Rapatriement des « Françaises » ayant rejoint l’EI en Syrie – La mobilisation des idiots utiles de l’islamo-terrorisme

rapatriement djihadistes

Interviews larmoyantes dans les grands médias, plaintes contre le Quai d’Orsay, grèves de la faim, appels d’élus à « la mobilisation », et même déplacement de parlementaires en Syrie : depuis plusieurs semaines, les idiots utiles de l’islamo-terrorisme réclamant le rapatriement immédiat des quelque 120 « Françaises » et de leurs 200 enfants détenus en Syrie en raison de leur engagement aux côtés des bourreaux de l’EI ne cessent d’accentuer leur pression sur le gouvernement pour obtenir le retour sur notre sol de ces « bombes à retardement ». Une mobilisation qui n’est pas sans poser de problèmes au président Macron qui, après avoir dans un premier temps annoncé la mise en œuvre d’un « plan de rapatriement massif », a très vite changé son fusil d’épaule et opté pour des retours « au cas par cas », devant la colère de l’opinion publique.

Des « valeurs humanistes » qui mènent à la mort

Point d’orgue de cette campagne d’une bêtise criminelle parce qu’elle ne vise ni plus ni moins qu’à faire revenir sur notre sol des assassins en puissance au nom de ridicules « valeurs humanistes », la visite, dans les jours prochains, d’une délégation parlementaire française dans les camps de Roj et d’Al-Hol, au nord-est de la Syrie, où une dizaine de djihadistes « françaises », détenues par les Kurdes, ont entamé le mois dernier une grève de la faim pour réclamer leur retour dans cette France qu’elles abhorrent mais où elles se savent, hélas, protégées. Une visite au cours de laquelle les avocats des détenues et les parlementaires qui les accompagneront espèrent bien faire pleurer dans les chaumières françaises en insistant sur les conditions de détention rustiques de ces femmes qui ont trahi leur patrie et surtout de leurs enfants.

Les enfants comme moyen de chantage

Des enfants que leurs mères djihadistes, et tous ceux qui les soutiennent, n’hésitent pas à utiliser aujourd’hui comme un moyen de chantage auprès du gouvernement français pour obtenir leur extraction des camps kurdes, et leur rapatriement en France. C’est ainsi que, dans la lettre qu’ils ont adressée le mois dernier à l’ensemble des parlementaires pour les inviter à réclamer le retour dans notre pays de ces « Françaises » djihadistes, le sénateur communiste Pierre Laurent et le député centriste Pierre Morel à l’Huissier n’ont pas hésité à en faire des tonnes sur la situation de ces enfants « innocents » qu’« il est de notre devoir de protéger ». Oubliant visiblement que parmi ces derniers figure un certain nombre de « lionceaux du califat » dont les mains ont déjà servi à égorger des chrétiens, les deux élus sont même allés jusqu’à déclarer que, « si nous continuons par inertie à cautionner le silence coupable de l’exécutif, alors nous aurons été les parlementaires qui ont laissé mourir des enfants innocents » ! Ce qu’ils se sont bien gardés de dire, en revanche, c’est que si ces femmes, qui ont cautionné les pires abominations de l’EI et soutenu jusqu’au bout son « califat », souhaitaient réellement épargner à leurs enfants la détention, elles auraient toute possibilité de le faire en acceptant de les confier aux autorités françaises et de signer les documents permettant leur rapatriement légal. C’est d’ailleurs ainsi que, lors de ces deux dernières années, 35 enfants de djihadistes ont été pris en charge et placés dans des structures spécialisées en France. Mais chacun aura bien compris que, à leurs yeux, se séparer ainsi de leur progéniture, c’était comme faire une croix sur leur billet de retour…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 mars 2021

« La Grande Réinitialisation » – Le plaidoyer cynique de Davos pour un monde post-covid

Covid - La Grande Réinitialisation

L’accusation convenue de complotisme est d’autant plus stupide que l’oligarchie mondialiste ne cache nullement son projet, son « agenda » comme elle dit. Il suffit de lire ce qu’elle dit ou écrit. Ainsi, nul besoin d’être complotiste pour affirmer que l’élection présidentielle américaine a été manipulée pour éliminer Donald Trump : il suffit de lire l’article de Molly Ball paru dans Time du 4 février 2021 qui décrit en détail les manœuvres entreprises contre lui.
Point n’est besoin non plus d’être complotiste pour comprendre que pour la super classe mondiale, la crise de coronavirus fait figure d’aubaine : il suffit de lire, pour s’en convaincre, le livre « Covid-19 : La Grande Réinitialisation » que Klaus Schwab et Thiery Malleret ont publié[1] et qui est désormais accessible en français.

Le point de vue de la Davocratie

Les deux auteurs sont Klaus Schwab et Thierry Malleret. Klaus Schwab, qui porte une cravate, est un austère économiste allemand qui a fondé le Forum Économique Mondial de Davos. Thierry Malleret, qui a plutôt le look bobo branché – donc sans cravate[2] – est aussi un économiste, ancien banquier, qui dirige le rapport annuel du même Forum sur les risques mondiaux.

Leurs analyses exercent donc une forte influence sur les gouvernements occidentaux.

Or que nous expliquent-ils ?

La catastrophe économique et sociale en marche

La majeure partie de leur ouvrage de 220 pages traite des conséquences catastrophiques de l’épidémie covidienne et du confinement général mis en œuvre. Ils analyses ces conséquences au plan macro-économique, au plan de la stratégie des entreprises et au plan de l’équilibre des individus.

Une catastrophe pour la croissance mondiale (une chute du PIB du G7 entre 20 et 30 %) et pour l’emploi[3] sans précédent depuis 1945. Une chute du commerce mondial, une augmentation des inégalités et du poids de l’impôt, la fin de la convergence économique entre pays développés et les autres, une augmentation des coûts de production, une précarisation de la jeunesse à la recherche d’un premier emploi et de ceux dont l’emploi sera remplacé par les robots, de nouvelles migrations à destination de l’Europe.

Et d’une façon générale une marginalisation de tous ceux qui n’auront pas été capables de prendre le virage de l’e-économie, de la dématérialisation et du télétravail, ou qui n’auront pas une assise financière assez solide.

Et qu’on ne s’y trompe pas, cette crise sera durable. D’autant que la peur de l’épidémie persistera : « La normalité d’avant la crise est ‘brisée’ et rien ne nous y ramènera, car la pandémie de coronavirus marque un point d’inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale ».

Il y a pire : le retour du patriotisme

Il y a quelque chose d’étrange à lire cette succession de catastrophes sous la plume de ceux qui expriment l’opinion des dirigeants de l’Occident depuis la chute de l’URSS. On dirait qu’ils décrivent les malheurs de la planète Mars, d’un point de vue extérieur. Comme s’ils n’avaient aucune responsabilité dans ce désastre.
Mais il y a un autre « côté sombre » (sic) de la crise avertissent Messieurs Schwab et Malleret.

D’abord « l’un des dangers les plus profonds de l’ère post-pandémique est l’agitation sociale. Dans certains cas extrêmes, elle pourrait conduire à la désintégration de la société et à l’effondrement politique ». Bigre !

Mais il y a pire encore pour nos experts : « Le risque que la renaissance de l’État-nation conduise progressivement à un nationalisme beaucoup plus grand est réel. » Car les pandémies provoquent souvent « une montée des sentiments patriotiques et nationalistes, avec des considérations religieuses et ethniques troublantes qui entrent également en ligne de compte. En fin de compte, ce mélange toxique fait ressortir ce qu’il y a de pire en nous en tant que groupe social ».

Donc, pour nos experts, le risque réside autant dans la catastrophe économique et sociale provoquée par un confinement général et brutal que dans la montée des sentiments patriotiques et nationalistes ! Comme c’est bizarre ….

Vive la catastrophe !

Et par un étrange paradoxe, tout en égrenant à longueur de pages les conséquences dramatiques de cette crise, nos auteurs n’hésitent pas à affirmer dès le départ, que « les possibilités de changement et le nouvel ordre qui en résultent sont désormais illimités et n’ont d’autre frein que notre imagination, pour le meilleur ou pour le pire. ». Et « nous devrions profiter de cette occasion sans précédent pour ré-imaginer notre monde, afin de le rendre meilleur et plus résilient ».

Ré-imaginer notre monde, rien que cela !
En d’autres termes la pandémie va faire l’effet d’un brise-glace, éliminant les obstacles à la mise en place d’un nouvel ordre que le Forum de Davos appelle de ses vœux. Sympa non ?

« Nous devons donc sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation » affirment nos auteurs.

Plus pauvres mais écolos et inclusifs

Mais vers quel ordre la grande réinitialisation doit-elle nous conduire ?

