Terrorisme islamique : Rameaux sanglants en Egypte

Quatre mois seulement après l’attentat du 11 décembre qui avait fait 29 morts dans l’église copte Saint-Pierre-et-Paul du Caire, la communauté copte d’Egypte a de nouveau été frappée par le terrorisme islamique, à deux reprises, dans la journée de dimanche. Les deux attentats ont été revendiqués par l’Etat islamique. C’est d’abord à Tanta, ville du delta du Nil située à une centaine de kilomètres au nord du Caire, que les fidèles qui célébraient l’entrée du Christ à Jérusalem ont été visés par un musulman islamiste qui s’est fait sauter près de l’autel pendant la messe. Bilan encore provisoire dimanche soir : 27 morts et 78 blessés. Comment l’islamiste a-t-il pu entrer avec sa puissante ceinture d’explosifs alors que la seule entrée ouverte était censée être surveillée par les forces de l’ordre et était équipée d’un détecteur de métaux et d’explosifs ? C’est la question que se posent sans doute aujourd’hui les huit à dix millions de chrétiens encore en Egypte (environ 10 % de la population).

Le deuxième attentat, qui a fait quelques heures plus tard au moins 16 morts et 41 blessés, a eu lieu sur le parvis de la cathédrale Saint-Marc d’Alexandrie, puisque, cette fois, les policiers égyptiens n’ont pas laissé entrer le terroriste équipé lui aussi d’une ceinture explosive, et ils y ont même laissé leur peau. L’endroit avait été sécurisé pour la visite du primat de l’Eglise copte orthodoxe Théodore (ou Tawadros) II, qui n’a pas été touché.

Le pape François s’est exprimé à la fin de la messe des Rameaux sur la tragédie vécue par nos frères d’Egypte : « A mon cher frère Sa Sainteté le pape Tawadros II, à l’Eglise copte et à toute la chère nation égyptienne, j’adresse mes plus profondes condoléances. (…) Que le Seigneur convertisse le cœur de ceux qui sèment la peur, la violence et la mort. »

Le Saint-Père doit justement se rendre en Egypte dans trois semaines. Un voyage maintenu malgré ces attentats islamiques qui ne sont d’ailleurs pas une nouveauté dans un pays où les Frères musulmans bénéficient d’un fort soutien au sein de la population et où la police et l’armée sont infiltrées par les islamistes. Pour le pape François, l’islam n’est pas en cause, et pourtant, pour que « le Seigneur convertisse le cœur de ceux qui sèment la peur, la violence et la mort », il serait bon que les catholiques et leur Eglise aident à cette conversion en prêchant la parole du Christ auprès des musulmans. Les posters produits pour la prochaine visite du pape sur les bords du Nil, où l’on voit le pape François bénissant un Egyptien devant une colombe qui survole un croissant et une croix au-dessus du Sphinx, semblent plutôt s’inscrire dans une autre optique, plus relativiste.

Ce qu’on peut dire, c’est en tout cas que le maréchal al-Sissi ne parvient pas à tenir sa promesse de protéger la minorité chrétienne de son pays. Mais doit-on s’en étonner quand même un pays comme la France, avec seulement 5 à 10 % de musulmans, ne parvient pas à prévenir tous les attentats fomentés par les plus radicaux d’entre eux ? Le président al-Sissi a déclaré dimanche soir l’état d’urgence. Espérons que la mesure sera plus efficace chez lui que chez nous.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 11 avril 2017

Nicolas Dhuicq : « Je redoute que ce ne soient les services américains qui imposent leurs vues à Trump »

08/04/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le député de l’Aube Nicolas Dhuicq réagit au micro de Boulevard Voltaire après les frappes aériennes en Syrie décidées par le président Trump. Il redoute que ce dernier ne soit manipulé par les services américains (CIA, NSA)…

Par ailleurs, Nicolas Dhuicq insiste sur la nécessité de maintenir l’intégrité de la Syrie car sa partition signerait la guerre éternelle.



