Propagande : le concours de l’Eurovision a une “dimension politique”

Propagande : Le concours de l'Eurovision a une "dimension politique"

03/08/2011 – 09h00
STRASBOURG (NOVOpress) – Les déclarations de Bruno Berbères, chef de la délégation française à l’Eurovision au site Mediaunautreregard.com, devront faire réfléchir les personnes qui ne voient derrière l’Eurovision qu’un simple concours de chansons entre pays européens. Bruno Berbères a l’honnêteté de l’avouer : “ce concours a aussi une dimension politique ce qui est très sain.”

Quitte à redessiner les contours de l’Union Européenne ou de l’Europe, car même s”il “y a bien Europe dans le nom UER (1) cet organisme est avant tout une centrale d’achat à laquelle peut adhérer n’importe quel pays. C’est ainsi que l’Australie pourrait participer au concours. Le Maroc aussi et ce pays l’a déjà fait et je pense qu’il viendra l’année prochaine” continue Bruno Berbères .

Une dimension politique couplée à une centrale d’achat, l’Eurovision ressemble parfaitement à l’Union Européenne. Et il ne faut pas s’y tromper, pour ses dirigeants l’UE comme l’Eurovision a vocation à accueillir tout le monde !

(1) Le Concours Eurovision de la Chanson est organisé par l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER).

[box class=”info”] Photo : La chanteuse israélienne transsexuelle “Dana International” qui a représenté Israël à l’Eurovision. [/box]

Guerre contre l’Europe

Guerre contre l’Europe

[box class=”info”] Alors que les négociations avec l’Union européenne sont entrées dans une phase de doute, un puissant courant eurosceptique est en train d’émerger en Turquie. L’un des succès de librairie les plus significatifs de ces derniers mois : « La troisième guerre mondiale » (1), décrit dans un futur proche l’invasion de l’Europe par l’armée turque. [/box]
Avec la « Troisième guerre mondiale », (Üçüncü dünya Savasi), Burak Turna récidive le succès de son précédent roman de politique fiction : « Tempête de métal » (500 000 exemplaires vendus). Il ne s’agit plus cette fois pour l’auteur d’imaginer l’attaque de la Turquie par les États-Unis, mais de mettre en scène une vaste confrontation à l’échelle planétaire entre l’Orient et l’Occident. Dans le climat d’incertitude et de méfiance qui prévaut aujourd’hui dans les relations entre la Turquie et l’Union Européenne et, plus globalement, de l’Occident avec le monde musulman, le livre de Burak Turna apparaît comme un véritable miroir de l’image que les Turcs se font et de l’Europe, et d’eux-mêmes. C’est cette vision tendue, pleine de contradictions, oscillant entre désir et rejet, que cette œuvre de fiction, bien que confuse et manichéenne, permet d’appréhender.

L’Orient contre l’Occident

En 2010, une crise économique d’ampleur mondiale provoque l’effondrement des principales places financières de la planète, les unes après les autres. Profitant du chaos ainsi généré, une société secrète, « la fraternité des chevaliers de la mort » alliée au Vatican, déclenche une guerre à l’échelle planétaire. Le but final de la mystérieuse confrérie étant l’instauration d’ « un État mondial » (2) blanc et chrétien. Pour ce faire, cette société encourage la dialectique du choc des civilisations à travers le monde, en manipulant les mouvements identitaires et populistes en Europe, ainsi que des sectes comme la Falong en Chine. L’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la France sont en proie à une vague de pogroms contre les musulmans, et plus particulièrement contre les Turcs. Ce déchaînement de violence, touche aussi les ressortissants russes des pays baltes, ce qui force Moscou à intervenir. De même, la tension entre la Chine et les États-Unis pour le contrôle du Pacifique, débouche sur une opération aéronavale à Taiwan. L’Inde, alliée à la Chine, profite de la confusion générale pour anéantir la flotte américaine dans sa base de Diego Garcia et s’emparer des possessions françaises dans l’Océan Indien.
Décidés à mettre fin aux exactions contre leurs ressortissants, Ankara et Moscou alliées au tandem Pékin-New-Dehli unissent leurs efforts militaires. Une spectaculaire opération aéroportée est menée contre l’Allemagne. Les parachutistes turcs, largués par des Antonovs, hissent l’étendard écarlate frappé du croissant sur le Reichstag. Les Américains, trop occupés à faire face aux Chinois dans le Pacifique, abandonnent leurs alliés européens. Un nouvel ordre continental émerge des décombres de l’ancienne Europe dont la capitale est transférée à Istanbul.

Tout au long du récit l’auteur prend bien soin de ne pas isoler l’Islam des autres civilisations non-occidentales. Aussi, l’axe islamo-orthodoxo-hindou-confucéen créé pour la circonstance, valide davantage la thèse du choc entre l’Orient et l’Occident, qu’entre ce dernier et l’Islam. Comme Samuel Huntington avant lui, Burak Turna fait de la Russie un corps étranger à l’Europe en la plaçant dans le camp de l’Orient. En dépit de cette volonté de faire passer au second plan le facteur religieux et les divergences propres à chacune des civilisations de « l’axe oriental », l’auteur à quelque peine à expliquer la disparition des conflits entre musulmans et chrétiens dans le Caucase, l’apaisement subit des tensions dans le Cachemire et au Singkiang (Kirghizstan chinois). Finalement, le grand paradoxe de cet ouvrage réside dans cette volonté des Turcs à vouloir se faire accepter comme Européens en se comportant en conquérants, tout en rejetant l’identité occidentale.

L’Europe une terre de conquête ?

Ultime cap de l’Asie, point d’aboutissement des invasions, marche occidentale de l’Empire ottoman et extrémité nord-occidentale de l’avancée arabe, l’Europe demeure dans l’imaginaire turc un espace d’expansion. Dans une certaine mesure, le processus d’adhésion à l’UE est vécu comme une revanche sur l’Histoire, et la continuation des guerres ottomanes par d’autres moyens. Il est significatif qu’au lendemain de la validation de la candidature d’Ankara par le conseil des ministres des Vingt-Cinq, dans la capitale autrichienne, en décembre 2004, un grand quotidien turc ait titré « Vienne est tombée ! ». Au retour de son périple européen, Erdogan était accueilli triomphalement à Istanbul et surnommé : le « conquérant de l’Europe ».

Malgré son appartenance à un milieu laïc et occidentalisé, Burak Turna reste lui-même marqué par cette rhétorique belliciste. Dans son livre, sa représentation de l’ennemi européen emprunte beaucoup au registre religieux. Les soldats européens y sont décrits comme un ramassis de soudards dépravés et criminels, à l’instar des « croisés avant eux » (3). Le Vatican incarne le danger spirituel qui guette la Turquie et le monde non-occidental. La conspiration qui en émane, a pour but « d’effacer les cultures traditionnelles partout dans le monde et de créer une société d’esclaves » (4) . Nous serons les « propriétaires de la planète » (5), fait s’exclamer Burak Turna à un cardinal, porte-parole de Benoît XVI.

