Valeurs actuelles : L’invasion de la propagande woke – Comment les géants américains ont imposé les idéologies LGBT, racialiste, néo-féministe et la « cancel culture »

En quelques années, les menaces et les agressions contre les chrétiens se sont multipliées au Moyen-Orient

Henry David Thoreau – La désobéissance civile

Henry david Thoreau

27/07/2022 – POLITIQUE (NOVOpress)
Nouvelle vidéo signée Le Doc, sur un ouvrage essentiel de la science politique, « La désobéissance civile » de Henry david Thoreau. Que faire quand l’Etat va à l’encontre de nos valeurs ? Un concept majeur qui a eu des répercutions importantes dans l’Histoire.

En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné car il a volontairement refusé de payer un impôt à l’État américain. Par ce geste, il entendait protester contre l’esclavagisme qui régnait alors dans le Sud et la guerre américano-mexicaine. Il ne passe qu’une nuit en prison, car sa tante paie la caution, ce qui le rend furieux.

Ce livre était originellement intitulé Resistance to Civil Governement (Résistance au gouvernement civil); c’est l’éditeur qui l’aurait renommé en Civil Disobedience – selon l’expression inventée par Thoreau dans une correspondance – lors de sa réédition posthume (1866). Avec le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie, La Désobéissance civile est un ouvrage fondateur du concept de désobéissance civile.

Merci à Breizh-info qui a repéré cette vidéo.


La souris Mickey est devenue complètement folle – Woke » Disney et Pap Ndiaye, main dans la main?

Disney

Disney ne se contente plus de proposer de nouvelles productions woke. Le géant du divertissement pour les petits entend redessiner ses anciens personnages pour les rendre compatibles avec les nouvelles idéologies progressistes… En France, quand ils ne seront pas devant leur écran à regarder les dessins animés de la firme, nos enfants devraient être de plus en plus soumis à ces doctrines à l’Éducation nationale, où Pap Ndiaye, professeur de culture américaine, a été confirmé.

Il y a quelques semaines, les dirigeants de Disney ont soutenu que la compagnie devait être beaucoup plus ouverte aux idées « progressistes » ou « woke » selon le terme anglais de ce mouvement gauchisant. Mickey a-t-il des oreilles trop grandes ? Le roi Lion est-il trop mâle ? Dumbo, l’éléphant est-il trop gros ? Les aristochats trop caricaturaux ? Quant à Blanche Neige, n’est-elle pas trop blanche ? Qu’à cela ne tienne. Il faut changer et il ne suffit pas de mettre en route des films qui reflètent et célèbrent nos mœurs sexuelles modernes. Il faut corriger d’urgence tous ces personnages qui ne reflètent plus notre époque.

Fini de vous amuser les enfants, il faut passer aux choses sérieuses. Un film Disney se doit maintenant de vous éduquer. Et ne gambadez plus dans Disneyworld juste pour le plaisir et l’émerveillement : la vie n’est pas comme ça, il faut que vous l’appreniez. On ne plaisante pas avec les clichés, ils pourraient vous mordre et vous laisser des cicatrices pour la vie. Ne vous laissez plus embobiner par les princes, les princesses, les chevaliers courageux, les héros invincibles, ils avaient tout faux. « Peter Pansexual », ou la « chevalière sans crainte », voilà ceux que vous rencontrerez dans la vraie vie, qui est beaucoup plus juste et moralement correcte que la vie rêvée. Et les parents auxquels ça ne plaît pas, tant pis pour eux.

Blanquer grand-remplacé!

Dans la vie réelle, nous avons aussi, maintenant, Pap Ndiaye, qui est chargé de l’Éducation nationale. Il n’a pas fait ses études chez Disney. Si Mickey est devenu un peu dingue, le nouveau ministre est-il plus raisonnable ? Emmanuel Macron, lors de son discours de victoire à la présidentielle, a affirmé que s’ouvrait un nouveau mandat pour “un nouveau peuple”. Un mandat pour un changement radical. Un mandat qui commence, ceux qui ont des enfants l’auront évidemment remarqué, par le remplacement de Jean-Michel Blanquer par un homme que personne ou presque ne connaissait. Blanquer, assez conservateur, a essayé pendant cinq ans de combattre l’enseignement de gauche, faisant assez bravement face à des revendications nombreuses. Pap Ndiaye, c’est l’opposé : un socialiste engagé qui envisage ouvertement de satisfaire toutes les demandes des fonctionnaires de l’Éducation nationale – ou quasiment toutes, semble-t-il. À commencer par l’augmentation des salaires, probablement la plus justifiée. Mais il y en a d’autres, beaucoup plus dans le style du Mickey nouveau, qui ne laissent pas d’inquiéter…

