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Brexit : le ton monte entre le Royaume-Uni et l’UE

Le Premier ministre britannique Theresa May avait déjà prévenu que son pays n’accepterait jamais de payer l’énorme facture que Bruxelles voudrait lui présenter pour le Brexit, soit entre 60 et 100 milliards d’euros.

Dans une interview publiée dans le Daily Telegraph samedi, Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, va plus loin : si Bruxelles ne change pas de ton, le Royaume-Uni pourrait bien lui aussi présenter une facture estimée à 14 milliards de livres sterling au titre de ses parts dans les actifs et biens immobiliers de l’UE. Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l’UE quand il était encore maire de Londres, a aussi averti ses partenaires européens que, s’ils s’entêtaient dans de telles revendications « absurdes » et « grotesques », le Royaume-Uni quitterait la table des négociations et opterait pour un Brexit « dur », c’est-à-dire sans traité.

L’élection d’Emmanuel Macron en France pourrait bien ne pas arranger les choses dans l’approche idéologique de la négociation sur le Brexit côté européen. Le nouveau président français, partisan de négociations très dures sur le Brexit, avait déclaré en mars dans le magazine Monocle que la décision prise par les Britanniques de quitter l’UE était un « crime » et que la Grande-Bretagne allait tomber en état de « servitude ». Le Parlement européen, de son côté, s’est choisi comme négociateur pour le Brexit un de ses européistes les plus fanatiques : l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuel président du groupe libéral (ADLE).

Cette ligne dure risque d’avoir de lourdes conséquences pour les entreprises des deux côtés de la Manche et aussi pour les quelque trois millions de résidents européens au Royaume-Uni, parmi lesquels plus de 300 000 Français. Ces résidents étrangers, pour beaucoup originaires de l’ex-Europe de l’Est, sont la priorité du Groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) dont les ministres aux Affaires européennes ont déclaré jeudi à Londres refuser toute stratégie punitive dans les négociations sur le Brexit.

D’autres pays attachés au libre-échange, comme l’Irlande, les Pays-Bas et les pays nordiques, ne voient pas d’un trop bon œil cette volonté de mener la vie dure aux Britanniques plutôt que de rechercher la préservation des intérêts mutuels.

Même en Allemagne, dont le Royaume-Uni est le troisième marché à l’exportation, la communauté des affaires commence à s’inquiéter à haute voix du risque d’absence d’accord avec Londres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

Cyberattaque : Ce virus informatique qui a touché plus d’une centaine de pays

15/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis vendredi, une attaque informatique a touché au moins 150 pays et fait plus de 200 000 victimes. C’est une attaque d’une ampleur jamais vue basée sur une faille de Windows connue par la NSA, l’agence de renseignements américaine.

Qui est derrière cette attaque informatique ?

Pour l’instant, on l’ignore. Le virus rend illisible les données de votre ordinateur. Pour les récupérer, il faut payer une rançon de 300 $ en bitcoins. Cette monnaie virtuelle est malheureusement difficile à tracer. Il est possible que l’on ne retrouve jamais les auteurs de cette attaque. Ceux ci ont utilisé une faille du système Windows, divulguée en avril lors du piratage de documents de la NSA.

Quelles sont les victimes ?

En France, l’entreprise automobile Renault a été touchée. Ailleurs, le virus a notamment attaqué les hôpitaux britanniques, le système bancaire russe, des universités, ou encore le transporteur de colis FedEx. Le virus s’est propagé très vite et apparemment sans viser telle ou telle victime en particulier. Il est probable qu’on découvrira de nouvelles victimes lundi matin à l’ouverture des bureaux.

Quelles sont les conséquences de cette attaque ?

Au Royaume Uni, les hôpitaux ont été durement touchés. Ainsi, des interventions chirurgicales ont dû être reportées. En France, Renault a arrêté des usines de production pendant le week end. D’autres entreprises ont sans doute perdu les adresses de leurs clients, de leurs fournisseurs, des factures, etc. S’il est trop tôt pour faire le bilan, l’ampleur de l’attaque fait penser qu’il sera lourd.


