Refus de citoyenneté pour une “Américaine” qui avait rejoint l’État islamique

05/03/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Un juge américain a rejeté lundi la demande d’examen en urgence de la citoyenneté d’une jeune femme qui souhaite revenir aux Etats-Unis après avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI) et dont Washington refuse le retour, estimant qu’elle n’est pas américaine.

Le père de la jeune femme demandait l’examen en urgence de sa situation, expliquant que les conditions de sécurité dans le camp étaient insuffisantes pour elle et son enfant âgé de 18 mois.

En fait, c’est une terroriste et nous ne devrions pas faire revenir des terroristes étrangers aux Etats-Unis“, a affirmé à la radio WOC le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, en visite dans l’Iowa.

Nous n’avons pas besoin de ce genre de risque, nous n’avons pas besoin de gens comme elle qui menacent la vie des Américains et des gens de l’Iowa“, a-t-il ajouté.

Successivement mariée à trois combattants de l’EI, tous tués, elle a activement participé à la propagande du groupe sous le pseudonyme de “Oum Jihad“, selon l’organisation Counter Extremism Project.

Elle avait appelé à “faire couler le sang américain” et félicité les auteurs de l’attentat de janvier 2015 contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, qui fait 12 morts.

Elle affirme aujourd’hui avoir été “manipulée” par les recruteurs de l’EI et regretter ses actes (sic) maintenant que le groupe djihadiste a perdu la quasi-totalité des territoires qu’il contrôlait en Syrie et en Irak…


Russia Today propulse les Bobards d’Or à l’international

La cérémonie des Bobards d’Or est un événement en France. Ce rendez-vous annuel, incontournable depuis 10 ans, a réuni plus de 700 personnes au théâtre du Gymnase il y a quelques jours. Mais les Bobards d’Or, c’est également un concept qui s’exporte très bien puisque, malheureusement, les Bobards médiatiques ne sont pas circonscrits à l’hexagone !

Les Bobards d’Or, un concept fait en France qui plaît aux étrangers

Polémia a déjà réalisé un tour de force dont nous ne sommes pas peu fiers : avoir donné à Donald Trump lui-même l’idée d’organiser ses « Fake News Awards » !

Cette année, la cérémonie voyage de nouveau à l’étranger puisque c’est Russia Today qui consacre une vidéo de près de 3 minutes 30 aux Bobards d’Or !

Influence croissante

L’influence de Polémia grandit. Tout d’abord en France, bien entendu.
Libération a d’ailleurs récemment reconnu la qualité de notre travail.

Mais l’influence de Polémia s’étend également à l’international ! Et puisque la lutte contre la caste au pouvoir n’est pas seulement nationale mais mondiale, c’est évidemment un immense motif de satisfaction !

Merci à tous ceux – contributeurs, donateurs, équipes, habitués, simples lecteurs – qui permettent aux idées et aux travaux de Polémia de prospérer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 26 février 2019 et repris du site de Polémia

Gilets jaunes : le bras de fer entre le gouvernement et les manifestants se durcit sur fond de condamnations internationales

27/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La tension est remontée d’un cran ces derniers jours autour des Gilets jaunes. Les tentatives de récupération de la France insoumise agacent comme en témoignent les déclarations de Priscilla Ludosky, à l’origine de la pétition contre l’augmentation des taxes sur le carburant. La libération d’Alexandre Benalla et de son complice Vincent Crase décidée hier par les juges n’est pas de nature à apaiser le climat. Plusieurs ont pointé un deux poids deux mesures de la justice, plus ferme avec le boxeur Dettinger qu’avec le barbouze Benalla.

Le procureur de Paris ravive la polémique des gardes à vue abusives

Franceinfo a révélé ce mardi une note du procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, en date du 12 janvier, destinée aux membres du parquet de Paris. Le procureur demande notamment de privilégier les levées de garde à vue le samedi soir ou le dimanche matin, même si les faits sont ténus et même s’il y a classement sans suite, afin d’empêcher les interpellés de « retourner grossir les rangs des fauteurs de troubles ». Il est aussi préconisé d’inscrire les Gilets jaunes interpellés sur le fichier de traitement des antécédents judiciaires, même si les dossiers les concernant sont classés sans suite.

Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, de son côté, tacle le Gouvernement français…

Dans un mémorandum adressé hier aux autorités françaises, le commissaire les invite à « ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique » et à « suspendre l’usage du lanceur de balle de défense » responsable de graves blessures chez les manifestants. Sans portée juridique, cette note n’en est pas moins embarrassante pour un gouvernement qui fait profession de respecter les droits de l’Homme et les libertés fondamentales.

Et Emmanuel Macron jeta de l’huile sur le feu

Débattant hier avec les élus du Grand Est à l’Élisée, le président a déclaré qu’ « Il faut maintenant dire que lorsqu’on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire », en guise de réponse aux propos du président de la région, Jean Rottner (LR), qui a appelé l’Etat à faire preuve d’autorité. Une phrase qui a fait bondir Benjamin Cauchy (Gilet jaune de Toulouse) qui a rétorqué par média interposé, que « Quand on dénonce l’antisémitisme et qu’en même temps on rapatrie des centaines de Jihadistes, qui est “complice du pire” ? » Signe qu’Emmanuel Macron cristallise les mécontentements : au carnaval de Cologne, il est prévu qu’un char défile sur lequel on aperçoit une statue du président mis à terre par un Gilet jaune pour être conduit à la guillotine.

Manifestation algérienne contre Bouteflika à… Paris

26/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dimanche se sont rassemblés place de la République à Paris des centaines d’Algériens pour manifester contre un éventuel cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

Ce rassemblement donne une idée de l’importance de la communauté algérienne vivant en France. La question se pose de la raison d’être d’une telle manifestation dans la capitale française.

Peut-on imaginer à Alger des centaines de personnes brandissant des drapeaux français ?



Ces droits de l’homme, au service du terrorisme, par Ivan Rioufol

Il existe un fanatisme des droits de l’homme, quand cette idéologie humanitariste est vécue comme une nouvelle religion. Ainsi, rien n’est plus révoltant que la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, qui refuse toujours l’extradition vers l’Algérie d’un terroriste ayant purgé sa peine en France. Depuis sa libération en 2008, Kamel Daoudi est assigné à résidence aux frais de l’Etat. Après avoir été hébergé à Saint-Jean-D’Angely (Charentes Maritimes), il vient d’arriver à Aurillac (Cantal), où depuis plus d’une semaine la République lui offre l’hôtel. Le ministre de l’Intérieur n’a pas jugé utile de prévenir le maire, Pierre Mathonier (PS).

Dans une lettre à Christophe Castaner datée du 19 février, l’élu dénonce “l’attitude dangereuse qui consiste d’un côté à solliciter les maires pour organiser le Grand Débat National afin d’aider à canaliser la colère qui gronde dans le pays, et de l’autre à les mépriser sur certains autres sujets“. Le franco-algérien, naturalisé français en 2001, avait été arrêté la même année en Grande-Bretagne dans le cadre du démantèlement d’une cellule d’Al Qaïda. Il avait précédemment fréquenté un camp d’entrainement en Afghanistan. L’islamiste avait été condamné en France en 2005 à 6 ans de prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, dans le cadre d’un projet d’attentat à la voiture piégée contre l’Ambassade des Etats-Unis à Paris.

Déchu de sa nationalité française en 2002, Daoudi était expulsable depuis sa sortie conditionnelle en 2008. Mais la Cour européenne des droits de l’homme s’est opposée à cette mesure, avec le soutien d’Amnesty International, en prétextant que le terroriste islamiste ne serait pas en sécurité en Algérie. Peu importe la sécurité des Français…

Une fois de plus, les droits de l’homme pris à la lettre montrent leur absurdité, quand ils en viennent à privilégier des personnages dangereux au détriment du droit des citoyens à vivre en paix dans leur pays. Il suffit d’observer l’empressement des islamistes à se réclamer opportunément de ces valeurs occidentales pour comprendre l’instrumentalisation qu’ils en font dans leur stratégie de conquête. C’est en application de ces mêmes principes, qui récusent toute différence entre les peuples et les nations, que les Européens béats courent le risque de lentement s’effacer au profit d’autres peuples et d’autres nations n’ayant cure d’appliquer ces comportements angéliques en retour.

