Israël envisage des frappes contre l’Iran

Israël envisage des frappes contre l’Iran

02/11/11 – 13h30
TEL-AVIV (NOVOpress)
– Il ne s’agit plus d’une vague éventualité, régulièrement évoquée par les médias, mais bel et bien d’un débat acharné au sein du gouvernement israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense, Ehud Barak, tentent actuellement de venir à bout de l’opposition d’un grand nombre de ministres à une attaque visant les installations nucléaires iraniennes.

Déjà, en début de semaine, certains médias israéliens avaient affirmé que la « décision était prise », malgré l’opposition des responsables de l’armée et du renseignement. Des affirmations démenties par le chef du gouvernement.

Légitimement inquiets des graves conséquences d’une telle opération militaire, la majorité des principaux ministres seraient encore opposés à cette option, seuls Netanyahu, Barak et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, la défendant avec opiniâtreté.

Pour les autres membres du gouvernement, ce sont encore les pressions économiques et diplomatiques qui doivent prévaloir.

Pour la plupart des observateurs, le rapport de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) à propos du programme nucléaire iranien, qui doit être rendu public le 8 novembre,  aura « une influence décisive » sur les décisions du gouvernement israélien.

[box class=”info”]Crédit photo : Alexandre Prévot sous licence Creative Common[/box]

Hongrie : 8ème congrès du parti Jobbik

Hongrie : 8ème congrès du parti Jobbik

Le député européen Krisztina Morvai
Le député européen Krisztina Morvai (crédit : Barikad.hu)

02/11/2011 – 09h30
BUDAPEST (NOVOpress via Lionel Baland) — Le 29 octobre 2011, le parti nationaliste hongrois Jobbik (“Mouvement pour une meilleure Hongrie”) tenait son 8èmecongrès à Budapest. Dans son allocution, son président, Gábor Vona, a informé les quelques 600 délégués réunis sur place, et venant de toute la Hongrie, du travail parlementaire accompli lors de l’année écoulée. Le député européen Krisztina Morvai (photo ci-dessus) a quant à elle parlé du travail réalisé par les députés du Jobbik au sein du Parlement européen.

En passe de gouverner la Hongrie

Selon Gabor Vona, le Jobbik monte progressivement en puissance et s’apprête à gouverner le pays. “Le Jobbik doit, en tant que parti, devenir une force de gouvernement et, en tant que mouvement, construire une société organique basée sur des valeurs, prendre le pas sur les structures sociales en train de se désintégrer”.

À l’instar de ce qui existe en Russie, le Jobbik souhaite créer les institutions qui fourniront à la Hongrie ses cadres de demain : une académie destinée aux jeunes gens talentueux, “les Petits-enfants d’Attila”. Ces jeunes seraient soutenus par des subventions et des bourses d’études et formés par les meilleurs universités du le pays.

Hongrie : 8ème congrès du parti JobbikFaisant face à des critiques semble-t-il émises en interne, Gabor Vona a insisté sur le fait que le Jobbik n’a pas renoncé à quelque part que ce soit de sa “radicalité” depuis qu’il est devenu membre du Parlement hongrois, qu’il n’a pas édulcoré son programme. Selon ses propres termes, le Jobbik reste toutefois partisan de la « coexistence pacifique » des Hongrois et des Tsiganes, sans traitements de faveur ou discrimination : “nous devons créer un pays dans lequel deux choix seront présentés à ceux – Hongrois et Tsiganes – qui n’envisagent pas leur place dans le monde du travail, du droit et de l’éducation : soit la prison, soit l’émigration.”

Le Jobbik a décrété l’année 2012 comme “l’année d’Attila” et souhaite organiser le premier congrès mondial pantouranien (relatif à l’ensemble des peuples du Turkestan et de la Russie méridionale).

Photo en Une : le 8ème congrès du Jobbik à Budapest, crédits : Barikad.hu

En représailles à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, Israël accélère la colonisation

En représailles à l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, Israël accélère la colonisation

02/11/11 – 08h00
JERUSALEM (NOVOpress)
— La riposte des autorités israéliennes, furieuses du début de reconnaissance internationale que représente l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, ne se sera pas faite attendre. Le gouvernement israélien a en effet annoncé l’accélération de la colonisation, illégale au regard du des résolution de l’ONU, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Pour les palestiniens et de nombreux observateurs internationaux, cette décision représente une « accélération de la destruction du processus de paix » puisque l’arrêt des colonisations est le préalable à une reprise des négociations bilatérales.

Israël a annoncé la constructions de plus de 2.000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie , ainsi que le gel provisoire des transfert de fonds dus à l’Autorité palestinienne.

Les autorités palestiniennes en appellent donc au Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) pour faire pression sur Israël et obtenir le retrait de cette décision « provocatrice » aux conséquences imprévisibles.

« Israël doit admettre qu’aucune loi n’oblige l’ensemble de la communauté internationale à se soumettre à ses desiderata. Le vote de l’Unesco, à une très large majorité (107 vois pour, 14 voix contre) est totalement conforme aux règles de fonctionnement de cette institution démocratique »  a notamment commenté un responsable palestinien.

Crédits photo en Une : afps14 via Flickr (cc)

Londres : la farce des pseudo-indignés de la cathédrale Saint-Paul

Londres : la farce des pseudo-indignés de la cathédrale Saint-Paul

01/11/11 – 19h30
LONDRES (NOVOpress) –
A cross between a socialist and a socialite, « une combinaison de socialiste et de mondain » : c’est en ces termes que Yes, prime minister, l’excellente série satirique de la BBC dans les années 1980, caractérisait « l’évêque anglican idéal ». Dans l’épisode en question (« The Bishop’s Gambit »), le Premier Ministre finit par nommer évêque un spécialiste de l’Islam, qui définit la Bible comme « une sorte de Coran pour chrétiens ». Vingt-cinq ans plus tard, les choses ne se sont pas améliorées : l’Église anglicane a aujourd’hui la triste distinction d’être la plus politiquement correcte des Églises chrétiennes européennes et, en conséquence, celle qu’on prend le moins au sérieux.

Le triste état de ce qui fut l’Église officielle du plus vaste Empire que le monde ait connu – au temps où le clergé anglican prônait volontiers « le christianisme musculaire » –, est à nouveau apparu au grand jour depuis que des « indignés » anti-capitalistes, empêchés par la police de s’installer devant la Bourse de Londres, ont planté leurs tentes devant la cathédrale Saint-Paul, le 15 octobre dernier. Leur leader est un étudiant en philosophie, autoproclamé « anarchiste » et fils d’un promoteur immobilier multimillionnaire. Les chanoines de la cathédrale étaient trop proches, par l’idéologie comme par la sociologie, de ces pseudo-rebelles, pour ne pas les accueillir à bras ouverts. Ils ont même ordonné à la police de s’en aller pour ne pas les gêner.

