Jean-David Cattin : « Seule une politique identitaire peut assurer notre pérennité »

Politique Identitaire Cattin

« Seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes », affirme Jean-David Cattin, directeur national des Identitaires et membre de la campagne « Defend Europe ». Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond aux questions de la fondation Polémia.

Jean-David Cattin Politique identitairePolémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Jean-David Cattin : Les identitaires se réclament volontiers de droite identitaire. Aujourd’hui beaucoup sont ceux à en faire de même et cela ne peut être que réjouissant. Cette appellation ne doit cependant pas être qu’un produit d’appel électoral. Il faut qu’elle engage et aboutisse sur des mesures, comme la mise en place d’une politique de remigration. Les électeurs français se sont détournés de Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012 car ils ont bien compris que l’identité pour lui n’était qu’un argument marketing et en aucun cas une préoccupation sincère.

Il y a aujourd’hui une forte envie de droite mais pas de n’importe quelle droite. Une droite qui ne cède pas au terrorisme intellectuel de la gauche, à la culpabilisation ; une droite d’action et de conviction. Et cela moins pour des raisons intellectuelles que des raisons existentielles.

Les Français soucieux de préserver leur mode de vie, leur identité et qui refusent la dépossession de leur terre savent bien que ce n’est pas à gauche qu’ils trouveront celui qui va les défendre. De Macron à Mélenchon, en passant par Hamon et les partis qu’ils représentent, l’identité est vue comme un archaïsme et un obstacle qu’il s’agit de dépasser voire de détruire.

Partout dans le monde, l’identité et la question civilisationnelle structurent la vie politique. Il est temps que la droite française s’en rende compte et soit à la hauteur de l’histoire.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Il n’y a plus de politique, la classe politique s’est contentée ces dernières années de gérer la mondialisation et les flux migratoires et parfois de les accélérer. Il n’y a pas de vision à long terme, on se laisse bercer par l’illusion de la fin de l’histoire. Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, nous a montré qu’avec un peu de volonté politique, il était possible de changer les choses. Presque seul contre l’avis des pays européens les plus puissants, il a mis en place une barrière pour stopper les flux de clandestins et a refusé les quotas de “migrants” que la Commission européenne voulait lui imposer.

Il s’agit aujourd’hui de convaincre que seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes. Il faut refuser le fatalisme et finalement commencer à refaire de la politique.

En quelques mots, quelle sera la teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

À travers l’évocation de la mission Defend Europe, j’aimerais faire prendre conscience qu’il est possible de faire quelque chose, que l’action politique peut influencer le réel. Beaucoup a été fait ces dernières années dans le combat des idées, il est temps aujourd’hui de traduire cela par l’engagement politique. Dans le combat électoral, comme dans l’engagement militant, le désespoir et le défaitisme ne sont pas de mise. Au contraire il existe aujourd’hui un boulevard pour ceux prêts à défendre leur peuple et leur civilisation.

Poutine et les Russes boycottent le centenaire de la Révolution de 1917

Chard Révolution 1917 Poutine

Il y a tout juste 100 ans, les bolcheviks s’emparaient du palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg. Novembre 1917, dans le calendrier grégorien, correspond à octobre 1917, véritable tournant dans l’histoire du XXe siècle. Et peut-être même dans l’histoire de l’humanité. Des dizaines de millions d’hommes l’ont cru, en tout cas. Et des dizaines de millions d’autres sont morts pour en avoir douté ou l’avoir refusé.

On pouvait craindre que, dans la Russie de 2017, certes démarxisée, cet anniversaire ne passe pas inaperçu. Et bien si, justement.

Le 7 novembre, à Moscou, les nostalgiques de 1917 ou plus exactement les adeptes du communisme, n’étaient pas plus d’un millier pour défiler, sous les portraits de Lénine et de Staline, drapeaux rouges au vent. « Le pouvoir aux soviets ! », scandaient les manifestants, reprenant ainsi le vieux slogan léniniste de 1917.

Les bolcheviks étaient minoritaires, alors. Mais que dire des bolcheviks de 2017 ? Un millier de manifestants dans une ville de douze millions d’habitants ? L’âge moyen des processionnaires (70 ans) laisse penser que le retour des soviets n’est pas pour demain.

On aurait pu penser, vu de France, que Vladimir Poutine, emporté par un élan patriotique syncrétiste, ne replace la révolution bolchevique de 1917 dans une continuité historique russe. Il n’en est rien. Poutine n’était pas du côté des maigres bataillons de nostalgiques du totalitarisme.

Bien plus, le gouvernement a tout fait pour réduire à une gesticulation les commémorations de la révolution.