Ici, la figure de l’ennemi alimente l’imaginaire du complot. L’idée que l’action du Vatican puisse faire peser une menace sur l’existence de la Turquie prend sa racine dans le projet du pape Clément VIII (1592-1605) de reconquérir Istanbul et de convertir l’Empire ottoman. Plus récemment, les propos de Jean-Paul II dans son message pascal de 1995, ont été relevés avec suspicion. Le saint Père appelait les organisations armées, et spécialement les Kurdes, à s’asseoir autour de la table de négociations. Le Vatican conviait aussi Ankara à s’associer à cette initiative. Peu après, une campagne de presse relayée par le Catholic World Report aux États-Unis, s’en prenait violemment à la Turquie en l’accusant de « génocide » à l’égard des populations Kurdes. En 1998, la nomination par Jean-Paul II de deux cardinaux, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a suscité des interrogations dans les milieux nationalistes turcs (6).

Si ces inquiétudes peuvent apparaître très exagérées, pour ne pas dire dénuées de fondement sérieux, elles n’en recoupent pas moins des « pensées réflexes » ancrées dans le psychisme turc.

En-dehors de Burak Turna, ces théories conspirationistes sont, ces derniers temps, largement reprises dans les médias. Le chroniqueur vedette de télévision, Eröl Mütercimler, s’est fait une spécialité de la dénonciation de ces forces occultes qui dirigent le monde. Pour Mütercimler, l’Europe ne voudra jamais de la Turquie car elle est intrinsèquement un club chrétien (hiristiyan kulübü). Les « architectes du nouvel ordre mondial » auraient selon lui, abouti à une forme de syncrétisme entre leur déisme maçonnique et les valeurs chrétiennes des pères fondateurs de l’Europe. Cette synthèse humanitaro-chrétienne exclurait de fait la Turquie musulmane. Pour appuyer ses propos, Mütercimler prend l’exemple du drapeau européen dont les 12 étoiles sur fond bleu représenteraient la robe de la Sainte Vierge… (7)

Ce regard turc sur l’Europe, si ambigu, si paradoxal, qu’offre le livre de Turna, est à l’image d’un pays prisonnier entre son enracinement oriental et sa marche vers l’Occident. Une Europe perçue à la fois comme une terre de conquête, comme un lieu d’affrontement, mais aussi comme la dispensatrice d’une manne précieuse, un club de riches, un Occident chrétien qui, même pour des musulmans, demeure un idéal de civilisation.

T. J.

[box class=”info”]Source : Realpolitik.tv[/box]


1) Burak Turna, Üçüncü dünya savasi, Timas Edition, Istanbul, 2005
2) Idem. p 271
3) Idem. p 348
4) Idem. p 130
5) Idem. p 271
6) Erol Mütercimler, Komplo teorileri, Alfa, Istanbul, 2006: “AB’hiristiyan kulübü’dür“ [L’Union Européenne est un club chrétien], p176-180
7) Idem. “Vatikan’in gizli ilisskileri“ [Les relations secrètes du Vatican], p 293-300

Turquie : Erdogan décapite l’armée

Turquie : Erdogan décapite l'armée

02/08/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) — Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a finalement réussi à mettre hors-jeu la direction kémaliste de l’armée. Il n’y a maintenant pratiquement plus d’obstacle à l’islamisation complète des quelques 75 millions de Turcs. Les Européens ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

Une islamisation durable

Un vent nouveau souffle sur la Turquie depuis que Recep Erdogan et son parti d’obédience islamique, l’AKP, est arrivé au pouvoir. La liberté de la presse a été massivement restreinte. Les expressions indésirables ont été mises à l‘index : 138 mots ne peuvent plus être employés sous peine de poursuites. Des écoutes téléphoniques clandestines précèdent désormais l’arrestation d’opposants et de simples auteurs de critiques à l’encontre de la ligne politique suivie par le gouvernement. Des pratiques qui rappellent bien plus les despotismes orientaux que les démocraties européennes.

Jusqu’à vendredi dernier, l’armée restait profondément ancrée dans la tradition du fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk. Elle se considérait comme un facteur de stabilisation de la politique intérieure et comme un rempart contre toute atteinte à la laïcité. Et elle l’a fait savoir plusieurs fois : les généraux ont fomenté pas moins de quatre putschs contre le gouvernement depuis 1960. Mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Depuis sa prise de fonction, Erdogan n’a eu de cesse de poursuivre les kémalistes en justice, avec une grande sévérité et sans grand égard pour l’État de droit. 42 généraux se trouvent désormais en prison. Ils se voient reprocher d’être impliqués dans des complots visant à renverser le régime.

C’est à cause du sort de ces derniers qu’un contentieux est né entre Erdogan et le commandement de l’armée à propos de la promotion de militaires emprisonnés tant que ceux-ci ne sont pas condamnés. Le gouvernement exigeait que les personnes arrêtées soient mises à la retraite d’office et a fait preuve d’une sévérité accrue en obtenant du procureur général des mandats d’arrestation à l’encontre de 22 officiers de plus. Le litige s’est terminé vendredi par la démission du chef de l’état-major Isik Kosander et du commandant en chef des forces armées.

Erdogan, un nouveau sultan ?

Au cours des neuf dernières années, Erdogan n’a pas réussi à complètement effacer l’héritage d‘Atatürk. Mais il l’a fait fortement reculer. L’orientation laïque en direction de l’Occident a fait place à une orientalisation croissante de la société. Non seulement d’un point de vue culturel, mais encore d’un point de vue politique. C’est ainsi que la Turquie a pris part à la « flotte humanitaire » destinée à la bande de Gaza, dirigée contre l’État d‘Israël. Une action qui menaçait de répandre un incendie dans cette région traversée de tensions et de nombreuses inimitiés. Une adhésion du pays à l’UE doit, dans ce contexte, apparaître de plus en plus irréaliste à la commission et aux gouvernements des pays membres. Les plans hégémoniques d’Erdogan laissent supposer que son pays et lui-même se voient plutôt dans la tradition de l’empire ottoman disparu. La décapitation de l’armée ne fait qu’étayer cette hypothèse.

Italie : le gouvernement capitule devant les immigrés à Bari, l’émeute s’étend à la Calabre

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

01/08/2011 – 23h30
BARI (NOVOpress) — Les immigrés clandestins qui ont paralysé et ravagé ce matin la ville de Bari, dans les Pouilles, ont finalement accepté de rentrer dans leur Centre d’accueil en début d’après-midi, à la suite d’une « médiation » avec la préfecture, conduite par l’assesseur régional aux politiques de l’immigration, Nicola Fratoianni, l’adjoint à l’accueil de la ville de Bari, Fabio Losito, et le curé « ami des migrants », comme on l’appelle, Angelo Cassano, de la paroisse de San Sabino.

