[Kiosque étranger] Loi islamique : trois homosexuels pendus

Loi islamique : trois homosexuels pendus

08/09/2011 – 15h30
OSLO (NOVOpress) –
Condamnés pour sodomie, trois hommes ont été pendus dimanche dernier à la prison de Karoun dans la ville iranienne de Ahvaz, dans le sud-ouest du pays.

Dans les colonnes du quotidien britannique de gauche The Independent, le journaliste Jerome Taylor écrit un long reportage sur les poursuites dont sont victimes les homosexuels dans ce pays musulman. On peut regretter qu’il n’aborde pas la question de l’absence notable de réaction des milieux homosexuels occidentaux et de la gauche face à ces exécutions d’un autre âge.

Le “Carnet de bord” d’Aymeric Chauprade

Le "Carnet de bord" d'Aymeric Chauprade

08/09/2011 08h30
PARIS (NOVOpress) – En plus de l’indispensable travail qu’il effectue avec Realpolitik.tv ou avec la réédition augmentée de la Chronique du choc des civilisations, le géopolitologue Aymeric Chauprade vient de lancer son blog : Carnet de bord d’Aymeric Chauprade, le blog de la géopolitique multipolaire. “Aujourd’hui 1er septembre 2011, naît le Blog géopolitique du Nouveau Monde. Ce blog sera le journal de l’effondrement géopolitique de cette mondialisation-occidentalisation qui craque et cède de partout face aux forces multipolaires.

Paradoxalement, l’ancien monde, celui du mondialisme américain vient d’emporter en Libye une nouvelle victoire. Confronté au retour de la Russie, aux ascensions chinoise, indienne, latino-américaine, les États-Unis et les alignés, semblent vouloir reconfigurer le plus rapidement possible les périphéries faibles, qui regorgent de ressources stratégiques, l’Afrique en particulier. Tant pis si ce sont les anciennes brigades d’Al-Qaïda qui affirment leur pouvoir au sein des rebelles libyens ! Tant pis si, nonobstant les incontestables frasques de Kadhafi, l’OTAN vient encore d’abattre un régime qui avait porté le niveau d’éducation et de développement de son peuple au sommet des pays arabes (…)

[box class=”info”] Pour lire la suite de l’article de présentation du blog d’Aymeric Chauprade[/box]

Racisme en Libye : les populations noires victimes d’exactions

Racisme en Libye : les populations noires victimes d’exactions

07/09/2011 – 17h00
TRIPOLI (NOVOpress) —
  Comme le révélait Novopress il y a quelques jours devançant une nouvelle fois les médias mainstream, la Lybie est devenue le théâtre d’exactions racistes depuis la chute du régime de Kadhafi.

Le CNT promettait pourtant par la voix de son controversé dirigeant Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil une transition pacifique qui épargnerait la population de règlements de comptes. Mais un air de vendetta souffle actuellement sur le pays où travailleurs et migrants noirs sont devenus les boucs émissaires des rebelles du CNT chers à Bernard-Henri Levy. Accusés de compromission avec le régime de Mouamar Kadhafi, les subsahariens sont victimes d’arrestations arbitraires mais surtout de violences auxquelles prendraient également part des civils. Ce climat de représailles est savamment entretenu par les partisans du CNT qui font reposer sur les travailleurs et migrants noirs des soupçons d’alliance avec le colonel Kadhafi au début du soulèvement.

1 à 2 millions de travailleurs subsahariens se trouvaient sur le sol Libyen avant la révolte. Aujourd’hui si l’on en croit les chiffres avancés par la Fédération internationale des droits de l’homme, ce chiffre ne serait plus que de 6 000. Et comme le souligne Sarah Leah Whitson, directrice du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord d’Human Rights Watch «il ne fait pas bon avoir la peau foncée en ce moment à Tripoli». Des violences condamnées par les chefs d’Etats africains comme le Nigéria qui a demandé expressément à la France et au Royaume uni « de faire cesser ces meurtres ».

En ruine suite à l’ingérence de l’Otan dans le conflit interne au pays, la Libye risque de connaitre de nouveaux débordements comme ceux connus par l’Irak après la condamnation à mort de Saddam Hussein.

Le Parti Conservateur Ecossais en voie de dissolution

Le Parti Conservateur Ecossais en voie de dissolution

07/09/2011 – 16h00
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) — Selon le quotidien The Telegraph le Premier ministre britannique serait confronté à la perspective d’une disparition du Parti Conservateur Ecossais (Scottish Conservative Party). Un candidat à la direction du Parti Conservateur Ecossais a en effet révélé que David Cameron envisageait de dissoudre cette même formation au nord de la frontière anglo-écossaise. Une perspective qui pourrait encourager l’Ecosse à faire sécession du Royaume-Uni
.

M. Cameron – qui a passé le dernier week-end d’août chez la reine à Balmoral – pourrait être en passe de devenir le premier chef du gouvernement britannique dont le parti n’a pas de députés écossais au parlement. Murdo Fraser, qui est le favori dans la course pour le poste de chef du parti conservateur et unioniste écossais (Scottish Conservative and Unionist Party), a annoncé son intention de liquider le parti s’il remporte le scrutin du mois prochain.

La dissolution du parti serait suivie du lancement d’un nouveau parti de centre-droit qui participerait à toutes les élections écossaises – élections communales, élections au parlement écossais et élections au parlement de Westminster. M. Fraser, qui est député au parlement écossais, pense que le label « conservateur » est désormais devenu « empoisonné » en Ecosse depuis que le parti a perdu la totalité de ses 11 sièges aux Communes lors de l’arrivée de la vague travailliste en 1997.

Mis au courant des projets de M. Fraser, M. Cameron a décidé de ne pas se prononcer sur cette question, de peur d’être accusé d’ingérence dans l’élection du leader des conservateurs écossais. Le premier ministre a déclaré en privé avoir perdu tout espoir d’un succès du parti conservateur au nord de la frontière anglo-écossaise.

David Cameron n’a jamais caché son engagement personnel en faveur du maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni, une position qu’il définit comme un « unionisme positif ». « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour gouverner dans l’intérêt de l’ensemble du Royaume-Uni et d’essayer d’assurer tout ce qui contribuera à renforcer ce Royaume-Uni, » avait-t-il proclamé alors qu’il était encore dans l’opposition.

Mais depuis l’éclatante victoire qu’il a remportée au parlement écossais en mai dernier et du fait des faibles performances de tous les autres partis le SNP a tous les atouts en main pour mener l’Ecosse à l’indépendance. Il s’est d’ailleurs engagé à organiser un référendum sur la question. Dans ce contexte, il semble peu probable qu’un nouveau parti conservateur écossais puisse arrêter les nationalistes du SNP dans leur volonté de se réparer de la Grande-Bretagne.« Une perspective catastrophique » selon le Telegraph

Les électeurs du canton de Vaud refusent d’étendre les droits politiques aux étrangers

Les électeurs du canton de Vaud refusent d'étendre les droits politiques aux étrangers

07/09/2011 10h30
LAUSANNE (NOVOpress) –
Le résultat est sans appel, près de 70 % des électeurs du canton de Vaud en Suisse qui se sont exprimés ont refusé dimanche de donner des droits politiques cantonaux aux étrangers. Ils se sont opposés lors d’une votation à l’initiative des partis de gauche et du centre et des associations immigrationnistes intitulée « Vivre et voter ici ». Cette initiative visait à accorder à des non‑Suisses des droits politiques complets au niveau cantonal. Et elle aurait fait du canton de Vaud le premier canton à accorder autant de droits.

