La Ville de Bruz (Ille-et-Vilaine) s’engage pour la langue bretonne

La Ville de Bruz (Ille-et-Vilaine) s’engage pour la langue bretonne

29/009/2011 – 13h30
BRUZ (NOVOpress Breizh) –
Samedi, la Ville de Bruz, au sud de Rennes, va signer la Charte « Ya d’ar Brezhoneg » (« oui au breton ») avec l’Office public de la langue bretonne. Une charte qui vise à promouvoir l’utilisation de la langue bretonne dans la vie courante des habitants de la commune.

Mise en place à Pontivy, le 22 décembre 2004, par dix communes prêtes à réaliser au moins cinq actions choisies parmi les vingt-huit initialement proposées par l’Office,la Charte « Ya d’ar Brezhoneg »  se présente comme un contrat de réalisation d’objectifs, choisis parmi une liste de quarante actions proposées, entre l’l’Office de la langue bretonne et la collectivité signataire sur une durée allant de une à trois années en fonction des modalités du contrat.

la Charte « Ya d’ar Brezhoneg »
La Charte « Ya d’ar Brezhoneg »

Parmi les quarante objectifs proposés, on trouve la mise en place d’une signalétique bilingue, le descriptif bilingue du patrimoine communal, l’aide financière ou technique à la création ou au développement de l’enseignement bilingue sur la commune, l’introduction bilingue des discours officiels, la programmation annuelle de spectacles en breton dans le centre culturel communal, la prise en compte des compétences linguistiques lors des recrutements, l’aide financière aux commerces optant pour un véritable bilinguisme, etc.

Quatre niveaux de certification sont prévus chaque niveau étant constitué d’un nombre croissant d’objectifs à remplir, pour lesquels certains sont imposés. Pour le premier niveau, par exemple,  la collectivité doit remplir un minimum de cinq objectifs fixés parmi les actions proposées, mais la mise en place de panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération  bilingues, avec police et taille de caractères identique, est imposée. Pour obtenir le quatrième niveau de certification la collectivité doit remplir un minimum de trente objectifs fixés parmi les actions proposées, dont vingt sont imposés.

145 communes et 8 communautés de communes ou urbaines ont déjà signé la charte. Après Rennes (1er niveau) et Redon (2ème niveau), Bruz, qui possède une filière bilingue français/breton en maternelle et primaire est la 3ème ville d’Ille-et-Vilaine à s’engager pour la langue bretonne. A ce jour, seule la commune de Carhaix-Plouguer, dans le Finistère, a signé une charte de quatrième niveau.

[box class=”info”]Photo : hôtel de ville de Bruz. Pymouss/Wikipédia sous licence CC[/box]

Angleterre : une lecture de la Bible interdite pour homophobie

Angleterre : une lecture de la Bible interdite pour homophobie

29/09/2011 – 11h45
LONDRES (NOVOpress)  –
Les chrétiens sont-ils victimes de discriminations en Angleterre ? La question resurgit régulièrement depuis quelques années. Un thérapeute de couple licencié parce qu’il refusait de donner des conseils à des homosexuels. Une propriétaire de bed and breakfast menacée de poursuites parce qu’elle ne voulait pas louer de chambre à un couple homosexuel. Un médecin exclu d’une commission d’agrément pour l’adoption parce qu’elle ne voulait pas intervenir dans des cas concernant des couples homosexuels. Une infirmière mise à pied parce qu’elle portait une croix autour du cou.

Autant d’affaires qui avaient fait dire à l’évêque de Winchester, le Révérendissime Michael Scott-Joynt, en décembre 2010, que l’introduction en Grande-Bretagne de la Convention européenne des droits de l’homme s’était faite systématiquement à l’avantage des minorités sexuelles et au détriment des chrétiens. Selon l’évêque, « pour la première fois de notre histoire, il y a une absence générale de culture religieuse parmi ceux qui ont de l’influence et du pouvoir d’une manière ou d’une autre, que ce soit au Parlement, dans les médias, ou même dans la magistrature ». L’importance de la Bible pour les chrétiens n’est même plus comprise.

Ironiquement, les victimes de ces affaires sont le plus souvent des protestants évangéliques d’origine antillaise, qui devraient a priori bénéficier de toutes sortes d’égards. Mais le respect de la religion des immigrés ne s’applique pas au christianisme. David Cameron s’était engagé avant les dernières élections à remplacer la Convention européenne des droits de l’homme par une Déclaration des droits propre à la Grande-Bretagne, qui devait limiter les excès du politiquement correct. Cette promesse a eu le sort des promesses de campagne.

En février dernier, dans le cas d’un couple de Jamaïcains pentecôtistes, Eunice et Owen Johns, que l’administration avait refusé d’approuver comme famille d’accueil parce qu’ils considéraient l’homosexualité comme un mal, un tribunal anglais a formellement déclaré que le droit des homosexuels à l’égalité « devait l’emporter » sur le droit des chrétiens à manifester leurs croyances et leurs valeurs morales. Selon les juges, « quoique notre pays fasse historiquement partie de l’Occident chrétien », il est aujourd’hui « multiculturel » et le christianisme ne peut donc pas être pris en compte par la loi.

La dernière affaire en date concerne Jamie Murray, le propriétaire d’un café de Blackpool, qui a l’habitude depuis plusieurs années de projeter sur une petite télévision la Watchword Bible, une série de DVD américains où l’acteur Don Wadsworth lit l’intégrale du Nouveau Testament, dans la traduction contemporaine de l’American Bible Society. Jamie Murray coupe le son mais le texte apparaît à l’écran.

La semaine dernière, deux policiers ont débarqué à l’heure du déjeuner, alors que le café était plein, et ont accusé le cafetier de diffuser des films qui portaient atteinte à l’ordre public. Quand il a répondu que c’était le texte de la Bible, ils l’ont menacé de lui passer les menottes et de l’arrêter devant ses clients. Finalement, il a dû débrancher sa télévision. Les policiers l’ont averti qu’il restait sous surveillance.

Les ennuis de Jamie Murray viennent tout simplement de ce que, la semaine précédente, il avait diffusé l’épître de saint Paul aux Romains (vidéo en anglais ci-dessous). Au chapitre 1, l’Apôtre dénonce les païens qui « ont échangé la majesté du Dieu incorruptible pour des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des 
reptiles ». « C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie : leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; de même aussi les hommes, au lieu d’user de la femme selon l’ordre de la 
nature, ont, dans leurs désirs, brûlé les uns pour les autres, ayant hommes 
avec hommes un commerce infâme, et recevant dans une mutuelle dégradation,
le juste salaire de leur égarement » (versets 26-27). Une cliente du café avait lu ces paroles à l’écran et, horrifiée, s’était précipitée à la police pour porter plainte. La police n’a pas traîné.

Un porte-parole de la police s’est justifié en ces termes : « La police est respectueuse de toutes les vues religieuses. Mais il est de notre responsabilité de nous assurer que des documents que des communautés peuvent trouver profondément insultants ou provocateurs ne soient pas exposés en public. » Selon la BBC, dont la version est un peu différente (), la police aurait finalement reconnu que l’agent avait « mal interprété le Public Order Act » et se serait excusée auprès du propriétaire du café « pour toute peine que nous aurions pu causer ».

Jamie Murray a reçu le soutien du Christian Institute, qui a accusé la police de violer la liberté religieuse. Son porte-parole, Mike Judge, a déclaré : « Nous avons vu la police rester les bras croisés pendant que des musulmans extrémistes brandissaient des affiches appelant à couper la tête aux infidèles, mais malheur à un café chrétien qui affiche des textes de la Bible ».

Chacun peut penser ce qu’il veut du protestantisme évangélique, trouver, par exemple, les DVD de la Watchword Bible plutôt kitsch, ou rappeler que, selon la doctrine traditionnelle de l’Église catholique, la lecture de traductions de la Bible par n’importe qui fait plus de mal que de bien. Mais avant d’interdire le Nouveau Testament pour homophobie, ou même pour paganophobie – puisque c’est plutôt de cela qu’il s’agit –, la police anglaise ferait effectivement mieux de s’inquiéter de ce qui se prêche dans les mosquées.

