Pour Bernard Lugan, “l’Afrique retourne peu à peu à l’économie de traite”

Selon le rapport de mai 2018 de la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars (mds) d’IED (Investissements étrangers directs) dans le seul domaine des infrastructures. Or, en 2016, pour le total de tous ses postes, elle n’en a reçu que 59 mds, un volume dérisoire qui plus est, en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale).

Selon le rapport de juin 2018 de la CNUCED, pour l’année 2017, le total en projection des IED mondiaux s’est élevé à environ 1800 milliards de dollars – entre 1670 et 1870 mds – (CNUCED, World Investment Report 2017). Avec ses 60 mds – 65 mds en projection pour 2017), l’Afrique, dans son ensemble continental, et avec son 1,2 milliard d’habitants, a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants).

La raison de ce désintérêt de la part des investisseurs est qu’ils n’ont pas confiance dans l’avenir de l’Afrique où, ce qui y fonctionne aujourd’hui peut exploser du jour au lendemain. Et cela parce que tous les pays africains connaissent les mêmes problèmes d’inadéquation entre les réalités humaines (ethniques) et le placage institutionnel importé.

Les exemples de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone sont éloquents à ce sujet_: voilà deux pays qui, à la fin du siècle dernier, étaient présentés comme deux miracles africains et qui, l’un et l’autre se sont effondrés en quelques semaines avant de sombrer dans deux terribles guerres ethno-civiles.
Quant à l’Afrique du Sud, avec à peine 1,3 md de dollars d’IED en 2017 contre 2,3 mds en 2016, son cas est emblématique de la faillite d’un pays dont les dirigeants ont consciencieusement dilapidé et pillé l’immense héritage légué par les Blancs.

Alors, laissons les adeptes de la méthode Coué à leurs nuées pour nous en tenir au seul diagnostic[1] :
1) A l’exception de quelques matières premières, rien de ce que produit l’Afrique n’est stratégique.
2) Pour les investisseurs qui sont tout sauf des philanthropes, il n’y a guère d’intérêt à investir en Afrique où les infrastructures sont à faire ou à refaire périodiquement, et où la corruption fausse toutes les règles du marché.

Voilà qui explique pourquoi, en dehors d’enclaves quasi exterritorialisées et tournées vers l’exploitation et l’exportation de matières premières à forte valeur, la quasi-totalité du continent africain, au sud du Sahara, n’attire pas les IED.
Les lamentations et les discours incantatoires ne changeront rien à cette réalité.
Résultat, l’Afrique retourne peu à peu à l’économie de traite… Comme au XVIIIe siècle, car, si l’investissement n’y est pas rentable, le commerce l’est, lui qui n’a en effet pas besoin de lourds investissements dont la rentabilité est à long terme. Ses perspectives étant à court terme, il ne recherche pas cette visibilité que l’Afrique est incapable de donner aux investisseurs qui exigent une triple sécurité financière, politique et existentielle.

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique. En commande ici.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Des oligarques coupés de la réalité, par Guillaume de Thieulloy

La crise migratoire « les » rend fous – je veux, bien sûr, parler des oligarques de la caste jacassante qui racontent n’importe quoi.

Le plus impressionnant, peut-être, tient dans le traitement de l’accord européen du 29 juin.

À en croire la belle unanimité des médias français, grâce à l’opiniâtreté d’Emmanuel Ma­cron et d’Angela Merkel, la crise migratoire était, pour ainsi dire, résolue.

En tout cas, l’accord marquait un premier pas dans la « bonne » direction.

Inutile de dire que, compte tenu de l’orientation des médias politiquement corrects, cette annonce n’était pas vraiment de nature à me rassurer.

D’autant qu’Emmanuel Macron se félicitait de la victoire de la « coopération européenne ».

C’était tout simplement faux. L’accord en question marquait, en réalité, le triomphe du groupe de Visegrad, de l’Italie et de l’Autriche – sans parler d’Horst Seehofer, le ministre allemand de l’Intérieur qui est devenu le cauchemar de la chancelière.