Au fur et à mesure que la « protestation » se pérennisait, les inconvénients d’un tel voisinage ont commencé à apparaître. Le 21 octobre, Saint-Paul a dû fermer, pour la première fois depuis la Seconde Guerre Mondiale, à cause des problèmes de sécurité – les « indignés » bloquant notamment les sorties en cas d’incendie. Non seulement les services religieux ont été interrompus mais, l’entrée étant payante pour les touristes, la cathédrale a perdu au moins 16.000 livres par jour.

Dans l’intervalle, l’imposture des « indignés » est devenue évidente. Des journalistes du Daily Telegraph ont pu vérifier grâce à une caméra thermique que la plupart des tentes étaient inoccupées la nuit, les neuf dixièmes de ces grands rebelles préférant rentrer dormir à la maison. Le principal signe d’occupation était l’odeur de marijuana dans l’air.

Dans la journée, selon un reporter « infiltré » du Daily Mail, « une activité essentielle consiste à s’asseoir en rond pour fumer des joints et descendre de la bière ». Des gens ivres urinent sur les marches de la cathédrale et sur les tentes. « Dans leur vingtaine, avec une majorité de filles », la plupart des « protestataires » sont des étudiants des universités londoniennes, qui se partagent entre le campement et leurs cours. Ils hurlent, avec un accent très middle class, pour convoquer à des meetings divers et variés « pour les femmes, les minorités ethniques, et les groupes de soutien aux LBGT (Lesbian Gay Bisexual Transgender) ». « Un Blanc barbu converti à l’Islam fait le tour du camp en criant dans un mégaphone “Réveillez-vous, ce n’est pas un pique-nique” ».

La réouverture de Saint-Paul, le 27 octobre, qui faisait présager une expulsion des « indignés », a immédiatement provoqué la démission de leur principal partisan au sein du chapitre, le Révérend Dr Giles Fraser, chancelier de la cathédrale et connu entre autres pour son soutien au mariage homosexuel, ses campagnes contre « l’islamophobie » et sa négation publique de l’immortalité de l’âme.

Le chapitre a effectivement voté, le 28 octobre, à une courte majorité, le recours à la justice pour faire évacuer le campement, comme le recommandait le doyen, le Très Révérend Graeme Knowles. Mais les chanoines s’étant presque immédiatement désolidarisés de la décision, c’est cette fois le doyen qui a démissionné, le 31 octobre. Mark Field, député conservateur de la Cité de Londres, a alors accusé le chapitre d’avoir fait de Saint-Paul « une farce nationale ». La cathédrale a décidé aujourd’hui de suspendre son action en justice.

La responsabilité de la crise revient à présent à l’évêque de Londres, le Révérendissime Richard Chartres. Il avait commencé par féliciter les « protestataires » pour leur contribution « à la future forme du monde » mais avait finalement approuvé le recours à la justice pour les faire évacuer, ce qui lui vaut d’être aujourd’hui dénoncé comme un hypocrite.

Richard Chartres, dont on parle beaucoup actuellement pour l’archevêché de Cantorbéry, a succédé comme évêque de Londres à David Hope, célèbre pour avoir déclaré que sa sexualité était « une zone grise », après qu’il eut été « outé » par des militants homosexualistes.

Dans « Yes, Prime Minister », le secrétaire du Premier Ministre lui explique que les Church Commissioners lui proposeront deux candidats pour l’évêché vacant, mais de telle sorte qu’il choisisse nécessairement leur favori. « C’est comme un tour de carte, vous finissez toujours par choisir la carte que le magicien veut vous faire prendre. Dans le cas de l’Église d’Angleterre, le choix est généralement between a queen and a knave », entre une dame (une folle) et un valet (une crapule). Le jeu de mots, en tout cas, est intraduisible en français…

Libye : vengeance aveugle et sanglante contre des civils

Libye : vengeance aveugle et sanglante contre des civils

31/10/11 – 17h00
TRIPOLI (NOVOpress)
— La soi-disant « libération » de la Libye, grandement aidée par les Occidentaux, montre aujourd’hui son véritable visage, celui d’un règlement de comptes entre clans et tribus se vouant mutuellement une haine féroce.

En effet, selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch, les miliciens pro CNT mènent une véritable « épuration » contre les habitants de Touarga, ancien fief de Muammar Kadhafi.

D’après les constats de l’ONG, ces miliciens, ivres du désir de vengeance, tirent à vue sur des civils non armés, multiplient les arrestations arbitraires et pratiquent la torture sur les prisonniers.

Les faits sont si graves et si nombreux que l’ONG exhorte le nouveau gouvernement à intervenir pour rétablir le droit et placer ces milices criminelles sous le contrôle d’une autorité officielle.

Crédits photo en Une : crédits Magharebia via Flickr (cc)

Coulées de boue en Toscane : des immigrés pillent les maisons, Casapound au secours des sinistrés

Coulées de boue en Toscane : des immigrés pillent les maisons, Casapound au secours des sinistrés

30/10/2011 – 18h50
AULLA (NOVOpress) — Trois cent soixante-six millimètres de pluie en vingt-quatre heures, le fleuve Magra qui déborde, une vague irrésistible d’eau et de boue qui déferle dans les rues, deux morts par noyade (l’un surpris dans sa voiture, l’autre dans sa maison), trois cent personnes qui n’ont plus de toit : la ville d’Aulla, dans la province de Massa-Carrara en Toscane, a été une des plus durement touchées par les intempéries de mardi dernier.

Les charognards (l’italien dit « les chacals ») se sont abattus sur la ville désolée, pour chercher leur butin dans les maisons et les magasins. Des photographes amateurs ont pu surprendre un individu qu’ils décrivent comme « non ressortissant de la communauté européenne » alors qu’il était en train d’emporter des casseroles hors d’un bazar sinistré. La presse a annoncé l’arrestation par les carabiniers de cinq personnes « de nationalité étrangère » prises en flagrant délit : l’une avait entre les mains la caisse d’un magasin envahi par les eaux.

