Des Suédois protestent contre les migrations de masse aux cris de « Réveillons le Viking qui est en nous »

07/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dimanche dernier un millier de manifestants participait à un rassemblement devant le Parlement suédois à Stockholm. Les orateurs, après avoir déploré la perte par la Suède de son statut d’état modèle, mirent en garde contre les dangers du traité de l’ONU sur les migrations.

Tous soulignèrent que son adoption limitera la liberté d’expression en introduisant le droit d’interdire toute critique de l’immigration. Adjurant le peuple suédois de défendre corps et âme sa liberté de parole ils proclamèrent, : « Il est temps de réveiller le Viking qui est en nous, de défier le « politiquement correct » avec courage et une parole plus claire ». L’un des orateurs souligna que le traité regorgeait de nouveaux droits accordés aux immigrants sans leur imposer aucun devoir.

Curieusement cette réunion se déroula sans contre-manifestation gauchiste, comme si même les antifas prenaient conscience que la Suède connaissait des problèmes majeurs. On chanta l’hymne national suédois à la fin et, bien entendu, aucun média du système ne rendit compte de l’événement !

Gilets jaunes : le mouvement de révolte s’étend en Europe !

07/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En Allemagne, Belgique, Pays-Bas ou encore Bulgarie et Serbie, des vagues de contestations, avec le port du gilet jaune comme étendard de la lutte, contre les politiques menées par leurs gouvernements respectifs prennent de l’ampleur.

Si l’origine de ces contestations n’est pas tout à fait similaire à celle connue en France : hausse des carburants en Serbie, dénonciation du pacte sur les migrations en Allemagne, appauvrissement des classes moyenne aux Pays-Bas et outre le gilet jaune, ces mouvements ont en commun de dénoncer les politiques populicides de nos dirigeants européens de ces dernières décennies.

Il n’existe cependant aucun lien organique entre ces divers mouvements.

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Quand RFI titre “Italie: vers la fin des arrivées de migrants”

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Le Danemark va débarquer sur une île les migrants délinquants en attente d’expulsion

06/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Cette mesure est le fruit d’un accord entre le gouvernement de coalition et le parti du peuple danois, le Dansk Folkeparti ou DF.

Sur une île danoise de sept hectares surveillée 24 h/24 et 7j/7 par la police, ils seront libres d’aller et venir dans la journée mais devront réintégrer un centre fermé pour la nuit.

Parmi les internés sur l’île de Lindholm figureront les apatrides et les clandestins originaires de pays qui n’ont pas conclu d’accord d’extradition avec le Danemark.
Ainsi que l’a déclaré un porte-parole du DF, il s’agit de les conserver sous contrôle en attendant de pouvoir les bannir définitivement du pays.


L’école de Georges Soros quitte la Hongrie

05/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est officiel : George Soros jette l’éponge. Plus de six mois après avoir fait plier bagage à sa fondation Open Society, le milliardaire d’origine hongroise a finalement rendu les armes. Son université fera sa rentrée à Vienne en 2019, un “pays dans lequel l’État de droit signifie encore quelque chose” remarquait, pincé, le recteur Michael Ignatieff.

En cause ? Une nouvelle législation hongroise imposant à l’université de justifier d’activités d’enseignement dans son pays d’origine, c’est-à-dire aux États-Unis. Un contrat bilatéral devait par ailleurs être conclu entre la Hongrie et l’État de New York. Il est vrai que l’établissement, créé en 1993, bénéficiait d’un statut juridique peu commun, et d’ailleurs unique en Europe, lui permettant entre autres choses de délivrer des diplômes américains.

Autre écueil : le Gouvernement hongrois avait décidé en 2018, de ne plus approuver les programmes en études de genre, discipline jugée dénuée de rigueur scientifique mais dont l’Université du philanthrope américain faisait son miel. La décision a évidemment suscité l’ire des étudiants de l’université, mais il n’est pas sûr que les Hongrois y perdent, puisqu’ils ne constituaient que 20 % des effectifs de cette école censée former les futures “élites”.

Les populistes accèdent au parlement régional d’Andalousie

04/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le parti de droite populiste Vox a obtenu 12 sièges au Parlement régional d’Andalousie ce dimanche, avec plus de 10% des votes. Ce parti prône la souveraineté espagnole, défend les valeurs de la famille traditionnelle et s’oppose à l’immigration.

