Notre ennemi Erdogan, par Jean-Gilles Malliarakis

La décision autoritaire d’Erdogan, d’abolir le décret de 1934, par lequel les kémalistes avaient transformé en musée mondialiste, l’ancienne basilique de Sainte-Sophie, profanée depuis le XVe siècle, n’a guère ému, concrètement, nos sociétés de consommation. Juste ce qu’il faut pour se prévaloir d’une bonne conscience factice. Elle ne change pas les projets de vacances du tourisme de masse.

Elle aura interrogé, en revanche, dès le 10 juillet, avant même la réouverture de la prière musulmane prévue pour le 24, les chancelleries et les rédactions des pays civilisés.

Dès le mois de juin, en effet, le patriarche œcuménique Bartholomée, probablement la personne la plus compétente pour parler du sujet, avait averti quant aux réactions à long terme : la transformation de Sainte-Sophie en mosquée pourrait “monter des millions de chrétiens dans le monde contre l’islam[1]”.

Ajoutons à ce stade que, coordinateur des droites européennes, de culture chrétienne, Manfred Weber, qui représente le principal groupe du parlement de Strasbourg, a clairement mis les choses au point. “Les provocations d’Erdogan appellent une réponse forte” souligne-t-il[2].

Dans son discours révélateur du 10 juillet, Erdogan prétend triomphalement que cette démarche “rallume le feu de l’espoir des musulmans et de tous les opprimés, ceux qui ont fait l’objet d’injustice, qui ont été piétinés et exploités”. Car en toutes circonstances le double langage islamo-révolutionnaire néo-ottoman mélange toujours, systématiquement, la rhétorique victimaire et vengeresse (de quoi ?) au pire cynisme revendiquant le droit de conquête.

En écoutant la vidéo, on se sent assez dépaysé par rapport au turc du Bourgeois Gentilhomme…[3]

Les déclarations officielles diffèrent d’ailleurs légèrement en anglais ou en arabe. Elles sont en effet formulées dans le but de répondre aux attentes de leurs destinataires.

La version anglaise rassure la consommatique des opérateurs de voyages : “les portes de Hagia Sophia seront, comme c’est le cas de toutes nos mosquées, grandes ouvertes à tous, qu’il s’agisse d’étrangers ou de locaux, de musulmans ou de non-musulmans”.

La version arabe n’hésite pas, quant à elle, à instrumentaliser la question palestinienne. Elle affirme que la “renaissance (sic) de Hagia Sophia est un signe du retour de la liberté à la mosquée d’al-Aqsa”. Les islamistes ferment en général, curieusement, les yeux sur les relations formelles, d’ailleurs de plus en plus difficiles depuis 2009, entre Ankara et Israël. Ils se gargarisent en revanche de la promesse néo-ottomane d’une nouvelle conquête de Jérusalem. L’invasion des Turcs seldjoukides, qui en chassèrent et massacrèrent les habitants au XIe siècle, fut la cause directe des Croisades, rappelons-le, lorsqu’ils interdirent les pèlerinages chrétiens.

Et la Turquie se flatte ainsi d’un rôle, complètement imaginaire en fait, de “médiateur”, à son seul profit, de ce conflit dans le sens du mirage d’un État palestinien, mais aussi dans les autres zones sensibles d’un proche-orient, toujours tourmenté, où sunnites et chiites se déchirent depuis bientôt 14 siècles et où le gouvernement AKP agit contre tous les autres comme bras séculier des Frères Musulmans.

Ce n’est pas seulement au rôle de sultan moderne, d’un nouvel empire turc, auquel aspire le mégalomane Erdogan[4]depuis son palais d’Ankara plus grand que Versailles ; c’est bien la fonction de calife cédée aux Ottomans en 1517, comme chef mondial des Croyants mahométans, à laquelle il croit avoir droit.

Jusqu’où ira-t-il ? se demande-t-on encore. Votre chroniqueur le répète ici librement quant à lui : il ira jusqu’au point où on l’arrêtera.

[1] cf. article “Sainte-Sophie : le nouveau camouflet d’Erdogan aux Occidentaux”in l’Orient-Le Jour.
[2] cf. la chronique de Manfred Weber in l’Opinion du 12 juillet.
[3] cf. “Turkish President Erdogan announces first prayers at Hagia Sophia after mosque ruling”
[4] cf. “Sainte-Sophie ou le sacre du leadership turc au sein de l’islam politique.”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Relocalisation : renverser le rapport de force ?

15/07/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Si l’idée de relocaliser la production est portée depuis longtemps par des intellectuels et des militants, elle a pris un nouvel élan dans la population à la faveur de la crise sanitaire. Mais l’État peut-il retrouver un rôle de stratège sans reprendre en main le secteur-clé de l’énergie, ce qui entrerait en contradiction avec la logique de l’UE ?

Dans cette émission de Russeurope Express, Jacques Sapir et Clément Ollivier reçoivent Aurélien Bernier, journaliste et essayiste, auteur des « Voleurs d’énergie » (éd. Utopia, 2018) et de la note « Démondialisation, relocalisation et régulation publique : pourquoi et comment », publiée en juin dernier par l’Institut Rousseau.


Repentance et génuflexions : quoi que vous fassiez, ça ne sera jamais assez, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’hystérie qui se développe dans le sillage du mouvement Black Lives Matter ne semble connaître aucune limite. Même les plus consciencieux des activistes antiracistes ou pro-migrants peuvent à tout moment être accusés de racisme s’ils ont le malheur d’être blancs.

Au cours de la même semaine deux associations emblématiques ont été clouées au pilori. Le fondateur et patron des Sleeping Giants a été accusé de racisme par une de ses collaboratrices « racisée ». Selon elle, il l’aurait évincée d’un événement mondain auquel elle souhaitait participer. Tout le mal qu’il s’est donné à faire sauter les financements de Breitbart, de Boulevard Voltaire ou encore de Génération Identitaire est bien mal récompensé.

Même l’ONG Médecins Sans Frontières n’a pas trouvé grâce aux yeux de ces tribunaux révolutionnaires d’un nouveau genre. Selon 1 000 salariés, anciens ou actuels, l’ONG ferait preuve de racisme institutionnel dans son fonctionnement et ses recrutements. On parle ici d’une association dont l’acharnement à organiser la submersion de l’Europe par les migrants fait passer les volontaires exaltés de SOS Méditerranée pour des tièdes.