Les immigrés ont accepté « d’interrompre les hostilités » (c’est le terme employé !) contre promesse qu’une réunion se tiendrait mercredi à la préfecture de Bari, sous la présidence du sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Alfredo Mantovano, avec le Préfet Angela Pria, chef du Département des libertés civiles et de l’immigration au Ministère de l’Intérieur, et le président de la Commission pour le droit d’asile de Bari, réunion au cours de laquelle on chercherait une solution à leurs problèmes. Les clandestins ont exigé et obtenu un engagement écrit. Ils ont fait savoir que, s’ils n’obtenaient pas satisfaction mercredi, ils reprendraient leurs actions violentes. Le dernier bilan de la journée est de 90 blessés parmi les policiers, les pompiers, des automobilistes qui passaient et ont été attaqués à coups de pierres, et les passagers d’un autobus que les immigrés ont pris d’assaut (la police est heureusement parvenue à empêcher les immigrés d’y mettre le feu).

"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.
"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.

Provisoirement calmée dans les Pouilles, la guérilla immigrée s’est immédiatement déplacée dans la province de Crotone, en Calabre. Cet après-midi, une trentaine de clandestins du centre d’accueil de Sant’Anna à Isola Capo Rizzuto ont bloqué la route nationale 106 puis attaqué les carabiniers et la police. On compte cinq policiers blessés, dont l’un dans un état grave.

Selon le préfet de Crotone, Giuseppe Gammino, « il s’agit seulement d’une imitation de la protestation faite à Bari ». L’émeute a été lancée par des immigrés de nationalité somalienne, pressés d’obtenir le statut de réfugiés politiques, et qui ont eu des échanges téléphoniques, au moyen de leurs téléphones portables (car ces pauvres gens sont équipés de téléphones portables), avec les immigrés de Bari. Lesquels immigrés de Bari leur ont dit que, dans l’Italie et l’Europe d’aujourd’hui, bloquer routes et voies ferrées, caillasser les habitants de souche et envoyer les policiers à l’hôpital était la méthode la plus rapide pour obtenir le statut de réfugié politique.

[box class=”info”]Sources : www.lagazzettadelmezzogiorno.itwww.repubblica.itcorrieredelmezzogiorno.corriere.itwww3.lastampa.it[/box]

[box class=”warning”]Crédits photos : corriere.it[/box]

L’augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l’immigration !

L'augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l'immigration ! crédit photo : Ross Becker

01/08/2011 – 20h30
LUXEMBOURG (NOVOpress) –
Les statistiques officielles de l’office statistique de l’Union Européenne, Eurostat, publiées la semaine dernière, montrent l’ampleur de la substitution de population que connaît l’Europe. Selon Eurostat, “en 2010, les mouvements migratoires ont expliqué plus de 60% de l’augmentation de la population” dans les 27 pays de l’Union Européenne ! En clair, l’augmentation de 1,4 million de personnes dans l’UE27 résulte “d’un accroissement naturel de la population de 0,5 million (+1,0‰) et d’un solde migratoire de 0,9 million (+1,7‰).”

Des chiffres ahurissants mais sûrement sous-estimés, car selon les statisticiens de l’Union Européenne, le solde migratoire de la France serait seulement de 75 000 nouveaux immigrés pour l’année 2010 ! Et en outre dans la substitution de population ces chiffres ne tiennent pas compte de la natalité plus forte des nombreux immigrés déjà sur place.

[box]Crédit photo : Ross Becker – vendeurs ambulants dans les rues d’Athènes. Cliché pris le 19/04/2007[/box]

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes et chemin de fer coupés, 30 blessés

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes coupées, 30 blessés

01/08/2011 – 12h15
BARI (NOVOpress) –
Scènes d’émeute depuis ce matin à Bari, en Italie dans les Pouilles. Plusieurs centaines d’immigrés clandestins du Centre d’accueil pour les demandeurs d’asile (Cara) de la ville bloquent depuis ce matin la route nationale 16 bis ainsi que la voie de chemin de fer. Ils ont mis le feu à des bidons et à des couvertures. Ils réclament leur régularisation et le statut de réfugiés politiques.

Les forces de l’ordre sont intervenues pour tenter de rétablir la circulation. Selon les premières informations, les immigrés auraient jeté des pierres sur les policiers puis les auraient attaqués, armés de barres de fer. Plusieurs voitures de police ont été endommagées.

On dénombre une trentaine de blessés, surtout parmi les policiers mais aussi parmi des passants. Les immigrés ont en outre pris d’assaut un autobus des transports en commun, qui a été bloqué et dévasté. Une équipe de la télévision, qui voulait interviewer les clandestins pour leur faire expliquer leurs revendications, a été attaquée à coups de pierres.

La situation reste actuellement très tendue. La route est toujours coupée. La circulation ferroviaire est également interrompue sur la ligne Bari-Foggia. Dix trains régionaux ont d’ores et déjà été annulés, six trains de grande ligne subissent des retards. D’autres immigrés ont pendant ce temps mis le feu au Centre d’accueil.

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (2ème partie) [vidéo]

Les relations France-Russie sous la loupe d’un expert (2ème partie)

Xavier Moreau, co-fondateur et directeur d’un cabinet de conseil pour les entreprises françaises, entrevoit les différentes options des futures relations franco-russes et analyse la situation existante dans une interview accordée le 21/07/2011 à Flora Moussa, correspondante de la très importante agence russe d’information internationale RIA Novosti. La première partie est ici.

À propos de l’auteur, Xavier Moreau. Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv[/box]

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

30/07/2011  10h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh)
– Les Jeux Olympiques 2012 profiteront très peu au Pays de Galles. Le Plaid Cymru, qui réclamait la transparence depuis des années, vient de dénoncer la mauvaise répartition des budgets, qui bénéficient principalement aux entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre.

À ce jour, les dépenses réalisées pour l’organisation des Jeux Olympiques de Londres atteignent 9 milliards de livres (près de 10,3 milliards d’euros). Mais cette somme a très peu profité aux entreprises galloises.

Hywel Williams, parlementaire du Plaid Cymru, s’est penché sur la répartition des budgets. Il a découvert qu’ils étaient allés dans leur immense majorité à des entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre. Les chiffres exacts ne sont pas connus : l’Olympics Delivery Authority, organisme public chargé de la préparation des Jeux, refuse de publier toute information sur la répartition des contrats de deuxième et troisième rang.

Le porte-parole du maire de Londres a récemment jeté de l’huile sur le feu en déclarant au micro d’une radio galloise que cette situation était due aux Gallois eux-mêmes, qui se préoccupaient de la question trop tard, une fois tous les contrats attribués. En réalité, le Plaid Cymru s’en est inquiété depuis l’attribution des Jeux à Londres en 2005, sans jamais être écouté.

Le mécontentement des Gallois est en outre aggravé par l’affectation d’une part disproportionnée des fonds provenant de la loterie à la rénovation des quartiers Est de Londres à l’occasion des Jeux. Et aussi par une mesure qui agace l’ensemble du Royaume-Uni : sur l’enveloppe de billets à prix réduits destinés aux scolaires, 125 000 sont réservés aux jeunes Londoniens… et 50 000 au reste du pays.

