Olivier Marchal soutient la police et tacle Omar Sy : “Tous ces artistes qui chient sur les flics, j’ai pas envie de les défendre”

Le racisme a chassé le Covid-19 comme ennemi n° 1 !

On peut s’étonner qu’un vaste mouvement de protestation rassemblant des foules ait lieu aux États-Unis alors que l’épidémie y sévit encore fortement. Un Afro-Américain court davantage le risque d’être tué par un membre de sa « communauté » que par un policier, mais l’image insupportable, ici celle d’un policier étranglant avec le genou sur le cou un homme noir interpellé, a, comme d’habitude, servi de détonateur à une onde de choc psychologique et planétaire.

Une vidéo, un slogan devenu un mouvement, « Black Lives Matter », des rassemblements, des défilés, parfois des émeutes avec violences, vols et incendies, le rite des policiers un genou à terre pour communier avec l’émotion collective : tout ceci, en dépit des risques sanitaires de l’épidémie, correspond à un trait typique de nos sociétés postmodernes où les emballements affectifs denses et courts dans le temps, relayés par les médias dans le monde entier, se propagent par mimétisme, chacun croyant devoir déposer sa fleur pour avoir l’âme en paix, dans un élan processionnaire, quasi religieux et quelque peu masochiste. Le racisme a chassé le Covid-19 comme ennemi n° 1. Il s’agit, bien sûr, du racisme blanc contre les Noirs, qui fait partie de ces motifs de « dénigrer », si j’ose dire, notre civilisation qui, décidément, ne vaudrait plus rien. Dans l’autre sens, ça ne compte pas, car c’est une juste revanche des opprimés contre les oppresseurs.

Faute d’être le pays des start-up, voici que notre pays copie l’Amérique. Il n’y a jamais eu d’esclavage en France métropolitaine, mais la présence d’immigrés africains venus librement y chercher un mieux-vivre, l’illusion de faire de tous ces passagers les membres admiratifs de la nation qui les accueille et la repentance coloniale injustifiée qu’entretient l’idéologie dominante y ont créé artificiellement une copie idéale de la communauté noire américaine, un tremplin idéologique de choix pour les revendications victimaires. Dans un pays où la distinction raciale n’existe pas, où le mot race a été mis à l’index de la République, voilà qu’il a débarqué comme le Coca-Cola™ et le jazz avec les libérateurs de 1944. Il y a, maintenant, un Collectif représentatif des associations noires, une Ligue de la défense noire africaine et une instrumentalisation de la victimisation raciale évidemment univoque, le Blanc étant raciste de naissance, les Africains subissant ce racisme depuis la nuit des temps à domicile et en France. « L’État français est un État totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste », délire un membre de la LDNA. Quant à Camélia Jordana, poing levé, elle a entonné en anglais une chanson des Black Panthers de 1968 « The Revolution has come… time to pick up the gun ». Quant à Christiane Taubira, tellement victime du racisme qu’ancienne indépendantiste guyanaise, elle s’était retrouvée ministre de la Justice, elle a enfoncé doublement le clou : « Quand Adama Traoré ou George Floyd meurent, c’est pareil : ce sont des hommes noirs qui meurent de leur rencontre avec des policiers. »

Les gendarmes qui ont interpellé Traoré n’ont tué personne. Un délinquant connu, porteur de cannabis et d’un argent liquide aussi abondant que douteux s’est soustrait à un contrôle légitime et est mort d’une faiblesse cardiaque. Rien à voir ni avec les États-Unis ni avec George Floyd ! Et pourtant, le « parallèle » court en boucle sur les médias et les réseaux sociaux et réunit 20.000 manifestants aux abords du nouveau Palais de Justice en dépit d’une interdiction justifiée par les règles de l’urgence sanitaire.

La réaction de Castaner est molle, côté manifestants : pas de plainte contre Camélia Jordana, qui appelle à prendre les armes contre la police, une répression des manifestations sans commune mesure avec celle qu’ont subie les gilets jaunes. Elle est plus vive, côté forces de l’ordre, dont le moindre mot, le moindre geste à connotation raciste ne sera plus toléré. Comme si la mobilisation des loubards de banlieues épaulés par les Black Blocs, les antifas et autres gauchistes avait une légitimité morale plus forte que la loi et l’ordre. Peur d’une révolte des cités ? Vieille complicité des « progressistes » avec la déconstruction de notre civilisation ? Calcul machiavélique en vue de faire monter le vote dit d’extrême droite afin d’assurer la réélection d’un Président inepte ?

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Racisme sans complexes – Manifs pro-Floyd : La grande mobilisation mondiale contre l’Homme blanc, par Franck Deletraz

De Washington à Sydney, en passant par Montréal, Londres, Paris, Madrid et même… Tunis, ils sont des centaines de milliers à être descendus dans la rue le week-end dernier. Tout ce que la Terre compte de suprémacistes noirs, d’« indigénistes », d’immigrationnistes, d’anarchistes, de nervis d’extrême gauche, et autres idiots utiles prêts à s’excuser d’être Blancs par peur d’être taxés de racisme. Tous unis pour dénoncer officiellement, après la mort de George Floyd, les prétendues « violences policières » et « inégalités » raciales lors de manifestations qui ont souvent tourné au pillage et dont l’objectif réel n’est autre que de pousser toujours plus loin les Blancs dans la repentance.

Le pitre Trudeau à genoux !

