Dick Cheney, l’ancien vice-président américain justifie la torture

Dick Cheney. L'ancien vice-président américain justifie la torture

02/09/2011 – 11h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
Ancien directeur de cabinet de Gérald Ford, ancien ministre de la Défense de Bush père, puissant vice‑président de Bush fils, Dick Cheney vient de publier ses mémoires.

Celui qui fut surnommé Dark Vador assume sans complexe sa réputation de seigneur de la guerre. Il regrette simplement que les États‑Unis n’aient pas bombardé la Syrie. Mais il justifie les méthodes de torture utilisées à la prison de Guantanamo. Tout en se félicitant qu’Obama n’ait pas fermé ce pénitencier malgré ses promesses.
[box class=”info”]Photo : de gauche à droite Dick Cheney, George W. Bush, Dennis Hastert. En 2003.[/box]

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

01/09/2011 – 11h30
VENISE (NOVOpress) – C’est l’indignation chez les immigrationnistes italiens. La région Vénétie, présidée par l’énergique gouverneur Luca Zaia (Ligue du Nord), a décidé d’introduire un « Bonus famille », « contribution exceptionnelle de soutien aux familles nombreuses afin d’améliorer leur qualité de vie ». 880 000 € au total vont être versés aux familles de 4 enfants ou plus. Chacune touchera de 600 € (pour 4 enfants) à 1200 € (9 enfants ou plus). La somme sera distribuée par l’intermédiaire des municipalités.

Compte tenu de la situation très difficile de beaucoup de familles comme de la natalité désastreuse de l’Italie, voilà une mesure qui paraît excellente. Mais, horreur, pour pouvoir percevoir le « Bonus famille », les familles devront « déposer une demande à leur mairie de résidence et justifier

– de la nationalité italienne

– d’au moins cinq ans de résidence dans la région Vénétie

– de revenus annuels ne dépassant pas 30 000 euros ».

Il n’y a pas un mot, on le voit, qui concerne l’ethnie, la race ou la religion. Le « Service de soutien juridique contre les discriminations ethnico-raciales et religieuses », membre de l’association immigrationniste subventionnée Asgi (« Association pour les études juridiques sur l’immigration »), ne s’en est pas moins hâté d’envoyer de tous côtés, et en particulier à la Commission européenne (Direction Générale des Affaires Intérieures, Direction B: Immigration et Asile, Unité B1: Immigration et Intégration) et à l’UNAR (Office national contre les discriminations raciales), un long mémoire de dénonciation. À l’en croire, « le “Bonus famille”, en raison de la condition de citoyenneté qui y est contenue, est en contradiction flagrante » avec la charte de l’ONU (clause générale de non-discrimination); avec la Convention européenne des droits de l’homme (de non-discrimination) ; avec la Charte sociale européenne (principe de non-discrimination sur critères de nationalité) etc. etc. Le « Bonus famille » contredit en outre la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans son jugement Koua Poirrez c. Francia, du 30 septembre 2003, la Cour a rejeté l’argumentation du gouvernement français, fondée sur la nécessité d’équilibrer les dépenses sociales en fonction des ressources. Dans son jugement Gaygusuz c. Austria, du 16 septembre 1996, elle a rejeté l’argumentation du gouvernement autrichien « qui faisait référence à une prétendue “responsabilité particulière” que l’Etat aurait à l’égard de ses propres citoyens, dont il devrait s’occuper prioritairement de préférence aux non-citoyens ».

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles Plus récemment, par le jugement Fawsie c. Grecia du 28 octobre 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Grèce pour avoir voulu lier le versement d’une prestation aux mères de familles nombreuses (au moins quatre enfants mineurs) à la possession de la citoyenneté d’un pays membre de l’Union européenne, ou bien du statut de réfugié d’origine ethnique grecque. Les autorités grecques avaient argumenté en vain que la prestation en question « n’avait pas une finalité d’assistance sociale mais de politique démographique, puisqu’elle visait à stimuler le rééquilibrage du déficit démographique du pays, en incitant à former des familles nombreuses », et que les immigrés n’étaient pas susceptibles de contribuer à la résolution du problème démographique. La Cour a répondu que toute différence de traitement en matière de prestations sociales « ne pouvait être tenue pour compatible avec le principe de non-discrimination de la Convention européenne qu’en cas de considérations très fortes ». Le déficit démographique de la Grèce et de l’Europe n’est évidemment pas une considération très forte.