Messieurs Schwab et Malleret nous expliquent que « la récession induite par la pandémie va déclencher une forte augmentation du remplacement de la main d’œuvre, ce qui signifie que le travail physique sera remplacé par des robots et des machines ‘intelligentes’ ». Ces innovations « entraîneront bientôt des centaines de milliers, et potentiellement des millions, de pertes d’emplois ». Cool !

Il faudra aussi s’habituer à une croissance plus faible qu’auparavant et d’une façon générale à « une réduction planifiée mais modulable, durable et équitable de l’économie menant à un avenir où nous pourrons vivre mieux avec moins. ». Vivre avec moins, c’est vraiment cool !

Il ne faut pas s’inquiéter cependant : grâce à un « leadership éclairé », cette réduction de la croissance et de l’emploi permettra une croissance plus verte et un capitalisme plus inclusif.

Car « il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique » promettent nos auteurs. Et puis « nous assisterons à une explosion de la créativité des start-ups et des nouvelles entreprises dans les espaces numériques et biotechnologiques ».

Des start-ups : Macron verra réaliser son rêve !

Notre santé mentale sous surveillance

L’avenir Bisounours vert et inclusif que nos auteurs voient poindre derrière le chômage de masse, le commerce en ligne et la décroissance, appelle toutefois un léger correctif : la santé mentale de ces peuples stupides, incapables de comprendre ce qui est bon pour eux.

Messieurs Schwab et Malleret nous avertissent que « le coronavirus a renforcé et non réinitialisé les problèmes de santé mentale » dans la population. Car « la fermeture cognitive implique souvent une façon de penser en noir et blanc et des solutions simplistes – un terrain propice aux théories du complot et à la propagation de rumeurs, de fausses nouvelles, de demi-vérités et d’autres idées pernicieuses ». Ah encore ces idées pernicieuses !

« La santé mentale, le facteur le plus important qui influe sur le niveau de satisfaction des gens envers leur vie, était déjà sur le radar des décideurs politiques. Dans l’ère post-pandémique, ces questions pourraient maintenant recevoir la priorité qu’elles méritent ».

Big Brother va donc s’occuper, non pas de notre prospérité, perdue, mais de notre santé mentale. Rassurant n’est-ce pas ?

La crise, une opportunité, mais pour qui ?

On aurait tort de prendre à la légère les affirmations et menaces de Messieurs Schwab et Malleret.

En 2017, le Forum de Davos, après le vote pour le Brexit et l’élection de Donald Trump, avait conclu que l’opinion pouvait être trompée par des fausses nouvelles et mal voter pour cette raison. Le Forum appelait donc de ses vœux un meilleur contrôle de l’information. Par un heureux hasard, la France et l’Allemagne se dotaient alors de lois censées nous protéger des « fake news »….

Davos exprime les grandes orientations que les gouvernements occidentaux sont priés de mettre en œuvre.

Bien sûr comme affirmait Nietzsche « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » : toute crise recèle aussi de nouvelles possibilités.
Mais à la lecture des réflexions de MM Schwab et Malleret, on peut légitimement se demander qui profitera vraiment de ces opportunités….

[1] Forum Publishing 2020
[2] Du moins apparaissent-ils ainsi sur la couverture
[3] Par exemple 36 millions d’américains auraient perdu leur emploi en 2020, suite aux mesures de confinement et à l’arrêt de l’activité économique

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Coupe du monde de foot au Qatar : antiracistes, féministes et écologistes vont devoir manger leurs maillots !

Coupe du monde de foot au Qatar

Nos lecteurs amateurs de football se réjouissent évidemment de la prochaine Coupe du monde de 2022. Qu’elle doive se tenir au Qatar est déjà un brin moins réjouissant pour lesdits amateurs.

Personne n’aura pourtant été pris en traître, Doha ayant obtenu l’honneur d’organiser cet événement il y a dix ans, le 2 décembre 2010. Les dirigeants qataris, au même titre que leurs homologues de la région, ne sont pas idiots, ayant compris depuis belle lurette que les rentes pétrolières et gazières dureraient moins longtemps que les impôts. Le Qatar devait donc se diversifier tout en pratiquant à son tour le soft power. À ce titre, la création de la chaîne de télévision Al Jazeera et le rachat du PSG, le club de foot parisien, sont parfaitement emblématiques de cette stratégie.

Bref, à en croire Zinédine Zidane, le footballeur pensant qu’on sait : « C’est le monde arabe qui émerge. » Certes, mais on connaît d’autres puissances montantes qui feraient volontiers l’économie d’une telle « émergence ». Car en dix ans de chantier qataro-footballistique, le moins qu’on puisse avancer est que le bilan est loin d’être positif.

Ainsi, plus de 6.500 travailleurs immigrés (indiens, népalais, bengalis, pakistanais et sri-lankais) ont laissé la vie sur le pharaonique chantier en question. Et c’est encore sans compter les principaux bataillons de ces nouveaux esclaves que sont les Kényans et les Philippins. On notera que ces chiffres, avancés par The Guardian, équivalent de notre Monde hexagonal, concernant quelque deux millions de travailleurs immigrés, ne sont fondés que sur les statistiques gouvernementales fournies par Doha. Ce qui peut éventuellement laisser à penser sur la valeur de ces statistiques.

Et encore passons-nous sur le fait que, dès leur arrivée, ces « migrants » voient leurs passeports confisqués, que nombre d’entre eux sont payés de manière souvent aléatoire et que le simple fait de vouloir, sans aller jusqu’à se syndiquer, mais au moins à se regrouper en associations visant à faire valoir leurs droits, ferait là-bas figure de mauvaise blague belge.

Dans son « émergence » aux élégances du monde occidental, le Qatar semble donc demeurer plus que rétif à SOS Racisme et au regroupement familial ; ce dont on ne saurait forcément le blâmer, sachant qu’après tout, chamelier demeure maître chez soi. Si l’on résume, le Qatar n’est pas très « No Borders »…

En revanche, plus étonnant demeure le silence de nos associations antiracistes et décoloniales. Car les Arabes furent aussi des colonialistes impénitents qui, non contents de conquérir le Maghreb berbère, se répandirent jusqu’en Indonésie tout en installant leurs pénates en Espagne, quelques siècles durant, le projet d’ouverture à l’autre ayant été bloqué en France par un certain Charles Martel. À croire qu’il en va des colonialistes comme des chasseurs : il y a les bons colonialistes et les mauvais colonialistes.

De même, nos féministes ne semblent pas s’indigner plus que de raison que les joueuses de beach-volley aient été priées d’exercer leur art autrement qu’en bikini, lors d’un tournoi consacré à cette discipline, en mars prochain. Pas plus que par le comportement patriarcal digne d’un mâle blanc et hétérosexuel d’un membre éminent de la famille régnante, ayant refusé de serrer la main d’arbitres femmes, lors d’une autre coupe de football, celle des clubs, le 15 février dernier.

Dans le même registre, nos écologistes semblent plus prompts à interdire sapins de Noël et Tour de France (discipline moins énergivore, si ce n’est pour les mollets des cyclistes) qu’à monter vent debout (à l’éolienne ?) contre ces sept stades qataris en construction, qui seront tous climatisés, même ceux à ciel ouvert.

Mais peut-être ont-ils peur de se faire taxer de racisme sournois ou de complicité d’écocide. Ce qui serait assez rigolo et pourrait faire figure de juste retour de ballon rond à l’envoyeur.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Tournoi de beach-volley féminin à Doha – Les Qataris tentent d’interdire le bikini

Tournoi de beach-volley

Les grands médias et autres enragées du lobby féministe français, si prompts d’ordinaire à dénoncer le prétendu « sexisme » qui sévirait dans notre pays, auront dans cette affaire « étrangement » brillé par leur silence. Et pourtant, l’interdiction par les Qataris du bikini, tenue traditionnelle des joueuses de beach-volley, dans le cadre du tournoi féminin de cette discipline qui se tiendra du 8 au 12 mars prochain à Doha, avait largement de quoi les faire hurler. Il est vrai cependant que, dans leur esprit, la seule véritable cible à abattre n’est pas l’émir islamiste, mais le mâle blanc occidental et chrétien.

Respecter la culture et la tradition locales ?

