Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des frères tuent leurs sœurs, des pères tuent leurs filles – tout cela au nom de « l’honneur ». Qu’est-ce qui pousse des familles à commettre des actes d’une telle violence ? Quels en sont les auteurs, et de quels pays viennent-ils ? Une récente enquête réalisée pour le BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande) fournit des réponses – et adresse des reproches à la justice allemande.

Hambourg – En mars 2009, Gülsüm S., 20 ans, est assassinée par son père et son frère. Ces derniers assènent, à l’aide de bûches en bois, des coups d’une telle violence sur le visage de la jeune femme qu’elle peut à peine être identifiée. Car la jeune Kurde doit mourir. Parce qu’elle n’est plus vierge. Et parce qu’elle a fait avorter un enfant. Parce qu’elle a déshonoré sa famille – c’est en tout cas le point de vue de cette dernière. En 2005, c’est Hatun qui tombe, abattue de plusieurs balles dans la tête tirées avec une arme brandie par son frère. Qui sont les auteurs ? Pourquoi tuent-ils ? Comment la justice allemande traite-t-elle ces crimes ?

Spiegel Online  présente, en avant-première, une enquête sur le sujet reprenant 78 cas impliquant 109 victimes et 122 coupables, réalisée par l’institut Max Planck du droit étranger et international. On y trouve un luxe de détails qui dresse un état des lieux inédit sur le sujet des « crimes d’honneur » en Allemagne. La période couverte s’étend de 1996 à 2005.

Les 250 pages de l’étude décrivent, avec beaucoup de sobriété, des crimes d’une cruauté souvent bouleversante. Il y a l’histoire du jeune Turc âgé de 22 ans qui massacre sa sœur, de 2 ans sa cadette, de 46 coups de couteaux parce que celle-ci avait quitté son mari. Ou celle du Jordanien qui exécute sa fille mineure parce qu’elle avait voulu plaquer son petit ami. Les enquêteurs ont, pendant plusieurs mois, passé en revue les archives de la justice, épluché les articles publiés dans la presse, et ont pu avoir accès aux dossiers du BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande).

Un premier constat de l’étude balaye tout d’abord une idée fortement ancrée dans l’opinion : le nombre des crimes d’honneur en Allemagne n’affiche aucune progression. Il y a certes des variations d’une année sur l’autre. Mais on en reste sur le long terme à une moyenne oscillant entre sept et dix cas par an. C’est l’intérêt accru des médias qui a suscité cette impression de tendance à la hausse.

Une obsession de la soumission sexuelle féminine

Une question domine, selon les chefs enquêteurs Oberwittler et Kasselt, presque tous les crimes d’honneur passés en revue : le refus de soumission de la sexualité féminine au contrôle d’un ordre familial imprégné de patriarcat. Le choix du conjoint d’une femme est l’affaire de la famille. Si la femme refuse d’obtempérer, elle est sensée salir « l’honneur » de sa famille.

Les enquêteurs distinguent ici quatre cas de figures :

  • Fautes de comportement de la victime en relation avec une relation conjugale « légitime » : on trouve dans cette catégorie des choses telles que l’infidélité, les velléités de séparation ou les séparations effectives. Des motifs de ce type ressortaient dans 43 des cas analysés, citations multiples comprises.
  • Choix « illégitime » d’un compagnon par la victime : on trouve ici des relations ou des grossesses avant le mariage – tout comme le choix d’un compagnon « inconvenant ». 25 des 78 cas analysés relevaient de ce cas de motif.
  • Velléité d’indépendance de la part de la victime : on trouve ici un mode de vie trop « occidental », la rébellion voire la fuite hors de la tradition, de la famille ou du mariage. Ce motif de meurtre était cité 20 fois par leurs auteurs.
  • Autres cas : tous les motifs ne pouvant être classés dans les trois premières catégories. On y trouve le viol d’une femme, qui est vécu comme une honte par la famille (huit cas). Il y a de nombreux cas limites entre la « vengeance de sang » et le « meurtre du partenaire ».

Des auteurs d’âge mûr, venant de Turquie, chômeurs ou peu qualifiés

Plusieurs personnes sont impliquées dans de nombreux cas, généralement des membres de la famille. Comme pour Gülsüm S. Une autre surprise provient du nombre élevé de victimes masculines. 43,1 pour cent d’entre elles étaient en effet des hommes. Il s’agit essentiellement, selon l’enquêteur Oberwittler, de victimes « annexes » aux victimes féminines effectives. En clair : le ou les meurtriers visaient une femme et tuent en même temps son ami/conjoint/amant. Les victimes sont jeunes : 18 à 29 ans pour plus de la moitié d’entre elles. Sept pour cent étaient même des mineurs. Les auteurs sont par contre nettement plus âgés : 32 pour cent ont entre 40 et 49 ans, 13 pour cent plus de 50 ans. 76 des 122 assassins viennent de Turquie. Les pays arabes et les anciennes républiques yougoslaves ne viennent qu’après. Moins de dix pour cent des auteurs sont nés en Allemagne, et 7,6 % seulement possèdent un passeport allemand. Les crimes ne sont pratiquement jamais commis par des enfants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération. Oberwittler y voit un indice « que l’intégration en Allemagne fonctionne. Le problème des crimes d’honneur est sérieux, mais de portée limitée ». Un rapide examen de la situation professionnelle des auteurs donne un profil clair : plus d’un tiers d’entre eux étaient chômeurs. Les autres étaient des immigrés peu ou pas qualifiés, exerçant des activités manuelles. Issus des couches sociales les plus défavorisées.