Pourquoi Macron l’a-t-il nommé ? Il y a deux ans à peine, notre chef suprême fustigeait « certaines théories des sciences sociales entièrement importées des États-Unis ». Qu’il fasse maintenant une volte-face complète sur quelque chose d’aussi fondamental que ce qui est enseigné à nos enfants, prouve que le président de la France n’a pas de principes très solidement amarrés et qu’il agit surtout en fonction des intérêts politiques : dans ce cas, il s’agit de séduire la gauche progressiste.

Nommer cet ancien professeur d’université et fils de professeur de lycée est incontestablement un signe fort. Un feu vert accordé aux grosses dépenses, à la complicité avec les syndicats d’enseignants et à une éducation revue et corrigée des enfants. Plus encore : historien franco-sénégalais et, plus récemment, directeur du Musée national d’histoire de l’immigration, Ndiaye est pro-BLM, pro-transgenre, pro-woke, pro-Disney, il est pro-tous les nouvelles formes de progressisme. D’ailleurs, il ne s’en cache pas. Dans sa récente lettre aux enseignants, il a révélé cinq priorités, dont la première est la lutte contre les inégalités sociales. Ndiaye déclare qu’il est de sa responsabilité de “prendre en charge le drame de l’injustice” alimenté par le système scolaire.

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Le chanteur Ben Harper qui juge les États-Unis « toxiques », a pris la décision de quitter son pays de naissance marqué par « le racisme et les armes », et veut s’installer en France

La justice russe condamne le géant américain Google à 360 millions d’euros d’amende pour ne pas avoir bloqué de « fausses informations »

La mémoire de l’Algérie : panser l’avenir, par Clément Martin (Les Identitaires)

algerie

Tous les ans, le cirque se répète : la mémoire de l’Algérie française envahit la conscience nationale. Que l’épopée coloniale soit regrettée ou mise au ban, elle révèle le blocage culturel qui fait que, 60 ans après son indépendance, l’Algérie n’a jamais été aussi présente en France, tant dans nos rues que dans nos esprits.

La concurrence des mémoires algériennes

Pour la gauche, l’histoire de l’Algérie est un outil de propagande ultra-efficace (dont Benjamin Stora est le porte-parole par excellence) qui permet de mobiliser le ressentiment du peuple algérien ainsi que l’ethnomasochisme des Européens pour faire progresser leur agenda politique. La colonisation de l’Algérie est ainsi placée au rang des tragédies causées par l’Europe, telles que l’esclavage, Vichy ou des génocides et guerres diverses. Le plan est limpide : mettre en avant les portions de l’histoire qui révèleraient véritablement le fond de la morale européenne, c’est-à-dire une civilisation intrinsèquement barbare et cruelle, afin de justifier son humiliation et son pillage aux mains des descendants des « damnés de la terre ». Après tout, que sont la rapine quotidienne, les attaques au couteau et la transformation de quartiers entiers en plateformes de la drogue à côté de la bataille d’Alger, durant laquelle l’armée a torturé des poseurs de bombes ?

Pour la droite, la mémoire algérienne est marquée du sceau de la nostalgie, comme l’a révélée l’allocution récente du doyen RN de l’Assemblée nationale[1] : elle est tout entière habitée par le deuil des Pieds-noirs, expulsés après 130 ans à bâtir un avant-poste de l’Europe sur une terra nullius. Certains Français d’Algérie regrettent non seulement ce qui fut leur patrie mais aussi la « mission civilisatrice » de la France. Chez eux, le volontarisme de la France, celui des routes, des écoles et des hôpitaux, est la preuve de la générosité sans égale du peuple de France, injustement pris pour cible par le ressentiment et la haine des immigrés algériens. Placés, de par leur expulsion (« la valise ou le cercueil »), en première ligne pour constater l’impossibilité du multiculturalisme, les nostalgiques de l’Algérie française sont des messagers précieux pour comprendre l’avenir proche.