« Vivre et voter ici » prévoyait d’accorder les droits politiques cantonaux aux étrangers établis depuis dix ans en Suisse et depuis trois ans dans le canton. Depuis 2003, les étrangers remplissant les mêmes conditions peuvent déjà voter et être élus au niveau communal, ce qui représente 85 000 personnes. Pour les partisans de « Vivre et voter ici », il est injuste que des personnes qui vivent depuis longtemps en Suisse et y paient des impôts n’aient pas leur mot à dire sur les scrutins cantonaux.

Un oui aurait impliqué la possibilité pour un étranger d’être élu au Grand Conseil, au Conseil d’Etat ou au Conseil des Etats —cette élection relevant aussi du droit cantonal. Pour les opposants à « Vivre et voter ici », principalement les partis de droite, les étrangers désireux de participer à la vie politique cantonale devaient plutôt se naturaliser. Vaud est un des cantons qui a le plus simplifié et rendu accessibles les procédures pour obtenir le passeport suisse. Cette votation est la preuve manifeste que les citoyens veulent défendre leur identité.

[box]Carte : carte de la Suisse, le canton de Vaud est en rouge. Source Wikipédia Commons[/box]

Exclusif : comment les Américains préparent l’épuration des chrétiens du Kosovo

Exclusif : comment les Américains préparent l’épuration des chrétiens du Kosovo

Washington responsable d’une nouvelle guerre civile ?

[box]Publiée par Wikileaks, une note de l’ambassade des États-Unis au Kosovo éclaire les violences qui ont secoué la région cet été, ainsi que l’accord tout juste signé entre la Serbie et l’Union européenne. A terme, cela pourrait déboucher sur l’éradication des derniers chrétiens serbes du Kosovo.[/box]

Une note rédigée par l’ambassadeur américain au Kosovo vient de révéler le dessous des cartes de la politique de Washington dans la région. D’après ce document publié sur Wikileaks, les Américains seraient notamment responsables des violences qui, cet été, ont mis le berceau de la nation serbe à feu et à sang !

Souvenez-vous : le 25 juillet dernier, le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, décidait d’envoyer des troupes au nord du Kosovo, zone majoritairement serbe, pour prendre le contrôle des postes douaniers et faire respecter un embargo imposé à la Serbie voisine.

Dans les faits, il s’agissait, pour les Albanais musulmans, de soumettre la principale poche de résistance serbe orthodoxe du Kosovo. En réaction, ces derniers ont rapidement érigé des barricades pour protéger leurs villages.

Les Albanais ont alors – et pour la première fois –, projeté leurs troupes d’élite (les « ROSA », équipées et formées par les Américains) dans cette zone, provoquant des affrontements très violents entre forces armées kosovares et villageois serbes. D’après la revue « Blic », « les soldats albanais tiraient sur tout ce qui bougeait ». Les soldats de la KFOR (forces de l’OTAN) se sont finalement interposés entre les deux camps pour éviter un embrasement général. La Serbie a ensuite saisi le conseil de sécurité de l’ONU afin d’organiser une réunion d’urgence sur le Kosovo.

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le rôle joué par la KFOR dans cette éruption de violence. Au regard de la résolution 1244 de l’ONU, concernant le maintien de la paix au Kosovo, jamais les soldats de l’OTAN n’auraient dû laisser les soldats albanais attaquer des villages de civils. Ils devaient également interdire tout mouvement de troupe en armes. La presse serbe a vite fait ses gros titres autour du scandale : « Les États-Unis et l’OTAN sont impliqués dans cette opération » ; « Rumeurs et mensonges », répondaient les mis en cause…

Un plan depuis longtemps défini

Mais la polémique vient d’être tranchée par la divulgation, sur Wikileaks*, du câble 10PRISTINA48. Il s’agit d’une note rédigée par l’ambassadeur des États-Unis au Kosovo, Christopher Dell, à destination de son assistant, Phil Gordon, préparant une rencontre destinée à convaincre un haut diplomate européen, Robert Cooper, de suivre les recommandations américaines en matière géopolitique. Le texte de l’ambassadeur américain est sans ambiguïté : « Le temps est venu de mettre fin à des années de dérive au nord et de modifier la dynamique de partition entre le nord et le reste du Kosovo ».

Cette note, écrite en janvier 2010, soit un an et demi avant les évènements, prouve la mise en œuvre d’un plan depuis longtemps défini par Washington. L’extrait suivant, exposant les objectifs et les moyens d’intervention, témoigne d’une action clairement préméditée : « Pendant 10 ans, nous avons dit aux Kosovars de nous faire confiance – “Laissez-nous gérer la situation et nous vous protègerons” – et maintenant, le gouvernement du Kosovo indépendant nous presse de dire quand nous allons donner suite à cet engagement. L’effectif de la KFOR diminue (dans six mois l’OTAN pourrait prendre une décision de diminuer ses forces de moitié). Nous avons besoin de prendre l’avantage […] et d’agir tant que nous avons encore la présence d’une KFOR capable de gérer toute éventualité ».

Voilà une manière pour le moins « diplomatique » de dire que la KFOR aurait à gérer le soulèvement des Serbes du Kosovo placés sous la botte de Pristina !

Au même titre que les troupes d’élite kosovares – non mentionnées dans le câble, mais clairement choisies pour effectuer le « sale boulot » –, les forces de l’OTAN semblent donc avoir été l’un des éléments du plan américain pour faire tomber le nord du Kosovo.

L’UE doit faire sa part du sale boulot au service de Washington

Dell ne se contentait d’ailleurs pas d’associer l’OTAN à ses plans. Il souhaitait également que l’Union européenne prenne part au conflit prévu en faisant pression sur la Serbie : « Cette opération, après tout, ne peut marcher que si Bruxelles exprime clairement à Belgrade que son futur dépend d’une coopération réelle avec le Kosovo ».

Dès lors, ce câble éclaire d’un jour nouveau les récentes négociations entre la Serbie et l’Union européenne. Et l’on ne s’étonne plus de la déclaration d’Angela Merkel en visite à Belgrade le 23 août dernier : « Si la Serbie veut obtenir le statut de candidat à l’UE, elle doit reprendre le dialogue avec Pristina et engranger des résultats (…), ainsi que démanteler les structures parallèles » (autrement dit, lâcher les Serbes du Kosovo).