Aussi serait-il temps pour les Occidentaux, à commencer par les dirigeants français, de cesser de s’admirer le nombril. Ce que les belles âmes voient comme une supériorité morale quand elles défendent les droits de l’homme n’est souvent qu’une puérile naïveté, sinon une haine de soi. La Cour européenne des droits de l’homme n’a pas à ériger sa morale en dogme. Alors que la France est confrontée à une envolée de l’antisémitisme islamique, alors que le gouvernement s’apprête à accueillir plus d’une centaine de djihadistes français venus de Syrie avec femmes et enfants, alors que la jeunesse algérienne est prête à franchir la Méditerranée pour fuir le régime fantomatique d’Abdelaziz Bouteflika, le pouvoir ne peut se contenter d’en appeler aux droits de l’homme pour plaire à la galerie. Cette nouvelle religion, appliquée sans discernement, lui lie les mains. La France doit dire son fait à cette Cour européenne, cheval de Troie des ennemis des droits de l’homme.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 février 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ces deux femmes “belges” racontent leur vie sous Daesh. Pour espérer revenir en Europe ?

25/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le nord de la Syrie les civils et partisans de Daesh ont été répartis dans trois camps, après la reprise de la région par les Kurdes.

Parmi eux, deux femmes ont raconté à BFMTV à quoi ressemblait leur quotidien sous Daesh.

Fatima est tout juste majeure quand elle décide de quitter la Belgique pour la Syrie afin de rejoindre sa grande soeur à Raqqa. Elle dit avoir, au début, mené “une vie tranquille” dans laquelle elle peut porter le Niqab et vivre son islam. Mais aujourd’hui, alors que Daesch est sur sa fin, elle semble regretter son choix… pour espérer revenir en Europe… et promouvoir l’islam radical chez nous ?


femmes-djihadistes

L’Allemagne se montre réticente face au retour de ses djihadistes

22/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Donald Trump a beau tweeter frénétiquement, les Allemands ne l’entendent pas de cette oreille. Le président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre les mesures nécessaires au rapatriement des djihadistes capturés par les troupes au sol de la coalition.
Les djihadistes seraient relativement nombreux, environ 800 si l’on en croit le compte Twitter du locataire de la Maison-Blanche. Mais si Donald Trump n’hésite pas à les qualifier de « fighters », de combattants, la réalité est sans doute plus complexe : il y a parmi eux nombre de femmes et d’enfants dont les cas posent un problème épineux aux Etats européens.

Une réaction unie de l’Allemagne face à ce retour

De l’autre côté du Rhin, la ministre de la Défense d’Allemagne n’a pas hésité à prendre parti : les ressortissants allemands capturés en Syrie doivent être jugés sur place. Elle estime en effet que les djihadistes, une fois rapatriés, n’auraient pas de mal à échapper à la justice : la question du djihad est juridiquement très complexe à caractériser. Pas de preuve matérielle, pas de témoins … Tandis que sur place, les autorités syriennes disposent de tous les éléments à charge. La ministre des Affaires étrangères allemande a soutenu cette réaction confirmant les difficultés engendrées par de telles démarches.

À Damas, Bachar el-Assad doit regarder avec beaucoup d’amusement ce spectacle. Les pays occidentaux ont voulu sous-traiter aux Kurdes les combats contre Daech et finalement ne récoltent aujourd’hui que la monnaie de leur pièce.

Qu’en est-il de la France sur ce sujet ?

Ainsi, parmi les 150 djihadistes que la France est censée rapatrier prochainement, on compte à peine 50 hommes. Pourtant selon des interviews rapportés par BFMTV ces femmes djihadistes sont loin de regretter leur choix ainsi que la barbarie qu’elles voient perpétrer. Un responsable du camp de Syrie dénonce que « Même si elles disent aujourd’hui ne plus être avec Daech, la plupart continuent d’avoir une pratique extrémistes de la religion musulmane. Qui seront prêtes à tout sacrifice pour que l’Islam prospère à nouveau. »

Québec – la culture québécoise compromise par l’immigration ?

19/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Canada est connu pour être un pays très ouvert, puisqu’il accueille des milliers d’immigrés clandestins chaque année. Cependant, le gouvernement de François Legault, Premier ministre du Québec, souhaite réduire leur nombre de 20%, car ceux-ci ne s’intégreraient pas assez à la culture du pays. Selon le Code Québec, ouvrage qui dresse un portrait sociologique des grandes caractéristiques qui définissent le peuple québécois, 71% des comportements des Québécois sont similaires à ceux de tout autre Canadien, mais ce sont les 29% restants qui font que la société québécoise est unique.

En matière d’immigration, les gouvernements du Québec et du Canada se partagent les responsabilités.

Le Québec doit, par exemple, assurer les services relatifs à l’accueil et l’intégration linguistique et socio-économique des immigrants, ceux-ci représentant 13% de la population totale du Québec. C’est une population plutôt jeune et mixte, avec plus de 70% des personnes âgées de moins de 35 ans. Trois pays d’origine se démarquent pour ces nouveaux habitants : 10,4% des immigrés proviennent de la Syrie, 8,7% de la France et 8,6% de la Chine. Le fait que beaucoup d’immigrés ne soient pas francisés contribue à la dégradation de leur réputation auprès des populations natives. Sur la période de 2005 à 2014, le Québec compte un peu plus de 367.000 immigrés. Parmi eux, 63% connaissent le français dont 28% le parlent couramment. Ainsi, Montréal est devenue une métropole multiculturelle car plus de 80% des immigrants s’installent dans la région.

Chute annoncée du « califat » de l’EI en Syrie : un simple épisode d’une guerre sans fin, par Franck Deletraz

Si la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et la plupart de ses alliés occidentaux se félicitent depuis plusieurs jours déjà de la « fin imminente » du « califat » de l’EI en Syrie, nous commettrions une grave erreur d’appréciation en pensant que ce conflit est non seulement terminé mais surtout gagné. De par sa nature et celle de notre ennemi, la faculté qu’a ce dernier à « disparaître » pour frapper à nouveau là où l’on ne l’attend pas, ses innombrables relais et bases arrière dans le monde entier, et notamment en Europe, tout porte à croire, au contraire, que la guerre de l’Occident contre la barbarie islamiste, à l’instar de celle du Bien contre le Mal, n’en finira jamais vraiment.

« Victoire tactique » mais « défaite stratégique »

Alors que les combats continuaient de faire rage dans Baghouz, dernier réduit officiel de Daech en Syrie, un commandant des FDS indiquait encore samedi que « la victoire sera annoncée dans quelques jours ». Or, tous les services de renseignement savent parfaitement que les djihadistes de l’EI ont, depuis longtemps déjà, minutieusement organisé leur retour à la clandestinité. C’est d’ailleurs là l’une des très justes observations faites récemment par le colonel Legrier, commandant de la Task Force Wagram, dans une tribune publiée par la Revue de la Défense nationale, dans laquelle il parle d’une victoire « tactique » de la coalition, mais d’une « défaite stratégique ». En effet, explique-t-il, « l’ennemi » n’a « pas été autant [détruit] qu’on a bien voulu le faire croire », et il n’a pas été atteint dans « son moral et sa volonté de combattre » puisqu’il a « déployé jusqu’au bout une combativité inébranlable ». En outre, poursuit le colonel Legrier, la « défaite devenue inéluctable, il s’est exfiltré vers des zones refuges pour poursuivre la lutte en mode insurrectionnel, ne laissant sur place qu’une poignée de combattants étrangers ».

Comment importer une guerre chez soi

Des combattants notamment « français » qui, faits prisonniers, continuent de bénéficier de la générosité suicidaire de notre pays. Ainsi, rappelons-le, alors que ces assassins ont pris les armes contre nos soldats, notre gouvernement, craignant de les voir tomber aux mains des autorités irakiennes qui n’hésitent pas à fusiller, se démène aujourd’hui pour obtenir leur rapatriement en France où, nous promet le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, « ils seront tous judiciarisés, et incarcérés » dès leur arrivée. Au total, cela représenterait pas moins de 150 individus, dont 90 mineurs, pour la plupart tellement endoctrinés que certains experts les jugent « irrécupérables »… De quoi améliorer la situation en France où, comme l’a annoncé jeudi Nicole Belloubet, une trentaine de détenus, condamnés pour des liens avec le djihadisme et ayant séjourné dans la zone syro-irakienne, seront libérés en 2019. Evénement pourtant décrit par François Molins, ex-procureur de la République de Paris, comme constituant « un risque majeur » pour la sécurité de notre pays.

Bref, une situation tellement ubuesque que l’on en vient aujourd’hui à se demander si l’Etat est à ce point stupide qu’il ne voit pas qu’il creuse aujourd’hui notre tombe.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 février 2019

Sahel, bien identifier l’ennemi, par Bernard Lugan

Qui sont les GAT (groupes armés terroristes) sahéliens que combattent nos forces ?

– Des jihadistes animés par des motifs religieux ?
– Des trafiquants utilisant le jihadisme pour brouiller les pistes ?
– Des militants porteurs de revendications ethniques, sociales ou politiques revêtues du voile religieux ?
– Des combattants « multi-cartes » pouvant être les trois à la fois selon les circonstances et les opportunités ?

Pour nos Armées, la réponse à ces interrogations est évidemment essentielle. Etant bien entendu que les tendances lourdes, à savoir la démographie, l’opposition ethno-raciale nord-sud et la question de l’ethno-mathématique électorale ne pourront pas être réglées par leur intervention.

Placées à la confluence de l’islamisme, de la contrebande, des rivalités ethniques et des luttes pour le contrôle de territoires ou des ressources, nos forces percutent régulièrement les constantes et les dynamiques locales. Leur action s’inscrit donc dans une nébuleuse à l’intérieur de laquelle tout classement géométrique « à l’européenne » est une illusion, et plus encore, un danger.

Comment en serait-il autrement tant la réalité du terrain est faite d’alliances pragmatiques et ponctuelles, de loyautés mouvantes et d’allégeances conjoncturelles dont les véritables objectifs ne sont en réalité, et contrairement à ce qui est constamment affirmé, qu’accessoirement religieux ?

Face à ce brouillard, mettre par principe une étiquette « jihadiste » ou « GAT », sur tous ceux qui n’entrent pas dans les classifications définies à Paris est une facilité. Elle aboutit à désigner un « ennemi de confort », ce qui revient à éluder les questions complexes que nos états-majors n’ont que quelques mois pour appréhender avant leur projection.

Un exemple : considérer comme jihadiste l’actuelle alliance de circonstance nouée entre orpailleurs, trafiquants et irrédentistes toubou dans la région de Miski-Kouri Bougoudi dans le nord du Tchad pourrait avoir trois conséquences désastreuses :

1) Favoriser la coagulation de groupes aux intérêts contradictoires alors que la priorité est à leur division.

2) Permettre aux jihadistes d’entrer dans le jeu en proposant leur soutien au « comité d’autodéfense » actuellement ciblé par l’armée tchadienne, alors que tout devrait être fait pour assurer le confinement du conflit.

3) Provoquer la déstabilisation de l’irrédentiste Tibesti, région au contact du puzzle tribalo-politique de Libye et des zones Toubou du nord-est du Niger, alors que l’urgence est d’éviter l’embrasement régional.

L’approfondissement de la connaissance des dynamiques locales est donc une priorité pour nos Armées. Tant à Coëtquidan qu’à l’Ecole de Guerre et au niveau le plus élevé du commandement.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Rapatriement des djihadistes – Alexandre del Valle : « Nos démocraties sont structurellement incapables de mettre hors d’état de nuire des psychopathes »

Le rapatriement des 150 djihadistes de nationalité française depuis le Proche-Orient fait débat. Dans l’intérêt national, vaut-il mieux les laisser sur place ou les avoir sous contrôle en France ? Éléments de réflexion par Alexandre del Valle.

Si on ne rapatrie pas ces djihadistes, quel sera leur sort sur place ?

Si on les laisse sur place, il y a plusieurs possibilités. Ils peuvent rejoindre d’autres lieux de djihad, être exécutés, mais la plus grande probabilité est qu’ils soient relâchés à un moment ou à un autre. De la part des Kurdes ou des Syriens, il y a une volonté de punir l’Occident soit d’avoir été contre le régime syrien, soit d’avoir lâché les Kurdes.

Donc il y a de grandes chances – d’aucuns diraient malchance – que la plupart ne soit pas tués, se retrouvent dans la nature et fassent des petits. D’un autre côté, sur la masse de djihadistes qu’il y a dans ces pays, ça ne change pas grand-chose au niveau local et international. Mais ils peuvent aussi rejoindre des lieux où se préparent des attentats en Europe.

Comme ils sont européens, il est facile avec de faux papiers d’identité de passer parmi les flux de réfugiés clandestins, puis de passer inaperçus une fois sur le sol européen.

Dans ces conditions, la solution la plus sûre pourrait-elle être de les rapatrier et les mettre entre quatre murs ?

Regardons le cas des terroristes italiens d’extrême gauche. Alors qu’ils étaient condamnés à perpétuité en Italie, ils ont ouvert le champagne à Paris, une maison d’édition à Bordeaux, et travaillent comme plagistes au Brésil ou au Mexique. Le problème de nos démocraties c’est qu’un criminel, même lorsqu’il a tué une petite fille, reste rarement plus de quinze ou vingt ans en prison.

Le djihadiste moyen dont on parle a la vingtaine. À quarante ans, cinquante ans maximum, il peut être en grande forme s’il a fait du sport en prison. Il peut avoir encore vingt ans d’activité, au moins dix quand il sera relâché.

Dans nos démocraties, il n’existe plus de prison à vie. À part pour le patron de la Causa Nostra, Toto Rina, qui est resté à vie, il n’y a plus beaucoup de cas où les détenus restent à vie en prison. C’est pratiquement impossible.

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Retour des djihadistes : une compassion mortelle ?

Le retour des djihadistes en France est un sujet sensible qui déchaîne les passions. Nous partageons avec nos lecteurs l’avis de Pierre Boisguilbert. Si le texte qui suit est parfois dur, il traduit néanmoins une vision qu’il est nécessaire d’entendre et de comprendre.

Décidément, nos dirigeants sont prisonniers de leur idéologie et se révèlent incapables d’assumer notre sécurité. Ainsi, le même ministre qui tire sans états d’âmes sur les gilets jaunes tombe-t-il dans le compassionnel dès qu’on évoque le retour des islamistes qui avaient rejoint Daesh en Syrie : « Ce sont d’abord des Français avant d’être des djihadistes. » Répression étatique pour les uns, protection nationale pour les autres.

La fake news de Belloubet sur « les enfants »

Les bras armés d’un califat criminel ont choisi comme patrie celle de l’islamisme radical. Leur nationalité est devenue leur vision de la religion musulmane. Leur patrie, c’est la charia. Ils n’ont plus aucun droit à la nôtre. Ils doivent être punis là où ils ont sévi, en leur chère terre d’islam. Tout le reste n’est qu’arguties juridiques autour d’un état de droit obsolète. On met en avant les femmes et les enfants. Les femmes sont souvent les pires. Les enfants bien sûr n’y peuvent rien. On peut envisager avec les autorités sur place le cas par cas.

On verra bien si, comme le prétend après coup le garde des Sceaux Nicole Belloubet, les « revenants » concernés « sont principalement des enfants ». « Nous pensons qu’à peu près à 75 %, ce serait des enfants de moins de sept ans », a-t-elle affirmé, tout en se disant incapable de préciser à ce stade le nombre total de ressortissants français concernés. Les enfants, c’est facile pour émouvoir et justifier un virage radical, au détriment du principe de précaution pour une fois totalement justifié.

Le ministre de la Justice a confirmé au passage un changement de doctrine de Paris, qui estimait jusqu’à récemment que les djihadistes français devaient être jugés par les autorités locales.

« Au moment où je vous parle, rien n’est certain, évidemment. Mais ce n’est plus le seul scénario et il va de soi que si les Français qui sont détenus par les Kurdes devaient être remis en liberté, expulsés, nous avons, je crois, collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu’ils deviennent plutôt que de les laisser libre sans savoir où ils sont », a précisé Mme Belloubet

Voila donc l’argument pour cacher la compassion vis-à-vis des terroristes musulmans. On laissera y répondre le très lisse Gilles Kepel : « Les contribuables n’ont pas particulièrement vocation à faire en sorte que des djihadistes qui voulaient les tuer soient nourris, logés, blanchis et au chaud », convient le politologue. Dès lors, tout dépend de la manière dont la France va gérer ce retour, en particulier dans le milieu carcéral. « Aujourd’hui, on a déjà plusieurs centaines djihadistes en prison, et on ne sait pas très bien quoi en faire. Pendant toute une époque, ils ont été dispersés parmi les détenus de droit commun et se sont livrés à un prosélytisme très important. Puis l’administration les a regroupés dans des unités dédiées, qui sont devenues des sortes d’ENA du djihad. Aujourd’hui, cette idéologie reste très présente dans les prisons françaises », avertit Kepel.

Dès lors, selon lui, l’arrivée de ces nouveaux contingents de djihadistes venus de Syrie, « qui sont les durs des durs » et sont donc « auréolés de gloire » dans le milieu islamiste, est un « facteur de déstabilisation qui nécessite une prise en compte importante de la part de l’administration pénitentiaire, et une réflexion de la justice. Or, pour l’instant, on n’est pas tout à fait au point », confie-t-il.

C’est le moins qu’on puisse dire !

Le cas du Maroc

Quand aux binationaux, on pourrait demander un avis circonstancié aux marocains, les plus concernés. Le nombre de Marocains dans les rangs de groupes djihadistes en Irak et en Syrie était estimé en 2015 à plus de 1 600. Beaucoup sont tombés sous les balles de la coalition, mais d’autres sont de retour dans leur pays. Le Maroc a déjà interpellé et traduit devant la justice plus de 200 de ces « revenants », beaucoup d’autres étant « tombés dans des opérations kamikazes ou ont été abattus par les forces de coalition, certains ayant pris la fuite vers d’autres pays », a précisé le patron de l’Antiterrorisme marocain Abdelhak Khiam, qui met également en avant le rôle de son pays dans la coopération internationale contre le terrorisme. « Grâce à nos services de renseignement, des attentats ont été déjoués en France, Belgique, Allemagne, Angleterre, Danemark, Italie et Espagne », assure-t-il, sans fournir plus de détails. Mais il peut y avoir des « lacunes », admet-il. Comme pour les attaques perpétrées en mars 2018 à Carcassonne, dans le sud de la France, par un Franco-Marocain fiché, Radouane Lakdim, l’assassin du colonel Beltrame. M.Khiam regrette que les « services marocains n’aient pas été informés (…) alors que Lakdim venait de temps en temps rendre visite à sa famille dans son pays d’origine », le Maroc. « Si des binationaux sont suspectés d’appartenir à des mouvances extrémistes, le plus simple est de le signaler au pays d’origine », affirme-t-il.

Justement, ne serait-il pas aussi pertinent de se concerter avec les pays d’origine sur le sort à réserver à ces « revenants » demander si ils les acceptent sur leur sol ou alors déchus de leur nationalité française de papier les laisser sur place. Mais on devine déjà la réponse des gouvernements de ces pays : « Ils ont voulu y aller, qu’ils y restent avec celles qui ont décidé de les accompagner et d’y procréer, comme les y exhortaient les imams, des « lionceaux du Califat » dont certains ont déjà été entraînés au djihad et nourris de haine anti-occidentale. »

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Retour des djihadistes : Jean-Paul Garaud dénonce les « mensonges » du gouvernement

11/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans une vidéo diffusée la semaine dernière, le magistrat Jean-Paul Garaud, candidat du Rassemblement national aux européennes de 2019, déclare :

Pour nous rassurer, le ministre de l’Intérieur indique que ces terroristes seront placés en détention. Placés en détention ? Mais ce n’est pas le ministre qui choisit.
Ce sont les juges, et les juges décident en fonction d’un dossier. Où est le dossier ? Ces personnes ont commis des crimes à l’étranger, en Syrie. On n’en connaît pas le détail. Aucun officier de police judiciaire n’est allé enquêter là-bas ! Des dossiers, il n’y en a pas, et donc il sera impossible de placer ces gens-là en détention, sauf à trouver une incrimination « fourre-tout » qui volera en éclats devant la cour de cassation ou devant la cour européenne des droits de l’homme. C’est donc un mensonge et une hypocrisie de nous faire croire qu’on va mieux les contrôler en les faisant rentrer en France.

SOS Méditerranée au service de l’immigrationnisme : Des côtes libyennes… aux salles de classe

Nous avons encore à l’esprit « l’odyssée » de l’Aquarius. Ce bateau affrété officiellement pour secourir les migrants en mer qui, en fait, facilitait le travail des trafiquants de chair humaine. Djihadistes ou criminels de droit commun, ceux-ci pouvaient, l’esprit tranquille, envoyer des coquilles de noix bourrées de pauvres hères qu’ils avaient auparavant dépouillés (voire violés) en étant assurés que leurs victimes seraient recueillies avant même d’avoir perdu de vue les côtes libyennes. Ce qui permettait d’économiser sur le carburant et de ne pas se soucier trop de la flottabilité du rafiot. Tant qu’ils pouvaient parcourir les quelques milles sur l’Aquarius avec une certaine chance de ne pas couler avant, tout allait bien pour eux. Sans compter que le service du navire « humanitaire » était gratuit et permettait de mieux faire miroiter le rêve de l’eldorado européen aux alouettes migrantes. Ayant perdu son pavillon, le bateau a cessé ses opérations de convoyage d’immigrés.