L’Asgi appelle donc la Commission européenne à engager une procédure d’infraction contre la République italienne pour violation des normes de droit de l’Union européenne.

Le site immigrationniste « Stranieri in Italia », qui reprend cette dénonciation, l’illustre par une photo épouvantable : celle d’un père, d’une mère et de trois petits enfants, tous blonds. Quelle perspective terrifiante, en effet ! Et si les européens se remettaient à avoir des enfants au lieu de laisser venir des Nigérians et des Tchadiens pour en avoir à leur place et « sauver » les régions qui se meurent, comme la propagande du Système les y exhorte. Les immigrationnistes en font des cauchemars.

[box class=”info”] Photo en haut de l’article : Familles italiennes au prieuré de Rimini (Fraternité St-Pie X) [/box]

Premiers tests réussis pour le porte-avions chinois

Premiers tests réussis pour le porte-avions chinois

31/08/11 20h00
PEKIN (NOVOpress)
– Le premier porte-avions chinois, construit sur la base du porte-aéronefs soviétique Varyag, a subi avec succès, au cours du mois d’août, ses premiers essais en mer.

C’est le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Yang Yujun, qui a révélé ces informations en déclarant notamment :« La construction d’un porte-avions constitue un projet à long terme qui consiste notamment à effectuer une série de tests et d’exercices. Les essais en mer, qui ont récemment eu lieu, ont réussi ».

Mis en chantier en Union soviétique, ce bâtiment de guerre a été vendu inachevé à la Chine par l’Ukraine en 1988 et remorqué jusqu’au port de Dalian. Depuis 2005, Pékin a entamé les travaux visant à achever sa construction et à concevoir des avions embarqués.

Ce projet avait suscité une certain inquiétude des autorités américaines, voyant d’un mauvais œil le développement de la force militaire chinoise et s’interrogeant sur « l’utilité » de ce projet.

Cependant, selon les spécialistes, il faudra encore plusieurs années pour compléter l’armement du navire avant de le mettre en exploitation.

Racisme anti-Noirs : élément moteur de la rébellion libyenne [vidéo]

Racisme anti-Noirs : élément moteur de la rébellion libyenne

31/08/2011 – 18h30
TRIPOLI (NOVOpress) —
Contrairement à la presse française (à l’exception de Novopress) qui n’évoque guère ces faits dérangeants, la presse anglophone se fait largement l’écho de la chasse aux Noirs ouverte par les troupes rebelles en Libye. Comme le souligne horrifié le journaliste de gauche britannique Richard Seymour dans les colonnes du Guardian, une des motivations expliquant le succès de la rébellion est la xénophobie dont sont victimes les Africains que le colonel Kadhafi a fait venir en grand nombre à la fois pour servir de soutiers à bas prix pour son économie et comme chair à canon de ses forces de répression. Images à l’appui avec cette vidéo.

Mondialisation : un homme d’affaires chinois achète un morceau de l’Islande

Mondialisation : un homme d’affaires chinois achète un morceau de l’Islande

30/08/11 – 11h50
REYKJAVIK (NOVOpress)
– Un riche investisseur chinois est en passe d’acquérir une imposante surface en Islande pour un projet touristique d’un coût de 100 millions de dollars, qui comprendra notamment un grand parcours de golf.

L’acheteur, Huang Nubo, n’est pas seulement un homme d’affaires ordinaire, c’est aussi un ancien responsable gouvernemental chinois. La transaction concernera plus de 300 kilomètres carrés sur le territoire islandais.

Le promoteur chinois a signé un pré-accord de vente mercredi dernier avec des propriétaires terriens dont le gouvernement islandais. Accord qui doit désormais être approuvé par Pékin et Reykjavik, mais suscite déjà un certain nombre de réactions négatives de la part des Islandais, inquiets de voir leur sol ainsi bradé à des étrangers.

Placée sur la route entre l’Europe et l’Arctique, l’Islande est de plus en plus considérée comme ayant une position stratégique, la fonte des glaces ouvrant de nouvelles voies maritimes polaires et rendant les ressources minérales de cette région plus accessibles, provoquant de nombreuses convoitises internationales.

