Le Liechtenstein refuse l’avortement

Le Liechtenstein refuse l'avortement

18/09/11 – 16h00
VADUZ (NOVOpress)
– Voici un résultat électoral démocratique qui risque fort de contrarier les tenants de la bien pensance contemporaine, pour qui le droit à l’avortement est devenu un droit quasi-sacré et les IVG de masse qui en découlent l’incarnation de la “liberté” et du “progrès”.

En effet, au cœur de la vieille Europe, un petit État refuse encore ce catéchisme que l’on avait fini par croire obligatoire.

Le Liechtenstein a ainsi rejeté aujourd’hui la légalisation de l’avortement, en votant majoritairement “non” à une initiative populaire soumise à référendum.

Ce résultat est un satisfecit pour le prince Aloïs von et zu Liechtenstein, qui avait affirmé son opposition à cette initiative.

Selon les premiers résultats officiels, 52,3% des votants ont rejeté le projet de légalisation intitulé “aider plutôt que punir”.

Frédéric Nihous : « La Grèce doit sortir de la zone euro »

Frédéric Nihous : « La Grèce doit sortir de la zone euro »

18/09/11 – 14h30
BORDEAUX  (via Info Bordeaux Le candidat CPNT (Chasse Pêche Nature Traditions) à l’élection présidentielle de 2012 a posé, dans un communiqué de presse, la question d’une éventuelle sortie de la zone euro pour la Grèce. Ce sujet, encore tabou il y a quelques mois commence pourtant à prendre de l’ampleur.

Pour le conseiller régional d’Aquitaine, « pour sauver la zone euro, ne faut-il pas sortir la Grèce de la zone euro comme on expulse un copropriétaire qui n’a pas tenu ses engagements et qui a trompé la confiance de ses voisins ? ». En effet, pour Frédéric Nihous, « la Grèce n’a cessé de mentir sur son déficit public, de fournir des chiffres frauduleux dans tous les domaines à ses partenaires et bailleurs européens, et s’est notamment montrée incapable d’assurer le simple prélèvement de l’impôt ! ».

De nombreux responsables politiques posent désormais ouvertement la question d’une sortie de l’euro pour les Grecs, afin de sauver la monnaie unique en proie à de graves difficultés sur les marchés financiers. Pourtant, du côté de la commission européenne, la réponse est catégorique. Celle-ci a exclu jeudi une sortie de la Grèce de la zone euro : « Aucune sortie, ni expulsion de la zone euro n’est possible d’après le traité de Lisbonne. La participation à la zone euro est irrévocable. Il n’y a aucune discussion à ce sujet », a affirmé le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn.

[Kiosque étranger] Le choc de l’immigration de masse

[Kiosque étranger] Le choc de l'immigration de masse

18/09/2011 – 12h00
LONDRES (NOVOpress) –
Peter Hitchens, le célèbre commentateur conservateur, à la liberté de ton reconnue, s’est rendu dans une petite ville du nord de l’Angleterre, Boston (Lincolnshire), pour observer l’impact de l’immigration de masse sur une communauté rurale. L’article est d’autant plus intéressant que cette immigration est d’origine européenne. Si les effets sont moins destructeurs que dans le cas d’autres vagues migratoires, l’observation de ses conséquences ici sert grandement le propos de l’auteur.

Peter Hitchens rappelle notamment comment Andrew Neather avait révélé en 2009 que l’ouverture des frontières à une immigration de peuplement avait été décidée par le gouvernement de gauche afin de changer le paysage électoral du pays et de confronter la droite à la « diversité ».

Toutefois, l’auteur insiste sur le fait qu’une des spécificités de cette immigration des Européens de l’Est est le manque de volonté des chômeurs anglais de prendre des emplois disponibles. Les Polonais, les Baltes ou les Russes qui arrivent dans ce coin perdu de l’Angleterre rurale sont certains de trouver très rapidement des emplois dans l’agriculture ou dans les usines de transformation. Certes, ce sont des emplois peu valorisants, sales et pénibles; en revanche, ils sont bien mieux payés que des emplois convenables dans leurs pays.

Pour Peter Hitchens, la principale raison dans la démobilisation des Anglais de souche, l’explication de leur apathie et leur inclinaison à rester au chômage réside dans l’étendue de l’«Etat de bien-être», qui considère que chaque faiblesse humaine, chaque erreur, chaque mauvaise habitude se corrige à l’aide de fonds publics dispensés généreusement.

Dans ce cas, comment s’étonner que des jeunes anglais puissent naître dans des familles où personne n’a travaillé depuis trois générations ?

Le contraste ne peut pas être plus frappant avec les jeunes qui débarquent de l’Est. Ils y ont appris la vie à la dure. S’ils ne travaillent pas bien à l’école, ils ne décrochent pas leurs examens, s’ils ne travaillent pas, ils n’ont rien à manger, s’ils se conduisent mal dans la rue, ils sont sévèrement punis.

[box]Image : Une rue de la ville. Photo de Kelly Horry, licence CC.[/box]

Présidentielle irlandaise : le Sinn Féin présente Martin McGuinness

18/09/2011 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Martin McGuinness, vice-Premier ministre d’Ulster et ancien chef militaire de l’IRA, vient d’annoncer qu’il sera le candidat de son parti, le Sinn Féin, à l’élection présidentielle qui aura lieu en république d’Irlande le 27 octobre prochain.

Né à Derry le 23 mai 1950 Martin McGuinness rejoint à 19 ans les rangs de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). En janvier 1972, lorsque surviennent les tragiques événements du « Bloody Sunday » – 13 militants républicains furent tués par l’armée britannique – il est commandant en second de l’IRA dans la zone de Derry. Arrêté et condamné l’année suivante par le tribunal criminel spécial d’Irlande il affirmera sa fierté de faire partie de l’organisation paramilitaire et d’avoir « combattu contre le meurtre de notre peuple ».