Le Puy du Fou reçoit l’« oscar » de la meilleure création mondiale à Los Angeles

12/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le célèbre parc à thèmes historiques du Puy du Fou vient d’être couronné pour la deuxième année consécutive d’un Thea Award pour le spectacle « Le dernier Panache ». Ce prix récompense la meilleure création mondiale dans le secteur des parcs d’attractions.

« Le dernier Panache » est une fresque historique sur la guerre d’indépendance américaine. L’an dernier, c’était le spectacle Les amoureux de Verdun qui avait déjà été distingué.

Une belle récompense pour le parc, créé par Philippe de Villiers, qui fête ses 40 ans cette année. Celui ci poursuit son développement, avec l’annonce par Nicolas de Villiers, son président, de l’ouverture d’un nouveau parc près de Tolède en Espagne en 2020.


jean-paul-gourevitch

Les véritables enjeux des migrations – de Jean-Paul Gourévitch

Source : Boulevard Voltaire – “Les véritables enjeux des migrations – de Jean-Paul Gourévitch”

Énième ouvrage d’un expert devenu incontournable sur la question, railleront certains esprits chagrins qui, par cet aveu, montreront surtout qu’ils n’ont guère lu cette nouvelle étude de Jean-Paul Gourévitch. Pour clore le bec à ses dénigreurs aigris, l’on ajoutera que la problématique des migrations est, par définition, inépuisable, tant elle est mouvante et contingente et ne peut, scientifiquement, se fixer définitivement et immuablement dans le marbre des livres, fussent-ils des succès de librairie.

Avec la clarté pédagogique et le regard distancié qu’on lui connaît, Gourévitch ne se borne pas à rappeler – et aussi à actualiser – les habituelles données chiffrées en la matière, mais offre au lecteur une vue élargie du phénomène migratoire qui sera au XXIe siècle ce que les totalitarismes que l’on sait furent au XXe.

L’ouvrage, paru en début d’année, souhaite, dans le contexte de l’élection présidentielle, informer le citoyen pouvant se trouver égaré au milieu des « déclarations fracassantes, des promesses, des amalgames et des controverses dans lesquelles il est malaisé de se reconnaître ». Dont acte. L’auteur s’empresse même de « ne pas conclure » et invite fortement l’électeur à se défier tant de « l’information alternative [qui] n’est pas automatiquement véridique du seul fait qu’elle est alternative » que de « la classe politico-médiatique qui vous déverse ses informations chloroformées et ses analyses tiédasses ». Du Gourévitch pur jus qui, en dépit des procès d’intention qu’on a pu lui faire, à droite et à gauche, chez les mondialistes ou les souverainistes, dans le camp des « patriotes » comme dans celui des européistes, a toujours martelé son souci de se maintenir au-dessus de la mêlée. C’est ce qui le rend aussi insaisissable idéologiquement que parfaitement cohérent et à l’aise dans une démarche se voulant réellement impartiale.

Partant, l’on retrouvera, dans une formule plus condensée, les chiffres, analyses, commentaires et prospectives déjà substantiellement exposés dans Les Migrations pour les nuls (First, 2014), véritable somme encyclopédique en un domaine où la saine politique cède trop facilement le pas à la vaine polémique. On se souviendra, par surcroît, que l’opus fut littéralement éreinté par les grands médias comme par l’Université.

L’intérêt du livre de Jean-Paul Gourévitch est, précisément, de n’occulter aucune facette de ce phénomène total des migrations européennes et internationales. On en veut pour preuve la bonne quarantaine de pages consacrées à l’expatriation, autre point aveugle des politiques migratoires publiques marquées d’un « relatif désintérêt », lors même, souligne-t-il, que « l’expatriation représente pour l’État, c’est-à-dire les contribuables, un coût sensiblement analogue à celui de l’immigration ».