Nicolas Dhuicq : "Je redoute que ce soit les… par bvoltaire

Attentat Egypte Rameaux

Attentat en Egypte dans une église copte durant la messe des Rameaux !

09/04/2017 – EGYPTE (NOVOpress) : Un attentat à la bombe a été commis dans une église de Tanta, sur le delta du Nil, durant la messe des Rameaux… Le dernier bilan fait état de 25 morts et d’une cinquantaine de blessés. Selon les autorités, une bombe constituée de 12 kilos de TNT a explosé pendant la messe. « Les bancs, projetés les uns sur les autres, donnent un aperçu de la violence du souffle dans cette chapelle réservée aux femmes. À l’extérieur, les vitraux et les toits de la cathédrale attenante ont volé en éclat. » Le président président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a décrété trois jours de deuil national.

Frédéric Pons : « La vague islamiste de persécution des chrétiens ne s’arrêtera pas à l’Orient ! »

08/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son nouveau livre Le Martyre des chrétiens d’Orient, Frédéric Pons explique que leur persécution a commencé bien avant que l’Occident n’ouvre les yeux. Les témoins qu’il a rencontrés en Irak et en Syrie nous mettent vivement en garde contre la guerre que les islamistes ont lancée contre l’Europe, utilisant à leur profit l’effondrement des valeurs et les lois de notre démocratie.

Ces chrétiens qui ont accepté de tout perdre pour sauver leur foi sont des signes d’espérance, ici et là-bas.



Frédéric Pons : "La vague islamiste de… par bvoltaire

Terrorisme musulman ”low cost” : la contagion – par Guillaume Faye

08/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Après l’attaque terroriste de Londres du 22 mars 2017, on pense au refrain de Francis Cabrel « Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord » La possibilité d’une guerre civile ethnique, dévastatrice, qui se prépare, se confirme. Les attentats ”low cost”, c’est-à-dire avec peu de moyens (véhicules–béliers, armes blanches, etc.), se multiplient par contagion. Les auteurs sont tous musulmans sans aucune exception. Et, sans aucune exception non plus, ces djihadistes sont des délinquants repris de justice.

Le symbole de Westminster

Quatre morts et plus de quarante blessés sur le pont de Westminster où le terroriste musulman a foncé sur les piétons avec son 4X4 Hyundaï de location. Puis il s’encastre dans les grilles du Parlement, blessant les gardiens en faction. Il parvient à pénétrer dans la cour du Palais de Westminster, peu protégée, où il poignarde à mort un policier (stupidement désarmé donc sans défense, comme les bobbies britanniques) avant d’être abattu par un agent en civil des forces spéciales. (1)

Signe de la fragilité des sociétés occidentales et de l’impact provoqué par cet acte criminel à moyens insignifiants, des scènes de panique se sont ensuivies. La Chambre des Communes comme la Chambre des Lords ont été bouclées, les députés confinés à l’intérieur. Même la Reine à Buckingham Palace a dû subir des mesures spéciales de protection. Les agresseurs musulmans se félicitent de cette dissymétrie : ”avec des armes rudimentaires et des fanatisés, nous déstabilisons ces pays européens que, par ailleurs, nous envahissons par l’immigration et la démographie”. Tel est leur calcul implacable. De plus, comme sur la Promenades des Anglais à Nice le soir du 14 juillet ou lors du Marché de Noël à Berlin, ils choisissent des lieux et moments symboliques.

Multiplication des petits attentats djihadistes par des délinquants

Quelques jours avant l’attentat de Londres, un autre Maghrébin, lui aussi repris de justice multirécidiviste (ayant bénéficié d’une scandaleuse mansuétude judiciaire comme à l’accoutumé), Ziyed Ben Belgacem, a attaqué à l’aéroport d’Orly une patrouille militaire de l’opération Sentinelle dans le but de tuer, en tentant de s’emparer du fusil d’assaut d’une femme militaire, avant d’être abattu (2). Là encore, la corrélation entre criminalité et djihadisme est évidente. « On le prend pour un petit braqueur, mais dans sa tête c’est déjà un islamiste radicalisé de longue date : la haine de la société s’est muée en haine de la France », note François d’Orcival (Valeurs actuelles, 23–29/03/ 2017).

