Crises sanitaires et folies idéologiques, par Jean-Yves Le Gallou

Au cours des 40 dernières années, la France a fait face à trois grandes crises sanitaires : l’affaire du sang contaminé, la canicule et le Coronavirus. À chaque fois, il a fallu faire face aux aléas de la nature : un virus qui apparaît ou qui mute, un été particulièrement chaud, etc. Ces aléas de la nature sont inévitables. Mais il faut leur opposer la réponse la plus adaptée. Et, en France, le conformisme idéologique domine et interdit justement toute réponse adaptée.

Le sang contaminé par le virus du sida a tué des milliers de transfusés et des milliers d’hémophiles. Cela n’a été possible que parce que les autorités ont différé le dépistage du sida chez les donneurs de sang. Et qu’au nom de la lutte contre les « discriminations », les prélèvements de sang dans les prisons ont continué à être encouragés jusqu’à la fin des années 1980. Or, compte tenu de la promiscuité et des violences homosexuelles au sein des prisons, beaucoup de donneurs étaient contaminés. C’est pourtant délibérément que le CNTS et le ministère de la justice ont poursuivi ces prélèvements jusqu’en 1988.

La canicule a tué près de 20 000 personnes en 1983, dans l’ensemble proches de leur fin de vie. Mais les autorités sanitaires n’ont rien vu venir et ont tardé à réagir. Pour une raison simple : toute la communication gouvernementale était alors centrée sur la pollution et ses risques. Et non sur les conséquences de la chaleur pour les personnes âgées et les dangers de la déshydratation.

Le Coronavirus touche plus de monde et tue davantage au sein de l’Union européenne qu’à Singapour, Hong Kong, Formose, la Corée du Sud ou le Japon… Cela pour une raison évidente : ces pays ont immédiatement contrôlé, sinon fermé, leurs frontières, ont mis en place des dépistages étendus et ont imposé des quarantaines, massives ou ciblées. Les pays de l’Union européenne ne se sont résolus à ces mesures que trop tard et après que le virus se soit déjà implanté chez eux !
Une attitude idéologique irresponsable, justifiée par les ministres et les médias par un argument stupide selon lequel « le virus n’a pas de passeport » : certes, mais ceux qui le véhiculent si.

C’est moins la nature qui tue que l’idéologie politiquement correcte des grands partis politiques et des MMS (Média Main Stream).

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Michel Taube : « Cette crise est sidérante – Le coronavirus est en partie un prétexte pour régler d’autres comptes »

18/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Macron et Trump se sont exprimés sur le coronavirus dans des allocutions solennelles. Alors que la situation sanitaire évolue rapidement, cette crise est aussi le terrain d’affrontement d’enjeux économiques et financiers.

Décryptage de Michel Taube, rédacteur en chef du site d’information Opinion internationale, au micro de Rachel Marsden.


Crise du Coronavirus – Philippe Béchade : «Nous venons de changer de monde»

17/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
RT France a diffusé cet entretien avec Philippe Béchade, rédacteur en chef de La Bourse au quotidien, membre des Econoclastes.

Il fait le point sur la situation économique mondiale, après une nouvelle journée noire sur les grandes places boursières. Il juge que le monde est entré dans une nouvelle phase historique, qui devrait secouer profondément les structures d’échange.

Il estime que les mesures de sauvetage de cette crise devraient inclure notamment «l’hélicoptère monétaire», une aide directe aux victimes de la crise économique inédite à une grande échelle, afin de relancer une économie dévastée par ce krach sans précédent.


Coronavirus, Waterloo de la mondialisation?

L’épidémie et sa propagation mondiale rapide questionnent notre modèle et l’idéologie sans-frontiériste. À l’instar du Canadien Justin Trudeau, les dirigeants apôtres du mondialisme semblent largués. En France, l’extrême gauche se réjouit.

Retour des frontières, isolationnisme et suspension de certaines libertés : partout ou presque, le coronavirus aura produit un rapide et puissant retour du politique que peu d’observateurs auraient pu anticiper. La souveraineté est subitement revenue en force : l’État aurait finalement encore un rôle à jouer dans la régulation de la société.

Sa fonction ne serait pas seulement d’arbitrer l’entrechoquement des droits individuels, mais aussi de protéger des populations qui se retournent vers lui quand elles se sentent impuissantes.

Le coronavirus pourrait vraiment être le Waterloo de la mondialisation. Du moins d’une phase intensive, extrême de ce phénomène. Débutée en 1492, la mondialisation a quelque chose d’irréversible – les pays ne reviendront jamais à la pleine autarcie –, mais il n’est plus inconcevable qu’elle revienne un peu sur ses pas pour enfin trouver un point d’équilibre. Comment les Italiens peuvent-ils accepter qu’un virus né dans un obscur marché chinois puisse faire chez eux des centaines de morts, pays où l’on mange des pâtes et non des chauvesouris et des pangolins ? Plus jamais les peuples ne consentiront sans résistance à ce que des réalités aussi lointaines ne deviennent aussi proches.

