L’Angleterre confrontée à une vague de vols de bétail

L'Angleterre confrontée à une vague de vols de bétail

08/08/2011 – 15h00
LONDRES (NOVOpress) –
Les Britanniques ont souvent une attitude condescendante à l’égard des voisins européens, notamment en ce qui concerne les questions de sécurité et de justice. Les récentes émeutes ethniques de Tottenham le samedi 6 août ont invité les insulaires à plus de modestie dans la critique. Cette incitation à la retenue sera renforcée par les chiffres révélés par les assurances agricoles qui montrent que la campagne britannique est l’une des plus frappées par la délinquance dans toute l’Europe.

Après avoir dénoncé les vols de gazole dans les fermes, souvent accompagnés de graves violences physiques, les organisations professionnelles agricoles britanniques ont communiqué à la presse que depuis le 1er janvier 2011, 32 926 moutons ont été volés dans les vertes prairies du Royaume Uni, un chiffre en forte hausse par rapport à ceux de toute l’année 2010 (38095).

Ces chiffres peuvent en réalité être bien plus élevés car ils ne concernent que les deux tiers des agriculteurs insulaires.

La méthode utilisée par la majorité des voleurs est simple et cruelle. Les animaux sont repérés sur des parcelles isolées et la nuit des groupes de tueurs armés de fusils dotés de silencieux les abattent d’une balle dans la tête afin de préserver la viande.

Les meilleurs animaux sont ensuite embarqués dans des remorques qui les conduisent dans les quartiers périphériques des grandes villes voisines où ils sont débités et réfrigérés. La vente de la viande s’effectue à partir de voitures particulières qui parcourent les rues où habite une population friande de mouton et peu soucieuse de son origine.

Les éleveurs français qui se plaignent des bêtes tuées par les loups devraient imaginer ce qui se passera quand la même situation qu’en Angleterre surviendra en France. C’est autrement plus redoutable !

Londres d’accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Londres d'accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

08/08/2011 – 11h20
LONDRES (NOVOpress) –
A la veille du « lundi noir », le Royaume-Uni donne son feu vert à une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Dans un article publié le 7 août dans les colonnes du quotidien The Telegraph, le ministre des finances britannique George Osborne a appelé ses voisins continentaux à prendre l’initiative pour résoudre la crise des dettes souveraines.

Rompant avec une tradition bien établie, le ministre anglais en appelle à une plus grande intégration fiscale des pays de la zone euro et annonce que le Royaume Uni ne s’opposera pas à une modification des traités existants en ce sens.

Pour l’avenir de l’Union européenne cette prise de position est capitale. Elle implique que Londres n’exigera pas de référendums pour bloquer l’évolution vers une plus grande intégration des nations du continent qui adhèrent à l’euro.

En annonçant qu’elle allait acheter de la dette espagnole et italienne, la Banque centrale européenne a la première répondu favorablement à l’invitation de George Osborne et pris des libertés avec le carcan réglementaire qui lui interdit d’agir avec la même liberté que la Réserve fédérale américaine.

Ce « lundi noir » que redoutent les analystes financiers pour aujourd’hui va mettre les autorités politiques monétaires devant leurs responsabilités. Il faut espérer qu’ils soient à la hauteur des défis qu’ils auront à faire face.

[box class=”warning”]Photo : le London Stock Exchange (Bourse de Londres)[/box]

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

08/08/2011 – 11h00
LONDRES (NOVOpress) — Le 16 novembre 2005, le journal de 20 heures de France 2 avait suivi une délégation de jeunes d’Evry, venue à Tottenham (aux frais de qui ?) “pour s’inspirer de la politique de promotion des minorités ethniques menée dans ce quartier de Londres, régulièrement secoué par des émeutes il y a une vingtaine d’années”.

Tous s’extasient en chœur sur la “transformation exemplaire” de Tottenham, où l’on a “la fierté d’avoir un espace multiculturel”.

Espagne : Un guide pour adapter les pratiques médicales aux musulmans

Espagne : Un guide pour adapter les pratiques médicales aux musulmans

08/08/2011 – 09h00
MADRID (NOVOpress) –
Les 25 000 musulmans de Castellό (dans la région de Valence) en Espagne pourront vivre le mois de Ramadan en toute quiétude.

En effet, la Commission de médiation interculturelle sanitaire de la ville, a fait distribuer un guide au personnel de santé afin qu’ils puissent adapter leurs pratiques médicales aux obligations du mois de jeûne musulman comme l’interdiction d’ingérer des aliments durant la journée ou la possibilité de subir des injections.

Espagne : Un guide pour adapter les pratiques médicales aux musulmans

Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

07/08/2011 – 14h20
LONDRES (NOVOpress) –
Nuit d’émeute et de pillage à Tottenham, dans la banlieue nord de Londres : des voitures de police et un autobus ont été incendiés, les magasins ont été dévalisés, huit policiers ont été blessés, et au moins un est dans un état grave.

Tout a commencé par une manifestation pour demander « justice », après la mort d’un certain Mark Duggan, âgé de 29 ans, abattu par la police jeudi. Cet individu avait tiré sur un policier qui le poursuivait mais la balle s’était logée dans l’émetteur radio que le policier avait dans sa poche. En réponse, les policiers avaient ouvert le feu.