Le rêve américain : l’histoire d’une arnaque [vidéo]

“Le rêve américain” est un dessin animé de 30 minutes qui montre comment les américains ont été escroqués depuis des années par le gouvernement américain . Comment l’argent est il crée ? Comment fonctionnent les banques ? Pourquoi les prix des logements flambent puis plongent ? Qu’est ce que la FED et quelle influence a-t’elle sur la vie quotidiennes des citoyens américains ?

Un regard divertissant mais percutant sur les agissements du gouvernement américain et des puissances financières.

Des Noirs massacrés par des rebelles libyens

Des Noirs massacrés par des rebelles libyens

29/08/2011 16h00
TRIPOLI (NOVOpress) – Le bloggeur congolais Alex Engwete publie des nouvelles du continent noir qui tranchent sur les informations aseptisées de la presse occidentale, trop paralysée par le politiquement correct pour oser rendre compte de ce qui se passe.

Dans un post bien informé, Alex Engwete rapporte des assassinats de Noirs par les rebelles libyens sous couvert de chasse aux mercenaires venus du sud du Sahara.

Il semble que les populations arabes profitent de ces moments d’anarchie pour régler des comptes avec une population nombreuse attirée par les largesses du colonel Kadhafi.

L’Iran a soutenu les « rebelles » libyens

L'Iran a soutenu les « rebelles » libyens

28/08/11 – 15h20
TEHERAN (NOVOpress)
– Nouveau coup dur pour l’image « démocratique et laïque » de l’insurrection libyenne et du CNT (Conseil National de transition) : la République islamique d’Iran de Mahmoud Ahmadinejad, elle aussi, aurait activement soutenue le mouvement insurgé.

« L’Iran a fourni discrètement de l’aide humanitaire à la rébellion libyenne avant la chute de Tripoli“, a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi.

“Avant la chute de Kadhafi, nous avions des contacts avec de nombreux groupes rebelles et nous avons envoyé sans faire de bruit trois à quatre livraisons d’aide médicale et humanitaire à Benghazi“, a-t-il ensuite ajouté

Ces affirmations sont confirmées par le fait que le chef du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, a envoyé une lettre de remerciement au président iranien pourtant régulièrement présenté comme le « diable » dans les pays occidentaux.

L’Iran a également “félicité le peuple musulman libyen” après l’entrée des rebelles à Tripoli.

Un soutien qui renforce les inquiétudes concernant le futur poids des islamistes radiaux dans le gouvernement de la Libye.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan

[box class=”info”] Communiqué de Bernard Lugan, 26 août 2011 [/box]

Première remarque : personne ne regrettera le « guide satrape » libyen, ni les attentats qu’il commandita pas plus les provocations devant lesquelles cédèrent avec faiblesse tant de responsables politiques mondiaux. Pour autant, la chasse à l’homme, « mort ou vif », lancée contre lui et ses fils, prime à l’appui, par certains de ceux qui, hier encore, rampaient à ses pieds est insupportable autant que nauséabonde. Elle en dit long sur l’ « ancrage » éthique des futurs responsables libyens…

Cette mise au point étant faite, venons-en aux considérations politiques. Le CNT (Conseil national de Transition) qui a fini par l’emporter grâce à l’Otan étant un volapuk idéologique, l’avenir de la Libye paraît bien sombre. En effet :

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan – Il s’est agi au départ du mouvement d’une dissidence régionaliste arabo-musulmane née en Cyrénaïque, donc à l’est du pays, renforcée d’une manière opportuniste et tout à fait artificielle par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à cheval sur la frontière tunisienne, donc à l’ouest. A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, rien n’est parti de la capitale, mais de deux régions excentrées.

– L’épicentre de la « révolution » fut la région de Benghazi qui avait des comptes à régler avec le régime depuis la féroce répression d’un précédent soulèvement islamiste. Cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise depuis les années 1990, présente plusieurs originalités : elle est le fief des partisans de l’ancienne monarchie islamo-senoussiste, le phénomène jihadiste y est fortement ancré et la contestation y a reçu le renfort des mafias locales dont les ressources étaient coupées depuis plusieurs mois à la suite de l’accord italo-libyen concernant la lutte contre les filières de l’immigration africaine clandestine.

– Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.

– Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.

A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.

Quel avenir désormais pour la Libye ? Par Bernard Lugan
Bernard Lugan

Politiquement, la tâche qui attend ce mystérieux CNT est immense. Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » le 10 mars 2011, soit à peine 5 jours après qu’il se fut lui-même pompeusement auto proclamé « seul représentant du Peuple libyen », il s’agit d’un mélange instable et explosif rassemblant des monarchistes senoussistes, des républicains laïcs, des islamistes jihadistes, des islamistes modernistes, des démocrates, des fédéralistes berbères et d’anciens responsables du régime ayant fait défection au gré de leurs intérêts fluctuants. Sa première tâche va être de prendre en compte les véritables rapports de force existant en son sein. Ensuite, il va lui falloir, et cela très rapidement, tenter de trouver une solution constitutionnelle permettant de concilier les constantes tribales, régionales et religieuses avec la définition d’un véritable Etat libyen. Comment s’organisera la Libye de demain ? Là est en effet toute la question. La Tripolitaine et la Cyrénaïque se combattront-elles, partageront-elles le pouvoir ou bien l’une l’emportera t-elle sur l’autre ? Comment va réagir la minorité berbère quand elle constatera qu’elle aura une fois de plus été flouée ?

Avant de se lancer dans cette guerre les autorités françaises ont-elles pris en compte l’hypothèse de l’apparition de guerres tribales et claniques, comme en Somalie ? Ont-elles bien évalué le risque islamiste, éventualité qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi qui prospère déjà plus au sud dans la région du Sahel ? Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manœuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre…

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

*** Photo en haut de l’article, crédit B.R.Q., licence Creative Commons

Suisse : Les candidats de l’UDC s’engagent noir sur blanc

En Suisse, l'UDC donne de la voix dans la tempête financière

27/08/2011 – 16h20
ZURICH (NOVOpress) –
Dans le cadre du congrès de l’UDC à Zurich, plus de deux cents candidates et candidats au Conseil national et au Conseil des Etats ont signé le «Contrat avec le peuple» qui s’articule en trois points.

Le refus persistant de l’Union européenne
L’UDC ne veut pas adhérer à l’UE et elle continuera de se battre de toutes ses forces pour que la Suisse reste un Etat indépendant. Malheureusement, les autres partis et organisations refusent d’écouter la demande réitérée de l’UDC de retirer enfin la demande d’adhésion pendante à Bruxelles alors que selon l’UDC les déficiences de l’UE sont aujourd’hui plus évidentes que jamais.

La fin de l’immigration de colonisation.
Deuxièmement, l’UDC exige l’arrêt de l’immigration de masse.

La Suisse ne saurait supporter à la longue une immigration sans borne. Les conséquences de cette immigration massive sont désormais visibles et perceptibles partout : les prix des loyers et des biens immobiliers augmentent sans cesse ; les trains sont bondés et les autoroutes bouchées tous les jours; les pressions sur notre système social s’accroissent; la hausse de la criminalité fait peur à la population. Si nous refusons de réagir et de reprendre le contrôle de l’immigration, nous mettons en péril notre prospérité ainsi que la compétitivité économique internationale de notre pays.

L’expulsion des criminels étrangers.
Enfin, en jouant sur du velours avec l’opinion publique, le parti populiste réitère sa demande que les étrangers criminels soient systématiquement expulsés.

Le peuple suisse s’est clairement prononcé pour le renvoi dans leur pays des étrangers qui ne respectent pas notre régime juridique. Les tentatives actuelles de diluer l’initiative sur le renvoi au point de la rendre méconnaissable confirment la pauvreté intellectuelle de leurs auteurs et sont indignes de notre démocratie directe.

L’UDC a pris un engagement contraignant face aux électrices et aux électeurs. Ses représentants ont signé aujourd’hui le contrat avec le peuple. Les électrices et électeurs ont ainsi la certitude que les élus UDC s’engageront conformément aux objectifs fixés dans ce contrat.

L’expérience prouve que de tels contrats se révèlent parfois très embarrassants au moment de partager le pouvoir. L’avenir nous dira si l’UDC sera contrainte à des choix difficiles entre des maroquins ministériels et des engagements à respecter.