Ce chiffre de cinq a ensuite été ramené à deux. Il s’agit de deux marocains, l’un âgé de 28 ans, l’autre de 40, que le juge d’instruction de Massa a inculpés de vol vendredi mais immédiatement remis en liberté, estimant la détention provisoire inutile : il s’est contenté de leur interdire de se rendre à Aulla.

Coulées de boue en Toscane : des immigrés pillent les maisons, Casapound au secours des sinistrés
Crédit photo : Casapound Italia

Tandis que ces pillards immigrés aggravent ainsi la catastrophe, les Italiens se mobilisent pour secourir leurs compatriotes. L’association Casapound Italia est, comme d’habitude, à l’avant-poste de la solidarité. Une vingtaine de volontaires toscans de “La Salamandre”, le groupe de protection civile de Cpi, est depuis hier à Aulla, et travaille aux côtés de la population et des secouristes au nettoyage de la boue et des débris qui encombrent les rues et les bâtiments. “Vu la situation encore critique que nous avons trouvée, explique depuis Aulla le responsable toscan de la Salamandre Lorenzo Berti, nous garantirons notre aide sans interruption jusqu’à mardi”. Casapound Italia organise en outre, par l’intermédiaire de ses sections locales de Massa et de La Spezia, une collecte de produits non périssables destinés aux sinistrés.

Photos en Une : crédit Euronews (captures vidéo)

Bernard Lugan : la Libye sous le pouvoir des milices islamistes. Point de situation.

Bernard Lugan : la Libye sous le pouvoir des milices islamistes. Point de situation.

[box class=info]Point de situation de la Libye au 29 octobre 2011, par Bernard Lugan. Tribune librement reprise du site bernardlugan.blogspot.com.[/box]
[box class=warning]Voir aussi : Carnet de bord d’Aymeric Chauprade (www)[/box]
Les nouvelles images du lynchage du colonel Kadhafi qui commencent à être diffusées sur le net annoncent un « hiver libyen » plein de douceurs et de mièvreries… Mais au-delà de la mort atroce de l’ancien chef de l’État libyen, quelle est la situation sur le terrain au moment où ces lignes sont écrites ?

Plus que jamais, le CNT ne représente que lui-même et c’est d’ailleurs pourquoi il demanda avec une grande insistance, mais en vain, que l’Otan maintienne sa présence. Ce pseudo gouvernement sait en effet qu’il porte un péché originel : celui d’avoir été mis en place par l’Otan, donc par les « impérialistes » et les « mécréants ». Ses lendemains vont donc être difficiles. D’autant que ses principaux dirigeants, tous d’anciens très hauts responsables de l’ancien régime et donc des « résistants de la dernière heure », commencent à être mis en accusation par certains de ces chefs de guerre qui détiennent désormais les vrais pouvoirs.

Le président du CNT, Mustapha Abd el Jalil, a déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal. Enfermé dans leur européocentrisme, les Occidentaux ont considéré que ces déclarations étaient « maladroites ». Leur erreur d’analyse était une fois de plus totale car ces propos à but interne étaient destinés à amadouer les milices islamistes auxquelles le pouvoir du CNT est suspendu. Pour mémoire, Mustapha Abd el Jalil, l’ami de BHL, était le président de la Cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares et en 2007, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice. En dépit de son passé kadhafiste, Abd el Jalid est pourtant respecté par certains islamistes car il est proche des Frères musulmans, mais son pouvoir ne dépasse pas son tapis de prière.

La Libye est en effet éclatée entre plusieurs zones contrôlées par des chefs de guerre jaloux de leur autonomie et prêts à s’entre-déchirer, comme en Somalie. Ces territoires ont tous une ouverture sur la mer et une profondeur vers l’intérieur pétrolier ou gazier, ce qui fait que, comme je le disais il y a déjà plusieurs semaines déjà, le pays est aujourd’hui découpé en « touches de piano ».

Benghazi est sous le contrôle de plusieurs milices islamistes, elles-mêmes éclatées en un grand nombre de petits groupes plus ou moins autonomes, mais c’est à Tripoli que se joue l’unité de la Libye.

Dans la capitale, le chef du CNT, Mustapha Abd el Jalid s’appuie sur le TMC (Tripoli Military Council) qui engerbe plusieurs milices islamistes pouvant mobiliser entre 8000 et 10 000 combattants. Le chef du TMC, originaire de Tripoli, est Abd el-Hakim Belhaj dit Abu Abdullah Assadaq. Ayant combattu en Afghanistan, ce partisan du califat supra frontalier fonda le Libyan Islamic Fighting Group dans les années 1990. Ayant fui la répression anti islamique du régime Kadhafi, il retourna en Afghanistan où il fut arrêté en 2004 puis remis à la police libyenne avant d’être libéré au mois de mars 2010, à la veille de l’insurrection de Benghazi.

Durant la guerre civile, le TMC fut armé et encadré par les services spéciaux du Qatar et il reçut une aide « substantielle » de la part de certaines unités « spécialisées » de l’Otan. Ce fut lui qui prit d’assaut le réduit de Bab al-Aziya à Tripoli. Plusieurs autres milices islamistes se partagent la ville et n’acceptent pas le leadership reconnu au TMC par Mustapha Abd el Jalil. Pour encore compliquer l’embrouille locale, le 2 octobre, fut fondé le Tripoli Revolutionists Council ou TRC, par Addallah Ahmed Naker al-Zentani, originaire de Zentan mais indépendant des milices berbères de cette dernière ville.

A Misrata, les milices se considèrent comme l’élite des révolutionnaires et leur prestige est immense depuis qu’elles ont capturé le colonel Kadhafi. Ce furent certains de leurs hommes, gentils démocrates si chers aux médias français, qui lynchèrent et sodomisèrent vivant l’ancien guide et qui, comme « trophée », emportèrent son corps dans leur ville.

Misrata est sous le contrôle du Misurata Military Council (MSR), qui engerbe plusieurs milices dont la principale est la Misurata Brigade. La situation est cependant confuse car les combattants sont divisés en plusieurs dizaines de groupes commandés par des chefs indépendants rassemblant au total plusieurs milliers d’hommes. A la différence du TMC, le MSR n’a pas besoin d’aide étrangère car il dispose d’énormes quantités d’armes pillées dans les arsenaux de l’ancienne armée.

Les miliciens de Misrata ont une forte tendance à l’autonomie et ils ne semblent pas vouloir accepter de se soumettre au CNT. De plus, ils se méfient des originaires de Benghazi. Pour pouvoir espérer prendre le contrôle de la ville, le CNT devra donc, comme à Tripoli, s’appuyer sur certaines milices contre les autres, ce qui promet bien des « incidents ». Des tentatives de rapprochement ont été faites en direction de Salim Joha, chef de l’Union on Libya’s Revolutionary Brigades, mais rien de concret ne s’est produit pour le moment. Le CNT pourrait également tenter d’amadouer Misrata en nommant Abdul Rahman Swehli Premier ministre, ce qui lui permettrait du même coup d’échapper à la main-mise des clans de Benghazi.

Autre zone ayant échappé au contrôle du CNT, le pays berbère de Zentan avec sa puissante milice ancrée sur djebel Nefuza. Ce furent les Berbères qui permirent l’assaut sur Tripoli en prenant à revers les forces de Kadhafi, opération préparée par les forces spéciales de l’Otan.

Zentan est contrôlée par le Zentan Military Council (ZMC), dont les milices arborent le drapeau amazigh. Militairement, les milices berbères sont les mieux formées de toute la Libye, leurs cadres étant d’anciens officiers libyens. Les deux principales unités berbères sont la Zentan Brigade commandée par Muktar al-Akdhar et la Kekaa Brigade, chacune forte d’environ 1000 combattants. Ces milices ont refusé de quitter Tripoli en dépit des ordres du CNT, ce qui provoqua de graves tensions. Le 3 octobre, après un ultimatum du CNT, la Brigade Kekaa se livra même à une véritable tentative d’intimidation, paradant dans Tripoli et attirant la réplique des islamistes. La guerre civile fut alors évitée de justesse, mais ce n’est que partie remise…

Ceux qui, poussés par BHL, décidèrent d’intervenir en Libye et de s’immiscer dans une guerre civile qui ne concernait en rien la France, vont désormais porter la très lourde responsabilité des évènements dramatiques qui s’annoncent et qui vont se dérouler à quelques heures de navigation de nos côtes.

Bernard Lugan – 29/10/2011

Photo en Une : capture d’écran BFM TV.

[Tribune libre] Les Tunisiens ont voté … Identitaire !

Les Tunisiens ont voté ... Identitaire !

Le récent vote des Tunisiens, tant ceux résidant en Tunisie que ceux de la diaspora, laisse pantois nos chroniqueurs de la Pensée Unique, pourtant d’habitude si prompts de la plume.

Le parti islamiste tunisien Ennahda, donné vainqueur de l’élection de l’assemblée constituante du 23 octobre, exige qu’il lui revienne de former le nouveau gouvernement. « Il est tout à fait naturel que le parti qui a obtenu la majorité dirige le gouvernement », a déclaré mercredi 26 le dirigeant d’Ennahda, Rached Ghannouchi.

La presse bien pensante s’efforce de nous expliquer qu’il s’agit là d’un parti islamiste modéré. Comprenez : démocratique et libéral. Ainsi donc le printemps arabe, joliment baptisé révolution du jasmin pour la Tunisie, aura accouché d’un gouvernement islamique. Ce n’est tout de même pas tout à fait ce qui était annoncé.

Pire encore ! Les Tunisiens de France ont voté comme leurs frères restés au pays, et ont placé en tête de leurs suffrages le même parti islamiste Ennahda. La presse dominante est alors plus embarrassée, et a plus de difficulté à nous expliquer ce choix. Ainsi donc les Tunisiens résidant en France ne se sont pas convertis à la social-démocratie ? ni à la laïcité ? Les plus superficiels de nos éditorialistes n’ont pas les clés pour comprendre ce vote, tandis que les autres tentent désespérément de nous rassurer avec la rengaine de l’islam modéré.

La vérité est que les Tunisiens n’adhèrent pas au modèle occidental mondialiste, ni en Tunisie, ce qui se conçoit, ni surtout en France. C’est un échec total de la politique d’intégration ou d’assimilation. C’est le constat que le modèle occidental ne séduit pas. Les Tunisiens en profitent, certes, mais n’en veulent pas. Les Tunisiens de France veulent rester Tunisiens en France. Voilà la réalité.

Les Tunisiens en France rejettent donc le système qui les accueille et ils revendiquent leur attachement à leur identité et à leur culture d’origine, tunisiennes, et à leur religion, musulmane. Les Tunisiens de Tunisie continueront cependant de fuir leur pays. Mais en Tunisie, en France, et de par le monde, les Tunisiens continueront de revendiquer leur appartenance au peuple tunisien, et à la religion musulmane.

Il ne fait pas de doute qu’il s’agit d’un vote identitaire !

Georges Gourdin pour Novopress France

Crédit photo : DR.

Turin : Le tribunal administratif dit oui à la grande mosquée

29/10/2011 – 14h30
TURIN (NOVOpress) –
« Des scènes qui se répètent en attendant la fin heureuse annoncée » : c’est en ces termes que le site Minareti.it, « le portail du monde arabo-islamique italien », décrivait au début de l’année « les autorisations pour la construction de mosquées sur le sol italien » . La dernière en date concerne Turin, où la municipalité de gauche, le 30 décembre 2010 (à la faveur des fêtes de fin d’année ?) a accordé le permis de construire pour transformer un ancien entrepôt en « Mosquée de la Miséricorde », au n° 5 de la via Urbino. « Notre vieille mosquée, explique l’imam Abdelaziz Khounati, de l’Union des musulmans en Italie, devait accueillir 150 personnes mais elle était utilisée pour 500. Et la communauté musulmane de Turin est d’environ 35.000 fidèles ». Une vidéo de propagande pour la nouvelle mosquée (image ci-dessus) parle de 40.000.

La « Mosquée de la Miséricorde » doit coûter 1,2 million d’euros, en bonne partie versés par le gouvernement marocain, le reste issu de « l’autofinancement ». Ce « sera la première vraie mosquée d’Italie. Vraie, parce que non travestie en centre culturel mais autorisée comme lieu de culte ».

La fin heureuse dont parle Minareti.it est-elle l’édification de minarets dans toutes les villes italiennes ou carrément la transformation de l’Italie en République islamique ? En tout cas, les musulmans viennent de gagner une bataille avec la décision du Tribunal administratif du Piémont, qui a rejeté le recours de la Ligue du Nord contre le permis de construire. Selon les juges, les quatre signataires du recours – les députés Allasia et Cavallotto, l’assesseur régional Maccanti et un militant résident dans le quartier de la future mosquée – n’ont de toute façon pas « d’intérêt légitime » à déposer un recours puisqu’ils ne sont pas directement concernés par la mesure prise par la mairie. Le raisonnement est le suivant : la Ligue étant un parti politique, « les questions d’urbanisme et de construction ou les exigences de défense de l’environnement au sens large sont absolument étrangères aux objectifs statutaires du mouvement ».