De la mémoire comme instrument de blocage et de soumission

Les débats publics en France sont historiquement surchargés : le calendrier de l’année se résume peu ou prou à celui de célébrations ou de commémorations historiques. Ces épisodes, plus ou moins distants dans le temps et plus ou moins adaptés pour comprendre l’époque, font l’objet de références permanentes. À tel point qu’il est quasiment impensable d’imaginer un débat politique qui ne ferait pas la part belle aux parallèles historiques. Bien entendu, la récupération politique de la mémoire n’est ni neutre ni équilibrée : c’est bien la gauche qui a un quasi-monopole dessus.

Cette invasion complète de la mémoire entraîne des conséquences politiques bien réelles : lorsque le sujet de l’identité (et ses corollaires – immigration, insécurité…) est abordé, le détour par la référence à l’Algérie française est mécanique. Le discours de gauche, explicitement ou implicitement, se sert de la colonisation comme un outil de chantage à la soumission au multiculturalisme. Le crime suprême de la colonisation ferait bien pâle figure face aux quelques actes d’ultraviolence gratuite qui gangrènent les rues de la métropole, commis par les descendants de l’immigration algérienne. Et vu qu’il est impossible de changer le passé, le dispositif est inépuisable. L’expiation sans promesse de rédemption, c’est la garantie de voir la France se transformer en bidonville pour les prochains millénaires.

Bien entendu, la droite molle, tenue en laisse par les diktats culturels de la gauche, valide le discours de cette dernière (de façon plus modérée, mais le résultat est le même) participe de la même logique.

Il y a cependant un espoir dans cette lutte mémorielle : les descendants des colons. Ceux-ci sont placés mieux que quiconque pour comprendre à quoi ressemble la fracture ethnique, la résurgence de l’islamisme et la normalisation du discours antiblanc. Mâtinée de nostalgie, leur analyse a parfois tendance à voir dans la décolonisation moins le tout début d’une nouvelle ère entre les civilisations, caractérisée par le retour de l’ « ethno-politique » évoquée par Guillaume Faye que le dernier chapitre de la grandeur nationale de la France. Les deux analyses doivent se compléter pour comprendre la signification de la décolonisation dans notre passé. Mais en réalité, la mémoire de l’Algérie permet surtout de comprendre quels sont les enjeux et les tendances du temps présent : l’histoire de la décolonisation, c’est celle d’un divorce non consommé, d’un État autiste et incapable de comprendre que l’époque a changé, et d’un peuple laissé à l’abandon. Les rimes avec la situation actuelle sont omniprésentes autant qu’elles sont évidentes.

La droite répète souvent qu’il est nécessaire d’étudier l’histoire pour éviter de refaire les erreurs du passé. Le cas de l’Algérie française illustre ce principe plus que n’importe quelle autre période de l’histoire : la période des troubles a commencé depuis un bon moment dans la France multiculturelle de 2022. Il y a fort à parier qu’elle va de plus en plus ressembler à la situation de l’Algérie coloniale. Parce que nous avons le luxe de connaître un précédent historique, nous avons le devoir de ne pas laisser notre identité se faire bafouer une seconde fois.

[1] https://www.leparisien.fr/politique/assemblee-les-propos-du-doyen-rn-sur-lalgerie-francaise-et-loas-agitent-lhemicycle-28-06-2022-SH3Z25EILJDRHISFHPG5NGDP4Y.php

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Variole du singe : une nouvelle pièce dans le jukebox, par Clément Martin (Les Identitaires)

variole singe

À en croire les articles récents de la presse mainstream, le nouveau danger qui menace la vie des Français, c’est la variole du singe (ou monkeypox). Après l’hystérie autour du Covid-19, c’est au tour de cette variole venue du Nigéria de prendre la vedette. Alors que la maladie n’a fait qu’un seul mort (dans son pays d’origine, qui plus est), sa couverture médiatique semble disproportionnée.

Bref rappel historique

Le 7 mai dernier, un individu revenant du Nigéria constituait le premier cas de personne infectée par la variole du singe sur le sol européen. La maladie, qui existe depuis les années 70, apparue dans le bassin du Congo, se transmet essentiellement au sein des communautés d’hommes homosexuels. Pourtant, cela n’a pas empêché la presse de présenter cette maladie comme un danger existentiel qui toucherait tous les individus de façon égale. Et ce, alors même que la Haute Autorité de santé recommande la vaccination préventive pour les homosexuels multipartenaires[1] et que le Center for Disease Control (CDC) rappelle que le risque de contagion est « très faible ».