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli – Par Manlio Dinucci

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli

Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN. En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille d’attaques par bombes et missiles. Cette action, déclarent au New York Times de hauts fonctionnaires étasuniens et OTAN, a été décisive pour resserrer l’étau autour de Tripoli.

Les attaques sont devenues de plus en plus précises, détruisant les infrastructures libyennes et empêchant ainsi le commandement de Tripoli de contrôler et d’approvisionner ses forces. Aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8Kms de l’objectif, utilisé aussi en Libye par les avions télécommandés étasuniens Predator/Reaper.

Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés -indiquent au New York Times les fonctionnaires OTAN- par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, « grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN », de transmettre d’importantes informations au « team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper ». De plus, rapportent les fonctionnaires, « la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays ont déployé des forces spéciales sur le terrain en Libye ». Officiellement pour entraîner et armer les rebelles, en réalité surtout pour des tâches opérationnelles. […]

[box class=”info”] Source et suite sur Mondialisation.ca. [/box]

Italie : le village “sauvé” par les immigrés

Italie : le village "sauvé" par les immigrés

27/08/2011 – 9h00
ACQUAFORMOSA (NOVOpress) — « Le village sauvé par les immigrés », c’est le titre du Corriere della Sera d’hier. Le journaliste du grand quotidien bourgeois est allé en Calabre et en est revenu lyrique. « Plus qu’une ressource. Par ici les immigrés sont les sauveurs de la patrie. Ou, mieux, de la municipalité. Car, s’il n’y avait pas les immigrés, la commune d’Acquaformosa, petit pays perdu au cœur du Pollino, serait destinée à disparaître, en passant sous le seuil fatidique des mille habitants pour être englobée, selon les règles du nouveau budget, dans la plus proche commune de plus de mille habitants ».

Partout dans cette région de montagne superbe mais isolée, les communes souffrent de la dépopulation : les jeunes s’en vont et ne restent plus que les vieux dans des rues de plus en plus vides. « A Acquaformosa, pas même 1 200 habitants en tout, c’est exactement le contraire qui arrive et le village commence petit à petit à se revitaliser. Le mérite en revient au maire Giovanni Manoccio (Liste Civique d’Acquaformosa) – lequel avait eu son moment de gloire médiatique en 2009 pour avoir officiellement déclaré son village “municipalité interdite à la Ligue du Nord”. Depuis environ trois ans, en vertu du projet Sprar (Service de Protection des Demandeurs d’Asile et Réfugiés du Ministère de l’Intérieur), il a offert une résidence à diverses familles de réfugiés. Un peu moins de trente personnes (quatre familles), mais qui ont contribué à remettre miraculeusement en marche un système socio-économique destiné à décliner ». Leur arrivée a créé des emplois : agents d’aide aux réfugiés, interprètes… Les 16 écoliers immigrés représentent déjà 20% du total et dissipent toutes les craintes qu’on pouvait avoir pour la survie de l’école, qui risquait d’être fusionnée avec celle du village voisin.

« Acquaformosa déplore environ vingt décès chaque année, contre un nombre de naissances qui se comptent sur les doigts d’une main. Les plus de 65 ans représentent encore près de 40% de la population et les rues du village sont pleines de personnes âgées et de cannes. La tendance pourrait pourtant s’inverser bientôt, vu qu’il y a déjà eu trois naissances cette année. Deux sur trois sont des enfants d’immigrés. Le plus célèbre est Giovanni, ainsi nommé en l’honneur du maire, fils de Larry et Blessing, un couple nigérian qui a fui la pauvreté envahissante de Benin City après une longue traversée du désert et l’odyssée tourmentée de la Méditerranée. Peu importe que Giovanni ait la peau noire et ait pour nom Onaiwu : il est devenu la mascotte du pays, le symbole de la renaissance contre la dépopulation ; son sang est nigérian, mais il est calabrais de naissance ». Son frère, David, trois ans, parle à moitié calabrais et à moitié nigérian.

