Publication du journal intime d’une chrétienne d’Orient

24/06/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Je m’appelle Myriam, j’ai treize ans. J’ai grandi à Jabal Saydé, le quartier d’Alep où je suis née. Un quartier qui n’existe plus“. C’est par ces mots que commence le journal de Myriam, un témoignage écrit par Myriam Rawick, grâce au journaliste Philippe Lobjois et à Georges Sabé, frère de la communauté mariste d’Alep et publié chez Fayard ces jours-ci.

Un peu à la manière du père Mansour Labaki, cette jeune fille de 13 ans nous raconte son enfance en Syrie, les odeurs, les couleurs, les rires, la poésie d’une vie heureuse, jusqu’à la guerre.

Puis, pendant plus de quatre ans, son quotidien a été marqué par les bombardements des rebelles et par la peur des « hommes en noir », les djihadistes. Après la fuite devant les musulmans armés, la jeune fille est revenue vivre dans son quartier, qui est actuellement en cours de reconstruction.

Son récit montre la violence de l’Etat islamique, et le courage de ces chrétiens qu’on martyrise.


Asian Power Australie

L’Australie est-elle en train de devenir un pays asiatique ?

22/06/2017 – AUSTRALIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Samuel Huntington, célèbre professeur de science politique à Harvard, décrivait dans Le Choc des civilisations l’Australie comme un pays écartelé entre deux civilisations, l’Occident et l’Asie. L’Australie pourrait quitter le bloc occidental au cours du XXIe siècle, pour intégrer pleinement la zone d’influence asiatique, dont elle est de plus en plus dépendante économiquement.

La démographie pourrait accélérer ce processus : 800 000 immigrés provenant d’Asie du Sud‑Est, 500 000 Chinois et 470 000 Indiens sont installés en Australie.

Ce pays dont désormais 30 % de la population est née à l’étranger est bien loin de ladite « politique de l’Australie blanche » des années 1960 et 1970, qui maintenait l’Australie dans le giron occidental. « Après avoir été victimes de l’“Australian White Policy“, écrivait déjà Le Journal international en 2013, ce sont des travailleurs et des familles entières qui immigrent dans ce grand pays. »

Suffira‑t‑il d’exiger des immigrés qu’ils deviennent des « patriotes australiens », comme l’a récemment exprimé le Premier ministre Malcolm Turnbull ? Rien n’est moins sûr.

Comme l’écrivait déjà Le Journal international, « aujourd’hui ce sont en grande majorité des étudiants asiatiques qui font leur apparition » et « les universités australiennes se sont vite adaptées, comme l’Université de Monash dans l’état de Victoria qui est à la pointe de la culture asiatique. Sa cantine propose régulièrement des nouilles de Singapour et son pôle sportif des activités telles que le Taekwondo, le Judo, le Wu Shu et d’autres arts martiaux venant d’Asie ».

L’article ajoutait :

« En parlant d’adaptation, les rues australiennes sont remplies d’affiches et de publicités traduites en chinois, japonais ou même en coréen, parfois les trois, ce qui est assez surprenant au premier abord »…

Jared Taylor 2

Un nouvel exemple de racisme anti-blanc aux États Unis

17/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une tradition à l’Evergreen State College, petit établissement de l’Etat de Washington : chaque année, un jour y est marqué par l’absence des étudiants non blancs qui se réunissent afin de discuter du racisme et de l’oppression dont ils seraient victimes.
Cette année cependant, ils avaient décidé d’organiser ce rassemblement dans les locaux mêmes de l’école, sommant étudiants et professeurs blancs de quitter les lieux.

La réaction des élèves et professeurs blancs a été plutôt docile

Seul un professeur de biologie, Bret Weinstein, a indiqué qu’il refuserait d’obtempérer.
Dans une lettre adressée aux organisateurs, il écrit, je cite : « Sur un campus collégial, le droit de s’exprimer ou d’exister de chacun ne doit jamais être basé sur la couleur de sa peau ». Fin de citation.
Dès le lendemain, sa salle de classe a été le lieu d’insultes, et les étudiants ont commencé à récolter des signatures pour son renvoi de l’école, signatures provenant entre autres d’élèves blancs.
Alors que le directeur a publié en mai un long communiqué sur des mesures concrètes pour agir contre le racisme, son refus de renvoyer le professeur a donné lieu à des menaces de mort puis de la violence, à l’égard du professeur et des élèves.
Le collège s’est donc vu contraint de fermer ses portes plusieurs semaines.
L’administration a officiellement désapprouvé le « manque de tolérance et de respect de certains élèves », et continue de soutenir Bret Weinstein.