Le cauchemar des “multiculturalistes”

Au Canada, le coronavirus fait voler en éclats les grands rêves de fraternité mondiale de l’élite multiculturaliste, à commencer par ceux du Premier ministre Justin Trudeau, dont le leadership se révèle inexistant. Refusant toujours de fermer les frontières nationales, le petit prince boréal est paralysé par son idéologie, incapable de sortir de son paradigme gnangnan. Finalement, le monde pourrait parfois représenter une menace, l’humanité ne serait pas toujours une belle et grande communauté avec laquelle échanger. Les peuples sont d’accord pour faire du commerce, mais pas pour subir les désastres causés par les pratiques insolites de masses exotiques. La mondialisation nous a fait croire que nous étions unis, mais cette union n’a en réalité jamais tellement dépassé le stade économique.

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Coronavirus – Le séisme idéologique, par Maxime Tandonnet

Les événements que nous vivons annoncent un tournant moral, idéologique, intellectuel, un bouleversement des mentalités, comme il en survient tous les demi-siècles ou tiers de siècle.

Aujourd’hui, il est ouvertement question de 70% de la population contaminée, mais aussi de prédictions faisant état de 300 à 500 000 morts (sinon plus), d’une calamité comparable à une guerre, à la débâcle de 1940. Depuis 24 heures – notamment le passage emblématique au stade 3 de l’épidémie – un climat de fin du monde s’est abattu soudain sur le pays.

Ce traumatisme infini, qui est en train de surpasser celui des attentats de Toulouse, de Charlie et du magasin casher, du Bataclan et de Nice (260 tués), ouvre la porte d’une révolution radicale dans l’ordre des idées.

Demain matin, plus rien ne sera comme avant :

– La crise économique qui vient s’annonce dramatique: une vague de chômage, sans commune mesure avec celle de 2008, consécutive à l’arrêt complet de la vie économique et sociale, s’apprête à ravager la France et toute l’Europe, de gigantesques déficits publics et explosion des dettes en résulteront compromettant, de toute évidence, la survie de l’euro.

– La fin de la mondialisation bienheureuse, du monde sans frontière, de l’individualisme roi et du culte de l’argent, au cœur de l’idéologie dominante depuis les années 1990. La tragédie actuelle, venue du fond de la Chine, sera toujours perçue comme l’aboutissement ultime de l’idéal de globalisation.

– L’écroulement du projet européen: cette crise a démontré jusqu’à la caricature la faillite de la solidarité européenne, à l’image d’une Union européenne inexistante, d’une Italie abandonnée à son triste sort, de la course à l’isolement et des fermetures de frontières.

– La fin de l’idéologie ultra-libérale et anti-Etat, au regard de l’affaiblissement des capacités médicales et hospitalières, produit de plusieurs décennies de restrictions budgétaires drastiques: la grande terreur qui submerge en ce moment la France tient à la perspective d’une saturation des capacités de soins – à l’image de l’Italie ou du grand Est – autant qu’à la gravité de la maladie.

– Une violente et brutale aggravation du malaise démocratique. Après les élections présidentielles et législatives de 2017 biaisées par le scandale, le premier grand scrutin national de ce quinquennat vient à son tour de sombrer dans le chaos – voire le doute quant à sa légitimité. Qui peut croire, que les votes prochains, ceux de 2022, ont la moindre chance de se dérouler dans une atmosphère digne de la démocratie ?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le véritable objectif d’Erdogan en Syrie, par Jean-Gilles Malliarakis

À l’instar de ses alliés Frères musulmans, le président désormais tout puissant de la ci-devant démocratie turque se pose avec habileté en défenseur des droits de l’Homme et des libertés. Cela peut se comprendre dans certains pays de traditions dictatoriales. Jusqu’aux printemps arabes de 2011 régnaient des régimes à partis uniques plus ou moins laïcistes, comme en Tunisie, en Irak ou en Égypte.

Bien différente était la situation de la Turquie. Ce pays jouissait, depuis 1946, d’un statut certes chaotique, mais infiniment plus libéral. De façon très claire sa réforme constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017 lui confère des pouvoirs sans commune mesure avec ceux d’une démocratie présidentielle.

Néanmoins la naïveté internationale sans limites prend au sérieux le rôle qu’il prétend jouer de lutte contre le régime baasiste de Damas. Violant ouvertement la souveraineté de la Syrie voisine, il justifie son intervention militaire aux côtés de rebelles, essentiellement islamistes, en invoquant les droits qu’il muselle chez lui.

Cette tartufferie échappe de moins en moins aux responsables européens. Mais il semble que le but de ses agissements échappe encore à l’intelligence de nos technocrates.

Sans doute doit-on se féliciter des réactions indignées, dans divers pays de l’Union européenne, dénonçant le chantage turc à l’invasion migratoire. On ne peut qu’approuver ainsi celle de M. Le Drian. Le ministre français des affaires étrangères a en effet déclaré à la tribune de l’Assemblée nationale ce 3 mars : “l’usage par la Turquie des migrants comme moyen de pression et de chantage sur l’Europe est absolument inacceptable“.

On doit souligner aussi la nouveauté d’une solidarité, affirmée dans la défense des frontières européennes, aussi bien par Charles Michel que par Mme von der Leyen au nom de la Commission. Cette avancée géopolitique nécessaire doit être saluée.