[box class=”info”]Photo : Bible de Gutenberg/Wikipédia[/box]

Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

29/09/2011 – 10h00
LONDRES (NOVOpress Breizh) – Admettant avoir commis une « erreur », le ministère de la Défense britannique a annoncé jeudi dernier son intention d’indemniser les familles des victimes du «Bloody Sunday». Une offre qui a peu de chance d’être acceptée par la majorité de celles-ci
.

Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, l’armée britannique avait ouvert le feu sur des Irlandais catholiques qui manifestaient en faveur des droits civiques et pour dénoncer la détention sans procès de membres présumés de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). La fusillade avait fait 14 morts et 13 blessés. Une commission d’enquête s’était empressée de blanchir l’armée britannique en concluant que celle-ci avait répondu à des tirs de l’IRA provisoire.

Une nouvelle commission d’enquête, créée en 1998, a rendu en juin 2010 un rapport de 5000 pages, selon lequel l’Armée britannique est bien responsable de l’ouverture du feu sans sommation. Des tirs injustifiés dans la mesure où les manifestants catholiques n’étaient pas armés. Après la publication de ce document, le Premier ministre britannique avait présenté des excuses officielles aux familles des victimes. «Ce qui s’est passé lors du Bloody Sunday est à la fois injustifié et injustifiable», avait déclaré David Cameron devant Parlement. «Pour cela, au nom du gouvernement, et au nom du pays tout entier, je suis profondément désolé».

Jeudi dernier, le ministère de la Défensea réaffirmé que l’armée avait commis une « erreur » en tirant sur les manifestants et que le gouvernement était «profondément désolé». «Nous sommes en contact avec les avocats des familles et nous verserons des indemnités à chaque fois qu’il y aura juridiquement lieu de le faire», a –t-il précisé dans un communiqué.

Certaines familles ont déjà fait savoir qu’elles ne souhaitent pas recevoir de compensation financière, demandant seulement que les soldats responsables des tirs soient jugés. «C’est écœurant, c’est insultant», a déclaré à la BBC la sœur de William Nash, un catholique de 19 ans tué dans la fusillade. «En aucune circonstance je n’accepterais de l’argent pour la perte de mon frère. Je trouve cela répugnant, de toucher quelque chose du ministère de la Défense. »

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Dimanche, ont eu lieu les dernières corridas sur la Plaza Monumental de Barcelone (photo). Le gouvernement de Catalogne – dominé par la gauche et par les indépendantistes – les a interdites à partir du 1er janvier 2012. Mais que l’on soit un admirateur de la cérémonie de la corrida et de ses traditions ou, au contraire, hostile au spectacle de la mise à mort, une question demeure : que faire de ces gigantesques arènes pouvant accueillir 20 000 personnes ? Leur destruction paraît impossible, puisque les enceintes sont classées au patrimoine. Alors ? Y ouvrir un marché aux puces ?

L’émir de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum (photo), a bien une petite idée: il voudrait transformer les arènes en… mosquée! Celle-ci serait alors la troisième plus grande du monde (après Médine et La Mecque) et son minaret, le plus haut. Les plans prévoient que 40000 fidèles pourraient s’y rassembler. Un musée islamique (remplaçant l’actuel musée taurin), une école coranique et un centre historique dédié à l’histoire de l’occupation arabe de l’Espagne complèteraient le tableau. Des sociétés allemandes d’ingénierie ont déjà été contactées par l’émir, qui propose au gouvernement catalan un investissement de plus de deux milliards d’euros. Une affaire bien alléchante en ces temps de vaches maigres – sans mauvais jeu de mots.

Heureusement, les Catalans ont vu rouge lorsque les médias ont agité ce projet.

Les partisans identitaires de la Plataforma Catalunya ont pu s’en rendre compte, avec l’excellent accueil qui fut réservé à leurs manifestations, organisées à l’occasion des deux dernières corridas.

On s’arrachait leurs tracts dénonçant les dirigeants locaux: « Ils veulent bannir les taureaux pour ramener les maures ». Apparemment, le débat promet d’être encore plus chaud que pour la corrida !

Patrick Cousteau

[box]Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 28 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Les députés suisses votent pour l’interdiction de la burqa

Les députés suisses votent pour l’interdiction de la burqa

28/09/11 – 18h00
GENEVE (NOVOpress)
– Les députés suisses sont allés contre l’avis du gouvernement fédéral pour adopter aujourd’hui une motion appelée “Bas les masques”, ayant pour but l’interdiction de la burqa dans les lieux publics.

Le texte était proposé et soutenu par le député UDC et figure phare de la lutte contre l’islamisation Oskar Freysinger. Il a été adopté par 101 voix contre 77, mais doit encore être confirmé par le Conseil des Etats, la chambre haute, équivalent du Sénat français.

La motion adoptée par les députés exige que désormais “quiconque s’adresse à une autorité fédérale, cantonale ou communale dans l’exercice de la fonction de celle-ci, le fasse à visage découvert”.

Si le texte est validé, l’usage des transports en commun et la participation à des manifestations publiques seront également interdits aux femmes portant la burqa.

Le gouvernement de son côté regrette “un texte à l’application trop large”, mais souhaite néanmoins “nouer des contacts avec les cantons à ce sujet, afin d’assurer le respect de notre culture qui veut que le visage d’autrui soit visible.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rita M./Flickr sous licence Creative Commons[/box]

“Le territoire de l’euro, môle de la résistance et de la reconquête européennes”, par Gérard Dussouy [tribune libre]

Le territoire de l’euro, môle de la résistance et de la reconquête européennes, par Gérard Dussouy [tribune libre]

28/09/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Gérard Dussouy, universitaire, professeur de géopolitique à Bordeaux IV fait autorité dans son domaine. Il a été l’un des conférenciers de l’Université de rentrée du Bloc Identitaire qui s’est tenue les 9, 10 et 11 septembre devant 150 personnes. Il livre en exclusivité pour Novopress son analyse sur la crise de la dette et en particulier sur l’actualité grecque : une bouffée bien nécessaire d’optimisme, notamment appuyée par les travaux du très important “Laboratoire européen d’anticipation économique” ( LEAP ) qui publie l’excellent bulletin mensuel appelé GEAB.

La banque centrale européenne
La banque centrale européenne©DR

La mondialisation, contrairement à ce qu’en disent les adeptes d’Adam Smith (ceux qui voient en elle l’émergence d’une société globale, démocratique et pacifiée par la prospérité du marché), est un état de guerre. Les principaux enjeux n’en sont plus militaires, pour combien de temps nul ne le sait, mais commerciaux, financiers et monétaires. Les assauts sont aujourd’hui dirigés contre le territoire de l’euro, le seul territoire européen authentique réalisé à ce jour puisqu’il réunit 17 Etats qui disposent des mêmes signes monétaires et qui sont dirigés depuis un centre unique (le Banque centrale européenne sise à Francfort/Main). C’est donc une situation inédite dans l’histoire, inhérente aux transformations du monde, qui veut qu’une construction politique, celle de l’Europe, se cristallise maintenant autour de sa défense monétaire.

Les ennemis sont désignés (GEAB n°57, 15/09/11), à savoir les opérateurs financiers de Wall Street et de la City qui sont devenus les grands féodaux d’une mondialisation qu’ils ont mise en coupe réglée et qui n’entendent pas voir s’organiser face à eux une puissance de type étatique, susceptible de conduire une politique économique contraire à leurs intérêts, et qui leur échapperait. Ils tirent parti, bien entendu, de l’insuffisante intégration de l’Union européenne, des disparités économiques qui la caractérisent, et des gestions approximatives de trop nombreux gouvernements. Les alliés potentiels existent aussi en la personne des BRICS (économies émergentes), parce qu’ils ont besoin des débouchés européens, mais à condition de régler certains différends commerciaux. Ce qui pourrait se faire grâce à la substitution du néomercantilisme régionalisé au multilatéralisme ultralibéral en vigueur.

Wall Street
Wall Street©DR

La situation de la zone euro est certes difficile en raison du mauvais état des finances publiques de plusieurs Etats-partenaires. Mais cela justifie-t-il l’alarmisme qui règne à son encontre ?