Il n’y a rien, dans l’accord, sur les fameux quotas, rien sur l’obligation d’accueillir les migrants. Tout est sur la base du volontariat. Mieux, les ONG, qui se substituent souvent aux passeurs sont explicitement visées dans le texte de l’accord.

Le plus vraisemblable, c’est que cet accord ne serve à rien. Mais s’il devait effectivement s’avérer un « bon signal », comme l’a déclaré Mme Merkel, ce serait comme le signal de la fin de l’utopie mondialiste.
Lentement, la « mondialisation heureuse » s’estompe et l’histoire reprend ses droits.

Il est frappant, à ce propos, de voir se reconstituer sous nos yeux les vieux empires. L’Autriche, la Hongrie et l’ensemble du groupe de Visegrad, aidés de l’Italie et de la Bavière, reconstituent pratiquement le saint empire, dont l’unité s’est forgée par la lutte contre l’islam (naguère l’empire ottoman, aujourd’hui l’invasion migratoire).

La Prusse de Merkel, allié traditionnel de la Turquie, tente en vain de freiner cette évolution.

Le plus absurde est la politique de la France qui continue à soutenir ses adversaires.

Jadis, les révolutionnaires n’a­vaient rien compris au renversement d’alliance de Louis XV qui, voyant la Prusse menacer, s’était rapproché de l’Autriche, et ils ont consciencieusement détruit ce renversement d’alliance, jusqu’à la funeste bataille de Sadowa qui préparait la naissance d’un nouveau Reich – lequel envahit trois fois la France en moins d’un siècle.

Aujourd’hui, M. Macron s’obstine à soutenir Mme Merkel, dont les intérêts sont pratiquement contraires aux nôtres, au lieu de soutenir la Hongrie ou l’Autriche, nos alliés naturels.

Mais, en matière de folie, l’Hi­malaya fut atteint avec le limo­geage de l’ambassadeur de Fra­nce en Hongrie, Éric Fournier.

L’opération se fit en trois temps, comme une valse autrichienne. Tout d’abord, les trotskistes de Mediapart publièrent une note confidentielle de l’ambassadeur qui justifiait la politique de Viktor Orban.
On se demande comment l’officine d’Edwy Plenel s’est procuré la note, mais on se doute que celle-ci n’a pas dû plaire à tous ses destinataires.

Deuxième temps : Emmanuel Macron dénonce les propos de l’ambassadeur, mais s’oppose à toute sanction, pour ne pas créer de « délit d’opinion dans la fonction publique ».

Avant, troisième temps, de limoger Éric Fournier dès le lendemain ! Si tous les fonctionnaires qui disent ce qu’ils pensent sont ainsi « remerciés », on comprend que les dirigeants vivent dans un monde Potemkine, sans le moindre rapport avec la réalité. La crise migratoire les rend fous, oui, mais, en outre, leur folie les conduits à se couper de plus en plus de la réalité, aggravant encore cette folie.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Migrants – Marine Le Pen rappelle que “les ONG sont les complices des passeurs”

03/07/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Marine Le Pen était l’invitée de RTL ce mardi 3 juillet 2018.

Interrogée notamment sur la crise migratoire qui frappe l’Europe, Marine Le Pen a pointé du doigt la complicité des ONG dans ce drame humain :

Il faut confisquer les bateaux des ONG qui sont clairement les complices des passeurs. Il faut arraisonner les bateaux de migrants qui partent, les mettre en sécurité et les ramener sur les rives de la Syrie ou de la Libye. De là où ils sont partis.


Vu sur Twitter

« Erdogan a toujours été un faux démocrate et un vrai islamiste »

Publié le

Qui est responsable des 35.000 noyades de migrants ?

Accordons aux refoulés une aide au retour. Voilà la seule solution humaine qui permettra de faire cesser l’hécatombe.

Une centaine de réfugiés, dont trois bébés, viennent de se noyer au large de la Libye. C’est un drame épouvantable et choquant auquel personne ne peut rester insensible. Et on doit se demander qui est responsable de cette tragédie et comme éviter qu’elle ne se reproduise dans le futur.

