Québec – la culture québécoise compromise par l’immigration ?

19/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Canada est connu pour être un pays très ouvert, puisqu’il accueille des milliers d’immigrés clandestins chaque année. Cependant, le gouvernement de François Legault, Premier ministre du Québec, souhaite réduire leur nombre de 20%, car ceux-ci ne s’intégreraient pas assez à la culture du pays. Selon le Code Québec, ouvrage qui dresse un portrait sociologique des grandes caractéristiques qui définissent le peuple québécois, 71% des comportements des Québécois sont similaires à ceux de tout autre Canadien, mais ce sont les 29% restants qui font que la société québécoise est unique.

En matière d’immigration, les gouvernements du Québec et du Canada se partagent les responsabilités.

Le Québec doit, par exemple, assurer les services relatifs à l’accueil et l’intégration linguistique et socio-économique des immigrants, ceux-ci représentant 13% de la population totale du Québec. C’est une population plutôt jeune et mixte, avec plus de 70% des personnes âgées de moins de 35 ans. Trois pays d’origine se démarquent pour ces nouveaux habitants : 10,4% des immigrés proviennent de la Syrie, 8,7% de la France et 8,6% de la Chine. Le fait que beaucoup d’immigrés ne soient pas francisés contribue à la dégradation de leur réputation auprès des populations natives. Sur la période de 2005 à 2014, le Québec compte un peu plus de 367.000 immigrés. Parmi eux, 63% connaissent le français dont 28% le parlent couramment. Ainsi, Montréal est devenue une métropole multiculturelle car plus de 80% des immigrants s’installent dans la région.

Chute annoncée du « califat » de l’EI en Syrie : un simple épisode d’une guerre sans fin, par Franck Deletraz

Si la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et la plupart de ses alliés occidentaux se félicitent depuis plusieurs jours déjà de la « fin imminente » du « califat » de l’EI en Syrie, nous commettrions une grave erreur d’appréciation en pensant que ce conflit est non seulement terminé mais surtout gagné. De par sa nature et celle de notre ennemi, la faculté qu’a ce dernier à « disparaître » pour frapper à nouveau là où l’on ne l’attend pas, ses innombrables relais et bases arrière dans le monde entier, et notamment en Europe, tout porte à croire, au contraire, que la guerre de l’Occident contre la barbarie islamiste, à l’instar de celle du Bien contre le Mal, n’en finira jamais vraiment.

« Victoire tactique » mais « défaite stratégique »

Alors que les combats continuaient de faire rage dans Baghouz, dernier réduit officiel de Daech en Syrie, un commandant des FDS indiquait encore samedi que « la victoire sera annoncée dans quelques jours ». Or, tous les services de renseignement savent parfaitement que les djihadistes de l’EI ont, depuis longtemps déjà, minutieusement organisé leur retour à la clandestinité. C’est d’ailleurs là l’une des très justes observations faites récemment par le colonel Legrier, commandant de la Task Force Wagram, dans une tribune publiée par la Revue de la Défense nationale, dans laquelle il parle d’une victoire « tactique » de la coalition, mais d’une « défaite stratégique ». En effet, explique-t-il, « l’ennemi » n’a « pas été autant [détruit] qu’on a bien voulu le faire croire », et il n’a pas été atteint dans « son moral et sa volonté de combattre » puisqu’il a « déployé jusqu’au bout une combativité inébranlable ». En outre, poursuit le colonel Legrier, la « défaite devenue inéluctable, il s’est exfiltré vers des zones refuges pour poursuivre la lutte en mode insurrectionnel, ne laissant sur place qu’une poignée de combattants étrangers ».

Comment importer une guerre chez soi

Des combattants notamment « français » qui, faits prisonniers, continuent de bénéficier de la générosité suicidaire de notre pays. Ainsi, rappelons-le, alors que ces assassins ont pris les armes contre nos soldats, notre gouvernement, craignant de les voir tomber aux mains des autorités irakiennes qui n’hésitent pas à fusiller, se démène aujourd’hui pour obtenir leur rapatriement en France où, nous promet le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, « ils seront tous judiciarisés, et incarcérés » dès leur arrivée. Au total, cela représenterait pas moins de 150 individus, dont 90 mineurs, pour la plupart tellement endoctrinés que certains experts les jugent « irrécupérables »… De quoi améliorer la situation en France où, comme l’a annoncé jeudi Nicole Belloubet, une trentaine de détenus, condamnés pour des liens avec le djihadisme et ayant séjourné dans la zone syro-irakienne, seront libérés en 2019. Evénement pourtant décrit par François Molins, ex-procureur de la République de Paris, comme constituant « un risque majeur » pour la sécurité de notre pays.

