en reste, bien avant les programmes, les idées ou les convictions.

Quatre années après l’installation de l’ectoplasmique Macronie, le bilan est, au-delà même de l’amateurisme du quotidien, particulièrement édifiant sur le régalien, l’immigration, l’islamisation, l’insécurité, l’incapacité à réformer et à dialoguer avec les Français.

Sa suffisance teintée de libéral mondialisme agace le peuple, son arrogance de « 1er de cordée » irrite la France qui peine à joindre les deux bouts. Sa Bien Pensance d’Extrême Centre la boboïse avant de muter en posture autoritaire… Tout cela devrait avoir raison de l’idée même d’une nouvelle candidature du locataire de l’Élysée.

Bien au contraire, ce dernier se trouve aujourd’hui dans la position la plus favorable pour remporter l’élection avec un score de popularité qui ferait pâlir d’envie prédécesseurs et concurrents.

Au cœur de l’analyse, une candidature Macron qui se révèle être la plus médiatiquement « bankable ».

En premier lieu, le futur candidat crée ce que les communicants appellent un effet de loupe en polarisant l’actualité sur la crise sanitaire imposant tempo, thématique et registre émotionnel, en diminuant de fait la part de voix des sujets qui fâchent ;

Emmanuel Macron est devenu le maitre des horloges émotionnelles aidé en cela par ses conseillers, idéologues post rocardiens de l’Elysée ou de la Fondation Jean Jaurès et autres neuro ou nudge-marketeurs qui impriment un rythme : Emmanuel exaspère puis libère, fait peur puis rassure, confine puis déconfine… Tout cela contient intrinsèquement un très fort potentiel médiatique, les questions de vie ou de mort, de peur, de norme sociale, de privation de liberté polarisant l’attention et présentant l’immense avantage pour le Président sortant de faire diversion en « déportant » le débat politique.. Pour faire court, l’Élysée préfère aujourd’hui en dominante médiatique un clivage national à 25/75 sur la question sanitaire en sa faveur , qu’un clivage à 60/40 en sa défaveur sur le régalien et sa capacité à réformer… Rajoutez à cela un zeste de réseaux sociaux façon dialogue « cool » avec la jeunesse ou genre fanclub de McFly et Carlito et la machine se met en marche.

Pour lire la suite, c’est ici !

EN IMMERSION – avec Queen Sandrine Rousseau [vidéo]

Sandrine Rousseau

01/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Voici le premier épisode du nouveau format – reportages “En immersion” proposé par Livre Noir.

Elle est devenue l’égérie des “éco-féministes” le temps de sa campagne pour la primaire écologiste. Des propos parfois délirants, une attitude détonnante, celle qui été renommée “Queen” Sandrine Rousseau, a perdu de peu (49%) la primaire d’Europe Ecologie Les Verts face à Yannick Jadot.

Nous sommes allés sur le terrain, à sa rencontre et à celle de ses sympathisants, notamment sa plus proche conseillère Alice Coffin.


«Créolisation» ou «grand remplacement»?

Marion Maréchal

Le concept de créolisation est la réponse de Jean-Luc Mélenchon à la bascule démographique. Nous sommes sommés d’accepter un phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement.

Jean-Luc Mélenchon l’affirme : la France est en voie de créolisation. Un concept qu’il a chipé au romancier Edouard Glissant, pour lequel les sociétés créoles basées sur le métissage des cultures seraient le devenir du monde. « J’appelle créolisation la rencontre, l’interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures, dans la totalité réalisée du monde-terre. (…) Ma proposition est qu’aujourd’hui le monde entier s’archipélise et se créolise », écrivait ainsi le Martiniquais. Une idée que Jean-Luc Mélenchon a fait sienne, tant elle semble, de prime abord, adaptée à la situation que rencontre présentement la France. La « créolisation » répond en effet autant au projet républicain post-colonial qu’à la nouvelle composition ethnoculturelle du peuple français, ou vivant dans l’espace géographique que recouvre la France continentale.