Cet épisode a fait un peu de bruit dans les journaux américains

L’affaire a eu un large écho aux Etats-Unis grâce aux vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux, discréditant la cause des étudiants.
Ce genre d’incident est devenu chose courante aux Etats Unis, comme l’ont montré les émeutes de l’université de Berkeley en février dernier.
Dans un entretien pour Minute, le journaliste américain Jared Taylor conclut : « La discrimination soi disant « positive » a toujours été la discrimination officielle contre les Blancs ».

Les ONG immigrationnistes accusées de financer les passeurs

17/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les ONG et autres associations en faveur de l’arrivée massive d’immigrants illégaux en Europe contribueraient au financement des réseaux crapuleux de « passeurs ». Selon un article du Daily Mail, quotidien britannique, les autorités libyennes s’inquiètent de ce comportement pyromane des pseudos secouristes occidentaux.

Un haut dignitaire des garde côtes, le colonel Tarek Shanboor, affirme avoir des preuves que ces organisations financent le voyage des Africains auprès des trafiquants

Ceux ci promettent des trajets réussis en Europe à des prix exorbitants alors que les embarcations proposées sont rarement en état de naviguer. Ils indiquent aussi le meilleur moyen de rallier les bateaux dirigés par ces ONG. Le colonel déclare ainsi : « Les ONG nourrissent la crise en encourageant activement l’augmentation du nombre de migrants. Nous avons désormais la preuve qu’elles sont de mèche avec les passeurs ».

Un procureur sicilien souhaite enquêter sur les collusions entre ONG et réseaux de passeurs

Si les ONG prétendent simplement assurer la survie des individus, elles se font surtout les auxiliaires d’une invasion silencieuse. Elles font même délibérément obstacle aux interventions des garde côtes libyens : en mai dernier, un bateau de l’ONG allemande SeaWatch a voulu conduire en Europe une embarcation d’immigrants, alors que les autorités européennes leur avaient demandé de laisser officier les garde côtes libyens. Ceux ci ont dû couper la route aux immigrationnistes, afin de ramener les immigrants à Tripoli.

Même l’agence européenne Frontex reconnaît la dangerosité de l’implication des ONG

Selon un rapport daté de l’an dernier, l’agence explique que les acteurs impliqués contribuent, même de manière non intentionnelle, à la prospérité des passeurs, en favorisant les chances de succès des candidats à l’invasion. C’est pourquoi Génération identitaire met en place une opération à l’échelle européenne pour contrer les départs d’embarcations. Ils ont déjà récolté 65 000 € de dons en quelques semaines.

La Colombie vient de reconnaître un mariage à trois

16/06/2017 – COLOMBIE (NOVOpress)
Aussi fou que cela puisse paraître, la Colombie vient de reconnaître un mariage à trois… Le pays avait déjà autorisé le mariage homosexuel en 2016, aujourd’hui c’est un pas de plus qui est franchi.

L’un des trois époux s’est justifié :

Nous voulions officialiser notre foyer, il n’y avait rien de solide légalement qui nous reconnaissait en tant que famille.

Certains voient dans ce mariage la reconnaissance que d’autres familles existent. Le polyamour est pourtant loin de la réalité familiale.

L’armée russe affirme avoir tué le chef de l’État islamique

16/06/2017 – SYRIE (NOVOpress)
L’armée russe affirme avoir probablement tué en Syrie le chef de l’État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Des rumeurs avaient déjà couru.
Elle l’aurait tué lors d’une frappe menée fin mai par son aviation sur une réunion de hauts dirigeants de l’organisation jihadiste près de Raqqa.

Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré :

Al-Baghdadi se trouvait à cette réunion et a été éliminé dans le bombardement.

Selon ce communiqué, le commandement du contingent militaire russe en Syrie a “reçu fin mai des informations sur la tenue dans la banlieue sud de Raqqa d’une réunion de dirigeants de l’organisation terroriste Etat islamique”.
Au total, l’armée russe affirme avoir tué une “trentaine de chefs de guerre et jusqu‘à 300 combattants” et plusieurs “hauts dirigeants” d’EI. Elle évoque notamment le “chef de la sécurité” d’Abou Bakr al-Baghdadi.


Le grand remplacement a bien lieu, même en Algérie !

14/06/2017 – ALGERIE (NOVOpress)
En effet, l’Assemblée populaire communale de Sidi Moussa a joyeusement détruit à coups de pelleteuse une église située à 25 km de la capitale.

Ce qui fait scandale, c’est que les autorités ont pris le prétexte que l’église était classée en catégorie rouge par les services du contrôle technique de la construction alors qu’elle devait être restaurée et classée au patrimoine national.

De plus, le maire a annoncé peu de temps après la construction d’une mosquée et d’une école coranique sur le même emplacement !

Surpoids Malbouffe

Le surpoids touche maintenant 30 % de la population mondiale

14/06/2017 – MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : La revue médicale américaine New England Journal of Medicine a publié lundi une étude sur l’obésité et le surpoids menée dans 195 pays sur plus de 25 ans. Il en ressort notamment que 30 % de la population mondiale serait actuellement en état de surpoids.

« En 2015, 107,7 millions d’enfants et 603,7 millions d’adultes souffraient d’obésité dans le monde », rapporte LCI.

Sans grande surprise les Etats‑Unis ont le plus grand nombre d’adultes obèses, mais aussi le taux d’obésité le plus élevé pour les enfants et jeunes adultes.

Cette étude a le mérite de rappeler également que nombre de décès sont directement liés à l’excès pondéral, 4 millions de personnes étant mortes en 2015 de maladies directement liées au surpoids. « Les personnes qui ne font pas attention à un gain de poids le font à leurs risques et périls : ils risquent d’avoir une maladie cardio-vasculaire, du diabète, un cancer et d’autres pathologies mettant la vie en danger », explique le Dr Christopher Murray.

En République dominicaine, les sénateurs refusent de dépénaliser l’avortement

10/06/2017 – RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (NOVOpress)
Depuis 1884, les femmes de ce pays qui avortent encourent une peine de 2 à 3 ans d’emprisonnement, et tout professionnel de santé y contribuant s’expose à une peine de 4 à 10 ans d’emprisonnement.

Le gouvernement, vivement soutenu par Amnesty international, a récemment proposé au Sénat de revenir sur ces lois du code pénal qui font maintenant partie des plus restrictives du monde, et de dépénaliser l’avortement dans certains cas. Mais les sénateurs en ont décidé autrement : sur les 29 présents, 27 ont rejeté cette demande lors du vote qui se tenait le 31 mai dernier.

Les évêques du pays ont aussitôt félicité les sénateurs : « La nation a donné un signal vigoureux quant à la défense de la vie comme valeur inviolable et comme fondement de la société », ont ils écrit dans un communiqué.

Sœurs Djihad

Les Sœurs – Les Femmes cachées du jihad (épisode 1)

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après Les Sœurs, produit par France 24 et Envoyé spécial, la série Les Femmes cachées du jihad poursuit l’exploration de la nébuleuse djihadiste. Voici le premier des sept épisodes chocs sur les « sœurs » de l’Etat islamique, réalisé par France 24 en partenariat avec Slate. D’une durée de 9 mn, il explique comment on devient « une sœur de la “Dawla“ ». L’équipe a fait appel à « Marie », une fausse « sœur ». Elle entre en contact avec les recruteurs du djihad. A l’autre bout du fil, via Telegram, le célèbre Omar Omsen…

La Turquie affiche son soutien au Qatar

09/06/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Si l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme, Doha dispose toujours du soutien d’Ankara.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué la décision d’isoler l’émirat, et le Parlement a approuvé la mise en oeuvre d’un accord datant de 2014.

