André Ventura président du parti politique portugais Chega : « Le Portugal est passé du pays d’émigration, qu’il a été durant des décennies, à un pays d’immigration »

[Interview] Geert Wilders, (député PVV) : « L’immigration est une mauvaise chose pour les Pays-Bas. »

Parti pour la Liberté

Geert Wilders est député au Parlement néerlandais et dirigeant du PVV, le Parti pour la Liberté, qui est la troisième formation politique des Pays-Bas. Il vit sous protection policière depuis 18 ans déjà, sous la menace des islamistes. Lionel Baland l’a rencontré pour Breizh-info.

Breizh-info.com : Que pensez-vous des relations futures entre la Belgique et les Pays-Bas ? Votre parti politique, le PVV, est-il pour la réalisation d’un État regroupant les actuels Pays-Bas et la Flandre belge ?

Geert Wilders : Nous parlons le même langage, nous avons la même culture. Je n’exclus pas que cela puisse arriver un jour. Mais ce qui est le plus important à l’heure actuelle est que nous devons travailler à tenter de regagner notre souveraineté, que nos gouvernements ont volontairement abandonnée, au cours des dernières décennies, à l’Union Européenne. Actuellement, sur les points importants relatifs à la souveraineté nationale, que ce soit à propos de nos futurs droits, des finances, du budget, de la question importante de la politique d’immigration, nous n’avons plus la maîtrise de nos propres règles, de nos propres lois.

La Déclaration d’Anvers – signée par les partis politiques membres du parti européen Identité et Démocratie, parmi lesquels figure le Rassemblement National – porte sur ce sujet. De nombreuses personnes utilisent à mauvais escient le conflit entre l’Ukraine et la Russie afin de gagner plus d’influence et de pouvoirs pour l’Union Européenne, par exemple en tentant de construire une défense européenne ou d’autres choses.

Avant de commencer à discuter du fait qu’un jour les Pays-Bas et la Flandre puissent, peut-être, être réunifiés, nous devons être certains que nous ne sommes pas une province d’un super-État européen. C’est ce qui est de nos jours le plus important.

Différents partis patriotiques d’Europe occupent la deuxième ou troisième place dans leurs pays respectif et nous avons ensemble un potentiel pour peser sur les événements.

Breizh-info.com : Aux Pays-Bas, différents partis politiques patriotiques locaux – comme Leefbaar Rotterdam, qui est le premier parti au sein du Conseil municipal de Rotterdam – et nationaux – PVV, Forum voor Democratie, JA21 – sont représentés dans les différentes assemblées. Comment pouvez-vous gérer cela ?

Geert Wilders : Aux Pays-Bas, nous avons une série de dysfonctionnements qui créent un fossé entre les élites politiques et le peuple, et cela apparaît dans de nombreux domaines. Par exemple, en ce moment, le sort des fermiers est un sujet chaud : les politiciens du système tentent de détruire les agriculteurs en les « tuant » avec une législation folle. De plus, alors que le revenu des citoyens est atteint par le haut niveau d’inflation et que les habitants n’ont quasiment plus d’argent à cause du coût de l’énergie, des sommes importantes sont dépensées pour l’immigration ou d’autres mesures, plutôt que pour aider la population. Ce fossé a pour conséquence que des personnes ne disent plus « Je suis d’accord avec A ou B. », mais demandent si elles peuvent obtenir un soutien.

Aux Pays-Bas, nous avons 20 partis représentés au Parlement néerlandais. 20 partis ! Cela est la conséquence d’un gouvernement envers lequel les gens ne peuvent pas avoir confiance et qui a tout faux, dans tous les domaines !

L’année dernière, nous avons eu les élections législatives – en mars 2021 – et, depuis lors, les quatre partis de la coalition gouvernementale ont perdu ensemble dans les sondages 31 sièges de député, ce qui correspond presque à la moitié de ce qu’ils ont en réalité – la Chambre des députés des Pays-Bas compte 150 sièges.

Le système politique est touché par de l’agitation et l’instabilité et un clivage existe entre la population et les dirigeants. Le gouvernement actuel est de centre-gauche, les sociaux-libéraux sont au pouvoir, et développent une idéologie qui n’est pas dans l’esprit des gens. Ces derniers désirent avoir un emploi et une habitation, avoir des rues sûres, envoyer leurs enfants à l’école, payer leurs produits d’alimentation et leurs factures de gaz, … Et cela, ils ne l’ont plus.

Oui, nous avons de nombreux partis et je ne peux pas modifier cette situation. Je peux seulement combattre, en tant que dirigeant du principal parti d’opposition, le gouvernement afin de tenter de changer la donne.

Breizh-info.com : À propos de votre sécurité, êtes-vous toujours sous protection policière permanente ?

Geert Wilders : Oui, je suis sous une protection folle et je suis très heureux que celle-ci soit là. Elle est toujours présente, partout. Je vis dans une maison sécurisée du gouvernement depuis 18 ans. Je ne peux pas, encore actuellement, relever moi-même ma boîte-aux-lettres. Je ne peux rien faire sans la présence de la police. Cela constitue le prix à payer pour parler contre les élites politiques et être critique à l’égard de l’immigration, ou de l’islam, ou de Mahomet qui est un exemple pour tant de musulmans. Si vous osez parler, vous pouvez rencontrer de nombreux problèmes. Cela rend peu attractif le fait de résister et d’exprimer sa pensée, surtout quand il s’agit de parler du côté négatif de l’immigration et de l’islamisation. Nous n’avons pas de problèmes avec les musulmans, mais avec l’idéologie totalitaire islamiste qui est très dangereuse. Une seule solution existe : nous devons continuer à parler de ce sujet et ne jamais nous arrêter.

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Passé-Présent : Les derniers païens – Avec Philippe Conrad et le professeur Sylvain Gouguenheim

Conrad Sylvain Gouguenheim

04/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe Conrad reçoit le professeur Sylvain Gouguenheim, médiéviste reconnu, à propos des derniers païens, c’est à-dire des Baltes christianisés par les Teutoniques à partir du XIIIème siècle. Peuple issu du sud de l’Ukraine, les Baltes furent soumis par la force au cours de l’entreprise de christianisation de l’ordre teutonique, hormis les Lituaniens qui résistèrent victorieusement en conservant par là même leur permanence païenne.

L’auteur ouvre sa réflexion sur les mythes qui entourent les habitants et les lieux de cet espace “barbare” et montre comment le paganisme survécut dans la culture populaire.
Sylvain Gouguenheim : « Les derniers païens – Les Baltes face aux chrétiens XIIIème – XVIIIème siècle » (Ed. Passés composés)


Immigration clandestine : répartir ou renvoyer les migrants ? L’heure des choix

remigration

Comment faire face à l’immigration clandestine extra-européenne toujours plus importante qui arrive dans le sud de l’Europe ? Vaut-il mieux l’organiser en la répartissant entre pays européens ou faut-il la dissuader en renvoyant les migrants en Afrique ? En fonction de l’objectif poursuivi, des pays européens ont adopté des politiques radicalement différentes en la matière. Les premiers enseignements que l’on peut en tirer montrent qu’il est pour l’heure plus facile de céder au business des passeurs que de tenter de l’arrêter en organisant des relocalisations de migrants en dehors de l’Europe.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Une pression migratoire croissante

Avec la fin des restrictions des déplacements internationaux et la crise alimentaire qui se profile en Afrique, les migrants clandestins sont de plus en plus nombreux à arriver en Europe.

L’agence de garde-côtes et garde-frontières Frontex a recensé entre janvier et mai 2022 86 420 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’U.E (1). Et encore, ce nombre, en progression de 82 % par rapport à 2021, ne prend en compte que les franchissements détectés par l’agence européenne. Il apparaît largement sous-évalué au regard des statistiques tenues par le HCR des Nations unies, notamment concernant le nombre de migrants arrivés clandestinement en Espagne (2).

Il faut ajouter à ces recensements tous les extra-Européens arrivés légalement qui se maintiennent illégalement dans les pays de l’U.E. après l’expiration de leur titre de séjour. Un autre facteur contribue à l’augmentation constante du stock de clandestins présents en Europe : la forte progression du nombre des demandes d’asile déposées au sein des pays de l’U.E. Elles ont atteint 535 000 en 2021, soit 28 % de plus qu’en 2020 (3). Bien que la grande majorité d’entre elles soit rejetée, les déboutés de l’asile venus pour des raisons économiques restent ultra-majoritairement sur le territoire européen. Ainsi, en 2021, sur les 342 100 clandestins ayant reçu un ordre de quitter le territoire européen, seuls 82 700 sont effectivement partis du pays où ils se trouvaient, soit moins d’un sur quatre ! (4).

Face à l’essor de l’immigration clandestine et des demandes d’asile, des pays européens ont pris des orientations radicalement différentes. Les uns ont choisi d’organiser une répartition entre pays européens des clandestins arrivés dans le sud de l’Europe, au risque de susciter de nouveaux départs des côtes africaines et turques. D’autres, moins nombreux, veulent dissuader les arrivées clandestines sur leur territoire en organisant la relocalisation de migrants en Afrique. Nous présentons ci-après un résumé de ces initiatives radicalement divergentes.

La répartition et relocalisation des migrants en Europe

L’immigration clandestine à destination de l’Europe transitant par la mer Méditerranée a pris une ampleur considérable depuis le début des années 2010. Au plus fort de ladite « crise migratoire » en 2015, la Grèce et dans une moindre mesure l’Italie ont été confrontées à un afflux massif de migrants. La Commission européenne et des chefs d’États de pays européens ont souhaité alléger la pression sur les pays de première entrée, non pas en renvoyant les clandestins chez eux, mais en organisant la relocalisation de migrants dans d’autres pays européens sur la base de quotas.

En septembre de cette même année, le Conseil de l’Union européenne adoptait un mécanisme temporaire de répartition et de relocalisation de 160 000 demandeurs d’asile présents dans le sud de l’Europe dans les différents pays composant l’Union européenne (5).

Au terme de cet accord, fin 2017, seuls deux pays européens ont rempli les objectifs quantitatifs de relocalisation de migrants qui leur étaient assignés (6). Mais les foudres de la Commission européenne se sont portées sur trois pays en particulier : la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. En avril 2020, ces trois pays étaient condamnés pour non-respect de leurs quotas d’accueil de migrants par la Cour de justice de l’Union européenne (7).

Quatre ans plus tard, en septembre 2019, un préaccord sur un « mécanisme européen de répartition » était conclu entre neuf pays membres de l’U.E. à Malte. Celui-ci visait à répartir et à relocaliser des migrants arrivés clandestinement dans les pays du sud de l’Europe par la mer Méditerranée centrale (8). Néanmoins, les négociations n’ont pas permis d’obtenir un accord pérenne, qui s’appliquerait à tous les débarquements de clandestins en Europe. Cela n’a pour autant pas empêché que de nombreuses répartitions et relocalisations de migrants aient depuis été organisées à partir de l’Italie et de la Grèce, la France étant l’un des plus pays acceptant de relocaliser le plus de migrants (9).

D’autres opérations de grande envergure ont été organisées, notamment la relocalisation de 1 600 jeunes migrants en mars 2020 suivie de celle de plus 4 000 clandestins présents en Grèce en juin de cette même année (10).

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Melilla : quand le concept d’invasion migratoire devient spectaculaire

Melilla

Vendredi 24 juin, en quelques heures à peine, près de 2.000 migrants ont tenté de forcer la frontière espagnole avec le Maroc, à Melilla. Des centaines de blessés, 23 morts et des gardes-frontières qui ont dû faire face à une violence inouïe de la part des clandestins. L’attaque de Melilla semble être particulièrement symbolique : c’est la première fois que l’Espagne fait face à un assaut migratoire d’une telle ampleur, avec des migrants bien décidés à en découdre.

Une attaque contre l’Espagne ?

En conférence de presse, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est indigné de cet « assaut violent […] et organisé par des mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains, contre une ville qui est un territoire espagnol. Il s’agit d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », a-t-il ajouté.

Interrogés par l’agence de presse espagnole EFE, des témoins affirment avoir vu de nombreux migrants armés de couteaux artisanaux, de marteaux, pierres et bâtons mais aussi de poches remplies d’acide à lancer sur les gardes-frontières espagnols. Un équipement qui laisse à penser que ces individus, d’origine subsaharienne pour la plupart, avaient dès le départ des intentions particulièrement belliqueuses. Face à une situation qui s’est très rapidement envenimée, acculant de nombreux gardes-frontières, les autorités marocaines se sont décidées à intervenir et disperser l’assaut migratoire en employant la méthode forte et provoquant la mort de nombreux migrants. Un engagement marocain par ailleurs salué par le gouvernement espagnol qui s’est félicité d’une « coopération extraordinaire » entre les deux pays. Après des années de tension, le Maroc et l’Espagne semblent avoir trouvé un terrain d’entente sur la gestion des afflux migratoires en provenance des pays d’Afrique subsaharienne.

Pour José Maria Ballester, journaliste espagnol interrogé par Boulevard Voltaire, « l’Espagne est contrainte d’agir avec les susceptibilités politiques du Maroc, qui dispose des clés d’entrée à Melilla, et avec celles de l’Algérie car l’Espagne dépend du gaz algérien ». Sur les 2.000 migrants qui ont tenté de forcer les clôtures barbelées qui séparent Melilla de Nador, la petite ville marocaine jouxtant Melilla, un peu moins de 200 sont parvenus à pénétrer sur le territoire espagnol. Ils ont été rapidement interpellés par les autorités, leur sort reste inconnu à cette heure.

Un drame qui en cache d’autres ?

L’attaque de Melilla n’est pas une première. Cela fait des années que l’Espagne, seul pays d’Europe disposant de frontières directes avec le continent africain, fait face à des offensives migratoires vers ses enclaves territoriales de Ceuta et Melilla. En mai 2021, ce sont plus de 10.000 migrants qui avaient tenté de forcer la frontière espagnole à Ceuta, provoquant une crise diplomatique entre Madrid et Rabat. Le premier accusait le second de laxisme vis-à-vis des migrants africains. À l’heure où la démographie africaine continue d’exploser et où les flux migratoires ne cessent de croître, les enclaves européennes de Ceuta et Melilla risquent de connaître, dans les années à venir, des périodes mouvementées.

Pour José Maria Ballester, « toute l’Europe devrait soutenir l’Espagne. Les migrants qui arrivent chez nous repartent ensuite vers la France et les autres pays de l’espace Schengen. Ce qui se passe à Ceuta et à Melilla concerne l’avenir de l’Europe. »

En Espagne, une lassitude vis-à-vis de l’immigration saisit la population comme en France. Incivilité, mineurs isolés, islamisation, les Espagnols soupirent de désespoir à mesure que leurs frontières deviennent des passoires. José Maria Ballester affirme, non sans cynisme, que « les Espagnols deviennent de plus en plus Français… »

Mais quelles solutions à ces incessants flux migratoires ? Si le journaliste assure qu’il faudrait « faire comprendre aux pays de départ qu’ils doivent garder leurs ressortissants », difficile d’y voir une issue réaliste alors que les pays d’Afrique subsaharienne voient leur économie stagner, leur population confrontée à un chômage massif et les instabilités régionales s’accroître. Reste que ce vendredi 26 juin, 2.000 migrants, dont des centaines étaient armés, se sont présentés face à des forces de l’ordre espagnoles avec la volonté d’en découdre. C’est finalement le peu d’attention porté aux droits de l’homme de la police marocaine qui semble avoir permis de débloquer rapidement la situation.

Hier, ils étaient 2.000, avaient des couteaux et des poches d’acide. Et demain ? En attendant, l’Afrique continue de voir ses enfants prendre la route de l’Europe dans l’espoir vain d’y trouver un avenir meilleur. La question de l’immigration africaine sera celle des décennies à venir, et c’est à l’Europe qu’il incombe d’y répondre. Mais, alors que les dirigeants du G7 sont rassemblés aujourd’hui, on n’entend parler que de « réponse mondiale ». Décevant…

Geoffroy Antoine

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pour la Commission européenne, le FEMYSO, l’ONG proche des frères musulmans à l’initiative de la campagne #joyinhijab, n’a violé aucune des valeurs de l’Union européenne

Immigration, climat, Euro… Entretien avec Joana Cotar, députée allemande de l’AfD

AfD Joana Cotar

En Allemagne, l’AfD (Alternative für Deutschland) est un parti qui s’oppose notamment à l’immigration massive. Nicolas Faure, essayiste et traducteur (à ne pas confondre avec Nicolas Faure d’I-Média et Sunrise !) s’est entretenu avec Joana Cotar, l’une des députées de ce parti.

De la dictature communiste à l’AfD

Fille d’une mère allemande et d’un père roumain, Joana Cotar est parlementaire à l’AfD et manager événementielle. Elle a passé les premières années de sa vie en Roumanie. En 1978, sa famille a fui le régime communiste de Ceauşescu pour se rendre en Allemagne. Après avoir obtenu son baccalauréat au Burggymnasium de Friedberg, elle a suivi des études de sciences politiques et de germanistique à Mannheim de 1993 à 1999. Alors étudiante, elle a adhéré un temps à la CDU, au comité local de Mannheim-Schwetzingerstadt/Oststadt.
Comme la plupart des membres de son parti, Cotar désapprouve la politique d’accueil des réfugiés du gouvernement fédéral et demande la fermeture des frontières du pays aux migrants. Elle a soutenu dans le passé la CSU dans sa revendication d’un seuil maximal fixé pour les demandeurs d’asile et déplore que le parti s’en soit finalement rétracté.
Elle répond ici à nos questions de politique générale.

Un parti d’opposition surveillé par le renseignement intérieur

Nicolas Faure :
Madame Cotar, lorsque l’on essaie de rechercher des articles ou des informations sur des moteurs de recherche comme Google, si l’on écrit AfD, en France comme en Allemagne, le premier mot qui apparaît est celui d’ « extrême droite« . Que pensez-vous de ce terme péjoratif et insultant qui est si souvent attribué à l’AfD ?

Joana Cotar : Je n’associe pas ce mot à mon parti. Nous sommes fermement attachés à l’ordre fondamental libéral et démocratique et nous l’avons formulé sans équivoque dans notre programme de base, le Grundsatzprogramm. Et pourtant, on se rend compte que l’Allemagne est le seul pays démocratique au monde dans lequel un parti d’opposition est surveillé par le service du renseignement intérieur dépendant du gouvernement. C’est à mes yeux un abus de pouvoir et une instrumentalisation politique inadmissible des autorités. C’est précisément contre cela que nous nous élevons et que nous nous battons. Malheureusement, la boue que l’on jette sur nous finit toujours par nous retomber dessus. C’est ainsi que s’explique le résultat de la recherche sur Google que vous évoquez.

L’AfD et l’Euro

Nicolas Faure : L’ AfD semble voir dans l’instauration de l’Euro comme monnaie unique une erreur fondamentale, et demande de mettre fin à cette expérience malheureuse. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

Joana Cotar : L’erreur fondamentale a été de faire coexister dans une même zone monétaire des régions économiques de puissance différente. Cela a bien fonctionné tant que les pays les plus forts parvenaient à soutenir les plus faibles. Mais avec la crise monétaire, la pandémie et maintenant la guerre en Ukraine, même les grandes économies nationales en Europe ne sont plus assez fortes pour que cela puisse se poursuivre. En conséquence, la BCE a émis et continue d’émettre des milliards en obligations d’État et de faire marcher la planche à billets tambour battant. Tout le monde ressent désormais cette inflation et il semble que personne ne puisse plus l’arrêter, si ce n’est un retour aux monnaies nationales. De cette manière, les monnaies pourraient être dévaluées de manière ciblée dans les Etats les plus faibles, leur compétitivité sur le marché augmenterait à nouveau, et il serait alors possible de faire redémarrer les économies nationales affaiblies.

Avortement

Nicolas Faure : En Allemagne, pour environ 700 000 naissances par an, on compte environ 100 000 interruptions de grossesse. Les futurs parents et les femmes seules en détresse doivent se voir proposer des aides financières et autres avant et après l’accouchement, afin qu’ils puissent décider de garder leur enfant. L’Alternative pour l’Allemagne s’oppose à toute tentative de banaliser l’avortement, de l’encourager par l’État ou d’en faire un droit humain. Que veut dire l’AfD par là ?

Joana Cotar : Des propositions politiques visent à faciliter l’avortement en Allemagne. L’AfD s’y oppose fermement. Il existe bien sûr des cas où l’avortement ne peut être évité pour des raisons personnelles. Chaque cas doit être examiné par des médecins en collaboration avec les personnes concernées, comme cela a toujours été fait jusqu’à présent. Cela étant, il ne peut pas non plus y avoir de droit humain à l’avortement. C’est un non-sens de la pensée politique des partis de gauche.

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Tolkien, l’Europe et la Tradition

Tolkien

20/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cet entretien, réalisé avec Armand Berger, il est question de la figure passionnante de John Ronald Reuel Tolkien, écrivain, poète et philologue anglais, héritier des grandes traditions européennes.

Ce ‘barde anglo-saxon’ s’est en effet inscrit dans la continuité des grands récits mythologiques du nord de l’Europe avec pour projet de donner à son pays natal son propre récit mythique, à l’instar du Nibelungenlied pour l’Allemagne, de la Chanson de Roland pour la France ou de la Commedia pour l’Italie. Dans son petit livre « Tolkien, l’Europe et la Tradition », Armand Berger expose brillamment cette filiation littéraire chez le grand écrivain et nous propose une relecture particulièrement stimulante de son oeuvre, à partir des thèmes de l’héroïsme anglo-saxon ou du « sentiment de la nature » vieil-anglais.


Le Royaume-Uni et l’accord rwandais : un exemple pour la remigration, par Clément Martin (Les Identitaires)

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En avril dernier, le gouvernement de Boris Johnson signait un accord avec le Rwanda, selon lequel ce dernier accueillerait les clandestins expulsés du territoire britannique contre rémunération. 120 millions de livres d’abord, complétés par des sommes supplémentaires en fonction du nombre de clandestins récupérés[1]. Cette politique audacieuse est un exemple concret de la remigration, cet ensemble de mesures prônées par les Identitaires depuis 2016.

Grande-Bretagne, Australie… L’anglosphère en première ligne de la lutte contre l’invasion

Le gouvernement de Boris Johnson a justifié cette mesure par la constance de la crise migratoire qui frappe le Royaume-Uni depuis plusieurs années déjà (pour cette année, on dénombre plus de 10 000 traversées de la Manche). Comme partout en Europe, cette arrivée massive de clandestins d’Afrique et du Moyen-Orient se solde par des problèmes sécuritaires, économiques et identitaires majeurs.

Le principe de l’accord avec le Rwanda est élémentaire : en échange d’une rétribution économique, le pays d’accueil s’engage à recevoir les clandestins expulsés et à les intégrer à la communauté nationale. Les clandestins pourront quant à eux faire le choix de demander la nationalité ou de partir tenter leur chance ailleurs.

L’intérêt pour les deux parties est évident : permettre au Royaume-Uni de mettre un terme au chaos migratoire et faciliter considérablement leur développement pour les pays accueillants.

La loi britannique prévoit également des mesures supplémentaires : la consigne sera donnée aux garde-côtes d’expulser les embarcations de clandestins qui naviguent sur les eaux territoriales britanniques et de reconduire leurs équipages dans des centres de rétention situés à l’étranger. L’inspiration de la politique du No Way australien, adoptée en 2014, est évidente. C’est d’ailleurs une excellente chose, puisque la politique australienne avait immédiatement porté ses fruits. En septembre 2014, le Premier ministre australien Tony Abbott avait annoncé qu’une seule embarcation avait réussi à atteindre les côtes australiennes cette année-là, contre 20 000 clandestins l’année précédente[2]. Un succès triomphal.

Les pays issus de l’empire britannique ont été parmi les premiers à faire le choix de l’invasion migratoire et du cataclysme multiculturel. Trump en Amérique, le No Way australien ou l’accord rwandais de Boris Johnson indiquent que ces pays sont prêts à tourner la page et à se battre pour commencer la lutte politique pour la préservation de leur identité.

La levée de bouclier des forces immigrationnistes

Sans surprise, l’opposition dogmatique et sectaire de la gauche ne s’est pas fait attendre : diverses officines droitdelhommistes ont pesté contre cette mesure, jugée « inhumaine », comme Stand For All, qui considère que cette politique « fera souffrir tout en gaspillant d’énormes sommes d’argent public ».

Ces déclarations ne sont que des prétextes mal dissimulés : les associations immigrationnistes sont beaucoup moins regardantes quant à l’état des finances publiques lorsqu’il s’agit de dilapider des milliards pour recueillir des clandestins qui, à l’évidence, ne parviennent jamais à contribuer à l’économie du pays qui les accueille. Sans compter que l’inhumanité présumée du rejet des masses d’immigrés illégaux fait pâle figure à côté de l’inhumanité bien réelle subie par les Européens qui doivent souffrir des conséquences violentes et souvent meurtrières de la vie à côté des mineurs isolés, surreprésentés dans l’insécurité et la criminalité du quotidien.

La monarchie s’en est même mêlée : l’héritier de la Couronne aurait fait part de sa consternation en privé. La monarchie britannique, qui a toujours fait preuve d’un silence complice et coupable quant à l’invasion migratoire subie par le peuple qu’elle est censée protéger sort de son mutisme habituel pour affirmer sa fidélité au dogme multiculturaliste. Preuve s’il en est que la forme du gouvernement et de l’État compte bien moins que sa volonté de préserver l’identité de sa patrie.

Le système judiciaire britannique a défendu la mise en place de l’accord contre les oppositions des associations immigrationnistes. Malheureusement, la Cour européenne des droits de l’homme a empêché, par une mesure d’urgence, le premier vol d’avoir lieu[3], à la suite d’un recours déposé par un clandestin irakien. Le gouvernement britannique a cependant annoncé qu’il préparait déjà le prochain vol et examinait toutes les solutions légales possibles pour ne pas subir les entraves futures de la CEDH.

En 1968, le célèbre discours des « rivières de sang » du député conservateur Enoch Powell avait fait scandale. Conspué par la classe politique est culturelle d’alors, il était le prophète de ce qu’allaient vivre les Britanniques. 54 ans plus tard, le système politique fait preuve de courage et tente d’infléchir la trajectoire, comme les Australiens 8 ans plus tôt. Malgré les obstacles sur sa route, l’anglosphère semble être en pointe de la lutte contre l’invasion migratoire. Il est temps que l’Europe continentale de l’Ouest se joigne au mouvement.

[1] https://information.tv5monde.com/info/le-rwanda-signe-un-accord-avec-londres-pour-accueillir-sur-son-territoire-des-migrants
[2] https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/no-way-la-campagne-sans-concessions-de-l-australie-contre-les-migrants-clandestins_720529.html
[3] https://www.lematin.ch/story/echec-dune-tentative-dexpulsion-de-migrants-vers-le-rwanda-328442574663

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ukraine : les États-Unis responsables du conflit, un article du NYT

nyt ukraine

Le New York Times est le représentant attitré de l’« establishment » de la côte est et du versant woke de la côte ouest américaine. Mais il publie parfois des tribunes libres qui marquent un ton très différent, comme celle de Christopher Caldwell le 31 mai 2022, qui indique clairement un partage des responsabilités de la guerre Russie/Ukraine. Une analyse assez éloignée de ce que l’on peut lire habituellement dans les médias de grand chemin. Les intertitres sont proposés par la rédaction de l’Ojim.

La guerre en Ukraine pourrait être impossible à arrêter. Et les États-Unis en sont en grande partie responsables.

Dans le quotidien parisien Le Figaro de ce mois-ci, Henri Guaino, l’un des principaux conseillers de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était président de la France, a prévenu que les pays d’Europe, sous la direction peu perspicace des États-Unis, étaient “somnambules” dans la guerre avec la Russie. M. Guaino a emprunté une métaphore utilisée par l’historien Christopher Clark pour décrire les origines de la Première Guerre mondiale.

Responsabilités partagées

Naturellement, M. Guaino comprend que la Russie est la plus directement responsable du conflit actuel en Ukraine. C’est la Russie qui a massé ses troupes à la frontière l’automne et l’hiver derniers et qui, après avoir exigé de l’OTAN un certain nombre de garanties de sécurité liées à l’Ukraine que l’OTAN a rejetées, a commencé à bombarder et à tuer le 24 février.

Mais les États-Unis ont contribué à transformer ce conflit tragique, local et ambigu en une conflagration mondiale potentielle. Selon M. Guaino, en ne comprenant pas la logique de la guerre, l’Occident, dirigé par l’administration Biden, donne au conflit un élan qui pourrait être impossible à arrêter. Il a raison.

Retour à 2014 et au pseudo Maïdan

En 2014, les États-Unis ont soutenu un soulèvement — dans sa phase finale, un soulèvement violent — contre le gouvernement ukrainien légitimement élu de Viktor Yanukovych, qui était pro-russe. (La corruption du gouvernement de M. Ianoukovitch a été beaucoup mise en avant par les défenseurs de la rébellion, mais la corruption est un problème ukrainien permanent, même aujourd’hui). La Russie, à son tour, a annexé la Crimée, une partie de l’Ukraine historiquement russophone qui, depuis le 18e siècle, abritait la flotte russe de la mer Noire.

On peut discuter des revendications russes sur la Crimée, mais les Russes les prennent au sérieux. Des centaines de milliers de combattants russes et soviétiques sont morts en défendant la ville de Sébastopol contre les forces européennes lors de deux sièges, l’un pendant la guerre de Crimée et l’autre pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces dernières années, le contrôle russe de la Crimée a semblé offrir un arrangement régional stable : Les voisins européens de la Russie, au moins, ont laissé les chiens dormir.

Ukraine/US, la Charte de partenariat stratégique de novembre 2021

Mais les États-Unis n’ont jamais accepté cet arrangement. Le 10 novembre 2021, les États-Unis et l’Ukraine ont signé une “charte de partenariat stratégique” qui demandait à l’Ukraine de rejoindre l’OTAN, condamnait “l’agression russe en cours” et affirmait un “engagement inébranlable” en faveur de la réintégration de la Crimée dans l’Ukraine.

Jusqu’à présent, le déroulement mouvementé de la guerre en Ukraine a justifié le diagnostic de M. Poutine, mais pas sa conduite. Bien que l’industrie militaire ukrainienne ait été importante à l’époque soviétique, en 2014, le pays n’avait pratiquement plus d’armée moderne. Les oligarques, et non l’État, ont armé et financé certaines des milices envoyées pour combattre les séparatistes soutenus par la Russie dans l’est du pays

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Le Conseil de l’Europe veut davantage de « transparence » – Omniprésence des lobbies dans les instances européennes

lobbies europe

Ce n’est un secret pour personne : au cours de ces dernières décennies, et malgré les dénégations répétées de nos gouvernants, les lobbies de toutes sortes et de toutes origines n’ont cessé d’accroître leur emprise sur les différentes instances européennes, au point de faire peser directement leur influence sur l’adoption ou non de certains textes de loi communautaires. Une situation inquiétante qui ne date pas d’aujourd’hui, mais dont le Conseil de l’Europe, qui a exhorté jeudi les Etats membres à plus de « transparence » et de « responsabilité » en matière de « lobbying », vient semble-t-il de prendre subitement conscience.

Les timides recommandations du GRECO

En effet, reprenant à son compte les conclusions d’un rapport publié récemment par le Groupe d’Etats contre la corruption (GRECO), qui préconise notamment la création de « registres des lobbyistes […] indiquant le caractère formel ou informel des contacts, l’identité des personnes rencontrées et les sujets abordés », le Conseil de l’Europe a rappelé jeudi aux dirigeants des 27 Etats membres que, si le « lobbying » est certes une pratique « légitime », elle doit cependant être encadrée par des « règles détaillées pour prévenir les risques de corruption ». Aussi, suivant les recommandations du GRECO, le Conseil a-t-il appelé « les gouvernements européens à accroître la transparence et la responsabilité » sur cette pratique, ceci afin de permettre aux citoyens de savoir quels sont les « acteurs qui cherchent à influencer les décisions politiques ».

Géants du numérique et Emiratis

Des acteurs qui, en réalité, sont pour beaucoup d’entre eux déjà parfaitement identifiés. On rappellera ainsi que, dans un rapport qu’ils ont publié conjointement le 31 août dernier, le Corporate Europe Observatory et le LobbyControl pointaient notamment du doigt la surreprésentation des lobbyistes des géants du numérique tels que Google, Facebook, Microsoft, Apple ou encore Huawei dans les discussions ayant trait à l’élaboration de la loi sur les services numériques (Digital Services Act, DSA) et de celle sur les marchés numériques (Digital Markets Act, DMA), deux propositions-clefs de l’UE visant à réglementer l’économie numérique. Mais les lobbyistes de la « Big Tech » sont évidemment loin d’être les seuls à hanter les couloirs des instances européennes : comme le souligne un rapport de l’association « Droit au Droit » récemment présenté au Parlement européen, l’ampleur et l’intensité sans cesse croissantes du lobbying mis en œuvre par les Emirats arabes unis auprès l’Union européenne ont pris aujourd’hui des proportions pour le moins inquiétantes. Selon ce document, en effet, en associant diplomatie traditionnelle et création d’un réseau étendu de cercles de pression, les Emiratis auraient ainsi réussi non seulement à persuader les responsables de l’UE que les Emirats arabes unis sont un pays fréquentable en matière de respect des droits de l’Homme, mais aussi à obtenir de ceux-ci un certain nombre d’avantages, comme cet accord d’exemption de visas de courte durée conclu le 6 mai 2015 : une dérogation dont les Emirats arabes unis sont le seul pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à bénéficier aujourd’hui !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2022

Royaume-Uni : des musulmans manifestent devant un cinéma de Bradford après le lancement du film The Lady Of Heaven jugé « blasphématoire »

La Hongrie, n° 1 européen pour les mariages

mariage couple

Selon les statistiques Eurostat publiées le 16 mai dernier, avec 6,88 mariages pour 1 000 habitants en 2020, la Hongrie est le pays où l’on se marie le plus de toute l’Union européenne. La Lettonie est en deuxième position avec 5,63 mariages pour mille habitants, suivie de la Lituanie avec un taux de 5,47. La moyenne de l’UE est de seulement 3,2. Sur le plan des divorces, en revanche, la Hongrie, avec 1,52 divorce pour 1 000 habitants en 2020, est légèrement en dessous de la moyenne européenne de 1,6. Dans toute l’UE, il y a eu en 2020 environ 1,4 million de mariages et 700 000 divorces.

Et la France dans tout cela ? Avec 2,19 mariages pour 1 000 habitants, notre pays se situe dans le peloton de queue malgré l’extension de ce type d’unions aux couples unisexes, ce qui n’est bien sûr pas le cas en Hongrie. Les autres pays latins sont encore plus à la traîne, avec 1,91 mariage pour 1 000 habitants en Espagne en 2020, 1,84 au Portugal et 1,63 en Italie.

Au niveau de l’UE, le nombre de mariages a chuté de 8 pour 1 000 habitants en 1964 à 3,2 en 2020. Alors certes, 2020 a été l’année des confinements, mais visiblement cela n’a pas empêché les Hongrois de se marier encore plus que les années précédentes, qui étaient déjà des années record.

Toujours en Hongrie, le taux d’avortements a poursuivi sa baisse en 2020. Une baisse entamée en 2010, à l’arrivée au pouvoir de la coalition du Fidesz de Viktor Orbán du petit parti chrétien-démocrate KDNP, avec 16,9 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2010 et « seulement » 10,8 en 2020 (contre 14,4 en France), dernière année où les statistiques sont disponibles à ce jour (la publication des données pour 2021 est annoncée pour la fin juillet sur le site de l’office hongrois de la statistique). En ce qui concerne les mariages en revanche, les statistiques pour 2021 sont déjà disponibles et l’on sait donc que le nombre de mariages a continué d’augmenter en Hongrie en 2021, avec 72 000 mariages dans ce pays de 9,7 millions d’habitants contre un peu moins de 67 000 l’année précédente qui est la dernière prise en compte dans les statistiques Eurostat citées plus haut.

Contrastant avec le reste de l’UE, France comprise, la Hongrie a maintenu son niveau de naissances en 2021 par rapport à 2020. Or 2020 avait marqué une nouvelle progression du taux de fécondité moyen des femmes hongroises, à 1,56 enfant par femme contre 1,49 de 2016 à 2019 et 1,25 en 2010, année de l’arrivée au pouvoir du Fidesz.

Il se confirme donc avec le recul que les politiques familiales généreuses des gouvernements successifs de Viktor Orbán ont un effet à la fois sur la hausse du nombre de mariages, la baisse du nombre de divorces, la hausse de la natalité – même si celle-ci reste largement insuffisante – et la réduction très significative du nombre d’avortements. Et pourtant, l’avortement reste librement accessible en Hongrie jusqu’à la 12e semaine de gestation et la coalition au pouvoir ne semble pas pressée de changer cela. Lorsque le parti nationaliste Mi Hazánk (« notre patrie ») a voulu proposer en mai au Parlement une mesure qui obligerait à montrer à une femme souhaitant avorter l’image de son bébé à l’échographie avant qu’elle ne confirme sa décision, le gouvernement a préféré botter en touche en avançant que le nombre d’avortements était aujourd’hui au plus bas depuis 1954 tandis que les politiques familiales des douze dernières années ont permis la naissance de 125 000 enfants supplémentaires.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2022

Le témoignage glaçant de Paddy Pimblett, combattant de MMA présent au Stade de France : «Je n’ai jamais eu aussi peur»

Stade de France : la presse anglaise et espagnole vent debout

stade france racailles

Là où la presse anglaise parle des « jeunes » du quartier, la grande presse espagnole n’hésite pas à évoquer les bandes maghrébines et africaines. Mais à part cela, les journaux mainstream des deux pays relaient les mêmes témoignages accablants de leurs supporters et journalistes sportifs et ils n’ont aucun doute : les ministres français mentent effrontément en cherchant à faire porter la faute aux Anglais, la police a fait preuve d’amateurisme et de brutalité à l’égard des supporters détenteurs de vrais tickets, et elle n’a même pas cherché à protéger les honnêtes gens agressés pour leur argent, leur téléphone ou leur ticket par des hordes incontrôlées.

« Paris n’est pas en mesure d’accueillir les Jeux Olympiques de 2024 », clame le titre d’un éditorial du Telegraph. L’éditorialiste note que « la police a refusé de lever le petit doigt lorsque des supporters ont été agressés et volés par des bandes locales », et remarque que la grande majorité du public et les journalistes français ne croient pas un mot des mensonges des ministres Darmanin et Oudéa-Castéra.

Plusieurs articles de la presse britannique font également état d’une police française qui continuait d’utiliser son gaz lacrymogène à la sortie du match contre des supporters anglais qui n’avaient rien demandé à personne, et que les personnes malvoyantes ou sur des fauteuils roulants n’ont pas été épargnées, ni par les forces de l’ordre, ni par les bandes de délinquants ultra-brutaux et souvent armés de couteaux. Description du très politiquement correct Guardian : « Des images télévisées ont montré des jeunes hommes, qui ne semblaient pas porter les couleurs de Liverpool, escalader les barrières du stade et sauter à l’intérieur. D’autres supporters à l’extérieur, dont des familles avec des enfants, ont été aspergés de gaz lacrymogène par la police anti-émeute. »

Les journaux britanniques n’apprécient pas non plus le communiqué de l’UEFA qui faisait porter la faute du retard du match sur des supporters anglais arrivés au dernier moment, et ils n’ont pas manqué de noter que ce sont les forces de l’ordre, par un déploiement mal organisé, qui ont créé des embouteillages dangereux sur les chemins menant à l’entrée du stade. « Je ne suis pas sûr qu’il soit possible d’avoir un événement plus mal organisé, même en essayant », a twitté l’ancien joueur de l’équipe d’Angleterre Gary Lineker, qui était présent et qui a qualifié la situation d’« absolument désordonnée et dangereuse ».

On notera au passage que le maire de Liverpool lui-même s’est fait voler son téléphone et ses effets personnels. Mais « le gouvernement français trouve apparemment plus agréable de rejeter la faute sur les supporters de Liverpool que de faire face à la violence de ses propres forces de police », commente le Guardian, alors que le Premier ministre Boris Johnson lui-même s’est dit profondément déçu de la manière dont les supporters de Liverpool ont été traités, et que des ministres et députés demandent à l’UEFA une enquête indépendante.

En Espagne, les journaux relaient aussi les témoignages de supporters du Real Madrid sur les scènes d’anarchie et de zone urbaine sans foi ni loi, où chacun après le match ne pensait qu’à s’enfuir en sauvant non seulement ses biens mais aussi sa peau face aux bandes ultra-violentes de Maghrébins et d’Africains. El Mundo titre même : « L’Etat défaillant de Saint-Denis : les incidents de la Ligue des champions mettent à nu les failles de la France », précisant que « Saint-Denis est l’une des localités les plus mal en point de la périphérie parisienne, et peut-être celle qui illustre le mieux certains des problèmes chroniques de la France ». Le journal de centre-droit ABC, qui n’est pas moins mainstream que El Mundo, titre quant à lui : « Gangs de Saint-Denis : la gangrène de la violence menace le football français et les Jeux de 2024 ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2022