Reportage – Autriche : le refus de l’invasion migratoire

31/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Traumatisée par les milliers de migrants qui ont traversé le pays à l’automne 2015, l’Autriche s’est tournée, aux élections de 2016, vers une coalition politique décidée à sécuriser les frontières.

Un reportage du mag “Avenue de l’Europe“.


Une ONG appelle les Allemandes et les Allemands à se marier avec des migrants pour qu’ils puissent « rester ici »

31/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Par un tweet, en date du 23 janvier dernier, l’ONG Mission Lifeline de « secours en mer » pour les migrants a fait appel aux célibataires du pays : « Vous n’êtes pas encore mariés ? Peut-être tomberez-vous par hasard amoureux d’une femme ou d’un homme qui n’a pas encore le droit de rester ici. Ça pourrait arriver, non ? Restez ouverts ! ».

Un tweet qui a suscité la colère de plusieurs personnalités politiques allemandes tel le jeune député Philipp Amthor, membre du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag. Ou encore Michael Theurer, vice-président du groupe parlementaire du parti libéral FDP au Bundestag, qui considère que « cette organisation se discrédite avec ce quasi appel au mariage blanc. Elle se discrédite non seulement elle-même, mais aussi les autres organisations humanitaires. »


Protéger un terroriste au nom des droits de l’homme ?

Certaines questions n’intéressent que les riches, c’est bien connu. Il en va de même au niveau des États. La grande question qui agite la France et, c’est inévitable, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en est l’illustration : faut-il renvoyer en Algérie les terroristes ayant purgé leur peine en France, au risque qu’ils soient maltraités, voire torturés ?

Le grand débat n’en débattra pas. C’est une question trop sérieuse pour être confiée au peuple. Ali Meguimi, terroriste algérien condamné en septembre 2015 pour association de malfaiteurs terroristes à six ans de prison, et depuis libéré – la peine et la durée d’exécution sont « normales » -, est sous le coup d’un arrêté d’expulsion vers l’Algérie. Rien de plus logique puisque cet estimable individu est de nationalité algérienne et qu’il lui était reproché d’avoir activement soutenu et financé des responsables algériens d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, qu’il comptait rejoindre, et d’avoir établi une liste de cibles, dont la tour Eiffel, pour un éventuel attentat en France.

Notre potentiel terroriste au nom de l’islam est terrifié à l’idée de se retrouver entre les mains des services spéciaux de monsieur Bouteflika. Cette seule idée le renvoie brutalement au réel. Après avoir envisagé de commettre sur notre territoire et notre population des crimes de sang, par haine sans doute d’une civilisation occidentale qui a rangé ce type d’actions guerrières au magasin des curiosités historiques depuis quelques siècles, cet islamiste découvre soudain les vertus des droits de l’homme à l’occidentale et de l’État de droit. La CEDH est son ultime recours, et il l’a saisie.

Les décisions de la CEDH sont juridiquement contraignantes pour les États adhérents à la Convention du même nom. Cette juridiction internationale qui crée sa propre jurisprudence peut donc modifier le droit interne dans le sens qu’elle aura décidé. Et, en matière d’expulsion de terroristes étrangers, elle tend à considérer que le risque de mauvais traitements dans leur pays d’origine est un obstacle à la mise en œuvre de la mesure. Donc qu’il convient de conserver ces criminels sur notre territoire, pour les protéger.

On marche sur la tête. Le terroriste est un ennemi qui a déclaré la guerre à notre pays. Comme tout guerrier, il assume les risques de ses actions. S’il perd, tant pis pour lui, surtout lorsque son combat ne peut pas se parer des vertus d’une juste guerre ou d’une légitime défense. Tout État a le devoir de protéger ses ressortissants, il s’agit de son premier devoir, le plus essentiel, le plus régalien. Donc de mettre ces individus hors d’état de nuire. Ali Meguimi a fait un choix, celui de porter le fer et le feu sur notre terre. Il a heureusement été arrêté avant de mettre ses projets à exécution, sans quoi il aurait sans doute, à l’instar de la quasi-totalité des terroristes, été abattu sans procès par nos forces de police. Qu’il rende des comptes à la police algérienne n’est pas notre problème. L’Algérie est un pays indépendant et souverain, dont le régime est sans doute corrompu et bien peu recommandable, mais c’est le pays de Meguimi.