Ne doutons pas cependant que le politiquement-islamiquement correct n’en restera pas là. Dès le premier jour après avoir lui-même déclenché la ruée vers l’Europe de milliers d’immigrants illégaux, Erdogan et son dévoué ministre Cavutoglu agitaient, avec beaucoup de conviction maintenant, le drapeau des droits de l’Homme.

Remarquons qu’ils ont très rapidement été relayés par nos moyens de désinformation. Le message hypocrite prétend faire honte aux habitants pacifiques des îles de la mer Égée qui, submergés et exaspérés, osent réagir contre ces réfugiés vrais ou faux, qu’ils ont accueillis ou supportés en surnombre depuis 5 ans. Les gens des fameuses “ONG” subventionnaires se montrent plus arrogants encore.

Mais le fond du sujet, l’objectif réel que poursuit le président turc, ne doit pas être dissimulé. C’est là que réside la cause de ces évènements et des interventions de la Turquie chez sa voisine méridionale, État souverain qui ne fait plus, depuis bientôt un siècle partie de l’Empire ottoman.

Le 26 février Recep Tayyip Erdogan s’exprimait devant le Türkiye Büyük Millet Meclisi, le parlement d’Ankara. Il affirmait ce jour-là, sur le ton agressif qu’on lui connaît, avoir dit à son allié d’hier Poutine, ennemi d’avant-hier, rival d’aujourd’hui et adversaire probable de demain : “Ôtez-vous de notre chemin” en Syrie.

Quel chemin ? Vers quel but ?

Le lendemain 27 février, il se souvenait de son appartenance à l’OTAN et demandait à celle-ci de se solidariser, sur le fondement du traité de Washington de 1949.

Le 28 février, le secrétaire général Stoltenberg s’exécutait de bonne grâce et s’exprimait dans ce sens lors d’un point de presse. Il semble toutefois avoir surinterprété le traité d’alliance. C’est l’article 6 de cet accord, remontant à la guerre froide qui en définit le périmètre d’application. Celui-ci comprend le territoire de ses membres, y compris les départements français d’Algérie. Cette dernière disposition, devenue caduque en 1963 semble difficilement extensible aux anciens vilayets ottomans de Syrie et d’Irak où s’aventure l’armée turque.

Dès lors, le 29 février, Erdogan entreprenait de tordre le bras à l’Union européenne, la menaçant sur ses frontières en exigeant que celle-ci s’aligne sur la position de l’OTAN.

Le 2 mars, le président bulgare Borissov se rendit aussitôt à Ankara pour tenter d’organiser une négociation, ce que son interlocuteur refusa.

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Eric Zemmour : “Fermer les frontières est bénéfique”

13/03/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Pour empêcher de nouveaux cas de pénétrer dans notre pays, je vais suspendre tous les voyages en provenance d’Europe vers les Etats-Unis pour les 30 prochains jours“. Le 11 mars, Donald Trump a donc annoncé l’interdiction de l’entrée des Européens aux États-Unis pour les 30 prochains jours.

Pour Eric Zemmour : “Fermer les frontières est bénéfique“.

Découvrez cet extrait tiré de la 1ère partie de l’émission “Face à l’info” du 12 mars 2020.


La Turquie multiplie les provocations contre la Grèce, par Olivier Bault

Après avoir organisé l’assaut contre la frontière grecque par des dizaines de milliers de « migrants », la Turquie multiplie les provocations à sa frontière avec la Grèce. Mercredi, deux F-16 turcs ont été filmés alors qu’ils faisaient une incursion au-dessus du territoire grec dans le nord de l’Evros, province portant le nom du fleuve séparant les deux pays. Les médias grecs rapportaient également des coups de feu tirés par les forces spéciales turques en direction d’une patrouille de la police grecque.

« L’Union européenne doit montrer, avec fermeté, sa solidarité totale avec une nation démocratique de 10 millions d’habitants menacée par un Etat autoritaire de 84 millions d’habitants. En défendant les frontières sud de “l’espace Schengen”, le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis doit être pleinement soutenu », pouvait-on lire lundi dans une lettre ouverte adressée par Marine Le Pen à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et à Charles Michel, le président du Conseil européen, le jour de la visite à Bruxelles du président turc Recep Erdogan. Une visite qui n’a rien donné puisque Erdogan était venu discuter financements européens et suppression des visas pour les Turcs après avoir appelé dimanche, lors d’un discours télévisé à Istanbul, la Grèce à ouvrir ses frontières pour laisser passer les « migrants » afin qu’ils aillent dans d’autres pays européens. Cette déclaration est à mettre en relation avec celle du ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, le 5 mars sur CNN Turquie : « Les réfugiés qui tentent de rejoindre l’Europe dépasseront bientôt le million. Les gouvernements européens tomberont. Leurs économies seront déstabilisées, leurs marchés chuteront et ils ne pourront rien y faire. »