Aussi, la polémique n’a-t-elle pas été ici déclenchée par les Femen et autres hystériques du même bois, mais par les deux championnes allemandes de ce sport Karla Borger et Julia Sude, qui ont annoncé lundi leur décision de boycotter ce tournoi au motif que ses organisateurs qataris obligeaient les participantes à jouer en tee-shirts et pantalons. Une aberration pour Karla Borger qui, interviewée par Der Spiegel, a rappelé en outre que la chaleur extrême qui règne au Qatar rendait nécessaire le port d’un bikini. Quant à Julia Sude, Niclas Hildebrand, directeur sportif de la Fédération allemande de volley-ball, devait carrément confier mardi au Süddeutsche Zeitung : « elle m’a dit qu’elle ne (voulait) pas y aller, parce qu’elle ne se (sentait) pas respectée en tant que femme là-bas »… Des déclarations qui ont quand même fait réagir la Fédération internationale qui, un tantinet gênée par l’absence annoncée des deux championnes à Doha, est allée « pleurer » auprès de la Fédération qatarie pour que celle-ci veuille bien modifier l’article 10 du règlement du tournoi. Article qui stipulait notamment que toutes les équipes féminines devaient porter un t-shirt et un short jusqu’aux genoux afin de… « respecter la culture et la tradition locales ». Une dernière précision qui ne manque pas de sel, quand on sait que le Qatar finance depuis des années les pires islamistes en Europe, et en particulier en France, au mépris total, justement, de la culture et de la tradition locales !

Méprisées par le prince qatari

Bref, à force de courbettes de dhimmis, la Fédération internationale de volley-ball a tout de même fini par obtenir des concessions de la part des Qataris. Dans un communiqué qu’elle a publié mardi soir, celle-ci a en effet annoncé que, « à la suite de discussions », la Fédération qatarie avait assuré qu’il n’y aurait « pas de restrictions pour les joueuses, si elles souhaitaient porter la tenue standard pendant la compétition ». Elle n’a en revanche pas précisé si, comme les femmes arbitres de la Coupe du monde des clubs de foot organisée ce mois-ci à Doha, les joueuses de beach-volley, lors de la cérémonie de remise des médailles, auront, elles aussi, l’interdiction de saluer le prince Joaan bin Hamad bin Khalifa al-Thani, membre de la famille royale qatari, et seront obligées de défiler devant lui sans marquer d’arrêt et en baissant les yeux…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 février 2021

Alexandre Del Valle : “Erdogan incite les musulmans et les Turcs en particulier à ne surtout pas s’intégrer. Et à agir un peu comme des colons”

Laurent Alexandre : « Il y a, aujourd’hui sur Terre, dix “rédacteurs en chef” qui contrôlent toute l’information »

Laurent Alexandre GAFAM

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, samedi 20 février, plusieurs personnalités, comme Jordan Bardella ou Marion Maréchal, ont été menacées de « dépublication » par Facebook. Cela a fait réagir le Dr Laurent Alexandre, co-auteur de Google Démocratie, qui a tweeté : « La censure de Jordan Bardella qui est le numéro 2 du Rassemblement national montre l’immense pouvoir des GAFA. » L’occasion, pour lui, d’expliquer que les géants de l’intelligence artificielle sont en train de prendre la place des États. Et nous ne serions qu’au début…

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, la plupart des politiques ou des associations qui ont défendu les militants identitaires se sont vus menacés de dépublication par les réseaux sociaux, notamment Facebook : Jordan Bardella, Marion Maréchal et, plus accessoirement, la conseillère régionale Isabelle Surply. C’est une forme de censure généralisée sur tout ce qui touche le mouvement identitaire. Que cela révèle-t-il de la toute-puissance des GAFAM ?

Les GAFAM ont réalisé un coup d’État numérique en tuant électroniquement le président des États-Unis, Donald Trump, l’homme le plus puissant du monde. Aucun groupe intellectuel sur Terre n’est à l’abri d’une décision des géants du numérique et de l’intelligence artificielle. Les nationalistes qui sont vos auditeurs ont été extrêmement naïfs. Ces dix dernières années, ils n’ont pas vu la montée en puissance foudroyante des géants du numérique et leur place dans l’organisation des médias. Aujourd’hui sur Terre, il y a dix rédacteurs en chef qui contrôlent toute l’information, les dirigeants de Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et leurs équivalents chinois, Baidu, Alibaba et Xiaomi. Nous sommes rentrés dans une période où de nouveaux acteurs, les géants de l’intelligence artificielle, prennent une place qui ressemble à celle des États. J’appelle cela des corpo-nations, le mélange de corporation et nation. Ils ont un pouvoir quasi géopolitique. Nous ne sommes qu’au début de ce Nouveau Monde où les géants de l’intelligence artificielle deviennent de grandes puissances géopolitiques.

On entre dans une espèce d’ère de post-démocratie où, finalement, tout est délégué aux GAFAM, même cette partie-là qui devrait relever de l’autorité de l’État.

Comment l’État pourrait-il réguler des entreprises qui ne sont pas sur son territoire ? C’est très difficile. L’Europe a décidé de devenir un nain technologique. Elle a renoncé à investir dans la recherche, la technologie et le développement. Par conséquent, elle se retrouve aujourd’hui en voie de tiers-mondisation technologique. Cette tiers-mondisation de l’Europe a des conséquences. Elle perd sa souveraineté intellectuelle, politique, militaire et technologique. Ce processus est-il réversible ? L’Europe peut-elle retrouver une souveraineté technologique dans les décennies à venir ? Ce n’est pas sûr. Beaucoup de gens, à droite et à gauche, demandent une pause en matière de technologie. Mélenchon veut que l’on bloque la 5G. Nicolas Dupont-Aignan, Philippot et d’autres leaders nationalistes réclament l’arrêt des vaccins ARN. Ils tiennent des propos contre les technologies génétiques sous-jacentes au nouveau vaccin moderne. On a, à droite et à gauche, un puissant mouvement antitechnologique en Europe en général et en particulier en France.

Lorsqu’on refuse la technologie, il ne faut pas s’étonner de devenir progressivement un pays du tiers-monde, c’est-à-dire plus pauvre et sans souveraineté. Ce combat pour le retour de la souveraineté ne va pas se faire d’un coup de baguette magique. Il n’y a que par l’augmentation de la puissance scientifique et technologique de l’Europe qu’elle peut retrouver une souveraineté.

On peut s’interroger sur la pertinence de la technologie sans pour autant être hors course. Toutefois, il y a quarante ans, les Américains considéraient que la France allait devenir le pays le plus riche du monde. Tous nos cerveaux partent à l’étranger parce qu’en France, il n’y a plus d’argent pour la recherche. Comment est-on passé d’un pays le plus prometteur à l’aube des Trente Glorieuses à ce pays en voie de tiers-mondisation à tous les niveaux ?

La réponse est très simple. La science et les savants sont méprisés, en France. Lorsque Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de médecine 2020 qui a inventé les ciseaux ADN, a souhaité revenir en France en 2012 parce que ses parents étaient âgés et malades, le gouvernement lui a fait un bras d’honneur et ne lui a pas trouvé de poste de recherche. L’Institut Pasteur a refusé, lui aussi, de lui donner un poste de recherche. Par conséquent, on a laissé à l’étranger un des plus grands savants de ce début de XXIe siècle. Selon moi, le mépris de la France pour ses savants est l’explication numéro 1 de notre déclin technologique. Le patron du CNRS, Antoine Petit, a révélé, dans Le Figaro, qu’un bac+11 spécialiste en intelligence artificielle gagne moins de 3.000 euros bruts par mois au CNRS ou à l’Institut national de la recherche en mathématiques. Le mépris qu’a la France pour la technologie et ses savants explique le fait que la France se tiers-mondise technologiquement. Aujourd’hui, la France dépense 2,21 % de sa richesse nationale pour la science. La Corée du Sud et Israël sont à presque 5 %. Le sous-investissement dans la science est une explication majeure de la perte de notre souveraineté. Il ne faut pas s’étonner que les géants de l’intelligence artificielle nous fassent des bras d’honneur. Ils ont pris le pouvoir parce que nous le leur avons donné, à force de ne rien investir dans les technologies du futur. Il faut savoir qu’Amazon a un budget de recherche de 35 milliards de dollars par an. C’est-à-dire huit fois et demie la totalité du budget du CNRS.

Redresse-t-on la barre pour redevenir souverain ou continue-t-on à être colonisés numériquement, technologiquement et, demain, militairement ? Derrière la colonisation technologique, il y aura, demain, la colonisation militaire.

Nous pourrons être envahis par la Chine dans les 150 années à venir si nous devenons un pays sous- développé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Des femmes de djihadistes en Syrie exigent leur rapatriement en France et entament une grève de la faim

Le laboratoire P4 de l’Institut de virologie de Wuhan à l’origine du coronavirus ?

Roland Wiesendanger

24/02/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis le début de la pandémie de Covid-19, deux théories s’affrontent sur l’origine du virus : la première consiste à expliquer que le virus a été transmis à l’homme par des chauves-souris. La deuxième, soutenue par le très vénéré Washington Post ou encore France Soir, affirme que le virus a été produit artificiellement dans un laboratoire en Chine, à Wuhan. Dans une nouvelle étude révélée au grand public le 18 février, le nano-physicien Roland Wiesendanger de l’Université de Hambourg éclaire les origines du virus. Selon lui, un accident de laboratoire à l’Institut de virologie de Wuhan est la cause de la pandémie actuelle.

