Russie : Juste Cause se veut le parti de la “Grande Europe”

Russie : Juste Cause se veut le parti de la "Grande Europe"

29/08/2011 14h00
MOSCOU (NOVOpress) – Le parti libéral Juste Cause s’est déclaré ce week-end dans son manifeste reprenant les grandes thèses de son programme électoral pour les législatives de décembre 2011 comme “un parti de la Grande Europe. Après Charles de Gaulle, nous proclamons une Europe de Lisbonne à Vladivostok”.

Formée en février 2009, Juste Cause est actuellement dirigée par l’oligarque russe Mikhaïl Prokhorov. Patron d’Onexim, holding spécialisé dans les métaux, et troisième fortune du pays avec 18 milliards de dollars, il souhaite avec ce parti promouvoir une “idéologie libérale, donner la priorité aux droits de l’homme et à l’économie de marché”.

Dans son manifeste, le parti Juste Cause  souhaite “promouvoir une intégration économique maximale avec l’Europe” en formant “un tout avec cette dernière”,en ayant une “monnaie commune” et en assurant “la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux”, mais “sans adhérer ni à l’UE ni à l’Otan”.

Juste Cause ambitionne de devenir la deuxième formation après Russie Unie, le Parti du Premier ministre Vladimir Poutine.

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

29/08/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– Et si les Etats-Unis avaient cherché à manipuler opinions et médias pour fragiliser l’euro et ainsi détourner l’attention de la crise du dollar et de l’endettement record de leur économie ?

C’est en tout cas la théorie avancée par le patron du Medef, Laurence Parisot, dans une entrevue accordée au Figaro.

« La situation s’est tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe. On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro », a notamment déclaré Laurence Parisot.

Prudente sur la terminologie de « complot » contre l’euro et l’Europe, Laurence Parisot n’en évoque pas moins « une orchestration » des rumeurs sur les difficultés européennes depuis Washington et New York, en rappelant notamment : « Voyez les rumeurs sur les banques françaises, qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées, faisant allusion notamment aux difficultés de la Société Générale. Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des unes de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle, et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! »

[box class=”info”] Image : Medef (cc)[/box]

Suisse : Les candidats de l’UDC s’engagent noir sur blanc

En Suisse, l'UDC donne de la voix dans la tempête financière

27/08/2011 – 16h20
ZURICH (NOVOpress) –
Dans le cadre du congrès de l’UDC à Zurich, plus de deux cents candidates et candidats au Conseil national et au Conseil des Etats ont signé le «Contrat avec le peuple» qui s’articule en trois points.

Le refus persistant de l’Union européenne
L’UDC ne veut pas adhérer à l’UE et elle continuera de se battre de toutes ses forces pour que la Suisse reste un Etat indépendant. Malheureusement, les autres partis et organisations refusent d’écouter la demande réitérée de l’UDC de retirer enfin la demande d’adhésion pendante à Bruxelles alors que selon l’UDC les déficiences de l’UE sont aujourd’hui plus évidentes que jamais.

La fin de l’immigration de colonisation.
Deuxièmement, l’UDC exige l’arrêt de l’immigration de masse.

La Suisse ne saurait supporter à la longue une immigration sans borne. Les conséquences de cette immigration massive sont désormais visibles et perceptibles partout : les prix des loyers et des biens immobiliers augmentent sans cesse ; les trains sont bondés et les autoroutes bouchées tous les jours; les pressions sur notre système social s’accroissent; la hausse de la criminalité fait peur à la population. Si nous refusons de réagir et de reprendre le contrôle de l’immigration, nous mettons en péril notre prospérité ainsi que la compétitivité économique internationale de notre pays.

L’expulsion des criminels étrangers.
Enfin, en jouant sur du velours avec l’opinion publique, le parti populiste réitère sa demande que les étrangers criminels soient systématiquement expulsés.

Le peuple suisse s’est clairement prononcé pour le renvoi dans leur pays des étrangers qui ne respectent pas notre régime juridique. Les tentatives actuelles de diluer l’initiative sur le renvoi au point de la rendre méconnaissable confirment la pauvreté intellectuelle de leurs auteurs et sont indignes de notre démocratie directe.

L’UDC a pris un engagement contraignant face aux électrices et aux électeurs. Ses représentants ont signé aujourd’hui le contrat avec le peuple. Les électrices et électeurs ont ainsi la certitude que les élus UDC s’engageront conformément aux objectifs fixés dans ce contrat.

L’expérience prouve que de tels contrats se révèlent parfois très embarrassants au moment de partager le pouvoir. L’avenir nous dira si l’UDC sera contrainte à des choix difficiles entre des maroquins ministériels et des engagements à respecter.

Italie : le village “sauvé” par les immigrés

Italie : le village "sauvé" par les immigrés

27/08/2011 – 9h00
ACQUAFORMOSA (NOVOpress) — « Le village sauvé par les immigrés », c’est le titre du Corriere della Sera d’hier. Le journaliste du grand quotidien bourgeois est allé en Calabre et en est revenu lyrique. « Plus qu’une ressource. Par ici les immigrés sont les sauveurs de la patrie. Ou, mieux, de la municipalité. Car, s’il n’y avait pas les immigrés, la commune d’Acquaformosa, petit pays perdu au cœur du Pollino, serait destinée à disparaître, en passant sous le seuil fatidique des mille habitants pour être englobée, selon les règles du nouveau budget, dans la plus proche commune de plus de mille habitants ».

Partout dans cette région de montagne superbe mais isolée, les communes souffrent de la dépopulation : les jeunes s’en vont et ne restent plus que les vieux dans des rues de plus en plus vides. « A Acquaformosa, pas même 1 200 habitants en tout, c’est exactement le contraire qui arrive et le village commence petit à petit à se revitaliser. Le mérite en revient au maire Giovanni Manoccio (Liste Civique d’Acquaformosa) – lequel avait eu son moment de gloire médiatique en 2009 pour avoir officiellement déclaré son village “municipalité interdite à la Ligue du Nord”. Depuis environ trois ans, en vertu du projet Sprar (Service de Protection des Demandeurs d’Asile et Réfugiés du Ministère de l’Intérieur), il a offert une résidence à diverses familles de réfugiés. Un peu moins de trente personnes (quatre familles), mais qui ont contribué à remettre miraculeusement en marche un système socio-économique destiné à décliner ». Leur arrivée a créé des emplois : agents d’aide aux réfugiés, interprètes… Les 16 écoliers immigrés représentent déjà 20% du total et dissipent toutes les craintes qu’on pouvait avoir pour la survie de l’école, qui risquait d’être fusionnée avec celle du village voisin.