Point d’orgue de cette fiche confidentielle, l’ambassadeur des États-Unis au Kosovo agite le risque encouru dans la région si son plan n’était pas appliqué dans les plus brefs délais : « Je souhaite souligner l’importance de ce moment. A défaut d’agir rapidement, on perdra le nord du Kosovo et on rouvrira la boîte de Pandore des conflits ethniques caractéristiques des années 1990 ».

Étonnante constatation, puisque c’est justement le gouvernement américain qui, à cette époque, raviva les tensions ethniques et religieuses en soutenant l’indépendance du Kosovo, province serbe orthodoxe devenue ethniquement albanaise et musulmane.

En tout cas, le plan américain semble avoir fonctionné. Le nouveau cycle de violence qui a failli s’ouvrir à la suite de la manipulation de Washington a débouché sur un accord signé le 3 septembre entre la Serbie et le Kosovo, sous l’égide de l’U.E. L’installation des douanes kosovares au nord est désormais permise.

Belgrade est également contrainte de lâcher du lest dans son soutien aux Serbes du Kosovo. « Pour ces populations chrétiennes, c’est une véritable trahison qui signe, à terme, leur éradication, nous dit Marion Chevtzov, présidente de l’ONG Solidarité Kosovo. En outre, la situation, actuellement calme, pourrait vite redevenir explosive, les Serbes du nord n’étant pas disposés à disparaître sans se défendre ».

Lionel Humbert

*Disponible ici : http://wikileaks.org/cable/2010/01/10PRISTINA48.html

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 7 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Exclusif : comment les Américains préparent l’épuration des chrétiens du Kosovo

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour “achat d’opinion”

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour "achat d'opinion"

06/09/2011 – 12h15
VIENNE (NOVOpress) — L’ouverture par le ministère public d’une enquête contre un chancelier et un secrétaire d’État est sans précédent dans la Seconde République autrichienne. Comme indiqué par les médias régionaux autrichiens et la chaine nationale ORF dans l’émission ZIB, Werner Faymann et Josef Mayer (tous deux du SPÖ) sont dans le collimateur du procureur de Vienne. Ils sont soupçonnés d’avoir, dans leurs anciennes fonctions de ministre des infrastructures et de chef de cabinet de ce ministère, commandité des publicités via les entreprises publiques ÖBB (Chemins de fer autrichiens) et ASFINAG (autoroutes) pour publication dans les journaux populaires, et d’en avoir également influencé le contenu. Ils bénéficient toutefois de la présomption d’innocence.

Le secrétaire général du FPÖ Harald Vilimsky salue le lancement des enquêtes qui ont été réalisées suite à ses révélations. « Il s’agit ici, comme souvent, de gaspillage de l’argent des contribuables par les politiciens du parti au logo rouge, mais aussi – ce qui est beaucoup plus grave – une menace pour notre démocratie. Il s’agit de rien moins que cela lorsque des représentants du gouvernement utilisent l’argent de tous les contribuables pour influencer les rédactions des journaux avec des millions d’euros d’argent publicitaire et se payer ainsi une couverture médiatique politiquement orientée », a déclaré M. Vilimsky. C’est un achat d’opinion de la pire espèce, et certains parleraient même de corruption, a déclaré le Secrétaire général du FPÖ.

Faymann, commanditaire de publicité pour la Kronen Zeitung

Dans cette affaire de publicité, M. Faymann semble avoir agi quasiment comme commanditaire de publicité (Anzeigekeiler) pour le journal Kronen Zeitung, et Ostermayer comme son acolyte. Les ex-directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG ont décrit les incidents scandaleux au Kurier de la façon suivante : « Il se trouve qu’Ostermayer a appelé et exercé une énorme pression » La manière de faire semble avoir été extrêmement abrupte : « On nous a appelés, et on nous a envoyé la facture. » Ainsi, la Kronen Zeitung, un vendredi sur deux, aurait bénéficié d’une recette publicitaire de 30 000 €. Vilimsky espère maintenant qu’une enquête minutieuse soit menée par les autorités compétentes : « Comme je l’ai moi-même appris des médias, il y a des gens impliqués qui sont prêts à dire ce qu’ils en savent. »

Les journaux tenus par les dirigeants

MM. Faymann et Ostermayer, selon l’ORF rejettent ces allégations, mais sont cependant le dos au mur. Déjà, les déclarations des directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG au Kurier étaient trop précises pour être ignorées. Évidemment, les journaux Heute, Österreich et Kronen Zeitung ne parlent pas de ce scandale. Ils reçoivent de l’équipe gouvernementale actuelle la plupart des annonces, et sont donc tenus comme des marionnettes en laisse par les partis rouge et noir (SPÖ, socialiste, et ÖVP, chrétien-démocrate), selon le principe “c’est celui qui paie qui dicte quoi faire”.

Dans le quotidien gratuit Heute, par exemple, les publicités payées par le contribuable représentent près de 30% de l’ensemble des recettes, selon les calculs de l’Association des Éditeurs de Journaux Autrichiens (Verband Österreichischer Zeitungsherausgeber : VÖZ). Les deux directeurs de ce journal, Eva Dichand et Wolfgang Jansky (ancien directeur de cabinet de Werner Faymann à l’Office municipal de la construction bureau résidentielle de la Ville de Vienne), sont cajolés non seulement par le gouvernement fédéral aussi et surtout par la ville de Vienne. L’actuel adjoint au sport Christian Oxonitsch par exemple a acheté avec de l’argent public huit pleines pages où figuraient de grands portraits de lui. Qui dit mieux ?

[box]Photo en une : Josef Ostermayer, Werner Faymann et Hans Niessl le 17 mai 2010. Crédit : service de presse du SPÖ (Flickr) – CC BY-ND 2.0[/box]

Suisse : Oskar Freysinger agressé à la fin d’un débat avec Hani Ramadan

Suisse : Oskar Freysinger agressé à la fin d'un débat avec Hani Ramadan

06/09/2011 – 06h00
GENÈVE (NOVOpress) —
Hier soir s’est tenu à Genève un débat organisé par l’UDC opposant Hani Ramadan, prédicateur musulman installé en Suisse, et Oskar Freysinger (l’un des principaux architecte et porte-parole de l’Initiative populaire « Contre la construction de minarets ») dans une des salles de l’Université de Genève.

Dans une salle comble composée pour moitié de membres de l’Union Démocratique du Centre et pour l’autre moitié de musulmans (notre correspondant fait état d’une “ambiance électrique”), Hani Ramadan a assuré que sa religion était une religion de paix et que Freysinger était un inculte. Toutefois, au moment des dédicaces de son livre, c’est bien Freysinger qui a été agressé par un individu de type africain, malgré la très forte présence policière. Le Conseiller National a reçu un violent coup d’une main remplie de mousse à raser. Il n’a heureusement pas été blessé et, beau joueur, décida de ne pas porter plainte.

Crédit photo : DR

Libye [exclusif] : sur fond de traité de paix avec Israël, Kadhafi aurait-il pu faire libérer Gilad Shalit ?

Libye [exclusif] : sur fond de traité de paix avec Israël, Kadhafi aurait-il pu faire libérer Gilad Shalit ?