Cette version des faits est contestée par les amis de Duggan, qui était très populaire dans sa communauté. Selon une proche de la famille, parlant anonymement au Daily Telegraph, Duggan « n’était pas violent. Certes, il était impliqués dans des trucs mais ce n’était pas quelqu’un d’agressif. Il n’avait jamais fait de mal à personne ».

À l’issue de la manifestation, plus de 300 personnes ont attaqué les policiers à côté du commissariat de Tottenham, notamment en leur jetant des cocktail Molotov. Tottenham avait été le théâtre d’émeutes particulièrement violentes, selon un enchaînement similaire, en 1985 : un policier avait été tué, le premier policier mort dans une émeute en Angleterre depuis 1833.

D’après le recensement de 2001 (dernier recensement publié pour la Grande-Bretagne), l’arrondissement de Tottenham ne comprenait déjà plus à cette époque que 48,8% d’habitants classifiés comme Blancs et seulement 30,5 % de « Blancs britanniques ». Les « Noirs ou Noirs britanniques » étaient 34,8%, les « Asiatiques ou Asiatiques britanniques » 6,3%, les métis 5,4%. Compte tenu de l’importance de l’immigration non-européenne en Angleterre depuis 2001 et de sa surnatalité, les proportions ont dû évoluer depuis !

*** Crédit photo : Beacon Radio. CC.

Immigration massive : la Grèce se protège

Immigration massive : la Grèce se protège

06/08/2011 – 12h45
ATHENES (NOVOpress) –
La Grèce met les moyens pour se protéger des vagues migratoires sauvages en provenance de Turquie. Ainsi, le ministère de la Protection du citoyen a annoncé officiellement hier après-midi la construction d’une clôture en fil barbelé sur la frontière gréco-turque. L’ouvrage devrait coûter plus de 5 millions d’euros.

Cette clôture, « comprendra deux barrières parallèles en fil barbelé longues de 10,3 km chacune et d’une hauteur de 2,5 à 3 mètres et sera construite sur la ligne frontalière près de Kastanies », a annoncé le ministère. Il s’agit de sécuriser le passage le plus fréquenté par les immigrés pour traverser le fleuve Evros séparant la Grèce et la Turquie.

Une zone passoire puisqu’elle représente près de la moitié des entrées illégales détectées sur le continent européen. Début janvier, Christos Papoutsis, ministre grec chargé de l’Immigration, avait rappelé que c’est le « devoir du gouvernement de protéger les droits des citoyens grecs et de ceux qui résident légalement dans le pays ».

Un cauchemar de la gauche : et si l’Italie se réveillait sans immigrés !

Un cauchemar de la gauche : et si l’Italie se réveillait sans immigrés !

06/08/2011 – 11h00
VENISE (NOVOpress) – En 2004, les immigrationnistes américains avaient produit A Day Without a Mexican, un film où tous les chicanos disparaissaient d’un coup de Californie, avec des conséquences tragiques : la femme du gouverneur en était réduite à passer la serpillère elle-même, c’est vous dire.

Les immigrationnistes italiens, à court d’arguments alors que leur pays est envahi comme jamais par des flots incessants de clandestins, ont repris l’idée dans Cose dell’altro mondo, qui sera présenté au prochain festival de Venise et sortira dans les salles le 3 septembre. Le trailer vient d’être diffusé. C’est l’histoire d’un entrepreneur de Trévise, en Vénétie, propriétaire d’une chaîne de télévision locale, sur laquelle il tient tous les jours des propos racistes monstrueux : « Nous vivons au milieu des fondamentalistes islamiques : prenez votre chameau et rentrez chez vous ! »

Un beau matin – pardon, un affreux matin –, voilà que l’on entend « La disparition des immigrés non-européens » en titre du journal télévisé. Évidemment, les conséquences sont effroyables, les catastrophes s’enchaînent, toute la vie s’arrête, et chacun comprend à quel point les immigrés non-européens sont indispensables. Le vilain beauf raciste en est réduit à prier : « Faites-les tous revenir! » Comme le dit l’affiche du film, « pour se faire remarquer, il faut disparaître ». C’est bien sûr, personne n’avait remarqué jusque là qu’il y avait des immigrés non-européens en Vénétie !

La diffusion du trailer a déclenché une vive polémique sur internet. Des internautes vénitiens ont lancé un appel à boycotter un film qui les présente tous comme des racistes bornés. « Ce film a reçu 1,3 million d’euros de financement public et il a encore l’aplomb de ridiculiser les Vénitiens qui le financent (involontairement) ». Massimo Bitonci, député de la Ligue du Nord, qui avait fait beaucoup parler de lui en interdisant le kebab dans la ville de Cittadella (province de Padoue) dont il est maire, a déposé une interrogation parlementaire sur la valeur culturelle du film, censée justifier les financements publics.

Le président de la Vénétie, Luca Zaia, a apporté son soutien à Bitonci : «il faut arrêter », a-t-il déclaré « de couvrir d’infamie les habitants de la Vénétie et les gens du Nord. Il faut arrêter les polémiques qui veulent toujours nous dépeindre comme des Zoulous, avec tout le respect que j’ai pour les Zoulous, mais il est temps de cesser. Surtout si l’on considère que c’est nous qui payons les factures à la fin du mois ».

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Dès qu’il est question de la crise grecque, les médias évoquent volontiers tout ce qui ne va pas dans le pays de Périclès et de Thucydide. La liste est longue : gabegie, indolence, maquillage des comptes publics, effectifs pléthoriques sans l’administration… Pourtant, il existe une question que peu de journalistes abordent : la fuite des capitaux vers la Suisse.

