Le néo-ottomanisme à l’assaut de l’Europe, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Où s’arrêtera Erdogan ? Réislamisation d’un pays encore récemment fortement laïciste, interventionnisme militaire tous azimuts, ingérence en Europe à travers les populations turques qui y sont installées, celui qui se rêve sultan pose progressivement les jalons d’un agressif et inquiétant néo-ottomanisme.

Considéré au XIXème siècle comme l’homme malade de l’Europe, l’Empire ottoman n’avait cessé de refluer depuis la défaite de ses troupes devant Vienne en 1683. Après les lourdes pertes de la Première Guerre mondiale, seules les victoires militaires du général Atatürk ont pu mettre un terme à la déroute turque. Elles ont assuré à la Turquie le contrôle de la totalité de l’Anatolie et des stratégiques détroits des Dardanelles et du Bosphore.

Erdogan contre Atatürk

Une modernisation à marche forcée a ramené le pays sur le chemin de la puissance. Elle s’est conjuguée avec un éloignement de l’islam et de l’héritage ottoman. Cette approche kémaliste, du nom de son initiateur Mustafa Kemal Atatürk, a été consciencieusement déconstruite depuis l’arrivée au pouvoir de l’islamiste Recep Tayyip Erdogan en 2003. Rien de plus logique au vu de sa proximité avec les Frères musulmans qui haïssent Atatürk. Fondés en 1928, ils l’ont toujours considéré comme un traître pour avoir supprimé le califat en 1924.

Renouveau de la puissance militaire turque

L’armée turque, deuxième armée en effectifs de l’OTAN, a fait récemment l’acquisition d’armements très sophistiqués comme les missiles S-400 russes. Se sentant visiblement assez forte, la Turquie s’est ainsi permise de tourner le dos aux États-Unis et à leur nouvel avion furtif F35. Ses capacités militaires ne sont pas négligeables et ce début de renversement d’alliance témoigne d’une grande confiance en soi.

Ambitions turques en Méditerranée

Cette puissance recouvrée lui permet cette rupture avec l’Occident et attise ses ambitions en Méditerranée, où elle cherche notamment à s’approprier des gisements pétroliers nouvellement découverts. Ses envois de troupes en Libye, son annexion récente d’une partie de la Syrie, l’invasion plus ancienne du nord de Chypre, les tensions avec la Grèce, révèlent que la Turquie n’a en réalité jamais renoncé à son ancien empire. Promoteur du néo-ottomanisme, l’ancien Premier ministre Ahmet Davutoglu considère que le kémalisme est une lobotomie culturelle et qu’il a fait perdre à la Turquie son identité profonde. Une illustration supplémentaire de l’importance retrouvée du fait identitaire au XXIème siècle.

Le néo-ottomanisme en Europe

Depuis début de la crise des migrants en 2016, Erdogan ne cesse de menacer de faire déferler les 3,6 millions de « réfugiés » présents en Turquie sur l’Europe. Un chantage qui s’est accompagné d’un racket de 6 milliards d’euros auquel s’est soumis l’Union européenne. Une faiblesse européenne qui donne des ailes au président turc. Meetings électoraux, création de partis islamiques, contrôle de centaines de mosquées, la diaspora turque est chauffée à blanc. Elle est incitée à faire des enfants « ne faites pas trois mais cinq enfants, car vous êtes le futur de l’Europe », à se naturaliser et à prendre des responsabilités dans les pays dans lesquels ils habitent. « Soyez actif dans la politique, la science, l’économie ! ». Le programme est clair. La volonté de revanche et d’influence évidente.

