Européennes 2019 : « Les peuples sont de retour ! »

Le Rassemblement national a tenu le 13 janvier sa grande convention de lancement des européennes, avec Jordan Bardella comme tête de liste.

Ce dimanche midi, les CRS postés aux abords de la Mutualité s’attirent des regards sans sympathie de la part de militants RN pourtant bien disposés à l’égard de la police et qui l’ont toujours soutenue face à la racaille. Conséquence de la violente répression des manifestations des Gilets jaunes, qui laissera des traces durablement. La Mutualité s’emplit rapidement, 2 000 personnes, les militants retardataires ne pourront entrer. A l’intérieur, la bonne humeur règne. Un entrain compréhensible : le dernier sondage donne 24 % des intentions de vote au RN, 18 % à LREM (Ifop).

Sébastien Chenu, député et porte-parole du parti, est le monsieur Loyal de la convention. Au micro se succèdent :

— Steeve Briois, qui évoque « ces Français qui ne sont rien pour Macron parce qu’ils sont des Gilets jaunes et non pas des racailles, parce qu’ils sont des Français et non pas des migrants ».

— Jean-Paul Garraud, qui a annoncé la semaine dernière son ralliement (voir notre édition du 11 janvier). Il s’en prend au gouvernement qui traite les Gilets jaunes comme il n’a jamais traité les islamistes et les fichés S. Petit renvoi chiraquien lorsqu’il affirme « le primat de la loi républicaine sur tous les préceptes religieux ».

— Hervé Juvin qui pose le constat que « l’écologie commence par la fin des individus hors-sol ».

— Christiane Delannay-Clara, originaire de Guadeloupe et qui a vécu en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion : « Je représente cette France si lointaine mais tellement chère. »

— Thierry Mariani, enfin, autre rallié de fraîche date « sans réserves et avec enthousiasme » (voir encore notre édition du 11 janvier). Les journalistes relèveront surtout qu’il a qualifié Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, d’« ivrogne notoire » – ce que semblent confirmer bien des vidéos où on le voit titubant, éméché.

« On arrive », « On est chez nous ! »

Vient le tour de Marine Le Pen de prendre la parole. « Dans le contexte de la saine révolte populaire des Gilets jaunes, ces élections européennes offrent l’occasion de dénouer la crise politique née de l’aveuglement, de l’intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine du président. » Ces mots, « déconnexion humaine », font écho au débat, le fameux débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, lorsqu’elle reprochait à Macron « la froideur du banquier d’affaires que vous n’avez jamais cessé d’être ». Les européennes s’annoncent comme le match retour de la présidentielle.

Galvanisée, l’assistance scande le slogan de la campagne, « On arrive », mais aussi, spontanément, le « On est chez nous », autre écho de la campagne présidentielle. Marine enchaîne : « Puisqu’on est chez nous, c’est à nous de décider. C’est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste et, si nécessaire, qui est invité à repartir ! C’est à nous de décider où va notre argent et même de décider que nos compatriotes et que nos entreprises sont prioritaires chez nous. »

Puis Marine Le Pen appelle les douze premiers candidats de la liste aux européennes – il faudra une liste de 79 noms, le nombre de députés alloués à la France dans la prochaine représentation au Parlement européen : Jordan Bardella, Hélène Laporte, Thierry Mariani, Dominique Bilde, Hervé Juvin, Joëlle Melin, Nicolas Bay (particulièrement ovationné), Virginie Joron, Jean-Paul Garraud, Catherine Griset, Gilles Lebreton, Christiane Delannay-Clara.

Le monde qu’ils ont construit

Tête de liste, Jordan Bardella n’a que 23 ans. Pas de maturité politicienne, mais politique, oui. Né à Drancy en Seine-Saint-Denis, il n’a jamais quitté le 93, s’engageant au FN à 16 ans, et devenant quatre ans plus tard responsable départemental du parti. « Je peux vous assurer que, quand vous grandissez en Seine-Saint-Denis, vous êtes exactement au bon endroit pour voir, observer, vivre et subir toutes les dérives du pays : délinquance, ravages de l’immigration de masse, clientélisme, terrorisme… » Le FN a par deux fois fait élire « le plus jeune député de France » (Marion Maréchal puis Ludovic Pajot). Jeunisme ? Non. Démonstration de l’engagement d’une certaine jeunesse qui ne veut pas de la France telle que l’ont faite 40 années de politique antinationale : « Oui, je le redis à toutes ces belles âmes, c’est le monde qu’ils ont construit : j’appartiens à une génération qui peut mourir pour une cigarette ou un mauvais regard, qui peut mourir sur un trottoir, à un concert, sur un parking de discothèque ! »

Et Jordan Bardella de conclure : « Le soir du dimanche 26 mai, je veux que Castaner ait les larmes aux yeux en voyant les résultats arriver, que Griveaux cherche ses mots sur les plateaux, que Macron, Juncker et Merkel comprennent que c’est fini et que les peuples sont de retour ! » D’ici là, c’est un marathon électoral que vont courir dans tout le pays Jordan Bardella et Marine Le Pen, et leurs équipes, pour convaincre les électeurs qu’on peut agir efficacement pour la France et l’Europe… en étant nombreux au Parlement européen.