En ce qui concerne la manifestation des vétérans moscovites, les processionnaires, arrivés à 16 heures, ont été dispersés à 18 heures, et le défilé s’est déroulé entre deux haies de policiers dont on ne savait s’ils étaient là pour protéger les manifestants de la vindicte populaire, ou pour leur interdire tout contact avec les badauds. Pendant ce temps, le président Poutine commémorait une victoire russe de novembre 1612 sur ses voisins polonais, événement d’assez faible ampleur, mais qui fut néanmoins l’élément déclencheur de l’accession au pouvoir de la première branche Romanov, l’année suivante. Il est difficile de montrer plus clairement à quelle tradition politique se rattache le président russe.

Le proto-communisme de 1793

L’anniversaire des purges staliniennes de 1947, le mois dernier, avait, lui, été commémoré. Car ce pan-là de l’histoire du pays passionne les Russes, qui veulent comprendre comment un système basé sur la « dictature du prolétariat » a pu engendrer, comme l’écrit Stéphane Courtois, « le premier régime totalitaire de l’histoire ».

Il y a deux semaines, le président Poutine a refusé d’assister à un spectacle de « son et lumière » sur la prise du palais d’Hiver. Et interrogé par des journalistes occidentaux sur la commémoration de la révolution de 1917, le porte-parole du Kremlin a répondu avec ironie à ses interlocuteurs : « Pourquoi faudrait-il fêter quelque chose ? Je ne comprends pas votre question. »

En France, le legs de la Révolution n’a pas été remis en cause. Même si le parti communiste est dans le coma, le proto-communisme de 1793 continue à imprégner les esprits, en tout cas bien davantage que partout ailleurs, à commencer par la Russie.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 11 novembre 2017

Michel Geoffroy : « La droite constitue le dernier espoir des Européens »

Droite dissidence Geoffroy

Michel Geoffroy sera présent au 3e Forum de la Dissidence qui aura lieu le 18 novembre prochain à Paris. A quelques jours de ce grand événement, il répond à trois questions.

Polémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Michel Geoffroy : Le clivage gauche/droite a changé de contenu au XXIe siècle : il n’oppose plus les collectivistes aux défenseurs de la propriété privée des moyens de production comme au XXsiècle, mais les libre-échangistes, les atlantistes, les libertaires, les déconstructeurs et les immigrationnistes – qui constituent le nouveau positionnement de gauche – aux défenseurs de l’identité, de la souveraineté, de la liberté des peuples européens, comme du respect des cultures et de la multipolarité du monde,  qui constituent le nouveau positionnement de droite.

La gauche incarne aujourd’hui l’alliance destructrice du néo-libéralisme, du mondialisme et du libertarisme. La droite a donc vocation à rassembler tous ceux qui s’opposent à cette alliance chaotique. Et c’est pourquoi elle constitue le dernier espoir des Européens.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

La crise identitaire que vous évoquez renvoie à un mal plus profond : tout simplement la décadence de l’Europe, beaucoup plus prononcée à l’Ouest qu’à l’Est de notre continent.

Ce déclin a avant tout des causes idéologiques, morales et culturelles : il découle principalement de l’individualisme radical, de la vision cosmopolite des droits de l’homme, de la soumission à la seule loi de l’argent, de l’ethno-masochisme, de la repentance et du nihilisme. Et de l’incapacité qu’ont les Occidentaux, désormais, à se projeter dans l’histoire comme le montre l’effondrement catastrophique de leur démographie.

On ne sortira de cette crise profonde qu’en rejetant toutes ces fausses valeurs mortifères, incarnées aujourd’hui dans la doxa politiquement correcte. Ce que la vieille droite n’a pas eu le courage de faire.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

Je vais m’efforcer de démontrer que contrairement à ce que prétendent les médias de propagande, l’élection d’Emmanuel Macron ne marque pas une rupture mais un simple aboutissement.

Macron n’a pas tué la gauche en effet : il a au contraire consacré son ralliement désormais sans complexe au néo-libéralisme mondialiste. Comme il a donné une tribune à l’extrême gauche immigrationniste en faisant de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, sa seule opposition.

Et Emmanuel Macron n’a pas non plus tué la droite pour la raison que celle-ci s’est tout simplement suicidée : la droite institutionnelle est morte parce qu’elle a trahi son héritage et ses valeurs. Et la droite nationale est morte parce qu’elle s’est trompée à la fois d’époque et de stratégie en ne sachant pas profiter du déclin historique de la droite de gouvernement.

L’élection d’Emmanuel Macron tire la conclusion politique d’un double ralliement qui a mis 30 ans à se concrétiser : le ralliement de la gauche au néo-capitalisme d’une part et le ralliement suicidaire de la droite de gouvernement à l’idéologie de la gauche, d’autre part.

C’est pourquoi il y place désormais pour une nouvelle alternative de droite, face à la Nouvelle Gauche installée incarnée par Emmanuel Macron.

Entretien repris du site de la fondation Polémia

Indépendance ou non ? Ces Catalans expliquent leur choix

Catalogne

06/11/2017 – CATALOGNE (NOVOpress)
Une langue, une culture mais surtout un besoin d’indépendance. France 24 est allé à la rencontre de Catalans qui comptent défendre leur identité.

