Récalcitrants au vaccin du Covid : fichés en Espagne… et ailleurs ?

vaccin covid fichage

31/12/2020 – EUROPE (NOVOpress)
En Espagne, le ministre de la Santé a annoncé prévoir un registre pour inscrire les « non-vaccinés ». Une mention qui ne sera pas publiée mais partagée avec les États européens.

Tandis qu’en Chine est incarcérée une journaliste coupable d’avoir enquêté à Wuhan lors de l’épidémie de coronavirus. Va-t-on vers une restriction généralisée de nos libertés fondamentales ?


[vidéo] Brexit : cinq minutes pour retracer quatre ans de négociations

brexit-farage

31/12/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Il aura fallu 59 ans ! 59 ans pour que l’Union européenne, qui n’avait connu que des vagues d’adhésion depuis sa genèse en 1957, soit contrainte de faire face à sa première sécession.

Car c’est précisément le 23 juin 2016 que le destin de l’UE bascule. Estelle Farge fait le bilan de quatre ans de longues négociations et incertitudes.


Un cadeau de Noël pour leurs concitoyens ? Les députés allemands demandent plus de migrants !

migrants Allemagne

Lu sur Remix News, le site conservateur anglophone d’information sur l’Europe centrale : 243 députés du Bundestag ont signé une lettre pour demander l’accélération du transfert des immigrants illégaux en Allemagne depuis les camps grecs. La lettre a été signée par des représentants de tous les partis représentés au parlement allemand sauf l’Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Pour les signataires, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer doit répondre aux appels des États fédérés et des municipalités qui se sont dits prêts à accueillir des « réfugiés » après que certains d’entre eux eurent incendié leur centre d’accueil à Lesbos puis à Samos. Des centres dont les installations neuves avaient coûté des millions d’euros. La presse allemande, quand elle parle de ces « réfugiés » à accueillir, oublie cependant généralement de rappeler ce fait. Elle oublie aussi de mentionner que cinq immigrants illégaux originaires d’Afghanistan ont déjà été inculpés par les autorités grecques pour ces incendies volontaires au moyen desquels ils espéraient justement forcer les autorités à les transférer sur le continent européen.

Une attitude que les députés allemands voudraient ainsi encourager en faisant venir toujours plus d’immigrants illégaux en Allemagne. On pourrait se dire que c’est leur affaire si cela n’accroissait pas la pression migratoire sur la Grèce et les pays des Balkans et s’ils ne mentionnaient pas aussi, dans leur lettre, la nécessité d’une « solidarité » européenne pour l’accueil des « migrants », c’est-à-dire en fait d’un système européen de redistribution des « migrants », le fameux système de relocalisation bloqué depuis 2015 par les pays du Groupe de Visegrád.

Les signataires de l’appel évoquent les violences subies par les « réfugiés » dans les camps, sans se soucier du fait que les auteurs des violences sont du nombre quand on fait venir des immigrants sans papier en Europe, et qu’ils font aussi des victimes parmi les Allemands et d’autres populations européennes vivant dans l’espace sans frontières de Schengen.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 24 décembre 2020

La Commission européenne et la CJUE veulent ouvrir les frontières de l’Europe

Le 17 décembre, la Cour de justice de l’UE (CJUE) condamnait une nouvelle fois la Hongrie à propos de ses centres de rétention pour demandeurs d’asile et de ses procédures d’asile. Cette nouvelle condamnation faisait écho à celle de mai dernier, quand la CJUE, saisie par un tribunal hongrois, jugeait contraires au droit européen les centres de rétention à la frontière avec la Serbie, qualifiés par Budapest de « zones de transit ». L’arrêt du 17 décembre est une réponse à une saisine par la Commission européenne qui se bat depuis la grande crise migratoire de 2015 contre les politiques strictes et efficaces de Viktor Orbán pour stopper l’immigration illégale.

Pour les juges de Luxembourg, les politiques hongroises violent plusieurs directives européennes : la directive « retour » qui interdit les refoulements « à chaud » à la frontière, la politique « accueil » qui limite fortement la possibilité de retenir les demandeurs d’asile dans des centres fermés et la directive « procédures » qui réglemente l’examen des demandes d’asile.

Après le jugement du printemps, la Hongrie avait fermé ses deux « zones de transit » mais avait aussi cessé d’accepter les demandes d’asile à la frontière et sur son territoire, faute de pouvoir maintenir les demandeurs d’asile dans des centres fermés en attendant l’examen de leur demande (voir « Merci la CJUE ! On ne pourra plus demander l’asile en Hongrie » dans Présent du 26 mai). Auparavant, les demandeurs d’asile étaient placés dans les zones de transit de Röszke et Tompa d’où ils ne pouvaient sortir avant l’examen de leur demande que s’ils décidaient de repartir en Serbie.

