Le président turc évoque pour la première fois la fin de l’adhésion à l’UE

Le président turc évoque pour la première fois la fin de l’adhésion à l’UE

22/09/2011 – 22h20
BERLIN (NOVOpress) –
En visite d’État en Allemagne, le président turc Abdullah Gül (photo) a évoqué pour la première fois le fait que la Turquie n’entre pas au sein des pays de l’Union Européenne. Selon le président turc, la Turquie se plierait au fait de ne pas être un membre de l’Union Européenne : « si les habitants d’un seul de ses pays ne veulent pas de nous et considèrent la Turquie comme un poids ».

Il est vrai que l’Union Européenne, qui traverse actuellement une crise économique sans précédent semble beaucoup moins attractive pour les Turcs. Alors que dans le même temps, Ankara, seizième puissance économique mondiale est en plein essor.

[Kiosque étranger] Des combats d’enfants attirent les foules en Angleterre

20/09/2011 – 14h30
PRESTON (NOVOpress) –
Il est difficile d’imaginer des combats d’enfants, âgés de 9 et 8 ans, enfermés dans des cages au milieu d’un public d’adultes. Ces affrontements existent pourtant bel et bien et ils sont organisés au Greenlands Labour Club de Preston au Royaume Uni où ils attirent des foules d’amateurs issus des couches populaires anglaises.

Dans cet article paru dans le Daily Mail, le journaliste Jaya Narain présente les faits aussi objectivement que possible. Elle explique que les enfants sont accompagnés par leurs parents et qu’ils pratiquent ce sport de combat depuis l’âge de cinq ans.

Si la réaction des professionnels de la charité et de la bien-pensance est prévisible, ils sont résolument contre, cette pratique sportive, très spectaculaire, trouve peu de défenseurs.

Que des jeunes garçons aiment se battre les uns contre les autres est inscrit dans notre patrimoine génétique. Sans ce goût pour la violence, la pratique sportive en général n’existerait pas. Il suffit de regarder une école de rugby un samedi matin pour comprendre que la pratique de ce jeu fait appel au goût des jeunes enfants pour le combat en l’encadrant dans des règles et un esprit sportif rigoureux.

En revanche, l’exhibitionnisme associé à des combats d’enfants dans des cages est choquant comme peut l’être celui des combats de nains ou de femmes dans la boue. Les enfants ne sont pas à blâmer, mais plutôt ceux qui s’amusent en les regardant s’affronter derrière des barreaux.

[box] Photo : dans la ville de Preston. Crédit JohnnyEnglish, licence CC. [/box]

Le Parti pirate grand gagnant des élections locales à Berlin

Le Parti pirate grand gagnant des élections locales à Berlin

21/09/2011 – 19h30
BERLIN (NOVOpress) – C’est la grosse surprise des élections locales du dimanche 18 septembre à Berlin. Le Parti pirate obtient 16 sièges au parlement régional. Avec 8,9% des suffrages. Et surtout un score plus de quatre fois supérier au FDP (le parti libéral, partenaire de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel).

Tel son homologue français, interrogé par le Nouvel Observateur, le Parti pirate milite pour : “la défense des libertés et des droits du citoyens, le libre accès au savoir et à la culture (en promouvant le partage), et la lutte contre le système des monopoles (notamment en remettant en cause les brevets). Le tout dans une démarche citoyenne, une véritable démocratie participative”.

Le Parti Pirate casse la dichotomie politique droite-gauche traditionnelle. Si certaines de ses mesures sociales le rapprochent de la gauche (gratuité des transports en commun, droit à une allocation universelle), il se réclame de garndes figures du libéralisme comme Alexis de Tocqueville ou Thomas Jefferson. De plus, son fondateur avait sa carte à la CDU (le parti d’Angela Merkel) alors que certains de ses membres se réclament de Karl Marx.

En tout cas, le succès du Parti pirate est tel qu’il a obtenu plus de sièges que de candidats présentés :  16 sièges pour 15 candidats…

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéos]

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéo]

21/09/2011 – 18h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) – Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : c’est ainsi que Novopress, il y a dix jours, décrivait l’état d’émeute permanente dans les centres d’accueil italiens. Comme il était prévisible, la poudrière a fini par sauter.

Hier après-midi, les Tunisiens de Lampedusa ont mis le feu au Centre d’accueil. Les dégâts au bâtiment, qui avait déjà été gravement endommagé par un premier incendie allumé par les clandestins en février 2009, sont considérables. Une dizaine de personnes ont été intoxiquées, y compris des pompiers et des policiers, mais le pire reste à venir. Selon le maire, Dino De Rubeis, « c’est la pire catastrophe environnementale de toute l’histoire des îles pélagiennes. Lampedusa est envahie par une fumée nauséabonde qui pénètre dans toutes les maisons. C’est de la dioxine à l’état pur que sont en train de respirer nos enfants ».

Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa
Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa

Le Centre d’accueil abritait 1.200 Tunisiens débarqués ces dernières semaines, qui entendaient ainsi obtenir leur transfert sur le continent – plus près de la France. Beaucoup ont profité de la confusion pour s’enfuir. Les forces de l’ordre les ont en partie rassemblés à l’intérieur du stade municipal. D’autres se sont massés à proximité du port.