C’est donc une véritable déclaration de guerre de la Turquie aux pays européens que ceux-ci feignent de ne pas voir ni entendre, surtout dans l’ouest du continent où une « coalition de pays de bonne volonté » annoncée par le gouvernement allemand la semaine dernière prétend vouloir aider la Grèce en accueillant 1 500 « migrants » mineurs se trouvant actuellement sur les îles de la mer Egée. Une mesure qui ne peut qu’encourager ceux qui tentent aujourd’hui de rejoindre le territoire grec. Pourtant, ainsi que prévenait le chancelier autrichien Sebastian Kurz le 3 mars, « si nous cédons à Erdogan […] alors l’Europe sans frontières internes fera partie du passé ». L’Autriche, avec les pays de l’ex-Europe de l’Est, soutient la Grèce sans réserve face à « l’attaque » (dixit Sebastian Kurz) lancée par la Turquie. L’Autriche et la Pologne, qui ne font pas partie de ces « pays de bonne volonté » mais savent mieux qu’eux se montrer solidaires de la Grèce, ont d’ailleurs annoncé l’envoi d’une centaine de policiers et gardes-frontières pour soutenir les forces grecques le long du fleuve Evros et se sont dites prêtes à envoyer plus de renforts si Athènes le souhaite. La Bulgarie, de son côté, a ouvert à la demande de la Grèce les vannes d’un barrage en amont de la frontière gréco-turque afin de faire monter le niveau des eaux et rendre plus difficile la traversée du fleuve par les immigrants illégaux. Les citoyens grecs se mobilisent également le long de cette frontière. Paysans et chasseurs notamment organisent des patrouilles, et guident et ravitaillent les unités de la police et de l’armée. •

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 12 mars 2020

Foreign Affairs : migrants de tous les pays, unissez-vous !

C’est ce que préconise la revue de référence en géopolitique, Foreign Affairs, dans dans un article publié en ligne le 24 février 2020. « Nos sauveurs, les migrants », telle est l’optique privilégiée. Lecture attentive.

Le titre : Seules les migrations peuvent sauver l’État providence.
Le sous-titre : « Les pays riches ont besoin de 380 millions de travailleurs supplémentaires d’ici 2050 ».
L’auteur : Lant Pritchett, directeur d’un centre de recherches à Oxford. Né en 1959, c’est un économiste spécialiste des questions de développement. Pritchett a travaillé pour la Banque Mondiale durant 5 ans, de 1988 à 2000 puis de 2004 à 2007. Il est l’auteur supposé de la note controversée du mémorandum signé par Lawrence Summers, alors économiste en chef de la banque mondiale, sur la libéralisation du commerce et en particulier sur la « nécessaire » exportation des industries les plus polluantes vers les pays pauvres. Il a ensuite enseigné à Harvard. Selon lui, le seul modèle économique viable dans un avenir proche passe par l’accroissement de la politique migratoire volontaire et acceptée par les pays les plus riches. C’est ce thème qu’il développe de nouveau dans son article de Foreign Affairs.

Les arguments sont économiques

Le présupposé de départ est acceptable : Pritchett suppose que dans les décennies à venir, « le monde développé sera confronté à un défi démographique impossible à empêcher ». Nous vieillissons et nous manquons de jeunes.

En 2050, la génération des actuels trentenaires aurait « à faire face aux conséquences du déficit démographique à venir », ce qui empêcherait alors les divers programmes liés à l’Etat providence. En même temps, les pays riches manqueraient de jeunes travailleurs. Du coup, la « solution » serait simple, « même si politiquement difficile » : « dans les décennies à venir, les pays riches devraient ouvrir leurs frontières à davantage de travailleurs des pays pauvres ».

Les pays du Golfe en exemple

* Comment éviter l’écueil de « la xénophobie » ? En prenant exemple sur des modèles qui, selon l’auteur, fonctionneraient : Singapour, la Suède, les pays du golfe persique. Dans ce dernier cas, les travailleurs migrants se voient souvent retirer toute liberté, y compris le passeport, ce qui ne semble pas émouvoir le libéral Pritchett. Quant à la Suède, l’auteur ne semble pas informé de l’état du pays, du taux de délinquance et de crimes sexuels liés aux migrations, au point que le pays tout entier remet en question son ancien modèle bienfaisant.

Ceci dit, Pritchett l’affirme : il ne sert à rien d’en débattre (la démocratie, vue depuis cette forme de libéralisme, c’est toujours très beau) puisque « les pays riches n’ont pas vraiment le choix ». Le même argument d’autorité qui, chaque fois que les mondialistes prétendent « penser », oublie la possibilité de politiques natalistes, comme ce qui se fait par exemple à l’Est de l’Union Européenne. TINA, there is no alternative aurait dit Margaret Thatcher.

Il y aura encore pire que la « catastrophe démographique » annoncé, si nous fermons nos frontières et que nous « n’accueillons plus de migrants » : sans migrations, nous perdrions au moins 120 millions de personnes en âge de travailler, du fait du vieillissement.

Travailleurs du monde entier, migrez

Dès lors, il n’y aurait qu’une seule solution : « Travailleurs du monde, migrez ! ». Il nous faut 260 millions de travailleurs en plus pour maintenir nos états providence, d’après l’auteur, mais nous allons perdre environ 120 millions de travailleurs. Du coup, la solution est bête comme un calcul d’économiste : 260 + 120 = 380 millions. Accueillons donc 380 millions de migrants et tout ira bien !