Mais la CJUE, dans son jugement du 17 décembre, « rejette l’argument de la Hongrie selon lequel la crise migratoire aurait justifié de déroger à certaines règles des directives “procédures” et “accueil”, en vue de maintenir l’ordre public et de sauvegarder la sécurité intérieure ». Si l’arrivée par les Balkans d’un million d’immigrants illégaux en quelques mois, dont plusieurs terroristes islamiques qui ont été identifiés comme tels ou ont participé à des attentats (attentats de Paris, de Bruxelles, etc.) après leur passage par la Hongrie, ne justifie pas de déroger à ces directives, qu’est-ce qui le permet aux yeux des juges de l’UE ? Rien, apparemment, et ils vont en cela beaucoup plus loin que leurs collègues de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui avait, elle, validé les zones de transit hongroises dans un jugement de novembre 2019. Il en va de même pour les refoulements « à chaud » des immigrants pris en flagrant délit de passage illégal de la frontière, acceptés par la CEDH dans un jugement concernant l’Espagne mais refusés par la CJUE dans ce jugement du 17 décembre concernant la Hongrie. Et pendant ce temps, la Commission ne réagit toujours pas aux transferts vers la zone Schengen par l’Espagne des migrants arrivés aux Canaries, qui sont acheminés en avion par le gouvernement Sánchez vers la péninsule Ibérique et laissés libres de leurs mouvements sans aucune surveillance.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2020

L’Europe reconfinée – 2021, année chaotique ?, par Olivier Bault

covid-19 confinement

L’annonce d’une nouvelle mutation du coronavirus SARS-CoV-2 découverte en Angleterre et déjà détectée chez des malades dans plusieurs pays, dont l’Italie, arrive à point nommé pour justifier les mesures de confinement toujours plus strictes annoncées par les gouvernements européens. Cette variante du virus serait en effet plus contagieuse encore, à défaut d’être plus mortelle, que la variante classique. Plusieurs pays européens ont donc annulé les vols et fermé leurs frontières avec le Royaume-Uni : la France, y compris en ce qui concerne le transport de marchandises pour au moins 48 heures, à partir de dimanche minuit, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et l’Irlande. D’autres y réfléchissaient encore lundi matin.

A l’intérieur du Royaume-Uni, pour freiner la diffusion du SARS-CoV-2 mutant, le gouvernement de Boris Johnson a annoncé samedi de nouvelles restrictions en vigueur à Londres et dans le sud-est de l’Angleterre à partir de dimanche. Le caractère tardif de ces annonces qui, selon les critiques, « annulent Noël » pour 16 millions de personnes, a suscité la colère jusque dans les rangs du Parti conservateur. Dans les zones concernées, tous les magasins « non essentiels » sont désormais fermés, interdisant ainsi les derniers achats de Noël. Les habitants de ces zones ont interdiction de voyager et auront interdiction de passer Noël hors de chez eux.

Avant l’annonce de la nouvelle mutation du virus, l’Allemagne avait déjà sonné le glas du confinement « léger » en vigueur depuis le 2 novembre. Depuis le 16 décembre, les commerces « non essentiels », les écoles et les crèches sont fermés, et ce jusqu’au 10 janvier au moins. Il est aussi demandé aux Allemands de rester chez eux autant que faire se peut et de ne pas voyager à l’étranger, même s’il n’est pas besoin d’avoir une autorisation pour sortir. Pour Noël, les catholiques et évangéliques qui voudraient se rendre à un office religieux devront s’inscrire à l’avance et ils n’auront pas le droit de chanter dans les lieux de culte.

Le Figaro expliquait le 13 décembre que les mesures prises en Allemagne après de longs pourparlers entre le gouvernement d’Angela Merkel et les régions intervenaient « à rebours de la plupart des voisins européens » qui entamaient « pour leur part un timide déconfinement ». Cette affirmation est aujourd’hui périmée.

En Italie aussi, le gouvernement de Giuseppe Conte a introduit de nouvelles restrictions en vigueur du 24 décembre au 6 janvier, avec couvre-feu à de 22 heures à 5 heures et des restrictions strictes sur les rassemblements, y compris à l’intérieur des habitations, ainsi que l’interdiction de sortir des zones « rouges ». Du 24 au 27 décembre, du 31 décembre au 3 janvier et du 5 au 6 janvier, toute l’Italie sera considérée comme étant en zone rouge, avec interdiction de sortir de sa commune et fermeture de tous les restaurants, bars et commerces.

D’autres pays européens ont introduit de nouvelles mesures de confinement pour la période entre décembre et janvier, y compris l’Autriche qui restera confinée du 26 décembre au 24 janvier, avec hôtels, restaurants et commerces « non essentiels » fermés jusqu’au 18 janvier, alors que le gouvernement de Sebastian Kurz avait parlé un temps de laisser ses stations de ski ouvertes. Même la Suède qui s’est toujours refusée à confiner sa population vient d’émettre une recommandation de port du masque dans les transports publics, de limiter à partir du 24 décembre les rassemblements à huit personnes et d’imposer des restrictions plus sévères sur le nombre de personnes autorisées dans les restaurants et les bars. Mais malgré l’absence de vrai confinement en Suède depuis le début de la pandémie, ce pays s’en sort mieux, en nombre de morts par million d’habitants, que d’autres pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni ou la France. Et cela avec des conséquences économiques et financières moindres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2020

Tel père, tel fils ? Marcus Thuram se distingue par un crachat

Marcus Thuram

Du match du championnat d’Allemagne qui opposait samedi Mönchengladbach à Hoffenheim, on ne retiendra pas le résultat, à savoir la défaite du Borussia Mönchengladbach (2 à 1), mais le fait qu’un joueur français s’y est distingué : Marcus Thuram a écopé d’un carton rouge après avoir craché au visage d’un adversaire, Stefan Posch. Ne pouvant nier les faits filmés, il a fait profil bas en expliquant : « Ce n’était pas intentionnel. » On connaît l’élégante habitude des joueurs de football de glavioter à longueur de match sur le gazon, mais comment un crachat au visage pourrait ne pas être intentionnel ?