Libéré et à nouveau condamné pour son appartenance à l’IRA provisoire, il prend, entre 1979 et 1982, la direction de l’état-major de l’organisation et commence son ascension dans l’appareil du Sinn Féin. En 1982 il est élu membre de l’Assemblée nord-irlandaise pour la circonscription de Derry, assemblée dans laquelle il refusera de siéger. La même année, il se verra interdire l’entrée sur le territoire de Grande-Bretagne, en vertu de la loi sur la prévention du terrorisme.

Elu en 1997 député de la circonscription de Mid Ulster à la Chambre des communes du Royaume-Uni, il est désigné négociateur en chef du Sinn Féin aux pourparlers qui conduisent à la signature, l’année suivante, des accords dits du « Vendredi saint », qui mettront fin à trente années de conflit.

Depuis 2007 Martin McGuinness exerce les fonctions de vice-Premier ministre d’Irlande du Nord en compagnie de Ian Paisley, leader du Parti unioniste démocrate (DUP, protestant).

Invité surprise au congrès annuel du Sinn Féin le week-end dernier, le révérend David Latimer, un pasteur presbytérien ami de McGuinness, a déclaré : «Je considère Martin McGuinness comme l’un des grands dirigeants politiques de notre époque. Puisse-t-il bénéficier du soutien dont il a besoin et de la vision politique qui lui permettra de faire aboutir son rêve de société pluraliste. » Un point de vue que manifestement la communauté protestante est encore très loin de partager. Selon le quotidien unioniste News Letter, le discours du pasteur Latimer « insulte les victimes [protestantes, NDLR] ».

« Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux. Par Jean-Yves Le Gallou

« Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux. Par Jean-Yves Le Gallou

[box] Article publié avec l’aimable autorisation de Polémia. [/box]

Après Histoire et tradition des Européens, 30.000 ans d’identité et Le siècle de 1914, Utopie, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle, Dominique Venner publie un nouveau livre majeur : Le choc de l’histoire : religion, mémoire, identité.

« Français d’Europe, Européen de langue française d’ascendance celtique et germanique », Dominique Venner y fait preuve « d’optimisme historique ». Aujourd’hui en « dormition », les nations de civilisation européenne se réveilleront. Fruit d’une profonde méditation en forme de testament intellectuel, Le choc de l’histoire est un livre lumineux que Jean-Yves Le Gallou présente ici aux lecteurs de Polémia.

Polémia

 

1- L’Europe en dormition

« Le choc de l'histoire » de Dominique Venner : un livre lumineuxA la suite de la catastrophe européenne des deux grandes guerres, l’Europe est entrée en dormition en 1945. Elle recule sur tous les plans. Elle est soumise à la puissance américaine. Elle est culpabilisée sous les prétextes de la « Shoah », de la colonisation et de l’esclavage. « Le monde blanc est en recul général ». Les nations européennes se sont vues imposées « la domination sans partage de puissances et d’idéologies étrangères, dont la pseudo-Union européenne est le produit. » Sous couvert de libéralisme le pouvoir est aux mains « d’oligarchies prédatrices associées aux médias ». De plus – et à la différence de l’Inde, du Japon ou de la Chine – « l’Europe n’a pas de religion identitaire ». Car pour l’auteur, si le christianisme porte une part de l’héritage européen, il est universel : et l’universalisme qui fut un atout de l’Europe au temps de sa puissance se retourne contre elle au moment où notre continent subit une immigration de masse.

2- Le cycle historique commencé en 1914 touche à son terme

Comment dans ces conditions être optimiste ? D’abord parce que le cycle historique commencé en 1914 arrive à son terme. En 1917, sur les ruines de l’ordre ancien aristocratique, quatre idéologies sont nées et ont prospéré : le fascisme, le national-socialisme, le communisme et le mondialisme anglo-saxon. Le fascisme et le national socialisme ont disparu en 1945. Le communisme en 1989. Dans Le siècle de 1914 paru en 2006, Dominique Venner prédisait la chute du mondialisme anglo-saxon. Les crises financières à répétition et le désastre budgétaire américain ont confirmé depuis ce point de vue. On peut d’ailleurs se demander si Dominique Venner n’a pas eu tort de dater de 1989 (la chute du communisme) la fin du XXe siècle ; la date à retenir ne serait-ce pas plutôt 2007, le début de la fin de l’empire américain ?

3- La chute de l’Amérique va libérer les nations européennes

Quoiqu’il en soit, la chute de la domination américaine va libérer les nations européennes. Elle va affaiblir leurs oligarchies dominantes (économiques, médiatiques, politiques, culturelles) qui ne sont que le reflet des intérêts de Wall street, du Pentagone et de leurs alliés. Comme les dépêches de Wikileaks le révèlent, elle va permettre de s’affranchir d’un modèle économique technomorphe et marchand, trop réducteur pour être conforme à la mentalité européenne.

4-  Face à l’immigration de masse, un réveil civilisationnel

Face à l’immigration de masse les réactions se font aussi jour : « des signes de réveil populaires apparaissent dans toute l’Europe occidentale montrant que les Européens commencent à retrouver une conscience de soi ». La vitalité des partis populistes, partout en Europe, en témoigne. Mais au-delà de cette analyse politique, Dominique Venner souligne à juste titre que l’opposition entre l’Europe et les masses musulmanes présentes sur son sol se cristallise sur le statut et l’image de la femme : pour une raison majeure, ce sont deux civilisations, deux représentations du monde qui s’affrontent. Or « Les grandes civilisations ne sont pas des régions sur une planète, ce sont des planètes différentes » (René Marchand, cité par l’auteur). La réaction à l’immigration ne relève pas d’une vulgaire xénophobie mais d’un réveil civilisationnel.

5-La mémoire identitaire : Homère et les humanités

Cet exemple aide à percevoir le rôle de la mémoire identitaire. La mémoire identitaire qui vient du fond des âges. Dominique Venner donne ici une très belle définition de la tradition. Ce n’est pas la nostalgie, « c’est tout le contraire, ce n’est pas le passé, c’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer » (…) « L’histoire européenne des comportements pourrait être décrite comme le cours d’une rivière souterraine invisible et pourtant réelle. La rivière souterraine de la tradition ». Et Dominique Venner de revenir sur un de ses sujets de préoccupation : « l’Europe n’a pas de religion identitaire » [puisque le christianisme est universel] mais elle possède une « riche mémoire identitaire ». Pour Dominique Venner la cité grecque et Homère en sont le cœur : Homère qui « nous a légués nos principes de vie : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Sans doute certains pourront-ils être tentés d’élargir ce point de vue à ce que furent les humanités classiques, modèle de l’honnête homme européen de 1500 à 1960.