Sur le fond, la Ligue avait accusé la mairie d’avoir utilisé un raccourci – en délivrant un permis administratif plutôt qu’une autorisation de changement de destination de l’édifice – pour éviter un vote en Conseil municipal. Mais pour le Tribunal, la procédure est parfaitement correcte : l’ancien entrepôt est un lieu destiné à des services, et la mosquée, lieu de culte, rentre de plein droit dans cette catégorie.

La mairie et les musulmans triomphent. « Nous pouvons enfin commencer les travaux », se réjouit Abdellaziz Khounati. «Ces derniers mois, pendant que j’attendais et que je ne savais pas comment les choses finiraient, j’ai demandé devis sur devis. J’attendais et je priais. Aujourd’hui, je peux faire venir les entreprises ». Les maçons arriveront d’ici deux semaines. Dans six mois, la mosquée ouvrira.

La « Mosquée de la Miséricorde » entend désormais servir de modèle. Au cours des derniers mois, de nouvelles demandes sont parvenues à la municipalité, comme l’explique l’adjointe à l’Intégration, et présidente du “réseau européen Quartiers en crise”, Ilda Curti (à laquelle Nicolas Sarkozy a décerné en 2010 l’Ordre du Mérite). Ilda Curti se place sous le patronage de l’ancien archevêque de Milan, le très islamophile cardinal Tettamanzi, qui avait plaidé pour des mosquées dans tous les quartiers : « Le culte est un service de proximité. Il y a à Turin des milliers de musulmans : il est impensable qu’ils se concentrent tous au même endroit. Nous sommes donc prêts à prendre en compte d’autres demandes, selon la même procédure ».

La Ligue ne s’avoue pas encore battue. « Nous prenons acte de la décision du tribunal », a dit le président du groupe pour le Piémont et pour Turin, Mario Carossa, « mais nous ne comprenons pas pourquoi on considère qu’un mouvement politique qui vit de la représentation des citoyens n’est pas directement intéressé à défendre les citoyens. Nous continuerons notre lutte ». La Ligue entend désormais se pourvoir devant le Conseil d’État.

Égypte : la situation se détériore de façon dramatique pour les Coptes

Égypte : la situation se détériore de façon dramatique pour les Coptes

29/10/2011 – 11h30
SCHWABISCH GMÜND (NOVOpress) —
La situation de la minorité chrétienne s’est dramatiquement détériorée en Égypte depuis le début de l’année.

Anba Damian, évêque des Coptes en Allemagne
Anba Damian, évêque des Coptes en Allemagne. Crédit : Wikipédia Commons
C’est ce qu’a rapporté l’évêque des quelques 6 000 chrétiens orthodoxes coptes vivant en Allemagne, Anba Damian (photo ci-contre), à l’occasion d’un congrès intitulé « la persécution des Chrétiens aujourd’hui », qui s’est déroulé du 23 au 26 octobre dernier* à Schwäbisch Gmünd (Baden-Württemberg, dans le sud de l’Allemagne).

Outre l’évêque Damian, se sont succédés à la tribune des intervenants tels que Hatune Dogan, religieuse orthodoxe syriaque venant en aide aux chrétiens persécutés ; Helmut Matthies, rédacteur en chef de l’hebdomadaire chrétien allemand Idea Spektrum ou Volker Kauder, président du groupe parlementaire chrétien-démocrate au Bundestag.

Épuration religieuse

Comme aux temps du président Hosni Moubarak déchu en février, les Coptes sont victimes de violences systématiques. “L’objectif est de débarrasser l’Égypte de ses Chrétiens”, a affirmé l’évêque devant quelques 400 congressistes. Il a reproché à l’armée de participer aux violences antichrétiennes.

L’armée a en effet, le 9 octobre, attaqué une manifestation pacifique de Coptes. 35 Chrétiens ont été tués à cette occasion et plus de 200 personnes auraient été blessés. Dans de nombreuses régions du pays, des églises sont incendiées, les messes empêchées et des jeunes filles seraient enlevées sans que les forces de l’ordre n’interviennent. Beaucoup de Chrétiens essaient de fuir à l’étranger.

Les portes de l’Europe seraient malheureusement « plutôt closes » : l’évêque a imploré l’opinion publique mondiale de suivre l’évolution religieuse en Égypte avec autant d’attention que l’évolution politique. Il s’est affirmé convaincu que la révolution n’aurait pas suivi un cours aussi peu sanglant s’il n’y avait pas eu la présence des observateurs étrangers. C’est d’une solidarité de ce type dont les Coptes ont maintenant besoin. Le gouvernement actuel ne reconnaîtra l’égalité des droits civiques des Chrétiens que s’il s’aperçoit que toute la chrétienté est derrière eux. Damian estime qu’environ 20% des quelques 83 millions d’habitants que compte l’Égypte appartiennent à l’église orthodoxe. Les musulmans constituant la majorité restante.

Autre intervenant, Hatune Dogan. Cette nonne orthodoxe syriaque originaire de Turquie s’occupe entre autres des Chrétiens persécutés en Syrie, en Égypte et en Irak, et est la fondatrice et dirigeante de l’association caritative « Helfende Hände für die Armen (aidons les pauvres) ». Selon elle, l’objectif des extrémistes serait de purifier leurs pays de toute présence chrétienne. C’est à cela que serviraient les attentats commis à l’encontre d’églises et d’institutions chrétiennes, tout comme les assassinats, les enlèvements et les viols. Leurs auteurs invoquent le Coran et d’autres livres saints de l‘Islam ; il y serait fait appel 32 000 fois à la guerre contre les « infidèles » et à leur meurtre. La conséquence est que de plus en plus de Chrétiens doivent fuir leur patrie. « Le climat d’insécurité et de peur est palpable », selon Dogan.

Une presse européenne qui, au mieux, minimise les événements

Le nombre des Chrétiens en Irak serait, depuis 2003, passé de 1,3 millions à moins de 300 000. Un exode a commencé en Égypte. En Syrie, le régime acculé par les rebelles chercherait à résoudre ses problèmes sur le dos des Chrétiens. « Malheureusement, les médias allemands ne prennent acte de ces évolutions ou minimisent les événements », a regretté Hatune Dogan. De son point de vue, de nombreuses rédactions craignent de tomber sous le feu de la critique d’extrémistes. La presse française est dans son ensemble soumise à la même omerta.