Par ailleurs, l’auteur tient pour « indiscutable » « l’accroissement en valeur absolue et en pourcentage de la population d’origine étrangère » tout en relevant, d’une part, les marges d’erreur des instituts officiels tels que l’INED ou l’INSEE, d’autre part, l’absence dommageable des statistiques ethniques. Ainsi, « n’est-il pas dangereux de casser le thermomètre quand on analyse un état de santé ? », lance, un brin ironique, notre chercheur qui, non sans avoir indiqué que « les immigrés seraient, fin 2016, autour de 8 millions, soit 12 % de la population », considère, nonobstant, que, le solde migratoire de l’immigration légale se situant aux alentours de 150.000 personnes annuelles, « nous sommes loin du grand remplacement [puisque] les quelque 15 à 22 % de la population d’origine étrangère résidant en France ont été constitués sur plus de trente ans ».

Au lecteur, effectivement, de juger. Les yeux grand ouverts.

Aristide Leucate

Migrants Melilla

Encore une invasion de migrants d’Afrique noire dans l’enclave de Melilla

11/05/2017 – MELILLA (NOVOpress) : Plusieurs centaines de migrants ont tenté, avant-hier, de forcer la frontière de Melilla, l’enclave espagnole sur le territoire marocain. Sur les 300 Africains, plus d’une centaine aurait réussi « à franchir les deux clôtures de plus de six mètres de haut et équipées de barbelés », rapportent des médias espagnols, relayés par Euronews. Cette invasion a donné lieu à des échauffourées, au cours desquels trois gardes civils, qui tentaient de les repousser, ont été blessés. « En janvier dernier, plus de 1000 migrants avaient tenter d’entrer dans l’enclave, mais la plupart avaient été expulsés au Maroc. » La plupart seulement ?

Les algorithmes de la censure régiront bientôt votre information

10/05/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Facebook, l’Otan et de nombreux titres de la grande presse profitent des élections pour travailler à un modèle de contrôle orwellien. Il s’agit de purger Internet de ce qu’ils prétendent être des fausses nouvelles ou « fake news » en novlangue angliciste. Le New York Times y consacre un article. Ces justiciers de l’extrême se sont réunis dans une coalition majoritairement financée par des géants privés américains tels que Google.

Il s’agit bien l’intelligence artificielle au service de la pensée unique

Tout à fait puisqu’il s’agit du développement d’un outil de haute technologie pour réduire automatiquement les avis que vous considérez comme nuisibles.
Le chouchou de ces héros de la bien pensance est le « fast checking » ou vérification rapide. Grâce à des algorithmes et des rames de données, ils déterminent la probabilité de fausseté de l’information, la localisent et automatiquement la suppriment.

Le mode de sélection favorisera la pensée unique

Peu de preuves seront nécessaires pour éliminer les informations dites déviantes. Ces algorithmes ne déterminent pas si l’information est fausse mais sa probabilité d’être fausse. Tout dépend donc des critères choisis…

Le responsable de Stratcom, le centre des communications stratégiques de l’OTAN, a ouvertement précisé que l’objectif n’est pas de supprimer uniquement des informations contradictoires, mais aussi les points de vue alternatifs avant qu’ils ne soient entendus. Il a pris pour exemple l’Ukraine : « Des acteurs étatiques ont tenté d’amplifier des points de vue spécifiques pour les intégrer dans l’opinion majoritaire ».

Cette censure qui pourrait devenir obligatoire

Selon le Times, ce mouvement de censure pourrait devenir obligatoire en Allemagne, sous peine de lourdes amendes. En France, Facebook a profité de la campagne présidentielle pour supprimer plus de 30 000 comptes en France et fait de même aux Pays Bas.

