Un regard suisse sur Marine Le Pen et Emmanuel Macron

Le Pamphlet Le Pen MacronDurant la campagne qui a précédé l’élection présidentielle française, certains observateurs en Suisse, plutôt favorables à une économie libérale, se sont inquiétés de voir Mme Marine Le Pen défendre dans ce domaine un programme très marqué à gauche, axé sur l’interventionnisme étatique et la surprotection sociale. Par réflexe de rejet, ils se sont réjouis de ce que M. Emmanuel Macron offrait aux Français la possibilité de choisir une politique libérale.

D’autres, davantage préoccupés par la défense des communautés nationales contre l’immigration et le mondialisme, se sont déclarés choqués qu’on puisse encourager la candidature de M. Macron pour de simples motifs économiques. Ils y ont vu une forme de soumission à l’idéologie ultra-libérale prônant la guerre de tous contre tous et l’abandon des plus faibles au détriment du «bien commun».

Il ne faut pas utiliser trop vite de grands mots. On peut être opposé au socialisme sans être forcément un suppôt de l’ultra-libéralisme. Il existe heureusement des solutions, corporatistes notamment, pour réguler certains métiers et civiliser certaines relations économiques sans en appeler à une cascade d’interventions législatives. En ce sens, la critique de la politique trop à gauche de Mme Le Pen était pleinement justifiée.

En revanche, on peut faire deux reproches à ceux qui ont cru pouvoir en déduire la nécessité de soutenir M. Macron. Le premier est qu’ils ont sans doute été téméraires, sinon naïfs, car rien ne garantit que celui-ci ne poursuivra pas la même politique socialiste que ses prédécesseurs. C’est en effet la voie la plus facile si l’on veut éviter de trop déplaire à un peuple qui, depuis des décennies, a été habitué à l’assistanat.

Le second reproche qu’on peut leur adresser est qu’ils font passer le souci – certes légitime – d’une économie matériellement prospère avant celui, plus fondamental, de l’existence et de la survie de la communauté. Or, pour prospérer, il faut d’abord vivre. Et à tout prendre, il vaut mieux vivre pauvrement que mourir dans l’opulence.

Cette évidence ne suffit pas à convaincre ceux qui pensent que le danger d’anéantissement de la communauté par une immigration massive n’est que potentiel, et que ce danger peut être conjuré par la prospérité. Celle-ci, selon eux, aurait la vertu d’éliminer ou d’atténuer les frustrations sociales tout en intégrant les nouveaux venus grâce aux relations de travail. Un tel raisonnement trahit toutefois une réflexion insuffisante.

Certes, les tensions sociales sont souvent suscitées ou aiguisées par la pauvreté, mais d’autres facteurs peuvent aussi les faire éclater, à commencer par les fossés culturels ou religieux. Certes, la consommation frénétique et abrutissante peut contribuer à atténuer la conscience communautaire des immigrés, mais elle n’épargne pas les autochtones. Et qui peut croire que les étrangers continueront à s’intégrer par le travail lorsque leur environnement professionnel ne sera composé que d’étrangers ?

En réalité, la vitalité économique aide à intégrer l’immigration tant que celle-ci reste quantitativement et qualitativement raisonnable. Au-delà, elle ne peut avoir au mieux qu’un effet retardateur, avant que les dysfonctionnements inhérents à toute société malade ne commencent à ruiner cette vitalité.

Un chef d’Etat doit tout faire pour assurer la prospérité de la communauté qu’il dirige, mais il ne peut pas compter sur cette seule prospérité pour résoudre tous les problèmes. Il est à craindre que ni Mme Le Pen ni M. Macron n’aient réfléchi à tout cela.

Pollux

Texte paru sous le titre « Exister d’abord, prospérer ensuite » dans Le Pamphlet,
« périodique indépendant », n° 465, daté de mai 2017,
et porté à notre connaissance par la Fondation Polémia.