Son entrée au parlement d’une région gouvernée par le socialisme depuis plus de 30 ans est d’autant plus symbolique qu’elle s’accompagne d’un échec majeur des partis de gauche. Le parti socialiste ouvrier espagnol a en effet connu un recul lui aussi historique, et ne pourra donc pas obtenir la majorité, même en s’alliant à son homologue d’extrême gauche.

Alors que l’Espagne était devenue le nouveau point d’entrée privilégié des clandestins suite à la nouvelle politique anti-immigration de l’Italie, il semblerait que la réaction du peuple ne se soit pas fait attendre.


L’Aquarius ne pourra pas battre pavillon suisse

04/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Le navire Aquarius – géré par Médecins sans Frontières et SOS Méditerranée – ne pourra pas battre pavillon suisse. Le Conseil fédéral considère, en effet, qu’une telle action compromettrait les efforts coordonnés de l’Union européenne dans la résolution de la crise migratoire en mer Méditerranée.

Dans un avis rendu le 30 novembre et publié sur le site du Parlement suisse, le gouvernement explique que les opérations de secours aux migrants en Méditerranée nécessitent une “approche coordonnée à long terme” sur la question de l’admission des réfugiés, “fondée sur une répartition équitable des responsabilités”.

Le Conseil fédéral refuse ainsi d’appliquer la clause d’exception de la loi sur la navigation maritime au navire Aquarius. Depuis qu’il s’est vu retirer son pavillon panaméen fin septembre, ce navire – qui favorise l’arrivée de migrants sur le sol européen – mouille en attente dans les eaux du port de Marseille, en France. De nombreuses ONG immigrationnistes dénoncent une action politique derrière sa mise aux arrêts.


Conseil de sécurité de l’ONU

Pressions allemandes pour que la France renonce à son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU

04/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le vice-chancelier allemand Olaf Scholz a récemment proposé que l’Union européenne prenne la place de la France en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Rappelons que cette structure remonte à la conférence de Yalta, qui s’est tenue entre le 4 et le 12 février 1945 entre Roosevelt, Staline et Churchill. La France n’y avait pas été conviée.

A l’époque, ni Roosevelt, ni Staline n’étaient favorables à ce que la France retrouve son rang sur la scène internationale, compte tenu de la défaite de 1940 et de la politique de Vichy. C’est Churchill qui, craignant un futur déséquilibre en Europe, défendit les intérêts français. Le voyage de De Gaulle à Moscou en décembre 44 n’avait pas suffi à convaincre Staline d’associer la France aux pays vainqueurs. Mais finalement, Roosevelt céda et accepta que la France figure parmi les 5 membres permanents du Conseil de sécurité. Elle détient à ce titre un droit de veto qu’elle exercera par la suite 18 fois.

Et quelles seraient les conséquences si la France abandonnait ce privilège ?

Le désistement de la France serait synonyme d’un déclassement sur la scène internationale. Il semble qu’actuellement, l’Allemagne profite du rapport de force en sa faveur au sein de l’Union européenne pour retrouver la place qu’elle a perdue après 1945. Et ce n’est pas un hasard si cette suggestion allemande arrive au moment où la France doit faire face à des difficultés économiques importantes et de surcroît dans un contexte politique agité. Elle profite aussi d’un exécutif français prêt à abandonner ses prérogatives de souveraineté, au profit d’une Union européenne très idéalisée et dominée par un mythique « couple franco-allemand ».

Et quelles ont été les réactions à la demande allemande ?

Les protestations n’ont pas tardé à arriver, que ce soit du côté de Dupont-Aignan, de Marine Le Pen ou de Mélenchon. Pour le moment, l’Élysée se montre plutôt embarrassé par cette proposition germanique. Après avoir envisagé d’abandonner la souveraineté de la force de dissuasion au profit de l’Union européenne, l’administration Macron ira-telle jusqu’à brader le siège de membre permanent de la France au Conseil de sécurité ? Par chance, une difficulté juridique se pose : contrairement à la France, l’Union européenne n’est pas encore un « Etat » reconnu.


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Steve Bannon et Marine Le Pen viennent soutenir le Vlaams Belang contre le pacte ONU sur les migrations

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[vidéo] Pourquoi le pacte sur les migrants pose-t-il problème ?

30/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Le Pacte mondial sur les migrations devrait être signé à Marrakech les 10 et 11 décembre par 190 pays mais il est de plus en plus contesté par certains pays d’Europe qui refusent de le ratifier.