Vu sur Twitter

Esclavage : “C’est la colonisation qui a mis fin à la traite arabo-musulmane”

Publié le
Trump Congrès Immigration

Comment Donald Trump a changé la présidence en cent jours

Dès dimanche dernier, qui marqua les cent jours que Donald Trump a passés à la Maison Blanche depuis son inauguration, on sut que le magnat de l’immobilier appartenait à la seconde catégorie de président. La première regroupe les hommes qui ont été changés par la fonction. L’autre catégorie rassemble les hommes qui ont changé leur fonction. Ils sont peu nombreux, à peine une petite poignée sur les quarante-cinq fournis par l’histoire. Dans le lot, Andrew Jackson, Abraham Lincoln, les deux Roosevelt, John Kennedy, Ronald Reagan… En ce qui concerne Trump, on se serait douté que son autorité, son envergure ne pouvaient que bousculer le paysage traditionnel du pouvoir exécutif. Encore fallait-il en avoir la preuve. C’est fait.

Déconcertant

Le premier sceau que Trump a imprimé à sa présidence est psychologique. Il est le seul chef de la Maison Blanche de l’histoire moderne à ne pas avoir été obligé de multiplier les dettes pour se faire élire. Il a utilisé sa fortune. Il ne doit rien à personne. Il veut que cela se sache. Et on le sait à sa façon libre et indépendante de gouverner. Le deuxième sceau appartient à la même catégorie. Trump a mis son impulsion et son inexpérience au service de son intuition, avec un raisonnement simple : puisque je déconcerte, autant transformer le trouble provoqué en atout. C’est ainsi qu’il marqua, début avril, quatre points simultanés en politique étrangère : il a cloué Poutine, tancé Assad, figé Xi et gelé Kim. Le troisième sceau consiste à avoir adapté son aisance de milliardaire à tous les types de contact humain, du plus humble au plus sophistiqué. Trump se veut omniprésent. Il est aussi à l’aise avec un éboueur dont le fils a été tué par un immigré illégal qu’avec le PDG de Ford à qui il demande de rapatrier ses usines aux Etats-Unis.

Le quatrième sceau est celui d’un iconoclaste, et fier de l’être. Trump apparaît comme un briseur de tabous, un pourfendeur de convenances. Il en abuse. C’est sa façon d’être le chef. Il négocie lui-même de grands contrats passés entre l’Etat et l’industrie de la défense. Il téléphone à ses homologues étrangers sans briefing préalable. Il a écarté comme « inutiles » les rapports quotidiens des services de renseignement et, si on le laissait faire, la moitié des chefs d’Etat de la planète seraient déjà passés par la Maison Blanche.

Le cinquième sceau ne surprendra personne. Trump s’est montré parfois, au cours de ces cent jours, d’une extraordinaire agressivité. Avec un but : la destruction du legs d’Obama. Sur le commerce international, la réglementation industrielle, la protection de l’environnement, la promotion de l’avortement, il ne restera pratiquement rien de son prédécesseur. Chose promise, chose due.

Méfiance

Son impressionnante fonction a-t-elle déteint sur Trump ? Autrement dit, le Bureau ovale a-t-il, malgré tout, changé l’impétueux New-yorkais ? Ses proches en témoignent, les observateurs le remarquent : Trump écoute davantage que naguère. Les cent jours lui ont appris que gouverner la plus influente puissance mondiale est une aventure pleine de risques et de pièges. Or, s’il flaire assez bien l’obstacle, il a horreur de l’échec. Sa méfiance est donc devenue plus grande.

On s’en aperçut dans trois affaires : les sanctions économiques contre la Russie, le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem et les traités commerciaux avec la Chine. On a senti assez vite que l’enthousiasme du début était passé au crible des avis autorisés. C’est le côté intimiste de Trump. Le côté humain. Trump qui hésite, qui doute, qui calcule – sans son style tonitruant et provocateur. Il ne serait pas étonnant que cet aspect encore mal connu du président ne lui fasse gagner encore quelques millions de sympathisants dès que les Américains en auront pris conscience.

Christian Daisug

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2017

Emmanuel Macron

Rien ne va plus entre Macron et les médias russes

29/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le 26 avril, le parti d’Emmanuel Macron a interdit l’accès de son QG de campagne à des journalistes de RT et Sputnik France. Le candidat accuse les deux médias russes de propager des “informations mensongères” visant à influer sur l’élection présidentielle. Ce que les deux organes de presse démentent.