Il s’agit d’établir au Qatar une base militaire pouvant accueillir 3 000 soldats turcs.


Eric-Zemmour

Eric Zemmour : il y aura « encore beaucoup de morts au nom d’Allah »

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et le Qatar ? Un événement à analyser dans un contexte plus large, explique Eric Zemmour, et dont les conséquences ne seront pas forcément celles que l’on pense dans un monde arabe qui ne cesse de se désagréger. Voici ce que l’éditorialiste expliquait hier matin sur RTL.

« Quand un homme de 120 kilos parle, celui de 60 l’écoute. Cette célèbre réplique, signée Michel Audiard, pourrait résumer les récents déboires du Qatar. Quand l’Arabie saoudite rassemble tous les pays du Golfe pour l’isoler, le petit confetti qatari tremble sur ses bases, surtout quand l’ogre saoudien vient de se réconcilier avec son parrain américain. Obama avait pris ses distances avec l’Arabie saoudite et s’était rapproché de l’Iran, Trump lui est revenu à la maison saoudienne mais il a imposé son “deal“, comme il aime à le dire : la mise hors jeu des terroristes. Le Qatar est le premier à payer le deal de Trump. Le Qatar qui aide depuis toujours les Frères musulmans et a eu des tendresses pour Daesh. Le Qatar qui a des accointances coupables avec l’Iran, l’ennemi héréditaire de l’Arabie saoudite et qui est redevenu celui des Américains. »

Cependant, ajoute Eric Zemmour après avoir ironisé sur l’argent qatari et les liens établis avec la classe politique française, « le Qatar n’est pas démuni. Il a avec lui, derrière lui, l’Iran. L’arc chiite qui passe par Téhéran, Bagdad, Damas, Beyrouth est puissant et fait peur à Riyad. De plus, la Russie est l’alliée de tout ce beau monde et la Turquie s’en rapproche. Le Qatar peut, s’il le veut, aller à l’affrontement mais il sera le premier détruit dans l’explosion. Un de plus. »

« Depuis des années, embraye-t-il, le monde arabe ne cesse de se désagréger. Soudan, Irak, Syrie, Libye, Yémen, interventions extérieures, guerres civiles, révolutions : la balkanisation du monde arabe fait de plus en plus ressembler chaque État à une tribu avec un drapeau. Comme si le concept d’Etat-nation selon le modèle européen n’arrivait pas à y prendre racine. Comme si les sociétés musulmanes ne pouvaient s’unifier qu’autour de la religion, chassant les derniers chrétiens qui y vivent. Comme si le monde musulman gardait une nostalgie irrésistible pour la forme impériale du califat. »

Eric Zemmour conclut ainsi, et ce n’est pas une conclusion optimiste :

« Arabie Saoudite, Iran, Turquie, sans oublier Daesh : ça fait beaucoup de califes, ça fait beaucoup de guerres, ça fait beaucoup d’argent distribué par tous pour répandre la vraie religion, et la religion la plus pure, dans le monde entier, jusque chez nous. Ça fait beaucoup de radicalisation, comme nos esprits pudiques aiment à le dire. Ça fait beaucoup de mosquées, d’écoles coraniques et de djihad. Ça fait et ça fera encore beaucoup de morts au nom d’Allah. »

Il est temps de demander des comptes à ceux qui soutiennent le Qatar en France ! – par Fabrice Robert

Fabrice Robert

Fabrice Robert

L’attentat islamiste qui a frappé Londres le 3 juin a eu d’importantes répercussions dans le monde arabe.

L’attentat islamiste qui a frappé Londres le 3 juin dernier a eu d’importantes répercussions dans le monde arabe. C’est ainsi que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Cet émirat – petit par la taille mais important par sa puissance financière – est présenté comme un soutien aux groupes terroristes islamistes. Cette accusation ne date pas d’hier mais on attend toujours – à l’instar des pays du Golfe – une réaction ferme des autorités françaises. Pourquoi une telle complaisance ? Louis Aliot a d’ailleurs annoncé que le Front national compte réclamer prochainement « une commission d’enquête sur les liens financiers qui existent aujourd’hui entre le Qatar et un certain nombre d’organisations en France et même d’hommes politiques ».