« Acquaformosa déplore environ vingt décès chaque année, contre un nombre de naissances qui se comptent sur les doigts d’une main. Les plus de 65 ans représentent encore près de 40% de la population et les rues du village sont pleines de personnes âgées et de cannes. La tendance pourrait pourtant s’inverser bientôt, vu qu’il y a déjà eu trois naissances cette année. Deux sur trois sont des enfants d’immigrés. Le plus célèbre est Giovanni, ainsi nommé en l’honneur du maire, fils de Larry et Blessing, un couple nigérian qui a fui la pauvreté envahissante de Benin City après une longue traversée du désert et l’odyssée tourmentée de la Méditerranée. Peu importe que Giovanni ait la peau noire et ait pour nom Onaiwu : il est devenu la mascotte du pays, le symbole de la renaissance contre la dépopulation ; son sang est nigérian, mais il est calabrais de naissance ». Son frère, David, trois ans, parle à moitié calabrais et à moitié nigérian.

« Parmi les immigrés accueillis, il y a aussi deux familles arméniennes, dont l’une d’origine kurde. Il y a quelques semaines, dans le contexte de la crise en Afrique du Nord, est arrivée une famille du Tchad (tandis qu’une autre devrait arriver dans les prochains jours), débarquée à Lampedusa après une terrible épopée accompagnée de deux petits enfants. La mère, enceinte, mettra bientôt au monde son troisième enfant. Et le village sera de nouveau en fête, une fête de bienvenue pour un nouveau citoyen acquaformositain ».

Voilà donc ce que la presse bourgeoise donne en modèle à toute l’Italie. Cela s’appelle la substitution de population.

[box class=”info”]Source : www.corriere.it[/box]

[box class=”warning”]Voir aussi : Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois[/box]

La Serbie va t’elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l’Union Européenne ?

La Serbie va t'elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l'Union Européenne ?

26/08/2001 – 11h00
BELGRADE (NOVOpress) –
Lors de sa rencontre avec le président de la République de Serbie, Boris Tadić, la chancelière allemande, Angela Merkel, a posé un ultimatum très clair aux dirigeants serbes : l’adhésion à l’Union Européenne pourra se faire si et seulement si, la Serbie abandonne toute idée de réintégration du Kosovo à son territoire.

Angela Merkel a en outre demandé aux autorités serbes une collaboration plus étroite avec les autorités du Kosovo et avec la mission européenne de police et de justice (Eulex) ainsi qu’un démantèlement des structures étatiques parallèles venant en aide aux Serbes du Kosovo.

De son côté, Boris Tadić a répondu que “la politique de l’ultimatum, à savoir Kosovo ou Europe, n’est pas conforme aux valeurs européennes” et il a rappelé que “le dialogue avec Pristina est la priorité de la politique serbe”.

[box class=”info”]Cliquez sur la carte pour la voir entièrement[/box]

Les Roms pourront continuer à venir tranquillement en France

Les Roms pourront continuer à venir tranquillement en France

25/08/2011 – 22h00
PARIS (NOVOpress) – La comédie autour de l’immigration continue de plus belle avec les déclarations faussement rigides du ministre de l’Intérieur Claude Guéant. Il y a quelques jours, il avait déclenché une énième polémique en demandant que les immigrés apprennent la langue française avant d’arriver en France. Mais la réalité des chiffre est là : l’immigration explose depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de la République française !

Même la commissaire européenne chargée de la Justice, la très “immigrationophile” Viviane Reding (photo) a félicité les autorités françaises pour “le respect” de la directive sur la libre circulation des citoyens européens et notamment des Roms roumains et bulgares. Elle s’est réjouie que la France ait adopté “toutes les modifications législatives exigées par la Commission pour assurer le respect de la directive sur la libre circulation”.

Tchéquie : c’est le moment d’adopter l’euro !

Tchéquie : c'est le moment d'adopter l'euro !

Dans cette période troublée, où l’euro est fortement menacé, il nous vient de Tchéquie une sorte de divertissement économique : une journaliste tchèque, rédactrice au Respekt, – titre qui se considère comme un des meilleurs hebdomadaires indépendants du pays, consacré à l’analyse politique, économique et sociale – estime que c’est le bon moment pour Prague d’entrer dans la zone euro. Cette idée peut paraître pour le moins farfelue ; pourtant, selon Kateřina Šafaříková, elle relève du pur bon sens. L’avenir se fera juge.

Polémia

Tchéquie : C'est le moment d'adopter l'euro !A première vue, se lever et manifester son souhait d’entrer dans le club des pays de la monnaie unique, au moment où l’euro tremble et où les incertitudes planent sur le futur de la zone euro, est une idée totalement saugrenue. En particulier en République tchèque, où la couronne est relativement stable et ne cesse de se renforcer. C’est pourtant aujourd’hui le moment idéal pour franchir le pas. Les deux parties y gagneraient.

Le 21 juillet, lors du sommet de crise de la zone euro, les fondements d’une plus grande intégration économique entre les 17 pays utilisant la monnaie unique ont été posés. Ceux qui sont allergiques au mot intégration peuvent le remplacer par « règles du jeu ».

Elles sont en train de changer, qu’il s’agisse de la physionomie du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), des futures obligations européennes émises par la BCE ou encore des institutions de surveillance (d’une sorte de ministère des Finances européen). Pour dire les choses plus simplement, les pays de l’euro sont en train de devenir des « actionnaires » beaucoup plus importants des succès ou des faillites économiques. Ils auront donc tendance à vouloir davantage contrôler leurs intérêts à travers des institutions communes.

L’Allemagne insiste, par souci d’auto préservation

La République tchèque pourrait se sentir peu concernée par toutes ces problématiques, si elle ne se trouvait dans un état de « dépendance vitale » – ce sont les mots du premier ministre tchèque – à l’égard de la zone euro. L’intérêt d’être assis à la table des négociations est ici évident.

Selon des sources diplomatiques fiables, les responsables politiques allemands auraient commencé à envoyer des messages insistants à la Pologne et à la République tchèque les invitant à réserver leur place de membre décisionnaire à la table de l’euro et à annoncer leur décision d’adopter l’euro dans un futur proche. S’ils agissent ainsi, ce n’est pas pour les beaux yeux du Premier ministre polonais Donald Tusk ni pour ceux de son homologue tchèque Petr Nečas. Dire qu’ils sont extrêmement préoccupés par les intérêts économiques polonais et tchèque au sein de l’UE n’est pas non plus la bonne explication. Leurs motivations ont à voir avec une attitude d’auto préservation.