Dernier Panache Puy du Fou

Le Puy du Fou reçoit l’« Oscar » de la meilleure création mondiale à Los Angeles

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le célèbre parc à thèmes historiques du Puy du Fou vient d’être couronné pour la deuxième année consécutive d’un Thea Award pour le spectacle Le Dernier Panache. Ce prix récompense la meilleure création mondiale dans le secteur des parcs d’attractions.

Le Dernier Panache est une fresque historique qui fait revivre François Athanase Charette, héros des guerres de Vendée et de la guerre d’indépendance américaine. L’an dernier, c’était le spectacle Les Amoureux de Verdun qui avait déjà été distingué.

Une belle récompense pour le parc, créé par Philippe de Villiers, qui fête ses 40 ans cette année. Celui ci poursuit son développement, avec l’annonce par Nicolas de Villiers, son président, de l’ouverture d’un nouveau parc près de Tolède en Espagne en 2020.

Donald Trump

Google, Twitter et Amazon se mobilisent contre le nouveau décret anti-immigration de Donald Trump

22/04/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Dans une lettre adressée à la cour fédérale de Virginie, plus de 160 entreprises spécialisées dans les hautes technologies se mobilisent contre la dernière mouture du décret anti immigration. Parmi ses entreprises figurent Google, Twitter, Amazon ou Snapchat.

Il est précisé dans la lettre que la croissance des firmes impliquées est « immédiatement liée » à l’immigration.

Le décret demande à un employeur de prouver à l’avenir que le travailleur immigré possède des compétences indispensables pour le pays justifiant son immigration.


Au Bahreïn, un concours esclavagiste propose de « gagner une servante éthiopienne »

20/04/2017 – BAHREÏN (NOVOpress)
Un bureau de recrutement du Bahreïn, la petite monarchie arabe du Golfe, a publié un concours à l’occasion de l’avènement du mois de ramadan. Le prix du concours est l’obtention d’une « bonne » Ethiopienne.

Rappelons que l’Ethiopie est un pays chrétien et les autochtones y sont noirs. Les Noirs africains furent mis en esclavage par les arabo-musulmans.

Ce concours est doublement stigmatisant, à la fois contre les chrétiens et contre les Noirs. Aucune réaction de la part des antiracistes français ?…


Trump Syrie

Trump et la Syrie : une affaire complexe

19/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Suite à la répansion de gaz sarin sur la localité rebelle de Ran Cheiroun, les positions américaines vis-à-vis de la guerre en Syrie sont troubles, à tout le moins sont-elles complexes.

A-t-on d’ailleurs plus d’informations quant à l’enquête sur cette attaque ? Le bras de fer se poursuit. Le ministre russe des Affaires étrangères a accueilli ses homologues syrien et iranien pour une série d’entretiens consacrée à l’attaque imputée à Damas par les médias et les gouvernements occidentaux.

Jawad Zarif, Walid Mouallem et Sergueï Lavrov insistent pour qu’une enquête objective soit menée sous l’égide de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) sur l’utilisation des substances toxiques, et que cette enquête soit effectuée par une équipe équilibrée. Cela, à leurs yeux, n’était pas le cas dans le projet de résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations Unies.

De son côté, dans sa première déclaration à ce sujet, Bachar al Assad a assuré : « Pour nous, il s’agit d’une fabrication à 100 % ». Enfin, le ministre syrien des Affaires étrangères se dit prêt à accueillir et à aider l’OIAC. Pour Sergueï Lavrov, il est inadmissible que l’Organisation enquête sur ce qui s’est passé sans se rendre sur le terrain. D’après le chef de la diplomatie russe, ceux qui empêchent la mise en place qu’une commission d’enquête indépendante n’ont « pas la conscience tranquille ».

Dès lors, comment comprendre les actions américaines par rapport à cette volonté affichée d’apaisement ?