Il y a quelques jours, une association pro-migrants a déversé des gilets de sauvetage, un par sénateur, devant le palais du Luxembourg. Pour elle, les parlementaires qui étudiaient la loi Asile et Immigration étaient à l’origine, en n’ouvrant pas grand les vannes de l’immigration, de l’hécatombe de migrants (35.000 noyades !). Les coupables sont-ils les gouvernements occidentaux ? Oui, d’une certaine façon, car ils refoulent tout migrant arrivant par les airs, se présentant à un poste-frontière en Thrace ou débarquant d’un bateau qui n’a pas effectué de sauvetage en mer. Comme les réfugiés ne peuvent pas entrer officiellement dans l’Union européenne, ils sont « obligés » de forcer la porte arrière de la forteresse Europe en tentant une traversée dangereuse et en achetant cher, auprès de passeurs cyniques, leur place dans une barque pourrie. Ils dépensent bien plus que le prix du billet d’avion qu’ils acquerraient si l’accès à notre continent était libre. Mais comment faire autrement ? Si on ne refoulait personne à Orly ou à Roissy, s’il suffisait de débarquer d’un avion pour être aussitôt admis à rester dans l’Hexagone le temps que la demande d’asile soit examinée, nous aurions alors un appel d’air comme en a connu l’Allemagne en 2015. En six mois, un million de personnes, en un an, deux millions de migrants viendraient chez nous. Nous serions incapables de recevoir tous ces réfugiés et nous serions sans doute très vite obligés de rétablir des contrôles.

Si les pouvoirs publics sont coupables, sont-ils les seuls ? Les associations pro-migrants n’ont-elles pas, elles aussi, une part de responsabilité dans cet holocauste ? Si les migrants dits « économiques » n’avaient aucune chance de voir leur demande aboutir, s’ils étaient certains d’être refoulés, tenteraient-ils la traversée si dangereuse ? Non, bien sûr ! C’est parce qu’ils savent que beaucoup de clandestins finissent par être régularisés qu’ils risquent leur vie, et ce sont les pro-migrants qui font traverser les Alpes aux demandeurs d’asile, contrecarrent la Justice par tous les moyens, même illégaux, empêchent toute loi un peu sévère d’être adoptée et les incitent à prendre des risques insensés. Les pro-migrants sont donc, eux aussi, en partie responsables du carnage dans les mers, même si leurs intentions sont louables et humanitaires.

Comment, alors, faire cesser cet abominable massacre ? La meilleure solution est celle qu’ont évoquée les dirigeants européens au dernier sommet européen : créons des camps en Tunisie, en Algérie, en Libye, confortables, gérés par la Croix-Rouge, où tout le monde pourrait se présenter, où les migrants recueillis en mer et tous ceux qui ont débarqué en Grèce, en Espagne ou en Italie seraient systématiquement conduits. Leur situation serait étudiée avec humanité. On admettrait, bien sûr, tous les vrais demandeurs d’asile, mais pourquoi pas y ajouter quelques réfugiés économiques selon des quotas à définir ? Accordons aux refoulés une aide au retour. Voilà la seule solution humaine qui permettra de faire cesser l’hécatombe, vu qu’il sera inutile de risquer sa vie en mer, et il faut d’urgence la mettre en place. Si les pro-migrants s’opposent à ce plan, ils seront alors entièrement responsables des futurs noyés. Et n’oublions pas : un migrant coûte 20.000 euros par an pendant au moins dix ans avant qu’il ne s’intègre. Une pension annuelle de 1.000 euros confère à un réfugié rapatrié dans son pays d’origine un niveau de vie supérieur au salaire minimal !

Christian de Moliner

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Menaces pour la démocratie : les populismes ou les migrations, qu’en disent les médias

Chaque semaine, une réalité apparaît : la question migratoire, et non pas « crise » tant la situation paraît organisée, menace la démocratie. Parce qu’elle ferait progresser les populismes, disent les médias officiels. Ne serait-ce pas plutôt ces migrations qui, elles-mêmes, sont une menace pour les démocraties ?