Si l’on peut légitimement rire des mésaventures de ces deux ONG, elles mettent en lumière le jusqu’au-boutisme des Robespierre de l’antiracisme. L’accusation de racisme devient pour certains le moyen d’obtenir à moindre effort prébendes et avancements. Pour d’autres, on perçoit nettement la volonté de détruire un monde, de dominer ceux qu’on accuse d’être les anciens dominateurs et de chercher à les humilier sans cesse. Toutes les génuflexions et les gages d’antiracisme n’y feront rien, vous êtes sur leur liste.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’ONG pro-migrants Médecins sans frontières accusée de “racisme institutionnel”

Un millier d’anciens ou d’actuels salariés de l’ONG accusent l’organisation de “renforcer dans son travail humanitaire le colonialisme et la suprématie blanche”.

Médecins sans frontières (MSF) face à ses contradictions. Dans une lettre adressée à leur direction et citée par The Guardian, 1 000 anciens ou actuels salariés de l’ONG humanitaire pro-migrants dénoncent le racisme systémique qui y serait sous-jacent, selon eux. Ils reprochent notamment à l’organisation les politiques de recrutement et la culture d’entreprise qui seraient menée par une « minorité blanche privilégiée » et appellent à ouvrir une enquête interne et indépendante afin de démanteler des « décennies de pouvoir et de paternalisme ».
Mentalité de « sauveur blanc »

Cette lettre est notamment signée par les présidents des conseils d’administration de MSF au Royaume-Uni et en Afrique australe et le directeur général de MSF Allemagne. Elle dénonce la mentalité de « sauveur blanc presque étouffante » qui règne à MSF. L’ancienne responsable média à MSF New Delhi Padma Priya témoigne même du racisme « ordinaire » qu’elle aurait subi durant son passage au sein de l’organisation. « Il y avait un sentiment permanent qu’ils avaient besoin de travailleurs locaux pour avancer, mais sinon ‘ils’ se sentaient meilleurs que ‘nous’. C’était fatiguant », déplore-t-elle. D’autres évoquent des difficultés pour les personnels locaux où MSF est implanté. « Essayer d’aider un membre du personnel local [à postuler] pour un poste [de personnel international] est le processus le plus fastidieux, le plus injuste et le plus frustrant que j’ai jamais vécu », confie un signataire.
Bientôt des changements dans l’organisation

Pour le président international de MSF Christos Christou, cette lettre est un « catalyseur » pour faire accélérer les changements déjà promis par l’organisation. Depuis la mort de George Floyd aux Etats-Unis, des débats internes ont ainsi eu lieu au sein de l’organisation, amenant les salariés « à réfléchir et à faire le point sur [leurs] échecs à cet égard », selon un communiqué de branche britannique de l’ONG que relaie franceinfo. « MSF a été créée pour lutter contre les discriminations et nous sommes très attentifs aux situations de domination. Il existe, depuis 2007, une cellule des abus auprès de laquelle tout acte de discrimination peut être dénoncé », a, de son côté, plaidé le directeur général de MSF France auprès du Monde.

Article repris du site Valeurs Actuelles

Michel Geoffroy : “Nous sommes en pleine 4ème guerre mondiale !”

13/07/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La sortie de “La superclasse mondiale contre les peuples” avait fait l’effet d’une bombe. Le nouvel ouvrage de Michel Geoffroy intitulé “La nouvelle guerre des mondes” risque aussi de ne pas passer inaperçu.

Pour le haut fonctionnaire et énarque, contributeur régulier à la Fondation Polémia, nous sommes en guerre et ce conflit succède à la guerre froide. Cette quatrième guerre oppose les Etats-Unis aux civilisations émergentes de l’Eurasie qui rejettent un Occident aux valeurs décadentes.

Au centre de la bataille, une Europe subissant sa plus grande régression de l’Histoire. Tout est-il perdu ? Michel Geoffroy propose une révolution politique, culturelle et spirituelle qui ne manquera pas de susciter le débat. En attendant, un entretien indispensable pour comprendre les vrais enjeux du monde.


Conflit chez Sleeping Giants, le mâle blanc n’aurait pas laissé assez de place à sa collaboratrice racisée

BuzzFeed News nous raconte dans un long article comment les deux personnalités les plus importantes des Sleeping Giants se sont disputés pendant plusieurs années avant de se séparer le 8 juillet dernier. Plus précisément, c’est Nandini Jammi (la collaboratrice racisée, spécialiste du marketing) qui a quitté l’organisation adepte du “name and shame” après un conflit avec Matt Rivitz (le mâle blanc) suite à de longs débats sur qui était le chef. Rivitz semblait vouloir être le seul à la tête des cyberactivistes alors que Jammi, rêvait d’être son “égal”.

Combat de chefs dans un marigot

Rivitz, un vétéran dans l’industrie publicitaire, a créé les Sleeping Giants en novembre 2016. Quelques jours plus tard, Jammi a eu la même idée et après quelques publications chacun de leurs côtés, ils sont entrés en contact pour structurer l’organisation éponyme.

Mais pendant toutes ces années, Rivitz semble avoir voulu rester le numéro 1, nombreuses ont été les disputes entre les deux sur qui était le “dirigeant”, le “co-fondateur”, etc. Rivitz n’aurait pas donné accès à certains dossiers à Jammi, entre autres, une vraie histoire de guerre de petits chefs pendant plusieurs années, relayée en détails par BuzzFeed News.

Encore de la faute du mâle blanc

Malgré cet apparent simple conflit de personnes, Jammi profite de l’occasion pour taper sur son mâle blanc de collègue, qui, bien que défenseur acharné du politiquement correct, agit encore probablement pour défense son privilège blanc.

Dans une publication sur Medium où elle revient sur son histoire, elle sous-titre sa tribune “Comment mon co-fondateur homme blanc (?) m’a effacé du mouvement que nous avons construit ensemble”. C’est le seul moment où elle renvoie son comparse à sa couleur de peau, mais faire cela dès la première ligne en dit long sur son état d’esprit. Elle explique par la suite :

“Mais il était clair que même si je faisais le même travail que Matt, il ne me considérait pas comme un égal.”
“Pour le meilleur ou le pire, toute organisation a besoin d’un chef et ce rôle au sein des Sleeping Giants m’a appartenu, indépendamment du titre.”

Même chez les égalitaristes forcenés, on joue au petit chef et l’accusation de racisme n’est jamais bien loin. Pauvre Matt Rivitz, nouvelle illustration de la fable de l’arroseur arrosé.