6- Revisiter l’héritage : monde prométhéen, monde apollinien

Dominique Venner ne nie pas la part de responsabilité de l’Occident dans la domination arrogante du machinisme, de la technique, du commerce ; dans le triomphe de ce que Heidegger appelle le « Gestell », la raison utilitaire. Ce qu’un autre philosophe de l’histoire Spengler appelait la part prométhéenne, la part faustienne de la civilisation européenne. Dominique Venner appelle lui à réhabiliter la part apollinienne de la civilisation européenne qui est caractérisée par l’ordre, la mesure, la maîtrise de soi. Il est aussi permis de penser à Orphée à qui précisément Apollon donna des dons de communion avec la nature. Communion avec la nature que l’auteur évoque en se définissant ainsi : « Je suis du pays de l’arbre et de la Forêt, du chêne et des sangliers, de la vigne et des toits pentus, des chansons de geste et des contes de fée, du solstice d’hiver et de la Saint Jean d’été ».

7- Le cœur rebelle et la bataille des mots

Loin de ces perspectives bucoliques, Dominique Venner n’oublie pas ses engagements de jeunesse dans le combat français sur l’Algérie ; engagement qui lui coûta dix-huit mois de prison en échange… d’une formation historique vécue. Cela vaut au lecteur de beaux passages sur Le cœur rebelle, titre d’un ouvrage paru en 1994. Car le cœur doit être « aventureux » pour se libérer du conformisme du politiquement correct et de la persuasion clandestine de la pub : « Le cœur aventureux se reconnaît à ce qu’il tire son plaisir de ce qui pour les autres serait un enfer ». Comment ne pas penser à la diabolisation et à son parfum capiteux. Autre définition, celle qu’on trouve dans Le Hussard sur le toit de Giono ; « Sois toujours très imprudent, mon petit, c’est la seule façon d’avoir un peu de plaisir à vivre dans notre époque de manufacture. » Dominique Venner souligne ici l’importance du courage moral (très différent du courage physique comme le comportement des militaires en est souvent l’illustration). Un courage moral qui doit être utilisé pour « se libérer de la peur ou de la fascination des mots ». Car le retour sur le devant de l’histoire des nations européennes passe aussi par la bataille du vocabulaire.

8- Le réveil européen : l’inattendu qui vient

Il n’y a pas de nécessité ni de déterminisme historiques. Les uchronies auraient pu survenir. L’effet papillon existe aussi en histoire. Celle-ci est le domaine de « l’inattendu ». Telle est la conviction de Dominique Venner : « Le monde est entré dans une nouvelle histoire où l’imprévu historique retrouve ses droits. Ce qui bouge ne peut-être que favorable à un réveil européen par ébranlement de la puissance suzeraine que sont les Etats-Unis.” (…) « Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dormition. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas. » N’oublions pas que « les réveils historiques sont toujours très lents, mais une fois commencés, on ne les arrête plus ».

9-Le sang et l’esprit

Et en attendant que faut-il faire ? Transmette ! Transmette la vie, transmettre la culture. Génétique et mémétique. Le sang et l’esprit. L’avenir appartient à ceux qui ont la mémoire la plus longue !

Jean-Yves Le Gallou

Source : Polémia.

– Dominique Venner, (entretien avec Pauline Lecomte) Le choc de l’histoire : Religion, mémoire, identité, Editions Via Romana, 185 pages.

Voir aussi : Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle par Dominique Venner

[Kiosque étranger] L’English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

l'English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

16/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) –
Sur le site du Telegraph, l’éditorialiste catholique Damian Thompson pose cette question à la suite de la vidéo révélée récemment par Brendan O’Neill où des jeunes gens bien mis de la gauche bien pensante « anti-fasciste » révèlent leurs préjugés snobinards et bourgeois sur les militants de l’EDL.

Ces courageux antifascistes ont ri en voyant une jeune fille de l’EDL se faire tabasser par d’autres exemplaires militants de gauche. Ils ont admis à contrecœur que ce n’est pas bien de frapper une femme mais ils affirment qu’on peut admettre une exception dans le cas des filles de l’EDL car : « ce ne sont pas des femmes, ce sont des chiennes ».

Comme le remarque Damian Thompson, ces affrontements entre l’EDL et l’extrême-gauche issue des beaux quartiers n’a rien de nouveau. Elle fait écho aux bagarres opposant le British National Front et l’Anti-Nazi League dans les les années 1970.

Toutefois, poursuit le commentateur, l’EDL n’a plus grand chose à voir avec le BNP. Les sympathisants de l’EDL semblent plus représentatifs des classes populaires anglaises que ne l’ont jamais été les différentes moutures de la vieille extrême-droite.

Les gauchistes quant à eux n’ont pas mis à jour leur logiciel. Ils réfléchissent toujours aussi peu et se contentent de chercher des cibles symboliques pour faire marcher le tiroir caisse de leurs supporteurs devenus de riches bobos périurbains et mobiliser les fils à papa en recherche d’émotions fortes.

Cette démarche marketing des dinosaures de l’extrême-gauche des sixties explique qu’ils prennent pour cible l’EDL. Mais ils ont fort à faire pour faire passer ce jeune mouvement par des grilles d’analyse hérités de la révolution bolchevique.

Comment dénoncer une EDL qui défend les droits des homosexuels à vivre leur vie et qui les accueille à bras ouverts dans ses rangs ?

Comment dénoncer une EDL qui défend les Juifs persécutés par les islamistes dans certains quartiers de Londres ?

La volonté de l’EDL de développer des liens avec des populistes et des identitaires sur le continent contraste avec les préjugés de la vieille droite anglaise. Ces militants insulaires ont compris qu’un combat s’engage à l’échelle de l’Europe contre l’islamisation et l’immigration de peuplement.

