Russie : Une amende pour la messagerie sécurisée Telegram

18/10/2017 – RUSSIE (NOVOpress)
Telegram, une messagerie très populaire en Russie pour son niveau élevé de cryptage, vient d’écoper d’une amende de 800 000 roubles, c’est à dire 18 000 €.

Les autorités russes estiment que l’entreprise a manqué à son devoir de « fournir des informations aux forces de l’ordre », c’est à dire permettre à l’Etat d’avoir accès aux messages privés des utilisateurs.

“Actuellement, il n’y a pas de discussion sur un éventuel blocage” de Telegram en Russie, selon le porte parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Telegram a dix jours pour faire appel de cette décision.


À charge de revanche – Cyril Raul (Les Identitaires)

La racine originelle de la haine des djihadistes « français » à notre encontre ne repose pas que sur le mépris de notre mode de vie occidentalisé ou les quelques bombardements hebdomadaires de nos forces armées en Syrie et en Irak. La véritable source de cette haine est bien plus profonde et ancrée. Elle transcende les siècles et les générations, elle dépasse même la « simple » question djihadiste. C’est parce que nous sommes aujourd’hui désarmés face à cette haine qu’il est devenu plus que nécessaire d’en cerner les fondements.

Derrière le djihad, la revanche

Le plus simple consiste à s’intéresser aux propos tenus par les djihadistes eux-mêmes, sans filtre. Dans son livre « Les Revenants », le journaliste David Thomson raconte ses entretiens avec des combattants « français » de retour de Syrie et d’Irak. Au fil des pages et des portraits de ces islamistes, une des raisons du mépris et de la haine de la France et des Français revient fréquemment : la colonisation.

Un passage est particulièrement parlant. C’est celui où « Lena », une jeune maghrébine de retour de Syrie, nous explique les causes de son engagement :

« J’ai toujours eu l’impression d’être inférieure du fait que j’étais musulmane » dit Lena, qui répète détester la France. Une détestation entretenue par un ressentiment post-colonial (…). « Moi étant d’origine algérienne, j’ai mon grand-père qui est mort durant la guerre [d’Algérie, NdA]. J’aime pas dire guerre car c’était pas à armes égales, moi je dis souvent « le génocide français ». Le djihad, c’est se battre pour retrouver notre dignité qu’on a perdue, qu’on a voulu écraser » (Les Revenants, David Thomson, éditions Seuil, page 189).

Plus loin, un certain Abou Moujahib tient à peu près le même discours :

« Nous, on est des Marocains, des Algériens et la France elle est venue en Algérie, elle a fait la guerre, elle a exterminé, elle a fait un génocide, elle a tué, elle a égorgé les têtes des Algériens. Donc il y a non seulement sa guerre contre l’islam dans sa politique actuelle, mais il y a aussi sa guerre contre l’islam dans son histoire. Voilà pourquoi la France est une des premières cibles ».

Et David Thomson d’en conclure que « bien au delà de son intervention en Syrie et en Irak, de sa politique actuelle jugée hostile à l’islam, la France paierait donc aussi, sur le tard, les blessures issues de la colonisation » (Les Revenants, David Thomson, éditions Seuil, page 254).

Des propos dont la teneur nous est familière, car déjà formulés dans bien d’autres bouches que celles de djihadistes. Ce mépris des Français en raison de la colonisation, on le retrouve aussi dans les cours d’écoles, on le lit également dans les commentaires sur les réseaux sociaux, on l’entend même sur les plateaux de télévision. Car du djihadiste à la racaille du collège en passant par la « beurgeoisie » médiatisée, on observe toujours les deux mêmes ressorts : le mépris plus ou moins exprimé des nôtres (le blanc, le Français, nos ancêtres responsables de tous les maux) et le sentiment de revanche. Entre la haine affichée à notre égard par la racaille, le djihadiste et le « militant anti-colonial » de la 25e heure, il y a une différence de degrés, mais pas de nature.

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Donald Trump Sextape Flynt

Dix millions de dollars pour qui divulguerait une sextape de Donald Trump !

17/10/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Vous avez couché avec Donald Trump ? Vous avez une sextape du président américain ? Vous l’avez vu avec une femme qui n’était pas son épouse ? Larry Flynt, le patron du magazine américain pornographique Hustler, a publié dimanche une annonce dans le Washington Post pour offrir dix millions de dollars à quiconque lui apporterait des informations compromettantes sur le président Donald Trump, pouvant mener à sa destitution.