Premièrement, l’annonce de la décision d’adopter l’euro dans une période troublée renforcera la confiance des marchés dans la monnaie unique. Deuxièmement, l’adoption de l’euro par les deux plus importantes économies centre-européennes, qui sont de plus des économies ouvertes et contrairement à d’autres disciplinées, aura pour effet de contrebalancer le poids qu’exerce la France pour plier les nouvelles règles de la zone euro à ses intérêts.

Un véritable partenaire de la zone euro

Troisièmement, les investisseurs allemands auront une plus grande marge de manœuvre en Pologne et en République tchèque. Il faut savoir enfin que la Pologne et la République tchèque voudront d’une zone euro plus intégrée qu’elle soit plus proche d’une Allemagne prudente et vertueuse, que d’une France gaspilleuse et capricieuse.

La proposition d’annoncer maintenant la décision d’adopter l’euro ne devrait pas trop choquer. Que l’on pense seulement aux appels récurrents en ce sens des exportateurs tchèques, qui subissent aujourd’hui des pertes de change et qui pourraient voir ainsi leurs possibilités de planification à long terme facilitées.

Mais cette annonce ne signifie pas que les Tchèques entreront demain dans la zone euro. Entre le « nous voulons » et le « nous y sommes », il s’écoule au minimum trois ans, cinq ans ou plus en général. Cette période pourrait permettre au gouvernement tchèque de négocier les conditions d’adhésion à la zone euro, notamment la question du cours ainsi que son éventuelle participation au plan de sauvetage des pays endettés. Mais surtout, nous pourrions, au moment où se décident les nouvelles règles de la zone euro, être considérés comme un véritable partenaire. Le poids de la République tchèque pourrait alors changer radicalement par rapport à aujourd’hui, où, formellement, nous nous trouvons totalement en dehors de la zone euro.

Kateřina Šafaříková / RESPEKT (Prague) / Source : Correspondance Polémia

Traduit et publié par Pressuro.eu

Madrid : Benoît XVI « traditionalise » les JMJ

Madrid : Benoît XVI « traditionalise » les JMJ

[box class=”info”]Interview reproduite avec l’aimable autorisation de l’hebdomadaire Minute.[/box]

Les JMJ 2011 en Espagne resteront comme l’une des réalisations concrètes les plus caractéristiques du pontificat de Benoît XVI : liturgie solennelle, très souvent en latin ; exigence spirituelle et silence. On est très loin de la première mise en œuvre du concile Vatican II. Sous l’impulsion du pape, les croyants reviennent à leurs racines. Quel sera l’impact d’un tel renouveau spirituel ? Il est trop tôt pour le dire.

[question]Minute : Christophe Mahieu, vous étiez l’envoyé spécial du journal « Monde & Vie » à ces Journées mondiales de la jeunesse. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ce long week-end durant lequel on a pu voir le pape Benoît XVI en « grand-père spirituel » à Madrid, avec, autour de lui, jusqu’à deux millions de jeunes ?[/question]

[answer]Christophe Mahieu : Je garderai trois images de cette immense manifestation, trois images qui disent bien ce qu’ont été les Journées mondiales de la jeunesse cette année. Il y a d’abord les 200 confessionnaux établis au Parc du Retiro (l’analogue de notre Jardin du Luxembourg), avec des confessions sans arrêt, même après que ces installations très design, triangles à pointes arrondies, avaient été démontées. Toute cette organisation autour du sacrement de pénitence porte un message clair : non, la confession, ce n’est pas ringard ! Oui, ça existe toujours !

Deuxième image : la veillée de prière, samedi soir. Il y a d’abord eu le déchaînement des éléments : tonnerre, pluie, vents. Le pape abrège fortement son discours. Les jeunes réagissent avec enthousiasme. Et puis le silence se fait sur la demande des organisateurs, le silence total d’un million et demi de jeunes. Quelque chose d’unique ! Et dans ce silence une grande machinerie sort de terre. L’hostie sacrée s’élève aux yeux de tous dans la célèbre custode de Arfe, chef-d’œuvre d’orfèvrerie en or et en argent, avec 260 statuettes. Ce chef-d’œuvre, remontant au début du XVIe siècle, provient de la cathédrale de Tolède.

La puissance visuelle de ce moment doit être soulignée. L’Église a oublié la timidité postconciliaire et le dépouillement volontaire dont elle voulait s’entourer dans les années 1970.

Durant ces JMJ, on a observé un retour aux sources baroques de la contre-réforme. Comme pour confirmer cette intuition, une voix s’écrie dans toutes les langues, mais d’abord en espagnol : « Voici le Roi des rois » (« El rei de los reyes »)… Autour de moi des journalistes se mettent à genoux… Des chants latins résonnent : Ave verum, Tantum ergo… Je suis où ?

Troisième image : la messe de dimanche matin, devant deux millions de personnes, essentiellement des jeunes, en majorité des Espagnols, mais aussi des Italiens, des Allemands, des Polonais et des Français. Là encore, comme le remarque notre confrère Jean-Marie Guénois sur son blog, ce qui frappe c’est le silence, c’est la piété : des jeunes restent en action de grâce un quart d’heure après la messe. On nous dit que les JMJ ont fait rentrer « la fiesta » dans l’Église. Ce n’est pas ce que j’ai vu !

La plupart des chants étaient en latin : Kyrie, Gloria, Sanctus… et le Christus vincit à la fin. Il y avait, en espagnol, le chant des JMJ : « Confirme-moi dans la foi… » On a fait plus révolutionnaire comme cantique. Et, pour accueillir le pape ou le saluer, ce slogan : « Esta es la Juventud del Papa », que l’on peut traduire par : « La jeunesse du pape est là. »[/answer]

[question]Quel a été le message du pape en Espagne ?[/question]

[answer]Avant tout un appel à la conversion pratique. Je voudrais insister sur le fait qu’en Espagne, cette visite a un impact que l’on n’imagine pas en France. La télévision a retransmis en boucle les cérémonies.

Sur les 4 900 journalistes présents, près de la moitié étaient espagnols. Il faut signaler aussi la prestation du cardinal Rouco, archevêque de Madrid, admirable de présence et de prestance et revendiquant l’identité catholique de l’Espagne sur la Place des Cibeles devant 500 000 personnes, en accueillant le pape. L’Espagne est en crise, plus encore que la France, comme le montre la démission annoncée du premier ministre Zapatero. Ces journées ont résonné dans ce pays comme un acte de foi collectif.