566 ans de cauchemar

Aux jeunes Européens à qui l’on reproche sans cesse les croisades qui sauvèrent l’Europe du péril turc, rappelons que l’occupation par les croisés d’une fine bande de terre au Proche-Orient dura 196 ans. L’occupation de tout le Sud-Est de l’Europe par les Turcs, ses cortèges d’horreur, les innombrables razzias et les millions d’esclaves européens capturés par les ottomans et leurs alliés tatares furent un cauchemar qui dura 566 ans. Il se pourrait bien qu’en réalité, il ne soit pas terminé.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’imposture Greta : enquête sur le phénomène qui tétanise le monde et qui défie la raison

Retour des djihadistes en France – Mortelle faiblesse, par Maxime Tandonnet

Le retour en France des djihadistes, ou membres de l’Etat islamique Daesh semble être à l’ordre du jour, à tout le moins envisagé. Ils sont au nombre de 200, détenus en Irak. Ce sont des individus qui ont participé à la commission de crimes abominables, ou les ont cautionnés par leur ralliement : extermination de populations civiles, enlèvements de jeunes filles à des fins d’esclavage sexuel, destruction de Palmyre, anéantissement de populations chrétiennes et Yazidies, tortures, crucifixions, spectacle médiatisé de prisonniers égorgés par des enfants, captifs brûlés vifs dans des cages, etc.

Les mêmes ont commandité les attentats commis en France depuis 2015 et 2016 et le massacre de 260 personnes. Ils ont commis des crimes contre l’humanité, ils ont trahi le pays dont ils avaient la nationalité en portant le fer et le feu contre lui.

S’ils reviennent en France, ils retrouveront tôt ou tard la liberté.

Ils provoqueront de nouveaux massacres. Par leurs crimes abominables, ils se sont, de fait, exclus de la communauté nationale.

Les recevoir sur le territoire français serait une lâcheté innommable.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Cinq questions à François-Bernard Huyghe sur l’art de la guerre idéologique

François-Bernard Huyghe, médiologue, directeur de recherche à l’Iris a déjà écrit une trentaine d’ouvrages parmi lesquels La Soft idéologie (Robert Laffont), La Désinformation (Armand Colin), Dans la tête des gilets jaunes (V.A. Editions), Fake news (V.A. Editions). Il vient de publier aux éditions du Cerf L’Art de la guerre idéologique, sur lequel nous l’Ojim a souhaité l’interroger.

On parle d’un épuisement des grands récits, d’un désenchantement vis-à-vis des mythes mobilisateurs. Parler d’idéologie en 2020 est-il encore d’actualité ?

François-Bernard Huyghe : Plus personne ne croit, comme à la la fin du XX° siècle, qu’une des deux grandes utopies opposées doive l’emporter bientôt : ou bien le communisme ou bien la société libérale d’abondance, avec fin de l’histoire. Il y a un mythe pour lequel certaines minorités sont encore prêtes à donner leur vie : le califat djihadiste promet le salut de l’âme et la conquête de la Terre qui devra se soumettre à la loi divine. Il ne sépare pas guerre idéologique de guerre tout court.

Un autre mythe se répand, surtout chez les jeunes, la terreur climatique : ou bien nous freinons le réchauffement (mais comment ? par des «modes de vie » par des changements politiques autoritaires imposant la pénurie ?) ou tous les vivants périssent. C’est plutôt une dystopie (le contraire d’utopie) : un monde effroyable auquel nous pouvons, au mieux, espérer échapper.

Enfin les catégories droite/gauche sont rendues obsolètes par la monté des populismes. Ils réclament à la fois la sécurité et la protection de leur identité par l’autorité du peuple. Face à eux, les progressistes sont le parti du plus du même : plus de libéralisme économique et de libéralisme « sociétal », plus d’ouverture au monde, plus de droits individuels ou communautaires, plus de gouvernance, etc. Les premiers vivent dans la colère : ce qu’ils aiment disparait, dont la Nation. Les seconds vivent dans la peur : tout allait si bien et voilà que les populistes ou les pays illibéraux répandent des « fantasmes »!

Puisque l’idéologie est encore prégnante dans notre quotidien, comment se propage t’elle ? A-t-elle une ou des stratégies ?