Article repris du site OJIM

A quand les excuses d’Alger pour la traite des esclaves européens ? par Bernard Lugan

En ces temps de repentance et d’ethno-masochisme, puisque ceux qu’il est difficile de désigner autrement que par le terme d’ennemis, vu leur comportement à l’égard de la France, s’amusent à jongler avec le contexte historique, alors, faisons de même.

L’Algérie aux abois économiquement, ruinée par les profiteurs du Système qui depuis 1962 se sont méthodiquement engraissés en pillant ses ressources, a donc l’outrecuidance de demander des excuses à la France. Pourquoi pas d’ailleurs, puisque, comme le disait Etienne de la Boétie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » ?

Des excuses donc pour avoir tracé en Algérie 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres goudronnés, construit 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots), 34 phares maritimes, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes (soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Sans parler d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance, à telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer du concentré de tomates, des pois chiches et jusqu’à la semoule pour le couscous…

Or, tout ce que la France légua à l’Algérie en 1962 fut construit à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé et dont même le nom lui fut donné par le colonisateur… Tout avait été payé par les impôts des Français. En 1959, toutes dépenses confondues, l’Algérie engloutissait ainsi 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce ! (Voir à ce sujet mon livre Algérie l’Histoire à l’endroit).

L’Algérie a exigé, et sur ce point comment ne pas être d’accord avec elle, que la France lui restitue les cranes de combattants vaincus par l’armée française lors de la conquête. Mais alors, quid des restes des dizaines de milliers d’esclaves européens dont des milliers de Français enlevés en mer ou par des razzia littorales, morts en Algérie et enterrés dans la banlieue d’Alger dans ce qui, avant la conquête était désigné comme le cimetière des chrétiens ? C’est en effet par dizaines de milliers que des hommes, des femmes et des enfants européens furent pris en mer ou enlevés à terre par les pirates barbaresques. De 1689 à 1697, Marseille perdit ainsi 260 navires ou barques de pêche et plusieurs milliers de marins et de passagers, tous ayant été réduits en esclavage. En 1718, la comtesse du Bourk, ses enfants et ses domestiques qui avaient embarqué à Sète pour rejoindre via Barcelone son mari ambassadeur en Espagne furent capturés en mer. La petite Marie-Anne du Bourk alors âgée de 9 ans, fut rachetée en 1720.

Grâce aux rapports des pères des Ordres religieux dits de « rédemption des captifs », qu’il s’agisse de l’Ordre des Trinitaires fondé par Jean de Matha et Félix de Valois, ou des Pères de la Merci, les Mercédaires, un ordre religieux fondé par Pierre Nolasque, nous connaissons les noms de milliers d’esclaves rachetés, ainsi que leurs villes ou villages d’origine, cependant que, faute de moyens, des dizaines de milliers d’autres ne le furent pas et moururent dans les chaînes.

En 1643, le Père Lucien Héraut, prêtre de l’Ordre de la Trinité et Rédemption des Captifs, rentra en France avec 50 malheureux Français qu’il venait de racheter aux esclavagistes algérois. Faute de moyens, la mort dans l’âme, il avait laissé derrière lui plusieurs milliers d’autres Français, sans compter les milliers d’esclaves appartenant aux autres nations européennes enlevés en mer ou sur le littoral.

Dans une lettre d’une grande puissance de témoignage adressée à Anne d’Autriche, Reine-Régente du royaume de France, le père Héraut se fit l’interprète des captifs, s’adressant à la reine en leur nom, afin de lui demander une aide financière pour les racheter. Une lettre qui devrait clore les prétentions et les exigences d’excuses des descendants des esclavagistes algérois : « Larmes et clameurs des Chrestiens françois de nation, captifs en la ville d’Alger en Barbarie, adressées à la reine régente, par le R. P. Lucien Heraut, Religieux de l’Ordre de la Trinité et Rédemption des Captifs, 1643.

« (…) ainsi qu’il arrive ordinairement aux vassaux de vostre Majesté, qui croupissent miserablement dans l’horrible esclavage (…) cette mesme necessité addresse aux pieds de sa clemence et Royalle bonté, les larmes et soupirs de plus de deux milles François de nation Esclaves en la seule ville d’Alger en Barbarie, à l’endroit desquels s’exerce les plus grandes cruautés que l’esprit humain puisse excogiter, et les seuls esprits infernaux inventer.

Ce n’est pas, Madame, une simple exaggeration (…) de ceux, qui par malheur sont tombés dans les griffes de ces Monstres Affricains, et qui ont ressenty, comme nous, leur infernalle cruauté, pendant le long sejour d’une dure captivité, les rigueurs de laquelle nous experimentons de jour en jour par des nouveaux tourments: la faim, le soif, le froid, le fer, et les gibets (…) mais il est certain que les Turcs et Barbares encherissent aujourd’hui par-dessus tout cela, inventans journellement de nouveaux tourments, contre ceux qu’ils veulent miserablement prostituer, notamment à l’endroit de la jeunesse, captive de l’un et l’autre sexe, afin de la corrompre à porter à des pechés si horribles et infames, qu’ils n’ont point de nom, et qui ne se commettent que parmys ces monstres et furies infernales et ceux qui resistent à leurs brutales passions, sont écorchez et dechirez à coup de bastons, les pendants tous nuds à un plancher par les pieds, leur arrachant les ongles des doigts, brullant la plante des pieds avec des flambeaux ardents, en sorte que bien souvent ils meurent en ce tourment. Aux autres plus agés ils font porter des chaisne de plus de cent livres de poids, lesquelles ils traisnent miserablement partout où ils sont contrains d’aller, et apres tout cela si l’on vient à manquer au moindre coup de siflet ou au moindre signal qu’ils font, pour executer leurs commandements, nous sommes pour l’ordinaire bastonnez sur la plante des pieds, qui est une peine intollerable, et si grande, qu’il y en a bien souvent qui en meurent, et lors qu’ils ont condamné une personne à six cent coups de bastons, s’il vient à mourir auparavant que ce nombre soit achevé, ils ne laissent pas de continuer ce qui reste sur le corps mort.

Les empalements son ordinaires, et le crucifiment se pratique encore parmy ces maudits barbares, en cette sorte ils attachent le pauvre patient sur une manière d’echelle, et lui clouent les deux pieds, et les deux mains à icelle, puis après ils dressent ladite Eschelle contre une muraille en quelque place publique, où aux portes et entrées des villes (…) et demeurent aussi quelque fois trois ou quatre jours à languir sans qu’il soit permis à aucun de leur donner soulagement.