Des économistes de divers horizons ont annoncé sa dislocation à brève échéance, suite à la défaillance de la Grèce (annoncée pour octobre ou novembre 2011) et à l’emballement consécutif des crises italienne, portugaise, espagnole et irlandaise… Certains chiffres, s’ils devaient se vérifier, sont impressionnants, puisque pour sauver la Grèce, il faudrait lui procurer de 340 à 380 milliards d’euros entre 2012 et 2019, tandis qu’ à plus court terme, de 390 à 440 milliards d’euros seraient nécessaires pour soutenir les autres pays en difficulté. A cela, on peut tout de même opposer les énormes capacités de l’Europe de l’euro (Ee) qui dispose du second PNB du monde avec un total de 8400 milliards d’euros en 2010 ; ce qui présuppose un pouvoir de négociation d’importance pour peu que l’on arrête une stratégie unitaire. Le PNB de la Grèce, quant à lui, en représente moins de 3%, ce qui relativise le pays à risque qu’elle peut être aux yeux de certains, et a fortiori l’impact de sa sortie éventuelle. L’Ee détient un fonds de solidarité, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) d’environs 500 milliards d’euros.

Et surtout, comme le souligne le LEAP/2020, grâce à la prise de conscience née de la crise, l’Ee est devenue un espace permanent de discussion en quête de solutions. Parmi celles-ci, la monétisation des dettes des pays les plus en difficulté (ce qui permet de réduire la pression des marchés sur ces Etats), sachant que dans ce domaine la BCE dispose d’une énorme capacité de rachat. D’autres procédés financiers et monétaires sont à l’étude, comme le renforcement du FESF, et comme la restructuration de la dette de la Grèce qui ne veut pas quitter le territoire monétaire européen, parce qu’elle n’y a aucun intérêt. A quoi bon se retrouver sur la scène internationale avec une monnaie dévaluée, qui ne vaut pas un kopek (surtout quand il faut emprunter à un taux alors usuraire), quand il faut importer toute son énergie, ses biens d’équipement, et que l’on a rien à exporter? Et cela vaut pour beaucoup d’autres en Europe, même pour ceux qui ont la prétention d’être encore une grande nation.

La situation actuelle est donc moins désespérée qu’elle n’y paraît ou que les grands médias anglo-saxons se plaisent à le dire et à l’écrire. Mieux encore, elle devrait permettre un pas en avant dans l’intégration européenne et un autre vers l’homogénéisation des systèmes sociaux et économiques des pays européens, dont plusieurs ne peuvent plus faire l’impasse sur leur rationalisation (voir leur modernisation). Techniquement parlant, le territoire de l’euro a les moyens de traverser la crise qu’il connaît. Beaucoup dépend de la clairvoyance, de la sérénité et de la volonté des dirigeants des Etats européens. Des échéances électorales s’annoncent dans plusieurs pays. En France, quel que soit l’élu (ou l’élue) parmi les candidats qui ont les meilleures chances, on peut craindre malheureusement, encore une fois, l’exercice d’un « quinquennat inutile ». Pourtant, l’Ee, malgré les défaillances des uns et des autres, devrait assumer son rôle de bouclier quand la crise américaine, annoncée comme inéluctable par beaucoup, va se transmettre au reste du monde.

Car la situation des Etats-Unis, comme celle de la Grande Bretagne, pays qui est le plus endetté du monde si l’on cumule la dette privée et la dette publique, est bien plus comprise et même inextricable que la nôtre (GEAB n°57). Le déficit public américain va encore s’accroître, tandis que les coupes budgétaires vont rendre le climat social insupportable. Il est donc peu probable que l’Administration Obama soit reconduite en 2012. Et en 2013, il est bien possible qu’une nouvelle présidence républicaine dure donne le signal du retour au protectionnisme (seul cadre dans lequel les Etats-Unis peuvent se ressourcer, et ils en ont les moyens), pour peu qu’elle trouve un compromis avec la Chine, son principal bailleur de fonds. Les gouvernants américains n’ont pas d’état d’âme quand il s’agit de l’intérêt économique des Etats-Unis : business is business. En 1934, Franklin Roosevelt n’a pas hésité à dévaluer le dollar de 40% pour essayer de surmonter, en vain, la Grande crise qu’ils n’ont vaincue que grâce à la Seconde guerre mondiale. Mais en déclenchant une cascade de dévaluations et en déstabilisant le commerce international. En 1971 puis en 1973, Richard Nixon a d’abord suspendu la convertibilité en or du dollar, puis l’a dévalué de près de 30%, ne tenant pas compte du fait que la monnaie américaine était le pilier principal des accords de Bretton Woods (1944) voulus par les Etats-Unis.

Face à un contexte économique mondial qui risque fort de changer, d’être bousculé sinon bouleversé, les Etats de l’Ee ont tout intérêt à demeurer soudés autour de leur monnaie unique. Car le retour à des monnaies nationales sans aucun pouvoir d’achat n’ajouterait qu’au désarroi, et ferait le jeu d’un dollar en déshérence. En revanche, le territoire de l’euro, au delà de la résistance qu’il est en mesure d’offrir aux tourmentes de l’économie mondiale en récession, peut permettre à l’Europe de reconquérir toute sa souveraineté. Il faudra pour cela que les Européens se décident enfin, et le moment sera venu, à utiliser l’euro comme leur véritable monnaie internationale, monnaie de réserve mais aussi monnaie paiement, et à en faire l’instrument d’une véritable politique conjoncturelle européenne. Ce qui est une façon de poser la question de l’Etat européen…

« Une découverte unique en son genre » à Carnuntum (Autriche)

« Une découverte unique en son genre » à Carnuntum (Autriche)

28/09/2011 – 16h00
CARNUNTUM (NOVOpress) — Selon une information parue début septembre sur le site du quotidien autrichien Der Kurier, des chercheurs ont trouvé enfouie à Carnuntum, ville romaine fortifiée édifiée par le futur empereur Tibère sur les bords du Danube au premier siècle de notre ère, une école de gladiateurs dont l’état de conservation serait exceptionnel. Cette découverte, réalisée il y a 3 semaines, est dores et déjà considérée comme une sensation archéologique.

Une équipe internationale de l‘institut Ludwig Boltzmann pour la prospection archéologique et l’archéologie virtuelle (Ludwig Boltzmann Institut für Archäologische Prospektion und Virtuelle Archäologie) a fait, en collaboration avec le parc archéologique de Carnuntum (Archäologischer Park Carnuntum, dans le district de Bruck sur la rivière Leitha), une découverte sensationnelle sur le site même du parc. Grâce aux appareils les plus modernes, les chercheurs ont pu découvrir enfouie sous terre une école de gladiateurs vieille de 1700 ans. Des experts affirment que seul le Colisée peut être comparé avec cette école, d’une superficie totale de 11 000 m².

« Cette découverte est unique au monde du fait de sa dimension et de son degré de conservation », selon Wolfgang Neubauer, de l’institut Boltzmann. Franz Humer, le directeur scientifique du parc archéologique, a indiqué au Kurier que « cela n’est certainement pas la dernière découverte que nous allons faire à Carnuntum au cours des prochains mois et années. »

Vue de Carnuntum en 3D. Crédit photo : arnuntum.co.at
Vue de Carnuntum en 3D. Crédit photo : arnuntum.co.at

Cet antique lieu de formation et de résidence hébergeait 40 à 60 gladiateurs. Les combattants victorieux pouvaient devenir de véritables célébrités. Neubauer pense cependant que « l’espérance de vie ne dépassait généralement pas quatre à cinq combats. » Pour beaucoup de gladiateurs, le combat était pourtant la seule manière de parvenir à la notoriété et aux honneurs : une grande partie d’entre eux avait un statut d’esclave, auquel la victoire donnait la perspective d’une vie libre. Wolfgang Neubauer compare le destin des combattants à « une espèce de loto antique prenant la forme d’un jeu avec la mort ».

Les recherches ont démontré que l’école était caractérisée par sa complexité : elle disposait de sa propre alimentation en eau avec raccordement à la canalisation, et ses tribunes et installations de bains témoignaient de dimensions gigantesques. L’arène de formation de Carnuntum avait un diamètre de 19 mètres, un bâtiment de formation ayant quant à lui une surface de 100 m².

Les prises réalisées en quelques heures seulement avec les appareils de radar au sol montrent des tracés et des murs de fondation qui ont permis ensuite de réaliser une simulation 3D animée. Même les sols recouverts d’un enduit ont été conservés, « quelque chose de tout à fait unique », aux dires de Neubauer.