Mais alors ? Outre les tensions sociales et les crises de civilisation, les remplacements de population, la disparition des identités, dont il ne parle pas, Pritchett oublie un détail : les migrants en question vieilliront et deviendront eux-mêmes des retraités que la société devra prendre en charge (en faisant venir combien de millions de nouveaux migrants ?), prise en charge accentuée par le coût de leur nombre d’enfants, car le migrant fait plus d’enfants que l’habitant du pays d’accueil. Il faudra, pour cette dernière raison aussi, accueillir encore plus de migrants, « facteurs de richesse »…

L’auteur ne va donc pas assez loin : pourquoi ne pas plutôt déplacer massivement, maintenant, d’un coup, sinon tous les habitants des pays pauvres vers les pays riches, mais disons une bonne moitié ? La solution miracle s’appliquerait en une fois et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles comme disait Leibniz.

Article repris du site OJIM

Crise migratoire – Marine Le Pen : “Il faut envoyer des hommes à la Grèce”

12/03/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Au micro de RTL, Marine Le Pen demande à Emmanuel Macron “de rappeler notre ambassadeur et de renvoyer l’ambassadeur turc en Turquie, et de remettre en place nos frontières“.

La présidente du Rassemblement national veut faire preuve de “fermeté” à l’encontre du président turc, Recep Tayyip Erdogan. “Il faut le menacer et mettre en oeuvre des sanctions“, déclare-t-elle.

Découvrez cet extrait tiré de l’émission “L’invité de RTL” du 9 mars 2020.


Le nécessaire retour aux frontières, par Ivan Rioufol

Fron-tière : un mot que le progressiste a du mal à épeler et à prononcer. Pour les convertis à la nouvelle religion des droits de l’homme et aux sociétés ouvertes, rien ne doit plus distinguer ni séparer les nations et les peuples. L’utopie est en vogue dans la macronie, ce produit de l’air du temps. Il y a deux semaines, parlant de l’épidémie du coronavirus, le ministre de la Santé, Olivier Véran, déclarait : “On ne fermera pas les frontières car ça n’aurait pas de sens“. Propos repris dans la foulée par la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye : “Les frontières physiques n’ont pas de sens pour un virus”. Pas de sens : une expression répétée dès lors par la moutonnerie médiatique, s’évertuant à ne pas voir non plus le lien entre la mondialisation et la contamination du Covid-19 comme une traînée de poudre. Mais qu’observe-t-on ces jours-ci, sinon le recours aux frontières, aux confinements, aux quarantaines ? Après Israël, qui a fermé ses entrées immédiates aux arrivants des pays à risque (dont la France), l’Italie a décidé ce week-end de faire vivre le nord du pays – de Milan à Venise – dans une sorte de camp retranché jusqu’au 3 avril.

Pour sa part, la Chine assure avoir maîtrisé le virus après avoir cloîtré 56 millions d’habitants. Comment l’Etat français peut-il soutenir, sinon par un a priori idéologique qui rend sot, qu’un virus transmissible par le contact humain se joue des frontières physiques ? Sans doute ne sont-elles pas suffisantes. Mais la France et l’Italie, les deux pays d’Europe les plus affectés, paient aussi le prix d’aveuglements politiques sur le rôle protecteur que peuvent avoir les nations soucieuses de maîtriser leurs portes.

En réalité la frontière n’a pas fini de s’imposer comme une nécessité à ceux qui pensaient en avoir fini avec ce concept ringard défendu par des arriérés. Le coronavirus est la mauvaise conscience des mondialistes. Ceux-ci sont condamnés à déplorer, ce lundi, l’effondrement des marchés boursiers, de Hong Kong à Londres. En France, l’impact sur l’économie devrait être de plusieurs dixièmes de points de PIB, selon le ministre du Budget, Bruno Le Maire. Et la menace parallèle que fait courir la Turquie d’Erdogan sur l’Europe et ses nations oblige encore davantage à réhabiliter en urgence ces indésirables limites territoriales. Elles s’avèrent plus que jamais indispensables. A l’invasion du virus chinois s’ajoute en effet la tentation du sultan islamiste de conquérir l’Europe vénusienne, en s’abritant derrière des réfugiés moyen-orientaux et notamment des femmes et des enfants.

Le président turc est attendu ce lundi à Bruxelles. Mais il est à craindre que l’Union européenne herbivore ne rende à nouveau les armes devant la Turquie carnivore. Erdogan, qui se bat pour la consolidation de ses propres frontières, connait la fragilité de celles de l’UE. Il a mesuré la culpabilité postchrétienne de ses dirigeants. Dimanche, il a appelé la Grèce à “ouvrir ses portes” aux migrants : “Hé, la Grèce ! Je te lance un appel…Ouvre tes portes également et libère-toi de ce fardeau. Laisse-les aller dans d’autres pays européens”. Qui bottera le cul de la brute ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 mars 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Humiliation d’Erdogan: pourquoi Poutine a-t-il fait poiroter le président turc devant son bureau

La dernière rencontre entre les présidents russe et turc a fait l’objet de nombreux commentaires sur les réseaux. Décryptage du vrai et du faux et des conséquences profondes de cette rencontre.