Entre procès d’un demandeur d’asile assassin d’une adolescente à Cologne, arrestation et extradition d’un autre meurtrier du même acabit, anti trumpisme généralisé concernant sa politique migratoire, fake news à la Une des magazines (une enfant « mexicaine » – mais qui ne l’est pas – « séparée » de ses parents mais qui n’est pas séparée en réalité), pérégrinations de l’Aquarius et autres navires semblant se multiplier, crise au sein de LR au sujet de « l’identité », accouchement somptueusement médiatisé d’une ivoirienne dans le RER (à partir de 2’) à Paris, vivre ensemble multiethnique trans à l’Elysée, mini sommet de crise (boycotté par des pays de la Mitteleuropa faisant preuve de responsabilité sur ces questions) préfigurant un sommet européen fin juin ou, il y a peu, escalade de façade d’immeuble par l’un des supposés sauveteurs de l’Europe de demain, les semaines se suivent et se ressemblent : la question des migrants occupe l’essentiel de l’espace public. Et cette occupation, symbolique dans l’espace médiatique, mais aussi concrète dans nombre de villes et bientôt de villages, hérisse de plus en plus le poil des peuples européens. Partout, le cri des peuples dit : l’immigration, ça suffit. Les médias officiels entendent-ils aussi peu ce cri que les « élites mondialisées » d’Europe de l’Ouest ? Difficile d’en douter quand, au sujet des migrations entre Mexique et États-Unis, L’Obs peut trouver légitime une fake news telle que celle de la petite fille prétendument séparée de ses parents. Que la photo soit utilisée de manière frauduleuse et qu’elle soit sans rapport avec la question de la séparation des enfants migrants et de leurs parents n’est pas un souci pour l’hebdomadaire. À ce compte-là, pourquoi ne pas publier n’importe quelle photo pour n’importe quel événement ?

Un ordre du jour simple : les migrants

Les européens et les médias officiels n’ont qu’une question importante à l’ordre permanent du jour : les migrants. Un ordre du jour cependant pour le moins orienté. Pire, un ordre du jour dont les effets sont favorisés tant par ces médias que par une partie des gouvernements européens, autour de Monsieur Macron et de Madame Merkel, cette dernière étant prise dans un scandale . Petit tour de piste dans les médias officiels, semaine du 18 au 23 juin :

– Le Monde : le week-end du 17-18 juin, le quotidien considère que la question de l’Aquarius se résume à un « piège » tendu par l’extrême droite. Le lendemain, Le Monde, publie une photo émotionnelle en Une, pour annoncer un dossier de trois pages, dossier en forme de récit à bord du bateau. Le titre ? « L’Odyssée ». Le quotidien a des références grecques antiques semble-t-il, même si sur la photo les revenants de la prétendue actuelle guerre de Troie sont africains et pour nombre d’entre eux musulmans.
– Même axe dans Marianne : un récit à bord de l’Aquarius, reportage de trois semaines qui insiste néanmoins sur le naufrage de la politique migratoire européenne.

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Expropriation des fermiers blancs en Afrique du Sud

29/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Mardi dernier, le parlement sud-africain a voté -avec une majorité écrasante- la possibilité de réquisitionner de force les terres des fermiers blancs pour les redistribuer aux noirs, au nom des souffrances passées.

A noter que lorsque les premiers colons blancs, les Boers, sont arrivés dans cette région de l’Afrique, une grande partie de ces terres étaient désertes et/ou en tout cas inutilisées.

Si les médias européens n’ont à aucun moment relayé l’information, qui est pourtant un cas flagrant de racisme primaire, l’Australie s’est dite prête à accueillir toutes personnes s’étant faîtes spoliées de ses terres.

Réflexions sur la migration africaine dans une Europe « terre à prendre », par Bernard Lugan

Les actuelles arrivées de migrants africains en Europe constituent les prémices d’un phénomène massif qui va connaître une amplification considérable dans les prochaines décennies.