La question est hautement sensible et le gouvernement français sait que l’opinion ne tolérera pas une telle décision. Mais, une fois encore, se pose la question centrale de la souveraineté : c’est volontairement que la France a abandonné une partie de celle-ci à des organismes supranationaux. Elle ne peut sortir du dilemme qu’en dénonçant ces traités et en proclamant dans sa Constitution que les traités internationaux ne priment pas sur le droit interne, sauf exception.

Si la CEDH tranche en faveur de Meguimi, et de tous les autres derrière lui, les Français financeront la résidence surveillée de ce personnage jusqu’à la fin de ses jours. Au nom des droits de l’homme…

François Teutsch

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Parlement danois s’attaque à l’immigration

29/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un projet de loi traité au Parlement danois depuis jeudi dernier est en passe de redéfinir la gestion de l’immigration au Danemark. Celui-ci contient une centaine de changements potentiels à la loi sur les étrangers en vigueur.

On y trouve notamment un durcissement des conditions d’obtention du permis de séjour, est également évoqué un programme de rapatriement. L’opposition s’est insurgée contre ce texte, tout comme le plus grand syndicat danois.

Pour autant le Parti Populaire Danois a gardé sa ligne, déclarant vouloir arrêter de se concentrer sur l’intégration des immigrés. Les chiffres sont de leur côté, puisque une estimation du ministère des Finances parue l’an passé a chiffré le coût de l’immigration et des descendants d’origine non occidentale à 33 milliards de couronnes danoises, soit près de 5 milliards d’euros.

Les migrants africains ne fuient pas l’insécurité mais la faillite économique, par Bernard Lugan

En 2017 (les chiffres exhaustifs pour 2018 ne sont pas connus), le jihadisme, dans sa définition la plus large a causé 10.376 morts en Afrique (Source : Centre d’études stratégiques sur l’Afrique). Pour dramatiques qu’ils sont, ces chiffres ne permettent cependant pas de dire que des centaines de millions d’Africains doivent être mis à l’abri. Nous ne sommes en effet pas en présence d’une mise en danger réelle des populations justifiant l’application d’un « droit d’asile » devenu filière officielle d’immigration.

Ce n’est en effet pas le jihadisme que fuient les « migrants » africains qui forcent les portes d’une Europe paralysée par la tunique de Nessus de l’ethno-masochisme, mais la misère. Migrants économiques, ils n’ont donc aucun droit à séjourner dans les pays européens.

N’en déplaise aux passeurs idéologiques et au pape.

Pour lire la suite, c’est par ici !

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

La liste «Gilets jaunes» est-elle compatible avec le mouvement ?

28/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
A peine annoncée, la liste des Gilets jaunes aux élections européennes divise le mouvement. Composée de 10 noms, elle est menée par Ingrid Levavasseur.

Pour certains, cette liste est une trahison, elle avantagerait même le président de la République.


“Gilets jaunes” aux Européennes : “une combine de Tapie et Macron” pour Éric Zemmour

28/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Vers une liste “gilets jaunes” aux élections européennes ? L’annonce a été faite mercredi 23 janvier. Le “ralliement d’initiative citoyenne” (RIC) a diffusé un embryon de liste comprenant dix noms, avec à leur tête Ingrid Levavasseur, une des figures du mouvement.

Réaction de Nicolas Domenach : “On les a traités de vendus, d’imposteurs, de traîtres. C’est d’une telle brutalité que je ne suis pas sûr qu’ils puissent aller au terme de leur projet“, dit-il.

Une vision critiquée par Éric Zemmour. “J’aime bien quand on se lamente sur la brutalité, la violence des ‘gilets jaunes’. Ça permet de ne pas montrer ce qu’il y a derrière”, lance-t-il. Et de poursuivre : “C’est une combine de Bernard Tapie et d’Emmanuel Macron, c’est une évidence“.


Marks & Spencer se soumet aux délires d’extrémistes musulmans

Horrifiée, une jeune femme montre à la caméra des rouleaux de papier toilette vendus par les magasins Marks & Spencer. C’est affreux, le nom d’Allah est inscrit en relief dans le gaufrage du produit. La plaignante zoome sur l’objet du délit. Effectivement, il y a des motifs… Des pointillés pour faire joli. « Le nom de Dieu est ici ! Regardez ! » Ah, bon. Dans un éclair de lucidité, la reporter « spécial PQ » concède que l’inscription ne saute pas aux yeux… « Effectivement, sur certaines vidéos, peut-être que c’est pas clair, peut-être que là non plus ». Mais il faut penser au consommateur musulman qui se rend aux toilettes muni d’un microscope électronique. Il y en a.

