Frédéric Pichon : « L’État islamique renaîtra, sous une forme ou une autre »

15/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Pour Frédéric Pichon, avec la mort d’Al Baghdadi et la perte de Mossoul, « l’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique ». Mais pour lui, l’islamisme et le terrorisme survivront à cette disparition. Extraits.

L’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique. Né en Irak, il mourra en Irak… et renaîtra en Irak. Mais tandis que les efforts militaires se concentrent sur son cœur mésopotamien, la recomposition de la région qui est en cours annonce des années de soubresauts violents. Une chose est sûre: la question syrienne, le nationalisme kurde, le bourbier irakien et l’influence de l’Iran sont là pour des décennies. On se souvient que Mossoul fut prise en moins de quatre jours durant le mois de juin 2014 par une organisation qui disposait de nombreux soutiens au sein même de la ville. L’armée irakienne, peu aguerrie et surtout prisonnière des choix politiques désastreux du gouvernement al Maliki, apparaît comme une armée d’occupation face à des sunnites, qui depuis 2003, furent non seulement les grands perdants des décisions américaines mais aussi les victimes du sectarisme des nouveaux dirigeants irakiens, désireux de se venger de près de soixante-dix ans d’humiliations et de massacres à l’encontre de la majorité chiite.

(…)

L’État islamique est né dans un moment eschatologique pour ses partisans, il disparaîtra (provisoirement) de manière apocalyptique.
Ensuite, un chef se remplace. Ni la mort de Zarqaoui, ni celle de Ben Laden n’ont entraîné la disparition de leurs organisations respectives (EIIL/ Al Qaida). Mais je voudrais insister sur une dimension que nous avons du mal à prendre en compte en Occident. S’il y eut bien un calife (turc) jusqu’en 1924, en réalité la fonction avait été largement vidée de son sens dès le Moyen-Âge, sous l’action des différences culturelles et linguistiques présentes au sein du monde musulman. Du coup, la proclamation d’Al Baghdadi comme Calife nous est apparue comme désuète, mais constitua en fait une formidable bouffée d’utopie, d’autant que les terres convoitées par ce proto-État ont une résonance eschatologique dans les textes de l’Islam, Coran et Hadiths inclus.

(…)

L’attractivité de l’État Islamique s’appuie sur un triptyque récurrent: régénération, émotion, renonciation. Régénération par le retour sur des terres historiques et apocalyptiques, émotion religieuse et effusions entre ces jeunes hommes qui reconstituent une Oumma concrète et enfin renonciation au style de vie occidental, souvent jugé corrompu et permissif. Les jeunes djihadistes, qui se sentent en opposition avec la société, avec leur famille, marquent leur différence en s’engageant dans un mouvement religieux extrême, critiqué et rejeté par la grande majorité des gens, très médiatisé et très spectaculaire qui les arrache de façon radicale et extrêmement contraignante à leur milieu et à leur mode de vie.


Sortir enfin pour toujours du piège turc – par Henri Temple

L’idée d’une adhésion de la Turquie à l’UE (1987), soufflée par les Américains et leurs lobbys, est une idée absurde et dangereuse qui ne résiste pas à la réflexion.

Ce 6 juillet 2017, le Parlement européen s’est prononcé (depuis Strasbourg) pour une suspension des négociations d’adhésion à l’Union européenne de la Turquie si celle-ci met en œuvre sa réforme constitutionnelle, comme prévu, en 2019. Le Parlement – qui s’est prononcé par 477 voix contre 64 et 97 abstentions – reproche à Ankara la réforme constitutionnelle prévue pour 2019. Cette réforme, adoptée au terme d’un scrutin serré et suspect, permettra au chef de l’État turc de bénéficier de pouvoirs accrus, sur fond d’arrestations massives de dizaines de milliers d’opposants, mais aussi de juges, avocats, universitaires, journalistes. Et la révocation ou la suspension sans solde de plus de 100.000 fonctionnaires.

Dans la résolution qu’il vient d’adopter, le Parlement européen « demande à la Commission et aux États membres de suspendre formellement les négociations d’adhésion avec la Turquie sans plus attendre si le “paquet” de réformes constitutionnelles est mis en œuvre tel quel ». C’est-à-dire en violation des « critères de Copenhague » (notamment ceux relatifs à l’État de droit, à la démocratie et aux droits de l’homme, requis comme préalable à l’ouverture des négociations d’adhésion – une étape déjà franchie par la Turquie en 2004).

Johannes Hahn, commissaire européen à l’Élargissement, « a plaidé pour plus de dialogue » (sic). Ce qui pourrait constituer une faute lourde méritant sanction.

L’idée d’une adhésion de la Turquie à l’Union européenne (1987), soufflée par les Américains et leurs lobbys, est une idée absurde et dangereuse qui ne résiste pas à la réflexion. De surcroît, elle est aussi, dans la conjoncture, odieuse et la marque d’une insupportable couardise du système bruxellois. Rappelons que la Turquie occupe une partie de Chypre (État membre) depuis son invasion militaire il y a quarante ans, la colonisation (100.000 continentaux) et la création d’un pseudo-État mafieux.

Or, l’Union européenne continue à financer (et les contribuables français aussi) non seulement l’accueil des réfugiés (dont des centaines de milliers ne font que transiter par la Turquie, enrichissant filières et fonctionnaires corrompus), mais aussi les travaux de mise en conformité de la société turque en vue de l’adhésion…

Selon le décompte fourni par la Commission européenne (Europe 1, 20 avril 2017), elle a reçu sept milliards de l’Europe et six milliards supplémentaires doivent lui être versés dans les trois ans à venir (dont trois milliards promis pour la gestions des réfugiés).

La France, compte tenu de sa contribution au budget de l’Europe, a versé à elle seule plus d’un milliard à la Turquie. Les contribuables dévastés apprécieront.

Ce gouvernement français devra respecter le vote du Parlement européen, puis en finir avec cette chimère de faire entrer l’Europe en Asie et lui donner des frontières avec l’Iran, l’Irak et la Syrie… Cela n’exclura nullement l’établissement de relations bilatérales de bon voisinage avec la Turquie car le peuple turc, courageusement attaché aux libertés, comme il vient de le prouver (Marche pour la justice), ne mérite pas d’être sanctionné pour les fautes de son président et les erreurs de Bruxelles.

Henri Temple

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Des mots, des mots… Démocratie ?

13/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les Révolutions françaises et américaines ont mis fin à des régimes monarchiques et absolus afin de donner le pouvoir au peuple par l’instauration de régimes “démocratiques”.

L’histoire était belle… Mais en fouillant un peu le sujet, on se rend compte que la réalité historique est bien différente. Si les Révolutions françaises et américaines ont rejeté la monarchie, elles ont tout autant rejeté la démocratie. Elles ne marquent pas tant le point de départ d’un pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple que la constitutionalisation d’un régime représentatif.

La « démocratie », dont aiment tant parler nos représentants aujourd’hui, n’est peut-être pas si évidente à désigner.

Une vidéo didactique proposée par Datagueule.


Jon Voight Transformers

Hollywood ou le cinéma au service des barbouzes de l’hyperpuissance

Quel rapport entre la série des Transformers, les block-busters de James Bond et des centaines d’autres films et téléfilms de grand public ? Rien en apparence, sinon que leurs scénarios portent tous l’empreinte des « agences » du renseignement américain !

National Security CinemaC’est ce qui ressort de l’enquête menée par Tom Secker et Matthew Alford, de la plateforme d’investigation civique Insurge Intelligence. L’épluchage de plus de 4 000 pages de documents obtenus en invoquant le Freedom of Information Act a débouché sur la découverte d’une manipulation si massive de la narration cinématographique et télévisuelle qu’elle a donné lieu à un livre au titre évocateur : National Security Cinema.

Inflexions patriotiques et sécuritaires, désignation implicite d’ennemis opportuns, déformation orientée de faits historiques par leur contrepartie frictionnelle : tout y passe, à une échelle dont Goebbels et Jdanov pouvaient seulement rêver !

« Ces documents révèlent pour la première fois l’ampleur de l’immixtion gouvernementale à Hollywood, comprenant la faculté de manipuler les scénarios voire de prévenir la production de films trop critiques du Pentagone… Cela soulève de nouvelles questions non seulement sur la manière dont la censure fonctionne dans l’industrie du divertissement moderne, mais également sur le rôle méconnu de Hollywood en tant que machine de propagande au service de l’appareil de sécurité national. »

Ci-dessus, Jon Voight dans Transformers. Dans cette scène, au moment où les troupes américaines sont attaquées par un robot Decepticon, l’agent de liaison hollywoodien du Pentagone, Phil Strub, a inséré la réplique : « Ramenez-les à la maison », conférant aux militaires des vertus protectrices et paternelles. On sait qu’en réalité le Département de la Défense fait tout le contraire.

Texte repris d’Antipresse

Tanneguy Roblin (SOS Chrétiens d’Orient) : “Il reste encore une présence forte de Daech en Irak et en Syrie”

12/07/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Tanneguy Roblin, chef de mission en Irak de l’association SOS Chrétiens d’Orient, livre pour Boulevard Voltaire son analyse de la situation après la libération de Mossoul par l’armée irakienne.

Il explique quels sont les enjeux de cette bataille qui a été longue : enjeux symbolique, militaire et humain. Il fait le point de ce qu’il reste à reprendre sur le terrain à l’État islamique et décrit les défis colossaux auxquels va être confronté l’Irak : réinstallation des personnes déplacées (estimées à 900.000 rien que pour Mossoul), reconstruction.

Mais, aussi, il va falloir éviter qu’un phénomène de communautarisation ne se développe sur les ressentiments, afin d’empêcher la création d’un nouvel État islamique dans le futur.


Libération de Mossoul : un revers majeur pour l’État islamique ?

11/07/2017 – IRAK (NOVOpress)
Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a proclamé lundi la victoire de son armée à Mossoul « sur la brutalité et le terrorisme » de l’État islamique (EI), estimant qu’elle marquait l’« effondrement » de son « État fictif ».

Il aura fallu trois ans à l’armée irakienne pour reprendre possession de cette ville, la deuxième d’Irak, après Tikrit, Ramadi et Falloujah. Quelles conséquences pour l’avenir du groupe djihadiste ?

France 24 a diffusé une émission (en 2 parties) intitulée « Libération de Mossoul : un revers majeur pour le groupe EI ? »


Un bébé canadien au « genre inconnu »

08/07/2017 – CANADA (NOVOpress)
Sur la carte de sécurité sociale du bébé canadien Searyl Alti, la case sexe n’est remplie ni par un M. pour « mâle » ni par un F pour « female », mais par un « u » pour « undetermined ». L’enfant, âgé de huit mois, a tout d’un petit garçon, mais son parent, lui même transgenre, refuse de l’inscrire dans un genre avant qu’il n’ait lui même décidé.

Pour être sûr de ne pas contraindre sa liberté de choix, il préfère même employer le pronom pluriel « they » plutôt que « she » ou « he » quand il parle de Searyl, et ce jusqu’à ce que ce dernier soit lui même en mesure d’exprimer qui il est.

Respectant ce souhait étonnant, les autorités sanitaires ont accepté de lui remettre un document officiel non genré. C’est une première, emblématique des inquiétants progrès de la théorie du genre au Canada.


Oliver Stone : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre »

08/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Oliver Stone a réalisé un long film d’entretien avec le Vladimir Poutine. Il a été très attaqué par les médias bien pensants pour ce documentaire, manifestement pas suffisamment à charge contre le président russe.

Oliver Stone état invité le 26 juin dernier sur Europe 1, à l’occasion de la diffusion de ce documentaire. Le journaliste Fabien Namias lui demande alors sa vision de l’enfer. Stone répond : « C’est d’être interrogé par Libération et le Monde. Ces gens là ont des objectifs précis… ».

Fabien Namias ne comprend pas : « L’objectif de tout professionnel est de faire son métier ».

Réponse définitive du réalisateur : « ce n’est pas leur métier de haïr ».

Le vrai problème d’Oliver Stone, pour les journalistes de propagande, c’est qu’il affirme : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre ».

Le nationalisme économique américain à la croisée des chemins

Dans un monde occidental qui semblait irrémédiablement voué à la mondialisation totale, l’élection de Donald Trump a été un coup de tonnerre. Au-delà des reproches qui lui ont été faits quant à ses idées et à ses postures sur des sujets distincts de l’économie, force est de constater que Donald Trump a été élu, au moins en partie, sur un projet protectionniste. Christian Harbulot, spécialiste de l’intelligence et de la guerre économique, deux sujets étroitement liés, ne s’y est pas trompé en consacrant son dernier ouvrage au nationalisme économique américain.

Nationalisme économique Harbulot« La résurgence du nationalisme économique dans le débat politique entre en contradiction avec le discours jusqu’alors dominant sur la mondialisation des échanges », analyse en introduction le directeur de l’Ecole de guerre économique. Et Christian Harbulot de pointer du doigt les succès du dirigisme chinois qui a permis un développement industriel et commercial sans pareil.

Analysant la volonté de Donald Trump de promouvoir un protectionnisme raisonné mais puissant, il donne crédit au nouveau président des Etats-Unis d’avoir pris conscience « des effets dévastateurs de l’agressivité commerciale d’économies étrangères sur l’emploi aux Etats-Unis ». Et Christian Harbulot ne manque pas de rappeler ce qui semble avoir été oublié par de nombreux observateurs du géant américain : pendant de nombreuses décennies, les Etats-Unis se sont construits grâce au protectionnisme, grâce au nationalisme économique.

C’est après la Guerre d’indépendance que les Américains ont compris que le territoire sur lequel ils régnaient devait être protégé. Christian Harbulot cite notamment un extrait révélateur d’un discours d’Ulysses Grant faisant l’apologie du protectionnisme en étudiant le cas du développement de l’Angleterre.

C’est dans un objectif de « rupture des liens de dépendance vitale avec l’Europe » que les Américains du Nord optent pour le nationalisme économique.

Enfin, tout au long de leur histoire, les Américains ont su faire preuve d’adaptabilité en passant en mode isolationniste quand leur économie le nécessitait (crise de 1929, crise de 1970, etc.).

Tchatchérisme ou Reaganisme ?

Les deux exemples les plus récents et emblématiques de nationalisme économique dans l’esprit des Occidentaux sont évidemment les politiques menées par Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Dans un chapitre limpide, Christian Harbulot démontre que les différences avec la « Dame de fer » sont nombreuses malgré les points communs existant entre les deux dirigeants politiques. Les efforts de la dirigeante anglaise se sont presque exclusivement portés sur la réforme du système social. Elle n’a pas cherché à « développer une politique d’investissement national à des fins industrielles » mais a plutôt voulu développer l’économie de son pays, au prix même de la perte de fleurons industriels ou technologiques.

L’héritage reaganien est, lui, parfaitement assumé par Donald Trump. Christian Harbulot rappelle d’ailleurs que tous les candidats républicains s’en sont réclamés lors de la campagne. En France, pareil patronage fait immanquablement penser à celui du général De Gaulle. Adepte de la realpolitik, Reagan était un libéral convaincu mais finalement capable de prendre des mesures pragmatiques de protection de l’économie nationale. Par exemple, il avait pris en 1981 la décision de réduire l’importation de véhicules automobiles japonais pour lutter contre le dumping économique de ce secteur industriel étranger.

Depuis Reagan, deux concepts ont alimenté la politique économique américaine : pragmatisme et protection des intérêts américains. Christian Harbulot ne peut que constater que Donald Trump, au moins en apparence, est bien l’héritier de Donald Reagan.

Un ouvrage synthétique qui balaye plusieurs champs d’étude

Christian Harbulot

Christian Harbulot

Au travers de plusieurs chapitres bien construits et faciles à lire, Le Nationalisme économique américain de Christian Harbulot et ses élèves de l’Ecole de guerre économique met en perspective avec justesse les promesses et les menaces du début de règne de Donald Trump.

Deux chapitres complémentaires permettent d’appréhender des limites idéologiques avec lesquelles Donald Trump devra composer : d’un côté celles de son électorat pour qui la radicalité de l’Alt-Right peut être un aiguillon à prendre en compte ; de l’autre, l’idéologie cosmopolite véhiculée par les nouveaux maîtres du monde que sont les multinationales de la Silicon Valley.

Allant plus loin que le continent américain, Christian Harbulot rappelle que le nationalisme économique n’est pas une lubie de Donald Trump mais bien une constante de l’histoire humaine. Balayant rapidement mais efficacement quelques exemples historiques (République de Venise, Compagnie des Indes, etc.) et convoquant Keynes ou Braudel, Harbulot explique que le protectionnisme est au cœur des textes de grands penseurs depuis des générations.

Le nationalisme économique semble gagner du terrain aux Etats-Unis. En Europe, les peuples semblent peu à peu se tourner vers l’idée de protectionnisme, principalement motivés par la désindustrialisation mais aussi par l’immigration extra-européenne massive.

Pour juger de la pertinence d’un tel choix, tous les regards seront tournés vers les Etats-Unis durant les années à venir.

Nicolas Faure

Ouvrage collectif sous la direction de Christian Harbulot, Le Nationalisme économique américain, Collection Guerre de l’information, VA Editions, 2017, 118 pages.

Texte repris du site de Polémia
(titre initial : « “Le Nationalisme économique américain“ de Christian Harbulot »)

 

L’ordinateur du futur sera-t-il européen ?

07/07/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Se souvient-on encore des premiers modems, permettant, certes, d’accéder à Internet, mais pour un prix prohibitif, bloquant la ligne téléphonique ? En moins de 10 ans, la « révolution numérique », des réseaux sociaux à l’Iphone, véritable bureau portatif dont seule la conception est assurée dans des pays occidentaux, a bouleversé notre vie quotidienne.

Néanmoins, les progrès en matière de puissance des ordinateurs commencent à trouver leurs limites physiques. Une équipe de chercheurs hollandais vient d’annoncer d’importants progrès sur la voie d’un « ordinateur quantique ».

Il s’agit en quelque sorte du « saint Graal » de l’informatique. Selon Google, une machine quantique calculerait ainsi en une seconde ce que nos ordinateurs calculeraient en 10 000 ans ! Un enjeu de souveraineté et en matière de sécurité informatique considérable.

La Chine, qui vient de dévoiler son nouveau superordinateur, baptisé : « Lumière du soleil », en semble bien consciente.

L’Europe n’est pas en reste. ATOS, société d’informatique industrielle d’origine française, propose la première version de son simulateur d’ordinateur quantique.

Bouteflika veut que la France reconnaisse officiellement “ses crimes” en Algérie

07/07/2017 – ALGERIE (NOVOpress)
La demande n’est pas nouvelle. L’Algérie a déjà – par le passé – réclamé que la France reconnaisse officiellement “ses crimes” en Algérie et s’en excuse.

Dans un message diffusé par l’agence de presse officielle APS, le président algérien Abdelaziz Bouteflika souhaite que la France reconnaisse “les souffrances de la colonisation” :

Notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France.

“Le partenariat d’exception” dont l’Algérie et la France ont engagé la construction depuis la visite à Alger, fin 2012, du président français François Hollande, “gagnera en sérénité et en élan dans une reconnaissance des vérités de l’Histoire”, a poursuivi le chef de l’État algérien.

Le voeu du président algérien sera-t-il un jour exaucé ? Pour rappel, Emmanuel Macron – alors candidat à l’élection présidentielle – avait qualifié la colonisation française en Algérie de “crime contre l’humanité”. Normal quand on sait que Bouteflika avait présenté l’ex-banquier comme un “ami de l’Algérie”.


Chrétiens Pakistan père Parvez

Dans l’enfer des chrétiens au Pakistan : « Mieux vaut être un martyr qu’un réfugié »

06/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le père Emmanuel Parvez est prêtre catholique dans un Pakistan où les chrétiens sont persécutés et parfois mis en esclavage. Menacé de mort, cousin du ministre des minorités assassiné parce que catholique, le père Emmanuel Parvez se bat contre la terreur qui s’est installée depuis des lustres. Il apporte avec humilité et constance, une aide précieuse aux chrétiens abandonnés et soumis à la plus grande des pauvretés.

Un témoignage digne et poignant, en exclusivité pour TVLibertés, qui oblige à regarder la vérité en face. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ce que représente le fondamentalisme islamiste.

Détournement de subventions publiques par des familles de djihadistes

03/07/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
18 200 € ont été envoyés aux djihadistes syriens, par le biais de l’association « Syrie prévention famille ». Cette association, inscrite au Journal Officiel, est largement financée par l’Etat puisqu’elle perçoit 90 000 € de subventions par an.

Le but est de soutenir moralement les familles dont un des membres est parti pour la Syrie, mais en fin de compte c’est plutôt les contribuables français qui soutiennent financièrement les djihadistes syriens.

Valérie de Boisrolin, présidente de l’association, ainsi qu’un couple de parents, sont ainsi mis en examen pour avoir entretenu des terroristes avec l’argent des Français.


L’État islamique à Mossoul : Retour sur les dates clés

03/07/2017 – IRAK (NOVOpress)
La reprise de la vieille ville de Mossoul ne serait plus qu’une question de jours d’après la coalition.

Retour sur les événements clés : de la conquête de Mossoul en juin 2014 à la reprise de la mosquée Al-Nouri, jeudi dernier, par les forces irakiennes.