Plusieurs lectures sont possibles. Pour certains, avec les actions cumulées en direction de la Syrie, de la Corée du Nord et en Afghanistan, Trump donne des gages aux néoconservateurs afin de pouvoir mener sa bataille interne contre l’Etat profond américain.

Pour d’autres, il s’agit d’un revirement total, significatif de ce que la politique étrangère américaine est tel un porte-avions lancé à pleine vitesse : impossible à dérouter par un seul individu, fût-il président du pays.

Certains estiment enfin que Trump a saisi un prétexte pour rappeler aux Russes que si le peuple américain a exprimé le souhait d’un certain isolationnisme, les forces de projection et de frappe de l’armée américaine demeurent bien réelles.

Force est de constater que ces différentes analyses servent chacune la compréhension d’une situation particulièrement complexe.

Bernard Lugan

Pour Bernard Lugan, ce sont 100 millions d’Africains qui veulent venir en Europe

18/04/2017 – EUROPE (NOVOpress) : Pour l’africaniste Bernard Lugan, interrogé par RT France, ce sont 100 millions d’Africains qui veulent migrer vers l’Europe, et non pas 30 millions comme l’avait évoqué le mois dernier président du Parlement européen, Antonio Tajani, dans la presse allemande. Une conséquence, entre autres, du renversement du régime du colonel Kadhafi, qui a complètement déstabilisé la Libye, devenue la principale plaque tournante des migrations vers l’Europe.

« En renversant le régime, explique Bernard Lugan, l’Otan n’a pas vu qu’elle disloquait toute l’organisation sociale et politique de la Libye, qui était faite autour de l’alliance tribale », et « toute la question est de savoir si la Libye peut encore exister. »

L’espoir pourrait venir de Mouammar KadhafiSeïf al-islam Kadhafi, car, explique RT, « les tribus qui détiennent le pouvoir en Libye ont désigné, via leur Conseil, le fils du colonel comme seul représentant légal autorisé à parler au nom des tribus ». Pour Bernard Lugan, la reconnaissance de cette autorité pourrait amener à une sortie de crise : « C’est cette réalité tribale que l’ONU refuse de voir, préférant s’enfermer dans une logique totalement désincarnée et coupée des réalités. »

Et l’africaniste d’affirmer, à rebours de toutes les tentations d’ingérence et des prétentions des pays occidentaux à vouloir régler tous les problèmes dont ils sont à l’origine :

« La solution, c’est de laisser les Libyens régler leurs problèmes eux-mêmes. »

Julian Assange

Julian Assange accuse la CIA d’avoir produit Al Qaida et Daesh

18/04/2017 – MONDE (NOVOpress) : « La passe d’armes se poursuit entre la CIA et le fondateur de Wikileaks », Julian Assange, rapporte Euronews. Dans un tweet, Julian Assange accuse en effet l’agence de renseignements américaine d’avoir engendré Al Qaida, l’Etat islamique, l’Irak, l’Iran et Pinochet – ce qui n’est pas vraiment un mystère dans ce dernier cas.

Julian Assange répliquait là à Mike Pompeo, le patron de la CIA, qui avait affirmé un peu plus tôt : « WikiLeaks est un service de renseignement hostile non étatique souvent encouragé par des acteurs étatiques comme la Russie.  Ils ne défendent que leur propre célébrité. Leur boussole morale n’existe pas. Leur mission, c’est l‘épanouissement personnel par la destruction des valeurs occidentales. »

Julian Assange est réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres depuis cinq ans.

George Soros

George Soros à l’assaut du journalisme

La 11ème édition du Festival International du Journalisme s’est tenue à Pérouse (Perugia, Ombrie, Italie) du 5 au 9 avril 2017. Créé en 2006 à l’initiative d’Arianna Ciccone le festival a reçu près de 600 intervenants venus de 47 pays et organisé plus de 300 conférences, ateliers, débats dans douze salles de la ville de Pérouse. Le Festival a été marqué par une véritable prise en mains de Facebook et Google (à la fois sponsors officiels et participants à de nombreux débats). Un envoyé spécial de l’Ojim était présent, voici le troisième de ses comptes rendus.