06/09/2011 – 03h00
TRIPOLI (NOVOpress) —
Ultime coup de poker de Kadhafi ? Selon le quotidien pan-arabe Asharq Al-Awsat, dans une interview exclusive accordée au ministre israélien adjoint pour le développement du Néguev et de la Galilée, le politicien druze Ayoob Kara, le colonel Mouammar Kadhafi aurait proposé à Israël la libération du soldat Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis 5 ans. Préliminaire à un traité de paix entre la Libye et Israël, l’offre de Mouammar Kadhafi était également motivée par une intervention de Tel-Aviv auprès de la communauté internationale, afin de faire cesser les attaques de l’OTAN contre la Libye.

Ayoob Kara a ainsi déclaré “j’ai des amis communs avec Saif al-Islam Kadhafi, en Autriche. Il a étudié à Vienne un certain nombre d’années, et mes amis qui étaient ses camarades de classe ont intercédé en sa faveur. Le personnage principal dans la médiation a été David Lasar [membre du Parti autrichien de la liberté] qui est un citoyen juif autrichien qui a pris contact avec nous.”

Ayoob Kara, membre du Likoud, député à la Knesset et ministre adjoint pour le développement du Néguev et de la Galilée
Ayoob Kara, membre du Likoud, député à la Knesset et ministre adjoint pour le développement du Néguev et de la Galilée. Crédit photo : Wikipedia Commons

Kara a également révélé que Kadhafi lui a envoyé une invitation officielle à se rendre en Libye afin de discuter de cette proposition, et qu’il a personnellement voulu se rendre en Libye, mais a été empêché de le faire par les autorités israéliennes pour des raisons de sécurité. Pour cette raison, le vice-ministre israélien a demandé à son ami autrichien de visiter la Libye à sa place. David Lasar, qui est également conseiller municipal de la ville de Vienne, s’est donc rendu en Libye où il a rencontré Saif al-Islam Kadhafi et lui a parlé en détail de l’offre libyenne pour obtenir la libération de Gilad Shalit et de signer un traité de paix avec Israël. Kara a affirmé que Saif al-Islam Kadhafi a même exprimé sa volonté de visiter personnellement Israël – après la libération de Gilad Shalit – et de prendre la parole devant la Knesset, de la même manière que le président égyptien Anouar Sadate en 1977.

Kara a précisé à Asharq Al-Awsat que l’offre libyenne avait été prise très au sérieux à Tel Aviv, qui a demandé à Kadhafi de la formuler par écrit. La situation à Tripoli l’a toutefois empêché de le faire, l’avancée des rebelles décidant les autorités israéliennes à cesser toute communication. En réponse à une question sur la capacité du régime de Kadhafi à obtenir la libération de Gilad Shalit, Kara a déclaré que “nous avons également posé cette question et la réponse que nous avons reçue était que Saif al-Islam et son père ont des relations très poussées avec le chef du Hamas, Meshal Khalid, et avec les autorités syriennes.” Il a ajouté que “il n’y avait aucun doute qu’il [Saif al-Islam] pouvait parler en toute confiance [pour la libération de Shalit] dans ce contexte.”

Répondant à une question concernant ce qu’attendait précisément le régime de Kadhafi en échange, Kara a révélé que “ils voulaient que les forces de l’OTAN cessent leur guerre. Ils ont également demandé à Israël d’intervenir [pour le compte de la Libye] aux États-Unis, ce qui aurait influencé ses alliés en Europe et mis un terme à l’offensive de l’OTAN.” Quant à savoir si Tel Aviv pouvait accepter de telles demandes, Kara a rétorqué à Asharq Al-Awsat que “nous étions de toutes façons intéressés à libérer Shalit et à signer un traité de paix avec un pays arabe.”

Interrogé pour savoir si il était politiquement viable pour Israël de soutenir un régime qui poursuit une politique de violence à l’égard de son propre peuple, le vice-ministre israélien a souligné que “notre politique n’est pas de nous immiscer dans les affaires intérieures des États. Aussi cette question aurait été en effet discutée par le gouvernement avant une prise de décision. Nous n’avons pas atteint ce stade, l’offre est arrivée trop tard.” Kara a également indiqué que Tel Aviv n’est pas actuellement en rapport avec le leader libyen déchu, bien que lorsqu’il lui a été demandé si Israël sait où est Kadhafi aujourd’hui, il ait refusé de répondre.

Crédit photo en une : U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt/Released. Légende : Mouammar Kadhafi au 12ème sommet de l’Union Africaine, le 2 février 2009 à Addis-Abeba
[box class=”info”]Voir (en anglais) : jpost.com et asharq-e.com[/box]

Londres : Une marche de l’EDL arrêtée par la police [mise à jour, vidéo]

l'English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

ADDENDUM AU 05/09/2011 — VIDÉO en bas de l’article

04/09/11 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) –Une nouvelle fois, l’EDL (English Defence League) n’a pu aller au bout de son intention de manifester samedi dans les quartiers Est de Londres. Habituellement interrompue par les violences de manifestants “antifascistes”, cette fois c’est sur ordre des autorités de police que l’EDL a du renoncer à sa manifestation dans l’East London.

Une centaine de résidents et de militants anti-fascistes encadrés par un dispositif de police impressionnant (3000 agents) s’étaient regroupés à proximité de la mosquée du quartier de l’East London pour protester contre la réunion statique organisée par l’EDL. Un regroupement statique afin de contourner l’interdiction des défilés suite aux récentes émeutes ethniques qui ont eu lieu sur le sol anglais en août.

Depuis les émeutes de Brixton il y a 30 ans et alors que subsistent encore de vives tensions engendrées par ces violences ethniques du mois d’août, c’est la première fois que la police décide d’interdire une manifestation.

Alors qu’il débutait son discours, Tommy Robinson, le fondateur de l’EDL, a été évacué par la police. Pour contrecarrer tout afflux des supporters du mouvement patriote anglais vers les quartiers de l’Est londonien, l’entrée du métro à la station King’s Cross au nord de Londres a été bloquée.

Cela n’a pas empêché plus de 1 000 personnes de se rassembler à proximité d’une station de métro située à quelques encablures de la mosquée des quartiers Est de Londres.

Le long de Whitechapel Road dans les quartiers Est de Londres, les amalgames douteux et les caricatures nauséabondes chers à l’antifascisme reprenaient leurs droits. Pancartes et panneaux sur lesquels étaient accolées les portraits de Tommy Robinson et Anders Breivik étaient brandis avec pour slogan : « des visages différents, une haine identique » entonnant le célèbre (mais efficace ?) refrain « ils ne passeront pas ». Les musulmans accusent l’EDL d’encourager les discours haineux à l’encontre de leur communauté en dénonçant l’islamisation progressive de la Grande-Bretagne.

Dans la foule, certaines personnes comparaient cette opposition antifasciste à celle de la bataille de Cable Street qui 75 ans auparavant s’était dressée contre le défilé du parti d’Oswald Mosley.