« Parmi les immigrés accueillis, il y a aussi deux familles arméniennes, dont l’une d’origine kurde. Il y a quelques semaines, dans le contexte de la crise en Afrique du Nord, est arrivée une famille du Tchad (tandis qu’une autre devrait arriver dans les prochains jours), débarquée à Lampedusa après une terrible épopée accompagnée de deux petits enfants. La mère, enceinte, mettra bientôt au monde son troisième enfant. Et le village sera de nouveau en fête, une fête de bienvenue pour un nouveau citoyen acquaformositain ».

Voilà donc ce que la presse bourgeoise donne en modèle à toute l’Italie. Cela s’appelle la substitution de population.

[box class=”info”]Source : www.corriere.it[/box]

[box class=”warning”]Voir aussi : Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois[/box]

La Serbie va t’elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l’Union Européenne ?

La Serbie va t'elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l'Union Européenne ?

26/08/2001 – 11h00
BELGRADE (NOVOpress) –
Lors de sa rencontre avec le président de la République de Serbie, Boris Tadić, la chancelière allemande, Angela Merkel, a posé un ultimatum très clair aux dirigeants serbes : l’adhésion à l’Union Européenne pourra se faire si et seulement si, la Serbie abandonne toute idée de réintégration du Kosovo à son territoire.

Angela Merkel a en outre demandé aux autorités serbes une collaboration plus étroite avec les autorités du Kosovo et avec la mission européenne de police et de justice (Eulex) ainsi qu’un démantèlement des structures étatiques parallèles venant en aide aux Serbes du Kosovo.

De son côté, Boris Tadić a répondu que “la politique de l’ultimatum, à savoir Kosovo ou Europe, n’est pas conforme aux valeurs européennes” et il a rappelé que “le dialogue avec Pristina est la priorité de la politique serbe”.

[box class=”info”]Cliquez sur la carte pour la voir entièrement[/box]

Damas : l’ambassadeur américain obligé d’écourter son ingérence [vidéo]

Damas : l’ambassadeur américain obligé d’écourter son ingérence [vidéo]

25/08/2011 – 18h15
DAMAS (via InfoSyrie.fr) — Les relations syro-américaines étant ce qu’elles sont, on ne risque pas de les dégrader davantage. C’est ce qu’ont dû se dire les manifestants qui, à Damas, mardi 23 août, ont réservé un accueil chaud – ou frais, c’est selon – à l’ambassadeur Robert Ford, bien connu désormais pour sa participation – pas très diplomatique – aux manifestations des opposants radicaux de Hama, le 8 juillet dernier.

Depuis d’ailleurs, il continue de porter les encouragements d’Obama-Clinton aux opposants aux quatre coins du pays. Et c’est toujours dans le cadre de cette « diplomatie d’ingérence », que Mr Ford était venu apporter son soutien à une réunion d’avocats proches de l’opposition à l’hôtel Cham. Las, au sortie de la dite réunion, Robert Ford s’est retrouvé nez à nez avec un groupe de supporteurs de Bachar al-Assad. Ceux-ci, qui brandissaient une affiche à l’effigie du président syrien, ont copieusement conspué l’ambassadeur-déstabilisateur, recyclant avec beaucoup d’à-propos le vieux slogan « US go home ! » et proclamant vigoureusement leur amour conjoint de Bachar et de la Syrie.

Ford a vite été contraint au repli dans son 4×4 vitres-blindées-et-fumées sous la protection de ses bodyguards, serré de près par les manifestants qui ont pu symboliquement plaquer l’affiche de Bachar sur le pare-brise du véhicule diplomatique.

D’un ambassadeur US à l’autre

La télévision syrienne, c’est de bonne guerre psychologique, s’est emparée de l’incident. Nous mettons en ligne ci-dessous le reportage, hélas réservée prioritairement aux arabophones : on y voit un des manifestants raconter les péripéties de l’incident, puis on voit Ford circonspect à la sortie de l’hôtel Cham, avant de regagner précipitamment sa voiture, escorté vigoureusement par les « bacharistes ».