« Je ne m’attends pas à ce que les potes milliardaires de Trump le dénoncent, écrit Larry Flynt, mais je suis confiant qu’il y a beaucoup de gens qui savent des choses et pour qui dix millions de dollars représentent beaucoup d’argent. »

Rappelons qu’il avait déjà proposé une récompense d’un million de dollars pour faire sortir des informations qui ont contribué à détruire la carrière de deux hommes politiques républicains.

Facebook choisit The Weekly Standard pour compléter son équipe anti-fake news

Facebook choisit The Weekly Standard, un champion de la guerre en Irak et russophobe confirmé, pour compléter son équipe anti-fake news.

Rappelons que Facebook avait mis au point, dès décembre 2016, un groupe chargé de filtrer les œuvres soumises à l’imprimatur de l’establishment. Un remake, plus cool, de la bulle pontificale Inter sollicitudines de 1515… Ont été assemblés, en un tribunal virtuel, un certain nombre d’experts-traqueurs de fausses nouvelles, tels que PolitiFact, qui tous s’engagent à respecter les bonnes pratiques établies par l’école de journalisme Poynter installée en Floride.

Il a toutefois été reproché à ceux en charge de l’Imprimi Potest de pencher trop « à gauche ». Dans un esprit d’ouverture et de rééquilibrage « à droite » très remarqué de l’establishment transatlantique, il a été décidé d’ouvrir ledit groupe à un média « conservateur » : The Weekly Standard. Ce groupe devra maintenant démontrer sa compatibilité avec les critères du Poynter Institute, ce qui devrait rapidement se conclure en un Nihil Obstat.

Qui est Bill Kristol ?

Le Weekly Standard a été fondé par le pape des néocons, William (Bill) Kristol. Ce dernier s’est illustré par l’efficacité de son battage — dès la fin de la présidence Clinton —, poussant à entrer en guerre contre Saddam Hussein. Son influence est donc avérée. Il a fondé plusieurs think tanks, mais son partenariat avec Robert Kagan, au sein du Project For New American Century, s’est traduit en prise de contrôle par les néocons de la stratégie eurasienne de l’administration Obama. La célébrissime et très efficace assistante aux « Affaires Eurasiennes » du Département d’État (sous Hillary Clinton et John Kerry), Victoria Nuland, n’était autre que l’épouse de Robert Kagan… La charmante Victoria célèbre pour son « Fuck the EU » (on emmerde ou en encule l’Union Européenne, choisissez votre traduction préférée).

La cause de « l’ouverture à droite de Zuckerberg », n’est probablement pas dans son objet. Les néocons comptaient en effet sur un (ou une) président(e) suffisamment débonnaire pour embrayer sur une stratégie de changement de régime en Russie, dans la foulée de Maidan. D’où l’énergie féroce (et créative) de Kristol pour « sortir » Trump des primaires républicaines, comme des présidentielles…. Et pour l’empêcher de se représenter en 2020.

La Russie dans le collimateur

Quant aux fake news, le terme avait été lancé par Obama en transit, immédiatement après l’élection de Trump, en présence d’Angela Merkel. Il semble peu vraisemblable que soient ici visée les habituelles inepties commerciales qui pullulent sur la toile. Le « danger » proviendrait plutôt du goût prononcé des victimes de l’ubérisation politique américaine pour Sputnik News, et surtout RT America, laquelle a « l’américanité » des mainstream medias, leur couleur, leur bling-bling…

RT America, pendant les élections, a essentiellement présenté des programmes « d’extrême gauche » favorables aux thèmes de Bernie Sanders (Hillary Clinton étant présentée comme une belliciste représentante du capitalisme sauvage), complétés d’un petit noyau d’émissions pacifistes « libertaires », reprenant les thèmes (et invitant les orateurs de qualité) de l’Institut Ron Paul. Cela aurait contribué à miner les reports des voix « gauchistes » et « pacifistes » sur Hillary Clinton, Trump n’étant pas traité dans l’équation. Depuis, la chaîne a renforcé ses programmes « bourgeois », avec d’intéressantes émissions économiques et de politique étrangère, de style très américain ou européen.