Samuel Martin

Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2019

Face à la vague patriotique, la violence « démocratique » ?, par Franck Deletraz

A l’heure où nous assistons au réveil tant attendu des peuples européens et à une heureuse dynamique de rapprochement entre des grandes figures patriotiques du vieux continent dans le but de secouer le joug bruxellois, les enragés de l’Europe technocratique et du système moribond n’ont-ils pour seul et dernier argument que celui de la barre de fer ? C’est en tout cas ce que tend à démontrer la sauvage agression dont a été victime en Allemagne Frank Magnitz, d’Alternative für Deutschland.

La piste politique privilégiée

Lundi dernier, le député du parti de la droite souverainiste allemande, responsable de l’AfD pour le land de Brême, était en effet retrouvé allongé et grièvement blessé par deux ouvriers du bâtiment. Violemment passé à tabac « avec un morceau de bois » par trois hommes encagoulés qui ont pris la fuite, Magnitz, transféré en urgence à l’hôpital, a heureusement pu rentrer chez lui mercredi, avec néanmoins d’importantes séquelles. Une agression pour laquelle le parquet et la police ont ouvert une enquête et lancé un appel à témoins. Selon Der Spiegel, les policiers, qui privilégient logiquement le « mobile politique », éplucheraient actuellement les images d’une caméra de vidéosurveillance ayant enregistré la totalité de la scène et devraient progresser assez vite. Cependant, comme l’a déclaré Alexander Gauland, vice-président de l’AfD, il est d’ores et déjà évident que cette « tentative d’assassinat […] résulte de l’ostracisme et de l’agitation auxquels l’AfD fait face » depuis des mois, notamment de la part des antifas. Lors de son audition, Magnitz a d’ailleurs expliqué être passé, quelques minutes avant son agression, « à proximité d’une manifestation antiraciste »…

« Un nouveau printemps européen »

Il faut dire que le grand réveil patriotique auquel nous assistons en Europe suscite une vive panique dans les rangs des ennemis de la patrie, qu’ils soient europhiles ou d’extrême gauche. A mesure que les peuples reconquièrent leur liberté et que l’édifice se fissure, les prétendus « démocrates » de tout poil donnent libre cours à leur haine et à leur violence. Ce qui n’empêche pas ce vent de liberté de souffler.

Mercredi encore, la visite de Salvini à Varsovie, pour discuter de la coopération et d’un programme commun entre la Ligue et les patriotes polonais du parti Droit et justice en vue des élections européennes de mai, a en effet été fructueuse. A l’issue de sa rencontre avec Mateusz Morawiecki, le Premier ministre polonais, Salvini a ainsi expliqué que si « l’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre » et que « la Pologne et l’Italie seront les protagonistes de ce nouveau printemps européen ». Une coopération qui, concrètement, pourrait prendre la forme d’une extension du groupe Europe des nations et des libertés, où siègent notamment la Ligue, le RN et le FPÖ, au Parlement européen. Un projet de pacte salué jeudi par Orbán, qui a accueilli en août dernier Salvini avec une même volonté de coopération.

Le réveil de l’Andalousie

Un vent de liberté qui souffle également sur l’Espagne grâce au parti Vox qui, rappelons-le, a fait son entrée le 2 décembre dernier au Parlement andalou en remportant 12 sièges lors des élections régionales, mettant ainsi fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays.

Désormais politiquement incontournable, Vox seul a permis la formation mercredi d’un gouvernement de coalition entre le Parti populaire et Ciudadanos, qui dirigera l’Andalousie à droite pour la première fois depuis 36 ans. Une belle victoire pour ce parti qui a pris pour slogan « Nous ne jurons que par l’Espagne », et dont le numéro deux, Javier Ortega Smith, a averti mercredi soir, à Séville : « Aujourd’hui, les lois liberticides, l’immigration illégale, la corruption ont perdu » et « le pré carré de la gauche en Andalousie est enfin terminé » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2019

Le Rassemblement national a lancé sa campagne pour les élections européennes

14/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le rassemblement national a lancé ce dimanche sa campagne pour les élections européennes. Devant 2 000 militants, Marine Le Pen a présenté les 12 premiers candidats de sa liste, conduite par son fidèle porte-parole, Jordan Bardella, 23 ans.

Forte de la crise politique actuelle portée par les gilets jaunes, la présidente du parti n’aura qu’un objectif en mai : battre Emmanuel Macron.

Marine Le Pen a notamment déclaré :

Dans le contexte de la saine révolte des ‘gilets jaunes’, ces élections seront l’occasion de dénouer la crise politique née de l’aveuglement, de l’intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine d’un président, dérangeant dans ses attitudes, inquiétant dans ses comportements, incompétent dans ses fonctions



Matteo Salvini appelle à la renaissance des vraies valeurs européennes

10/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de la présentation de ses vœux, hier, Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

L’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe. […] La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité.

Cet appel à une réforme de l’Union européenne a ensuite été poursuivie de sa part par des instructions sur la nécessité de fermer les frontières et ne pas céder « aux chantages de Bruxelles ».