[question]Peut-on dire qu’il y a un changement entre les JMJ selon Jean-Paul II et les JMJ selon Benoît XVI ?[/question]

Le quotidien espagnol « El Pais » a bien exprimé les choses en écrivant, c’était un titre : « Jean-Paul II a écrit la mélodie ; Benoît XVI est en train d’écrire les paroles ». Je me souviens des JMJ parisiennes, en 1997 : il y avait indéniablement un côté « fiesta ». Je n’ai pas retrouvé cela du tout à Madrid cette année. On pourrait dire que Benoît XVI a « traditionalisé » les JMJ.[/answer]

[question]Quel a été l’impact des polémiques autour de ce voyage ?[/question]

[answer]Les polémiques autour du prix du voyage étaient ridicules. Elles sont rituelles désormais. Chaque fois que le pape se déplace quelque part, on lui oppose l’argent que ça coûte. Souvenez- vous du voyage en Angleterre en 2010, durant lequel Benoît XVI avait été reçu à Westminster Hall. On faisait grand cas des polémiques avant l’arrivée du pape à Londres et elles se sont évanouies comme par enchantement. C’est la même chose en Espagne. Il faut ajouter que dans une atmosphère de crise, le voyage du pape a rapporté de l’argent à Madrid, qui n’est pas une ville très touristique ordinairement. Au fond, les rationalistes militants et les athées déclarés ne supportent pas le succès d’un pape dont ils ne peuvent même pas dire qu’il est médiatique.[/answer]

Propos recueillis par Joël Prieur

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 24 août. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Madrid : Benoît XVI « traditionalise » les JMJ

Marée noire en mer du Nord : la Shell tente d’en minimiser les conséquences

Marée noire en mer du Nord : la Shell tente d’en minimiser les conséquences

24/08/2011 – 19h00
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – Dix jours après le début de la marée noire provoquée par la rupture d’un oléoduc situé en mer du Nord, à environ 160 kilomètres de la ville écossaise d’Aberdeen, le groupe pétrolier Shell a annoncé lundi dernier que celle-ci aurait finalement été stoppée. Selon les autorités britanniques c’est le pire épisode de pollution pétrolière survenu dans les eaux écossaises depuis une décennie.

Selon la firme anglo-néerlandaise des plongeurs auraient réussi à fermer la soupape de l’oléoduc de la plateforme Gannet Alpha, d’où s’échappait du pétrole. La Shell reconnait que près de 218 tonnes de pétrole se seraient écoulées dans la mer du Nord en raison de cette fuite. Vendredi dernier, selon les gardes-côtes, une nappe de pétrole d’une superficie totale de 6,7 km2 (représentant environ 3,6 tonnes de pétrole brut), flottait encore à la surface de la mer.

La Shell, qui a fait part de son intention de vidanger les centaines de tonnes de pétrole encore contenues dans l’oléoduc, estime que cette marée noire « n’aurait pas eu d’impact significatif sur l’environnement », y compris pour les oiseaux de mer. Une affirmation démentie par l’association britannique de protection des oiseaux RSPB, qui estime que « toutes les fuites de pétrole peuvent présenter un danger pour la vie sauvage ». Un avis partagé par le porte-parole du mouvement Jonk gréng, Philippe Schockweiler, qui estime que « cette nappe de pétrole aura un impact incommensurable sur les oiseaux, les phytozoaires, les microorganismes de la mer du Nord ainsi que sur l’ensemble de l’équilibre écologique de la région ».

Il semble établi par ailleurs, selon une étude réalisée par le Health and safety executive (HSE) – l’organisme britannique de contrôle de la sécurité – que la sûreté à bord de 96 % des installations en mer du Nord soit insatisfaisante et que 20 % d’entre elles montrent de « sérieuses défaillances ». La firme pétrolière se serait vu infliger, depuis les six dernières années, 25 blâmes pour infraction aux normes de sécurité.

Après l’officialisation de sa responsabilité dans la pollution du delta du Niger – l’extraction du pétrole a provoqué une pollution massive de l’eau potable et aura des conséquences désastreuses pour les forêts de mangroves locales – par des experts du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), ce nouvel évènement met une fois de plus en cause le pétrolier anglo-néerlandais. « La pire compagnie pétrolière britannique en termes de sûreté de ses installations », affirme le journal écossais The Sunday Herald. Apparemment sans risque d’être sérieusement démenti.

“L’archéofuturisme” de Guillaume Faye est réédité

L'archéofuturisme de Guillaume Faye est réédité

24/08/201 15h00
PARIS (NOVOpress) – Attendu depuis longtemps, l’ouvrage culte de Guillaume Faye a enfin été réédité en français cet été, quelques mois après avoir été traduit en anglais.

Ce livre est un véritable électrochoc basé sur une analyse très fine de l’échec de la modernité. Dans un premier temps Guillaume Faye fait le bilan de la nouvelle droite et explique les raisons intrinsèques de son échec : perte d’influence et erreurs idéologiques. Il en dénonce tour à tour l’instrumentalisation et la politisation du paganisme, le tiers-mondisme, l’anti-américanisme (de colonisé), l’ethno-pluralisme, l’absence de doctrine économique…

L'archéofuturisme de Guillaume Faye est rééditéPour Faye seule la pensée radicale est féconde car elle brise l’ordre idéologique hégémonique. Et de reprendre la fameuse théorie des catastrophes où seuls les concepts radicaux peuvent faire basculer un système dans le chaos total afin de faire naître un nouvel ordre. Pour lui, le monde de demain doit être vu sous l’angle du constructivisme vitaliste (volonté historico-politique de puissance, projet esthétique de construction de civilisation, esprit faustien, réalisme, mentalité organique non mécaniste, autodiscipline envers une éthique autonome, prise en compte des questions bio- anthropologiques (dont les réalités ethniques).

C’est la redéfinition de l’anti-égalitarisme et de son projet post-moderne, désormais nommé archéofuturisme. Pour la première fois dans son histoire, l’humanité est menacée par une convergence de catastrophes (cancérisation du tissu social européen, crise économico-démographique, crise financière mondiale, montée des fanatismes religieux, affrontement Nord-Sud, pollution …).
Nous approchons du point où tout va basculer dans le chaos et l’archéofuturisme doit être envisagé comme une conception inégalitaire du monde de l’après catastrophe.
Disponible à la librairie du paillon.

[box class=”info”]L’Archéofuturisme, Guillaume Faye, L’Æncre éditions, 266 pp, 31 euros[/box]

Lampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

aLampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

24/08/2011 15h00
ROME (NOVOpress) – Un bateau pneumatique à coque rigide, deux véhicules de type quad et un pick-up tout-terrain ont été déployés aujourd’hui à Lampedusa par les pompiers et sont prêts à entrer en service pour faciliter les opérations de secours aux immigrés clandestins.