Après dix mois de surchauffe du Congrès sur l’affaire russe (au détriment de son travail parlementaire), la décision du ministère de la Justice de Trump n’est pas surprenante. Il somme Sputnik News et RT America de procéder à leur inscription en tant qu’agents étrangers, ce qui leur compliquerait la tâche, et intimiderait les recrutements de qualité. Un premier pas vers la fermeture ? Le recrutement de Kristol par Facebook n’est pas anodin. Ou comment l’alliance objective des libéraux américains et des néo-conservateurs tente de vampiriser les médias américains.

Texte repris du site Ojim

Viol et harcèlement sexuel : quand Hollywood plaisantait sur le comportement d’Harvey Weinstein

14/10/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le fondateur du studio Miramax puis de la société de production Weinstein Company, Harvey Weinstein, est accusé de viol par trois femmes et de harcèlement sexuel par de nombreuses actrices, mannequins et employées. C’est le New York Times qui a révélé ces accusations dans une enquête publiée le 5 octobre.

Mira Sorvino, Rosanna Arquette, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Emma de Caunes et Judith Godrèche ont décrit des avances sexuelles insistantes formulées par le puissant producteur, souvent dans une chambre d’hôtel.

Le 8 octobre, le producteur de 65 ans a été licencié de sa propre maison de production, The Weinstein Company. La direction a assuré ne pas avoir été au courant de ses comportements envers les femmes, mais le New York Times a affirmé qu’elle avait eu connaissance depuis 2015 des accords financiers passés avec trois ou quatre actrices pour qu’elles ne parlent pas.

Des agissements qui semblaient bien connus, ainsi que le démontrent les humoristes Tina Fey et Seth MacFarlane.


Mamadou Libye

Mamoudzou, migrant : « Je ne peux conseiller à personne d’entrer en Libye. Vous mourrez pour rien »

12/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le témoignage de Mamoudzou Oba, migrant guinéen rescapé de son passage en Libye et de la Méditerranée, est publié par le site du UNHCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Il est édifiant. Depuis le Dattilo, navire des garde-côtes italien, il « prévient ceux tentés de fuir la pauvreté et les conflits en Afrique subsaharienne des dangers sur les routes terrestres et maritimes menant vers l’Europe » :

« Je ne peux conseiller à personne d’entrer en Libye. Vous mourrez pour rien, » a-t-il dit aux sauveteurs.

Mamoudzou Oba raconte « qu’il a été enlevé, privé de nourriture et battu pendant trois semaines avant de quitter la Libye » : « Il dit que les personnes sont achetées et vendues pour des montants aussi faibles que 300 dollars. »

« Si tu restes, ils viennent tous les jours te maltraiter. Un jour, un jour, un jour, ils te tueront. »

« Le témoignage de Mamoudzou, ajoute le Haut Commissariat, est corroboré par le médecin volontaire de la Garde côtière italienne, Lucia Guidolin. Elle dit que la plupart des réfugiés et migrants qu’elle a examinés suite à leur sauvetage en Méditerranée ont subi de graves sévices physiques et psychologiques. »

« Lucia Guidolin a été confrontée à un cas de ce type parmi les passagers du Dattilo. Abdullah Touré, un Ivoirien, lui a raconté qu’il avait été enlevé et torturé par des gangs de rue pendant des mois » :

« Ils nous ont menacés pour qu’on leur donne de l’argent. Sinon, ils nous tueraient. Ils ont pris une arme et ont tiré près de mes oreilles. Pan ! Pan ! Pan ! Maintenant, je n’entends plus. Je suis arrivé dans cet état aujourd’hui. »

Conflits Ennemi Gauchon 2

Qui est l’ennemi ?, par Pascal Gauchon, directeur de la revue Conflits

Depuis la dialectique de Socrate, la pensée occidentale vit en couple. La géopolitique, dont Thucydide peut être considéré comme l’initiateur, n’échappe pas à cette règle. Il a mis en lumière l’opposition entre terre et mer dont il a fait le plus célèbre de ces couples et qui a nourri la réflexion des géopoliticiens allemands et anglo-saxons. On peut le regretter car il a évincé tous les autres, déjà présents chez Thucycide – force/ruse, paix/guerre, dominants/dominés, forts/faibles… et, enfin, amis/ennemis.