Sur quels arguments le nano-physicien fonde-t-il sa théorie ?

Le professeur Wiesendanger fonde sa théorie sur quatre arguments principaux, les voici :

Premier argument : contrairement aux premières épidémies de coronavirus telles que le SRAS et le MERS-Cov de 2012 pour Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient, la zoonose ne fait l’objet d’aucune preuve tangible aujourd’hui.

Second argument : sa virulence, renforcée ces derniers temps, indique une origine non naturelle du pathogène et une transformation humaine de la souche mère.

Troisième argument : l’Institut de virologie de Wuhan abrite l’une des plus grandes collections d’agents pathogènes de chauves-souris au monde dont les manipulations et études aux finalités douteuses par les scientifiques chinois ont fait l’objet de nombreuses publications.

Enfin, un faisceau d’indices concordants cible Wuhan et son laboratoire de virologie, à la sécurité défaillante, comme seul et unique point de départ de l’épidémie.

Alexandre del Valle : “Beaucoup d’hommes politiques se sont compromis avec le Qatar et les Frères musulmans. Les milieux du renseignement le savent parfaitement.”

Victoire de Biden : le Time avoue la conspiration contre Trump

Trump conspiration Time

Le célèbre magazine Time vient de publier un article HALLUCINANT. Sous le titre convenable de « L’histoire secrète de la campagne de l’ombre qui a sauvé l’élection de 2020 », il décrit l’ampleur des manœuvres et des manipulations qui ont permis la victoire de Joe Biden.
Difficile de ne pas voir dans ce texte fleuve un parfait manuel du détournement d’élection… Un mode d’emploi qui pourrait bien être utilisé dans de nouvelles échéances électorales, aux États-Unis ou en France !
Voici la traduction de ce texte, réalisée par Dreuz info.

Une chose étrange s’est produite juste après l’élection du 3 novembre : rien.

La nation était prête pour le chaos. Des groupes de gauche avaient juré de descendre dans la rue, planifiant des centaines de manifestations dans tout le pays. Les milices de droite se préparaient à la bataille [cette théorie complotiste des médias de gauche n’a jamais dépassé le stade de l’accusation, et aucun journaliste n’a jamais apporté une seule preuve que les groupes de droite se préparaient à la bataille. Au contraire, la preuve du contraire a été faite : quand la défaite de Trump a été annoncée, aucune bataille n’a eu lieu, et les « milices de droite » sont restées calmes]. Dans un sondage effectué avant le jour des élections, 75% des Américains ont exprimé leur inquiétude face à la violence.

Au lieu de cela, un calme sinistre s’est installé. Le président Trump ayant refusé de céder, la réponse n’a pas été une action de masse, mais des crickets. Le 7 novembre, lorsque les médias ont annoncé la victoire de Joe Biden, la jubilation a éclaté. Les gens ont envahi les villes américaines pour célébrer le processus démocratique [nous allons voir plus bas que l’article se contredit et parle de conspiration, pas de démocratie] qui a abouti à l’éviction de Trump.

Une deuxième chose étrange s’est produite au milieu des tentatives de Trump pour inverser le résultat [Trump n’a pas cherché à inverser les résultats, mais à les redresser en faisant annuler la fraude qui elle, a inversé les résultats] : les entreprises américaines se sont retournées contre lui. Des centaines de grands chefs d’entreprise, dont beaucoup avaient soutenu la candidature de Trump et appuyé ses politiques, l’ont appelé à céder. Pour le président, quelque chose n’allait pas. « Tout cela était très, très étrange », a déclaré M. Trump le 2 décembre, « quelques jours après l’élection, nous avons assisté à un effort orchestré pour oindre le vainqueur, alors même que de nombreux États clés étaient encore en train d’être comptés ».
D’une certaine manière, Trump avait raison

Il y avait une conspiration qui se déroulait dans les coulisses, une conspiration qui a à la fois réduit les protestations, et coordonné la résistance des PDG.

Ces deux surprises étaient le résultat d’une alliance informelle entre des militants de gauche et des titans du monde des affaires. Le pacte a été officialisé dans une déclaration conjointe, laconique et peu remarquée, de la Chambre de commerce américaine et de la fédération des syndicats internationaux (AFL-CIO), publiée le jour des élections. Les deux parties en sont venues à le considérer comme une sorte de marché implicite – inspiré par les protestations massives, parfois destructrices, de l’été en matière de justice raciale – dans lequel les forces du travail se sont unies aux forces du capital pour maintenir la paix et s’opposer à l’attaque de Trump contre la démocratie.

La poignée de main entre les entreprises et les travailleurs n’était qu’un élément d’une vaste campagne multipartite visant à protéger l’élection – un extraordinaire effort d’ombre consacré non pas à gagner le vote mais à s’assurer qu’il soit libre et équitable, crédible et non corrompu. Pendant plus d’un an, une coalition d’agents peu structurée s’est efforcée de consolider les institutions américaines alors qu’elles subissaient les attaques simultanées d’une pandémie sans remords et d’un président à tendance autocratique. Bien qu’une grande partie de cette activité se soit déroulée à gauche, elle était distincte de la campagne Biden et a franchi les lignes idéologiques, avec des contributions cruciales d’acteurs non partisans et conservateurs. Le scénario que les militants de l’ombre voulaient désespérément arrêter n’était pas une victoire d’atout. Il s’agissait d’une élection si calamiteuse qu’aucun résultat n’a pu être discerné, un échec de l’acte central d’autogouvernance démocratique qui est la marque de fabrique de l’Amérique depuis sa fondation.

Leur travail a touché tous les aspects de l’élection. Ils ont amené les États à modifier les systèmes et les lois électorales et ont contribué à obtenir des centaines de millions de dollars de financement public et privé. Ils ont repoussé des procès pour suppression d’électeurs, recruté des armées de travailleurs électoraux et obtenu que des millions de personnes votent par correspondance pour la première fois. Ils ont réussi à faire pression sur les sociétés de médias sociaux pour qu’elles adoptent une ligne plus dure contre la désinformation et ont utilisé des stratégies axées sur les données pour lutter contre les frottis viraux. Ils ont mené des campagnes nationales de sensibilisation du public qui ont aidé les Américains à comprendre comment le décompte des votes se déroulerait sur plusieurs jours ou semaines, empêchant ainsi les théories de conspiration de Trump et les fausses déclarations de victoire de prendre de l’ampleur. Après le jour de l’élection, ils ont surveillé chaque point de pression pour s’assurer que Trump ne puisse pas renverser le résultat. « L’histoire non racontée de l’élection est celle des milliers de personnes des deux partis qui ont accompli le triomphe de la démocratie américaine à sa base même », déclare Norm Eisen, un éminent avocat et ancien fonctionnaire de l’administration Obama qui a recruté des républicains et des démocrates au conseil d’administration du programme de protection des électeurs.

Car Trump et ses alliés menaient leur propre campagne pour gâcher l’élection. Le président a passé des mois à insister sur le fait que les bulletins de vote par correspondance étaient un complot démocrate et que l’élection serait « truquée ». Ses hommes de main au niveau de l’État ont cherché à bloquer leur utilisation, tandis que ses avocats ont intenté des dizaines de procès fallacieux pour rendre le vote plus difficile – une intensification de l’héritage des tactiques suppressives du GOP. Avant l’élection, M. Trump a comploté pour bloquer un décompte légitime des votes. Et il a passé les mois qui ont suivi le 3 novembre à essayer de voler l’élection qu’il avait perdue – avec des procès et des théories de conspiration, des pressions sur les fonctionnaires de l’État et des collectivités locales, et finalement en convoquant son armée de partisans au rassemblement du 6 janvier qui s’est terminé par une violence mortelle au Capitole.

Les militants pour la démocratie ont suivi la manifestation avec inquiétude. « Chaque semaine, nous avons eu l’impression de nous battre pour tenter de remporter cette élection sans que le pays ne traverse un véritable moment dangereux », explique Zach Wamp, ancien représentant du GOP, un partisan de Trump qui a aidé à coordonner un conseil bipartite de protection des élections. « Nous pouvons regarder en arrière et dire que tout s’est plutôt bien passé, mais il n’était pas du tout évident en septembre et octobre que ce serait le cas ».

Voici l’histoire de la conspiration pour sauver les élections de 2020, basée sur l’accès aux rouages internes du groupe, à des documents inédits et à des interviews de dizaines de personnes impliquées de tous les horizons politiques. C’est l’histoire d’une campagne sans précédent, créative et déterminée, dont le succès révèle également à quel point la nation a frôlé le désastre. « Toute tentative d’interférer avec le bon déroulement de l’élection a été défaite », déclare Ian Bassin, co-fondateur de Protect Democracy, un groupe non partisan de défense de l’État de droit. « Mais il est extrêmement important que le pays comprenne que cela ne s’est pas produit accidentellement. Le système n’a pas fonctionné comme par magie. La démocratie n’est pas auto-exécutoire ».

C’est pourquoi les participants veulent que l’histoire secrète de l’élection de 2020 soit racontée, même si cela ressemble à un rêve de fièvre paranoïaque – une cabale bien financée de personnes puissantes, dans tous les secteurs et toutes les idéologies, travaillant ensemble en coulisses pour influencer les perceptions, changer les règles et les lois, orienter la couverture médiatique et contrôler le flux d’informations. Ils ne truquaient pas l’élection, ils la fortifiaient. Et ils estiment que le public doit comprendre la fragilité du système pour assurer la pérennité de la démocratie en Amérique.

L’architecte

À l’automne 2019, Mike Podhorzer a acquis la conviction que les élections allaient être désastreuses et a décidé de les protéger.

Ce n’était pas son domaine habituel. Depuis près d’un quart de siècle, Podhorzer, conseiller principal du président de l’AFL-CIO, la plus grande fédération syndicale du pays, a rassemblé les dernières tactiques et données pour aider ses candidats favoris à remporter les élections. Sans prétention et professoral, il n’est pas le genre de « stratège politique » en cheveux qui apparaît aux informations du câble. Parmi les initiés du Parti démocrate, il est connu comme le magicien à l’origine de certaines des plus grandes avancées de la technologie politique de ces dernières décennies. Un groupe de stratèges libéraux qu’il a rassemblé au début des années 2000 a conduit à la création de l’Institut des analystes, une entreprise secrète qui applique des méthodes scientifiques aux campagnes politiques. Il a également participé à la fondation de Catalist, la société phare de données progressistes.

Selon M. Podhorzer, les discussions interminables à Washington sur la « stratégie politique » n’ont pas grand-chose à voir avec la façon dont le changement est réellement opéré. « Mon point de vue de base sur la politique est que tout est assez évident si vous ne réfléchissez pas trop ou si vous n’avalez pas tout le cadre existant », a-t-il écrit un jour. « Après cela, il suffit d’identifier sans relâche vos hypothèses et de les remettre en question ». Podhorzer applique cette approche à tout : lorsqu’il a entraîné l’équipe de petite ligue de son fils, aujourd’hui adulte, dans la banlieue de Washington, il a appris aux garçons à ne pas se balancer sur la plupart des terrains – une tactique qui a rendu furieux leurs parents et ceux de leurs adversaires, mais qui a permis à l’équipe de remporter une série de championnats.

L’élection de Trump en 2016 – en partie grâce à sa force inhabituelle parmi les cols bleus blancs qui dominaient autrefois l’AFL-CIO – a incité Podhorzer à remettre en question ses hypothèses sur le comportement des électeurs. Il a commencé à faire circuler des notes de service hebdomadaires sur les chiffres à un petit cercle d’alliés et à organiser des séances de stratégie à Washington. Ce n’est qu’après des mois de recherche qu’il a présenté ses préoccupations dans son bulletin d’information en octobre 2019. Les outils habituels de données, d’analyse et de sondage ne seraient pas suffisants dans une situation où le Président lui-même essayait de perturber l’élection, écrivait-il. « La plupart de notre planification nous amène le jour du scrutin », a-t-il noté. « Mais nous ne sommes pas préparés aux deux résultats les plus probables » – perdre et refuser de concéder, et gagner le Collège électoral (malgré la perte du vote populaire) en corrompant le processus de vote dans les États clés. Nous avons désespérément besoin d’une « équipe rouge » systématique pour cette élection afin de pouvoir anticiper et planifier le pire qui, nous le savons, nous attend.

Il s’est avéré que Podhorzer n’était pas le seul à penser en ces termes. Il a commencé à entendre d’autres personnes désireuses d’unir leurs forces. La Fight Back Table, une coalition d’organisations de « résistance », avait commencé à élaborer des scénarios en fonction de la possibilité d’une élection contestée, rassemblant des militants libéraux aux niveaux local et national dans ce qu’ils ont appelé la Coalition pour la défense de la démocratie. Les organisations de défense du droit de vote et des droits civils ont tiré la sonnette d’alarme. Un groupe d’anciens élus se penchait sur les pouvoirs d’urgence qu’ils craignaient que Trump ne puisse exploiter. Protect Democracy mettait sur pied un groupe de travail bipartite sur la crise électorale. « Il s’est avéré qu’une fois que vous l’avez dit tout haut, les gens étaient d’accord », dit Podhorzer, « et cela a commencé à prendre de l’ampleur ».

Il a passé des mois à réfléchir à des scénarios et à discuter avec des experts. Il n’a pas été difficile de trouver des libéraux qui considéraient Trump comme un dangereux dictateur, mais Podhorzer a pris soin d’éviter l’hystérie. Ce qu’il voulait savoir, ce n’était pas comment la démocratie américaine était en train de mourir, mais comment elle pourrait être maintenue en vie. La principale différence entre les États-Unis et les pays qui ont perdu leur emprise sur la démocratie, a-t-il conclu, est que le système électoral décentralisé des États-Unis ne peut pas être truqué d’un seul coup. C’était l’occasion de le consolider.

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Censure du net : la grande hypocrisie

censure réseaux sociaux

Nous reproduisons une tribune d’Anne-Sophie Chazaud parue dans L’Antipresse du 17 janvier 2021.

Les citoyens premières victimes

Les réactions saines de condamnation face à la censure totalement décomplexée qui s’abat sur les usagers dissidents des grandes plateformes du numérique, ne doivent pas masquer l’immense hypocrisie de la scène à laquelle nous assistons et dont nous sommes, en tant que citoyens libres, d’ores et déjà les victimes.

Entendre Bruno Le Maire ou Cédric O prendre des airs de vierges effarouchées pour fustiger le pouvoir trop grand des géants du Net pourrait donner envie de rire si ce n’était si grave.

Loi Avia bis

Rappelons donc une nouvelle fois ce fait essentiel : ce qui est en train de se passer n’est rien d’autre que l’application de ce que tous les parlementaires, nombreux, qui ont voté la loi Avia, rêvaient de mettre en place.

Le projet était et demeure bel et bien de transmettre les clés de la censure, par pure hypocrisie et pour ne pas trop se salir les mains, à ces géants d’internet avec lesquels les gouvernements néolibéraux, mondialistes, antipopulistes et procommunautaristes partagent toutes les caractéristiques idéologiques.

C’est cette porosité idéologique qui permet l’entente entre ces gouvernances de riches geeks hipsters californiens et ces gouvernements profondément liberticides qui n’ont qu’une obsession : museler l’expression libre et souveraine des peuples.

Depuis quelques jours, de nombreux médias mainstream fustigent pareillement, en ahanant tous le même discours convenu, le «pouvoir des géants du net», sans jamais avoir le courage de remettre en cause la dimension véritablement politique et permise par le pouvoir politique, de cette censure.

Les médias prisonniers des GAFA

Normal : tout d’abord, la plupart de ces médias touchent de grasses subventions et n’ont guère intérêt à se montrer trop critiques à l’égard dudit pouvoir politique. D’autre part, la plupart d’entre eux touchent de l’argent directement de la part des Gafa dans leur pseudo chasse aux pseudo fake news : les checknews, decodex et compagnie sont en cheville financièrement avec ces Gafa et ces systèmes malsains ont été encouragés et promus par des programmes de l’Union européenne lors des élections européennes de 2019 (autant s’immiscer directement dans les processus électoraux, c’est plus clair) à grands renforts d’argent versé pour cela par ces grandes entreprises et autres intervenants transatlantiques y compris par la fondation Soros dont la rôle nocif, propagandiste, de déconstruction des souverainetés populaires n’est plus à démontrer.

Il règne donc dans le traitement public de cette affaire de maccarthysme néoprogressiste une immense hypocrisie : il s’agit d’une censure politique, souhaitée et rendue possible par le pouvoir politique. Les Gafa n’ont que le pouvoir qu’on leur accorde. Et la veulerie du monde médiatique pour dénoncer la véritable nature de cette censure est immense.

Un exemple concret

J’ai, par exemple, été longuement interviewée, à sa demande, par un grand magazine national que je ne nommerais pas, il y a quelques jours, sur ce sujet. Ne voyant rien venir au bout d’un certain temps, je suis allée aux nouvelles afin de savoir où était publié cet interview. Il me fut répondu, dans une gêne manifeste, que l’entretien s’était avéré «trop politique», et qu’on aurait plutôt dû aborder les choses de manière «technique» (c’était le moment de ne pas rire…).

Heidegger et Bernard Stiegler ont dû se retourner dans leurs tombes : comme si la question était technique. Comme si les techniques mises en place pour exercer la censure n’étaient pas d’abord et avant tout décidées par des humains poursuivant des buts politiques et idéologiques ! Et surtout, surtout, ne pas dénoncer la grande hypocrisie politique française sur le sujet non plus que la complicité active des principaux médias mainstream dans toute cette affaire.

Dernier point : plus les heures passent et plus je constate d’une part la fermeture de comptes à tire-larigot, mais aussi la fuite volontaire d’usagers dégoûtés par ces pratiques.

Une censure de trop ?

Il se pourrait bien que cette censure massive soit l’erreur de trop, celle qui va en réalité marquer la fin du règne de ces Gafa. De plateformes libres, ils sont devenus de simples éditeurs propagandistes comme les autres, et cela n’intéressera plus les citoyens qui iront désormais chercher leur liberté progressivement ailleurs.

Enfin, je le redis, l’enjeu pour nous en France est le contrôle de la libre expression dans le cadre de l’élection présidentielle de 2022. Cette censure en cours représente peut-être une chance : celle pour les citoyens français de se préparer à transférer leurs agoras de débat public ailleurs, là où ils se seraient sinon fait piéger.

Il se pourrait bien, pour finir, que la vraie dissidence trouve désormais à s’exprimer en revenant à la bonne vieille imprimerie et aux réunions de citoyens dans la vraie vie (pour peu qu’on parvienne à reconquérir cette liberté qui a elle aussi été confisquée sous prétexte sanitaire), laquelle échappe à toutes les manipulations technologiques.

En attendant, se servir de la force adverse pour avancer, ce sera la moindre de nos ironies.

Texte repris du site Antipresse

Rapport Stora : fausse impartialité historique, vraie promotion de la haine de soi

Rapport Stora Algérie

À un an de la commémoration des accords d’Evian (1962), par lesquels la République française reconnaissait l’indépendance du nouvel État algérien, Emmanuel Macron a demandé à l’historien Benjamin Stora de plancher sur un panel d’actions possibles. L’une des propositions est l’institution d’une commission « Mémoire et vérité ». Cette idée est un grand classique des règlements de compte historique. Les commissions « Mémoire et vérité » sont l’apanage de la gauche, qui l’utilise comme vengeance politique sur les gouvernements de droite, dictatoriaux ou non, qui l’ont précédée. Ce nom est particulièrement associé au Chili, dirigé par le général Augusto Pinochet de 1973 à 1988. Sous un faux air d’impartialité historique, les commissions « Mémoire et vérité » servent ensuite de source unique pour tous les travaux sur le sujet, jusqu’aux reportages journalistiques et autres émissions télévisées. C’est donc un enjeu important, sur lequel nous n’avons aucune influence, bien sûr, puisque la « recherche » se tiendra dans les salons feutrés de la doxa officielle où se réuniront savants choisis uniquement pour leur tiédeur, dans un sens comme dans un autre. Le consensualisme du discours final est l’objectif prédéterminé de ces commissions, avec toujours un penchant marqué en faveur de l’Autre. En effet, selon le marxisme culturel, celui qui se révolte a toujours raison… sauf lorsqu’il est blanc et soutient Donald Trump. Benjamin Stora, cible à la fois des anticolonialistes les plus farouches et des cercles Pieds-Noirs, n’apportera donc rien de nouveau à l’état des connaissances, par Clément Martin (Les Identitaires)

Certainement conscient de cette réalité, sa proposition tarte à la crème de « Commission Mémoire et vérité » n’a qu’une utilité marketing. Elle doit de paravent politique à Emmanuel Macron, qui veut se donner une stature de chef d’Etat sage et clairvoyant, au-dessus des partis et des colères communautaires, à l’heure de la cancel culture. Il a d’ailleurs indiqué que la France ne formulera aucune excuse. Comment interpréter, alors, cette autre proposition : la panthéonisation de Gisèle Halimi ? Celle-ci, militante féministe et avocate, se spécialisa dans la défense des militants du FLN, terroristes qui n’avaient rien à envier à l’État islamique. Têtes décapitées et organes génitaux fourrés dans la bouche, femmes enceintes éventrées, enlèvements et réduction d’Européens à l’état d’esclaves, et tout cela sur des civils : voici quelques méfaits commis par les séparatistes arabes que défendait Gisèle Halimi. Dans la mesure où le Panthéon a été spécialement conçu pour honorer des « grandes » figures de l’histoire de France (Napoléon Bonaparte, Victor Hugo, Jean Moulin…), y introduire Gisèle Halimi, passionaria de l’indépendance algérienne, signifie évidemment que l’État français approuve son combat et le donne en exemple. Benjamin Stora propose à la France d’honorer une femme qui a contribué à saper l’action de l’armée française en temps de guerre et à faire reculer la puissance de notre pays sur la scène internationale.

Quoi qu’on pense sur l’ancien empire colonial français, force est de constater que la France n’a fait que reculer depuis la décolonisation. Emmanuel Macron ne s’excusera finalement pas mais cela revient strictement au même. Avec son engagement pour l’Algérie française en tant que soldat puis en tant qu’activiste, Dominique Venner disait avoir voulu « défendre la frontière sud de l’Europe ». Peu importe de savoir si la colonisation était « identitaire » ou non, ce qui n’a aucun sens lorsqu’on s’efforce de juger le passé sans les œillères du présent ou les préjugés idéologiques.

Pour nous autres identitaires, se respecter en tant que peuple, c’est d’abord s’incliner devant l’élan de vitalité qui caractérisait les Français, lorsqu’ils soumettaient la terre d’où s’élancèrent tant de Barbaresques qui razziaient nos côtes au nom de l’islam. Se respecter en tant que peuple, c’est refuser par principe de déterrer les cadavres d’une guerre que nous avons gagnée militairement. Se respecter en tant que peuple, c’est tenir bon devant toutes les atteintes à notre histoire, moyens indirects d’attaquer notre identité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

“La nouvelle violence dans nos démocraties” : Macron compare l’invasion du Capitole américain au mouvement des “gilets jaunes”

Lors d’un entretien avec un think tank américain, le président de la République a osé une analogie entre les deux événements, déplorant un “nouveau mode de vie” basé sur la violence.

Réputé, depuis le début de son quinquennat, pour ses petites phrases qui ont le don d’enflammer le débat, Emmanuel Macron a récidivé. Lors d’un entretien avec le think tank américain Atlantic Council, auquel il s’est longuement confié en anglais, le président de la République a en effet dressé une analogie qui risque de faire parler, rapporte notamment BFMTV, le 4 février. Alors qu’il évoquait la violence dans notre société, accentuée par les réseaux sociaux, le chef de l’Etat a tout simplement comparé le mouvement des « gilets jaunes »… à l’invasion du Capitole le 6 janvier dernier, à Washington D.C.

« Un grand changement anthropologique »

« 2018 en France, 2021 aux Etats-Unis : voilà en effet la nouvelle violence dans nos démocraties, largement liée à ces réseaux sociaux », a-t-il regretté au terme d’un long raisonnement. « C’est un nouveau mode de vie », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron semble ici avoir oublié que les « gilets jaunes » étaient avant tout un mouvement social, protestant contre la précarité et les conditions de vie d’une partie des Français, là où l’invasion du Capitole n’était qu’un mouvement de révolte plus ou moins spontané d’une partie du peuple américain. « Je pense d’abord que la violence, la haine, la xénophobie sont de retour dans nos sociétés », avait expliqué le président en amont de cette déclaration. « Et je pense que c’est tout nouveau. C’est poussé et légitimé par certains groupes politiques et pour moi, il s’agit d’un grand changement anthropologique », a-t-il poursuivi.

Ce climat de violence, Emmanuel Macron le voit d’ailleurs comme un défi. « Pour les gens normaux, c’est inacceptable et ils attendent de nous que nous fassions cesser de telles violences », a-t-il martelé, faisant un usage au mieux maladroit du terme « normal » dans ce raisonnement. « Mais cela devient difficile quand cette violence est perçue par beaucoup de gens comme étant légitime. Et c’est exactement ce que nous vivons », a conclu le chef d’Etat sur le sujet.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Des internautes américains mettent à genoux un fonds d’investissement

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L’affaire ne manque pas d’un certain panache. Ou d’une insolence de cancre, de ce genre de cancre brillant qui est relégué à côté du radiateur non point par manque d’intelligence, mais par manque d’intérêt pour l’aridité des déclinaisons latines. Après des siècles passés à séduire leurs voisines avec des sonnets pastichant Rimbaud pour les plus romantiques, ou en construisant des avions en papier pour les plus ingénieux, ce spécimen attachant qu’est le cancre brillant a trouvé une échappatoire particulièrement subversive, car puissant et opaque : le codage.

C’est ainsi que les meilleurs codeurs, ces Mozart de l’informatique, se retrouvent dans des « salons » virtuels, appelés « forums », pour discuter. Pas grand-chose à voir avec l’agora de Thèbes ou le forum romain au pied du Capitole : il s’agit de lieux virtuels où les échanges se font par messages, partage d’images ou de vidéos. A ce petit jeu, le forum américain et anglophone Reddit est la plate-forme la plus connue. Ce forum où l’on discute de tout, et surtout de n’importe quoi, est divisé en sous-sections, en fonction des thèmes. On y trouve des salons pour discuter de sport, de mode, de politique, de société, comme dans un bon vieux PMU où l’on commente entre amis une étape alpine du tour de France. Bien caché, se trouve même un salon pour parler boursicotage. Et c’est là que tout s’est joué.

Quelques amateurs, connectés sur des applications permettant d’acheter des actions en direct, se partageaient leurs tuyaux pour se faire un peu d’argent. Rien de très politique ni même de véritablement financier d’ailleurs, simplement une petite occupation du dimanche soir. Vous regardez un bon vieux Melville ? Eux passent une petite heure les yeux rivés sur des courbes de la Bourse pour surveiller leur portefeuille. C’est ainsi que l’un d’entre eux s’est aperçu qu’un fonds d’investissement, connu pour sa grande malveillance, s’attaquait à GameStop. GameStop est une enseigne américaine qui vend des jeux vidéo et des objets de collection depuis des petites boutiques qui ont pignon sur rue. Cette enseigne est certes en déclin, mangée par la dématérialisation, mais n’est cependant pas totalement dénuée d’atouts pour son avenir. Parmi eux, un fort capital affectif chez ses clients, et un patrimoine immobilier costaud. L’aventure est donc loin d’être terminée. Sauf si un rapace de la finance tombe dessus à bras raccourcis pour le plumer, laissant l’entreprise exsangue et quasi morte. Le but du fonds Melvin Capital était le suivant : parier sur la baisse, vendre toutes ses actions GameStop pour faire croire que le titre s’effondre, le faire s’effondrer par effet mimétique (les autres épargnants vendant aussi dans la panique pour limiter leur perte), et programmer des offres d’achat pour racheter ces actions pour une bouchée de pain juste après.

Keith Gill est boursicoteur et traîne sur Reddit. Il appelle à la rescousse ses camarades : cette entreprise qu’ils aiment tant va se faire exploser. Alors ils font ce que le marché ne pouvait absolument pas prévoir : acheter en masse des actions GameStop à cadence soutenue. Très soutenue. Juste au moment où Melvin Capital vend. Résultat, la valeur de l’action a été multipliée par 54. Et, Melvin Capital devant honorer ses engagements, le fonds a dû acheter 54 fois plus cher des actions qui lui appartenaient quelques instants plus tôt. Un délire. Le fonds perd la moitié de ses capitaux dans l’action, et doit être renfloué à hauteur de 2,75 milliards de dollars. Une raclée, infligée par des boursicoteurs bien coordonnés. C’est l’application qu’ils utilisaient pour acheter les actions, nommée Robinhood en référence au héros de Walter Scott, qui a stoppé le match en interrompant la possibilité de faire des transactions avec ce titre. Pourquoi ? Ce courtier désirait faire son entrée en Bourse, et les acteurs traditionnels lui ont assuré que s’il ne stoppait pas cette révolution sur-le-champ, il ne rentrerait jamais dans leur cénacle. Dont acte. La gauche sociale américaine et la droite trumpiste ont protesté énergiquement, au nom de la démocratie. D’ailleurs, le président de l’entreprise devra s’expliquer devant le Sénat.

Parmi les choses reprochées à cette application et à ce forum par les grands médias, la présence massive de militants pro-Trump. Sympathique, donc. Bien coordonnés, ils ont donné un sévère avertissement à la Bourse : bien coordonnés, ils peuvent mettre à genoux n’importe qui, comme une ruche fait reculer un frelon.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 4 février 2021

Le scandaleux rapport Stora, jugé (bien sûr) « insuffisant » par les Algériens

Algérie rapport Stora

Mercredi après-midi, Benjamin Stora, historien bien connu pour son engagement politique très à gauche et son anticolonialisme viscéral, mais néanmoins choisi en juillet dernier par Emmanuel Macron pour diriger la fameuse « mission sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », a enfin rendu son rapport au président de la République.

Un rapport évidemment sans surprise qui, au terme de ses quelque 160 pages provocatrices, suggère bien entendu l’adoption de pas moins d’une trentaine de mesures allant toujours plus loin dans la repentance. Cependant, aussi scandaleuses que soient ses propositions, le rapport Stora n’en a pas point moins été froidement accueilli de l’autre côté de la Méditerranée. Et pour cause : ce qu’exigent le pouvoir et les élites algériens depuis des années, c’est d’abord et avant tout que la France demande officiellement pardon à ce pays qu’elle a créé de toutes pièces de lui avoir apporté la civilisation !

Des propositions inacceptables, et pourtant…

Aussi, les suggestions du rapport Stora n’avaient-elles guère de chance de donner satisfaction aux héritiers des égorgeurs FLN au pouvoir à Alger. Elles vont pourtant très loin dans la repentance : « refonte » des programmes scolaires, « panthéonisation » de la « porteuse de valises » Gisèle Halimi, construction d’une stèle en hommage à l’ennemi islamiste de notre pays Abdelkader au château d’Amboise, transformation des anciens camps d’internement des terroristes du FLN situés sur le territoire français en « lieux de mémoire », modification de noms de rues au profit de « Français particulièrement méritants issus de territoires antérieurement placés sous la souveraineté de la France », ouverture de nos archives (même les plus confidentielles) aux historiens algériens… Bref, des propositions franchement inacceptables, et pourtant : après avoir pris connaissance de ces dernières, Macron a quand même promis d’accéder à « bon nombre » de préconisations de Stora et de procéder à plusieurs actes « symboliques » dans les prochaines semaines…

« Pas question de présenter des excuses » ?

Il est vrai que, de la part d’un président de la République qui a déclaré encore récemment ne « regretter aucunement » d’avoir qualifié la colonisation française de « crime contre l’humanité » en 2017, cette véritable trahison n’a rien de vraiment surprenant non plus. Reste que, dans sa pitoyable politique de soumission aux autorités algériennes, Macron a oublié le plus important : selon l’un de ses conseillers, le chef de l’Etat, craignant peut-être de déclencher une nouvelle polémique amplement justifiée dans notre pays, aurait déclaré qu’« il n’est pas question de présenter des excuses ». Une information qui lui a bien sûr immédiatement valu une pluie de vives critiques de la part des élites et des médias algériens. Quant au pouvoir en place à Alger, si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, il n’avait pas encore officiellement réagi, on rappellera qu’en juillet 2020, le président Tebboune, interviewé par France 24, avait clairement expliqué que, si l’Algérie « a déjà reçu des demi-excuses », il faut « faire un autre pas »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 janvier 2021

Ne pas capituler devant l’islamisme, par Jean-Gilles Malliarakis

islamisme

Pendant toute l’année 2020, la fermeté de la politique française face à l’islamo-terrorisme a pu paraître satisfaisante. Même le projet, absurde au regard des Mahométans eux-mêmes, d’un conseil des imams, et de leur formation par l’État – qui se veut « laïc !» –, pouvait être jugé comme partant d’un bon sentiment. La défausse de la Grande Mosquée de Paris aura sans doute délégitimé à nouveau le vieux serpent de mer. L’alignement de la prédication coranique sinon avec les valeurs de la république, ce qui strictement ne veut rien dire, du moins avec les traditions françaises, ce projet maintes fois remanié par tous les ministres de l’Intérieur depuis plus de 20 ans retourne au néant de son utopie.

C”est surtout à l’extérieur, par la présence militaire en Afrique, par le déploiement des Rafales, par l’alliance avec l’Égypte et par la dénonciation du jeu trouble de la Turquie que l’on avait pu apprécier une sorte de volonté de résister à l’islamo-terrorisme. Ceci se traduisait alors aussi par dans l’action discrète mais inlassable et efficace des agents de nos services que par les propos du ministre de la Défense.

Oui dans ces conditions on pouvait espérer que la France renoue avec son rôle historique, avec sa mission, celle du “peuple inventeur de la Croisade” (Péguy). Et votre chroniqueur doit-il l’avouer ? Il se plaisait à rêver d’un tel redressement.

Le point faible cependant ne résidait, et ne se situe, ni dans les doctrines, ni dans les actions extérieures.

Il provenait comme toujours du mal rongeur qui détruit la solidité intérieure de ce pays.

Tant que l’on n’aura pas fait taire à l’intérieur les discours, les propagandes, les délires de la culpabilisation “décoloniale”, ils viendront nous trahir. Ils prendront le relais de l’ennemi.

Ce n’est donc pas sans inquiétude que nous les avons vus réapparaître au grand jour en ce début d’année.

Le 8 décembre encore avait eu lieu un entretien téléphonique entre les deux ministres des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et Mevlut Cavusoglu, « à la demande de ce dernier », précisait le Quai d’Orsay. À la suite de quoi la diplomatie française avait publié un communiqué glacial, rappelant les « exigences françaises et européennes de clarifications. »

Or, le 10 janvier M. Macron s’adresse en des termes surprenants à son homologue turc : « Değerli Tayyip, parlons-nous ! À votre disposition pour une visioconférence », écrit-il de sa main le président français, usant du mot turc Değerliqui signifie « cher ».

Deux jours plus tôt, le 8 janvier, le quotidien pro-business L’Opinion, souvent mieux inspiré, avait confié à son spécialiste des questions militaires, Jean-Dominique Merchet, le soin de dresser, en sombre, le bilan de l’intervention française au Mali, successivement depuis 2013, Serval, qui fut un succès, et maintenant Barkhane. Sa conclusion : il faut plier bagages.

En réalité, si la résistance à l’islamo-terrorisme ne se résume pas à la présence militaire, tout retrait est interprété par l’adversaire lui-même comme une capitulation.

Il faut donc se féliciter qu’au contraire, appliquant l’adage romain “si tu veux la paix, prépare la guerre“, certains pays montent en gamme quant aux moyens de leur défense nationale et de notre défense commune de l’Europe.

Et il faut enfin saluer l’intervention très ferme de l’Archevêque d’Athènes : en cette année du Bicentenaire de la guerre d’Indépendance de 1821 contre l’oppresseur ottoman, il rappelle qu’il faut regarder l’islamisme non comme une religion mais comme une doctrine de conquête. On aimerait entendre un discours analogue dans la patrie de saint Louis.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

PARLER : le libre réseau social tué par les GAFA

réseau PARLER

PARLER est un réseau social clone de Twitter. Fondé en 2018 ce nouveau site propose quasiment les mêmes fonctionnalités que Twitter à ceci près que la censure y est très limitée. Les seuls contenus explicitement proscrits sont ceux à caractère pornographique. John Matze est l’entrepreneur américain à la tête de ce projet. Il a été financé et propulsé en grande partie grâce au soutien de la famille milliardaire Mercer, connue pour son soutien envers le camp républicain avant d’être sabordé par Amazon son hébergeur avec l’aide de Google et de Facebook.

Un réseau indépendant

L’objectif de John Matze était de créer un réseau social indépendant de la politique de censure des GAFA afin que la liberté d’expression soit préservée. Il est vrai qu’aux États-Unis la liberté d’expression est (était ?) bien plus large qu’en France même si la censure sur internet est à peu près la même et c’est bien cette censure que l’entrepreneur voulait combattre.

Dans un monde gouverné par la bien-pensance, le simple fait de se méfier des GAFA est pratiquement vu comme du complotisme. Dans ce contexte, leur mener une guerre ouverte en étant officiellement soutenu par des milliardaires pro Trump c’est le sommet de la subversion. Le réseau sera combattu dès son origine par les libéraux (au sens américain, de gauche) tandis que ses soutiens proviendront essentiellement des gens de droite. C’est ainsi que les étiquettes « extrême droite », « complotistes » ou encore « suprémacistes » vont lui coller aux basques, vouant ce site aux gémonies par le camp du Bien.

Un réseau conforté par les censures des autres

Le réseau social a très lentement grandi pendant environ 18 mois en voyant sa croissance (aux Etats-Unis essentiellement) faire de nouveaux bonds chaque fois qu’une nouvelle personnalité de droite s’y inscrivait et chaque fois que Twitter ou Facebook provoquait un nouveau scandale par une censure.

PARLER a ainsi grimpé progressivement jusqu’à 2,8 millions d’utilisateurs en juillet 2020 ; ce qui reste très faible en comparaison de géants comme Twitter ou Facebook, mais l’actualité de la présidentielle américaine devait lui donner un sacré coup de fouet. Les scandales d’accusations de tricheries et de fraudes en tout genre ont fait exploser la censure des GAFA à l’encontre de Trump et de ses soutiens. C’est ainsi qu’un très grand nombre d’utilisateurs ont commencé à migrer sur PARLER afin de pouvoir échanger librement et sans peur de la toute puissante et oppressante bien-pensance. Le réseau a alors connu une croissance incroyable passant à 4 millions d’utilisateurs en septembre 2020 puis 10 millions en novembre et enfin près de 15 millions en janvier 2021.

Les GAFA contre attaquent

Tout ceci a fortement déplu aux GAFA qui, non content de supprimer définitivement les comptes Twitter, YouTube et Facebook de Donald Trump (à la suite de la manifestation qui a tourné à la prise du Capitole le 6 janvier 2021) ont décidé d’empêcher PARLER de prendre le relais. Ils ont pour cela accusé le réseau d’être complice et d’avoir permis aux extrémistes de s’organiser pour participer à la prise du capitole. C’est ainsi que Google et Apple ont simplement retiré l’application de leurs magasins respectifs tandis qu’Amazon (qui est l’hébergeur des données de PARLER) a coupé l’accès au site pour tous ses utilisateurs depuis lundi 11 janvier sous prétexte de « prolifération de menaces de violences et d’activités illégales ».

Samedi 9 janvier l’application PARLER était encore la plus téléchargée sur l’AppStore. John Matze ne s’est pas laissé faire et a immédiatement déclaré qu’il était « possible que le réseau social ne soit pas accessible sur Internet durant une semaine au plus ». « Nous allons tout faire pour trouver un nouveau fournisseur rapidement » ; il ajoute : « Amazon, Google et Apple ont fait cela dans un effort coordonné en sachant que nos options seraient limitées et que cela nous infligerait le plus de dommages possibles au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech ».

Piratage des « Social Justice Warriors »

Pour PARLER ce n’est pas la fin du cauchemar puisque parallèlement à ce blackout imposé par les GAFA, des pirates informatiques ont réussi à voler plus de 70 To de données sur les utilisateurs du réseau social, y compris des données privées, même parfois de géolocalisation ainsi que des contenus qui étaient pourtant supposés avoir été supprimés. Toutes ces données ont ensuite été publiées par ces pirates de gauche (style Social Justice Warrior) qui, en toute transparence, déclarent agir ainsi dans le but de dénoncer les extrémistes qui avaient organisé la prise du Capitole le 6 janvier et afin qu’ils paient pour leurs actes. Un comportement qui rappelle celui des antifas en France.

John Matze a porté plainte contre Amazon, comparant la censure de ce dernier à un médecin qui « débranche un malade sous assistance respiratoire », mais il est difficile de savoir si PARLER survivra à ses déboires. In fine la leçon est claire : les GAFA se considèrent comme propriétaires de l’information, ils sont devenus des plateformes de surveillance et veulent désormais filtrer toute information contraire aux intérêts matériels et moraux du monde libéral libertaire. Il devient impératif que d’autres réseaux hors GAFA se développent : Signal, Telegram, VK (russe), Gab, Olvid (français et tout nouveau), Heypster… et d’autres. Les plus agiles et respectueux de la liberté survivront. À suivre.

Texte repris du site OJIM

340 millions de chrétiens persécutés dans le monde en 2020

19/01/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’ONG protestante « Portes ouvertes » vient de publier son rapport annuel sur la liberté religieuse dans le monde. Selon ce rapport, plus de 340 millions de chrétiens ont été « fortement persécutés » à travers le monde sur la période allant d’octobre 2019 à septembre 2020. Ce chiffre est en augmentation de 30% par rapport à 2019, qui comptait déjà 260 millions de victimes chrétiennes, pour partie dues à la pandémie. Ici désignés comme bouc-émissaires responsables de l’épidémie, les chrétiens furent, ailleurs, discriminés pour l’accès aux aides alimentaires ou même aux soins, les exposant délibérément à la maladie.

Selon l’ONG, toutes les églises – catholiques, orthodoxes, protestants, baptistes, évangéliques, pentecôtistes – furent victimes de discriminations allant « de l’oppression quotidienne discrète aux violences les plus extrêmes ».

Pour Patrick Victor, directeur de Portes Ouvertes France, ces persécutions concernent « un chrétien sur six en Afrique, et deux sur cinq en Asie ». Il souligne que plus de 90% des chrétiens tués le furent en Afrique subsaharienne, le Nigeria arrivant largement en tête avec 3.530 morts sur un total de 4.761, un nombre en augmentation de 60% par rapport à 2019.

Portes Ouvertes note en revanche une division par deux du nombre d’églises fermées, attaquées, endommagées ou incendiées entre 2019 et 2020. Dans ce domaine, c’est la Chine qui arrive en première position, loin devant le Nigeria.

Notons que l’étude de Portes Ouvertes se cantonne à 50 pays alors que, selon elle, « 74 pays ont présenté des niveaux de persécution extrêmes ».