Le Guardian a interrogé plusieurs opposants venus se solidariser avec le mouvement antifasciste. Donnant la parole au révérend Alan Green, de St John on Bethnal Green, un des organisateurs d’une coalition luttant contre l’EDL, ce dernier déclara: « Une très grande majorité de la population est très heureuse de vivre dans la diversité ».

Il faut croire que non suite à l’écho favorable reçu par le mouvement de Tommy Robinson au sein de la population britannique et surtout comme l’ont prouvé les récentes émeutes ethniques qui ont embrasé le pays.

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Pour la police britannique c’est moins dangereux d’être face à l’English Defence League, que face aux émeutes ethniques qui ont eu lieu en août !

La Corée du Nord a livré des armes à la junte birmane

La Corée du Nord a livré des armes à la junte birmane

05/09/11 13h30
PARIS (NOVOpress)
– C’est l’une des nombreuses révélations des publications de notes diplomatiques effectuées par Wikileaks, la Birmanie a exporté du riz en Corée du Nord en échange de livraisons d’armes.

Le document de l’ambassade américaine à Rangoon date de 2009, et affirme que la junte birmane a exporté quelque 20 000 tonnes de riz en Corée du Nord via la Myanmar Economic Holdings Ltd, une entreprise contrôlée par la junte. En échange de ces produits alimentaires, le régime communiste de Corée du Nord aurait fourni des armes aux militaires birmans.

Le document précise aussi que le riz exporté était de “très mauvaise qualité, quasiment impropre à la consommation”.

Ces révélations confortent l’idée de relations resserrées entre les deux dictatures, relations qui avaient déjà été pointées du doigt dans le cadre d’un possible développement d’un programme nucléaire commun.

Un rapport des Nations unies avait par ailleurs affirmé en novembre que la Corée du Nord vendait des armes nucléaires et balistiques en Birmanie, ainsi qu’en Iran et en Syrie.

Syrie : le témoignage d’un Français sur place

Syrie : le témoignage d'un Français sur place

05/09/2011 – 9h45
DAMAS (via InfoSyrie.fr) — Info Syrie publie le témoignage d’un autre Français sur la visite de presse à Damas et Hama organisée par une association patronale syrienne entre le 21 et le 24 août. Alain Corvez a déjà donné une contribution à notre site, au tout début de notre aventure (voir l’article « La Syrie, objet de toutes les attaques » , mis en ligne le 2 juin). Colonel du cadre de réserve, conseiller en géostratégie internationale, Alain Corvez est un spécialiste des questions de terrorisme et de géopolitique. Un spécialiste engagé, qui a pris position contre le retour de la France dans l’organisation militaire de l’OTAN et la participation de notre pays au conflit afghan. On ne s’étonnera donc pas qu’il n’apprécie guère l’attitude de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé vis-à-vis de la Syrie, non plus que le traitement médiatique dont celle-ci est la victime depuis six mois. Voici, après celle de Guy Delorme et d’Alain Soral (voir les articles « Infosyrie et Alain Soral : ce que nous avons vu à Damas et Hama » et sa suite mis en ligne les 25 et 27 août), ses impressions de voyage, assortis d’une analyse sur ce qui est en jeu en Syrie, et ce qui a été mis en œuvre par ses ennemis et ses faux-amis.

Les intertitres et les passages soulignés sont de la rédaction de Info Syrie.

« La population sent l’existence d’un complot contre le pays »

« Lassés, voire excédés de lire et d’entendre les mensonges, d’une outrance rarement atteinte jusqu’alors, des acteurs divers de la vie économique syrienne ont constitué une Organisation Non Gouvernementale afin de rétablir la vérité sur la situation en Syrie. Dénommée « Syria is fine », « La Syrie est belle », cette ONG a invité entre cent cinquante et deux cents personnes d’une vingtaine de nationalités différentes, parmi lesquelles de nombreux journalistes, à venir constater sur place la réalité de la situation, du 21 au 24 août.

Nous avons ainsi pu visiter Damas où la vie continue comme par le passé, les habitants s’adonnant à leurs activités habituelles, petits ou grands commerces, de constructions de bâtiments ou de routes dans la périphérie, ou de « farniente » à la terrasse des cafés ou des échoppes. Discutant librement avec les uns ou les autres lors de mes promenades individuelles dans les rues et dans les souks, je retiens l’idée générale que la population sent l’existence d’un complot contre le pays et souhaite seulement qu’on la laisse mener sa vie, modeste certes, mais non miséreuse, dans le calme et sans monter les Syriens les uns contre les autres. Si certains réclament plus de libertés, économiques, administratives et policières, ils reconnaissent  au Président Bachar el-Assad la volonté sincère de mettre en œuvre ces réformes indispensables à une vie démocratique moderne.

Bachar : des revendications légitimes, un complot manifeste, des actes de terrorisme avérés

D’ailleurs, dans l’entretien télévisé  avec des journalistes le 21 août  au soir, le Président a répondu à ces souhaits en annonçant les réformes de la Constitution et des élections législatives avant fin février, le temps que se constituent les nouveaux partis politiques désormais autorisés, répondant ainsi à ceux qui  réclamaient ces mesures. Dans cet entretien, il a fait le point de la situation dans le pays, reconnaissant l’aspiration authentique à des réformes démocratiques  de la part de certains manifestants, aspirations qu’il comprenait et auxquelles le régime répondait justement par les mesures déjà prises, notamment l’autorisation de manifester dans le calme, auxquelles s’ajoutaient celles qu’il venait d’annoncer, qui demandaient du temps et du calme pour organiser le fonctionnement démocratique des pouvoirs publics.

Bachar el-Assad dénonçait en même temps le complot organisé et soutenu de l’étranger, utilisant les milices terroristes islamiques pour tenter de renverser le pouvoir. Là, il disait que les forces de sécurité avaient pu être surprises initialement mais qu’elles avaient désormais la situation bien en mains et pouvaient contrôler la situation.

Évidemment, les comploteurs contre le régime peuvent continuer à nier la véracité d’avancées politiques évidentes, puisque leur but n’est pas une Syrie libre et démocratique mais un pays à la solde de « l’Occident », éventuellement dirigé par des islamistes soutenus pas l’Arabie Séoudite et les services américains, cessant de soutenir la cause arabe authentique, et notamment la lutte des Palestiniens pour leur cause.

Évidemment, ces comploteurs dont beaucoup sont sans doute inconscients d’être des marionnettes entre les mains de manipulateurs spécialisés et entraînés à soulever les foules au nom de vertueux principes, – tandis que d’autres escomptent établir un régime ayant pour règle la charia sunnite – se gardent bien de dire quels sont leurs buts ultimes. Ils utilisent en tout cas les moyens de communication sophistiqués et onéreux qui leur ont été distribués par de bonnes âmes démocratiques, trouvés par les forces de l’ordre sur  des manifestants qui n’auraient pas eu les moyens de les payer, à Deraa ou Hama.