Face à cette nouvelle génération de jeunes anglais prêts à mouiller la chemise pour défendre leur droit à demeurer eux-mêmes, l’extrême-gauche ne peut que ressasser de vieux slogans et dévoiler aux yeux de tous une haine de classe rancie et stérile.

Pour la presse algérienne, le Bloc Identitaire est un élément moteur contre l’islamisation de l’Europe

Pour la presse algérienne, le Bloc Identitaire est un élément moteur contre l'islamisation de l'Europe

16/09/2011 – 16h15
ALGER (NOVOpress) – Le quotidien algérien El Watan a interrogé deux journalistes de Canal+, Mathias Hillion et Karim Rissouli, qui ont enquêté sur les mouvements européens qui s’opposent à l’islamisation de notre continent.

Si ces journalistes et le quotidien reprennent les poncifs et les amalgames habituels sur “l’extrême-droite”, ils accordent une place de premier rang au Bloc Identitaire. Ainsi, pour Mathias Hillion, le “leader [du Bloc Identitaire, note de Novo], c’est Fabrice Robert. Un ancien élu FN qui copie les stratégies des partis populistes islamophobes européens.”

Mais surtout, “Le BI influence le FN, mais aussi certains membres de l’UMP. Leur dénonciation des prières de rue a été reprise par le FN, puis par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.”

Sans oublier la Droite populaire, qui a “copié le Bloc identitaire en organisant un apéro saucisson-vin rouge à l’Assemblée cet été (deux ans après l’apéro saucisson-pinard que le Bloc identitaire comptait organiser dans le quartier de la Goutte d’or, finalement déplacé ailleurs sur ordre de la préfecture de police de Paris)”, précise Mathias Hillion.

Une reconnaissance du travail d’influence, l’un des axes majeurs du Bloc Identitaire.

[Kiosque étranger] Le prix de la diversité pour l’UBS : une escroquerie de près d’1,5 milliard d’euros

[Kiosque étranger] Le prix de la diversité pour l'UBS : une escroquerie de près d'1,5 milliard d'euros

16/09/2011 – 15h00
LONDRES (NOVOpress) –
Dans un papier très bref paru dans The Telegraph, les journalistes Gordon Rayner, Andrew Hough et Victoria Ward publient un compte-rendu de la fraude dont vient d’être victime la branche londonienne de la banque suisse UBS. Soit près d’1,5 milliards d’euros

A l’inverse des journaux français comme Libération  – à l’exception notale du Parisien ou du Figaro –, les Britanniques n’hésitent pas à publier très rapidement la photo et le nom du trader incriminé. Ce trader d’origine africaine s’appelle Kweku Adoboli.

L’ambassadeur turc à Berlin : “L’assimilation est impossible”

L’ambassadeur turc à Berlin : “ L’assimilation est impossible”

16/09/2011 – 13h30
BERLIN (NOVOpress) –
L’Allemagne doit se turquifier toujours davantage. Telle est la substance de l’interview accordée au quotidien Die Welt par l’ambassadeur de Turquie, Ali Ahmet Acet, qui s’apprête à quitter son poste après trois années passées à Berlin. Suppression du visa, généralisation de la double nationalité, affirmation des Turcs dans la société allemande mais en gardant leur identité, et, bien sûr, adhésion de la Turquie à l’Union européenne, voici les principaux passages.

Die Welt : Si vous tirez un bilan de votre mandat comme ambassadeur, comment ont évolué les relations entre l’Allemagne et la Turquie, et l’intégration des Turcs en Allemagne depuis 2008 ?

L’ambassadeur turc : Il y a eu peu de changements substantiels. Nous n’avons fait aucun progrès sur la question de permettre aux Turcs de voyager en Allemagne sans visa. C’est le principal problème entre l’Allemagne et la Turquie. En ce qui concerne la communauté turque, j’ai déjà l’impression que de plus en plus de personnes d’origine turque jouent un plus grand rôle dans la société allemande, que ce soit dans la politique, dans l’économie ou dans la culture.

Die Welt : Thilo Sarrazin nie dans son livre que les Turcs, les Arabes et les autres musulmans aient la capacité et la disponibilité à s’intégrer. Les Allemands sont-ils devenus plus islamophobes ?

L’ambassadeur turc : Il y a partout en Europe une tendance à considérer avec crainte l’autre en général et les communautés différentes. L’islamophobie et la xénophobie ont augmenté au quotidien.

Die Welt: Vous avez une fois appelé les Turcs en Allemagne à défendre leurs droits de manière plus offensive et par exemple à exercer plus de pression pour l’enseignement du turc dans les écoles. Est-ce que la communauté turque est trop timide ?
L’ambassadeur turc : J’ai voulu dire qu’on doit formuler ses besoins, sinon on n’obtiendra rien dans cette société. Mais c’est vrai que les Turcs se sentent souvent écrasés par une forte bureaucratie et par une atmosphère xénophobe, par exemple dans la recherche de logements. Ils doivent prendre plus d’assurance dans leurs rapports avec la société allemande.
Ce serait très important pour nous si les Allemands comprenaient mieux les problèmes des immigrés. Dans 20 ou 30 ans, l’Allemagne aura besoin de plus d’immigrés que jamais auparavant. C’est pourquoi, l’Allemagne doit mieux s’occuper des immigrés et leur accorder les libertés dont jouissent d’autres minorités [on se demande qui est visé, NdT]. Par exemple, des Turcs qui vivent ici depuis 30 ans et paient des impôts ne peuvent pas voter aux élections municipales.
Nous voulons que les gens deviennent des citoyens allemands mais l’Allemagne ne permet pas la double nationalité. Pour les citoyens de beaucoup d’autres pays, il y a pourtant la double nationalité. Les Turcs sont ainsi d’une certaine façon mis à part. Si les Turcs devenaient citoyens allemands, ils s’intégreraient bien mieux dans la vie allemande.