Norvège : conspirationnisme tous azimuts

Norvège : conspirationnisme tous azimuts

29/07/2011 16h00
OSLO (NOVOpress) – La lecture du long manifeste publié sur internet par Anders Behring, l’auteur de la tuerie d’Utøya et de l’attentat d’Oslo, est une occasion rêvée pour que se déchaînent les conspirationnistes de tout poil.

Comme il fallait s’attendre, les organisations de gauche ont sauté sur l’occasion pour s’en prendre à leurs adversaires en les accusant d’avoir inspiré le tueur. Ainsi, en France le MRAP fustige le Front national ou la Droite populaire; au Royaume-Uni, l’English Defense League est la cible de délateurs professionnels comme ceux de Searchlight ou des commentateurs bobos du Guardian.

La polémique autour des sources d’Anders Behring est aussi une occasion rêvée pour clouer au pilori des personnalités qui critiquent le multiculturalisme et l’islamophilie. Alain Finkielkraut, qui ne fait l’objet que d’une seule courte citation dans les 1500 pages du pensum du terroriste, est mis en cause par des demi-soldes de la pensée conforme qui trouvent ici une occasion rêvée de régler des comptes avec un redoutable bretteur intellectuel.

Si la mobilisation de la gauche xénophile contre tous ceux qu’elle n’aime pas, des partis populistes aux bloggeurs hétérodoxes, en passant par les intellectuels non conformes, était attendue, on observe aussi une explosion de théories, toutes plus bizarres les unes que les autres, de la part des conspirationnistes venus de tous horizons.

À titre d’exemple, les attentats d’Oslo et d’Utøya sont du pain béni pour les islamistes qui fourmillent sur la toile. Ainsi, un site proche des mouvements tchétchènes n’a pas tardé à publier que la bande-son de la vidéo diffusée par Anders Behring contient une mélodie de Helene Bøksle, une chanteuse norvégienne qu’ils qualifient de “juive”, tout comme ils affirment que la famille maternelle du terroriste fait partie de la communauté juive norvégienne. Des affirmations fallacieuses, motivées par un antisémitisme délirant cherchant à impliquer la communauté juive dans ce massacre.

Max Manus, résistant norvégien, un modèle pour Anders Berhing
Max Manus, résistant norvégien, un modèle pour Anders Berhing

Avec l’obsession de mouiller Israël dans l’attentat, les islamistes ont décortiqué à leur tour l’interminable texte mis en ligne par Anders Behring. Ils parviennent à des conclusions qui sont loin de recouper celles des mouvements de gauche. Selon leur analyse, Anders Behring n’est pas un représentant typique de l’extrême droite comme le prétendent les socialistes d’Oslo à Paris. Le terroriste chercherait ses modèles plutôt dans des figures emblématiques de la lutte contre le nazisme, comme Winston Churchill ou le grand résistant norvégien Max Manus. Comme le soulignent les islamistes, Anders Behring se considère comme un farouche anti-raciste, un ardent défenseur du libéralisme économique et d’Israël. C’est la présence de musulmans en Norvège qui le perturbait et non pas celle de personnes d’origine étrangère en soi.

Dépassant le cadre de l’analyse de textes, les islamistes proches des mouvements tchétchènes n’hésitent pas à avancer l’hypothèse que la visite effectuée par Anders Behring au Bélarus, en principe pour étudier les conséquences des radiations dans la région de Tchernobyl, cache en réalité un séjour d’entraînement dans un camp pour mercenaires étrangers qu’organiserait le pouvoir russe. Rien de moins !

Selon ces islamistes, qui sont bien placés pour connaître ces questions, le meilleur moyen d’entrer en Russie sans laisser de traces est de passer par le Belarus, car il n’existe pas de contrôle aux frontières entre ces deux pays.

À l’appui de cette théorie folle, les islamistes n’avancent qu’un argument bien fragile : l’appui apporté par Anders Behring dans son manifeste au régime politique à la russe, où la démocratie est “tempérée” par le rôle dirigeant d’une élite éclairée sous la houlette de Poutine, “un chef résolu qui mérite le respect”.

Les islamistes tchétchènes se moquent de la rigueur de leur analyse ou de la solidité des preuves qu’ils avancent. La seule chose qui les intéresse c’est de trouver un semblant d’argumentation qui aille dans le sens de leur délire antisémite et de leur obsession anti-russe. Ils savent bien que les amis de leur cause sont prêts à avaler n’importe quel bobard. La crédulité humaine est sans limites.

Cet exemple de délire conspirationniste islamiste appliqué au cas tragique des attentats perpétrés par Anders Behring trouve son pendant chez les obsédés de la CIA ou du Mossad. Nous n’avons encore rien vu, le pire reste à venir.

Russie : des émigrants fantômes ? [Tribune libre]

Russie : des émigrants fantômes ?©retlaw snellac

[box class=”info”]Tribune libre d’Alexandre Latsa paru dans le cadre d’“Un autre regard sur la Russie” sur RIANOVOSTI, via Polémia[/box]

[box class=”warning”]Alexandre Latsa (photo ci-dessous), 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un “autre regard sur la Russie”. Les citations en russe et les tableaux n’ont pas été reproduits dans cet article mais ils sont consultables dans et à partir de l’article original extrait du site RIANOVOSTI.[/box]

Alexandre Latsa
Alexandre Latsa

Très récemment, une série d’articles est venue rappeler à quel point la Russie était un pays sans avenir. Divers médias francophones, tels que le Figaro, la Tribune de Genève, Le soir, ont commenté les résultats d’un sondage qui expliquait “qu’un cinquième des Russes (22%) souhaiterait émigrer de Russie” et que “selon les chiffres officiels, cités par Vedomosti, en trois ans, environ 1,2 million de personnes ont quitté la Russie”. Ces résultats “illustreraient une nouvelle vague d’émigration, et mettent à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”, écrit encore Europe1.

La naissance d’un mythe

Le chiffre de 1.250.000 de Russes qui seraient partis depuis 3 ans viendrait d’une discussion en date du 15.01.2011 retransmise à la radio d’opposition Echo de Moscou entre Sergueï Stépachine (président de la Cour des comptes) et Michaïl Barshevski. Je rappelle le moment clef de l’échange en russe [dont je donne la] traduction en français :

(citation en russe)

« S.STEPACHIN : J’ai des chiffres précis. 1.250.000 personnes qui travaillent à l’étranger. Et pas les plus mauvais…
M.BARCHEVSKI : Tu veux dire pas des plombiers ?
S.STEPACHIN: Des scientifiques, des spécialistes.
M.BARCHEVSKI : 1.250.000 ?
S.STEPACHIN : 1.250.000. Voilà à peu près combien sont partis depuis 1917. »

1.250.000 de russes travaillent donc à l’étranger. Comment en est-on arrivé à ce que ce chiffre soit repris par la presse francophone comme le nombre de russes ayant soi-disant fui la Russie depuis 3 ans ?

