Ce qui pousse Trump vers la victoire, par Ivan Rioufol

N’en déplaise à la basse-cour médiatique, qui lui est unanimement hostile, Donald Trump est de ces dirigeants qui ont le mieux compris leur époque. Il est dans le sens de l’histoire, qui oppose les déracinés aux enracinés. C’est ce que la gauche américaine ne veut pas comprendre. A ce titre, il pourrait être réélu le 3 novembre, en dépit des prédictions inverses. La condescendance des hommes politiques français à son égard est un conformisme, repris dernièrement par Nicolas Sarkozy. Il est vrai que le président américain a bien des défauts. Mais il a des idées claires sur les enjeux de son mandat. “Je fais la politique du XXI e siècle”, avait-il déclaré en septembre 2019. “L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, l’avenir appartient aux patriotes”.

Plus que jamais, c’est cette vision qui s’impose. Jamais l’universalisme n’a été autant décrié. Jamais le souverainisme n’a été autant loué. La prochaine élection présidentielle française se jouera sur ce terrain. Il est arpenté par Trump depuis son élection en 2016. “Nous demandons un grand réveil des nations”, avait-il déclaré en septembre 2017 devant l’ONU. En juillet 2017, à Varsovie, il avait ajouté : “Si nous n’oublions pas qui nous sommes, nous ne pourrons pas être vaincus”. En France, la victoire en 2022 ira au candidat qui saura parler de la sorte.

Il est d’ailleurs plaisant d’observer la constance avec laquelle les détracteurs de Trump se mettent le doigt dans l’oeil. C’est à peine si les médias ont rappelé son rôle dans l’historique accord de normalisation conclu entre Israël, les Emirats arabes Unis et Bahreïn. L’événement a eu lieu le 15 septembre à la Maison Blanche. Ce rapprochement, qui scelle la défaite des Palestiniens, a été tacitement avalisé par l’Arabie saoudite, dont le prince héritier a promis de rompre avec le wahhabisme.

D’autres nations arabes sunnites pourraient s’y joindre. Or cette pacification, destinée à isoler l’Iran chiite, doit autant à la persévérance de Benyamin Netanyahou qu’au président américain. Il faut relire les augures de ceux qui annonçaient le soulèvement de la rue arabe, après la décision de Trump, en décembre 2017, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine. “Décision regrettable”, avait commenté Emmanuel Macron. Le choix du président français de rester l’interlocuteur de l’Iran des ayatollahs et du Hezbollah terroriste isole désormais la France dans le monde sunnite. Sale temps pour les donneurs de leçons.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Jean-Frédéric Poisson : « Le gouvernement profite de la crise sanitaire pour raboter nos libertés publiques »

Jean-Frédéric Poisson dénonce la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement qui, selon lui, se sert « des contraintes sanitaires pour faire taire les oppositions », et dénonce les « incohérences » des mesures prises, en particulier celles concernant le port du masque.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran et l’ensemble du gouvernement semblent préparer les Français depuis quelques jours à un éventuel reconfinement. Que pensez-vous de l’action du gouvernement ?

L’action du gouvernement est une catastrophe depuis le début de la crise sanitaire. On est passé d’une attitude de déni avec un président de la République qui 48 heures avant l’annonce du confinement généralisé demandait à tout le monde d’aller au théâtre et au cinéma parce que finalement rien n’était grave. Je passe sur les incohérences multiples que nous avons tous connues sur « les masques ne servent à rien et puis ensuite tout le monde doit en porter ».
Aujourd’hui, on dit que tout le monde doit être testé, mais on attend les résultats pendant trois semaines quand on arrive à trouver un laboratoire qui accepte de le faire. Tout cela est anxiogène. C’est incompréhensible et ne repose sur aucune espèce de certitudes sanitaires et scientifiques. Quand je vois l’énergie que déploient les grands pontes médicaux de notre pays à se crêper le chignon pour savoir qui a raison, je me dis qu’au fond, les Français ont de quoi être très inquiets, absolument pas rassurés.
Je comprends qu’ils aient perdu confiance en le gouvernement. Ils voient comme tout le monde une crise sociale et économique sans doute sans précédent pointer son nez si j’ose dire au début de l’année prochaine avec là encore, un plan de relance qui ne ressemble à rien. Personne ne comprend comment il marche. Tout le monde a déjà compris que seules les grandes entreprises en profiteront. Conclusion, je ne suis pas loin de penser que tout cela relève d’intentions sans doute louables, mais je suis de plus en plus interrogatif sur une tentative de manipulation généralisée. Je ne comprends pas pour quels motifs, on restreint nos libertés. Je ne comprends pas ou alors je comprends trop bien pourquoi on décide de prolonger de cinq mois l’interdiction de se réunir. Je vois bien qu’on profite aussi de cette crise sanitaire pour raboter nos libertés publiques dans des proportions inédites jusque là.
Au fond, si la gestion de la crise sanitaire n’était que pilotée par des impératifs de santé, je dirais que c’est une catastrophe puisque personne ne comprend rien et qu’en réalité tout le monde à la trouille.
En revanche, si d’autres motifs sont davantage politiques, sociétaux, alors là je trouve que c’est très habile de la part du gouvernement et c’est très dangereux pour nous tous.

L’ancien Premier ministre, Édouard Philippe fait un peu de prospective sur l’année à venir et prédit que ce sera une année de tempête. On a parfois l’impression que cette crise sanitaire tombe à point nommé pour étouffer toutes contestations sociales.

Je partage assez ce point de vue. Je suis très surpris de la tonalité des propos d’un Premier ministre qui était encore en fonction il y a trois mois, oubliant qu’il a été aux manettes de notre pays pendant trois ans. Sa part personnelle de responsabilité dans la situation est très lourde. C’est presque irresponsable de sa part de tenir des propos d’une telle nature. On attend plutôt d’un Premier ministre ne fut-il plus en fonction, des paroles qui ne soient pas rassurantes. Les Français ne sont pas tous des enfants. À quoi sert le politique s’il n’est pas là pour donner des perspectives ?
Encore une fois, cette capacité pour le pouvoir en place de profiter d’un reconfinement ou de contraintes particulières liées à la crise sanitaire pour étouffer les protestations de toutes natures et faire taire les oppositions, je ne sais pas si c’est l’intention de départ, mais en tout cas aujourd’hui cela y ressemble beaucoup. À défaut que ce soit initialement une intention originelle, je pense que tout est fait pour que les protestations étouffent. Il nous appartient à nous adversaires du pouvoir en place, de rappeler les choses, de les dire, de faire de la pédagogie et de continuer à se bagarrer pour dire qu’il y a d’autres solutions que la France ne disparaîtra pas. Si effectivement, on continue avec une telle gouvernance et de tels responsables publics, il y a des chances que nous entrions dans l’ornière pour un moment.