La nouvelle fait le tour de la sphère « coupeurs-de-cheveux-en-quatre » en Angleterre et en France. La Fédération des collectionneurs de papiers hygiéniques fantaisie s’indigne. Les dames pipi voilées sont scandalisées alors que dans le Pas-de-Calais, on signale un consommateur musulman qui aurait été happé par sa chasse d’eau après s’être servi du produit. La punition divine. Il fallait s’y attendre.

Devant les protestations, ni une, ni deux : Marks & Spencer France retire le papier toilette de ses rayons non sans avoir expliqué, preuve à l’appui, que le dessin incriminé représentait une plante d’aloe vera. La clientèle en question pourrait penser qu’il y a du porc dans l’aloe vera… L’accusé s’inflige une punition pour une faute qu’il n’a pas commise. Soumission, Houellebecq, allée B, 3e étage.

En 1997, Nike USA retirait de la vente 38.000 paires de baskets portant un logo « offensant », plus récemment H&M bannissait une série de chaussettes supposées receler le mot « Allah » écrit à l’envers et il y a une semaine, Amazon supprimait des housses de toilettes pour des raisons similaires… Doléances infinies. Puits sans fond. Interdictions de toutes parts… Pendant ce temps-là, les magasins Lidl effaçaient des croix orthodoxes des emballages de spécialités grecques. Soumission, Houellebecq, en vente partout à prix discount.

Le gag final revient à la jeune fille de la vidéo qui, au moment de son tournage, a menacé d’aller se plaindre au siège. Après observation au microscope, aucune trace de sens du ridicule n’a été détectée chez cette personne.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marion Maréchal invitée à Oxford pour évoquer la coupure entre les élites et le peuple

23/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La directrice de l’ISSEP, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques, était invitée hier par la prestigieuse université d’Oxford. Pendant une heure et demie, elle a disserté de la réconciliation entre les élites et le peuple (thème choisi par Oxford) devant 200 étudiants.

Evoquant les défis aux élites que constituent respectivement le Brexit outre-Manche et les Gilets jaunes en France, elle a reconnu que l’élite britannique avait accepté le résultat du référendum sur le Brexit… là où l’élite française persiste à ignorer les classes populaires. « L’élite doit reconnecter avec le peuple. C’est la tâche intimidante qui vous attend, chers étudiants d’Oxford, et c’est aussi la tâche que je me suis attribuée plus modestement en créant l’Issep ».

Un déplacement international qui relance les spéculations sur d’éventuelles velléités de retour en politique, qui ne semble toutefois pas à l’ordre du jour.

Les conditions du Brexit incertaines après la dernière proposition de Theresa May au Parlement britannique

22/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il y a près de deux ans et demi, les Anglo-Saxons votaient en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, événement couramment renommé le « Brexit ». Ce projet était massivement soutenu principalement par la population anglaise plus âgée, plus précaire, et moins favorable à l’immigration et porté par le Parti conservateur. Ce sont les citadins des classes aidées, ainsi que l’ensemble des médias britanniques qui défendent la présence de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. C’est depuis un véritable bras de fer entre les députés conservateurs et tout le reste de l’échiquier politique, ces derniers n’étant prêts à accepter qu’un Brexit de forme.

En novembre dernier, Theresa May, Premier ministre britannique négociait un arrangement de retrait avec les 27 pays membres de l’Union européenne.

Dans cet arrangement, le Royaume-Uni s’engageait, par exemple, à payer les factures des projets européens dans lesquels il s’était financièrement engagé. Parmi les questions épineuses autrement abordées : la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud, qui pourrait devenir beaucoup plus ferme avec le Brexit.

La semaine dernière, les députés de la Chambre des communes votaient à 432 voix contre 202 contre cet arrangement de retrait. Une motion de censure déposée par le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn était révoquée le lendemain par la Chambre des communes.