La question mérite, en effet, d’être posée.

Les Identitaires dénoncent depuis un certain temps – par un certain nombre d’actions – le rachat progressif de notre pays par le richissime petit émirat.

Les Qataris voient dans notre pays – affaibli par la mondialisation, en proie à une immigration de masse, gouverné par une clique d’incompétents depuis trop longtemps – une façon de placer leur fragile fortune qui repose sur des biens périssables. Du PSG aux investissements dans plusieurs grandes entreprises françaises (comme Vivendi ou LVMH) en passant par les rachats de palaces ou d’hôtels particuliers, on ne compte plus les emplettes du Qatar en France. Avec la complicité totale de nos dirigeants, qui multiplient les voyages à Doha, le Qatar rachète donc peu à peu notre pays et des pans entiers de notre économie.

Alors qu’on saigne les classes moyennes en augmentant les impôts, qu’on ose nous bassiner avec une pseudo-« justice fiscale », les investisseurs qataris bénéficient, quant à eux, d’incroyables avantages fiscaux. Ces avantages sont issus d’une convention fiscale sur mesure signée entre les deux pays en 2008 et qui accorde, entre autres, une exonération sur les plus-values immobilières et des détaxations en matière d’ISF. Pour les Français, l’austérité. Et les richissimes Qataris, eux, sont exonérés ! Quand s’arrêtera la blague ?

Alors que le Qatar est, aujourd’hui, mis en quarantaine par ses voisins du Golfe, le moment est peut-être aussi venu de réclamer des comptes à certains hommes politiques qui multiplient, depuis des années, les voyages à Doha. Il est temps, aussi, d’en savoir un peu plus sur la réalité des investissements qataris dans notre pays. Il y a, tout simplement, une demande de vérité et de transparence.

Voici un certain nombre de réclamations qui pourraient être formulées :
– l’ouverture d’une enquête et d’une commission parlementaire pour faire la lumière et un audit sur les investissements du Qatar en France. Cette demande a, d’ailleurs, déjà été faite par Julien Dray (PS) et Lionnel Luca (Les Républicains) ;
– l’annulation immédiate des privilèges fiscaux absolument scandaleux octroyés au Qatar ;
– 
la suspension de toutes les opérations d’achat et d’investissement émanant du Qatar, en attendant qu’un audit précis ait été fait.

Enfin, alors que la France est durement frappée par le terrorisme islamiste, il conviendrait peut-être un jour de remettre enfin en cause les relations avec un pays qui soutient des groupes en guerre contre les valeurs de la civilisation européenne.

Fabrice Robert,
directeur national à l’action des Identitaires

Texte publié initialement par Boulevard Voltaire

Qatar

Le Qatar quasiment coupé du monde

07/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Suite à la rupture des relations diplomatiques décidée par quatre pays du Golfe ainsi que l’Egypte, menée par l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est plongé dans l’incertitude. Officiellement accusée par Ryad de financer le terrorisme, Doha est en fait plus vraisemblablement sanctionnée pour son rapprochement avec l’Iran, grand rival régional chiite des monarchies arabes sunnites. L’Égypte du maréchal al Sissi accuse aussi le Qatar de complaisance à l’égard de la confrérie des Frères musulmans, la puissante mouvance islamiste qui menace toujours la stabilité de l’État et la sécurité des chrétiens coptes dans le pays.

Les conséquences pourraient être importantes pour la population, car les monarchies du Golfe et l’Egypte sont prêtes à aller très loin pour faire fléchir la politique étrangère du Qatar. La rupture des relations diplomatiques s’accompagne de restrictions économiques comme la fermeture de toutes les frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le micro état. Les pays voisins ont ainsi suspendu tous les moyens de transports à destination ou en provenance du Qatar.

Les ménages qatariens ont donc entrepris de stocker préventivement lait, riz, poulet et surtout sucre, produit phare des repas de rupture du jeûne du ramadan.