D’autres sont écorchez tous vifs, et quantitez de bruslez à petit feu, specialement ceux qui blasphement ou mesprisent leur faux Prophete Mahomet, et à la moindre accusation et sans autre forme de procez, sont trainez à ce rigoureux supplice, et là attachez tout nuds avec une chaine à un poteau, et un feu lent tout autour rangé en rond, de vingt-cinq pieds ou environ de diametre, afin de faire rostir à loisir, et cependant leur servir de passe-temps, d’autres sont accrochez aux tours ou portes des villes, à des pointes de fer, où bien souvent ils languissent fort long temps.

Nous voions souvent de nos compatriots mourir de faim entre quatre murailles, et dans des trous qu’ils font en terre, où ils les mettent tout vif, et perissent ainsi miserablement. Depuis peu s’est pratiqué un genre de tourment nouveau à l’endroit d’un jeune homme de l’Archevesché de Rouen pour le contraindre a quitter Dieu et nostre saincte Religion, pour laquelle il fut enchaisné avec un cheval dans la campagne, l’espace de vingt-cinq jours, à la merci du froid et du chaud et quantitez d’autres incommoditez, lesquelles ne pouvant plus supporter fit banqueroute à notre saincte loy.

Mille pareilles cruautez font apostasier bien souvent les plus courageux, et mesme les plus doctes et sçavants : ainsi qu’il arriva au commencement de cette presente année en la personne d’un Père Jacobin d’Espagne, lequel retenu Captif, et ne pouvant supporter tant de miseres, fit profession de la loy de Mahomet, en laquelle il demeura environ six mois, pendant lesquels (…) il avoit scandalisez plus de trente mille Chrestiens esclaves de toutes nations (…) il se resolu à estre brullé tout vif, qui est le supplice ordinaire de ceux qui renoncent à Mahomet (…)en suite deqoy il fut jetté en une prison obscure et infame (…) Le Bascha le fit conduire au supplice(…) il fut rosty à petit feu un peu hors de la ville près le Cimitiere des Chrestiens.

Nous n’aurions jamais fait, et nous serions trop importuns envers votre Majesté, de raconter icy toute les miseres et calamitez que nous souffrons : il suffit de dire que nous sommes icy traittez comme de pauvres bestes, vendus et revendus aux places publiques à la volonté de ces inhumains, lesquels puis apres nous traittent comme des chiens, prodiguans nostre vie, et nous l’ostans, lors que bon leur semble (…).

Tout cecy, Madame, est plus que suffisant pour émouvoir la tendresse de vos affections royales envers vos pauvres subjets captifs desquels les douleurs sont sans nombre, et la mort continuelle dans l’ennuy d’une si douleureuse vie (…), et perdre l’ame apres le corps, le salut apres la liberté, sous l’impatience de la charge si pesante de tant d’oppressions, qui s’exercent journellement en nos personnes, sans aucune consideration de sexe ny de condition, de vieil ou du jeune, du fort ou du foible : au contraire celuy qui paroist delicat, est reputé pour riche, et par consequent plus mal traitté, afin de l’obliger à une rançon excessive, par lui ou par les siens (…) nous implorons sans cesse, jettant continuellement des soupirs au Ciel afin d’impetrer les graces favorables pour la conservation de vostre Majesté, et de nostre Roy son cher fils, destiné de Dieu pour subjuguer cette nation autant perfide que cruelle, au grand souhait de tous les Catholiques, notamment de ceux qui languissent dans ce miserable enfer d’Alger, une partie desquels ont signé cette requeste en qualité, Madame, de vos tres humbles, tres obeyssants, tres fidels serviteurs et vassaux les plus miserables de la terre, desquels les noms suivent selon les Dioceses et Provinces de votre Royaume. »

Le numéro du mois de septembre de l’Afrique Réelle sera un numéro spécial consacré à la repentance et à l’esclavage et, le 1er septembre, je publierai un livre intitulé Esclavage, l’histoire à l’endroit, une arme de réfutation de la doxa culpabilisatrice. Les lecteurs de ce blog et les abonnés à la revue seront informés dès sa parution.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Culpabilité post-coloniale : on marche sur la tête !

Après que la France a restitué les restes de 24 combattants algériens tués au début de la colonisation française au XIXe siècle, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, samedi, attendre des excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas ! »

Soyons justes : les pays colonisateurs ont pressuré les pays conquis et s’ils les ont développés, c’est moins par humanisme – n’en déplaise à Jules Ferry – que par souci économique. Alors, allons-y pour la contrition. Mais en face, les peuples musulmans, en matière de colonisation, de conquêtes, de massacres ou d’esclavage, sont-ils mieux placés pour donner des leçons ? Rappelons donc quelques réalités.

Côté colonisation, les Arabo-musulmans ne sont pas en reste : en 711, au nom du Jihad, les Arabes envahissent l’Europe par l’Espagne. Après la prise de Barcelone, ils franchissent les Pyrénées en 716 et conquièrent la Sicile, la Sardaigne, la Corse, puis les Baléares et la Provence. En 719, ils s’emparent de Narbonne, puis d’Agde, Béziers, Nîmes. Ils ravagent le Languedoc, multipliant des razzias sanglantes contre Carcassonne, Arles, Nîmes, Alès, Béziers, Agde, Maguelone… la Septimanie devient une province d’Al-Andalus avec, à la clé, les inévitables persécutions des juifs et des chrétiens. Malgré une défaite de l’armée arabe devant Toulouse, les razzias vont pourtant continuer : Autun mise à sac en août 725, puis Beaune, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Sens, Luxeuil. En 732, Abd el-Rahman, gouverneur de Cordoue et dernier des Omeyyades, islamiste convaincu et intransigeant, relance une campagne militaire depuis l’Espagne vers l’Auvergne et vers Bordeaux. Contrairement aux affirmations euphémisées qui dénoncent la violence de Charles Martel et encensent la modération d’Abd el-Rahman, celui-ci est féroce : « Laissant derrière eux Bordeaux en flammes, chrétiens égorgés, églises détruites, palais saccagés, les Sarrasins se ruent vers le nord, détruisent les domaines viticoles (Saint-Émilion), villages, châteaux… avant d’atteindre Poitiers, faisant subir à cette ville un sort identique à celui de Bordeaux. Puis, ils dressent leurs tentes à Moussais, sur la route de Tours » (Renée Mussot-Goulard, historienne du Moyen Âge). C’est là que Charles Martel mettra le coup d’arrêt final. Mais il faudra attendre le seizième siècle et la défaite des Ottomans à la bataille de Lépante, en 1571, puis devant Vienne, en 1683, pour que la pression se relâche .