Le lendemain de l’attaque de Londres, un nouvel attentat à la voiture bélier a lieu à Anvers, commis par un Tunisien (Français de papier), bien entendu délinquant de droit commun et trafiquant de drogue. En état d’ébriété, il a foncé dans la foule d’une rue piétonne, sans faire de victimes. Mohammed R. n’était pas un musulman ”radicalisé”, ce qui est inquiétant. Des spécialistes français, adeptes de la culture de l’excuse, ont écarté l’acte terroriste : ivre, il aurait voulu échapper à des contrôles de la police anversoise et aurait emprunté dans sa fuite une rue piétonne. Comment expliquer que la police belge ait retrouvé des armes dans son coffre, dont un fusil à pompe ?

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Syrie : Pour Éric Zemmour, l’intervention américaine “prend à contre-emploi tout le monde”

08/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour et Nicolas Domenach reviennent sur la réponse des États-Unis après l’attaque chimique imputée au régime syrien, qui a causé la mort d’au moins 86 civils mardi 4 avril.

“Avec Donald Trump il y a deux lectures”, estime Nicolas Domenach. “Soit vous pensez qu’il rend le monde encore plus dangereux, ou alors vous évoquez la “stratégie de l’homme fou”, un terme qu’avait employé Kissinger à propos de Nixon pendant la guerre du Vietnam. Il disait que la violence imprévisible de Nixon était une garantie de paix, parce qu’il imposait le respect aux autres, mais aussi la peur, la peur de l’apocalypse”, raconte l’éditorialiste.

Pour Éric Zemmour, cette stratégie s’applique également au dirigeant syrien. “Je ne comprends pas pourquoi Assad a fait cela, il n’a aucun intérêt. Il était en train d’être reconnu par les Américains. L’explication pourrait être qu’il veuille en imposer par son hyper violence pour être irrévocable, mais la stratégie est bizarre”, poursuit-il.

Éric Zemmour précise que cette intervention prend à contre-emploi tout le monde :

Moi qui était plutôt favorable à Donald Trump et à son idéologie non-interventionniste, je suis pris à contre-pied, et les gens qui sont contre lui au nom des droits de l’Homme sont pris eux aussi à contre-pied puisqu’il fait exactement ce que Barack Obama n’a pas osé faire. C’est un moment étrange qui défie les analyses.


Chard Tragédie syrienne

Les morts de la tragédie syrienne, par Guy Rouvrais

Comment ne pas être bouleversés par ces cadavres d’enfants notamment, le visage torturé, victimes d’armes chimiques en Syrie ? 87 civils tués, dont 37 enfants, plus de 500 blessés à Khan Cheikhoun. Pour ceux-là il y a des images mais, hélas, il y en eut tant d’autres qui n’ont pas de visages et sont donc passés inaperçus dans le flot de l’actualité.

Le conflit syrien, en quatre ans, a fait au bas mot 250 000 morts, parmi lesquels un tiers de civils dont 20 000 enfants. Aucun des camps qui s’affrontent ne porte seul la responsabilité de tout ce sang et ces larmes, tous coupables. L’armée d’Assad, certes, les islamistes, bien sûr, mais aussi les opposants au gouvernement qui ont le soutien des Occidentaux, sans oublier la coalition dont l’aviation se trompe régulièrement de cibles et frappe des innocents. C’est malheureusement le lot de toutes les guerres de s’accompagner de massacres auxquels les civils paient un lourd tribut.

Mais il est des morts qui suscitent moins d’indignation dans les médias que d’autres : en 2015 plus de 7 000 chrétiens ont été tués dans le monde à cause de leur foi. Cela dit, chaque innocent mis à mort est une tragédie, la mort des uns ne justifie pas la mort des autres.

Qui est responsable ? N’étant ni procureur, ni avocat, nous nous garderons d’autant plus de nous prononcer que nul ne peut prouver, de façon indubitable, que cette action criminelle a été ordonnée par Assad lui-même. Damas dément en être l’auteur. Pourtant, pas de présomption d’innocence, mais une présomption de culpabilité du régime d’Assad.