En pointe dans cette gigantesque manipulation, les mouvements pro-Noirs américains, qui ont réussi, avec la complicité des réseaux sociaux, à rassembler samedi des milliers de manifestants dans plusieurs villes des Etats-Unis. Notamment à Washington, où les autorités auraient enregistré des chiffres de participation records. Des rassemblements qui, au passage, n’auront pas été sans effet puisque, dimanche, le conseil municipal de Minneapolis, sous la pression des démocrates, annonçait lamentablement sa décision de… « démanteler » sa police ! Au Canada, où de nombreux rassemblements ont également eu lieu, on a même pu voir, avec consternation, l’inénarrable Justin Trudeau se joindre aux manifestants et rester le genou à terre pendant plus de huit minutes en mémoire de George Floyd… Dans ce concert mondial contre l’Homme blanc, l’Europe envahie, repentante et minée par le communautarisme n’aura bien sûr pas été en reste. Ainsi, en France, où ces rassemblements étaient pourtant encore interdits, quelque 23 000 personnes au total ont manifesté à Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Rennes, Marseille ou encore Metz. Des manifestations qui, pour certaines, ont une fois de plus donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre, des pillages et autres violences. C’est ainsi qu’à Metz, le procureur de la République en personne, Christian Mercuri, a été blessé au visage par une pierre lancée par des manifestants.

Violences et pillages

Violences aussi en Angleterre où, à Londres, malgré là encore l’interdiction de se rassembler, des manifestants ont lancé dimanche des bouteilles sur la police et ont dégradé la statue de Churchill, en y inscrivant « Churchill était un raciste ». A Bristol, ils ont carrément déboulonné la statue du célèbre négociant anglais du XVIIIe siècle Edward Colston, et l’ont piétinée, avant de la jeter dans le port de la ville. A Bruxelles, ville minée par l’immigration, le communautarisme, et en voie d’islamisation, ce sont plusieurs centaines de voyous ethniques et autres nervis d’extrême gauche qui ont caillassé dimanche soir les forces de l’ordre, brisé les vitrines et pillé des dizaines de magasins, incendié du matériel pris sur des chantiers et du mobilier urbain, obligeant la police antiémeute à recourir aux canons à eau pour disperser la foule. Bilan de la soirée : 150 personnes interpellées, plusieurs policiers blessés et un quartier entier de la capitale belge saccagé…

Instiller la haine de soi dans les esprits blancs

Derrière cet incroyable déchaînement mondial de haine et de sauvagerie, nous l’avons dit, se trouve tout ce que la Terre compte de mouvements « indigénistes » et suprémacistes noirs, dont le but n’est autre que d’instiller dans les esprits blancs la culpabilité, la haine de soi, la repentance, et, au-delà, de les désarmer afin de les dépouiller de leurs dernières prérogatives. Un projet qui serait resté à l’état de fantasme d’extrémistes si ces gens ne bénéficiaient pas de la complicité totale, non dissimulée et scandaleuse des grands médias, qui multiplient depuis dix jours les reportages sur les pseudo-« bavures policières » et ne donnent la parole qu’à des individus se disant victimes du prétendu « racisme » de la police. Pire encore : alors que cette racialisation de la politique risque de déboucher sur de graves incidents en France, certains élus, tels que Mélenchon, par pur clientélisme, n’hésitent pas à mettre de l’huile sur le feu en venant déclarer, comme il l’a fait samedi à Marseille, que « les syndicats de police se comportent d’une manière indigne » ou encore que « Castaner […] dit “oui” à tout ce qu’ils disent et à tout ce qu’ils font ». Une véritable honte, quand on pense que, au moment où la police est traînée dans la boue comme jamais, le seul souci du ministre semble justement de mettre la main sur quelques policiers qui auraient proféré des « insultes racistes » sur Internet !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 juin 2020

Black Lives Matter : toutes les populations dites « noires » en France ont-elles la même histoire ?

09/06/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En pleine crise des Black Lives Matter, on peut se demander si les Français créoles et les Français issus de l’immigration contemporaine sont la même population d’un point de vue ethnique, historique, culturel et social. Il apparaît que « non ».

Français depuis 1492

D’un côté, les créoles sont des Français dont les ancêtres, africains, ont été vendus par d’autres Africains comme esclaves aux européens à destination des colonies d’outre-mer, à l’instar des Afro-Américains aux États-Unis.

Concernant la France, l’histoire des créoles n’appartient plus au continent africain depuis 1492 et se rattache ainsi à notre pays depuis plus de 500 ans. Ils ont participé à la Révolution française. Malgré quelques aléas, ils ont obtenu le statut de « citoyen ».

Les Français issus du regroupement familial ne correspondent pas à la même population.

Ils sont arrivés d’Afrique depuis 1974, au cours des 40 dernières années grand max, que ce soit clandestinement ou par le regroupement familial, bien souvent pauvres, comme des mendiants et pas assimilés. Par le passé, leurs ancêtres n’ont pas connu l’esclavage, ni sous l’Ancien Régime, ni du temps de la République française coloniale du siècle dernier. En effet, les populations autochtones africaines avaient le statut d’« indigène ». Cela les contraignait au travail forcé, mais elles restaient des sujets français, avec un statut de « personne ».

Black Lives Matter (BLM) : le combat des descendants d’esclaves de 1492, que ce soit aux États-Unis ou en France, est-il le même que celui en France des descendants du regroupement familial de 1974 ?

Actuellement, aux États-Unis, ce sont les descendants des esclaves de 1492 qui participent aux Black Lives Matter (BLM).

De chaque côté de l’Atlantique, le traitement des créoles subissant l’esclavage n’a pas eu la même sévérité. De plus, l’esclavage a été aboli en 1865 aux USA tandis que la France l’a aboli en 1794, puis les États-Unis ont maintenu un apartheid ou ségrégation raciale jusqu’en 1965, situation qui n’a jamais eu lieu sur le territoire métropolitain français. Cela peut expliquer en partie le ressentiment et le mouvement de colère des Afro-Américains qui n’est pas aussi marqué chez les créoles en France, sauf peut-être chez quelques indépendantistes.

La famille Traoré est issue d’un père malien. Hadama Traoré est né de parents maliens installés en France en 1980… À l’exemple des Traoré, ces populations, qui ne sont pas créoles, n’ont pas connu l’esclavage, ni l’apartheid en métropole.

Les véritables raisons de la mort d’Abdelmalek Droukdal, par Bernard Lugan

Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, l’homme le plus recherché d’Algérie depuis deux décennies, a quitté son sanctuaire de Kabylie avec son état-major pour rejoindre le nord du Mali où l’armée française l’a abattu. Il a été « neutralisé » dans la région de Tessalit, en territoire touareg, ce qui a son importance.

Deux questions se posent :
1) Pourquoi a-t-il pris ce risque ?
2) Pourquoi était-il devenu gênant pour les Algériens qui ne pouvaient pas ne pas savoir qu’il avait « bougé » ?

1) Depuis plusieurs semaines, des groupes jihadistes aux obédiences diverses et mouvantes se combattent dans la BSS (Bande sahélo-saharienne). Un conflit ouvert y a même éclaté entre l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech, et les groupes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, l’EIGS accusant ces derniers de trahison.
De fait, les deux principaux chefs ethno-régionaux de la nébuleuse Al-Qaïda, à savoir le Touareg ifora Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa, chef de la Katiba Macina, négocient actuellement avec Bamako.

2) L’Algérie est inquiète de voir que Daech se rapproche dangereusement de ses frontières. Or, comme elle considère le nord de la BSS comme son arrière-cour, elle y a donc toujours « parrainé » les accords de paix. Son homme sur zone est Iyad ag Ghali dont la famille vit en Algérie où il a une maison. Politiquement il présente quatre avantages :
– Il est touareg ifora.
– Il est musulman « fondamentaliste ».
– En plus du soutien touareg, il dispose d’une base de popularité à Bamako avec les fidèles de l’imam Mahmoud Dicko.
– Et surtout, il est contre l’éclatement du Mali, priorité pour l’Algérie qui ne veut pas d’un Azawad indépendant qui serait un phare pour ses propres Touareg.

La négociation qui se déroule actuellement « discrètement » a pour but de régler deux conflits différents et qui, contrairement à ce qui est trop souvent écrit, ne sont pas à racine islamiste. Il s’agit en effet comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, de conflits inscrits dans la nuit des temps, des résurgences ethno-historico-politiques aujourd’hui abritées derrière le paravent islamique. Ces deux conflits qui ont chacun leur propre dynamique sont :
– Celui du Soum-Macina-Liptako, qui est porté par les Peul, d’où l’importance d’Ahmadou Koufa.
– Celui du nord Mali, qui est l’actualisation de la traditionnelle contestation touareg, d’où l’importance d’Iyad ag Ghali.

Or, Abdelmalek Droukdal qui était opposé à ces négociations, avait décidé ou bien avait été « persuadé » de se rendre sur zone, peut-être pour rétablir un modus vivendi avec Daech. Mais, surtout, pour reprendre en main et imposer son autorité, à la fois à Ahmadou Koufa et à Iyad ag Ghali.

Il était donc l’obstacle au plan de paix régional visant à isoler les groupes de Daech afin de régler à la fois le problème touareg malien et le problème peul couvrant le sud du Mali ainsi que le nord du Burkina Faso. Voilà pourquoi il est mort.

La stratégie du saucissonnage des groupes terroristes a donc réussi. Elle prouve deux choses :

1) L’Algérie est rentrée dans le conflit.
2) Les militaires français qui ont mené l’opération ont appliqué la maxime de Kipling qui est que « Le loup afghan se chasse avec le lévrier d’Afghanistan ». En d’autres termes, et je ne cesse de le dire depuis le début du conflit, une connaissance fine des populations concernées est indispensable

Si la stratégie actuelle était couronnée de succès, le retour dans le jeu politique des Touareg ralliés au leadership d’Iyad ag Ghali, et de ceux des Peul suivant Ahmadou Koufa, permettrait de concentrer tous les moyens sur l’EIGS, avec un glissement des opérations vers l’est de la boucle du Niger et de la BSS.

Le problème va désormais être de savoir si le Fezzan Libyen échappe au général Haftar (voir mon communiqué du 28 mai 2020). Si tel était le cas, la Turquie, notre « bon » et « loyal » allié au sein de l’OTAN, aurait donc un couloir direct permettant à ses services d’aider les combattants de l’EIGS. Il serait alors impératif de reprendre le contrôle physique de la région de Madama afin d’éviter un réensemencement du terrorisme via la Libye.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

I-Média – USA : Émeutes raciales : ce que les médias cachent

08/06/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le traitement médiatique de la mort de George Floyd et des émeutes violentes qui ont suivi, les médias omettent sciemment plusieurs données fondamentales pour comprendre la crise.

Nous vous dévoilerons ces informations cachées dans ce numéro d’I-Média.


Afrique : la question de l’Etat, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

De tous les mensonges faits à l’Afrique, celui qui prétend lui faire croire qu’il n’y a pas de développement sans démocratie est celui qui y a provoqué les plus grandes catastrophes.
Ce diktat impose en effet un système politique fondé sur l’individu à des sociétés communautaires, avec pour résultat une ethno-mathématique électorale garantissant le pouvoir aux peuples les plus nombreux. D’où un désordre permanent.
Le développement de l’Afrique demeurera donc une chimère tant que la question de l’Etat n’y sera pas résolue.

Dans les Afriques où la criante nécessité d’Etats forts est une évidence, l’impératif démocratique décrété à la Baule par le président François Mitterrand le 20 juin 1990 a eu des conséquences désastreuses. Le multipartisme y a en effet affaibli des Etats en gestation et réveillé les luttes de pouvoir à travers des partis qui ne sont, dans leur immense majorité, que des habillages ethniques.

C’est pourquoi les Afriques doivent :
1) Reprendre au plus vite ce « raccourci autoritaire » qui traumatise tant les démocrates européens, mais qui, seul, est susceptible de provoquer une coagulation nationale.
2) Répudier le système électoral fondé sur le destructeur principe de « un homme une voix ». Donnant automatiquement le pouvoir aux peuples les plus nombreux, il fait donc des membres des ethnies minoritaires des citoyens de seconde zone ; d’où d’incessantes guerres civiles.
3) Réfléchir à des modes électoraux communautaires et non plus individuels.

En un mot, les Africains doivent se décoloniser mentalement pour revenir à la culture du chef en laissant celle du consensus mou aux donneurs de leçons européens. Leur salut en dépend. Tout le reste n’est que nuées européocentrées. A commencer par le mythe du développement[1].

Autrement, l’Afrique restera un continent-mendiant vivant de la charité internationale et des remises de dette. Compte tenu du contexte économique mondial, pourra-t-elle d’ailleurs continuer à recevoir année après année, ces sommes colossales versées par les pays dits « riches » au titre de l’APD (Aide pour le Développement) ?
Pour mémoire, de 1960 à 2018, le continent a reçu en dons, au seul titre de l’APD, près de 2000 milliards de dollars (pour une dette d’environ 400 milliards de dollars dont entre 180 et 200 milliards de dollars de dette chinoise), soit en moyenne 35 milliards de dollars par an, c’est-à-dire plusieurs dizaines de fois plus que l’Europe du lendemain de la guerre avec le plan Marshall.

Or, ces prêts, ces allègements de dette, ces aides et ces dons n’ont servi à rien car, en plus de sa suicidaire démographie, le continent est paralysé par son immobilisme.
En effet, en dehors du don de la nature constitué par le pétrole et les minerais contenus dans son sous-sol, l’Afrique ne produit rien.
Sa part de la valeur ajoutée mondiale dans l’industrie manufacturière est en effet de moins de 2% dont les 9/10e sont réalisés par deux pays sur 52, l’Afrique du Sud et l’Egypte…

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Donald Trump se lance dans une guerre contre les réseaux sociaux

04/06/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Donald Trump a une nouvelle fois provoqué la polémique sur les réseaux sociaux. Selon Twitter et Snapchat, des messages du président américain incitent à la violence raciale.

Les plateformes ont donc décidé de signaler les messages en question. De son côté Facebook a choisi de ne pas modérer les propos de Donald Trump, provoquant des divergences entre les salariés et son PDG, Mark Zuckerberg.


“Les Noirs sont d’abord tués par des Noirs” : pour les propagandistes des médias évoquer de simples faits objectifs, c’est « polémique »

Cette guerre raciale qui vient, par Benoît Busonier

Le point commun entre le commissaire de police, le gouverneur et le maire de Minneapolis ? Ils sont tous de gauche. Aux Etats-Unis, on dit démocrates. Autrement dit, ils sont théoriquement sensibles à la cause dite des « minorités ». Or, c’est leur ville qui brûle. Peut-être est-ce parce que leur logiciel mental, consistant en une culture de l’excuse et de la repentance, a enfanté un monstre de haine qu’il sera très difficile de calmer.

Pourtant les chiffres sont éloquents. 2 % des victimes noires sont tuées par des Blancs. 1 % des Noirs sont tués par la police. 97 % des Noirs sont tués par des Noirs. Pour mettre ces chiffres en perspective, 81 % des victimes blanches ont été tuées par des Noirs, 3 % par la police, et 16 % par des Blancs. Les Noirs, soit environ 12 % de la population aux Etats-Unis, représentent jusqu’à 40 % de la population carcérale.

Nul besoin d’avoir une carrière d’analyste politique ou un cursus universitaire pointu pour trouver la vérité qui se cache derrière ces données : la population noire est extrêmement violente et criminogène, et est responsable en grande partie des malheurs qui l’accablent. Logements, emploi, les discriminations à leur encontre sont factuellement une réalité aux Etats-Unis. Mais qui a envie d’employer le membre d’une communauté incapable de s’autodiscipliner à ce point ?

La preuve en est que, lors des émeutes en cours, déclenchées par la mort de Georges Floyd, un homme qui n’a pas mérité de mourir ainsi mais qui avait tout de même un casier judiciaire long comme le bras, les Noirs se sont attaqués à des commerces. Autrement dit, pour protester contre le préjugé qu’ils seraient des voleurs, ils pillent. Pour protester contre le préjugé qu’ils seraient violents, ils lynchent. Pour protester contre le préjugé qu’ils seraient indolents, ils cassent des petites boutiques de commerçants qui travaillent dur. On aurait préféré que pour protester contre le préjugé qu’ils sont bêtes, ils passent des doctorats.

Mais comment leur en vouloir après tout ? Il se trouve un personnel politique pour excuser toutes leurs actions, les justifier, et même participer aux manifestations, voire les organiser. Mais si ce savoir-faire en guérilla urbaine des antifas est, un temps, efficace contre les forces de l’ordre, il risque de se retourner contre eux rapidement. Les Américains, dont la culture de la manifestation n’est pas aussi poussée que la nôtre, ne disposent pas d’un savoir-faire aussi sérieux que le nôtre en matière de maintien de l’ordre. Assez rapidement, ce sera l’armée qui sera envoyée contenir la foule et les désordres. Or, toute armée est entraînée pour tuer. Le risque d’autres morts augmentera jusqu’à être une certitude lorsque des militaires seront déployés. Et, avec ce risque, celui d’un embrasement généralisé. Et la possibilité que l’Amérique profonde et plus rurale, celle de la « Rust Belt », mais également l’Amérique des gangs latinos commencent à se mêler de remettre de l’ordre.

En France, un personnel politique dit « indigéniste » travaille à importer ce conflit propre aux Etats-Unis sur le sol français : Rokhaya Diallo, Maboula Soumahoro, Taha Bouafs, ils attisent le feu social pour déclencher la guerre raciale de leurs vœux, pour enfin faire la peau aux Blancs qu’ils détestent. Les cités, frémissantes pendant le confinement, n’attendent qu’une bavure. Et le match sera lancé.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2020

Anti-Raoult : les dessous d’un lynchage (raté), par Ivan Rioufol

Le populisme, ce mot utilisé par les puissants pour récuser la parole non agréée, a de beaux jours devant lui. Les injures et les désinformations officielles, qui avaient tenté de délégitimer le mouvement social et identitaire des Gilets jaunes, avaient révélé la face sombre de la macronie. Or c’est ce même usage de la propagande d’Etat et du lynchage qui a été mis en oeuvre contre le professeur Didier Raoult, coupable aux yeux du pouvoir et de ses médias de ne pas se plier aux injonctions du nouvel ordre sanitaire. En publiant, le 22 mai, des conclusions négatives sur l’efficacité de la chloroquine contre le Covid-19, la prestigieuse revue médicale The Lancet a servi de prétexte au ministre de la Santé pour achever de marginaliser la forte tête marseillaise.

A la suite d’avis de l’OMS, du Haut Conseil de la santé publique et de l’Agence du médicament, Olivier Véran a pris la décision d’interdire le protocole Raoult, pourtant efficace dans son application précoce, aux dires de l’équipe de l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille. Dès le 3 mai, le ministre avait déjà reproché à Raoult de n’être “pas très responsable”, notamment pour avoir assuré qu’il n’y aurait pas de seconde vague épidémique. Or, non seulement il n’y a pas de seconde vague, mais l’étude du Lancet se révèle être, selon des spécialistes, approximative et incohérente dans sa méthode. Une fois de plus, la morgue et l’autoritarisme du gouvernement donnent raison à ceux qui mettent en cause des pratiques claniques et mensongères de l’Exécutif.

De nombreux scientifiques s’interrogent désormais, notamment à travers une lettre ouverte aux auteurs, sur l’origine des données de cette étude et ses erreurs manifestes. Des soupçons liés au poids de l’industrie pharmaceutique, déjà évoqués par Marianne le 3 avril, se précisent. Dans Le Figaro du 30 mai, Didier Raoult évoque de possibles “manipulations hors du commun”, notamment pour placer sur le marché le Remdesivir, de la firme Gilead. Le propre rédacteur en chef du Lancet, Richard Horton, a soutenu cette idée dans un éditorial du 11 avril 2015 : “Une grande partie de la littérature scientifique, sans doute la moitié, pourrait être tout simplement fausse. Affligée d’études avec des échantillons réduits, d’effets infimes, d’analyses préliminaires invalidées et de conflits d’intérêt flagrants, avec l’obsession de suivre les tendances d’importance douteuse à la mode, la science a pris un mauvais tournant vers les ténèbres“.

Avant lui, la rédactrice en chef du New England Médical Journal, le docteur Marcia Angell, avait écrit en 2009 : “Il n’est tout simplement plus possible de croire un grande partie des publications de la recherche clinique ni de compter sur le jugement des médecins expérimentés ou des directives médicales faisant autorité“. Si la cabale du pouvoir contre Raoult devait se confirmer, il est à espérer que Véran aurait la dignité de démissionner. Quant à la meute médiatique, constatons pour l’instant son inhabituel silence…

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les Croisés ont-ils précipité la chute de Constantinople ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il y a 567 ans, le 29 mai 1453, Constantinople, la capitale de l’Empire byzantin, tombait aux mains des Turcs ottomans. Quelles sont les causes de l’écroulement du dernier vestige de la Rome impériale ? « La prise de Constantinople en 1204 par les Croisés a affaibli l’Empire byzantin avant les Turcs ». Lors d’un débat sur France Inter, Natacha Polony opposait sa vision de la chute de la capitale byzantine à la thèse d’Éric Zemmour pour qui les croisades avaient sauvé l’Europe. Il défendait alors son dernier ouvrage dont un chapitre revenait sur ces événements historiques majeurs.

Vous prendrez bien encore un peu de repentance ?

L’argumentation de la rédactrice en chef de Marianne est particulièrement pernicieuse car elle ajoute à l’entreprise de culpabilisation visant les croisades. La gauche et les islamistes nous martelaient déjà que les croisades étaient une agression motivée par l’intolérance religieuse et la cupidité. Voici qu’elles auraient également causé la chute de l’Empire byzantin. Deux repentances pour le prix d’une !

L’agression turque est bien antérieure aux croisades

Il est pourtant aisé de constater que les attaques turques précèdent, et de loin, les événements de 1204. La défaite byzantine décisive de Manzikert a eu lieu le 26 août 1071. Elle a ouvert toute l’Anatolie à l’occupation des Turcs seldjoukides. En 1081, Nicée, ville importante située à 100 kilomètres de Constantinople, tombait. La situation était critique et l’Empire byzantin était à deux doigts de s’écrouler. À tel point que l’empereur Alexis Ier demande à plusieurs reprise l’aide du pape malgré le récent schisme de 1054 entre les Églises d’Orient et d’Occident.

Le pape répond à l’appel à l’aide de l’empereur byzantin

On présente souvent la libération des lieux saints comme le motif principal de la première croisade. Pourtant, dans son appel à la Croisade de 1095 à Clermont, Urbain II met surtout en avant la détresse des chrétiens d’Orient :

Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide.
En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges (aujourd’hui le Bosphore). Dans le pays de Romanie (territoire byzantin), ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.

Les victoires des Croisés sauvent Constantinople

En 1097, grâce à l’aide des Croisés, les Byzantins peuvent à nouveau hisser l’étendard impérial sur les remparts de Nicée. Cette première victoire fut suivie par un succès décisif des Croisés lors de la bataille de Dorylée la même année. La débâcle seldjoukide permet à Byzance de reprendre une partie des territoires anatoliens perdus à la suite de la bataille de Manzikert. Selon l’historien des croisades René Grousset qu’évoque Éric Zemmour, l’intervention des Croisés est déterminante :

Deux siècles d’hégémonie européenne en Asie découleront de cette constatation, imposée à l’Islam par la bataille du 1er juillet 1097, deux siècles durant lesquels l’avance turque reculera non seulement devant la reconquête latine en Syrie et en Palestine, mais même devant la reconquête byzantine en Anatolie. La prise de Constantinople par les Turcs, qui semblait à la veille de se produire dès 1081, quand un sultan turc et des émirs turcs campaient à Nicée et à Smyrne, reculera dans les lointains de 1453. Résultat plus important peut-être pour le salut de l’Europe que la délivrance même de Jérusalem.[1]

Éric Zemmour a par conséquent raison, les croisades ont permis d’arrêter net l’avancée inexorable des Turcs. De ce fait, elles ont non seulement sauvé Constantinople mais aussi l’Europe d’une invasion certaine. L’affirmation de Natacha Polony est donc hors de propos. Sans les Croisés, Constantinople serait probablement tombée bien avant 1204 entre les mains des Turcs. Pour autant, qu’est-ce qui explique la détérioration des relations entre les Croisés et les Byzantins ?

Comment expliquer les événements de 1204 ?

Dès le début de la première croisade et la prise de Nicée, un malentendu s’installa durablement entre les alliés croisés et byzantins. Les Byzantins imaginaient se servir des Croisés comme auxiliaires pour récupérer leurs villes et territoires perdus. Les Croisés désiraient que les Byzantins se joignent à leur lutte destinée à faire disparaitre définitivement la menace islamique. Au lieu de restituer les provinces reconquises sur les musulmans à l’empereur byzantin, les Croisés établirent des états latins indépendants en Terre sainte. Pour les Croisés, venir au secours des chrétiens d’Orient ne voulait pas nécessairement dire rétablir la souveraineté byzantine dans les anciennes possessions de l’empire. Les barons et chevaliers avaient sacrifié beaucoup pour venir guerroyer au bout du monde. Pourquoi les Byzantins devraient-ils obtenir le fruit de leurs efforts ? Auraient-ils eu seulement les moyens de résister aux ripostes turques et arabes ? Du point de vue des Croisés, il était clair que les Byzantins n’avaient plus les moyens militaires de leurs ambitions impériales.

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Facebook / AFP : liaisons dangereuses et censures

(Observatoire du journalisme) Au moment où la liberticide loi Avia, soi-disant destinée à lutter contre les « discours de haine » se met en place, au moment où la censure devient préventive pour éliminer les « mauvaises pensées », Facebook et l’AFP, agence publique d’information de la France, renforcent leurs liens en ce domaine d’avenir.

New world order

Le réseau social a annoncé les premiers membres de son « conseil de surveillance », dont Zuckerberg avait précisé le projet dans un entretien de novembre 2018, souhaitant créer une sorte de Cour suprême qui portera un « jugement final sur ce que devrait être un discours acceptable dans une communauté qui reflète les normes sociales et les valeurs des gens dans le monde entier ». New world order, les choses sont claires.

Les nominations initiales confirment ce que l’on pouvait en attendre, les réseaux Soros et les différents lobbies LGBTQ++ sont bien représentés.

L’AFP et Facebook, main dans la main

Emmanuel Macron, lors du forum sur la gouvernance d’internet à Paris, tenu le 12 novembre 2018 à l’Unesco, avait annoncé la couleur. Il avait parlé de « méthode coopérative », unissant les capacités technologiques de Facebook et les capacités répressives (en forte progression) de l’État français. Un groupe d’une dizaine de personnes fût constitué à parité entre les deux entités, la privée et la publique. Du côté réseau, des cadres dirigeants. Du côté public, que du beau monde : le CSA (responsable des contenus), l’Arcep (responsable des télécoms et de la régulation technique, les contenants), la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) et le secrétariat d’État au numérique qui coordonne.

L’AFP s’est rangée dans le dispositif, employant 80 journalistes spécialisés travaillant essentiellement avec et pour le réseau social, en France, aux États-Unis et bientôt en Allemagne et dans les Balkans. Pour ces derniers, sans doute pour compléter le travail entrepris par l’ex directeur de la CIA, devenu magnat local des médias via le fonds d’investissement américain KKR.

Une activité qui rapporte. De moins d’un million d’euros en 2018, les revenus en découlant auraient dépassé les 2,5M€ en 2019 et sur le seul mois de mars un chiffre d’affaires dépassant celui d’une année selon les déclarations du nouveau président de l’AFP, Fabrice Fries aux Échos.

Dans ce cas précis Facebook est un client de l’AFP et le rémunère pour ses services. Mais il peut aussi devenir partenaire et alors verser de l’argent directement aux médias (comme Google l’a fait en finançant la création des Décodeurs du Monde). Quelques exemples, Libération qui a reçu 225K€ en 2018 pour financer Check news, ou encore L’Express, Le Monde, France 24 et même le gratuit 20 Minutes, qui vient de remporter une bourse de 37K€, au titre (ne riez pas) d’un « Coronavirus Fact Checking Grant » du réseau social américain. Une miette pour Facebook ; merci no’t maît’ disaient les manants à leur seigneur en d’autres temps. Serviteur diraient d’autres…

Après le confinement, la submersion migratoire ?

Le rétablissement progressif des déplacements internationaux risque d’entraîner un afflux massif de clandestins. Cette prévision n’émane pas de dangereux conspirationnistes mais d’organisations internationales « respectables ». Face à ce péril, le gouvernement français semble désarmé. Pire, son inaction rend possible la submersion migratoire du pays.

Dans la période de l’après-confinement qui s’ouvre, le rétablissement progressif des transports aériens, maritimes et terrestres en Europe devrait être accueilli comme une bonne nouvelle. Pour au moins une raison, cela n’est pas le cas. Le retour à la normale risque en effet d’entraîner un afflux de clandestins en France. De nombreuses conditions sont réunies pour le rendre possible.

La situation migratoire vue par des institutions internationales

Trois récentes communications viennent coup sur coup rappeler aux Français une dure réalité que le confinement aurait pu faire oublier : de très nombreux extra-Européens attendent leur heure pour venir clandestinement en Europe et en particulier en France.

La première communication est un rapport du Bureau européen d’appui en matière d’asile publié le 5 mai (1). Si les rédacteurs du rapport constatent que le confinement a entraîné une forte baisse des demandes d’asile en Europe en mars 2020, ils rappellent néanmoins que l’émigration « liée à l’asile » vers l’Europe avait fortement augmenté durant les deux premiers mois de 2020 par rapport à l’année dernière : + 14 %. L’institution financée par l’Union européenne estime très vraisemblable que la dégradation de la situation sanitaire dans les pays du tiers-monde en raison de la pandémie du coronavirus entraîne une forte augmentation du nombre de candidats extra-européens au départ pour l’Europe. La suspension de la lutte des pays de la coalition contre l’État islamique est également soulignée par les rapporteurs, ainsi que le risque d’une résurgence de cette mouvance et de ses funestes projets, dont l’Europe pourrait être le terrain d’opération.

Le 14 mai, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime publiait un rapport sur les effets du Covid-19 sur l’immigration illégale (2). L’institution fait non seulement le constat que celle-ci a continué pendant le confinement instauré dans les pays européens. Elle estime également très prévisible que le chômage et la récession dans les pays du tiers-monde entraînent un regain de l’activité des passeurs et autres trafiquants d’êtres humains, comme cela s’était produit après la crise financière de 2008.

Plus récemment, l’Agence européenne de police criminelle Europol soulignait dans un communiqué de presse du 15 mai plusieurs conséquences aux restrictions de circulation (3). L’une d’entre elles est une demande accrue de clandestins dans le secteur agricole, dont une partie de la main-d’œuvre est retournée au pays. Les représentants d’Europol soulignent également une adaptation et une agressivité accrue des passeurs et des trafiquants d’êtres humains, qui pourraient se déployer à l’occasion du rétablissement des transports internationaux.

Il n’y a pas que les passeurs qui piaffent d’impatience. Ce sont des centaines de milliers, voire des millions, de migrants qui attendent leur heure pour venir en Europe de l’Ouest à partir notamment de la Libye (4), de la Turquie, du Maroc et des Balkans (5). Dans ce contexte, tout signe de laxisme est guetté avec attention. Des signes qui ne manquent pas ces derniers temps, en particulier venant de France.

La France désarmée

La presse s’en est fait l’écho, les arrestations de personnes en situation irrégulière en France semblent réduites à la portion congrue. De nombreux centres de rétention administrative destinés à retenir les clandestins avant leur expulsion ont pratiquement été vidés, « pour raison sanitaire » (6). Comme s’il fallait ajouter une autre incitation à venir clandestinement dans notre pays, le gouvernement pratique à tout-va les régularisations appelées pudiquement « admissions exceptionnelles au séjour ». De 2015 à 2018, ce ne sont pas moins de 149 680 clandestins qui ont été régularisés (7). L’appel d’air suscité par cette mesure est considérable. Même en situation normale, le gouvernement français est un des pires pays européens en matière de retours forcés : seuls 15 % des obligations de quitter le territoire ont effectivement été exécutées en 2018 (8).

L’Union européenne n’est pas en reste

Pendant ce temps, des membres des institutions européennes multiplient les déclarations et parfois les mesures qui aboutissent à affaiblir la maîtrise des flux migratoires par les pays européens.

Le 16 avril, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a demandé que les migrants recueillis en mer, notamment par les bateaux des O.N.G., ne soient plus ramenés en Libye, ce qui était pourtant déjà rare, et que la coopération avec les garde-côtes libyens soit rompue (9).

Le 30 avril, de nombreux députés européens plaidaient pour faciliter la migration et l’asile par des voies légales et sûres, appelées « couloirs humanitaires ». En pleine paralysie d’une partie de l’économie européenne, les députés de gauche justifiaient cette position pour « combler les besoins du marché du travail » ! (10).

La présidente de la Commissaire européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas en reste. Elle vient de rappeler aux pays européens de l’U.E. le principe du non-refoulement des migrants et la nécessité de continuer les opérations de « relocalisation » (11).

Pour parachever le tout, c’est l’opération Sophia, initialement chargée par l’Union européenne de lutter contre les passeurs convoyant des migrants de Libye en Italie, qui a été récemment réorientée vers le contrôle de l’embargo sur l’importation d’armes en Libye (12).

En renonçant au peu d’outils qu’il avait dans la lutte contre l’immigration clandestine, le gouvernement français apparaît totalement désarmé au sortir du confinement. L’Union européenne ne fait qu’ajouter à ce désarmement qui est également moral. Les pays de l’est de l’Europe montrent qu’une autre voie est possible. C’est paradoxalement au pire moment, en pleine crise économique, que risquent d’arriver des cohortes de clandestins qui n’auront souvent comme seul viatique que les aides sociales versées par un État criblé de dettes. Dans ces circonstances, le virage « social » du président Macron ne peut qu’inquiéter.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

