Ce qui pousse Trump vers la victoire, par Ivan Rioufol

N’en déplaise à la basse-cour médiatique, qui lui est unanimement hostile, Donald Trump est de ces dirigeants qui ont le mieux compris leur époque. Il est dans le sens de l’histoire, qui oppose les déracinés aux enracinés. C’est ce que la gauche américaine ne veut pas comprendre. A ce titre, il pourrait être réélu le 3 novembre, en dépit des prédictions inverses. La condescendance des hommes politiques français à son égard est un conformisme, repris dernièrement par Nicolas Sarkozy. Il est vrai que le président américain a bien des défauts. Mais il a des idées claires sur les enjeux de son mandat. “Je fais la politique du XXI e siècle”, avait-il déclaré en septembre 2019. “L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, l’avenir appartient aux patriotes”.

Plus que jamais, c’est cette vision qui s’impose. Jamais l’universalisme n’a été autant décrié. Jamais le souverainisme n’a été autant loué. La prochaine élection présidentielle française se jouera sur ce terrain. Il est arpenté par Trump depuis son élection en 2016. “Nous demandons un grand réveil des nations”, avait-il déclaré en septembre 2017 devant l’ONU. En juillet 2017, à Varsovie, il avait ajouté : “Si nous n’oublions pas qui nous sommes, nous ne pourrons pas être vaincus”. En France, la victoire en 2022 ira au candidat qui saura parler de la sorte.

Il est d’ailleurs plaisant d’observer la constance avec laquelle les détracteurs de Trump se mettent le doigt dans l’oeil. C’est à peine si les médias ont rappelé son rôle dans l’historique accord de normalisation conclu entre Israël, les Emirats arabes Unis et Bahreïn. L’événement a eu lieu le 15 septembre à la Maison Blanche. Ce rapprochement, qui scelle la défaite des Palestiniens, a été tacitement avalisé par l’Arabie saoudite, dont le prince héritier a promis de rompre avec le wahhabisme.

D’autres nations arabes sunnites pourraient s’y joindre. Or cette pacification, destinée à isoler l’Iran chiite, doit autant à la persévérance de Benyamin Netanyahou qu’au président américain. Il faut relire les augures de ceux qui annonçaient le soulèvement de la rue arabe, après la décision de Trump, en décembre 2017, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine. “Décision regrettable”, avait commenté Emmanuel Macron. Le choix du président français de rester l’interlocuteur de l’Iran des ayatollahs et du Hezbollah terroriste isole désormais la France dans le monde sunnite. Sale temps pour les donneurs de leçons.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Covid-19 : multiples rassemblements contre les restrictions sanitaires

21/09/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Face au coronavirus, les restrictions ne cessent d’augmenter.

Ces 19 et 20 septembre ont été marqués par de nombreux rassemblements partout dans le monde pour protester contre les reconfinements, les masques et les mesures sanitaires imposés par les gouvernements.


Beaucoup de musulmans étrangers vivant en France votent islamiste

La France compte la plus importante communauté musulmane d’Europe. Cette caractéristique ne fait que se renforcer, compte tenu du nombre de titres de séjour délivrés à des étrangers issus de pays du Maghreb.
Une analyse du vote des ressortissants tunisiens et turcs présents en France fait ressortir que nombre d’entre eux portent leurs suffrages sur des partis islamistes. Voilà qui devrait amener à s’interroger les « progressistes » qui portent de grands espoirs dans le processus d’acculturation en France.

L’importance de la communauté musulmane en France

La France compte la communauté musulmane la plus importante d’Europe (1). Plusieurs indicateurs témoignent du caractère croissant de cette situation. Une étude de l’INSEE réalisée en 2019 montre une très forte progression du nombre de prénoms arabo-musulmans attribués aux nouveau-nés dans notre pays, qui s’élèverait actuellement à 21 % (2). Le Maroc (19 %), l’Algérie (17 %) et la Tunisie sont les principaux pays d’origine des bénéficiaires des premiers titres de séjour délivrés en 2018 (3). On retrouve ces nationalités en tête pour les naturalisations : le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont les trois premiers pays d’origine des étrangers ayant été naturalisés Français, « avec une grande stabilité d’une année à l’autre », comme le soulignait récemment la Cour des comptes (4).

Le vote des ressortissants de pays de culture musulmane présents en France peut apporter un éclairage intéressant sur l’orientation politico-religieuse d’une partie d’entre eux.

Kais Saied plébiscité par la communauté tunisienne en France

En septembre 2018 avait lieu l’élection présidentielle en Tunisie. Un universitaire de 62 ans, Kais Saied, a été élu président au second tour. Ses prises de position ont le mérite de la clarté.

Il s’est déclaré opposé à l’égalité homme-femme en matière d’héritage (5). Un président qui s’est affiché avec certains dirigeants d’un parti salafiste dénommé Hizb Ettahrir (6). À l’heure où des homosexuels sont enfermés en Tunisie, il n’est pas question pour Kais Saied de dépénaliser l’homosexualité et de changer le Code pénal qui la criminalise (7). Fervent défenseur du peuple palestinien, il refuse l’entrée en Tunisie aux porteurs de passeports israéliens (8), jusqu’à demander une enquête après la participation d’un joueur de tennis franco-israélien à une compétition dans la capitale tunisienne (9). Pour être élu, il aurait, selon certains observateurs, bénéficié des voix des électeurs du parti islamiste Ennahdha (10).

Kais Saied a été véritablement plébiscité par les Tunisiens vivant en France : il a obtenu 77,35 % des suffrages exprimés dans la première circonscription des Tunisiens de France et 67 % dans la deuxième circonscription (11).

Ces électeurs de l’étranger ont été invités, à la même période, à voter pour leurs députés. Ceux, peu nombreux, qui se sont déplacés ont placé en tête le parti islamiste Ennahdha. Une tendance également constatée parmi les Tunisiens vivant dans leur pays, qui font de la branche tunisienne des Frères musulmans le premier parti de Tunisie, même s’il est en perte de vitesse depuis les dernières élections (12).

Les Marocains de France privés du droit de vote

Il est plus difficile de connaître la sensibilité politique dominante parmi les électeurs marocains vivant en France : les Marocains résidant à l’étranger ne bénéficient pas du droit de vote aux élections communales et législatives. Leurs votes auraient-ils été sensiblement différents de ceux de leurs compatriotes vivant au pays ? Aux dernières élections législatives en 2016, le Parti de la justice et du développement est arrivé en première position, avec 27 % des suffrages exprimés. Ce parti ne cache pas son orientation islamiste. Il entretient notamment des liens avec le parti turc de la mouvance des Frères musulmans AKP (13).

En Algérie, des élections peu représentatives

La mesure de l’audience des islamistes parmi les électeurs algériens vivant en France tient de la gageure. Les élections législatives organisées en mai 2017 en Algérie ont été marquées par un très faible taux de participation des électeurs (38 %). Les partis islamistes sont arrivés en troisième position pour le nombre de députés élus, qui s’élève à 60. Des soupçons de corruption et des appels au boycott ont marqué le scrutin. Lors de la dernière élection présidentielle du 12 décembre 2019, le principal parti islamiste du pays, le Mouvement de la société pour la paix, n’a pas présenté de candidat. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à ce scrutin a été dérisoire : 7,52 %… (14). Difficile dans ces conditions de considérer ces élections comme représentatives des convictions politiques des Algériens vivant en France.

Erdogan plébiscité par les Turcs vivant en France

Lors de la dernière élection présidentielle qui a eu lieu en Turquie en juin 2018, les 330 000 ressortissants turcs vivant en France, en âge de voter, ont massivement porté leurs voix à Recep Tayyip Erdogan. Le président turc, qui briguait sa réélection, a recueilli 65 % des voix parmi les Turcs vivant en France. Dans certaines villes, le scrutin a tourné à l’apothéose, comme à Lyon où Erdogan a recueilli 86 % des suffrages exprimés parmi les électeurs turcs (15).

La dérive autoritaire du président Erdogan et son islamisme militant ne sont plus à présenter (16). Cela n’a pas empêché un vote d’adhésion massif parmi les électeurs turcs présents en France. Le rôle des 250 mosquées dans notre pays où prêchent près de 150 imams turcs payés par la Direction des affaires religieuses est souvent mis en avant comme relais d’influence (17).

Pendant ce temps, selon de récents rapports, les minorités religieuses et ethniques ont de plus en plus de difficultés à être reconnues en Turquie, le président Erdogan ne manquant pas une occasion pour attiser la fibre nationaliste et islamiste parmi la population (18).

Les élections au Maghreb ont été marquées, ces dernières années, par une importante désaffection des électeurs. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à la dernière élection présidentielle a été dérisoire. Les Marocains résidant en France ont tout bonnement été écartés des derniers scrutins organisés au Maroc. Les récentes élections organisées en Tunisie montrent en revanche qu’une frange importante de l’électorat tunisien vivant en France qui s’est déplacée a porté son vote sur un candidat dont les positions sont fortement marquées par l’islamisme.

Lors de la dernière élection présidentielle, les Turcs vivant en France ont véritablement plébiscité Recep Tayyip Erdogan.

Les progressistes pensent que l’ouverture des frontières et le grand déplacement des peuples apportent non seulement un enrichissement mutuel, mais aussi une communion autour de valeurs partagées, évidemment « progressistes ».

Les récents scrutins auxquels ont participé des étrangers de culture musulmane vivant en France sont un indice que l’acculturation dont rêvent les progressistes n’est souvent pas au rendez-vous. Au contraire, parmi une frange croissante de jeunes de culture musulmane vivant en France, on observe une tendance inverse avec la progression à grands pas d’un islam radical bien éloigné de celui des « chibanis » arrivés dans les années soixante.

Le gouvernement saura-t-il en tirer les conséquences, notamment en matière de politique migratoire ? Lors de la présentation de son plan de « lutte contre le séparatisme » ostensiblement présenté aux médias le 7 septembre, il a soigneusement évité la question. En faisant l’autruche, il risque de continuer à écoper l’eau qui s’infiltre dans le bateau avec un godet.

(1) « La population musulmane progresse en France et en Europe ». Le Figaro. 30 novembre 2017.
(2) « Fichier des prénoms – État civil ». INSEE. 1900 à 2018.
(3) « Les étrangers en France. 2018 ». Ministère de l’Intérieur.
(4) Rapport de la Cour des comptes sur la politique migratoire de l’État. 5 mai 2020.
(5) « “Le Coran est clair”… Kais Saied s’oppose à l’égalité successorale ». Webdo.tn. 14 août 2020.
(6) « Tunisie : qui est Kais Saied, l’invité surprise du second tour de la présidentielle ? ». L’Union. 15 septembre 2019.
(7) « Qui est Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». BBC News Afrique. 14 octobre 2019.
(8) « Tunisie : mais qui est M. Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». France Maghreb2. 16 octobre 2019.
(9) « La Tunisie demande une enquête après la participation d’un joueur israélien à une compétition de tennis ». i24news. 31 janvier 2020.
(10) « Tunisie – Présidentielle 2019 : pourquoi Kais Saied a gagné ? ». Business News. 15 septembre 2019.
(11) « Présidentielle 2019 : résultats préliminaires du second tour dans les circonscriptions de l’étranger ». Directinfo. 14 octobre 2019.
(12) « Élections législatives en Tunisie : les Tunisiens de France plébiscitent Ennahdha ». Europe 1. 7 octobre 2019.
(13) « Les secrets d’un mariage ». L’Observateur du Maroc et d’Afrique. Consultation le 14 septembre 2020.
(14) « Algérie : les résultats détaillés de l’élection présidentielle ». ObservAlgérie.com. 5 août 2020.
(15) « En France, la communauté turque a massivement voté pour Erdogan ». France Info. 25 juin 2018.
(16) « La Turquie sous Erdogan : le compte à rebours vers l’ultime explosion ». Sputniknews. 21 mars 2016.
(17) « La Turquie tisse sa toile dans l’islam de France ». La Croix. 19 janvier 2020.
(18) « Religious freedom report. Turqey ». Aide à l’Église en détresse.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Alors que Google déclare ouvertement contrôler les commentaires autour des « évènements sensibles », Twitter à son tour veut sélectionner les « bons messages » et éliminer les « messages qui sapent la confiance dans les élections ». Devinez pour qui et contre qui ?

Modération et censure

Ah la modération ! Et les modérateurs ! Si vous recevez un message de Facebook ou YouTube ou Twitter disant que votre prose/image/commentaire « n’est pas conforme aux règles de notre communauté » c’est que vous avez eu affaire à un modérateur (humain ou digital). La modération c’est le petit nom, le cache-sexe de la bonne vieille censure avec des ciseaux qui ne sont plus de métal mais sous forme d’algorithmes.

Un système anti Trump

Le 10 septembre 2020 Twitter annonçait avec le sourire de « nouvelles règles de modération ». Pourquoi ? Pour protéger le bon peuple ignare des « messages trompeurs » qui pourraient l’induire en erreur et le conduire par exemple à se tromper de bulletin de vote.

Le réseau social est très précis dans sa formulation. Seront supprimés (vous êtes alors un « agent trompeur », vous deviendrez muet avec un bâillon digital) ou précédés de la mention « trompeur » (vous n’êtes peut-être pas un vilain agent trompeur mais on vous avertit et on met en garde) certains types de messages :

les informations fausses ou trompeuses qui créent une confusion sur les lois régissant un processus démocratique », les « affirmations contestables qui sapent la confiance dans le processus [électoral], comme les informations sur la [fraude électorale] » ; et les « affirmations trompeuses sur les résultats d’un processus démocratique (…), comme les revendications de victoire avant que les résultats n’aient été certifiés, ou les incitations à des comportements illégaux qui empêcheraient une passation de pouvoir pacifique

Bigre ! Vous allez être bien protégés et en particulier les citoyens américains à la veille de leur scrutin de novembre. Twitter a déjà commencé à limiter la diffusion de certains messages de Trump. Cela ne vous rappelle rien ? Noam Chomsky appelle cela « la fabrication du consentement ». Pour vous mettre à l’abri des (perverses) tentations l’État profond (ou ses prolongements) vous met dans une bulle. Dans cette bulle ne pourront parvenir que les « bons messages » estampillés « conformes aux règles de notre communauté ». Dans ces conditions pourquoi encore voter ? Pourquoi, en effet.

Article repris du site OJIM

Donald Trump, nominé pour le Prix Nobel de la Paix 2021

10/09/2020 – INTERNATIONAL(NOVOpress)
Donald Trump a été nominé pour le Prix Nobel de la Paix 2021. Sa candidature a été proposée par Christian Tybring-Gjedde, président de la délégation norvégienne à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, pour les efforts du chef de l’État visant à “résoudre les conflits prolongés dans le monde”.

Le Norvégien Christian Tybring-Gjedde a notamment voulu saluer l’engagement du président américain en faveur de “l’accord de paix historique” conclu entre Israël et les Émirats Arabes Unis le mois dernier. « La raison est qu’il a façonné un accord unique et historique entre Israël et les EAU, un accord qui, espérons-le, peut s’étendre à d’autres pays arabes de sorte qu’on aboutisse à une paix permanente au Moyen-Orient », a déclaré à l’AFP Christian Tybring-Gjedde.

Tybring-Gjedde estime ainsi que Donald Trump valide les trois critères nécessaires à la nomination d’un Prix Nobel de la Paix : “La première est la fraternité entre les nations et il l’a fait par le biais de négociations”, la “réduction des armées permanentes” (notamment suite au retrait de troupes américaines au Moyen-Orient) et la “promotion des congrès de paix”.


L’Afrique réelle – Bernard Lugan propose un numéro spécial consacré aux Traites esclavagistes

Bernard Lugan

Ce numéro spécial consacré aux Traites esclavagistes était une nécessité. Le terrorisme pratiqué par ceux qui se sont baptisés « décoloniaux » ou « indigénistes », cache en effet, derrière une volonté de revanche historique relevant peut-être de la psychanalyse, une tentative de prise de pouvoir culturel et idéologique.
A travers un prétendu « anti-racisme » reposant sur un puissant racisme anti-Blanc.

Toute société non frappée de « sida mental » aurait répondu à ce qu’il est difficile de qualifier autrement que de « foutaises », par le sarcasme avantageusement associé au pédagogique rosse-coquin qui, traditionnellement, permettait de remettre de l’ordre chez certains esprits égarés.

Tout au contraire, à deux ou trois exceptions près, journalistes et hommes politiques – RN compris -, rassemblés dans un immense troupeau de couards, se sont couchés devant deux ou trois braillards au casier judiciaire plus que chargé. Tels des lemmings apeurés, ils se sont ainsi faits les suivistes d’une subversion qui les emportera.
Le monde économique n’est pas en reste. Un des plus clairs symboles de l’aplatissement ayant été donné par la firme l’Oréal dont les actuels dirigeants sont entrés avec fracas dans le club des « baise-cul du fait accompli » en retirant « blanc » et « blanchiment » de la description de leurs produits de beauté. Pensent-ils, les naïfs, que cela suffira à faire oublier le « NOIR » passé d’une maison jadis fondée par l’ « infréquentable » Eugène Schueller, financier, entre autres, de la Cagoule et de Marcel Déat ?

L’actuel terrorisme intellectuel se fait au nom de la dénonciation de la traite négrière. Or, si tous les peuples ont pratiqué l’esclavage, seuls les Blancs l’ont aboli.
Une mesure unilatérale imposée ensuite par la colonisation vue comme libératrice par les peuples mis en servitude par leurs « frères » africains et par les esclavagistes arabo-musulmans. L’histoire des Bambara, des Dogon, de tous les peuples de la bande sahélienne et de ceux la cuvette du Congo est éloquente à cet égard.
Comme selon la formule de Braudel la Traite « n’a pas été une invention diabolique de l’Europe », et comme elle a été abolie il y a deux siècles, elle devrait donc relever de l’histoire. Or, les « décoloniaux » en ont fait une arme politique en la re-écrivant sur la base d’impératifs moraux d’aujourd’hui. Un anachronisme contre lequel tout étudiant en histoire était jadis mis en garde dès la première semaine de sa première année universitaire.
La réalité est que, comme je le démontre dans mon livre Esclavage, l’histoire à l’endroit :
1) La Traite ne fut pas que l’affaire des Européens. Existèrent en effet en la précédant et en lui survivant, et les traites inter-africaines et les traites arabo-musulmanes.
2) Drame affreux pour les victimes, la Traite fut une source de bénéfice et de puissance pour ceux des Africains qui étaient les fournisseurs des négriers européens, une partie de l’Afrique s’étant enrichie en en vendant l’autre partie.
3) La traite des esclaves par les Européens eut été impossible sans le concours d’États esclavagistes africains.
4) La richesse de l’Europe ne repose pas sur les profits de l’odieux commerce car l’apport du capital négrier dans la formation du revenu national des nations esclavagistes dépassa rarement la barre de 1%. En moyenne la contribution de la Traite à la formation du capital anglais se situa ainsi annuellement, autour de 0,11%.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Turquie : l’Europe face à un second Munich

Selon un adage immémorial qu’un long usage n’a pas usé, l’histoire serait un éternel recommencement. En réalité, les quelque cinq millénaires d’histoire humaine ont déjà mis l’homme devant toutes les situations. Si bien que celui qui est cultivé a toujours un coup d’avance puisqu’il bénéficie de l’expérience des anciens. Parfois, l’histoire est une boussole qui indique le Nord, comme Charles Martel à Poitiers. Parfois, c’est malheureusement une boussole qui indique le Sud, comme le comportement des nations d’Europe de l’Ouest à Munich en 1938.

La Seconde Guerre mondiale aurait pu être évitée en 1936 : lorsque l’Allemagne militarise la Rhénanie, les troupes françaises sont encore capables de les battre et d’arrêter la course en avant qui a mené à la troisième manche d’un cycle de guerres commencé en 1870. Mais la gauche du Front populaire est arrivée au pouvoir et n’a pas voulu voir le danger. La France était désarmée, et perdra. En 1938, date jusqu’à laquelle l’Angleterre soutenait l’Allemagne nazie pour affaiblir la France, conformément à sa politique de toujours, à savoir systématiquement soutenir les ennemis de la puissance majeure du continent, quelle qu’elle soit. En cet automne, l’Europe retient son souffle : Daladier, Chamberlain, Hitler et Mussolini se sont mis d’accord ; l’Allemagne peut annexer le territoire des Sudètes, en Tchéquie, sans que rien ne lui soit demandé. Chamberlain sera salué outre-Manche ; Daladier sera hué en France. La suite, tout le monde la connaît : Hitler s’est senti encouragé par les gestes d’apaisement qu’il a pris pour des encouragements ; la Pologne, puis la Belgique, la France, la Hollande, le Danemark, la Norvège, la Russie, et tant d’autres connurent le vrombissement des panzers.

Aujourd’hui, l’Europe est face à un second Munich. Dans le rôle d’Hitler, Recep Tayyip Erdogan. Rêvant publiquement de restaurer l’Empire ottoman, il a radicalisé sa population et fait disparaître les laïcs. Placé devant une situation économique compliquée, il se lance dans une fuite en avant guerrière. Comme toujours, c’est la Grèce qui est en première ligne. Les bâtiments turcs et leurs avions de combat violent régulièrement l’espace maritime et aérien grec. Recep Tayyip Erdogan a assumé des propos rendus publics dans lesquels il disait vouloir tirer dans la tête d’un aviateur grec pour provoquer un incident et déclencher une guerre. D’un même mouvement, ses soldats attaquent avec des armes non létales les gardes hellènes qui protègent la frontière des migrants hostiles amenés en car par le gouvernement turc.

Le Charles de Gaulle a appareillé de Toulon avec son escorte. C’est notre flotte de bataille qui cingle vers la mer Egée pour défendre l’Europe. Certes, le modèle civilisationnel que défend Emmanuel Macron n’est pas celui des lecteurs de Présent : mais face à l’ennemi islamiste ottoman, il faut être fier que la France se tienne aux côtés des Grecs. Seule.

L’Allemagne, du fait de l’immense diaspora turque importée par Angela Merkel pour fournir des ouvriers à vil prix à l’industrie allemande, reste stoïque pour éviter les désordres intérieurs. Une trahison si les Turcs passent à l’attaque. Le comportement à venir des Américains reste une énigme : soit ils soutiennent la Turquie pour verrouiller le flanc sud de la Russie occidentale, soit ils soutiennent l’Europe pour éviter qu’elle ne sombre dans le chaos, ce qui leur fera perdre leur seul allié dans un monde où chaque subcontinent (indien, chinois, sud-américain) devient leur ennemi.

L’OTAN, plus que jamais, est une mascarade grotesque qui paralyse stratégiquement ses membres. Théoriquement au bénéfice des Américains, mais c’est de moins en moins vrai, tant les discrédits incessants finissent par leur porter préjudice.

Un élément clef dans l’engrenage diplomatique est la Russie. Là encore, impossible de connaître les intentions de Moscou, mais il est probable que Vladimir Poutine attendra la réaction des Américains pour agir. Si Joe Biden est élu, il est tout à fait inenvisageable que les Américains et les Russes se battent dans le même camp. Si Trump est reconduit aux affaires, en revanche, cela devient improbable.

La situation en mer Egée est gravissime. Peut-être est-ce la plus grave tension depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La France est seule avec la Grèce face au demi-million de soldats néo-ottomans. Le baril de poudre est en place, il ne reste plus qu’une étincelle.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 8 septembre 2020

Montée des tensions avec la Turquie : prémices d’une Europe qui se défend ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Les visées impérialistes de la Turquie d’Erdogan ne font plus de doute. Après avoir annexé une portion de la Syrie, envoyé des troupes en Libye, elle tente de s’accaparer des gisements pétroliers dans les eaux territoriales grecques et chypriotes.
La transformation de la cathédrale Sainte-Sophie de Constantinople en mosquée inscrit ces velléités dans un néo-ottomanisme de plus en plus agressif. Conquêtes territoriales et réislamisation sur fond de nostalgie pour la grandeur ottomane sont aujourd’hui la boussole politique de la nouvelle Turquie.

La France s’oppose à ces menées en Libye en soutenant le général Haftar face à ses ennemis du Congrès général national dominé par les Frères musulmans et soutenu notamment par le Qatar et la Turquie. Récemment, en Méditerranée, cette opposition a connu une escalade. Le 10 juin, un incident grave s’est déroulé quand une frégate française a voulu interroger un cargo turc et l’inspecter. Sa cargaison était probablement destinée aux islamistes combattant en Libye. L’escorte militaire du cargo n’a pas hésité à « illuminer » trois fois la frégate française Le Courbet. Une sorte de coup de semonce, électronique, avant le feu réel. Un fait rarissime. Du moins entre deux pays membre de l’OTAN. Le 5 juillet en Libye, la base stratégique turque al-Watiya a été bombardée par des avions de combat Rafale. Une implication française est fortement suspectée. Début août, la France s’est retirée de l’opération « Sea Guardian » qu’elle menait avec la Turquie en Méditerranée. Elle entendait ainsi s’opposer au trafic d’armes de son « partenaire » à destination des milices islamistes en Libye.

Depuis, la France s’est portée au secours de la Grèce et de Chypre qui font face aux prospections agressives (destinées à découvrir des gisements d’hydrocarbures) d’un navire sismique turc escorté par des bâtiments militaires. Jeudi 13 août, deux Rafale, le porte-hélicoptères Tonnerre et la frégate La Fayette ont participé à un exercice commun avec la marine grecque au large de l’île de Kastellorizo. Un pas de plus dans l’escalade des tensions avec la Turquie.

Militairement, l’aviation de combat turque est surclassée qualitativement et numériquement par les forces combinées de la France et de la Grèce. Les vieillissants F16 de la Turquie ne sont pas de taille face aux Rafale français. Si Erdogan insiste, ce n’est pas parce qu’il pense que la Turquie peut vaincre mais que la France va se retirer.

Promettant des martyrs en cas de conflits, Erdogan espère voir céder la France aussi facilement qu’Angela Merkel. Terrorisée par les répercutions que pourrait avoir une confrontation avec le président turc, elle avait cédé sur tout lors de la crise des migrants de 2015 et celle de 2020. Emmanuel Macron pourrait ne pas plier aussi facilement. C’est la solidarité européenne qui est en jeu. C’est aussi la crédibilité de la France en tant que grande puissance militaire mondiale.

L’obsolescence de l’OTAN éclate aujourd’hui au grand jour. L’Alliance atlantique repose sur des réalités géopolitiques qui n’existent plus. Héritage d’un monde bipolaire scindé entre américains et soviétiques, elle est incapable d’appréhender les enjeux d’un monde qui renoue avec un choc des civilisations millénaire. Autrefois la Turquie était un allié incontournable de l’Alliance grâce à son armée pléthorique et son positionnement stratégique à quelques encablures de l’URSS. Aujourd’hui cette parenthèse historique est close. Son alliance avec le Qatar, sa complaisance à l’égard de l’État islamique, son chantage lors de la crise des migrants, son soutien à l’islamisme en Europe en font une des plus grandes menaces pour l’Europe et la France.

La menace turque offre à l’Europe la possibilité de s’affirmer comme puissance indépendante. Les prémices d’une prise de conscience s’étaient déjà produites lors de la crise des migrants du début de l’année. Le comportement et la détermination de la France seront décisifs dans l’affirmation d’une Europe-puissance enfin décidée à défendre, militairement s’il le faut, ses intérêts.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Mineurs étrangers délinquants : les médias entre neutralité et fatalisme

En mars de cette année, l’OJIM a consacré un article à un phénomène en pleine expansion dans les médias : celui de la délinquance de jeunes étrangers arrivés récemment en France. La lecture des médias de grand chemin nous apprend que ce phénomène non seulement ne faiblit pas, mais s’amplifie. Sa couverture médiatique a‑t-elle changé pour autant ? Les médias sont-ils passés du ponctuel au plus général et aux véritables problèmes que pose cette délinquance devant laquelle la police semble désarmée ? Revue de presse.

Un contexte propice aux arrivées de clandestins

En dépit des restrictions de circulation dues au coronavirus, l’immigration clandestine ne faiblit pas. Au contraire, elle redouble d’importance, comme nous l’apprend notamment Le Figaro le 17 août : « l’arrivée de migrants en Italie a augmenté de près de 150% au cours des 12 derniers mois ». Les migrants semblent ne pas vouloir rester en Italie : ils affluent en France, un afflux « non maitrisé » selon le député des Alpes maritimes Éric Ciotti interrogé par Nice-Matin le 16 août. Le député insiste sur le cas des jeunes étrangers :

« De jeunes clandestins rodent un nouveau processus détourné d’entrée sur le territoire national (…). Ces derniers se déclarent mineur pour faire obstacle à la reconduite à la frontière et afin d’être pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, puis fuguent avant la mise en œuvre de l’évaluation de minorité ».

L’afflux de jeunes étrangers en France ne passe parfois pas inaperçu. Les médias, en particulier régionaux, nous informent que dans différentes villes de France, des bandes de jeunes maghrébins se livrent à de nombreux actes de délinquance plus ou moins violents et échappent à toute prise en charge tant par la justice que par les services sociaux.

Des voyous étrangers écument Paris et la banlieue

Le 19 août, Le Parisien nous informe que « les mineurs isolés continuent d’écumer l’Ile de France ». A la lecture des différents articles consacrés à ce phénomène, on apprend que les « mineurs isolés » sont étrangers et maghrébins. L’article apporte en effet des précisions sur les auteurs de cambriolages de pharmacies et de restaurants ainsi que de vols à l’arrachée. La liste de leurs méfaits est longue dans les Yvelines, dans le Val d’Oise et en Seine et Marne. Des policiers font part de leur lassitude face à « des réseaux organisés du nord de l’Afrique, basés en Seine-Saint-Denis et dans Paris XVIIIe », dont les petites mains restent en liberté malgré leur dangerosité.

Boulevard Voltaire consacre également le 21 août un article à ce phénomène en Ile de France et titre : « Cambriolages : faux mineurs isolés, vraies filières de malfrats ».

Mais les informations ont parfois du mal à filtrer. L’après finale du match Bayern de Munich-Paris Saint Germain a été houleuse dans le quartier des Champs Elysées dimanche 23 août : policiers blessés, voitures incendiées, magasins pillés. L’origine ethnique des émeutiers devait manifestement rester secrète. Le compte Twitter d’un syndicat de commissaires de police a été censuré pour avoir révélé qu’ « 1/3 des auteurs interpellés » lors des émeutes était « des mineurs, certains non accompagnés (donc des jeunes migrants) », nous informe le compte Twitter Fallait pas supprimer

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États-Unis – Kenosha : amalgame et « analyses » manipulées

Dans la nuit du 25 au 26 août, deux hommes ont été tués par balle et un troisième blessé, au cours d’émeutes et de pillages. L’assassin est apparemment un mineur de race blanche. Pour les médias, les choses sont donc simples : crime raciste.

Le Monde daté de ce vendredi titrait en une : « La violence d’extrême droite tue à Kenosha ». Ce titre était suivi, toujours en une, d’une phrase censée résumer l’affaire : « Un militant d’extrême droite de 17 ans a tué deux manifestants par balles et en a blessé un troisième à Kenosha, dans le Wisconsin, lors des émeutes qui ont suivi une nouvelle bavure policière contre un Afro-Américain. » Si ce texte résume bien ce qui s’est passé, alors il n’y a rien à dire : l’acte est impardonnable, il constitue un scandale inouï, et il profitera en outre exclusivement au courant politique que le tireur prétendait combattre.

Mais dès ce stade, deux remarques s’imposent d’emblée : la première, c’est que l’on constate déjà que le fameux « pas d’amalgame » ne joue pas dans ce cas. Il a été interdit et il reste interdit d’imputer quelque responsabilité que ce soit à l’islam et à l’immigration (afghane ou autre) dans les crimes islamistes commis ces cinq dernières années. Mais dans l’affaire de Kenosha, les commentaires nous exposent la responsabilité de Trump, la responsabilité de « l’extrême droite », la responsabilité de la National Rifle Association, et plus généralement la responsabilité des petits blancs américains.

Quant à la seconde remarque, elle porte sur les faits eux-mêmes. L’enquête établira – espérons-le – la réalité de ce qui s’est passé à Kenosha. Mais il semble que les choses soient moins simples qu’exposé. Cette ville du Wisconsin a connu trois nuits successives de saccages et de pillages. Les habitants se sont constitués en une milice de protection des commerces et des gens. Lors de la troisième nuit, cette milice a cherché à défendre un poste de distribution de carburant pour éviter qu’il soit détruit et pillé (source : Il Primato Nazionale, un journal italien). Le jeune Kyle Rittenhouse n’aurait ouvert le feu que pour défendre sa propre vie, selon les vidéos prises dans la nuit, qui montrent le jeune homme poursuivi par des dizaines d’individus armés, jeté au sol, frappé, ou encore se défendant contre un manifestant tenant une arme à feu. Il semble donc que ce soit en état de légitime défense qu’il ait tiré. Les victimes étaient d’ailleurs connues des services de police : l’une est répertoriée comme délinquant sexuel, les deux autres étaient déjà sous l’accusation de vol, de possession illégale d’armes, le tout sous l’emprise de drogue.

Une tragique réaction de peur

On peut évidemment se poser la question de l’intégration dans des milices de protection armée, de garçons si jeunes, avec le manque de sang-froid que cela peut impliquer. Mais en tout état de cause, nous ne sommes pas devant un acte barbare, mais devant une tragique réaction de peur et de légitime défense, du moins si l’analyse des films pris cette nuit-là vient corroborer ce qu’on croit y voir.

Il ne faut évidemment pas entrer dans le piège tendu par les soi-disant antiracistes de tout poil : si des manifestants qualifiés d’« Afro-Américains » commettent des saccages, cela ne signifie nullement qu’une guerre des races soit en cours, si ce n’est de façon très artificielle, par manipulation et exploitation de faits sollicités, déformés. Il en est de même en France, d’ailleurs.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 28 août 2020

Nouveau livre de Bernard Lugan : Esclavage, l’histoire à l’endroit

Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli. A travers la conquête coloniale, ils ont ensuite contraint ceux qui continuaient à le pratiquer à y renoncer. Or, seule la traite pratiquée par les Européens est criminalisée.

Le 10 mai 2001, en votant à l’unanimité la « Loi Taubira », les députés français ont ainsi imposé une vision à la fois idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste. Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens, faisant l’impasse sur la traite arabo-musulmane laquelle ne prit fin qu’avec la colonisation.

Christiane Taubira a justifié cette singulière hémiplégie historique afin que « les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express, 4 mai 2006).

Par leur vote, les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des dizaines de millions de victimes. A commencer par ces innombrables femmes et jeunes filles berbères razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la « moisson berbère ». Ibn Khaldun évoquait à ce sujet les « belles esclaves berbères, de toison couleur de miel ». Et que dire des millions d’enlèvements d’Européens opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens, à telle enseigne que l’on disait alors qu’ « il pleut des esclaves chrétiens sur Alger » ?

Cette loi fait également l’impasse sur le rôle des Africains eux-mêmes. Or, comme les Européens attendaient sur le littoral que leur soient livrés les captifs par leurs partenaires africains, il dépendait donc in fine de ces derniers d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs. La réalité historique est qu’une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissant pas par enchantement sur les sites de traite, ils étaient en effet capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs. Ce qui a fait dire aux évêques africains :
« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).

Or, par haine de tout ce qui est « Blanc », ceux qui se sont baptisés « décoloniaux », nient ces réalités historiques au profit d’une fausse histoire qu’ils introduisent au forceps selon des méthodes terroristes et qui est lâchement acceptée par des « élites » européennes entrées en dhimitude doctrinale. Le 19 juin 2020, le Parlement européen a ainsi voté une résolution surréaliste condamnant « l’utilisation des slogans qui visent à saper ou à affaiblir le mouvement Black Lives Matter et à en diluer la portée ». Le groupe LFI a même déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial.

Cette entreprise de subversion connaît des développements apparemment insolites. Ainsi, au mois de mai dernier, en Martinique, deux statues de Victor Schoelcher, l’homme du Décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l’esclavage, ont été renversées à Fort de France et à … Schoelcher. Or, il n’y a ni inculture, ni crétinerie dans ces crimes iconoclastes, mais tout au contraire une claire attitude politique : un Blanc ne peut en effet mettre fin à l’esclavage puisqu’il est par essence esclavagiste… Alors, si les statues du père de l’abolitionnisme ont été renversées, c’est afin que soient mises à leur place celles de personnalités noires « esclavagisées » selon le vocabulaire « décolonial », et qui auraient lutté contre l’esclavage.

Voilà donc les « décoloniaux » en plein complexe existentiel devenus les « esclaves de l’esclavage » selon la formule de Franz Fanon, lui qui refusait de se « laisser engluer par le déterminisme du passé ».

Ce livre remettant totalement à plat l’histoire de l’esclavage était donc une nécessité. Loin des nuées et des incessantes manœuvres culpabilisatrices, cet ouvrage enrichi de plusieurs dizaines de cartes et illustrations, d’une bibliographie détaillée et d’un index est le manuel de réfutation de cette histoire devenue officielle dont la finalité est de paver la route de la repentance afin de faire des Européens des étrangers sur leur propre sol.

Pour commander ce livre : http://bernardlugan.blogspot.com/2020/08/nouveau-livre-de-bernard-lugan.html

Entretien – La « nouvelle guerre des mondes » selon Michel Geoffroy

21/08/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le coronavirus a révélé l’extraordinaire dépendance industrielle de l’Europe vis-à-vis de Pékin. L’émergence de nouvelles puissances comme la Chine, la Russie et l’Inde marque-t-elle le déclin de l’Occident ? Ce monde multipolaire en transformation est-il le théâtre de la « quatrième guerre mondiale » ?

C’est la thèse de Michel Geoffroy, ancien haut-fonctionnaire, essayiste et auteur de « La nouvelle guerre des mondes » aux Editions Via Romana. Sputnik l’a interrogé.


Traoré and co, la folle semaine médiatique des communautaristes

Qui aurait pu imaginer il y a quelques années que des Ministres allaient plier un genou face à des revendications portées par des communautaristes extra-européens et que des médias de grand chemin allaient servir de porte-voix à des manifestations jetant l’opprobre sur toute une profession, en l’occurrence la Police ? Et même contre tous les Européens de souche ? C’est pourtant ce qu’ont observé avec effarement les français en ce mois de juin.

Le discours indigéniste et repentant : un terrain favorable

Les événements qui se sont produits durant la première quinzaine de juin ne sont pas le fruit du hasard. Depuis quelques années, des personnalités, parfois aux plus éminentes responsabilités, travaillent le terrain de la repentance par médias interposés. Il s’agit essentiellement de déboulonner le « mâle blanc » de son piédestal usurpé et de lui arracher ses privilèges indus.

En juillet 2018, nous relations déjà que les « mâles blancs » n’avaient pas bonne presse. La Présidente de France Télévision, suivie par la Ministre de la culture et même par le Président Macron, n’avaient de cesse de fustiger l’omnipotence et l’omniprésence du mâle blanc. Leurs différentes déclarations ont grandement facilité la banalisation du discours indigéniste dans les médias.

La situation ne s’est non seulement pas améliorée, elle a empiré. La culpabilité des français semble une obsession du Président de la République. Comme le rappelle notamment Le Figaro, en février 2017 puis en janvier 2020, le Président Macron a à deux reprises comparé la colonisation de l’Algérie à un « crime contre l’humanité ». Il a même rapproché la guerre d’Algérie à la Shoah.

La concurrence victimaire a ceci de particulier qu’elle n’a pas de limites. Quiconque peut se présenter comme une victime. L’écho que rencontrent les complaintes victimaires dépend grandement de l’importance que leur donnent les médias. En ce mois de juin, les médias de grand chemin rivalisent d’efforts pour relayer les discours les plus radicaux voire les plus délirants d’une poignée de militants communautaristes voire racialistes qui disposent ainsi d’une tribune inespérée.

La mort de George Floyd : une formidable opportunité pour relancer la fabrique de victimes

L’histoire se répète parfois. En 2017, le New York Times avait raccroché la mort d’Adama Traoré au mouvement « Black lifes matter » (les vies des noirs comptent aussi) né au États-Unis, en réaction à des violences policières et notamment à la mort d’un dénommé Rodney King. Comme nous le signalions récemment, c’était déjà « haro sur les flics ». La mécanique bien huilée de fabrique de victimes ne demandait qu’à être relancée. En 2020, la chaîne américaine CNN tire des circonstances similaires des morts de George Floyd et d’Adama Traoré des enseignements : « Ils sont devenus des éléments fédérateurs de la lutte contre le racisme ».

La mort d’un noir appelé George Floyd à Minneapolis, à plusieurs milliers de kilomètres de la France, a été pour le comité Adama, du nom d’un jeune délinquant, décédé lors d’une interpellation par la Police, une formidable opportunité pour relancer la mise en accusation de la Police française. Après les manifestations organisées début juin dans plusieurs villes de France, amplement relayées dans les médias au regard de leur importance numérique, ce sont des Ministres qui ont indiqué l’importance qu’il convenait de donner aux revendications de militants réclamant la relance de la procédure judiciaire suite au décès d’un jeune délinquant habitant Beaumont sur Oise.

Le 8 juin, BFMTV nous informe que selon l’AFP, « le Président a enjoint à la Garde des Sceaux de “se pencher” sur le dossier de la mort d’Adama Traoré, en 2016 ».

Le 10 juin, au micro de RTL, la Ministre de la justice semble confirmer cette information en affirmant :

« Il me semble qu’il n’est pas absurde d’entendre l’émotion mais aussi d’entendre la justice que demandent ces personnes ».

L’invitation de la Ministre de la justice à la famille Traoré est sèchement refusée par leur avocat qui rappelle au Président Macron le principe de séparation des pouvoirs, nous informe Paris Match le 9 juin. La fébrilité gagne également le Ministre de l’intérieur qui multiplie dans les médias les déclarations pour le moins troublantes (soyons gentils) :

Au micro de BFMTV, Christophe Castaner annonce non seulement la fin de la méthode d’interpellation dite d’étranglement mais également son souhait qu’« une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’actes ou de propos racistes »

Le Ministre de l’intérieur annonce également qu’en dépit de l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes pour raisons sanitaires, « les manifestants (lors des prochaines manifestations contre le racisme dans la Police NDLR) ne seront pas sanctionnés (…), et les forces de l’ordre ne dresseront pas de procès-verbaux », nous informe Ouest-France. Après la mort de George Floyd, « je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent », ajoute-t-il. Pas un média de grand chemin ne relèvera qu’à l’occasion d’une autre manifestation organisée le même jour, des manifestants pour le Frexit devant le siège de la Commission européenne à Paris ont tous été verbalisés, les manifestants ne bénéficiant pas de l’émotion de Castaner…

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