Bref, une situation tellement ubuesque que l’on en vient aujourd’hui à se demander si l’Etat est à ce point stupide qu’il ne voit pas qu’il creuse aujourd’hui notre tombe.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 février 2019

Sahel, bien identifier l’ennemi, par Bernard Lugan

Qui sont les GAT (groupes armés terroristes) sahéliens que combattent nos forces ?

– Des jihadistes animés par des motifs religieux ?
– Des trafiquants utilisant le jihadisme pour brouiller les pistes ?
– Des militants porteurs de revendications ethniques, sociales ou politiques revêtues du voile religieux ?
– Des combattants « multi-cartes » pouvant être les trois à la fois selon les circonstances et les opportunités ?

Pour nos Armées, la réponse à ces interrogations est évidemment essentielle. Etant bien entendu que les tendances lourdes, à savoir la démographie, l’opposition ethno-raciale nord-sud et la question de l’ethno-mathématique électorale ne pourront pas être réglées par leur intervention.

Placées à la confluence de l’islamisme, de la contrebande, des rivalités ethniques et des luttes pour le contrôle de territoires ou des ressources, nos forces percutent régulièrement les constantes et les dynamiques locales. Leur action s’inscrit donc dans une nébuleuse à l’intérieur de laquelle tout classement géométrique « à l’européenne » est une illusion, et plus encore, un danger.

Comment en serait-il autrement tant la réalité du terrain est faite d’alliances pragmatiques et ponctuelles, de loyautés mouvantes et d’allégeances conjoncturelles dont les véritables objectifs ne sont en réalité, et contrairement à ce qui est constamment affirmé, qu’accessoirement religieux ?

Face à ce brouillard, mettre par principe une étiquette « jihadiste » ou « GAT », sur tous ceux qui n’entrent pas dans les classifications définies à Paris est une facilité. Elle aboutit à désigner un « ennemi de confort », ce qui revient à éluder les questions complexes que nos états-majors n’ont que quelques mois pour appréhender avant leur projection.

Un exemple : considérer comme jihadiste l’actuelle alliance de circonstance nouée entre orpailleurs, trafiquants et irrédentistes toubou dans la région de Miski-Kouri Bougoudi dans le nord du Tchad pourrait avoir trois conséquences désastreuses :

1) Favoriser la coagulation de groupes aux intérêts contradictoires alors que la priorité est à leur division.

2) Permettre aux jihadistes d’entrer dans le jeu en proposant leur soutien au « comité d’autodéfense » actuellement ciblé par l’armée tchadienne, alors que tout devrait être fait pour assurer le confinement du conflit.

3) Provoquer la déstabilisation de l’irrédentiste Tibesti, région au contact du puzzle tribalo-politique de Libye et des zones Toubou du nord-est du Niger, alors que l’urgence est d’éviter l’embrasement régional.

L’approfondissement de la connaissance des dynamiques locales est donc une priorité pour nos Armées. Tant à Coëtquidan qu’à l’Ecole de Guerre et au niveau le plus élevé du commandement.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Rapatriement des djihadistes – Alexandre del Valle : « Nos démocraties sont structurellement incapables de mettre hors d’état de nuire des psychopathes »

Le rapatriement des 150 djihadistes de nationalité française depuis le Proche-Orient fait débat. Dans l’intérêt national, vaut-il mieux les laisser sur place ou les avoir sous contrôle en France ? Éléments de réflexion par Alexandre del Valle.

Si on ne rapatrie pas ces djihadistes, quel sera leur sort sur place ?

Si on les laisse sur place, il y a plusieurs possibilités. Ils peuvent rejoindre d’autres lieux de djihad, être exécutés, mais la plus grande probabilité est qu’ils soient relâchés à un moment ou à un autre. De la part des Kurdes ou des Syriens, il y a une volonté de punir l’Occident soit d’avoir été contre le régime syrien, soit d’avoir lâché les Kurdes.