Ces moyens supplémentaires répondent à la promesse du chef des pompiers italiens, le préfet Francesco Paolo Tronca, qui s’était rendu à Lampedusa le 13 août dernier et avait promis au maire, Bernardino De Rubeis, son implication personnelle pour garantir au mieux les interventions pendant la crise migratoire. Le bateau, doté de moteurs diesel stern-drive avec propulsion à hélice, et prévu pour éteindre des incendies en mer et effectuer des interventions SAR (Recherche et Sauvetage), vient s’ajouter aux deux bateaux déjà employés par les pompiers de Lampedusa.

La Commission européenne vient d’accorder 32 715 581 euros à l’Italie au titre du Fonds pour les frontières extérieures, destiné « à assurer, d’un côté, un niveau élevé de protection le long de ces frontières et, de l’autre, le passage sans problèmes des frontières extérieures conformément aux normes Schengen et aux principes de traitement respectueux et de dignité ». Traitement respectueux et dignité s’entendent, bien sûr, des immigrés clandestins.

Au point où l’on en est, on se demande s’il ne serait pas plus simple, et plus économique, d’affréter directement des charters sur fonds européens pour transporter les clandestins depuis l’Afrique du Nord.

[box class=”info”]Source : corrieredelmezzogiorno.corriere.it[/box]

Michael Collins, le stratège de la terreur

Michael Collins, le stratège de la terreur

23/08/2011 – 18h50
DUBLIN (NOVOpress) — Les Irlandais aiment à se souvenir des colonnes volantes de Tom Barry croisant le fer avec les Black and Tans ou encore du sacrifice en 1981 de Bobby Sands et des autres grévistes de la faim. En revanche, les insulaires préfèrent oublier le « Squad », le groupe de tueurs organisé par Michael Collins pour faire régner la terreur à Dublin entre 1919 et 1922.

Par chance, dans les années 1950, les survivants de cette aventure ont accepté de se confier au Service historique de l’armée irlandaise, à la condition que leurs témoignages ne soient rendus publics qu’après leur mort. C’est grâce à ces dossiers, enfin consultables, que le journaliste T. Ryle Dwyer a pu écrire une histoire inédites des tueurs de l’IRA qui est aussi un manuel pratique de l’utilisation de la terreur.

Un nationalisme aux portes du pouvoir

En 1919 le nationalisme irlandais est dans une mauvaise passe. L’échec de l’insurrection de Pâques 1916 et le retour victorieux de l’armée anglaise des tranchées de la Première Guerre mondiale condamnent la verte Erin à un douloureux statu quo. Pourtant les élection de 1918 ont été un succès pour les nationalistes. Ils ont obtenu 73 des 105 sièges de l’île et ont formé une assemblée irlandaise, le Dáil Eireann.

Michael Collins, officiellement le « ministre des Finances » du gouvernement non reconnu de l’Irlande, mais surtout le patron du renseignement de l’IRA, comprend dès janvier 1919 que pour éviter le pourrissement de la situation, il faut contraindre les Anglais à des actions violentes contre la population dans le but de rendre l’indépendance irréversible.

Michael Collins commence par organiser un service de renseignement et de contre-espionnage. Surnommé « Big Fellow » Collins recrute des hommes aux origines très diverses, du jeune adolescent mal dégrossi issu de la paysannerie au dandy aux gants beurre frais et à l’œillet à la boutonnière que les soldats anglais n’osent contrôler.

Collins installe ses bureaux loin des regards indiscrets où des volontaires épluchent la presse pour relever le nom des officiers anglais et des policiers qui participent à des activités publiques. D’autres lisent ligne à ligne le Who’who pour reconstituer le réseau de relations de leurs cibles potentielles. Plus important encore, une poignée de policiers, au cœur même du dispositif adverse, proposent leurs services à l’IRA.

Bien renseigné sur les intentions de la police, ayant parfaitement identifié ses cibles, Michael Collins expose au gouvernement irlandais un plan d’action en deux points, simple mais efficace.

À la campagne, attaquer les petits postes isolés de la Royal Irish Constabulary (RIC) pour que le pouvoir anglais évacue de vastes zones du pays où le boycott social rendra la vie impossible aux représentants de l’occupant.

Le stratège de la terreur

La statue de Michael Collins à Fitgerald's Park, par Seamus Murphy
La statue de Michael Collins à Fitgerald's Park, par Seamus Murphy

Sachant qu’à Dublin, cette stratégie ne peut fonctionner, Michael Collins sort alors de sa manche le « the Squad », une équipe d’hommes triés sur le volet qui prend l’engagement d’accepter toutes les missions, notamment les assassinats de sang froid de fins limiers de la division G de la Dublin Metropolitan Police (DMP) qui fait la chasse aux nationalistes. Comme dans un jeu de billard, le « Big Fellow » cherche à atteindre successivement deux buts. Le premier : éliminer les policiers les plus efficaces, notamment ceux d’origine irlandaise, privant ainsi le gouvernement britannique de ses yeux et de ses oreilles dans la métropole. Le second : inciter les Anglais à réagir violemment et à l’aveuglette, à Dublin comme dans les provinces.

Michael Collins met en place des règles très strictes afin d’éviter les dérives. Aucun membre de l’IRA n’a le droit de désigner ses propres cibles. Toute action est préalablement sanctionnée par un responsable politique. Le tireur n’ouvre le feu qu’à la condition expresse que la cible soit parfaitement identifiée. A une époque où la photographie est rare, cela entraîne des complications logistiques importantes. Le tireur doit être accompagné par un observateur connaissant la cible pour la désigner sans risque d’erreurs.

Ces précautions ont pour but, non seulement d’éviter les règlements de compte personnels, mais aussi de ne pas se mettre à dos l’ensemble de la police. Les fonctionnaires doivent comprendre que ne sont visés que les policiers les plus acharnés contre le Sin Féin et l’IRA. Cette politique assure une relative impunité à Michael Collins qui se déplace à Dublin au vu et au su de tous sans que les gardiens de la paix en uniforme fassent mine de le reconnaître.

En juillet 1919, Collins est enfin autorisé à tuer le premier policier. Des hommes armés de revolvers de calibre 38 frappent de quatre balles l’inspecteur Patrick Smyth à la porte de chez lui, sous les yeux de son jeune fils. Il survit cinq semaines avant de mourir de ses blessures. Le gouvernement anglais profite de l’émotion suscitée par cet assassinat pour interdire le Sin Féin ce qui paradoxalement, libère Michael Collins de tout contrôle politique.