Ce procédé n’est pas nouveau : c’était déjà la même chose avec le SIDA. Dès le début des années 80, il était évident pour les spécialistes que le VIH touchait les homosexuels bien plus que n’importe quelle autre population. Pourtant, une véritable campagne de terreur médiatique a été mise en place auprès des jeunes générations. La panique du SIDA a sévi jusqu’au début des années 2000, pour se calmer ensuite. Tous ceux qui sont allés au collège au cours de la période 1986-2005 s’en souviennent.

À cette liste des paniques sanitaires, rajoutons la pandémie de grippe H1N1 de 2009. Un battage médiatique délirant s’était cristallisé autour de ce nouveau danger mondial. Alors que le taux de mortalité de la grippe A était inférieure à celui de la grippe saisonnière, une campagne de vaccination non-obligatoire fut mise en place par la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Celle-ci fut d’ailleurs un échec retentissant.

Bien entendu, la pandémie de Covid-19 a été le clou du spectacle en matière de terreur sanitaire. Inutile de revenir dessus.

Peur de la mort et contrôle politique

On peut alors se demander ce qui cause la récurrence de ces phénomènes. Pourquoi les risques sanitaires semblent si efficaces pour causer des paniques de groupes dans nos sociétés post-industrielles et post-modernes ?

Une première explication réside dans le niveau de confort atteint par l’accumulation économique : certes, l’Occident se paupérise, mais il demeure une zone de grand confort matériel. Et une pandémie figure au premier rang des menaces dont il est quasi-impossible de se prémunir. Puisque l’accumulation matérielle des individus ne permet pas de lutter contre le risque de la mort, le risque sanitaire est perçu comme une anomalie qui contourne les règles du jeu. La peur de la mort revient et l’hystérie s’en suit.

La deuxième explication tient à l’opportunisme de la classe médiatico-scientifique. Les périodes de crise sont pour les journalistes, les faiseurs d’opinion et les spécialistes en tout genre les moments idéaux pour justifier leur existence et pour transformer leur savoir en autorité. Le Covid a été l’occasion de mettre en scène un défilé ininterrompu de médecins divers et variés sur les plateaux télévisés, pour la plupart venus diffuser des prévisions de mortalité complètement surestimées et défendre des restrictions des libertés fondamentales dignes des républiques bananières du Tiers-monde.

Enfin, les gouvernements de managers mondialisés qui sont au pouvoir dans la majorité des pays de l’Ouest sont beaucoup plus réceptifs au danger sanitaire qu’aux dangers migratoires, par exemple. Selon leur vision du monde dans laquelle les peuples n’existent que comme des agrégats de contribuables et d’agents économiques, il est impensable d’imaginer que les tensions identitaires puissent être le résultat d’autre chose que d’un malentendu entre deux communautés ou de la manipulation d’un démagogue. Le risque sanitaire, quant à lui, est aisément observable, mesurable et modélisable par des experts certifiés. Il est ainsi bien plus conforme à l’idée de la politique « sérieuse » et « rationnelle » que s’en font nos dirigeants.

Il faut donc rappeler quelques fondamentaux à chaque fois que l’hystérie sanitaire revient : ce qui met l’Europe en danger, ce n’est pas une grippe, un virus ou une variole mais bien le déversement de l’Afrique sur son sol. Si la Peste noire de 1348 n’a pas représenté un risque aussi vital pour notre patrie que les invasions arabo-musulmanes du viiie siècle ou que la chute de Constantinople, alors le Covid est bien un non-événement.

[1] https://www.has-sante.fr/jcms/p_3351443/fr/monkeypox-une-vaccination-preventive-proposee-aux-personnes-les-plus-a-risque-d-exposition

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Xavier Moreau : « Pour moi, la Russie a déjà gagné la guerre ! »

Xavier Moreau

14/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Moreau, analyste politico-stratégique porte un regard peu commun sur le conflit entre l’Ukraine et les Russie. Installé à Moscou depuis plus de vingt ans, Xavier Moreau revient sur les raisons de la guerre et les nombreux événements qui ont ponctué ces derniers mois. Il souhaite apporter des réponses sans langue de bois et sans le prisme du politiquement correct aux questions de TVLibertés.

