Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

03/09/2011 – 13h00
DAMAS (via Info-Syrie.fr) — Comme prévu, l’Union européenne a confirmé, ce vendredi 2 septembre, l’embargo sur toutes les importations de pétrole syrien sur son territoire, confirmant aussi, par la même occasion, son alignement sur la diplomatie américaine. Les fédéralistes gémissant sur l’absence d’une réalité et d’une volonté politique européenne commune pourront se consoler : leur Europe existe au moins pour relayer, de la Syrie à la Libye en passant par la Yougoslavie, la Géorgie, la Côte d’Ivoire, le Soudan, l’Iran, les volontés et mots d’ordre du département d’État de Washington.

Cette décision était attendue, s’inscrivant dans le « jeu » de mesures économiques prises ou annoncées par les Américains et leurs seconds pour mettre à genoux le régime – en accroissant les difficultés de la population : c’est, ni plus ni moins, une façon « libérale » de pratiquer l’ingérence – et la subversion.

Cette décision européenne n’est certes pas anodine : 95% des ventes de pétrole syrien se faisaient avec les pays de l’Union européenne. On estime qu’entre un quart et un tiers des recettes syriennes pourrait être compromis par l’embargo sur le pétrole. Celui-ci, pour être précis, concerne non seulement l’achat, l’importation et le transport du pétrole et des produits dérivés, mais aussi les services financiers et d’assurance liées aux transactions.

Toutefois, l’embargo est, en quelque sorte, « à la tête du client » des Syriens : l’Italie a obtenu en effet de ses partenaires européens que les contrats de livraison de pétrole syrien actuellement en cours, et impliquant deux compagnies pétrolières nationales italiennes – Syria Petroleum et Sytrol -, soient honorés jusqu’au 15 novembre. Et, par ailleurs, les experts es-blocus économique de l’Union ont décidé de surseoir, pour un temps indéfini, à la mesure d’interdiction de tout investissement européen dans le secteur pétrolier syrien : les « droits de l’homme » et la « démocratie » c’est bien, mais les affaires demeurent les affaires, surtout en ces temps de crise.

Peut-être les Européens, et singulièrement les Français, espèrent-ils, à plus ou moins brève échéance, s’abreuver désormais en pétrole à la « source » libyenne, leur opération « humanitaire » et « pro-démocratie » en Libye s’assimilant chaque jour d’avantage à une opération de captation de ressources énergétiques.

Le salut économique viendra-t-il de l’Est ?

Pour en revenir à la Syrie, quelle parade peut-elle trouver  à cette décision, qui frappe un pays fragile économiquement, où 12% de la population était, selon une estimation de 2006, en dessous du seuil de pauvreté, et où le taux de chômage atteignait un peu plus de 8% en 2010 – selon un site de documentation de la CIA ?

Voici dix ans, la Syrie occupait le 29ème rang mondial avec une production de 26 millions de tonnes de pétrole brut. Toutefois, ses exportations sont passées, entre 2005 et 2011, de 285 000 barils/jour à 155 000/jours, et n’occuperait plus que le 56e rang des exportateurs pétroliers cette année – ces chiffres-estimations étant eux aussi de la C.I.A. !

Ce qui est certain c’est que le pays était, au moment où a éclaté la crise politique, en pleine restructuration de son économie, avec la modernisation de ses infrastructures, notamment portuaires. Il connaissait aussi un taux de croissance appréciable :  2,2% en 2009. Les principaux secteurs économiques étaient, outre l’industrie pétrolière, l’agro-alimentaire, le bâtiment, la métallurgie, ainsi qu’un important secteur artisanal produisant vêtements, tapis et produits en cuir, les exportations reflétant l’activité de ces différents secteurs.

Mais c’est surtout le secteur touristique qui a connu une véritable explosion, passant de 1 276 000 touristes en 1996 à près de 7 500 000 en 2010. Naturellement, cette activité a été frappée de plein fouet par les six mois de troubles.

Le pétrole est donc une part importante de la richesse de la Syrie. Avec le gaz : tout récemment un accord pour la construction d’un « gazoduc islamique » a été conclu entre Damas, Bagdad et Téhéran (voir notre article “Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique” , mis en ligne le 27 juillet). Un partenariat  qui pourrait, symboliquement, témoigner d’une réorientation de l’économie syrienne vers « l’Est », c’est-à-dire, outre l’Iran et l’Irak, des nations ayant jusqu’à présent soutenu diplomatiquement la Syrie, et en concurrence économique avec le bloc occidental, comme l’Inde et la Chine. Enfin, on voit mal la Russie laisser « tomber » son allié historique et principal au Proche-Orient, surtout après le raid stratégico-économique » de l’OTAN sur la Libye et son pétrole.

De toute façon, les mesures de rétorsion économiques ont toujours davantage pénalisé les populations qu’abattu les régimes : l’Irak en est le plus récent, le plus notable et le plus désolant exemple. L’Union européenne a certes tiré une assez grosse cartouche contre Damas, mais on peut penser que c’est une des dernières. Car que faire de plus : la guerre ?