L’Autriche reproche notamment au document d’instaurer un droit à l’immigration. Explications.


Merkel, Macron et le pacte migratoire, par Jean-Gilles Malliarakis

Courant décembre, trois réunions vont orienter la politique de l’Union européenne et conditionner son avenir.

La conférence dite COP24 se tiendra à Katowice en Pologne. Elle prétendra trancher sur le climat. Elle préoccupe certes notre président préféré et les stratèges politiciens parisiens[1].

Or nos grands habiles ne sauraient ignorer que deux échéances plus importantes et probablement plus explosives attendent les Européens. On y débattra, en deux temps, du projet tout à fait délirant d’un pacte mondial migratoire. IL consiste à imposer, à quelques pays cibles, considérés comme importateurs de main-d’œuvre, d’accueillir la misère du reste du monde.

Chaque jour ce dossier s’aggrave. Et, dans certaines nations développées, un conformisme idéologique de plus en plus intolérant proclame une réponse que l’on qualifiera de complaisante.

Rappelons avant tout que, si le projet onusien apparaît en surface comme ratifié par 190 États, bien peu nombreux se trouvent les pays d’accueil en capacité, en désir ou en capitulation devant l’application du principe.

Or, le pacte doit être entériné à Marrakech les 10 et 11 décembre. Il doit cependant être dénoncé comme totalement faux de limiter les réticences à deux ou trois mauvais coucheurs. En mettant seulement en avant, le 27 novembre, les craintes de l’Autriche et de la Hongrie, Le Monde reste fidèle à ses habitudes. Il rappelle, mais de façon subliminale, leur défaite en 1918 et le démantèlement de l’Europe centrale.

Et, certes les discours d’une Merkel, de l’actuelle commission Juncker à Bruxelles, de Macron en France, d’un Trudeau au Canada vont hélas dans le sens du projet et de sa moraline hypocrite.

Au contraire, les grands pays du monde, dans les faits, ne se préparent pas à accueillir la vague migratoire qui en résulte, et qui se révélerait un tsunami. Les soi-disant experts onusiens manifestent au moins le mérite de nous en révéler la dimension. Leur chiffrage ne se limite pas aux 25 millions de réfugiés vrais ou faux. Il atteint actuellement une projection 9 (neuf) fois plus large soit 225 millions de « chances » pour leurs pays, offertes essentiellement à 400 millions d’Européens et aux Canadiens. Ce chiffre pour commencer…

Notons qu’ailleurs personne ne s’y consent.

Ne parlons même pas des pays musulmans riches : les pays du Golfe ou l’Arabie saoudite manifestent une compassion bien limitée envers leurs frères islamiques pauvres.

Les États-Unis, où les bien-pensants feignent de rappeler qu’ils ont été peuplés d’immigrants, les refoulent activement à la frontière du Mexique. Mais ni la Chine, ni le Japon, ni la Russie, le plus vaste espace sous-peuplé du monde ne leur ouvre vraiment les bras. N’oublions pas que la raison principale de la victoire du Brexit en Angleterre en 2016 vient de ce dossier. L’immense Australie les rejette à la mer : ils n’y viennent plus.

Le 28 novembre il se confirme que deux pays comme l’Italie[2] ou la Belle Province du Québec[3] se rallient à une opposition significative.

Et, deux jours avant la conférence de Marrakech des 10 et 11 décembre, en Allemagne, les 7 et 8 décembre, les 1000 délégués de la droite en débattront.

Ce 21 novembre, au Bundestag, favorable au texte, la chancelière a encore cru pouvoir soutenir que “la question migratoire ne peut être abordée que dans un cadre international, et il ne faut pas croire qu’un pays peut à lui seul affronter cet enjeu”.

En face Jens Spahn, candidat à sa succession et opposant au projet a pu obtenir, le 26 octobre que le congrès se prononce sur le texte. Sa rivale Annegret Kramp-Karrenbauer, au contraire, s’est prononcée sans ambiguïté en faveur du pacte tout en ronchonnant contre la double nationalité, ce qui ne fait, à terme, qu’aggraver le problème.