Extraits choisis :

Nous revendiquons nos racines, notre culture dans lesquelles nous avons toujours grandi. Nous voulons tout ça. Nous avons aidé l’Espagne à grandir mais elle ne fait que s’infliger de la souffrance.

(…)

Les Catalans votent parce qu’ils se voient comme une nation avec le droit de décider d’eux-mêmes.


Des « califats localisés » implantés dans de nombreuses villes d’Europe, par Yvan Blot

sharia califat Britain
Yvan Blot
Yvan Blot

Dans la revue du ministère des Affaires étrangères russe, La Vie internationale, on trouve un article du rédacteur en chef Armen Oganessian qui s’inquiète de la création de « califats localisés » dans les villes d’Europe occidentale. Il constate que le grand nombre d’immigrés illégaux de religion musulmane est un obstacle à leur intégration.

Se retrouvant entre eux, dans un milieu perméable aux réseaux islamistes, ces populations constituent de plus en plus des enclaves où règnent la charia et les tribunaux islamistes. Les États sont dans l’incapacité d’enrayer cette évolution.

Selon M. Oganessian (*) :

« L’apparition de communautés monoethniques et monoreligieuses, une sorte d’enclaves fermées, a poussé à la faveur de l’autorisation de construire des mosquées accordées aux musulmans. C’est l’Arabie Saoudite qui a financé en large partie ; (…) les mosquées ont dressé une barrière entre les musulmans et la société ouest-européenne (…) selon l’institut de l’Orient de l’Académie des sciences de Russie. Et tout cela s’est opéré dans le cadre des droits et des libertés garantis par les constitutions démocratiques des pays occidentaux. (…)

« L’éducation des jeunes, les cours de Coran, l’arbitrage des conflits entre musulmans, entre travailleurs immigrés et employeurs, entre membres de la communauté et institutions, tout cela se faisait au sein des enclaves où l’autorité, incontestable et en dernier ressort, est détenue par l’imam.

« Les tribunaux de la charia ont commencé leurs activités dans presque l’ensemble de l’Europe occidentale en dominant les diasporas musulmanes et en se substituant aux cours de justice de l’État. Les tribunaux de la charia en Europe sont financés en majeure partie par le Qatar. Ces enclaves musulmanes incrustées en Europe sont désignées par le terme expressif de “califat localisé” ».

Ces territoires sont de fait sous la loi islamiste, notamment en ce qui concerne le statut des femmes, toute autre religion que l’islam est de facto interdite de séjour et rien ne s’oppose sérieusement à la diffusion des idées djihadistes.

Califat MolenbeekDans ces zones peuplées d’immigrés clandestins non recensés par la police (sauf dans quelques pays sérieux comme la Suisse et la Norvège), l’activité de recrutement et de formation des nouveaux djihadistes échappe aux forces de l’ordre. Ces petits « califats localisés » sont des territoires où les imams islamistes font régner la loi islamiste, la charia, et où les tribunaux islamistes concurrencent les tribunaux de l’État d’accueil.

Ces petits califats ont aussi pour tâche d’empêcher toute forme d’intégration de leur population à la population d’accueil. Ils ont leurs formes d’économie parallèle et laissent le trafic de drogue s’épanouir si c’est nécessaire économiquement. Ils peuvent aussi le combattre si nécessaire. Ce trafic est destiné à l’exportation en dehors du califat localisé. A l’intérieur du califat localisé, la consommation de drogue est étroitement contrôlée comme toute forme de délinquance d’ailleurs.

Les services de police du pays d’accueil se félicitent parfois de voir la délinquance diminuer dans certains blocs d’immeuble. La prostitution disparaît, la consommation de drogue se réduit, et les incidents liés à la petite délinquance sont beaucoup moins nombreux. Mais il ne faut pas s’en féliciter de façon superficielle. Cela signifie généralement que les islamistes révolutionnaires ont pris le contrôle de la population et notamment de la jeunesse.

Superficiellement, le calme et l’ordre règnent. Mais certaines activités fleurissent en secret comme le trafic d’armes. Dans les pays occidentaux, notent les spécialistes russes, la population est désarmée (sauf certains pays comme la Suisse ou les États-Unis) mais les islamistes sont à peu près les seuls à accumuler les armes de façon occulte.

La législation sur le port d’armes est ridiculisée. On sait qu’un terroriste sur les Champs-Élysées à Paris avait obtenu six ports d’arme différents dans différentes préfectures et pourtant il était sur le fichier S des suspects en terrorisme !

On ne peut pas dissocier le problème du terrorisme de celui de l’immigration clandestine, comme le veut la pensée officielle en Occident. Le terrorisme a des petites bases où peuvent s’exercer le recrutement et la formation des guerriers de l’islam révolutionnaire. Ces bases sont les territoires où les immigrés clandestins, ou légalisés pour certains, s’entassent en grand nombre de façon incontrôlée. Ces bases géographiques sont le socle des activités islamistes révolutionnaires, ce sont les « califats localisés ».