Cette allocution semble faire également référence à son implication dans la cause des Gilets jaunes ainsi qu’aux mauvaises relations entre la direction italienne et française ; puisque pour lui une nouvelle Europe qui sera portée par les Gilets jaunes et autres mouvements va bientôt voir le jour.

L’approvisionnement de l’Europe en gaz naturel, nouveau point de tension entre les Etats-Unis et la Russie sur le continent européen en 2019

08/01/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Au cœur du conflit, un développement de l’« Initiative des Trois Mers ». L’« Initiative des trois Mers » (ITM) est le nom donné à un forum organisé par des pays d’Europe centrale et de l’est. Ces derniers sont presque tous d’anciens membres du Bloc de l’Est. Le but du forum est la création d’une coopération économique. Un des projets est notamment la construction d’un pipeline avec des terminaux en Pologne et en Croatie.

Quelles conséquences économiques ?

Ce projet s’oppose au projet germano-russe Nord Stream II, lequel viserait à renforcer le gazoduc qui relie déjà la Russie à l’Allemagne via la Baltique. Si ce projet de l’ITM aboutit, la Pologne et les Etats-Unis deviendront des acteurs majeurs de l’exportation du gaz naturel en Europe, aux détriments de l’Ukraine et de la Russie.

Quelles conséquences politiques ?

Ce changement pourrait engager une décentralisation au sein de l’Union européenne vers les pays de l’est. De plus, au sein du contient européen, cela pourrait diviser l’Europe et la Russie qui se tournerait alors vers l’Asie. Enfin, l’« Initiative des trois Mers » et son projet de pipeline sont très soutenus par les Etats-Unis et Donald Trump qui veulent rafler le marché européen et écarter la Russie. D’ailleurs, des sanctions économiques sont déjà prévues contre les entreprises, françaises ou autres, qui souhaiteraient collaborer pour la construction Nord Stream II.

Salvini plus humanitaire et plus européen que Sánchez, par Olivier Bault

Si Matteo Salvini n’a pas complètement mis fin aux navettes des ONG entre les eaux libyennes et l’Europe, il leur rend la tâche beaucoup plus difficile et onéreuse. Sans compter que la fermeture des ports italiens met à nu toute l’hypocrisie des Sánchez et autres Macron qui vomissent dans les médias sur la « lèpre populiste ». Malte et l’Italie, mais aussi la France, ayant refusé d’accueillir les 300 immigrants clandestins à bord du navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, c’est l’Espagne de Sánchez qui a bien dû s’y résoudre pour ne pas se contredire elle-même. La cargaison humaine livrée à l’ONG immigrationniste par les passeurs libyens est arrivée à Cadix le 28 décembre.

Quand l’Open Arms avait demandé à débarquer en Italie une semaine plus tôt, la réponse du ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue avait été on ne peut plus claire : « Le navire espagnol battant pavillon espagnol a recueilli 300 immigrants et a demandé un port italien pour les faire débarquer après le refus de Malte. Ma réponse est claire : les ports italiens sont fermés ! Pour les trafiquants d’êtres humains et pour ceux qui les aident, fini la belle vie ! »

Le résultat des courses, c’est que tandis que la pression migratoire s’est beaucoup relâchée sur l’Italie, elle s’est fortement accentuée sur l’Espagne depuis la constitution du gouvernement socialiste de Pedro Sánchez début juin 2018 et ses déclarations en faveur de l’accueil des « migrants ». C’est ainsi qu’on dénombrait au 26 décembre 63 755 arrivées d’immigrants illégaux en Espagne depuis le début de l’année 2018 contre 28 707 en 2017. Le précédent record de 2006, avec ses 39 180 illégaux arrivés par voie de mer, principalement aux îles Canaries, à cause de la politique d’accueil du socialiste Zapatero et ses régularisations massives d’immigrés clandestins. Du coup, il y a eu 769 noyades de recensées entre le Maroc et l’Espagne en 2018 contre 223 en 2017.

A l’inverse, la politique ferme du gouvernement Conte, lui aussi en place depuis début juin, a fait passer le nombre d’arrivées par voie de mer de 119 369 en 2017 à 23 206 en 2018 (au 26 décembre), et le nombre de noyés en Méditerranée centrale de 2 853 à 1 306.

En outre, la politique de Salvini a pour effet une moindre pression migratoire entre l’Italie et la France et une réduction très significative du nombre d’immigrants en situation irrégulière à Vintimille, ce qui a été relevé par les médias français début décembre, tandis que la « route espagnole » est devenue en 2018 la plus importante du continent européen. C’est donc à la frontière avec l’Espagne que les policiers et gendarmes français refoulent désormais les immigrants clandestins par centaines. Environ 7 000 auraient ainsi été refoulés en 2018.