L’homme qui connait le mieux le dossier, Georges Papaconstantinou, ministre des finances, chiffre entre 10 et 15 milliards d’euros par an le montant de la fraude fiscale à destination de la Suisse.

Depuis que le gouvernement grec semble vouloir lutter contre ladite fraude, le mouvement s’accélère. La perte de confiance dans les banques grecques favorise également cette fuite des capitaux. Dimitri Kouselas, secrétaire d’Etat au ministère grec des Finances, évalue à « 280 milliards d’euros, soit 120% du PIB grec » les fonds helléniques en Suisse. D’après lui, « depuis dix-huit mois, les comptes courants en Grèce ont perdu 38 milliards d’euros, transférés en majorité vers la Suisse ».

Du côté de la Banque nationale suisse, on minimise grandement ce mouvement. En 2009, les banques suisses recevaient 2,2 milliards de francs suisses de capitaux grecs (1,8 milliard d’euros). Sans prendre en compte les actions et les obligations.

La Suisse possède tous les atouts pour bénéficier de cet exode fiscal. Non seulement le secret bancaire pèse lourd dans la balance, mais encore la Confédération présente l’avantage de ne pas appartenir à l »’Union européenne, tout en étant proche d’Athènes.

Traditionnellement la Grèce faisait preuve de laxisme envers l’évasion fiscale. Payer des amendes ne faisait pas partie de la culture nationale : « dans le passé, le ratio des amendes fiscales qui ont été effectivement payées était inférieur à 10% », affirme Georges Papaconstantinou qui vient de renforcer les moyens et les effectifs chargés des contrôles fiscaux.

Il y a belle lurette que les grandes fortunes grecques ont choisi d’abriter leurs fonds à proximité du lac Léman. Les plus connues appartiennent au monde des armateurs (familles Onassis, Niarchos, Livaros).

Nécessité faisant loi, le gouvernement grec espère récupérer quelques sous. Aussi a-t-il entamé des négociations avec la Suisse pour taxer les fonds déposés par les Grecs dans la Confédération.

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

03/08/2011 – 15h00
BARI (NOVOpress) —
Bilan officiel définitif des huit heures d’émeute immigrée à Bari lundi : 98 blessés, dont 42 policiers, 40 carabiniers et 16 particuliers, caillassés dans leurs voitures ou dans l’autobus des transports en commun pris d’assaut par les Africains. Aucun clandestin, on le voit, ne semble avoir subi une égratignure. On a frôlé un vrai massacre puisque les immigrés s’apprêtaient à mettre le feu à l’autobus, où se trouvaient encore le chauffeur et trois femmes, si un policier n’était pas courageusement intervenu tout seul pour les en empêcher. Quant aux dégâts matériels, ceux du Centre d’accueil se montent à eux seuls à 200 000 euros.

La question est à présent de savoir s’il y aura des suites judiciaires ou si les clandestins vont jouir d’une impunité complète, en plus du statut de réfugié politique qu’on est parti pour leur accorder en urgence. Le parquet de Bari a retenu une série de charges qui, sur le papier, est impressionnante : violence et résistance à la force publique, avec armes (barres de fer et pierres), menaces, interruption du service public pour le blocage de la route nationale 16, dégâts volontaires suivis d’incendie, violence privée, lésions personnelles aggravées, dégâts sur automobiles et sur transports en commun, vol et blocage ferroviaire. Ce dernier délit, réprimé par une loi de 1948, est parmi les plus graves puisqu’il prévoit une peine de 2 à 12 ans de réclusion.

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

Comme toujours s’agissant d’immigration, il y a pourtant loin de la loi à son application. Le parquet s’est mis au travail mais ne sait pas encore comment procéder. 28 clandestins (sur plusieurs centaines d’émeutiers) ont été arrêtés en flagrant délit mais il faut désormais établir avec certitude qui a fait quoi (en langage juridique, « attribuer des conduites spécifiques à chaque inculpé ») et c’est, semble-t-il, très compliqué. Comme l’ont expliqué les enquêteurs de la police judiciaire à La Gazzetta del Mezzogiorno, « celui qui a occupé la voie de chemin de fer n’a pas occupé la route nationale et vice-versa. Celui qui a cassé les dents à un policier ou rompu les côtes à un carabinier n’a peut-être allumé aucun incendie ». Pour arriver à la certitude, les enquêteurs sont en train d’analyser les photos et les films pris durant l’émeute, surtout les films pris depuis l’hélicoptère de la police. Les reportages de la télévision ont également été acquis. Rien ne sera négligé, on nous l’assure, « pour trouver de possibles éléments de preuve à l’appui de l’hypothèse des enquêteurs », à savoir que les 28 personnes arrêtées lundi (et bien sûr présumées innocentes) ont effectivement commis les délits en question.

Selon des informations confidentielles recueillies par La Gazzetta del Mezzogiorno, la police estime en tout cas avoir affaire à de vrais « professionnels de la guérilla », qui se déplacent dans les centres d’accueil de toute l’Italie pour y déchaîner la violence. Une soixantaine d’immigrés qui venaient d’arriver au Centre d’accueil de Bari avaient participé, mercredi dernier, à l’émeute de Mineo (province de Catania, en Sicile). Les clandestins avaient occupé la route nationale 417 Catania-Gela pour demander le statut de réfugiés politiques. Il y avait également eu des incendies et des dégradations, quoique moins graves que ce qui s’est passé depuis à Bari.