Sollicité de répondre à la question de la date à laquelle les fouilles commenceront, Neubauer a répondu par une comparaison avec la médecine : « Il est judicieux, avant toute opération, de faire tous les examens tomographiques possibles avant de commencer à inciser ». En bref : l’école de gladiateurs restera ensevelie pendant quelque temps encore. Pour le patron de la Basse Autriche Erwin Pröll, cette découverte représente véritablement « un fait saillant dans le domaine de l‘archéologique ».

[box class=”info”]En savoir plus sur le complexe de Carnuntum : www.carnuntum.co.at[/box]
Crédit photo : Der Kurier

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

28/09/11 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
C’est le tonneau des Danaïdes. Après les 200 millions d’euros du 19 juillet, une nouvelle ordonnance de Silvio Berlusconi, publiée hier au Journal Officiel, a débloqué 230 millions  « pour faire face à l’urgence migratoire » en Italie. 46 millions iront aux centres d’accueil (entre autres pour reconstruire ceux que les clandestins ont brûlés ou dévastés). 38 millions sont destinés à « faire face aux charges supplémentaires » liées à la mise en œuvre de l’accord italo-tunisien du 5 avril dernier – vous savez, l’accord conclu par Robert Maroni pour « fermer le robinet » de l’immigration clandestine.

77,8 millions ont été affectés au commissaire délégué à l’urgence migratoire et chef de la Protection civile, Franco Gabrielli.
 9 millions d’euros sont destinés à « augmenter la capacité des structures d’accueil du système de protection des demandeurs d’asile et des réfugiés » – mais le robinet est fermé, on vous l’assure ! 6,1 millions d’euros sont pour la Garde côtière, c’est-à-dire pour les opérations de secours aux clandestins.

Les chiffres paraissent vertigineux mais, à raison d’un paquet de cigarettes par clandestin et par jour, à deux euros, une carte téléphonique de cinq euros tous les dix jours, le savon, les vêtements et, naturellement, trois repas par jour, l’argent file vite. La coopérative « Lampedusa accueil », qui a dépensé 450.000 euros en 9 mois rien qu’en cigarettes, s’est justifiée en expliquant qu’elle avait fait marcher l’économie locale puisqu’elle avait servi aux clandestins 650.000 repas, pour la plupart préparés sur place, et donné du travail à 130 personnes. Le PDG Cono Galipò a averti que, avec l’évacuation des clandestins, ce pactole risquait de se tarir : « À moins de nouvelles arrivées en masse, nos 80 contrats à temps indéterminé ne seront pas renouvelés ». Mais, si le business de l’invasion est peut-être fini à Lampedusa, il n’en fleurira que mieux dans les autres centres d’accueil !

Ces centaines de millions, dans un pays au bord de la faillite, sont encore trop peu pour les lobbies immigrationnistes. Le Forum social antiraciste, la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT), et une pléthore d’associations subventionnées ont porté plainte contre les « irrégularités » à bord des trois bateaux à l’ancre dans le port de Palerme où, nécessité oblige, on a installé les clandestins de Lampedusa après qu’ils eurent incendié leur centre d’accueil. Selon Fulvio Vassallo Paleologo, « enseignant de droit d’asile » à la Faculté de droit de Palerme, « dans les faits, le droit de se défendre et la liberté de communication avec l’extérieur sont refusés aux immigrés sur les bateaux, à l’inverse de ce qui se passe dans les centres d’accueil. Preuve en est qu’on leur a saisi leurs téléphones portables. Nous demandons à la justice de vérifier le respect des procédures prévues pour effectuer les rapatriements ainsi que des dispositions européennes et nationales en matière d’éloignement forcé des étrangers irréguliers ». Le Parquet de Palerme s’est hâté d’ouvrir aujourd’hui une enquête judiciaire. Le Forum antiraciste a déposé en outre une plainte pour violences privées, au motif que certains Tunisiens expulsés avaient eu les mains liées par des bandelettes de plastique pendant le temps de leur transfert à l’aéroport.

Et nous parlons, non seulement d’immigrés clandestins, mais d’immigrés clandestins qui ont mis le feu à leur centre d’accueil (photo en haut de l’article), attaqué la police et transformé toute une ville en champ de bataille. Avant même d’être dans les chiffres, le vertige est dans les esprits. L’Italie officielle tout entière, associations, syndicats, presse, magistrature et gouvernement, a l’esprit de vertige.

6 Serbes blessés par balles au nord du Kosovo [vidéos] [mis à jour 29/9/11]

6 Serbes blessés par balles au nord du Kosovo [vidéos]

27/09/2011 – 23h15
BELGRADE (NOVOpress) — Mardi 27 septembre vers 13h00, la KFOR (OTAN) a ouvert le feu sur la population civile serbe qui manifestait sur les barricades. Du gaz lacrymogène, des balles-gommes ainsi que des balles réelles ont été utilisés.

Depuis que les Albanais du Kosovo tentent de faire tomber la dernière poche de résistance chrétienne serbe au nord (voir ici https://fr.novopress.info/97598/nord-du-kosovo-un-drame-se-joue-sous-nos-yeux/ et ici https://fr.novopress.info/96488/exclusif-comment-les-americains-preparent-l%E2%80%99epuration-des-chretiens-du-kosovo/), la population civile érige des barricades en signe de protestation. Ces barricades bloquent les routes du nord dans le but d’empêcher une prise de contrôle de la zone par Pristina. Face à ce climat d’extrêmes tensions, la KFOR n’a non seulement pas tenté d’apaiser la situation mais l’a bien au contraire aggravée en prenant position du côté des Albanais.

Selon la résolution 1244 de l’ONU, la KFOR dispose d’un rôle purement « militaire » : assurer la paix et la sécurité dans la plus stricte neutralité politique. Sa mission est donc de protéger les populations désarmées des exactions et non de les violenter ! L’intervention brutale de la KFOR pour mater la manifestation pacifique organisée par les civils serbes représente un grave manquement à son devoir de neutralité. En plus d’avoir enfreint la résolution 1244 de l’ONU, la KFOR apporte la preuve par ses actes que c’est bien l’OTAN qui effectue aujourd’hui le travail de police du gouvernement autoproclamé du Kosovo.

Certes, ce n’est pas la première fois que l’OTAN viole le droit international mais, cette fois-ci, c’est également la dignité et l’intégrité physique de milliers de personnes qui ont été violées. Plusieurs centaines de civils exposées aux gaz lacrymogènes, 7 blessés dont 6 par balles, deux personnes hospitalisées en ce moment même… Voilà le sombre bilan de la KFOR pour la journée du 27 septembre 2011.

Alors que le Président serbe, Boris Tadic et le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov ont demandé l’arrêt des violences, l’Union Européenne a quant à elle apporté tout son soutien à la KFOR.

L’ONG française de soutien aux populations serbes du Kosovo, « Solidarité Kosovo », a condamné ces violences en regrettant profondément « le manque d’indépendance des autorités européennes qui ignorent l’enjeu actuel du Kosovo ».

[box class=”info”] Mise à jour du 29/9/2011 :

Une pétition “Stop aux violences contre les chrétiens serbes du Kosovo” a été ouverte ici par Marion Chevtzoff, Présidente de l’ONG “Solidarité Kosovo”. Elle sera remise au Président de la République Française, Nicolas Sarkozy. [/box]

[box]Sources Tanjug, RTS et Glas Srbije.[/box]

[Kiosque étranger] Odyssey Marine, compagnie “pirate”, touche le gros lot du gouvernement britannique

[Kiosque étranger] Odyssey Marine, compagnie "pirate", touche le gros lot du gouvernement britannique

27/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) – Odyssey Marine, une compagnie spécialisée dans la recherche et le sauvetage de trésors sous-marins, vient de conclure un accord avec le gouvernement britannique pour le partage des gains issus du trésor du SS Gairsoppa, un vieux cargo chargé avec 200 tonnes d’argent, coulé par les allemands en février 1941.

Retrouvée à près de 4000 mètres de profondeur, l’épave repose sur le fond, les panneaux de cale ouverts, ce qui va simplifier l’accès à la cargaison pour les robots qui seront envoyés depuis la surface pour explorer le site, où l’attend près de 150 millions d’euros sous la forme de pièces et de barres d’argent convoyée de Calcutta à Londres.