Donc il y a de grandes chances – d’aucuns diraient malchance – que la plupart ne soit pas tués, se retrouvent dans la nature et fassent des petits. D’un autre côté, sur la masse de djihadistes qu’il y a dans ces pays, ça ne change pas grand-chose au niveau local et international. Mais ils peuvent aussi rejoindre des lieux où se préparent des attentats en Europe.

Comme ils sont européens, il est facile avec de faux papiers d’identité de passer parmi les flux de réfugiés clandestins, puis de passer inaperçus une fois sur le sol européen.

Dans ces conditions, la solution la plus sûre pourrait-elle être de les rapatrier et les mettre entre quatre murs ?

Regardons le cas des terroristes italiens d’extrême gauche. Alors qu’ils étaient condamnés à perpétuité en Italie, ils ont ouvert le champagne à Paris, une maison d’édition à Bordeaux, et travaillent comme plagistes au Brésil ou au Mexique. Le problème de nos démocraties c’est qu’un criminel, même lorsqu’il a tué une petite fille, reste rarement plus de quinze ou vingt ans en prison.

Le djihadiste moyen dont on parle a la vingtaine. À quarante ans, cinquante ans maximum, il peut être en grande forme s’il a fait du sport en prison. Il peut avoir encore vingt ans d’activité, au moins dix quand il sera relâché.

Dans nos démocraties, il n’existe plus de prison à vie. À part pour le patron de la Causa Nostra, Toto Rina, qui est resté à vie, il n’y a plus beaucoup de cas où les détenus restent à vie en prison. C’est pratiquement impossible.

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Retour des djihadistes : une compassion mortelle ?

Le retour des djihadistes en France est un sujet sensible qui déchaîne les passions. Nous partageons avec nos lecteurs l’avis de Pierre Boisguilbert. Si le texte qui suit est parfois dur, il traduit néanmoins une vision qu’il est nécessaire d’entendre et de comprendre.

Décidément, nos dirigeants sont prisonniers de leur idéologie et se révèlent incapables d’assumer notre sécurité. Ainsi, le même ministre qui tire sans états d’âmes sur les gilets jaunes tombe-t-il dans le compassionnel dès qu’on évoque le retour des islamistes qui avaient rejoint Daesh en Syrie : « Ce sont d’abord des Français avant d’être des djihadistes. » Répression étatique pour les uns, protection nationale pour les autres.

La fake news de Belloubet sur « les enfants »

Les bras armés d’un califat criminel ont choisi comme patrie celle de l’islamisme radical. Leur nationalité est devenue leur vision de la religion musulmane. Leur patrie, c’est la charia. Ils n’ont plus aucun droit à la nôtre. Ils doivent être punis là où ils ont sévi, en leur chère terre d’islam. Tout le reste n’est qu’arguties juridiques autour d’un état de droit obsolète. On met en avant les femmes et les enfants. Les femmes sont souvent les pires. Les enfants bien sûr n’y peuvent rien. On peut envisager avec les autorités sur place le cas par cas.

On verra bien si, comme le prétend après coup le garde des Sceaux Nicole Belloubet, les « revenants » concernés « sont principalement des enfants ». « Nous pensons qu’à peu près à 75 %, ce serait des enfants de moins de sept ans », a-t-elle affirmé, tout en se disant incapable de préciser à ce stade le nombre total de ressortissants français concernés. Les enfants, c’est facile pour émouvoir et justifier un virage radical, au détriment du principe de précaution pour une fois totalement justifié.

Le ministre de la Justice a confirmé au passage un changement de doctrine de Paris, qui estimait jusqu’à récemment que les djihadistes français devaient être jugés par les autorités locales.

« Au moment où je vous parle, rien n’est certain, évidemment. Mais ce n’est plus le seul scénario et il va de soi que si les Français qui sont détenus par les Kurdes devaient être remis en liberté, expulsés, nous avons, je crois, collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu’ils deviennent plutôt que de les laisser libre sans savoir où ils sont », a précisé Mme Belloubet

Voila donc l’argument pour cacher la compassion vis-à-vis des terroristes musulmans. On laissera y répondre le très lisse Gilles Kepel : « Les contribuables n’ont pas particulièrement vocation à faire en sorte que des djihadistes qui voulaient les tuer soient nourris, logés, blanchis et au chaud », convient le politologue. Dès lors, tout dépend de la manière dont la France va gérer ce retour, en particulier dans le milieu carcéral. « Aujourd’hui, on a déjà plusieurs centaines djihadistes en prison, et on ne sait pas très bien quoi en faire. Pendant toute une époque, ils ont été dispersés parmi les détenus de droit commun et se sont livrés à un prosélytisme très important. Puis l’administration les a regroupés dans des unités dédiées, qui sont devenues des sortes d’ENA du djihad. Aujourd’hui, cette idéologie reste très présente dans les prisons françaises », avertit Kepel.