Les enquêteurs de Bari disent n’avoir jamais été confrontés à rien de semblable jusqu’ici. Les émeutiers ont agi selon un plan soigneusement étudié. « Leur stratégie prévoyait le déploiement de petits groupes, avec des objectifs fixés à l’avance. Un groupe sur la voie ferrée, l’autre sur la route nationale 16. Des pierres enveloppées dans des chiffons, qu’ils faisaient tournoyer et qu’ils lançaient à toute force pour avoir une plus longue portée et pour augmenter l’effet destructeur. Chaque fois que les forces de l’ordre s’approchaient d’un groupe d’immigrés, un autre groupe, moins nombreux mais toujours aguerri, surgissait d’un autre côté. Il était impossible de combattre sur deux fronts ». « Dans leurs yeux, témoigne un policier, il y avait la haine ».

Propagande : le concours de l’Eurovision a une “dimension politique”

Propagande : Le concours de l'Eurovision a une "dimension politique"

03/08/2011 – 09h00
STRASBOURG (NOVOpress) – Les déclarations de Bruno Berbères, chef de la délégation française à l’Eurovision au site Mediaunautreregard.com, devront faire réfléchir les personnes qui ne voient derrière l’Eurovision qu’un simple concours de chansons entre pays européens. Bruno Berbères a l’honnêteté de l’avouer : “ce concours a aussi une dimension politique ce qui est très sain.”

Quitte à redessiner les contours de l’Union Européenne ou de l’Europe, car même s”il “y a bien Europe dans le nom UER (1) cet organisme est avant tout une centrale d’achat à laquelle peut adhérer n’importe quel pays. C’est ainsi que l’Australie pourrait participer au concours. Le Maroc aussi et ce pays l’a déjà fait et je pense qu’il viendra l’année prochaine” continue Bruno Berbères .

Une dimension politique couplée à une centrale d’achat, l’Eurovision ressemble parfaitement à l’Union Européenne. Et il ne faut pas s’y tromper, pour ses dirigeants l’UE comme l’Eurovision a vocation à accueillir tout le monde !

(1) Le Concours Eurovision de la Chanson est organisé par l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER).

[box class=”info”] Photo : La chanteuse israélienne transsexuelle “Dana International” qui a représenté Israël à l’Eurovision. [/box]

Guerre contre l’Europe

Guerre contre l’Europe

[box class=”info”] Alors que les négociations avec l’Union européenne sont entrées dans une phase de doute, un puissant courant eurosceptique est en train d’émerger en Turquie. L’un des succès de librairie les plus significatifs de ces derniers mois : « La troisième guerre mondiale » (1), décrit dans un futur proche l’invasion de l’Europe par l’armée turque. [/box]
Avec la « Troisième guerre mondiale », (Üçüncü dünya Savasi), Burak Turna récidive le succès de son précédent roman de politique fiction : « Tempête de métal » (500 000 exemplaires vendus). Il ne s’agit plus cette fois pour l’auteur d’imaginer l’attaque de la Turquie par les États-Unis, mais de mettre en scène une vaste confrontation à l’échelle planétaire entre l’Orient et l’Occident. Dans le climat d’incertitude et de méfiance qui prévaut aujourd’hui dans les relations entre la Turquie et l’Union Européenne et, plus globalement, de l’Occident avec le monde musulman, le livre de Burak Turna apparaît comme un véritable miroir de l’image que les Turcs se font et de l’Europe, et d’eux-mêmes. C’est cette vision tendue, pleine de contradictions, oscillant entre désir et rejet, que cette œuvre de fiction, bien que confuse et manichéenne, permet d’appréhender.

L’Orient contre l’Occident

En 2010, une crise économique d’ampleur mondiale provoque l’effondrement des principales places financières de la planète, les unes après les autres. Profitant du chaos ainsi généré, une société secrète, « la fraternité des chevaliers de la mort » alliée au Vatican, déclenche une guerre à l’échelle planétaire. Le but final de la mystérieuse confrérie étant l’instauration d’ « un État mondial » (2) blanc et chrétien. Pour ce faire, cette société encourage la dialectique du choc des civilisations à travers le monde, en manipulant les mouvements identitaires et populistes en Europe, ainsi que des sectes comme la Falong en Chine. L’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la France sont en proie à une vague de pogroms contre les musulmans, et plus particulièrement contre les Turcs. Ce déchaînement de violence, touche aussi les ressortissants russes des pays baltes, ce qui force Moscou à intervenir. De même, la tension entre la Chine et les États-Unis pour le contrôle du Pacifique, débouche sur une opération aéronavale à Taiwan. L’Inde, alliée à la Chine, profite de la confusion générale pour anéantir la flotte américaine dans sa base de Diego Garcia et s’emparer des possessions françaises dans l’Océan Indien.
Décidés à mettre fin aux exactions contre leurs ressortissants, Ankara et Moscou alliées au tandem Pékin-New-Dehli unissent leurs efforts militaires. Une spectaculaire opération aéroportée est menée contre l’Allemagne. Les parachutistes turcs, largués par des Antonovs, hissent l’étendard écarlate frappé du croissant sur le Reichstag. Les Américains, trop occupés à faire face aux Chinois dans le Pacifique, abandonnent leurs alliés européens. Un nouvel ordre continental émerge des décombres de l’ancienne Europe dont la capitale est transférée à Istanbul.