Laissons parler les chiffres :

– Avec un taux de croissance de 4% la population africaine double tous les 18-20 ans.
– Au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d’habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050.
– En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1.
– En Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03.

Résultat :
– D’ici à 2030, l’Afrique va voir sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an.
– En 2100, avec plus de 3 milliards d’habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahara.

Pour des centaines de millions de jeunes africains, la seule issue pour tenter de survivre sera alors l’émigration vers l’Europe.

Bloqués par leurs pré-supposés idéologiques et moraux, les dirigeants européens qui s’obstinent à ne pas tenir compte de cette réalité, ont choisi de s’accrocher au mythe du « développement ». En France, des Insoumis au Front national, tous défendent ainsi -certes à des degrés divers-, le postulat du développement ralentisseur migratoire. Et tous sont dans l’erreur.
Comme je l’ai expliqué dans mon livre « Osons dire la vérité à l’Afrique »[1], le développement de l’Afrique est en effet une illusion et parfois même une escroquerie intellectuelle et politique.

Pour deux grandes raisons :

1) A supposer qu’il ait une efficacité, le « développement » ne pourrait en effet avoir que des résultats à très long terme. Or, il y a urgence.

2) Tout a déjà été tenté en ce domaine depuis les indépendances, il y a plus de six décennies de cela. En vain car, en dépit des sommes abyssales déversées pour tenter de la faire « démarrer », l’Afrique régresse.

Loin de se développer, l’Afrique s’appauvrit globalement année après année

Selon les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000 par 189 Etats, aucun recul de la pauvreté africaine ne peut être envisagé sans un minimum de croissance annuelle de 7% soutenue durant plusieurs années.
Conclusion : comme il faut une croissance de 7% par an pour simplement commencer à réduire la pauvreté, le calcul est vite fait, année après année, il manque donc à l’Afrique entre 3 et 4% de croissance pour atteindre l’objectif des OMD.
Donc, loin de se combler, la pauvreté africaine augmente et cela d’autant plus inexorablement que la démographie galopante y efface les quelques gains de croissance.

Comment prétendre développer l’Afrique quand les investisseurs s’en détournent ?

Le discours politique répétitif est l’appel à l’investissement « moteur du développement », mais comme les investisseurs n’investissent pas en Afrique, nous restons donc dans le domaine incantatoire.

Dans son rapport de mai 2018, la BAD (Banque africaine de développement) souligne ainsi que pour les investissements dans le seul domaine des infrastructures, l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars d’IED (Investissements étrangers directs), alors que, au total de tous ses postes, elle n’en reçoit que 60 mds.

Début juin 2018, à la lecture du rapport sur les IED publié par la CNUCED (CNUCED, World Investment Report 2017), nous apprenons qu’en 2017, sur les 2000 milliards (mds) de dollars d’IED mondiaux, l’Afrique n’en recueillit en effet que 60 mds, un volume dérisoire en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale).
L’Afrique, dans l’ensemble de la globalité de ses 54 pays et de son 1,2 milliard d’habitants a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants)…
Voilà qui en dit plus que les longs discours lénifiants sur le devenir de l’Afrique et sur son « développement »…

Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe.
Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?

Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel …

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Les jeunes musulmans des cités fascinés par Erdoğan !

Les Turcs en diaspora – en France et en Allemagne, notamment – votent massivement pour Erdoğan à toutes les élections.

Grande annonce, ce mardi matin, du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : à compter de ce jour, jusqu’au 15 septembre, une grande concertation nationale sera organisée par département en vue de « réformer l’organisation et le financement de l’islam de France ».

L’organisation de ces assises départementales est à la charge des préfets et l’on devra y réfléchir à la représentation institutionnelle de l’islam de France, la gouvernance des mosquées, ainsi qu’au financement et à la formation des imams.