Pour le candidat de la France Insoumise, nous n’en sommes qu’aux prémices de la formation d’un nouveau peuple. Après tout, les Francs n’auraient-ils pas eux-mêmes présidé à une ethnogenèse ayant engendré un peuple qu’on nomme aujourd’hui « français » ? Passons sur les détails cruels de l’Histoire, bientôt naîtra ce Français d’ici et de là-bas, synthèse du grand tout uniformisant gardant toutefois une identité propre : un créole d’un nouveau genre, autochtone et allogène dans un même mouvement. Ce projet ne se distingue point du tout de celui des globalistes libéraux ; il est cosmopolite, comme l’est l’idéal trotskyste. Il est d’ailleurs curieux que ceux-là mêmes qui se font les chantres de ce métissage soient aussi hostiles à l’expression de « grand remplacement » … qui ne dit rien de plus sur le sujet.

Appelez ça comme vous voulez…

Le « grand remplacement » ou la « bascule démographique » n’a pas de connotation méliorative ou péjorative, si l’on s’en tient à sa lettre. Il s’agit d’un constat purement factuel : en quelques décennies, la population française a plus évolué qu’elle ne l’a fait lors des millénaires précédents. Pour s’en convaincre, il suffira de regarder des photos des équipes de France espoirs de football à notre époque et en 1981… Ou, plus simple encore, de déambuler une petite heure dans certains arrondissements parisiens. Argumenter à l’aide de statistiques et de chiffres est, d’une certaine manière, inconvenant. Pourquoi nier la réalité tout en se réjouissant des conséquences ? Il sera aussi naturel d’en conclure que, forte d’un peuple remanié, la France dans son identité politique, culturelle et historique, en sera transformée. Disons, taquins, qu’elle sera « créolisée ».

Jamais dans l’histoire du monde, une civilisation n’aura subi un tel choc démographique, anthropologique et culturel que la nôtre, à l’exception notable des indiens d’Amérique dont nous ne connaitrons toutefois pas le sort. Le choc a été rude, pour ne pas dire brutal. Quels fils tiennent encore ensemble les Français ? Le sport ? Râler ? Se construisent des mondes, des univers différents qui doivent partager le même territoire. Et ce « grand remplacement » à l’œuvre n’est pas tout entier contenu dans la question migratoire extra-européenne. Ce sont nos mœurs et nos usages qui se transforment sous nos yeux ; la matière du peuple français se fait différente, mutante.

La France face à son destin

Il faudrait presque remercier Jean-Luc Mélenchon d’affirmer que pour que la France existe encore demain, il faudra que naisse un nouveau peuple. Pour l’heure, la créolisation se limite à une forme d’abêtissement généralisé. Il s’agit précisément d’une France du kebab, des « tacos français », du rap, éventuellement du foot et d’Instagram. Une France déculturée qui a engendré d’une sous-culture sotte. Nous ne parlons pas d’une France qui ferait naître des John Coltrane et de nouveaux Césaire, mais d’une France tyrannisée où oser formuler des vérités peut vous valoir de comparaître devant un juge d’Instruction.

Nous sommes sommés d’accepter le phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement. La question est pourtant existentielle, viscérale, engageant tout notre passé et tout notre devenir collectif. Maintenant, nous y sommes, face au destin. Il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’a pas été fait hier. L’urgence est de mettre un coup d’arrêt à cette machine infernale, pour nous comme pour ceux qui veulent sincèrement s’assimiler à la culture française. Hier, Marion Maréchal Le Pen affirmait que, demain, la France serait peut-être une République islamique. L’avenir sera plus pathétique. Notre futur possible en 2050 serait plus probablement de vivre dans une République bananière tiers-mondisée, où les plus riches vivront à l’abri dans des quartiers fermés prévenant les assauts des enclaves islamiques vivant du narcotrafic. Les classes moyennes, disparues ou mises en néo-servage, formeront un lumpen entretenu par des revenus universels de solidarité. Est-ce là un horizon progressiste ?