Les seules réactions choquées ont été qu’en période de pandémie où le moindre postillon est suspect, le geste n’était vraiment pas sanitaire. Cela risque d’être une circonstance aggravante devant la commission de discipline. Son club lui a immédiatement infligé une amende de 150 000 euros (soit un mois de salaire) qui seront reversés à une organisation caritative – Présent ne cracherait pas dessus.

Le racisme éventuel du vilain geste n’a pas été évoqué. Il suffit d’imaginer la situation inverse, le Blanc Stefan Posch crachant sur le Noir Marcus Thuram, pour comprendre à quel tollé médiatique nous aurions été exposés. Les genoux à terre en soutien aux Black Lives Matter sont dans tous les esprits, comme le vacarme anti-raciste après le match PSG-Istanbul : un arbitre avait qualifié de « negru » un membre (noir, negru en roumain) du staff de l’équipe stambouliote. Aussitôt le match avait été interrompu définitivement (Présent du 10 décembre). On a appris il y a quelques jours que les arbitres roumains auraient été préalablement énervés par les façons du staff turc qui parlait d’eux en disant les « gypsi », les gitans (information du site www.walfoot.be). Tiens donc !

Contrairement aux médias lorsqu’est envisagé l’acte raciste d’un Blanc, nous ne condamnerons pas Marcus Thuram sur des intentions supposées. Mais nous ne dirons pas non plus que son crachat sur un Autrichien « de souche » va à l’encontre des valeurs professées par son père d’origine guadeloupéenne, Lilian Thuram, un des prestigieux joueurs vainqueurs de 1998. Thuram père s’est depuis converti en donneur de leçons anti-raciste : membre du Haut Conseil à l’intégration, il a créé la Fondation Lilian Thuram – Education contre le racisme. Cheminement habituel, il fait maintenant dans le racialisme, autrement dit lorsqu’on ne prend pas de gants : le racisme anti-Blancs. Outre ses nombreuses prises de position publiques, ses ouvrages s’intitulent par exemple Mes étoiles noires – De Lucy à Barack Obama (prix Seligmann 2010 contre le racisme) ou La Pensée blanche : ce livre ne traite pas d’horticulture mais constitue « un ouvrage didactique très documenté » (dixit Le Monde du 1er décembre dernier) car il montre comment les Blancs ont inventé des catégories raciales pour mieux dominer les Noirs (sic). Et si son fils se prénomme Marcus, c’est, comme il l’expliquait lui-même en 2010, en hommage à Marcus Garvey, chantre du panafricanisme.

Dans ce contexte familial, le crachat de Marcus Thuram sur Stefan Posch n’est pas dénué de logique.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2020

La Suède songe à supprimer les termes « mère » et « père » du code parental

21/12/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour la ministre suédoise de l’Égalité des sexes, Åsa Lindhagen, les familles d’aujourd’hui ne correspondent plus au modèle père – mère sur lequel se base le code parental suédois actuel. Le Gouvernement suédois a donc lancé une consultation pour rendre la législation non-sexiste (gender-neutral), selon le diffuseur national SVT Nyheter.

Il s’agirait entre autres d’effacer du code parental les termes de père et mère. Le mariage homosexuel et l’adoption par les couples gays et lesbiens étant légaux en Suède, la formulation de la loi doit être révisée, selon la ministre de l’Égalité des sexes, elle-même ouvertement bisexuelle. « La loi a été rapiécée et amendée de différentes manières, mais nous avons besoin d’une législation adaptée à la réalité actuelle. », a déclaré Åsa Lindhagen à la SVT ».

Elle souhaite ainsi rendre les choses plus faciles pour elle et les autres « parents arc-en-ciel ».

La constitution hongroise contre le « gender »

Hongrie viktor-orban

Avec 134 voix pour, 45 contre et 5 abstentions, l’Assemblée nationale hongroise a adopté le mardi 15 décembre un amendement à sa constitution pour mieux se prémunir contre l’assaut des idéologues du genre et autres représentants de l’Internationale LGBT. En effet, et même si, comme tient à le préciser le gouvernement hongrois, cet amendement n’est pas dirigé contre qui que ce soit, il permet à la Hongrie d’avoir désormais une définition de la famille dans sa loi fondamentale. Celle-ci définissait déjà le mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme. Enoncer cette évidence avait valu à la Hongrie un procès en homophobie quand elle avait remplacé son ancienne constitution stalinienne en 2012. Désormais, la constitution hongroise précise que « la Hongrie protège l’institution du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme et la famille en tant que fondement de la survie de la nation. Le fondement de la famille est le mariage et la relation parent-enfant. La mère est une femme, le père est un homme. »

Qui eût cru qu’il faudrait un jour inscrire ce type de lapalissades dans le marbre pour mieux protéger la société contre les lubies néo-marxistes d’une gauche européenne orpheline du communisme ?