Crédit photo : Dayr az Zawr, par Richard Messenger (Flickr)

Italie : un parc régional converti en décharge publique

Italie : un parc régional converti en décharge publique

02/09/2011 – 10h00
NAPLES (NOVOpress) –
«Parc régional archéologique historique naturel des églises rupestres de Matera» : c’est son nom officiel. On l’appelle plus simplement Parc de la Murgia. Il s’étend sur plus de 6000 hectares, entre les territoires de Matera et Montescaglioso, dans la Basilicate. Habitée depuis les temps préhistoriques, cette région calcaire conserve un ensemble exceptionnel d’habitat troglodytique et surtout environ 150 églises rupestres, peintes à fresques par des communautés monastiques à la fois bénédictines et byzantines, de la fin du VIIIe siècle jusqu’au XIXe siècle. Elle abrite en outre une faune et une flore très riche, dont de nombreuses espèces protégées. Le parc a été inscrit en 2007 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Italie : un parc régional converti en décharge publique Comme tant d’autres trésors du patrimoine italien, il est pourtant laissé à l’abandon. La section de Matera de l’association CasaPound Italia vient de publier une série de photos prises au cours des derniers mois. Bouteilles, téléviseurs, pneus, bidons d’huile de voiture, pièces de carrosseries, bon nombre de seringues et de préservatifs usagés… voilà ce que l’on découvre. Le parc des églises rupestres est devenu une immense décharge publique et un rendez-vous pour junkies.

« La situation », explique Stefano Dubla, responsable local de CasaPound, « est encore bien pire que ce que montrent les images, dans la mesure où de nombreux déchets, abandonnés depuis désormais des années, ont été pris dans la terre et dans la végétation ou bien ont été dissous par les incendies estivaux qui frappent parfois cette zone ».

Dénonçant l’incivilité de nombreux habitants et la complicité de l’administration municipale, CasaPound demande à la fois des sanctions sévères contre ceux qui abandonnent leurs déchets et la mise en place d’un système gratuit de ramassage des encombrants, une fois par semaine.

Entre le philistinisme de la droite berlusconiste (qui ne s’intéresse qu’aux émissions de variété et aux jeux télévisés, avec le plus possible de seins nus et d’écrans publicitaires) et le mondialisme de la gauche métisseuse (qui se pique de culture mais seulement si elle est « diverse »), la lente agonie du patrimoine naturel et artistique figure le sort de l’Italie tout entière – et celui de l’Europe.

 

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

01/09/2011 – 11h30
VENISE (NOVOpress) – C’est l’indignation chez les immigrationnistes italiens. La région Vénétie, présidée par l’énergique gouverneur Luca Zaia (Ligue du Nord), a décidé d’introduire un « Bonus famille », « contribution exceptionnelle de soutien aux familles nombreuses afin d’améliorer leur qualité de vie ». 880 000 € au total vont être versés aux familles de 4 enfants ou plus. Chacune touchera de 600 € (pour 4 enfants) à 1200 € (9 enfants ou plus). La somme sera distribuée par l’intermédiaire des municipalités.

Compte tenu de la situation très difficile de beaucoup de familles comme de la natalité désastreuse de l’Italie, voilà une mesure qui paraît excellente. Mais, horreur, pour pouvoir percevoir le « Bonus famille », les familles devront « déposer une demande à leur mairie de résidence et justifier

– de la nationalité italienne

– d’au moins cinq ans de résidence dans la région Vénétie

– de revenus annuels ne dépassant pas 30 000 euros ».

Il n’y a pas un mot, on le voit, qui concerne l’ethnie, la race ou la religion. Le « Service de soutien juridique contre les discriminations ethnico-raciales et religieuses », membre de l’association immigrationniste subventionnée Asgi (« Association pour les études juridiques sur l’immigration »), ne s’en est pas moins hâté d’envoyer de tous côtés, et en particulier à la Commission européenne (Direction Générale des Affaires Intérieures, Direction B: Immigration et Asile, Unité B1: Immigration et Intégration) et à l’UNAR (Office national contre les discriminations raciales), un long mémoire de dénonciation. À l’en croire, « le “Bonus famille”, en raison de la condition de citoyenneté qui y est contenue, est en contradiction flagrante » avec la charte de l’ONU (clause générale de non-discrimination); avec la Convention européenne des droits de l’homme (de non-discrimination) ; avec la Charte sociale européenne (principe de non-discrimination sur critères de nationalité) etc. etc. Le « Bonus famille » contredit en outre la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans son jugement Koua Poirrez c. Francia, du 30 septembre 2003, la Cour a rejeté l’argumentation du gouvernement français, fondée sur la nécessité d’équilibrer les dépenses sociales en fonction des ressources. Dans son jugement Gaygusuz c. Austria, du 16 septembre 1996, elle a rejeté l’argumentation du gouvernement autrichien « qui faisait référence à une prétendue “responsabilité particulière” que l’Etat aurait à l’égard de ses propres citoyens, dont il devrait s’occuper prioritairement de préférence aux non-citoyens ».