Ce festival était décidément riche d’enseignements tant par les sponsors (Facebook, Google, Amazon et dans un rôle de figurant le régional de l’étape l’Eni le groupe pétrolier italien), que par les thèmes abordés (nous y reviendrons plus tard) que par certaines tables rondes. Prenons une de celles auxquelles nous avons assisté le jour de l’ouverture le 5 avril, « Liberté de la presse dans le sud-est de l’Europe ».

L’ombre de Soros

Le modérateur est un certain Oliver Vujovic secrétaire général du SEEMO. Seemo quèsaco ? Le South East Europe Media Organisation est un des multiples pseudopodes des ONG financées par George Soros directement ou indirectement dans les pays de l’est européen. Le Seemo est une filiale de l’International Press Institute de la même origine et est partenaire du Centre Européen pour la liberté de la presse et des médias situé à Leipzig et financé entre autres par la Commission de l’Union Européenne…en toute indépendance bien entendu.

Et celle de l’Union Européenne

Union Européenne que nous allons retrouver avec la seconde intervenante Barbara Fabro du Central European Institute (CEI) financé par la Banque Européenne de Développement et situé en Italie à Trieste. Le but du CEI est de « favoriser l’intégration des pays membres à l’Union Européenne », au moins les choses sont claires.

De Zrinka Vrabec-Mojces il est difficile de dire quelque chose sinon qu’en dehors d’un nom difficile à prononcer elle est journaliste, Croate et a joué un rôle politique.

Jeux de passe passe

Plus intéressants sont les deux derniers profils, celui d’un Albanais et d’une Ukrainienne. Besar Likmeta est un américain d’origine albanaise qui a rejoint son pays d’origine en 2005. Il est le correspondant pour l’Albanie de Balkan Insight (BRIN) financé par des fonds allemands et américains. Balkan Insight est en première ligne pour défendre l’action de George Soros. Une des fondations de Soros (Open Society Foundations) finance une partie du programme de BRIN pour « l’excellence du journalisme ». Likmeta fut le lauréat en 2009 du Prix pour Mérites exceptionnels du journalisme d’investigation délivré par… CEI et SEEMO (voir supra), la boucle est bouclée. Il a aussi été nommé pour le « Global Shining Light Award » en 2010 organisé par le Global Investigative Journalism Network dont le siège est dans le Maryland et dont le premier financement vient de… Open Society Foundations de Soros. En toute liberté bien entendu.

La dernière intervenante ukrainienne Anna Babinets est du même tabac. Participant à Alliance, un des innombrables médias liés à Soros en Europe de l’est

Questions dérangeantes

Un des spectateurs assistant à la session après les propos convenus du panel posa deux questions qui jetèrent un froid.

Tout d’abord : n’est ce pas un problème alors que les liens de George Soros avec les différents services secrets américains sont fort documentés de travailler avec ses nombreuses filiales en Europe de l’est ? Réponse de Besar Likmeta : « Ces liens n’ont jamais été avérés nous n’en tenons donc pas compte ». Et Soros « ne finance plus rien en Europe de l’est depuis dix ans ».

Ensuite : comment travailler en toute liberté en étant financé par Soros ? Réponse d’Oliver Vujovic : « il n’y a aucune pression des organisations de Soros. Avec cet argent les médias et les ONG peuvent faire effectivement leur travail » (“there is no pressure from Soros organizations. With this money, media and NGOs can actually do their job”). Sans rire.

Texte repris du site de : Ojim.com

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Eric Zemmour : « Donald Trump a dynamité sa propre campagne électorale »

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Donald Trump frappe la Syrie, se brouille avec la Russie mais est aimable avec son homologue chinois. Une politique qui tranche avec sa campagne électorale. Pour Éric Zemmour, paraphrasant Michel Audiard, « un changement, c’est un changement, trois changements, c’est un reniement ».