Ces « assises territoriales de l’islam de France » doivent associer les « acteurs de terrain ». Le choix des participants « devra permettre de représenter toute la diversité des musulmans français qui souhaitent mieux organiser l’islam dans le cadre de nos institutions républicaines », précise le ministère. Hélas, comme écrit Le Salon beige : « Représenter toute la diversité des musulmans français, un doux rêve, étant donné que les musulmans algériens, marocains, turcs, …, sont en concurrence permanente. »

Cette belle initiative intervient au terme d’une rencontre de la direction du CFCM avec les autorités françaises, après qu’on eut déjoué le projet d’attentat de « l’ultra-droite » qui a conduit à l’arrestation de dix personnes. Et le ministre de réaffirmer « la détermination » de ses services à « prévenir tout trouble à l’ordre public et toute atteinte aux biens et aux personnes, a fortiori visant un culte en particulier ».

Donc, si l’on comprend bien : faute de pouvoir protéger tous les Français contre les barbus fanatisés, il est urgent de protéger les musulmans contre les dérives « islamophobes ».

Et pendant ce temps…

Pendant ce temps, Recep Tayyip Erdoğan, le président turc fraîchement réélu, fait un tabac chez les jeunes musulmans de France. La journaliste Ariane Bonzon a consacré au sujet un long papier sur le site Slate.fr.. Elle a suivi la Caravane des quartiers, « une initiative militante dénonçant l’islamophobie ». Elle y a découvert l’enthousiasme des jeunes Franco-Maghrébins des quartiers populaires vis-à-vis du président turc, enthousiasme que Saïd Bouamama, l’un des animateurs de cette Caravane des quartiers, justifie ainsi : « À leurs yeux, Erdoğan, c’est celui qui “tient tête à ceux qui nous font courber l’échine”. Paupérisée et précarisée, cette génération franco-maghrébine se sent isolée et diabolisée, jugée dans sa foi et constamment questionnée sur son droit à être française. Alors elle s’accroche au moindre élément de résistance : Erdoğan en est le principal. »

De nombreux jeunes des cités vont en vacances « low cost » en Turquie, écrit Ariane Bonzon, et c’est ce qui inquiète le sociologue Saïd Bouamama, qui voit monter leur fascination pour le président turc. « Le combat contre l’islamophobie [est mené] comme un antidote à toute tentation totalitaire dans les quartiers. Or, si ce sont d’autres qui symbolisent ce combat, à savoir le gouvernement turc et ses satellites en France, on perd ce levier, et c’est Erdoğan et son régime qui remporteront la mise », dit-il.

Plus explicite encore, l’ancien porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Marwan Muhammad, ne cache pas le grand intérêt du gouvernement turc pour cet engouement. Lui-même invité plusieurs fois en Turquie par les autorités, il confirme qu’elles « sont très à l’écoute sur ce sujet, d’autant que leurs ressortissants en France en souffrent. Le président Erdoğan a multiplié les prises de parole fortes dans des enceintes internationales et le gouvernement turc consacre une part non négligeable de son budget à cette mobilisation. »

Comme on l’a souligné ici à plusieurs reprises, les Turcs en diaspora – en France et en Allemagne, notamment – votent massivement pour Erdoğan à toutes les élections. Ils profitent de l’Europe et de sa liberté mais font le choix d’un régime autoritaire pour leur pays…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

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Fake news : «La presse anti-Trump prise à son propre piège»

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Séparation des enfants et des parents clandestins aux États-Unis : les médias diffusent émotion et mensonges

26/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Cible d’un torrent d’invectives de la part des médias du monde entiers depuis la publication de pleurs d’enfants mexicains dans un centre de rétention, Donald Trump aura été traité de tous les noms : Insensible, sans âme, lâche, trois qualificatifs qui précèdent le nom du président américain à la couverture du journal Daily-news. La couverture du magazine Time d’une fillette hondurienne en pleurs face à un Donald Trump à l’air sévère a fait le tour du monde.

On assiste à l’instrumentalisation de l’image d’un enfant comme pour le petit Aylan

Tout à fait, à ceci près que si le malheureux petit Aylan, paix à son âme, était réellement mort, la petite Yanela de la couverture du Time, elle, n’a jamais été séparée de sa mère, comme le prouve une enquête menée par le journal Libération. Mieux encore : la mère, Sandra Sanchez, a quitté le Mexique sans prévenir son mari, lui laissant la charge de trois autres enfants, désormais véritablement séparés de leur mère, par leur mère.

Une instrumentalisation destinée à susciter l’émotion

On ne gouverne pas un pays en cédant à l’émotion, et tout est fait par les médias pro-immigration pour soulever une vague d’indignation contre la politique du président Trump en insistant sur la tristesse de ces séparations. En outre, le vocabulaire employé par l’opposition est clairement évocateur : « Déporter », « camps ». En réalité il ne s’agit pas de « camps » mais de « centres » de détentions.

Cette séparation parent/enfant n’est pas une décision délibérée de Donald Trump mais la résultante d’une autre mesure.

En effet, cette disposition était déjà en vigueur sous le prix Nobel de la paix Obama : tous les clandestins appréhendés sur le territoire américains sont poursuivis au pénal, mais la loi états-unienne, préservant les mineurs des poursuites pénales, ces derniers ne peuvent être incarcérés avec leurs parents. Face au tollé, Donald Trump a même signé une clause permettant le rassemblement des familles : c’est donc le président du rassemblement et non de la séparation parents/enfants.

Matteo Salvini en Libye déterminé à enrayer l’immigration illégale

26/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis l’entrée en fonction du gouvernement populiste en Italie le 1er juin, le patron de la Ligue Matteo Salvini multiplie les déclarations provocatrices pour affirmer sa politique : le refus d’accueillir l’Aquarius, ou les annonces sur les Roms clandestins.

Alors que s’organisait à Bruxelles le sommet sur l’immigration qui n’a abouti, bien sûr, sur aucune solution concrète, il a salué dimanche l’intervention des autorités libyennes, qui ont recueilli en mer et ramené en Libye plus de 820 clandestins.

Et hier, lundi 25 juin, Matteo Salvini a effectué une visite officielle en Libye ?

À Tripoli, il a affirmé que l’Italie allait proposer l’installation, d’un commun accord avec les autorités libyennes, de, je cite, « centres d’accueil et d’identification au sud de la Libye, à sa frontière externe, pour aider autant que possible l’Italie à bloquer la migration ». Lors du sommet européen, la France et l’Espagne avait proposé ce samedi des « centres fermés » sur les côtes européennes. Ce à quoi Salvini avait répondu sur Twitter : « Des hotspots d’accueil en Italie ? Ce serait un problème pour nous et pour la Libye elle-même parce que les flux de la mort ne s’interrompront pas ».

Les ONG ont été sommées par l’Italie de ne plus intervenir dans les opérations de sauvetage

Il a en effet souligné la nécessité de renforcer la souveraineté libyenne sur l’espace maritime. Au contraire, il fustige l’action des ONG humanitaires, faisant savoir que plus aucun de leurs navires ne pourrait accoster en Italie pour y débarquer les clandestins recueillis en mer. Lundi, dans un entretien donné à La Repubblica, le vice-premier ministre libyen Ahmed Miitig a appuyé sur la collaboration « décisive » entre Tripoli et le gouvernement italien : « Les trafiquants qui font venir les migrants en Italie sont pour nous des bandes criminelles dangereuses, qui ne permettent pas à la Libye de faire des pas en avant en direction d’une difficile normalisation ».

Voulez-vous être espionné par Google ou Amazon pour 140 euros ?

Attention, vous ne recevez pas 140 euros, vous payez 140 euros (prix moyen) pour être l’heureux propriétaire d’une enceinte connectée, celle de Google (Home) ou celle d’Amazon (Echo). Les méfaits des GAFAM sont innombrables : ils ne paient pas d’impôts en Europe ou très peu (tous), ils détruisent le commerce de proximité (tous, avec une mention spéciale pour Amazon), ils trustent la publicité (tous) sur internet et assèchent les revenus des médias, il font régner la censure comme Google qui vient de supprimer la chaine YouTube de TV Libertés (TVL) pour une peccadille. Enfin ils menacent les libertés numériques en général, c’est l’objet des plaintes de la Quadrature du Net. Et maintenant ils vous espionnent dans votre salon et votre chambre. À vos frais.