Dans un article du 11 février 2011 de Moskovsksi Komsomolets intitulé “Courons loin du tandem” (« Бегом от тандема ») il est écrit: “la Cour des comptes a officiellement déclaré que durant les dernières années sont partis de Russie 1.250.000 de personnes . La vague d’émigration est à peine moins grande que celle de 1917. Ces données sont confirmées par le directeur du Service Fédéral des Migrations (FMS): 300 à 350.000 Russes partent chaque année travailler à l’étranger.” Combien reviennent, il ne l’a pas dit.

(citation en russe)

En réalité une vérification sur le lien en question des affirmations du directeur du FMS permet de lire la phrase dans son ensemble et non un morceau sorti de son contexte. Voila ce qu’il y est en fait écrit: “Chaque année 300.000 Russes partent de Russie, dont 40.000 pour aller résider définitivement à l’étranger. Ce chiffre était de 70.000 en gros avant la crise, mais il s’est réduit (…). De tous les Russes qui sortent du pays, a peu près 30 à 40.000 quittent le pays pour aller résider définitivement à l’étranger.”

(citation en russe)

Le 29 mai 2011, la revue russe d’opposition Novaya Gazeta, dans un réquisitoire intitulé “La Russie ne plaît plus”, affirme que le pays ne sera pas en état survivre jusqu’à la crise démographique de 2050 en écrivant que le “représentant de la Cour des comptes Serguei Stépachine a affirmé que depuis 2008, 1.250.000 personnes” ont émigré.

(citation en russe)

Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev
Le président russe Dmitri Medvedev©RIA Novosti. Mikhail Klementiev

Les faits sont bien loin des obsessions idéologiques

L’institut Rosstat donne des chiffres reconnus comme étant assez précis. Regardons les flux migratoires de Russie, entrées et sorties de 1997 à 2010, ici sous forme de tableau :

Depuis 2008 donc, 105.544 russes ont émigré hors de Russie.

Etudions maintenant l’émigration de Russie vers l’étranger lointain et non l’étranger proche, qui correspond à l’ex-monde soviétique. En effet il semble peu plausible que ces émigrants russes récents aient fui en masse la Russie dans ces 3 dernières années pour aller chercher refuge en Azerbaidjan ou en Biélorussie! Les données de 1997 à 2008 sont consultables en ligne ici et celles de 2009 et 2010 ici. J’ai synthétisé sous forme de tableau les résultats :

Depuis 1999 on peut voir que la quantité d’émigrants de Russie baisse, ce qui traduit l’amélioration économique que le pays connait depuis 10 ans.

Depuis 2008: 37.894 Russes ont émigré définitivement vers l’étranger lointain.

Il y a aussi une méthode indirecte de vérification : La consultation des statistiques migratoires d’Eurostat, des USA, du Canada, ou de l’Australie par exemple. Là encore, ce chiffre de 1.200.000 Russes ayant obtenu un titre de séjour à l’étranger parait fantaisiste. Il faudrait alors supposer qu’un million de Russes seraient partis sans se déclarer dans des pays qui ne tiennent pas de statistiques, cela semble peu crédible.

Sondages et Fantasmes

Maintenant le sondage traduisant “la soi disant nouvelle vague d’émigration, et qui mettrait à mal les mots d’ordre patriotiques et les projets ambitieux du Kremlin”. Regardons attentivement le tableau de ce sondage : si 22% des sondés affirment vouloir émigrer, ils ne sont que 1% à déjà préparer leur départ en faisant leurs sacs (ca n’a pas changé depuis 2009). Ils ne sont que 2% à avoir pris la décision d’émigrer et 6% à étudier les possibilités d’émigration. Ils sont également 69% à ne jamais penser à émigrer.

Par comparaison, en 2006, 25% des jeunes britanniques souhaitaient émigrer, ce chiffre a atteint 33% en décembre 2010. Mais à la même date, seulement 2% d’entre eux ont réalisé leur projet d’émigration. En clair, le pays n’a connu aucune fuite massive de cerveaux malgré de tels sondages. En 2009, 20% des Chinois diplômés souhaitaient également quitter le pays. En 2010, 30% des jeunes arabes (des pays de la ligue arabe) souhaitaient également émigrer. On relève aussi que 20% des Bulgares en âge de travailler souhaitent partir à l’étranger.

Ce seuil de 20 à 30% semble donc exister dans de nombreux pays, indépendamment du contexte économique local, bon pour la Chine, ou moins bon pour la Bulgarie par exemple. Par rapport à ces chiffres, on peut surtout se demander s’il y a suffisamment de jeunes Russes diplômés ou pas, qui souhaitent acquérir une expérience professionnelle à l’étranger. La mondialisation de l’économie offre des opportunités de plus en plus nombreuses dans ce sens, et il n’y a rien de malsain dans cette tendance qui améliore les échanges économiques. Ce qui est malsain, c’est de propager dans les médias des chiffres faux, pour alimenter des prévisions catastrophistes.

Quelles conclusions en tirer ?

  • – Les chiffres montrent en Russie une baisse forte de l’émigration et une stabilisation de l’immigration depuis le début des années 2000.
  • – Le nombre de Russes qui ont définitivement quitté leur pays depuis 2008 est de 105.544 et non pas de 1,25 million. – Une certaine presse dite d’opposition gagnerait beaucoup à être réaliste dans ses analyses et non à fantasmer en lançant des mensonges, repris et propagés sur la toile. La quantité ne s’impose pas sur la vérité. La Russie devrait par exemple vraisemblablement faire face à la crise démographique de 2050.
  • – Certains gros relais médiatiques francophones semblent ne pas vérifier leurs sources et on peut légitimement se poser la question de savoir s’il s’agit de simple mauvaise foi ou d’incompétence.
    Dans les deux cas, c’est assez inquiétant et cela ne reflète pas la vérité de la Russie d’aujourd’hui.

Kosovo : graves tensions et attaques contre la KFOR [vidéo]

Kosovo : graves tensions et attaques contre la KFOR

28/07/11 – 19h15
BELGRADE (NOVOpress)
– La situation se dégrade de plus en plus au Kosovo et les incidents se multiplient depuis 24 heures.

Des soldats de la Force pour le Kosovo (KFOR) dirigée par l’Otan ont ainsi à nouveau été attaqués au poste-frontière de Jarinje (frontière administrative entre la Serbie et la république autoproclamée de Kosovo). Ce poste avait déjà fait l’objet d’une attaque mercredi.

Ces incidents font suite à une nouvelle provocation albanaise : la minorité serbe – lassée de subir affronts et persécutions – ayant décidé de ne pas laisser faire cette opération, le bras de fer a donné lieu à des accrochages qui ont fait plusieurs blessés et un mort du côté albanais.