Une justice laxiste, allant jusqu’à considérer les motifs d’honneur comme une circonstance atténuante

L’étude se montre très critique vis-à-vis des verdicts prononcée par les tribunaux allemands. Le Bundesgerichtshof (cours de cassation fédérale) considère que les crimes d’honneur sont en principe des crimes commis pour des bas motifs. En réalité, la qualification de bas motifs n’a été retenue que dans 28 des 87 condamnations prononcées en Allemagne.

La question du « crime d’honneur » n’a même pas été évoquée au tribunal dans quelques 40 pour cent des cas. Dans 15 des cas étudiées, les juges ont même considéré le motif d’honneur comme une circonstance atténuante. « Il s’agit au premier chef de cas dans lesquels l’environnement a exercé une forte pression sur des personnes individuelles. C’est souvent le cas notamment lorsqu’on a affaire à des auteurs jeunes qui n’habitent pas depuis longtemps en Allemagne », explique le criminologue Oberwittler.

Au cours de son enquête, l’équipe de recherche a procédé de façon strictement empirique. Oberwittler a bien conscience que les résultats sont susceptibles de provoquer une certaine indignation auprès de la population allemande. C’est pourquoi il souligne que « de tels actes sont quasi exclusivement commis par un petit groupe de gens issu d’un milieu très défavorisé et mal intégré. Le « crime d’honneur » n’est absolument pas typique de la communauté turque en Allemagne. »

[box class=”warning”]Crédit photo : ekmulakatnews / Ameneh Bahrami, défigurée et rendue aveugle par projection d’acide.[/box]

Touristes françaises assassinées, le lieu du crime dévoilé à la télévision argentine

Touristes françaises assassinées, le lieu du crime dévoilé à la télévision argentine

06/08/2011 – 14h45
BUENOS AIRES (NOVOpress) — Cette vidéo publiée sur le site infobae.com a été communiquée de manière non-officielle par le ministère de l’Intérieur de la province de Salta à la télévision argentine. Filmé par des opérateurs de la police, on voit le lieu où ont été retrouvés les corps de deux touristes françaises alors que les techniciens de la police recueillent des indices matériels.

On aperçoit brièvement le corps des jeunes femmes et des éléments de preuve prélevés par les fonctionnaires de la police scientifique. Un des intérêts de cette vidéo policière est de visualiser la densité de la végétation, un facteur qui a rendu très difficile l’exploration du site. Les vêtements que l’on aperçoit à la fin de l’extrait ne proviennent pas de la Quebrada San Lorenzo mais des bagages laissées par les deux jeunes femmes à leur hôtel.

Ces dernières images ont suscité une vive réaction en Argentine où la presse a critiqué ce voyeurisme inutile, de la part du juge et de la police, qui ont jeté en pâture l’intimité de deux jeunes femmes à une presse avide de sensationnalisme sans pour autant faire avancer l’enquête.

Un maire de la Ligue du Nord part en guerre contre les kebabs

Italie : Un maire de la Ligue du Nord part en guerre contre les kebabs

05/08/2011 – 21h20
VENISE (NOVOpress) –
Le maire de la Ligue du Nord de la ville italienne de Cittadella n’y va pas 4 chemins et ne mâche pas ses mots : il vient tout bonnement d’interdire la vente de kebabs dans le centre historique de sa commune !

Pour l’édile transalpin Massimo Bitocci, “si quelqu’un veut manger du kebab, qu’il le fasse chez lui ou hors du centre historique de Cittadella” car ces types de sandwichs “ne font pas partie de notre tradition”.

Pourquoi les rebelles libyens ont tué leur commandant en chef

Libye : pourquoi les rebelles ont tué leur commandant en chef

03/08/2011 – 14h08
PARIS (NOVOpress) — Le général Abdel Fatah Younis, commandant en chef des forces rebelles libyennes qui combattent le régime de Muhammar Kadhafi, a été mis à mort suite aux ordres données par Mustapha Abdul Jalil, chef du Conseil National de Transition des rebelles, Conseil qui selon de nombreuses sources voulait écarter Abdel Fatah Younis avant qu’il n’entame des négociations de paix.

Le général Abdel Fatah Younis, ex-commandant en chef des forces rebelles libyennes

Le général Abdel Fatah Younis, ex-commandant en chef des forces rebelles libyennes

Son exécution fut organisée par des officiers du Conseil, qui l’ont d’abord enlevé, lui et deux colonels restés fidèles.

Après les avoir emmenés à 20 kms à l’est de Benghazi, fief des rebelles, ils ont été tous les trois mis à mort d’une balle dans la tête.

Les tueurs ont ramené les corps à Benghazi afin que les officiers du Conseil constatent que leurs ordres avaient été executés et ainsi toucher l’argent promis.

Younis, précédemment ministre de l’intérieur, a rejoint le mouvement rebelle en février, après avoir travaillé avec Kadhafi pendant 40 ans. Les circonstances de sa mort restent délibérément flou du côté de Benghazi.