Dans la nuit, une centaine de clandestins ont été transférés en avion militaire sur la base aérienne de Sigonella en Sicile. Il reste 1.040 Tunisiens à Lampedusa et l’île est le théâtre depuis ce matin de vraies scènes de guerre, dans la plus totale confusion. 300 Tunisiens se sont répandus dans les rues de la ville en hurlant « Liberté, liberté ! ». D’autres se sont emparés de plusieurs bombonnes de gaz qu’ils ont transportées dans une station-service sur le vieux port et qu’ils menacent de faire exploser. En réaction, et devant l’incapacité de la police à contrôler la situation, des rondes citoyennes se sont mises en place. Des dizaines d’habitants exaspérés ont attaqué des Tunisiens à coups de pierres. D’autres Lampedusans s’en sont pris à des équipes de télévision, d’abord de la chaîne Sky puis de la Rai, auxquelles ils reprochaient apparemment leur complaisance pour les clandestins : « Allez-vous en! », ont-ils hurlé aux journalistes. Aux dernières nouvelles, des policiers en tenue anti-émeute ont chargé les Tunisiens du port. D’autres affrontements ont eu lieu à l’intérieur de ce qui reste du centre d’accueil : les clandestins ont lancé des pierres et d’autres projectiles sur la police. Les premiers policiers blessés sont en train d’affluer à l’hôpital.

Le maire, que les derniers événements semblent avoir définitivement guéri de son immigrationnisme, en appelle désormais au président de la République, Giorgio Napolitano : « J’ai essayé, explique-t-il, de parler avec le Premier ministre Berlusconi et le ministre Maroni mais cela n’a pas été possible. Ce n’est plus le temps des papotages et des bons sentiments. Que le ministère de l’Intérieur renvoie chez eux tous les Tunisiens ! »

Interrogé par l’agence Adnkronos, Dino De Rubeis a en outre dénoncé la mollesse de la police : « Nous sommes las de cette ligne molle adoptée par les forces de l’ordre vis-à-vis des immigrés tunisiens. On ne comprend pas pourquoi, lorsqu’il y a des désordres dans les stades, policiers et carabiniers emploient la manière forte contre leurs propres compatriotes. À Lampedusa, c’est tout le contraire qui se passe. Il y a besoin ici aussi de la manière forte pour renfermer les centaines de Tunisiens qui campent depuis hier dans les rues ».

Mais Monsieur le maire, si les policiers ont tellement peur de la moindre apparence de bavure lorsqu’il s’agit d’immigrés clandestins, alors qu’ils savent que tout leur sera pardonné contre des supporteurs de football, à qui la faute ?

Le maire affecte d’autant plus la fermeté qu’il sait la colère de ses administrés prête à se retourner contre lui. Ce matin, trois Lampedusans ont tenté de l’agresser, en lui reprochant sa faiblesse sur l’immigration. Épouvanté, il s’est barricadé dans son bureau, où il est non seulement gardé par trois policiers mais où il s’est muni d’une batte de baseball. « Je dois me défendre et je suis prêt à m’en servir, écrivez-le », a-t-il dit à l’édition locale de La Repubblica. Plusieurs dizaines de personnes sont actuellement rassemblées devant la mairie : certaines crient des slogans anti-immigrés, d’autres critiquent le maire.

Entretien avec Padrig Montauzier, rédacteur en chef de la revue bretonne “War Raok” [audio]

Entretien avec Padrig Montauzier, rédacteur en chef de la revue bretonne "War Raok" [audio]

21/09/2011 – 13h30
RENNES (NOVOpress) – Il existe en Bretagne, une revue moderne et indépendante, à contre-courant de la pensée unique et du politiquement correct. Cette revue, c’est War Raok, la voie de la nation bretonne.

De parution trimestrielle, elle existe depuis bientôt une douzaine d’années et on peut se la procurer via Internet, par courrier (War Raok – BP 80337 – 35203 Rennes Cedex 2) et dans certains kiosques bretons. On la trouve également dans les enseignes bretonnes de Paris.

Son rédacteur en chef, Padrig Montauzier, nous présente sa revue (et notamment son dernier numéro sur la place de l’islam en Bretagne) lors d’un entretien exclusif pour Novopress. Il revient également sur son long parcours de militant breton et sur sa vision de l’Europe du XXIème siècle.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Disparition du chef d’orchestre Kurt Sanderling

Disparition du chef d’orchestre Kurt Sanderling

[box class=”info”]Kurt Sanderling, à droite sur la photo, est félicité par le chef de la RDA de l’époque, Erich Honecker. Photo : Rainer Mittelstädt, archives fédérales allemandes[/box]

20/09/2011 – 19h00
BERLIN (NOVOpress) – Le chef d’orchestre allemand Kurt Sanderling s’est éteint dimanche 18 septembre dernier. Né le 19 septembre 1912 à Arys, en Prusse-Orientale (aujourd’hui Orzysz, Pologne), il fut le témoin discret d’un siècle divisé.

On sait qu’il étudia le piano à Königsberg, puis à Berlin, avant d’être nommé répétiteur au Berlin Städtische Oper de 1931 à 1933. L’accession au pouvoir des nationaux-socialistes d’Adolf Hitler met un terme à sa carrière : il perd son poste en raison de ses origines juives.

Kurt Sanderling envisage alors de quitter son pays natal. L’occasion se présente en 1936 : si une candidature au Metropolitan Opera de New York tourne court en raison de l’impossibilité pour lui d’obtenir un certificat, il parvient à mettre à profit l’invitation de parents pour se rendre en Union Soviétique. Le contexte est fort peu accueillant tandis que commencent les purges staliniennes ou que s’affermit l’emprise de la tristement célèbre Union des Compositeurs à laquelle auront maille à partir Dimitri Chostakovitch, Sergueï Prokofiev, Alfred Schnittke et tant d’autres. Kurt Sanderling parvient cependant à décrocher en 1937 un poste à la tête de l’Orchestre symphonique de la Radio de Moscou. En 1939, il part travailler à Karkhov en Ukraine, où il passera près de deux ans. C’est pendant cette période qu’il se familiarise avec la musique de Chostakovitch, dont il deviendra en 1943 l’ami et interprète privilégié.

