Envoi massif d’imams en Europe pour le ramadan

10/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
À l’occasion du ramadan, qui a commencé lundi, le Maroc a envoyé quelques des centaines de prédicateurs officiels dans les pays européens.

Tout d’abord par l’intermédiaire de son ministère des Affaires islamiques, le pays a envoyé 422 prédicateurs officiels : 361 imams et 29 mourchidates, nom donné aux femmes prédicatrices.

C’est ensuite la Fondation Hassan qui en aurait envoyé 253 pour les Marocains résidant à l’étranger.


Suède : les limites de la société plurielle, un cinquième de la population est né à l’étranger

10/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En 2015, le pays de 10 millions d’habitants a reçu 160.000 demandeurs d’asile, un record en Europe proportionnellement à sa population, avant de fermer ses frontières.

Certains Suédois font le constat amer suivant : la Suède a beaucoup changé ces dernières années et ils ont du mal à trouver leurs repères dans un pays où désormais un cinquième de la population est né à l’étranger, contre 11% il y a vingt ans.

On perçoit l’inquiétude de voir la Suède renoncer à ses valeurs, notamment à l’égalité des sexes, au nom du respect de la diversité culturelle, de la liberté de culte, et de ne pas faire preuve de fermeté à l’égard des nouveaux arrivants, majoritairement de confession musulmane.

Jean-Yves Le Gallou : «Il pourrait y avoir une politique européenne restrictive à l’immigration»

10/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou, fondateur de l’institut Polemia, était l’invité politique de l’Info avec Stéphanie De Muru, sur RT France, le 9 mai.

Il réagit aux propos de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, qui a affirmé que l’immigration est «un phénomène mondial» qui ne peut pas être arrêté.

Selon lui, des solutions existent contre «l’invasion migratoire» à l’échelle des Etats comme à l’échelle européenne, à condition d’appliquer des «législations moins attractives».


Jordan Bardella : « Le grand risque qui est en face de nous, c’est la partition de la société »

09/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella est tête de liste RN aux élections européennes. Originaire de Seine-Saint-Denis, le benjamin (23 ans) des candidats répond sans ambages à toutes les grandes questions de l’heure : Macron, Salvini, banlieues, immigration.

Découvrez quelques extraits de cet entretien publié sur Causeur.

Daoud Boughezala. Marine Le Pen vous présente comme un jeune militant issu des banlieues arrivé à la force du poignet. En vous ayant désigné tête de liste aux dépens d’eurodéputés plus expérimentés tels que Bruno Gollnisch ou Nicolas Bay, le Rassemblement cède-t-il aux idéologies à la mode ?

Jordan Bardella. Non. Ce n’est pas une élection de personnes. Une liste est avant tout une équipe. Marine Le Pen a fait le choix un peu audacieux de confier la tête de liste à un jeune de 23 ans. Malgré mon âge, j’ai déjà une petite expérience politique puisque je suis élu au Conseil régional d’ïle-de-France en Seine-Saint-Denis, un territoire difficile dans lequel j’ai grandi. Cela a toujours été une des qualités du mouvement de donner une chance à la jeunesse. On a fait élire en 2012 la plus jeune députée Marion Maréchal, en 2014 le plus jeune sénateur David Rachline, on fera sans doute élire le plus jeune député européen. On a beaucoup de jeunes élus et de jeunes maires qui font leurs preuves. Le RN est un mouvement politique pour lequel les jeunes votent beaucoup. Selon les sondages, un tiers des jeunes voterait pour le RN aux européennes.

Il y a une cohérence dans le choix de la tête de liste, d’autant que ces élections sont un peu l’épilogue de la refondation du mouvement que Marine Le Pen a lancée en 2011. Cela nous a menés au second tour de l’élection présidentielle (2017), au changement de nom du FN, à nous ouvrir à des gens de l’extérieur (issus des Républicains comme Thierry Mariani ou de la société civile comme Hervé Juvin).

Concrètement, proposez-vous le retour aux frontières nationales ?