Les sources du site DEBKAfile indiquent que Jalil voulait écarter pour de bon le puissant Younis des négociations pour le gouvernement de transition qui ont débuté à Tripoli. Jalil fait figure de faible et jouit, au sein même de son camp, d’un respect des plus limité. Il avait été clairement établi durant les négociations que le général Younis serait la personnalité avancée pour représenter les rebelles à la table des négociations à Tripoli pour former le gouvernement d’après-guerre. Kadhafi aurait ensuite nommé son fils Saif al-Islam comme son successeur et les deux hommes auraient dirigé ensemble ce futur gouvernement.

Ce plan avait déjà pris forme dans les hautes sphères de Washington, Paris, Berlin et Moscou quand il a été annulé par la mort de Younis. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères avait présenté, mardi 26 juillet, ce plan à Londres afin de demander au gouvernement britannique de renoncer à sa demande de continuer la guerre jusqu’au départ de Kadhafi.
Et en effet, le gouvernement Cameron s’est aligné sur ses homologues occidentaux en concédant que le chef libyen reste dans son pays après sa destitution.

Mais le jeudi même, le Conseil annonça la mort de leur commandant en chef. Cette annonce fut suivie par une déclaration affirmant que les loyalistes de Kadhafi l’avaient tué pour porter un coup au mouvement rebelle et en même temps, le punir de sa défection. Jalil déclara que Younis avait été appelé au quartier général des rebelles à Benghazi pour un interrogatoire mais qu’il n’était jamais venu, déclaration encourageant tacitement les rumeurs selon lesquelles il fut un agent double, servant secrètement Kadhafi après sa défection, s’assurant ainsi de la défaite des rebelles.

Ces rumeurs servirent à dissimuler les avertissements du général Younis, qui durant des réunions internes avertit l’administration rebelle qu’une victoire en règle contre les armées de Kadhafi était impossible et qu’il aurait mieux valu arrêter le bain de sang en acceptant des négociations sur le partage du pouvoir.

Le général expliqua que si Kadhafi ne craignait pas tant les raids aériens de l’OTAN et les pertes que ceux-ci pouvaient provoquer sur son armée, les forces rebelles auraient été exterminées depuis bien longtemps et Benghazi serait tombée en moins d’une semaine.

Quand le chef du Conseil a refusé de prendre en compte ses avertissements, Younis a envoyé ses colonels négocier un cessez-le-feu avec leurs homologues loyalistes. Ce qui a eu pour effet d’instaurer une trêve informelle sur les fronts de Misrata et Brega.

Plusieurs officiers furent envoyés par le quartier général des rebelles afin de casser cette trêve en attaquant les forces de Kadhafi. Mais, prouvant les dires du général Younis, les rebelles furent repoussées aisément par les forces gouvernementales.

Quand les négociations sur la fin du conflit furent à portée, Jalil suspecta le général Younis de vouloir se présenter seul à Kadhafi, court-circuitant ainsi le Conseil et l’OTAN. Le chef du Conseil a voulu protéger sa position et son pouvoir en se débarrassant de la menace incarnée par le général.

Homicide des jeunes françaises en Argentine : la police utilise la manière forte pour faire parler les suspects

Homicide des jeunes françaises en Argentine : la police utilise la manière forte pour faire parler les suspects

02/08/2011 – 23h30
SALTA (NOVOpress) — Les forces de police de la province de Salta n’ont guère l’habitude de prendre des gants avec les suspects. Coups et brutalités sont la norme pour faire avouer les gens qu’elles ont l’habitude d’arrêter.

Alors on peut imaginer ce qu’elles font quand elles se trouvent, non seulement soumises à une pression médiatique importante, mais quand le chef de la police reçoit appel sur appel du cabinet du gouverneur, quand ce n’est pas du ministère de l’Intérieur à Buenos Aires pour lui demander où en est l’enquête sur les deux touristes françaises homicidées.

Comme le disent les gens du cru, il n’est pas bon de se retrouver dans le collimateur de la police de Salta pour le mystère de la Quebrada de San Lorenzo (ci-dessus photo de cette quebrada). Telle pourrait être la morale de cette fable tragique dont on ne connaît pas encore le dénouement.

Alors que le juge Martin Pérez poursuit son interrogatoire du nouveau suspect, Daniel Vilte (voir sur Facebook), un ancien étudiant du collège professionnel ENET 2 à Salta, à peine âgé de 24 ans, les précédents suspects ont raconté à la presse locale qu’ils avaient subi des mauvais traitements de la part de la police.

Le frère de l’actuel suspect, Nelson Vilte de 22 ans, qui habite non loin du mis hors de cause Francisco Ariel Tejeda, a décrit aux journalistes les brutalités qu’il a subies de la part des forces de police : « Ils m’ont frappé tant et plus, jusqu’à ce qu’ils n’en peuvent plus. Ensuite, ils m’ont conduit dans un champ avec un sac sur la tête où ils ont recommencé à me frapper avant de comprendre que je ne savais vraiment rien ». Le jeune homme a ajouté : « Ils ont fait la même chose à mon voisin Francisco Ariel Tejeda. Nous avons tous très peur de ce qui peut arriver. ».