1941 sera pour Sanderling l’année décisive : le jeune chef se produit à l’Orchestre philharmonique de Leningrad, une formation prestigieuse où sa prestation est remarquée. Kurt Sanderling accompagne l’orchestre que le régime envoie à Novossibirsk, en Sibérie, pour le mettre à l’abri de l’offensive allemande. Ce sera pour lui l’occasion de travailler avec le célèbre Ievgeni Mravinsky, directeur artistique de l’orchestre.

Pendant ses années soviétiques, Kurt Sanderling se fera un fervent défenseur de l’œuvre de Chostakovitch, malgré l’hostilité et les menaces que le régime fait peser sur les contestataires. Il ne regagnera l’Allemagne de l’Est qu’en 1960, un an à peine avant l’édification du Mur de Berlin. A cette date en effet, Kurt Sanderling est nommé à la tête de l’Orchestre symphonique de Berlin, formation qu’il dirigera jusqu’en 1977. Les autorités de la RDA de l’époque désiraient faire de cette phalange un concurrent du Philharmonique de Berlin (Berlin-Ouest, RFA) qui brillait alors de tous ses feux sous la baguette inspirée d’Herbert von Karajan. Si les résultats de l’opération de propagande ne furent pas à la hauteur de leurs espérances, Kurt Sanderling n’en donna pas moins à son orchestre une impulsion durable en le hissant à un trés bon niveau.

Sanderling dirigea également la Staatskapelle de Dresde de 1964 à 1967. Dans les années 70, sa renommée a passé le « rideau de fer » et il se produit ponctuellement à l’Ouest. Il entre de plain-pied dans le cercle fermé des très grands chefs au début des années 1980 avec un enregistrement des symphonies de Beethoven qui fera sensation. Il travaillera par la suite avec de nombre des grandes formations internationales dont le Gewandhaus de Leipzig, le Philharmonique de Los Angeles, le Symphonique de Tokyo ou l’Orchestre symphonique de la BBC.

Kurt Sanderling prend sa retraite en 2002. Il nous lègue un riche fonds d’enregistrements musicaux, même si son répertoire, au regard des critères d’aujourd’hui, reste assez limité. Ses interprétations de Mozart, Beethoven, Bruckner, Brahms, Schumann, Rachmaninov, Mahler ont constamment eu les louanges de la critique. Son style est dénué d’emphase, précis et énergique, ses « tempi » souvent plus lents que la moyenne lui permettent de donner profondeur et gravité aux œuvres qu’il visite. Il donne souvent à ses interprétations une tonalité assez sombre en phase avec l’époque troublée qui a formé sa jeunesse, bien qu’il ait toujours souhaité se tenir à l’écart des remous et soubresauts de l’histoire. « D’autres font de la politique, moi je fais de la musique », confiera-t-il à un journaliste. Les interprétations qu’il nous laisse des œuvres de son ami Chostakovitch ou du grand compositeur finlandais Jean Sibelius – qu’il eut le privilège de rencontrer – font aujourd’hui partie des références.

Politicaillerie à l’italienne : 39 000 euros de retraite parlementaire pour une star du porno

Politicaillerie à l’italienne : 39 000 euros de retraite parlementaire pour une star du porno

20/09/2011 – 12h30
ROME (NOVOpress) – 39 000 euros par an. À partir de 60 ans et à vie. Pour un seul mandat de député. C’est la norme pour les politiciens italiens mais, alors que le pays est soumis à un régime d’austérité sans précédent, l’opinion publique s’indigne, et d’autant plus que le dernier bénéficiaire en date n’est autre que la porno-star hongroise, Ilona Staller, connue des amateurs du genre sous le nom de Cicciolina. D’après sa fiche sur Wikipedia, ses « spécialités » sont « anal, oral, interracial, gang-bang et orgie », son « orientation » « hétérosexuelle, lesbienne, bisexuelle ». Elle est par ailleurs divorcée de l’« artiste » américain Jeff Koons, dont l’exposition au château de Versailles avait défrayé la chronique il y a trois ans. Rien que de très raffiné, on le voit.

La Cicciolina, élue sous l’étiquette du parti radical (extrême gauche) a été députée pendant une législature, de 1987 à 1992. Elle avait déposé plusieurs propositions de loi, surtout sur des thèmes en rapport avec ses compétences (vie sexuelle des détenus, « parcs de l’amour », éducation sexuelle dans les écoles…). La Cicciolina aura 60 ans le 26 novembre et le contribuable italien commencera donc à lui payer une retraite. Les réactions sont vives en Italie.

Interrogée par le Corriere della Sera, la Cicciolina explique qu’elle a bien gagné sa retraite parlementaire. « Je sais que c’est impopulaire, mais alors les Italiens devraient changer la loi, ce n’est pas moi qui l’ai faite. Je serais disposée à tout verser à des œuvres de bienfaisance, mais seulement si les autres le font aussi ». Elle a du reste reçu le soutien public de Franco De Luca, député du parti Le Peuple de la Liberté de Silvio Berlusconi, pour qui « Ilona Staller fut une députée compétente, présente et d’une très grande politesse. Qu’elle touche une retraite comme tous les députés ne me paraît pas un scandale ».