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle des catholiques en Indonésie, et plus généralement des chrétiens dans l’ensemble des pays du Maghreb. Cela sera peut-être bientôt le cas en France ?

[box class=”warning”]*Plusieurs manifestations importantes se sont déroulées dans de nombreux points du globe : Londres le 16 octobre ; aux États-Unis, une manifestation de Coptes s’est déroulée le 19 octobre devant la Maison Blanche pour les mêmes raisons ; tandis qu’en Australie, une réunion publique avait lieu également, à l’instigation de la communauté copte. Un rassemblement de même nature a eu lieu à Toronto (Canada) le 23 octobre, et le 26 octobre, devant le parlement européen.[/box]
[box class=info]Photo en Une : capture d’écran de la vidéo de la destruction par l’armée du monastère Saint-Bishoy à Wadi el-Natrun en janvier 2011. Vidéo ci-dessous.[/box]

Syrie : le Brésil, lui aussi, persiste et signe

Syrie : le Brésil, lui aussi, persiste et signe

28/10/2011 – 18h00
BRASILIA (via infosyrie.fr) — Recevant, mercredi 26 octobre, les lettres de créance du nouvel ambassadeur syrien à Brasilia, le directeur du département du Proche-Orient et de l’Asie centrale au ministère brésilien des Affaires étrangères a réaffirmé la position de son pays sur le dossier syrien, c’est-à-dire le refus de l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de ce pays.

Carlos Martins Cegila a notamment pu dire à son interlocuteur syrien, Mohammad Khadour, que la nouvelle présidente du Brésil, Dilma Roussef, portait un grand intérêt à la Syrie et était prête à l’aider à sortir de la crise actuelle. Et qu’elle faisait confiance au président Al-Assad pour mener à bien les réformes nécessaires, et jeter les bases d’un vrai dialogue inter-syrien.

Le Brésil, un des « 5 mousquetaires » onusiens du BRICS, avec l’Afrique du Sud, l’Inde, la Russie et la Chine, confirme ainsi sa ligne diplomatique de rejet des pressions et manoeuvres para-diplomatiques de l’axe Washington-Londres-Paris au Conseil de sécurité.

Des liens anciens, et charnels

Bachar Al-Assad en discussion avec le président cubain Raul Castro, le 28 juin 2010
Bachar Al-Assad en discussion avec le président cubain Raul Castro, le 28 juin 2010. Crédits : presidentassad.net

Donc, pas vraiment de « prise de distance », là non plus, de Brasilia avec Damas. Il n’est pas indifférent de noter que 12 millions de Brésiliens – sur 192 millions – sont d’origine arabe, et que la majorité d’entre eux proviennent de Syrie et du Liban, les principales vagues d’immigration étant intervenues dans la seconde moitié du XIXème siècle, alors que la Syrie et le Liban étaient parties intégrantes de l’empire ottoman. Les Arabo-Brésiliens sont concentrés dans la province de Sao Paulo, une des plus dynamiques économiquement du pays. La majorité de ces immigrants et descendants d’immigrants sont catholiques ou chrétiens, ce qui n’a pu que faciliter leur intégration. Selon une estimation parue dans une étude publiée en 2006 par le mensuel de politique internationale catholique 30 jours, 140 parlementaires – sur les 594 députés et sénateurs brésiliens – étaient d’origine arabe. Tout ceci entretient l’amitié entre les deux pays. Et les relations commerciales : en juin 2010 le président brésilien Lula avait reçu son homologue syrien et avait exprimé à cette occasion son souhait de voir se développer les relations commerciales entre les deux nations, via la signature d’un « accord de libre-échange », et il avait exprimé son soutien à l’adhésion de la Syrie à l’OMC.

Le Vénézuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua et Cuba étant, sur le dossier syrien, sur la même longueur d’ondes que le Brésil, on constatera, pour s’en réjouir, que l’Oncle Sam, si acharné à isoler Damas, a réussi en fait à susciter contre lui une « alliance de revers », dans ce qui, selon la doctrine de Monroe, constituait son pré-carré géopolitique. « Mala suerte » comme on dit du côté de Managua et de Caracas…

[box]Auteur : Guy Delorme. Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

Photo en Une : Bachar Al-Assad et Lula Da Silva le 30 juin 2010, à Brasilia. Crédits : presidentassad.net

Strache (FPÖ) : “la Serbie doit avoir une perspective européenne”

Strache (FPÖ) : la Serbie doit avoir une perspective européenne

28/10/2011 – 08h00
VIENNE (NOVOpress) —
 Heinz-Christian Strache, leader du parti autrichien FPÖ, a récemment déclaré que les conditions attachées à l’adhésion de la Serbie à l’UE ne sont pas internationalement et juridiquement acceptables.

“La Serbie est un pays européen et l’injustice juridique internationale au Kosovo faite par l’UE ne doit pas être une condition”, dit-il dans un communiqué du 14 octobre dernier.

Il a déclaré que la Serbie a été la victime d’une grande injustice juridique internationale avec la sécession du Kosovo. “La poursuite du développement de la Serbie est d’une importance cruciale et une priorité pour l’avenir de l’Autriche et l’ensemble de l’Europe”, at-il ajouté.

Photo en Une : Belgrade, la parlement serbe. Crédit : whl.travel via Flickr (cc)

Un charnier de « pro-Kadhafi » découvert près de Syrte

Un charnier de « pro-Kadhafi » découvert près de Syrte

27/10/11 – 15h30
TRIPOLI (NOVOpress)
– La nouvelle Libye « libérée » et « démocratique », sous l’égide de la Charia, voit déjà son avènement entaché par l’ombre de sanglants crimes de guerre.

En effet, la télévision américaine Fox-News, relayant des informations de la Croix Rouge, a révélé que les corps de 267 partisans de Mouammar Kadhafi ont été découverts dans les environs de la ville de Syrte.

Les victimes ainsi découvertes auraient été exécutées d’une balle dans la tête.

Confronté à cette révélation macabre, le Conseil national de transition libyen (CNT) a annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette exécution massive.

Mouammar Kadhafi a été massacré le 20 octobre dernier près de cette même ville de Syrte, et selon certaines sources, le colonel et son fils auraient été soumis à la torture avant d’être exécutés.