Joseph Cilluffo, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police pour les Pyrénées-Atlantiques, reconnaissait toutefois le 16 décembre dans Le Parisien : « Nos collègues de la police aux frontières contrôlent cinq points de passage. Mais il y en a beaucoup plus. Sauf que nos effectifs sont insuffisants pour faire un travail exhaustif. […] Parfois, vous pouvez contrôler plusieurs fois la même personne, mais vous savez qu’elle finira par revenir et réussir. […] Nos collègues espagnols ne nous aident pas vraiment. Ils savent que ces migrants ne souhaitent pas, pour la plupart, rester sur leur territoire, et veulent au contraire rallier la France, ou l’Angleterre pour une minorité d’entre eux. »

Et pourtant, à Paris comme à Bruxelles, c’est Sánchez que l’on vante et Salvini que l’on vomit. Va comprendre, Charles…

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2019

Immigration, islamisation : 6 raisons d’espérer un basculement politique – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il est une mode dans les milieux patriotes de céder au désespoir. Parfois même chez certains le défaitisme sert d’excuse pour l’inaction et le renoncement. En effet, si tout est perdu, à quoi bon s’engager ? Ce prétexte tient de moins en moins, il faudrait aujourd’hui être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la lumière est au bout du tunnel.

Bien sûr l’immigration n’a cessé de prendre de l’ampleur, l’islamisation suit son cours et progresse dans toute l’Europe. L’idéologie dominante n’a jamais été si intransigeante. Les médias à grande audience rabâchent un discours monochrome sur les questions identitaires. Il ne faudrait cependant pas considérer que l’assurance de nos adversaires politiques est gonflée par leur confiance dans l’avenir mais bien par l’idéologie qui les anime. Ils sont les promoteurs et vainqueurs de la mondialisation, ils auraient tort d’en reconnaitre les effets néfastes.

Ils ne veulent pas vivre dans un monde autre que le leur où la diversité tient lieu de quasi-religion et la repentance de culte. L’enracinement, la fermeture des frontières au déferlement migratoire, le protectionnisme économique leur font horreur. Même confrontés à l’échec de leur modèle et aux souffrances du peuple forcé de le subir, ils continueront de le défendre jusqu’à son écroulement total. Ils redoublent même d’efforts à mesure que l’issue fatale se précise.

Les premières fissures commencent à apparaitre au grand jour avec la révolte des gilets jaunes, mais les premiers signes sont perceptibles depuis de nombreuses années. Cela ne veut pas dire que l’arrivée au pouvoir de nos idées est forcément imminente, mais elle est en tout cas loin d’être improbable. Sur beaucoup de sujets, les Français partagent très largement nos options et convictions :

– 94 % des Français soutiennent la déchéance de nationalité des terroristes binationaux (Elabe, 18 novembre 2015)
– Huit Français sur dix considèrent que leur pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires. (IFOP,1er décembre 2018)
– Près de trois quarts des Français trouvent que l’immigration coûte plus à la France qu’elle ne lui rapporte. (IFOP, 1er décembre 2018)
– 83 % des Français sont favorables à « l’expulsion des étrangers fichés S ». (Odoxa, 29 mars 2018)
– 88 % des Français sont favorables à l’interdiction du salafisme. (Odoxa, 29 mars 2018)
– 74 % des Français jugent que l’islam « cherche à imposer son mode de fonctionnement aux autres ». (Ipsos, 3 juillet 2017)

L’établissement d’un Référendum d’Initiative Populaire permettrait aux Français de s’exprimer sur ces sujets. Quand on sait qu’une écrasante majorité de Français (84 %) estiment qu’il n’est pas possible d’en discuter sereinement (IFOP,1er décembre 2018), cette revendication n’est pas innocente. Il faut sans doute considérer l’insistance des gilets jaunes au sujet du RIC comme un moyen de contrer l’unanimité gouvernementale et médiatique dans ces débats ainsi que de nombreux autres.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le lien entre immigration et terrorisme est en partie reconnu par l’Union européenne

21/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, mercredi 12 décembre, la commission spéciale sur le terrorisme (TERR) de l’Union européenne a présenté et fait voter un rapport pour faire des propositions en matière de lutte contre le terrorisme.

Le texte adopté reconnaît « que les attentats les plus meurtriers ont été perpétrés par des groupes djihadistes » et que les terroristes sont « entrés dans l’UE par des flux » (sous-entendu migratoires) révélant « de grands manquements dans le contrôle des frontières ».

Le rassemblement Bleu Marine a commenté sur son site, « Les solutions sont pourtant simples. Il faut contrôler nos frontières extérieures et lutter contre l’immigration de masse. Il faut fermer les mosquées radicalisées, enfermer les imams prêcheurs de haine, démanteler le financement du terrorisme, et empêcher la récidive par des peines adaptées. »;

Effrayant lorsqu’on sait que 450 détenus radicalisés vont être libérés de prison prochainement.

Allemagne : un journaliste du Spiegel falsifiait ses articles

21/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le magazine allemand Der Spiegel a révélé mercredi que Claas Relotius, un de ses journalistes, falsifiait ses articles depuis plusieurs années. Le comble est que ce journaliste de 35 ans avait été primé à plusieurs reprises pour ses articles ! Il a remis dimanche sa démission après avoir été confronté aux accusations d’un de ses collègues.

Il admet avoir inventé des citations et des scènes auxquelles il n’a en réalité jamais assisté, en particulier sur des réfugiés.

La rédaction du Spiegel dit être sous le choc après ces falsifications “à grande échelle” : ce sont minimum 14 articles qui ont été bidonnés, malgré pourtant un service de vérification interne.