Chard Immigration UE

Fracture Est/Ouest dans l’Union européenne sur l’immigration

Pour Viktor Orbán, il est clair que la résolution votée le 17 mai par le Parlement européen (393 voix pour, 221 contre et 64 abstentions) pour demander le déclenchement de l’article 7 contre son pays est principalement motivée par son refus des quotas d’immigrants clandestins. L’article 7, qui peut priver un pays membre de ses droits en cas de violation des principes fondamentaux de l’UE, nécessitera toutefois l’unanimité de tous les autres gouvernements. La Pologne a déjà promis qu’elle s’y opposerait.

Le 16, c’était le commissaire européen chargé des Affaires intérieures, le Grec Dimitris Avramopoulos, qui menaçait de sanctions la Pologne, la Hongrie et l’Autriche pour n’avoir encore accueilli aucun immigrant clandestin dans le cadre du fameux système de relocalisation. Le 18, les députés au Parlement européen demandaient l’accélération de la relocalisation des immigrants clandestins. Hormis Nadine Morano, tous les députés LR français ont voté pour, démontrant ainsi qu’en dépit du programme de François Fillon pour la présidentielle, ils continuent de soutenir l’immigration de masse.

Dans leur résolution de mercredi contre la Hongrie, les députés européens demandaient d’ailleurs entre autres choses « l’abrogation, par le gouvernement hongrois, des lois restreignant les règles pour les demandeurs d’asile et les organisations non gouvernementales ». Ces lois, alliées à la double clôture frontalière édifiée à grands frais par la Hongrie, permettent justement à Budapest de lutter efficacement, pour le plus grand bien de tous les Européens, contre l’immigration illégale, ce qu’Athènes et Rome refusent de faire.

On le sait, la tâche des pays chargés de surveiller les frontières extérieures de l’UE a été rendue particulièrement ardue par la chancelière allemande Angela Merkel qui a ouvert en grand les portes de l’Allemagne en 2015. C’est justement la raison pour laquelle le Polonais Jarosław Kaczyński a répondu lundi aux eurocrates que c’est l’Allemagne, et non la Pologne, qui doit en supporter les conséquences aujourd’hui.

A l’opposé de la Pologne, de la Hongrie et de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, Autriche comprise, qui demandent une politique à l’australienne pour stopper l’immigration illégale, le nouveau président français a promis ce week-end au Premier ministre italien Paolo Gentiloni que Paris allait désormais faire preuve d’une plus grande solidarité avec Rome dans l’accueil des « migrants ». Une solidarité qui ne peut qu’inciter toujours plus de « migrants » à tenter leur chance.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 24 mai 2017

Chard Autriche Droite

Autriche : la droite se réorganise pour les élections législatives du 15 octobre

Sebastian Kurz

Sebastian Kurz

Les élites politico-médiatiques européennes pensaient peut-être pouvoir reprendre un peu leur souffle après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises, mais il n’en sera pas ainsi.

Après la démission du vice-chancelier et leader du parti ÖVP Reinhold Mitterlehner, le parti de centre-droit s’est choisi il y a une semaine, comme nouveau leader, le jeune ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, 30 ans, et a décidé de mettre fin à sa coalition avec les sociaux-démocrates (SPÖ) dirigée par le chancelier socialiste Christian Kern.

Avant d’accepter de prendre la tête de son parti, le jeune ministre, comparé au Français Emmanuel Macron et qualifié comme lui par certains médias de « gendre idéal », a exigé qu’il lui soit donné carte blanche pour définir la stratégie électorale et désigner les candidats. Aux élections présidentielles de 2016, qui avaient vu le candidat du parti national-conservateur FPÖ échouer de peu au deuxième tour, les deux partis de gouvernement avaient été éliminés dès le premier tour. Pour aborder ces élections législatives convoquées pour le15 octobre prochain, Sebastian Kurz a imposé la marque « Sebastian Kurz – le Nouveau parti populaire ». Le nom du parti, ÖVP, ne figurera même pas sur les bulletins de vote, et c’est encore une chose qui le rapproche du nouveau président français aux yeux des médias.