Or, il se trouve que la Conférence internationale sur la reconstruction de la Syrie, coprésidée par l’Union européenne et l’ONU, se réunissait ces jours derniers. Dans son communiqué final, elle condamne le bombardement de Khan Cheikhoun et tout emploi des armes chimiques mais n’accuse personne. Un silence significatif, trahissant plus d’embarras que la certitude affichée par les chancelleries occidentales. Car les armes chimiques, les djihadistes en possèdent aussi, ils ont utilisé le gaz moutarde, en 2015, contre un village.

Le chef d’Etat syrien est tout, sauf stupide. On comprend mal qu’au lendemain où les USA, suivis par leurs alliés, n’exigeaient plus son départ comme préalable à un règlement du conflit, il ait eu la mauvaise et criminelle idée de se mettre Trump à dos en perpétrant une telle action ! D’autant que, sur le terrain, ses troupes progressent au détriment de ses opposants. On parle d’une initiative sauvage d’éléments « radicaux », hostiles à toute négociation…

On notera que si le président des Etats-Unis, dans la nuit de jeudi à vendredi, a lancé des missiles contre des objectifs militaires en Syrie, il s’est contenté de frapper la base d’où les armes chimiques sont parties : c’est un avertissement ponctuel plus qu’un tournant décisif qui verrait les troupes américaines agir sur le sol syrien pour abattre Assad. C’est ce dont Obama avait menacé ce dernier au cas où il franchirait la « ligne rouge » de l’usage d’armes chimiques. Ce que fit, assure-t-on, le président syrien en 2013 et Obama resta l’arme au pied préférant une « solution diplomatique » prévoyant un démantèlement de l’arsenal chimique syrien qui n’eut jamais lieu, sans qu’Obama réagisse. S’il avait été fidèle à sa parole et ses exigences, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 avril 2017

La stratégie de la terreur islamiste globale décryptée par Jean-Michel Vernochet

Vernochet Fiancés Mort07/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Au fil des attentats islamistes, Jean-Michel Vernochet s’appuie à la fois sur des expertises militaires et géopolitiques pour dénoncer une stratégie de la terreur destinée à cultiver les ferments de guerre civile, à établir le chaos duquel naîtra un hypothétique nouvel ordre mondial :

« Semer le chaos pour récolter au bout du compte la maison du pouvoir planétaire. »

Journaliste indépendant et spécialiste de géopolitique, Jean-Michel Vernochet est l’invité de TV Libertés à l’occasion de la publication d’un recueil d’articles et billets écrits de 2001 à 2016, Les Fiancés de la mort (éd. Sigest), sous-titré : « Les stratèges de la terreur globale ».

« N’oublions pas que les administrations des présidents Clinton, Bush et Obama n’auront jamais cessé ces trois dernières décennies de financer, d’organiser, de superviser et d’armer des groupes islamistes en vue de déstabiliser et détruire les Etats nations qui ne s’alignaient pas sur les desiderata de l’Empire démocratique. Après avoir fait tomber Hussein en Irak, Milosevic en Serbie, Kadhafi en Libye, Saleh au Yémen, Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, et avant de se casser finalement les dents sur Assad en Syrie, la politique du “regime change” aura fait couler des fleuves de sang« , écrit-il.

« Mais la normalisation démocratique des pouvoirs forts, malgré ces formidables hécatombes, n’aura abouti qu’à favoriser voire promouvoir une terreur aveugle devenant peu à peu endémique. Aussi devons-nous imputer aux crimes non jugés de l’hyperclasse mondialiste le retour de flamme que nous subissons maintenant de plein fouet, avec pour résultat de faire de l’Europe sénescente la Maison de la guerre, le Dar al-harb. »

Gaz Syrie Bobard

Syrie : qui gaze et qui enfume ?, par Slobodan Despot

Colin Powell ONULes gouvernements occidentaux accusent Bâcher Al Assad d’avoir fait usage d’armes chimiques à Idleb, dernière grande ville aux mains des terroristes islamiques. Les médias français répètent l’accusation en boucle sans rien savoir du fond et sans même analyser la réalité de la situation. Dès lors plusieurs observations s’imposent.