Comment expliquer que les contestions visibles soient d’ordre racialiste avec les mouvements autour de la mort d’Adama Traoré et d’autre part autour de ceux qu’on appelle encore des Gilets jaunes même si ce terme est maintenant sujet à caution autour de personnalité comme Jérôme Rodrigues. Cette contestation est-elle légitime en France ?

Elle est légitime, mais il y a plusieurs raisons au silence. La première c’est que faire peur aux Français fonctionne. Tout le monde est exaspéré et moi le premier de devoir porter un masque partout et tout le temps pour des raisons que personnes ne comprend. De plus, ces raisons sont incohérentes. Lorsque je marche sur le trottoir, que je me tiens à 50 cm pour téléphoner sur les trottoirs parisiens, que deux personnes sont assises à la terrasse d’un café à 50 cm de moi et qui elles, parce qu’elles sont à une terrasse de café, ont le droit de ne pas porter de masques, où est la cohérence ?
Vous roulez à moto et sous le casque, vous êtes obligé de porter un masque. En revanche, si vous roulez à vélo, vous avez le droit de ne pas en porter. Expliquez-moi comment cette affaire-là fonctionne. Que comprenez-vous ? Sinon que, en chambre, le Conseil scientifique et les cabinets mystérieux et brumeux décident des trucs un peu contradictoires.
On fait peur aux gens et cela fonctionne. La peur empêche, d’une certaine manière, de poser les problèmes sur la table.
Deuxièmement, lorsque vous entendez le vice-président des Républicains, Guillaume Peltier expliquer qu’il préfère être en meilleure santé avec moins de libertés que l’inverse, je me dis que décidément je ne partage pas cette vision du monde. Quand vous êtes dans cette vision du monde, vous préférez être rassuré d’être en bonne santé, ce que personne ne peut vous garantir au prix d’une réduction de vos libertés. Où est la nécessité de s’opposer ? Cela ne sert à rien !
D’une certaine façon, le virus n’a pas pénétré uniquement les poumons et les bronches, c’est un virus mental qui nous attaque tous et qui réduit notre capacité de résistance entretenue par des gens qui devraient au contraire, participer à l’éclaircissement des intelligences et des esprits. Ils ont renoncé à cette tâche-là parce qu’au fond ils n’ont rien à dire. Je pense que cette situation convient très bien au pouvoir en place qui va pouvoir aborder les prochaines échéances électorales avec des oppositions très très affaiblies qui n’ont rien à dire et qui d’ailleurs, n’ont pas l’intention de dire quoi que ce soit de plus.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Bobigny : les étranges protections municipales pour la famille d’un tueur

Abdel Sadi, le nouveau maire communiste de Bobigny, s’est fait photographier avec l’une de ses administrées, une femme voilée nommée Lynda Benakouche. Cette femme n’est pas n’importe quelle intégriste islamique. Employée municipale de la ville, elle est la conjointe du tueur Christophe Soumbou, condamné en 2009 à 18 ans de prison (et libéré en juillet 2019) pour l’enlèvement, la séquestration (pendant trois semaines), la torture collective dans une cave de Bagneux, et le meurtre du jeune Ilan Halimi en 2006.

Le « gang des barbares », dirigé par le dénommé Fofana, et dont Soumbou était l’un des trois principaux « animateurs », comportait environ 25 membres. Criminalité et prosélytisme salafiste constituaient les deux activités essentielles du groupe. Ilan Halimi, 23 ans, avait été choisi au hasard, sur le seul critère de sa judaïté, l’objectif étant d’obtenir une rançon de sa famille. Mais les barbares – comme ils s’appelaient eux-mêmes –, l’avaient torturé puis assassiné. A Bagneux, une stèle, destinée à perpétuer le souvenir du jeune homme dans cette ville, est régulièrement saccagée. Ce gang des barbares a donc des disciples, des admirateurs. Et d’ailleurs, la plupart de ses membres ont retrouvé la liberté, aujourd’hui. Selon notre pointage, seul Fofana lui-même est encore incarcéré.

Mais inutile de dire que cette affaire a laissé des traces. Des traces qui ne semblent pas traumatiser outre mesure le maire de Bobigny. Car Abdel Sadi ne s’est pas fait piéger par l’épouse du tueur. Il n’a pas posé avec elle sans savoir qui elle était, puisque c’est une fonctionnaire territoriale de sa commune. Et d’autre part, l’ancienne municipalité (UDI) avait déjà été accusée d’exercer une sorte de protection à son égard, sans doute pour s’assurer une partie des voix des islamistes locaux, ou au moins une neutralité bienveillante.

Bobigny, préfecture de Seine-Saint-Denis, compte 52 000 habitants. Le 28 juin, au second tour des municipales, c’est donc la liste communiste menée par le dénommé Abdel Sadi qui l’a emporté avec 55 % des voix face à une liste centriste. Mais l’abstention avait été extrêmement forte (62 %) et Abdel Sadi et sa liste n’ont en fait obtenu que 4 600 voix. Avec 4 600 voix, une préfecture peut donc basculer, par exemple entre des mains islamo-communistes.

On peut s’interroger sur les protections de la femme du tueur

L’affichage de cette proximité entre la mairie communiste et la femme du tueur du gang des barbares fait quelques vagues. Le caractère clairement antisémite du meurtre commis il y a 14 ans favorise la publicité. Qui plus est, cette employée municipale est loin d’être une employée modèle. Et là aussi, on peut s’interroger sur l’indulgence à son égard, malgré des violences à l’égard d’une autre femme, et aussi à l’égard d’un élu.