Manifestations en Hongrie et mensonges des médias

Les grands médias français, qui reprennent sans hésiter les éléments de communication du ministère français de l’Intérieur quand il s’agit de parler des manifestations des Gilets jaunes, font tout le contraire pour évoquer des manifestations en Pologne et en Hongrie : ils se transforment alors en caisse de résonance de l’opposition la plus radicale à des gouvernements pourtant issus d’élections plus démocratiques que les dernières élections présidentielles françaises caractérisées par l’intervention du parquet financier socialiste et de juges d’instruction connus pour leur affiliation à gauche.

Il n’en est pas autrement en ce qui concerne les actuelles manifestations contre le gouvernement de Viktor Orbán qui se déroulent en ce moment à Budapest. Si ces manifestations sont réelles, l’image qui en est donnée par les médias mainstream occidentaux est fortement déformée. Mais c’est normal, puisque en Hongrie ceux qui protestent contre le gouvernement sont les adeptes de la gauche et de l’idéologie progressiste, c’est-à-dire les amis de Macron appuyés par les ONG financées, entre autres, par l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros. Et s’ils étaient une bonne dizaine de milliers dimanche dernier, dont moins de 3 000 ont poursuivi leur mouvement en se rendant à la télévision publique, leurs actions violentes sont rejetées par 80 % de la population. C’est donc la situation inverse de celle observée ces derniers temps en France.

Les médias français mentent aussi sur la loi à l’origine de ces manifestations. Tout est parti de l’adoption par le parlement hongrois, le 12 décembre, d’une loi sur le travail qui fait passer de 250 à 400 le nombre d’heures supplémentaires qu’un employeur peut exiger de ses salariés. Cela ne concernera qu’une petite minorité de travailleurs, et c’est pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : peu d’immigration, natalité en hausse mais toujours très faible, avec en moyenne 1,45 enfant par femme, chômage à 3,6 % de la population active, croissance du PIB supérieure à 4 %… La nouvelle loi permet aussi aux conventions collectives d’autoriser un calcul du temps de travail hebdomadaire (40 h) sur une période de 36 mois au lieu de 12, pour plus de flexibilité. Les médias français et européens, tels BFM TV et Euronews, prétendent, en reprenant les bobards diffusés par l’opposition hongroise la plus radicale, que les heures supplémentaires seront désormais payées au bout de trois ans, ce qui est faux ainsi que nous l’apprend depuis Budapest le correspondant du Visegrád Post, le site de réinformation sur l’Europe centrale, dans une analyse détaillée de la situation publiée jeudi matin.

Le Visegrád Post publie aussi les vidéos dévoilant les manipulations opérées par les députés de l’opposition qui se sont volontairement couchés à terre sur le ventre, les mains derrière la nuque, pour filmer les « répressions » du « régime » d’Orbán. Des mises en scène plutôt grossières, mais qui marchent quand on peut compter sur la collaboration des grands médias étrangers. Ces députés refoulés par le service d’ordre de la télévision publique prétendaient faire irruption dans le direct pour y lire leurs demandes : l’annulation de la loi « esclavagiste » sur les heures supplémentaires, moins d’heures supplémentaires pour les policiers et les fonctionnaires, des tribunaux indépendants, l’adhésion par la Hongrie au Parquet européen et des médias publics indépendants (alors que les médias privés restent majoritairement antigouvernementaux en Hongrie). La pétition porte le logo du parti libéral-libertaire et eurofédéraliste Momentum qui avait obtenu moins de 3% des voix aux élections législatives d’avril.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2018

Londres présente son projet immigration

20/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Londres présente ce 19 décembre un livre blanc sur le système d’immigration qui aura cours après le Brexit.

Cette mesure est le résultat de réflexions lors du référendum sur le Brexit de 2016. Elle mettra fin à la libre circulation des immigrés au Royaume-Uni, suite à la décision des Britanniques de « reprendre le contrôle des frontières », notamment par l’obtention plus compliquée de visa pour les étrangers.

Cette démarche aurait pour but d’inciter les entreprises britanniques « à se tourner en priorité vers la main d’œuvre nationale » Les critères de l’immigration seront les compétences et l’expertise que les gens peuvent apporter.

Le but est de ramener le solde migratoire à un niveau « viable », de le réduire à moins de 100 000 par an contre 280 000 en 2017.

L’Europe macronienne est mal partie, par Jean-Gilles Malliarakis

Dans la folle journée du 18 décembre, le pouvoir a retourné deux fois sa veste. Le gouvernement a d’abord claironné la suppression de certaines coûteuses petites mesures démagogiques promises mi-novembre. La compensation des concessions présidentielles faites aux gilets jaunes le 10 décembre semblait alors prendre un tour raisonnable, par la renonciation à certaines dépenses.

Puis la majorité parlementaire, résolument En Marche vers l’abîme, est revenue au point de départ. On recourra donc une fois encore au déficit et à l’emprunt.

Ainsi se précise la question du budget déficitaire de 2019. Il est évalué, du fait des nouvelles orientations jupitériennes à 3,4 % du PIB Français. Et cette affaire est réapparue comme une pierre d’achoppement des grands projets du président. Car ne l’oublions pas la grande idée de l’État central parisien se projette à la tête d’une Europe qu’il annonce comme franco-allemande, parce qu’il ne peut guère la présenter comme franco-britannique[1] mais qu’on pense en fait franco-française.