Conflits Ennemi GauchonEfficace quand il faut agir car elle simplifie, la pensée binaire ne permet pas de bien appréhender le réel. Elle laisse de côté l’entre-deux et l’ailleurs. Après l’affrontement (pacifique celui-là) entre stratèges anglo-saxons et allemands pour savoir qui l’emporte de la terre ou de la mer, Spykman démontre le rôle décisif du contact entre les deux éléments, les régions littorales ou, selon sa formule, le rimland. Voilà pour l’entre-deux. La conquête de la troisième dimension a fait émerger les puissances aériennes et aérospatiales, sans parler du cyberespace – voilà pour l’ailleurs. Les stratèges chinois nous ont habitués à ces dépassements qui valent pour tous les couples évoqués.

Les militaires athéniens n’avaient pas leur subtilité. Pendant la guerre du Péloponnèse les habitants de l’île de Mélos veulent rester en dehors du conflit. En 416 av. J.-C., une flotte athénienne débarque et leur impose l’alternative : se rallier à Athènes ou être détruits, et en effet la cité sera prise, les hommes massacrés, les femmes et les enfants réduits en esclavage. Une sorte de version antique de la formule du leader communiste Jdanov au début de la guerre froide : « Tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous. » Ami ou ennemi, il faut choisir et en assumer toutes les conséquences, disent Athènes comme Moscou.

Les Soviétiques se sont pourtant montrés beaucoup plus subtils en d’autres circonstances. Ils ont su dépasser l’antagonisme simplificateur ami/ennemi. Ils ont admis la neutralité de la Finlande ou de l’Autriche. Ils ont choyé des « compagnons de route » recrutés parmi les intellectuels que Lénine méprisait. Ils se sont associés à l’ennemi de demain (Hitler) contre celui d’après-demain (les démocraties occidentales).

En fait, désigner l’ennemi, le fondement de l’action politique, n’est pas si simple. Dans l’entre-deux qui sépare l’ennemi et l’ami, se situent le neutre, le partenaire, le faux ami, le rallié…

Même en ne retenant que l’ennemi franchement hostile, il est impossible de mettre ce terme au singulier ; nous sommes confrontés à de multiples ennemis en fonction du champ de bataille (militaire, économique, diplomatique et même « cyber ») et de l’époque (ennemi d’aujourd’hui et de demain). Désigner l’ennemi revient à désigner l’ennemi, celui qui fait peser la menace la plus grave aujourd’hui, sans oublier les autres.

Un ennemi peut en cacher un autre comme le note La Rouge et la Jaune, revue des polytechniciens : « Ce n’est pas parce qu’une menace nouvelle apparaît (le terrorisme) que les anciennes disparaissent » (cité in Philippe Wodka-Gallien, Guerre froide épisode II ? Dissuasion et diplomatie à l’épreuve, Lavauzelle, 2016). Un ennemi évident peut être manipulé par des faux amis ; quand Pierre Conesa explique que les États-Unis s’acharnent à « fabriquer des ennemis » depuis 1991, veut-il dire autre chose (voir l’interview de Pierre Conesa en page 10 du numéro) ? La menace communiste leur permettait de souder le camp occidental autour d’eux, la menace islamiste provoque le même effet – deux menaces bien réelles et en même temps instrumentalisées.

Pour éviter de retomber dans les simplifications à la Jdanov, il convient de dépasser la dialectique socratique et de se demander : « Qui est l’ennemi ? », c’est-à-dire qui est le véritable ennemi.

Pascal Gauchon

Editorial du n° 15 de la revue Conflits

Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

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Guillaume Perrault : «Souvenons-nous que Saint-Germain-des-Prés s’est enthousiasmé pour Battisti»

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Crash Germanwings – Laurent Obertone : “Si l’avion avait été vide, le copilote aurait-il précipité l’avion contre le sol ?”

04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone vient de publier un roman, “Le Diable du ciel“, qui raconte le vol de l’Airbus A320-211 de la Germanwings entre Barcelone et Düsseldorf, le 24 mars 2015.

On se souvient que l’avion s’était écrasé dans les Alpes du Sud après avoir effectué une descente non autorisée de dix minutes. Très vite, on comprit que le copilote avait réussi à s’enfermer dans le cockpit et à précipiter l’avion contre le sol. Cent cinquante personnes avaient trouvé la mort.

Laurent Obertone répond aux questions de Boulevard Voltaire.


Vivre Ensemble sondage

Le sondage international qui dément l’utopie du « vivre ensemble »

C’est un sondage Ipsos réalisé dans 26 pays pour le compte de la Fondation pour l’Innovation politique. Les opinions ont été recueillies à la fin de l’hiver, donc avant les dernières vagues de migration de l’été et avant l’attentat de Barcelone. 22 000 personnes ont été interrogées, ce qui est énorme, quand on sait que la plupart des enquêtes d’opinion sont basées sur des échantillons qui dépassent rarement les 1 000 individus.

Que nous apprend-elle ? Que l’islam est ressenti comme une menace dans tous les pays européens (58 %), à l’exception du Portugal et de la Finlande. Que les Européens pensent à la fois que leur devoir est d’accueillir des réfugiés « qui fuient la guerre et la misère », mais qu’ils ne peuvent pas en accueillir plus. Dans les pays de l’ex-bloc de l’Est, la réponse est pour le coup sans ambiguïté : ils ne considèrent pas que leur devoir est d’accueillir des réfugiés, et d’ailleurs ils n’entendent pas en accueillir davantage.

Enfin, toutes les tranches d’âge portent une appréciation globalement négative sur l’immigration, avec des variations très peu significatives.

Pour 63 % des Allemands, l’islam est une menace

Malgré l’arrivée de la CDU en tête du dernier suffrage, Madame Merkel a pu découvrir que, pour 63 % des Allemands, l’islam était une menace. Et 51 % de ses concitoyens considèrent que les effets de l’immigration sont négatifs. On voit donc que le raz-de-marée de l’AFD aurait pu être de bien plus grande ampleur.

Dominique Reynié, le politologue qui commente l’enquête, indique que ces chiffres ne le surprennent pas, mais qu’il ne s’attendait pas à ce que ce regard négatif « soit aussi largement partagé au sein des démocraties européennes. […] Les sociétés accueillantes ont le sentiment que les personnes qu’elles accueillent ne reconnaissent pas les valeurs des Européens, et c’est particulièrement flagrant quand la culture d’origine est l’islam ». Reste une question : un sondage de 22 000 personnes était-il vraiment nécessaire pour arriver à cette conclusion ?

Francis Bergeron

Extrait d’un article paru dans Présent

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Général Aoun, président du Liban : ”Français et Libanais doivent être unis contre l’islamisme”

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Idéologie du genre : la chaîne HEMA ne veut plus différencier les filles et les garçons pour ses vêtements

25/09/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress)
HEMA est une chaîne de magasins néerlandaise fondée, en 1926 et qui commercialise tous types de produits à bas coûts.

Farouche défenseur de l’idéologie du genre la chaîne a annoncé vouloir supprimer les étiquettes permettant d’identifier un vêtement fille, d’un vêtement de garçon et ce au motif de lutter contre les stéréotypes du genre.


Alain de Benoist : “L’idéologie du progrès véhicule avec elle le rejet méprisant du passé”

Pour faire pousser un arbre, il faut des décennies, et seulement dix minutes pour le couper. Pour faire périr une civilisation, il faut un peu plus de temps. Il faut surtout d’autres méthodes. La plus sûre ? Convaincre cette civilisation de se suicider. Concernant l’Europe, certains s’y emploient depuis longtemps, à un rythme toujours accéléré.

Ce sont les « déconstructeurs », c’est-à-dire ceux qui ont entrepris de déconstruire tout ce que cette culture avait bâti. Quand on veut faire une greffe, c’est bien connu, il faut d’abord détruire les défenses immunitaires. Dans le cas d’une culture, cela signifie : saper les bases des certitudes les plus élémentaires, casser la libre expression des instincts naturels, jeter le doute sur ce que l’on croyait assuré ou immuable, convaincre de ne plus voir ce que l’on voit, faire apparaître les anciennes évidences comme autant de conventions dépassées.

L’idéologie du progrès a joué de ce point de vue un rôle essentiel, car elle véhicule avec elle le rejet méprisant du passé : ce qui est d’hier est nécessairement de moindre valeur que ce qui sera demain. Il faut donc donner tort à ceux dont le souvenir fait injure à ce que nous croyons. Comme à l’époque soviétique quand on retouchait les photos officielles, on réécrit les œuvres du passé, on censure Molière et Shakespeare, on change les noms des rues, on déboulonne les statues (Américains) ou on les fait sauter (djihadistes).

« Du passé, faisons table rase » : toutes les idéologies totalitaires ont formulé le vœu que le monde (re)commence avec elles. Dans cette optique, le passé constitue un constant reproche, un poids dont il faut se libérer. Parallèlement, on incite à ne se souvenir que de ce dont il faudrait se repentir. Réduire l’histoire de l’Europe à l’esclavage, au colonialisme et aux camps de concentration est une bonne manière d’empêcher les racines de repousser.

En peu d’années, l’« antiracisme » s’est transformé en une sorte de bulldozer qui écrase tout sur son passage. Le contraire du racisme s’avère ainsi être un racisme en sens contraire. Quand on a compris cela, tout s’éclaire : un espace réservé aux Blancs est une manifestation de racisme, un espace réservé aux Noirs une légitime exigence « post-coloniale ». Au cinéma, donner le rôle de Nelson Mandela à un Européen ferait scandale ; faire jouer par un Africain le rôle d’Achille dans un film sur la guerre de Troie, donne lieu à des applaudissements.

Quand on regarde comme « sexiste » tout compliment fait à une femme, quand l’« islamophobie » commence avec les tirelires en forme de cochonnet, quand on menace de sanctions pénales ceux qui s’adressent aux « transgenres » au moyen de pronoms personnels les « assignant » à leur sexe biologique, quand on assimile Colbert et Christophe Colomb à Hitler, on quitte le politique pour entrer dans le psychiatrique.

Inculquer la haine et le mépris de soi au nom de l’« ouverture », faire disparaître tout sentiment d’identité au nom de la proscription des « phobies », faire croire qu’il faut détester les siens pour aimer l’humanité, c’est ce que fait l’idéologie libérale, le patronat, une certaine gauche extrême, mais aussi le pape François, pour qui « tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ » (ajoutant, au mépris du bien commun, qu’il faut « toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale »).

La morale aujourd’hui envahit tout au détriment de la vérité. Il n’y a plus que deux catégories : le royaume du Bien et les ténèbres du Mal. Le Bien, c’est la haine de soi ; le Mal, c’est le désir de racines. Et le terrorisme, qui pourrait amener à se demander pour quoi nous sommes encore prêts à mourir, ne stimule plus que la vente des cierges et l’industrie des ours en peluche.

Ainsi prospère le nihilisme contemporain, facteur de « décivilisation ». Une société qui ne veut plus savoir qui elle est, ni d’où elle vient, qui n’a ni fierté ni mémoire, qui bat sa coulpe et n’a plus de volonté de se battre, est mûre pour la conquête. Nous avons jusqu’ici eu la crise. Ensuite, ce sera le chaos.

Alain de Benoist

Texte repris du site Blog Éléments

Syrie : Attaques, enlèvements, églises brûlées… Le cauchemar des chrétiens du Khabour

23/09/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Ces dernières années, les chrétiens de Syrie ont été victimes d’exactions de la part de l’État islamique. Attaques, enlèvements, églises brûlées…
Dans la vallée du Khabour, au nord-est du pays, des villages entiers ont été rayés de la carte. Pourtant, malgré la menace islamiste, certains chrétiens d’Orient refusent d’imaginer l’exil.

D’autres, déplacés dans les pays voisins ou qui ont émigré en Europe ou aux États-Unis, envisagent même de revenir sur leur terre natale.


Donald Trump Onu

Discours nationaliste de Donald Trump à l’ONU

S’afficher comme défenseur de l’Etat-nation au sein même de la citadelle du supranational et du globalisme : Donald Trump – qui d’autre ? – vient de lancer ce défi à la communauté mondiale du haut de la tribune de l’Organisation des nations unies. Il fallait à la fois de l’audace et de la fidélité. Audace, parce qu’une fois de plus le régime républicano-populiste né le 8 novembre dernier se retrouvera mis au ban par l’univers politiquement correct. Fidélité, parce que depuis les combats des primaires de l’hiver 2016, Trump répète ce qu’il a clamé lundi et mardi derniers dans le palais de verre de Manhattan. Discours percutant devant l’assemblée générale de l’ONU. Discours passionnément nationaliste : le slogan America First (l’Amérique d’abord) repris comme un leitmotiv et l’importance soulignée de la souveraineté nationale comme fondement d’une coopération internationale. Du sans précédent dans des travées où s’élaborent en silence les prochaines structures d’un gouvernement mondial.

« La véritable énergie de l’ONU », a martelé Trump, « se trouve dans les Etats-nations quand ceux-ci sont forts, indépendants et libres ». Puis il a enchaîné dans un rare moment voué aux applaudissements :

« Chaque leader a le devoir de penser d’abord à son pays, à son peuple, et l’Etat-nation reste le meilleur cadre pour améliorer la condition humaine. »

Retour aux fondamentaux du trumpisme : remplir ses obligations au sein du forum de Manhattan, mais surtout veiller aux intérêts de l’Amérique et aux besoins des Américains.

Le ton et l’esprit du discours furent 100 % pur Trump avec, pour la formulation, l’assistance de Steve Miller, l’un de ses conseillers. On craignait un effritement du populisme avec le départ en août de Steve Bannon, l’un de ses théoriciens. L’escapade new-yorkaise de Trump prouve que ces craintes n’étaient pas justifiées. D’autant moins que l’ex magnat de l’immobilier a su, comme toujours, montrer les dents : révision probable du traité nucléaire avec l’Iran et « destruction du régime nord-coréen » si Kim poursuit sa mission suicide.

Mais Trump ne s’est pas contenté de rappeler les principes de gouvernement qui sont les siens depuis janvier dernier. Quitte à froisser bon nombre de ses pairs. Quitte à braver les dogmes du nivellement universel. Il a également asséné à l’ONU ses quatre vérités, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé faire. Avec un budget en hausse de 140 % chaque année, l’ONU est scandaleusement dispendieuse. Elle est inefficace et gangrenée par une bureaucratie qui a doublé depuis 2000. Elle étouffe les souverainetés nationales indispensables à la paix et à la prospérité. Enfin, elle encourage l’irresponsabilité dans une phraséologie qui lui tient lieu de conscience.

Bref, Trump l’a souligné : il faut délivrer l’ONU de ses bureaucrates et de son incompétence. Il faut la réformer.

Trump s’est permis de conseiller au secrétaire général, Antonio Guterres, de « se concentrer davantage sur les résultats que sur les procédures » et de faire en sorte que l’institution qu’il dirige ne ressemble plus à « un club fermé où des gens se retrouvent pour discuter et passer du bon temps ». Image cinglante qui fut celle du candidat Trump pendant sa campagne. Elle est restée celle du président, même si celui-ci s’est montré plus conciliant dans ses derniers mots adressés directement à Guterres : « Nous lutterons ensemble […] pour la paix, pour la liberté, pour la justice, pour la famille, pour l’humanité – et pour Dieu tout-puissant qui nous a tous créés. »

Christian Daisug

Article publié par Présent daté du 21 septembre 2017

Étude Ipsos : 53% des Français jugent qu’il y a trop d’immigrés dans le pays

20/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Ipsos vient de publier les résultats d’une nouvelle étude intitulée “Immigration et réfugiés : France, pays d’accueil ou pays en repli ?“. Pour rappel, il y a un an, l’étude mondiale Ipsos Global @dvisor montrait l’angoisse des Français à l’égard des mouvements d’immigration. Aujourd’hui, elle semble bel et bien se prolonger.

C’est ainsi que pour 85% des Français, le nombre d’immigrés est en augmentation constante depuis cinq ans ; pour 14%, l’impact de l’immigration est positif mais 53% jugent qu’il y a trop d’immigrés dans le pays.

À l’échelle mondiale, 61% des sondés pensent que des terroristes vont se mêler aux réfugiés pour entrer dans leur pays, 51% considèrent que la plupart des personnes se présentant comme des réfugiés n’en sont pas véritablement (ils viendraient pour des raisons économiques) ; pour 45%, ils ne s’intégreront pas dans leur pays d’accueil. Enfin, 38% déclarent même qu’il faut fermer les frontières de leur pays aux réfugiés (contre 49% qui pensent le contraire).

Les Français font partie des plus inquiets sur ces questions avec 46% qui sont pour la fermeture des frontières (+ 6pts).