Des enceintes intelligentes

Trois concurrents sur le marché pour le moment : Google, Amazon et Apple (avec son HomePod). Mettons ce dernier de côté car l’enceinte d’Apple ne transmet pas d’informations à son constructeur. Qu’allez vous faire avec les deux autres ? Leur poser des questions de manière vocale, c’est là le but, pouvoir faire autre chose et poser une question à votre enceinte qui vous répondra ou bien exécutera/transmettra un ordre.

Tout ceci via l’intelligence artificielle, reine des batailles des enceintes connectées. Vous faites la cuisine, les mains dans la farine, on sonne à la porte, vous dites « ouvre la porte » et la porte s’ouvre si elle est connectée. Vous caressez votre compagnon/compagne/neutre/LGTB (cette liste pour ne pas être accusé de « porter un discours extrémiste, discriminant ou de haine ») et votre chien aboie car il a faim. Vous prononcez « donne les croquettes au chien » et le robot connecté obéit à votre ordre donné à l’enceinte connectée. Merveilleux, n’est ce pas ?

Petite contrepartie

Vous allez donc pouvoir demander à écouter l’andante du concerto 21 pour piano et orchestre de Mozart, vous aurez choisi la version historique Karajan/Lipatti de l’orchestre de Lucerne en 1950. Google ou Amazon le sauront. Vous allez pouvoir aussi demander une information sur un rassemblement politique de LR/PS/EnMarche/RN/FranceInsoumise (rayer les mentions inutiles), Google ou Amazon le sauront aussi. Ils vont ainsi amasser des quantités de données personnelles qu’ils pourront exploiter via la publicité ciblée que vous n’allez pas manquer de recevoir. Plus joli, aux États-Unis, l’enceinte d’Amazon a enregistré la conversation d’un couple et l’a envoyé par erreur à un tiers. Alors, toujours tenté par cet achat ?

Texte daté du 22 juin 2018 et repris du site Ojim

Société du spectacle : le migrant Mamoudou Gassama récompensé aux États-Unis

25/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Il avait déjà reçu la médaille de la Ville de Paris. Mais Mamoudou Gassama, le migrant qui était venu en aide à un enfant supendu dans le vide en mai dernier, a également été récompensé pendant les BET Awards.

Mamoudou Gassama a ainsi reçu un « Humanitarian Award » ce dimanche à Los Angeles lors de la cérémonie des BET Awards. Ces derniers ont été lancés en 2001 par la chaîne Black Entertainement Television (BET) pour valoriser les personnalités issues de la communauté afro-américaine ainsi que d’autres minorités…


Un entraîneur français affirme que «l’Algérie fait partie de la France»

22/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Thierry Froger, nouvel entraîneur du club de football de l’USM Alger, a donné le 19 juin sa première conférence de presse. Alors qu’il se présentait devant la presse, il a fait une déclaration faisant écho à la sensible histoire franco-algérienne.

L’entraîneur français Thierry Froger s’est engagé le 19 juin avec l’USM Alger, l’un des cadors du championnat algérien. Comme à l’accoutumée, il a dû se plier à la sacro-sainte conférence de presse afin de se présenter au public mais aussi fixer les objectifs du club. Alors qu’il souhaitait mettre en exergue les liens particulièrement étroits qui unissent l’Algérie et la France, l’ancien entraîneur du TP Mazembe s’est emmêlé les pinceaux.

«Je suis donc entraîneur de nationalité française et ça veut dire que l’Algérie fait partie de la France…», a-t-il déclaré, avant de rapidement tenter de se reprendre et préciser son propos : «Le football algérien fait partie du football français