Gabriel Robin

Tribune reprise de Causeur

Immigration : le référendum que propose Marine Le Pen, par Francis Bergeron

référendum immigration

Marine Le Pen a tenu mardi une conférence de presse pour faire le point sur sa campagne et son programme. Le thème essentiel a porté sur le référendum qu’elle entend soumettre aux Français dès son élection acquise. Un référendum qui porterait sur le thème central de la présidentielle : l’immigration.

On peut regretter que les sujets abordés par la candidate du RN, depuis qu’elle a annoncé sa candidature, aient presque exclusivement tourné autour de l’insécurité, de l’immigration, du terrorisme islamiste. D’autant que, sur ces sujets, Darmanin, Bertrand, Pécresse, ont cherché, ces derniers mois – et plus ou moins réussi –, à pratiquer une surenchère. Darmanin en avait fait l’aveu lors de son débat de février dernier, quand il avait brocardé la tiédeur supposée des positions de Marine Le Pen.

Pour la suite, pour la mise en œuvre de mesures concrètes, c’est tout autre chose. Et la différence entre le programme « tiède » de Marine Le Pen et les engagements ronflants d’une Pécresse, d’un Bertrand ou d’un Darmanin, c’est que ces derniers ont tenu (et tiennent encore) les leviers du pouvoir et qu’ils ne nous ont guère convaincus, à ce jour, de leur réelle volonté d’agir sur ce terrain.

La proposition de Marine Le Pen d’organiser un référendum après son élection bouleverse les données du problème, et va obliger les macronistes comme le marais LR à entrer dans le dur du sujet, au-delà des effets de manche. « Elue présidente, je proposerai un référendum où la question sera simple : approuvez-vous le projet de loi C2I (citoyenneté, identité, immigration), qui comprendra un plan complet de maîtrise de l’immigration ? »

Le point déterminant de ce référendum serait l’inscription dans la Constitution de la maîtrise de l’immigration, de la priorité nationale, de la prééminence du droit français afin de permettre une révision de « l’ensemble du droit applicable aux étrangers » vivant en France ou ayant l’intention de s’y rendre.

Ni Darmanin, ni Bertrand, ni Pécresse ne peuvent se placer sur ce terrain, introduire de tels concepts dans la Constitution. Cela redonnerait certes une maîtrise des flux migratoires au pays, mais ce serait une première, un bannissement presque certain de l’Union européenne (il faudra en effet que la France s’affranchisse de la charte européenne des droits fondamentaux), voire de l’ONU.

La France traitée comme la Corée du Nord

La radicalité de cette proposition est spectaculaire. Le risque serait évidemment que la France soit mise au même niveau que la Corée du Nord, traitée en pestiférée absolue, mondialement boycottée. Pourtant si la question de la submersion migratoire doit être au cœur de la campagne présidentielle – et ceci est de moins en moins contesté par une majorité des Français –, cette approche par référendum et par modification de la Constitution est certainement la bonne. Mais elle va mettre d’emblée la droite dans un sérieux embarras.

Passer sous silence ou minimiser la portée de cette proposition, la traiter d’utopique, sera le premier réflexe de la droite et des macronistes. Et Zemmour ? Va-t-il se rallier à cette proposition, l’intégrer à son propre programme ? Ou pense-t-il à une autre voie, tout aussi radicale ?

Pour l’heure, Marine Le Pen a au moins réussi à revenir, par la grande porte, dans le débat présidentiel.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 septembre 2021

Marine Le Pen présente son projet de référendum sur l’immigration

Maintien du pass sanitaire : « On s’approche d’une société de contrôle technico-sanitaire » [vidéo]

pass sanitaire

28/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Malgré la décrue de l’épidémie, le gouvernement a choisi de maintenir le pass sanitaire partout sur le territoire.

Vent debout, l’avocat Thibault Mercier, cofondateur du Cercle Droit & Liberté, fustige une décision « illégale » et « politique ».


Débat Mélenchon-Zemmour sur BFMTV, les fact checkers à la peine

BFMTV

Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour le 23 septembre 2021 sur BFMTV a été l’occasion de confronter deux conceptions de l’avenir de la France radicalement opposées. Les constats sur la situation de la France, en particulier sur le plan migratoire, ont également fortement divergé entre les deux hommes. Les fact-checkers de la chaîne d’information en continu n’ont pour l’occasion pas brillé par la pertinence de leurs éclairages. Un seul exemple suffit pour s’en convaincre.