Conformément à un amendement voté par les députés le 9 janvier dernier, le gouvernement avait donc jusqu’à hier pour présenter une autre alternative aux députés

C’est dans ces circonstances que s’est exprimée le Premier ministre britannique Theresa May. Elle a évoqué un nouveau traité bilatéral entre les deux Irlande, proposé l’annulation d’une taxe de séjour qui concernerait les Européens qui souhaiteraient vivre au Royaume-Uni, promis de s’intéresser à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, de s’engager sur l’écologie et de travailler en étroite collaboration avec son gouvernement. Dans le même temps, elle refusé un report de la date du Brexit, fixée le 29 mars prochain, et affirmé que retirer la demande de Brexit irait à l’encontre de la volonté de son peuple.

Les élections au Parlement européen en mai 2019 seront décisives

22/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon Viktor Orban, les élections européennes à venir au mois de mai seront l’occasion pour les États membres d’évoquer leurs points de vues sur le problème de l’immigration.

Le Premier ministre hongrois, lors d’une conférence de presse la semaine dernière, a dit que « jusqu’à présent le seul pays qui a eu la chance d’exprimer ses opinions sur le problème de l’immigration était la Hongrie. Les élections au Parlement européen en mai seront une grande occasion pour les européens d’exprimer leurs opinions ».

Orban a dit que la Hongrie visait à former une coalition de forces anti-immigration dans les institutions européennes, d’abord au Parlement, puis à la Commission européenne et enfin au Conseil de l’Europe.

Le Premier ministre hongrois a insisté sur le fait que la Hongrie était le premier pays à démontrer que les migrations peuvent être arrêtées pour une longue période. Il a salué au passage les efforts du ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini notamment les liens étroits qu’il a tissés avec le parti polonais au gouvernement récemment.

L’immigration a profondément changé l’avenir de l’Europe. Les pays avec une forte immigration n’ont pas d’autre choix que de discuter du seul problème de coexistence.

La première pierre du Puy du Fou à Tolède vient d’être posée

21/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que le Puy du Fou vient de refermer les portes de sa saison 2018, le parc vendéen annonce avoir encore battu son record de fréquentation. Mais les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là !

Le Puy du Fou, deuxième parc le plus fréquenté en France, va créer un autre parc, à Tolède, dédié à l’histoire de l’Espagne.

La première pierre a donc été posée le 16 janvier dernier, en présence du créateur du Puy du Fou, Philippe de Villiers et de son fils Nicolas, le président du Grand Parc.

Un spectacle nocturne est prévu pour 2019 et l’ouverture du parc pour 2020.


Le parti AFD en Allemagne sous surveillance

18/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) a annoncé mardi 15 janvier l’ouverture d’une enquête sur l’Alternativ für Deutschland (AfD, devenu en 2017 la principale force d’opposition au parlement avec 92 députés (sur 730).

Selon le BFV, l’AFD menacerait, « l’ordre constitutionnel libéral et démocratique », c’est-à-dire qu’il porte atteinte selon ses détracteurs aux principes de l’État de droit. Si la décision est saluée à droite comme à gauche de l’échiquier politique allemand, la réaction des intéressés ne s’est pas faite attendre : les responsables du parti ont tenu une conférence de presse juste après l’annonce, annonçant leur intention de saisir la justice.

Ils dénoncent une décision prise « sous pression politique », à l’orée d’une année électorale importante.

Le Gallou décrypte iMédias

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou : Cultiver l’esprit de résistance

On connaît le caractère percutant des ouvrages de Jean-Yves Le Gallou. Européens d’abord – Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana) ne déroge pas à la règle et ne pourra que passionner nos lecteurs.

— Nous avions déjà la préférence nationale, qu’est-ce qui vous a fait passer à la « préférence de civilisation » ?

— La préférence nationale consiste à accorder des droits préférentiels aux nationaux : droits politiques (vote), droits associatifs et syndicaux (droits de représentation), droits économiques (emploi), droits sociaux (prestations familiales et sociales). La préférence nationale reste évidemment pertinente mais elle a perdu une partie de son sens puisque la nationalité a été bradée. Et qu’une partie des gens d’origine étrangère qui ont acquis la nationalité française ne sont français ni par l’origine, ni par la mémoire, ni par le cœur, ni par les mœurs. Aujourd’hui, un Français de civilisation européenne se sent davantage chez lui à Prague, Budapest ou Lisbonne qu’en Seine-Saint-Denis.