Die Welt: Lors de la dernière visite en Allemagne du premier ministre Erdogan [en février 2008], il y a eu des débats parce qu’Erdogan avait déclaré devant des milliers de Turcs que l’assimilation était un crime contre l’humanité et que les Turcs devaient toujours rester turcs [Erdogan a tenu exactement les mêmes propos deux ans plus tard devant les Turcs de France, NdT]. Est-ce positif que les autorités turques s’expriment de cette manière ?
L’ambassadeur turc : Ces deux affirmations avaient été tirées de leur contexte. Il m’a fallu un certain temps pour convaincre la société allemande que notre Premier Ministre n’avait pas de mauvaises intentions contre l’Allemagne. Par ailleurs, il est impossible d’assimiler les Turcs. Les Turcs ont beaucoup le mal du pays, ils éprouvent des liens forts avec leurs villages et leur famille. En outre, ils ont une autre religion.
À cause de ces différences, l’assimilation n’est pas possible. C’est pourquoi on doit permettre aux Turcs de faire partie de l’Allemagne mais en conservant leur identité culturelle.

Die Welt: La Turquie négocie pour devenir membre de l’Union européenne…
L’ambassadeur turc : La Turquie a toujours été un pays européen. Nos yeux ont toujours été tournés vers l’Occident, en direction de la modernité et du progrès. L’Union européenne devrait prier la Turquie d’adhérer.

(Kiosque étranger) Préjugés bourgeois en oeuvre contre l’English Defence League [vidéo]

(Kiosque étranger) Préjugés bourgeois en oeuvre contre l'English Defence League [vidéo]

15/09/2011 – 20h30
LONDRES (NOVOpress) –
L’analyste et commentateur britannique Brendan O’Neill publie sur le site du Telegraph un intéressant post qui analyse les raisons inavouables pour lesquelles les bobos et bonobos de la pensée détestent les identitaires et populistes anglais de l’English Defence League (EDL).

C’est une intéressante vidéo qui est à l’origine de la réflexion de Brendan O’Neill. On y voit deux jeunes gens, bien comme il faut, exprimer des commentaires sur les militants de l’EDL qui révèlent une haine de classe comme on n’en voit plus depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. A titre d’exemple, pour ces jeunes bourgeois de gauche, une jeune femme de l’EDL n’est rien d’autre qu’une « chienne ».

Ainsi, pour ce commentateur (pourtant pro-immigrationniste) du Telegraph, les militants de gauche et d’extrême gauche se mobilisent d’autant plus facilement contre l’EDL, que c’est une opportunité rêvée pour attaquer les « pauvres blancs » de souche qui ne pensent pas comme il faut et qui votent à droite.

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

15/09/2011 – 18h45
ROME (NOVOpress) – 95 Tunisiens ont débarqué à Lampedusa la nuit dernière après avoir été secourus par la Guardia di Finanza à 30 milles de l’île. Le bateau de ces pauvres clandestins prenait l’eau et n’était plus en état de poursuivre sa route. Ils ont donc tous été transférés sur un bâtiment des gardes-côtes, qui les a menés jusqu’au port. Un avion de la Guardia di Finanza les avait repérés dans la matinée. Très fiers de cette brillante intervention, les gardes-côtes l’ont filmée et mise sur Youtube, de façon à montrer aux futurs candidats à l’immigration clandestine que leur sauvetage est garanti.

Quelques heures plus tôt, dans la journée d’hier, les 800 Tunisiens actuellement hébergés au centre d’accueil de Lampedusa se sont révoltés, après avoir appris que 49 de leurs compatriotes avaient été rapatriés dans la matinée et que 50 avaient été embarqués sur un second vol à destination de Palerme puis de Tunis. Un policier a été blessé par un jet de pierre. La police est parvenue à rétablir provisoirement le calme, en faisant venir cent agents supplémentaires.

En réalité, sur la centaine de Tunisiens rapatriés, les autorités tunisiennes n’ont finalement accepté d’en récupérer que 30. L’avion qui faisait escale à Palerme s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Tunis et les clandestins ont dû être transférés au centre de Pozzallo en Sicile. La nouvelle, immédiatement transmise par téléphone portable aux clandestins de Lampedusa, a été accueillie par des hurlements de joie à l’intérieur du centre d’accueil. L’accord italo-tunisien du 5 avril se révèle de plus en plus clairement un marché de dupes, comme Novopress l’avait immédiatement relevé.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, ne sait plus à quel saint se vouer. Après avoir lancé des appels à Silvio Berlusconi, il a écrit au ministre Roberto Maroni, pour lui demander de cesser les rapatriements par petits groupes et de procéder à « un transfert en bloc » des Tunisiens, « afin de les mettre dans des endroits où les actes de violence puissent être contenus ». Lampedusa, explique le maire « n’est pas un endroit où il soit possible de contrôler un si grand nombre de Tunisiens, qui n’ont plus désormais confiance en personne et tentent par tous les moyens de prendre la fuite ».

Mais si la Tunisie refuse de récupérer ses clandestins, alors que le gouvernement italien avait tout misé sur sa coopération, que faire à présent ?

Italie : Les élèves étrangers ont augmenté de 400 % en dix ans

Italie : Les élèves étrangers ont augmenté de 400 % en dix ans

14/09/2011 – 16h00
ROME (NOVOpress) – Après l’Angleterre, c’est en Italie que de nouvelles statistiques attestent l’accélération de la substitution de population depuis dix ans. Entre l’année scolaire 2000-2001 et l’année scolaire 2009-2010, les élèves non-italiens ont augmenté de presque 400 % dans les écoles italiennes, passant de 147 406 à 673 000. L’augmentation s’est encore poursuivie durant l’année scolaire 2010-2011 où l’on a dépassé le seuil des 700 000 élèves étrangers (il s’agit des élèves soumis à l’obligation scolaire, jusqu’à 16 ans).

Dans plus de 2000 classes, les élèves étrangers dépassent les 30% de l’effectif. L’augmentation est particulièrement marquée dans les villages de la campagne lombardo-émilienne et des Appenins tosco-émiliens, en Vénétie, et dans les banlieues des grandes villes, partout où se concentrent les familles immigrées. On compte désormais plus de 180 nationalités différentes dans les écoles italiennes.