Alors que dans quelques minutes les familles de Cassandre Bouvier et d’Houria Moumni, accompagnées par le consul général de France Patrick Flot, vont rencontrer le gouverneur de la province Juan Manuel Urtubey, il est peu probable qu’elles soient mises au courant des dégâts collatéraux de l’enquête menée à marches forcées pour retrouver le ou les assassins de leurs filles.

Rentrée scolaire en Algérie : les élèves tremblent déjà…

Rentrée scolaire en Algérie : les élèves tremblent déjà…

02/08/2011 – 21h20
ALGER (NOVOpress) –
Près de 60 millions de livres scolaires seront imprimés pour la prochaine rentrée 2011-2012 en Algérie. Selon le directeur commercial de l’ONPS (Office national des publications scolaires), cité par le site El Moudjahid, « la production a été livrée à 100% dans tous les centres régionaux de diffusion de l’Office et réceptionnée par les différents établissements scolaires pour pouvoir les distribuer aux élèves ».

Cette rentrée scolaire se déroulera le 11 septembre prochain. Sont concernés, 8,5 millions d’élèves dont environ 4,4 millions en cycle préscolaire et 3,4 autres millions en cycle primaire. Dans certains établissements arabes, ces enfants apprennent encore à lire et à écrire à coups de règles sur les doigts et le corps (vidéo ci-dessous).

« En Algérie, une infraction relevant de la violence vis-à-vis d’un élève est passible de poursuites pénales, en plus des sanctions administratives encourues (4ème degré) par les personnels de l’éducation nationale en cas de faute. Cela a-t-il pour autant résolu définitivement ce problème ? », s’interroge amèrement l’enseignant algérien Nasserdine Ait Ouali sur le site du CERPAM.

Une nouvelle détention dans l'affaire des touristes françaises homicidées en Argentine

Une nouvelle détention dans l’affaire des touristes françaises assassinées en Argentine

02/08/2011 – 16h30
SALTA (NOVOpress) — Ce matin, la police de la province de Salta a procédé à l’arrestation d’un nouveau suspect dans l’affaire des deux touristes françaises assassinées dans la Quebrada de San Lorenzo. Cette fois, plus prudentes que les deux fois passées, les autorités n’ont donné aucun détail sur son identité en dehors du fait qu’il s’agit d’un autre habitant du lieu.

Le magistrat instructeur a également communiqué à la presse que, selon toute vraisemblance, les jeunes femmes ont bien été tuées dans le lieu où les corps ont été retrouvés, mais elles ont très probablement été maintenues séquestrées ailleurs.

Sans épargner à son auditoire aucun détail morbide, le juge a confirmé que Cassandre présentait des lésions génitales comparables à celles qui se produisent lors de rapports sexuels non consentis. Houria, quant à elle, avait conservé entre ses doigts une mèche de cheveux ce qui permet d’avancer l’hypothèse d’un lutte entre la jeune femme avec son ou l’un de ses agresseurs.

Les enquêteurs ont retrouvé deux projectiles, l’un qui n’avait pas touché les victimes, et l’autre qui a traversé de part en part à hauteur de l’épaule la plus jeune des touristes françaises.

D’autres sources proches de l’enquête ont informé les journalistes que les deux Françaises avaient été durement frappées. La plus âgée ayant le bassin fracturé. Le corps de celle-ci a été retrouvé sans sous-vêtements et aucun vêtement n’ayant été retrouvé lors de la fouille des lieux, l’hypothèse d’un enlèvement suivi d’une séquestration se renforce considérablement.

Pour le moment, aucune hypothèse sérieuse ne peut être avancée quant aux circonstances de l’enlèvement. Certains enquêteurs penchent pour une rencontre fortuite dans le parc suivie par un rendez-vous à l’extérieur de celui-ci au cours duquel les jeunes femmes ont suivi, peut-être volontairement leurs amis d’un jour sans se douter le leurs mauvaises intentions.

Alors que le gouverneur de la province est sur des charbons ardents, la police semble retrouver un peu plus de calme et de professionnalisme. C’est de bon augure pour la suite de l’enquête.

Argentine : l'enquête repart à zéro

Argentine : l’enquête repart à zéro

02/08/2011 – 12 h 00
SALTA (NOVOpress) —
Comme nous l’annoncions hier, aucune preuve sérieuse n’est venue étayer l’interpellation de Francisco Ariel Tejada dans l’affaire complexe du double homicide des touristes françaises Moumni Houria et Cassandre Bouvier.

Ainsi que Novopress vous l’expliquait en exclusivité, cette arrestation paraissait être une manœuvre improvisée pour offrir un coupable à une opinion publique, tant argentine que française.

L’arrivée prévue de Patrick Flot, consul général de France, attendue avec inquiétude par le gouverneur Juan Manuel Urtubey avait conduit les forces de police à procéder à la perquisition à 2 h du matin du domicile du nouveau suspect et à sa présentation ultérieure au juge d’instruction Martin Fernando Pérez.

Au cours de l’audition, le magistrat instructeur n’a pu que constater que le dossier de la police était vide et a donné l’ordre cette nuit d’élargir Francisco Ariel Tejada au grand dam des autorités qui auraient préféré que ce suspect demeure quelques jours en prison. Toutefois, la mise hors de cause officielle attendra l’arrivée de la comparaison de l’ADN du suspect avec celui du cheveu retrouvé dans le poing fermé de Cassandre Bouvier.