Au fil des semaines, les assassinats se multiplient. En décembre 1919, un proche conseiller du maréchal French, lord gouverneur de l’Irlande, est abattu dans un tramway. Quelques jours plus tard, c’est le convoi du maréchal tombe dans une embuscade mais French réussit à en réchapper indemne.

A la fin de l’année 1919, le bilan est lourd pour les Anglais : 221 tués et 353 blessés pour l’ensemble de l’Irlande. La police se démoralise lentement mais sûrement. Les démissions font fondre les effectifs comme neige au soleil. Pour renforcer les rangs des forces de l’ordre, le gouvernement autorise le recrutement d’auxiliaires en Angleterre parmi les anciens combattants de la Grande Guerre et fait venir des policiers d’Ulster pour remettre de l’ordre à Dublin. Mais le 21 janvier 1920, l’un de ces nouveaux venus, l’inspecteur Redmond, nouveau chef de la section G, est tué. Son décès provoque un retour précipité à Belfast des policiers loyalistes. La section G de la police dublinoise cesse à partir de ce moment d’être opérationnelle. Ce succès encourage Michel à changer de braquet. Les membres du « Squad » arrêtent leurs activités professionnelles pour se consacrer entièrement à la lutte armée.

Avec l’arrivée des Black and Tans sur le sol irlandais, les Anglais inaugurent en 1920 la politique de contre-terreur tant espérée par Michael Collins. Les autorités ont le vain espoir qu’elle décourage les Irlandais de soutenir l’IRA et le Sin Féin. Non seulement des civils sont attaqués sans discrimination, les maisons des sympathisants de la cause nationaliste incendiées, mais des équipes de tueurs liquident des chefs nationalistes en utilisant les mêmes méthodes que le « Squad ».

Arrivent aussi à Dublin des Anglais spécialisés dans le renseignement qui se mettent au travail dans le plus grand secret, en court-circuitant les fonctionnaires irlandais et privant ainsi Michael Collins de ses sources d’informations. Les Irlandais découvrent néanmoins que ces agents anglais se réunissent après leurs heures de service au café Cairo. Des volontaires sont envoyés fraterniser avec ceux qu’ils appellent désormais le « Cairo gang » dans le but de les identifier.

Le dimanche 21 novembre 1920, Michael Collins mobilise tous ses hommes pour abattre une cinquantaine de membres « logés » du Cairo Gang dans leur sommeil. Pour ce faire, il est contraint de racler les fonds de tiroir et de solliciter des volontaires manquant d’expérience ou tout simplement de maturité. Un jeune pistolero de l’IRA, surpris au détour d’un couloir par un miroir, tire sur son propre reflet ! Il alerte ainsi sa cible qui a le temps de s’enfuir par la fenêtre. Au petit matin, le bilan est lourd pour les Anglais, quatorze tués, des agents secrets terrorisés qui se réfugient avec armes et bagages dans l’enceinte du Dublin Castle. Mais Michael Collins est amer. Sur une cinquantaine de raids, la majorité a échoué et de précieux volontaires sont tombés entre les mains des Anglais.

Les lourdes pertes de novembre 1921 ont conduit les Britanniques à se réorganiser. A Dublin, ils écartent définitivement les Irlandais de la lutte contre l’IRA et se logent exclusivement chez des loyalistes. Cette sage précaution rend les travaux d’approche par les volontaires de l’IRA extrêmement difficiles. Durant ce temps, dans le reste du pays, manquant de renseignements, les auxiliaires se déchaînent, multipliant les exactions et laissant derrière eux des villes et des villages en flammes et une traînée de cadavres. Ces politiques britanniques, si elles obtiennent de modestes résultats sur le terrain, se payent au prix fort au sein de l’opinion publique.

Souhaitant forcer la main aux Anglais, les responsables irlandais exigent que l’IRA frappe un grand coup. A contre cœur, Michael Collins organise le 25 mai 1921 la prise et l’incendie de la Custom House, un bâtiment emblématique au centre de Dublin, abritant l’administration des finances. Si le bilan pour l’IRA est désastreux : 5 tués et 80 prisonniers, cette opération se révèle un succès de propagande. Le monde entier s’intéresse au sort de l’Irlande et le premier ministre Lloyd George se saisit de l’occasion pour accepter le principe d’un cessez-le-feu qui prend effet le 11 juillet 1921.

Il était temps. L’IRA est à bout de souffle. Michael Collins a informé en juin le gouvernement irlandais que l’armée secrète manque d’armes et de munitions. Ses rangs, décimés par les Anglais ne comptent plus que trois mille combattants. Près de 5 000 volontaires ont été arrêtés et 500 sont morts.

La leçon tirée part l’auteur de l’expérience du « Squad » est sans appel. Terreur et contre-terreur laissent des traces si durables et si perverses dans la mémoire collective que cette tentation devrait être refusée par ceux en position de faire le choix. Malheureusement, les avantages à court-terme de la terreur sont tels qu’elle s’impose d’elle-même et que les conséquences tragiques de cette politique semblent un moindre mal.

[box class=”info”]The Squad and the intelligence operations of Michael Collins, T. Ryle Dwyer, Mercier Press, 272 p., index, biblio., ISBN 1 85635469 5.[/box]

Le Schleswig-Holstein (Allemagne) veut interdire le bouton “j’aime” de Facebook

Le Schleswig-Holstein (Allemagne) veut interdire le bouton "j'aime" de Facebook

23/08/2011 18h00
KIEL (NOVopress) – Le Schleswig-Holstein, Land du nord de l’Allemagne, vient de prendre une décision radicale contre le géant des réseaux sociaux, Facebook. En effet d’ici le 30 septembre, ce Land exige, sous peine de poursuite et d’une amende de 50 000 euros, que tout site Internet supprime le fameux bouton “j’aime” qui permet à tout utilisateur de Facebook de montrer à ses “amis” les liens qu’il recommande.

Et ce au nom de la protection de la vie privée. Suite aux recommandations de l’ULD (Unabhängiges Landeszentrum für Datenschutz-“Centre indépendant pour la protection de la vie privée”), une autorité indépendante.

Pour Thilo Weichert de l’ULD, le système mis en place par Facebook collecte illégalement les données des internautes. Pour l’ULD encore, le réseau social est capable de suivre à la trace sur Internet le moindre des utilisateurs.

En réponse, Facebook indique que le principe du bouton “j’aime” permet à chacun de diffuser librement l’information.