La préférence de civilisation consiste à prendre acte que des civilisations différentes coexistent sur notre sol et que nous n’avons pas à les mettre sur le même plan. Nous devons exercer une préférence en faveur de notre civilisation, la civilisation européenne : la civilisation des libertés, la civilisation de l’incarnation, la civilisation qui respecte la femme, la civilisation des grandes découvertes. Impossible de mettre sur le même plan les mœurs musulmanes (voile islamique, halal, ramadan) et les nôtres. Impossible de mettre sur le même plan la religion chrétienne au cœur de l’histoire européenne depuis quinze siècles et l’islam religion étrangère, sinon hostile.

— Léon Daudet qualifiait le XIXe siècle de « stupide ». Comment qualifieriez-vous le XXe ?

— D’« horrible !» D’« infâme ! » Pour l’Europe c’est le siècle de la grande guerre civile intereuropéenne (1914, 1945). Puis le siècle de la culpabilisation. De la triple culpabilisation : les Européens – collectivement – sont successivement déclarés coupables des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, des horreurs de la colonisation, des horreurs de l’esclavage. Les médias dominants, les ONG, les structures d’enseignement imposent une idéologie de haine de soi et de préférence pour l’Autre, c’est le culte de « Big Other » selon Jean Raspail. C’est insupportable !

— Où est l’Europe pour vous ? De l’Atlantique à l’Oural ?

— Il y a plusieurs définitions possibles de l’Europe :

La petite Europe à l’ouest : le monde impérial des Habsbourg (Allemagne, Autriche, Italie, Espagne), celui des Etats nations (France, Grande Bretagne) et des cités Etats (mer du nord, Hanse, Italie).

La grande Europe qui va jusqu’à l’Oural avec le monde catholique (et en partie protestant) à l’ouest et le monde orthodoxe à l’est.

L’Europe monde, selon cette dernière définition l’Europe est là où il y a des Européens : en Europe bien sûr mais aussi en Sibérie, en Afrique du sud, au Chili, en Argentine, à l’ouest du brésil, dans les quartiers européens d’Amérique du nord, en Australie, en Nouvelle Zélande. La préférence de civilisation vaut partout. Et par-delà les possibles querelles géopolitiques.

— Quelles qualités et quels défauts a cette Europe ?

— Le défaut c’est l’hybris. La perte de la mesure. La folie de la croyance en un progrès indéfini. L’arraisonnement sans limites du monde par la technique. L’obsession de la croissance marchande. Le scientisme, le transhumanisme. Et dans le même temps l’autoflagellation et l’auto-culpabilisation.

— Quels sont les dangers qui la menacent ?

— Le Grand Remplacement. Le Grand Remplacement démographique qui débouche sur le Grand Remplacement civilisationnel. De même que sous les pommiers, on trouve des pommes, les musulmans islamisent et les Africains africanisent…

— Une civilisation souffre par masochisme, selon vous, et risque de mourir par suicide. Alors, on baisse les bras ?

— Sûrement pas. On cultive l’esprit de résistance. J’oppose au Grand Remplacement le Grand Ressourcement le retour aux fondements de notre civilisation. Ce qu’on a appelé pendant très longtemps « les humanités ». Je propose aussi un récit civilisationnel, l’histoire commune des Européens. Celle des grands cycles artistiques et architecturaux qu’ils ont partagés au cours de plusieurs millénaires. Leur histoire-bataille commune : l’affrontement entre l’Orient et l’Occident (Les Thermopyles, Salamine, Rome contre Carthage), la chrétienté contre l’islam (la Reconquista, les Croisades, la lutte contre le Grand Turc, les batailles de Lépante et de Vienne), les grandes découvertes et la conquête du monde. Enfin il faut redonner des frontières – physiques et mentales – à l’Europe pour lui permettre de s’opposer à l’invasion afro-musulmane.

— A quelques mois des européennes, voyez-vous, comme Bruno Gollnisch (voir notre entretien du 24 octobre), « une poussée considérable en faveur d’une Europe protectrice de ses frontières, indépendante de toute vassalité » ?

— « Indépendante de toute vassalité », je n’en suis pas sûr car certains pays par leur histoire (Pologne, Danemark, pays baltes) gardent un tropisme proche des Etats-Unis. En revanche le besoin de frontières est profondément ressenti par les peuples et il devrait s’exprimer lors de ces élections. « Europe, l’heure des frontières » sera d’ailleurs le thème du V e colloque de l’Institut Iliade qui se tiendra le samedi 6 avril à la Maison de la chimie.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2019

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