Mais à la différence d’Emmanuel Macron, Sebastian Kurz a bâti sa popularité en critiquant la politique d’ouverture aux immigrés d’Angela Merkel, et les élections de l’automne prochain pourraient bien déboucher sur une coalition entre son parti et le FPÖ qualifié « d’extrême droite » par l’establishment.

Le FPÖ, allié du FN au Parlement européen, est en tête dans les sondages, et une majorité ÖVP-FPÖ au parlement semble tout à fait probable. Une telle coalition a déjà gouverné l’Autriche de 2000 à 2005, ce qui avait provoqué des sanctions de la part de l’Union européenne. Ces sanctions n’avaient aucun fondement légal et avaient conduit à prévoir un mécanisme de sanction formalisé dans le traité de Lisbonne. Mais ce mécanisme nécessitant l’unanimité des Etats membres hormis le pays mis en accusation, il sera difficilement applicable alors que le Parlement européen a déjà appelé mercredi à ce qu’il y soit recouru contre la Hongrie et alors que la Commission européenne envisage aussi de l’utiliser contre la Pologne.

En arrière-plan dans les trois cas (Autriche, Hongrie et Pologne), il y a le refus de la politique immigrationniste de Bruxelles, Berlin, Paris et Rome.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 23 mai 2017
(titre originel : « Elections anticipées en Autriche »)

Attentat Manchester

Attentat au concert d’Ariana Grande à Manchester : 19 morts et 59 blessés

Attentat Manchester 223/05/2017 – MANCHESTER (NOVOpress) : Il était 22 h 30 hier soir à Manchester (23 h 30, heure de Paris) quand une explosion s’est produite à la Manchester Arena à l’issue du concert de la chanteuse américaine Ariana Grande qui avait réuni 20 000 personnes. Selon le dernier bilan, l’attentat – car le caractère terroriste ne fait aucun doute – a fait 19 morts et au moins 59 blessés. Si l’identité des victimes n’a pas été communiquée, il est à craindre qu’il s’agisse principalement de très jeunes gens, adolescents voire enfants, qui constituent l’essentiel du public d’Ariana Grande.

Selon les premières constatations, l’attentat a été commis au moyen d’un sac empli de TATP (triacetone triperoxide), l’explosif préféré des salopards de l’Etat islamique, auquel avait été adjoint des vis et boulons. « Des témoins ont raconté que des visages d’enfants se déchiraient lorsque l’explosion a eu lieu. »

MAJ 8 h 10 : Le bilan provisoire vient d’être porté à 22 morts et plus de 60 blessés.

Accueil des clandestins en Europe et condition de la femme : une équation impossible

22/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Parisien du 18 mai nous livre un témoignage glaçant sur le quotidien cauchemardesque des femmes du XVIIIe arrondissement de Paris depuis l’installation des clandestins

Le constat est sévère, tranchant, et figure le quotidien d’une France occupée par l’islam radical et les clandestins : insultes, harcèlement, viols, vols, trafics, bagarres, alcoolisme. En France, en plein cœur de Paris, dans le XVIIIe arrondissement, les femmes sont abandonnées à l’obscurantisme islamique et privées de leurs droits les plus élémentaires.

Cela a commencé il y a plus d’un an, au moment où l’Union européenne, Angela Merkel en tête, décide de l’accueil des premiers flux d’envahisseurs africains

Désormais, les femmes ne sont plus libres d’aller dans les cafés, les restaurants, les parcs, de se vêtir, de circuler dans les rues, ni même d’emprunter les trottoirs… Certaines ont même renoncé à sortir de chez elles suite à des viols. Les femmes le savent, porter plainte ne sert à rien et même si la présence policière a été renforcée, elle est trop peu efficace pour assainir le quartier.