Ces produits de base sont tous importés, puisque ce petit émirat de 2,5 millions d’habitants (dont seulement 300 000 sont de nationalité qatarienne) ne dispose d’aucune terre agricole ni ressource en eau. Il importe 99 % de ses produits alimentaires et 80 % d’entre eux sont acheminés par voie terrestre.

Peut-on parler de blocus économique ? Non, il serait impropre de parler de « blocus », car aucune opération militaire n’est en cours pour interdire l’accès à sa façade maritime. Son port peut encore être achalandé, notamment par l’Iran qui a annoncé officiellement mardi matin qu’il allait se substituer aux pays du Golfe « dans les 12 heures » pour approvisionner Doha en produits alimentaires.

Alexandre Del Valle

Alexandre Del Valle : « Le Qatar aide les Frères musulmans »

06/06/2017 – MONDE (NOVOpress) : Selon l’essayiste Alexandre Del Valle, auteur du récent Les Vrais Ennemis de l’Occident – Du rejet de la Russie à l’islamisation des sociétés ouverte, le Qatar aide bien les Frères musulmans, tandis que l’Arabie saoudite finance d’autres islamistes. Il l’explique ici pour TV Libertés dans le contexte de la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite (et d’autres pays) et le Qatar, rupture à analyser dans la perspective du rapport de forces avec l’Iran. Il relativise aussi l’importance des investissements qataris en France.

Islam Daesh Coptes

Pascal Bruckner : l’islam est « repeint en religion de tolérance et d’amour »

Pascal Bruckner06/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’essayiste Pascal Bruckner, auteur du récent Un racisme imaginaire. La Querelle de l’islamophobie (Grasset-Fasquelle), « nos politiques sont tellement informés qu’ils savent mieux que les musulmans ce qu’est l’islam lui-même ». Allusion aux récents propos de Christophe Castaner, le très macroniste porte-parole du gouvernement, qui avait estimé sur Europe 1 qu’il ne fallait pas parler d’État islamique parce que les djihadistes n’avaient rien à voir avec l’islam ! (voir ci-dessous)

Dans un entretien au FigaroVox, Pascal Bruckner explique que cette « pudeur linguistique » n’est pas du seul fait de Castaner : « Cette déclaration fait songer à celle d’Erdogan lorsqu’il était il y a quelques mois en Allemagne. Madame Merkel avait affirmé combattre le “terrorisme islamiste“ et le président turc avait rétorqué que l’islam était une “religion de paix“. Angela Merkel avait répondu, imperturbable : “Nous combattons le terrorisme islamiste.“ »

« Dire que ce terrorisme n’est lié a aucune religion c’est tout simplement faux, ajoute Pascal Bruckner. Le calife et ses soutiens se revendiquent de l’islam. C’est un des visages, fort heureusement pas le seul et pas le principal, mais c’est un des visages de l’islam. »

L’intellectuel rendu célèbre par Le Dernier Désordre amoureux (1977) puis par Le Dernier Sanglot de l’homme blanc (1983) déplore aussi que l’on prenne tant de précautions à chaque fois que l’on parle de l’islam :

« L’islam est en train d’acquérir un brevet de religion intouchable. La confession la plus gangrenée par la violence est repeinte en religion de tolérance et d’amour. On ne peut pas continuer à rester dans le conte de fées pour échapper à l’accusation de racisme et d’amalgame. »

« La vérité, affirme)t-il dans ce même entretien, que nous sommes obligés de répéter sans cesse est la suivante : ces massacres n’ont pas de causes sociales, économiques, pathologiques mais bien théologiques. Garder les yeux grands fermés comme M. Castaner augure mal de la politique du gouvernement. »

Narcotrafic

Au cœur de la guerre des gangs entre narcotrafiquants au Brésil

04/06/2017 – BRESIL (NOVOpress) : Au nord du Brésil, en Amazonie, la ville de Manaus est le théâtre d’affrontements sanglants entre narcotrafiquants, qui a fait 400 morts depuis le début de l’année. Situé à plusieurs centaines de kilomètres de la Colombie, cet îlot de béton au cœur de la jungle est devenu une plaque tournante du trafic de drogue. Malgré de fréquentes opérations coup de poing de la police, de redoutables gangs y prospèrent. Leurs chefs contrôlent parfois les opérations depuis leurs prisons. Un reportage exclusif du correspondant de France 24 au Brésil.