Crédit photo : B.R.Q. via Flickr (cc)

Propagande (Syrie) : quand Amnesty International invente le chantage à la transfusion

Un manifestant blessé en mars à Deraa : apparemment le personnel hospitalier n'avait pas encore renoncé à soigner les opposants !

27/10/2011 – 11h00
PARIS (via infosyrie.fr) — C’est le buzz antisyrien du moment : le régime traque les opposants jusque sur les lits d’hôpitaux. Pour une fois, ce n’est pas l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) de Rami Abdel Rahmane qui lance le mot d’ordre mais la vénérable Amnesty International : « Dans bien des cas le personnel hospitalier aurait infligé des actes de torture et des mauvais traitements aux personnes même dont ils sont censés s’occuper » expliquait lundi 24 octobre Cilina Nasser, une « chercheuse » à Amnesty International, qui a ainsi pondu un rapport de 39 pages.

On notera quand même le prudent conditionnel. Et l’on remarquera cette incrimination, à côté des traditionnels “services de sécurité” » syriens, des personnels hospitaliers, apparemment tous membres – la nuit ? – des moukhabarats ou du parti Baas. Dans son rapport, Cilina Nasser cite notamment un « témoignage » d’un médecin de l’hôpital militaire de Homs qui prétend avoir vu quatre collègues et « plus de 20 infirmières » infliger des violences à des patients. Il est vrai qu’il existe dans l’imaginaire occidental une « riche » tradition à ce propos, incarnée par les « médecins maudits » nazis genre Mengele ou Ilse Koch la « chienne de Buchenwald ». Bref, la propagande continue, explorant à chaque fois un registre différent, quitte à recycler de vieilles ficelles.

Notre « chercheuse » va jusqu’à déplorer le contrôle qu’a le pouvoir, et particulièrement le ministère de la Défense, sur la banque centrale syrienne du sang : en effet, toute demande de transfusion doit être impérativement transmise par le personnel soignant aux bureaucrates du ministère, qui n’ont ainsi pas de difficultés à localiser les opposants blessés dans l’exercice de leur courageux combat pour la démocratie.

Il ne s’agit pas d’accidentés de la route

Rappelons tout d’abord une donnée « de base » : nombre d’opposants, et c’est plus particulièrement vrai depuis ces dernières semaines, sont des activistes armés ; il ne se passe guère de jour sans que des unités de la police et de l’armée, des bâtiments publics, soient l’objet d’attaques. Des soldats et des policiers tombent, quasi-quotidiennement, dans ces échanges de tirs, mais aussi des activistes. Ceux d’entre eux qui sont blessés dans ces accrochages et « récupérés » par leurs camarades peuvent en effet être acheminés vers des hôpitaux. Il est très douteux, dans ces conditions, qu’ils échappent à la vigilance des forces de police, qui n’ont à vrai dire pas besoin de l’amicale collaboration des infirmiers et médecins pour les repérer et les identifier.

Ensuite, leur statut – officiel et effectif – de dissidents armés – de « terroristes » pour le pouvoir – fait évidemment de ces « opposants » des blessés à part, passibles de la répression d’État. Et qu’on ne dise pas là qu’il s’agit d’un trait caractéristique de la « dictature bachariste » : en France, le pouvoir et sa police iraient eux aussi chercher sur son lit d’hôpital une personne considérée comme terroriste ou dangereuse, à partir du moment où elle est fortement soupçonnée de recourir à la violence et d’avoir du sang sur les mains.

On constate que ce n’est pas la première « incursion » de la propagande oppositionnelle en milieu hospitalier : début août, les opposants Facebook avaient fait circuler d’horribles photos de cadavres de bébés entassés sur un lit, et présentés, en arabe, en anglais et en français comme des victimes de la soldatesque syrienne, qui aurait désactivé leurs couveuses en coupant l’électricité à l’hôpital de Hama. En fait, ces photos provenaient d’un hôpital d’Alexandrie en Égypte (voir l’article Mensonge et manipulations (suite) sur infosyrie.fr, mis en ligne le 7 août). Ce faisant, les cyber-opposants recyclaient le fameux bobard des bébés koweitiens « débranchés » par les troupes de Saddam Hussein, qui avait alimenté la propagande anti-irakienne de la Maison Blanche en 1990/91.

Revenons à 2011 et à la Syrie. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Amnesty International va vite en besogne. Et puis soyons clair, à l’origine des informations au conditionnel de la « chercheuse » Cilina Nasser, il y a très certainement les gens des « comités locaux de coordination » qui, à défaut de Kalashnikov, disposent de portables pour diffuser leurs mensonges ou leurs exagérations. Alors répétons-le :

1) il n’y a pas de preuves, et fort peu de probabilité, que les infirmiers et médecins syriens jouent les tortionnaires et les indicateurs de police et…

2) il n’y a rien d’étonnant, vu le contexte prévalant actuellement en Syrie, à ce que des opposants blessés soient l’objet de l’attention des forces de police.

Et maintenant, amis lecteurs, rendez-vous au prochain bobard.

Photo en Une : un manifestant blessé en mars à Deraa. Apparemment le personnel hospitalier n’avait pas encore renoncé à soigner les opposants. Crédit : DR via infosyrie.fr

[box class=”info”]Auteur : Guy Delorme. Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

Vers un renouveau du parti communiste en Russie ?

Vers un renouveau du parti communiste en Russie ?

26/10/11 – 12h50
PARIS (NOVOpress)
– Malgré le redressement de l’ère Poutine, la brutalité du passage à l’économie de marché et au libéralisme a causé beaucoup de dégâts dans la société russe.

Criminalité, corruption, bond des inégalités, précarité sociale… ce sont sans doute ces maux qui expliquent le regain de sympathie que connaît actuellement le parti communiste en Russie.

En effet, aujourd’hui, 6% des Russes déclarent soutenir activement le Parti communiste russe et plus de 20% affirment en être des sympathisants.

C’est le Centre d’étude de l’opinion publique russe qui a dévoilé ces chiffres.
C’est au sein des classes populaires, âgées et peu diplômées que le PC trouve le plus grand nombre de sympathisants.

Parallèlement l’opposition jadis virulente au PC s’atténue, le nombre de Russes se déclarant neutres vis-à-vis du Parti communiste ne cessant d’augmenter, passant de 39% à 48% au cours des dix dernières années.

Crédit photo : damienbottolier via Flickr (cc)

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

26/10/2011 – 09h15
BERLIN (NOVOpress) —
Nicolas Sarkozy a annoncé il y a peu une transaction d’armement inhabituelle : la livraison de 3 frégates furtives dernier cri à la Grèce, gratuitement. La note de 300 M€ risque d’être payée par le contribuable allemand.