Tout au long du récit l’auteur prend bien soin de ne pas isoler l’Islam des autres civilisations non-occidentales. Aussi, l’axe islamo-orthodoxo-hindou-confucéen créé pour la circonstance, valide davantage la thèse du choc entre l’Orient et l’Occident, qu’entre ce dernier et l’Islam. Comme Samuel Huntington avant lui, Burak Turna fait de la Russie un corps étranger à l’Europe en la plaçant dans le camp de l’Orient. En dépit de cette volonté de faire passer au second plan le facteur religieux et les divergences propres à chacune des civilisations de « l’axe oriental », l’auteur à quelque peine à expliquer la disparition des conflits entre musulmans et chrétiens dans le Caucase, l’apaisement subit des tensions dans le Cachemire et au Singkiang (Kirghizstan chinois). Finalement, le grand paradoxe de cet ouvrage réside dans cette volonté des Turcs à vouloir se faire accepter comme Européens en se comportant en conquérants, tout en rejetant l’identité occidentale.

L’Europe une terre de conquête ?

Ultime cap de l’Asie, point d’aboutissement des invasions, marche occidentale de l’Empire ottoman et extrémité nord-occidentale de l’avancée arabe, l’Europe demeure dans l’imaginaire turc un espace d’expansion. Dans une certaine mesure, le processus d’adhésion à l’UE est vécu comme une revanche sur l’Histoire, et la continuation des guerres ottomanes par d’autres moyens. Il est significatif qu’au lendemain de la validation de la candidature d’Ankara par le conseil des ministres des Vingt-Cinq, dans la capitale autrichienne, en décembre 2004, un grand quotidien turc ait titré « Vienne est tombée ! ». Au retour de son périple européen, Erdogan était accueilli triomphalement à Istanbul et surnommé : le « conquérant de l’Europe ».

Malgré son appartenance à un milieu laïc et occidentalisé, Burak Turna reste lui-même marqué par cette rhétorique belliciste. Dans son livre, sa représentation de l’ennemi européen emprunte beaucoup au registre religieux. Les soldats européens y sont décrits comme un ramassis de soudards dépravés et criminels, à l’instar des « croisés avant eux » (3). Le Vatican incarne le danger spirituel qui guette la Turquie et le monde non-occidental. La conspiration qui en émane, a pour but « d’effacer les cultures traditionnelles partout dans le monde et de créer une société d’esclaves » (4) . Nous serons les « propriétaires de la planète » (5), fait s’exclamer Burak Turna à un cardinal, porte-parole de Benoît XVI.

Ici, la figure de l’ennemi alimente l’imaginaire du complot. L’idée que l’action du Vatican puisse faire peser une menace sur l’existence de la Turquie prend sa racine dans le projet du pape Clément VIII (1592-1605) de reconquérir Istanbul et de convertir l’Empire ottoman. Plus récemment, les propos de Jean-Paul II dans son message pascal de 1995, ont été relevés avec suspicion. Le saint Père appelait les organisations armées, et spécialement les Kurdes, à s’asseoir autour de la table de négociations. Le Vatican conviait aussi Ankara à s’associer à cette initiative. Peu après, une campagne de presse relayée par le Catholic World Report aux États-Unis, s’en prenait violemment à la Turquie en l’accusant de « génocide » à l’égard des populations Kurdes. En 1998, la nomination par Jean-Paul II de deux cardinaux, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a suscité des interrogations dans les milieux nationalistes turcs (6).

Si ces inquiétudes peuvent apparaître très exagérées, pour ne pas dire dénuées de fondement sérieux, elles n’en recoupent pas moins des « pensées réflexes » ancrées dans le psychisme turc.

En-dehors de Burak Turna, ces théories conspirationistes sont, ces derniers temps, largement reprises dans les médias. Le chroniqueur vedette de télévision, Eröl Mütercimler, s’est fait une spécialité de la dénonciation de ces forces occultes qui dirigent le monde. Pour Mütercimler, l’Europe ne voudra jamais de la Turquie car elle est intrinsèquement un club chrétien (hiristiyan kulübü). Les « architectes du nouvel ordre mondial » auraient selon lui, abouti à une forme de syncrétisme entre leur déisme maçonnique et les valeurs chrétiennes des pères fondateurs de l’Europe. Cette synthèse humanitaro-chrétienne exclurait de fait la Turquie musulmane. Pour appuyer ses propos, Mütercimler prend l’exemple du drapeau européen dont les 12 étoiles sur fond bleu représenteraient la robe de la Sainte Vierge… (7)

Ce regard turc sur l’Europe, si ambigu, si paradoxal, qu’offre le livre de Turna, est à l’image d’un pays prisonnier entre son enracinement oriental et sa marche vers l’Occident. Une Europe perçue à la fois comme une terre de conquête, comme un lieu d’affrontement, mais aussi comme la dispensatrice d’une manne précieuse, un club de riches, un Occident chrétien qui, même pour des musulmans, demeure un idéal de civilisation.