On sait que les Américains n’apprécient guère qu’on touche, même symboliquement, à leurs diplomates et aux signes extérieurs de leur puissance. L’administration Obama n’avait pas beaucoup aimé les jets de pierre contre son ambassade de Damas en juillet dernier, nul doute qu’elle condamnera vigoureusement la « reconduite » de Ford à sa voiture à défaut d’y pouvoir trouver un prétexte convaincant pour une intervention armée. La fin du reportage de la télévision syrienne devrait d’ailleurs, à cet égard, apaiser un peu cette blessure d’amour-propre diplomatique, puisqu’on a droit à une interview de l’ancien ambassadeur américain en Irak Edward Peck, présent à Damas dans le cadre de la visite d’information – ou de réinformation – organisée dans la capitale syrienne et à Hama par les autorités et des des décideurs économiques syriens du 20 au 22 août. Peck, dont nous allons mettre en ligne l’entretien qu’il nous a accordé en cette circonstance, est un opposant résolu à la politique arabe – et syrienne – de son gouvernement. On voit donc que même au pays d’Hillary Clinton et de Paul Wolfowitz, il y a encore des personnalités courageuses pour essayer de sauver l’honneur perdu de la diplomatie américaine.

[box class=”info”]Auteur : Louis Denghien / Article reproduit avec l’aimable autorisation de infosyrie.fr[/box]

Libye : un ticket de 1 milliard d’euros pour “entrer au capital”…

Libye : l'entrée au capital se décompte comme suit...

25/08/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) —
Selon le journal Die Welt, dans une dépêche datée du 24 août, le montant total des opérations de guerre menées en Libye dépasserait le milliard d’euros.

Le “ticket” se partage comme suit. États-Unis : le coût de leurs opérations militaires est chiffré à 618 millions d’euros à la fin du mois de juillet ; Royaume-Uni : le Secrétaire britannique de la Défense Liam Fox avait parlé en juin d’un montant d’environ 300 millions d’euros ; France : seulement 160 millions d’euros pour 4 mois de présence…

Les États-Unis ont expliqué qu’ils avaient réalisé et financé la majeure partie du travail de renseignement. Ils ont également pris à leur charge avec le Royaume-Uni les premières vagues d’attaques qui ont été lancées à partir de sous-marins et de navires de guerre, pendant lesquelles 112 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés, à un prix unitaire de 1,5 million de dollars.

Le Comité National de Transition libyen sera-t-il en mesure de récompenser à leur juste participation les actionnaires de l’aventure ?

Photo©Piotr Bizior

Revue “l’Afrique Réelle” N°20 – août 2011

L'Afrique réelle n°20

Le numéro 20 de l’Afrique Réelle (août 2011) est paru.
Voici son sommaire :

Éditorial [extrait]

Le référendum du 1° juillet fut pour le roi Mohammed VI un sondage de popularité grandeur nature. Avec 73,4% de participants et plus de 98% de votes « oui », les très médiatisés manifestants du « mouvement du 20 février » ont été réduits à leur juste importance, c’est à dire pas grand-chose…

En comparaison de la réussite politique du Maroc, l’échec tunisien est encore plus apparent. Le politiquement correct parle de « transition » quand il convient de parler d’anarchie. Des foyers d’agitation s’allument en effet à travers tout le pays avec leur cortège de pillages, d’exactions diverses et de victimes ; le tout sur fond de montée des revendications islamistes. L’échéance électorale du mois d’octobre 2011 qui verra 7 millions d’électeurs appelés aux urnes et pour laquelle plus de cent partis se sont déjà fait inscrire n’est pas là pour calmer la situation. Selon les chiffres de l’ONTT (Office national du tourisme tunisien) entre janvier et fin juin 2011, la fréquentation touristique a baissé de 40% et les recettes de plus de 50%. Ce secteur qui représente 6,5% du PIB a déjà perdu plusieurs milliers d’emplois directs, sans parler des conséquences indirectes pour de très nombreuses professions. Pour ne rien arranger, la guerre que l’Otan mène contre la Libye a tari le flot des riches libyens qui avaient pour habitude de venir passer leurs vacances en Tunisie. (…)

Dossier Maroc – Sommaire :
– La signification du référendum du 1er juillet 2011
– Opposition : le vrai visage du mouvement du 20 février
– Le contentieux territorial algéro-marocain
– Lyautey et la conversion des Berbères
Histoire
– L’islamisation du Sahel

L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, d’une vingtaine de pages, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique.

[box class=”info”]Pour s’abonner, c’est ici[/box]