Ces chiffres sont d’autant moins suspects qu’ils sont publiés par l’association « Migrantes », fondée par la Conférence épiscopale italienne pour favoriser l’accueil des immigrés, sous le titre « Les élèves étrangers : une valeur ajoutée ». Le directeur général, Mgr Giancarlo Perego, appelle à cette occasion à mettre en place « un enseignement interculturel, pour reconnaître la valeur ajoutée que les élèves étrangers apportent à notre école ».

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

14/09/2011 – 12h30
LONDRES (NOVOpress) — On croyait l’esclavage révolu. Ce n’est semble-t-il pas le cas en Grande-Bretagne, pourtant largement rompue au dogme des droits de l’homme : quatre hommes de la communauté des gens du voyage ont en effet été appréhendés lundi pour esclavage.

Un réseau démantelé par la police venue en nombre dans un camp de « nomades » au nord-est de Londres

Selon les premiers éléments de l’enquête, la police a confirmé que « 24 personnes étaient détenues dans des conditions déplorables ». Des personnes de nationalité britannique mais aussi originaires d’Europe de l’est, « détenues comme des esclaves » qui pour la plupart sont devenues alcooliques ou étaient en état de profonde vulnérabilité. Des victimes dupées par le mirage du travail et de l’argent qui ont eu raison de leur naïveté mais surtout de leur liberté.

Selon la police du comté (Bedfordshire), un homme était détenu dans ces conditions d’insalubrité et de privation totale depuis au moins 15 ans. L’inspecteur de police Sean O’Neil rapporte que « les hommes trouvés sur le camp étaient en mauvaise santé et vivaient dans des conditions déplorables, certains couverts d’excréments » ce qui laisse songeur quant au niveau des conditions de vie et d’hygiène à l’intérieur de ce campement. Les captifs habitaient dans de vieilles caravanes, des box pour les chevaux ou plus abject encore, des chenils. Évidemment ils ne percevaient aucun salaire pour leur travail et bénéficiaient de repas frugaux.

Les nomades d’origine irlandaise ou “travellers” sont reconnus comme minorité ethnique au Royaume-Uni et posent des énormément de problèmes d’intégration aux autorités britanniques. Ce type de réseau serait-il le seul en Europe ? Difficile de ne pas penser à la France où se développe ce type de campements dû à l’afflux incessant de tziganes originaires d’Europe de l’Est. Des campements qui viennent s’ajouter à ceux des nomades “traditionnellement” présents qui, comme à Triel, posent de nombreux problèmes de cohabitation.

Un homosexuel victime de menaces de la part de musulmans à Londres

Un homosexuel victime de menaces de la part de musulmans à Londres

14/09/2011 11h00
LONDRES (NOVOpress) – Difficile d’être homosexuel, et de surcroit militant au sein d’associations homosexuelles, lorsqu’il s’agit de se frotter à la diversité venus du monde arabo-musulman. La « mésaventure » du promoteur des droits de l’homme et homosexuel Peter Tatchell est là pour le rappeler. Cet activiste fut en effet victime de menaces et insultes homophobes à Londres de la part de musulmans. Jusqu’ici rien de bien surprenant au vu du nombre croissant de violences commises dans les banlieues européennes contre les homosexuels. Ironie du sort, Tatchell a été agressé lors de sa participation à la contre-manifestation londonienne qui se tenait dans le quartier de l’immigration de Tower Hamlets lors du rassemblement de l’English Defense League (EDL) de la semaine dernière.

Peter Tatchell, présent à cette contre-manifestation en solidarité avec la communauté musulmane selon ses propres mots, souhaitait protester contre le mouvement patriote de l’EDL. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Le militant homosexuel a en effet été attaqué car il brandissait des pancartes où était inscrit : « Non à la haine et Gays et Musulmans unis ! Arrêtons l’EDL ». Selon un militant des droits de l’homme témoin de la scène, un groupe de musulmans posté à proximité a tenté de détruire les pancartes et a procédé à de nombreuses intimidations et vexations qui ont failli tourner à l’agression physique.

Peter Tatchell raconte que durant toute la contre-manifestation, il a été entouré et pressé de retirer sa pancarte. Il rapporte que les musulmans présents lui ont ordonné de déguerpir, précisant qu’ils ne « voulaient pas de la présence d’homosexuels » et que « les homosexuels n’ont pas le droit d’être ici » car « il n’y a aucun musulman homosexuel à Tower Hamlets ». Lorsqu’il leur signifia que les homosexuels musulmans devaient protester contre l’EDL, les musulmans présents lui ont farouchement répondu que « les homosexuels ne peuvent être musulmans…et qu’ils n’accepteraient jamais cela ».

Même au sein de la communauté politique et activiste (de gauche) de la LGBT, il fut la cible d’attaques qui dénoncèrent le caractère inapproprié de ces panneaux. Comble de l’histoire, il fut traité de raciste et de fasciste par ses « camarades » politiques.

Retour au réel pour ce militant défenseur acharné du communautariste homosexuel qui en rappelle d’autres. A Paris notamment, où Bertrand Delanoë use de sa fonction de maire pour appuyer la cause homosexuelle à travers une batterie de subventions tout en promouvant le communautarisme musulman avec l’organisation d’une soirée spéciale ramadan organisée à la mairie de Paris. Deux causes pas forcément conciliables au vue des déboires de Pater Tatchell mais aussi du maire de Paris, qui faut-il le rappeler, avait essuyé plusieurs coups de couteau par un musulman homophobe lors d’une nuit Blanche. Ce genre d’incidents devrait rappeler aux militants homosexuels que l’homophobie tout comme l’antisémitisme ne réside pas forcément là où ils veulent bien le croire…

[Tribune libre] Le rouge et le brun selon Limonov

Le rouge et le brun selon Limonov

Les plus anciens lecteurs de « Minute » se souviennent peut-être d’Edouard Limonov, qui a eu son heure de gloire dans les années quatre-vingt. Il débarquait en France précédé d’une réputation sulfureuse, avec dans ses bagages un livre, Le poète russe préfère les grands nègres, où il retraçait sa vie de clochard à New York, après s’être fait expulser d’URSS. En quelques mois, le Paris branché adopta cet enfant terrible du brejnévisme qui se présentait comme le premier punk de l’Union soviétique, le « Johnny Rotten de la littérature », du nom du chanteur déjanté des Sex Pistols.