Selon le Guardian de Londres, qui consacre un article à l’affaire, les politiciens italiens (élus au niveau national, régional, provincial et municipal) coûtent aux contribuables 1,3 milliard d’euros par an. Le salaire brut d’un député est de 140 000 euros par an, plus une indemnité de présence qui peut atteindre 42 000 €, et des remboursements de frais jusqu’à 63 000 euros. Ils jouissent en outre de la gratuité des transports publics, de la gratuité du transport aérien et maritime en Italie, et ne paient pas les péages. Autant de privilèges auxquels le plan d’austérité du gouvernement italien s’est bien gardé de toucher.

Nord du Kosovo : un drame se joue sous nos yeux !

Nord du Kosovo : un drame se joue sous nos yeux !

Crédit photo : FMI (via Flickr). Légende : Dominique Strauss Kahn, alors président du FMI, en compagnie de Ashim Thaçi, alors premier ministre, et Fatmir Sejdiu, premier “président” du Kosovo. Photo prise le 29 juin 2009 par Stephen Jaffe.

20/09/2011 – 10h35
PARIS (NOVOpress) —
 Depuis cet été, le pouvoir albano-musulman de Pristina met tout en œuvre pour faire tomber la dernière poche de résistance chrétienne au nord du Kosovo.

Les Albano-kosovars n’ont pas le contrôle de cette zone chrétienne peuplée d’environ 30 000 personnes qui vit encore au rythme de la Serbie. Ici, les églises n’ont pas été détruites, la population peut circuler librement et parler dans sa langue maternelle sans risquer d’agression. Le 25 juillet dernier Pristina a décidé d’envoyer ses forces spéciales pour y prendre le contrôle des douanes. Il s’agissait officiellement pour le « gouvernement » du Kosovo de faire respecter au nord de l’Ibar la décision d’embargo sur la Serbie ; embargo qui a d’ailleurs provoqué une pénurie de médicaments et de bouteilles d’oxygène dans les deux seuls hôpitaux où les Chrétiens pouvaient se rendre, à Mitrovica et à Gracanica. Le pronostic vital de plusieurs patients s’en est trouvé engagé.

Nord du Kosovo : un drame se joue sous nos yeux !
Une barricade serbe dans le nord du Kosovo (septembre 2011) - Source : oslobodjenje.ba
Mais il semblerait que l’embargo ne fut qu’un prétexte pour l’accomplissement de l’objectif fixé par la milice musulmane UCK en 1999 : faire tomber le Nord, dernière poche de résistance serbe dans la région. En réaction, des affrontements violents ont eu lieu entre populations serbes et policiers musulmans. En s’interposant, la KFOR a momentanément permis un retour au calme.

Mais en ce début de septembre, c’est tout le nord du Kosovo qui était de nouveau bloqué. L’ancien chef de la milice musulmane UCK, et actuel premier ministre du Kosovo, Ashim Thaçi, a déclaré vouloir reprendre le contrôle du nord à la date du 16 septembre dernier. Les populations serbes n’étant pas disposées à disparaître sans réagir, elles ont alors érigé des barricades dans toutes les zones sensibles. Dans une situation d’extrême tension, le patriarche de l’église orthodoxe serbe s’est rendu sur place afin de prononcer une prière aux martyrs et de lancer un appel pour la survie des chrétiens au Kosovo. Acculés, sans autre espoir que celui procuré par leur foi, les derniers Serbes du Kosovo ont tenu bon et continuent de résister sans relâche depuis maintenant deux mois. Jusqu’à quand ? Ni l’ONU, ni l’OTAN n’interviennent pour empêcher ce nouvel exil programmé, celui qui pourrait sonner le glas des derniers Chrétiens du Kosovo.

Une équipe de l’association « Solidarité Kosovo » (www.solidarite-kosovo.org) est en liaison quotidienne avec son bureau humanitaire sur place afin de se préparer à intervenir en urgence si la situation humanitaire le demandait. Les bénévoles français feront tout leur possible pour éviter qu’un nouveau pogrom antichrétien ne se produise en plein cœur de l’Europe.

Italie : Faut-il céder au chantage turc ?

Italie : Faut-il céder au chantage turc ?

19/09/2011 – 17h00
ROME (NOVOpress) –
« L’Europe ne peut se permettre de perdre la Turquie ». C’est la position officielle du gouvernement italien. Alors que le gouvernement turc vient de menacer de geler ses relations avec l’Union européenne si Chypre assurait, comme il est normalement prévu, la présidence tournante de l’Union en juillet 2012, le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, s’est déclaré « très inquiet » de voir Ankara s’éloigner de Bruxelles, dans une interview publiée hier par le quotidien Il Messaggero. « Cela fait des années », a expliqué Frattini, « que nous nous faisons les avocats du rapprochement entre la Turquie et l’Europe parce que nous savions que, à force de lui fermer la porte au nez, Ankara se tournerait vers l’est. Les récentes déclarations anti-israéliennes d’Erdogan sont un signal alarmant ». « C’est pourquoi, a conclu le ministre, nous devons convaincre la France et l’Allemagne de suivre notre politique extérieure vis-à-vis de la Turquie, parce qu’éloigner celle-ci serait une erreur gravissime ».

Mag Franz Obermayer du FPOe
Mag Franz Obermayer du FPOe

Il va falloir aussi convaincre les parlementaires autrichien, comme Mag Franz Obermayer, eurodéputé du FPOe, qui, dans un communiqué en réponse aux menaces turques, indique : « Même pour l’OTAN et pour les partisans les plus béats d’une adhésion de la Turquie il doit enfin être clair qu’avec ses objectifs religieux et géopolitiques, la Turquie n’a pas sa place dans l’UE. Un tel partenaire ne ferait que créer des problèmes pour l’UE. »

Cette complaisance du gouvernement italien a été vivement critiquée dans Il Giornale, le propre quotidien de la famille Berlusconi, par le plus célèbre converti d’Italie, infatigable dénonciateur de l’islamisation de l’Europe, Magdi Cristiano Allam. Pour lui, « L’Europe ne doit pas céder à l’aspirant sultan tuc ». « Si un pays islamique comme la Turquie, quelque important qu’il soit sur le plan géo-politique, militaire et économique, est déjà en mesure aujourd’hui de tenir à lui tout seul l’Union européenne en échec, et en même temps de s’adjuger, avec l’autorisation et la complicité de l’ensemble de l’Occident, un rôle dirigeant dans la résurrection d’un califat islamique sur les rives de la Méditerranée – califat que nous avons l’illusion d’imaginer comme démocratique et libéral –, cela signifie que cette Europe est totalement impuissante et que l’Occident est voué au suicide ». Allam appelle l’Europe à résister fermement au chantage turc, tout en déplorant : « Cette Europe de l’euro, relativiste, pétrie de bons sentiments et islamiquement correcte, s’est transformée en désert et s’est résignée à devenir une terre d’occupation ».

Soulignant que la Turquie n’a rien à voir avec l’Europe, Allam rappelle les ravages de l’occupation turque dans le nord de Chypre, l’épuration ethnique des grecs chypriotes, la destruction des églises ou leur transformation en mosquées, mais aussi le passé islamiste d’Erdogan et la répression croissante dont sont victimes les chrétiens de Turquie depuis son arrivée au pouvoir. Il conclut : « Et c’est à ce régime islamique que nous confions notre destin, en lui donnant la mission de ruiner les régimes dictatoriaux laïques qui étaient au pouvoir sur l’autre rive de la Méditerranée pour les remplacer par des régimes islamiques équivalents. Certes, si notre idéal en fait de voisin est le régime islamique turc d’Erdogan, cela veut dire que nous avons remisé la raison et que nous avons perdu tout amour de nous-mêmes ».

“This is England 86” au festival du film britannique de Dinard [vidéo]

"This is England 86” au festival du film britannique de Dinard [vidéo]

19/09/2011 – 14h00
DINARD (NOVOpress) –
Fort du succès du drame social “This is England”, décrivant l’adolescence de Shaun, jeune orphelin (son père fut tué lors de la Guerre des Malouines) qui trouvera dans le mouvement skinhead en pleine ascension (nous sommes dans les années 80) une famille et un exutoire à la misère sociale des années de fer (Margaret Tatcher était alors Premier ministre…), Shane Meadows, le “Ken Loach” des années 2000, a tourné une suite à son immersion dans la working class anglaise.

Sortie tout d’abord en format “télévision” de 4 épisodes pour Channel 4, “This is England 86”, qui suit Shaun et sa bande trois ans après les évènements de “This is England”, a été depuis adapté pour le grand écran.

Il sera présenté en exclusivité au festival du film britannique de Dinard, début octobre. Festival, qui de Ken Loach à Meadows justement, est réputé pour sa propension à détecter les chefs d’œuvre britanniques.

Russie : un débat télévisé qui a du punch [vidéo]

Russie : un débat télévisé qui a du punch [vidéo]

19/09/2011 – 11h00
MOSCOU (NOVOpress) – Les téléspectateurs français, qui ont tendance à s’ennuyer à mourir devant les débats télévisés français très politiquement corrects et aseptisés, vont-ils se tourner vers les chaînes de télévision russes, qui semblent bien plus animées ?

En effet, la semaine dernière, lors d’un débat télévisé sur la crise financière, deux hommes d’affaires russes en sont venus aux mains sur la plateau de la chaîne NTV.

Après que Sergueï Polonski, ex-patron d’un groupe immobilier, a déclaré, au sujet de certains invités, qu’il voulait « leur en coller une dans la gueule », le millionnaire russe Alexandre Lebedev, manifestement visé, s’est levé et a renvoyé son homologue dans les cordes du plateau à de coups de poing au visage.

Explication de l’intéressé : Lebedev a souligné, qu’après avoir entendu Polonski être menaçant, il lui était hors de question de recevoir le premier coup.

Une scène impensable sur une chaîne de télévision française, tant le conformisme et l’auto-satisfaction semblent être de rigueur. Politique, show-bizz ou analystes confondus…

Allemagne : les Verts de Saxe veulent faire venir près de 220.000 réfugiés africains

Allemagne : les Verts de Saxe veulent faire venir près de 220.000 réfugiés africains

18/09/2011 – 19h00
DRESDE (NOVOpress) –
Décidément, même outre-Rhin, les Verts sont des immigrationnistes invétérés. Même lorsqu’ils se parent des vertus d’une bonne cause. Ainsi, les élus Verts au parlement régional de Saxe souhaitent faire venir près de 220.000 réfugiés africains. Principalement de Somalie, du Soudan, d’Éthiopie ou d’Erythrée.

Cet accueil devrait se faire sans se soucier si les réfugiés parlent ou connaissent l’allemand. De même, aucune précaution quant à l’état de santé de ces réfugiés, leurs compétences professionnelles ou leurs orientations politiques.

Enfin, un permis de séjour permanent ou un permis de séjour [simple] avec accès illimité au marché de travail et le droit aux services d’intégration et tous les avantages sociaux devraient être octroyés à ces réfugiés.

Catane : la fresque d’hommage au juge antimafia Borsellino vandalisée par l’extrême gauche

Catane : la fresque d’hommage au juge antimafia Borsellino vandalisée par l’extrême gauche

18/09/2011- 17h30
CATANE (NOVOpress) – En juillet dernier, pour rendre hommage au juge antimafia Paolo Borsellino assassiné en 1992, le Progetto Cervantes avait réalisé une grande fresque murale.

Cette fresque n’était pas du goût de l’extrême gauche, qui n’a rien trouvé de mieux que de la vandaliser (photo ci-dessus). Prouvant une fois de plus que l’extrême gauche ne respecte jamais les morts.

Le Liechtenstein refuse l’avortement

Le Liechtenstein refuse l'avortement

18/09/11 – 16h00
VADUZ (NOVOpress)
– Voici un résultat électoral démocratique qui risque fort de contrarier les tenants de la bien pensance contemporaine, pour qui le droit à l’avortement est devenu un droit quasi-sacré et les IVG de masse qui en découlent l’incarnation de la “liberté” et du “progrès”.

En effet, au cœur de la vieille Europe, un petit État refuse encore ce catéchisme que l’on avait fini par croire obligatoire.

Le Liechtenstein a ainsi rejeté aujourd’hui la légalisation de l’avortement, en votant majoritairement “non” à une initiative populaire soumise à référendum.

Ce résultat est un satisfecit pour le prince Aloïs von et zu Liechtenstein, qui avait affirmé son opposition à cette initiative.

Selon les premiers résultats officiels, 52,3% des votants ont rejeté le projet de légalisation intitulé “aider plutôt que punir”.

Frédéric Nihous : « La Grèce doit sortir de la zone euro »

Frédéric Nihous : « La Grèce doit sortir de la zone euro »

18/09/11 – 14h30
BORDEAUX  (via Info Bordeaux Le candidat CPNT (Chasse Pêche Nature Traditions) à l’élection présidentielle de 2012 a posé, dans un communiqué de presse, la question d’une éventuelle sortie de la zone euro pour la Grèce. Ce sujet, encore tabou il y a quelques mois commence pourtant à prendre de l’ampleur.

Pour le conseiller régional d’Aquitaine, « pour sauver la zone euro, ne faut-il pas sortir la Grèce de la zone euro comme on expulse un copropriétaire qui n’a pas tenu ses engagements et qui a trompé la confiance de ses voisins ? ». En effet, pour Frédéric Nihous, « la Grèce n’a cessé de mentir sur son déficit public, de fournir des chiffres frauduleux dans tous les domaines à ses partenaires et bailleurs européens, et s’est notamment montrée incapable d’assurer le simple prélèvement de l’impôt ! ».

De nombreux responsables politiques posent désormais ouvertement la question d’une sortie de l’euro pour les Grecs, afin de sauver la monnaie unique en proie à de graves difficultés sur les marchés financiers. Pourtant, du côté de la commission européenne, la réponse est catégorique. Celle-ci a exclu jeudi une sortie de la Grèce de la zone euro : « Aucune sortie, ni expulsion de la zone euro n’est possible d’après le traité de Lisbonne. La participation à la zone euro est irrévocable. Il n’y a aucune discussion à ce sujet », a affirmé le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn.

[Kiosque étranger] Le choc de l’immigration de masse

[Kiosque étranger] Le choc de l'immigration de masse

18/09/2011 – 12h00
LONDRES (NOVOpress) –
Peter Hitchens, le célèbre commentateur conservateur, à la liberté de ton reconnue, s’est rendu dans une petite ville du nord de l’Angleterre, Boston (Lincolnshire), pour observer l’impact de l’immigration de masse sur une communauté rurale. L’article est d’autant plus intéressant que cette immigration est d’origine européenne. Si les effets sont moins destructeurs que dans le cas d’autres vagues migratoires, l’observation de ses conséquences ici sert grandement le propos de l’auteur.

Peter Hitchens rappelle notamment comment Andrew Neather avait révélé en 2009 que l’ouverture des frontières à une immigration de peuplement avait été décidée par le gouvernement de gauche afin de changer le paysage électoral du pays et de confronter la droite à la « diversité ».

Toutefois, l’auteur insiste sur le fait qu’une des spécificités de cette immigration des Européens de l’Est est le manque de volonté des chômeurs anglais de prendre des emplois disponibles. Les Polonais, les Baltes ou les Russes qui arrivent dans ce coin perdu de l’Angleterre rurale sont certains de trouver très rapidement des emplois dans l’agriculture ou dans les usines de transformation. Certes, ce sont des emplois peu valorisants, sales et pénibles; en revanche, ils sont bien mieux payés que des emplois convenables dans leurs pays.

Pour Peter Hitchens, la principale raison dans la démobilisation des Anglais de souche, l’explication de leur apathie et leur inclinaison à rester au chômage réside dans l’étendue de l’«Etat de bien-être», qui considère que chaque faiblesse humaine, chaque erreur, chaque mauvaise habitude se corrige à l’aide de fonds publics dispensés généreusement.

Dans ce cas, comment s’étonner que des jeunes anglais puissent naître dans des familles où personne n’a travaillé depuis trois générations ?

Le contraste ne peut pas être plus frappant avec les jeunes qui débarquent de l’Est. Ils y ont appris la vie à la dure. S’ils ne travaillent pas bien à l’école, ils ne décrochent pas leurs examens, s’ils ne travaillent pas, ils n’ont rien à manger, s’ils se conduisent mal dans la rue, ils sont sévèrement punis.

[box]Image : Une rue de la ville. Photo de Kelly Horry, licence CC.[/box]

Présidentielle irlandaise : le Sinn Féin présente Martin McGuinness

18/09/2011 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Martin McGuinness, vice-Premier ministre d’Ulster et ancien chef militaire de l’IRA, vient d’annoncer qu’il sera le candidat de son parti, le Sinn Féin, à l’élection présidentielle qui aura lieu en république d’Irlande le 27 octobre prochain.

Né à Derry le 23 mai 1950 Martin McGuinness rejoint à 19 ans les rangs de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). En janvier 1972, lorsque surviennent les tragiques événements du « Bloody Sunday » – 13 militants républicains furent tués par l’armée britannique – il est commandant en second de l’IRA dans la zone de Derry. Arrêté et condamné l’année suivante par le tribunal criminel spécial d’Irlande il affirmera sa fierté de faire partie de l’organisation paramilitaire et d’avoir « combattu contre le meurtre de notre peuple ».

Libéré et à nouveau condamné pour son appartenance à l’IRA provisoire, il prend, entre 1979 et 1982, la direction de l’état-major de l’organisation et commence son ascension dans l’appareil du Sinn Féin. En 1982 il est élu membre de l’Assemblée nord-irlandaise pour la circonscription de Derry, assemblée dans laquelle il refusera de siéger. La même année, il se verra interdire l’entrée sur le territoire de Grande-Bretagne, en vertu de la loi sur la prévention du terrorisme.

Elu en 1997 député de la circonscription de Mid Ulster à la Chambre des communes du Royaume-Uni, il est désigné négociateur en chef du Sinn Féin aux pourparlers qui conduisent à la signature, l’année suivante, des accords dits du « Vendredi saint », qui mettront fin à trente années de conflit.

Depuis 2007 Martin McGuinness exerce les fonctions de vice-Premier ministre d’Irlande du Nord en compagnie de Ian Paisley, leader du Parti unioniste démocrate (DUP, protestant).

Invité surprise au congrès annuel du Sinn Féin le week-end dernier, le révérend David Latimer, un pasteur presbytérien ami de McGuinness, a déclaré : «Je considère Martin McGuinness comme l’un des grands dirigeants politiques de notre époque. Puisse-t-il bénéficier du soutien dont il a besoin et de la vision politique qui lui permettra de faire aboutir son rêve de société pluraliste. » Un point de vue que manifestement la communauté protestante est encore très loin de partager. Selon le quotidien unioniste News Letter, le discours du pasteur Latimer « insulte les victimes [protestantes, NDLR] ».

« Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux. Par Jean-Yves Le Gallou

« Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux. Par Jean-Yves Le Gallou

[box] Article publié avec l’aimable autorisation de Polémia. [/box]

Après Histoire et tradition des Européens, 30.000 ans d’identité et Le siècle de 1914, Utopie, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle, Dominique Venner publie un nouveau livre majeur : Le choc de l’histoire : religion, mémoire, identité.

« Français d’Europe, Européen de langue française d’ascendance celtique et germanique », Dominique Venner y fait preuve « d’optimisme historique ». Aujourd’hui en « dormition », les nations de civilisation européenne se réveilleront. Fruit d’une profonde méditation en forme de testament intellectuel, Le choc de l’histoire est un livre lumineux que Jean-Yves Le Gallou présente ici aux lecteurs de Polémia.

Polémia

 

1- L’Europe en dormition

« Le choc de l'histoire » de Dominique Venner : un livre lumineuxA la suite de la catastrophe européenne des deux grandes guerres, l’Europe est entrée en dormition en 1945. Elle recule sur tous les plans. Elle est soumise à la puissance américaine. Elle est culpabilisée sous les prétextes de la « Shoah », de la colonisation et de l’esclavage. « Le monde blanc est en recul général ». Les nations européennes se sont vues imposées « la domination sans partage de puissances et d’idéologies étrangères, dont la pseudo-Union européenne est le produit. » Sous couvert de libéralisme le pouvoir est aux mains « d’oligarchies prédatrices associées aux médias ». De plus – et à la différence de l’Inde, du Japon ou de la Chine – « l’Europe n’a pas de religion identitaire ». Car pour l’auteur, si le christianisme porte une part de l’héritage européen, il est universel : et l’universalisme qui fut un atout de l’Europe au temps de sa puissance se retourne contre elle au moment où notre continent subit une immigration de masse.

2- Le cycle historique commencé en 1914 touche à son terme

Comment dans ces conditions être optimiste ? D’abord parce que le cycle historique commencé en 1914 arrive à son terme. En 1917, sur les ruines de l’ordre ancien aristocratique, quatre idéologies sont nées et ont prospéré : le fascisme, le national-socialisme, le communisme et le mondialisme anglo-saxon. Le fascisme et le national socialisme ont disparu en 1945. Le communisme en 1989. Dans Le siècle de 1914 paru en 2006, Dominique Venner prédisait la chute du mondialisme anglo-saxon. Les crises financières à répétition et le désastre budgétaire américain ont confirmé depuis ce point de vue. On peut d’ailleurs se demander si Dominique Venner n’a pas eu tort de dater de 1989 (la chute du communisme) la fin du XXe siècle ; la date à retenir ne serait-ce pas plutôt 2007, le début de la fin de l’empire américain ?

3- La chute de l’Amérique va libérer les nations européennes

Quoiqu’il en soit, la chute de la domination américaine va libérer les nations européennes. Elle va affaiblir leurs oligarchies dominantes (économiques, médiatiques, politiques, culturelles) qui ne sont que le reflet des intérêts de Wall street, du Pentagone et de leurs alliés. Comme les dépêches de Wikileaks le révèlent, elle va permettre de s’affranchir d’un modèle économique technomorphe et marchand, trop réducteur pour être conforme à la mentalité européenne.

4-  Face à l’immigration de masse, un réveil civilisationnel

Face à l’immigration de masse les réactions se font aussi jour : « des signes de réveil populaires apparaissent dans toute l’Europe occidentale montrant que les Européens commencent à retrouver une conscience de soi ». La vitalité des partis populistes, partout en Europe, en témoigne. Mais au-delà de cette analyse politique, Dominique Venner souligne à juste titre que l’opposition entre l’Europe et les masses musulmanes présentes sur son sol se cristallise sur le statut et l’image de la femme : pour une raison majeure, ce sont deux civilisations, deux représentations du monde qui s’affrontent. Or « Les grandes civilisations ne sont pas des régions sur une planète, ce sont des planètes différentes » (René Marchand, cité par l’auteur). La réaction à l’immigration ne relève pas d’une vulgaire xénophobie mais d’un réveil civilisationnel.

5-La mémoire identitaire : Homère et les humanités

Cet exemple aide à percevoir le rôle de la mémoire identitaire. La mémoire identitaire qui vient du fond des âges. Dominique Venner donne ici une très belle définition de la tradition. Ce n’est pas la nostalgie, « c’est tout le contraire, ce n’est pas le passé, c’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer » (…) « L’histoire européenne des comportements pourrait être décrite comme le cours d’une rivière souterraine invisible et pourtant réelle. La rivière souterraine de la tradition ». Et Dominique Venner de revenir sur un de ses sujets de préoccupation : « l’Europe n’a pas de religion identitaire » [puisque le christianisme est universel] mais elle possède une « riche mémoire identitaire ». Pour Dominique Venner la cité grecque et Homère en sont le cœur : Homère qui « nous a légués nos principes de vie : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Sans doute certains pourront-ils être tentés d’élargir ce point de vue à ce que furent les humanités classiques, modèle de l’honnête homme européen de 1500 à 1960.

6- Revisiter l’héritage : monde prométhéen, monde apollinien

Dominique Venner ne nie pas la part de responsabilité de l’Occident dans la domination arrogante du machinisme, de la technique, du commerce ; dans le triomphe de ce que Heidegger appelle le « Gestell », la raison utilitaire. Ce qu’un autre philosophe de l’histoire Spengler appelait la part prométhéenne, la part faustienne de la civilisation européenne. Dominique Venner appelle lui à réhabiliter la part apollinienne de la civilisation européenne qui est caractérisée par l’ordre, la mesure, la maîtrise de soi. Il est aussi permis de penser à Orphée à qui précisément Apollon donna des dons de communion avec la nature. Communion avec la nature que l’auteur évoque en se définissant ainsi : « Je suis du pays de l’arbre et de la Forêt, du chêne et des sangliers, de la vigne et des toits pentus, des chansons de geste et des contes de fée, du solstice d’hiver et de la Saint Jean d’été ».

7- Le cœur rebelle et la bataille des mots

Loin de ces perspectives bucoliques, Dominique Venner n’oublie pas ses engagements de jeunesse dans le combat français sur l’Algérie ; engagement qui lui coûta dix-huit mois de prison en échange… d’une formation historique vécue. Cela vaut au lecteur de beaux passages sur Le cœur rebelle, titre d’un ouvrage paru en 1994. Car le cœur doit être « aventureux » pour se libérer du conformisme du politiquement correct et de la persuasion clandestine de la pub : « Le cœur aventureux se reconnaît à ce qu’il tire son plaisir de ce qui pour les autres serait un enfer ». Comment ne pas penser à la diabolisation et à son parfum capiteux. Autre définition, celle qu’on trouve dans Le Hussard sur le toit de Giono ; « Sois toujours très imprudent, mon petit, c’est la seule façon d’avoir un peu de plaisir à vivre dans notre époque de manufacture. » Dominique Venner souligne ici l’importance du courage moral (très différent du courage physique comme le comportement des militaires en est souvent l’illustration). Un courage moral qui doit être utilisé pour « se libérer de la peur ou de la fascination des mots ». Car le retour sur le devant de l’histoire des nations européennes passe aussi par la bataille du vocabulaire.

8- Le réveil européen : l’inattendu qui vient

Il n’y a pas de nécessité ni de déterminisme historiques. Les uchronies auraient pu survenir. L’effet papillon existe aussi en histoire. Celle-ci est le domaine de « l’inattendu ». Telle est la conviction de Dominique Venner : « Le monde est entré dans une nouvelle histoire où l’imprévu historique retrouve ses droits. Ce qui bouge ne peut-être que favorable à un réveil européen par ébranlement de la puissance suzeraine que sont les Etats-Unis.” (…) « Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dormition. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas. » N’oublions pas que « les réveils historiques sont toujours très lents, mais une fois commencés, on ne les arrête plus ».

9-Le sang et l’esprit

Et en attendant que faut-il faire ? Transmette ! Transmette la vie, transmettre la culture. Génétique et mémétique. Le sang et l’esprit. L’avenir appartient à ceux qui ont la mémoire la plus longue !

Jean-Yves Le Gallou

Source : Polémia.

– Dominique Venner, (entretien avec Pauline Lecomte) Le choc de l’histoire : Religion, mémoire, identité, Editions Via Romana, 185 pages.

Voir aussi : Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle par Dominique Venner