Kitsch néo-bourgeois et hystérie anti-raciste : “Vogue Italia” et ses “boucles d’oreilles d’esclave”

Kitsch néo-bourgeois et hystérie anti-raciste : “Vogue Italia” et ses “boucles d’oreilles d’esclave”

23/08/2011 15h45
ROME (NOVopress) – Ce n’est que le énième scandale du genre mais il touche Vogue Italia, le plus prétentieux comme le plus politiquement correct des magazines de mode, qui dénonce régulièrement le « racisme » de la profession et avait été porté aux nues en 2008 pour son numéro « All Black », entièrement consacré à des mannequins noirs, pour dénoncer les discriminations dont ceux-ci seraient victimes.

En matière d’antiracisme, hélas, la roche Tarpéienne est près du Capitole. Vogue Italia est sur le banc des accusés depuis quelques jours pour avoir consacré un article aux « Slave Earrings » (boucles d’oreilles d’esclave). « Si le nom, expliquait la journaliste de Vogue Italia, évoque les traditions décoratives des femmes emmenées au sud des États-Unis durant la traite des esclaves, la nouvelle interprétation est celle de la liberté pure. Des pierres colorées, des pendants symboliques, des sphères multiples. Et l’évolution continue ».

L’indignation est mondiale mais les « fashionistas » anglo-saxonnes sont particulièrement en pointe. Le site Jezebel a dénoncé « les “boucles d’esclave” incroyablement racistes de Vogue Italia ». La mention de « la liberté pure » est à l’évidence « une allusion raciste ». Bref, « alors que Vogue Italia paraissait un peu plus éclairée » que les éditions française et américaine, elle « nous ramène des décennies en arrière ». Le Guardian est si indigné qu’il en est à peine intelligible : « Il est choquant de voir le mot “esclave” encouragé d’une manière si audacieuse et éhontée comme un point focal du style ».

Une campagne a été lancée sur Internet pour exiger que l’article soit retiré « et des excuse adressées spécifiquement aux femmes noires parce que les supposés récits d’esclavages des femmes noires ont été utilisés dans cette publicité ».

Vogue Italia s’est affolé. La rédactrice en chef a commencé par s’excuser en incriminant une « faute de traduction » : « Le mot italien, qui définit ce style de boucles d’oreilles, aurait dû être traduit “boucles d’oreilles de style ethnique” ». Le site internet de Vogue a été corrigé et, pour faire bonne mesure, « les femmes emmenées au sud des États-Unis durant la traite des esclaves » sont devenues « les femmes de couleur emmenées au sud des États-Unis à la fin du XVIIIème siècle ». De l’art de la litote…

Ces explications peu convaincantes n’ont fait que stimuler les inquisiteurs. La chroniqueuse de mode du Washington Post, qui est manifestement une polyglotte accomplie, a relevé que « dans la version italienne, les boucles d’oreilles sont décrites comme de “schiave”. Or “schiave” se traduit par esclaves en anglais ». En outre, « le mot “esclaves” apparaît encore parmi les mots-clefs en-dessous de l’article ». Jezebel proteste pour sa part contre la mention « la fin du XVIIIème siècle », alors que « l’esclavage allait rester légal pour presque un siècle de plus » : clairement une insulte à la mémoire de l’Oncle Tom !

Finalement, Vogue en a été réduit à supprimer l’article purement et simplement « pour prouver notre bonne foi et montrer que nous n’avions pas l’intention d’insulter personne ».

Commémoration pour Michael Collins

23/08/11 – 12H30
CORK (NOVOpress) – Mille personnes environ se sont rassemblées à Béal na mBláth dans le Comté de Cork pour commémorer le 89ème anniversaire de la disparition du patriote irlandais Michael Collins, chef des forces armées irlandaises et vainqueur des Britanniques. C’est le président fondateur de l’université de Limerick qui a tenu le discours d’hommage.

Michael Collins a été abattu le 22 août 1922 dans une embuscade par des opposants au traité de paix anglo-irlandais accordant au Royaume-Uni le contrôle de l’Ulster. Le chef de l’armée irlandaise accepta de signer un accord de paix faisant de l’Irlande un État Libre associé à la couronne anglaise pour “obtenir la paix afin de réussir la paix”. En signant le traité, il déclara : “Je viens de signer mon arrêt de mort”. Michael Collins était conscient qu’une partition de l’Irlande serait mal accueillie, mais était persuadé que la poursuite du conflit pourrait permettre aux Britanniques de reprendre l’avantage et, partant, d’aboutir à un accord moins favorable.

Filip Dewinter : « La guerre ethnique se trouve à nos portes »

Filip Dewinter : « La guerre ethnique se trouve à nos portes »

23/08/2011 – 09h15
Flandre (Belgique) et Royaume-Uni (via Lionel Baland) — Invitée par le British National Party, une délégation du Vlaams Belang a visité les zones de Londres touchées par les émeutes.

À l’invitation du Député européen du BNP (British National Party – Royaume-Uni) Nick Griffin, une délégation du Vlaams Belang (Flandre – Belgique) s’est rendue durant deux jours à Londres afin de visiter les quartiers atteints par les émeutes.

La délégation parlementaire composée du chef de groupe des élus du Vlaams Belang au sein du Parlement flamand Filip Dewinter, du Député flamand et Président de la Commission des affaires étrangères Frank Creyelman, du Député européen Philip Claeys et des Députés nationaux Filip De Man et Tanguy Veys a visité les quartiers de Londres touchés par les émeutes : Tottenham, East-London, Enfield, Croydon, Brixton et Stratham.

À l’intérieur de ces zones, règne la sharia et une forme de polarisation ethnique permanente : là où autrefois les bandes ethniques attaquaient les installations publiques telles que les bureaux de police et mairies, les bandes se combattent. C’est une nouvelle phase alarmante de la guérilla urbaine. L’homme fort du Vlaams Belang Filip Dewinter déclare : « La guerre ethnique se trouve à nos portes ».

Il ressort des contacts avec des fonctionnaires sociaux qui ont eu lieu lors de cette visite que les bandes se professionnalisent, s’arment et s’organisent de manière professionnelle.

[box class=”info”]Crédit photo : www.filipdewinter.be[/box]

Maire italien cherche immigrés désespérément

Maire italien cherche immigrés désespérément

22/08/2011 19h30
ROME (NOVOpress) – Le plan d’austérité draconien récemment adopté par le gouvernement italien prévoit entre autres la disparition des communes de moins de mille habitants, condamnées à fusionner. Elles sont 1963 dans ce cas, en particulier dans le Nord : sur 1206 communes du Piémont, 597 devront fusionner. L’Association des petites communes italiennes se mobilise contre le projet, avec des arguments qui ne sont pas méprisables. Selon sa présidente, Franca Biglio, « nous sommes le point de référence pour les gens ». Supprimer la mairie, c’est « faire mourir un morceau du pays ». Et Franca Biglio fait valoir que, beaucoup d’élus ne se faisant même pas payer leurs indemnités, le coût effectif de l’administration des petites communes est seulement d’1,5 million d’euros. « Moins que le coût annuel de trois députés ».