Mais l’association qui l’affrétait continue, elle, ses activités, et pas seulement maritimes.

Le 23 novembre 2018, un arrêté du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, paru au Bulletin officiel de l’Éducation nationale le 31 janvier 2019, a donné à cette association un « agrément national » au titre des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public. Cela signifie que cette association pourra intervenir dans n’importe quel établissement scolaire pour diffuser sa propagande en faveur de l’immigration.

L’arrêté considère que SOS Méditerranée « répond à un objet d’intérêt général ». On se demande bien lequel, surtout quand on lit dans son rapport annuel une critique de l’accord de lutte contre le trafic illégal de migrants signé entre les gouvernements italien et libyen et approuvé par l’Union européenne. Donc par le gouvernement français, en charge (du moins théoriquement) de l’intérêt général. Le ministre de l’Éducation nationale aurait-il une conception de l’intérêt général différente de celle du président de la République ?

On peut douter que les interventions des militants de SOS Méditerranée améliorent les connaissances géographiques des élèves, eux qui semblent placer la haute mer à quelques centaines de mètres du rivage et le port le plus proche de la Libye sur les côtes italiennes, voire espagnoles, plutôt qu’en Tunisie. Entre l’instruction et la propagande, l’école de la République a choisi depuis longtemps.

Henri Tuttle

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La disparition programmée du traité FNI

07/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 2 février dernier, les États-Unis et la Russie annonçaient la suspension de leurs obligations mutuelles dans le cadre du traité sur les Forces Nucléaires de portée Intermédiaire (FNI), héritage de la Guerre Froide. Signé en 1987, bilatéral, il interdisait en effet à ses signataires de tester, produire et déployer des missiles sol-sol de portée comprise entre 500 et 5500 km. Au delà de la rivalité qui oppose la Russie aux États-Unis, il faut y voir un élément supplémentaire dans le pivot américain vis-à-vis de la Chine, dont les grands perdants pourraient être les Européens.

La Russie, bouc émissaire du pivot Asie-Pacifique américain ?

On peut reprocher à Moscou son manque de transparence dans le différent qui l’oppose aux Etats-Unis à propos du traité FNI. Depuis 2014, ces derniers accusent la Russie de violer ses engagements en développant un missile de portée supérieure à 500 km. Ce que Moscou dément sans en apporter la preuve. C’est que depuis le retrait américain en 2002 du traité ABM visant à limiter la défense antimissile, les Américains ont mit en place en Europe et en Asie un bouclier antimissile complet (système THAAD), capable d’intercepter d’éventuelles frappes ennemies. Ce système qui réduit la force de la dissuasion nucléaire remet en question tout l’équilibre sécuritaire international, et ne pouvait qu’inciter Moscou et Pékin à lui trouver une parade. En octobre 2018 lorsqu’il a annoncé la volonté américaine de se retirer du traité FNI, le président Trump n’a pas manqué de mentionner la Chine, qui pourtant n’est pas partie à ce traité bilatéral. Pour Corentin Brustlein, chercheur à l’IFRI, « Tout porte à croire qu’il s’agit moins pour les États-Unis d’user de la menace de retrait pour sauver le traité que de se libérer d’une contrainte qui les handicape militairement face à la Chine ».

Quel avenir pour l’Europe ?

Avec la disparition de ce traité, l’architecture de maîtrise des capacités nucléaires, héritée de la Guerre Froide est réduite à peau de chagrin. Il n’en reste que le traité New Start, sur les armements stratégiques longue portée, censé expirer en 2021. Alors que les pays modernisent leurs arsenaux nucléaires, et que ce traité permettrait de « conserver un minimum de transparence réciproque », les Etats-Unis s’interrogent sur la pertinence d’un renouvellement de ce traité pour cinq ans. La disparition à venir de ce traité engage un futur incertain pour l’Europe. La Russie est désormais libre de renforcer ses capacités balistiques, ce qu’elle n’a pas manqué de faire savoir le 5 février. Si la France est en mesure d’assurer sa propre dissuasion, ce n’est pas le cas de ses voisins. Quelle nouvelle architecture ? Quels moyens sur le continent ? Autant de questions relatives à la nouvelle posture à adopter qui ne manqueront pas de diviser les pays européens.