Par la même occasion, un amendement visant à protéger plus spécifiquement les enfants a encore été ajouté à la constitution hongroise : « Chaque enfant a droit à la protection et aux soins nécessaires à son développement physique, mental et moral. La Hongrie protège le droit des enfants à leur identité correspondant à leur sexe à la naissance et assure une éducation conforme aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle et la culture chrétienne de la Hongrie. »

Dans le texte expliquant les raisons qui ont motivé ces amendements, le législateur hongrois a indiqué que la loi fondamentale du pays est l’expression de la volonté de la nation et du cadre dans lequel elle souhaite vivre. Néanmoins, précise ce texte, il existe aujourd’hui une tendance à relativiser toutes les valeurs traditionnelles, y compris la définition des sexes. Cette tendance rend nécessaire une définition claire des garanties fondamentales offertes en particulier aux enfants.

Le même jour, l’Assemblée nationale adoptait une loi qui avait été annoncée le 10 novembre, en même temps que le projet d’amendements à la Constitution (voir nos « Echos éthiques » dans Présent du 26 novembre). Cette loi réserve aux couples mariés la possibilité d’adopter des enfants. Les personnes seules ne pourront plus adopter un enfant qu’en obtenant une autorisation spéciale du ministre de la Famille.

« Le but n’est pas de fragiliser les droits de certains groupes sociaux », a expliqué Judit Varga, ministre de la Justice, « mais de protéger les droits de nos enfants ». A la tête du parti de gauche libertaire DK, l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsány, un ex-apparatchik communiste devenu oligarque, a refusé de prendre part au vote pour dénoncer une « politique familiale excluante ». Il faut dire qu’après sa troisième large victoire consécutive aux élections législatives de 2018, la coalition du parti conservateur Fidesz et de son allié chrétien-démocrate KDNP qui dirige le pays depuis 2010 dispose à elle seule au Parlement monocaméral hongrois de la majorité des deux tiers nécessaires pour modifier la constitution. Vox populi, vox Dei.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 décembre 2020

Thibaud Gibelin : « Le rôle de Viktor Orban a été de dire non » à Bruxelles

15/12/2020 – EUROPE (NOVOpress)
La fracture est consommée entre Viktor Orban et l’Union européenne. Même si les Hongrois et les Polonais devraient parvenir à un compromis sur le gigantesque plan de relance de 750 milliards, les divergences restent profondes. Épaulé par Varsovie, le Premier ministre hongrois a rejeté le critère du respect de l’état de droit, condition des subventions européennes.

Dans le collimateur de Bruxelles depuis la crise migratoire, le populisme de Viktor Orban prend-il sa revanche sur l’Europe occidentale et libérale? L’analyse pour Sputnik de Thibaud Gibelin, doctorant, diplômé en histoire et en sciences politiques, auteur de l’essai «Pourquoi Viktor Orban joue et gagne», publié aux éditions Fauves.


Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Hijab-uniforme pour davantage d’inclusion dans la police britannique

Hijab-uniforme

Tout est bon, pour le recrutement des talents, la crise des vocations ne connaît pas de frontières. Et ça, du fin fond de son North Yorkshire, au royaume de Sa Majesté, Uzma Amireddy l’a bien assimilé. Ah, le Yorkshire du Nord, ses immenses paysages de landes, son grandiose parc national, sa quiétude de vivre, un peu l’équivalent de nos pays de cocagne bien de chez nous, du pur Pagnol façon gelée à la menthe. Dans cette charmante bourgade pittoresque, dans l’espoir d’attirer plus de femmes à rejoindre les forces de l’ordre, Uzma, officier de police, a donc conçu un nouveau modèle de hijab-uniforme, explique le Daily Mail.

L’ancien modèle était, somme toute, assez inconfortable, voire potentiellement dangereux dans des situations hostiles. « Si vous voulez attirer des gens d’horizons divers, ils doivent se sentir bien dans leur uniforme et ce nouveau modèle de hijab dissuadera certainement moins les femmes musulmanes à nous rejoindre. » Honni soit qui dans l’amalgame s’y confond, il ne s’agit que de fonctionnel, car loin de toute forme de prosélytisme, la Coco issue de la diversité a déclaré que les habitants du Yorkshire du Nord devaient regarder au-delà du hijab.