Côté esclavage, là encore, qui se frappe la poitrine ? L’Occident !

Pourtant, la plus grande traite esclavagiste des Noirs africains est celle des Arabo-musulmans, selon l’étude réalisée par l’anthropologue Tidiane N’Diaye : Par-delà les ténèbres blanches : Enquête historique.

Chercheur spécialisé dans l’histoire et l’anthropologie des civilisations négro-africaines, N’Diaye va jusqu’à assimiler cette traite à un génocide, car il mentionne un principe soigneusement occulté : la castration systématique appliquée par les Turcs ou les Arabes, pour que les populations noires ne puissent faire souche là où on les exploitait. Esclavage qui se pratique toujours, même s’il est officiellement interdit. Libération évoquait, en 2018, l’agence Reuters selon laquelle, à Tamanrasset, des migrants subsahariens avaient affirmé avoir été torturés et vendus comme esclaves par des passeurs, qui étaient pour la grande majorité de la même nationalité qu’eux. Ousmane Bah, un ouvrier guinéen de 21 ans, disait avoir été vendu à deux reprises en Algérie pour 100.000 francs CFA (150 euros). Abdoulaye Maizoumbou, membre du Catholic Relief Services (association au service des démunis), explique que sur les 30 migrants renvoyés d’Algérie qu’il a rencontrés, une vingtaine ont affirmé avoir été esclaves.

Quant à l’accueil de réfugiés, du moins les pays du Maghreb acceptent-ils que nous nous en chargions sans nous reprocher de les en priver. Maigre consolation…

L’Algérie, en victime vertueuse, attend ainsi de la contrition. Bonne idée ! Chaque pays a des squelettes dans ses placards. Faut-il les étaler à tout prix ? Pourquoi ce désir de pratiquer une surenchère mortifère dans la contrition ? Vite, vite, expions ! Accueillons sans réserve tous les demandeurs d’asile, les vrais et les faux, déboulonnons nos grands hommes. Nul doute qu’à force de nous autoflageller, tous nos fidèles amis arabo-musulmans finiront bien par nous aimer.

Philippe Joutier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Coronavirus : le péril algérien à nos frontières ?

Le retour de l’épidémie dans le monde, en Europe en tout cas, est largement lié, comme en Catalogne et dans notre Midi, aux conditions de vie de populations issues de l’immigration. Cela devrait inciter la France à une prudence sanitaire maximale vis-à-vis de tout ce qui vient de l’extérieur. Les touristes, bien sûr, mais aussi les binationaux et autres résidents des deux côtés de la Méditerranée.

Un trop grand laxisme

Pour le professeur Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, l’épidémie pourrait repartir bien avant l’automne dans notre pays. La réouverture des frontières, qu’on a tardé à fermer et qu’on a rouvertes hâtivement, aurait dû être faite “intelligemment” mais selon lui, ce qui se fait, ou plutôt ne se fait pas, risque de favoriser l’apparition d’une seconde vague. « Il faut mieux contrôler: faire des tests, prendre les contacts des voyageurs. Et pour ceux qui reviennent d’un pays où l’épidémie flambe, il faut instaurer une quarantaine », a-t-il expliqué dans Le Parisien du 6 juillet, en citant le cas d’une vingtaine de binationaux, de retour d’Algérie, qui ont été hospitalisés dans plusieurs villes la semaine dernière à leur arrivée, et dont l’un est décédé. Qui en a parlé ?

« Est-ce que leur entourage ou les gens qu’ils ont croisés à l’aéroport, dans l’avion, ont été dépistés et isolés ? », s’interroge encore Éric Caumes. « Je n’en suis pas sûr. Les personnes potentiellement infectées vont continuer d’embarquer, d’aller et venir en provenance de pays où le nombre de cas explose… En France, nous sommes d’un grand laxisme. On traite le virus avec mépris, on se fera rattraper », prédit le professeur qui « craint une seconde vague dès cet été » : « En Amérique, en Guyane, l’épidémie flambe alors qu’il fait 35 degrés. Le fait d’être en extérieur, l’été, réduit un peu la circulation du virus mais pas dans de grandes proportions. À la Pitié-Salpêtrière, mon unité Covid est pleine, j’ai été obligé d’en ouvrir une autre en début de semaine dernière. Des cas continuent à arriver. »

Des bombes volantes

Depuis le 29 juin, dans plusieurs grands établissements parisiens, Pitié-Salpêtrière, Tenon, Saint-Antoine, Bichat, mais aussi à Lyon, Marseille, Grenoble et Reims, une vingtaine de malades atteints du Covid-19 ont été hospitalisés. Avec un point commun : ils revenaient tous récemment d’Algérie. «Si l’on en juge par leur état au moment de leur prise en charge, ils étaient déjà malades quand ils ont pris leur vol de rapatriement : au moins trois sont en réanimation et un est décédé. Vu l’importance des flux de populations entre la France et l’Algérie durant l’été, il est urgent de prendre des dispositions pour éviter que le virus ne recommence à circuler à bas bruit » , alerte un médecin parisien, atterré par l’apathie des autorités.

Face à la recrudescence des cas de contaminations sur son territoire, notamment dans les régions de Blida, Sétif et Oran, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le 28 juin le maintien de la fermeture de ses frontières terrestres maritimes et aériennes. Toutefois, les ressortissants de l’Union européenne ou les Algériens y résidant légalement conservent, eux, la possibilité d’embarquer sur un vol ou un bateau à destination de la France. Avec pour seule contrainte le port du masque durant leur voyage de retour. «Ils font redémarrer l’épidémie artificiellement avec les voyageurs ! » s’emporte un infectiologue cité par Libération.

Le mondialisme, principal allié du virus

On a l’impression qu’on ne tire leçon de rien et surtout pas du précédent, pourtant flagrant, des passagers chinois. Les médias ne parlent pas absolument pas de ce problème de retour du virus par des frontières non contrôlées. Dans d’autres pays européens, on teste, on trace les voyageurs. En France, on s’y refuse, pour des raisons bien sûr idéologiques. Fermer la frontière aux pays du Maghreb est plus difficile que d’interdire le Louvre aux américains.