La salle choisie pour la rencontre du 5 mars dernier au Kremlin ne manquait pas de surprises pour le président turc… Avant même cela, c’est l’attente de la délégation turque, filmée par la télévision russe qui a beaucoup amusée sur les réseaux sociaux. Une attente dans le vestibule qui n’a en fait rien d’anormal. On y voit un Erdogan, livide, isolé, qui finit par s’asseoir, comme on se rend.

Deux petites minutes qui paraissent interminables

Deux petites minutes qui semblent longues à l’image, mais qui pour ce qui est du président russe, n’ont rien d’anormal, au contraire. Poutine a toujours su utiliser ses retards, quelque soit la personnalité attendue. Il y a pourtant différents types de retard chez lui.

Le premier est un message diplomatique quand les relations sont tendues. Cela a été le cas avec Angela Merkel, qui possède le record historique en 2014 avec 4h15 de retard… On peut noter aussi 3 heures pour le Premier ministre japonais Shinzo Abe en 2016, 50 minutes pour le pape François en 2015, 40 minutes pour Obama en 2012 ou même 14 mn pour la Reine Elizabeth II en 2003. Le second cas est le perfectionnisme de Poutine qui peut recevoir les dernières synthèses de son service diplomatique ou de son service de renseignement avant qu’une réunion importante ne commence.

Pour ce qui est d’Erdogan donc, pas vraiment de quoi s’alarmer. Mais qu’en est-il de la statue de Catherine II et de la pendule qui orne la cheminée du salon d’apparat ?

En effet, dans la salle où sont photographiés les deux présidents, une statue de l’Impératrice attire l’attention. Parmi de nombreuses réalisations et victoires militaires, la grande Catherine arracha la péninsule de Crimée, placée sous le joug ottoman depuis le XVe siècle à l’issue de la guerre russo-turque de 1787-1792. Elle y fonda la ville de Sébastopol en 1783. Mais ce n’est pas elle qui a conduit chacune des onze guerres russo-turques de l’histoire, la première datant de 1568…

La pendule est réalisée par le sculpteur russe Eugène Lanceray en 1880 complète le décor. Elle illustre la campagne des Balkans (1877-78) où les Russes s’étaient portés au secours de leurs frères orthodoxes serbes, bulgares, grecs et monténégrins qui aspiraient à leur indépendance de l’Empire ottoman.

Dans les deux cas, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin fait la même réponse. Il s’agit d’une pure coïncidence et absolument pas d’une mise en scène destinée à impressionner Erdogan. Il est effectivement bien possible que ce dernier n’y ait pas vu malice. De fait, c’est bien la salle qui est utilisée pour les photographies avec les chefs d’Etat qui visitent le Kremlin. Sa décoration reflète en tout cas une chose, le goût pour l’Histoire et la continuité de l’Etat qui animent le président russe.

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Chantage migratoire aux portes de l’Europe : vers un bras de fer avec l’UE ?

Frontex

11/03/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’ouverture de la frontière turque pour faire entrer en Grèce des réfugiés de toutes nationalités a fait monter la tension entre les deux pays et inquiète l’Union européenne. Ankara est soupçonné de se livrer à un chantage aux clandestins, dans l’espoir d’obtenir en contrepartie un soutien occidental en Syrie.

L’intervention turque en Syrie serait-elle donc vouée à l’échec ?

Il semble que la Turquie cherche à sortir honorablement du piège syrien. Le sommet du 5 mars avec Moscou, auquel la France et l’Allemagne n’étaient pas conviées, a permis quelques avancées et l’économie d’un conflit armé direct entre Turques et Russes. Il est vrai que sur le terrain, la reprise récente de Saraqeb par l’Armée syrienne, aidée des Russes et des combattants du Hezbollah, n’est pas pour rassurer Ankara. Aussi la Turquie a dû accepter la réouverture, sous contrôle russo-turc, de l’autoroute A4 entre Damas et Lattaquié, fief des Alaouites. Damas retrouve enfin l’usage de ses deux principaux axes routiers dont Saraqeb est le carrefour.

Qu’envisage donc l’Union européenne pour protéger ses frontières ?

Les dirigeants des instances européennes, Commission, Conseil, Parlement se disent résolus à protéger la frontière grecque, et promettent à la Turquie une contrepartie de 500 millions d’euros pour venir en aide aux réfugiés syriens. Rappelons qu’en 2016, un pacte avait déjà été signé entre l’Union européenne et la Turquie, pour restreindre le passage de clandestins vers l’Europe, moyennant une aide de six milliards d’euros. Des pays comme la Suède, confrontés aux dérives de la submersion migratoire, s’inquiètent de l’éventualité d’un nouvel afflux. Ainsi, le patron des Démocrates suédois, Jimmie Akesson, est-il allé distribuer des tracts à la frontière turque, pour dissuader les candidats à l’immigration de venir s’installer en Suède. En France, Jordan Bardella, membre du bureau politique du Rassemblement national, a également fait part de son intention de se rendre à la frontière gréco-turque.

L’expédition de Morée : la dernière croisade française, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’Empire ottoman a occupé la Grèce pendant près de quatre siècles. Quatre siècles de domination brutale. Elle se traduisait notamment par l’enlèvement des garçons grecs pour en faire des janissaires. Forcés de se convertir à l’islam, ils étaient les soldats-esclaves du sultan. À cela s’ajoutaient des impôts insupportables et des humiliations innombrables.