La faute à la lâcheté de nos politiques, qui sont à genoux devant l’islam pour des raisons électoralistes

On observe une absence de réaction des élus, trop soumis à Bruxelles et tétanisés par le politiquement correct. On constate également que ces clandestins, qui véhiculent un soubassement culturel et cultuel ont des mœurs incompatibles avec les nôtres. Pour eux la femme est un être inférieur, propriété d’un homme.

Cependant, parce qu’ils sont riches et puissants, les oligarques mondiaux qui commandent cette invasion depuis leur tour d’ivoire, sont eux protégés de ce marasme. En 2017, l’Europe compte accueillir encore 3 millions d’immigrants économiques. Cela se fera au détriment de notre liberté, de notre culture, de notre civilisation. La situation du XVIIIe arrondissement de Paris pourrait bien être une projection de ce que sera la France dans les années à venir.

Pour Marine Le Pen, Sylvie Goulard est une «européiste fanatique»

22/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« Fanatique ». Le mot a été lâché ce lundi matin par Marine Le Pen pour qualifier Sylvie Goulard. Pour la présidente du FN, comme d’autres ministres, la ministre des Armées possède un « profil inquiétant ».

Sylvie Goulard est une européiste fanatique, elle veut la disparition de l’armée française au profit d’une défense européenne.



Marine Le Pen s’en prend à Sylvie Goulard… par Lopinionfr

Quotas de « migrants » : l’ultimatum de la Commission européenne à l’Autriche, la Hongrie et la Pologne

22/05/2017 – EUROPE (NOVOpress)
Mardi dernier, la Commission européenne a annoncé qu’elle engagerait une procédure contre l’Autriche, la Hongrie et la Pologne pour violation des traités si ces pays ne commencent pas à accueillir leur quota de « migrants » d’ici à la fin juin.

Ces trois pays n’ont encore accepté aucun de ces clandestins arrivés en Italie et en Grèce dans le cadre du système de redistribution adopté à la majorité en conseil des ministres de l’UE en septembre 2015.

La Hongrie et la Slovaquie, soutenues par la Pologne, contestent cette décision de 2015 devant la Cour de Justice de l’UE.

Suède Twitter

En Suède, l’Etat bloque les mal-pensants sur Twitter

21/05/2017 – SUEDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: En une semaine,, une experte en sécurité Internet, a bloqué 14 000 comptes Twitter durant six jours sous prétexte de menaces contre les migrants, contre les personnes LGBTQ ou accusées… « d’extrémisme de droite » !

Cette affaire a contraint un organisme d’Etat, le Swedish Institute, à reconnaître officiellement avoir établi cette liste d’internautes. Or celle-ci a été révélée et publiée sur Internet et on y trouve… des élus au Parlement, l’ambassadeur d’Israël ou encore un grand reporter connu pour ses reportages récents sur la guerre contre l’Etat islamique en Irak !

Devant cette énorme bévue, le Swedish Institute a débloqué les comptes et présenté ses excuses à « ceux qui se sont sentis bloqués sans raison », tout en réaffirmant sa volonté de vouloir instaurer, par des blocages ciblés, « un environnement plus humain sur Twitter », comprendre : conforme à la pensée politiquement correcte.

Les frontières fermées aux migrants ? Oui, mais seulement quand le G7 est concerné !

20/05/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Fermer les portes de l’Europe n’est pas impossible ! En effet, les clandestins seront interdits de débarquement sur tout le territoire de la Sicile pendant le G7. Quelque 8 000 policiers et militaires en assureront la sécurité.

Depuis le 10 mai, l’Italie a même suspendu l’application de Schengen, comme le prévoit l’accord européen lors d’événements importants requérant une sécurité renforcée et la possibilité d’opérer des contrôles aux frontières.