Arfan Rahouf est du même avis. Au sein de la police, Rahouf, qui est « chef opérationnel pour la foi et la croyance », s’est impliqué dans le développement de l’habit. Ce brainstorming communautaire a accouché de modifications pour le rendre plus adapté à l’utilisation par les agentes ; par exemple, et sans amalgame, la tête et le cou sont détachables – du hijab -, ce qui signifie que si quelqu’un l’attrape et le tire, il ne tirera pas autour du cou. « Cela a l’air professionnel, cela a l’air intelligent, elle se sent belle dedans, à l’aise et valorisée […] c’est juste quelque chose qui représente sa foi. » Sans doute les autochtones de la vallée du shire apprécieront l’ergonomie du modèle.

Au royaume de Sa Majesté, au nom de la sacro-sainte tradition communautariste en vigueur, après les tribunaux se revendiquant de la charia, les sharia’s courts, juridictions parallèles se basant sur les dogmes islamiques, après un maire musulman à Londres aux accointances peu modérées, le communautarisme islamique s’ancre bien au-delà des grandes villes cosmopolites. Outre-Manche, dans le sens inverse, des communautés musulmanes se sont également implantées dans nos villages, du Berry à l’Ariège en passant par les Vosges, la Moselle, et j’en passe, l’islamisation bien au-delà de banlieues en voie de sécession, et autant de bombes à retardement communautaires à court terme potentielles. Et en sus de ces futurs territoires ruraux bientôt perdus de la république, ces autres villages qu’on essaie de faire « revivre » par un accueil massif de migrants.

« L’inclusion et la diversité sont un programme clé pour le service de police. Nous devons être plus représentatifs des communautés que nous servons, afin d’être une main-d’œuvre inclusive », conclut Uzma. Entre-temps, chez nous, on apprend que France 2 a été obligée d’annuler son émission politique en banlieue parisienne car « la police ne peut pas assurer la sécurité des équipes ». Peut-être que Didier Lallement devrait s’inspirer des avancées vestimentaires d’Uzma pour faciliter le travail de ses ouailles. Kamis et voile, bientôt bienvenus au sein de nos forces de l’ordre ! L’acceptation du prosélytisme vestimentaire pour préserver le vivre ensemble ?

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’État de droit ? Une farce sinistre !, par Jean-Yves Le Gallou

CEDH

La Hongrie, la Pologne et la Slovénie sont en train de mettre leur veto au plan de relance et au budget pluriannuel de l’Union européenne.

Car ils refusent qu’on leur impose le soi-disant État de droit qui n’est rien d’autre qu’une supercherie : la dictature des juges au service du politiquement correct sous le contrôle des médias.

Tel qu’il s’est imposé en Europe de l’Ouest, l’État de droit s’est révélé une machine contre l’identité, au service de l’invasion migratoire. Les juges européens (CEDH et CJE), constitutionnels, judiciaires et administratifs sont parvenus à rendre impossible tout contrôle des frontières à l’immigration : toute limitation du regroupement familial, tout traitement raisonnable des soi-disant « mineurs isolés », généralement ni mineurs ni isolés, et quasiment impossible toute expulsion des clandestins et des délinquants étrangers. La première mission d’un État régalien, c’est l’application de sa loi sur un territoire. Le prétendu État de droit a rendu cela impossible.

Les médias et les juges ont justifié ces sacrifices sur l’identité et la sécurité au nom de la défense des libertés : quelle farce sinistre ! Nous avons perdu l’identité mais nous avons aussi perdu nos libertés.

Car au nom de la lutte contre les « discours de haine », les médias et les juges valident les pires censures : celles de toutes les opinions déplaisant aux lobbys immigrationnistes et LGBT. Ainsi, en pleine « urgence sanitaire », l’écrivain Renaud Camus est convoqué, toutes affaires cessantes, devant la 17e chambre correctionnelle de Paris pour… un tweet humoristique. Justice tarée !

Dans le même temps, au nom de l’« urgence sanitaire », les médias et les juges approuvent les atteintes à toutes les libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté du commerce, liberté du culte (catholique), liberté de prescription et de conscience (pour les médecins), liberté d’enseignement (interdiction de l’instruction à domicile, pour lutter contre le « séparatisme »). En attendant les prochaines mesures qui régenteront la vie à l’intérieur du domicile !

Ajoutons, pour être complet, que ministres, préfets, maires et chefs d’entreprise en rajoutent dans le « principe de précaution » et les atteintes aux liberté : par crainte de condamnations judiciaires susceptibles d’être prononcées par des juges irresponsables « pour mise en danger de la vie d’autrui ».

Voilà où nous en sommes quand Ubu, Kafka et Big Brother sont aux manettes. Nous vivons dans la pire des dystopies.

Mais en laissant faire cela, les carriéristes comblés et les politiciens au rencart du Conseil constitutionnel, les gnomes du Conseil d’État qui préparent leurs décisions et bénissent l’interdiction des messes, les juges chafouins qui poursuivent les récalcitrants ont montré qu’ils ne défendaient pas nos libertés mais qu’ils étaient complices de notre asservissement. Pire que complices : acteurs.

Ils ont ainsi – sottement – perdu le principal argument pour justifier leur pouvoir. Du balai !