Or, elle est posée, à tort je le crains, comme si cette lancinante exigence n’était liée qu’à l’adoption de l’euro comme monnaie unique.

Divers engagements forts remontant à plus de 20 ans en confirment la cohérence. Pour appeler un chat un chat disons que l’ordolibéralisme allemand se veut légitimé par le succès du deutsche mark et de l’industrie d’outre-Rhin. Les entreprises d’outre-Rhin ont sut s’adapter à 16 réévaluations en un demi-siècle. C’est cette discipline qui a transformé un pays détruit et ruiné en 1945, en nation économique majeure. Or, les Allemands considèrent qu’ils acceptaient d’échanger la maîtrise de leur monnaie contre le projet européen, à condition que l’Europe monétaire elle-même suive leur exemple.

À l’époque des négociations de Maastricht le ministre allemand des finances, le Bavarois Théo Waigel mettait en garde à propos de la véritable norme de déficit prévisionnel lors d’adoption d’une loi de finances. Il fixait ce qu’on appelait autrefois l’impasse budgétaire à hauteur seulement de 1 % du PIB. On a fini par accepter 3 % pour des raisons très discutables, dépourvues de valeur économiques.

Or, aujourd’hui dans la majorité des États ayant adopté l’euro, on a compris qu’il ne s’agit pas d’une sinistre obligation européenne, mais de l’intérêt de chacune des nations, et la moyenne du déficit des 19 pays de la zone euro est de 0,7. Sauf évidemment en France.

Que ceci vienne en contradiction avec le pacte d’Amsterdam ne peut pas échapper à Pierre Moscovici. Devenu ministre des Affaires européennes dans le gouvernement Jospin, formé le 4 juin 1997, et qui fut négociateur de ce pacte dit de croissance et de stabilité adopté par le Conseil européen du 17 juin.

Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, nommé en 2014, il admet que la France ne saurait se contenter de 2,8 de déficit : elle pourra évoluer vers 3,5, soit 5 fois plus que la moyenne européenne, du fait de l’incorporation des concessions jupitériennes annoncées le 10 décembre et que l’on s’apprête par conséquent à financer par l’emprunt. C’est permis dit Moscovici dès lors que c’est exceptionnel[2].

Ceci a été confirmé par l’intéressé au matin du 18 décembre[3], qui est même parvenu à stigmatiser[4] le déficit italien à hauteur de 2,4.

La démagogie intérieure, pratiquée sous l’ombrelle du laxisme bruxellois, discrédite et ridiculise ainsi un peu plus le projet de l’Europe macronienne.

[1] Ce que Chirac n’hésita pas à imaginer avec les accords militaires franco-britanniques de Saint-Malo de 1998. Adversaire assumé de l’entente franco-allemande scellée par De Gaulle et Adenauer en 1962 et continuée par Giscard et Mitterrand, il se heurta à cette évidence : la Grande Bretagne voulait bien une coopération militaire bilatérale mais elle refusait tout projet supranational.
[2] Or l’exception française dure depuis quelque 20 ans.
[3] Au micro d’Elizabeth Martichoux sur RTL.
[4] L’argument utilisé, celui de la dette respective des deux pays, prouve que malgré ses fonctions M. Moscovici ne connaît pas la différence de calcul entre l’État français, qui ne tient pas compte de la dette des retraites et l’État italien qui gère directement les pensions de base de l’INPS, Istituto Nazionale della Previdenza Sociale créée en 1933 par Mussolini.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Des généraux prennent position contre le Pacte de Marrakech

18/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est mercredi que doit être entériné officiellement à New-York, le fameux « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » finalisé à Marrakech lundi dernier. Rappelons qu’un bon nombre de pays européens se sont déjà retirés de ce dispositif et que d’autres pays comme l’Italie, la Suisse ou Israël, ont décidé d’organiser des consultations nationales avant tout engagement. Enfin le Brésil de Bolsonaro a fait savoir qu’il se retirerait de ce Pacte, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique.

Mais ce n’est pas le cas de la France, bien qu’une étude récente de l’IFOP concluait que 77% des Français ne voulaient plus d’étrangers supplémentaires. En pleine crise des Gilets jaunes, Macron a pourtant délégué à Marrakech son secrétaire d’état Jean-Baptiste Lemoyne, pour préparer la ratification. Pire, le débat national sur l’immigration, promis par Emmanuel Macron lundi dernier, a été déprogrammé deux jours plus tard par Édouard Philippe sous la pression des lobbies droit-de-l’hommistes et notamment de SOS Racisme.

C’en était trop pour le général Antoine Martinez qui a pris l’initiative d’une lettre ouverte à l’adresse du président de la République. Elle est cosignée par un amiral, dix généraux dont Didier Tauzin, ex-candidat à l’élection présidentielle de 2017, le bien connu Christian Piquemal, ainsi que par Charles Millon, ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac.

Et que demande cette lettre ouverte ?