Les habitants et les vendeurs de souvenirs qui côtoyaient le loueur de chevaux ont rapporté que Francisco Ariel Tejada n’avait pas quitté son travail à l’entrée de la Quebrada San Lorenzo et qu’il avait été accompagné en permanence par un de ses enfants.

Enfin, la fouille minutieuse et brutale de la maison de l’interpelé n’a permis de trouver aucun indice liant le loueur de chevaux aux victimes et, surtout, aucune arme à feu. Des témoignages de voisins sont venus en renfort des résultats de la perquisition en confirmant que le suspect n’avait jamais été vu avec une arme à feu et que c’est un homme sans histoires.

Il est probable que sans l’intervention d’un magistrat indépendant, Francisco Ariel Tejada serait encore en prison pour satisfaire un pouvoir local aux abois, mis en cause par l’opposition pour ce désastre sécuritaire, qui met en péril le tourisme, et subissant de plein fouet une pression politique inédite tant du pouvoir central que du gouvernement français.

La température glaciale qui règne actuellement à Salta a retardé la décomposition des corps et une étude plus approfondie des indices recueillis peut offrir à une police désorientée des pistes nouvelles à explorer.

Près de 80 fonctionnaires vont reprendre le ratissage minutieux de la zone de promenade avec l’aide de techniciens de la police scientifique et de chiens. Ce sont ces derniers qui ont permis de retrouver une balle qui pourrait avoir été tirée par l’arme du crime. Les policiers auraient également récupéré des éléments du téléphone portable d’une des victimes.

Enfin, les efforts des enquêteurs se portent vers les touristes présents dans le parc le jour de la disparition des Françaises et qui n’ont pas encore été entendus.

Il est impossible de prévoir la suite des événements. Toutefois, jamais autant d’efforts n’ont été déployés par la police et la justice de Salta pour résoudre un crime qui met en danger une industrie touristique florissante.

[box class=”info”] Photo : San Lorenzo, Province de Salta. Une industrie touristique jusqu’à lors florissante. [/box]

Turquie : Erdogan décapite l'armée

Turquie : Erdogan décapite l’armée

02/08/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) — Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a finalement réussi à mettre hors-jeu la direction kémaliste de l’armée. Il n’y a maintenant pratiquement plus d’obstacle à l’islamisation complète des quelques 75 millions de Turcs. Les Européens ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

Une islamisation durable

Un vent nouveau souffle sur la Turquie depuis que Recep Erdogan et son parti d’obédience islamique, l’AKP, est arrivé au pouvoir. La liberté de la presse a été massivement restreinte. Les expressions indésirables ont été mises à l‘index : 138 mots ne peuvent plus être employés sous peine de poursuites. Des écoutes téléphoniques clandestines précèdent désormais l’arrestation d’opposants et de simples auteurs de critiques à l’encontre de la ligne politique suivie par le gouvernement. Des pratiques qui rappellent bien plus les despotismes orientaux que les démocraties européennes.

Jusqu’à vendredi dernier, l’armée restait profondément ancrée dans la tradition du fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk. Elle se considérait comme un facteur de stabilisation de la politique intérieure et comme un rempart contre toute atteinte à la laïcité. Et elle l’a fait savoir plusieurs fois : les généraux ont fomenté pas moins de quatre putschs contre le gouvernement depuis 1960. Mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Depuis sa prise de fonction, Erdogan n’a eu de cesse de poursuivre les kémalistes en justice, avec une grande sévérité et sans grand égard pour l’État de droit. 42 généraux se trouvent désormais en prison. Ils se voient reprocher d’être impliqués dans des complots visant à renverser le régime.

C’est à cause du sort de ces derniers qu’un contentieux est né entre Erdogan et le commandement de l’armée à propos de la promotion de militaires emprisonnés tant que ceux-ci ne sont pas condamnés. Le gouvernement exigeait que les personnes arrêtées soient mises à la retraite d’office et a fait preuve d’une sévérité accrue en obtenant du procureur général des mandats d’arrestation à l’encontre de 22 officiers de plus. Le litige s’est terminé vendredi par la démission du chef de l’état-major Isik Kosander et du commandant en chef des forces armées.

Erdogan, un nouveau sultan ?

Au cours des neuf dernières années, Erdogan n’a pas réussi à complètement effacer l’héritage d‘Atatürk. Mais il l’a fait fortement reculer. L’orientation laïque en direction de l’Occident a fait place à une orientalisation croissante de la société. Non seulement d’un point de vue culturel, mais encore d’un point de vue politique. C’est ainsi que la Turquie a pris part à la « flotte humanitaire » destinée à la bande de Gaza, dirigée contre l’État d‘Israël. Une action qui menaçait de répandre un incendie dans cette région traversée de tensions et de nombreuses inimitiés. Une adhésion du pays à l’UE doit, dans ce contexte, apparaître de plus en plus irréaliste à la commission et aux gouvernements des pays membres. Les plans hégémoniques d’Erdogan laissent supposer que son pays et lui-même se voient plutôt dans la tradition de l’empire ottoman disparu. La décapitation de l’armée ne fait qu’étayer cette hypothèse.