Bernard Lugan

Misrata, fief des Frères musulmans, et l’anarchie libyenne, par Bernard Lugan

En Libye la guerre est désormais totale. Jusqu’à présent tous se battaient contre tous dans un climat d’anarchie duquel aucune solution ne pouvait émerger. Désormais, trois grands camps s’affrontent qui devraient peu à peu engerber les multiples forces secondaires qui mettent le pays en coupe réglée. Nous commençons donc à y voir plus clair car, c’est du rapport de force qui va s’établir entre ces trois grandes composantes que sortira la paix future et la reconstruction de la Libye.

Khalifa Haftar1) En Cyrénaïque, depuis le début du mois de mai 2014, le général Khalifa Haftar (photo), a lancé l’Opération dignité contre les milices islamistes. Aujourd’hui, il contrôle la région, à l’exception de la ville de Derna. Après les derniers attentats dirigés contre les coptes et qui furent téléguidés depuis Derna, le maréchal Sissi va appuyer encore davantage le général Haftar, avec une priorité : liquider cette poche islamiste.

Le général Khalifa Haftar est issu de la tribu des Ferjany dont le fief est la ville de Syrte, ville natale du colonel Kadhafi. Il fut avec ce dernier, un des auteurs du coup d’Etat militaire qui renversa le roi Idriss en 1969. S’il s’est ensuite brouillé avec son camarade, il n’a en revanche jamais rompu les liens avec sa tribu, ce qui le place au cœur d’une alchimie tribale stratégique située à la jonction de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine. Il est soutenu par l’Egypte, les Emirats arabes unis et la Russie. Actuellement, il livre bataille dans le Fezzan afin d’isoler les forces de Misrata (voir l’article consacré à la bataille de Brak page 3 de ce numéro).

2) A Tripoli, le Glun (Gouvernement libyen d’union nationale) est désormais disposé à s’entendre avec le général Haftar. C’est pourquoi il est actuellement combattu par Misrata (Frères musulmans) qui serait la grande perdante d’un accord Glun-Haftar.

Alliées à de multiples composantes islamistes, les milices de Misrata occupent une partie de Tripoli, ce qui provoque l’exaspération de la population. Pour mémoire, le 15 novembre 2013, les miliciens de Misrata y avaient ouvert le feu sur une foule réclamant déjà leur départ, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

3) Misrata, ville riche, puissante, fief des Frères musulmans et tournée culturellement et politiquement vers la Turquie est une sorte de corps étranger sur le littoral libyen. De tout temps, elle a mené une politique autonome et, aujourd’hui, elle sent bien qu’elle risque d’être prise en étau entre le général Haftar et un pouvoir tripolitain reconstitué. Bien que soutenue par la Turquie et par le Qatar, sa position est fragile. Misrata a en effet contre elle, outre la population de Tripoli, les milices de Zenten, celles du djebel Nefusa, celles des Warfalla et les  tribus de la région de Syrte qui n’ont pas oublié le traitement ignominieux que ses membres réservèrent au colonel Kadhafi après qu’ils l’eurent capturé.

Comme rien ne pourra être entrepris en Libye tant que la puissance de Misrata demeurera intacte, les actuels combats de Tripoli doivent donc être suivis avec attention. En effet, si les milices de Misrata étaient chassées de la ville, une telle défaite marquerait un tournant dans le conflit libyen car deux options seraient alors ouvertes :

1) Misrata accepte de négocier. La sortie de guerre prendrait alors la forme d’un fédéralisme à trois têtes : Tripolitaine, Misrata et Cyrénaïque. Le Fezzan des Toubou regarderait vers Benghazi et celui des Touareg vers Tripoli.

2) Misrata refuse de négocier. Toutes les forces de Libye risquent alors de se coaliser contre elle et des comptes séculaires se régleront alors.

Bernard Lugan

Editorial n° 90 de L’Afrique réelle daté de juin 2017