D’où viennent ces accusations de bombardement chimique ? Principalement de deux organismes : les casques blancs et l’observatoire syrien des droits de l’homme.

• Les casques blancs: Organisation humanitaire sur le papier, certes, mais dont les principaux financements viennent des gouvernements américains, français et anglais. Comble de l’objectivité : le fondateur de cette organisation n’est pas syrien mais anglais ; James le Mesurier, philanthrope de la première heure puisqu’il travaillait autrefois pour une société militaire privée américaine nommée Olive Group. Par ailleurs, le chef syrien de l’organisation, Raed Saleh, a en même temps reçu un prix humanitaire aux États-Unis et interdit d’accès sur le territoire américain car il est associé à Al-Nosra.

• L’Observatoire syrien des droits de l’homme : Une des principales sources d’information depuis le début du conflit. Cette source est plus que critiquée par de nombreux experts (Fabrice Balanche notamment). Cet organisme est financé publiquement par le NED (National Endowment for Democracy), organisme basé à Washington, ouvertement néoconservateur, financé lui-même par le Congrès américain. Enfin selon Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE et expert du monde arabo-musulman, l’OSDH fonctionne sur fonds saoudiens et qataris.

Tout ceci montre que ces sources sont plus que contestables. Quelques recherches suffisent pour rendre compte de ses informations, efforts devant lesquels les journalistes se sont manifestement abstenus.

Qu’on imagine un instant l’inverse : une source sur place financée par un fonds gouvernemental russe. Aucun journaliste ne s’approprierait cette source comme fiable (et il aurait peut-être raison) et mentionnerait immédiatement les liens gouvernementaux de cette organisation. Mais le deux poids-deux mesures est de règle dans ces affaires.

Si l’on se place le plan stratégique enfin, quel est l’intérêt pour Bachar Al Assad, qui accumule les succès militaires et politiques depuis un an, au moment où il est en passe de l’emporter, d’utiliser les armes chimiques, sachant très bien quelle sera la portée de ce geste sur le plan international ?

Ceci rappelle furieusement, et en pire, les prémices de la dramatique intervention en Irak. Par-delà les accusations hâtives et, de l’autre côté, les soupçons de false flag, la sagesse n’imposerait-elle pas pour règle de ne pas prendre de décisions lourdes de conséquences sur la seule impulsion d’événements à forte charge émotionnelle ?

Slobodan Despot

Texte publié avant les frappes américaines sur Antipresse

Donald Trump Syrie

Le non-interventionnisme de Donald Trump était donc une fable

07/04/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Donald Trump à la Maison Blanche, on allait voir ce qu’on allait voir : c’en serait fini de l’interventionnisme tous azimuts des Etats-Unis, de leur manie à vouloir être les « gendarmes du monde ». On a vu : la nuit dernière, Donald Trump a ordonné « une frappe militaire visant la base aérienne syrienne d’où l’attaque chimique a été lancée ». Un ordre à effet immédiat : une soixantaine de missiles Tomahawk ont été lancés depuis des navires de guerre américains en direction de cette base, la pulvérisant ainsi que les soldats syriens qui s’y trouvaient. « Il est dans l’intérêt vital de la sécurité des États-Unis d’empêcher et de dissuader la propagation et l’utilisation d’armes chimiques mortelles », a prétexté le président des Etats-Unis, appelant « les nations civilisées » (sic) à se mobiliser.

En 2000, George W. Bush avait, lui aussi, été élu en prônant une politique non interventionniste, qu’il avait commencé à mettre en œuvre dans les premiers mois de son mandat, opérant même un début de retrait des troupes américaines à travers le monde, et près de huit mois s’étaient écoulés avant que le 11-Septembre ne vienne y mettre fin. Là, Trump n’aura mis que six semaines… On n’est même pas surpris.

Marc Limeuil


Syrie : les Etats-Unis lancent des missiles sur… par CNEWS

Farage Mafia

Nigel Farage au Parlement européen : « Vous vous comportez comme la mafia »

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Vous vous comportez comme la mafia », a lancé l’ancien patron de l’Ukip Nigel Farage au Parlement européen. Le principal artisan du Brexit a ajouté :

« Vous pensez que nous sommes des otages. Nous ne le sommes pas. Nous sommes libres de partir. »

Rappelé à l’ordre par le président de séance italien, Farage est revenu sur ses propos au profit… d’un synonyme :

« OK monsieur le président. Je comprends les sensibilités nationales. J’utiliserai plutôt le terme de gangsters pour dire que c’est comme ça que nous sommes traités. »

Ce qui a bien entendu suscité de nouvelles protestations.

Le Parlement européen venait d’exiger du Royaume-Uni qu’il verse 60 milliards d’euros pour prix de sa liberté, faute de quoi il ne discuterait pas avec lui !

Erdogan Turquie

Selon Recep Tayyip Erdogan, l’Union européenne est une “alliance de croisés”

05/04/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Pour le président turc, l’UE refuse depuis 54 ans l’entrée de la Turquie en son sein pour des raisons religieuses.

Lors d’une manifestation le 2 avril à Ankara, le président turc a déclaré :

Tous les dirigeants des pays de l’UE sont allés au Vatican et ont écouté le pape de façon soumise.

Il évoquait ici la réunion à Rome des dirigeants européens le 24 mars lors du 60e anniversaire de l’UE.

Le 16 avril se déroulera en Turquie le référendum visant à étendre le pouvoir présidentiel qui, si les amendements sont adoptés, devrait marquer selon les dires du dirigeant turc « le jour de la riposte ».

Ces événements font suite à la dégradation des relations entre la Turquie et Bruxelles depuis mars et l’annulation de rencontres politiques pro Erdogan en Allemagne et aux Pays bas. Le président turc, scandalisé d’avoir été qualifié de “dictateur”, avait dénoncé sans ménagement les « pratiques nazies » de l’UE.

Au Canada : “Nous avons été haïs, les Autochtones, depuis longtemps”

03/04/2017 – CANADA (NOVOpress)
Si le Canada arrive en tête des classements internationaux pour sa qualité de vie, la réalité des peuples autochtones, dits aussi Premières Nations, est souvent comparée à celle des pays les moins avancés de la planète.

Un reportage intéressant proposé par France 24.


Mossad

Le double jeu du Mossad en France

30/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le Monde a révélé dimanche les résultats d’une enquête du service de renseignement du ministère de l’Intérieur français (DCRI). Selon cette enquête, le Mossad aurait essayé de recruter des agents doubles en France lors d’une opération conjointe consacrée à la Syrie.

Plus précisément, le service de renseignement extérieur israélien du Mossad aurait tenté d’infiltrer le service de contre‑espionnage français (DGSE) en profitant d’une opération franco‑israélienne lancée à Paris en 2010.

Nommée Ratafia, elle avait pour but de lutter contre le programme d’armes chimiques syrien. Pendant cette opération commune, des renseignements ont été obtenus sur le programme d’armes chimiques d’Assad. Ils ont entraîné l’Union européenne à geler, en 2011 les avoirs du Centre syrien d’étude et de recherche scientifique (CERS), responsable du développement et de la production des armes chimiques. Plusieurs agents français ont noué des liens avec les agents du Mossad pendant cette opération. Le Monde cite la DCRI :

« L’un des agents français a ainsi été vu fêtant le shabbat avec le chef de poste du Mossad à Paris, il est également parti faire du tir à Dubaï puis a rejoint, en famille, ses camarades du Mossad à Jérusalem. Une proximité revenant, selon la DCRI, à franchir la ligne jaune ».

Plus grave encore, plusieurs agents sont soupçonnés par la DCRI d’avoir touché des sommes d’argent en espèces et reçu des cadeaux. Suspectés de fournir des renseignements au Mossad, certains agents intégrés dans l’équipe conjointe avec le Mossad se sont vu retirer leur habilitation secret défense et ont été muté dans des services subalternes.

La France, qui s’est plainte auprès d’Israël, aurait obtenu le départ de deux membres de l’ambassade d’Israël impliqués dans le scandale présumé, ainsi que celui du représentant du Mossad en France.

Donald Trump adoubé punk de la politique par Johnny Rotten, le chanteur des Sex Pistols !

27/03/2017 – GRANDE-BRETAGNE (NOVOpress)
L’information insolite du jour nous vient d’Angleterre où John Lydon alias Johnny Rotten, le chanteur des Sex Pistols, le groupe phare de la scène punk anglaise de la fin des années 1970, a répondu de manière étonnante aux questions politiques des journalistes.

Interrogé sur la politique britannique, il a répondu, entre autres, qu’il trouvait Nigel Farage, la figure du Brexit, « fantastique » avant d’ajouter à propos du Brexit : « La classe ouvrière a parlé, j’en fais partie et je suis avec eux ».

Puis, interrogé à propos de Donald Trump, il l’a qualifié de « Sex Pistol de la politique » et de « potentiel ami », avant d’ajouter qu’il avait été victime d’une campagne organisée par les médias de gauche visant à le faire passer pour un raciste et que « quelque chose de bon pourrait sortir de son mandat, car il terrifie les politiciens ».

Le conformisme n’est pas toujours là où l’on voudrait le voir !


Erdogan Turquie

Erdogan : « Aucun Européen ne pourra plus faire un pas dans la rue en sécurité »

27/03/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Ces paroles menaçantes ont été proférées le 22 mars dernier par le président turc Recep Erdogan, sur fond de crise aggravée entre Bruxelles et Ankara depuis l’expulsion de ministres turcs de meetings pro Erdogan aux Pays Bas et en Allemagne.

Le regain de tension avec l’Europe surgit à moins d’un mois d’un référendum en Turquie, le 16 avril, sur une révision constitutionnelle visant à renforcer les pouvoirs présidentiels, qui pourraient permettre à Recep Tayyip Erdogan de rester au pouvoir jusqu’en 2029.

La folle semaine euro-turque, par Jean-Gilles Malliarakis

Strasbourg TurcsIl faut hélas revenir, d’abord, sur la décision française d’autoriser l’organisation, à Metz le 12 mars, d’une importante réunion politique communautariste où le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu est venu exhorter ses compatriotes résidant en France et dans les pays frontaliers de voter “evet” (oui) à la transformation autoritaire de la Constitution.

Examinons d’abord cette décision du point de vue de la politique intérieure française.

En elle-même, cette affaire révèle l’attitude capitularde de la gauche parisienne devant un électorat qu’elle entend rallier à tout prix. Ceci résulte de la stratégie imposée depuis plusieurs années par Terra Nova. Ce prétendu laboratoire d’idées progressistes remonte à 2008. Il se coule sur le modèle du Parti Démocrate des États-Unis, que la loi autorise désormais à financer les partis de l’Internationale socialiste.

Son propos, désormais bien connu et bien repérable, consiste à substituer aux anciens électorats ouvriers, qui constituaient historiquement le socle des partis socialistes, sociaux démocrates et communistes, les masses fédérées des minorités, toujours présentées comme opprimées.

On réfute officiellement avec horreur la dénonciation du remplacement de peuple, thèse d’un Renaud Camus stigmatisée pour raciste. Mais les disciples de la gauche caviar la pratiquent allègrement. Le peuple de gauche, pour eux, ne se recrute plus chez les travailleurs, mais chez les étrangers, tous les étrangers. L’Arlette Laguillier de demain devrait ainsi ouvrir ses discours non plus par son célèbre “travailleurs, travailleuses” mais par un “étrangers, étrangères”.

Or, parmi ceux-ci un certain nombre ne se sentent aucune vocation à rejoindre les rangs de la gauche. Les partisans d’Erdogan en Europe en donnent sans doute le plus éclatant exemple.

Militant pour une renforcement des pouvoirs constitutionnels de leur président, ils se recrutent dans deux partis : d’une part, l’AKP créé par Erdogan lui-même sur la base d’un retour méthodique de la Turquie à l’islam, et à la tradition ottomane, et d’une répression plus intransigeante vis-à-vis des revendications kurdes, tout en mettent en œuvre une économie d’apparence plus libérale ; et d’autre part le MHP, parti des Loups gris nationalistes, dont le fondateur Alparslan Türkes (1) considérait : « Le corps de notre politique est le nationalisme turc, et son âme est l’Islam. » (2)

L’objet de la campagne référendaire aurait de quoi faire réfléchir même un François Hollande, même un Ayrault qui parle “d’apaisement” et qui fait mine de considérer que rien ne justifierait l’interdiction de meetings où des ministres turcs viennent enflammer la diaspora et intimider au sein de celle-ci les représentants de l’opposition politique ou des minorités ethniques (notamment kurdes) et religieuses (notamment alévies). Toutes sont d’ores et déjà opprimées par le régime turc, caricature du jacobinisme français, et il est à craindre qu’elles le soient encore plus si le projet gouvernemental est adopté.

[…] Enfin, on doit regarder cette affaire du point de vue européen. Étant de ceux qui ont toujours mis en garde contre la candidature d’Ankara (3), je ne puis que me féliciter de voir que des gens qui, jusque-là semblaient indifférents à l’idée qu’un pays extra-européen puisse entrer dans ce qui s’appelle l’Union européenne aient largement pris conscience du danger.

Il est faux en effet de présenter cette affaire comme l’ont fait les médias hexagonaux lesquels n’ont guère mis l’accent que sur le contentieux avec les Pays-Bas. Ce faisant ils ont préemptés le résultat des élections néerlandaises du 15 mars : patatras les sondages se sont encore trompés. Ce n’est pas le parti de Wilders qui l’a emporté, mais le parti libéral. Or, l’affaire de la campagne intrusive du gouvernement turc en Europe avait entraîné la réaction de plusieurs pays : Hollande, certes, mais aussi Autriche, Suisse, Danemark et surtout en Allemagne où l’immigration turque est la plus forte.

Depuis plusieurs semaines cette question faisait la Une des sites internet des plus sérieux parmi les journaux d’outre-Rhin. Les responsables politiques allemands se sont tous prononcés, s’indignant des provocations. Et, une fois de plus, la presse parisienne ne s’en préoccupait pas. Il lui était beaucoup plus agréable de mettre en cause la xénophobie néerlandaise et de laisser entendre qu’il s’agit seulement d’une retombée du Brexit, dont se réclame Wilders.

On est rarement déçu avec le mégalomane d’Ankara Recep Tayyip Erdogan. Ses injures déplacées en direction des Allemands et des Hollandais restent dans la droite ligne d’un discours récurrent plein de mépris et de rancœur envers les Européens. On ne doit donc plus accepter qu’en réponse, nos pays ne se situent pas sur une même ligne, celle de la fermeté.

En choisissant, quand les autres Européens font face, de singulariser en s’aplatissant, pour des raisons électorales internes, et de surcroît illusoires, Hollande et les socialistes ont délibérément choisi d’affaiblir et de discréditer la France.

Jean-Gilles Malliarakis

(1) Ce nom, trop beau pour être vrai s’agissant d’un nationaliste turc (un peu comme si un nationaliste français s’appelait Clovis Lefranc), est un pseudonyme. La véritable identité du personnage reste mystérieuse.
(2) L’un des exploits des Loups gris peut être visionné avec les images de la mise à sac et du massacre de Sivas du 2 juillet 1993 à Sivas, une ville du centre de la Turquie. Il a entraîné la mort de 37 personnes, dont 33 intellectuels alévis.
(3) cf. mon livre La Question turque et l’Europe.

Extrait d’un article paru sur le site de L’Insolent
(les vidéos ont été ajoutées par nos soins)