Suspect ou bouc émissaire ? [Exclusivité]

Argentine : suspect ou bouc émissaire ? [Exclusivité]

01/08/2011 – 20h35
SALTA (NOVOpress) — L’arrestation ce matin à l’aube par la police provinciale de Francisco Ariel Tejada a suscité une grande perplexité parmi les habitants de son village de San Lorenzo qui partagent presque tous l’avis de son épouse Dominga Gonzales : « ils l’ont attrapé parce qu’il est pauvre ».

Quand les policiers ont appris que les deux touristes françaises, Moumni Houria et Cassandre Bouvier, avaient été vues discutant du louage de chevaux pour leur excursion dans la Quebrada de San Lorenzo, ils ont concentré leurs recherches sur les deux personnes exerçant cette activité à l’entrée du parc et plus particulièrement sur Francisco Ariel Tejada sur lequel pèsent des soupçons d’alcoolisme.

L’enquête de personnalité ne collait pas avec leurs soupçons. Tejada est connu favorablement de tous les ouvriers agricoles qui travaillent dans les alentours du parc. Les témoins interrogés par les journalistes se plaisent à dire qu’il a toujours entretenu les meilleures relations avec le autres travailleurs du parc et avec les vendeurs de souvenirs.

Avec un casier judiciaire vierge, Tejada gagne modestement sa vie en louant aux touristes les chevaux de grands propriétaires terriens. Il partage depuis vingt ans la vie de Dominga Gonzales dans le cadre d’un concubinage rural très répandu dans les campagnes argentines. De cette union sont nés deux enfants dont le plus jeune est âgé de seulement six ans.

D’après des indiscrétions policières, répondant aux questions des enquêteurs, le suspect a nié toute participation au double homicide. Il avance un argument qui rend difficile sa participation au double homicide. Selon ses dires, il aurait été accompagné à son travail par son jeune fils pour le garder alors qu’il est en période de vacances scolaires d’hiver.

Quelque soit l’impatience du gouvernement provincial qui fait tout son possible pour répondre aux pressions de la France et du gouvernement central, il est possible qu’il faille attendre le résultat des analyses ADN pour savoir enfin si Francisco Ariel Tejada est bien le coupable idéal dont avait besoin tant le gouvernement que la police locale pour se tirer d’une bien mauvaise affaire médiatique.

[box]Photo : Le rio San Lorenzo. Le corps de Moumni Houria et Cassandre Bouvier a été retrouvé non loin[/box]

Argentine : l'enquête sur les deux touristes assassinées aurait été bâclée pour satisfaire les autorités françaises

Argentine : l’enquête sur les deux touristes assassinées aurait été bâclée pour satisfaire les autorités françaises [exclusivité]

01/08/2011 – 19h43
BUENOS AIRES (NOVOpress) — La police locale ayant relâché les premiers suspects arrêtés dimanche, les autorités de la province de Salta auraient fait pression pour satisfaire au plus vite le gouvernement français en la personne du consul général de France dépêché à Salta de toute urgence sur ordre de Paris.

L’impatience des autorités politiques a bousculé la police provinciale, peu habituée à ce type de meurtres et, surtout, à une telle attention médiatique. Selon les sources locales, tous les moyens disponibles, soit près d’une centaine d’hommes, ont été déployés sur le terrain pour interroger les habitants et les visiteurs. C’est à la suite de ces premières investigations que Francisco Ariel Tejada, âgé de 43 ans, a été arrête ce matin à l’aube.

Répondant aux question des journalistes du quotidien local El Tribuno, son épouse Dominga Gonzales a donné un alibi pour son mari en affirmant qu’il était resté avec elle en permanence, ne s’absentant que de courts moments. Il est étrange que ce témoin important puisse répondre aux question de la presse alors que son époux est en cours d’audition en ce moment même par le magistrat instructeur Marin Pérez.

Un autre résultat de l’improvisation dans l’urgence qui semble caractériser la police de Salta dans ce double homicide.

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

Touristes françaises assassinées en Argentine : un premier suspect arrêté

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ADDENDUM 19h14

L’épouse du suspect dément toute participation de son mari dans le meurtre des deux touristes françaises.[/box]

01/08/2011 – 17h20
BUENOS AIRES (NOVOpress) — A l’aube, la police de la province de Salta a interpelé un suspect originaire de la petite ville de San Lorenzo. Incarcéré dans le locaux du tribunal local, il sera présenté au cours des prochaines heures devant le juge d’instruction chargé de l’enquête du double homicide des touristes françaises. Contrairement aux trois autres personnes arrêtées hier dimanche, le suspect arrêté aujourd’hui lundi l’a été dans le cadre d’une procédure préliminaire pour homicide.

Selon les informations recueillies auprès de la police, le suspect serait un loueur de chevaux qui fournit en montures les touristes venant visiter la région de la Quebrada de San Lorenzo. La politique politicienne a fait son apparition dans l’affaire car c’est le ministre de l’Intérieur de la province de Salta, Pablo Kosiner en personne, qui s’était fait remarquer jusqu’à ce jour par son silence le plus complet sur cette affaire, qui a rendu publique cette interpellation au micro d’une radio de la capitale argentine.

Un rappel des faits en vidéo (BFM TV)

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (2ème partie)

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (2ème partie) [vidéo]

Xavier Moreau, co-fondateur et directeur d’un cabinet de conseil pour les entreprises françaises, entrevoit les différentes options des futures relations franco-russes et analyse la situation existante dans une interview accordée le 21/07/2011 à Flora Moussa, correspondante de la très importante agence russe d’information internationale RIA Novosti. La première partie est ici.

À propos de l’auteur, Xavier Moreau. Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv[/box]

Les nouveaux murs : Israël veut bétonner sa frontière avec la Syrie

Les nouveaux murs : Israël veut bétonner sa frontière avec la Syrie

30/07/11 09h00
PARIS (NOVOpress)
– Israël pousse actuellement activement les travaux de construction d’un mur doublant sa frontière avec la Syrie. Ce nouveau mur construit par l’Etat hébreu est situé sur le plateau du Golan, territoire conquis face aux Syriens en 1967 et annexé “officiellement” en 1981.

Pour le moment seuls 8 kilomètres sont finalisés, mais le mur devrait courir au final 120 kilomètres afin de “bétonner” hermétiquement la frontière.

Les autorités israéliennes ont invoqué des récents incidents survenus à la frontière pour justifier cette construction. En effet, le 5 juin dernier, une manifestation syrienne avait été dispersé da le sang par l’armée Israélienne. Bilan : 23 manifestants tués et 350 blessés.

“Nous n’autorisons pas d’intrusion sur notre territoire”, avait alors déclaré le colonel Shukroon, “chef de la barrière de sécurité” du plateau du Golan. “C‘est notre devoir en tant qu’armée et notre droit en tant qu’Etat de défendre nos frontière et de ne pas autoriser quiconque à pénétrer en Israël.”

La construction du nouveau mur devrait donc permettre un contrôle encore plus resserré de cette frontière pourtant non reconnue par l’ONU, le Conseil de sécurité ayant même condamné solennellement l’annexion israélienne de 1981.

Famine en Somalie : les islamistes refusent les ONG chrétiennes©AfriqueRedaction

Famine en Somalie : les islamistes refusent les ONG chrétiennes

28/07/2011 21h00
MOGADISCIO (NOVOpress) –
La famine ne cesse de s’étendre dans la corne de l’Afrique (à l’est du continent). Plus de 11,3 millions d’enfants souffrent de la faim. Surtout en Somalie, c’est là que la situation est la plus critique. Dans deux régions du sud de ce pays notamment, l’ONU a déclaré l’état de famine. 10 000 personnes y meurent de faim chaque jour ; plus de 30% des enfants y sont sous-alimentés.

Beaucoup d’organisations humanitaires sont prêtes à apporter leur secours. Seulement voilà, certaines d’entre elles sont chrétiennes. Et de ça, la milice islamiste Al Shabab, qui contrôle une grande partie de la Somalie, ne veut pas entendre parler. “Elles ne sont pas les bienvenues”, a déclaré son porte-parole Ali Mohammed Rage. La déclaration des Nations unies quant à la situation de famine serait “fausse et politiquement motivée”. Il n’y aurait pas d’état de famine en Somalie, mais seulement une sécheresse, selon la milice.

Al Shabab ne fait que reprendre l’attitude qu’elle avait déjà adoptée en 2009. A cette époque, ce groupe avait banni du pays les organisations humanitaires non islamiques. Al Shabab avait déclaré n’accepter que les organisations occidentales qui poursuivent un objectif purement humanitaire, “sans aucune autre arrière-pensée”.

A noter que les actions humanitaires en Somalie sont les plus risquées au monde. A titre d’exemple, le Programme Alimentaire Mondial y a déploré la perte de 14 collaborateurs depuis 2008.

Cependant, contrairement aux allégations d’Al Shabab, la sécheresse n’est pas seule à l’origine de la famine. La violence à l’encontre des populations, le pillage et la corruption y ont largement contribué.

En dernier lieu, il ne faut pas non plus oublier la réalité démographique de la Somalie, qui rend la situation d’autant plus dramatique. Ainsi, de 1960 à nos jours, la population est passée de 2,5 millions à 10 millions d’habitants, avec un rythme de naissances de 7 enfants par femme en 2011. Sous réserve que ces chiffres ne changent pas, l’on peut aisément prévoir aux alentours de 40 millions d’individus en 2060.

Manifestations square Tahrir en février 2011

Egypte : un chercheur perd un prix d’État

28/07/2011 – 14h00
LE CAIRE (NOVOpress) — Le savant et chercheur égyptien Sayed al-Kemni, âgé de 64 ans, se prononce de longue date dans ses écrits en faveur d’une relation ouverte et décomplexée envers l’islam et ses sources, refusant ce qu’il décrit comme l’instrumentalisation du jihad par les fondamentalistes et les terroristes, manière de penser, selon lui, anachronique. Parmi d’autres ouvrages, il est l’auteur de L’histoire de la création (1999), Les traditions de l’Islam (2001) et Merci… Ben Laden (2004).

Titulaire en 2009 d’un prix d’État en Sciences Sociales accordé par le ministre de la culture de l’époque, Faruk Hosni, il vient de se le voir retirer par une instance juridique égyptienne qui aurait agi sous la pression de religieux, qui considèrent que ce dernier ne doit pas être dilapidé au profit “d’incroyants”, information reprise de sites en langue arabe par le quotidien autrichien Nachrichten.at.

Les contradicteurs de Sayed al-Kemni l’accusent en effet “d’être un hérétique”, “d’insultes envers l’islam”, et d’être “le défenseur d’une laïcité infâme”, la mouvance islamiste lui ayant déjà adressé de nombreuses menaces de mort.

Un renforcement de l’islam radical en Égypte

Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité

Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité

Avec la chute d’Hosni Mubarak et de son régime en février dernier, de tendance autoritaire mais plutôt laïque, les activistes religieux ont considérablement renforcé leur influence dans le pays.

Le Conseil d’État, haute instance juridique appelée à trancher les différents entre citoyens et institutions de l’État, s’est donc naturellement rangé de leur côté quant au jugement porté à l’encontre du savant stigmatisé. Selon les termes de l’arrêt, les écrits de Sayed al-Kemni iraient “à l’encontre du Coran et des traditions de la Sunna, rendraient le prophète méprisable et insulterait Dieu”, ce prix d’État financé par l’argent public “ne doit donc pas être gaspillé en étant décerné à des incroyants”.

Loin des naïves images d’Épinal véhiculées par l’intelligentsia parisienne et les gauches européennes, voyant en la révolution égyptienne l’arrivée en grande pompe de la démocratie libérale et des droits de l’homme, penseurs, journalistes, universitaires, mais aussi chrétiens, de moins en moins nombreux, sont devenus depuis la chute de Mubarak la cible privilégiée des tenants d’un islam décomplexé jusqu’aux plus hauts sommets de l’État. Une relecture attentive des événements survenus en Libye et plus récemment en Syrie doit nous faire nous interroger : quels Proche et Moyen-Orient pour demain ?

[box]Crédit photo : Ramy Raoof + Michael Thompson // images sous licence creative commons[/box]

L'Afghanistan, vu de l'autre côté [vidéo]

L’Afghanistan, vu de l’autre côté [vidéo]

28/07/11 – 08h30
PARIS (NOVOpress) — En ligne sur Liveleak depuis quelques heures à peine, ce reportage, réalisé par le journaliste norvégien Paul Rebstal et diffusé sur la télévision norvégienne, est un document rare.

Les guerres américaines présentent la caractéristique d’être riches en images, en vidéos, en sons de toute nature. Que l’on soutienne ou que l’on critique les opérations conduites par la coalition occidentale en Afghanistan, on illustre toujours son propos par des images montrant le plus souvent des soldats de l’US Army en opérations. Comme dans les films de guerre produits par Hollywood, l’ennemi est le plus souvent sans visage. C’est une ombre sur laquelle on peut tirer sans états d’âme. Grâce au reportage du journaliste norvégien Paul Rebstal, nous avons l’opportunité de donner un visage à l’ennemi.

Le reporter a pu accompagner des combattants afghans dans une de leurs opérations contre les troupes de la coalition. Les images soulignent à la fois la détermination de ces hommes mais aussi leur manque d’armes lourdes et, surtout, de munitions. Comme lors des opérations contre les Soviétiques, les Afghans attaquent les points faibles de l’adversaire, en particulier les convois logistiques, mais ils peuvent difficilement exploiter leur succès faute de moyens matériels et humains. Les troupes occidentales ripostent avec des moyens aériens puissants. Les Afghans craignent par-dessus tout le célèbre AC 130 Spectre, embarquant un armement considérable, capable de saturer du feu de ses canons une zone importante en quelques minutes. Le reportage de Paul Rebstal révèle aussi l’efficacité des troupes spéciales occidentales qui, grâce à des systèmes d’écoutes sophistiqués, peuvent identifier, localiser et guider des commandos vers l’emplacement des chefs de guerre afghans. Mais l’enseignement de ce reportage est ailleurs. Il nous rappelle que contre des hommes déterminés à défendre leur identité au risque de leur vie la supériorité d’une armée technologique est souvent une illusion coûteuse.

Le futur chef de l'armée américaine menace l'Iran©Sgt Jennifer Johnson-Us Army

Le futur chef de l’armée américaine menace l’Iran

27/07/11 – 12h15
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le général Martin Dempsey, futur chef d’état-major interarmées américain, a prononcé un discours très menaçant et vindicatif contre la république d’Iran.
Le général a en effet mis ce pays en garde contre la poursuite de ses activités nucléaires. Il a également dénoncé son immixtion dans les affaires irakiennes. Ce qui ne manque pas d’audace dans la bouche d’un chef militaire d’un pays qui occupe l’Irak depuis plusieurs années.

“L’Iran, a soutenu le général Dempsey, est une force déstabilisatrice” dans la région. L’officier supérieur pointant du doigt le programme nucléaire iranien, qui est controversé, et accusant Téhéran de soutenir les forces hostiles à la présence militaire américaine en Irak. Une accusation que les officiels iraniens se sont logiquement empressés de retourner à celui qui mène des guerres incessantes dans la région.

“La probabilité pour que l’Iran fasse une erreur de calcul quant à la détermination des Etats-Unis est élevée”, a notamment déclaré le général Dempsey. Une détermination pouvant aller jusqu’à une nouvelle intervention militaire ? C’est une éventualité qui n’est pas écartée par tous les observateurs de la vie politique américaine. Ces observateurs verraient bien là une porte de sortie à l’actuelle crise de la dette.