Selon l’ONG Solidarité Kosovo, présente sur place, “le Premier ministre du gouvernement autoproclamé du Kosovo, Hasim Thaci, a décidé le 25 juillet dernier d’envoyer la police ‘kosovare’ au nord du Kosovo en zone majoritairement serbe pour essayer de reprendre le contrôle des postes frontières [postes de douane placés jusqu’à présent sous l’autorité de la Mission de police et de justice de l’Union européenne (Eulex), NDLR] et empêcher un convoi de camions serbes. En riposte, les Serbes du nord de la province ont très rapidement érigé des barricades pour empêcher l’arrivée de la police albanaise et protéger leurs villages. Les Albanais ont, suite à cela et pour la première fois, décidé d’envoyer leurs troupes d’élite “ROSA” dans cette zone ce qui ne peut évidemment être perçu que comme une provocation. Il y a eu plusieurs affrontements très violents entre les troupes d’élite albanaises et les villageois serbes. D’après la revue “Blic”, les soldats albanais tiraient sur tout ce qui bougeait.”

Le personnel de l’association poursuit : “Les soldats de la KFOR (OTAN) se sont interposés entre les deux camps et les Albanais devaient faire marche arrière conformément à l’accord passé avec la KFOR. Pourtant, les soldats de l’OTAN  ont laissé les forces spéciales albanaises aux deux postes frontières de Jarinje et Brnjak.”

Tandis que le président serbe Boris Tadic dénonce cette montée de violence, Hashim Thaçi rejette toute la responsabilité de ces actes sur les autorités serbes. De son côté, la Serbie a saisi le conseil de sécurité de l’ONU afin d’organiser une réunion d’urgence sur le Kosovo.

Le tueur norvégien exclu de sa loge maçonnique

Le tueur norvégien exclu de sa loge maçonnique

Anders-Behring-Breivik en tenue maçonnique28/07/2011 – 17h30
OSLO (NOVOpress) –
Le terroriste norvégien Anders Behring Breivik, responsable de l’une des pires tueries la semaine dernière dans son pays et présenté comme un fondamentaliste chrétien d’extrême droite, vient d’être pourtant officiellement exclu de la franc-maçonnerie.

Dans un communiqué, le grand maître de l’Ordre norvégien des francs-maçons (Grande Loge de Norvège) – auquel appartenait Anders Behring Breivik jusqu’au 24 juillet en tant que maître à la loge de saint Jean Saint-Olaf aux trois colonnes –, Ivar A. Skar, a tenu à prendre publiquement ses distances avec le meurtrier : “Je suis consterné par les horribles atrocités qui ont été commises dans le quartier du gouvernement et à l’île d’Utoya. Nous sommes en deuil et pleins de compassion pour ceux qui ont été touchés et pour leurs proches. Il est apparu dans les médias que l’accusé était membre de l’Ordre norvégien des francs-maçons. Il a été maintenant exclu – l’exclusion prend effet immédiatement. L’exclusion reflète le fait que les actes qu’il est accusé d’avoir commis, et les valeurs qui semblent les avoir motivés, sont totalement incompatibles avec ce que nous défendons en tant qu’Ordre. Nous construisons notre activité sur les valeurs chrétiennes et humanistes et nous voulons que nos membres contribuent à la promotion de la charité, de la paix et de la bonté parmi les gens. La police, bien sûr, recevra toute l’aide et l’information que nous pourrons lui donner pour contribuer à l’enquête (souligné par nous, Novopress).”

Cette appartenance d’Anders Behring Breivik à la franc-maçonnerie est systématiquement passée sous silence par la grande presse. Pourtant, selon les détails de son costume (voir photo), Anders Behring Breivik pourrait avoir le grade significative de “Passé Vénérable Maître”. Si ce grade se révèlait vrai, le tueur fréquenterait alors cette loge maçonnique depuis au moins une dizaine d’années.

Un drame révélateur du mal être de toute une société : L’immigration en Norvège

Un drame révélateur du mal être de toute une société. L’immigration en Norvège

Lundi soir, Laurent Ozon, membre du bureau politique du Front National, a été violemment attaqué par la gauche française et par le MRAP, pour avoir tenté de comprendre le mécanisme qui avait poussé le tueur d’Oslo à commettre l’irréparable ; et notamment pour avoir pointé la question de l’immigration.

Ce phénomène est pourtant incontestablement au cœur du problème –même les médias doivent l’admettre, eux qui répètent en boucle que le terroriste était un néo-nazi xénophobe. Au-delà de l’émotion bien compréhensible, il est impératif d’analyser les ressorts de cette tuerie et d’étudier le contexte dans lequel a agi le criminel. Pour prévenir d’autres catastrophes.

1. Etat des lieux : une société multiraciale bâtie à la va-vite

L’attentat d’Oslo et de la tuerie d’Utoya sont incontestablement l’œuvre malfaisante d’un fou furieux. Mais cet acte terroriste est également le revers de la société multiraciale bâtie à toute vitesse, dans les années 1990, à la suite de l’ouverture irraisonnée de la Norvège à une immigration extra-européenne massive. En dix ans, la population d’origine étrangère a augmenté de 41 %, notamment à cause du laxisme de la coalition de gauche au pouvoir entre 2006 et 2009. Aujourd’hui, 552000 immigrés vivent en Norvège, soit 11,4 % d’une population de 4,9 millions d’habitants. S’y ajoutent 266000 personnes bénéficiant de la citoyenneté norvégienne, mais d’origine étrangère ou nées d’un seul parent norvégien. La majorité des immigrés se concentre dans la capitale, où ils représentent 28 % de la population, et dans la ville de Drammen (22 %).

Avec une naïveté toute scandinave, les autorités ont laissé ces populations s’installer sur le sol norvégien sans le moindre encadrement et sans la moindre exigence à l’égard des nouveaux venus. Très vite, la criminalité, pratiquement inexistante, a explosé, ainsi que les frictions raciales et religieuses concernant la liberté de conscience, l’attitude des femmes norvégiennes, la consommation d’alcool, etc.

Aujourd’hui, l’acte terroriste d’un psychopathe impose le constat d’échec de la société multiculturelle et place, sur le mode tragique, le débat sur l’immigration au cœur de la vie politique norvégienne.

2. Zoom sur le phénomène des viols racistes

Dans son “manifeste”, Anders Behring Breivik justifie sa haine de la société multiculturelle en évoquant notamment l’importante multiplication de viols de Norvégiennes par des étrangers, généralement musulmans.

Selon des études statistiques rendues publiques par la police norvégienne, 100 % des viols commis à Oslo depuis 2005 l’ont bien été par des immigrés « non-occidentaux ». Les enquêtes, régulièrement publiées dans le quotidien « Dagbladet » (équivalent de notre « Parisien »), précisent que ces crimes ont tous été commis par des Kurdes, des Pakistanais ou des Africains, notamment des réfugiés somaliens, nombreux dans ce pays. En 2009, selon la chaîne de télévision « NRK 1 », le nombre d’agressions sexuelles avait doublé par rapport à 2008.

Le 23 juin dernier, après le viol de quatre Norvégiennes en une seule nuit, la chaîne de télévision a profondément remué l’opinion publique en faisant témoigner deux jeunes femmes. La première a raconté avoir été agressée alors qu’elle rentrait chez elle. Elle a été « frappée et violée pendant des heures » par un immigré qui la jugeait « provocante ». L’autre a été victime d’un Pakistanais bavard et porté sur l’exégèse coranique. Il a notamment pris le temps de lui expliquer que la religion musulmane l’autorisait à la violer: « Il disait que le Coran lui donnait autorité sur les femmes, qu’il était le chef et que de ce fait, il avait le droit de faire ce qu’il voulait avec une femme ».

Hanne Kristin Rohde, directrice de la police criminelle d’Oslo, dénonce les viols racistes de femmes norvégiennes par des criminels étrangers
Hanne Kristin Rohde, directrice de la police criminelle d’Oslo, dénonce les viols racistes de femmes norvégiennes par des criminels étrangers

Hanne Kristin Rohde, directrice de la police criminelle d’Oslo, explique que « les coupables sont des hommes étrangers, relativement jeunes; ils sont souvent demandeurs d’asile et viennent de pays en guerre ou de pays qui ont un regard sur la femme totalement différent de celui qui règne en Norvège ». Ces viols s’accompagnent systématiquement d’une grande violence, le criminel, généralement musulman, estimant « punir une femme impudique ».

A l’échelle du pays, selon les années, 70 à 85 % des viols sont commis par des musulmans. Les victimes sont à 90 % des Norvégiennes de souche. Les autres sont issues de la communauté musulmane. Des imams, interrogés par les autorités, estiment que ces viols seraient dus « au comportement insouciant ou provoquant des jeunes filles norvégiennes ». Hanne Kristin Rohde rappelle que dans la journée du 9 mai 2008, au moins dix femmes ont été sexuellement agressées et frappées dans un parc d’Oslo, par un gang de violeurs somaliens et sénégalais. Sommés de s’expliquer, plusieurs criminels ont expliqué que les Norvégiennes qui se « baladaient à moitié nues » ou « buvaient de l’alcool » semblaient leur dire « Venez-là et baisez-nous ». Selon eux, elles n’avaient pas à se plaindre d’avoir été violées puisque c’était « de leur faute »!

Fakhra Salimi, directrice du Centre d’accueil pour les femmes immigrées et réfugiées, accuse les politiciens norvégiens: « Ils écoutent les doléances sur la situation de la femme dans les milieux d’immigrés, mais ne prennent aucune mesure pour contrer ces attitudes barbares envers les femmes. »

Un laxisme et une démission du politique qui, sans jamais excuser la violence, peuvent expliquer pourquoi des malades mentaux croyant pouvoir rendre justice eux-mêmes, finissent par se retourner contre les promoteurs d’une société multiculturelle devenue multiraciste.

P. C.

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 27 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Un drame révélateur du mal être de toute une société. L’immigration en Norvège

Attentats en Norvège : idéologie et motivations d’Anders Behring Breivik

Attentats en Norvège : idéologie et motivations d'Anders Behring Breivik

Vu sur le site Terrorisme.net, une très bonne analyse sur Anders Behring Breivik, par Jean-François Meyer. Extraits.

Grâce aux nouveaux outils de communication qu’offre Internet, nous avons accès à deux sources pour cerner les convictions d’Anders Behring Breivik (né en 1979). D’une part, les commentaires qu’il a publiés sur le site norvégien Document.no : les responsables de ce site ont rassemblé en un seul document tous les messages de Breivik. D’autre part, le manifeste qu’il a envoyé à des milliers de correspondants juste avant de commettre les attentats, un volumineux document rédigé en anglais et qui circule maintenant largement.

Dans ses messages sur Document.no, Breivik présente une face strictement politique: aucun appel à la violence. En revanche, le manifeste, intitulé 2083. A European Declaration of Independence, présente de façon élaborée un projet de terrorisme et de prise du pouvoir par la force. Breivik était parvenu à maintenir une image publique qui ne permettait pas de soupçonner ce qu’il allait préparer. Et cela relevait chez lui d’une démarche mûrement réfléchie: il lui fallait à tout prix éviter, jusqu’au jour fatidique, d’attirer l’attention des services de sécurité. Nous ne trouvons donc pas ici face à une personne qui aurait subitement décidé de choisir la violence par suite d’un événement personnel, mais bien d’une stratégie de dissimulation découlant des contraintes d’un combat clandestin.”

[box class=”info”]Retrouvez l’intégralité du texte sur Terrorisme.net[/box]

Quel pays fêtera prochainement le 50°anniversaire de l’arrivée de travailleurs immigrés ?

Quel pays fêtera prochainement le 50°anniversaire de l’arrivée de travailleurs immigrés ?

[box class=”info”] L’immigration vue d’Allemagne. [/box]

Il y a 50 ans, les premiers travailleurs Turcs sont arrivés en Allemagne. Personne ne les avait appelés. Personne ne les voulait. Des documents gouvernementaux allemands prouvent en plus que beaucoup des premiers Turcs à venir, étaient des délinquants, infiltrés avec la complicité de diplomates Turcs. Il n’est pas politiquement correct de dire la vérité. Aujourd’hui, ils passent pour un enrichissement. Mais cet « enrichissement » importé contre la volonté de la population allemande se fait aujourd’hui surtout remarquer en matière de criminalité, de haine des Allemands et dans les statistiques du chômage.

Quel pays fêtera prochainement le 50°anniversaire de l’arrivée de travailleurs immigrés ?Au plus tard en octobre de cette année, se tiendront en Allemagne des fêtes officielles comme autrefois en RDA. Alors, tout un pays rendra hommage aux Turcs qui seraient venus après la guerre pour reconstruire le pays. Quand nous examinons la vérité, il n’y a par contre rien à célébrer. Bien au contraire…

Pendant longtemps, politiciens et médias servirent aux citoyens de la république fédérale un merveilleux conte à propos de l’immigration : pendant les années 50, l’économie ouest-allemande serait allée à genoux chercher des ouvriers dans des pays comme la Turquie, le Maroc ou la Tunisie, à cause du manque de bras [dont elle souffrait]. Il est certes véridique qu’Italiens, Grecs, Espagnols et Portugais furent activement recrutés, mais ni les Turcs, ni les Marocains, ni les Tunisiens. Comment sont-ils donc venus en Allemagne? Un million de Turcs vivant aujourd’hui en Allemagne ne furent jamais invités par le gouvernement fédéral ou les entreprises du pays, ni désirés par les Allemands. Ne le saviez vous pas ?

Les Turcs et leurs associations motivent volontiers leur présence en république fédérale en tant qu’ouvriers indispensables à l’industrie. La vérité est qu’aucun gouvernement des années 50 à 70 ne voulait de travailleurs immigrés Turcs, Marocains ou Tunisiens. Ce n’est que sous la pression insistante des USA -l’Allemagne n’était alors pas un état souverain- que le gouvernement Adenauer accepta au début des années 60 quelques petits contingents de travailleurs Turcs, provisoirement, comme « travailleurs hôtes » (Gastarbeiter) pour soulager provisoirement le gouvernement militaire Turc alors en difficultés (la Turquie était alors un allié proche des USA). Faire venir de tels travailleurs ne fut toujours envisagé que comme une mesure provisoire, et toujours contre la volonté du souverain, le peuple allemand. En mars 1956, une étude de l’institut de sondage d’Allensbach montra que 55% des citoyens du pays étaient contre le venue de « travailleurs hôtes ».