Elle dénonce un déni de démocratie et exige un débat public. Opposés à la ratification par la France, les signataires mettent en garde contre les difficultés à intégrer des populations trop nombreuses, et qui ont déjà montré leurs difficultés à se soumettre aux lois de la République. Ils militent aussi pour le maintien des repères civilisationnels, indispensables à la cohésion sociale.

Invasion migratoire : des milliers de manifestants à Bruxelles contre le pacte de l’ONU

17/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Devant les institutions européennes à Bruxelles, ils sont venus clamer leur opposition au Pacte de l’ONU sur les migrations.

Signé par la Belgique à Marrakech le 10 décembre, ce Pacte sur les migrations recense une vingtaine de principes dont l’intégration des migrants. Les manifestants souhaitaient dénoncer un texte qui pourrait encourager les flux migratoires incontrôlés.

Coordonné par plusieurs organisations dont le Vlaams Belang, le rassemblement a réuni plus de 5000 personnes, selon la police.


Les instigateurs du pacte de Marrakech sont de fieffés mondialistes

13/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le pacte mondial de l’ONU « pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » a donc été signé lundi à Marrakech. En signant ce texte juridiquement non contraignant, les 164 États signataires ont pris un grand nombre d’engagements allant dans le sens d’un effacement de leurs frontières et de leur identité.

Mais qui a inventé ce pacte ?

Le principe de ce texte trouve son origine dans la Déclaration de New-York du 19 septembre 2016 pour les réfugiés et les migrants. Cette déclaration a été préparée sous la direction de Peter Sutherland, alors représentant spécial du Secrétaire général pour les migrations internationales et le développement. Celui-là même qui, alors président de Goldman Sachs International, avait déclaré, le 21 juin 2012, lors d’une audition à la Chambre britannique des Lords, que tout individu doit avoir la possibilité d’étudier et de travailler dans le pays de son choix. Cet administrateur du groupe Bilderberg appelait également les États européens à « miner leur homogénéité nationale ».

Son successeur, Louise Harbour, a également un profil militant.

Cette ancienne juge canadienne a produit tous ses efforts pour désinformer le public et occulter les effets du pacte et ses fondements mondialistes. Cette actuelle représentante spéciale de l’ONU pour les migrations a elle-même présidé l’organisation International Crisis Group. Cette ONG très particulière est financée par les États et par de généreux mécènes, telle l’Open Society Foundation de George Soros. Elle est connue pour soutenir l’action belliciste de l’OTAN.

Gilles-William Goldnadel : « Le pacte de Marrakech est une sorte d’ode à l’immigration »

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est rendu à Marrakech pour signer le pacte de l’ONU sur les migrations au nom d’Emmanuel Macron.
Boulevard Voltaire a recueilli la réaction de Gilles-William Goldnadel qui considère ce pacte comme “extrêmement nocif”.

Le secrétaire d’État Lemoyne vient de signer le pacte mondial sur les migrations à Marrakech. On entend beaucoup de choses sur ce pacte, mais peu de personnes l’ont lu. Pouvez-nous nous expliquer en quelques mots ce que recouvre ce pacte ?

C’est un pacte à mon avis extrêmement nocif. Non pas parce qu’il est effectivement contraignant.
Tous ceux qui l’ont signé et qui veulent le défendre avancent l’argument juridique consistant à rappeler qu’il n’est pas contraignant. Mais, s’il est nocif, ce n’est pas pour une raison de contrainte juridique. Il est nocif, parce que, dans sa philosophie, ce pacte est une sorte d’ode à la migration, ou à l’immigration.
Sous couvert de vouloir harmoniser les politiques entre États membres, les Nations unies donnent une coloration immigrationniste à sa doctrine. Elle préconise désormais une grande immigration, même si c’était déjà le cas dans les documents onusiens, avec des recommandations elles-mêmes très immigrationnistes comme la promotion du regroupement familial.
D’autre part, il incite les médias à ne pas avoir un discours hostile à l’immigration sous peine d’être privés de financement public.
Bien sûr, ce sont des phrases assez creuses. Mais nous savons bien, en France, que ces phrases peuvent se réaliser. Je pense par exemple à Valeurs Actuelles. Ce journal a été condamné en justice pour avoir orné sa couverture d’une femme voilée, et ainsi avoir attiré l’attention du public sur les dangers de l’islamisation. Cela avait été considéré, dans un premier temps par la justice, comme une déclaration valant condamnation judiciaire, même si ensuite la justice est revenue sur ses décisions. Cependant, une ministre en avait profité pour proposer de priver Valeurs Actuelles de ses subventions.
Bien entendu que les recommandations qui ont été prises aujourd’hui par le pacte de Marrakech ne sont pas juridiquement contraignantes pour les États souverains, mais quand même cela n’est pas neutre.
Je constate que ce n’est pas Jupiter qui est à Marrakech. S’il trônait encore au-dessus de l’Olympe, il y serait probablement allé pour faire la promotion des migrations. À la place, il a délégué en catimini un sous-ministre.
Vous remarquerez enfin que le titre de 8h des informations de France Inter était : « Pacte de Marrakech, instrumentalisation par l’extrême droite ».

Le pacte de Marrakech a été dénoncé en partie par les gilets jaunes. Est-ce pour cela qu’Emmanuel Macron a envoyé un secrétaire d’État ?

Oui peut-être, même si je suis obligé de modérer ce point. Vous avez remarqué cette contestation, parce que vous avez été attentif. En réalité, les médias convenus ont tout fait pour masquer cette critique par certains gilets jaunes.
Puisque ce mouvement est à la fois informe et polyphonique, la classe médiatique choisit soigneusement les ‘’porte-parole’’ dont les discours leur conviennent le mieux. Il est difficile d’être le porte-parole d’un cri.
Plus largement, vous remarquerez que tout ce qui concerne l’immigration, le coût de l’immigration et l’identité culturelle sont des sujets largement placés sous le boisseau. On met davantage en lumière la critique économique et, à l’intérieur de la critique économique, davantage les demandes de salaires plutôt que la critique des impôts.
En définitive, le mouvement des gilets jaunes est une sorte d’auberge espagnole en France où chacun apporte ou prend ce qui lui convient.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

À Rome, Matteo Salvini salue la vague des Gilets jaunes

10/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est un Matteo Salvini sûr de sa force qui s’est offert un bain de foule samedi à Rome. Plusieurs dizaine de milliers de personne sont venus à la rencontre du ministre italien de l’Intérieur, qui fêtait ces six premiers mois au gouvernement. Certains de ses partisans étaient vêtus de “gilets jaunes”.

Regardez ce qui se passe en France ou ce qui se passait en Grèce. Regardez la crise économique que traverse la si puissante Allemagne, l’Espagne ou d’autres pays encore. Regardez ces gilets jaunes dans ce parc. Ici, ils garantissent l’ordre public, à Paris, ils manifestent. La violence n’est jamais justifiée, mais qui sème la pauvreté, récolte les manifestations. Qui sème les fausses promesses récolte la réaction des périphéries et des campagnes.


Livre : L’islam à la conquête de l’Occident, de Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate et membre du collectif Les Amoureux de la France, signe ici L’islam à la conquête de l’Occident (Éditions du Rocher). Il s’agit de l’étude d’un document datant de 2000 et actualisé en 2006, rédigé par l’ISESCO (Organisation islamique pour la science et la culture).

Ce document a été pensé comme une « Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique ».

Alors que la question migratoire alimente les débats depuis quelques années, et que s’y mêlent des critiques de l’islamisation du pays, l’existence d’une stratégie liée à ces phénomènes a toujours été niée. L’enquête récente de Gérard Davet et Fabrice Lhomme sur l’islamisation des banlieues, Inch’Allah, L’islamisation à visage découvert, si elle rapporte bien la réalité du terrain, ne traite absolument pas les causes profondes. Si le point de départ, la raison de ce processus ne sont pas dévoilés, il est impossible de le combattre. C’est ce à quoi l’ouvrage de Jean-Frédéric Poisson s’attaque.

Les pays signataires du document qu’il étudie sont les membres de l’ISESCO, c’est-à-dire tous les États musulmans, de l’Arabie saoudite au Qatar en passant par l’Iran ou le Tchad. L’objectif de ce document est d’installer à la place de la société occidentale « une civilisation de substitution ».

Jean-Frédéric Poisson étudie avec précision chaque chapitre de ce document qui décrit la manière « d’imposer la charia en Europe » et, par extension, à l’ensemble du monde occidental. Les moyens prescrits par les signataires concernent plusieurs domaines : l’action sociale, la famille, le statut des femmes, l’enfance et la jeunesse, les institutions sociales et religieuses, l’ouverture à l’environnement, l’éducation et l’enseignement et, enfin, la langue arabe.

Les moyens d’investir ces domaines sont nombreux : le mensonge (la taqiya et ses diverses formes), le soi-disant dialogue avec l’Occident sur le principe de la dhimmitude. « Il s’agit d’amener l’Occident à reconnaître […] que l’islam est la meilleure solution possible pour lui-même. » Tout homme étant né musulman, il n’y a pas d’autre aboutissement possible au dialogue. « Il ne peut être question, donc, d’un dialogue d’égal à égal. »

Le document revient ensuite longuement sur la faillite de la civilisation occidentale, sur sa perversion et sur sa faiblesse. Il montre comment s’engouffrer dans les brèches laissées par la tolérance de ces sociétés, comment les fragiliser et les détruire pour y imposer la loi islamique. L’Occident est « une terre de conquête ».
Jean-Frédéric Poisson développe ensuite les moyens de répondre à cette stratégie d’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique. Il s’agit d’apporter une réponse politique à cette volonté de conquête par l’islam, présente dans nos sociétés par le communautarisme. Il développe ainsi plusieurs axes de réflexions : l’évolution de la loi de 1905 ou, du moins, son application, la lutte contre l’influence néfaste des États étrangers, notamment pour les questions de financement des mosquées, le soutien aux réformateurs, aux courants plus « modernistes », et la lutte contre le communautarisme.

C’est la première fois que cette stratégie d’action culturelle est commentée. Jean-Frédéric Poisson signe, ici, une analyse complète de ce document, pour que ce sujet soit discuté et débattu dans le champ politique, pour que les Français sachent, pour que les élites ne puissent pas dire « Je ne savais pas ».

Nicolas Pécari

Tribune reprise de Boulevard Voltaire