A Hama justement, l’ONG nous a emmené visiter les lieux qui montrent clairement que ce ne sont pas seulement des moyens de télécommunication sophistiqués qui ont permis de monter les opérations de commandos, organisées militairement, et qui, le 31 juillet, ont détruit  le commissariat de police et tué sauvagement les 17 policiers qui l’occupaient, les décapitant avant d’aller jeter leurs corps dans la rivière Oronte (Nahr el Assi), brûlé le Palais de Justice et fait exploser le Cercle de garnison en tuant 20 autres personnes. A l’évidence ces opérations ont été montées avec des armements importés par des filières franchissant les frontières et n’avaient pas pour but  de faire avancer la démocratie en Syrie. Le Gouverneur de la ville  nous expliqua que ces opérations militaires avaient été organisées pour bloquer le centre ville et laisser agir ces groupes, composés d’après lui de salafistes hors-la-loi, assortis de trafiquants divers. Il ajoutait que les responsables de sa ville avaient autorisé les manifestations pacifiques et dialogué avec  les meneurs mais que ces opérations terroristes avaient nécessité une réponse militaire appropriée. Les médias occidentaux avaient présenté les évènements de façon mensongère en disant que les forces de l’ordre tiraient sur la foule pacifique. Comment expliquer alors les centaines de soldats tués et les nombreux blessés, dont nous avons visité quelques uns à l’hôpital militaire de Tichrine, dans la banlieue de Damas, qui nous ont expliqué comment ils avaient été agressés à Hama, Deraa, Deir El Zor, après avoir été isolés à dessein du gros de leur formation.

Inconséquences & incohérences de la diplomatie française

Ancienne civilisation mondiale, stratégiquement située au Moyen-Orient, la Syrie ne peut être ignorée si l’on veut mener une politique arabe cohérente. Ce fut l’erreur commise par Jacques Chirac, coupant totalement les relations avec Bachar el-Assad après l’avoir accusé sans preuves de l’assassinat de son ami Rafic Hariri en 2005, faute géopolitique intelligemment corrigée par Nicolas Sarkozy dès son arrivée à l’Elysée en 2007, hélas reconduite un an plus tard de façon incompréhensible pour les Syriens et pour les observateurs politiques, à moins d’y voir un alignement encore plus marqué sur la vision impériale américaine du monde. Que s’est-il passé pour que celui (Bachar) qui était invité d’honneur sur les Champs Elysées le 14 juillet 2010, soit devenu un ennemi à abattre quelques mois plus tard ?

Pourtant les spécialistes savent bien que le problème de l’Iran ne peut être résolu qu’en liaison avec  la Syrie, problème pour lequel le Président syrien avait promis son aide au Président français. Les Etats-Unis et Israël savent bien que ce serait folie de faire la guerre à l’Iran, et il reste suffisamment de sages à Washington pour dissuader l’administration américaine de se lancer dans une telle folie.

Mettre des islamistes sunnites au pouvoir à Damas ne permettrait pas de marquer des points utiles contre l’Iran chiite dont l’alliance actuelle avec la Syrie est conjoncturellement stratégique et nullement confessionnelle. C’est contre la domination de la « démocratie américaine » que les deux pays s’entendent, et avec eux de nombreux pays qui partagent cet antagonisme, ouvertement ou plus discrètement comme la Russie et la Chine. Comme l’avait dit Vladimir Poutine en 2007 à Munich, un monde unipolaire n’est plus possible et il faut impérativement organiser des relations équilibrées basées sur la justice entre les nouveaux et les anciens pôles de puissance. Poutine avait ajouté que la démocratie ne peut pas être la domination  d’une majorité sur les autres mais la prise en compte des aspirations des diverses minorités.

Lors du dernier dîner en commun le 23 août, le Vice-ministre des Affaires Etrangères syrien, Fayçal  Makded, nous disait qu’il était clair que la Syrie était attaquée  parce qu’elle était opposée à la politique américano-israélienne en Palestine. Mon voisin, Ismail Muftuoglu, ministre de la Justice de Turquie en 1995-96, après avoir fait sa courte prière de rupture du jeune, demandait à prendre la parole pour dire à tous au micro qu’il dénonçait l’ambigüité de la politique de son gouvernement, qui en venait à soutenir des terroristes islamistes contre un pays frère dont l’islam est la religion majoritaire mais qui a toujours préservé le multiconfessionnalisme. Pour lui, l’AKP d’Erdogan prenait même des risques énormes pour l’avenir de la Turquie.

Des points de vue – éminents – chrétiens

Les chrétiens rencontrés nous avaient déjà fait part de leur crainte de voir les islamistes les attaquer, comme ils l’ont d’ailleurs fait à Rabareb, près de Deraa, quand 500 d’entre eux environ ont attaqué un commissariat tenu par des policiers chrétiens. Nous recevant dans sa basilique  grecque-orthodoxe Sainte Marie, Mgr Luca Al Khoury nous raconta comment il en avait refusé l’accès à l’ambassadeur américain après que ce dernier se soit solidarisé avec les mutins de Hama. Le Patriarche Ignatius IV nous expliquait ensuite les erreurs d’appréciation de l’Occident sur la culture orientale et notamment syrienne : les chrétiens étaient les premiers en Syrie dit-il, puis l’islam est arrivé ensuite et depuis lors il n’y a jamais eu de luttes entre les habitants qui se sentent d’abord et avant tout Syriens. Vantant l’ouverture d’esprit et la jeunesse du Président Bachar, il se disait convaincu que c’était lui le mieux à même de moderniser le pays en respectant ses diversités et sa culture de la plus ancienne civilisation du monde. S’il y avait des différences d’appréciation, il fallait les résoudre par le dialogue ajoutait-il. On remarquera à ce sujet que le nouveau Ministre de la Défense est un général chrétien, Daoud Raghah. Une traductrice en français, chrétienne, me précisait que dans sa région d’origine près de Tartous,  le danger de subversion renforçait l’amitié entre musulmans et chrétiens.

Cette offensive de l’islamisme terroriste en Syrie a été bien sûr soutenue par les sunnites les plus excités d’Arabie, du Liban, de Turquie et de Jordanie, offensive d’ailleurs préparée par ce qu’il faut bien appeler un laisser-faire complaisant du régime pour ne pas engendrer d’affrontements, je pense notamment à la construction de 1 134 mosquées illégales financées par l’Arabie Séoudite.

Edward Lionel Peck, ancien ambassadeur des Etats-Unis dans de nombreux pays arabes et donc excellent connaisseur, me disait dans un français presque parfait que son pays ne comprenait pas l’Orient et pensait de bonne foi que « l’American way of life » était la meilleure au monde et qu’il avait le devoir de l’exporter dans toute la planète….

La société syrienne aspire à la réforme ET au calme

En conclusion de ce voyage, il me semble clair que la Syrie est l’objet d’un complot visant à renverser un régime qui n’a pas l’heur de plaire à Washington, en utilisant les aspirations légitimes d’un peuple à davantage de libertés, économiques, administratives, politiques et de l’information. Le régime a enclenché les réformes souhaitées et maîtrise désormais la subversion terroriste. Si les sanctions feront souffrir le peuple, le gouvernement n’a pas à craindre d’intervention militaire de l’Occident  qui n’en a plus les moyens, se demandant sans doute comment il va gérer le chaos installé en Libye.