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles Plus récemment, par le jugement Fawsie c. Grecia du 28 octobre 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Grèce pour avoir voulu lier le versement d’une prestation aux mères de familles nombreuses (au moins quatre enfants mineurs) à la possession de la citoyenneté d’un pays membre de l’Union européenne, ou bien du statut de réfugié d’origine ethnique grecque. Les autorités grecques avaient argumenté en vain que la prestation en question « n’avait pas une finalité d’assistance sociale mais de politique démographique, puisqu’elle visait à stimuler le rééquilibrage du déficit démographique du pays, en incitant à former des familles nombreuses », et que les immigrés n’étaient pas susceptibles de contribuer à la résolution du problème démographique. La Cour a répondu que toute différence de traitement en matière de prestations sociales « ne pouvait être tenue pour compatible avec le principe de non-discrimination de la Convention européenne qu’en cas de considérations très fortes ». Le déficit démographique de la Grèce et de l’Europe n’est évidemment pas une considération très forte.

L’Asgi appelle donc la Commission européenne à engager une procédure d’infraction contre la République italienne pour violation des normes de droit de l’Union européenne.

Le site immigrationniste « Stranieri in Italia », qui reprend cette dénonciation, l’illustre par une photo épouvantable : celle d’un père, d’une mère et de trois petits enfants, tous blonds. Quelle perspective terrifiante, en effet ! Et si les européens se remettaient à avoir des enfants au lieu de laisser venir des Nigérians et des Tchadiens pour en avoir à leur place et « sauver » les régions qui se meurent, comme la propagande du Système les y exhorte. Les immigrationnistes en font des cauchemars.

[box class=”info”] Photo en haut de l’article : Familles italiennes au prieuré de Rimini (Fraternité St-Pie X) [/box]

Belgique : les immigrés rechignent à l’école

Belgique : les immigrés rechignent à l’école

01/09/2011 – 10h00
BRUXELLES (NOVOpress) –
Mathématiques, apprentissage de la lecture… En Belgique, les performances scolaires des immigrés dans ces disciplines sont inférieures à celles des Belges, à la lumière de l’étude qui vient d’être publiée par le Germe, Groupe de recherche de l’Université libre de Bruxelles (ULB) sur les relations ethniques, les migrations et l’égalité.

Selon le site RTL Info.be, le facteur principal de ces mauvais résultats serait « le statut socio-économique des parents, mais la langue parlée à la maison jouerait aussi un rôle déterminant, tout comme le niveau d’éducation des parents ». Preuve que l’immigration massive pose de graves problèmes en termes de communautarisme et de tiers-mondisation des sociétés européennes.

Une récente enquête mondiale de l’IPSOS rappelle que 94% des Belges pensent que le nombre des immigrés a augmenté dans leur pays ces cinq dernières années. Ces sondés estiment aussi à 72% que l’immigration a un impact négatif sur l’avenir de la Belgique. Seront-ils enfin entendus ?

Censure des commentaires en Suède pour lutter contre le racisme

Censure des commentaires en Suède pour lutter contre le racisme

01/09/2011 08h30
STOCKHOLM (NOVOpress) – Le racisme ou supposé tel n’en finit pas de torturer les méninges des esprits totalitaires. Nouvel avatar du politiquement correct, la volonté de censurer toute opinion déviante avérée ou non connaît de nouvelles avancées en Suède avec la décision de trois grands journaux de changer de sites web, afin de se doter de nouveaux outils de surveillance des commentaires apportés aux articles mis en ligne.

Le tabloïd Expressen surveillera les commentaires avant leur publication et enlèvera ceux entachés de “racisme”. De leur côté, les quotidiens Aftonbladet et Dagens Nyheter ont décidé de suspendre leur système de commentaires, avant l’installation de nouveaux systèmes qui nécessiteront de se connecter via un profil Facebook ou une adresse électronique pour émettre toute opinion sur un article. Ces décisions font suite au débat engendré par l’attaque en Norvège d’Andreas Breivik et qui ont donné lieu à des propos haineux. Bjorn Hedensjo, à la tête du site Dagens Nyheter a déclaré que les systèmes de veille des commentaires des différents journaux avaient été débordés par le flot important de messages, dont de nombreux violaient les chartes de bonne conduite.

Selon Bjorn Hedensjo, ces nouveaux systèmes qui suivront à la trace tout propos condamnables ne sont pas fiables à 100 % mais permettront de recentrer les débats sur le plan qualitatif en forçant les intervenants à dévoiler leur identité. De son coté, le rédacteur en chef du journal Expressen se défend de vouloir censurer certains sujets sensibles tels que l’immigration et les questions d’intégration.

Si la xénophobie et le racisme sont condamnables et demeurent largement contre-productifs dans la lutte contre le multiculturalisme, la question est de savoir où se place le curseur des propos racistes ou haineux pour ces nouveaux maitres censeurs. En d’autres termes, la modération ne sera-t-elle pas tentée de placer la question de l’immigration et ses dérives sur un lit de Procuste afin d’éluder tout propos remettant en cause l’immigration dans le dessein de se conformer au politiquement correct ambiant ?

Rien n’est moins sûr.

Le cinéma européen de moins en moins dépendant d’Hollywood

Le cinéma européen de moins en moins dépendant d'Hollywood

31/08/2011 15h00
LONDRES (NOVOpress) – Dans les colonnes du quotidien britannique The Independent, le journaliste Geoffrey Macnab rend compte de la nouvelle dimension du marché du cinéma : l’apparition d’un capacité de financement en Europe qui permet à des cinéastes de notre continent de trouver les fonds sur place pour la réalisation de leurs films, sans avoir besoin de frapper à la porte des studios de Hollywood.

Le carburant du futur : les excréments d’éléphant

Le carburant du futur : les excréments d'éléphant

31/08/2011 13h30
AMSTERDAM (NOVOpress) – Selon le quotidien britannique The Independent, des scientifiques néerlandais auraient mis au point un nouveau biocarburant à base d’excréments d’éléphant. Après avoir longtemps observé  l’intestin des éléphants, dont les enzymes sont capables de digérer le glucose mais également les sucres qui restent normalement capturés dans la cellulose des plantes, les scientifiques ont mis au point ce carburant. En mélangeant ces enzymes à du compost végétal, ils ont réussi à convertir 90 % de la biomasse en éthanol, soit le double de ce qui est possible avec les méthodes actuelles.

L’entreprise néerlandaise DSM devrait développer cette nouvelle technique dans ses usines européennes et aux Etats-Unis. Alors que les biocarburants de première génération atteignent leurs limites (compétition avec l’alimentation humaine et hausse des matières premières ), le biocarburant à base de bouse d’éléphant pourrait permettre une avancée dans le domaine des carburants. La protection des éléphants dans le monde reste cependant la condition indispensable du bon fonctionnement de cette industrie.

Cauchemar du vivre-ensemble en Belgique : les Marocains ne veulent pas être dans la même classe que les Européens de l’Est !

Cauchemar du vivre-ensemble en Belgique : les Marocains ne veulent pas être dans la même classe que les Européens de l’Est !

31/08/2011 12h00
BRUXELLES (NOVOpress) –
Le concept du vivre-ensemble vient d’encore d’être écorné en Belgique. Selon le journal De Morgen (traduit par presseurop.eu) : “Les enfants des immigrés de la classe moyenne fuient en masse les écoles mixtes”, notamment “les Marocains” qui “ne veulent pas être dans la même classe que les Européens de l’Est” ! Pour Paul Mahieu, professeur de l’université d’Anvers, les écoles font face à une “fuite noire” comparable à la “fuite blanche”, les parents étant “persuadés que l’enseignement est meilleur dans les écoles avec beaucoup d’élèves autochtones”.

Autriche : pas de démocratie sans critique de l’islam [vidéo]

Autriche : pas de démocratie sans critique de l’Islam

31/08/2011 11h00
VIENNE (NOVOpress) –
En matière de vie sexuelle et conjugale, l’empereur François-Joseph, le mari de Sissi, eut peu à voir avec Mahomet, lequel, selon la tradition musulmane, épousa sa femme préférée, Aïcha, lorsqu’elle avait six ans et la posséda physiquement dès qu’elle en eut neuf. C’est pourtant une vieille loi de François-Joseph qui a valu 480 € d’amende à Elisabeth Sabaditsch-Wolff, du mouvement citoyen « Pax Europa », pour avoir qualifié Mahomet de pédophile. Le 15 février dernier, un juge de Vienne l’a acquittée de l’accusation d’incitation à la haine mais jugée coupable de «dénigrement de croyance religieuse» d’une religion officiellement reconnue.

Pour comprendre cette curiosité juridique, il faut remonter aux années d’emballement belliciste qui précédèrent et préparèrent immédiatement le grand suicide européen de la Première Guerre mondiale. En 1908, l’Autriche-Hongrie annexe officiellement la Bosnie-Herzégovine. 700 000 musulmans deviennent ainsi sujets de la double monarchie. Par une loi du 15 juillet 1912, François-Joseph accorde alors à «l’islam, selon le rite hanafite » le statut de «religion reconnue», à l’exercice protégé par l’État. L’article 6 précise que «jouiront de la même protection la doctrine de l’islam, ses institutions et ses coutumes dans la mesure où celles-ci ne sont pas contraires aux lois de l’État». Cette loi survécut à l’effondrement de la monarchie multiethnique et multiculturelle des Habsbourg en 1918 et est restée officiellement en vigueur jusqu’à nos jours. Pendant longtemps, elle resta sans application. Les vagues récentes d’immigration musulmane dans la petite Autriche lui ont redonné une redoutable actualité.