Comme l’a annoncé Spiegel Online le 16 octobre dernier, Athènes devrait bientôt recevoir trois nouvelles frégates dernier cri. L’aspect inhabituel de la transaction est que les navires seront livrés les 3 premières années sans frais à Athènes, ouvertement sans risque de crédit pour les deux côtés, puis payés à des taux confortables. Dans tous les cas, les chantiers navals publics français peuvent compter sur leurs recettes et le gouvernement de Sarkozy peut briller par des programmes de création d’emplois.

L’astuce possible est la suivante : les transactions d’une telle ampleur font généralement l’objet de ce qu’on appelle Outre-Rhin « cautionnement HERMES » [*]. Cela signifie que quel que soit le commanditaire ou même l’exploitant de la marchandise, la responsabilité financière peut être déplacée sous la supervision des banques et des États.

La France contracte pour ces navires un quasi crédit sur le marché de l’argent privé et gratuit, et détient le titre de garantie de la Grèce dans sa banque nationale. Les donateurs privés sont alléchés par les intérêts et une garantie à 100%. Grâce au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui assume si nécessaire une responsabilité illimitée pour toutes les banques de la zone euro, en cas de défaut de paiement on demande tout simplement au contribuable allemand de payer. La garantie et l’obligation de paiement sont ainsi réattribuées. Et ce en toute légalité.

Au vu des signes actuels, on peut supposer que dans trois ans ni la Grèce ni la France ne pourront payer la facture, parce que les recettes fiscales existantes sont déjà hypothéquées envers d’autres banques privées. L’Allemagne est-elle prête à payer plus ?

* http://de.wikipedia.org/wiki/Hermesdeckungen (en allemand). Il s’agit d’un crédit-export géré par l’assureur allemand Euler Hermes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Euler_Hermes) — crédit photo : DCNS

« Vaut-il mieux “perdre” en arrivant en tête, ou “gagner” en étant bon dernier ? » Par Oskar Freysinger

« Vaut-il mieux “perdre” en arrivant en tête, ou “gagner” en étant bon dernier ? »

[box class=”info”] Suisse : Entretien avec Oskar Freysinger, conseiller national (Valais) de l’UDC. [/box]

Minute : Comment analysez-vous le résultat des élections fédérales ?

Oskar Freysinger :Si on se fie à la revue de presse de lundi matin, l’UDC a perdu et les grands vainqueurs sont les Verts libéraux et le Parti bourgeois démocrate… Si on se fie “bêtement” aux chiffres, l’UDC arrive devant tous les partis, avec 26 % et un premier concurrent [ndlr : le parti socialiste] laissé loin derrière, avec 9 points d’écart. Quant aux deux formations que je viens d’évoquer, elles récoltent chacune 5 % ! C’est pas mal pour un coup d’essai, mais ce n’est pas ce que j’appelle une victoire…

Donc vous ne considérez pas le résultat de l’UDC comme un échec ?

Non, car nous perdons certes deux points, mais dans le cadre d’un mouvement général, qui voit tous les grands partis reculer de cette marge à cause de l’apparition de nouveaux partis sur l’échiquier politique. Ce n’est pas comme si nous reculions et que les autres progressaient ! C’est le résultat logique de l’éparpillement. Par ailleurs, malgré la concurrence du Parti bourgeois démocrate et de deux mouvements régionaux, nous tenons plutôt bien notre socle électoral. Et je vous conseille de poser la question aux commentateurs et même à des personnalités politiques françaises : vaut-il mieux « perdre » en arrivant largement premier, avec 26 %, ou « gagner » en étant bon dernier, avec 5% ?

Quelle est votre propre situation, dans le Valais ?

Je suis élu avec un résultat exceptionnel (20 %), puisque je dépasse l’actuel président du Conseil national, Jean-René Germanier, et l’UDC y représente désormais la deuxième force du canton. C’est résolument positif, car en 2007, nous étions en quatrième position et le Valais était encore, il y a peu, une terre de mission pour l’UDC. Mon irruption a été qualifiée de « feu de paille » ou d’épiphénomène : maintenant, je confirme mon ancrage.

C’est un bon tremplin pour escalader la hiérarchie de l’UDC. On dit que vous briguez la vice-présidence du parti…

Je confirme ! Cet ancrage me favorise évidemment pour succéder à l’actuel vice-président, Yvan Perrin, qui s’en va. Je pense avoir quelques qualités pour le remplacer, notamment le fait que je sois trilingue. Mais il y a aussi le fait que, depuis l’initiative victorieuse contre les minarets, j’ai pris une stature nationale et même – un peu – européenne.

Quels sont les projets de l’UDC ?

Nous venons de remporter un beau succès avec l’initiative populaire contre l’immigration de masse, puisqu’en trois mois, nous avons recueilli 120 000 signatures – là où certains mettent un an pour en avoir autant ! Nous espérons que sous, peu, le peuple suisse nous suivra dans notre volonté de reprendre la maîtrise de nos frontières ; nous allons également nous opposer à un accord-cadre entre la Suisse et l’UE, qui pourrait mettre en péril notre démocratie. Bref, nous continuerons à défendre la souveraineté suisse, notre monnaie, la démocratie directe et tout ce qui fait le charme de l’identité suisse !

Propos recueillis par Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” à paraître demain mercredi 25 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]
« Vaut-il mieux “perdre” en arrivant en tête, ou “gagner” en étant bon dernier ? » Par Oskar Freysinger

Tony Blair, nouveau mercenaire du Kazakhstan

Tony Blair, nouveau mercenaire du Kazakhstan

25/10/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– La reconversion professionnelle hautement rémunératrice est un art de mieux en mieux maîtrisé par les anciens dirigeants politiques, notamment dits de « gauche » comme l’ancien premier ministre britannique travailliste Tony Blair (photo) qui a été embauché comme conseiller économique par le Kazakhstan.

Son salaire somptuaire devrait dépasser les 9 millions d’euros par an.

Tony Blair ne semble nullement gêné de se mettre ainsi au service d’un pouvoir dirigé d’une main de fer par Noursoultan Nazarbaïev récemment réélu avec le score très « démocratique » de 95% des voix.

Le Kazakhstan est une ancienne république soviétique riche en pétrole mais très pauvre en droits de l’homme et respect des libertés publiques ou privées.

Crédit photo : apesphere. Licence CC.