T. J.

[box class=”info”]Source : Realpolitik.tv[/box]


1) Burak Turna, Üçüncü dünya savasi, Timas Edition, Istanbul, 2005
2) Idem. p 271
3) Idem. p 348
4) Idem. p 130
5) Idem. p 271
6) Erol Mütercimler, Komplo teorileri, Alfa, Istanbul, 2006: “AB’hiristiyan kulübü’dür“ [L’Union Européenne est un club chrétien], p176-180
7) Idem. “Vatikan’in gizli ilisskileri“ [Les relations secrètes du Vatican], p 293-300

Turquie : Erdogan décapite l’armée

Turquie : Erdogan décapite l'armée

02/08/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) — Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a finalement réussi à mettre hors-jeu la direction kémaliste de l’armée. Il n’y a maintenant pratiquement plus d’obstacle à l’islamisation complète des quelques 75 millions de Turcs. Les Européens ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

Une islamisation durable

Un vent nouveau souffle sur la Turquie depuis que Recep Erdogan et son parti d’obédience islamique, l’AKP, est arrivé au pouvoir. La liberté de la presse a été massivement restreinte. Les expressions indésirables ont été mises à l‘index : 138 mots ne peuvent plus être employés sous peine de poursuites. Des écoutes téléphoniques clandestines précèdent désormais l’arrestation d’opposants et de simples auteurs de critiques à l’encontre de la ligne politique suivie par le gouvernement. Des pratiques qui rappellent bien plus les despotismes orientaux que les démocraties européennes.

Jusqu’à vendredi dernier, l’armée restait profondément ancrée dans la tradition du fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk. Elle se considérait comme un facteur de stabilisation de la politique intérieure et comme un rempart contre toute atteinte à la laïcité. Et elle l’a fait savoir plusieurs fois : les généraux ont fomenté pas moins de quatre putschs contre le gouvernement depuis 1960. Mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Depuis sa prise de fonction, Erdogan n’a eu de cesse de poursuivre les kémalistes en justice, avec une grande sévérité et sans grand égard pour l’État de droit. 42 généraux se trouvent désormais en prison. Ils se voient reprocher d’être impliqués dans des complots visant à renverser le régime.

C’est à cause du sort de ces derniers qu’un contentieux est né entre Erdogan et le commandement de l’armée à propos de la promotion de militaires emprisonnés tant que ceux-ci ne sont pas condamnés. Le gouvernement exigeait que les personnes arrêtées soient mises à la retraite d’office et a fait preuve d’une sévérité accrue en obtenant du procureur général des mandats d’arrestation à l’encontre de 22 officiers de plus. Le litige s’est terminé vendredi par la démission du chef de l’état-major Isik Kosander et du commandant en chef des forces armées.

Erdogan, un nouveau sultan ?

Au cours des neuf dernières années, Erdogan n’a pas réussi à complètement effacer l’héritage d‘Atatürk. Mais il l’a fait fortement reculer. L’orientation laïque en direction de l’Occident a fait place à une orientalisation croissante de la société. Non seulement d’un point de vue culturel, mais encore d’un point de vue politique. C’est ainsi que la Turquie a pris part à la « flotte humanitaire » destinée à la bande de Gaza, dirigée contre l’État d‘Israël. Une action qui menaçait de répandre un incendie dans cette région traversée de tensions et de nombreuses inimitiés. Une adhésion du pays à l’UE doit, dans ce contexte, apparaître de plus en plus irréaliste à la commission et aux gouvernements des pays membres. Les plans hégémoniques d’Erdogan laissent supposer que son pays et lui-même se voient plutôt dans la tradition de l’empire ottoman disparu. La décapitation de l’armée ne fait qu’étayer cette hypothèse.

Italie : le gouvernement capitule devant les immigrés à Bari, l’émeute s’étend à la Calabre

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

01/08/2011 – 23h30
BARI (NOVOpress) — Les immigrés clandestins qui ont paralysé et ravagé ce matin la ville de Bari, dans les Pouilles, ont finalement accepté de rentrer dans leur Centre d’accueil en début d’après-midi, à la suite d’une « médiation » avec la préfecture, conduite par l’assesseur régional aux politiques de l’immigration, Nicola Fratoianni, l’adjoint à l’accueil de la ville de Bari, Fabio Losito, et le curé « ami des migrants », comme on l’appelle, Angelo Cassano, de la paroisse de San Sabino.

Les immigrés ont accepté « d’interrompre les hostilités » (c’est le terme employé !) contre promesse qu’une réunion se tiendrait mercredi à la préfecture de Bari, sous la présidence du sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Alfredo Mantovano, avec le Préfet Angela Pria, chef du Département des libertés civiles et de l’immigration au Ministère de l’Intérieur, et le président de la Commission pour le droit d’asile de Bari, réunion au cours de laquelle on chercherait une solution à leurs problèmes. Les clandestins ont exigé et obtenu un engagement écrit. Ils ont fait savoir que, s’ils n’obtenaient pas satisfaction mercredi, ils reprendraient leurs actions violentes. Le dernier bilan de la journée est de 90 blessés parmi les policiers, les pompiers, des automobilistes qui passaient et ont été attaqués à coups de pierres, et les passagers d’un autobus que les immigrés ont pris d’assaut (la police est heureusement parvenue à empêcher les immigrés d’y mettre le feu).

"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.
"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.

Provisoirement calmée dans les Pouilles, la guérilla immigrée s’est immédiatement déplacée dans la province de Crotone, en Calabre. Cet après-midi, une trentaine de clandestins du centre d’accueil de Sant’Anna à Isola Capo Rizzuto ont bloqué la route nationale 106 puis attaqué les carabiniers et la police. On compte cinq policiers blessés, dont l’un dans un état grave.

Selon le préfet de Crotone, Giuseppe Gammino, « il s’agit seulement d’une imitation de la protestation faite à Bari ». L’émeute a été lancée par des immigrés de nationalité somalienne, pressés d’obtenir le statut de réfugiés politiques, et qui ont eu des échanges téléphoniques, au moyen de leurs téléphones portables (car ces pauvres gens sont équipés de téléphones portables), avec les immigrés de Bari. Lesquels immigrés de Bari leur ont dit que, dans l’Italie et l’Europe d’aujourd’hui, bloquer routes et voies ferrées, caillasser les habitants de souche et envoyer les policiers à l’hôpital était la méthode la plus rapide pour obtenir le statut de réfugié politique.

[box class=”info”]Sources : www.lagazzettadelmezzogiorno.itwww.repubblica.itcorrieredelmezzogiorno.corriere.itwww3.lastampa.it[/box]

[box class=”warning”]Crédits photos : corriere.it[/box]

L’augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l’immigration !

L'augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l'immigration ! crédit photo : Ross Becker

01/08/2011 – 20h30
LUXEMBOURG (NOVOpress) –
Les statistiques officielles de l’office statistique de l’Union Européenne, Eurostat, publiées la semaine dernière, montrent l’ampleur de la substitution de population que connaît l’Europe. Selon Eurostat, “en 2010, les mouvements migratoires ont expliqué plus de 60% de l’augmentation de la population” dans les 27 pays de l’Union Européenne ! En clair, l’augmentation de 1,4 million de personnes dans l’UE27 résulte “d’un accroissement naturel de la population de 0,5 million (+1,0‰) et d’un solde migratoire de 0,9 million (+1,7‰).”

Des chiffres ahurissants mais sûrement sous-estimés, car selon les statisticiens de l’Union Européenne, le solde migratoire de la France serait seulement de 75 000 nouveaux immigrés pour l’année 2010 ! Et en outre dans la substitution de population ces chiffres ne tiennent pas compte de la natalité plus forte des nombreux immigrés déjà sur place.

[box]Crédit photo : Ross Becker – vendeurs ambulants dans les rues d’Athènes. Cliché pris le 19/04/2007[/box]

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes et chemin de fer coupés, 30 blessés

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes coupées, 30 blessés

01/08/2011 – 12h15
BARI (NOVOpress) –
Scènes d’émeute depuis ce matin à Bari, en Italie dans les Pouilles. Plusieurs centaines d’immigrés clandestins du Centre d’accueil pour les demandeurs d’asile (Cara) de la ville bloquent depuis ce matin la route nationale 16 bis ainsi que la voie de chemin de fer. Ils ont mis le feu à des bidons et à des couvertures. Ils réclament leur régularisation et le statut de réfugiés politiques.

Les forces de l’ordre sont intervenues pour tenter de rétablir la circulation. Selon les premières informations, les immigrés auraient jeté des pierres sur les policiers puis les auraient attaqués, armés de barres de fer. Plusieurs voitures de police ont été endommagées.

On dénombre une trentaine de blessés, surtout parmi les policiers mais aussi parmi des passants. Les immigrés ont en outre pris d’assaut un autobus des transports en commun, qui a été bloqué et dévasté. Une équipe de la télévision, qui voulait interviewer les clandestins pour leur faire expliquer leurs revendications, a été attaquée à coups de pierres.

La situation reste actuellement très tendue. La route est toujours coupée. La circulation ferroviaire est également interrompue sur la ligne Bari-Foggia. Dix trains régionaux ont d’ores et déjà été annulés, six trains de grande ligne subissent des retards. D’autres immigrés ont pendant ce temps mis le feu au Centre d’accueil.

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (2ème partie) [vidéo]

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (2ème partie)

Xavier Moreau, co-fondateur et directeur d’un cabinet de conseil pour les entreprises françaises, entrevoit les différentes options des futures relations franco-russes et analyse la situation existante dans une interview accordée le 21/07/2011 à Flora Moussa, correspondante de la très importante agence russe d’information internationale RIA Novosti. La première partie est ici.

À propos de l’auteur, Xavier Moreau. Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv[/box]

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

30/07/2011  10h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh)
– Les Jeux Olympiques 2012 profiteront très peu au Pays de Galles. Le Plaid Cymru, qui réclamait la transparence depuis des années, vient de dénoncer la mauvaise répartition des budgets, qui bénéficient principalement aux entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre.

À ce jour, les dépenses réalisées pour l’organisation des Jeux Olympiques de Londres atteignent 9 milliards de livres (près de 10,3 milliards d’euros). Mais cette somme a très peu profité aux entreprises galloises.

Hywel Williams, parlementaire du Plaid Cymru, s’est penché sur la répartition des budgets. Il a découvert qu’ils étaient allés dans leur immense majorité à des entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre. Les chiffres exacts ne sont pas connus : l’Olympics Delivery Authority, organisme public chargé de la préparation des Jeux, refuse de publier toute information sur la répartition des contrats de deuxième et troisième rang.

Le porte-parole du maire de Londres a récemment jeté de l’huile sur le feu en déclarant au micro d’une radio galloise que cette situation était due aux Gallois eux-mêmes, qui se préoccupaient de la question trop tard, une fois tous les contrats attribués. En réalité, le Plaid Cymru s’en est inquiété depuis l’attribution des Jeux à Londres en 2005, sans jamais être écouté.

Le mécontentement des Gallois est en outre aggravé par l’affectation d’une part disproportionnée des fonds provenant de la loterie à la rénovation des quartiers Est de Londres à l’occasion des Jeux. Et aussi par une mesure qui agace l’ensemble du Royaume-Uni : sur l’enveloppe de billets à prix réduits destinés aux scolaires, 125 000 sont réservés aux jeunes Londoniens… et 50 000 au reste du pays.

Norvège : conspirationnisme tous azimuts

Norvège : conspirationnisme tous azimuts

29/07/2011 16h00
OSLO (NOVOpress) – La lecture du long manifeste publié sur internet par Anders Behring, l’auteur de la tuerie d’Utøya et de l’attentat d’Oslo, est une occasion rêvée pour que se déchaînent les conspirationnistes de tout poil.

Comme il fallait s’attendre, les organisations de gauche ont sauté sur l’occasion pour s’en prendre à leurs adversaires en les accusant d’avoir inspiré le tueur. Ainsi, en France le MRAP fustige le Front national ou la Droite populaire; au Royaume-Uni, l’English Defense League est la cible de délateurs professionnels comme ceux de Searchlight ou des commentateurs bobos du Guardian.

La polémique autour des sources d’Anders Behring est aussi une occasion rêvée pour clouer au pilori des personnalités qui critiquent le multiculturalisme et l’islamophilie. Alain Finkielkraut, qui ne fait l’objet que d’une seule courte citation dans les 1500 pages du pensum du terroriste, est mis en cause par des demi-soldes de la pensée conforme qui trouvent ici une occasion rêvée de régler des comptes avec un redoutable bretteur intellectuel.

Si la mobilisation de la gauche xénophile contre tous ceux qu’elle n’aime pas, des partis populistes aux bloggeurs hétérodoxes, en passant par les intellectuels non conformes, était attendue, on observe aussi une explosion de théories, toutes plus bizarres les unes que les autres, de la part des conspirationnistes venus de tous horizons.

À titre d’exemple, les attentats d’Oslo et d’Utøya sont du pain béni pour les islamistes qui fourmillent sur la toile. Ainsi, un site proche des mouvements tchétchènes n’a pas tardé à publier que la bande-son de la vidéo diffusée par Anders Behring contient une mélodie de Helene Bøksle, une chanteuse norvégienne qu’ils qualifient de “juive”, tout comme ils affirment que la famille maternelle du terroriste fait partie de la communauté juive norvégienne. Des affirmations fallacieuses, motivées par un antisémitisme délirant cherchant à impliquer la communauté juive dans ce massacre.

Max Manus, résistant norvégien, un modèle pour Anders Berhing
Max Manus, résistant norvégien, un modèle pour Anders Berhing

Avec l’obsession de mouiller Israël dans l’attentat, les islamistes ont décortiqué à leur tour l’interminable texte mis en ligne par Anders Behring. Ils parviennent à des conclusions qui sont loin de recouper celles des mouvements de gauche. Selon leur analyse, Anders Behring n’est pas un représentant typique de l’extrême droite comme le prétendent les socialistes d’Oslo à Paris. Le terroriste chercherait ses modèles plutôt dans des figures emblématiques de la lutte contre le nazisme, comme Winston Churchill ou le grand résistant norvégien Max Manus. Comme le soulignent les islamistes, Anders Behring se considère comme un farouche anti-raciste, un ardent défenseur du libéralisme économique et d’Israël. C’est la présence de musulmans en Norvège qui le perturbait et non pas celle de personnes d’origine étrangère en soi.

Dépassant le cadre de l’analyse de textes, les islamistes proches des mouvements tchétchènes n’hésitent pas à avancer l’hypothèse que la visite effectuée par Anders Behring au Bélarus, en principe pour étudier les conséquences des radiations dans la région de Tchernobyl, cache en réalité un séjour d’entraînement dans un camp pour mercenaires étrangers qu’organiserait le pouvoir russe. Rien de moins !

Selon ces islamistes, qui sont bien placés pour connaître ces questions, le meilleur moyen d’entrer en Russie sans laisser de traces est de passer par le Belarus, car il n’existe pas de contrôle aux frontières entre ces deux pays.

À l’appui de cette théorie folle, les islamistes n’avancent qu’un argument bien fragile : l’appui apporté par Anders Behring dans son manifeste au régime politique à la russe, où la démocratie est “tempérée” par le rôle dirigeant d’une élite éclairée sous la houlette de Poutine, “un chef résolu qui mérite le respect”.

Les islamistes tchétchènes se moquent de la rigueur de leur analyse ou de la solidité des preuves qu’ils avancent. La seule chose qui les intéresse c’est de trouver un semblant d’argumentation qui aille dans le sens de leur délire antisémite et de leur obsession anti-russe. Ils savent bien que les amis de leur cause sont prêts à avaler n’importe quel bobard. La crédulité humaine est sans limites.

Cet exemple de délire conspirationniste islamiste appliqué au cas tragique des attentats perpétrés par Anders Behring trouve son pendant chez les obsédés de la CIA ou du Mossad. Nous n’avons encore rien vu, le pire reste à venir.