CNN fake news

Désinformation : CNN dans la tourmente après de nouvelles révélations

29/06/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : CNN, la chaîne de télévision américaine d’« information » en continu fondée, en 1980 par Ted Turner, est dans la tourmente. Pendant la récente campagne présidentielle, les Américains l’avaient ironiquement surnommée « Clinton News Network », tellement son parti pris pro‑Hillary était évident. Un peu comme si, en France, des esprits taquins surnommaient BFMTV « Banque Finance Macron à Toute Vapeur » ou « Broadcast fort Macron ».

Hier, notre équipe de réinformateurs a évoqué un entretien en caméra caché de John Bonifield. Bonifield, l’un des dirigeants de CNN y revendique sans scrupules les « fausses informations » (« fake » en anglais) diffusées par la chaîne au sujet des liens supposés de Donald Trump avec la Russie.

Bonifield qualifie ces « fakes » de « conneries pour l’audience ». Des « conneries », certes, mais suffisamment efficaces pour pousser, en avril dernier, le général Michael Flynn à la démission de son poste de conseiller à la sécurité nationale.

Van Jones, journaliste à cette même CNN, par ailleurs militant noir pour les droits civiques et ancien conseiller du président Obama, a par ailleurs reconnu, également en caméra cachée, que le « dossier russe » monté contre Donald Trump est complètement vide.

Mais il y a pire. Un article publié jeudi avant‑dernier par CNN affirmait que le congrès américain enquêtait sur les liens entre Anthony Scaramucci, un membre de l’équipe Trump, et un fonds d’investissements russe. Un « fake » total, comme l’a révélé le site Breitbart News. Le média pro‑russe Sputnik a pour sa part souligné qu’en plus d’être un « fake », l’article contenait un certain nombre d’erreurs factuelles manifestes. La queue entre les jambes, CNN a dû retirer l’article et présenter ses excuses à ses lecteurs.

Les trois journalistes fautifs ont par ailleurs démissionné. Toutes choses totalement impensables en France, soit dit en passant…

L’équipe Trump peut donc pavoiser… L’audience de CNN est en chute libre. Pour Sarah Sanders, le porte‑parole du président, ces dérives sont « une honte pour l’ensemble des médias américains ». Et pour le président lui‑même :

« Qu’en est‑il de NBC, CBS et ABC [trois grandes chaînes nationales] ? Qu’en est‑il des ratés du New York Times et du Washington Post ? Ce sont tous de faux médias ! »

Soixante imams veulent sillonner les routes en bus pour dire stop à l’État islamique

30/06/2017 – DANEMARK (NOVOpress)
Du 9 au 14 juillet, soixante imams venus de France et d’Europe ont prévu de sillonner les routes à bord d’un autocar floqué “La marche des Musulmans contre le terrorisme”.

Leur objectif est donc notamment de dénoncer l’État islamique au moment où le Califat semble vivre ses derniers jours. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ?…



Soixante imams vont sillonner les routes en bus… par leparisien

Lucien Cerise Ukraine Otan

Ukraine : la révolution de Maïdan, un coup d’Etat de l’Otan préparé aux Etats-Unis ?

Cerise Ukraine Maïdan29/06/2017 – UKRAINE (NOVOpress) : Les évènements qui se sont déroulés à Kiev, capitale de l’Ukraine, pendant l’hiver 2013-2014 ont eu une portée mondiale. La révolution de Maïdan, présentée tout d’abord comme une insurrection spontanée, s’est avérée finalement n’être qu’une nouvelle opération coloniale de Washington et de l’Otan. Tel est la thèse que Lucien Cerise défend dans Retour sur Maïdan, la guerre hybride de l’Otan, publié au éditions Le Retour aux sources.

« Il faut faire comprendre, explique l’auteur, qu’avec l’exemple de Maïdan, l’Otan a expérimenté une forme de “guerre hybride“ qui pourrait être appliquée à d’autres pays et notamment à la France si, par exemple, le peuple français votait “mal“ […]. Ré-informer les Français sur l’Ukraine c’est prévenir le même type d’événements en France. »

Invité de TV Libertés, Lucien Cerise expose comment « les méthodes putschistes anglo-saxonnes se sont affinées, et surtout radicalisées dans leurs objectifs, de la “révolution colorée“, soit le coup d’État ponctuel, à la “guerre hybride“ conçue pour durer et se répandre partout ».