Les autorités redouteraient elles que des islamistes se mêlent au flux des réfugiés ? C’est pourtant ce qu’elles réfutent depuis quelques années…

En Belgique, plus de 30 % des demandeurs d’asile se disant mineurs mentent

20/05/2017 – BELGIQUE (NOVOpress)
D’après les statistiques révélées par le secrétaire d’Etat à l’Asile, Theo Francken, 1 500 mineurs non accompagnés ont demandé l’asile en Belgique l’an dernier.

Or dans 44 % des cas, le fonctionnaire a eu un doute et a demandé un test osseux pour déterminer l’âge exact de la personne…

Les 3 quarts des tests étaient négatifs ! Ainsi, un demandeur d’asile sur trois ment sur son âge lorsqu’il s’agit de personnes déclarant être « mineur non accompagné ».


Italie : un médecin refuse de soigner ses compatriotes anti-clandestins

19/05/2017 – ITALIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans le Piémont italien, une petite commune s’est vue imposer l’installation d’immigrés clandestins. Les habitants du village, réfractaires, ont énergiquement protesté contre cette occupation payée avec leurs deniers.

Le médecin de la commune, quant à lui favorable à l’implantation des immigrés souhaite en réaction, les aider en les soignant. Mais dans le même temps, il refuse d’apporter des soins à ses compatriotes d’un avis différent !

La presse ne fait évidemment pas écho de la résistance des citoyens italiens. Elle préfère relayer et commenter la décision du médecin, qui viole pourtant son serment d’Hippocrate. Il est qualifié de résistant face au racisme.

La Pologne soumise au chantage par l’Union européenne sur les vagues migratoires

19/05/2017 – EUROPE (NOVOpress)
Dans le cas cadre du programme de l’Union européenne pour la réinstallation des réfugiés, le commissaire européen aux Migrations des affaires intérieures Dimitris Avramopoulos a menacé la Pologne et la Hongrie de sanctions si elles ne recevaient pas d’ici juin des réfugiés venant d’Italie et de Grèce.

La première ministre polonaise Szidlo a fait savoir, il y a deux jours qu’elle considérait cette politique migratoire comme un chantage. Elle a bien indiqué que le groupe Visegrad réunissant la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la République tchèque, s’était opposé à la politique de quotas fixée par L’Union européenne.

Nous n’accepterons pas l’imposition à la Pologne et à d’autres pays des quotas obligatoires de réfugiés.

Elle a également ajouté que les autorités polonaises étaient prêtes à fournir une aide humanitaire là où elle était nécessaire et a rappelé sa participation constante aux efforts humanitaires internationaux et sa collaboration avec les organisations non gouvernementales pour l’aide dans le traitement des victimes des guerres africaines et du Moyen Orient.

Sebastian Kurz

Vers des élections législatives anticipées en Autriche

18/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dimanche dernier, Sebastian Kurz (photo), a été désigné à la tête du Parti populaire (ÖVP), au positionnement chrétien-conservateur. Agé de 30 ans, le ministre autrichien des Affaires étrangères a annoncé dans la foulée qu’il mettrait un terme à l’actuel gouvernement de coalition avec les sociaux‑démocrates (SPÖ), ce qui va entraîner la tenue d’élections législatives anticipées à l’automne prochain.

L’an dernier, l’élection présidentielle avait permis au Parti de la Liberté (FPÖ) de réaliser un score historique de près de 50 % des voix en mai, ramenés à 46 % en octobre.

Mais Sebastian Kurz veut aller vite et profiter de sa grande popularité. Les sondages lui prêtent chez les électeurs une confiance supérieure à celle de l’actuel chef du gouvernement ou à celle du dirigeant du FPÖ. D’après le chercheur du CNRS Patrick Moreau, Kurz « veut casser le système en profitant de sa jeunesse » : « Il n’a pas d’offre idéologique précise et reste très mobile pour dépasser les clivages traditionnels ».

Surnommé le Wunderkind, c’est‑à‑dire l’enfant prodige, Kurz est encensé par la presse et apprécié de la population. Il a eu une ascension spectaculaire. Bien qu’il n’ait pas terminé ses études de droit, il était nommé à tout juste 24 ans secrétaire d’État à l’Intégration. Il se sera fait remarquer en travaillant, avec les pays des Balkans, à la fermeture de la frontière aux migrants entre la Macédoine et la Grèce. Il aura été le seul ministre des Affaires étrangères de l’UE à refuser l’adhésion de la Turquie. Enfin, il soutient fermement le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban.

Sebastian Kurz, déjà qualifié par certains de « Macron de droite », pourrait‑il redessiner le paysage politique autrichien ? Sa stratégie sera de séduire les citadins et les musulmans, peu acquis à son parti, afin d’en renouveler les réserves de voix. Malgré tout, avec le système électoral à la proportionnelle intégrale, il devra former des alliances, notamment avec le Parti populiste de droite qui trouve ici l’occasion de revenir au pouvoir. Les derniers sondages donnent les trois principales formations, ÖVP, SPÖ et FPÖ, dans un mouchoir de poche, entre 26 et 28 % des suffrages chacune.

brexit

Brexit : le ton monte entre le Royaume-Uni et l’UE

Le Premier ministre britannique Theresa May avait déjà prévenu que son pays n’accepterait jamais de payer l’énorme facture que Bruxelles voudrait lui présenter pour le Brexit, soit entre 60 et 100 milliards d’euros.

Dans une interview publiée dans le Daily Telegraph samedi, Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, va plus loin : si Bruxelles ne change pas de ton, le Royaume-Uni pourrait bien lui aussi présenter une facture estimée à 14 milliards de livres sterling au titre de ses parts dans les actifs et biens immobiliers de l’UE. Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l’UE quand il était encore maire de Londres, a aussi averti ses partenaires européens que, s’ils s’entêtaient dans de telles revendications « absurdes » et « grotesques », le Royaume-Uni quitterait la table des négociations et opterait pour un Brexit « dur », c’est-à-dire sans traité.

L’élection d’Emmanuel Macron en France pourrait bien ne pas arranger les choses dans l’approche idéologique de la négociation sur le Brexit côté européen. Le nouveau président français, partisan de négociations très dures sur le Brexit, avait déclaré en mars dans le magazine Monocle que la décision prise par les Britanniques de quitter l’UE était un « crime » et que la Grande-Bretagne allait tomber en état de « servitude ». Le Parlement européen, de son côté, s’est choisi comme négociateur pour le Brexit un de ses européistes les plus fanatiques : l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuel président du groupe libéral (ADLE).

Cette ligne dure risque d’avoir de lourdes conséquences pour les entreprises des deux côtés de la Manche et aussi pour les quelque trois millions de résidents européens au Royaume-Uni, parmi lesquels plus de 300 000 Français. Ces résidents étrangers, pour beaucoup originaires de l’ex-Europe de l’Est, sont la priorité du Groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) dont les ministres aux Affaires européennes ont déclaré jeudi à Londres refuser toute stratégie punitive dans les négociations sur le Brexit.

D’autres pays attachés au libre-échange, comme l’Irlande, les Pays-Bas et les pays nordiques, ne voient pas d’un trop bon œil cette volonté de mener la vie dure aux Britanniques plutôt que de rechercher la préservation des intérêts mutuels.

Même en Allemagne, dont le Royaume-Uni est le troisième marché à l’exportation, la communauté des affaires commence à s’inquiéter à haute voix du risque d’absence d’accord avec Londres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

Génération Identitaire Aquarius Migrants

Génération Identitaire prend la mer pour stopper l’Aquarius, navire des migrants

Génération Identitaire Aquarius migrants14/05/2017 – ITALIE (NOVOpress) : Des identitaires français, italiens, allemands et autrichiens se sont mis hier soir dans le port de Catane, en Italie, en travers de la route de l’Aquarius, le navire d’une ONG qui remorque les embarcations d’immigrés clandestins.

« L’attitude des ONG telles que celle-ci est irresponsable et criminelle, explique Génération identitaire. Irresponsable car elle participe de l’immigration massive qui cause tant de problèmes en Europe. Criminelle car elle encourage les immigrés clandestins à prendre des risques considérables en traversant la mer dans des embarcations de fortunes, causant ainsi de nombreuses morts. »

Par cette action, les militants présents ont tenu à démontrer que les identitaires sont toujours en première ligne pour défendre l’Europe contre l’immigration massive.

Suite à leur arrestation par les garde-côtes italiens, plusieurs militants ont été détenus et feront probablement face à des suites judiciaires qui s’ajoutent aux nombreux frais d’organisation. Vous pouvez les soutenir ici.

Bernard-Henri Lévy Belgrade 5

Bernard-Henri Lévy se prend encore une tarte dans la tronche à Belgrade

Bernard-Henri Lévy Belgrade 111/05/2017 – BELGRADE (NOVOpress) : Bernard-Henri Lévy s’est encore pris une tarte (à la crème) dans la tronche, et c’était cette fois à Belgrade, la capitale de la Serbie, où il se trouvait hier pour présenter, lors d’un festival de documentaires, un nouveau film. Alors qu’il allait prendre la parole devant une salle quasiment vide, il s’est fait entarter, avant qu’un jeune homme ne brandisse une banderole proclamant : « Bernard Lévy advocates imperialist murders », au nom de SKOJ, Savez komunističke omladine Jugoslavije, un mouvement de jeunes communistes nostalgiques de la Yougoslavie.

Bernard-Henri Lévy Belgrade 3Lors de la guerre en Yousgoslavie, Bernard-Henri Lévy avait pris partie contre le siège de Sarajevo par les forces serbes. « Assassin, va-t’en de Belgrade ! », lui a lancé un militant, expliquant : « Cet homme s’est employé à faire bombarder la Yougoslavie, huit ans avant les frappes de l’Otan contre la Serbie en 1999. »

Même pas honteux, BHL a posté la vidéo de son entartage sur son compte Twitter, en dénonçant, évidemment, l’action de « quelques fascistes ».

Migrants Melilla

Encore une invasion de migrants d’Afrique noire dans l’enclave de Melilla

11/05/2017 – MELILLA (NOVOpress) : Plusieurs centaines de migrants ont tenté, avant-hier, de forcer la frontière de Melilla, l’enclave espagnole sur le territoire marocain. Sur les 300 Africains, plus d’une centaine aurait réussi « à franchir les deux clôtures de plus de six mètres de haut et équipées de barbelés », rapportent des médias espagnols, relayés par Euronews. Cette invasion a donné lieu à des échauffourées, au cours desquels trois gardes civils, qui tentaient de les repousser, ont été blessés. « En janvier dernier, plus de 1000 migrants avaient tenter d’entrer dans l’enclave, mais la plupart avaient été expulsés au Maroc. » La plupart seulement ?

Bataille de Lépante

La petite histoire – Lépante : l’Europe face à la menace ottomane

Bataille de Lépante : en 1570, l’empire ottoman poursuit son expansion en Méditerranée orientale en se lançant à la conquête de Chypre, une des bases avancées de la République de Venise dans la région. C’est le point de départ de la formation de la Sainte Ligue, lancée par le pape Pie V et réunissant la plupart des puissances européennes. Le but : porter un coup d’arrêt décisif à l’expansion musulmane. Une flotte est réunie. Elle rencontrera la flotte turque le 7 octobre 1571, au large de Lépante, où va se dérouler une immense bataille navale qui mènera la chrétienté à la victoire. Une émission de TV Libertés.