Durant cette période obscure, on a vu des Grecs combattre à chaque occasion les occupants. Dès la célèbre bataille de Lépante en 1571, des Grecs étaient présents aux côtés de la Sainte-Ligue. À cette insoumission, les Turcs répondirent par de nombreux massacres. Pour les Grecs, la reconquête demeura longtemps un rêve inaccessible tant l’Empire ottoman semblait puissant. En 1689, les Turcs mettaient même le siège devant Vienne, au cœur de l’Europe.

Ce n’est qu’au début du XIXème siècle que ce rêve devint enfin réalisable. La Russie, notamment, portait des coups rudes aux Ottomans en remportant guerre après guerre. En 1821, la guerre d’indépendance éclate enfin. Encore une fois, les Turcs répondirent par des massacres. Ils allèrent même jusqu’à pendre le patriarche orthodoxe de Constantinople, Grégoire V, et jeter son corps dans le Bosphore.

Naissance du philhellénisme

Suite aux exactions turques sur l’île de Chios, Victor Hugo écrivit le bouleversant poème L’Enfant. Eugène Delacroix exposa sa Scène des massacres de Chios au Salon de 1824. Lord Byron, un des plus grands poètes de langue anglaise, se rendit en Grèce soutenir militairement les insurgés. Accueilli comme le messie, il y trouvera la mort, emporté par la fièvre des marais.

Un des épisodes les plus marquants de la guerre se produisit lors du quatrième siège de Missolonghi. Assiégés et sans espoir de secours, les défenseurs grecs et la population de la ville se résolurent à une sortie. Sur les 7 000 qui chargèrent les forces turques, seuls 1 800 parvinrent à s’enfuir. Les autres furent massacrés. 3 000 têtes furent exposées sur les remparts de la ville. Les derniers Grecs présents de la ville se firent exploser dans la poudrière plutôt que de se rendre.

Impressionnées par l’héroïsme des Grecs, les opinions publiques française, britannique et russe s’enflammèrent pour leur cause. Châteaubriand, partisan comme Victor Hugo d’une intervention militaire en Grèce, immortalisa le sentiment général :

« Missolonghi, presque sans fortifications, repoussant les barbares entrés deux fois jusque dans ses murs ».

« On aime encore à espérer que Missolonghi n’aura pas succombé, que ses habitants, par un nouveau prodige de courage, auront donné le temps à la chrétienté enfin éclairée de venir à leur secours. Mais s’il en était autrement, chrétiens héroïques, s’il était vrai que, près d’expirer, vous nous eussiez chargés du soin de votre mémoire, si notre nom avait obtenu l’honneur d’être au nombre des derniers mots que vous avez prononcés, que pourrions-nous faire pour nous montrer digne d’exécuter le testament de votre gloire ? Que sont à tant de hauts faits, à tant d’adversités, d’inutiles discours ? Une seule épée tirée dans une cause si sainte aurait mieux valu que toutes les harangues de la terre. »

Les puissances européennes interviennent enfin

En 1827, la France, le Royaume-Uni et la Russie signèrent le traité de Londres. Ils y reconnurent l’autonomie de la Grèce. Ils dépêchèrent une flotte pour convaincre le sultan d’en accepter les termes. Lors d’une manœuvre destinée à impressionner la flotte turco-égyptienne dans la baie de Navarin, des navires de la coalition furent la cible des Ottomans. La bataille éclata, la flotte européenne écrasa en deux heures la flotte musulmane.

Une fois la flotte détruite, il fallait encore nettoyer tout le Péloponnèse, appelé Morée, des troupes turco-égyptienne qui s’y trouvaient encore. Charles X, déjà proche de la cause grecque, fut convaincu par une opinion publique fortement philhellène. L’année suivante, il décida l’envoi d’un corps expéditionnaire. La France n’avait pas d’intérêt stratégique particulier à défendre. L’atmosphère était tout simplement à la croisade. Il fallait délivrer des frères chrétiens du joug musulman. Il fallait libérer le berceau de la civilisation européenne de la barbarie ottomane.

Les opérations militaires furent expédiées assez rapidement. Les Turcs ne voulaient pas céder devant les Grecs. Ils estimaient par contre qu’il n’y avait aucun déshonneur à leur faire devant les Français auréolés de gloire napoléonienne. Quelques coups de canons plus tard, la Morée était libre de soldats turcs. La Grèce pouvait dès lors devenir indépendante.

L’Europe de ce temps-là aspirait à la paix, fatiguée par les troubles révolutionnaires et les guerres napoléoniennes. Metternich, le puissant chancelier autrichien s’employait à faire respecter l’équilibre des puissances. Soutenir une rébellion allait donc à l’encontre de l’aspiration générale à la stabilité. L’expédition de Morée fut un éclair dans la torpeur. La conscience européenne transcenda les clivages partisans. Ce fut la dernière croisade française.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Coronavirus – Le virus de la mondialisation

« Il ne faut pas évoquer les frontières, parce que le virus n’en fait aucun cas ». Voilà en substance ce que racontent les gouvernements européens. Jusqu’au moment où le réel arrive jusqu’à eux, et que les premiers des leurs sont infectés. Quatre députés français, un sénateur et le ministre de la Culture Franck Riester sont positifs au coronavirus. La Lombardie, poumon économique de l’Italie, est mise en quarantaine (voir page 3). Les frontières seraient inutiles mais les zones de quarantaine le seraient ? La pilule commence à être un peu douloureuse pour les peuples.