Alors que le Ministère de l’Intérieur allemand ne souhaitait pas de regroupements familiaux pour les familles turques et souhaitait s’en débarrasser au plus tard au bout de deux ans, des officines turques ont dépensé une énergie criminelle à faire venir toujours plus de Turcs en Allemagne.

Heike Knortz - Diplomatische Tauschgeschäfte (Les échanges diplomatiques)
Heike Knortz - Diplomatische Tauschgeschäfte (Les échanges diplomatiques)

Heike Knortz cite ainsi une façon de faire du Consulat général turc de Munich qui consistait, lorsqu’il détenait des autorisations de séjour provisoires et limitées dans le temps, à les étendre en y incluant épouses et enfants, tout en confisquant les passeports sans visas de ces femmes immigrées illégalement…
L’auteur décrit également comment, jusqu’en 1962, à côté des Turcs non désirés, quelques 4000 Marocains arrivés illégalement sous prétexte de tourisme, furent également acceptés de manière transitoire. Dans ce livre se trouve également un fac-similé d’un courrier du secrétaire d’état du Ministère des Affaires étrangères de 1965 au Dr Wilhelm Claussen, secrétaire d’état au Ministère du travail, et qui nous ouvre les yeux. Le gouvernement tunisien exerça à l’époque un chantage contre celui de la république fédérale : soit vous, Allemands, vous contribuez à nous aider à baisser notre fort taux de chômage en acceptant la venue de nos chômeurs chez vous, soit nous, Tunisiens, nous ne soutenons plus votre position concernant Israël dans le conflit proche-oriental…

[box class=”info”] Source : Udo Ulfkotte sur le portail Internet allemand “Kopp Online”. [/box]

Italie : Tentative de suicide à l’acide chlorhydrique pour échapper à un mariage forcé

Mariage forcé©Stéphanie Sinclair

26/07/2011 – 16h00
BOLOGNE (NOVOpress) –Drame de l’immigration musulmane à Bologne. Une adolescente pakistanaise de 16 ans a tenté de se suicider en buvant de l’acide chlorhydrique, pour échapper au mariage que son père et son frère avaient arrangé pour elle avec un compatriote. L’adolescente a été hospitalisée dans un état critique à l’Hôpital Sainte Ursule de Bologne. Après dix jours au service de réanimation, elle a été transférée en pédiatrie. Il n’y a plus que sa mère pour s’occuper d’elle, puisque le tribunal des mineurs a pris une mesure d’éloignement d’urgence à l’encontre du père et du frère.

Toujours à Bologne, une autre affaire grave avait récemment été découverte : celle d’une jeune Pakistanaise séquestrée par sa famille pendant plusieurs semaines, parce qu’elle voulait vivre à l’occidentale.

Le parquet de Bologne a ouvert une information judiciaire, pour le moment contre X, pour incitation au suicide, délit qui pourrait se transformer en mauvais traitements et violence privée.

La vice-présidente du groupe Popolo della Libertà (parti de Silvio Berlusconi) à la Chambre des députés, Isabella Bertolini, a souligné que cette affaire s’inscrivait dans une série de “tragédies qu’ont vécues de jeunes femmes d’origine musulmane vivant en Italie, contraintes par leurs familles à vivre dans des conditions de violence et de ségrégation. L’intégrisme islamique, dont l’actualité confirme la grande diffusion au sein de la nombreuse communauté pakistanaise qui vit dans notre pays, engendre des situations dramatiques comme celle de Bologne. Il est inacceptable, a conclu Isabella Bertolini, que tout cela se produise dans un pays libre et démocratique comme l’Italie, dans l’indifférence absolue de tant de paladins de l’intégration.

[box class=”info”] Source : 24emilia.com[/box]

Musique : pour la première fois, un orchestre israélien va jouer Wagner

Musique : pour la première fois, un orchestre israélien va jouer Wagner
Musique : pour la première fois, un orchestre israélien va jouer Wagner
Musique : pour la première fois, un orchestre israélien va jouer Wagner

26/07/11 – 14h30
BAYREUTH (NOVOpress)
– C’est un “tabou” musical et historique qui est sur le point de tomber. En effet, un orchestre israélien va interpréter une oeuvre du compositeur préféré d’Adolf Hitler, Richard Wagner, lors d’un concert à Bayreuth, dans le sud de l’Allemagne.

Ce concert sera donné par l’Orchestre de chambre d’Israël (OCI) dans la ville natale de Richard Wagner, dans le cadre du festival d’opéra de Bayreuth. L’orchestre n’a d’ailleurs commencé à répéter l’oeuvre, “Siegfried-Idyll”, qu’après son arrivée en Allemagne, en raison de la sensibilité du sujet en Israël.

Afin de tenter d’apaiser la polémique déjà naissante et d’atténuer les critiques venues des plus radicaux “anti-wagnériens”, le concert doit débuter par l’hymne national d’Israël, “Hatikva”, et inclura aussi des oeuvres de compositeurs interdits par le Troisième Reich, dont celles de Gustav Mahler et de Felix Mendelssohn.

Depuis sa création en 1948, Israël a observé une interdiction officieuse de la musique de Wagner à cause de son utilisation dans la propagande nazie avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sur l’attentat d’Oslo, par Dominique Venner [tribune libre]

Sur l’attentat d’Oslo, par Dominique Venner

L’attentat d’Oslo contre les bâtiments du gouvernement et plus encore la tuerie de l’île d’Utoeya relèvent d’abord de la psychiatrie. Au moment où nous écrivons ces lignes (24 juillet 2011), alors que tombent les premières informations sur le drame, on ne peut se fier qu’à ce qui en filtre par voie de presse, c’est-à-dire assez peu.

L’acteur (solitaire, semble-t-il) du massacre de près d’une centaine de ses jeunes compatriotes aurait voulu les punir d’être des partisans actifs du multiculturalisme. Lui-même, dans divers messages, se serait dit chrétien, protestant déçu, attiré par le catholicisme. Dans la part politique de ses messages, il se serait dit favorable à Israël et aux Etats-Unis, hostile en revanche au marxisme “aussi haïssable que le nazisme”.

Ce salmigondis révèle une grande confusion chez un esprit sommaire et violent comme il en surgit toujours dans les périodes de trouble. Et d’où est venu ce trouble sinon d’abord d’une politique d’immigration qui ébranle une civilisation déjà fragilisée ? Une politique – faut-il le rappeler ? – poursuivie avec obstination par les classes dirigeantes de Norvège comme par celles de toute l’Europe. C’est ce qu’un regard historique retiendra avant toute autre considération.