Or, contrairement à certaines idées reçues d’observateurs soi-disant éclairés, l’actuel  Président contrôle et dirige son pays sans devoir composer avec telle ou telle « vieille garde » ou lobby influent. Ayant circonscrit la menace islamiste et en mesure de la contrôler, il peut engager les réformes et semble d’ailleurs être le mieux à même de les mener à leur terme. Si certains milieux sunnites lui restent hostiles par tradition, la majorité du peuple semble souhaiter le calme et l’harmonie entre toutes les composantes de la société syrienne.

A Damas comme à Hama, nous avons vu des habitants calmes et travaillant normalement, sentiment partagé par les journalistes russes, hongrois, turcs, avec lesquels j’ai pu discuter. Il y a un désir de réforme chez certains, mais peu nombreux sont ceux qui veulent le renversement du régime. Ces données sont, il est vrai, difficiles à évaluer, et nous entendrons des journalistes, français notamment, estimer l’opposition comme plus intense qu’elle n’est, et interpréter tous les faits et déclarations dans le sens de leurs idées préconçues qui sont que ce régime doit être renversé et que le peuple syrien est de cet avis. Pourtant la Syrie de Bachar el-Assad est une plaque tournante qui possède de nombreux appuis dans le monde et la volonté occidentale pourrait se heurter au mur des réalités. D’autant plus que l’immense majorité de la population ne s’est pas manifestée pour l’instant, elle qui se sent solidaire de la lutte des Palestiniens pour leur Etat et en accueille plusieurs centaines de milliers depuis des années, comme elle a accueilli un million et demi d’Irakiens depuis 2003. Cette solidarité arabe est à prendre en considération dans toutes les évaluations que peuvent faire les experts et stratèges auto-proclamés. »

[box class=”warning”]Auteur : Alain Corvez, 31 août 2011, pour Info Syrie. Reproduit avec l’aimable autorisation de Info Syrie.[/box]
Photo : le président Lula en compagnie de Bachar el-Assad, le 30 juin 2010. Crédit : Roosewelt Pinheiro/ABr

Moscou : des milliers de musulmans priant dans les rues [vidéo]

Moscou : des milliers de musulmans priant dans les rues [vidéo]

04/09/2011 08h30
MOSCOU (NOVOpress) – Les images sont saisissantes. Des milliers de musulmans priant dans la rue à Moscou. Des résidents ont pris des images de cette prière.

A Moscou, il y a quatre grandes mosquées. De plus, la salle Sokolniki, qui peut accueillir 8.000 personnes, a été utilisée pour cet « événement ». Mais même cela n’était pas suffisant, de sorte que plusieurs rues étaient bondées.

Chine : communisme et ingénierie sociale, les recettes du désastre

Chine : communisme et ingénierie sociale, les recettes du désastre

03/09/2011 20h30
PEKIN (NOVOpress) –
Dans un article du quotidien de gauche britannique The Guardian, la journaliste Tania Branigan en visite dans le petit village reculé de Banzhushan, dans le Hunan, en plein cœur de la Chine, rend compte des conséquences tragiques de deux phénomènes sociologiques.

Le premier est ancien et remonte à la plus ancienne tradition chinoise, la préférence donnée aux enfants mâles qui se traduit par une mortalité des filles supérieure à la norme. Les jeunes enfants de sexe féminin peuvent être les victimes d’infanticide, de négligence ou d’avortements ciblés.

Le second est la politique de l’enfant unique qui conduit un très grand nombre de familles à ne pouvoir concevoir qu’un seul enfant, dans un but de contrôle des naissances.

Le résultat est que la proportion de garçons dans les générations en âge de se marier explose. Au lieu d’un rapport de 106 garçons pour 100 filles, les Chinois sont 118 pour 100 Chinoises. Même une forte mortalité ne peut empêcher des dizaines de millions de Chinois de se retrouver sans partenaire.

Dans la vie quotidienne, cela se traduit par le fait qu’une violente sélection sociale, comme aucun darwiniste social n’aurait osé le rêver au XIXème siècle, va bouleverser la société chinoise. Les Chinois aux revenus les plus bas vont perdre leurs opportunités à la reproduction au profit des hommes plus riches.

A la marge, nous commençons à noter des problèmes comme l’enlèvement de femmes ou d’enfants tout comme l’“importation”, légale ou non, de femmes de pays ethniquement compatibles pour les Chinois comme le Viêt-nam ou la Birmanie.

Toutefois, nul ne sait quand et comment cette bombe à retardement démographique va exploser. Quant aux conséquences sur la société chinoise, elles sont encore imprévisibles.

La Turquie expulse l’ambassadeur d’Israël

La Turquie expulse l'ambassadeur d'Israël

03/09/2011 18h55
ANKARA (NOVOpress) – L’affaire de la flotille de Gaza (image ci-dessus) crée toujours de nombreux remous, plus d’un an après les faits. Dernier épisode en date, l’expulsion de Turquie de l’ambassadeur d’Israël. Ankara a pris cette décision suite au refus de l’Etat hébreu de présenter ses excuses. Il faut rappeler que l’arraisonnement par l’armée israélienne de cette flotille avait coûté la vie à neuf Turcs. Ce qui avait déclenché la colère d’Ankara.

L’ONU avait procédé à une enquête qui a établi qu’Israël avait utilisé une force “excessive et déraisonnable”. Cependant les Nations unies considèrent que le “blocus maritime (israélien) a été imposé en tant que mesure de sécurité légitime de façon à empêcher l’entrée d’armes dans Gaza par la mer et sa mise en oeuvre respecte les exigences du droit international”.

Dans un communiqué, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou indique : “Israël exprime à nouveau ses regrets pour les pertes en vies humaines, mais ne s’excuse pour cette opération. Israël, comme tout autre pays, a le droit légitime de se défendre”.

De son côté, la Turquie considère ce rapport comme nul et a décidé, en plus de l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël, la suspension des accords militaires bilatéraux et une saisine de la Cour internationale de Justice.

Le rapport de l’ONU a été également critiqué par l’Autorité palestinienne.

 

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

03/09/2011 – 13h00
DAMAS (via Info-Syrie.fr) — Comme prévu, l’Union européenne a confirmé, ce vendredi 2 septembre, l’embargo sur toutes les importations de pétrole syrien sur son territoire, confirmant aussi, par la même occasion, son alignement sur la diplomatie américaine. Les fédéralistes gémissant sur l’absence d’une réalité et d’une volonté politique européenne commune pourront se consoler : leur Europe existe au moins pour relayer, de la Syrie à la Libye en passant par la Yougoslavie, la Géorgie, la Côte d’Ivoire, le Soudan, l’Iran, les volontés et mots d’ordre du département d’État de Washington.

Cette décision était attendue, s’inscrivant dans le « jeu » de mesures économiques prises ou annoncées par les Américains et leurs seconds pour mettre à genoux le régime – en accroissant les difficultés de la population : c’est, ni plus ni moins, une façon « libérale » de pratiquer l’ingérence – et la subversion.