Opération spéciale ou guerre, souffrance des civils ukrainiens, crise énergétique, moral du peuple russe, situation au Donbass et perspectives de paix sont passés en revue. Un discours et des arguments qui peuvent surprendre mais doivent être entendus pour comprendre les véritables enjeux pour ces deux pays mais aussi pour l’Europe et la France.


Crise des migrants dans les médias : défense et illustration de l’immigration clandestine

migrants médias

En cet été 2022, la lecture d’articles des médias de grand chemin consacrés à l’immigration clandestine est une source inépuisable de perplexité. Notre revue de presse du 4 juillet révèle en effet un parti-pris éditorial excessivement favorable aux migrants illégaux, excluant tout autre éclairage sur une submersion migratoire qui ne dit pas son nom.

Le choix des articles

Nous avons le 4 juillet sélectionné 5 articles à partir du mot clef « migrants » sur un célèbre moteur de recherche. Les articles proviennent de médias différents : une radio périphérique : Europe 1, un quotidien national : Le Figaro, une radio internationale de service public : RFI, une radio nationale de service public : France Info et un quotidien régional : Ouest-France.

Europe 1 : l’impossible résistance à l’immigration clandestine

La Grèce fait face depuis plusieurs années à une immigration clandestine considérable venue de Turquie, en dépit d’un accord conclu en 2016 entre l’Union européenne et ce pays visant à la contenir.

Durant le 2ème semestre 2022, comme le relate notamment le site Infomigrants, le rythme des arrivées clandestines en Grèce depuis la Turquie s’est accéléré. Cette accélération fait très probablement suite aux déclarations du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, devant le Congrès américain le 17 mai, évoquant les menaces et violations de son espace aérien et maritime opérées par un pays tiers, dont tous les observateurs ont compris qu’il s’agit de la Turquie. Les suspicions sont fortes que le gouvernement turc ouvre les vannes de l’immigration clandestine afin de déstabiliser la Grèce.

On pourrait donc s’attendre à ce que les médias s’attachent à présenter la crise migratoire sous l’angle de ces manœuvres. Mais, non, rassurez-vous, pour Europe 1, la question essentielle est de savoir si « la Grèce refoule les migrants qui tentent de rejoindre ses côtes ». Dès le sous-titre de l’article, mis en ligne sur le site de la radio, le ton est donné : « pour de nombreuses ONG, cela s’apparente à des refoulements, une pratique illégale ». Le droit est une fois de plus présenté comme un sésame qui permet d’entrer sans autorisation dans n’importe quel pays européen. C’est de façon à peine voilée que le gouvernement grec, qui refuse de laisser son pays se faire submerger par l’immigration clandestine, est mis en accusation, ceci alors que la Turquie est rétribuée pour garder les migrants sur son territoire. Une bien curieuse inversion accusatoire…

Le Figaro et « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla »

Vendredi 24 juin, plusieurs milliers de migrants ont tenté, parfois violemment, d’entrer dans le territoire espagnol de Melilla, en Afrique du nord. Au cours de l’assaut, au moins 27 migrants sont morts. Les blessés se comptent par centaines parmi les migrants et les forces de l’ordre marocaines et espagnoles.

On pourrait s’attendre que le débat se porte après cet assaut d’une rare violence sur l’insuffisante protection des frontières espagnoles.

Que nenni ! pour évoquer ces événements, Le Figaro choisit dans le sous-titre d’un article publié le 3 juillet un extrait d’une interview qu’a donnée le Premier ministre espagnol qui s’attarde sur « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla doit être posée à Rabat ». Si la réaction de Pedro Sanchez est importante, Le Figaro aurait tout aussi bien pu donner la parole à un observateur averti de cette crise migratoire permanente en Afrique du nord, comme par exemple Ruben Pulido, qui sur le site d’information La Gaceta de la Iberosfera, met à jour le business des passeurs qui s’affiche ouvertement sur les réseaux sociaux.

Sur RFI, les conditions de détention des passeurs sont mises en accusation

« En Italie, près de 27 000 migrants ont posé le pied sur les côtes du pays depuis le début de l’année. Les récentes arrivées en Calabre et en Sicile confirment une tendance à la hausse : plus de 7 000 personnes en plus par rapport à la même période l’année dernière », nous informe RFI dans un article du 4 juillet.

Dans ce contexte, la lutte contre les passeurs devrait être menée avec une grande fermeté. La chaine de radio a pourtant choisi un angle très subjectif pour aborder le trafic d’êtres humains : donner la parole à une O.N.G. qui critique fortement les incarcérations des passeurs, dans un savant amalgame entre passeurs et migrants : « À Palerme, l’association Arci Porco Rosso, qui vient en aide aux migrants, dénonce leurs conditions de détention, les procès hâtifs dont ils font l’objet et leur criminalisation ». Les passeurs auraient-ils bonne presse sur le service publique de radio ?

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L’Algérie, un pays jeune gouverné par des vieillards, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

L’Algérie (46 millions d’habitants en 2022), est un pays jeune qui compte plus de 500.000 naissances par an et dont 54% de la population est âgée de moins de 30 ans. Mais c’est un pays gouverné par des vieillards.

Les trois gérontes qui gèrent le « Système » s’approchent en effet tous les trois du terme de leur « horloge biologique ». Le président Tebboune et le général Chengriha, chef d’état-major vont tous deux avoir 80 ans ; quant à Salah Goujil, le président du Sénat, l’homme qui devrait assumer la période transitoire en cas de disparition du président Tebboune, il est né en 1931.

Ancrant leur « légitimité » sur une histoire fabriquée (voir mon livre Algérie l’Histoire à l’endroit), ces vieillards paraissent ne pas avoir vu que le monde a changé depuis leur jeunesse et les années de lutte pour l’indépendance, il y a trois quarts de siècle de cela. Alors que l’Algérie se débat dans une terrible crise morale, sociale, économique et politique, leur action repose en effet toujours sur des paramètres et des paradigmes datant d’un autre temps. Et sur deux obsessions quasi existentielles, la haine de la France et la jalousie vis-à-vis du Maroc.

La première est régulièrement rappelée à travers des exigences de réparations sonnantes et trébuchantes relayées par les héritiers des « porteurs de valises » et par les stipendiés médiatiques français.

La seconde qui est d’ordre psychanalytique accule les dirigeants algériens à la cécité historique et politique. Les maîtres du « Système » algérien refusent ainsi de reconnaître que la colonisation amputa territorialement le Maroc, Etat millénaire, au profit d’une Algérie directement passée de la colonisation turque à la colonisation française. Jusqu’à son nom lui fut donné par le colonisateur honni. N’est-ce en effet pas le général Schneider, Ministre de la Guerre qui, le 14 octobre 1839 décida que le nom d’Algérie remplacerait désormais officiellement l’appellation « possessions françaises dans le nord de l’Afrique », appellation qui elle-même avait succédé au Gezayir-i Garp de la Porte ottomane ?

Les dirigeants algériens refusent également d’admettre qu’au moment des indépendances, il fut demandé au Maroc d’entériner ces amputations en acceptant le rattachement à l’Algérie de territoires historiquement marocains comme le Touat, la Saoura, le Tidikelt, le Gourara ainsi que la région de Tindouf.

Enfin, pour le « Système » algérien, il est insupportable de devoir constater que leur pays est comme « enfermé » et même « enclavé » dans la Méditerranée. Alors que le Maroc dispose d’une immense façade maritime océanique partant de Tanger au nord jusqu’à la frontière avec la Mauritanie au sud, ouvrant de ce fait le royaume à la fois sur le « grand large » atlantique, sur l’Afrique de l’Ouest, et sur un riche plateau continental.

Voilà pourquoi l’Algérie mène une politique anti-marocaine qui menace la paix régionale tout en bloquant toute vision de développement du « grand Maghreb ». Un combat pourtant perdu avec le délitement du dernier carré résiduel des 24 Etats reconnaissant encore la « RASD » (République arabe saharaouie démocratique)… 24 sur 193 Etats membres de l’ONU, soit 88% ne reconnaissant pas ce fantôme politique totalement porté par l’Algérie au nom d’une idéologie révolutionnaire datant d’avant l’effondrement de l’URSS…

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Covid, Ukraine, canicule… La nouvelle hystérie médiatique perpétuelle, par Clément Martin (Les Identitaires)

hystérie médias

Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron aura marqué un tournant dans la vie quotidienne des Français, moins par les mesures prises par le président que par la mise en place d’une frénésie médiatique constante. Les périodes d’hystérie se multiplient, quel que soit le sujet employé. Au bout du compte, le débat public continue de s’abrutir alors que l’assise du gouvernement se solidifie.

Une pandémie, une guerre et une saison : un triptyque

Tout a commencé avec le Covid-19 : lors des premiers mois de la pandémie, l’incertitude a dominé le discours médiatique. D’où vient le virus ? Les chiffres de contamination donnés par les Chinois sont-ils fiables ? Quelle gravité de la maladie ? On peut d’ailleurs pardonner l’agitation chaotique des débuts, étant donné la faiblesse des informations disponibles. Mais, dès qu’il fut clairement établi que le Covid était plus proche de la grippe que de la Peste noire et que les personnes (très) âgées en constituaient les seules véritables victimes, le gouvernement, plutôt que de mettre en place une politique rationnelle et localisée, a choisi d’entretenir la panique générale.

Idem avec le conflit ukrainien : alors qu’il était évident dès le départ que Macron était un acteur de seconde zone dans le conflit, méprisé tant par les Russes que par les Ukrainiens, la communication du gouvernement a mis en scène une parodie de Guerre froide, dans laquelle Macron aurait été en première ligne pour protéger le monde libre. La monopolisation du temps médiatique disponible par les déclarations dérisoires et les bourdes du gouvernement (telles que les rodomontades de Bruno Le Maire) s’est soldée par la casse de la dynamique d’Éric Zemmour et la remise d’Emmanuel Macron au centre du jeu en tant que figure de président-candidat.

Même chose pour la canicule : c’est désormais le refrain estival indépassable au cours duquel les médias redécouvrent qu’il fait chaud en été et qu’il est bienvenu de boire de l’eau pour rester hydraté. Cela évite de parler de l’inflation galopante ou de la pléthore d’affaires qui accablent la « République exemplaire ». Décidément, la presse, sans qui ce travail d’analyse chirurgical resterait lettre morte, mérite amplement ses subventions généreuses.

Gérontocratie et infantilisation

Il existe bien un fil rouge qui permet de comprendre l’émergence de cette hystérie collective permanente, et qui laisse à penser qu’elle ne va pas se calmer lors du deuxième quinquennat entamé.

Renaissance (ex-La République En Marche), en tant que parti des boomers, des retraités et des CSP+ urbanisés, traduit leurs attentes mais a surtout pour but de répondre à leurs anxiétés. Celles-ci sont résumées dans la peur de voir l’ordre établi s’effondrer et laisser place à un nouveau modèle. Face aux contestations de la gauche islamo-wokiste et de la droite populiste et identitaire, le bloc centriste cherche à tout prix à conserver ses places et ses prébendes. Naturellement, ils sont les plus sensibles aux cycles d’hystérie médiatique qui tournent autour de ce qui pourrait menacer la stabilité de l’ordre macroniste : canicule géronticide, pandémie et retour du risque de la mort en Occident, guerre motivée par des visions politiques concurrentes et irréductibles.

Autrement dit, les ennemis de Macron sont ainsi autant « les extrêmes » que le soleil, la finitude de la condition humaine et la politique. Tout cela est finalement très cohérent avec la vision du monde promue par Jupiter et ses disciples : domestication de la population française, réduite à un troupeau passif de troglodytes industrieux confinés en milieu aseptisé, défense fanatique du modèle agonisant de la mondialisation droitdelhommiste et refus de la Grande Politique au profit de la gestion administrative et économique d’un pays réduit à une feuille Excel et à une suite d’indicateurs chiffrés.

L’horizon de la France dans les années à venir se dessine : l’alliance d’un gouvernement de bureaucrates égocentriques appuyé sur une base de retraités, et décidé à gérer le pays comme on gère une garderie, au gré des surexcitations informationnelles du moment. Une telle configuration ne saurait durer éternellement : l’impératif moral pour tous les Français attachés à leur identité, c’est de s’attacher à conserveur leur sanité intellectuelle et leur rationalité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Immigration clandestine : répartir ou renvoyer les migrants ? L’heure des choix

remigration

Comment faire face à l’immigration clandestine extra-européenne toujours plus importante qui arrive dans le sud de l’Europe ? Vaut-il mieux l’organiser en la répartissant entre pays européens ou faut-il la dissuader en renvoyant les migrants en Afrique ? En fonction de l’objectif poursuivi, des pays européens ont adopté des politiques radicalement différentes en la matière. Les premiers enseignements que l’on peut en tirer montrent qu’il est pour l’heure plus facile de céder au business des passeurs que de tenter de l’arrêter en organisant des relocalisations de migrants en dehors de l’Europe.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Une pression migratoire croissante

Avec la fin des restrictions des déplacements internationaux et la crise alimentaire qui se profile en Afrique, les migrants clandestins sont de plus en plus nombreux à arriver en Europe.

L’agence de garde-côtes et garde-frontières Frontex a recensé entre janvier et mai 2022 86 420 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’U.E (1). Et encore, ce nombre, en progression de 82 % par rapport à 2021, ne prend en compte que les franchissements détectés par l’agence européenne. Il apparaît largement sous-évalué au regard des statistiques tenues par le HCR des Nations unies, notamment concernant le nombre de migrants arrivés clandestinement en Espagne (2).

Il faut ajouter à ces recensements tous les extra-Européens arrivés légalement qui se maintiennent illégalement dans les pays de l’U.E. après l’expiration de leur titre de séjour. Un autre facteur contribue à l’augmentation constante du stock de clandestins présents en Europe : la forte progression du nombre des demandes d’asile déposées au sein des pays de l’U.E. Elles ont atteint 535 000 en 2021, soit 28 % de plus qu’en 2020 (3). Bien que la grande majorité d’entre elles soit rejetée, les déboutés de l’asile venus pour des raisons économiques restent ultra-majoritairement sur le territoire européen. Ainsi, en 2021, sur les 342 100 clandestins ayant reçu un ordre de quitter le territoire européen, seuls 82 700 sont effectivement partis du pays où ils se trouvaient, soit moins d’un sur quatre ! (4).

Face à l’essor de l’immigration clandestine et des demandes d’asile, des pays européens ont pris des orientations radicalement différentes. Les uns ont choisi d’organiser une répartition entre pays européens des clandestins arrivés dans le sud de l’Europe, au risque de susciter de nouveaux départs des côtes africaines et turques. D’autres, moins nombreux, veulent dissuader les arrivées clandestines sur leur territoire en organisant la relocalisation de migrants en Afrique. Nous présentons ci-après un résumé de ces initiatives radicalement divergentes.

La répartition et relocalisation des migrants en Europe

L’immigration clandestine à destination de l’Europe transitant par la mer Méditerranée a pris une ampleur considérable depuis le début des années 2010. Au plus fort de ladite « crise migratoire » en 2015, la Grèce et dans une moindre mesure l’Italie ont été confrontées à un afflux massif de migrants. La Commission européenne et des chefs d’États de pays européens ont souhaité alléger la pression sur les pays de première entrée, non pas en renvoyant les clandestins chez eux, mais en organisant la relocalisation de migrants dans d’autres pays européens sur la base de quotas.

En septembre de cette même année, le Conseil de l’Union européenne adoptait un mécanisme temporaire de répartition et de relocalisation de 160 000 demandeurs d’asile présents dans le sud de l’Europe dans les différents pays composant l’Union européenne (5).

Au terme de cet accord, fin 2017, seuls deux pays européens ont rempli les objectifs quantitatifs de relocalisation de migrants qui leur étaient assignés (6). Mais les foudres de la Commission européenne se sont portées sur trois pays en particulier : la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. En avril 2020, ces trois pays étaient condamnés pour non-respect de leurs quotas d’accueil de migrants par la Cour de justice de l’Union européenne (7).

Quatre ans plus tard, en septembre 2019, un préaccord sur un « mécanisme européen de répartition » était conclu entre neuf pays membres de l’U.E. à Malte. Celui-ci visait à répartir et à relocaliser des migrants arrivés clandestinement dans les pays du sud de l’Europe par la mer Méditerranée centrale (8). Néanmoins, les négociations n’ont pas permis d’obtenir un accord pérenne, qui s’appliquerait à tous les débarquements de clandestins en Europe. Cela n’a pour autant pas empêché que de nombreuses répartitions et relocalisations de migrants aient depuis été organisées à partir de l’Italie et de la Grèce, la France étant l’un des plus pays acceptant de relocaliser le plus de migrants (9).

D’autres opérations de grande envergure ont été organisées, notamment la relocalisation de 1 600 jeunes migrants en mars 2020 suivie de celle de plus 4 000 clandestins présents en Grèce en juin de cette même année (10).

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