La conséquence des mises en place de zones de quarantaine un peu partout sur la planète permet de faire à très grande échelle une expérience anthropologique des plus intéressantes : l’observation des comportements face à la pression. Les premières vidéos clandestinement mises sur Internet depuis la Chine permettent de voir une population disciplinée à l’extrême, très docile aux commandements administratifs. Les hôpitaux de campagne sont en ordre, et les supermarchés sont sécurisés par un déploiement policier. Des volontaires encadrés par l’armée surveillent et contrôlent l’accès aux points de passage des zones confinées. Au-delà de la mentalité légaliste de ce peuple, la dictature communiste n’est pas un régime qui incite au désordre, la police étant au service d’un exécutif impitoyable pour lequel l’ordre public est tout.

A contrario, en Italie, l’annonce du confinement de la Lombardie a donné lieu à des scènes navrantes. Le gouvernement est en partie responsable : ses atermoiements et l’imprécision de sa communication ont donné le sentiment qu’il ne maîtrisait pas la situation. Dès lors, lorsque la Lombardie a été proclamée en quarantaine, des milliers de personnes se sont précipitées dans les trains et sur les routes pour fuir. D’autre part, des émeutes ont immédiatement éclaté dans au moins vingt-sept prisons, en particulier à Naples et Pavie. Dans les Pouilles, à Foggia, une cinquantaine de détenus se sont évadés. Une grosse trentaine ont d’ores et déjà été interpellés par les forces de l’ordre.

En France, les comportements varient considérablement d’un kilomètre à l’autre. Dans le quinzième arrondissement de Paris, les rayons pâtes et riz sont très faiblement touchés, seul quelques rares produits étant en rupture de stock, comme les plus grands conditionnements de pâtes les moins chères. Les consommateurs sont calmes, et responsables, et si d’aucuns font des provisions, ce n’est pas au détriment de tout le monde via des chats inconsidérés. Mais non loin de Paris, à Mantes-la-Jolie, endroit connu pour sa très grande proportion de population immigrée très récemment française ou qui ne l’est pas encore, les rayons de denrées non périssables ont été pillés. Cédant à l’appel de la panique, la population a créé des mouvements de foule avec des conséquences tristement idiotes qui en sont le corollaire. A noter que les pâtes sans gluten sont souvent demeurées sur place, la panique ne faisant pas perdre l’intégralité du bon sens.

La crainte de la faim crée des clients faciles pour ceux qui n’ont honte de rien. Sur Internet, les produits alimentaires livrés par Amazon ont connu une hausse spectaculaire des prix, illustrée par une boîte de conserve de maquereaux dont le prix est monté à plusieurs dizaines d’euros. Autre motif de spéculation, le papier toilette est en rupture de stock dans plusieurs endroits, et des vidéos de bagarre entre clients pour quelques rouleaux ont été observées, notamment en Australie. Les magasins disposant d’un service de « drive », c’est-à-dire d’achats faits sur Internet et récupérables à un guichet, voient leur activité exploser : jusqu’à 90 % de vente sur les pâtes et le riz en France. Plusieurs gouvernements ont décrété des restrictions : pas plus de quatre rouleaux de papier toilette en Australie, idem pour le gel hydroalcoolique, les conserves, le sucre, etc. Une expérience tragique mais intéressante à analyser, et dont il ne faudra pas se priver de tirer des enseignements pour sécuriser notre futur.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2020

Migrants et Turquie : renaissance d’une conscience européenne ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Sur CNN Turquie, le ministre de l’Intérieur turc menace : « Le nombre de réfugiés qui traversent l’Europe va bientôt atteindre un million. Les gouvernements européens vont tomber, leurs économies seront déstabilisées et leurs bourses vont s’effondrer et ils ne pourront rien y faire ».

Une réalité historique s’impose à tous. Le temps n’est plus au conflit idéologique mais civilisationnel. Les querelles intra-européennes semblent aujourd’hui dérisoires. La Turquie désigne l’Europe comme ennemi. La parenthèse kémaliste est refermée. Un péril millénaire refait surface.

L’hostilité croissante des néo-ottomans mérite une réponse ferme. Les pays européens doivent soutenir la Grèce. Non pas en acceptant des migrants présents sur son sol, mais en l’aidant à sécuriser ses frontières. Troupes et moyens logistiques doivent être envoyés au plus vite. La riposte doit aussi se faire sur les champs politique, diplomatique et économique. Cette idée semble faire son chemin. Plusieurs pays européens ont d’ores et déjà annoncé vouloir envoyer des hommes. N’en déplaise à la gauche qui maudit l’Europe forteresse. L’ouverture des frontières en 2015 semble bien lointaine.

L’actuel assaut de la frontière grecque se déroule 2 500 ans après la bataille des Thermopyles. La survie de la civilisation européenne ne fut alors possible que par le sacrifice des soldats grecs. Aujourd’hui encore, les Grecs font face. Allons-nous les laisser seuls ?

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires