La France va-t-elle continuer à faire tuer ses soldats pour défendre des pays dans lesquels ils sont insultés ?, par Bernard Lugan

Au Sahel, alors que des soldats français tombent pour la défense de pays menacés par le jihadisme, des manifestations désormais quasi quotidiennes accusent la France de « néocolonialisme » et exigent le départ de l’armée française…
Une telle indécence a conduit le président Macron à « convier » les chefs des cinq Etats du G5 Sahel à une réunion d’ « éclaircissement » qui se tiendra 16 décembre à Pau, base du 5e Régiment d’Hélicoptères de Combat, unité qui vient de subir de lourdes pertes au Mali.

Lors de ce sommet de la dernière chance, trois points devront être abordés :

1) Les accusations de « néocolonialisme » portées contre la France doivent cesser car :

– L’armée française ne combat pas au Sahel pour des intérêts économiques puisque la région totalise moins de 0,25% du commerce extérieur de la France. Elle ne combat pas davantage pour son uranium. Sur les 63.000 tonnes extraites de par le monde, le Sahel n’en produit en effet que 2900… Quant à l’or du Burkina Faso et du Mali, il est extrait par des sociétés canadiennes, australiennes et turques. Au point de vue économique, le Sahel est donc inexistant pour la France.
– La France consacre 0,43% de son PIB à l’APD (Aide publique au développement), soit un peu plus de 12 milliards d’euros en 2018 (7,8 mds de dons et 4,3 de prêts dont tout le monde sait qu’ils ne seront jamais remboursés…). Les trois-quarts le sont à destination du Sahel, soit 9 milliards d’euros directement pris dans la poche des contribuables français. Soit le prix de trois porte-avions. Employée en France, cette somme colossale aurait permis de régler définitivement la question du financement des hôpitaux et de la Justice, tout en effaçant la dette de la SNCF…
Cependant, paraissant davantage préoccupé par le sort des habitants du Zambèze que par celui de ses compatriotes de la Corrèze, le gouvernement vient de décider, par oukase, de porter cette APD à 0,55% du PIB de la France d’ici 2022… Les « restos du cœur » n’auront donc qu’à s’adresser à la générosité publique…cependant que les « porteurs de valises » continueront à parler de « néocolonialisme » !!!

2) L’armée française n’a pas pour vocation de combattre à la place des Africains. C’est ainsi que des dizaines de milliers de Maliens en âge de porter les armes vivent en France, notamment à Montreuil, « deuxième ville du Mali ». Touchant des subventions et percevant des allocations généreusement versées par le « néocolonialisme » français, ils laissent nos soldats se faire tuer pour eux… et à leur place. Le comble est qu’au sein de cette diaspora, des blogs très suivis déversent quotidiennement des tombereaux de haine sur la France et son armée.
S’il veut être crédible, le président Macron devra donc annoncer que les animateurs de ces blogs, ainsi que leurs contributeurs les plus virulents seront expulsés de France et remis à l’armée malienne pour incorporation éventuelle.

3) Trois questions devront ensuite être posées aux chefs des Etats du G5 Sahel, plus particulièrement à ceux du Mali et du Burkina Faso, le cas du Tchad étant différent car l’armée tchadienne a loyalement et efficacement combattu aux côtés de nos forces :

– Combattons-nous le même ennemi ? Si oui, vous devez en fournir rapidement la preuve.
– Désirez-vous le maintien d’une présence militaire qui coûte à la France plus d’un million d’euros par jour ? Si oui, il n’est plus question de tolérer les indécentes manifestations anti-françaises qui se déroulent à Bamako et à Ouagadougou.
– Quels sont vos buts de guerre ? S’il s’agit du retour à l’état antérieur, quand, adossés à l’ethno-mathématique électorale, vous exploitiez vos minorités ethniques (Touareg et Peul), ce qui a provoqué la guerre actuelle, alors, votre combat n’est pas le nôtre.

Les guerres du Sahel ont en effet des causes historiques, politiques et anthropologiques (voir à ce sujet mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours). Quant à l’actuel islamisme, il est d’abord la surinfection de plaies ethno-raciales que les responsables politiques des pays du Sahel refusent de fermer. Barkhane ne peut évidemment le faire à leur place, sa présence n’ayant qu’un but : éviter la désintégration régionale

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Menaces présentes et futures sur la liberté d’expression, les GAFA en première ligne

Le 21 novembre 2019, Claude Chollet Président de l’Observatoire du journalisme, a donné une conférence à Prague dans le cadre du « Free Media Forum », organisé par les autorités russes. Vous trouverez ci-dessous le texte revu en français de cette conférence donnée en anglais.

Totem et tabou

En 1913 Freud publie son ouvrage Totem et tabou sur les structures primitives d’appartenance et leur prégnance. Pour faire partie de la tribu vous devez en partager les tabous. Partageant les tabous, vous révérez les mêmes totems, vous appartenez au groupe. Les médias dominants français partagent les mêmes tabous et adorent les mêmes totems. En simplifiant, 70 à 80% des journalistes et des médias qui les emploient partagent au moins trois tabous : l’immigration, l’Islam et l’insécurité.

Il est impossible d’évoquer dans les médias mainstream les effets négatifs de l’immigration extra-européenne, que ce soit sur le plan économique, culturel ou démographique. Il en est de même pour les sujets se référant à l’Islam ou à l’insécurité ou aux liens entre ces différents paramètres.

Habitus mon beau souci

L’habitus telle que définie par Pierre Bourdieu représente le système symbolique qui permet à un individu de se comporter en société pour y être intégré. L’habitus indique à l’individu le comportement conforme aux cadres acceptés de sa catégorie sociale. L’habitus n’est pas une loi écrite, c’est un ensemble d’attitudes, de comportements sémantiques, de choses dont on peut parler, de celles dont on ne peut pas parler y compris la manière dont on peut les évoquer. Le processus est largement inconscient.

La majorité des médias français ont un habitus progressiste que l’on peut appeler libéral libertaire. Défier cet habitus progressiste peut faire de vous un paria sur le plan professionnel. Cette situation est largement entretenue par les actions des GAFA.

Comment les GAFA influencent le journalisme

Il est inutile d’épiloguer sur le pouvoir des GAFA. Google domine le marché des moteurs de recherche et avec Facebook ils collectent à deux entre 70 et 80% des recettes publicitaires digitales. Amazon étouffe ses concurrents dans la distribution et son propriétaire investit dans la presse. Facebook, avec Instagram et WhatsApp, a plus de 2,5 milliards d’utilisateurs. Apple, Amazon et Facebook dominent le marché des enceintes intelligentes, recueillant ainsi encore plus de données sur leurs clients.

Je ne parlerai pas de la mode des fake news/infox ; pour notre sujet remarquons que les GAFA ont saisi ce prétexte pour s’engouffrer dans le contrôle de l’information via de multiples opérations de « fact checking », la vérification des faits et le recours aux données massives. Je vous en donnerai quelques exemples, la liste n’est pas limitative.

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Le christianisme est la religion la plus persécutée au monde

10/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans son rapport intitulé Persécutés et oubliés, l’association d’Aide à l’Église en Détresse (AED) présente les innombrables violences et persécutions qu’ont subit les chrétiens dans le monde entre 2017 et 2019.

Le rapport fait part des types de violences, des pays persécuteurs et des initiatives de la communauté internationale pour lutter contre cela. Malheureusement ces initiatives se révèlent bien mince. En effet la situation ne voit aucune amélioration : en Irak, les chrétiens d’Orient continuent de se faire persécuter par les milices chiites malgré la chute de Daech.

La Corée du Nord fait emprisonner les chrétiens et en Inde ce sont cent églises qui ont fermé. Rappelons qu’en France ce sont plus de mille actes antichrétiens qui ont été recensés l’année dernière contre 540 actes anti Juifs et seulement cent actes anti musulmans. En parallèle le gouvernement n’omet pas de nous rappeler quotidiennement la montée de l’islamophobie en France.

Dans son introduction, l’archevêque de Karachi écrit notamment ceci :

C’est un fait bien établi que la religion la plus persécutée au monde est aujourd’hui le christianisme, même si beaucoup de gens n’en sont pas conscients. Depuis de nombreuses années, l’AED, qui a des bureaux dans de nombreux pays, s’efforce de faire entendre la voix de ces chrétiens sans voix. Tout aussi importante est la campagne de prière et de soutien de l’AED pour les chrétiens qui souffrent à travers le monde.
(…)
La persécution d’une religion peut prendre de multiples formes. Il peut s’agir d’attaques directes et brutales, comme celles menées par l’État islamique (Daech) en Irak et en Syrie contre les chrétiens et les yazidis, mais aussi de formes plus subtiles telles que : discriminations, menaces, extorsions, enlèvements, conversions forcées, déni de droits ou restrictions à la liberté.

Pour consulter ce rapport : https://www.aed-france.org/wp-content/uploads/2019/11/Rapport-Persecutes-et-oublies-version-finale-BD.pdf

Michel Collon sur les Gilets jaunes: « c’est un mouvement historique »

10/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sommet de l’Otan, grève massive contre la réforme des retraites et anniversaire des Gilets jaunes, autant de thèmes sur lesquels Sputnik revient avec le journaliste belge engagé, Michel Collon, directeur du site Investig’action.

Un entretien décapant.


Donald Trump mène un guerre de l’information contre les médias

06/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les médias du monde entier détestent le président Trump et l’attaquent sans répit sur tout ce qu’il peut dire ou faire. Pour contrer leurs méfaits, la Maison Blanche mène désormais une guerre de l’information prenant les médias pour cible et qui est destinée à leur faire perdre toute crédibilité. Elle consiste à diffuser de fausses nouvelles présentant Donald Trump en position vulnérable et répréhensible alors qu’il est en réalité irréprochable. Il s’agit ainsi d’hameçonner les médias à l’affût de toute information permettant de le présenter sous un jour défavorable. Une journaliste de Newsweek vient d’en être la victime.

A la veille de Thanksgiving, la Maison Blanche annonça que le président Trump allait consacrer ce jour de fête à jouer au golf et à rédiger des tweets. On sait qu’en réalité il préparait secrètement un voyage en Afghanistan pour célébrer Thanksgiving au milieu des troupes américaines. Newsweek tomba dans le piège tendu en décrivant le président Trump comme un sybarite faisant bombance, indifférent à son peuple dans la misère.

Obligé de démentir ce bobard après l’annonce de la présence de Trump en Afghanistan, Newsweek dut subir les sarcasmes de Donald Trump montrant sa photo au milieu des soldats. Ce faux pas du magazine valut à la rédactrice de l’article d’être licenciée immédiatement par sa direction. Donald Trump se fixe pour but ultime de faire perdre toute crédibilité au New-York Times, organe ouvertement Démocrate, et de le mettre en faillite d’ici à cinq ans.

Cette stratégie inspirée de l’ « Art de la Guerre » de Sun Tzu, a aussi été utilisée dans l’affaire de la collusion russe puis dans l’enquête sur la destitution ourdie par les démocrates. De tels bobards visant à détruire ceux qui les propagent inaugurent une catégorie nouvelle, que l’on pourrait dénommer « bobards tactiques », et qu’il faudrait ajouter à celles déjà récompensées lors de la cérémonie des Bobards d’Or !

Alexandre Del Valle: «Le mythe de l’islamophobie, ça vient des frères musulmans!»

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Connaissons-nous vraiment les Frères musulmans ? Alexandre Del Valle et Emmanuel Razavi viennent de publier une enquête de 500 pages sur l’un des réseaux islamistes les plus étendus et influents au monde. Ils tirent la sonnette d’alarme.

Les Frères musulmans sont-ils une face acceptable de l’islam ou, au contraire, la plus subversive de l’islamisme ? Pour Alexandre Del Valle, pas de doute: ce mouvement vieux de près d’un siècle, qui trouve un nouvel écho aujourd’hui en jouant sur la rhétorique « anti-coloniale », est plus dangereux encore que le djihadisme salafiste.

Financement de mosquées ou d’écoles radicales: les Frères musulmans sont à ses yeux les «gramscistes» de l’islamisme. Profitant des contradictions occidentales, ils mènent selon Del Valle une véritable guerre culturelle, fracturant davantage encore la société française. Et ambitionnent une domination globale.

Entretien-choc.


Pendant que les soldats combattent au Mali, d’autres aident les islamistes à se développer en France

04/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le général Soubelet – Ex-numéro trois de la gendarmerie nationale – a tenu à publier sur Facebook un texte écrit par un militaire français déployé au sein de la force Barkhane. Touché par la mort de ses frères d’armes, ce militaire rappelle que le combat contre les islamistes doit aussi se dérouler en France.

Voici l’introduction rédigée par le général Soubelet :

Ce samedi je publie ce texte écrit par un militaire français déployé au sein de la force Barkhane, touché par la mort de ses frères d’armes mais lucide sur la situation de notre pays. Servir la France c’est d’abord l’aimer et défendre ce qu’elle est. Aujourd’hui défendre la France est un combat qui se déroule aussi et surtout sur le sol national.
Ce cri est celui des enfants de France qui s’adressent à une classe politique atone et à trop de nos compatriotes qui, au delà de quelques secondes de considération, n’ont d’autre préoccupation que leur propre sort.

Voici le texte du militaire déployé au sein de la force Barkhane :

“L’heure n’est pas à la critique, mais au deuil.

Et si critique il doit y avoir par la suite, ne devrait elle pas plutôt se produire sous forme d’introspection, pour une Nation qui envoie ses plus braves enfants à la mort afin de combattre au loin les racines du mal, ce même mal qu’elle laisse prendre racine en son sol?!!!

Nos camarades sont morts dans l’exercice du métier qu’ils avaient choisi, un métier noble pour de nobles fils de France…

C’est leur faire insulte que de laisser prospérer en terre de France les comparses de ceux qu’ils combattent.

Tous ces veuves et orphelins grandiront-ils en bénéficiant de la paix que le sacrifice de leur mari et père leur mérite, ou bien la lâcheté politique leur octroiera-t-elle la double peine d’avoir perdu leur père pour un combat que d’autres vont se charger de rendre vain?

Donner du sens, ce n’est pas trouver les mots qui font frissonner et verser des larmes dans la cours de Invalides.

Donner du sens c’est faire preuve dans l’exercice des fonctions politiques, d’un courage équivalent à celui de ceux qui ont le sang versé…

Ce courage est garant de la notion de Patrie. De la mère Patrie, celle-la même dont nous célébrions encore il y a peu la puissance sacrificielle incarnée par les poilus. Car quelle digne mère donnerait son sein à ceux qui se réjouissent de la mort de ses fils?

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Bernard Lugan : « les accusations de néocolonialisme faites à la France sont totalement décalées »

Les pertes cruelles que viennent de subir nos Armées -et qui ne seront hélas pas les dernières-, ont donné à certains l’occasion de s’interroger sur le bien-fondé de la présence militaire française au Sahel. Cette démarche est légitime, mais à la condition de ne pas sombrer dans la caricature, les raccourcis ou l’idéologie.

Trois points doivent être soulignés :

1) Dupliquées d’un logiciel datant des années 1960-1970, les accusations de néocolonialisme faites à la France sont totalement décalées, inacceptableset même indignes. Au Sahel, nos Armées ne mènent en effet pas la guerre pour des intérêts économiques. En effet :

– La zone CFA dans sa totalité, pays du Sahel inclus, représente à peine plus de 1 % de tout le commerce extérieur de la France, les pays du Sahel totalisant au maximum le quart de ce 1 %. Autant dire que le Sahel n’existe pas pour l’économie française.

– Quant à l’uranium du Niger, que de fadaises et de contre-vérités entendues à son sujet puisqu’en réalité, il ne nous est pas indispensable. Sur 63.000 tonnes extraites de par le monde, le Niger n’en produit en effet que 2900…C’est à meilleur compte, et sans nous poser des problèmes de sécurité que nous pouvons nous fournir au Kazakhstan qui en extrait 22.000 tonnes, soit presque dix fois plus, au Canada (7000 t.), en Namibie (5500 t.), en Russie (3000 t.), en Ouzbékistan (2400 t.), ou encore en Ukraine (1200 t.) etc..

– Pour ce qui est de l’or du Burkina Faso et du Mali, la réalité est qu’il est très majoritairement extrait par des sociétés canadiennes, australiennes et turques.

2) Militairement, et avec des moyens qui ne lui permettront jamais de pacifier les immensités sahéliennes, mais là n’était pas sa mission, Barkhane a réussi à empêcher la reformation d’unités jihadistes constituées. Voilà pourquoi, pariant sur notre lassitude, les islamistes attaquent les cadres civils et les armées locales, leur objectif étant de déstructurer administrativement des régions entières dans l’attente de notre départ éventuel, ce qui leur permettrait de créer autant de califats. Notre présence qui ne peut naturellement empêcher les actions des terroristes, interdit donc à ces derniers de prendre le contrôle effectif de vastes zones.

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Éric Zemmour : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe”

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur CNews, Éric Zemmour a fait cette déclaration forte : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe“.

Le polémiste réagissait alors sur le pape et le nucléaire face à Odon Vallet, historien des religions, notamment administrateur de la société des lecteurs du journal Le Monde.


Mali : des héros français, pour oublier les lâches, par Ivan Rioufol

Dans une France gangrenée par les traîtres, leur mort accidentelle prend une dimension héroïque : les treize officiers et sous-officiers qui ont été tués, lundi soir au Mali, dans une collision entre deux hélicoptères qui les transportaient, forcent l’admiration. Leur destin tragique enchantera les djihadistes du Sahel et des banlieues françaises. Mais l’exemple de ces soldats rappelle qu’il existe encore une jeunesse prête à mourir pour sa patrie, tandis que beaucoup d’autres ont capitulé ou collaborent déjà avec l’ennemi intérieur. Les victimes s’appellent Nicolas, Benjamin, Clément, Alex, Pierre, Julien, Romain, Romain, Alexandre, Antoine, Valentin, Jérémy, Andreï. Ils ont des prénoms et des noms qui se retrouvent familièrement sur les monuments aux morts des guerres passées.

C’est cette même histoire, généreuse et courageuse, que ces jeunes militaires poursuivaient, en affrontant depuis 2013 les groupes djihadistes au Sahel. L’honneur de la France est de tenir ce front, seule, afin d’épargner à toute une partie de l’Afrique d’être gagnée par le califat, qui servirait alors de possible base arrière à la conquête de l’Europe. “Cette tragédie ne peut être une remise en cause de notre engagement”, a précisé ce mercredi le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre. Reste que la détermination française dans la lutte contre l’islamisme à l’extérieur ne se retrouve pas à l’intérieur.

La France a un rôle historique à tenir dans la guerre contre l’islamisme, ce totalitarisme du XXIe siècle. Elle ne peut se retirer du Mali, où la population est néanmoins gagnée par un sentiment anti-français, sans perdre la face et laisser un vide qui serait rempli par les mouvements terroristes. Sa présence au Sahel, avec 4500 hommes, est un rempart pour la sécurité des nations européennes. Celles-ci tardent d’ailleurs à lui prêter main forte, financièrement et militairement. L’Union européenne fait des phrases mais n’apporte rien de concret. Cette situation est anormale. Pour autant, l’observateur ne peut être que troublé quand il compare la combativité française au-delà de ses frontières et sa pusillanimité dès qu’il s’agit de résister à l’emprise fanatique dans les cités. La guerre menée au Mali contre l’islam conquérant est destinée à briser les reins d’une idéologie qui déteste l’Occident. Or le pouvoir donne le sentiment, au plan intérieur, de vouloir s’excuser de sa brutalité extérieure.

Si la main de la France est ferme au Mali, elle tremble dans les banlieues rebelles. L’extrême gauche, on l’a vu lors de la manifestation de la honte du 10 novembre à Paris, a même fait alliance avec les plus rétrogrades des organisations islamistes. Tandis que des héros meurent au Mali, des lâches paradent en France. Ceux-là font honte, voilà tout.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Après la mort d’Al-Baghdadi, chef de Daech, quelle est la prochaine menace ?

28/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Mieux qu’un film hollywoodien: en Syrie, les Delta Force américains ont éliminé Al-Baghdadi, chef de Daech.

David Rigoulet-Roze, chercheur à l’IFAS et l’IPSE, rédacteur en chef d’Orients stratégiques, revient sur le récit de cette opération et sur les conséquences de la mort du chef du groupe terroriste.


En France, Google fait un don important à des associations pro-immigration

28/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur son blog officiel, le géant de Mountain View rappelle qu’il a lancé – en mai dernier – le Google.org Impact Challenge en France, un appel à projets de 3 millions d’euros, invitant les associations et les acteurs de l’économie sociale et solidaire à proposer leurs idées pour promouvoir l’inclusion numérique.

C’est ainsi que le 19 novembre dernier, 10 finalistes ont présenté leurs “idées innovantes” à un panel de jurés lors d’une cérémonie à la Maison de l’Artisanat.

Parmi les projets qui vont recevoir un don très important, on note deux associations qui viennent en aide aux réfugiés en France…

Le 1er prix du jury Konexio recevra un don de 600.000 euros pour son projet de parcours de formation au numérique gratuit pour un usage personnel et professionnel à destination des jeunes des quartiers défavorisés et des migrants.

Le 2e prix du jury Unis-Cité recevra 500.000 euros afin de favoriser l’intégration des réfugiés en France grâce à un parcours de formation au numérique animé par des jeunes en service civique.

Voir l’annonce complète sur le blog de Google France : https://france.googleblog.com/2019/11/google-recompense-10-associations.html

Barkhane, l’heure des questions, par Etienne Defay

13 morts. 13 soldats et officiers français qui ne rentreront pas chez eux. C’est l’épisode le plus meurtrier de l’armée depuis l’attentat du Drakkar au Liban en 1983.

Dans la nuit de lundi à mardi, un hélicoptère Tigre et un hélicoptère Cougar se sont percutés. Il n’y aurait eu aucun survivant. L’opération Barkhane aura, depuis son lancement en 2013, coûté la vie de 38 de nos soldats. De quoi poser cette question lancinante : à quoi bon ? Pour répondre à cette question, il faut revenir un peu en arrière : l’opération Barkhane est une opération militaire menée au Sahel et au Sahara par l’armée française, qui vise à lutter contre les groupes armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel. On peut nommer les groupes Ansar Dine, AQMI, Al Mourabitoune, Etat Islamique dans le Grand Sahara ou encore Ansarul Islam. Face à cette menace protéiforme : l’armée française a déployé entre 3000 et 4500 hommes.

Lancée le 1er août 2014, elle prend la suite des opérations Serval et Epervier. Elle est menée sur le papier en coordination avec les pays membres du G5 Sahel à savoir le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Niger. Mais c’est bien là que réside une facette du problème :

« Il n’y a pas de calendrier qui se dessine et les objectifs demeurent extrêmement flous. L’agenda est illisible, et la feuille de route semble absente. » remarque Caroline Roussy, chercheuse à l’Iris. En d’autres termes, aucune visibilité. C’est ce que font remonter les militaires présents sur place et qui nous parlent sous couvert d’anonymat. « Hormis tuer du terroriste, on ne sait pas vraiment ce qu’on fait là. A chaque fois qu’on détruit un convoi et condamnons de fait un passage, ils en empruntent un autre le lendemain. On est 3000 à devoir découper et ratisser le Sahara. » Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Et cette botte de foin est infestée de serpents dont le venin imprègne tout et s’infiltre partout. Le corps français a beau se démener, piquer et repiquer la botte, le venin progresse et agrandit chaque jour son cercle d’influence. Aujourd’hui, toute la partie nord du Burkina Faso est classée rouge. Faute de frontières solides entre les pays, les djihadistes s’infiltrent, frappent et s’évanouissent ; cette menace fantôme oblige nos soldats à des trésors de patience, de diplomatie et exige des nerfs d’acier. Car bien souvent, les assassins se dissimulent sous les traits d’une population civile a priori amicale. Même si le sentiment anti-français progresse au Mali où nos forces sont de plus en plus regardées comme une armée d’occupation.

En effet, à l’annonce de la mort de nos soldats, de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux montrent des internautes africains ravis ou hilares qui ne cachent pas leur hostilité. Or, sans l’armée française, le Mali serait aujourd’hui aux mains des islamistes. Mais, sans vision claire, sans feuille de route et surtout sans capacité des pays africains concernés de gérer le problème djihadiste efficacement, nos troupes sont en quelque sorte condamnées à rester. Car partir signifierait avouer un échec. Pire, une défaite. Une défaite qui rendrait caduques des années d’efforts, une défaite qui assurerait aux terroristes une base arrière, une défaite qui conférerait à nos pertes un statut d’inutilité. A l’inverse du sens de leur sacrifice. Ce dernier en revanche, ne s’en ira jamais.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2019

Militaires tués au Mali – Louis Aliot (RN) : “L’armée fait beaucoup avec peu de moyens”

27/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Louis Aliot, député Rassemblement national des Pyrénées-Orientales et membre de la commission de la défense nationale et des forces armées, était l’invité des “4 Vérités” de France 2, ce mercredi 27 novembre.

Il revient notamment sur la mort des 13 militaires qui faisaient partie des 4 500 Français mobilisés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane.


Éric Zemmour : “Certains pays n’ont pas de pb d’immigration. Au Japon, ils ne reçoivent aucun immigré et il n’y a pas d’agressions sexuelles de masse comme à Cologne”

L’affaire du « sabre d’el-Hadj Omar » : une restitution «modérément appréciée » par les descendants des victimes du conquérant islamiste, par Bernard Lugan

Le 28 novembre 2017, en voyage officiel au Burkina Faso, Emmanuel Macron déclara : « D’ici à cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique ».
Le 17 novembre 2019, à Dakar, cette forte parole a connu un début de mise en pratique avec la remise officielle du « sabre d’el-Hadj Omar » au président sénégalais Macky Sall -d’ethnie toucouleur comme El-Hadj Omar-, par le Premier ministre français Edouard Philippe.
Or, cette première « restitution » restera dans les annales du confusionnisme idéologico-historique pour trois grandes raisons:

1) Cet objet « africain » est en réalité un sabre d’infanterie de l’armée française modèle 1821 forgé à Kligenthal, en Alsace. Ainsi donc, dans l’Afrique « authentique » et non encore « pillée » par la colonisation, l’on se battait déjà avec des armes fabriquées en Europe…Singulière permanence de l’histoire…

2) En faisant cette remise officielle, Edouard Philippe a certes honoré les autorités politiques du Sénégal, mais en même temps, il a humilié celles du Mali, pays qui fut dévasté par l’ancien possesseur de ce sabre.

3) En piétinant en toute ignorance l’histoire régionale et sa complexe alchimie ethno-confrérique, la France complique singulièrement la tâche de nos soldats de l’Opération Barkhane en butte à l’hostilité grandissante des populations maliennes. Sans parler de l’insolite message adressé aux populations concernées.

Un peu d’histoire est donc nécessaire.

Omar Tall dit el-Hadj-Omar créa l’empire Toucouleur (ou Torodbe) sur les ruines des royaumes animistes de l’actuel Mali, dont ceux des Bambara. Les Toucouleur, branche métissée des Peul, se désignent sous le nom Haalpulaaren « ceux qui parlent le pulaar », la langue des Peul.

Omar Tall naquit vers 1796 dans la région de Podor, au Fouta Toro, dans l’actuel Sénégal, au sein d’une famille peul (fulbé) convertie à l’islam et membre de la confrérie kadiriya. Il adhéra ensuite à la confrérie tijaniya, sa grande rivale, qui avait une interprétation différente de l’islam, avant de partir pour vingt années de voyages qui le menèrent en Arabie et en Afrique du Nord.

De 1830 à 1838, il vécut dans l’empire peul de Sokoto où il se forma militairement. Revenu dans l’actuel Sénégal, il fut nommé grand calife de la confrérie tijaniya et il s’installa à Dinguiraye, près de Diourbel.

Vers 1852, il lança son jihad en s’attaquant aux peuples animistes de la vallée du Niger. La principale résistance à ce jihad fut le fait des Bambara des royaumes de Segou et du Kaarta dans l’actuel Mali qui avaient réussi à échapper au précédent jihad peul, celui de Seku Ahmadou. Etant demeurés animistes, ils allaient donc pouvoir être vendus comme esclaves, but économique abrité derrière le paravent de l’islamisation.

En 1856, El-Hadj Omar prit Nioro la capitale du Kaarta. En juillet 1857 il tenta d’enlever Médine, poste français très avancé situé sur le haut Sénégal, afin de s’ouvrir une voie vers le sud, mais, au grand soulagement des populations du bas-Sénégal, il fut défait par les troupes françaises commandées par le colonel Louis Faidherbe.

Il s’attaqua ensuite à Ségou, la principale cité bambara qui fut prise et pillée en 1861. Suivi d’une partie de son armée, le souverain bambara trouva refuge au Macina où régnait le chef peul Ahmadou-Ahmadou, le petit-fils de Seku Ahmadou. La rivalité religieuse confrérique (kadirya-tijanya) et économique, opposant les deux Haalpulaaren se transforma en guerre ouverte. El-Hadj Omar l’emporta et conquit le Macina. En 1862, Hamdallahi, la capitale d’Ahmadou-Ahmadou fut prise.

Tout l’actuel Mali n’était cependant pas conquis. C’est ainsi qu’à Tombouctou, ville contrôlée par le clan arabe des Kunta, et dont le chef, El Bekay, était un notable de la confrérie kadiriya rivale de la tijaniya, la résistance s’organisa. Craignant la conquête d’El-Hadj Omar, El Bekay avait ainsi soutenu les Bambara avant d’entrer lui-même en guerre. Ce fut d’ailleurs en le combattant qu’en 1864, El Hadj Omar trouva la mort sur les plateaux de Bandiagara, en pays dogon.

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