Ceci concerne en fait l’ensemble de l’Union européenne puisque son enjeu déterminera le premier et le plus puissant des États-Membres. Hors d’Allemagne l’Union CDU-CSU, est considérée en général comme la représentative de la partie conservatrice de l’opinion. Mais, attelage un peu étrange, elle est composée d’un parti implanté dans l’ensemble des Länder et d’un autre qui domine en Bavière, ceci pratiquement depuis les élections régionales de 1946. Sous l’étiquette chrétienne-sociale, cette CSU constitue sans doute l’une des principales forces authentiquement étiquetées à droite outre-Rhin. Elle ne manque pas de se présenter comme très proche de partis homologues dans l’espace germanique, l’Union du centre en Suisse alémanique et l’ÖVP, parti populaire en Autriche. Une forte résonance fonctionne aussi dans des pays de tradition habsbourgeoise et catholique comme la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et même la Pologne.

La CDU qui, elle aussi, a le plus souvent dominé les autres Länder cherche aujourd’hui à survivre aux deux grandes erreurs émotionnelles imposées au pays par la chancelière Merkel. Celle-ci, en 2011, avait prétendu rompre avec le modèle dit “multikulti” laissait certes un espace économique social libre à ceux qu’on appelait des Gästarbeiter, des travailleurs hôtes. Mais on ne leur accordant pas ou très difficilement la citoyenneté allemande. L’idée nouvelle consistait à leur imposer une assimilation, comparable à [l’ancien] modèle français, l’apprentissage de la langue allemande, etc. Les immigrés allaient devenir citoyens, et électeurs, beaucoup plus vite, et ceci pour des rasions analogues à celles de la Troisième république en France, ou dans le Bas Empire Romain : la dénatalité. Rappelons que la plupart de nos dirigeants, à commencer par celle qu’on appelle Mutti, n’on pas élevé d’enfants.

En 2015, faute pratiquement impardonnable aux yeux de la majorité de ses compatriotes, la chancelière allait élargir le champ de cette politique en accueillant massivement les réfugié, son fameux “wir schaffen das” – “nous y parviendrons”. Cette nouvelle politique n’a pas seulement produit de graves remises en cause dans le paysage politique de son pays, elle a engendré un déséquilibre et une crise d’identité dans toute l’Europe.

[1] cf. Chronique de L’Insolent du 28 novembre : “L’Écologisme dictatorial persiste dans son mépris”
[2] cf. “Les députés italiens adoptent la loi anti-migrants souhaitée par Matteo Salvini”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

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Yves Mamou : « Le Pacte de l’ONU sur les migrants va encourager l’immigration au lieu de l’encadrer »

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Le gouvernement autrichien vérifie tous les binationaux

22/11/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le FPÖ, arrivé au pouvoir en décembre dernier avec les conservateurs, a entrepris de faire vérifier la nationalité de la centaine de milliers de personnes figurant sur les listes électorales turques en Autriche.

Ordonnée par le ministère de l’Intérieur, cette vérification a nécessité l’embauche de 26 personnes rien que pour la ville de Vienne.

La double nationalité est en Autriche un délit. Ainsi, des milliers de citoyens d’origine turque seraient en passe de perdre leur nationalité d’adoption.

Aquarius : la justice italienne veut sa mise sous séquestre

22/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Ce n’est pas en raison de sa complicité au développement de l’immigration clandestine que pourrait être mis fin au trafic auquel se livre le navire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, mais pour une question de traitements des déchets.

En effet, d’après les médias italiens, les enquêteurs soupçonnent l’Aquarius d’avoir fait passer un total de 24 tonnes de déchets potentiellement toxiques, notamment du matériel médical potentiellement infecté, pour des déchets classiques.


Jean-Paul Gourévitch : « Ce pacte mondial de l’ONU sur les migrations est déséquilibré, vide, et inapplicable ! »

21/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le Pacte mondial de l’ONU sur les migrations qui sera ratifié en décembre 2018 s’inscrit dans cette volonté internationale de tentative de régulation des flux migratoires. Ce document formel n’a pas de valeur contraignante, certains pays comme les États-Unis, la Hongrie, Israël et d’autres ont refusé de le signer. Explication de Jean-Paul Gourévitch au micro de Boulevard Voltaire.


Suisse : votation imminente pour contrer les juges étrangers

21/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 25 novembre 2018, les Suisses sont appelés à voter sur une initiative populaire fédérale intitulée : « le droit suisse contre les juges étrangers. » Le centre européen pour le Droit et la Justice vient de réaliser un reportage d’une vingtaine de minutes portant sur cette initiative de l’Union Démocratique du Centre créée par le charismatique Oscar Freysinger. Plus précisément, l’objet du référendum est de modifier la Constitution pour y écrire que celle-ci est la norme suprême. L’enjeu est de taille puisque « derrière des considérations juridiques complexes se trouve en fait une question simple : celle de l’autodétermination suisse et de la survie de sa démocratie directe face au droit international » explique le reportage.
L’autodétermination suisse était-elle réellement menacée ?