C’est donc en tant que condamnée pour avoir dénigré Mahomet qu’Elisabeth Sabaditsch-Wolff a pris la parole la semaine dernière lors d’une table ronde organisé sous la présidence de Heinz-Christian Strache, le dynamique leader de la FPÖ (Parti de la liberté autrichien) sur le thème : « L’Europe en mutation : y a-t-il des possibilités d’accord avec l’islam(isme) ou y aura-t-il un déclin de notre société et de ses valeurs ? »

Dans son intervention, Elisabeth Sabaditsch-Wolff a commencé par constater que l’Europe est effectivement en mutation. « La société européenne est en train de changer pour passer d’une société libre à une société déterminée par la charia. Vous allez vous demander comment j’arrive à cette conclusion, alors qu’il n’y a en Autriche depuis dix ans que 500 000 musulmans. Mais il n’y a pas besoin de plus de 500 000 musulmans, même 50 000 ou 100 000 suffisent, pour exercer la pression que nous ressentons tous ». L’islam, a expliqué Elisabeth Sabaditsch-Wolff, ignorant complètement le principe de la séparation de l’Église et de l’État, « l’islam n’est pas une religion de la sphère privée. Si c’était le cas, je ne serais pas assise à cette tribune et je n’aurais absolument aucun problème avec l’islam. Mais le problème que nous avons avec l’islam, c’est que les valeurs de l’islam font irruption dans notre société, et cela non par la voie du débat parlementaire, mais par une pression exercée de l’extérieur ».

« L’islam en tant que tel », a souligné Elisabeth Sabaditsch-Wolff, « exclut tout compromis et toute tolérance » et la notion de tolérance que l’on peut trouver dans l’islam n’a rien à voir avec celle que nous connaissons. « Il n’y a pas de pluralisme de religion et de pensée, et c’est précisément cela qui est directement opposé à notre mode de vie occidental ». Aussi ceux qui espèrent une sorte de Réforme de l’islam, « un Martin Luther musulman » se font-ils des illusions [on pourrait ajouter qu’ils se font une idée de Luther assez peu conforme à la réalité historique car Luther n’était pas précisément un champion de la tolérance et du pluralisme, NdT]. « Il n’y aura pas de Martin Luther musulman »

Dénonçant la manière dont toute critique de l’Islam était diabolisée comme « islamophobie », Elisabeth Sabaditsch-Wolff a rappelé les procédures judiciaires lancées contre elle et contre d’autres critiques de l’islam à travers l’Europe, comme Geert Wilders aux Pays-Bas. Dans le cas de l’Autriche, la loi de 1912 (accordant protection à la doctrine de l’islam dans la mesure où celle-ci n’est pas contraire aux lois de l’Etat), est sans cesse rappelée désormais par les politiciens mais elle n’est pas véritablement appliquée. Elle ne pourra l’être tant qu’on n’aura pas examiné ce qu’est vraiment la doctrine de l’islam et dans quelle mesure celle-ci est compatible avec les lois autrichiennes. « Depuis 1912 et jusqu’à aujourd’hui, les autorités autrichiennes ne connaissent pas officiellement le contenu de l’islam. Cela doit changer. C’est aussi un appel aux hommes politiques à faire enfin quelque chose. Mon second souhait est que, en Europe, ceux qui critiquent l’islam cessent d’être diffamés. Car, si nous ne tolérons plus la critique, alors nous tuons la liberté de parole. Et la liberté de parole est essentielle pour la démocratie. Si nous n’avons pas de liberté de parole, nous pouvons remballer la démocratie. Nous devons pouvoir discuter des contenus d’une religion. Si nous ne le faisons pas, je dois le répéter, nous n’avons pas de démocratie ».

Milan : la mairie et l’archevêché fêtent la fin du Ramadan

Milan : la mairie et l’archevêché fêtent la fin du Ramadan

30/08/2011 18h30
MILAN (NOVOpress) – « Nous embrassons nos frères musulmans » : c’est par ce cri que la gauche, il y a trois mois, avait célébré sa conquête historique de la mairie de Milan, avec la bénédiction du cardinal-archevêque. On ne s’étonnera donc pas que la mairie et l’archevêché aient rivalisé de zèle hier, pour fêter la fin du Ramadan. Entre les autorités ecclésiastiques et civiles, il est difficile de dire qui l’a emporté: si le diocèse avait mis à disposition un terrain paroissial, Madame le maire-adjoint a eu l’attention de venir voilée.

Plusieurs centaines de musulmans ont célébré hier l’Aïd El-Fitr sur le terrain de sport de la via Cambini, que la paroisse Saint-Jean Chrysostome avait mis à la disposition de la Maison de la culture islamique de Milan pour toute la durée du Ramadan. Le maire-adjoint, Maria Grazia Guida, la tête couverte d’un voile fuschia (photo ci-dessus), a pris la parole pour expliquer que cette visite historique – la toute première fois qu’un représentant de la municipalité participait à une célébration musulmane – « n’avait créé aucune polémique dans la majorité municipale, parce qu’elle s’inscrit dans la ligne du dialogue, dans laquelle nous continuerons à avancer ».

Mahmoud Asfa, le directeur jordanien de la Maison de la culture islamique, s’est félicité de cette visite « que nous attendions depuis 30 ans ». Prenant le maire au mot, il a rappelé les exigences de la communauté musulmane en matière de constructions de mosquées. « Nous demandons depuis longtemps des lieux de culte dignes et nous espérons que, avec cette municipalité, le temps est finalement arrivé pour affirmer nos droits, y compris dans la perspective de l’Exposition de Milan, à laquelle la communauté musulmane voudrait participer ».

Étaient également présents Mgr Gianfranco Bottoni, responsable des relations œcuméniques et interreligieuses du diocèse de Milan, et l’abbé Piero, curé de la paroisse Saint-Jean Chrysostome et hôte de la fête, qui est très actif depuis des années pour favoriser les rencontres entre les diverses communautés immigrées particulièrement nombreuses dans ce quartier de Milan. Le diocèse avait auparavant organisé, dimanche, une recontre de prières communes entre musulmans et catholiques à l’église Saint-Joseph, toujours dans le même quartier. « Nous commencerons par dire les vêpres », avait expliqué l’abbé Giampiero Alberti, responsable diocésain pour le dialogue avec les musulmans. « Au coucher du soleil, nous romprons le jeûne avec les musulmans et à ce moment, ce sera leur tour de faire une prière. Ce sera une rencontre simple, en signe du respect réciproque entre les deux confessions religieuses de Milan ».

La venue de Maria Grazia Guida a été vivement critiqué par Davide Boni, président du groupe de la Ligue du Nord au Conseil régional de Lombardie : « Le fait que le maire-adjoint de Milan se soit rendu à l’occasion de la fin du Ramadan dans un des endroits les plus chauds de la ville, le quartier de via Padova, théâtre d’ignobles révoltes mises en œuvre par des bandes immigrés, constitue un manque de respect pour tous les Italiens qui subissent depuis toujours les conséquences de la cohabitation forcée avec les lieux de culte musulmans ».

[box class=”info”]Sources : ilgiornale.it/milano.corriere.it[/box]

Mondialisation : un homme d’affaires chinois achète un morceau de l’Islande

Mondialisation : un homme d’affaires chinois achète un morceau de l’Islande

30/08/11 – 11h50
REYKJAVIK (NOVOpress)
– Un riche investisseur chinois est en passe d’acquérir une imposante surface en Islande pour un projet touristique d’un coût de 100 millions de dollars, qui comprendra notamment un grand parcours de golf.

L’acheteur, Huang Nubo, n’est pas seulement un homme d’affaires ordinaire, c’est aussi un ancien responsable gouvernemental chinois. La transaction concernera plus de 300 kilomètres carrés sur le territoire islandais.

Le promoteur chinois a signé un pré-accord de vente mercredi dernier avec des propriétaires terriens dont le gouvernement islandais. Accord qui doit désormais être approuvé par Pékin et Reykjavik, mais suscite déjà un certain nombre de réactions négatives de la part des Islandais, inquiets de voir leur sol ainsi bradé à des étrangers.

Placée sur la route entre l’Europe et l’Arctique, l’Islande est de plus en plus considérée comme ayant une position stratégique, la fonte des glaces ouvrant de nouvelles voies maritimes polaires et rendant les ressources minérales de cette région plus accessibles, provoquant de nombreuses convoitises internationales.

[exclusivité] Émeutes ethniques à Majorque

Émeutes ethniques à Majorque

29/08/2011 17h00
MADRID (NOVOpress) – Le mythe de la coexistence pacifique des minorités ethniques ne résiste pas à l’épreuve des faits. Ce matin, à l’aube, un Nigérien résidant à Palma de Majorque est décédé après être tombé de son appartement au quatrième étage du 58 de la rue Tomas Rullan dans le quartier de Son Gotleu.

Cette mort a déclenché de violents affrontements entre une centaine d’Africains et la police locale, lesquels se sont traduits par de nombreuses arrestations et de nombreux dégâts.

Les émeutes ont commencé quand les policiers ont voulu s’approcher du corps de la victime. Ils en auraient été empêchés par une foule d’Africains, au motif qu’« un Blanc ne peut pas toucher le corps d’un Noir ».

L’origine du décès est difficile à déterminer, mais des Africains ont indiqué à la presse locale que l’homme aurait été poussé dans le vide par des agresseurs appartenant à la communauté gitane.

Les Africains, qui sont nombreux à résider de manière illégale à Majorque, reprochent aux forces de police de ne pas les protéger contre les agressions de nature xénophobe et raciste dont ils sont victimes de la part des Gitans établis de longue date sur l’île.

Les associations xénophiles et les partis de gauche, toujours prompts à dénoncer la moindre incivilité dont pourraient être les victimes des étrangers en situation illégale, gardent un silence prudent. De tels incidents ne trouvent pas de place dans leur grille d’analyse.

Ces émeutes démontrent à la classe politique catalane et insulaire que l’immigration illégale a un coût dont les populations locales payent le prix et suscitent la violence. Ces événements sont pain béni pour des formations populistes comme Plataforma per Catalunya, le seul parti qui dénonce clairement les dégâts commis par l’immigration incontrôlée.

[box class=”info”]Crédits photo : Prensa local [/box]

Russie : Juste Cause se veut le parti de la “Grande Europe”

Russie : Juste Cause se veut le parti de la "Grande Europe"

29/08/2011 14h00
MOSCOU (NOVOpress) – Le parti libéral Juste Cause s’est déclaré ce week-end dans son manifeste reprenant les grandes thèses de son programme électoral pour les législatives de décembre 2011 comme “un parti de la Grande Europe. Après Charles de Gaulle, nous proclamons une Europe de Lisbonne à Vladivostok”.

Formée en février 2009, Juste Cause est actuellement dirigée par l’oligarque russe Mikhaïl Prokhorov. Patron d’Onexim, holding spécialisé dans les métaux, et troisième fortune du pays avec 18 milliards de dollars, il souhaite avec ce parti promouvoir une “idéologie libérale, donner la priorité aux droits de l’homme et à l’économie de marché”.

Dans son manifeste, le parti Juste Cause  souhaite “promouvoir une intégration économique maximale avec l’Europe” en formant “un tout avec cette dernière”,en ayant une “monnaie commune” et en assurant “la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux”, mais “sans adhérer ni à l’UE ni à l’Otan”.

Juste Cause ambitionne de devenir la deuxième formation après Russie Unie, le Parti du Premier ministre Vladimir Poutine.

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

Crise de l’euro : Laurence Parisot accuse les Etats-Unis de tentative de « déstabilisation »

29/08/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– Et si les Etats-Unis avaient cherché à manipuler opinions et médias pour fragiliser l’euro et ainsi détourner l’attention de la crise du dollar et de l’endettement record de leur économie ?

C’est en tout cas la théorie avancée par le patron du Medef, Laurence Parisot, dans une entrevue accordée au Figaro.

« La situation s’est tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe. On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro », a notamment déclaré Laurence Parisot.

Prudente sur la terminologie de « complot » contre l’euro et l’Europe, Laurence Parisot n’en évoque pas moins « une orchestration » des rumeurs sur les difficultés européennes depuis Washington et New York, en rappelant notamment : « Voyez les rumeurs sur les banques françaises, qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées, faisant allusion notamment aux difficultés de la Société Générale. Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des unes de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle, et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! »

[box class=”info”] Image : Medef (cc)[/box]

Suisse : Les candidats de l’UDC s’engagent noir sur blanc

En Suisse, l'UDC donne de la voix dans la tempête financière

27/08/2011 – 16h20
ZURICH (NOVOpress) –
Dans le cadre du congrès de l’UDC à Zurich, plus de deux cents candidates et candidats au Conseil national et au Conseil des Etats ont signé le «Contrat avec le peuple» qui s’articule en trois points.

Le refus persistant de l’Union européenne
L’UDC ne veut pas adhérer à l’UE et elle continuera de se battre de toutes ses forces pour que la Suisse reste un Etat indépendant. Malheureusement, les autres partis et organisations refusent d’écouter la demande réitérée de l’UDC de retirer enfin la demande d’adhésion pendante à Bruxelles alors que selon l’UDC les déficiences de l’UE sont aujourd’hui plus évidentes que jamais.

La fin de l’immigration de colonisation.
Deuxièmement, l’UDC exige l’arrêt de l’immigration de masse.

La Suisse ne saurait supporter à la longue une immigration sans borne. Les conséquences de cette immigration massive sont désormais visibles et perceptibles partout : les prix des loyers et des biens immobiliers augmentent sans cesse ; les trains sont bondés et les autoroutes bouchées tous les jours; les pressions sur notre système social s’accroissent; la hausse de la criminalité fait peur à la population. Si nous refusons de réagir et de reprendre le contrôle de l’immigration, nous mettons en péril notre prospérité ainsi que la compétitivité économique internationale de notre pays.

L’expulsion des criminels étrangers.
Enfin, en jouant sur du velours avec l’opinion publique, le parti populiste réitère sa demande que les étrangers criminels soient systématiquement expulsés.

Le peuple suisse s’est clairement prononcé pour le renvoi dans leur pays des étrangers qui ne respectent pas notre régime juridique. Les tentatives actuelles de diluer l’initiative sur le renvoi au point de la rendre méconnaissable confirment la pauvreté intellectuelle de leurs auteurs et sont indignes de notre démocratie directe.

L’UDC a pris un engagement contraignant face aux électrices et aux électeurs. Ses représentants ont signé aujourd’hui le contrat avec le peuple. Les électrices et électeurs ont ainsi la certitude que les élus UDC s’engageront conformément aux objectifs fixés dans ce contrat.

L’expérience prouve que de tels contrats se révèlent parfois très embarrassants au moment de partager le pouvoir. L’avenir nous dira si l’UDC sera contrainte à des choix difficiles entre des maroquins ministériels et des engagements à respecter.

Italie : le village “sauvé” par les immigrés

Italie : le village "sauvé" par les immigrés

27/08/2011 – 9h00
ACQUAFORMOSA (NOVOpress) — « Le village sauvé par les immigrés », c’est le titre du Corriere della Sera d’hier. Le journaliste du grand quotidien bourgeois est allé en Calabre et en est revenu lyrique. « Plus qu’une ressource. Par ici les immigrés sont les sauveurs de la patrie. Ou, mieux, de la municipalité. Car, s’il n’y avait pas les immigrés, la commune d’Acquaformosa, petit pays perdu au cœur du Pollino, serait destinée à disparaître, en passant sous le seuil fatidique des mille habitants pour être englobée, selon les règles du nouveau budget, dans la plus proche commune de plus de mille habitants ».

Partout dans cette région de montagne superbe mais isolée, les communes souffrent de la dépopulation : les jeunes s’en vont et ne restent plus que les vieux dans des rues de plus en plus vides. « A Acquaformosa, pas même 1 200 habitants en tout, c’est exactement le contraire qui arrive et le village commence petit à petit à se revitaliser. Le mérite en revient au maire Giovanni Manoccio (Liste Civique d’Acquaformosa) – lequel avait eu son moment de gloire médiatique en 2009 pour avoir officiellement déclaré son village “municipalité interdite à la Ligue du Nord”. Depuis environ trois ans, en vertu du projet Sprar (Service de Protection des Demandeurs d’Asile et Réfugiés du Ministère de l’Intérieur), il a offert une résidence à diverses familles de réfugiés. Un peu moins de trente personnes (quatre familles), mais qui ont contribué à remettre miraculeusement en marche un système socio-économique destiné à décliner ». Leur arrivée a créé des emplois : agents d’aide aux réfugiés, interprètes… Les 16 écoliers immigrés représentent déjà 20% du total et dissipent toutes les craintes qu’on pouvait avoir pour la survie de l’école, qui risquait d’être fusionnée avec celle du village voisin.

« Acquaformosa déplore environ vingt décès chaque année, contre un nombre de naissances qui se comptent sur les doigts d’une main. Les plus de 65 ans représentent encore près de 40% de la population et les rues du village sont pleines de personnes âgées et de cannes. La tendance pourrait pourtant s’inverser bientôt, vu qu’il y a déjà eu trois naissances cette année. Deux sur trois sont des enfants d’immigrés. Le plus célèbre est Giovanni, ainsi nommé en l’honneur du maire, fils de Larry et Blessing, un couple nigérian qui a fui la pauvreté envahissante de Benin City après une longue traversée du désert et l’odyssée tourmentée de la Méditerranée. Peu importe que Giovanni ait la peau noire et ait pour nom Onaiwu : il est devenu la mascotte du pays, le symbole de la renaissance contre la dépopulation ; son sang est nigérian, mais il est calabrais de naissance ». Son frère, David, trois ans, parle à moitié calabrais et à moitié nigérian.

« Parmi les immigrés accueillis, il y a aussi deux familles arméniennes, dont l’une d’origine kurde. Il y a quelques semaines, dans le contexte de la crise en Afrique du Nord, est arrivée une famille du Tchad (tandis qu’une autre devrait arriver dans les prochains jours), débarquée à Lampedusa après une terrible épopée accompagnée de deux petits enfants. La mère, enceinte, mettra bientôt au monde son troisième enfant. Et le village sera de nouveau en fête, une fête de bienvenue pour un nouveau citoyen acquaformositain ».

Voilà donc ce que la presse bourgeoise donne en modèle à toute l’Italie. Cela s’appelle la substitution de population.

[box class=”info”]Source : www.corriere.it[/box]

[box class=”warning”]Voir aussi : Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois[/box]

La Serbie va t’elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l’Union Européenne ?

La Serbie va t'elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l'Union Européenne ?

26/08/2001 – 11h00
BELGRADE (NOVOpress) –
Lors de sa rencontre avec le président de la République de Serbie, Boris Tadić, la chancelière allemande, Angela Merkel, a posé un ultimatum très clair aux dirigeants serbes : l’adhésion à l’Union Européenne pourra se faire si et seulement si, la Serbie abandonne toute idée de réintégration du Kosovo à son territoire.

Angela Merkel a en outre demandé aux autorités serbes une collaboration plus étroite avec les autorités du Kosovo et avec la mission européenne de police et de justice (Eulex) ainsi qu’un démantèlement des structures étatiques parallèles venant en aide aux Serbes du Kosovo.

De son côté, Boris Tadić a répondu que “la politique de l’ultimatum, à savoir Kosovo ou Europe, n’est pas conforme aux valeurs européennes” et il a rappelé que “le dialogue avec Pristina est la priorité de la politique serbe”.

[box class=”info”]Cliquez sur la carte pour la voir entièrement[/box]

Les Roms pourront continuer à venir tranquillement en France

Les Roms pourront continuer à venir tranquillement en France

25/08/2011 – 22h00
PARIS (NOVOpress) – La comédie autour de l’immigration continue de plus belle avec les déclarations faussement rigides du ministre de l’Intérieur Claude Guéant. Il y a quelques jours, il avait déclenché une énième polémique en demandant que les immigrés apprennent la langue française avant d’arriver en France. Mais la réalité des chiffre est là : l’immigration explose depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de la République française !

Même la commissaire européenne chargée de la Justice, la très “immigrationophile” Viviane Reding (photo) a félicité les autorités françaises pour “le respect” de la directive sur la libre circulation des citoyens européens et notamment des Roms roumains et bulgares. Elle s’est réjouie que la France ait adopté “toutes les modifications législatives exigées par la Commission pour assurer le respect de la directive sur la libre circulation”.