(1) « EASO Special Report : Asylum Trends and COVID-19 ». EASO. 7 mai 2020.
(2) « How COVID-19 restrictions and the economic consequences are likely to impact migrant smuggling and cross-border trafficking in persons to Europe and North America ». UNODC. 14 mai 2020.
(3) « Migrant smugglers and human traffickers to become more ruthless and clandestine, says new Europol report ». Europol. 15 mai 2020.
(4) Estimation de 650 000 migrants attendant en Libye dans « L’Algérie renonce au poste d’émissaire de l’ONU pour la Libye ». L’Économiste maghrébin. 27 avril 2020.
(5) « Top Hungarian official says 100 000 migrants gathering on Balkan Peninsula ». Voice of Europe. 3 décembre 2019.
(6) « En Europe, l’asile en suspens, les flux migratoires à l’arrêt ». Le Monde. 18 avril 2020. « Les centres de rétention face au Covid-19, une bombe à retardement ». La Vie. 31 mars 2020. « Centres de rétention : étrangers et policiers face au coronavirus ». Dalloz actualité. 19 mars 2020. Jugements de libération de clandestins des cours d’appel de Rouen, Bordeaux, Paris, Lyon. « L’État sommé de rétablir le guichet de l’asile, gelé depuis le début du confinement ». Le Figaro. 23 avril 2020.
(7) « L’entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères ». Cour des comptes. 5 mai 2020
(8) Cf. note (7).
(9) « States should ensure rescue at sea and allow safe disembarkation during the COVID-19 crisis ». Conseil de l’Europe. 16 avril 2020.
(10) « Les députés européens demandent l’arrêt de l’aide aux garde-côtes libyens ». Mer et marine. 29 avril 2020.
(11) « Communication de la commission ». Commission européenne. 17 avril 2020.
(12) « L’UE va remanier l’opération “Sophia” pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye ». Euractiv. 22 janvier 2020.

Vers un monde plus dur, par Jean-Gilles Malliarakis

De charmants rêveurs voudraient nous faire croire que le monde d’après, qu’ils cherchent à anticiper, verra plus de petites fleurs, entendra mieux le chant des oiseaux, et troquera, bien sûr, l’automobile pour la bicyclette. Ce babil enfantin, un peu affligeant pour les grandes personnes, sied sans doute aux bobos des grandes villes.

Mais, à dire vrai, il semble assez éloigné des réalités qui malheureusement se dessinent.

Le président de la République ayant par hasard croisé, ce 17 mai, la route qu’il devrait prendre chaque jour, a cru bon d’inaugurer les chrysanthèmes, souvent délaissées par ses prédécesseurs du monument de Montcornet. Limitant la durée de son discours, pour une fois et par bonheur, à 16 minutes, il exaltait ce qu’il appelle l’esprit de résistance.

Sans doute ce grand garçon gagnera-t-il bientôt, quand il aura quitté les palais nationaux, à pouvoir lire quelques bons livres. Ils existent, s’agissant des combats de mai-juin 1940 et de la situation stratégique dans laquelle se trouvaient, à la fois, le pays réel et la troisième république agonisante. Je me souviens ainsi qu’en 1963 Jacques Chirac, collaborateur du Premier ministre à la cour, et maître de conférence convenable à la ville, un métier auquel il aurait dû rester fidèle, nous recommandait de lire Benoist-Méchin et même Beau de Loménie.

Au même âge le chef de l’État prétend avoir fréquenté la pensée de Paul Ricœur : il serait temps pour lui d’en sortir.

Car le temps presse : le monde actuel voit l’ensemble des pays occidentaux, aussi bien l’Europe de l’ouest que l’Amérique du nord, mais aussi le Japon, mais aussi l’Inde, mais aussi la plupart des pays d’Asie centrale et orientale, tous menacés par deux ennemis, et pas seulement deux partenaires : l’islamisme radical et le communisme chinois.

Ce 17 mai notre président se rendait sur les champs de batailles d’autrefois. Il invitait à se souvenir de Montcornet. Peut-être sa communication cherchait-elle à faire mieux oublier Azincourt, Pavie, Waterloo ou Sedan, et toutes les sanctions, infligées par l’histoire, à nos dirigeants frivoles et arrogants de toujours, dont nos technocrates assurent la continuité.

Le même jour, dans le monde réel, à Téhéran, Mohammad Javad Zarif ministre iranien des Affaires étrangères prétendait mettre en garde les Etats-Unis contre la présence de leur Marine dans les Caraïbes. Toute intervention américaine aurait pour effet, gronde-t-il, de perturber la livraison de pétrole iranien au Venezuela. La veille 16 mai, en effet, l’agence de presse Fars, émanation officieuse du régime des mollahs avait fait état du déploiement de 4 navires américains dans la région faisant craindre “une possible confrontation avec les pétroliers iraniens”.

Le régime de Caracas, en situation de faillite, largement dépendant désormais des financements chinois effectue actuellement avec l’Iran des transactions payables en or. Téhéran est ainsi chargé de remettre sur pied l’industrie pétrolière détruite par la mainmise depuis 20 ans de la mafia chaviste sur le monopole d’État PDVSA.

Paradoxe inouï, cette belle réussite du socialisme au XXIe siècle s’impose à un pays qui dispose des plus importantes réserves d’hydrocarbures du monde.

Mais la coopération grandissante entre la république islamique iranienne et la dictature marxiste vénézuélienne de Nicolas Maduro peut aussi surprendre certains, au regard des paradigmes idéologiques d’hier. Elle correspond hélas aux perspectives d’un XXIe siècle où se dessinent des affrontements de plus en plus durs. De bons esprits voudraient nous convaincre et, peut-être, se persuader eux-mêmes que les dirigeants occidentaux et les gouvernements du type de celui qui s’est imposé à l’Iran en 1979 auraient vocation à se rapprocher. Ce sont les mêmes qui voudraient maintenir un partenariat commercial profitable avec Pékin, son industrie esclavagiste sous-traitant les besoins de la grande distribution, aux États-Unis comme en Europe. Cette chanson va au rebours des confrontations qui s’annoncent. Elle ne sert qu’à désarmer nos peuples. Elles relèvent tout simplement de la trahison. Ceux qui, à 80 ans de distance, prétendent exalter l’esprit de résistance d’hier devraient en méditer l’actualité.

Personne ne saurait se féliciter des perspectives de la nouvelle guerre froide. Mais personne ne doit les ignorer. Et personne ne pourra s’y soustraire. Sauf à trahir.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent