Viktor Orbán : « Nous avons remporté une si grande victoire que vous pouvez là voir de la Lune, mais certainement aussi de Bruxelles. La gauche hongroise a été le pire investissement de Soros »

Europe : la guerre en Ukraine rebat les cartes

europe ukraine

La guerre en Ukraine n’en finit plus de provoquer des remous militaires et géopolitiques en Europe. Après le réarmement de l’Allemagne annoncé fin février, la France s’interroge sur la qualité de ses services de renseignement, l’Angleterre tente de faire pression sur ses anciens alliés tandis que la Suède songe à adhérer à l’Otan, ce qu’elle refusait catégoriquement jusqu’à présent. L’Europe est sens dessus dessous !

Responsable du fiasco ? Bouc émissaire ? Toujours est-il que le général Eric Vidaud, patron de la direction du renseignement militaire français depuis sept mois, a été limogé par l’état-major. C’est une information révélée mercredi par « une source interne au ministère des Armées », qui précise également que sa hiérarchie pointait du doigt son « manque de maîtrise des sujets ».

Le renseignement militaire français, contrairement à celui des Etats-Unis, ne croyait pas à l’hypothèse d’une invasion russe de l’Ukraine.

L’on pourra toutefois noter que le chef des armées, un certain Emmanuel Macron, s’est lui aussi lourdement trompé en étant l’idiot utile de Vladimir Poutine. La démarche diplomatique du président français était par ailleurs peu sérieuse, celui-ci ne ratant jamais une occasion d’apporter son soutien à l’Ukraine entre deux échanges avec le président russe.

L’Angleterre, elle aussi, semble agacée de voir les événements lui échapper. Son ancienne colonie, l’Inde, n’a en effet pas embrassé la ligne occidentale, ne votant pas la résolution de l’ONU exigeant le retrait des forces russes de l’Ukraine et n’adoptant pas la moindre sanction économique à son encontre.

Jeudi, Liz Truss, ministre britannique des Affaires étrangères, a effectué le voyage à New Delhi afin d’encourager un rapprochement entre les deux pays, promettant que cela stimulerait la sécurité dans la région et créerait des emplois. Si l’Inde collabore avec la Russie, tout comme la Chine, elle demeure rivale de son géant voisin communiste et ne peut se permettre de couper les ponts avec ses potentiels alliés occidentaux. Liz Truss et le Royaume-Uni l’ont bien compris.

L’Europe du Nord, future zone conflictuelle ?

Magdalena Andersson, Premier ministre suédois (ou Première ministre ? Je ne sais plus ce qu’on doit dire en bon français !), a déclaré mercredi lors d’un entretien télévisé qu’elle n’excluait « en aucune façon » l’adhésion de son pays à l’Otan, ajoutant qu’elle souhaitait que soit faite « une analyse approfondie des possibilités » mais aussi une analyse « des menaces et des risques ».

L’élargissement de l’Otan est en effet ce que redoute le Kremlin, qui n’hésite pas à menacer les prétendants se trouvant à proximité de son territoire, comme il l’a fait dès la fin février avec la Finlande. Or, la Suède et la Russie partagent une frontière maritime en mer Baltique.

C’est un brusque revirement pour la Suède, sa dirigeante ayant assuré au début de l’assaut russe qu’il était « crucial » que la ligne de la Suède dans sa politique de sécurité reste inchangée. Elle ajoutait le 8 mars qu’un rapprochement avec l’Otan déstabiliserait potentiellement la sécurité de l’Europe du Nord.

Les dirigeants européens, confrontés à une situation inédite depuis plusieurs décennies, naviguent à vue.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 1er avril 2022

Éric Denécé : « Il ne faut pas éluder les responsabilités du régime de Zelensky »

zelenski

29/03/2022 – EUROPE (NOVOpress)
Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement est l’invité d’André Bercoff.

Pour Éric Denécé : « Il ne faut pas éluder les responsabilités du régime de Zelensky ».

Une interview à découvrir pour essayer de prendre de la hauteur dans ce conflit.


Volodymyr Zelensky en opération séduction au Parlement

Zelensky chard

Volodymyr Zelensky s’est adressé au Parlement. Mercredi, peu après 15 heures, députés et sénateurs s’étaient réunis pour écouter le président ukrainien, intervenant via un écran géant.

Pas de place pour les questions ou le débat ! Le président ukrainien s’est contenté de prononcer pendant un peu plus de douze minutes un discours parfaitement préparé, remplissant tous les critères de la « comm » moderne.

Après avoir évoqué les crimes commis par l’armée russe et invité – forcé ? – son auditoire à se lever pour respecter une minute de silence en mémoire des victimes, il a donc vanté les mérites de la France tout en lui demandant de faire davantage. Pour résumer son propos, la devise « liberté-égalité-fraternité » est une source d’inspiration pour les Ukrainiens mais il faut désormais les aider à l’appliquer chez eux face à l’envahisseur tandis que les ruines de Marioupol rappellent celles de Verdun.

Par ailleurs, Volodymyr Zelensky n’y est pas allé par quatre chemins, faisant de nombreuses demandes et autres appels du pied.

Il a notamment souligné que c’est sous la présidence française de l’Union européenne que devra être prise la décision au sujet de la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Il a également réclamé « plus de soutien », notamment des armes et des chars, et demandé le départ des dernières entreprises françaises encore actives en Russie, à commencer par Renault, Leroy Merlin et Auchan.

Des réactions

Au micro de Public Sénat, Bruno Retailleau, sénateur LR de la Vendée, a évoqué un moment « historique » et « très touchant ». A ses yeux, les choses sont claires, « nous devons fournir des armes ». Une position que ne partage pas Nicolas Dupont-Aignan.

S’il valide l’idée d’apporter de l’aide humanitaire à l’Ukraine, le député refuse d’envoyer des armes, précisant qu’il fallait « créer les conditions de la paix, pas les conditions de la guerre ». Celui qui est aussi candidat à l’élection présidentielle et a reçu le soutien de Florian Philippot est allé plus loin en évoquant « un discours extrêmement dangereux » qui pourrait déboucher sur « un engrenage dramatique pour le continent ». Le risque semble effectivement réel. Nicolas Dupont-Aignan propose la neutralité de l’Ukraine ainsi que l’autonomie constitutionnelle du Donbass, comme l’exige la Russie. Les détracteurs du souverainiste ne se sont donc pas privés pour lui faire remarquer que l’Ukraine, elle aussi, tentait de défendre sa souveraineté.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, tous deux pointés du doigt pour leur position mesurée – d’aucuns préciseraient « juste » – envers la Russie, étaient bien présents dans l’hémicycle mais n’ont pas surréagi, privilégiant leur campagne électorale.

Dans les heures suivant l’intervention du président ukrainien, l’entreprise Renault a annoncé qu’elle suspendait dès à présent les activités de son usine de Moscou, tout comme le laboratoire pharmaceutique français Sanofi. Leroy Merlin, en revanche, poursuivra ses activités, craignant une faillite et une expropriation qui renforcerait les moyens financiers de la Russie si elle rompait ses engagements.

L’émotion est-elle la réponse à toutes les questions politiques ?

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 24 mars 2022

Ukraine. Romain Bessonnet : « Autour de monsieur Zelensky, la corruption est légendaire ! »

Romain Bessonnet

21/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Romain Bessonnet était l’invité d’Éric Morillot dans Les Incorrectibles. Ce dernier est le traducteur, en français, du livre Poutine par lui-même – La conquête du pouvoir : discours et interventions (1991-2000)

Spécialiste de la Russie, il est le secrétaire général du Cercle Aristote. Il évoque la situation internationale, l’Ukraine, la corruption.


Armement, Défense : l’Europe en miettes

europe défense

Totalement vassalisée à Washington, incapable de tracer une troisième voie diplomatique dans la crise ukrainienne, l’Europe, où plus exactement l’Union européenne, existe-t-elle encore ?

On peut d’autant plus fortement en douter après la révélation de deux affaires qui démontrent la totale absence de cohérence et de solidarité au sein de cette « union » qui semble n’être que de façade.

En effet, une enquête, basée sur des documents « confidentiel défense », a révélé que la France a vendu du matériel militaire à la Russie – le Grand Satan d’aujourd’hui – jusqu’en 2020, délivrant à Moscou 76 licences d’exportation de matériel de guerre, notamment des caméras thermiques destinées à équiper des chars d’assaut et permettant de détecter des cibles humaines en pleine nuit, ou de repérer un véhicule dans un rayon de dix kilomètres. Du matériel qui se retrouve sans doute aujourd’hui sur le champ de bataille ukrainien…

La France a donc discrètement équipé l’armée russe entre 2014 et 2020, profitant d’une brèche juridique dans l’embargo décidé par l’Union européenne en août 2014. Les contrats signés avant cette date pouvant être maintenus et les livraisons d’armes assurées, les gouvernements de François Hollande et d’Emmanuel Macron en ont profité pour continuer ce commerce juteux qui aurait rapporté environ 152 millions d’euros. Financièrement profitable mais moralement plus que discutable, surtout à l’égard des « partenaires européens » censément unis dans la condamnation du régime de Vladimir Poutine.

Parallèlement, on apprenait que l’Allemagne compte acheter jusqu’à 35 avions de combat F-35 américains pour équiper son armée. Berlin a en effet décidé de dégager une enveloppe exceptionnelle de 100 milliards d’euros pour moderniser son armée. Louable préoccupation dans le contexte actuel mais que dire du choix d’un fournisseur américain alors que d’autres pays européens, au premier rang desquels la France, propose un matériel équivalent, voire de plus grande qualité et technicité ? Si elle se confirmait – ce qui semble être le cas –, cette décision serait un véritable camouflet pour la solidarité européenne et un très mauvais signe pour le projet franco-germano-espagnol SCAF (Système de combat aérien du futur) qui doit remplacer à l’horizon 2040 les avions de combat Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols.

Dans un tel contexte, comment imaginer la mise en place effective d’une réelle « défense européenne » débarrassée de son tuteur américain et véritablement indépendante ? Cette défense autonome est pourtant la seule chance de voir un jour exister une Europe qui soit une puissance capable de peser sur la scène internationale et de défendre ses propres intérêts sans être systématiquement à la remorque de Washington. La route vers la réalisation de cet indispensable projet semble aujourd’hui, hélas ! plus longue que jamais.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2022

Guy Carlier : « BHL est en Ukraine pour faire des photos »

30 % de clandestins extra-européens parmi les réfugiés ukrainiens ?

refugies migrants

Cela pourrait presque être drôle si ce n’était pas dramatique : un « réfugié ukrainien » sur trois débarquant sur notre sol serait en fait maghrébin ou africain. L’immigration clandestine passe un cap et le gouvernement est toujours aussi impuissant.

Nous l’indiquions dans le numéro de Présent de jeudi, 5 000 « réfugiés ukrainiens » sont d’ores et déjà arrivés en France, deux semaines après le début de l’offensive russe dans leur pays. Les Français sont généreux, prêts à fournir denrées et foyers aux femmes et aux enfants en détresse, démontrant leur solidarité envers leurs « cousins » européens. Problème, environ 30 % de ces réfugiés ne seraient pas ukrainiens mais issus du Maghreb, d’Afrique noire et d’Asie. Ce sont nos confrères du Figaro qui ont révélé le pot aux roses mardi soir, quelques heures après le lancement par le gouvernement de la plate-forme Je m’engage pour l’Ukraine, visant à organiser l’accueil des réfugiés. Voilà qui fait tache.

Ainsi donc, toujours d’après Le Figaro, se trouveraient dans cet afflux « en augmentation rapide », dixit Jean Castex, 7,5 % d’Algériens, 3,5 % d’Ivoiriens, 3,5 % de Marocains, 2,5 % d’Indiens, 2,5 % de Kirghizes, 2 % de Congolais, 1,5 % de Camerounais, 1 % de Pakistanais, ainsi que des ressortissants d’autres pays d’Afrique et quelques Chinois. Eric Zemmour, tancé pour ses réticences à accueillir des réfugiés ukrainiens, a relayé la nouvelle sur ses réseaux sociaux, la jugeant purement et simplement « inadmissible ». Le manque de sérieux dans les contrôles, voire l’absence de contrôles, suscite des interrogations et inquiète.

Des clandestins refoulés par la Pologne ?

Si l’information peut difficilement être vérifiée, il semblerait qu’il y ait dans ce contingent de clandestins de nombreux individus refoulés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie cet hiver. Pour rappel, la Pologne accusait son voisin, mais aussi la Russie, de faire pression sur elle et sur l’Union européenne en facilitant l’arrivée des migrants à sa frontière. Ces derniers auraient donc trouvé un moyen d’accéder en Ukraine avant de profiter de la guerre et du chaos de ces dernières semaines pour gagner le sol de l’UE. S’il se disait lors des premiers jours de la guerre que les clandestins non ukrainiens (et pas seulement non blancs) étaient refoulés aux frontières, beaucoup sont passés entre les mailles du filet.

On pourra y voir une nouvelle preuve du manque d’étanchéité des frontières européennes et l’incompétence des autorités françaises, incapables de réaliser des contrôles sérieux, mais d’aucuns noteront aussi qu’il s’agit d’une conséquence des manœuvres russes et biélorusses envers les Occidentaux.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2022

Guerre en Ukraine : le vrai « Great Reset »

guerre en ukraine

On a beaucoup écrit sur le « Great Reset » ou Grand Reset et sa mise en œuvre covidienne, en particulier avec l’imposition d’un système de crédit social en Europe reposant sur la vaccination obligatoire. Et avec l’accélération de la numérisation de la vie économique et sociale, c’est-à-dire du traçage informatique de la population. Mais c’est en réalité la guerre en Ukraine qui va provoquer le vrai Grand Reset que souhaitait l’État profond : un reset à la fois stratégique, énergétique, atlantiste, autoritaire, européiste, migratoire et politicien. Pour le plus grand malheur de l’Europe et de la France.

Le Great Reset stratégique

La guerre en Ukraine, quelle qu’en soit l’origine[1] ou l’issue, aboutit d’abord à couper durablement la Russie de l’Europe. Ce que souhaitaient les États-Unis, comme l’avait très bien explicité en son temps Zbigniew Brzezinski[2].

Car cette coupure renvoie aux calendes grecques « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural », qui a toujours été le cauchemar des Anglo-Saxons car elle pouvait menacer leur thalassocratie.

Si en outre la guerre dure – puisque les Européens ont décidé, en toute irresponsabilité, de fournir des armes aux Ukrainiens au risque de nourrir une guerre civile durable pendant que les États-Unis affirment haut et fort ne pas vouloir intervenir ! –, l’Ukraine devient un foyer d’instabilité dans le heartland européen, affaiblissant tout le continent[3].

La guerre en Ukraine permet donc de parachever l’encerclement stratégique de la Russie et son isolement. Préalable nécessaire, dans l’esprit de l’État profond américain, à un conflit avec la Chine, l’autre puissance émergente.

Le Great Reset énergétique

Mais l’isolement de la Russie porte aussi en lui la précarisation énergétique et économique de toute l’Europe.

D’abord sa dépendance énergétique, car l’Europe risque à terme de se déconnecter du gaz et du pétrole russes. Sans oublier bien sûr les effets de la croisade des ONG écolos, aux financements opaques, contre le nucléaire européen !

Une dépendance énergétique qui profitera fatalement au gaz de schiste américain et aux ressources énergétiques des États musulmans sous contrôle des États-Unis. Elle deviendra donc un instrument de chantage aux mains de l’État profond.

Mais ensuite l’Europe pâtira, à la différence des États-Unis et de la Chine, des effets économiques et sociaux des sanctions qu’elle a prononcées dans son hystérie antirusse. L’Asie profitera du commerce que l’Europe ne fera plus en Russie ! Et si la France n’a quasiment aucune relation économique avec l’Ukraine, ce n’est pas le cas pour la Russie, ce qui affecte directement son agriculture et son industrie.

Le Great Reset atlantiste

La guerre en Ukraine remet en selle les partisans de l’alignement transatlantique de l’Europe et du « global Nato[4] » c’est-à-dire de l’extension permanente de l’OTAN, au moment où ils perdaient régulièrement du terrain, en particulier en France [5].

En effet, comme semble s’en réjouir le journal Le Figaro, la guerre en Ukraine « fait bouger les lignes[6] »… dans le sens souhaité par l’OTAN.

La guerre en Ukraine pousserait même la Finlande et la Suède, nous dit-on, à réfléchir à leur adhésion à l’OTAN pour « garantir leur sécurité ». Et la Suisse sort de sa neutralité pour s’associer aux sanctions « européennes ».

La propagande occidentale profite de la guerre en Ukraine pour diaboliser, avec une vigueur nouvelle, tous ceux qui refusent d’être embarqués dans la stratégie de l’OTAN, en les présentant comme « pro-Russes » ou des « soutiens de Poutine ». On allume déjà les bûchers médiatiques destinés à ces sectateurs du Mal.

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Que sont les héros d’autrefois devenus ?

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Face à l’omniprésence des personnages de fiction importés des États-Unis, il est urgent de revenir à nos traditions et renouer avec les héros européens.

Si vous demandez à un enfant quel est son héros préféré, il y a de très fortes chances pour qu’il vous réponde par le nom d’un « super-héros ». Les jours de Carnaval dans les écoles, vous croiserez Spiderman, Batman ou l’un de leurs acolytes, un Robin des Bois si vous avez de la chance, mais probablement pas d’Hercule ni de Siegfried. Les héros européens sont en voie d’effacement, plus précisément de “super-remplacement” dans l’imaginaire collectif.

Point n’est besoin de revenir ici en détail sur la figure du héros européen – figure saillante porteuse de vertus cardinales ou célèbre pour ses bienfaits – ni de citer d’autres noms que ceux d’Arthur, Cúchulainn, Siegfried et Achille, ou encore Ulysse et Héraklès, pour que nous sachions de quoi il est question.

Désormais, au lieu de quelques individus incarnant les vertus cardinales européennes, nous assistons à une multiplication de clones bon marché qui officient comme autant de têtes de gondoles du supermarché de la bien-pensance. D’un petit nombre de héros inspirants, célèbres pour les bienfaits qu’ils ont apportés ou pour les modèles qu’ils nous proposent, nous sommes passés à une horde grouillante et bigarrée de héros en plastique.

Pourquoi nos héros européens sont peu à peu remplacés ?

Comprendre les raisons de ce remplacement, c’est déjà avancer vers son remède. Plusieurs phénomènes coexistent.

Le premier est la rupture des transmissions traditionnelles combinée à la perte de nos racines. Déclin de la lecture et de la transmission orale au sein de la famille, qui conduit à l’ignorance de plus en plus généralisée de l’existence de nos propres héros. Les enfants ne lisent plus, et leurs parents ne leur racontent plus nos histoires. Coupés de leurs racines, ils sont abandonnés devant des écrans par des adultes complices, qui ne contrôlent pas ce que regardent leurs rejetons. Smartphones, télévision, jeux vidéo sont remplis de super-héros. Est-il besoin de préciser que ces écrans sont alimentés par les mêmes qui préfèrent des super-héros rentables à des héros incompatibles avec le monde globalisé ?

Après la perte des racines vient ensuite la permanence de l’aspiration héroïque. Les peuples ont besoin de héros, du sentiment héroïque transcendant. Mais nos héros européens, personnages d’ascendance divine ou non, incarnent des modèles propres à notre civilisation, à la civilisation européenne. Et c’est bien là ce qui les rend incompatibles avec notre monde moderne, mercantile et globalisé. En étant porteurs de valeurs spécifiques à un peuple, à une aire civilisationnelle, ils sont des obstacles au marché qui nous voudrait tous identiques, standardisés et acheteurs des mêmes produits.

Dès lors, très logiquement, le marché nous propose des héros compatibles avec ses objectifs. Des héros mondialisés et porteurs des valeurs de la morale universaliste. Ces héros de substitution qui nous encerclent, en étant ceux d’aucun peuple, deviennent ceux de tous les peuples et remplacent les héros mythologiques.

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Viktor Orbán sur la guerre en Ukraine : apaisement avec la Russie et besoin d’une Europe-puissance

Orban Poutine

Dans ce conflit sanglant entre la Russie et l’Ukraine, la position de Viktor Orbán est intéressante. Constatant d’un côté que la Russie intervient à cause de l’OTAN, le Premier ministre hongrois soutient malgré tout le peuple ukrainien… tout en appelant à la paix et en refusant l’escalade contre la Russie. Une position qui montre que les implications de cette guerre sont loin des déclarations simplistes de certains responsables occidentaux.
Voici la traduction d’un article paru dans le Magyar Nemzet le 3 mars 2022 réalisée par le Visegrád Post.

« Le plus important, c’est que la Hongrie reste en-dehors de cette guerre. »

– Le plus important, c’est la vie et la sécurité des Hongrois, y compris de ceux de Subcarpatie [province la plus occidentale de l’Ukraine actuelle, nommée Transcarpatie par les peuples vivant à l’est des Carpates : Ukrainiens etc. – n.d.t.] – a affirmé mercredi, à propos de la guerre russo-ukrainienne, le Premier ministre Viktor Orbán, dans un message vidéo publié sur sa page Facebook. À l’issue d’un conseil de gouvernement, il a déclaré que « nous ne pouvons pas prendre de décisions, et ne prendront pas de décisions de nature à transformer en cible des agglomérations hongroises, ou la population hongroise – y compris celle de Subcarpatie, qu’elle soit ethniquement hongroise ou ukrainienne ».

Et d’ajouter : « Après l’évaluation de la situation à laquelle le gouvernement a procédé au septième jour de la guerre, le cabinet a confirmé que la Hongrie continuera à ne pas envoyer de soldats ou d’armes sur le territoire ukrainien. »

« Le plus important, c’est que la Hongrie reste en-dehors de cette guerre. »

Le Premier ministre a néanmoins fait valoir que l’Ukraine est notre amie, qu’elle est en difficulté, et que nous avons le devoir de porter assistance à ceux qui sont en difficulté. « Nous avons lancé l’une des plus vastes missions humanitaires de l’histoire de la Hongrie. Au titre de sa première phase, nous allons envoyer pour 600 millions de forints d’aliments, de matériel hygiénique et de produits de puériculture » – précise-t-il dans ce message vidéo.

L’avantage d’un gouvernement expérimenté

Dans l’interview exclusive qu’il a accordée à l’hebdomadaire Mandiner, Viktor Orbán affirme que la guerre en cours est déjà la troisième à se déchaîner dans notre voisinage sous des gouvernements qu’il dirige. Et d’énumérer : en 1999, le lendemain du jour de notre adhésion, l’OTAN est intervenue dans la guerre du Kosovo. En 2014, c’est la crise de la Crimée qu’il a eu à gérer – et maintenant, cette seconde guerre russo-ukrainienne. Il voit cette expérience gouvernementale comme un avantage – l’avantage de disposer du calme stratégique : peu parler, mais, quand on parle, s’exprimer alors avec précision et responsabilité. Dans de telles circonstances, on ne peut pas permettre que des préoccupations de campagne passent devant les intérêts de la nation, car le moindre geste déplacé peut provoquer des dommages. Pour lui, en situation de guerre, un mot est déjà la moitié d’un acte. « – L’opposition voudrait expédier des armes, qui serviraient ensuite à tirer sur des russes, ou même des soldats, qui iraient se battre contre les Russes. Cela montre bien qu’ils n’ont pas d’expérience, pas de méthode, et que le sens des responsabilités leur fait complètement défaut. Leurs déclarations irresponsables ne font que jeter de l’huile sur le feu, chose qui va à l’encontre des intérêts de la Hongrie. Plutôt que d’aventurisme, nous avons besoin d’une politique responsable, de sécurité et de stabilité » – affirme-t-il. Revenant sur son expérience, il explique que « s’il on dresse le bilan de nos gouvernements, on verra que, depuis 2010, on aura tout vu : une crise financière, l’écoulement de boue rouge du site d’Ajka, l’inondation, la guerre de Crimée, la crise des migrants, le coronavirus, et finalement la guerre russo-ukrainienne. « L’époque des crises, que nous vivons aujourd’hui, nous prive de la période de paisible création que nous aurions méritée, et malgré tout, nous avons, nous autres Hongrois, réussi à construire un système d’aide aux familles, et à redresser l’économie » – mais tout cela, d’après Viktor Orbán reste peu au regard de notre potentiel, étant donné que le gros de nos énergies est passé à compenser les conséquences des crises.

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Volodymyr Zelensky : de la dialectique du bien et du mal

Volodymyr Zelensky

Il semble loin le temps où, en 2016, Volodymyr Zelensky jouait du piano debout avec ses attributs. Ou qu’il se produisait dans des danses lascives en body-cuir et talons aiguilles. Il a, depuis, conquis ses lettres de noblesse auprès d’une partie de l’intelligentsia occidentale qui fait de cet ancien bouffon devenu président le parangon de la démocratie depuis que Vladimir Poutine a envahi l’Ukraine.

Si l’irrationalité apparente de la décision de Poutine interroge, après plus d’une semaine de combats, la réalité saute aux yeux : il a généré l’inverse de tout ce qu’il semblait vouloir provoquer. Au premier chef, le sentiment national ukrainien s’est cristallisé en cet ambigu Zelensky, qu’on disait marionnette fantoche de puissances oligarchiques, compromis et fragilisé, en septembre dernier, par les révélations des « Pandora Papers » sur l’opacité de ses transactions à l’étranger, après qu’il se fût pourtant déclaré champion et « serviteur du peuple » contre la corruption lors de la campagne présidentielle de 2019.

La résistance massive des Ukrainiens qui déjoue les pronostics de victoire rapide du Kremlin a-t-elle aussi surpris l’ancien saltimbanque qu’ils ont porté à leur tête ? En tout cas, il nous démontre aujourd’hui qu’il a su prendre en main les commandes de la « Providence » avec une habileté consommée où transparait son professionnalisme de communicant. Conviction ou posture, il a surtout su s’approprier et mettre en scène la dialectique du Bien et du Mal à destination de l’Occident libéral.

Ce vendredi, dans une mise en scène sobre en un lieu indéterminé pour raisons de sécurité, veste kaki et mal rasé, il exhortait une nouvelle fois les Européens en termes dramatiques sur le danger de l’ogre russe qui nous menacerait tous, présentant son pays comme un rempart : « Si l’Ukraine ne tient pas, l’Europe ne tiendra pas. » Une dialectique pour émouvoir nos sensibilités par la simplification dualiste : « Soutenez notre liberté, parce que cette victoire, ce n’est pas seulement contre les militaires russes, c’est la victoire du bien contre le mal. » Disons-le tout net, Volodymyr Zelensky est dans son meilleur rôle. Celui de sa vie !

N’aurait-il pas déjà échappé à trois tentatives d’assassinat ? C’est ce que dit le Times. Vrai ou faux, peu importe. Les médias occidentaux retrouvent avec lui le héros romantique « guévarien » de la liberté qui plaît à l’universalisme moral ; le David démocrate qui brave le Goliath totalitaire. Et les vieux va-t-en-guerre à l’émotion sélective du nouveau Café de Flore, BHL en porte-drapeau, réactivent la mythologie de leurs jeunes années : pour lui, Zelensky, c’est Gavroche, Allende et Churchill à la fois. Face à un Poutine vieilli, cireux et cravaté derrière son bureau old fashion soviétique, vu et dépeint en dictateur usé, ce personnage trouble a d’ores et déjà gagné, en France et en Europe, la bataille du texte et de l’image grâce à sa propre mise en scène et aux louanges de ses multiples défenseurs.

Mais, acculé au tragique imposé par la guerre, n’est-il pas devenu, quoi qu’on en pense, par ses déclarations irresponsables qui veulent entraîner les Européens et l’OTAN jusqu’à l’irréparable, l’imprévisible pyromane de l’escalade militaire la plus dangereuse qui soit ? Comme un mauvais génie de combat eschatologique, bien éloigné du modèle idéal des héros de la liberté dont rêvent pour nous BHL et sa clique.

Pierre Arette

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Ukraine : des couloirs humanitaires sans issue

Ukraine paix

Les premières négociations entre Kiev et Moscou avaient pour but de mettre en place des couloirs humanitaires pour évacuer les civils de Kiev, Marioupol, Soumy et Kharkiv, quatre villes qui subissent des bombardements et qui s’attendent à une attaque au sol. Mais même cette mesure tourne à l’épreuve de force, car quatre des six couloirs proposés par Moscou conduisent à Moscou et à la Biélorussie.

Kiev estime que les civils qui fuient les zones de conflit doivent pouvoir choisir leurs lieux de refuge, et que la plupart d’entre eux ne tiendront pas spécialement à gagner la Biélorussie, semi-dictature alliée de Moscou, où Lénine reste honoré, ni Moscou même.

Les couloirs humanitaires peuvent jouer un autre rôle, qui n’a guère été évoqué par les commentateurs : la possibilité de faire parvenir aux assiégés du matériel médical, des convois alimentaires. Mais ces mêmes couloirs pourraient aussi être utilisés pour acheminer des armes. C’est l’une des explications aux difficultés pour trouver un accord.

Lundi, le Haut Commissariat aux réfugiés comptait plus d’un million sept cent mille personnes déplacées. Sur une superficie plus importante que la France, l’Ukraine a un tiers d’habitants de moins que notre pays, et la population est davantage dispersée sur le tout le territoire ; mais environ quatre millions de personnes pourraient être poussées à fuir les théâtres des opérations en cours. Autant dire que ces couloirs humanitaires sont susceptibles de sauver de nombreuses vies.

Les premiers essais de leur mise en place ont échoué, chaque partie renvoyant la responsabilité de l’échec sur l’autre partie. Mais, selon la Croix-Rouge, les barrages et les mines sur les axes de communication constituent une vraie difficulté.

D’heure en heure la situation peut évoluer dans un contexte où tant les autorités de Moscou que celles de Kiev sont susceptibles de dissimuler la vérité. Lundi, Kiev parlait d’une « manipulation » de Moscou à propos de ces couloirs. Or, qui dit évacuation de civils dit cessez-le-feu temporaire, sur la voie d’acheminement des évacués, mais aussi en amont de cette voie, pour que les civils acceptent de quitter les caves et les abris ou ils se terrent, de se rassembler, d’être transportés en dehors du champ de bataille annoncé.

Les autorités russes ont indiqué que des corridors sécurisés avaient enfin été ouverts, et ceci sur demande personnelle du président français à l’occasion de l’entretien qu’il avait eu dimanche avec Poutine. Mais la présidence de la République démentait l’information quelques heures plus tard.

Les Ukrainiens fixaient le préalable d’une évacuation via la ville de Lviv, proche de la frontière polonaise, à l’ouest, et pas par la Russie ou via son allié biélorusse.

La France elle-même semble progressivement entraînée dans le conflit

Moscou accusait pour sa part les dirigeants ukrainiens d’utiliser les civils comme bouclier humain. Macron s’en est pris au « discours hypocrite » de Moscou, « au cynisme moral et politique » des dirigeants russes.

Tout cela ne sent pas bon, une catastrophe humaine n’est plus à exclure. La France elle-même semble progressivement entraînée dans ce conflit.

Lueur d’espoir : un cessez-le-feu était enfin officialisé, du moins par Moscou, ce mardi à partir de 9 heures – heure française –, pour l’évacuation des civils. Seraient concernés les habitants de Kiev, Soumy, Marioupol, Kharkiv et Tcherniguiv. Vers l’ouest ou vers le nord et l’est ? De la réponse à cette question dépend sans doute le volet humanitaire d’une guerre qui, elle, va continuer et devrait même se durcir encore.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 8 mars 2022

Union européenne – Afrique : en finir avec l’assistanat généralisé, par Clément Martin (Les Identitaires)

Union européenne

Récemment, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait promis lors d’une visite à Dakar que l’Union européenne comptait investir 150 milliards d’euros en Afrique dans les années à venir[1]. C’est désormais devenu un refrain connu : l’Union européenne n’existe que pour transférer les richesses européennes vers l’Afrique. Emmanuel Macron, quant à lui, avait en janvier promis d’y acheminer 100 millions de doses vaccinales anti-Covid[2] ou encore d’organiser un sommet euro-africain visant entre autres à élargir le partenariat de défense européen au continent noir[3].

L’État-providence à échelle mondiale

Il est devenu impossible d’envisager l’avenir de l’Europe autrement que sous le prisme de l’assistanat éternel à l’Afrique, tant pour les dirigeants européens qu’africains. Pour les premiers, la saignée économique visant à garder sous perfusion un continent destiné à la misère et à l’explosion démographique délirante est un châtiment auto-infligé qui devrait racheter (d’ici quelques millénaires) les crimes de l’esclavage et de la colonisation. Pour les seconds, il s’agit d’une combine bien pratique pour continuer à rester au pouvoir sans jamais avoir à donner aucun gage de gestion sérieuse à son peuple ou à l’Europe.

L’ethnomasochisme comme levier d’exploitation économique de l’Europe

Cette situation n’est évidemment pas tenable : en nourrissant la bombe de population africaine (l’Afrique double sa population tous les 30 ans depuis 1930), l’Union européenne participe activement à sa submersion migratoire et à la catastrophe multiculturaliste qui se produit chaque jour sur son continent. Sans compter que ces fonds, qui pourraient servir à renforcer les infrastructures européennes sont au contraire investis en pure perte sur un continent qui n’en fera jamais usage et qui, surtout, n’appartient pas à notre civilisation, donc à notre communauté de destin. Il est nécessaire de réaffirmer un principe simple : l’Union européenne n’est ni un centre d’accueil pour migrants, ni une simple entité économique abstraite destinée à remplir le tonneau des Danaïdes – c’est l’organisation politique qui a pour fonction de représenter la civilisation européenne à l’échelle globale et de défendre ses intérêts. Les mots d’ordre de l’Union européenne (ou, si celle-ci venait à disparaître de n’importe quelle entité civilisationnelle et continentale) doivent être ceux de puissance et d’identité : notre destin, c’est la mise en place et la pérennisation d’un sanctuaire pour les Européens ; un sanctuaire qui sache se faire respecter à l’international.

Dans les années 60, l’Afrique a obtenu son indépendance selon le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Il est temps de rappeler son corollaire : « le devoir des peuples à prendre leur destin en main », sans se reposer sur le paternalisme ou la culpabilité des autres.

[1] https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/en-afrique-l-union-europeenne-promet-au-moins-150-milliards-d-euros-d-investissements/
[2] https://www.aa.com.tr/fr/monde/macron-veut-refonder-le-partenariat-avec-l-afrique-et-retrouver-la-maitrise-des-fronti%C3%A8res-europ%C3%A9ennes/2479372
[3] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211210-pr%C3%A9sidence-fran%C3%A7aise-de-l-ue-les-ambitions-de-macron-avec-l-afrique

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ukraine: le président Zelensky se dit prêt à un compromis sur les territoires séparatistes de l’Est et à ne plus insister sur une adhésion à L’OTAN

Melilla : l’autre invasion

immigration migrants

Pendant que les yeux sont tournés vers l’Ukraine, où l’invasion russe progresse depuis le 24 février, une autre invasion se poursuit : celle de l’Europe par des clandestins africains.

L’enclave espagnole de Melilla, sur la côte nord du Maroc, refait parler d’elle. La semaine dernière, plusieurs centaines de migrants ont franchi cette frontière terrestre entre l’Afrique et l’Union européenne. Le phénomène s’est produit pendant deux jours consécutifs, les mercredi 2 et jeudi 3 mars.

Mercredi, pas moins de 2 500 Africains ont pris d’assaut les lieux. Il s’agit tout simplement de la tentative la plus massive réalisée jusqu’à présent, preuve que le phénomène de submersion migratoire du continent redouté par les mouvements identitaires européens est toujours d’actualité et que, comme l’indiquait Eric Zemmour aux micros des journalistes militants de « Quotidien » en faisant référence à la guerre russo-ukrainienne, « la menace n’est pas à l’Est, mais au Sud ».

Pour affronter la triple clôture avec grillage d’une longueur de douze kilomètres mais aussi les forces de sécurité espagnoles, les migrants n’ont pas hésité à utiliser des crochets, des bâtons et des projectiles en tous genres. Lors de la première vague, près de 500 clandestins sont parvenus à leurs fins. Les déçus revenaient à la charge dès le lendemain et 380 d’entre eux parvenaient cette fois à fouler le sol de l’UE. 800 immigrés illégaux sont donc entrés en deux jours via Melilla, contre 1 092 pour toute l’année 2021. Notons toutefois que l’autre frontière espagnole de l’UE au nord du Maroc, Ceuta, située à 400 kilomètres de Melilla, avait été violée en mai 2021 par près de 10 000 Africains.

A la suite des événements de la semaine dernière, la préfète a déclaré qu’une telle agressivité « n’avait pas été constatée en d’autres occasions ». 27 policiers ont notamment été blessés dans l’indifférence générale.

Marine Le Pen et les cadres de Reconquête réagissent

En France, les cadres du Rassemblement national et de Reconquête ont immédiatement réagi. Marine Le Pen a par exemple noté que ces immigrés économiques étaient essentiellement des hommes, au contraire des réfugiés de guerre ukrainiens. La candidate du RN à l’élection présidentielle ne découvre pas la problématique, dénonçant ces invasions sauvages depuis de longues années. Stéphane Ravier, Jérôme Rivière, Jean-Lin Lacapelle ou encore Gilbert Collard ont relayé sur les réseaux sociaux les impressionnantes vidéos filmées à Melilla, qui illustrent parfaitement la violence de ces invasions et l’hostilité des migrants.

Si le calme est revenu dès jeudi soir, nul ne doute que ce n’est qu’une question de temps avant le prochain assaut.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 mars 2022