Califat FranceIl est à souhaiter que le califat de Syrie et d’Irak, Daech, disparaisse militairement de ces pays grâce aux forces russes, à l’armée syrienne, à l’armée irakienne, aux pechmergas kurdes et aux forces occidentales d’appoint.

Mais même une telle victoire, qui semble proche aujourd’hui, n’empêchera pas le terrorisme de fleurir à partir des petits califats localisés dans les banlieues des villes d’Europe occidentale ou d’ailleurs.

L’idéologie islamiste révolutionnaire va continuer à se répandre dans une jeunesse qui a perdu ses repères religieux, nationaux et culturels, même en l’absence d’un centre étatique visible. On a connu cela avec le socialisme révolutionnaire avant la révolution bolchevique en Russie. Les militants révolutionnaires organisaient des réseaux à partir de petites bases très structurées dans certains milieux ouvriers.

Mao Tsé Toung a très bien dit que le militant révolutionnaire n’est efficace que s’il vit au sein du prolétariat comme le poisson dans l’eau. L’eau nourricière est présente pour nos djihadistes d’aujourd’hui et de demain dans les « califat localisés ».

La notion russe de « califat localisé » nous paraît très précieuse pour l’observation et la lutte antiterroriste dont nous avons besoin dans notre société déracinée. Ces califats sont des noyaux d’enracinement pour les terroristes à venir et doivent donc être combattus comme tels et non tolérés par des pouvoirs publics inconscients.

Outre l’action pour empêcher la multiplication des califats localisés, il faut aussi réarmer moralement le pays, mais, comme disait Kipling, ceci est une autre histoire !

Yvan Blot
ancien député, haut fonctionnaire

(*) La Vie internationale, 2016, page 110.

Texte repris du site de la Fondation Polémia

La Petite Histoire – La guerre de Crimée, premier conflit moderne

Guerre de Crimée

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Premier conflit moderne, avec ses tranchées et ses photo-reporters, la guerre de Crimée a engagé la France de Napoléon III aux côtés de l’Angleterre contre l’empire Russe. Partant de la désintégration de l’empire Ottoman, ce conflit impopulaire aura vu les armées s’enliser, dans le froid et la faim, décimées par les maladies, pour des résultats contestables. Que faisait la France dans cette guerre, comment a-t-elle débuté et que doit-on en retenir ? C’est ce que Christopher Lannes vous propose de découvrir dans ce nouvel épisode de La Petite Histoire pour TV Libertés.

Eric Zemmour célèbre « le bonheur des nations homogènes » à l’Est de l’Europe

Eric Zemmour Françafrique

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « La République tchèque vient après l’Autriche qui vient après la Pologne, qui vient après la Slovaquie, qui vient après la Hongrie », a égrené Eric Zemmour ce matin sur RTL, analysant le nouveau succès électoral des « populistes ». Partout à l’Est en effet, les mêmes causes produisent les mêmes effets :

« Mêmes élections qui tournent autour de la question migratoire et de l’islam. Même victoire d’une droite qui les rejette sans état d’âme. Même rapprochement électoral avec une extrême droite qui fait fi de tous les tabous issus de la Seconde Guerre mondiale. Même bras de fer avec la Commission de Bruxelles qui dénonce les atteintes à l’état de droit. » Mais aussi « même mépris des Etats européens contre les populistes. Et mêmes leçons de morale des dirigeants français et allemands. »

Mais qui sont-ils vraiment, ces peuples qui votent comme bon leur semble ? En fait, « ces peuples rejettent un libéralisme qui serait obligatoirement libertaire comme il l’est chez nous depuis Mai 68. Ils refusent aussi des institutions européennes qui leur imposeraient un quota de migrants ou le mariage gay » :

« Les joies de la diversité qui font le bonheur de la France, de l’Allemagne et de l’Angleterre ne leur font nulle envie. Ils ne veulent ni des mosquées, ni du djihad. »

Et puis, poursuit Eric Zemmour, qui a de la mémoire et sait que ces pays sont tous issus de l’empire des Habsbourg, « l’histoire [aussi] les rassemble » et les a conduits à vouloir retrouver

« le bonheur des nations homogènes où la confiance règne parce qu’on partage la même culture et la même histoire »

Or leur histoire, justement, a longtemps croisé la route de l’islam, raconte Eric Zemmour :

« La Hongrie a été occupé trois siècles par l’empire ottoman. Vienne a subi deux sièges, le dernier remonte à 1683. Alors, c’est une troupe européenne dirigée par un général polonais qui repoussa l’envahisseur musulman. Le roi de France, Louis XIV, ne leva pas le petit doigt. Trois siècles… c’était hier. »

Martin Schulz est prêt à instaurer un jour férié musulman en Allemagne

Jour férié musulman Schulz

17/10/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Président du SPD, le parti social-démocrate, Martin Schulz n’a, a priori, rien contre l’instauration d’un jour férié musulman en Allemagne. « Il faut réfléchir à la proposition », a déclaré l’ancien président du Parlement européen après que Thomas de Maizière, le ministre de l’Intérieur d’Angela Merkel, en a émis l’idée ! Il s’agirait de garder les fêtes chrétiennes pour l’ensemble de l’Allemagne – il est trop bon ! – mais de créer des jours fériés musulmans dans certaines régions, « là où vivent beaucoup de musulmans ».