Le nombre d’immigrés supplémentaires fact checké

La première partie du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour a porté sur l’immigration. Le service de « Vérif » de BFMTV s’est empressé de vérifier les propos d’Éric Zemmour selon lesquels « la France comptera 2 millions d’immigrés supplémentaires sous le quinquennat d’Emmanuel Macron ». Pour vérifier cette affirmation, les journalistes de la chaine ont fait appel au démographe Hervé le Bras.

Qui est ce « savant » tant vanté par Jean-Luc Mélenchon ?

Si Hervé Le Bras jouit d’une grande popularité à gauche, il est loin de faire l’unanimité dans le petit milieu des spécialistes de l’immigration.

Dans un interview au journal Le Figaro en février 2016, la démographe Michèle Tribalat revient sur les différentes manœuvres d’Hervé Le Bras durant les années 1990 pour disqualifier les travaux de l’Institut national d’études démographiques (INED), qui ne vont pas dans le sens de son orientation idéologique pro-immigration. L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID) a consacré le 30 septembre 2020 un article au démographe. Les nombreux biais méthodologiques commis par le « savant » dans ses estimations de l’immigration y sont exposés de façon méthodique.

Comme nous le relations dans un article du 20 février 2020, Hervé Le Bras fait partie des « spécialistes » favoris des médias de grand chemin, qui n’ont de cesse de minimiser l’ampleur de l’immigration que la France connait. À l’époque, c’était l’inénarrable Marlène Schiappa qui s’appuyait sur les travaux du démographe pour étayer ses affirmations face…à Éric Zemmour lors d’un débat télévisé.

Peut-on dans ces conditions présenter Hervé Le Bras comme un gage d’objectivité ?

Le magistrat Charles Prats n’a pas tardé à réagir sur Twitter aux chiffres minimant le nombre d’immigrés supplémentaires arrivant en France chaque année :

« Fact checking des fact checkers #DebatBFMTV Il y a effectivement 400.000 attributions de numéros de sécu à des gens nés à l’étranger chaque année depuis dix ans. Ce sont les données officielles de la sécurité sociale (fichier SANDIA). 3,5 millions attribués entre 2011 et 2020 ».

L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie fait sur Twitter un décompte du nombre d’entrées en France durant l’année 2019 :

« 273.000 entrées de l’Insee ressemble aux 274.676 titres de séjour délivrés en 2019. Mais il faut aussi tenir compte des demandes d’asile, et des clandestins, 247 676 titres de séjour délivrés, 177 822 demandes d’asiles+ les clandestins ( ?) ».

Carences statistiques

L’OID commente la minoration par Jean-Luc Mélenchon de l’estimation d’Éric Zemmour du nombre d’immigrés extra-européens supplémentaires durant le quinquennat d’Emmanuel Macron :

« Au débat BFMTV, très grosse erreur de JL Mélenchon qui dit que les immigrés qui arrivent partent ensuite. Que disent les chiffres ? Pour l’immigré qui repart, plus de 3 immigrés arrivent dans le même temps. Au contraire, ceux qui quittent le pays sont plutôt nés en France… ».

Dans cette querelle de chiffres, il est utile de rappeler les carences des outils statistiques du gouvernement français pour mesurer tant le stock que les flux d’immigrés, relevées par Patrick Stefanini, un ancien haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur, dans livre paru en 2020 et chroniqué notamment par l’institut Polémia : « l’absence de registre des entrées et des sorties du territoire, la non-comptabilisation des mineurs étrangers et des demandeurs d’asile dans le nombre des premiers titres de séjour délivrés sont présentées comme des freins à une connaissance fine du nombre d’étrangers présents et entrant chaque année en France ».