Cette décision européenne n’est certes pas anodine : 95% des ventes de pétrole syrien se faisaient avec les pays de l’Union européenne. On estime qu’entre un quart et un tiers des recettes syriennes pourrait être compromis par l’embargo sur le pétrole. Celui-ci, pour être précis, concerne non seulement l’achat, l’importation et le transport du pétrole et des produits dérivés, mais aussi les services financiers et d’assurance liées aux transactions.

Toutefois, l’embargo est, en quelque sorte, « à la tête du client » des Syriens : l’Italie a obtenu en effet de ses partenaires européens que les contrats de livraison de pétrole syrien actuellement en cours, et impliquant deux compagnies pétrolières nationales italiennes – Syria Petroleum et Sytrol -, soient honorés jusqu’au 15 novembre. Et, par ailleurs, les experts es-blocus économique de l’Union ont décidé de surseoir, pour un temps indéfini, à la mesure d’interdiction de tout investissement européen dans le secteur pétrolier syrien : les « droits de l’homme » et la « démocratie » c’est bien, mais les affaires demeurent les affaires, surtout en ces temps de crise.

Peut-être les Européens, et singulièrement les Français, espèrent-ils, à plus ou moins brève échéance, s’abreuver désormais en pétrole à la « source » libyenne, leur opération « humanitaire » et « pro-démocratie » en Libye s’assimilant chaque jour d’avantage à une opération de captation de ressources énergétiques.

Le salut économique viendra-t-il de l’Est ?

Pour en revenir à la Syrie, quelle parade peut-elle trouver  à cette décision, qui frappe un pays fragile économiquement, où 12% de la population était, selon une estimation de 2006, en dessous du seuil de pauvreté, et où le taux de chômage atteignait un peu plus de 8% en 2010 – selon un site de documentation de la CIA ?

Voici dix ans, la Syrie occupait le 29ème rang mondial avec une production de 26 millions de tonnes de pétrole brut. Toutefois, ses exportations sont passées, entre 2005 et 2011, de 285 000 barils/jour à 155 000/jours, et n’occuperait plus que le 56e rang des exportateurs pétroliers cette année – ces chiffres-estimations étant eux aussi de la C.I.A. !

Ce qui est certain c’est que le pays était, au moment où a éclaté la crise politique, en pleine restructuration de son économie, avec la modernisation de ses infrastructures, notamment portuaires. Il connaissait aussi un taux de croissance appréciable :  2,2% en 2009. Les principaux secteurs économiques étaient, outre l’industrie pétrolière, l’agro-alimentaire, le bâtiment, la métallurgie, ainsi qu’un important secteur artisanal produisant vêtements, tapis et produits en cuir, les exportations reflétant l’activité de ces différents secteurs.

Mais c’est surtout le secteur touristique qui a connu une véritable explosion, passant de 1 276 000 touristes en 1996 à près de 7 500 000 en 2010. Naturellement, cette activité a été frappée de plein fouet par les six mois de troubles.

Le pétrole est donc une part importante de la richesse de la Syrie. Avec le gaz : tout récemment un accord pour la construction d’un « gazoduc islamique » a été conclu entre Damas, Bagdad et Téhéran (voir notre article “Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique” , mis en ligne le 27 juillet). Un partenariat  qui pourrait, symboliquement, témoigner d’une réorientation de l’économie syrienne vers « l’Est », c’est-à-dire, outre l’Iran et l’Irak, des nations ayant jusqu’à présent soutenu diplomatiquement la Syrie, et en concurrence économique avec le bloc occidental, comme l’Inde et la Chine. Enfin, on voit mal la Russie laisser « tomber » son allié historique et principal au Proche-Orient, surtout après le raid stratégico-économique » de l’OTAN sur la Libye et son pétrole.

De toute façon, les mesures de rétorsion économiques ont toujours davantage pénalisé les populations qu’abattu les régimes : l’Irak en est le plus récent, le plus notable et le plus désolant exemple. L’Union européenne a certes tiré une assez grosse cartouche contre Damas, mais on peut penser que c’est une des dernières. Car que faire de plus : la guerre ?

Crédit photo : Dayr az Zawr, par Richard Messenger (Flickr)

Immigration : l’identité québécoise en question

Immigration : l'identité québécoise en question

02/09/2011 – 15h30
MONTREAL (NOVOpress Québec) —
Alors que le sujet de l’immigration semble être la question du jour dans la Belle Province, deux dépêches municipales provenant de Shawinigan et de Gatineau rappellent aux Québécois que l’immigration ne fera plus pour très longtemps l’exclusivité de la métropole montréalaise.

En effet, les deux municipalités annoncent des mesures significatives afin d’attirer les minorités visibles et « nouveaux arrivants » (euphémisme propre à la novlangue québécoise). Le manque de main-d’œuvre est l’argument de prédilection des maires. La conseillère municipale de Gatineau, haïtienne d’origine, parle déjà d’inclure des membres dits de minorité visible dans les comités municipaux et de les inciter puisque, selon madame Apollon les immigrants auraient tendance à s’auto-exclure de nos systèmes de gouvernance.

Radio Ville-Marie nous apprend que 16420 Gatinois disaient appartenir aux minorités visibles en 2006, alors que ce nombre pourrait dépasser les 20 000 personnes en 2011, d’après un rapport divulgué hier au conseil municipal. Selon la conseillère, cet accroissement est nécessaire pour combler 30 000 nouveaux emplois.

À Shawinigan, la situation est semblable et la ville est prête à débourser 175 000 dollars dans le but de faire la promotion de sa ville afin de combler de futurs emplois disponibles dans la région.

Ces dépêches apparaissent à un moment où plusieurs politiciens et journalistes mettent en question les bienfaits de l’immigration au Québec et alors que la Chambre de commerce montréalaise réclame toujours plus d’immigrants dans l’optique d’élargir son « bassin de main d’œuvre ». Œuvre du patronat ? Rappelons que près de 80% des immigrants vivent dans la métropole montréalaise, et en plus grand pourcentage pour les dites « minorités visibles ».

[box]Photo : image sous licence creative commons / Auteur : Humanoide (Flickr)[/box]

Slovénie et Autriche : une pièce de 2 euros fait débat

2 euros Franc Rozman-Stane

02/09/2011 – 13h00
VIENNE [via Lionel Baland] — Une monnaie souvenir de 2 euros en l’honneur d’un commandant de partisans, dénommé Franc Rozman Stane, a été émise en Slovénie.

Le FPÖ (Autriche) dénonce l’impression de cette pièce qu’il considère être en opposition à la communauté des valeurs européennes et une gifle au visage des victimes des partisans de Tito.

Le Commandant des partisans Franc Rozman Stane est mort en 1944 et n’a pas participé aux crimes titistes de la fin de la guerre.

[box class=”info”]Sources : lionelbaland.hautetfort.com et derstandard.at[/box]
Photo : fr.numista.com