Dès lors, selon lui, l’arrivée de ces nouveaux contingents de djihadistes venus de Syrie, « qui sont les durs des durs » et sont donc « auréolés de gloire » dans le milieu islamiste, est un « facteur de déstabilisation qui nécessite une prise en compte importante de la part de l’administration pénitentiaire, et une réflexion de la justice. Or, pour l’instant, on n’est pas tout à fait au point », confie-t-il.

C’est le moins qu’on puisse dire !

Le cas du Maroc

Quand aux binationaux, on pourrait demander un avis circonstancié aux marocains, les plus concernés. Le nombre de Marocains dans les rangs de groupes djihadistes en Irak et en Syrie était estimé en 2015 à plus de 1 600. Beaucoup sont tombés sous les balles de la coalition, mais d’autres sont de retour dans leur pays. Le Maroc a déjà interpellé et traduit devant la justice plus de 200 de ces « revenants », beaucoup d’autres étant « tombés dans des opérations kamikazes ou ont été abattus par les forces de coalition, certains ayant pris la fuite vers d’autres pays », a précisé le patron de l’Antiterrorisme marocain Abdelhak Khiam, qui met également en avant le rôle de son pays dans la coopération internationale contre le terrorisme. « Grâce à nos services de renseignement, des attentats ont été déjoués en France, Belgique, Allemagne, Angleterre, Danemark, Italie et Espagne », assure-t-il, sans fournir plus de détails. Mais il peut y avoir des « lacunes », admet-il. Comme pour les attaques perpétrées en mars 2018 à Carcassonne, dans le sud de la France, par un Franco-Marocain fiché, Radouane Lakdim, l’assassin du colonel Beltrame. M.Khiam regrette que les « services marocains n’aient pas été informés (…) alors que Lakdim venait de temps en temps rendre visite à sa famille dans son pays d’origine », le Maroc. « Si des binationaux sont suspectés d’appartenir à des mouvances extrémistes, le plus simple est de le signaler au pays d’origine », affirme-t-il.

Justement, ne serait-il pas aussi pertinent de se concerter avec les pays d’origine sur le sort à réserver à ces « revenants » demander si ils les acceptent sur leur sol ou alors déchus de leur nationalité française de papier les laisser sur place. Mais on devine déjà la réponse des gouvernements de ces pays : « Ils ont voulu y aller, qu’ils y restent avec celles qui ont décidé de les accompagner et d’y procréer, comme les y exhortaient les imams, des « lionceaux du Califat » dont certains ont déjà été entraînés au djihad et nourris de haine anti-occidentale. »

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Retour des djihadistes : Jean-Paul Garaud dénonce les « mensonges » du gouvernement

11/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans une vidéo diffusée la semaine dernière, le magistrat Jean-Paul Garaud, candidat du Rassemblement national aux européennes de 2019, déclare :

Pour nous rassurer, le ministre de l’Intérieur indique que ces terroristes seront placés en détention. Placés en détention ? Mais ce n’est pas le ministre qui choisit.
Ce sont les juges, et les juges décident en fonction d’un dossier. Où est le dossier ? Ces personnes ont commis des crimes à l’étranger, en Syrie. On n’en connaît pas le détail. Aucun officier de police judiciaire n’est allé enquêter là-bas ! Des dossiers, il n’y en a pas, et donc il sera impossible de placer ces gens-là en détention, sauf à trouver une incrimination « fourre-tout » qui volera en éclats devant la cour de cassation ou devant la cour européenne des droits de l’homme. C’est donc un mensonge et une hypocrisie de nous faire croire qu’on va mieux les contrôler en les faisant rentrer en France.

SOS Méditerranée au service de l’immigrationnisme : Des côtes libyennes… aux salles de classe

Nous avons encore à l’esprit « l’odyssée » de l’Aquarius. Ce bateau affrété officiellement pour secourir les migrants en mer qui, en fait, facilitait le travail des trafiquants de chair humaine. Djihadistes ou criminels de droit commun, ceux-ci pouvaient, l’esprit tranquille, envoyer des coquilles de noix bourrées de pauvres hères qu’ils avaient auparavant dépouillés (voire violés) en étant assurés que leurs victimes seraient recueillies avant même d’avoir perdu de vue les côtes libyennes. Ce qui permettait d’économiser sur le carburant et de ne pas se soucier trop de la flottabilité du rafiot. Tant qu’ils pouvaient parcourir les quelques milles sur l’Aquarius avec une certaine chance de ne pas couler avant, tout allait bien pour eux. Sans compter que le service du navire « humanitaire » était gratuit et permettait de mieux faire miroiter le rêve de l’eldorado européen aux alouettes migrantes. Ayant perdu son pavillon, le bateau a cessé ses opérations de convoyage d’immigrés.

Mais l’association qui l’affrétait continue, elle, ses activités, et pas seulement maritimes.

Le 23 novembre 2018, un arrêté du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, paru au Bulletin officiel de l’Éducation nationale le 31 janvier 2019, a donné à cette association un « agrément national » au titre des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public. Cela signifie que cette association pourra intervenir dans n’importe quel établissement scolaire pour diffuser sa propagande en faveur de l’immigration.

L’arrêté considère que SOS Méditerranée « répond à un objet d’intérêt général ». On se demande bien lequel, surtout quand on lit dans son rapport annuel une critique de l’accord de lutte contre le trafic illégal de migrants signé entre les gouvernements italien et libyen et approuvé par l’Union européenne. Donc par le gouvernement français, en charge (du moins théoriquement) de l’intérêt général. Le ministre de l’Éducation nationale aurait-il une conception de l’intérêt général différente de celle du président de la République ?

On peut douter que les interventions des militants de SOS Méditerranée améliorent les connaissances géographiques des élèves, eux qui semblent placer la haute mer à quelques centaines de mètres du rivage et le port le plus proche de la Libye sur les côtes italiennes, voire espagnoles, plutôt qu’en Tunisie. Entre l’instruction et la propagande, l’école de la République a choisi depuis longtemps.

Henri Tuttle

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La disparition programmée du traité FNI

07/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 2 février dernier, les États-Unis et la Russie annonçaient la suspension de leurs obligations mutuelles dans le cadre du traité sur les Forces Nucléaires de portée Intermédiaire (FNI), héritage de la Guerre Froide. Signé en 1987, bilatéral, il interdisait en effet à ses signataires de tester, produire et déployer des missiles sol-sol de portée comprise entre 500 et 5500 km. Au delà de la rivalité qui oppose la Russie aux États-Unis, il faut y voir un élément supplémentaire dans le pivot américain vis-à-vis de la Chine, dont les grands perdants pourraient être les Européens.

La Russie, bouc émissaire du pivot Asie-Pacifique américain ?

On peut reprocher à Moscou son manque de transparence dans le différent qui l’oppose aux Etats-Unis à propos du traité FNI. Depuis 2014, ces derniers accusent la Russie de violer ses engagements en développant un missile de portée supérieure à 500 km. Ce que Moscou dément sans en apporter la preuve. C’est que depuis le retrait américain en 2002 du traité ABM visant à limiter la défense antimissile, les Américains ont mit en place en Europe et en Asie un bouclier antimissile complet (système THAAD), capable d’intercepter d’éventuelles frappes ennemies. Ce système qui réduit la force de la dissuasion nucléaire remet en question tout l’équilibre sécuritaire international, et ne pouvait qu’inciter Moscou et Pékin à lui trouver une parade. En octobre 2018 lorsqu’il a annoncé la volonté américaine de se retirer du traité FNI, le président Trump n’a pas manqué de mentionner la Chine, qui pourtant n’est pas partie à ce traité bilatéral. Pour Corentin Brustlein, chercheur à l’IFRI, « Tout porte à croire qu’il s’agit moins pour les États-Unis d’user de la menace de retrait pour sauver le traité que de se libérer d’une contrainte qui les handicape militairement face à la Chine ».

Quel avenir pour l’Europe ?

Avec la disparition de ce traité, l’architecture de maîtrise des capacités nucléaires, héritée de la Guerre Froide est réduite à peau de chagrin. Il n’en reste que le traité New Start, sur les armements stratégiques longue portée, censé expirer en 2021. Alors que les pays modernisent leurs arsenaux nucléaires, et que ce traité permettrait de « conserver un minimum de transparence réciproque », les Etats-Unis s’interrogent sur la pertinence d’un renouvellement de ce traité pour cinq ans. La disparition à venir de ce traité engage un futur incertain pour l’Europe. La Russie est désormais libre de renforcer ses capacités balistiques, ce qu’elle n’a pas manqué de faire savoir le 5 février. Si la France est en mesure d’assurer sa propre dissuasion, ce n’est pas le cas de ses voisins. Quelle nouvelle architecture ? Quels moyens sur le continent ? Autant de questions relatives à la nouvelle posture à adopter qui ne manqueront pas de diviser les pays européens.

[vidéo] Retour des djihadistes en France : quel dispositif ?

06/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Georges Malbrunot (Grand reporter), Florentin Collomp (correspondant du Figaro à Londres), Paule Gonzalès (service société du Figaro) et Pierre Avril (correspondant du Figaro à Moscou) décryptent le projet de rapatriement des djihadistes français.


Bébé sur internet : le marché clandestin de la GPA

01/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La GPA (gestation pour autrui) est interdite en France et punie par la loi.

Pourtant des dizaines de couples y ont recours en toute illégalité. Une équipe de France 2 a mené l’enquête pour “Envoyé Spécial”.


Le « Spiegelgate » : un scandale dans la presse allemande qui pourrait qualifier Der Spiegel pour un Bobard d’Or

01/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Agé de 33 ans, Claas Relotius était l’étoile montante de la presse germanophone. Couvert de récompenses, il avait reçu en 2017 le « Prix Européen de la Presse » pour l’un de ses « reportages » fracassants publiés dans l’hebdomadaire Der Spiegel. Pour d’autres reportages il s’était vu attribuer à trois reprises le « Deutscher Reporterpreis » (équivalent allemand du prix Pulitzer) et venait de le recevoir son quatrième début décembre pour un reportage sur les milices américaines patrouillant le long de la frontière mexicaine.

L’hebdomadaire Der Spiegel fut contraint d’annoncer publiquement que Relotius avait reconnu avoir « falsifié à grande échelle ses articles », inventant des faits, des personnages et des citations dans au moins 14 de ceux-ci.

La révélation de ce scandale conforte le parti d’opposition Aternativ für Deutschland dans sa dénonciation de la « Lügenpresse » (Presse menteuse). Quant aux Etats-Unis, ils ont fait savoir à l’hebdomadaire, par l’intermédiaire de leur ambassadeur en Allemagne, leur indignation devant le parti pris systématiquement anti-américain de ces fraudes.

Bien sûr car il existait un indice : Relotius avait reçu en 2014 le prix du Journaliste de l’année décerné par la chaîne américaine CNN ! Et chacun sait à quel point cette chaîne ne brille pas toujours par l’exactitude et la véracité des informations qu’elle diffuse !

Djihadistes – Ils reviennent !, par Etienne Defay

130 djihadistes français vont être rapatriés en France dans les semaines à venir. C’est le type de nouvelles dont on se serait bien passé. Conséquence directe du rapatriement des troupes américaines, les autres forces occidentales entament, elles aussi, un retrait progressif.

Les 130 combattants terroristes sont en effet détenus dans des camps de prisonniers en Syrie en zone contrôlée par les Kurdes. Leur rapatriement serait dû à la crainte de perdre définitivement leurs traces. Ces 130 combattants seront « écroués dès leur arrivée » précise Christophe Castaner le ministre de l’Intérieur. Mis en difficulté par le retrait des troupes américaines surtout sur le plan logistique, les services français craignent davantage un jugement expéditif de la part des Kurdes qu’une potentielle évasion dans la nature des prisonniers islamistes, précise à Boulevard Voltaire le criminologue Xavier Raufer. Il est vrai que les Kurdes ne partagent pas spécialement la préoccupation tout à fait française des Droits de l’homme.

Le média Courrier International avait dressé début 2018 la carte des arrivées et des départs des djihadistes. Ainsi, on apprend que si la France en avait fait revenir 302, on s’aperçoit que le Royaume-Uni en a fait revenir 425, l’Allemagne 300, la Suède 102, la Belgique 123 etc… De quoi monter une sympathique armée privée capable de mettre à feu et à sang les capitales européennes. Quand on voit ce que Cherif Chekkat a pu faire seul à Strasbourg, on ne peut que trembler. Quand on voit la réaction de Castaner aussi d’un autre coté. On se rappelle le ministre de l’Intérieur écarter la piste de l’allégeance à Daesh, mettre en avant la piste du déséquilibré et nous apprenons ce mercredi que cinq personnes soupçonnées d’avoir aidé le terroriste ont été arrêtées. On s’aperçoit également que le reste avait été largement prémédité des mois auparavant. De quoi s’inquiéter à juste titre car les peines de prison de certains d’entre eux se terminent et leur départ est aussitôt remplacé par d’autres. Tous ces terroristes sortent donc au fur et à mesure de prison comme une litanie sans fin dont le peuple aura à subir les conséquences.

Quant aux 130 concernés depuis la Syrie, ces profils sont extrêmement radicalisés et dangereux estiment unanimement les experts de la zone. Ils sont en Syrie depuis quatre ou cinq ans et ont survécu à toutes les batailles. « Ce sont des Français avant d’être des djihadistes » estime le ministre de l’Intérieur. Une phrase qui a immédiatement enflammé l’opposition. Nicolas Dupont-Aignan a proposé de les envoyer aux îles Kerguelen tandis que le député LR Pierre-Henri Dumont privilégie l’assassinat ciblé. Piste qui était largement privilégiée par le dernier gouvernement du mandat de François Hollande.

Dans un contexte national tendu, dans un pays dont les fondements semblent minés par une poudrière géante, on peut dire que nous n’avions pas besoin de cela. On attendra de Christophe Castaner et des forces de l’ordre une intransigeance au moins aussi importante envers les terroristes qu’envers les Gilets jaunes. Un vœu pieu.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 30 janvier 2019

Les djihadistes ne doivent pas être rapatriés mais déchus de leur nationalité ! (Les Identitaires)

« Ce sont des Français avant d’être des djihadistes. » En prononçant ces mots ce mardi sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur trahit une nouvelle fois la France. Christophe Castaner envisage en effet le rapatriement de 130 djihadistes détenus en Syrie qui devraient être libérés sous peu après le retrait des troupes américaines. Et ce, alors même qu’il y a un an, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux affirmait que les Kurdes « présentaient toutes les conditions pour les juger sur place ».

Ces djihadistes de nationalité française (mais dans leur écrasante majorité d’origine extra-européenne) ont pris les armes au nom de l’islam contre la France et commis les pires atrocités. Les identitaires avaient été les premiers à réclamer la déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux partis faire le djihad en Syrie. Reprise d’abord par le Front national puis par une partie des Républicains, cette proposition avait failli être adoptée à la suite des attentats du 13 novembre, avant que le Président François Hollande ne fasse machine arrière.

À l’époque, un certain Christophe Castaner (alors député PS) avait même affirmé sur Europe 1 (janvier 2016) « dans l’absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d’un crime terroriste de la nationalité française, qu’il soit binational ou non ».

Cette volonté de la part du gouvernement de faire revenir en France des djihadistes est irresponsable. Ces individus n’ont évidemment aucune perspective de réinsertion et seront des dangers publics à leur sortie de prison. Durant leur séjour carcéral, il est à craindre qu’ils contaminent idéologiquement de nombreux détenus.

Les identitaires réclament la déchéance de nationalité pour tous ces djihadistes : aucun d’entre eux ne doit poser le pied chez nous !

Les Identitaires

Communiqué de presse repris du site de : Les Identitaires

Protéger un terroriste au nom des droits de l’homme ?

Certaines questions n’intéressent que les riches, c’est bien connu. Il en va de même au niveau des États. La grande question qui agite la France et, c’est inévitable, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en est l’illustration : faut-il renvoyer en Algérie les terroristes ayant purgé leur peine en France, au risque qu’ils soient maltraités, voire torturés ?

Le grand débat n’en débattra pas. C’est une question trop sérieuse pour être confiée au peuple. Ali Meguimi, terroriste algérien condamné en septembre 2015 pour association de malfaiteurs terroristes à six ans de prison, et depuis libéré – la peine et la durée d’exécution sont « normales » -, est sous le coup d’un arrêté d’expulsion vers l’Algérie. Rien de plus logique puisque cet estimable individu est de nationalité algérienne et qu’il lui était reproché d’avoir activement soutenu et financé des responsables algériens d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, qu’il comptait rejoindre, et d’avoir établi une liste de cibles, dont la tour Eiffel, pour un éventuel attentat en France.

Notre potentiel terroriste au nom de l’islam est terrifié à l’idée de se retrouver entre les mains des services spéciaux de monsieur Bouteflika. Cette seule idée le renvoie brutalement au réel. Après avoir envisagé de commettre sur notre territoire et notre population des crimes de sang, par haine sans doute d’une civilisation occidentale qui a rangé ce type d’actions guerrières au magasin des curiosités historiques depuis quelques siècles, cet islamiste découvre soudain les vertus des droits de l’homme à l’occidentale et de l’État de droit. La CEDH est son ultime recours, et il l’a saisie.

Les décisions de la CEDH sont juridiquement contraignantes pour les États adhérents à la Convention du même nom. Cette juridiction internationale qui crée sa propre jurisprudence peut donc modifier le droit interne dans le sens qu’elle aura décidé. Et, en matière d’expulsion de terroristes étrangers, elle tend à considérer que le risque de mauvais traitements dans leur pays d’origine est un obstacle à la mise en œuvre de la mesure. Donc qu’il convient de conserver ces criminels sur notre territoire, pour les protéger.

On marche sur la tête. Le terroriste est un ennemi qui a déclaré la guerre à notre pays. Comme tout guerrier, il assume les risques de ses actions. S’il perd, tant pis pour lui, surtout lorsque son combat ne peut pas se parer des vertus d’une juste guerre ou d’une légitime défense. Tout État a le devoir de protéger ses ressortissants, il s’agit de son premier devoir, le plus essentiel, le plus régalien. Donc de mettre ces individus hors d’état de nuire. Ali Meguimi a fait un choix, celui de porter le fer et le feu sur notre terre. Il a heureusement été arrêté avant de mettre ses projets à exécution, sans quoi il aurait sans doute, à l’instar de la quasi-totalité des terroristes, été abattu sans procès par nos forces de police. Qu’il rende des comptes à la police algérienne n’est pas notre problème. L’Algérie est un pays indépendant et souverain, dont le régime est sans doute corrompu et bien peu recommandable, mais c’est le pays de Meguimi.

La question est hautement sensible et le gouvernement français sait que l’opinion ne tolérera pas une telle décision. Mais, une fois encore, se pose la question centrale de la souveraineté : c’est volontairement que la France a abandonné une partie de celle-ci à des organismes supranationaux. Elle ne peut sortir du dilemme qu’en dénonçant ces traités et en proclamant dans sa Constitution que les traités internationaux ne priment pas sur le droit interne, sauf exception.

Si la CEDH tranche en faveur de Meguimi, et de tous les autres derrière lui, les Français financeront la résidence surveillée de ce personnage jusqu’à la fin de ses jours. Au nom des droits de l’homme…

François Teutsch

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les migrants africains ne fuient pas l’insécurité mais la faillite économique, par Bernard Lugan

En 2017 (les chiffres exhaustifs pour 2018 ne sont pas connus), le jihadisme, dans sa définition la plus large a causé 10.376 morts en Afrique (Source : Centre d’études stratégiques sur l’Afrique). Pour dramatiques qu’ils sont, ces chiffres ne permettent cependant pas de dire que des centaines de millions d’Africains doivent être mis à l’abri. Nous ne sommes en effet pas en présence d’une mise en danger réelle des populations justifiant l’application d’un « droit d’asile » devenu filière officielle d’immigration.

Ce n’est en effet pas le jihadisme que fuient les « migrants » africains qui forcent les portes d’une Europe paralysée par la tunique de Nessus de l’ethno-masochisme, mais la misère. Migrants économiques, ils n’ont donc aucun droit à séjourner dans les pays européens.

N’en déplaise aux passeurs idéologiques et au pape.

Pour lire la suite, c’est par ici !

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan