[Kiosque étranger] Le prix de la diversité pour l'UBS : une escroquerie de près d'1,5 milliard d'euros

[Kiosque étranger] Le prix de la diversité pour l’UBS : une escroquerie de près d’1,5 milliard d’euros

16/09/2011 – 15h00
LONDRES (NOVOpress) –
Dans un papier très bref paru dans The Telegraph, les journalistes Gordon Rayner, Andrew Hough et Victoria Ward publient un compte-rendu de la fraude dont vient d’être victime la branche londonienne de la banque suisse UBS. Soit près d’1,5 milliards d’euros

A l’inverse des journaux français comme Libération  – à l’exception notale du Parisien ou du Figaro –, les Britanniques n’hésitent pas à publier très rapidement la photo et le nom du trader incriminé. Ce trader d’origine africaine s’appelle Kweku Adoboli.

L’ambassadeur turc à Berlin : “ L’assimilation est impossible”

L’ambassadeur turc à Berlin : “L’assimilation est impossible”

16/09/2011 – 13h30
BERLIN (NOVOpress) –
L’Allemagne doit se turquifier toujours davantage. Telle est la substance de l’interview accordée au quotidien Die Welt par l’ambassadeur de Turquie, Ali Ahmet Acet, qui s’apprête à quitter son poste après trois années passées à Berlin. Suppression du visa, généralisation de la double nationalité, affirmation des Turcs dans la société allemande mais en gardant leur identité, et, bien sûr, adhésion de la Turquie à l’Union européenne, voici les principaux passages.

Die Welt : Si vous tirez un bilan de votre mandat comme ambassadeur, comment ont évolué les relations entre l’Allemagne et la Turquie, et l’intégration des Turcs en Allemagne depuis 2008 ?

L’ambassadeur turc : Il y a eu peu de changements substantiels. Nous n’avons fait aucun progrès sur la question de permettre aux Turcs de voyager en Allemagne sans visa. C’est le principal problème entre l’Allemagne et la Turquie. En ce qui concerne la communauté turque, j’ai déjà l’impression que de plus en plus de personnes d’origine turque jouent un plus grand rôle dans la société allemande, que ce soit dans la politique, dans l’économie ou dans la culture.

Die Welt : Thilo Sarrazin nie dans son livre que les Turcs, les Arabes et les autres musulmans aient la capacité et la disponibilité à s’intégrer. Les Allemands sont-ils devenus plus islamophobes ?

L’ambassadeur turc : Il y a partout en Europe une tendance à considérer avec crainte l’autre en général et les communautés différentes. L’islamophobie et la xénophobie ont augmenté au quotidien.

Die Welt: Vous avez une fois appelé les Turcs en Allemagne à défendre leurs droits de manière plus offensive et par exemple à exercer plus de pression pour l’enseignement du turc dans les écoles. Est-ce que la communauté turque est trop timide ?
L’ambassadeur turc : J’ai voulu dire qu’on doit formuler ses besoins, sinon on n’obtiendra rien dans cette société. Mais c’est vrai que les Turcs se sentent souvent écrasés par une forte bureaucratie et par une atmosphère xénophobe, par exemple dans la recherche de logements. Ils doivent prendre plus d’assurance dans leurs rapports avec la société allemande.
Ce serait très important pour nous si les Allemands comprenaient mieux les problèmes des immigrés. Dans 20 ou 30 ans, l’Allemagne aura besoin de plus d’immigrés que jamais auparavant. C’est pourquoi, l’Allemagne doit mieux s’occuper des immigrés et leur accorder les libertés dont jouissent d’autres minorités [on se demande qui est visé, NdT]. Par exemple, des Turcs qui vivent ici depuis 30 ans et paient des impôts ne peuvent pas voter aux élections municipales.
Nous voulons que les gens deviennent des citoyens allemands mais l’Allemagne ne permet pas la double nationalité. Pour les citoyens de beaucoup d’autres pays, il y a pourtant la double nationalité. Les Turcs sont ainsi d’une certaine façon mis à part. Si les Turcs devenaient citoyens allemands, ils s’intégreraient bien mieux dans la vie allemande.

Die Welt: Lors de la dernière visite en Allemagne du premier ministre Erdogan [en février 2008], il y a eu des débats parce qu’Erdogan avait déclaré devant des milliers de Turcs que l’assimilation était un crime contre l’humanité et que les Turcs devaient toujours rester turcs [Erdogan a tenu exactement les mêmes propos deux ans plus tard devant les Turcs de France, NdT]. Est-ce positif que les autorités turques s’expriment de cette manière ?
L’ambassadeur turc : Ces deux affirmations avaient été tirées de leur contexte. Il m’a fallu un certain temps pour convaincre la société allemande que notre Premier Ministre n’avait pas de mauvaises intentions contre l’Allemagne. Par ailleurs, il est impossible d’assimiler les Turcs. Les Turcs ont beaucoup le mal du pays, ils éprouvent des liens forts avec leurs villages et leur famille. En outre, ils ont une autre religion.
À cause de ces différences, l’assimilation n’est pas possible. C’est pourquoi on doit permettre aux Turcs de faire partie de l’Allemagne mais en conservant leur identité culturelle.

Die Welt: La Turquie négocie pour devenir membre de l’Union européenne…
L’ambassadeur turc : La Turquie a toujours été un pays européen. Nos yeux ont toujours été tournés vers l’Occident, en direction de la modernité et du progrès. L’Union européenne devrait prier la Turquie d’adhérer.

(Kiosque étranger) Préjugés bourgeois en oeuvre contre l'English Defence League [vidéo]

(Kiosque étranger) Préjugés bourgeois en oeuvre contre l’English Defence League [vidéo]

15/09/2011 – 20h30
LONDRES (NOVOpress) –
L’analyste et commentateur britannique Brendan O’Neill publie sur le site du Telegraph un intéressant post qui analyse les raisons inavouables pour lesquelles les bobos et bonobos de la pensée détestent les identitaires et populistes anglais de l’English Defence League (EDL).

C’est une intéressante vidéo qui est à l’origine de la réflexion de Brendan O’Neill. On y voit deux jeunes gens, bien comme il faut, exprimer des commentaires sur les militants de l’EDL qui révèlent une haine de classe comme on n’en voit plus depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. A titre d’exemple, pour ces jeunes bourgeois de gauche, une jeune femme de l’EDL n’est rien d’autre qu’une « chienne ».

Ainsi, pour ce commentateur (pourtant pro-immigrationniste) du Telegraph, les militants de gauche et d’extrême gauche se mobilisent d’autant plus facilement contre l’EDL, que c’est une opportunité rêvée pour attaquer les « pauvres blancs » de souche qui ne pensent pas comme il faut et qui votent à droite.

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

15/09/2011 – 18h45
ROME (NOVOpress) – 95 Tunisiens ont débarqué à Lampedusa la nuit dernière après avoir été secourus par la Guardia di Finanza à 30 milles de l’île. Le bateau de ces pauvres clandestins prenait l’eau et n’était plus en état de poursuivre sa route. Ils ont donc tous été transférés sur un bâtiment des gardes-côtes, qui les a menés jusqu’au port. Un avion de la Guardia di Finanza les avait repérés dans la matinée. Très fiers de cette brillante intervention, les gardes-côtes l’ont filmée et mise sur Youtube, de façon à montrer aux futurs candidats à l’immigration clandestine que leur sauvetage est garanti.

Quelques heures plus tôt, dans la journée d’hier, les 800 Tunisiens actuellement hébergés au centre d’accueil de Lampedusa se sont révoltés, après avoir appris que 49 de leurs compatriotes avaient été rapatriés dans la matinée et que 50 avaient été embarqués sur un second vol à destination de Palerme puis de Tunis. Un policier a été blessé par un jet de pierre. La police est parvenue à rétablir provisoirement le calme, en faisant venir cent agents supplémentaires.

En réalité, sur la centaine de Tunisiens rapatriés, les autorités tunisiennes n’ont finalement accepté d’en récupérer que 30. L’avion qui faisait escale à Palerme s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Tunis et les clandestins ont dû être transférés au centre de Pozzallo en Sicile. La nouvelle, immédiatement transmise par téléphone portable aux clandestins de Lampedusa, a été accueillie par des hurlements de joie à l’intérieur du centre d’accueil. L’accord italo-tunisien du 5 avril se révèle de plus en plus clairement un marché de dupes, comme Novopress l’avait immédiatement relevé.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, ne sait plus à quel saint se vouer. Après avoir lancé des appels à Silvio Berlusconi, il a écrit au ministre Roberto Maroni, pour lui demander de cesser les rapatriements par petits groupes et de procéder à « un transfert en bloc » des Tunisiens, « afin de les mettre dans des endroits où les actes de violence puissent être contenus ». Lampedusa, explique le maire « n’est pas un endroit où il soit possible de contrôler un si grand nombre de Tunisiens, qui n’ont plus désormais confiance en personne et tentent par tous les moyens de prendre la fuite ».

Mais si la Tunisie refuse de récupérer ses clandestins, alors que le gouvernement italien avait tout misé sur sa coopération, que faire à présent ?

Italie : Les élèves étrangers ont augmenté de 400 % en dix ans

Italie : Les élèves étrangers ont augmenté de 400 % en dix ans

14/09/2011 – 16h00
ROME (NOVOpress) – Après l’Angleterre, c’est en Italie que de nouvelles statistiques attestent l’accélération de la substitution de population depuis dix ans. Entre l’année scolaire 2000-2001 et l’année scolaire 2009-2010, les élèves non-italiens ont augmenté de presque 400 % dans les écoles italiennes, passant de 147 406 à 673 000. L’augmentation s’est encore poursuivie durant l’année scolaire 2010-2011 où l’on a dépassé le seuil des 700 000 élèves étrangers (il s’agit des élèves soumis à l’obligation scolaire, jusqu’à 16 ans).

Dans plus de 2000 classes, les élèves étrangers dépassent les 30% de l’effectif. L’augmentation est particulièrement marquée dans les villages de la campagne lombardo-émilienne et des Appenins tosco-émiliens, en Vénétie, et dans les banlieues des grandes villes, partout où se concentrent les familles immigrées. On compte désormais plus de 180 nationalités différentes dans les écoles italiennes.

Ces chiffres sont d’autant moins suspects qu’ils sont publiés par l’association « Migrantes », fondée par la Conférence épiscopale italienne pour favoriser l’accueil des immigrés, sous le titre « Les élèves étrangers : une valeur ajoutée ». Le directeur général, Mgr Giancarlo Perego, appelle à cette occasion à mettre en place « un enseignement interculturel, pour reconnaître la valeur ajoutée que les élèves étrangers apportent à notre école ».

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

14/09/2011 – 12h30
LONDRES (NOVOpress) — On croyait l’esclavage révolu. Ce n’est semble-t-il pas le cas en Grande-Bretagne, pourtant largement rompue au dogme des droits de l’homme : quatre hommes de la communauté des gens du voyage ont en effet été appréhendés lundi pour esclavage.

Un réseau démantelé par la police venue en nombre dans un camp de « nomades » au nord-est de Londres

Selon les premiers éléments de l’enquête, la police a confirmé que « 24 personnes étaient détenues dans des conditions déplorables ». Des personnes de nationalité britannique mais aussi originaires d’Europe de l’est, « détenues comme des esclaves » qui pour la plupart sont devenues alcooliques ou étaient en état de profonde vulnérabilité. Des victimes dupées par le mirage du travail et de l’argent qui ont eu raison de leur naïveté mais surtout de leur liberté.

Selon la police du comté (Bedfordshire), un homme était détenu dans ces conditions d’insalubrité et de privation totale depuis au moins 15 ans. L’inspecteur de police Sean O’Neil rapporte que « les hommes trouvés sur le camp étaient en mauvaise santé et vivaient dans des conditions déplorables, certains couverts d’excréments » ce qui laisse songeur quant au niveau des conditions de vie et d’hygiène à l’intérieur de ce campement. Les captifs habitaient dans de vieilles caravanes, des box pour les chevaux ou plus abject encore, des chenils. Évidemment ils ne percevaient aucun salaire pour leur travail et bénéficiaient de repas frugaux.

Les nomades d’origine irlandaise ou “travellers” sont reconnus comme minorité ethnique au Royaume-Uni et posent des énormément de problèmes d’intégration aux autorités britanniques. Ce type de réseau serait-il le seul en Europe ? Difficile de ne pas penser à la France où se développe ce type de campements dû à l’afflux incessant de tziganes originaires d’Europe de l’Est. Des campements qui viennent s’ajouter à ceux des nomades “traditionnellement” présents qui, comme à Triel, posent de nombreux problèmes de cohabitation.

Un homosexuel victime de menaces de la part de musulmans à Londres

Un homosexuel victime de menaces de la part de musulmans à Londres

14/09/2011 11h00
LONDRES (NOVOpress) – Difficile d’être homosexuel, et de surcroit militant au sein d’associations homosexuelles, lorsqu’il s’agit de se frotter à la diversité venus du monde arabo-musulman. La « mésaventure » du promoteur des droits de l’homme et homosexuel Peter Tatchell est là pour le rappeler. Cet activiste fut en effet victime de menaces et insultes homophobes à Londres de la part de musulmans. Jusqu’ici rien de bien surprenant au vu du nombre croissant de violences commises dans les banlieues européennes contre les homosexuels. Ironie du sort, Tatchell a été agressé lors de sa participation à la contre-manifestation londonienne qui se tenait dans le quartier de l’immigration de Tower Hamlets lors du rassemblement de l’English Defense League (EDL) de la semaine dernière.

Peter Tatchell, présent à cette contre-manifestation en solidarité avec la communauté musulmane selon ses propres mots, souhaitait protester contre le mouvement patriote de l’EDL. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Le militant homosexuel a en effet été attaqué car il brandissait des pancartes où était inscrit : « Non à la haine et Gays et Musulmans unis ! Arrêtons l’EDL ». Selon un militant des droits de l’homme témoin de la scène, un groupe de musulmans posté à proximité a tenté de détruire les pancartes et a procédé à de nombreuses intimidations et vexations qui ont failli tourner à l’agression physique.

Peter Tatchell raconte que durant toute la contre-manifestation, il a été entouré et pressé de retirer sa pancarte. Il rapporte que les musulmans présents lui ont ordonné de déguerpir, précisant qu’ils ne « voulaient pas de la présence d’homosexuels » et que « les homosexuels n’ont pas le droit d’être ici » car « il n’y a aucun musulman homosexuel à Tower Hamlets ». Lorsqu’il leur signifia que les homosexuels musulmans devaient protester contre l’EDL, les musulmans présents lui ont farouchement répondu que « les homosexuels ne peuvent être musulmans…et qu’ils n’accepteraient jamais cela ».

Même au sein de la communauté politique et activiste (de gauche) de la LGBT, il fut la cible d’attaques qui dénoncèrent le caractère inapproprié de ces panneaux. Comble de l’histoire, il fut traité de raciste et de fasciste par ses « camarades » politiques.

Retour au réel pour ce militant défenseur acharné du communautariste homosexuel qui en rappelle d’autres. A Paris notamment, où Bertrand Delanoë use de sa fonction de maire pour appuyer la cause homosexuelle à travers une batterie de subventions tout en promouvant le communautarisme musulman avec l’organisation d’une soirée spéciale ramadan organisée à la mairie de Paris. Deux causes pas forcément conciliables au vue des déboires de Pater Tatchell mais aussi du maire de Paris, qui faut-il le rappeler, avait essuyé plusieurs coups de couteau par un musulman homophobe lors d’une nuit Blanche. Ce genre d’incidents devrait rappeler aux militants homosexuels que l’homophobie tout comme l’antisémitisme ne réside pas forcément là où ils veulent bien le croire…

Le rouge et le brun selon Limonov

[Tribune libre] Le rouge et le brun selon Limonov

Les plus anciens lecteurs de « Minute » se souviennent peut-être d’Edouard Limonov, qui a eu son heure de gloire dans les années quatre-vingt. Il débarquait en France précédé d’une réputation sulfureuse, avec dans ses bagages un livre, Le poète russe préfère les grands nègres, où il retraçait sa vie de clochard à New York, après s’être fait expulser d’URSS. En quelques mois, le Paris branché adopta cet enfant terrible du brejnévisme qui se présentait comme le premier punk de l’Union soviétique, le « Johnny Rotten de la littérature », du nom du chanteur déjanté des Sex Pistols.

Rapidement, Jean-Edern Hallier le repéra. C’était une créature selon son goût. Il engloutissait des quantités phénoménales de vodka, en portant des toasts au Petit Père des peuples, tout en célébrant la beauté de l’esthétique nazie. Ça jetait un froid dans la conversation. Mais pas dans le cerveau en ébullition de Jean-Edern, qui échafaudait d’invraisemblables scénarios dignes des Pieds Nickelés, se voyant marcher sur Rome et prendre d’assaut le Palais d’Hiver, avec Henri Krasucki et Jean- Marie Le Pen qui étaient alors ses deux modèles. Des putschs, des punchs et des punks. Il n’en fallait pas plus pour enflammer Jean-Edern.

Limonov et lui, c’était un peu les Bonnie and Clyde de la polémique, sensibles seulement aux extrêmes et aux mélanges nitroglycérinés. Limonov signait des papiers retentissants aussi bien dans « L’Idiot international » que dans le premier « Choc du mois ». C’était le temps béni des alliances transversales et des fronts renversés.

On était en 1993, entre les derniers jours de Bérégovoy et l’interrègne balladurien. Didier Daeninckx, rebaptisé Didier dénonce par Patrick Besson, ressortit un vieux serpent de mer, le complot rouge-brun, destiné à faire taire tous les irréguliers et tous les dissidents. La presse s’empara de l’affaire. « L’Idiot » cessa de paraître, « Le Choc » aussi. Limonov regagna la Russie. C’est là qu’Emmanuel Carrère, le fils de l’historienne et académicienne Hélène Carrère d’Encausse, le retrouva, pour lui consacrer d’abord un reportage, puis une biographie magistrale, sobrement intitulée Limonov.

De retour au pays, Limonov s’empressa de lancer avec Alexandre Douguine, le pape de l’eurasisme, le Parti national-bolchevique, une organisation tenant plus de la milice privée que de l’organisation de masse. Rouge-brun, mais sous le pavillon noir de la piraterie. Tout était alors possible dans cette Russie eltsinienne – « Eastern » livré aux prédateurs de toutes sortes. C’est dans ce chaos que se dressa Limonov, mélange de Barbe Noire, de Mad Max et du dieu Mars, le dieu de la guerre. Un peu Raspoutine et un peu Netchaïev, le père des nihilistes russes, alliant le « No Future » punk à La technique du coup d’Etat de Malaparte.

Limonov rêvait de prendre le Kremlin. C’est le Kremlin, finalement, qui lui a tout pris, le jetant en prison en 2001, sous l’inculpation de trafic d’armes et de tentative de coup d’Etat. Condamné à quatorze ans de prison, il sera finalement relâché au bout de deux ans. De là, il rejoindra le camp des opposants à Poutine. Les deux hommes étaient pourtant faits pour s’entendre. Mais voilà, c’est Poutine qui a mis en œuvre le programme que Limonov consigna dans son « Manifeste du nationalisme russe », pas lui. Il semble dire au tsar Poutine, dans un mélange de dédain, de dépit et d’envie: « Ote-toi de mon soleil! » C’est ce Diogène futuriste que nous restitue Carrère dans un livre aussi touffu que la Russie. A lire toutes affaires cessantes.

François-Laurent Balssa

[box]Emmanuel Carrère, Limonov. P.O.L éditeur, collection “Fiction”, 506 pp. ISBN : 978-2818014059 / prix : 20 €.[/box]

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans l’hebdomadaire “Minute” du 14 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

« Immigrés, Vatican : “Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” »

“Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” selon le Vatican

13/09/2011 14h20
ROME (NOVOpress) –
À un moment où l’Italie doit faire face à une crise migratoire sans précédent, les déclarations du président du Conseil pontifical pour les migrants, l’archevêque Antonio Maria Vegliò, ont eu un grand retentissement dans la presse italienne.

Sant'Egidio

Logo de la communauté Sant'Egidio

Mgr Vegliò s’est exprimé hier matin dans le cadre de la rencontre internationale annuelle de la puissante Communauté catholique Sant’Egidio, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », qui se tient cette année à Munich. Ces rencontres, qui s’inscrivent « dans l’esprit d’Assise » (la réunion interreligieuse organisée à Assise en 1986 par le pape Jean-Paul II), réunissent toujours des personnalités de premier plan, y compris politiques. On se souvient de celle de Lyon, en 2005, qui avait été vivement critiquée, à la fois par certains catholiques, pour des raisons doctrinales, et par des associations laïques, à cause de la subvention énorme accordée par la ville de Lyon. La rencontre de Munich, comme le souligne Benoît XVI dans son message aux participants, revêt une signification particulière alors que le pape s’apprête à célébrer « le vingt-cinquième anniversaire de l’invitation adressée par le bienheureux Jean-Paul II aux représentants des diverses religions du monde à se rassembler à Assise pour une rencontre internationale de prière pour la paix ». Le président de la République fédérale d’Allemagne, Christian Wulff, a prononcé en personne le discours d’ouverture.

La table ronde de lundi matin, « Immigration : destinés à vivre ensemble », était présidée par Vincenzo Scotti, actuel sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères dans le gouvernement Berlusconi. La première intervention a été prononcée en français par le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes, qui a appelé à mettre en place « une véritable politique d’accueil des migrants, valorisant leur venue comme facteur de développement tant des pays d’immigration que des pays d’accueil ». Mgr Vegliò, en sa qualité de président du Conseil pontifical pour les migrants, a parlé en dernier lieu.

Mgr Vegliò

Mgr Vegliò

Le prélat a commencé par décrire ce qui constitue, à ses yeux, « l’actuel contexte européen ». « Nous constatons dans les faits que l’Europe est un continent historiquement multiculturel. Le visage qu’il présente actuellement est le résultat de la coexistence de diverses cultures, aussi grâce aux mouvements migratoires. À la fin du XXème siècle et au commencement du XXIème siècle, deux phénomènes se sont manifestés, certainement liés entre eux. D’un côté, cette période peut être définie comme “ère de l’émigration”, mais, de l’autre, elle a été aussi “l’ère du nationalisme”, où l’on a observé des actes de refus et de marginalisation systématique et même violente des populations minoritaires, comme aussi l’adoption de politiques hostiles à la différence culturelle, qui, de manière plus ou moins visible, ont incité à la peur de la diversité. Dans tous ces cas, les flux migratoires ont été perçus comme menace à l’identité des populations autochtones. Évidemment, la méfiance vis-à-vis de l’étranger et le rejet de celui-ci, avec ses éléments culturels, idéologiques, religieux ou éthiques différents, n’est pas une nouveauté. De fait, la lecture attentive de l’histoire révèle que la diversité culturelle a été la source de nombreux conflits et de guerres entre les peuples, qui se prolongent jusqu’à aujourd’hui.
Face à la réaction immédiate de soupçon et de peur que le divers et l’inconnu puissent provoquer la perte de l’identité, il faut rapppeler que l’identité collective comme l’identité personnelle ne sont pas statiques mais dynamiques, et qu’elles se construisent et se renouvellent chaque jour dans les relations réciproques. Peut-être est-il également utile d’affirmer que l’histoire de l’Europe comme continent, en conformité avec l’histoire de la majorité des Etats qui la composent, est marquée par l’héritage reçu de peuples variés, qui ont produit une évidente hybridation culturelle. Cela permet de dire que la diversité culturelle n’est pas seulement une conséquence de l’immigration contemporaine, mais qu’il s’agit d’une caractéristique de l’identité européenne, sans laquelle il serait impossible de comprendre son présent et son passé. Du reste, le respect de la diversité culturelle et religieuse est inscrit dans le Traité de l’Union européenne et dans sa Charte des droits fondamentaux.
Parce que toute les cultures sont enfermées dans certaines limites, la rencontre entre cultures diverses et leur connaissance paisible, réciproque et sans préjugés, est surtout une richesse, un élément positif, indépendamment des difficultés que peut produire la coexistence entre personnes de cultures diverses ».

Les médias italiens ont surtout retenu cette première partie. L’archevêque a développé dans un second temps sa conception de « l’intégration des immigrés », qui ne saurait être « synonyme d’assimilation qui oublie ou élimine leur histoire, leur culture, leur identité ». « L’intégration n’est pas un processus à sens unique. Autochtones et immigrés sont encouragés à parcourir des chemins de dialogue et d’enrichissement réciproque ». Dans une troisième partie, Mgr Vegliò a déploré (avec une logique que tout le monde ne trouvera pas évidente) que l’Europe ait oublié ses racines chrétiennes, ce qui, selon lui, rend plus difficile l’intégration des immigrés, et appelé à « rénover les modèles éducatifs ». « Il s’agit avant tout d’enseigner à respecter et apprécier les diverses cultures, en découvrant les élements positifs qu’elles peuvent receler ; d’aider à changer les comportements de peur ou d’indifférence à l’encontre de la diversité ; d’instruire à l’accueil, à l’égalité, à la liberté, à la tolérance, au pluralisme, à la coopération, au respect, à la co-responsabilité et à la non-discrimination ».

Novopress n’étant pas un site théologique, il ne nous revient pas de discuter du degré exact d’autorité doctrinale qui, pour les catholiques, peut s’attacher, dans l’absolu comme dans les circonstances présentes, aux déclarations officielles d’un président de dicastère. Il est clair, en tout cas, que, aux yeux des médias, Mgr Vegliò a engagé l’autorité morale du Saint-Siège, et sur des questions qui, en dernière analyse, sont des questions de pur fait. L’identité européenne est-elle historiquement multiculturelle ? L’immigration de masse est-elle un enrichissement pour les pays d’accueil ? Le défaut de l’éducation dans les pays européens est-il vraiment de ne pas suffisamment former à l’accueil et à la non-discrimination ? On se rappelle le mot célèbre de Pascal aux jésuites de son temps : « Ce fut aussi en vain que vous obtîntes contre Galilée ce décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la Terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle ».

“Le Choc de l'histoire”, de Dominique Venner [audio]

“Le Choc de l’histoire”, de Dominique Venner [audio]

13/09/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) — Le livre de Dominique Venner, “Le Choc de l’histoire” est sorti. L’occasion pour l’historien de revenir sur les thèmes marquants de cet ouvrage et sur son but.

Pourquoi avoir fait le choix d’un livre sous forme de discussion, choix inédit au regard de l’ensemble de son oeuvre ?

Son ouvrage débute par un constat : Europe et les Européens sont en dormition. Loin d’être fataliste ou résigné, il en appelle tout au long de son ouvrage à la patience, et il le dit d’ailleurs : “Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas.”

Ce réveil passe selon lui par trois mots clés : religion, mémoire et identité. Sont-ils indissociables ?

Propos recueillis par Yann Vallerie.

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Prolongation de l'exposition La naissance du musée : les Esterházy, princes collectionneurs jusqu'au 15 septembre à la Pinacothèque (Paris)

Prolongation de l’exposition “La naissance du musée : les Esterházy, princes collectionneurs” jusqu’au 15 septembre à la Pinacothèque (Paris)

La Pinacothèque de Paris présente les chefs-d’œuvre de la collection des princes Esterházy, cinquante tableaux anciens exceptionnels illustrant le goût et le faste de ces grands aristocrates hongrois. Cette collection, l’une des plus réputées d’Europe au XIXème siècle, forme aujourd’hui une partie de la collection de peintures du musée des Beaux-Arts de Budapest qui offre au public français de la découvrir pour la première fois.

Grande famille nobiliaire hongroise dont les origines remontent au Moyen-Âge, les Esterházy, fidèles à la couronne impériale des Habsbourg, ont servi l’Autriche aussi bien dans l’armée que dans l’administration.

Dans l’embarras financier, la famille Esterházy se résout finalement à vendre sa collection à l’État hongrois en 1870. Elle forme depuis le cœur de la collection du musée des Beaux-Arts de Budapest.

La campagne anglaise sacrifiée à l’immigration de masse

La campagne anglaise sacrifiée à l’immigration de masse

12/09/2011 15h35
Londres (NOVOpress) – « Et ces pieds dans l’ancien temps
Foulèrent-ils les vertes montagnes d’Angleterre ?
Et le saint Agneau de Dieu fut-il vu
Sur les plaisantes pâtures d’Angleterre ? »

Ce n’est pas hasard si Jerusalem, le poème de Blake mis en musique par Hubert Parry, fut un des clous du mariage du prince William et de Kate Middleton au printemps dernier. L’événement fut un vrai succès populaire parce qu’il flattait une nostalgie de la vieille Angleterre, l’Angleterre d’avant l’immigration de masse, que, en temps ordinaire, il n’est même plus possible d’avouer. Sans doute était-ce sur le mode du kitsch sans conséquence, mais c’était encore trop pour le correspondant du Monde à Londres, qui dénonça haineusement le prince William comme représentant « l’Angleterre blanche, protestante et noble, qui contraste avec une société civile méritocratique et multiculturelle ».

Went the Day Well? NovopressLa campagne anglaise fut jusqu’à très récemment un élement majeur de l’identité nationale, transmis dès l’enfance par des classiques comme Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame (1908) ou Le Jardin secret de Frances Hodgson Burnett (1911). Dans Went the Day Well? (1942), un des meilleurs films de propagande de toute l’histoire du cinéma (affiche ci-contre), c’est pour défendre leur village, les prés, les bois, l’église normande entourée du cimetière, le manoir avec un jardin à la Capability Brown, les cygnes sur la rivière, que des Anglais ordinaires se battent contre l’envahisseur nazi.

Mais la campagne est aujourd’hui menacée par d’autres envahisseurs. Le gouvernement britannique a introduit un plan pour modifier radicalement la législation existante sur les permis de construire, de manière à permettre l’édification d’au moins deux millions de nouveaux logements sur « les ceintures vertes », les zones rurales qui entourent les villes et qui sont protégées depuis le « Town and Country Planning Act » de 1947, précisé par une circulaire de 1955.

Le projet a été dénoncé par toutes les organisations de défense de l’environnement, au premier chef la « Campagne pour protéger l’Angleterre rurale » qui déplore que le gouvernement ait officiellement abandonné « le principe selon lequel la campagne doit être protégée pour elle-même, pour son caractère, sa beauté et l’héritage qu’elle représente ». Un mouvement national de protestation « Touche pas à notre terre » a été lancé. Il est relayé depuis juillet sur une page spéciale du Daily Telegraph, régulièrement mise à jour.

Le philosophe Roger Scruton est intervenu dans le débat la semaine dernière en publiant un article intitulé « La beauté de l’Angleterre doit-elle périr, M. Cameron ? ». Il y pulvérise l’argument selon lequel la réforme est nécessaire pour favoriser la croissance économique. « Le Town and Country Planning Act a certainement été un obstacle à la croissance économique. Quand les gens refusent d’abattre une cathédrale pour exploiter le charbon qui se trouve en-dessous, ou lorsqu’ils insistent pour conserver une ville du XVIIIème siècle alors qu’elle pourrait être transformée en parc industriel, ils créent des obstacles à la croissance économique. La plupart des formes d’amour sont des obstacles à la croissance économique. Loué soit Dieu pour les obstacles à la croissance économique ».

Roger Scruton©Eamonn McCabe

Roger Scruton©Eamonn McCabe

Scruton a publié en 2000 un beau livre, England : An Elegy, où il montre que l’Angleterre, avant même d’être une nation, était « un lieu consacré par la coutume », et que l’anglicanisme traditionnel, la religion nationale qu’exprime un hymne comme Jerusalem, était « l’enchantement de la terre anglaise ». Mais Scruton, s’il donne avec intelligence et talent dans le filon nostalgiste, sait où s’arrêter. Il ne prononce pas les mots irréparables qui, de penseur réactionnaire un peu ridicule mais quand même respectable, le transformeraient en monstre à mettre au ban du monde intellectuel. Il ne parle pas d’immigration.

L’immigration est pourtant bien au cœur du problème. C’est l’explosion de l’immigration en Angleterre qui rend la crise du logement aiguë et impose de périurbaniser les campagnes. La dernière étude du très sérieux think tank « Migration Watch », publiée le 1er septembre, montre que « l’immigration est responsable d’au moins 40% de l’augmentation du nombre des foyers entre 2001 et 2008. Dans le futur, 36% des nouveaux foyers, selon les projections officielles [systématiquement sous-évaluées, N.d.T], seront le produit de l’immigration, si bien qu’il faudra construire, en moyenne, 200 logements par jour durant les 25 prochaines années rien que pour loger le surplus de population dû à l’immigration. Même si la construction de logements augmentait de 25% par rapport au niveau actuel de 200 000 par an, il y aurait un déficit d’environ 800 000 logements en 2033 – l’équivalent du nombre de logements cumulé de Leeds, Manchester, Newcastle et Nottingham ».

La submersion migratoire de l’Europe, en même temps qu’elle prépare la disparition à terme des peuples autochtones, détruit les rapports que, au long de leur histoire millénaire, ils avaient tissés avec leur terre.

328e anniversaire d'une victoire européenne capitale

328e anniversaire d’une victoire européenne capitale

Sur la colline du Kahlenberg aux alentours de Vienne, le 12 septembre 1683, les 250 000 soldats turcs du grand vizir, Kara Mustafa Pacha, sont vaincus par l’armée autrichienne et allemande (70 000 hommes) commandée par le duc Charles V de Lorraine, et l’armée polonaise (30 000 hommes) du roi de Pologne Jean III Sobieski.

328e anniversaire d’une victoire européenne capitale Les Turcs sont forcés à une retraite désordonnée et rapide. Le sultan donne l’ordre de décapiter le grand vizir vaincu. C’est la fin de la précédente expansion turque en Europe et le début de la reconquête des pays européens occupés par les Ottomans.

Les Turcs avaient mis le siège devant Vienne le 14 juillet 1683 et déjà une partie des remparts viennois étaient pris. Si Vienne tombait les Ottomans pouvaient poursuive leur invasion de l’Europe (Vienne est à peine à 750 km de Strasbourg, alors que par exemple la distance de Toulon à Dunkerque est de 1100 km !).

328e anniversaire d’une victoire européenne capitale Mais plusieurs pays européens surent s’unir pour venir au secours de Vienne et conjurer la menace. Arrivées devant Vienne depuis leurs pays respectifs les forces européennes surent également, pour plus d’efficacité, décider très vite d’avoir un commandement unique centré sur le Roi de Pologne. Celui-ci mena lui-même la charge de cavalerie finale décisive avec ses redoutables lanciers polonais et la cavalerie des autres pays ; peut-être la plus grande charge de cavalerie de l’histoire. La spectaculaire charge de cavalerie du film de Peter Jackson “Le Retour du Roi” (2003), troisième volet de la trilogie “Le Seigneur des anneaux”, présente tellement de similitudes (voir vidéo sur YouTube) avec la situation avant et pendant la charge devant Vienne que cela ne semble pas pouvoir être un simple hasard !

328e anniversaire d’une victoire européenne capitaleEn reconnaissance pour cette victoire, le pape Innocent XI institue la fête du Saint Nom de Marie (elle ne figure plus aujourd’hui au calendrier romain). Les boulangers viennois créent la brioche en forme de croissant (l’emblème ottoman) pour commémorer l’évènement. Ne mangeons plus nos croissants sans une pensée pour les valeureux et intelligents défenseurs de l’Europe qui surent s’unir pour arrêter et faire refluer cette invasion turque le 12 septembre 1683.

328e anniversaire d’une victoire européenne capitale Hier, dimanche, cet anniversaire a été commémoré par une messe solennelle sur le site de la bataille dans l’église de Saint-Joseph sur le Kahlenberg. La messe a été célébrée par SE Mgr Gérard Bernacki de l’Archidiocèse de Katowice (Pologne) et accompagnée par la chorale de l’Archidiocèse. Mgr Bernacki a souligné l’importance de cette bataille dans l’histoire, mais a évité toute allusion à la situation actuelle, en particulier à l’expression viennoise : 1529 – les Turcs devant Vienne pour la première fois, 1683 – les Turcs devant Vienne pour la deuxième fois, 2011 – les Turcs ont fini par prendre la ville de Vienne.

328e anniversaire d’une victoire européenne capitale Des chants et des danses folkloriques ont eu lieu après la messe ainsi qu’un événement sportif, une course en l’honneur du roi polonais Sobieski.

Il est très agréable de constater que le souvenir de la bataille de Kahlenberg est encore si vif en Pologne que chaque année de nombreux polonais, notamment des jeunes gens, viennent à Vienne pour participer aux commémorations. Par contre l’administration rouge-vert de la ville de Vienne n’avait même pas envoyé un représentant officiel pour les cérémonies.

Xavier Merlin

650 Tunisiens débarquent à Lampedusa

650 Tunisiens débarquent à Lampedusa

11/09/2011 – 18h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) — 
Quelques centaines de clandestins à Lampedusa ne sont plus un événement, mais ceux-là sont des Tunisiens, de ces Tunisiens qui sont censés ne plus arriver depuis l’accord italo-tunisien du 5 avril dernier. Vous vous souvenez, ce mirifique accord négocié par le ministre Roberto Maroni pour “fermer le robinet” des nouveaux débarquements en échange de la régularisation de 22 000 clandestins déjà arrivés (et que l’Italie comptait bien refiler à la France, mais c’est une autre histoire). Les forces de sécurité tunisiennes s’étaient engagées à contrôler leurs côtes, grâce à des moyens généreusement offerts par l’Italie (six vedettes, quatre patrouilleurs, une centaine de véhicules tout terrain) pour empêcher de nouveaux départs. Accord italo-tunisien dont Maroni répète depuis des mois qu’il fonctionne à merveille et qui était destiné à servir de modèle pour les négociations avec le nouveau gouvernement libyen, sitôt la chute de Kadhafi. Et alors, c’était promis, les débarquements prendraient fin.

En réalité, les débarquements de Tunisiens n’ont jamais cessé mais ils se faisaient par petits paquets moins spectaculaires, quelques dizaines à chaque fois. Ironiquement et comme il fallait s’y attendre, c’est à présent que Kadhafi est tombé qu’ils retrouvent une ampleur jamais vue depuis plusieurs mois. Dans la nuit de vendredi à samedi est arrivé à Lampedusa un bateau de 66 Tunisiens. Ce n’était que l’avant-garde. Samedi en début d’après-midi, on en a repéré six autres, tous partis de Tunisie, qui étaient alors entre dix milles et quarante milles de l’île. Les gardes-côtes ont été informés… pour qu’ils puissent lancer immédiatement les procédures de sauvetage, qu’alliez-vous croire ? Trois bateaux sont arrivés dans la soirée, respectivement chargés de 80, 66 et 60 clandestins tunisiens, selon la Gazzetta del Mezzogiorno. Mais, selon une dépêche plus récente de l’agence Adnkronos, le dernier bateau, amené à bon port par une vedette des gardes-côtes à 20h30 hier soir, portait 153 Tunisiens, et le total était alors de 400. Le reste était attendu pour cette nuit. Le centre d’accueil prévoit de recevoir 650 clandestins supplémentaires. Ils vont s’ajouter aux 568 déjà présents, lesquels ont multiplié les manifestations violentes ces derniers jours pour protester contre les rapatriements forcés.

Cette nouvelle vague de débarquements semble avoir eu enfin raison de l’immigrationnisme du maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, qui se vantait jusque là de « la générosité » et de « l’accueil » de sa commune – tout en réclamant que les clandestins soient transférés au plus vite dans le reste de l’Italie : l’accueil c’est bien, mais surtout chez les autres. Au mois de juin, il avait fièrement posé au côté de la super-people Angelina Jolie dans une vidéo dégoulinante de bons sentiments, venue remercier les Lampedusans « pour avoir maintenu les frontières ouvertes, cela a fait une grande différence. Il y a besoin de plus de tolérance dans le monde ».

Mais M. le maire en a assez. Il a lancé un nouvel appel à Silvio Berlusconi, cette fois « pour qu’il intervienne immédiatement pour arrêter cette nouvelle vague de débarquements de clandestins en provenance de Tunisie. Il est tout simplement honteux de ruiner l’économie et le tourisme de Lampedusa. Où sont passées les vedettes de la Garde côtière et de la police des frontières qui devraient patrouiller la mer pour éviter l’arrivée de clandestins ? C’est de clandestins qu’il est question ici, et plus de réfugiés qui fuient la guerre civile, comme les Africains sub-sahariens. Ce sont des immigrés économiques provenant d’un pays où il n’y a même plus la révolte de l’hiver dernier. »

M. le maire de Lampedusa découvre enfin que la mission des gardes-côtes est de garder les côtes. Les mécanismes mentaux des politiciens ont quelque chose de fascinant. Un enfant de douze ans, normalement intelligent et pas trop déformé par l’Éducation nationale, comprend aisément que, plus on « accueille » d’immigrés clandestins, plus il en arrive. Le réservoir est inépuisable.

Crédit photo : Nicola Licata via Flickr (cc). Vedettes des gardes-côtes italiens

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

10/09/2011 – 18h00
ROME (NOVOpress) — Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : voilà ce qu’a créé le gouvernement italien en allant ramasser en mer des dizaines de milliers de clandestins, pour ensuite les enfermer dans des centres d’accueil le temps que le système – complètement engorgé et pour cause – arrive à faire le tri entre « réfugiés » plus ou moins plausibles et imposteurs complets à renvoyer d’où ils viennent. Pressés de commencer au plus vite la colonisation de l’Europe, les immigrés ne sont pas disposés à attendre et moins encore à se laisser rapatrier. On les a laissés rentrer, ils ne repartiront pas.

Les émeutes de Bari, conduites par des professionnels de la guérilla, avaient fait les gros titres au début du mois d’août à cause de l’ampleur des dégâts et du nombre de blessés. Mais, de façon un peu moins spectaculaire, l’état d’émeute est devenu permanent dans les centres d’accueil italiens sans que les médias s’en émeuvent beaucoup.

Voici un échantillon des dernières semaines – la liste est loin d’être exhaustive. Dans la nuit du 22 août en Sicile, à Pozzallo, une centaine de Tunisiens, armés de barres de fer arrachées à leurs lits, dévastent le centre d’accueil, défoncent toutes les portes et prennent la fuite. Cinq agents sont blessés. 55 Tunisiens étaient encore recherchés le lendemain. On ne sait combien ont finalement été retrouvés.

Le 24 août, au cours de ce que les journaux qualifient de « énième révolte au Centre d’identification et d’expulsion de Bologne », réservé aux femmes, les immigrées incendient les matelas, brisent les tables et les chaises, lancent des objets et des bouteilles remplies d’urine sur les forces de l’ordre. On ne compte aucune blessée parmi les immigrées, huit blessés parmi les policiers. Une Nigériane de 29 ans est arrêtée en flagrant délit de résistance à la force publique et de dégradations.

Le 1er septembre, à Turin, une trentaine de Tunisiens attaquent les forces de l’ordre en leur lançant des objets divers, de la nourriture, des bouteilles. Ils se ruent ensuite sur les grilles pour tenter de s’enfuir. La police parvient à les en empêcher en lançant du gaz lacrymogène.

Le 5 septembre, 200 Tunisiens s’échappent du centre d’accueil de Lampedusa et manifestent contre les rapatriements forcés et pour exiger d’être transférés sur le continent. La protestation se transforme rapidement en assaut contre les forces de l’ordre et deux agents sont blessés. Les manifestations des clandestins se poursuivent les jours suivants. Le 7 septembre, après que 300 Tunisiens se sont à nouveau répandus dans la ville, le maire terrifié lance un appel à Silvio Berlusconi pour qu’on leur donne satisfaction immédiatement : « Cela fait une semaine que j’avais lancé l’alarme. Est-ce qu’on attend qu’il y ait un mort ou que les immigrés mettent le feu au centre d’accueil, comme c’était arrivé il y a deux ans ? »

Le 9 septembre, à Ponte Galleria, à côté de Rome, 21 étrangers de diverses nationalités s’enfuient du Centre d’identification et d’expulsion en profitant d’un transfert de routine à l’intérieur du bâtiment. Là encore, cette fuite est décrite dans les journaux comme « la énième fuite de Ponte Galleria ».

Énième révolte, énième évasion, énième débarquement un peu partout aussi (32 Pakistanais et Afghans mercredi dans le Salento, une centaine de Tunisiens lundi en Sicile)… Est-ce que tout cela va pouvoir continuer très longtemps ?

Norvège : les femmes, premières victimes du multiculturalisme [vidéo]

Norvège : les femmes, premières victimes du multiculturalisme [vidéo]

08/09/2011 – 14h30
OSLO (NOVOpress) – Après les attentats terroristes commis en Norvège cet été par un marginal néoconservateur, la gauche nordique s’est mobilisée comme un seul homme pour assurer que les motivations d’Anders Behring Breivik ne reposaient que sur des fantasmes et que l’intégration des musulmans au pays des fjords se faisait sans heurts ni problèmes majeurs.

Cette ligne de défense de l’establishment xénophile a heurté de plein fouet un puissant lobby, celui des féministes. Très marquées à gauche, les idéologues de la condition féminine dans ces pays sont confrontées à une situation de crise à laquelle elles ne savent pas comment répondre.

Pour synthétiser, une grande majorité des viols commis dans les grandes agglomérations des pays nordiques, principalement en Norvège et en Suède, seraient commis par des étrangers d’origine extra-européenne et de culture musulmane.

À titre d’exemple, à Oslo, les statistiques de la police révèlent que 100 % des agressions sexuelles et des viols sont commis par des immigrés non européens et que 9 victimes sur 10 sont des femmes norvégiennes.

La situation est telle qu’il a été indiqué que nombre de jeunes femmes blondes se teignent les cheveux en brun. Dans certains quartiers, les femmes européennes ne se déplacent qu’en groupe.

Les féministes de gauche ne savent comment faire face à cette situation qui fait exploser leurs grilles d’analyse politique. Comment défendre des femmes norvégiennes sans mettre en cause l’immigration de peuplement dont font l’objet les pays nordiques ? Comment défendre les femmes norvégiennes sans dénoncer le consensus xénophile des classes possédantes et dirigeantes ?

En attendant que les féministes aient enfin le courage de protéger leurs concitoyennes et que les politiques admettent que leur idéologie multiculturaliste est la recette d’un désastre annoncé, les femmes norvégiennes vont continuer à payer le prix d’une idéologie devenue folle.

Crédit photo : Nicola Romagna via Flickr. Licence CC.

Portugal : « La plus grande vague d'émigration depuis les années 60»

Portugal : « La plus grande vague d’émigration depuis les années 60 »

Le Portugal est l’un des pays les plus pauvres en Europe et dans le passé a toujours été touché par l’émigration. De ce fait quelques trois millions de Portugais vivent à l’étranger. Il y a 50 ans, de nombreux jeunes partaient vers de grands pays européens. Les départs se poursuivent aujourd’hui mais maintenant des milliers cherchent fortune dans les ex-colonies en plein essor : le Mozambique, l’Angola et le Brésil. 

La forte émigration vers l’Afrique et l’Amérique du Sud est d’autant plus une nouveauté pour le Portugal, qu’il ne s’agit cette fois pas d’ouvriers et de paysans quittant le pays à la recherche d’un avenir meilleur, mais de gens dotés d’une formation universitaire. « C’est la plus grande vague d’émigration depuis les années 1960 », indique Filipa Pinho, spécialiste de l’immigration portugaise de la BBC. Bien qu’aucune donnée officielle ne soit disponible, les chiffres parlent d’eux-mêmes dans ces dernières années. En 2009 et 2010, selon F. Pinho, 60 000 Portugais ont quitté le pays pour le Brésil, et l’intérêt pour l’Angola est en énorme croissance.

Un avenir brillant en Angola

En 2006 ont été délivrés à peine 156 visas pour le pays en plein essor de la côte ouest africaine ; ce nombre est passé à 23 787 en 2010. Depuis, 3 000 entreprises de ce pays riche en pétrole et en diamants appartiennent à des entrepreneurs portugais.

Et aucune fin du boom n’est en vue. Après 41 ans de sanglante guerre civile, un traité de paix a été signé en 2002. Aujourd’hui, le pays va être entièrement reconstruit. De l’infrastructure de télécommunications au secteur bancaire, de nouvelles zones d’activités sont créées, et presque partout la langue de travail est le portugais. Ceux qui ont réussi vivent luxueusement dans la capitale Luanda. Les quartiers de luxe poussent comment des champignons, et la quantité de voitures haut de gamme est impressionnante.

 Un profond fossé entre riches et pauvres

Mais pour de nombreux nouveaux arrivants, le début est moins agréable. Actuellement, près de cinq millions de personnes s’entassent dans une ville qui a été créée pour seulement un million d’habitants, et il en arrive toujours plus. Rien qu’entre 2005 et 2010, la population de Luanda a augmenté de 1,2 millions de personnes. Et malgré la croissance économique à deux chiffres, les deux tiers de la population vivent encore dans une grande pauvreté. L’espérance de vie est d’à peine 38 ans. D’autre part, il y règne une corruption rampante. Dans les statistiques publiées par Transparency International, le pays est régulièrement classé parmi les trois premiers pays les plus corrompus du monde.

Le grand chantier du Brésil

En plus de l’Angola, la porte est aussi ouverte aux jeunes Portugais au Brésil. Pour la Coupe du Monde 2014 et les Jeux olympiques de 2016, on y construit dans tous les coins. Cela attire de nombreux architectes et ingénieurs en Amérique du Sud. « La plupart des architectes que je connais ont émigré depuis longtemps au Brésil. » explique l’architecte portugais Eduardo Souto de Moura à Deutschlandfunk. De plus, il n’a lui-même aucune commande en vue au Portugal pour les prochaines années, et doit donc lui aussi chercher du travail à l’étranger.

Pour ceux qui restent se profile un long passage difficile. Le pays souffre d’importants problèmes structurels, a déclaré l’économiste Andreas Scheuerle à Exchange Online. À la fin des années 80, quand le rideau de fer a disparu, le Portugal a rapidement perdu du terrain par rapport aux pays de l’Est ; ses salaires, quoique bas, étaient tout de même environ un tiers plus élevés qu’en République tchèque. « Le Portugal doit élaborer à long terme un nouveau modèle d’affaires», précise M. Scheuerle.

Une lueur d’espoir à l’horizon

Cependant il y a du potentiel, nuance M. Scheuerle. D’une part, le tourisme peut être développé davantage, et d’autre part, la coopération avec le Brésil et l’Angola pourrait être renforcée. Par ailleurs la production a connu une légère reprise. Ainsi, les exportations de chaussures ont progressé de 27% par rapport à l’an dernier. De plus en plus de produits correspondent aux secteurs à haute valeur ajoutée, tels que la construction mécanique et électrique, indique à Exchange Online Francisco Veiga, expert en économie à l’Université de Braga. Il est convaincu que cette tendance va se poursuivre, mais cela exigera du temps et beaucoup d’argent.

[box class=”info”] Source : ORF.at [/box]
[box]Photo : Luanda, capitale de l’Angola.[/box]