Cette compagnie américaine est connue pour ses méthodes proches de la piraterie, ne s’embarrassant jamais de considérations archéologiques dans sa recherche de métaux précieux.

Un procès retentissant l’oppose toujours au gouvernement espagnol sur la possession de 500.000 pièces d’argent volées dans une épave espagnole, coulée par les Anglais au large de Cadix en 1804. Il est dommage que cet article de Cahal Milmo, un des grands enquêteurs de l’Independent, n’en dise pas un mot.

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

27/09/2011 – 11h30
ROME (NOVOpress) – 450.000 euros rien qu’en cigarettes depuis le début de l’année, aux frais du contribuable bien sûr. C’est ce qu’a dépensé la coopérative « Lampedusa accueil », une de ces associations qui se partagent le juteux business de l’immigration clandestine en Italie. Celle-ci gère les deux centres pour immigrés de l’île : le principal, incendié mardi dernier par les Tunisiens, et un centre pour mineurs, Loran, installé dans une ancienne base de l’OTAN. L’appel d’offres passé par le ministère de l’Intérieur prévoit en effet que soit fourni à tout clandestin majeur un paquet de cigarettes par jour. La facture pour chaque résident du centre d’accueil est de 33,42 euros par jour. On comprend aisément que, en juillet, alors même qu’il venait de faire adopter un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement italien ait chiffré à 728 millions d’euros le budget de l’immigration clandestine jusqu’à la fin de l’année.

« Les cigarettes, a osé expliquer à la presse Cono Galipò, président-directeur général de la coopérative, fonctionnent aussi comme une sorte de tranquillisant ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après les 48 heures de guérilla immigrée subie par Lampedusa, la voiture de Cono Galipò avait été incendiée. Le PDG s’était dit stupéfait : « Nous avons toujours eu un très bon rapport avec la population de Lampedusa et on nous a toujours reconnu un rôle très important, puisque nous avons réussi à être au côté des habitants de l’île même dans les moments les plus difficiles ».

M. Galipò n’arrive pas à comprendre que, 450.000 euros en cigarettes pour calmer des clandestins qui brûlent leur centre d’accueil, alors que des familles italiennes sont contraintes de vivre dans leurs voitures, cela finisse par provoquer des réactions.

Eric Zemmour : “L’éternel retour de Poutine” [vidéo]

Eric Zemmour : "L'éternel retour de Poutine" [vidéo]

26/09/2011 – 17h30
MOSCOU (NOVOpress) – Dans sa chronique d’aujourd’hui sur RTL, Eric Zemmour revient sur le fait que Vladimir Poutine sera le candidat de Russie unie pour l’élection présidentielle de 2012, avec le soutien de l’actuel président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev.

Selon Eric Zemmour : « Avec Poutine au moins, l’Etat déliquescent a été restauré, la diplomatie russe a retrouvé ses marques, la Russie a repris son attitude traditionnelle de grand frère impérieux avec ses anciennes possessions, l’Ukraïne en tête. Car la Russie est aujourd’hui un pays qui comme Poutine a la nostalgie de sa grandeur passée ».

Dans les grandes villes allemandes, un enfant sur deux est d’origine immigrée

Dans les grandes villes allemandes, un enfant sur deux est d’origine immigrée

26/09/2011 – 16h15
BERLIN (NOVOpress) –
Près de la moitié des enfants dans les grandes villes d’Allemagne vivent dans des familles immigrées. Après l’Angleterre, où un tiers des enfants nés en 2010 avait au moins un parent étranger , et l’Italie, où, en dix ans, le nombre d’élèves étrangers a augmenté de 400%, c’est d’Allemagne que viennent les dernières statistiques sur le grand remplacement de population en cours en Europe.

Les chiffres qui viennent d’être publiés par l’Institut fédéral statistique de Wiesbaden, sur la base du recensement de 2010, révèlent que, dans les villes allemandes de plus de 500.000 habitants (il y en a 14, de Berlin, Hambourg et Munich à Nuremberg en passant par Francfort, Brême et Leipzig), 46% des enfants et des jeunes appartiennent à des familles issues de l’immigration. Par familles issues de l’immigration, on entend qu’au moins un des parents possède une nationalité étrangère ou a obtenu la citoyenneté allemande par naturalisation – définition qui inclut donc les mariages mixtes mais laisse de côté une bonne partie des immigrés de deuxième et troisième générations.

La proportion est presque identique dans les villes de 100.000 à 200.000 habitants (comme Offenbach, Sarrebruck et Wurtzbourg). Elle est un peu plus faible (41%) dans les villes de 200.000 à 500.000 habitants (comme Bonn, Magdebourg et Mannheim). Dans les villes de 50.000 à 100.000 habitants, le taux est de 36,5%. Seules les campagnes sont encore un peu protégées : dans les bourgs de moins de 5.000 habitants, seuls 13% des enfants et des jeunes appartiennent à des familles immigrées.

Dans l’ensemble de l’Allemagne, on en est à presque un enfant sur trois (31%). Cela fait deux points de plus par rapport au pourcentage de 2005, la première année pour laquelle cette statistique est disponible.

Affrontements ethniques entre Bulgares et Roms [vidéo]

26/09/2011 – 11h30
SOFIA (NOVOpress) –
A la suite de la mort d’un jeune bulgare de 19 ans écrasé par un Rom vendredi soir, plus de 500 personnes dont environ 200 hooligans des clubs du Lokomotiv Plovdiv et du Botev Plovdiv ont attaqué des habitations de Roms samedi soir à Katunitsa (Bulgarie).

Plusieurs centaines de policiers sont intervenus sur place et ont fait face à des jeunes bulgares déchaînés qui ont incendié plusieurs habitations. Une famille de Roms très influente localement était particulièrement visée. Par ailleurs, la police a interpellé 6 Roms à bord d’une voiture alors qu’ils avaient volontairement foncé dans la foule hostile, causant des blessures à 5 personnes dont 3 policiers. Durant les troubles, un jeune âgé de 16 est décédé suite à des problèmes cardiaques.

La police est toujours à la recherche du chauffard Rom en cavale âgé de 55 ans qui a tué le jeune bulgare. Un mandat d’arrêt a été délivré contre lui. Kalin Gueorguiev, secrétaire en chef du ministère de l’Intérieur, a précisé que la police allait sécuriser la commune de Katunitsa toute la nuit et éviter de nouvelles tensions ethniques.

“L’Afrique a besoin que ses exilés reviennent” : entretien exclusif avec Kemi Séba [audio]

“L'Afrique a besoin que ses exilés reviennent” : entretien exclusif avec Kemi Séba [audio]

26/09/2011 – 08h30
DAKAR (NOVOpress) – Kemi Seba, on s’en souvient, avait défrayé la chronique en France en fondant la Tribu Ka, groupe d’auto-défense de la communauté noire qui avait mené quelques actions retentissantes, notamment une descente rue des Rosiers à Paris (la rue où s’entraîne au combat la Ligue de défense juive), ou encore une invitation surprise lors de l’inauguration du Musée du quai Branly.

Il étudie puis enseigne depuis de nombreuses années déjà la pensée Ppanafricaine, (celle de Khalid Abdul Mohamed, un prédicateur noir des Etats-Unis d’Amérique) dont le point central est le retour des Africains sur la terre d’Afrique, le développement séparé et le refus du métissage notamment.

Début 2011, mettant ses actes et ses idées en harmonie, il a décidé de quitter l’Europe pour rentrer sur sa terre d’Afrique, afin d’y contribuer au développement de son peuple et de vivre parmi les siens.

Quelles sont les raisons de son retour sur sa terre ? Quel message souhaite-t-il faire passer aux Africains d’Europe ? A quel projet contribue-t-il depuis son retour ? En quoi consiste son émission de Radio “Afro Insolent”,  diffusée via Internet tous les jeudis soir ?

C’est depuis le Sénégal, où il réside, qu’il a accepté de répondre à toutes nos questions.

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Le Pape dénonce “la pauvreté des relations humaines” en Allemagne

Le Pape dénonce la « pauvreté des relations humaines » en Allemagne

25/09/11 – 17h30
BERLIN (NOVOpress)
– C’est un bilan à la froid profond et sombre qu’a dressé le Pape Benoit XVI de son voyage dans son Allemagne natale.

En effet, s’il souligne avec raison le “bien-être, l’ordre et l’efficacité” qui y règnent, le Souverain pontife met particulièrement en avant  la “pauvreté dans les relations humaines” et dans les “préoccupations spirituelles et religieuses”.

Lors de son intervention à Fribourg devant le conseil central des catholiques allemands, Benoît XVI a même imaginé des experts venant de pays lointains pour étudier l’Allemagne et constatant le relativisme, la matérialisme et l’égoïsme qui y régnent.

Un constat qui peut bien sûr être étendu à la plupart des pays occidentaux quand Benoit XVI déclare : “Nous vivons une époque caractérisée, en grande partie, par un relativisme subliminal qui pénètre tous les domaines de la vie et où l’engagement altruiste pour le bien commun, dans les domaines sociaux et culturels, ou pour les personnes dans le besoin, diminue”.

Le Saint Père a également regretté la diminution drastique, chez la plupart des couples contemporains, du “courage de promettre d’être fidèle pendant toute une vie, le courage de se décider et de dire : ‘Maintenant moi je t’appartiens totalement’”.

La submersion migratoire : problématique nationale, problématique européenne ? Par Jean-Yves Le Gallou

La submersion migratoire : problématique nationale, problématique européenne ? Par Jean-Yves Le Gallou

L’immigration est un problème européen. La solution ne viendra pas de l’Union européenne. La solution viendra du réveil des peuples européens.

I) L’immigration est un problème européen.

Les chiffres

Parlons de l’Union européenne (UE) à 15 : c’était en 2004, 385 millions d’habitants.

Mais c’est chaque année de l’ordre de 2 millions d’entrées supplémentaires d’étrangers ; soit un demi pour cent de la population totale. Sans compter évidemment les naissances.

Cette croissance de l’immigration est continue. Et elle s’accélère. Prenons simplement les chiffres officiels, évidemment discutables, d’Eurostat, pour l’Europe à 15.

Voici l’évolution du solde migratoire, c’est-à-dire le solde des migrants auquel on soustrait celui des expatriés :

  • -de 1960 à 1964, en moyenne annuelle, 215 000
  • -de 1975 à 1979, en moyenne annuelle, 280 000
  • -de 1985 à 1989, en moyenne annuelle, 427 000
  • -de 1995 à 1999, en moyenne annuelle, 664 000
  • -en 2000 : 1 095 000.
  • -en 2004 : 1 807 000.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-EH-06-001/FR/KS-EH-06-001-FR.PDF

Cette montée, apparemment inexorable, de l’immigration est camouflée dans les chiffres du nombre des étrangers par les naturalisations : 776 000 personnes en 2009 (+11% par rapport à 2008) dans les 27 pays de l’UE. Le Royaume Uni (204 000 personnes), la France (136 000) et l’Allemagne (96 000) étant les plus « naturalisateurs ».

L’explication de l’immigration par le différentiel démographique : haute et basse pression démographique

L’Europe est une zone de basse pression démographique : son taux de fécondité est de l’ordre de 1,5 enfant par femme. Le Maghreb a une fécondité supérieure à 2,1. L’Afrique sub-saharienne connaît, elle, une fécondité de 5 enfants par femme. Il faut ici insister sur le problème africain car c’est le problème majeur de l’avenir.

Selon les travaux du démographe Bourcier de Carbon, le nombre des naissances de l’Afrique subsaharienne qui, en 1950, était encore comparable à celui de l’Union européenne dans ses limites actuelles, lui est aujourd’hui près de 7 fois supérieur : tous les ans, 33 millions de naissances contre 5 millions.

Les flux d’immigrants (réguliers et irréguliers) dans les pays de l’Union européenne en provenance de l’Afrique subsaharienne sont aujourd’hui essentiellement composés de jeunes adultes âgés de 20 à 40 ans et plus de 40% de ces flux sont désormais constitués de jeunes femmes de ces tranches d’âge. Les effectifs de ces jeunes adultes âgés de 20 à 40 ans sont donc appelés à doubler d’ici à 2040 en Afrique subsaharienne, passant de 250 millions à 500 millions en trente ans. Cela signifie – toutes choses égales par ailleurs, en particulier si la probabilité d’émigrer dans l’Union reste ce qu’elle est aujourd’hui – que la pression migratoire des jeunes adultes en provenance de l’Afrique subsaharienne sur les frontières de l’Union est appelée à doubler au cours des trois prochaines décennies.

Ce face-à-face de l’Europe (y compris la Fédération de Russie) ou de l’Union européenne avec l’Afrique subsaharienne peut donc se résumer ainsi en ce début du XXIe siècle :

  • La zone la plus urbaine de la planète fait à présent face à la zone la plus rurale ;
  • La zone la plus riche de la planète fait à présent face à la zone la plus pauvre ;
  • La zone la plus stérile de la planète fait à présent face à la zone la plus féconde ;
  • La zone où la vie est la plus longue fait à présent face à celle où elle est la plus courte ;
  • La zone la plus âgée de la planète fait à présent face à celle où elle est la plus jeune ;
  • La zone où le nombre des décès excède celui des naissances fait face à celle où la croissance naturelle de la population est la plus rapide.

L’explication de l’immigration par les facteurs idéologiques

Les pays européens sont saturés d’idéologie politiquement correcte : ultralibéralisme et sans frontiérisme économique ; individualisme et droit de l’hommisme ; culpabilisation du passé historique et repentance.

Les frontières restent ouvertes parce que le patronat a besoin de main d’œuvre bon marché. Ecoutez Madame Parisot ou Monsieur Maurice Lévy !

Les frontières restent ouvertes parce que chaque étranger entré même irrégulièrement sur le sol européen a des droits pour lui-même et sa famille.

Les frontières restent ouvertes parce que l’Europe doit expier et réparer les fautes de son passé : l’esclavage, la colonisation, la « shoah ».

Ce qui est étonnant, c’est que tout cela est déconnecté de toute forme de réalité :

*Comment oser parler de pénurie de main d’œuvre, là où il y 10% de chômeurs comme en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, voire 20% en Espagne, voire 40% pour les jeunes ?

*Comment oser parler de droit individuel pour des délinquants (les irréguliers) ? Et comment appliquer ces droits individuels à des gens venues de sociétés communautaires et sans état-civil fiable ?

*Comment oser culpabiliser des Scandinaves sur la colonisation (ou l’esclavage) qu’ils n’ont jamais pratiqués ? Comment oser culpabiliser avec la « shoah » les Suisses qui ont résisté à l’Allemagne nazie et les Britanniques qui l’ont combattue de 1939 à 1945 ?

Et pourtant c’est tout le continent qui subi le même joug idéologique.

 

II) La solution à l’immigration ne viendra pas de l’Union européenne.

L’immigration est un problème européen, mais la solution ne viendra pas de l’Union européenne

La mise en œuvre du « 3e pilier » n’a rien réglé. Au contraire il a considérablement aggravé les problèmes.

Un peu de jargon européen

  • – Jusqu’à Maastricht les communautés européennes, héritières de la CECA, de la CEE et du traité Euratom, ne comprennent qu’un pilier supranational : politique agricole commune, union douanière, marché intérieur. Pour les matières relevant de ce pilier, les États membres ont transféré l’essentiel de leurs compétences et de leur souveraineté à l’Union européenne.
  • – Depuis le traité de Maastricht (1992) jusqu’au traité de Lisbonne en 2007 deux autres piliers sont édifiés :
  • – le 2e pilier concerne la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Hélas cela revient de fait à un alignement sur l’OTAN.
  • – le 3e pilier porte sur la coopération policière et judiciaire en matière pénale et la mise en place d’une législation unique sur le droit de séjour et la libre circulation.

La mise en œuvre de ce « troisième pilier »est catastrophique.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes

La communautarisation des politiques s’est accompagnée, je l’ai rappelé au point 1 d’une explosion des chiffres de l’immigration

Communautariser, c’est désarrimer

Dans un avion, un bateau, une voiture : la prudence consiste à arrimer les bagages pour éviter des déplacements brutaux. Décloisonner c’est permettre des mouvements brusques et dangereux. C’est précisément ce qui se passe avec la « communautarisation » de l’immigration :

  • -un clandestin entré en Grèce, pourra demander le droit d’asile en Allemagne ou l’aide médicale d’État en France ;
  • -un clandestin régularisé en Italie ou en Espagne pourra circuler librement dans l’Europe des 27.

C’est la loi du pays plus laxiste qui s’applique à tous les autres : ainsi les migrants font leur marché et choisissent les règles et les pratiques qui sont les plus favorables à leur situation.

En communautarisant leurs frontières les pays européens ont oublié qu’une chaine ne vaut que ce que vaut son maillon le plus faible.

Supprimer les frontières intérieures, c’est supprimer le seul lieu de contrôle pratique

Le contrôle classique aux frontières est simple : il filtre ceux qui franchissent la frontière et seulement ceux–là.

Les règles de Schengen ont supprimé ce contrôle à un point fixe pour l’autoriser dans les 30 kilomètres aux alentours des frontières : cela revient à vouloir contrôler à l’aveugle davantage de monde. Ce n’est ni efficace, ni favorable aux libertés.

Communautariser l’immigration, c’est encourager l’irresponsabilité et les égoïsmes nationaux

En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

  • – ce sont l’Espagne et l’Italie qui régularisent massivement dans les années 2000 donnant ainsi le droit à deux fois 500 000 à 800 000 personnes le droit de s’installer dans toute l’Europe ;
  • – ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres à propos des Roms ;
  • – ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;
  • – c’est le Danemark qui se fait gourmander par la commission européenne quand il rétablit des contrôles à ses frontières.

« L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est aussi de la Novlangue car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe- est un multiplicateur de conflits entre Européens.

L’Union européenne multiplicateur du politiquement correct

Bien sûr, un avocat de l’Union européenne pourrait faire valoir que bien des reproches que je viens de lui faire sont des critiques du politiquement correct ; et que le politiquement correct touche autant les élites économiques et politiques nationales que les dirigeants de Bruxelles et de Strasbourg : c’est vrai, ce sont d’ailleurs les mêmes…

Simplement, l’Union européenne est un multiplicateur de politiquement correct :

La submersion migratoire : problématique nationale, problématique européenne ? Par Jean-Yves Le Gallou

  • – parce que c’est un jacobinisme à l’échelle d’un continent ;
  • – parce qu’elle éloigne les peuples des lieux de décision, ce qui facilite les aberrations ;
  • – parce qu’elle fournit des alibis aux classes politiques qui critiquent des textes sur le thème « c’est l’Europe qui nous impose cela »… alors qu’ils ont eux-mêmes voté ces « directives » ou « ces règlements » à l’échelon européen !
  • – parce que les processus de décisions de l’Union européenne sont eux-mêmes incompréhensibles au commun des mortels ;
  • – parce que les décisions politiques de l’Union européenne sont surplombées par les décisions téléologiques et théologiques de la Cour de justice européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme qui interprètent des textes généraux dans le sens du politiquement correct et de la religion des droits de l’homme.

 

III) La solution à l’immigration viendra du réveil des peuples européens

La solution à l’immigration ne relève pas de petits ajustements, mais d’un renversement ! Il ne s’agit pas seulement changer des lois, il faut changer d’état d’esprit. Il ne suffit pas de réformer des pratiques, il convient de changer de paradigmes.

Les trois fiertés : civilisation européenne, histoire nationale, racines territoriales

Balayons les discours culpabilisateurs ! L’histoire de l’Europe ne s’arrête pas avec la décolonisation des années 1960. 1945 n’est pas non plus l’alpha et l’oméga de notre passé multimillénaire.

Changeons de paradigme moral. Rompons avec la « repentance ». Les dominants nous parlent de « mémoire » mais ce qu’ils appellent « mémoire » n’est rien d’autre que de la Novlangue pour nous imposer l’oubli de ce que nous sommes.

Retrouvons la fierté de nos origines.

La fierté de notre civilisation européenne et chrétienne. Reprenons le cours interrompu du temps : retrouvons Homère et les humanités.

La fierté des quinze siècles de notre histoire nationale et de notre langue française qui subit l’assaut de tous les barbarismes.

La fierté de notre enracinement territorial. Breton ou Provençal, Auvergnat ou Normand, Français et Européen, voilà ce que nous sommes.

Les trois préférences : européenne, nationale, locale

La non-discrimination est un autre paradigme dominant. Complété d’ailleurs par la « discrimination (dite) positive) », c’est-à-dire en fait négative contre les Français et les Européens de souche.

Face à cela, assumons et réhabilitons les préférences naturelles : européenne, nationale, locale. Pour l’emploi, le commerce, l’industrie, la culture, préférons la proximité. Relocalisons les emplois à domicile. Fabriquons français avec des Français. Promouvons le « Made in local ».

Changer de paradigme juridique : renoncer à l’idéologie des droits de l’homme et redonner la souveraineté au peuple

Et pour cela dénonçons la Convention européenne des droits de l’homme. Une Convention dont l’interprétation par la Cour européenne des droits de l’homme ne protège pas la liberté d’expression mais rend toutes nos lois de protection nationale inefficaces avant même d’être appliquées ; une telle dénonciation est possible puisqu’elle est explicitement prévue par l’article 58 de la Convention.

Rétablir de vraies frontières, parois protectrices

Les frontières de l’Union européenne sont des passoires. L’Union européenne ne sait d’ailleurs même pas où elle s’arrête.

Or la frontière est une paroi protectrice : elle doit laisser passer ce qui est bon et maintenir à l’extérieur ce qui ne l’est pas. La France peut accueillir des étudiants étrangers à condition qu’ils soient en nombre limité et sérieusement sélectionnés. La France peut accueillir des réfugiés politiques à condition qu’il s’agisse de vrais réfugiés venant d’un tout petit nombre de pays. Pour le reste, la France doit drastiquement limiter les autorisations de séjour qu’elle accorde, ainsi que le nombre des visas attribués aux ressortissants des pays à risque. Il faut établir un contrôle préférentiel aux frontières pour les ressortissants de certains pays. Les pays d’émigration clandestine doivent figurer sur une liste noire. Il faut aussi comme les Suisses expulser tous les délinquants étrangers.

Partout dans le monde, en dehors d’une « sphère occidentale » en repli depuis la crise financière de 2007-2008, on assiste à un retour en force de la notion de frontière : la France serait dans son rôle en assumant une fonction d’avant-garde dans le rétablissement, en Europe, de cette condition essentielle à l’exercice des libertés politiques et économiques.

Valoriser les principes de la civilisation européenne d’expression française et refuser les mœurs étrangères

Tout ne se vaut pas et le multiculturalisme est un échec reconnu. La sagesse est d’en revenir à l’identité française, celle des terroirs et des clochers. La France, ce n’est pas une abstraction, c’est une culture, c’est une civilisation, où les mosquées, les minarets, le voile islamique, l’abattage rituel banalisé, la viande de singe et le culte vaudou n’ont pas leur place. A fortiori dans l’espace public.

Réformer le droit de la nationalité

Etre français, cela s’hérite ou se mérite. Cela signifie en revenir au jus sanguinis, au droit de la filiation : est français l’enfant né de parents français ; peut devenir français l’étranger qui appartient à la civilisation européenne d’expression française par les mœurs, par la culture, par la langue et par l’affectio societatis.

Appliquer le principe de précaution aux politiques migratoires

Inscrit dans la Constitution française, le principe de précaution est souvent invoqué pour bloquer des recherches scientifiques et des pratiques économiques ou sociales ; et ce, même lorsque les risques encourus sont très incertains, si ce n’est impossibles à définir. Or, les risques des politiques migratoires sont, eux, connus et certains. Puisque les populations sub-sahariennes et arabo-musulmanes se sont dans l’ensemble mal intégrées au cours des trois dernières décennies, la sagesse consisterait à tout le moins à adopter un moratoire de longue durée sur l’immigration : il faudrait attendre que la grande majorité des habitants des quartiers à forte présence sub-saharienne et arabo-musulmane se soient correctement intégrés pour accepter éventuellement d’autres étrangers en provenance de ces pays.

 

IV) Le changement qui vient

Ce que je viens de décrire ne relève de la simple alternance électorale. C’est un changement radical. Je le pense pourtant possible. Je crois comme le grand historien Dominique Venner que l’Europe sortira de sa « dormition ».

Pour deux raisons au moins : le cycle historique commencé en 1914 touche à son terme ; la chute de l’Amérique va libérer les nations européennes.

Le cycle historique commencé en 1914 touche à son terme

En 1917, sur les ruines de l’ordre ancien aristocratique, quatre idéologies sont nées et ont prospéré : le fascisme, le national-socialisme, le communisme et le mondialisme anglo-saxon. Le fascisme et le national socialisme ont disparu en 1945. Le communisme en 1989. « Dans le siècle de 14 » paru en 2006, Dominique Venner prédisait la chute du mondialisme anglo-saxon. Les crises financières à répétition et le désastre budgétaire américain ont confirmé depuis ce point de vue. La à retenir pour le début du XXIe siècle, c’est 2008, la chute de Lehmann brothers, le démarrage de la crise financière, le début de la fin de l’empire américain

La chute de l’Amérique va libérer les nations européennes

Car la chute de la domination américaine va libérer les nations européennes. Elle va affaiblir leurs oligarchies dominantes (économiques, médiatiques, politiques, culturelles) qui ne sont que le reflet des intérêts de Wall street, du Pentagone et de leurs alliés. Comme les dépêches de Wikileaks le révèlent. Elle va permettre de s’affranchir d’un modèle économique technomorphe et marchand, trop réducteur pour être conforme à la mentalité européenne.

Au-delà des péripéties du combat quotidien, votre rôle c’est de vous préparer à accoucher du monde qui naîtra des ruines du désordre ancien. Préparez vous à l’inattendu !

Jean-Yves Le Gallou
Conférence à l’Université de rentrée du Bloc identitaire le 10 septembre 2011.

Voir aussi :

« Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux
L’Afrique face à l’Europe : du choc démographique au choc culturel
Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages
Lire ou relire « Le Camp des Saints » : essai sur la schizophrénie de l’opinion
L’économie de l’immigration

Source : Polémia.

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaire

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaire

25/09/2011 – 13h30
TURIN (NOVOpress) –
La Ligue du Nord est dans une mauvaise passe. Engluée dans son soutien à un Silvio Berlusconi manifestement en fin de course, gênée par le changement de cap de Roberto Maroni (passé en quelques mois des accords avec la Libye contre les clandestins à l’accord avec la Tunisie pour la régularisation des clandestins, et des refoulements en mer aux remorquages en mer), la direction de la Ligue a perdu la confiance d’une partie de sa base. Les commentateurs politiques avaient pris l’habitude d’appliquer à la Ligue du Nord la formule qu’avait forgée le Parti communiste italien, au temps de sa splendeur dans l’immédiat après-guerre : « un parti de combat et de gouvernement ». Lega di lotta et Lega di governo peinent désormais à marcher du même pas.

La Ligue n’en reste pas moins le plus important phénomène politique des vingt dernières années en Italie et, au moins par son enracinement territorial et ses victoires locales, un cas de réussite identitaire qui n’a guère d’équivalent ailleurs en Europe. On comprend donc que le Département de sciences politiques de l’Université de Turin lui ait consacré jeudi un colloque : « Le “phénomène de la Ligue”. Naissance, montée (et déclin ?) d’une force politique nouvelle ». On notera le point d’interrogation prudent : même les détracteurs de la Ligue sont conscients qu’elle n’a pas dit son dernier mot.

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaire Une des communications qui ouvraient le plus de perspectives était celle de l’essayiste de Vérone, Paolo Bertezzolo : « Les religions de la Ligue : entre néo-paganisme et défense de l’“identité chrétienne” ». L’auteur y faisait la synthèse de son livre, publié au printemps dernier et qui a donné lieu à de nombreux comptes rendus dans la presse italienne, Maîtres dans notre Église (Padroni a chiesa nostra, un jeu de mots sur le slogan de la Ligue, Padroni a casa nostra, « Maîtres chez nous »). Le sous-titre est « Vingt ans de stratégie religieuse de la Ligue du Nord ». [Photo de la couverture du livre en haut de cet article, cliquer dessus pour la voir en entier.]

Bertezzolo croit observer une évolution paradoxale. La Ligue de Bossi, apparue au début des années 1980, est au départ une expérience politique « laïque » ou plutôt « sécularisée ». « Les questions religieuses sont complètement étrangères à sa réflexion et à ses intérêts ». Durement critiquée par la hiérarchie ecclésiastique, la Ligue rend coup pour coup, surtout dans les années 1990, et n’hésite pas à mettre en cause, pour leur immigrationnisme et leur islamophilie, les cardinaux-archevêques de Milan (Martini puis Tettamanzi, qui soutiennent les constructions de moquées), la Conférence épiscopale italienne et même le pape Jean-Paul II. En 1989, au premier congrès national ligueur de Lombardie, Bossi prédit : « Attention. Bientôt l’Église aura des prêtres qui viennent d’Afrique. C’est la crise des vocations et ils les font venir de là-bas ». Cette liberté de ton est une nouveauté, dans une Italie où, « compromis historique » oblige, même les communistes n’osaient pas critiquer l’Église. « Il n’y a aucun exemple, même dans les moments les plus chauds de la polémique politique de l’après-guerre, d’une manière de parler de l’Église et du pape aussi “désinhibée”. Pour trouver l’équivalent, il faut remonter à la lutte pour l’unité italienne et aux âpres conflits qui opposèrent les anticléricaux du XIXe siècle à l’État pontifical et à l’Église catholique ».

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaireDans les années 1990, la Ligue recourut à la mythologie celtique pour « construire une autre religion sur laquelle baser l’identité du nouveau peuple et du nouvel État qu’elle entendait réaliser » : tentative qui, selon Bertezzolo, n’a eu qu’un impact limité. De plus en plus pourtant, au fur et à mesure qu’elle accordait plus d’importance au danger de l’islamisation, la Ligue a insisté sur le catholicisme comme élément fondateur de l’identité de la Padanie, défendant les églises contre les mosquées.

Rejetant le concile Vatican II, elle s’est rapprochée du mouvement traditionaliste issu de la résistance de Mgr Lefebvre. Elle est actuellement à l’avant-garde du combat pour le maintien du crucifix dans les écoles.

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaireCes dernières années, la Ligue a en outre pris nettement position pour la défense de la famille traditionnelle, contre la pilule abortive ou contre le mariage homosexuel. Si le haut clergé et tous les mouvements progressistes lui restent hostiles, beaucoup de prêtres diocésains de base lui sont désormais favorables. En 2010, plusieurs curés du diocèse de Vigevano n’ont pas craint de prendre ouvertement position en sa faveur. « La Ligue », a expliqué l’un d’eux, l’abbé Francesco Cervio, dans une émission télévisée, « a compris les peurs des gens, qui sont réelles : il y a des quartiers qui sont désormais interdits aux Italiens après le coucher du soleil. Le mariage entre l’Islam et le christianisme ne doit pas avoir lieu ». Et, sur l’accueil des étrangers, le prêtre a ajouté : « Nous ne pouvons plus leur donner une maison, un travail et une dignité. Si dire “nous ne pouvons plus les accueillir et les garder tous ici”, c’est être raciste, alors je suis raciste ».

Bertezzolo, catholique progressiste, met expressément en garde l’Église contre tout rapprochement avec la Ligue qui serait, selon lui, une trahison de Vatican II. La Ligue, accuse-t-il, continue à exalter la mythologie celtique et païenne, sans voir là aucune contradiction. « Le celtisme et le catholicisme traditionaliste sont en fait tous les deux parties constitutives de la “religion civile” padane, élément d’identité d’un côté, et d’exclusion (et de lutte), de l’autre, contre le différent, l’Islam au premier chef. Le “Dieu Pô” et le christianisme ne peuvent pourtant cohabiter que dans le cadre d’une religion “civile”, d’où sont absents les contenus de foi ».

« Le christianisme ligueur, s’indigne en conclusion Bertezzolo, est “sans Christ” et sans Évangile ».
Il serait plus juste de dire que la Ligue distingue, sans nécessairement les opposer, le christianisme-foi et le christianisme-culture : mouvement politique laïc, elle défend la culture chétienne. Et elle le fait d’autant plus énergiquement qu’elle sait, en l’état actuel des choses, ne pas pouvoir compter sur les évêques.