Voir ce que l’on voit

À l’instar de Marlène Schiappa, de Jean-Luc Mélenchon et de BFMTV, ils sont nombreux à s’en remettre de façon aveugle au pseudo « savant » préféré des médias de grand chemin pour évaluer l’ampleur de l’immigration en France. Mais de quelque façon qu’on les torde, dans ce flou artistique savamment entretenu, les faits, une immigration considérable parfois organisée par le gouvernement français, sont là, têtus et visibles à l’œil nu. Pour qui se donne la peine non seulement de dire ce qu’il voit, mais aussi de voir ce qu’il voit, pour reprendre les mots Charles Péguy.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Damien Tarel, le gifleur de Macron, se confie [Interview]

Damien Tarel

Il s’appelle Damien Tarel. Il a giflé Emmanuel Macron au cri de « Montjoie St Denis » et cela lui a coûté trois mois en prison. Nous l’avons interrogé quelques semaines après sa sortie de prison. Entretien brut.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs, de la façon dont vous souhaiteriez être présenté ?

Damien Tarel : Je suis Damien Tarel, un jeune drômois de 28 ans. J’ai autant travaillé dans les usines que fréquenté les bancs de la fac. Je suis attaché à ma ville de naissance et ma région que j’essaie de dynamiser avec plusieurs associations et suis actuellement étudiant en gestion de projet événementiel. Je pense que l’on peut dire que je suis quelqu’un de curieux avec beaucoup de passion notamment l’histoire et les arts martiaux.

Breizh-info.com : Tout d’abord, comment se sont déroulés vos trois mois en prison ? Dans votre prison, les propos d’un certain Éric Zemmour sur l’origine extra européenne d’une majorité de pensionnaires se sont-ils vérifiés?

Damien Tarel : Après les débuts plutôt difficiles dus en grande partie à l’isolement, le reste ma détention s’est bien passé grâce aux centaines de lettres de soutien ainsi qu’aux livres que j’ai pu recevoir. Il se trouve que les propos d’Éric Zemmour sont tout à fait exacts, 80 à 90 % des détenus sont musulmans. La plupart ont été sympathiques avec moi.

Breizh-info.com : Avez vous été étonné du soutien reçu en prison ? Pourquoi avoir décidé de se rendre chez Hanouna dans la foulée de votre sortie ? N’avez vous pas eu l’impression de participer à un lynchage public dont vous étiez la victime, lynchage émanant de personnalités qui par ailleurs sont souvent émoustillées devant des voyous (issus de la scène rap notamment) invités sur les plateaux télévisions ?

Damien Tarel : J’avoue avoir été légèrement étonné du soutien reçu en prison notamment de la quantité, mais plus que tout de la clairvoyance des lettres que j’ai reçues.

Quand j’ai accepté de participer à l’émission de Touche pas à mon poste j’avais conscience de me diriger vers la fosse aux lions avec l’espoir un peu naïf de pouvoir y présenter une partie de mes idées, mais surtout la conviction profonde que la vérité finirait toujours paraître tant qu’on lui laisse l’occasion.

Le paradoxe que vous soulignez est tout à fait vrai néanmoins, ce n’est pas le seul. Ceux-ci sont nombreux chez les chroniqueurs de la télévision en décalage avec la réalité. Même si mon intervention a effectivement ressemblé à un lynchage public plutôt malhonnête, j’ai l’espoir d’avoir pu ouvrir les yeux des téléspectateurs sur la fausseté de ces soi-disant apôtres de la non-violence.

Breizh-info.com : La justice française vous a empêché de poursuivre une formation… alors même qu’on vous demande de suivre une formation à votre sortie de prison. Ubuesque non ? Pour quelles raisons devez-vous suivre un traitement psychologique ? Est-ce à considérer qu’un opposant à la macronie relève de la psychiatrie ?

Damien Tarel : Oui j’avoue que cela est assez paradoxal, mais comme mon geste est symbolique la peine est elle aussi symbolique, sans autre considération pour la réalité de ma situation. Cette peine a pour unique but de m’accabler de me discréditer. Pour ce qui est des soins psychologiques, j’avoue ne pas savoir quelles sont les raisons invoquées. Comme si pour les juges, il s’agissait d’une évidence, qui n’est pas nécessaire de préciser, que seul un fou peut-être à l’origine de cet acte.

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