Certains maires menacés préfèrent recourir à la « combinazione ». Celui d’Acceglio, un joli village de montagne dans la province de Coni, à la frontière française, a fait ses comptes : 178 habitants dans sa commune, la disparition assurée ; d’un autre côté, tous ces Africains qui affluent à Lampedusa et dont personne ne sait quoi faire. M. le maire, Riccardo Benvegnù, a donc écrit à son collègue de Lampedusa pour lui offrir d’accueillir 830 immigrés clandestins. Le compte est bon ! Le maire de Lampedusa, trop heureux, s’est hâté de répondre à Benvegnù, l’a félicité « pour son courage et son grand sens de l’État », et s’est engagé à transmettre sa proposition au ministre Roberto Maroni.

Las, les habitants d’Acceglio, qui vivent de l’élevage et d’un peu de tourisme l’été, ont été « épouvantés à l’idée d’une invasion imminente ». Le maire a dû faire machine arrière. Il explique à présent qu’il ne s’agissait que d’une provocation pour se faire entendre et qu’on a eu tort de prendre sa proposition au sérieux. Il va téléphoner au maire de Lampedusa pour s’excuser : « J’espère qu’il comprendra les motivations de mon geste ».

Le maire d’Acceglio est un cas extrême mais il semble que beaucoup fassent comme lui, avec plus de discrétion. Selon le quotidien Il Messaggero, « c’est la chasse à l’immigré ». Les petites communes qui risquent d’être supprimées faute d’atteindre le seuil des mille habitants « sont en train de chercher désespérement, du Nord au Sud, des non-européens et des Roms à incrire à l’état-civil ». « Il y a des maires de Padanie et de la Ligue du Nord qui supplient Lampedusa pour que les clandestins enfermés dans les centres de rétention soient laissés libres de sortir et de venir repeupler leurs communes ». Il Messaggero, journal immigrationniste lié à la démocratie chrétienne, triomphe : « De péril pour la patrie, voilà les immigrés devenus les sauveurs de tant de petites patries locales ».

Gabriele Adinolfi, un des principaux intellectuels non-conformistes italiens, commente sur son site, Noreporter : « Si jamais quelqu’un en doutait jusqu’ici, il apparaît aujourd’hui très clairement comment ces immigrés sont considérés, tant par les politiciens que par les commentateurs : comme un véritable bétail à adresser n’importe où, pourvu que ce soit commode pour de médiocres exploiteurs myopes qui n’ont aucun sens des responsabilités ».

[box class=”info”]Source : ilmessaggero.it[/box]

Des rebelles libyens soignés dans le grand luxe en Sicile

Des rebelles libyens soignés dans le grand luxe en Sicile

22/08/2011 16h30
PALERME (NOVOpress) – Comme si l’Italie ne recevait déjà pas assez de « réfugiés », venus tout spécialement du Ghana ou du Congo pour « fuir la guerre en Libye », le gouvernement a décidé de soigner les blessés des troupes anti-khadafistes. Dix-huit sont arrivés de Benghazi à Palerme le 28 juillet pour être traités au département de chirurgie générale et d’urgence du CHU de la capitale sicilienne.

Dans un communiqué publié vendredi, la fédération locale du parti nationaliste Forza Nuova a dénoncé le traitement de VIP accordé à ces Libyens, « transportés de l’aéroport par 18 ambulances, dans une ville où il n’est jamais facile d’en trouver une, et dans laquelle de nombreux lits d’hôpital ont été récemment supprimés, à cause des coupes dans le bugdet de la Santé ». L’université de Palerme, en vertu d’un accord avec le Ministère des Affaires étrangères italien, a mobilisé pour eux une équipe de 7 médecins-chefs, auxquels s’est encore ajoutée une spécialiste de chirurgie de la main, venue spécialement de Rome.

« Un secteur entier de l’hôpital, au premier étage, évacué précipitamment pour la plus grande gêne des malades et de leurs familles, a été réservé aux nouveaux arrivants. Pour l’occasion, il a été complètement réaménagé – literie flambant neuve, alimentation et accessoires spéciaux, lits et fauteuils roulants dernier cri, matelas et tables de chevet neufs, etc. – pour être transformé en une “oasis” d’efficacité inconnue aux patients ordinaires. Les règles hospitalières normales n’y sont pas appliquées et les Libyens sont libres de fait d’entrer et de sortir quand ils veulent, peut-être pour aller dépenser quelques-uns des nombreux billets de 500 euros que le personnel et les patients n’ont pu manquer d’observer entre les mains des rebelles.
Les médecins, les infirmiers et les aides-soignants (qui, pour des raisons évidentes, souhaitent garder l’anonymat) sont contraints de faire des heures supplémentaires et de négliger les patients ordinaires, parce que les nouveaux hôtes – qui ne sont nullement reconnaissants et sont souvent arrogants – ne s’adaptent pas aux règles normales de la vie commune, fumant joyeusement dans les chambres et salissant sans se gêner les locaux de l’hôpital ».

Forza Nuova Palermo conclut en demandant que les mêmes soins soient accordés à tous les patients des hôpitaux de Palerme et que soient en outre accueillis les femmes et enfants victimes des bombardements de l’OTAN en Libye.

Les réactions du côté de l’hôpital de Palerme sont embarrassées et quelque peu contradictoires. Tout en assurant que « pour nous les patients sont tous égaux », on concède qu’« il y a peut-être eu des égards particuliers pour les Libyens, mais pour ce qui concerne des questions comme l’accueil. Par exemple, on a mis des plantes vertes pour embellir le secteur ». Quant à la nourriture, certains disent que les repas des Libyens sont différents et peut-être meilleurs, d’autres assurent que ce sont les mêmes. « De toute façon, s’il y avait une différence, ce serait aussi due à leur religion, qui leur interdit certains aliments ». Pour ce qui est de la vie commune, « les Libyens sont tranquilles, ils dorment beaucoup dans la journée et font le Ramadan, alors qu’ils sont un peu plus animés le soir, ils se réunissent, et sortent éventuellement pour aller fumer quelques cigarettes ». « Est-ce qu’ils sont mieux traités que les autres ? De toute façon, ce serait une nouveauté pour eux ».

[box class=”info”]Source : siciliano.it[/box]