Le principal allié du virus est l’idéologie de la libre circulation mondialiste et de la détestation des frontières nationales protectrices.

Si il y a une deuxième vague et qu’elle vient du laxisme migratoire on va réagir mais trop tard, car on n’osera pas nommer le péril. Il faudrait contrôler les voyageurs dans le pays d’origine car les faits sont là : sur 310 nouveaux cas identifiés depuis le 15 juin, «au moins 13 avaient voyagé à l’étranger ou étaient rapatriés de différents pays : 6 d’Algérie, et respectivement 1 d’Afghanistan, Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Pakistan, Roumanie, Serbie». Il faut donc durcir d’urgence les interdictions d’entrée sur notre territoire de citoyens de pays à risque. Il est peut être déjà trop tard, et on sait pourquoi.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Quand Erdogan instrumentalise Sainte-Sophie dans sa lutte contre l’Europe

09/07/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Sainte-Sophie va-t-elle changer de statut, passant de musée à mosquée? Après deux décennies de manifestations et de revendications opérées par des associations et des personnalités islamistes, le Conseil d’État turc devra rendre son verdict avant le 16 juillet prochain sur la transformation de Sainte-Sophie.

Cet édifice, par son passé, sa grandeur et sa richesse, est un symbole de l’histoire européenne et turque. Histoire tumultueuse, bien sûr. Lieu de culte chrétien dès le IVe siècle, centre du monde pour l’Empire byzantin, joyau de la conquête ottomane, qui transforma la basilique en mosquée, Hagia Sophia –signifiant en grec sagesse divine–, a été transcrite Ayasofia en turc, et abusivement appelée Sainte-Sophie en français. Atatürk, le grand leader de la République turque a fait de ce lieu un musée en 1934, mais plus encore le symbole de la nouvelle nation turque.

Mais pourquoi Erdogan cherche-t-il à tout prix à retransformer ce musée en mosquée? Politique intérieure et géopolitique mondiale se croisent dans ce nouvel épisode de Désalliances en bref.


Thomas, la victime blanche qui n’intéresse pas les médias

Voilà près de deux mois que le décès de deux récidivistes lors de leur interpellation, l’un aux États-Unis, l’autre en France, suscite un mouvement qui fait la une des médias de grand chemin. Ces deux événements occultent pourtant d’autres faits révélateurs de l’état de la société dans laquelle nous vivons. La très discrète couverture médiatique d’une récente agression mortelle à Sarcelles nous le rappelle avec acuité.

Black Lives Matter ou rien

Le mouvement “Black Lives Matter” a été accueilli par les médias de grand chemin avec enthousiasme. Qu’un noir décède sous la pression d’un policier violent aux États-Unis et c’est l’ensemble de la communauté noire qui est présentée comme victime de discriminations, c’est la police qui est mise en accusation pour le racisme qui y sévirait, c’est même la société dans son ensemble qui serait raciste.

Les meneurs du mouvement “Black Lives Matter” peuvent se réjouir : les médias annoncent des décisions qui confinent parfois au concours Lépine de la bêtise comme le New York Times qui privera les Blancs de majuscule, contrairement aux Noirs. Comme le relate notamment Marianne, des entreprises ont pris des mesures visant non pas à l’égalité, mais à la discrimination positive. Ce qui va aboutir à favoriser une personne en raison de sa couleur et non de sa compétence. Peu importe que le sentiment victimaire ait été attisé au-delà de la raison et que la discrimination positive aboutisse à créer des injustices, des tensions et du ressentiment…

Pour quelle raison un fait divers plutôt qu’un autre est-il monté en épingle dans les médias ? Probablement parce qu’un certain nombre de conditions sont réunies. Aux États-Unis, les images choc de l’arrestation de George Floyd, l’élection présidentielle de fin d’année, la défiance d’une large frange des médias vis-à-vis du Président Trump, l’activisme efficace des communautaristes et antifas américains peuvent avoir contribué à mettre l’affaire Floyd sur le devant de la scène.

En France, toute une partie de la classe médiatico-politique, dont le Président de la République lui-même, n’avait avant le rebond de l’affaire Traoré de cesse de fustiger « l’homme blanc » et ses nombreux travers. Cette culture de la repentance et de l’auto-dénigrement menée par la gauche est alimentée sans cesse par la matière première qu’apportent les médias de grand chemin : un blog privé de policiers présumés avec des propos racistes, des flics ripoux en Seine-Saint-Denis, des bavures policières, etc. C’est un flot incessant, voire un torrent de boue souvent univoque qui achève de jeter l’opprobre sur une profession.

La mort de Thomas intéresse peu les médias de grand chemin

Il y a pourtant une réalité dont on parle peu ou pas et qui peut expliquer une partie des tensions que nous connaissons en France. C’est la délinquance, le trafic de drogue et les provocations permanentes de racailles contre la police dans les quartiers de l’immigration. C’est la politique pénale particulièrement laxiste qui laisse en liberté de nombreux délinquants, c’est la politique carcérale qui vide les prisons au lieu de les remplir.

C’est dans ce contexte que Thomas est mort le 11 juin, après plusieurs opérations à l’hôpital qui n’ont pas réussi à le sauver. Pour quelle raison a‑t-il été agressé par un homme sous l’emprise de stupéfiants ? Il aurait le 10 mai « jeté un mauvais regard » à l’encontre de son agresseur. Qu’est-ce qu’un mauvais regard ? Est-ce que regarder quelqu’un quelques secondes suffit à qualifier un regard de « mauvais » ? Dans le cas présent, l’agression de Thomas a été facilitée par un certain nombre de facteurs qu’il est utile de rappeler. D’autant plus que les médias de grand chemin ont soigneusement évité de dresser le contexte de la mort de Thomas.

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La théorie du « privilège blanc » à l’assaut du pouvoir, par Clément Martin (Les Identitaires)

Nouveau concept star des social justice warriors, le « privilège blanc » n’est pas qu’un gadget intellectuel à la mode. Cette idée gagne du terrain en France. La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNDH), fondée en 1947 par le Français René Cassin, juriste et proche collaborateur de Charles de Gaulle, vient de rendre son rapport annuel sur « la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie ». Rappelons tout d’abord que cette institution, autorité administrative indépendante (AAI), ne reçoit en théorie aucune commande de la part des pouvoirs publics. Son rôle est de conseiller. D’abord attachée à la définition classique des droits de l’homme (liberté d’expression, de circulation, de réunion, etc.), le nombre de ses attributions a beaucoup augmenté ces dernières années, alors qu’elle-même critique volontiers « l’inflation législative ». La lutte contre le racisme a rejoint son éventail d’actions depuis 1990 ainsi que « toutes les formes de haine anti-LGBT » en 2018. Alors qu’elle avait jugé la loi AVIA « disproportionnée et inopportune », la CNDH se convertit à la paranoïa ambiante autour du « privilège blanc », cité plusieurs fois dans son rapport présenté le 21 juin dernier. De plus, si elle récuse le droit de censure à des sociétés privées, elle « recommande [au gouvernement] de poursuivre l’amélioration de la coopération [de l’État] avec les fournisseurs d’accès à Internet, les hébergeurs et les sites de référencement aux fins de retrait des discours de haine en moins de 24 heures. » Quand on connaît l’interprétation de plus extensive, au niveau politique et judiciaire, de la notion d’incitation à la haine, il est clair que cette recommandation ne peut qu’amener à une censure plus rapide et plus large.

Dans ce rapport, l’accent y est mis sur le racisme à destination des Noirs, qui seraient trop peu conscientes de leur souffrance : « l’imaginaire véhiculé par le racisme anti-noirs affecte aussi ses victimes, souvent de façon inconsciente. » Et à l’appui de cette démonstration, la CNDH cite Ary Gardien, chercheur au CNRS, qui avance la notion de wokeness : le « fait d’être éveillé » pour un Noir, ce qui « consiste à partager ou à acquérir une connaissance des exactions qu’ont subies et que subissent encore les populations noires (…) l’objectif est d’identifier et de déconstruire les manifestations de racisme plus ou moins évidentes telles que le privilège blanc ». Le privilège blanc ne serait donc pas seulement un ensemble d’avantages sociaux, économiques et politiques, comme on le pense à première vue, mais d’abord une emprise psychologique des Blancs sur des Noirs. Le premier effet du privilège blanc serait de masquer aux Noirs leur sujétion. On comprend mieux dès lors pourquoi les antiracistes américains interpellent ainsi les Noirs pro-Trump : « tu n’es peut-être pas oppressée au sens individuel, mais il s’agit d’une oppression systémique », comme le dit une antifa dans une vidéo abondamment partagée sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, la CNDH vise une forme particulièrement perverse à ses yeux de privilège blanc : « la valorisation ambiguë de « la richesse de la diversité culturelle” » par les enseignants. La CNDH vise ceux qui « projetteraient des compétences telles que des compétences culinaires à certains parents plutôt que d’autres ». En ce sens, « une sensibilisation sur les biais de pratiques a priori pleines de bonnes intentions est nécessaire. Une plus grande connaissance des rouages de l’hégémonie blanche y contribuerait ». En note de bas de page, pour expliquer le concept d’hégémonie blanche cité sans aucune prise de distance, la CNDH se réfère à son inventrice : Peggy Mc Intosh. Née à Summit, où le revenu moyen équivaut à quatre fois le revenu national, Peggy Mc Intosh est la fille de J. Means, directeur du département de commutation électronique à Bell, alors leader de l’informatique. Passée par Harvard et Radcliffe, où défile le gratin mondain américain, elle a vu ses fiançailles avec le Dr Mc Intosh annoncées à la même page que le mariage du maire de Chicago dans la presse locale. Bref, une Camela Jordania avec un peu plus de pedigree. En 1989, dans un article publié à Harvard, Mc Intosh définit le concept : « [Le privilège blanc] est l’ensemble d’avantages, de prérogatives, de bénéfices et de choix immérités et indiscutables conférés à des individus du seul fait de leur couleur. En général, les Blancs jouissent d’un tel privilège sans en être conscients. » Prenant son expérience personnelle et la trentaine de fois où elle juge avoir été « privilégiée », elle confond sans vergogne son appartenance à l’élite américaine, qui lui a ouvert toutes les portes, et son origine ethnique. L’absurdité d’une thèse aussi simpliste a été souvent démontée, mais la CNDH l’adoube sans aucune analyse critique, comme une réflexion scientifique incontestable, quelque part entre la photosynthèse et la rotondité de la terre.

« Comme le suggère l’universitaire américaine Peggy MacIntosh, affirme la CNDH un peu plus loin, les blancs doivent se mettre à la place des personnes noires, comprendre ce qu’elles subissent pour mieux s’y identifier et mettre fin à un processus dont ils sont eux-mêmes acteurs, parfois inconsciemment. » Avec cette déclaration absolument délirante (« se mettre à la place des personnes noires »), la CNDH valide ce que l’on a pu voir dans des pays anglo-saxons : des enfants blancs au cou entravé par un joug d’esclave, des policiers et d’autres Blancs à genoux, etc. C’est la folie de la repentance qui redémarre, tyrannie de la culpabilité raciale à l’état pur. Ceci s’est déjà produit au moins une fois en France, avec ces élèves de l’école-collège Bon Accueil à Toulon, qui lors d’un « atelier migrants » en janvier 2018, ont joué le rôle d’immigrés clandestins malmenés par des membres de l’équipe pédagogique grimés en forces de l’ordre (Var Matin, « Des collégiens dans la peau de migrants pour comprendre ce qu’ils traversent », 14 janvier 2018).

Emmanuel Macron lui-même n’est pas indifférent à cette dynamique pro-hégémonie blanche au sein de la CNDH. Rappelons qu’en février 2017, il a qualifié la colonisation européenne de « crime contre l’humanité », de « vraie barbarie » et « nous devons regarder en face [ce passé] en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes ». Récitant ainsi le parfait catéchisme des indigénistes, courant radical de l’antiracisme dont l’influence a été décuplée par les affaires Floyd et Traoré, le président de la République a ouvert une voie royale à la haine anti-Blancs. L’année suivante, en mai 2018, Emmanuel Macron présentait un énième « Plan banlieues » avec Jean-Louis Borloo. En même temps, il ironisait sur son cas : « ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs, ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent un rapport ». Autrement dit, des Français de souche n’ont aucune légitimité à parler des banlieues immigrées, pourtant inséparables du territoire national, parce qu’ils sont blancs. Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy avait posé la première pierre en plaidant pour la « discrimination positive » et en créant un commissaire à la diversité fin 2008.

L’évolution de l’antiracisme vers l’indigénisme assumé est désormais un fait acquis, celui-ci entraîne l’institutionnalisation du racisme anti-Blancs et l’idéologie des droits de l’homme apparaît enfin telle qu’elle est : l’ennemie des droits des peuples.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Congo : les regrettables « regrets » du roi des Belges, par Bernard Lugan

Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ». Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être. Pour au moins quatre raisons principales :

1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala.
Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer. Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.