« En quelques jours, assure l’éditorialiste, le président américain n’a pas seulement atomisé, façon puzzle, une base militaire syrienne, il a aussi dynamité sa propre campagne électorale. »

« Il a agi, pour Eric Zemmour, comme aurait agi Hillary Clinton, qui l’a d’ailleurs félicité. Le candidat de “l’Amérique d’abord“ a rejoué au gendarme du monde. Le républicain iconoclaste a remis les bottes de Bush junior et des néo-conservateurs. Le pourfendeur des médias s’est soumis au diktat émotionnel et compassionnel de ces photos d’enfants morts qu’on arbore à chaque fois qu’on veut manipuler l’opinion. »

Pour lui, « le président qui ne se faisait aucune illusion sur la crédibilité de ses services de renseignement s’est empressé de les croire lorsqu’ils lui ont affirmé que l’attaque chimique contre des civils provenait obligatoirement de l’armée syrienne. Il ne s’est à aucun moment demandé si les rebelles ne disposaient pas, eux aussi, d’armes chimiques. Pourtant en Irak, comme à Alep, en Syrie, les hommes du califat islamique n’ont jamais hésité à faire feu de tout bois. Et dans la bataille pour Mossoul, les civils et les enfants ne sont guère épargnés, y compris par les bombardements de la coalition occidentale. »

La conséquence est que « son grand renversement d’alliance avec la Russie de Poutine a du plomb dans l’aile » :

« Poutine a sous-estimé la puissance des lobbies et de l’establishment washingtonien. En quelques jours, ceux-ci ont raflé la mise. »

« Ils ont obtenu le désaveu de Steve Bannon, son conseiller à la fois le plus cultivé et le plus marqué à droite. Et quand il rencontre le président chinois, Trump ne parle plus de la taxe de 45 % sur les importations chinoises qui faisaient si peur aux géants américains du commerce. Depuis lors, tous ceux qui l’insultaient l’encensent. Trump devrait se méfier du baiser qui tue. »

Retour sur l’attentat islamique en Suède

10/04/2017 – SUEDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Après Paris, après Berlin, Nice, Londres, Saint Pétersbourg et tant d’autres, c’est Stockholm qui cette fois-ci a été la victime d’une nouvelle attaque islamique.

Le déroulé de l’attentat ressemble singulièrement aux attentats de Nice du 14 juillet dernier ou de celui de Berlin en décembre

Vendredi, peu avant 15 h, un terroriste musulman, au volant d’un camion, a foncé dans la foule dans une rue du centre ville de la capitale suédoise. La rue, à proximité d’un grand magasin et de la rue piétonne la plus fréquentée de la ville était bondée. Le bilan est lourd : 4 morts, un Britannique, un Belge et deux Suédois, dont un de 11 ans, ainsi que 15 blessés.

Dès samedi matin, un premier suspect était appréhendé par la police suédoise

Selon les premières informations dont nous disposons, il s’agirait d’un Ouzbek de 39 ans. Il était connu des services de renseignements. Selon un journal local, il avait été suspecté dans une affaire de blanchiment d’argent pour financer l’Etat islamique, mais trop peu de preuves avaient pu être fournies. Le suspect était clandestinement sur le sol suédois. Il avait fait une demande de permis de séjour en 2014, refusé en décembre 2016. Depuis, il avait été sommé de quitter l’Europe. Une sommation non suivie d’acte et qui met une nouvelle fois en lumière le laxisme de la politique migratoire européenne. Un laxisme dont la Suède paye désormais le prix.
Un deuxième suspect a été appréhendé hier.

Les médias de propagande ont une nouvelle fois réussi à présenter la situation de la façon la plus irréaliste

Pour la quasi totalité des journaux français, c’est un, je cite : « Camion fou » qui a foncé sur la foule, oubliant entièrement que le camion n’agissait pas de sa propre volonté. C’est surtout un sentiment d’habitude qui ressort de ce nouvel attentat, comme si les Européens s’étaient accoutumés à ces drames récurrents.

On a par ailleurs appris que la police norvégienne a découvert un engin ressemblant à une bombe dans le centre ville d’Oslo.