F.B.H. : Par principe, s’il y a deux idéologies, une doit être dominante (celle des dominants) ; elle s’appuie sur les pouvoirs et les institutions, souvent avec transmission verticale, via l’église, l’école, les puissants et les officiels… Puis on a découvert, surtout après 68, comment des courant d’idées pouvaient se propager via des élites critiques, les médias, l’art, la mode, les nouvelles mœurs, une contre-culture ludique, hostile à toute autorité (affaire d’hégémonie culturelle aurait dit Gramsci). Or voici, en particulier avec les réseaux sociaux, qu’une parole populiste, d’en bas, conteste la représentation officielle mais aussi la prédominance des « bobos » moralisateurs. Et comme cette force tend à gagner des élections et obtient une visibilité dans la rue ou dans les cyberespace, cela inquiète le bloc élitaire. Il réagit, notamment en dénonçant les « idées de haine », les stéréotypes, le complotisme, les fakes, les idées archaïques…

Le pouvoir de l’idéologie dépend, certes des intérêts matériels de classe ou de l’éducation de qui la professe, mais aussi des visions, y compris morales et esthétiques, que partagent spontanément les gens qui se ressemblent. Sans oublier la capacité d’imposer le silence (ou le ridicule) à l’adversaire.

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Les cours de Bernard Lugan – Afrique du Sud : autopsie d’un naufrage

Vingt-cinq ans après la fin de l’apartheid où en est l’Afrique du Sud ? Loin de la vision idyllique présentée par les médias, la réalité sud-africaine est tragique. Le pays cesse en effet peu à peu d’être une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain pour devenir un Etat du « tiers-monde » avec certes quelques secteurs encore ultraperformants, mais de plus en plus réduits, surnageant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violence.

Pour comprendre le lent naufrage de ce pays constitué de l’assemblage artificiel de plusieurs peuples antagonistes réunis par le colonisateur britannique, Bernard Lugan propose un cours de 2h retraçant la longue histoire sud-africaine, illustré de nombreuses cartes animées.

Accéder au cours sur le site lescours-bernardlugan.teachable.com

Responsabilité du mâle blanc : le coup de gueule de Terry Gilliam, l’homme des Monty Python !

Dans la série des auteurs visionnaires à l’inspiration prophétique, outre les classiques George Orwell, pour son roman 1984, écrit en 1949, Jean Raspail, pour Le Camp des saints, en 1973, nul doute que le film Brazil, de Terry Gilliam, réalisé en 1985, fait partie de cette lignée d’œuvres pré-apocalyptiques présageant la décrépitude décadente et volontaire de notre société hyper-connectée et crypto-archaïque.

À l’époque des valeurs républicaines et du padamalgam endémiques où l’apparente liberté d’expression fraye avec une surveillance théocratique de la pensée, où la folie du genre s’est muée en synonyme de normalité relative, où la doctrine officielle impose sa norme construite qui supplante la réflexion et la déconstruit, dans ce contexte kafkaïen contemporain en phase terminale, l’auteur de Brazil, Terry Gilliam, s’est attiré les foudres du cheptel de la Norme fantasmée.

Gilliam, membre cofondateur des Monty Python avec, notamment, John Cleese, qui dénonçait récemment l’immigration au Royaume-Uni, a provoqué, lors d’une interview au quotidien The Independent sur son dernier film L’homme qui a tué Don Quichotte, l’ire de son interlocutrice.

Gilliam a dénoncé, au cours de cette entretien, le mouvement #MeToo et la façon dont certaines femmes accusent les plus hauts responsables d’abus de pouvoir. « Nous vivons à une époque où il y a toujours quelqu’un responsable de vos échecs, et je n’aime pas ça », a-t-il expliqué. « Je veux que les gens prennent leurs responsabilités et ne pointent pas du doigt quelqu’un d’autre en permanence, en disant : “Vous avez ruiné ma vie”. » Et de poursuivre : « #MeToo est une chasse aux sorcières. Bien que ce mouvement ait peut-être attrapé des gens comme Harvey Weinstein, il s’est rapidement transformé en un mouvement de griefs qui a permis aux femmes de détruire la réputation des hommes au cours de combats acharnés et factices. Il y a de nombreuses victimes dans la vie de Weinstein, et je ressens de la sympathie pour elles, mais Hollywood regorge de personnes très ambitieuses qui sont des adultes et qui font des choix. Nous faisons tous des choix, et je pourrais vous dire qui a fait le choix et qui ne l’a pas fait. » À titre d’exemple, Gilliam raconte également qu’il avait été approché par une « actrice très connue » qui lui avait implicitement suggéré « Que dois-je faire pour entrer dans votre film, Terry ? »

Gilliam pousse le sarcasme en affirmant : « Je suis un homme accusé de tout les malheurs du monde uniquement parce que j’ai la peau blanche. Je ferais donc mieux de ne pas être un homme. » Il a donc décidé, en conséquence, de devenir une « lesbienne noire en transition ». « Je ferais mieux de ne pas être blanc. D’accord, mais comme je ne trouve pas les hommes sexuellement attirants, je dois être lesbienne. Que puis-je être d’autre ? J’aime les filles. » De nos jours, souhaiter un « Joyeux Noël » étant devenu un acte de résistance, viendra celui où décliner son hétérosexualité vaudra le maquis.

Et de conclure : « J’en ai marre, en tant qu’homme blanc, d’être tenu pour responsable de tout ce qui ne va pas dans le monde. Je suis innocent ! »

Et toi, homme blanc qui lis ces quelques lignes, as-tu quelque chose à te reprocher ?

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Qu’on en finisse avec le franc CFA !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’annonce de la fin du franc CFA dans une partie des pays qui l’utilisent est l’occasion de revenir sur les mythes qui entourent cette monnaie.

Selon ses plus ardents opposants, le franc CFA serait un frein au développement économique des pays africains dont il est la monnaie. Pour certains, il serait même le moyen pour la France d’aspirer des liquidités depuis ses anciennes colonies et donc de s’enrichir honteusement sur le dos de ces pays pauvres.

Une vidéo publiée en 2017 développe ces arguments à grands coups d’approximations sur fonds de ressentiment anti-français. Deux ans après elle totalise 1,15 millions de vues. Ce qui, pour une vidéo traitant de politique monétaire, est assez remarquable.

Particulièrement répandues chez les jeunes issus de l’immigration, ces accusations de spoliation à travers le franc CFA sont donc loin d’être marginales. Elles s’ajoutent à celles sur le prétendu pillage des ressources africaines par la France et l’Europe actuellement[1] ou lors de la colonisation[2]. Rappelons que les importations françaises de matières premières en provenance d’Afrique constituent une toute petite fraction des importations françaises globales et sont souvent payées à prix d’or (les uraniums kazakh et canadien coûtent moins cher que l’uranium nigérien) et la colonisation a été une opération financière globalement défavorable pour l’État et l’économie française. On est donc loin du vol si les mots ont encore un sens. Tous ces mythes sur le prétendu pillage de l’Afrique accentuent un ressentiment envers la France et les Français dans la population d’origine africaine et une repentance postcoloniale dans la population d’origine française et européenne qu’on aurait tort de minimiser.

Qui a intérêt à propager ces mensonges ?

Des dirigeants africains qui dissimulent ainsi leur propre incompétence et corruption.
L’extrême gauche qui spécule sur le ressentiment des populations immigrées et africaines pour tenter de recruter et de propager des idées anticapitalistes.
Les militants indigénistes pour qui les Français et les Européens sont la cause de tous les maux de la planète.

La confortable logique du bouc-émissaire français ou européen fonctionne à plein régime et explique la facilité avec laquelle se répandent ces contre-vérités. À tel point que bon nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés ont adopté une véritable attitude de créancier envers la France et l’Europe. Une mentalité sur laquelle prospère l’assistanat, la criminalité, l’islamisme et le terrorisme.

Dans le même temps, ces accusations génèrent une mauvaise conscience dans toute l’Europe et en particulier dans les ex-puissances coloniales. Elles grossissent les rangs des ONG et partis politiques militant pour l’ouverture des frontières en réparation des « crimes coloniaux » et du « pillage de l’Afrique ». Elles tétanisent la droite qui n’ose pas faire preuve de fermeté au sujet de l’immigration.

Comment fonctionne le franc CFA ?

Seize pays dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Cameroun, le Togo et le Gabon utilisent cette monnaie créée en 1945. La France voulait doter ses colonies d’une devise commune qui s’est maintenue après la décolonisation par une volonté partagée de disposer d’une monnaie stable et crédible. Le franc CFA jouit d’une parité fixe avec l’euro et les pays de la zone franc avaient jusqu’à présent l’obligation de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. Selon un rapport de la zone franc, les deux banques centrales de la zone franc, disposaient en 2005 de plus de 3 600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) auprès du Trésor français.

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Colonisation : Macron le repentant, par Paul Vermeulen

Depuis Abidjan, Emmanuel Macron a indiqué samedi 21 décembre que la colonisation a été « une faute de la République ». En février 2017 déjà, en pleine campagne électorale, il présentait sur une chaîne de télévision algérienne la colonisation comme « un crime contre l’humanité ». Selon lui, la France devait présenter ses « excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels elle a commis ces gestes de barbarie ». Le lendemain de l’entretien accordé à la chaîne de télévision algérienne, celui qui était alors député LR, Gérald Darmanin, avait tweeté pour fortement critiquer cette prise de position. Le vent a tourné, le tweet le plus rapide est cette fois venu de Benalla : « Non, la colonisation n’a pas été une mauvaise chose : infrastructures éducatives, de transports, de communication, de santé, augmentation de l’espérance de vie, elle a été une chance pour les pays colonisés. » Il a raison sur le fond, le comique étant que cela vienne de lui. Il faut en effet avoir l’esprit formaté pour ne pas voir combien la France a apporté à ses colonies.

Repentance à tous les étages

Le chef de l’Etat s’exprimait lors d’une conférence de presse en compagnie du président de la Côte-d’Ivoire, Alassane Ouattara : « Trop souvent aujourd’hui la France est perçue comme ayant un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République. » Il a ensuite appelé à « bâtir une nouvelle page ». Le président considère cependant qu’il est trop facile pour une jeunesse africaine dont les trois quarts n’ont pas connu la colonisation de continuer à accuser la France. C’est pourquoi il a conclu en espérant que « cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié beaucoup plus fécond ». A voir ce qui se produit partout en France, comme le récent viol de Morsang-sur-Orge, les violences incessantes et les trafics en tout genre, il est à espérer que ce n’est pas de ce type de fécondité que Macron veut parler.

Devant une telle déclaration, faite de nouveau depuis un pays étranger, les réactions ont été nombreuses. Marine Le Pen : « En se vautrant dans la repentance, qui plus est à l’étranger, en ne retenant que les aspects négatifs d’un processus complexe, Macron salit l’histoire de France et met en danger nos soldats en Afrique, déjà soumis à une haine anti-français croissante. C’est irresponsable. » Il est vrai que le 11 décembre 2019 le quotidien L’Opinion montrait à quel point en Algérie la France est accusée de tous les maux, de façon quasi complotiste. Notons que, peu après la conférence de presse, circulait sur les réseaux sociaux une vidéo montrant le couple présidentiel dansant dans une ambiance fort peu populaire, très éloignée des soucis de transports actuels des Français. Macron ne semble pas plus se soucier des peuples africains puisque la conférence de presse a été donnée pour annoncer la réforme du franc CFA, devenu éco, nouvelle monnaie d’échange des pays africains anciennement colonies françaises. Les peuples ? Ils n’ont pas été consultés.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2019

Les errements de la repentance

« Le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République ». Cette affirmation du chef de l’Etat est discutable à plus d’un titre. La République n’est pas la première ni la principale responsable du colonialisme français. Celui-ci a commencé sous la monarchie, au XVIe et au XVIIe siècle (Canada, Indes, Antilles, Floride, la Réunion). La conquête de l’Algérie a débuté sous Charles X et le Second Empire de Napoléon III lui a donné une forte impulsion. De même c’est le Second Empire, et non la République, qui a amorcé les grands courants de colonisation française de l’Afrique subsaharienne (Sénégal) et de l’Asie (Cambodge). La colonisation ne peut évidemment pas se limiter à la France: l’Espagne et le Portugal, en Amérique du Sud, le Portugal en Asie et en Afrique, le Royaume-Uni dans le monde entier, furent d’autres grandes puissances colonisatrices, pour ne parler que de l’Europe.

En outre, la République est un mode d’organisation du gouvernement pas une politique. La colonisation a pris un nouvel essor considérable sous la IIIe République (Indochine, Afrique subsaharienne) du fait de choix idéologiques des « Opportunistes » dont Jules Ferry qui déclarait à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885: « Je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de leur devoir supérieur de civilisation! » Le colonialisme avait aussi ses opposants. « L’extrême gauche » le fustigeait à travers Clemenceau. La droite dite « réactionnaire » lui était parfois hostile à l’image de la prophétie d’Albert de Broglie, dénonçant, dans la politique coloniale: « une charge qui grève la nation, qu’elle ne peut porter longtemps, et qui, avant de lui échapper, peut avoir amené la ruine à la fois de la colonie et de la métropole » (Sénat 11 décembre 1884). Ce n’est donc pas la République qui a fait le colonialisme des années 1880-1014, mais un courant idéologique bien spécifique alors majoritaire: la gauche républicaine.

La repentance française, au cœur de l’idéologie macroniste, repose largement sur un anachronisme. La colonisation s’est effectuée dans le contexte d’une Europe globalement dominatrice du XVIe au début du XXe siècle, qui se reconnaissait une mission civilisatrice, dans un large climat de consensus. Les Français comme les Britanniques, dans leur immense majorité, vouaient jusqu’aux années 1950 une admiration sans bornes à leur Empire, sur lequel « le soleil ne se couche jamais ». Les guerres coloniales et de décolonisation ont fait couler le sang. Mais les colons ont aussi construit des routes, des villes, des hôpitaux, des écoles – d’où la place de la francophonie ou de l’anglais et de l’espagnol dans le monde. Quelle signification il y a-t-il à porter un jugement, positif ou négatif, sur un épisode clé de l’histoire de l’humanité? Faire le bilan coûts/avantages d’un demi-millénaire de colonialisme, expression d’une domination européenne et pas seulement française, au regard des valeurs contemporaines et après la grande vague de la décolonisation qui a bouleversé les équilibres planétaires depuis les années 1950, n’a évidemment aucun sens.

Lancer des polémiques tonitruantes et stériles fait partie d’un mode de gouvernement consistant à déclencher des tollés, à attiser les passions, pour faire oublier les déceptions et les malheurs du temps et aussi faire parler de soi tout en réactivant les divisions idéologiques du pays (gauche/droite). L’histoire est généralement l’otage toute trouvée de cette pratique. Parmi les responsabilités fondamentales du chef de l’Etat figurent traditionnellement celle de garant de l’unité et de la concorde nationale et celle de la défense du prestige de la nation qu’il préside. Il faudrait en ajouter une nouvelle, la plus essentielle de nos jours: celle de garant d’un patrimoine intellectuel, d’une intelligence collective.

Maxime Tandonnet

Texte repris du site de : Maximetandonnet.wordpress.com

L’Australie crée de faux horoscopes pour dissuader les clandestins sri-lankais

23/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
« Si vous vous rendez illégalement en Australie par bateau, vous serez renvoyé. Tout ce que vous aurez risqué pour y arriver aura été en vain et vous finirez par devoir de l’argent à tout le monde » annonce l’horoscope aux Sagittaires.

Sur ces affiches gouvernementales chaque signe astrologique fait l’objet d’une prédiction aussi sinistre. L’Australie qui a une politique stricte de protection de ses frontières, applique la tolérance zéro aux demandeurs d’asile qui arrivent par mer. Ces dernières années, le pays a dépensé des millions en campagnes publicitaires en direction des pays d’où des gens tentent d’émigrer vers l’Australie.

Précisons que l’astrologie est très populaire au Sri Lanka, elle peut être décisive dans le choix d’un conjoint, ou d’un nouvel emploi.

En juin 2019, Donald Trump avait tweeté une de ces fameuses affiches. « Beaucoup de choses à apprendre », avait-il écrit sur le réseau social.


Mis en accusation par une Chambre divisée, Donald Trump dénonce la «haine» de ses adversaires politiques

Donald Trump

19/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Mercredi 18 décembre, les démocrates ont obtenu les voix nécessaires à la Chambre des représentants pour mettre en accusation le chef d’Etat pour «abus de pouvoir et obstruction», après presque trois mois d’enquête sur l’affaire ukrainienne.

En meeting dans le Michigan, Donald Trump a aussitôt réagi en dénonçant la «haine» de ses adversaires politiques.

Le sort de Donald Trump est désormais entre les mains du Sénat. Son procès devrait se tenir en janvier. Mais les républicains, qui contrôlent la chambre haute, ont d’ores et déjà prévenu qu’ils avaient la ferme intention d’acquitter leur président.


Radicalisation : Ces anciens militaires français devenus djihadistes en Syrie

19/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Anciens légionnaires arrêtés pour des projets d’attentats en France, ex-paras ou commandos devenus chefs d’unités combattantes de Daech… Selon un rapport du Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT), une trentaine de militaires français ont rejoint depuis 2012 les rangs d’organisations djihadistes en Syrie et en Irak, apportant leur expérience et leur connaissance de la guerre.

« Leur connaissance du milieu, leur appétence pour les armes et leur savoir-faire militaire ont facilité leur ascension au sein des différents groupes terroristes », selon le rapport.

« Certains anciens militaires ont pu également, grâce à leur formation dans l’armée française, leur connaissance des emplacements et leur expérience sur zone au sein d’organisations djihadistes, planifier des attentats en France », ont estimé les auteurs du texte.


Pour Nike, la « modestie » féminine s’écrit hijab !

En décembre 2017, dans ce temps de l’Avent où nous nous apprêtions à fêter le père Noël, héros ayant remplacé dans les esprits et les supermarchés la naissance d’un Christ qu’on n’ose plus montrer dans sa crèche, la marque Nike lançait le premier hijab « adapté aux sports de haut niveau ». Le hijab Nike Pro était né et promis à un bel avenir.

Il paraît que la demande était forte, les femmes brûlant de courir, sauter, danser, patiner, skier peut-être, bien enrobées de voiles pudiques.

Pour mettre au point ces vêtements de « haute technicité », disait alors la marque, Nike avait fait appel à l’escrimeuse américaine Ibtihaj Muhammad, une vedette de renommée internationale non pas en raison de ses performances mais parce qu’elle est la marraine de la nouvelle Barbie Hijab. Zahra Lari, une patineuse émiratie qui évolue sur la glace en combinaison moulante mais sans un cheveu ni un poil qui dépassent, l’avait assistée dans cette élaboration complexe.

Deux ans ont passé et voici qu’apparaît sur le marché une nouvelle tenue sportive : le « hijab de bain ». L’annonce en a été faite mercredi : à partir de février 2020, les dames pourront s’offrir une combinaison avec voile intégré, le « Nike Victory Full-Coverage Swimsuit ». Le prix étant proportionnel à la couverture – de 600 à 650 dollars dans la version luxe et 170 dollars tout de même pour les pauvresses –, il sera possible de n’enfiler qu’une pièce sur les trois prévues pour être complètement « full-coverage » : une tunique, un legging et un hijab « disposant d’une poche en filet à l’intérieur permettant de maintenir les cheveux en place sous l’eau ». Des fois qu’on verrait dépasser une mèche de cheveux…

Là encore, Nike n’a fait que répondre à la demande. Une demande insistante : « Le design de la collection Nike Victory Swim répond à une variété de besoins, allant d’une préférence pour la “modestie” à la protection solaire, et représente l’engagement de Nike en faveur d’un design inclusif, offrant à plus de femmes une innovation révolutionnaire pour pratiquer le sport. »

Ah, la modestie… Cacher ses cheveux, baisser les yeux, marcher dix pas derrière son mari… que de bonheurs pour nous, les femmes, on ne le dira jamais assez !

D’ailleurs, la patineuse Zahra Lari le dit et le redit, se confond même en remerciements : « Merci Nike de nous soutenir, nous les femmes, et de nous permettre de faire ce que nous aimons de façon modeste. ». Et pas cher, en plus !

Business as usual, donc, et quand Nike ou Adidas ou Lacoste ou Reebok, etc., disent répondre à la demande, c’est sans doute vrai. Vrai parce que leur clientèle la plus assidue, celle qui bouffe « de la marque » à s’en étouffer, qui consomme du vrai et du faux bien clinquants, des baskets pailletées, des diamants à l’oreille, de grosses voitures et des sacs Vuitton, c’est d’abord et surtout les gens des monarchies pétrolières et les kékés de banlieue, comme ceux qui s’offrent vingt minutes de Lamborghini ou de Ferrari pour remonter les Champs-Élysées.

C’est bien pour cela, volens nolens, que nous allons voir fleurir les burkinis de luxe sur nos plages, soit encore une façon de dépenser et d’étaler son fric sous prétexte de « modestie »…

Marie Delarue

Texte repris du site Catégories Actualité internationale, Économie Étiquettes , ,

YouTube annonce de nouvelles règles pour lutter contre le “harcèlement”. Vers toujours plus de censure ?

13/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Le 11 décembre 2019, YouTube a annoncé plusieurs changements dans ses règles et produits dans le but de mieux lutter contre le harcèlement, parmi lesquelles :

L’interdiction non seulement des menaces explicites, mais aussi des menaces voilées ou implicites. Les contenus qui simulent un acte de violence envers une personne ou les paroles qui suggèrent qu’un acte de violence physique pourrait survenir en font partie.
La suppression des contenus qui humilient des personnes en raison de leur appartenance à une origine ethnique, une identité de genre ou une orientation sexuelle. Cette règle s’applique à tous, individus privés, créateurs YouTube et officiels.
Le durcissement du règlement du Programme Partenaire YouTube afin d’être plus sévère envers ceux qui adoptent les comportements inappropriés répétés sur plusieurs vidéos ou commentaires, alors que chaque vidéo prise séparément n’enfreint pas nos règles. Les chaînes qui sont régulièrement à la limite d’enfreindre les règles de YouTube concernant le harcèlement seront suspendues, elles ne pourront donc plus gagner d’argent sur YouTube. Si le comportement malveillant persiste, YouTube pourra prendre des mesures plus strictes et envoyer des avertissements ou même clôturer la chaîne.

YouTube précise que les modifications apportées à ses règles, qui sont décrites plus haut, seront également appliquées aux commentaires. Le nombre de commentaires supprimés devrait donc encore augmenter dans les prochains mois.