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Chantage : Bruxelles veut imposer les « droits LGBT »

LGBT

Du point de vue des intérêts de l’UE, on ne pouvait imaginer pire moment pour présenter au public un projet de « toute première stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE ». Ainsi, exactement une semaine après l’accord passé entre la présidence allemande du Conseil de l’UE et le Parlement européen pour instaurer un mécanisme faisant dépendre les fonds européens du respect de l’état de droit (voir « Budget et plan de relance européens : la menace de veto polonais et hongrois confirmée » dans Présent du 11 novembre), la Commission annonçait son intention de présenter une initiative législative sur la reconnaissance mutuelle de la parentalité.

Si cette stratégie est adoptée – à la majorité simple du PE et à la majorité qualifiée du Conseil –, les pays qui n’ont pas changé leur définition du mariage devront quand même reconnaître la parentalité de « deux mamans » ou « deux papas » décrétée ailleurs. Exemple : deux homosexuels polonais qui se « marient » en Grande-Bretagne et rentrent aux pays avec leurs enfants obtenus par GPA devront être reconnus comme deux papas par la Pologne, même si c’est contraire au droit polonais et même si les questions sociétales relèvent des compétences nationales en vertu des traités européens. Et comme « l’égalité et la non-discrimination sont des valeurs essentielles et des droits fondamentaux dans l’Union européenne », ainsi que l’a indiqué Helena Dalli, la commissaire chargée de l’égalité, lors de la présentation le jeudi 12 novembre de la nouvelle « stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE », il est facile d’imaginer que le mécanisme liant, d’une part, budget et plan de relance et, d’autre part, évaluation par l’UE du respect de l’état de droit, pourra être actionné si un Etat récalcitrant refuse de reconnaître ces fausses parentalités.

Parmi les futurs Etats récalcitrants qui pourront ainsi être sanctionnés par la Commission avec l’approbation d’une majorité qualifiée des 27, il y a bien sûr la Hongrie où un projet de loi est à l’étude pour réserver l’adoption d’enfants aux couples mariés, et pour que les personnes seules souhaitant adopter aient à obtenir une autorisation spéciale du ministre chargé des affaires familiales, ceci afin d’éviter les adoptions par des duos homosexuels. Mais il y a aussi dans le collimateur de Bruxelles un certain nombre de pays comme l’Italie ou ceux d’Europe centrale où l’on ne reconnaît pas l’existence de deux parents du même sexe. Une fois la parentalité des couples de même sexe « mariés » à l’étranger reconnue dans un pays, il sera bien évidemment très difficile de ne pas accorder les mêmes droits au niveau local. Il est évident aussi qu’un instrument de chantage aux fonds européens entre les mains de la Commission européenne rendra très difficile toute résistance, surtout en Europe centrale où les subventions agricoles de l’UE et les fonds de cohésion, même s’ils sont en baisse, restent un outil majeur pour le rattrapage économique en cours. L’annonce par la Commission d’une « série d’actions ciblées, axées autour de quatre grands piliers, qui visent à lutter contre la discrimination, à garantir la sécurité, à bâtir des sociétés inclusives et à mener le combat pour l’égalité des personnes LGBTIQ dans le monde » n’est donc pas à prendre à la légère. Reconnaissant pourtant en introduction de son communiqué que « nombre de domaines d’action liés à l’amélioration de l’égalité des personnes LGBTIQ sont avant tout des compétences nationales », la Commission informe encore qu’elle « présentera en 2021 une initiative visant à allonger la liste des “infractions pénales de l’UE” pour y intégrer les crimes de haine et les discours haineux, y compris ceux ciblant les personnes LGBTIQ ».

S’il fallait encore convaincre la Pologne et la Hongrie, et peut-être encore d’autres pays, d’opposer leur veto au budget 2021-2027 et au plan de relance anti-Covid en cas d’adoption du mécanisme de respect de « l’état de droit », la Commission aura fini de les convaincre avec sa stratégie LGBT. Ainsi que le disait l’ancien dissident Viktor Orbán vendredi à la radio hongroise à propos de ce mécanisme, « sans critères objectifs, sur des bases idéologiques, ils veulent faire chanter les pays en les privant de possibilité de recours. Ce n’est pas ce que nous voulions, on n’a pas créé l’Union européenne pour arriver à une deuxième Union soviétique ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 novembre 2020

Afflux d’immigrants clandestins aux îles Canaries

Fin octobre, le nombre d’immigrants illégaux en Espagne depuis le début de l’année (27 551) était légèrement supérieur au nombre enregistré en Italie (26 179) où ce nombre est bien parti pour tripler en 2020 par rapport à l’année 2019 (11 471 arrivées de janvier à décembre, avec une très nette hausse à partir de la mise en place du gouvernement Conte en septembre 2019). En octobre en Espagne, le nombre cumulé d’immigrants illégaux arrivés depuis le début de l’année dépassait pour la première fois les chiffres de la même période de 2019. Seule la Grèce, qui a désormais un gouvernement de droite, fait mieux que l’année dernière en matière de contrôle de l’immigration, avec 12 453 arrivées du 1er janvier au 2 novembre contre 71 386 pour toute l’année 2019.

On constate donc une fois de plus qu’il est possible de réduire l’immigration illégale avec des politiques fermes ou au contraire de l’encourager avec des mesures et annonces en faveur des « migrants ». Les îles Canaries paient aujourd’hui le prix de l’attitude pro-immigration de la coalition socialo-communiste dirigée par Pedro Sánchez à Madrid mais aussi de l’attitude des « sociétés ouvertes » situées plus au nord, à commencer par la France du Trudeau européen, Emmanuel Macron. Le précédent record en ce qui concerne l’immigration illégale aux îles Canaries datait de 2006, avec 39 180 arrivées par voie de mer cette année-là consécutivement aux régularisations massives de clandestins par le gouvernement Zapatero.

Aujourd’hui, les îles Canaries sont redevenues un point de passage obligé pour nombre de candidats à l’émigration vers l’Europe en provenance d’Afrique noire et du Maghreb puisqu’il y a eu 11 409 personnes arrivées sur des embarcations entre janvier et octobre, un chiffre en augmentation de 664,2 % par rapport à la même période de l’année dernière ! Et ce nombre est déjà largement dépassé aujourd’hui. Rien que le week-end dernier, les habitants des Canaries ont vu débarquer sur leurs côtes 2 118 immigrants illégaux en 24 heures.

De la même manière que le port italien de Lampedusa par lequel avait transité en septembre le terroriste tunisien venu assassiner des catholiques à la basilique Notre-Dame de Nice (et où l’afflux de terroristes potentiels continue de plus belle), le port d’Arguineguín sur l’île de Gran Canaria est submergé alors même que cet archipel touristique vit déjà une année extrêmement difficile à cause de la pandémie de Covid-19. Le campement de fortune installé mi-août au port d’Arguineguín avait été prévu pour un maximum de 400 personnes. Le week-end dernier il en accueillait près de 2 000 en même temps. Pourtant ce centre avait été vidé à la hâte au moyen de transferts aériens vers la péninsule ibérique, organisés par la police en préparation de la visite prévue pour le vendredi 6 novembre du ministre de l’Intérieur espagnol Fernando Grande-Marlaska et de la Commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson, une sociale-démocrate suédoise favorable aux politiques droit-de-l’hommistes en matière d’immigration.

Des politiques droit-de-l’hommistes qui font beaucoup de morts et on ne le dira jamais assez, car la traversée à laquelle ces « migrants » sont encouragés par le manque de fermeté des politiques européennes est extrêmement dangereuse. Rien que pendant la deuxième quinzaine d’octobre, près de 200 Subsahariens ont péri dans l’Atlantique en tentant la traversée vers les îles Canaries.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2020

Al-Andalus, l’imposture du « paradis multiculturel », par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Al-Andalus était le nom donné à la péninsule ibérique sous occupation musulmane entre 711 et 1492. Les promoteurs de la société multiculturelle l’invoquent régulièrement pour se rassurer. Aujourd’hui, alors que même les plus optimistes d’entre eux commencent à douter, elle est toujours considérée comme un modèle. Un espoir de ce que pourrait être le « vivre ensemble » dans une Europe qu’ils rêvent plus « diverse ». Elle serait la preuve qu’ils ne sont pas trompés et qu’après les quelques menues difficultés actuelles, terrorisme et criminalité endémique, nous connaîtrons enfin des lendemains qui chantent.

L’ouvrage de Philippe Conrad qui vient de paraître est donc d’une absolue nécessité pour comprendre à quel point la représentation idéalisée d’Al-Andalus est une escroquerie intellectuelle. Auteur d’une Histoire de la Reconquista éditée aux PUF dans la collection « Que sais-je ? », Philippe Conrad est un fin connaisseur de cette période de l’histoire européenne.

D’où vient le mythe d’Al Andalus ?

Le mythe d’Al Andalus trouve ses racines dans la légende noire espagnole forgée par la propagande anglaise et néerlandaise au XVIème siècle. La Reconquista et l’Inquisition qui l’a suivi ont été diabolisées dans la cadre de la lutte entre protestants et catholiques. Plus tard, l’exotisme orientalisant en vogue au XIXème siècle a pleuré un monde « raffiné et tolérant » rayé de l’histoire par des barbares venus du nord. Ces dernières décennies, la propagande multiculturelle et la nostalgie de musulmans pour cette conquête passée ont ravivé le mythe. Plusieurs historiens espagnols ont dégonflé ces rêveries multiculturelles dans plusieurs livres universitaires qui font référence :

– Al-Andalus, l’invention d’un mythe – La réalité historique de l’Espagne des trois cultures de Serafin Fanjul
– Les Chrétiens dans Al-Andalus. De la soumission à l’anéantissement de Rafael Sánchez Saus
– Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus – Mythes et réalités de l’Espagne islamique de Darío Fernandez Moreira

L’auteur commence par évoquer brièvement les querelles historiographiques qui entourent le mythe d’Al-Andalus. Le chapitre suivant résume en quelques pages l’histoire de la conquête arabe et celle de la Reconquista chrétienne. Après avoir posé le contexte, on rentre dans le cœur du sujet en évoquant la condition des dhimmis, c’est-à-dire les non musulmans sous domination musulmane.

Le terrible sort des dhimmis

Les populations vivant dans la péninsule espagnole n’ont dans un premier temps pas été massacrées, chassées ou converties de force. Au moment de la conquête, les effectifs arabes et berbères n’étaient pas suffisants pour faire fonctionner le pays. Soumettre la population autochtone afin de l’exploiter était bien plus profitable.

Les non musulmans étaient soumis à une loi différente, des impôts plus lourds et à de nombreuses mesures vexatoires et humiliantes. L’ensemble constituait un système de conditionnement redoutable qui n’offrait que deux alternatives, la soumission ou la conversion :

La responsabilisation collective des communautés dhimmis contribue également à la mise en place d’un conditionnement dévalorisant. La jurisprudence ainsi établie et les comportements sociaux fondés sur les préjugés conduisent à une pratique courante de l’humiliation, étroitement liée à la vulnérabilité qui est celle des « protégés » que la loi musulmane autorisait initialement à tuer ou exproprier, une vulnérabilité accrue par l’interdiction du port d’arme. Le dhimmi est ainsi amené à intégrer, dans la représentation de son statut, l’illicéité de son existence et la valorisation d’une loi islamique qui lui accorde la vie sauve.

Face à une telle oppression, les révoltes sont nombreuses dès les débuts de l’occupation arabe. En réaction, le massacre et la déportation des mozarabes (chrétiens vivant sur le territoire d’Al-Andalus) étaient courants.

Loin d’être un paradis multiculturel, Al-Andalus était une prison à ciel ouvert où les humiliations et les persécutions des non musulmans étaient érigées en système. Philippe Conrad en moins de 100 pages livre un ouvrage agréable et rapide à lire. Il s’agit d’un condensé de livres brillants mais exigeant une culture universitaire. Il est donc un outil de combat efficace à diffuser et offrir autour de vous.

Pour acheter le livre : https://www.boutique-identitaire.com/fr/accueil/128-al-andalus.html

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Liverpool : échauffourées lors d’une manifestation contre les nouvelles restrictions anti-Covid-19

09/11/2020 – EUROPE (NOVOpress)
La police a aspergé de gaz poivré et arrêté plusieurs manifestants alors que des échauffourées ont éclaté lors d’une manifestation contre les nouvelles restrictions anti-Covid-19 à Liverpool le 7 novembre.

On peut voir les habitants défiler dans les rues pour dénoncer le nouveau confinement national.


Attentat islamiste – Justice: la preuve par Vienne !, par Philippe Bilger

Il est facile de s’en rendre compte, on s’en doute, ils nous le font comprendre, ils se moquent dans leur for intérieur de notre état de droit, ils en profitent mais n’y croient pas une seconde, ils n’ont qu’une envie, c’est de recommencer. Alors ils jouent la comédie de la contrition et la plupart du temps ça marche !

Avec le jeune terroriste de Vienne, un Autrichien né de parents albanais de Macédoine du Nord, qui a massacré quatre personnes (dont un Albanais originaire de Macédoine du Nord), le voile s’est déchiré et la duperie a été ostensible.

Cet assassin de 20 ans a trompé les autorités et a bénéficié de leur mansuétude parce qu’il a réussi à donner le change.

Que, comme d’habitude, dans son quartier, des témoins affirment qu’il était serviable, proposait de porter les courses et qu’on n’imaginait pas le pire qu’il pourrait commettre, soit. C’est à chaque fois la même impression : ce futur criminel était si gentil !

Puis les atrocités. Surgies du même.

Kujtim Fejzulai avait essayé de rejoindre la Syrie. Il avait été arrêté en Turquie, en 2018, sur dénonciation de sa mère, alors qu’il était âgé d’à peine 18 ans.

Au mois d’avril 2019, il était condamné à 22 mois de prison mais ne purgeait qu’un peu plus d’un an parce que son avocat, qu’il avait abusé comme les autres, se vantait d’avoir bien fait son travail (Le Monde).

Placé sous contrôle judiciaire, au mois de décembre 2019, il feignait d’avoir été déradicalisé. Il a menti à tous ceux qui le côtoyaient sur le plan pénal et pénitentiaire à seule fin de se retrouver libre pour commettre l’horreur.

Pourquoi se gêner puisqu’on le créditait absurdement d’une bonne foi et d’une sincérité dont l’apparence ne visait qu’à lui permettre un acte terroriste, survenant quelques mois seulement après sa comédie ?

Lui, comme tant d’autres en France, auraient dû relever d’une catégorie singulière : ils se dissimulent et, nous rendant le pire, acceptent le meilleur, les principes, les garanties, les protections de notre état de droit avec un cynisme tranquille puisqu’on est assez inconscient pour leur donner des armes contre nous et faciliter ainsi leur tâche monstrueuse.

Comprendra-t-on un jour cette spécificité criminelle et cessera-t-on de la traiter comme on appréhende le commun des délinquants ?

Hier, on pouvait plaider le défaut de lucidité et l’envie de croire en une quelconque rédemption. C’est terminé.

Avec la preuve par Vienne, on ne peut plus fermer les yeux.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com