Les opposants à l’initiative ne manquent pas, comme à l’époque où l’Union Démocratique du Centre avait proposé, avec succès, d’interdire les minarets. Les autres partis suisses, le Conseil national ainsi que le Conseil des États se disent scandalisés et arguent qu’une telle modification de la Constitution menace certains traités internationaux et « fragilise la stabilité et la sécurité du droit ». D’anciens hauts diplomates ont même signé une tribune dénonçant l’initiative dans laquelle ils rappellent qu’« en 2012, les juges annulent l’expulsion d’un trafiquant de drogue macédonien, estimant que la Convention européenne des droits de l’Homme l’interdit. Or, le renvoi des criminels étrangers est inscrit depuis 2010 dans la Constitution suisse, à la suite d’un vote populaire remporté par l’UDC. » C’est précisément contre ce genre de décision que l’Union Démocratique du Centre fonde son argumentation en faveur de la primauté du droit suisse.
La votation a-t-elle des chances d’être adoptée ?

Les médias et personnalités suisses l’assurent : la majorité des Suisses n’est pas sensible aux arguments développés par l’UDC qui est, plus que jamais, seule et isolée… Les sondages les plus récents prédisent un net rejet de l’initiative, avec seulement 40% d’intentions de vote favorables. “Seulement 40%” soulignent les anciens hauts diplomates. Gare à la déconvenue cependant : le 9 février 2014, les citoyens avaient soutenu à la surprise générale une limitation drastique de l’immigration voulue… par l’UDC. Cet empêcheur de tourner en rond est décidément une épine dans le pied des élites suisses qui apparaissent tout aussi déconnectées du réel que nos élites… Réponse début décembre.

Jean Messiha : « Aucun patriote ne peut renoncer à sa souveraineté monétaire »

Jean Messiha, diplômé de l’IEP de Paris, ancien élève de l’ENA (promotion Romain Gary), docteur en économie, est l’un des quatre délégués nationaux chargé des études et argumentaires du Rassemblement national (il avait adhéré au Front national en 2016). Il est membre du bureau politique du RN, mais surtout il est le conseiller de Marine Le Pen pour les questions économiques.
Cette thématique est spécialement importante car, lors du fameux débat Le Pen-Macron du 3 mai 2017, les sujets économiques, et singulièrement la question de l’euro, et les réponses de la présidente du Front national, ont inquiété certains électeurs qui auraient pu voter pour le FN. Par ailleurs, Jean Messiha est haut fonctionnaire dans un ministère stratégique. Ses fonctions au sein du Rassemblement national sont purement militantes, et bénévoles.

— Notre entretien est centré sur la question européenne et plus globalement sur les questions économiques. Mais ma première question sera personnelle : d’où vous vient cette passion politique qui vous anime ?

— Je suis d’origine égyptienne (copte) et je n’ai découvert la France qu’à l’âge de huit ans. Ma langue maternelle n’était pas le français. Mon père était diplomate. Et, de ce fait, les affaires de l’Etat m’ont toujours passionné. J’ai été élevé dans l’amour de la France, dans le culte de ses grands hommes, de son histoire, de sa littérature, de ses artistes. J’ai découvert plus tard le fossé qui séparait ma vision de la France, l’image que je m’en faisais, de la réalité, et surtout du ressenti des Français eux-mêmes sur leur propre pays. Mon engagement vient en quelque sorte d’une volonté de combler ce fossé, de recoller l’image à la réalité, un peu comme une rivière qui sort de son lit et qu’on veut aider à revenir à son cours naturel. Remettre la France dans son sillon historique : voilà la quintessence de mon engagement.

— Dans l’une de vos analyses récentes concernant la monnaie unique, vous maintenez qu’il faut « sortir du piège de l’euro ». Qu’entendez-vous par là ?

— Comme le disait de Gaulle, « il n’est de politique que de circonstance ». Les circonstances ont évolué. En 2017, si Marine Le Pen avait été élue, nous nous serions retrouvés seuls en Europe sur cette position de retour à la souveraineté nationale. L’Europe des nations, on ne peut la faire seuls, contre l’avis des autres pays européens. Et la seule solution, en 2017, était une sortie de l’euro. Nous n’avions pas le choix, si nous voulions être fidèles à nos convictions. Mais il aurait en toute hypothèse été utopique d’imaginer qu’on puisse en sortir du jour au lendemain.

En dix-huit mois, les choses ont considérablement évolué : l’Autriche, l’Italie, le groupe de Visegrad, la montée en puissance de l’AFD en Allemagne, des Démocrates de Suède, et un peu partout des partis souverainistes et patriotes, nous poussent à penser qu’il y a désormais la possibilité d’une approche pragmatique, qu’une période de transition est possible. L’Europe qui sortira des urnes en mai 2019 sera, dans tous les cas, beaucoup plus ouverte aux thématiques souverainistes et identitaires. La voix des patriotes d’Europe sera plus forte. En fait, un nouveau paradigme est en gestation, orienté sur de nouvelles idées-forces : la patrie, l’identité, la volonté politique. Ce paradigme est mondial et fait basculer les pays les uns après les autres (Brexit, Etats-Unis, Inde, Brésil, Italie…).

Du même coup, la sortie de l’euro n’apparaît plus comme une impérieuse nécessité mais plutôt comme une hypothèse de travail, pour un avenir plus lointain. Il n’empêche qu’aucun patriote ne peut renoncer à sa souveraineté monétaire. La question n’est donc pas de savoir si nous devons renoncer à jamais à cette souveraineté monétaire, mais de savoir comment la récupérer, et quand. L’euro était un piège, mais il est désormais possible de penser qu’on pourra en sortir en douceur. A partir du moment où les peuples européens se réapproprient leurs identités – et c’est ce que montreront les élections de mai –, à partir du moment où l’Europe rejoint nos positions, cesse de penser contre nous, ce qui était urgent hier l’est moins aujourd’hui et, en tout état de cause, il est possible d’arriver à ses fins nationales sans nécessairement utiliser les mêmes moyens.

Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut bâtir une coopération monétaire nouvelle en six mois. Un éventuel retour vers les monnaies nationales est un long chemin, d’autant qu’il nécessite un consensus. Il s’est écoulé près de dix ans entre l’entrée en vigueur du traité de Maastricht et la mise en place de l’euro. Il serait utopique – et dangereux – de détricoter ce dispositif dans des délais très courts, qui ne tiendraient compte ni de la complexité monétaire ni des phénomènes propres aux marchés financiers (spéculation, etc.).

Les rapports de force, en mai prochain, ne rendront plus nécessaire la sortie de l’euro, en tout cas dans l’immédiat. On mesure déjà l’effet du changement de paradigme quand on voit l’Italie, la Pologne ou la Hongrie résister sereinement aux ukases de Bruxelles. Les chars européens vont-ils envahir ces pays pour les mettre au pas ? Non, bien entendu. Il devient plus facile de rester dans cette Europe-là tout en se réappropriant sa souveraineté. Les importants effets pervers que nous subissons de l’Union européenne doivent plus à l’impuissance et à l’abandon de nos dirigeants qu’à la toute-puissance de Bruxelles. Restaurons d’abord le volontarisme politique et remettons nos intérêts nationaux au centre de notre stratégie européenne, et voyons ce que cela donne. Gageons que cela donnera déjà beaucoup.

— S’il y a impossibilité à court terme de retrouver notre souveraineté monétaire et si, en outre, il devient possible de résister avec succès à Bruxelles, il suffit donc laisser les choses en l’état ?

— Non, face à la déliquescence tous azimuts de notre pays, sinon voulue du moins subie par nos élites dirigeantes, nous ne pouvons pas rester l’arme au pied. La France subit en effet un déclassement sans précédent, international, économique, commercial et industriel. Et malgré toutes les incantations que l’on entend depuis des décennies sur le pouvoir de l’UE à nous protéger et à démultiplier notre puissance, on voit bien que rien de tout cela n’a ne serait-ce qu’un début de concrétisation. L’Europe ne se défend pas ou se défend mal, en économie mondialisée. A cet égard, la « guerre économique » que dénoncent régulièrement nos dirigeants dans le sillage des récentes mesures protectionnistes américaines, n’est rien d’autre que la volonté d’un pays – les Etats-Unis en l’occurrence – de refuser d’être le dindon de la farce du commerce mondial en restant ouvert à tous les vents. Le monde s’est en effet habitué à ce que les pays occidentaux se déclarent « pays ouvert » sans frontières et sans résistances, pendant que la terre entière protège ses frontières et fait valoir les intérêts nationaux. Désormais, de plus en plus en plus de pays occidentaux disent non à la poursuite du suicide commercial et industriel. L’UE reste quant à elle corsetée par des schémas surannés et des poncifs idéologiques éculés, s’entêtant à défendre un modèle dont la page se tourne désormais partout… Nous affirmons le droit de la France à se protéger, à protéger son industrie, son marché national, comme font les autres pays.

Notre souveraineté retrouvée doit s’accompagner d’un redressement de notre compétitivité. Cela nécessite que l’on baisse massivement les charges sociales, puisque nous ne pouvons pratiquer de dévaluation. Ce fut la recette miracle de l’Allemagne de Schroeder. Aujourd’hui, tous secteurs confondus, nos coûts de production sont parmi les plus élevés d’Europe, nous sommes même plus chers que nos voisins allemands, alors que le pouvoir d’achat des Français est inférieur à celui des Allemands. C’est bien pourquoi nous sommes incapables de sauver notre industrie. Nos employés ne sont pas trop payés, mais les charges sont trop lourdes et écrasent notre économie. Mais, contrairement à ce que propose la droite LR, nous n’entendons pas compenser cette baisse par une hausse de la TVA ou d’autres types de taxes. Le bonneteau fiscal auquel se livrent tous les gouvernements successifs n’est pas notre stratégie. Nous allons baisser les charges en les compensant par des ponctions sur ceux qui profitent de la France : des mesures fiscales et tarifaires sur les importations de produits en provenance de pays nous infligeant des déficits abyssaux (à l’instar de la Chine), une réduction substantielle de notre contribution annuelle à l’Union européenne, la baisse drastique des dépenses liées à l’immigration, la lutte contre la fraude fiscale ou encore la mise à plat des niches fiscales (qui coûte plus de 100 milliards d’euros chaque année au budget national). Certaines de ces mesures nécessiteront probablement un bras de fer avec Bruxelles, mais ce bras de fer est désormais possible, comme nous le démontrent nos amis italiens notamment, d’autant que, sans la France, l’Union européenne et l’euro n’existeraient plus ; il est donc peu probable que nous n’obtenions pas gain de cause.

Propos recueillis par Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 novembre 2018

Les occidentaux iront-ils jusqu’à soutenir les djihadistes chinois ?

20/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Islam ne semble pas aller de pair avec l’idéologie communiste. En Chine dans le Xinjiang, au nord-ouest du pays, les Ouïgours, d’origine turque, représenteraient la moitié de la population de cette province, estimée à 22 millions d’habitants. Selon l’ONU, un million d’islamistes chinois seraient internés dans des camps et subiraient de mauvais traitements, ce que nie le régime de Pékin qui reconnaît cependant vouloir combattre le terrorisme et l’extrémisme religieux grandissant. Des mesures ont été prises pour contenir cette menace : interdiction de porter une barbe anormalement longue, interdiction du hijab et renforcement des contrôles de police. Par ailleurs, le Parti communiste a exigé de ses membres qu’ils ne pratiquent pas le régime hallal.

Une situation dont les occidentaux ont voulu profiter ?

En effet, le 13 novembre dernier, ils ont lancé une campagne pour « défendre les droits des islamistes chinois » par le biais du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Et ce n’est pas la première fois que des pays occidentaux soutiennent des mouvements séparatistes chez leurs rivaux. Il est de notoriété publique que la CIA avait encouragé l’indépendantisme Ouïgour contre Pékin et soutenu la rébellion tchétchène contre la Russie.

Mais cette diplomatie opportuniste finit par poser problème, notamment avec l’afflux de djihadistes venus du monde entier en Syrie et que personne ne veut récupérer. Voilà pourquoi à Idlib, où stationnent près de 5.000 djihadistes chinois soutenus par la Turquie, la Syrie et la Russie hésitent à intervenir. Enfin le djihadisme chinois s’exporte en Malaisie, en Indonésie en Thaïlande et même jusqu’aux Philippines.

La diplomatie occidentale aurait-elle vraiment intérêt à déstabiliser les pays émergents d’Asie du Sud-est par le biais de l’islamisme radical ?