Rapidement, Jean-Edern Hallier le repéra. C’était une créature selon son goût. Il engloutissait des quantités phénoménales de vodka, en portant des toasts au Petit Père des peuples, tout en célébrant la beauté de l’esthétique nazie. Ça jetait un froid dans la conversation. Mais pas dans le cerveau en ébullition de Jean-Edern, qui échafaudait d’invraisemblables scénarios dignes des Pieds Nickelés, se voyant marcher sur Rome et prendre d’assaut le Palais d’Hiver, avec Henri Krasucki et Jean- Marie Le Pen qui étaient alors ses deux modèles. Des putschs, des punchs et des punks. Il n’en fallait pas plus pour enflammer Jean-Edern.

Limonov et lui, c’était un peu les Bonnie and Clyde de la polémique, sensibles seulement aux extrêmes et aux mélanges nitroglycérinés. Limonov signait des papiers retentissants aussi bien dans « L’Idiot international » que dans le premier « Choc du mois ». C’était le temps béni des alliances transversales et des fronts renversés.

On était en 1993, entre les derniers jours de Bérégovoy et l’interrègne balladurien. Didier Daeninckx, rebaptisé Didier dénonce par Patrick Besson, ressortit un vieux serpent de mer, le complot rouge-brun, destiné à faire taire tous les irréguliers et tous les dissidents. La presse s’empara de l’affaire. « L’Idiot » cessa de paraître, « Le Choc » aussi. Limonov regagna la Russie. C’est là qu’Emmanuel Carrère, le fils de l’historienne et académicienne Hélène Carrère d’Encausse, le retrouva, pour lui consacrer d’abord un reportage, puis une biographie magistrale, sobrement intitulée Limonov.

De retour au pays, Limonov s’empressa de lancer avec Alexandre Douguine, le pape de l’eurasisme, le Parti national-bolchevique, une organisation tenant plus de la milice privée que de l’organisation de masse. Rouge-brun, mais sous le pavillon noir de la piraterie. Tout était alors possible dans cette Russie eltsinienne – « Eastern » livré aux prédateurs de toutes sortes. C’est dans ce chaos que se dressa Limonov, mélange de Barbe Noire, de Mad Max et du dieu Mars, le dieu de la guerre. Un peu Raspoutine et un peu Netchaïev, le père des nihilistes russes, alliant le « No Future » punk à La technique du coup d’Etat de Malaparte.

Limonov rêvait de prendre le Kremlin. C’est le Kremlin, finalement, qui lui a tout pris, le jetant en prison en 2001, sous l’inculpation de trafic d’armes et de tentative de coup d’Etat. Condamné à quatorze ans de prison, il sera finalement relâché au bout de deux ans. De là, il rejoindra le camp des opposants à Poutine. Les deux hommes étaient pourtant faits pour s’entendre. Mais voilà, c’est Poutine qui a mis en œuvre le programme que Limonov consigna dans son « Manifeste du nationalisme russe », pas lui. Il semble dire au tsar Poutine, dans un mélange de dédain, de dépit et d’envie: « Ote-toi de mon soleil! » C’est ce Diogène futuriste que nous restitue Carrère dans un livre aussi touffu que la Russie. A lire toutes affaires cessantes.

François-Laurent Balssa

[box]Emmanuel Carrère, Limonov. P.O.L éditeur, collection “Fiction”, 506 pp. ISBN : 978-2818014059 / prix : 20 €.[/box]

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans l’hebdomadaire “Minute” du 14 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

“Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” selon le Vatican

« Immigrés, Vatican : “Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” »

13/09/2011 14h20
ROME (NOVOpress) –
À un moment où l’Italie doit faire face à une crise migratoire sans précédent, les déclarations du président du Conseil pontifical pour les migrants, l’archevêque Antonio Maria Vegliò, ont eu un grand retentissement dans la presse italienne.

Sant'Egidio
Logo de la communauté Sant'Egidio

Mgr Vegliò s’est exprimé hier matin dans le cadre de la rencontre internationale annuelle de la puissante Communauté catholique Sant’Egidio, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », qui se tient cette année à Munich. Ces rencontres, qui s’inscrivent « dans l’esprit d’Assise » (la réunion interreligieuse organisée à Assise en 1986 par le pape Jean-Paul II), réunissent toujours des personnalités de premier plan, y compris politiques. On se souvient de celle de Lyon, en 2005, qui avait été vivement critiquée, à la fois par certains catholiques, pour des raisons doctrinales, et par des associations laïques, à cause de la subvention énorme accordée par la ville de Lyon. La rencontre de Munich, comme le souligne Benoît XVI dans son message aux participants, revêt une signification particulière alors que le pape s’apprête à célébrer « le vingt-cinquième anniversaire de l’invitation adressée par le bienheureux Jean-Paul II aux représentants des diverses religions du monde à se rassembler à Assise pour une rencontre internationale de prière pour la paix ». Le président de la République fédérale d’Allemagne, Christian Wulff, a prononcé en personne le discours d’ouverture.

La table ronde de lundi matin, « Immigration : destinés à vivre ensemble », était présidée par Vincenzo Scotti, actuel sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères dans le gouvernement Berlusconi. La première intervention a été prononcée en français par le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes, qui a appelé à mettre en place « une véritable politique d’accueil des migrants, valorisant leur venue comme facteur de développement tant des pays d’immigration que des pays d’accueil ». Mgr Vegliò, en sa qualité de président du Conseil pontifical pour les migrants, a parlé en dernier lieu.