La cour régionale des comptes avait d’ailleurs relevé qu’elle percevait des revenus bien supérieurs à ses compétences. Comme si son poste n’était qu’une forme de remerciement pour des services rendus (des services électoraux, s’entend). Cette situation troublante avait été pointée du doigt à l’encontre de l’ancienne municipalité. Mais la pratique semble se poursuivre avec le nouveau maire PCF, qui n’hésite donc pas à afficher son soutien à cette personne. Précisons toutefois que Lynda Benakouche n’a pas été condamnée dans le dossier du meurtre d’Ilian Halimi. Mais cette pratique de la préférence antinationale devient insupportable.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 18 septembre 2020

La nature comme socle – Colloque de l’Iliade le 19 septembre 2020 à Paris

18/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La pandémie actuelle est un choc supplémentaire pour les peuples mondialisés et hors-sols qui font face à une nouvelle crise sanitaire et écologique ?
La Nature, qui n’est ni bonne ni mauvaise, se rappelle donc avec force aux hommes !

Pour les Européens, qui en font le socle de leur génie civilisationnel, cette crise est l’occasion de repenser en profondeur leur place dans la Nature et de débuter un réel ressourcement. Un questionnement au cœur du colloque La Nature comme socle – Pour une écologie à l’endroit, le grand rendez-vous annuel de l’Institut Iliade qui aura lieu le 19 septembre prochain à La Maison de la chimie.

Les organisateurs de cette manifestation, qui prend chaque année un peu plus d’ampleur, veulent dénoncer une écologie mondialiste délirante qui ne cherche qu’à déconstruire « les identités et les traditions ». Le colloque de l’Iliade s’annonce comme une grande entreprise de « dé-jadotisation des esprits », en référence au patron des Verts et futur candidat à la présidentielle, Yannick Jadot.

Plus d’infos : https://www.weezevent.com/la-nature-comme-socle


Thaïs d’Escufon : “L’identité, c’est tout simplement ce qui fait qu’en France, je me sens en France, et pas en Namibie”

Beaucoup de musulmans étrangers vivant en France votent islamiste

La France compte la plus importante communauté musulmane d’Europe. Cette caractéristique ne fait que se renforcer, compte tenu du nombre de titres de séjour délivrés à des étrangers issus de pays du Maghreb.
Une analyse du vote des ressortissants tunisiens et turcs présents en France fait ressortir que nombre d’entre eux portent leurs suffrages sur des partis islamistes. Voilà qui devrait amener à s’interroger les « progressistes » qui portent de grands espoirs dans le processus d’acculturation en France.

L’importance de la communauté musulmane en France

La France compte la communauté musulmane la plus importante d’Europe (1). Plusieurs indicateurs témoignent du caractère croissant de cette situation. Une étude de l’INSEE réalisée en 2019 montre une très forte progression du nombre de prénoms arabo-musulmans attribués aux nouveau-nés dans notre pays, qui s’élèverait actuellement à 21 % (2). Le Maroc (19 %), l’Algérie (17 %) et la Tunisie sont les principaux pays d’origine des bénéficiaires des premiers titres de séjour délivrés en 2018 (3). On retrouve ces nationalités en tête pour les naturalisations : le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont les trois premiers pays d’origine des étrangers ayant été naturalisés Français, « avec une grande stabilité d’une année à l’autre », comme le soulignait récemment la Cour des comptes (4).

Le vote des ressortissants de pays de culture musulmane présents en France peut apporter un éclairage intéressant sur l’orientation politico-religieuse d’une partie d’entre eux.

Kais Saied plébiscité par la communauté tunisienne en France

En septembre 2018 avait lieu l’élection présidentielle en Tunisie. Un universitaire de 62 ans, Kais Saied, a été élu président au second tour. Ses prises de position ont le mérite de la clarté.

Il s’est déclaré opposé à l’égalité homme-femme en matière d’héritage (5). Un président qui s’est affiché avec certains dirigeants d’un parti salafiste dénommé Hizb Ettahrir (6). À l’heure où des homosexuels sont enfermés en Tunisie, il n’est pas question pour Kais Saied de dépénaliser l’homosexualité et de changer le Code pénal qui la criminalise (7). Fervent défenseur du peuple palestinien, il refuse l’entrée en Tunisie aux porteurs de passeports israéliens (8), jusqu’à demander une enquête après la participation d’un joueur de tennis franco-israélien à une compétition dans la capitale tunisienne (9). Pour être élu, il aurait, selon certains observateurs, bénéficié des voix des électeurs du parti islamiste Ennahdha (10).

Kais Saied a été véritablement plébiscité par les Tunisiens vivant en France : il a obtenu 77,35 % des suffrages exprimés dans la première circonscription des Tunisiens de France et 67 % dans la deuxième circonscription (11).

Ces électeurs de l’étranger ont été invités, à la même période, à voter pour leurs députés. Ceux, peu nombreux, qui se sont déplacés ont placé en tête le parti islamiste Ennahdha. Une tendance également constatée parmi les Tunisiens vivant dans leur pays, qui font de la branche tunisienne des Frères musulmans le premier parti de Tunisie, même s’il est en perte de vitesse depuis les dernières élections (12).

Les Marocains de France privés du droit de vote

Il est plus difficile de connaître la sensibilité politique dominante parmi les électeurs marocains vivant en France : les Marocains résidant à l’étranger ne bénéficient pas du droit de vote aux élections communales et législatives. Leurs votes auraient-ils été sensiblement différents de ceux de leurs compatriotes vivant au pays ? Aux dernières élections législatives en 2016, le Parti de la justice et du développement est arrivé en première position, avec 27 % des suffrages exprimés. Ce parti ne cache pas son orientation islamiste. Il entretient notamment des liens avec le parti turc de la mouvance des Frères musulmans AKP (13).

En Algérie, des élections peu représentatives

La mesure de l’audience des islamistes parmi les électeurs algériens vivant en France tient de la gageure. Les élections législatives organisées en mai 2017 en Algérie ont été marquées par un très faible taux de participation des électeurs (38 %). Les partis islamistes sont arrivés en troisième position pour le nombre de députés élus, qui s’élève à 60. Des soupçons de corruption et des appels au boycott ont marqué le scrutin. Lors de la dernière élection présidentielle du 12 décembre 2019, le principal parti islamiste du pays, le Mouvement de la société pour la paix, n’a pas présenté de candidat. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à ce scrutin a été dérisoire : 7,52 %… (14). Difficile dans ces conditions de considérer ces élections comme représentatives des convictions politiques des Algériens vivant en France.

Erdogan plébiscité par les Turcs vivant en France

Lors de la dernière élection présidentielle qui a eu lieu en Turquie en juin 2018, les 330 000 ressortissants turcs vivant en France, en âge de voter, ont massivement porté leurs voix à Recep Tayyip Erdogan. Le président turc, qui briguait sa réélection, a recueilli 65 % des voix parmi les Turcs vivant en France. Dans certaines villes, le scrutin a tourné à l’apothéose, comme à Lyon où Erdogan a recueilli 86 % des suffrages exprimés parmi les électeurs turcs (15).

La dérive autoritaire du président Erdogan et son islamisme militant ne sont plus à présenter (16). Cela n’a pas empêché un vote d’adhésion massif parmi les électeurs turcs présents en France. Le rôle des 250 mosquées dans notre pays où prêchent près de 150 imams turcs payés par la Direction des affaires religieuses est souvent mis en avant comme relais d’influence (17).

Pendant ce temps, selon de récents rapports, les minorités religieuses et ethniques ont de plus en plus de difficultés à être reconnues en Turquie, le président Erdogan ne manquant pas une occasion pour attiser la fibre nationaliste et islamiste parmi la population (18).

Les élections au Maghreb ont été marquées, ces dernières années, par une importante désaffection des électeurs. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à la dernière élection présidentielle a été dérisoire. Les Marocains résidant en France ont tout bonnement été écartés des derniers scrutins organisés au Maroc. Les récentes élections organisées en Tunisie montrent en revanche qu’une frange importante de l’électorat tunisien vivant en France qui s’est déplacée a porté son vote sur un candidat dont les positions sont fortement marquées par l’islamisme.

Lors de la dernière élection présidentielle, les Turcs vivant en France ont véritablement plébiscité Recep Tayyip Erdogan.

Les progressistes pensent que l’ouverture des frontières et le grand déplacement des peuples apportent non seulement un enrichissement mutuel, mais aussi une communion autour de valeurs partagées, évidemment « progressistes ».

Les récents scrutins auxquels ont participé des étrangers de culture musulmane vivant en France sont un indice que l’acculturation dont rêvent les progressistes n’est souvent pas au rendez-vous. Au contraire, parmi une frange croissante de jeunes de culture musulmane vivant en France, on observe une tendance inverse avec la progression à grands pas d’un islam radical bien éloigné de celui des « chibanis » arrivés dans les années soixante.

Le gouvernement saura-t-il en tirer les conséquences, notamment en matière de politique migratoire ? Lors de la présentation de son plan de « lutte contre le séparatisme » ostensiblement présenté aux médias le 7 septembre, il a soigneusement évité la question. En faisant l’autruche, il risque de continuer à écoper l’eau qui s’infiltre dans le bateau avec un godet.

(1) « La population musulmane progresse en France et en Europe ». Le Figaro. 30 novembre 2017.
(2) « Fichier des prénoms – État civil ». INSEE. 1900 à 2018.
(3) « Les étrangers en France. 2018 ». Ministère de l’Intérieur.
(4) Rapport de la Cour des comptes sur la politique migratoire de l’État. 5 mai 2020.
(5) « “Le Coran est clair”… Kais Saied s’oppose à l’égalité successorale ». Webdo.tn. 14 août 2020.
(6) « Tunisie : qui est Kais Saied, l’invité surprise du second tour de la présidentielle ? ». L’Union. 15 septembre 2019.
(7) « Qui est Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». BBC News Afrique. 14 octobre 2019.
(8) « Tunisie : mais qui est M. Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». France Maghreb2. 16 octobre 2019.
(9) « La Tunisie demande une enquête après la participation d’un joueur israélien à une compétition de tennis ». i24news. 31 janvier 2020.
(10) « Tunisie – Présidentielle 2019 : pourquoi Kais Saied a gagné ? ». Business News. 15 septembre 2019.
(11) « Présidentielle 2019 : résultats préliminaires du second tour dans les circonscriptions de l’étranger ». Directinfo. 14 octobre 2019.
(12) « Élections législatives en Tunisie : les Tunisiens de France plébiscitent Ennahdha ». Europe 1. 7 octobre 2019.
(13) « Les secrets d’un mariage ». L’Observateur du Maroc et d’Afrique. Consultation le 14 septembre 2020.
(14) « Algérie : les résultats détaillés de l’élection présidentielle ». ObservAlgérie.com. 5 août 2020.
(15) « En France, la communauté turque a massivement voté pour Erdogan ». France Info. 25 juin 2018.
(16) « La Turquie sous Erdogan : le compte à rebours vers l’ultime explosion ». Sputniknews. 21 mars 2016.
(17) « La Turquie tisse sa toile dans l’islam de France ». La Croix. 19 janvier 2020.
(18) « Religious freedom report. Turqey ». Aide à l’Église en détresse.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

La guerre des Le Pen n’aura pas lieu !

C’est le scénario rêvé des médias français depuis quelques jours. Une opposition, voire une guerre ouverte entre Marion Maréchal et Marine Le Pen. L’ancienne députée du Vaucluse qui a quitté la vie politique pour fonder l’Issep revient dans le paysage médiatique. Il n’en fallait pas plus pour nos confrères. Se délectant d’avance, ils mettent en scène la nièce pour attaquer la tante. Marion s’exprime ? Elle « parasite la rentrée de Marine ». Marion a quitté le RN ? Elle ne « soutiendra pas Marine Le Pen ».

Une débauche de moyens et de fantasmes qui est en réalité très réjouissant pour le camp national. D’une part parce que c’est notre camp qui créée l’actualité politique aujourd’hui tant l’offre à gauche est inexistante, d’autre part parce que le camp médiatique identifie le RN et la « Marionsphère » comme les seuls opposants crédibles à la fois politiquement et intellectuellement au camp Macron. Dans les coulisses du Nouvel Obs, de France Inter et du Monde, on en est à appeler de ses vœux une telle confrontation simplement pour avoir (enfin) quelque chose d’intéressant à raconter. Et surtout, on est prêt à tout pour aller chercher noise au RN.

« Je ne vais pas faire semblant de ne pas voir ce que tout le monde voit. Je veux dire, ça paraît évident aujourd’hui qu’on ne peut pas gagner seuls » assène Marion chez Bourdin sur RMC. Le constat est clair et il est partagé par la plupart des observateurs. Pour autant, Marion Maréchal reconnaît que personne ne peut se passer du RN et de Marine Le Pen. Elle diffère en cela de Robert Ménard qui nie farouchement toute chance pour Marine Le Pen de remporter les élections présidentielles. « Je pense qu’on ne peut pas être si catégorique, je n’exclus pas du tout que Marine Le Pen puisse gagner, mais je pense qu’elle ne peut pas gagner seule, tout simplement parce que dans notre système d’institutions, on ne peut pas gagner sans coalition ».

Marion Maréchal est aussi très claire sur la question des coalitions. Invalidant de facto la stratégie mariniste de dragage ouvert des rangs Insoumis, Marion, et c’est aussi en cela que divergent souverainistes et conservateurs, regarde plutôt vers l’électorat et certains élus LR.

« Je pense que, une fois de plus, les marges de manœuvre se trouvent plutôt chez une partie des LR, pas exclusivement mais chez une partie des LR, et qu’il faut pouvoir assumer cette ouverture vers cet électorat particulier, vers ces Français et vers peut-être ces élus aussi. »

Au fond, il ne s’agit pas d’opposition entre la nièce et la tante. La première n’affrontera jamais la seconde. Elle s’y est engagée et ne sera pas celle qui mettra des bâtons sérieux dans les roues de Marine Le Pen. Toutefois, on rejoint la rhétorique qui saute aux yeux depuis l’élection d’Emmanuel Macron : ni Dupont-Aignan, ni Poisson, ni Ménard, ni Marion, ni Marine, ni Sarkozy, Wauquiez ou qui savons-nous encore ne pourra gagner seul.

Et si Marine Le Pen venait à remporter les élections présidentielles, aura-t-elle les moyens de gouverner seule et sans coalition ? Même si elle réunissait sans peine un gouvernement compétent, parviendra-t-elle à occuper tous les postes stratégiques et à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale sans coalition ? La question mérite en tout cas d’être posée avant la course officielle à la présidentielle. Marion Maréchal en posant ces interrogations n’agit pas contre sa tante.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2020

Viktor Orbán : “L’Europe occidentale souhaite un monde métissé et vivre ensemble avec des étrangers. Nous préférons rester hongrois”

“Plutôt Charlie ou Kouachi ?” : Plenel, Mélenchon et Ramadan épinglés en une de Charlie Hebdo

La Une du prochain numéro de Charlie Hebdo moque avec malice l’ambiguïté de Jean-Luc Mélenchon, d’Edwy Plenel et de Tariq Ramadan vis-à-vis de l’islamisme radical.

Ce mercredi 16 septembre sort le nouveau numéro du magazine Charlie Hebdo. L’occasion pour le journal satirique d’annoncer la couleur dès aujourd’hui en révélant mardi 15 septembre sa nouvelle une. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les dessinateurs ne déméritent pas contre l’islamisme radical et les figures médiatiques qui encouragent sa propagation, à l’instar du leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, du co-fondateur de Mediapart Edwy Plenel et de la star déchue des plateaux télés prosélytes, Tariq Ramadan. On découvre leurs caricatures alignées, toujours en lien avec l’actualité.

« Plutôt Charlie ou Kouachi ? »

Ce numéro de Charlie Hebdo mettra à l’honneur les survivants de l’attaque du journal satirique par les frères Kouachi. On peut lire sur la couverture « procès des attentats de janvier 2015 : ‘Charlie’ témoigne », ou encore « caricatures de Mahomet : la parole aux musulmans non offensés ». Ce numéro symbolique n’oublie pas d’égratigner les figures médiatiques bienpensantes et blanches qui, à force de vouloir être complaisantes envers les musulmans, ne savent pas filtrer les lubies des islamistes radicalisés dangereux pour la République… et surtout, pour la liberté d’expression, comme l’ont montré les frères Kouachi. Ainsi, le journal satirique dénonce avec intelligente la dangereuse ambiguïté de Mélenchon et Plenel, qui oscille entre liberté d’expression tout en ne voulant pas offenser les musulmans. A la fois mi-Charlie et mi-Kouachi, on les voit se faire tester à la façon PCR du Covid-19 pour déterminer de quel côté de la balance ils penchent. Ils sont accompagnés par un autre patient, Tariq Ramadan : bien qu’il soit tombé en disgrâce, il reste un exemple incontournable d’une ambiguïté qui a su endormir Plenel et Mélenchon, qui l’ont soutenu lors de son âge d’or grâce à son radicalisme religieux enrobé dans un verbiage pseudo-savant attrayant pour l’Occident. Alors, comme le titre Charlie Hebdo en une : « On attend les résultats » !

Article paru dans Valeyrs Actuelles daté du 15 septembre 2020

L’inutile acharnement de Véran contre Raoult

Les fabricants de peur détestent le professeur Didier Raoult. Il les rend hystériques. Cela fait des mois que le scientifique assure, en effet, que l’épidémie de coronavirus n’est pas si mortelle. Il l’a redit ce lundi matin sur CNews, interrogé par Laurence Ferrari : “Ca sert à rien de s’affoler (…) La mortalité de cette maladie n’a rien de terrifiant (…)“. Pour lui, les chiffres des décès causés par le virus ne seront pas significatifs sur l’ensemble de l’année 2020. Il parle également de “délire sur l’hydroxychloroquine“, interdite aux médecins depuis mai. Selon lui, elle “diminue la mortalité de 50%“.

Déjà, le 19 août, le médecin marseillais avait tenu des propos similaires. Mais cette fois, Raoult n’est plus seul. Vendredi, dans Le Parisien, 35 chercheurs, universitaires et médecins ont appelé “les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d’insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers (…)“. Ils ont dénoncé également la décision du ministère de la Santé de “suspendre leur liberté de prescrire les médicaments autorisés de leur choix“. Samedi, dans Le Figaro, des médecins de la région marseillaise ont apporté leur soutien à celui que des fanatiques, parfois liés à des intérêts pharmaceutiques, présentent comme un “gourou” ou un “charlatan” appuyé par “l’extrême droite”.

Olivier Véran est, depuis le début, en première ligne dans cette cabale qui a atteint l’irrationnel. Dans ce bras de fer, la science n’est qu’un prétexte. En réalité, le ministre de la Santé s’emploie à vouloir défendre un Ordre sanitaire qui répond davantage “au désir des politiques d’avoir un rôle” (Raoult, ce matin) qu’à des dangers réels.

Dès le 3 mai, Véran reprochait au médecin de “n’être pas très responsable“, en niant l’existence d’une deuxième vague. Or celle-ci, annoncée tout l’été, n’est toujours pas là. Début septembre, le ministre promettait pour dans quinze jours “une augmentation des cas graves de coronavirus“, tandis que le Conseil scientifique évoquait le 10 septembre “une circulation inquiétante du virus“. Ces discours alarmistes sont ceux d’un pouvoir qui prend goût à infantiliser les citoyens, en leur imposant des pénitences. Récemment, Véran a reproché à Raoult d’avoir dit “des trucs qui étaient faux“, sans s’interroger sur ses propres mensonges initiaux sur l’utilité des masques ou la véracité de l’étude bidonnée du Lancet démolissant le protocole Raoult. Ce matin le professeur a laissé poindre son agacement à être traité par le ministre “comme un vilain petit canard“. L’acharnement de Véran contre Raoult fera forcement une victime parmi les deux adversaires. Or Véran devrait se méfier : le vent tourne, les yeux s’ouvrent. Et les faits sont têtus.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les masques et l’ensauvagement

Juste derrière le coronavirus, la montée de la violence s’impose dans le champ médiatique. Son importance est telle qu’elle ne peut plus être tue, même par les journalistes les plus habiles à manipuler les faits pour plaire au prince.
Il leur reste, néanmoins, dans leurs besaces, quelques tours de passe-passe afin de ménager le gouvernement, telle cette pensée magique qui fait du méchant virus le responsable de cette montée d’actes répréhensibles.

Le coronavirus plus révélateur que source de violence

Certes, le confinement, par ses contraintes drastiques, a pu provoquer une augmentation de la tension au sein de la population.

Elle est flagrante, voire caricaturale, dans les territoires perdus de la France. En effet, dans ces lieux, cette tension a muté en hyper-tension qui a entraîné les « jeunes des quartiers » non seulement à ne pas respecter le confinement mais à profiter de son ambiance léthargique pour faire un peu plus de pagaille que de coutume.

Autre point, la pandémie a obligé, cet été, bon nombre d’individus d’origine africaine à ne pas retourner dans leur pays de cœur. Ceci les a contraints, en toute logique, soit à rester dans leur cité pour les moins chanceux d’entre eux, soit à envahir et faire la fête sur les côtes de la pauvre Méditerranée (demander aux Palavasiens entre autres).

Nous sommes amenés à constater que la progression de la violence n’est pas apparue n’importe où sur le territoire et qu’elle est le fruit, encore une fois, d’une population très particulière.

C’est ainsi que le coronavirus a été plus un « révélateur » de la violence sous-jacente d’une partie de la population qu’une « cause » en tant que telle de ces déviances. Nous pouvons ajouter à cela que, lorsque les médias mettent en avant l’épidémie virale pour expliquer les taux désastreux d’agressions, elles cherchent, comme à l’accoutumée, à dissimuler le vrai en faisant passer pour « exceptionnels » des faits qui s’inscrivent dans une chronicité bien malheureuse.

Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde

La période estivale a été un palmarès de litotes ignominieuses par le choix de leur cible : l’importance de la vie humaine. Il suffit de rappeler le terme « d’incivilités » utilisé au plus haut de l’État pour qualifier des crimes de sang et des morts d’hommes.

De plus, cela fait des décennies que les gouvernements successifs, chaque fois relayés avec emphase par les médias, nous mentent sur cette question cruciale de la montée de l’insécurité en France. Par exemple, en parlant « du sentiment » d’insécurité qui la subjectivise inévitablement. Ou bien, en donnant la parole aux familles des criminels en oubliant celles des victimes.

D’autre part, nos dirigeants et leurs laquais médiatiques évitent, sans cesse, de « nommer » les sources réelles de tension. Le nom des criminels d’origine étrangère est caché le plus longtemps possible, parfois modifié en patronyme gaulois. Si d’aventure la personne incriminée a un nom bien français, celui-ci sera donné en pâture dès la première annonce, sans ambages. En ce qui concerne les rixes nocturnes banlieusardes, il s’agira d’identifier les éternels « jeunes », indifférenciés…

Bref, nous avons une conscience aiguë de ces falsifications à répétition qui sont signe de lâcheté, d’incompétence, d’irresponsabilité, de dédain pour les Français et leur avenir.

Cette occultation de la douleur, cette duplicité qui s’exprime avec une légèreté exaspérante, ce ton superficiel face aux préoccupations les plus profondes des Français et le caractère répétitif de toutes ces faussetés risquent de devenir une source de violence non négligeable au sein d’une société mise à mal par les mesures liberticides et surtout par les répercussions économiques liées au coronavirus.

Une indifférence méprisante, source de violence

Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir suprême grâce au soutien, sans précédent, de la presse mainstream et notamment people (*). Cette dernière a fait preuve récemment de sa fidélité dans sa promotion du « premier rôle » du gouvernement, cet été encore, en narrant les prouesses nautiques et facétieuses (dans le mauvais sens du terme) de son « héros » en barboteuse.

Bien plus grave, l’idéologie qui mène cette superclasse nationale cultive, en son sein, des signes de puérilité constants. De la société arc-en-ciel et festive, des rappeurs torses nus invités à l’Élysée, des tutus fluo de l’ancienne porte-parole de cette fine équipe, de l’écriture inclusive qui fait la nique au Bescherelle et à l’école de papa… Nous les voyons s’agiter dans les cours de récré où ils veulent nous entraîner pour nous empêcher de penser.

Si nous montons dans l’échelle de la gravité, ce sont les contenus de leurs lois qui révèlent leur nature « d’enfants rois » ivres de toute-puissance. Comme pour de vrais sales gamins parfaitement mal élevés, le monde qui les entoure n’est que le décor de leurs jeux, l’humain est un objet, une poupée, un jouet. Dans un tel cas de figure, il va de soi que les mesures contraignantes que l’on impose au peuple ne peuvent pas être un réel sujet pour eux.

Nous savons que les enfants n’ont pas le sens des réalités et c’est ce qui fait leur charme lorsqu’ils explorent le monde. Le souci de cette classe « dominante » est qu’elle ne cherche pas à découvrir « le vrai monde » mais à dérouler sur celui-ci ses propres vues idéologiques qu’elle tente de nous imposer.

Ceci par tous les moyens, et le meilleur, à leurs yeux, est de considérer que leurs interlocuteurs ne sont pas aptes à contre-argumenter. Pour cela, ces « enfants rois » nous infantilisent. En effet, ils ne cessent de parler de « pédagogie », cela relève du rabâchage. La crise sanitaire les a fait atteindre le paroxysme dans cette attitude méprisante et le peuple a été rétrogradé au niveau du CP où il doit apprendre à mettre son bonnet ou son masque convenablement.

Infantiliser le peuple est un mode de manipulation évident qui témoigne aussi et encore de leur incapacité à écouter et à comprendre les Français. Leur traitement des Gilets jaunes en atteste, ils n’ont su qu’instrumentaliser ces manifestations à défaut de s’arrêter sur leurs causes originelles. Ces causes économiques et sociales sont toujours là. Aggravées par la crise sanitaire, elles ne peuvent que resurgir plus vives encore. Lorsque l’on est non seulement pas entendu mais avili et, en quelque sorte, traité comme un « demeuré », les mots deviennent inutiles et les coups tombent.

Le masque, source d’irresponsabilité et de perte d’humanité

Considérer que nous sommes des êtres incapables de faire des choix, des zombis décérébrés semble, en effet, être en lien avec le regard nihiliste que porte la superclasse mondiale sur la vie humaine.

Car, nous « infantiliser » et nous envisager comme des êtres sous tutelle, c’est tout simplement nous « déshumaniser ».

Cette déshumanisation imprègne notre société. En effet, elle est bien présente dans la banalisation de l’avortement, l’infanticide au terme de la grossesse, la PMA, la prochaine GPA, l’enfant médicament, les chimères de toutes sortes, le transhumanisme… Toutes ces folies de l’enfant tout-puissant et tout « sachant » (selon leur formule exaspérante) que ces hommes de pouvoir incarnent portent inexorablement à déshumaniser l’homme.

Les tyrannies du XXe siècle ont pu faire fonctionner leur machine à persécuter car elles avaient perdu toute notion d’humanité. Les prisonniers des goulags ou des camps n’étaient plus que des matricules.

La déshumanisation conduit inévitablement à la violence.

Notre humanité, nous le savons avec Emmanuel Lévinas (**), est portée, révélée par notre visage. Celui-ci est la page où s’inscrivent notre singularité, notre force mais aussi notre « vulnérabilité » inhérente à tout être humain.

C’est par lui que nous sommes en relation avec l’autre et c’est par lui aussi que nous rappelons sans cesse à celui-ci notre humanité fragile. Lévinas va jusqu’à écrire que le visage signe « l’infini de l’autre » et que son logos est « tu ne tueras point ».

Magnifique et sensible réflexion sur l’être humain et sur sa relation avec autrui qui nous oblige à être plus qu’inquiet des effets de ces masques sur notre société que l’on décrit déjà, à juste titre, comme ensauvagée. Que va-t-il advenir ? Quel sera le sort des enfants actuels qui grandissent dans ce monde masqué sans accès aux expressions innombrables et complexes de la figure humaine et sans cet éveil aux émotions des autres qui invite au respect et au contrôle de sa propre violence ?

Les effets du port obligatoire du masque risquent d’être bien plus graves que la menace du virus qui est actuellement bien moins actif qu’au mois de mars ou nous n’avions pas de masques, jugés alors inutiles.

(*) https://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron/
(**) https://www.youtube.com/watch?v=GO9CSh-4W40

Laurence Maugest

Texte repris du site Polémia

Donald Trump, nominé pour le Prix Nobel de la Paix 2021

10/09/2020 – INTERNATIONAL(NOVOpress)
Donald Trump a été nominé pour le Prix Nobel de la Paix 2021. Sa candidature a été proposée par Christian Tybring-Gjedde, président de la délégation norvégienne à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, pour les efforts du chef de l’État visant à “résoudre les conflits prolongés dans le monde”.

Le Norvégien Christian Tybring-Gjedde a notamment voulu saluer l’engagement du président américain en faveur de “l’accord de paix historique” conclu entre Israël et les Émirats Arabes Unis le mois dernier. « La raison est qu’il a façonné un accord unique et historique entre Israël et les EAU, un accord qui, espérons-le, peut s’étendre à d’autres pays arabes de sorte qu’on aboutisse à une paix permanente au Moyen-Orient », a déclaré à l’AFP Christian Tybring-Gjedde.

Tybring-Gjedde estime ainsi que Donald Trump valide les trois critères nécessaires à la nomination d’un Prix Nobel de la Paix : “La première est la fraternité entre les nations et il l’a fait par le biais de négociations”, la “réduction des armées permanentes” (notamment suite au retrait de troupes américaines au Moyen-Orient) et la “promotion des congrès de paix”.


[vidéo] Université d’été identitaire – Des cours de BOXE pas comme les autres

09/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cette nouvelle vidéo, Génération Identitaire met notamment en avant les cours de boxe dispensés lors de la dernière Université des Identitaires.

Comme le rappelle ce militant :

Nous avons une culture de la défense. Nous devons être prêt à faire face à toutes les situations.


Turquie : l’Europe face à un second Munich

Selon un adage immémorial qu’un long usage n’a pas usé, l’histoire serait un éternel recommencement. En réalité, les quelque cinq millénaires d’histoire humaine ont déjà mis l’homme devant toutes les situations. Si bien que celui qui est cultivé a toujours un coup d’avance puisqu’il bénéficie de l’expérience des anciens. Parfois, l’histoire est une boussole qui indique le Nord, comme Charles Martel à Poitiers. Parfois, c’est malheureusement une boussole qui indique le Sud, comme le comportement des nations d’Europe de l’Ouest à Munich en 1938.

La Seconde Guerre mondiale aurait pu être évitée en 1936 : lorsque l’Allemagne militarise la Rhénanie, les troupes françaises sont encore capables de les battre et d’arrêter la course en avant qui a mené à la troisième manche d’un cycle de guerres commencé en 1870. Mais la gauche du Front populaire est arrivée au pouvoir et n’a pas voulu voir le danger. La France était désarmée, et perdra. En 1938, date jusqu’à laquelle l’Angleterre soutenait l’Allemagne nazie pour affaiblir la France, conformément à sa politique de toujours, à savoir systématiquement soutenir les ennemis de la puissance majeure du continent, quelle qu’elle soit. En cet automne, l’Europe retient son souffle : Daladier, Chamberlain, Hitler et Mussolini se sont mis d’accord ; l’Allemagne peut annexer le territoire des Sudètes, en Tchéquie, sans que rien ne lui soit demandé. Chamberlain sera salué outre-Manche ; Daladier sera hué en France. La suite, tout le monde la connaît : Hitler s’est senti encouragé par les gestes d’apaisement qu’il a pris pour des encouragements ; la Pologne, puis la Belgique, la France, la Hollande, le Danemark, la Norvège, la Russie, et tant d’autres connurent le vrombissement des panzers.

Aujourd’hui, l’Europe est face à un second Munich. Dans le rôle d’Hitler, Recep Tayyip Erdogan. Rêvant publiquement de restaurer l’Empire ottoman, il a radicalisé sa population et fait disparaître les laïcs. Placé devant une situation économique compliquée, il se lance dans une fuite en avant guerrière. Comme toujours, c’est la Grèce qui est en première ligne. Les bâtiments turcs et leurs avions de combat violent régulièrement l’espace maritime et aérien grec. Recep Tayyip Erdogan a assumé des propos rendus publics dans lesquels il disait vouloir tirer dans la tête d’un aviateur grec pour provoquer un incident et déclencher une guerre. D’un même mouvement, ses soldats attaquent avec des armes non létales les gardes hellènes qui protègent la frontière des migrants hostiles amenés en car par le gouvernement turc.

Le Charles de Gaulle a appareillé de Toulon avec son escorte. C’est notre flotte de bataille qui cingle vers la mer Egée pour défendre l’Europe. Certes, le modèle civilisationnel que défend Emmanuel Macron n’est pas celui des lecteurs de Présent : mais face à l’ennemi islamiste ottoman, il faut être fier que la France se tienne aux côtés des Grecs. Seule.

L’Allemagne, du fait de l’immense diaspora turque importée par Angela Merkel pour fournir des ouvriers à vil prix à l’industrie allemande, reste stoïque pour éviter les désordres intérieurs. Une trahison si les Turcs passent à l’attaque. Le comportement à venir des Américains reste une énigme : soit ils soutiennent la Turquie pour verrouiller le flanc sud de la Russie occidentale, soit ils soutiennent l’Europe pour éviter qu’elle ne sombre dans le chaos, ce qui leur fera perdre leur seul allié dans un monde où chaque subcontinent (indien, chinois, sud-américain) devient leur ennemi.

L’OTAN, plus que jamais, est une mascarade grotesque qui paralyse stratégiquement ses membres. Théoriquement au bénéfice des Américains, mais c’est de moins en moins vrai, tant les discrédits incessants finissent par leur porter préjudice.

Un élément clef dans l’engrenage diplomatique est la Russie. Là encore, impossible de connaître les intentions de Moscou, mais il est probable que Vladimir Poutine attendra la réaction des Américains pour agir. Si Joe Biden est élu, il est tout à fait inenvisageable que les Américains et les Russes se battent dans le même camp. Si Trump est reconduit aux affaires, en revanche, cela devient improbable.

La situation en mer Egée est gravissime. Peut-être est-ce la plus grave tension depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La France est seule avec la Grèce face au demi-million de soldats néo-ottomans. Le baril de poudre est en place, il ne reste plus qu’une étincelle.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 8 septembre 2020

Eric Dupond-Moretti, le maillon faible

Eric Dupond-Moretti est une aubaine pour Marine Le Pen. Le garde des Sceaux symbolise, à lui seul, l’anachronique complexe de supériorité morale qui se retrouve chez beaucoup de dirigeants hors-sol. Or ce travers égotique rend les “élites” imbuvables pour ceux qui doivent supporter leurs prêches. Tout ce qui est devenu odieux aux yeux des sermonnés – l’auto-contentement du donneur de leçons, son aveuglement sur les réalités, sa diabolisation de l’adversaire – est représenté jusqu’à la caricature par le ministre de la Justice et ses indignations de salonnard. Il semble vivre sur une autre planète.
Dimanche, piqué au vif par les critiques que venait de lui adresser la présidente du RN à Fréjus, (“Dupond-Moretti, c’est Taubira en pire“), l’ancien ténor du barreau a répliqué par tweet : “Mme Le Pen ment énormément et je le prouverais aux Français. Des mots de plus en plus forts et des idées de plus en plus populistes. Près de 40 ans après son abolition, elle reparle de la peine de mort. Marine Le Pen, c’est son père en pire. Rien de neuf sous le soleil de Fréjus ». Dupond-Moretti, alors brillant avocat, avait souhaité en 2015 l’interdiction du FN. A l’entendre aujourd’hui, l’orgueil blessé, on songe à Bertold Brecht : “Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ?“.

Alors que le mur des idéologies s’écroule sous le poids de leurs mensonges, Dupond-Moretti persiste à ne pas comprendre l’exigence de vérité qui gagne l’opinion. Sa haine irréfléchie du populisme – posture que même Emmanuel Macron semble vouloir atténuer – le place dans un rôle loufoque de mandarin claquemuré dans sa Cité interdite. Le mot “ensauvagement”, qu’il a critiqué mardi, est jugé justifié par 70% des Français (sondage Ifop diffusé ce lundi). Sa négation d’une augmentation des violences est contredite par les chiffres. Le Figaro publie ce lundi un dossier accablant sur les actes de violence gratuite qui ont explosé en vingt ans. Selon Patrice Ribeiro, secrétaire-général de Synergie-Officiers, “Darmanin, l’élu de terrain (NDLR : ministre de l’Intérieur), est dans la reconnaissance du réel et Dupond-Moretti, l’avocat multimillionnaire, est dans le déni, l’aveuglement idéologique et loin de la réalité des gens“. Celui qui prétend s’adresser “à l’intelligence des gens” et représenter la “nuance” se comporte comme un apparatchik. Son rôle semble tellement contreproductif, surtout à l’heure où Macron promet de se “réinventer“, que son maintien à la tête de la Justice, rendue au nom du peuple français, est une question qui doit être posée. Le maillon faible tiendra-t-il jusqu’au bout ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol