Matteo Salvini dit partager les préoccupations des Etats-Unis “à l’égard de la Chine et de l’Iran”

18/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Matteo Salvini en voyage aux Etats-Unis. Le vice-Premier ministre italien a été reçu par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washinton. Il a affiché sa “proximité” avec l’administration de Donald Trump.

Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

Accompagner la croissance des entreprises italiennes dans le monde est notre droit et même notre devoir, mais vérifier qu’il n’y a pas d’intrusions de pays qui ne sont pas démocratiques, dans les structures et les infrastructures essentielles, je pense à la technologie, la communication, l’énergie, les télécommunications, est très important. Il y a aussi une intervention au niveau des lois au parlement italien ces jours-ci qui prévoit que la sécurité nationale doit passer avant toute raison économique et, à cet égard, je partage les préoccupations des Américains à l’égard de la Chine et de l’Iran.



Au Parlement européen, le groupe Identité et Démocratie veut mettre fin aux sanctions contre la Russie

17/06/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le groupe patriote et populiste Europe des nations et des libertés prend désormais le nom d’ « Identité et Démocratie ». Le nombre de ses membres a doublé puisqu’il est passé de 36 à 73 députés issus de neuf pays, parmi lesquels l’Italie, qui compte 28 députés, la France, 22 et l’Allemagne, 11. Le président du groupe est l’Italien Marco Zanni, et les deux vice-présidents sont le Français Nicolas Bay et l’Allemand Jörg Mauthen. Or, ce dernier a déclaré la semaine dernière au sujet des sanctions contre les Russes que “Nous pouvons les maintenir pendant des décennies, cela ne changera rien. Il vaut mieux adopter une approche pragmatique avec la Russie comme avec tout autre pays.”

L’Allemagne et la France ont-elles souffert de ces sanctions ?

En 2018 l’Allemagne était le premier investisseur en Russie et la France le deuxième. Or, depuis 2014, année du rattachement de la Crimée à la Russie après un référendum, l’Union européenne comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Norvège ont décidé un embargo sur les denrées alimentaires à destination de la Russie. Mais, cet embargo n’a pas eu tous les effets escomptés : en France, il a accentué la crise du lait et de l’élevage de porc. La Russie qui était le deuxième importateur de porcs du monde commence à en exporter ; elle est devenue le premier exportateur de blé et concurrence la France en Algérie et en Egypte. Déjà, en 2018, le président de la Chambre de commerce franco-russe à Moscou, Emmanuel Quidet constatait que “Les conséquences des sanctions américaines sont catastrophiques sur la confiance des entreprises étrangères et notamment françaises en Russie.”

Entre peine de mort et rapatriement, le cas des djihadistes “français” divise

13/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce mardi 11 juin, une famille djihadiste a rejoint le sol français en provenance de la Turquie, où les neuf enfants, leur père et ses deux compagnes avaient été placés en centre de rétention. La veille, douze orphelins de djihadistes avaient également été rapatriés depuis le Kurdistan syrien.

Ces informations font suite à l’annonce de la condamnation à mort, en Irak, de sept puis onze ressortissants français membres du groupe Etat islamique, transférés par les forces armées du Kurdistan syrien aux services de sécurité irakiens.

Qu’en est-il du réel traitement des djihadistes en France ?

Le jugement du tribunal irakien a soulevé de nombreuses critiques en France parmi les opposants à la peine de mort et les familles des djihadistes français. Néanmoins, il ne s’agit que d’une opposition de principe : en France, aucun mécanisme judiciaire ne permet de répondre efficacement à ces situations inédites et complexes. La peine de prison à perpétuité existe en droit français, mais elle se réduit en moyenne à une vingtaine d’années réellement effectuées, selon une étude récente.

On peut se poser la question de l’opportunité pour la France de s’opposer à ces condamnations, qui n’ont pas encore été mises en œuvre, dans la mesure où l’on sait que fin 2019, pas moins de 450 individus radicalisés sortiront de prison – dont une cinquantaine condamnés pour terrorisme.

La question du rapatriement des enfants de djihadistes soulève également les interrogations.

Le principe de précaution voudrait en effet que le retour de ces enfants ne soit pas accepté, mais pour cela faudrait-il que la sécurité des citoyens français demeure une priorité. Sortant des débats juridiques généralement en cours sur le sujet, il est intéressant de notifier que la préparation des futurs combattants passe par des exécutions de prisonniers par des enfants de 3 à 10 ans.

Foot : ces Turcs qui insultent la France, par Ivan Rioufol

La France se fait humilier en Turquie ? Pas grave, répondent les arrondisseurs d‘angle. Certes, Emmanuel Macron a qualifié d’”inacceptables”, dimanche, les sifflets qui ont couvert La Marseillaise, lors du match de foot France-Turquie qui a eu lieu samedi à Konya (Turquie). Les huées ont également accompagné chaque Bleu qui touchait le ballon. Le soir-même, place de l’Etoile à Paris, des drapeaux turcs se sont appropriés le périmètre de l’Arc de Triomphe pour fêter la victoire (2-0). Réagissant à l’hymne national insulté, le chef de l’Etat a “fait savoir” son émotion à Noël Le Graët, président de la Fédération français de football (FFF). Ce lundi, ce dernier a néanmoins voulu minimiser l’incident : “Les Bleus n’ont pas été bien accueillis par un certain nombre de supporters mais très bien par d’autres, donc pour moi il n’y a pas d’incident”. Cette naïveté de Le Graët est plus généralement celle qui s’observe chez ceux qui refusent de voir ce qu’ils ont sous les yeux.

En l’occurrence, les marques d’hostilité contre la France ont été portées par un public populaire encouragé par leur président de la République, Recep Tayyip Erdogan, à mépriser l’Europe craintive et capitularde au nom d’un islam guerrier et conquérant. Erdogan interdit notamment aux Turcs de France de s’assimiler à la nation d’accueil. Il ne tolère aucune critique portée à son peuple, y compris dans sa diaspora. Il n’a d’ailleurs pas daigné répondre à Macron ni présenter d’excuses.

Dans son dernier essai (1), Amin Maalouf confirme une observation faite ici et ailleurs depuis des décennies : “Force est de constater que, dans le monde d’aujourd’hui, nulle part on ne parvient à faire vivre ensemble, de manière équilibrée et harmonieuse, des populations chrétiennes, musulmanes et juives“. La faillite de son Liban natal le prouve. Dans ce contexte conflictuel, les hourvaris contre La Marseillaise ne sont pas seulement des expressions de supporters imbéciles et électrisés par le foot. Ces rejets témoignent plus gravement de la détestation séculaire que peut éprouver un public musulman, dirigé par un islamiste “modéré” de plus en plus dictatorial, pour l’Occident libre et prospère.

Or ce dernier a tort de ne pas mesurer le défi qui lui est lancé. Sa lâche indifférence peut se transformer en renoncement. Ce week-end, j’ai lu que le parquet de Liège (Belgique) avait inexplicablement classé sans suite une plainte déposée contre un cafetier Turc de Saint-Nicolas. Ce dernier avait placardé sur sa vitrine deux affichettes. Celle en français disait : “L’entrée est autorisée aux chiens, mais aux sionistes en aucune façon !“. La seconde, en turc, était plus explicite encore : “Dans ce commerce, les chiens sont autorisés, mais les juifs en aucun cas !“. Pas grave ?

(1) Le naufrage des civilisations, Grasset

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Xavier Raufer : « La mondialisation du terrorisme, notamment islamiste, a été foudroyante »

11/06/2019 – INTERNAIONAL (NOVOpress)
La mondialisation du crime, un thème souvent évoqué, mais rarement abordé en profondeur.

Sputnik a interrogé Xavier Raufer, enseignant au CNAM, auteur de Le crime mondialisé aux Editions du Cerf. Terrorisme, délinquance, trafic de migrants, le criminologue s’attaque aux idées reçues.

Plongée dans l’univers du crime sans frontières.


Rapatriement d’enfants de djihadistes. Pour Danièle Obono : “C’est à la fois l’honneur et la responsabilité de la France que de les accueillir”

11/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Danièle Obono, députée insoumise de Paris, était l’invité de Gilles Bornstein dans l’instant politique.

Danièle Obono considère que c’est un devoir de la France d’accueillir des enfants de djihadistes qui ont combattu notre pays : “c’est à la fois l’honneur et la responsabilité de la France que de les accueillir“…


Irak : les djihadistes français méritent leur sort, par Ivan Rioufol

Onze djihadistes “français” ont été condamnés à la pendaison, ces derniers jours, par la justice irakienne. L’opinion, visiblement, ne s’en émeut guère. Votre serviteur pas davantage. Voici un email que j’ai reçu d’une lectrice, le 29 mai. Elle me demande de ne pas diffuser son nom, qu’elle m’a communiqué. Elle est la mère d’une des 90 victimes du Bataclan. Son fils avait 39 ans, père d’un petit garçon de 7 ans à l’époque. Elle écrit : “Hier, mardi 28 mai, je reçois un SMS qui m’indique “Le Drian assure que la France multiplie les démarches pour éviter la peine de mort aux quatre Français (NDLA : le nombre a augmenté depuis) condamnés à mort en Irak”. Voyez-vous, après trois ans et demi, depuis dix jours, à force d’acupuncture et de bienveillance de la praticienne, non remboursé totalement (séances psychologiques refusées, je refuse les soins conventionnels abrutissants) je recommençais à dormir cinq heures d’affilée, cette séquence semble s’être arrêtée ce matin à trois heures et c’est l’une des moindres tortures que mon entourage et moi-même subissons depuis le 13 novembre 2015. Aussi, peut-être comprendrez-vous que je prenne cette annonce comme un outrage, un sentiment de révolte. Les victimes du terrorisme n’ont pas droit à cette sollicitude de l’Etat (…) Alors OUI, je suis pour que l’on abandonne à leur sort les terroristes et OUI je refuse leur retour en France (…)“.

Non seulement je comprends cette position, mais je l’approuve.

Dans une tribune parue de 3 juin sur Franceinfo.fr, quarante-cinq avocats français, et non des moindres, ont alerté sur “l’immense déshonneur” que serait l’abandon de ces condamnés à leur sort. Leurs arguments sont solides : ils rappellent que ce choix de la peine de mort est “contraire à notre ordre public”, l’article 66-1 de la Constitution (“Nul ne peut être condamné à la peine de mort”) ne souffrant d’aucune dérogation, pas même en matière de terrorisme. J’entends ces raisons de droit. Mais elles ne me font pas oublier que ces “Français”, passés sous la bannière de l’Etat islamique, ont eux-mêmes renié leur nationalité et trahi leur patrie. Ils ont brûlé leur passeport et combattu, en Syrie, contre des soldats français. Il n’est pas envisageable de les voir revenir dans le pays qu’ils détestent. Leurs actes de guerre obligent à des sanctions dégagées du droit commun.

J’observe d’ailleurs que les commanditaires français des attentats du 13 novembre ont tous été éliminés en Syrie, et sans procès, par les renseignements français et américains. D’autre part, la France ne s‘est pas opposée au transfert en Irak des prisonniers en Syrie, sachant ce qu’ils risquaient devant la justice irakienne. Enfin, je trouve qu’il y a beaucoup de condescendance chez ceux qui estiment que la justice irakienne serait de second ordre. Non, désolé, je n’ai aucune compassion pour ces onze salauds.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Thibault de Montbrial : “Les femmes djihadistes ont eu un rôle aussi fort que celui des hommes”

05/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Thibault de Montbrial éclaire le dessous des négociations entre la France et l’Irak au sujet des sept Français djihadistes qui risquent la peine de mort, mais aussi le cas des logisticiens, des femmes et des enfants djihadistes.

Thibault de Montbrial pointe du doigt le rôle des femmes dans le combat djihadiste :

Les djihadistes occidentaux sont dans une logique de minimisation et de dissimulation de leurs actes pour reprendre la lutte.


Ces avocats qui ont signé une pétition pour « sauver » les djihadistes français de Daech condamnés à mort en Irak

Quarante-cinq avocats ont signé une pétition pour « sauver » les djihadistes français de Daech condamnés à mort en Irak. Ces bonnes âmes, qui ne voient les « déshonneurs » que quand ils sont loins, prétendent imposer leur loi au gouvernement irakien.

Un certain nombre de gens habituellement silencieux sur les guerres sanglantes menées par les États-Unis ou par la France comme en Libye et aussi, il faut le dire, en Syrie, ont jugé utile de prendre la pose et de se prétendre combattants infatigables contre la peine de mort. Des avocats ont en effet lancé une pétition pour demander à la France d’intervenir pour éviter qu’en Irak la peine capitale soit appliquée à des combattants coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Les avocats des diables

La justice irakienne a donc condamné à mort 11 français qui avaient rejoint Daech pour se livrer sur le territoire d’un pays souverain à une guerre barbare. Nous savons tous les exactions abominables commises par ces gens, qui ont quitté la France précisément pour les commettre et peut-être devrions-nous faire preuve d’un peu de modestie et de moins d’arrogance vis-à-vis d’un pays martyrisé depuis la guerre d’agression commise contre lui par les États-Unis et une coalition internationale que beaucoup de nos belles âmes avaient fermement soutenue. Ce crime relevant de la justice internationale n’a pourtant jamais été puni, alors qu’il a provoqué des centaines de milliers de morts, des centaines de milliers de réfugiés, et était à l’origine directe de la création d’une organisation terroriste qui a porté la mort jusque chez nous.

On notera l’hypocrisie de tous ceux qui restent muets sur la responsabilité de ceux qui ont mis cette région à feu et à sang. Et sur celle de la France, dont il faut rappeler qu’elle a armé les djihadistes en Syrie. L’hypocrisie de ceux qui ne semblent voir aucun inconvénient à la vente d’armes à l’Arabie saoudite pour écraser dans des conditions abominables la population du Yémen. Et qui, bien sûr, ont trouvé parfaitement normale la répression de masse, policière et judiciaire, qui s’est abattue sur les gilets jaunes, à coups de violations des libertés fondamentales. Pour les signataires, tout ceci n’est pas grave, ce n’est pas de nature à porter « une tache sur le mandat d’Emmanuel Macron », mais en revanche, ne pas obtenir le retour des criminels djihadistes en France, ce serait affreux.

Pour lire la suite, c’est ici !

Régis de Castelnau

Article paru sur Causeur daté du 5 juin 2019

Quand l’idéologie transgenre s’oppose à l’égalité homme femme

04/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Cece Telfer a été autorisée à participer aux Championnats universitaires d’athlétisme féminin, alors qu’il est né homme. La raison est qu’elle s’identifie comme femme maintenant, et a baissé son taux de testostérone. Elle bat désormais de nombreux records, non sans susciter la polémique.

Depuis le 25 mai dernier, Cece Telfer empile les performances de haut niveau dans les épreuves féminines de sprint du Championnat universitaire d’athlétisme. Des performances qui ne font pas que des heureux, certains estimant que la jeune femme de 21 ans dispose d’un avantage injuste sur ses concurrentes.

Selon les règles de la NCAA, un homme biologique est en effet autorisé à concourir en tant que femme à condition qu’il abaisse son taux de testostérone pendant une année.

Athlète aux résultats plutôt moyens lorsqu’il participait aux épreuves masculines, Cece Telfer a franchi un cap en changeant de catégorie, et se mêle désormais aux meilleures femmes au niveau national.

Quand Nike utilise la philosophie de l’islam dans son slogan “Ne changez pas qui vous êtes, changez le monde”

L’ethnie, rempart face au jihadisme ?, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Dans la BSS (Bande Saharo-Sahélienne) où le jihadisme prospère sur les fractures ethno-raciales, seul le temps long permet de comprendre la complexité de la situation et d’en saisir les véritables enjeux.

Avant la colonisation, les pasteurs saharo-sahéliens (Maures, Touareg, Peul, Toubou, Zaghawa etc.), razziaient les sédentaires sudistes. Après avoir imposé une parenthèse de paix, les colonisateurs se retirèrent et le temps long africain reprit son cours. Avec une nouveauté cependant puisque les anciens prédateurs et les anciennes victimes étaient désormais rassemblés à l’intérieur de frontières artificielles.
Dans ces cadres étatiques plaqués sur les réalités locales, les anciennes fractures furent aggravées par l’ethno-mathématique électorale qui donna le pouvoir aux sudistes puisqu’ils étaient plus nombreux que les nordistes. Dès les années 1960, refusant cette situation nouvelle, ces derniers se soulevèrent et éclatèrent alors les révoltes des Touareg à l’ouest et celles des Toubou-Zaghawa à l’est[1].

Nous sommes là à l’origine des évènements qui ensanglantent actuellement la BSS et que Barkhane n’est évidemment pas en mesure de résoudre.
A supposer que nos forces réussissent à éliminer les jihadistes, la question des rapports entre nordistes et sudistes ne serait en effet pas réglée pour autant puisque le jihadisme n’est ici que la surinfection d’une plaie ethno-raciale millénaire.
Or, cette réalité explique à la fois le succès des jihadistes et l’échec de leur tentative de création d’un califat transnational et transethnique. Pour survivre ou se développer, ils ont en effet été contraints de prendre appui sur certaines ethnies ou tribus.
Ce faisant, ils se sont isolés des autres car ils ont réveillé chez les anciennes victimes les souvenirs des exactions d’avant la colonisation « libératrice ». Quand ils prennent pied dans une région, les jihadistes créent certes un nouveau foyer, mais ils réactivent en même temps les anciennes chaines défensives, les antiques solidarités ethniques. Voilà qui explique les évènements du Macina, du Liptako ou encore du Gourma.

Le cas des Dogon est emblématique. Ce n’est pas par choix qu’à partir de la fin du XVIIIe siècle, se repliant devant la poussée des cavaliers peul musulmans, leurs ancêtres abandonnèrent les plaines fertiles pour se retrancher dans les falaises ingrates de Bandiagara où ils furent harcelés et assiégés par les chasseurs d’esclaves (voir à ce sujet le numéro du mois d’avril 2019 de l’Afrique Réelle). Aujourd’hui, face à la dilution de l’Etat malien et à l’impuissance de son armée[2], les Dogon sont de nouveau contraints d’assurer leur défense contre le jihadisme porté par certains groupes peul…comme aux XVIIIe-XIXe siècles…

La leçon doit être retenue car le jihadisme va pousser vers le golfe du Bénin, la région guinéenne et la Côte d’Ivoire où, au fur et à mesure de son expansion, vont se réveiller les fronts ethniques d’avant la colonisation. Comme actuellement dans la région de Jos au centre du Nigeria. Comme ce sera alors sur les ethnies que s’organisera la résistance, nos Armées doivent donc dès à présent reprendre à leur compte la célèbre phrase de Kipling : « Le loup afghan se chasse avec le lévrier d’Afghanistan ». Mais encore faudrait-il que de véritables enseignements africanistes soient dispensés à l’ESM de Coëtquidan et à l’Ecole de Guerre.

[1] Cette problématique constitue la colonne vertébrale de mon livre : « Les Guerres du Sahel des origines à nos jours ».
[2] Pour mémoire, durant le seul mois de mai 2019, l’armée nigérienne a perdu 30 morts dans la région de Tillabéry et l’armée malienne plus d’une dizaine dans la région de Mopti.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

L’Europe peut-elle encore échapper au Grand Remplacement ?

Jean-Yves Le Gallou prenait la parole le 18 mai 2019 aux États-Unis, au Congrès d’American Renaissance, à l’invitation de Jared Taylor. Voici le texte de son intervention.
Le peuplement européen d’origine est resté stable pendant 5000 ans
.

1) Le peuplement de l’Europe, tel qu’il est resté sans changement jusqu’au milieu du XXe siècle, remonte à 5000 ans. Lorsque le peuple européen d’origine a entrepris sa dispersion : en quittant les steppes pontiques vers l’est et la Sibérie, vers le sud, la Perse et l’Inde, et surtout vers l’ouest c’est-à-dire l’Europe.

Les hommes et les femmes de la civilisation de la céramique cordée ont occupé progressivement l’Europe occidentale. Une terre vide d’hommes pour l’essentiel à l’exception d’un petit nombre de chasseurs-cueilleurs du néolithique auxquels les conquérants indo-européens se sont unis.

Là est le fondement ethnique du peuple européen.

Là est aussi l’origine de sa civilisation. De ses langues – slaves, germaniques, celtiques, romanes – toutes dérivant d’une origine commune. De leur vocabulaire, de leur syntaxe. Là est aussi la source d’une cosmogonie partagée. Et d’une organisation sociale structurée autour de la hiérarchisation et de la distinction des fonctions de souveraineté (magico-religieuse) de défense (extérieure et intérieure) et de production et de reproduction. Et d’une conception du monde fondée sur la représentation et sur l’incarnation comme sur le respect dû aux femmes.

2) Pour protéger cet espace les Européens ont dû lutter contre le monde extérieur. Il y eut la lutte de l’Orient contre l’Occident. Avec la victoire des libertés grecques contre l’empire perse. La victoire de la raison romaine face à Carthage. La victoire des Romains et de leurs alliés barbares face aux hordes hunniques venus d’Asie. Puis durant quatorze siècles la chrétienté et l’islam s’affrontèrent à travers la Reconquista de la péninsule ibérique, les Croisades et la lutte contre le Grand Turc.

3) Mais ces conflits incessants n’ont pas changé la substance de la population européenne. Ce qu’on appelle les Grandes invasions- du IVe au IXe siècle – ont certes renforcé l’apport germanique et nordique dans le centre et le sud de l’Europe mais sans changer fondamentalement la substance de l’Europe. A l’intérieur de l’espace européen le peuplement est resté européen. La Horde d’or a marqué de son empreinte la Russie mais les Mongols n’ont laissé aucune trace à l’ouest de l’Europe. Les invasions arabes n’ont que très peu modifiés le peuplement des rives de la Méditerranée. Les traces de gènes subsahariens qui en sont les marqueurs sont quasiment absents d’Europe sauf sur certaines côtes du sud de l’Espagne, de la Sicile ou de Calabre.

4) Bref le peuplement de l’Europe est resté exclusivement européen jusqu’en 1960. A partir de là tout a basculé. Les Européens se sont retirés d’Afrique et du monde indo-pakistanais. Mais le monde africain et musulman a commencé à migrer vers l’Europe.

Ce sont les ex-puissances coloniales qui ont été les premières concernées : France, Grande Bretagne, Belgique, Pays-Bas suivis par l’Allemagne et les pays du nord de l’Europe, la Scandinavie et l’Irlande. On peut distinguer les contours d’une Europe envahie. En voici les causes.

L’Europe envahie : l’Europe de l’ouest et du nord

5) L’immigration est voulue par de puissantes forces économiques et idéologiques. Le patronat a toujours soutenu l’immigration dans laquelle il voit un moyen efficace de peser à la baisse sur les salaires. De leur côté beaucoup d’immigrés espèrent mieux vivre dans les pays européens que chez eux : soit en y trouvant des emplois et/ou en y accédant à des régimes sociaux généreux.

Ces logiques économiques sont servies par l’idéologie dominante fondée sur le socle des droits de l’homme. Chacun individu d’où qu’il vienne et quelle que soit sa nationalité est censé disposer des mêmes droits. Tout homme indépendamment de ses origines – nationales, ethniques, culturelles, religieuses, civilisationnelles est censé être « remplaçable ».

C’est ce que l’écrivain français Renaud Camus nomme le « remplacisme global ».

Tout ceci constitue la base de la doxa de l’Europe envahie qui s’impose par la propagande médiatique et la tyrannie des juges baptisée « Etat de droit ». Le tout sur fond de repentance et de culpabilisation pour le passé guerrier, colonial et esclavagiste des Européens !

Tous ceux – hommes politiques ou journalistes – qui se sont opposés à cela ont été diabolisés.

Les conséquences en sont terrifiantes.

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