Mgr Vegliò
Mgr Vegliò

Le prélat a commencé par décrire ce qui constitue, à ses yeux, « l’actuel contexte européen ». « Nous constatons dans les faits que l’Europe est un continent historiquement multiculturel. Le visage qu’il présente actuellement est le résultat de la coexistence de diverses cultures, aussi grâce aux mouvements migratoires. À la fin du XXème siècle et au commencement du XXIème siècle, deux phénomènes se sont manifestés, certainement liés entre eux. D’un côté, cette période peut être définie comme “ère de l’émigration”, mais, de l’autre, elle a été aussi “l’ère du nationalisme”, où l’on a observé des actes de refus et de marginalisation systématique et même violente des populations minoritaires, comme aussi l’adoption de politiques hostiles à la différence culturelle, qui, de manière plus ou moins visible, ont incité à la peur de la diversité. Dans tous ces cas, les flux migratoires ont été perçus comme menace à l’identité des populations autochtones. Évidemment, la méfiance vis-à-vis de l’étranger et le rejet de celui-ci, avec ses éléments culturels, idéologiques, religieux ou éthiques différents, n’est pas une nouveauté. De fait, la lecture attentive de l’histoire révèle que la diversité culturelle a été la source de nombreux conflits et de guerres entre les peuples, qui se prolongent jusqu’à aujourd’hui.
Face à la réaction immédiate de soupçon et de peur que le divers et l’inconnu puissent provoquer la perte de l’identité, il faut rapppeler que l’identité collective comme l’identité personnelle ne sont pas statiques mais dynamiques, et qu’elles se construisent et se renouvellent chaque jour dans les relations réciproques. Peut-être est-il également utile d’affirmer que l’histoire de l’Europe comme continent, en conformité avec l’histoire de la majorité des Etats qui la composent, est marquée par l’héritage reçu de peuples variés, qui ont produit une évidente hybridation culturelle. Cela permet de dire que la diversité culturelle n’est pas seulement une conséquence de l’immigration contemporaine, mais qu’il s’agit d’une caractéristique de l’identité européenne, sans laquelle il serait impossible de comprendre son présent et son passé. Du reste, le respect de la diversité culturelle et religieuse est inscrit dans le Traité de l’Union européenne et dans sa Charte des droits fondamentaux.
Parce que toute les cultures sont enfermées dans certaines limites, la rencontre entre cultures diverses et leur connaissance paisible, réciproque et sans préjugés, est surtout une richesse, un élément positif, indépendamment des difficultés que peut produire la coexistence entre personnes de cultures diverses ».

Les médias italiens ont surtout retenu cette première partie. L’archevêque a développé dans un second temps sa conception de « l’intégration des immigrés », qui ne saurait être « synonyme d’assimilation qui oublie ou élimine leur histoire, leur culture, leur identité ». « L’intégration n’est pas un processus à sens unique. Autochtones et immigrés sont encouragés à parcourir des chemins de dialogue et d’enrichissement réciproque ». Dans une troisième partie, Mgr Vegliò a déploré (avec une logique que tout le monde ne trouvera pas évidente) que l’Europe ait oublié ses racines chrétiennes, ce qui, selon lui, rend plus difficile l’intégration des immigrés, et appelé à « rénover les modèles éducatifs ». « Il s’agit avant tout d’enseigner à respecter et apprécier les diverses cultures, en découvrant les élements positifs qu’elles peuvent receler ; d’aider à changer les comportements de peur ou d’indifférence à l’encontre de la diversité ; d’instruire à l’accueil, à l’égalité, à la liberté, à la tolérance, au pluralisme, à la coopération, au respect, à la co-responsabilité et à la non-discrimination ».

Novopress n’étant pas un site théologique, il ne nous revient pas de discuter du degré exact d’autorité doctrinale qui, pour les catholiques, peut s’attacher, dans l’absolu comme dans les circonstances présentes, aux déclarations officielles d’un président de dicastère. Il est clair, en tout cas, que, aux yeux des médias, Mgr Vegliò a engagé l’autorité morale du Saint-Siège, et sur des questions qui, en dernière analyse, sont des questions de pur fait. L’identité européenne est-elle historiquement multiculturelle ? L’immigration de masse est-elle un enrichissement pour les pays d’accueil ? Le défaut de l’éducation dans les pays européens est-il vraiment de ne pas suffisamment former à l’accueil et à la non-discrimination ? On se rappelle le mot célèbre de Pascal aux jésuites de son temps : « Ce fut aussi en vain que vous obtîntes contre Galilée ce décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la Terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle ».

“Le Choc de l’histoire”, de Dominique Venner [audio]

“Le Choc de l'histoire”, de Dominique Venner [audio]

13/09/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) — Le livre de Dominique Venner, “Le Choc de l’histoire” est sorti. L’occasion pour l’historien de revenir sur les thèmes marquants de cet ouvrage et sur son but.

Pourquoi avoir fait le choix d’un livre sous forme de discussion, choix inédit au regard de l’ensemble de son oeuvre ?

Son ouvrage débute par un constat : Europe et les Européens sont en dormition. Loin d’être fataliste ou résigné, il en appelle tout au long de son ouvrage à la patience, et il le dit d’ailleurs : “Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas.”

Ce réveil passe selon lui par trois mots clés : religion, mémoire et identité. Sont-ils indissociables ?

Propos recueillis par Yann Vallerie.

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Prolongation de l’exposition “La naissance du musée : les Esterházy, princes collectionneurs” jusqu’au 15 septembre à la Pinacothèque (Paris)

Prolongation de l'exposition La naissance du musée : les Esterházy, princes collectionneurs jusqu'au 15 septembre à la Pinacothèque (Paris)

La Pinacothèque de Paris présente les chefs-d’œuvre de la collection des princes Esterházy, cinquante tableaux anciens exceptionnels illustrant le goût et le faste de ces grands aristocrates hongrois. Cette collection, l’une des plus réputées d’Europe au XIXème siècle, forme aujourd’hui une partie de la collection de peintures du musée des Beaux-Arts de Budapest qui offre au public français de la découvrir pour la première fois.

Grande famille nobiliaire hongroise dont les origines remontent au Moyen-Âge, les Esterházy, fidèles à la couronne impériale des Habsbourg, ont servi l’Autriche aussi bien dans l’armée que dans l’administration.

Dans l’embarras financier, la famille Esterházy se résout finalement à vendre sa collection à l’État hongrois en 1870. Elle forme depuis le cœur de la collection du musée des Beaux-Arts de Budapest.