2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.

3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles les profits furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place. Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.

4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée. Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.

Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ». Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années. A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.
Voilà pourquoi, en plus d’être regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.

Pour en savoir plus, voir mon livre Histoire de l’Afrique des origines à nos jours, pp 552-555 et 701-715.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Black Lives Matter, indigénisme, décolonialisme… Bienvenue dans le XXIe siècle !

La diffusion des mots d’ordre et des manifestations du mouvement Black Lives Matter à partir des États-Unis, dans tout l’Occident, peut s’analyser dans trois registres.

Un registre politicien

Outre-Atlantique, l’affaire Floyd intervient en effet dans la perspective de l’élection présidentielle pour essayer de nuire à D. Trump, en le coupant de son électorat afro-américain. On trouve donc à la base de l’exploitation de l’affaire Floyd les protagonistes habituels de l’opposition à Trump : les groupes d’extrême gauche, les médias, l’État profond américain, et le parti démocrate.

Car, des deux côtés de l’Atlantique, la gauche surfe sur les « minorités » pour compenser le fait qu’elle a abandonné, en se ralliant au néo-capitalisme, les classes populaires : en France cela a conduit d’abord à l’opération SOS Racisme lancée dans les années 80, puis à la stratégie Terra Nova, puis au positionnement indigéniste de La France insoumise. Mais les travaillistes en Grande-Bretagne et les démocrates aux États-Unis ont suivi la même démarche car, sans l’appoint électoral de ces « minorités », la gauche, malade de l’effondrement du communisme, aurait disparu.

Au terme de cette évolution, la gauche a donc retrouvé son positionnement de la fin du xxviiie siècle : une gauche du côté de la bourgeoisie, hostile au peuple, tout en prétendant parler en son nom.

Le mouvement Black Lives Matter a bénéficié en France du soutien du pouvoir et des médias, pour une raison politicienne également évidente.

La Macronie, minoritaire dans le corps électoral et impopulaire – comme l’ont démontré une nouvelle fois les dernières élections municipales –, ne peut survivre qu’en divisant en permanence les Français : écolos contre automobilistes, parti de l’ordre contre Gilets jaunes, femmes contre hommes, homosexuels contre hétérosexuels, ou Noirs contre Blancs. Et tout ce qui permet de mettre en accusation et de réduire au silence les Français autochtones – c’est-à-dire la majorité de la population – est bon pour le pouvoir ! Car la Macronie est une minorité qui s’appuie sur les minorités pour réduire la majorité au silence et lui imposer une politique dont elle ne veut pas.

Un registre mondialiste

Les mouvements indigénistes et communautaristes sont soutenus activement par les ONG mondialistes et la super-classe mondiale qui encouragent tout ce qui peut déstabiliser les nations (au profit de la gouvernance globale qu’elles préconisent). C’est pourquoi aussi les mêmes encouragent la dérégulation de l’immigration et le multiculturalisme sous toutes ses formes. Comme le déclarait significativement le capitaine allemand du navire de l’organisation immigrationniste Sea-Watch, Carola Rackete, « nous devons démolir la forteresse Europe » !

Ces ONG et les fondations qui les financent veulent installer la société ouverte préconisée par Karl Popper en 1945, et ses émules (Soros notamment, mais aussi Hayek), comme prétendu remède au totalitarisme, alors que le mondialisme est un nouveau totalitarisme. Car la société ouverte programme la fin de toute société humaine.

Il ne faut pas oublier en outre que l’indigénisme est aussi un marché que les grandes entreprises mondialisées – donc la super-classe mondiale – veulent maîtriser et encourager (GAFAM, L’Oréal, etc.). Les grandes entreprises mondialisées sont pour cette raison toujours en pointe dans la promotion de la diversité et des minorités… solvables !

Un registre civilisationnel

Le seul ciment du monde polycentrique et multiconflictuel dans lequel nous sommes entrés au XXIe siècle – c’est-à-dire du monde en voie de se libérer de la domination nord-américaine, dernier avatar de la domination occidentale – repose précisément sur la haine de la civilisation européenne et la haine des Blancs au sens large.

Car le monde s’est « modernisé sans s’occidentaliser », pour reprendre l’analyse de Samuel Huntington. Les anciennes civilisations de l’Eurasie ont accédé à tout ce qui faisait hier la puissance de la civilisation occidentale, ce qui leur permet désormais de résister à sa prétention d’imposer un monde unipolaire, c’est-à-dire un monde façonné à son image.

Bien entendu, la propagande mondialiste s’efforce de cacher cette réalité aux Européens en inversant les choses : ce seraient les Européens qui auraient la haine de l’autre (donc, par exemple, le racisme anti-Blanc n’existerait pas) !

Cette haine des Blancs se développe d’autant plus que :

les Blancs représentent une part déclinante de la population mondiale et, affaiblis, ils n’inspirent plus le respect comme autrefois car ils sont entrés en décadence (dont l’ethnomasochisme – symbolisé par tous ces Occidentaux qui plient le genou sous prétexte d’antiracisme – est l’une des dernières manifestations en date) ;
les « valeurs » occidentales sont des valeurs de mort, des anti-valeurs que la majorité de la population mondiale rejette a fortiori lorsque les Occidentaux veulent les imposer par la force ou le chantage économique. Et que les « minorités » rejettent aussi en Occident même : comme aux États-Unis les Afro-Américains rejettent le gauchisme culturel et sociétal porté par les Blancs d’extrême gauche ; ou comme en France les familles musulmanes rejettent la propagande LGBT organisée par l’école publique ;
du fait de l’immigration de peuplement, les sociétés occidentales sont devenues des sociétés multiculturelles, multiethniques et par conséquent multiconflictuelles : elles importent désormais tous les conflits du monde (Tchétchènes contre Maghrébins, Turcs contre Kurdes, Kurdes contre Tchétchènes, Arabes contre Juifs, etc.) et les conflits politiques tendent à prendre la forme d’affrontements civils (comme cela s’est passé au Liban).

Ces sociétés effectivement blanches ont donc importé la haine des Blancs chez elles.

Bienvenue dans le XXIe siècle ! Un siècle qui promet d’être dur aux Européens s’ils ne sortent pas de leur dormition.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Erdogan rejette les critiques concernant sa volonté de reconvertir l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul en mosquée