Cette déclaration a suscité un véritable tollé parmi les conservateurs, et Alexander Dobrindt, l’un des principaux dirigeants de la CSU, l’allié bavarois de la CDU de Merkel, y a opposé une fin de non-recevoir dans les colonnes du Bild :

« Notre héritage chrétien n’est pas négociable […] Introduire un jour férié de l’islam en Allemagne, pas question. »

 

Élections en Autriche : les conservateurs arrivent en tête et pourraient gouverner avec les populistes

16/10/2017 – AUTRICHE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Autrichiens votaient hier pour élire leurs représentants au Conseil national. Les résultats de ces élections législatives sont moins bouleversants que ceux de la récente élection présidentielle, qui avaient vu la débâcle des deux grands partis.

Ce sont les conservateurs qui l’emportent assez largement, avec plus de 31 % des voix

C’est donc l’actuel vice-chancelier, Sebastian Kurz, 31 ans, qui devrait être amené à composer une coalition. Cette mission incombe en effet au parti arrivé en tête. Deux solutions s’offrent à lui. Soit reconduire la grande coalition actuelle avec les sociaux-démocrates, mais le chancelier actuel, le social démocrate Christian Kern, a exclu cette hypothèse, soit se tourner vers le parti des « libéraux », c’est à dire les populistes conduits par Heinz Christian Strache.

Ces deux partis sont en effet dans un mouchoir de poche !

Les résultats officiels donnent le FPÖ légèrement devant le SPÖ, les deux autour de 27 %. Mais c’est sans compter les votes par correspondance qui seront dépouillés jusqu’à jeudi ! Au total, les instituts de sondage placent les sociaux démocrates devant les populistes. Un beau succès quand même pour le parti de Strache, qui gagne 6 points par rapport aux précédentes élections. A noter par ailleurs que les Verts s’effondrent, victimes notamment d’une candidature dissidente.

Le FPÖ est-il en passe de revenir au pouvoir ?

C’est très probable : les populistes sont en position de faiseurs de roi, puisqu’ils pourraient former une majorité tant avec les conservateurs qu’avec les sociaux-démocrates. Mais l’hypothèse la plus crédible est une alliance « noire bleue », entre conservateurs et populistes. Kurz a fait de la maîtrise de l’immigration un important thème de campagne. C’est ce qui lui a permis de remobiliser l’électorat conservateur et de faire retomber le FPÖ. La priorité donnée par les électeurs à la lutte contre l’immigration semble mettre la gauche hors du jeu.

Angleterre. Suppression de « Avant – Après Jésus Christ » pour ne pas « offenser » les musulmans

Mais jusqu’où ira l’Angleterre en matière de soumission aux populations musulmanes qui vivent et/ou arrivent sur son sol ? La question est posée avec cette nouvelle mesure consistant à supprimer, dans des écoles de l’East Sussex pour débuter, toute référence à Jésus Christ dans la chronologie historique.

Ainsi, le Telegraph rapporte que de plus en plus d’écoles suppriment les références « Avant Jésus-Christ » et « Après Jésus-Christ » sur les frises chronologiques notamment, afin de ne pas heurter « les non-chrétiens » (traduction non orwelienne : les musulmans).

B.C., Before Christ, « avant Jésus-Christ ». A.D., Anno Domini, « dans l’année du Seigneur ». Ces termes ne serviront donc plus de repères pour les écoliers anglais. On parlera désormais de B.C.E.(Before Common Era), « avant l’ère commune » et C.E., « ère commune ». Une folie de plus, puisque de surcroit, la naissance de Jésus demeure l’événement historique qui sert de repère.

Un certain nombre d’autorités ont déjà adopté cette mesure, tandis que plusieurs autres envisageraient de rendre obligatoire le passage de la forme chronologique traditionnelle à la forme politiquement correcte.

Les conseils consultatifs permanents pour l’éducation religieuse (SACRE) de Brighton et Hove dans le Sussex de l’Est sont parmi ceux qui ont récemment recommandé que ces mentions soient retirées des cours d’éducation religieuse afin d’éviter « d’offenser » les élèves non chrétiens.

Pour se justifier, voici ce que déclare l’institution SACREs (Standing Advisory Councils for Religious Education) de East Sussext : « Beaucoup de chrétiens perçoivent les termes B.C.E et C.E comme un affront au christianisme. Cependant ceux-ci deviennent une norme de l’industrie parmi les historiens. Les élèves doivent être en mesure de reconnaître ces termes lorsqu’ils les rencontrent ».

Les SACREs sont composés de quatre comités, représentant l’Église d’Angleterre, d’autres groupes religieux, des organisations d’enseignants et des représentants de l’autorité locale. Ils sont chargés de réviser le programme tous les cinq ans. A noter que même les représentants des communautés juives et musulmanes ont confié ne pas comprendre ces modifications;

Le Royaume-Uni ne cesse de se renier mois après mois ; il est vrai que le Grand Remplacement prend forme petit à petit notamment en Angleterre, où certaines grandes villes sont désormais à majorité musulmane ou en passe de l’être.

Texte repris du site Breizh-infos

Le tueur communiste Cesare Battisti bientôt extradé vers l’Italie ?

Cela fait quarante ans que Cesare Battisti, le tueur italien des Prolétaires armés pour le communisme, nargue ses victimes et les autorités de son pays, grâce à l’active complicité de la gauche internationale. Mais le Brésil semble prêt à le livrer enfin à la justice italienne.

Pendant la période dite des années de plomb, Cesare Battisti fut l’un de ces assassins d’extrême gauche (généralement en cheville avec des services secrets d’Europe de l’Est) qui laissèrent leur marque sanglante dans leur pays. On pense, en France, à Action directe, en Allemagne à la Bande à Baader, en Italie aux Brigades rouges etc. En Italie, d’ailleurs, les tueurs communistes se déchaînèrent plus qu’ailleurs, et pas uniquement par le biais des sinistres Brigades rouges. Il y eut ces Prolétaires armés pour le communisme, qui mêlaient étroitement idéologie marxiste et vols et meurtres de pur droit commun. Policiers, militants du MSI, commerçants, et jusqu’au président du conseil des ministres, le démocrate-chrétien Aldo Moro : les victimes de ce terrorisme rouge sang se comptent par centaines, car il y eut aussi des attentats sanglants.

Battisti fut de ces tueurs. Il fut même l’un des plus déterminés. Il avait été condamné pour le meurtre direct ou la complicité du meurtre de quatre hommes : un gardien de prison, en 1978 et, en 1979, un bijoutier, un boucher, un policier (ci-dessous). Par ailleurs, lors de l’assassinat du policier, Andréa Campagna, il laissa pour mort son jeune fils, aujourd’hui paraplégique.

C’est dire si ce Battisti était une canaille de la pire espèce.

cesare battisti victimes

Arrêté, il s’évade en 1981 grâce à une opération des PAC. Bénéficiant de nombreuses complicités au sein de la gauche mondiale, il avait réussi à rester en liberté, ou à ne faire que de courts séjours en prison, et surtout il avait réussi à échapper à l’extradition vers l’Italie jusqu’à ce jour, soit pendant près de 40 ans.

La protection de Lula

Il a publié quelques romans policiers, ce qui a donné au tueur un vernis intellectuel suffisant pour susciter les soutiens de nombreuses personnalités : Mitterrand, alors président de la République, s’était engagé à ce que les anciens militants d’extrême gauche ne soient pas livrés à la justice italienne.

Parmi ses soutiens, on trouvait l’abbé Pierre, François Hollande, pas encore président de la République, Bernard-Henry Lévy, Fred Vargas, Bertrand Delanoë etc. Toute la gauche bobo avait les yeux de Chimène pour le tueur communiste.

Battisti s’était réfugié en France. Mais quand la droite française est revenue au pouvoir, Battisti s’est enfui au Brésil, où il a bénéficié de la protection du Parti des Travailleurs et du président Lula (lui-même désormais en froid avec la justice de son pays, pour corruption). Le nouveau gouvernement brésilien, de centre droit, ne se sent aucunement en solidarité avec le tueur, même si l’opposition de gauche brésilienne continue à lui apporter son soutien, considérant que « la motivation de la persécution de M. Battisti est de nature politique ».

Mais il paraît difficile de soutenir que l’Italie n’est qu’une dictature bananière. Les derniers soutiens de Battisti, nostalgiques de la révolution mondiale ou au moins « tricontinentale », s’étiolent. Battisti le sentait, et vient d’être arrêté à la frontière avec la Bolivie, où il tentait de se réfugier (1). Son extradition vers l’Italie pourrait bien clore 40 années de cavale et de complaisance de la gauche à l’égard de ses tueurs.

Francis Bergeron

(1) Note de Novopress – Un juge a ordonné sa remise en liberté et il est libre de ses mouvements à l’intérieur du pays. Il a d’ailleurs donné une interview où il affirme : « Je suis un immigrant, avec un visa permanent dans le pays. Je peux quitter ce pays comme je veux et quand je veux. » Selon Le Monde, son extradition est toutefois l’hypothèse la plus probable : « Si la Cour suprême tardait à s’exprimer, le chef de l’Etat pourrait passer outre son jugement en formulant un avis présidentiel permettant de remettre Cesare Battisti à l’Italie. »

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2017

Terrorisme : pour J. K. Rowling, l’auteur d’Harry Potter, l’islam n’y est pour rien !

Rowling

13/10/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress) : On ne lui demandait rien, à J. K. Rowling, mais l’auteur de la série des Harry Potter n’a pas pu s’empêcher d’intervenir… pour dédouaner l’islam de toute responsabilité criminelle dans la campagne djihadiste de l’Etat islamique !

Après la tuerie de Las Vegas, sur Twitter, la chanteuse américaine Ariana Grande a demandé un contrôle plus strict des armes. « Et pas un contrôle plus strict de l’islam radical après l’attaque de votre concert à Manchester ? », lui a renvoyé un internaute, en référence à l’attentat-suicide du 22 mai dernier, revendiqué par l’Etat islamique, qui a fait 22 morts et plus d’une centaine de blessés.

C’est là que J. K. Rowling est intervenue :

« L’islam ne tue pas les gens. Des gens tuent des gens. »

En janvier 2015 déjà, après le massacre commis par les frères Kouachi à Charlie Hebdo, l’auteur de Harry Potter avait signalé que le « soi-disant (sic) terrorisme islamiste » avait tué bien plus de musulmans que de chrétiens.

D’ici à ce que Pouillard devienne une école coranique…

Mamoudzou, migrant : « Je ne peux conseiller à personne d’entrer en Libye. Vous mourrez pour rien »

Mamadou Libye

12/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le témoignage de Mamoudzou Oba, migrant guinéen rescapé de son passage en Libye et de la Méditerranée, est publié par le site du UNHCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Il est édifiant. Depuis le Dattilo, navire des garde-côtes italien, il « prévient ceux tentés de fuir la pauvreté et les conflits en Afrique subsaharienne des dangers sur les routes terrestres et maritimes menant vers l’Europe » :

« Je ne peux conseiller à personne d’entrer en Libye. Vous mourrez pour rien, » a-t-il dit aux sauveteurs.

Mamoudzou Oba raconte « qu’il a été enlevé, privé de nourriture et battu pendant trois semaines avant de quitter la Libye » : « Il dit que les personnes sont achetées et vendues pour des montants aussi faibles que 300 dollars. »

« Si tu restes, ils viennent tous les jours te maltraiter. Un jour, un jour, un jour, ils te tueront. »

« Le témoignage de Mamoudzou, ajoute le Haut Commissariat, est corroboré par le médecin volontaire de la Garde côtière italienne, Lucia Guidolin. Elle dit que la plupart des réfugiés et migrants qu’elle a examinés suite à leur sauvetage en Méditerranée ont subi de graves sévices physiques et psychologiques. »

« Lucia Guidolin a été confrontée à un cas de ce type parmi les passagers du Dattilo. Abdullah Touré, un Ivoirien, lui a raconté qu’il avait été enlevé et torturé par des gangs de rue pendant des mois » :

« Ils nous ont menacés pour qu’on leur donne de l’argent. Sinon, ils nous tueraient. Ils ont pris une arme et ont tiré près de mes oreilles. Pan ! Pan ! Pan ! Maintenant, je n’entends plus. Je suis arrivé dans cet état aujourd’hui. »

Drapeau européen à l’Assemblée : pour Marine Le Pen, « Macron agit en valet de l’UE »

11/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a donc annoncé hier qu’il souhaitait officiellement reconnaître le drapeau européen au prochain sommet de l’Union européenne afin qu’il ne puisse plus être « enlevé de l’hémicycle » de l’Assemblée nationale. Une réponse à la polémique lancée par la France Insoumise au sujet de la présence de ce drapeau au côté de celui tricolore au sein de l’Assemblée nationale.

Plusieurs députés comme Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. La présidente du Front national a ainsi tweeté le message suivant :

La reconnaissance officielle du drapeau européen est le dernier clou sur le cercueil du « Non » de 2005. #Macron agit en valet de l’UE !

De son côté, pour Nicolas Dupont-Aignan, « vouloir reconnaître ce drapeau » revient à « tuer la liberté du peuple français de choisir son destin, puisqu’il n’y a aucune démocratie au niveau européen ». Tout en ajoutant : « C’est un véritable coup d’État symbolique. C’est la fin de la démocratie nationale​​​​​​. »

Pour Nicolas Dupont-Aignan, il est nécessaire d’organiser un référendum sur cette question :

Seul le peuple peut défaire ce qu’il a tranché.


Eric Zemmour : « A chaque fois que la Catalogne se révolte, Madrid réprime » 

Eric Zemmour

Catalogne10/10/2017 – CATALOGNE (NOVOpress) : Alors que la Catalogne attend le discours de Carles Puigdemont, Eric Zemmour l’affirme : « Les indépendantistes catalans n’ont pas de chance : ils arrivent trop tard dans une Europe trop vieille, où on a le patriotisme honteux, où les élites se la jouent citoyens du monde et grands Européens. »

« Le nationalisme est vu par nos progressistes d’aujourd’hui comme une maladie honteuse qu’il faut éradiquer », a-t-il affirmé ce matin sur RTL.

Mais « les Catalans sont des gens obstinés » et les Espagnols aussi : « A chaque fois que la Catalogne se révolte, Madrid réprime. » Et de constater que « seuls les matchs de foot entre le Real Madrid et le Barça permettent aux Catalans d’exprimer leur nationalisme ».

« Quand Franco meurt en 1975, rappelle-t-il, on danse dans les rues de Barcelone. En 1978, la Catalogne et toutes les autres régions espagnoles deviennent des régions autonomes. C’est “cafe para todos” (“café pour tous”). »

Et de conclure : « On croyait que le café clôturerait le repas des nationalistes catalans, il leur avait seulement ouvert l’appétit. »

Quand Edgar Morin sert la soupe à Tariq Ramadan

Chard Morin Tariq Ramadan

C’est le site Fdesouche qui a repéré ce petit bijou de désinformation : une interview simultanée du philosophe Edgar Morin et de l’islamologue Tarid Ramadan, sur une télévision suisse.

Edgar MorinOn aurait pu croire que l’ex-militant stalinien des années 1941-1951, puis compagnon de route des communistes, en particulier pendant la guerre d’Algérie, s’opposerait à Tariq Ramadan, qui représente certes une forme de totalitarisme moderne, pas si éloignée, au fond, du communisme, mais un totalitarisme reposant sur la religion. Or, pour les marxistes, la religion n’est rien d’autre que l’opium du peuple. Elle doit être combattue. Et elle fut en effet combattue avec la plus extrême violence, pendant tout le XXe siècle, y compris d’ailleurs la religion musulmane.

Pourtant, Ramadan et Morin semblent s’entendre comme larrons en foire.

L’un et l’autre, dans cet entretien, se livrent à une surenchère de formules sirupeuses sur l’état du monde, l’urgence d’une éducation de la jeunesse, l’universalité de la nature humaine, le sens des valeurs, de la dignité, l’intégration du rapport à l’environnement, à l’univers, et toute une litanie de mots creux, qui semblent constituer la substance de deux ouvrages publiés en commun : Au péril des idées, en 2014, et L’Urgence et l’essentiel, cette année.

A l’évidence, Edgar Morin nous refait le coup de Stéphane Hessel avec son Indignez-vous de 2010. Une suite de formules humanistes d’une affligeante banalité, présentées comme la quintessence d’une pensée philosophique. Quant à Tariq Ramadan, il cherche à coller à son mentor, car le vieux cryptocommuniste, aux idées toujours aussi ancrées à la gauche de la gauche, peut le rendre à nouveau fréquentable, malgré ses engagements passés au sein de l’UOIF, le financement de sa chaire d’études islamiques contemporaines, à Oxford, par le Qatar, ses apologies de Malcom X ou de Sayyid Qutb, chef de la frange la plus extrémiste des Frères musulmans. Quant au frère de Tariq Ramadan (mais est-on responsable de son frère ? Bien évidemment non), il est surtout connu pour ses apologies de la lapidation des femmes, à la fois punition et purification (sic).

« Retour rampant d’un vichysme »

Edgar Morin est très âgé, et sans doute n’a-t-il plus toute sa raison (mais l’avait-il quand, beaucoup plus jeune, il approuvait les tueurs anarchistes espagnols de la FAI, déterreurs de carmélites, ou quand il professait son soutien à Staline et à son système de génocide de masse ?) Peut-être n’est-il pas conscient du soutien qu’il apporte ainsi à la nouvelle barbarie qui fait la chasse aux « mécréants » aux quatre coins de la planète ?

Le vieil imbécile en est en outre resté au système dialectique de sa jeunesse. Analysant – ou plutôt faisant semblant d’analyser – la situation française dans le contexte actuel des attentats et des tentatives d’attentats presque quotidiens, il explique à la journaliste extasiée qui l’interroge :

« Parfois, j’ai l’impression en France qu’on assiste à un retour rampant d’un vichysme sous le drapeau tricolore. »

Le Bataclan ? Vichy ! Les deux jeunes filles de la gare Saint-Charles ? Vichy ! Merah, l’assassin des petites filles et des militaires ? Vichy ! Le prêtre égorgé dans son église ? Vichy !

Emerveillé par tant de complaisances à l’islamisme, Tariq Ramadan ne pouvait que féliciter Edgar Morin pour sa longue mémoire.

Il est vrai que Morin, qui fut un « idiot utile » du communisme (formule attribuée à Lénine pour désigner les compagnons de route de ce type) se révèle aujourd’hui un « idiot utile » de l’islamisme.

Privilège de l’âge, sans doute, car Edgar Morin a aujourd’hui 96 ans, ce qui lui aura permis de jouer les idiots utiles de tous les totalitarismes, ou presque, de ces 100 dernières années.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent
daté du 11 octobre 2017