Absolument. Il faut remettre des portes à la maison France pour décider qui entre et qui sort de chez nous. L’espace Schengen nous avait promis la libre circulation des biens et des personnes mais on a vu que c’était aussi la libre circulation des terroristes, des armes, des trafics. L’absence de frontière en matière économique crée aussi une absence de protection pour les entreprises et les emplois français. Nous sommes favorables à la sortie de l’Espace Schengen tout en prévoyant des dispositifs simplifiés pour les travailleurs frontaliers comme les 60 000 qui passent chaque jour en la France et l’Allemagne. C’est ce qu’on a toujours fait : le mythe de la libre circulation n’a que quelques années. La frontière n’est pas un mur ou un barbelé mais une porte, un filtre, une écluse, une limite. Mais, comme le dit Salvini, la première des frontières en matière d’immigration, c’est la dissuasion.

C’est-à-dire ?

Tant qu’on continuera à avoir un système de prestations sociales extrêmement attractif pour des personnes qui viennent de l’étranger, il est évident que l’immigration se poursuivra. La réponse à la question de l’immigration doit être à la fois des frontières nationales – rétablir des postes de douane alors que Sarkozy en a fermés 6500 – et une politique de dissuasion. Il faut réserver les moyens de l’Etat et la solidarité nationale aux Français tout en raccompagnant les bateaux de migrants dans les ports de départ. C’est ce que fait Salvini.

Mais votre allié Salvini, ministre de l’Intérieur italien, ne partage pas forcément vos intérêts. Ainsi, il souhaiterait que la France accueille davantage de quotas de migrants…

Ce n’est pas tout fait à juste. En demandant à la France d’accueillir plus, Salvini répond à ceux qui lui donnent des leçons sur l’accueil des migrants mais qui ne veulent pas en assumer l’intégralité de la charge. Par exemple, Macron avait refusé d’accueillir l’Aquarius mais accepté de prendre les migrants si l’Aquarius accostait en Espagne. Salvini pointait donc le double discours de la classe politique européenne. Avec l’environnement, l’immigration est sans doute l’un des deux grands défis majeurs de l’Europe au XXIe siècle. D’ici 2050, la population africaine va doubler. Il faut lire le très bon livre de Stephen Smith La ruée vers l’Europe. On fait face à un continent qui est en train de devenir une bombe démographique. La population africaine est très jeune et voudra ensuite aller vers des terres plus riches qu’ils considèrent – à tort – comme un eldorado : l’Europe. La seule question à se poser est : accepte-t-on cette ruée progressive vers l’Europe qui est déjà en cours ? Cela aurait d’énormes conséquences économiques, sociales, culturelles et cultuelles. L’Italie a accueilli 700 000 migrants sur ses côtes depuis 2013. Depuis que Salvini est aux responsabilités, il a fait baisser de 95% le nombre de débarquements. Cette fermeté est aussi une forme d’humanité parce qu’il a fait baisser de moitié le nombre de morts en Méditerranée.

Entretien repris du du site Causeur.fr

Allemagne : suppression de l’interdiction de naturalisation pour les étrangers vivant dans des mariages polygames ?

09/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le projet de « loi modifiant la loi sur la citoyenneté » a été adopté par le Conseil des ministres au début du mois d’avril.

Il doit maintenant faire l’objet d’un débat parlementaire. Selon un rapport de l’agence de presse dpa, le ministre fédéral de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU, droite bavaroise) souhaitait ancrer l’interdiction de la naturalisation pour les étrangers polygames dans cette réforme ce que le ministère de la Justice dirigé par Katarina Barley (SPD, gauche) a refusé d’approuver.

Le pape François exhorte les Bulgares à la générosité envers les clandestins

07/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En visite de trois jours en Bulgarie ainsi que dans les Balkans, notamment en Macédoine du Nord, le pape François a exhorté les Bulgares à faire preuve de générosité envers les clandestins.

Le Pape a par ailleurs déploré la situation démographique du pays, marquée par l’une des plus faibles natalité d’Europe et une émigration de travail très forte. Au cours de sa visite, le Pape a d’ailleurs prévu une visite dans un camp d’accueil de personnes en situation irrégulière.

Un autre objectif de son voyage, moins polémique, concernait les relations avec l’Eglise orthodoxe, justifiant une visite au patriarche Néophyte de Bulgarie.

Matteo Salvini à Viktor Orbán : « ​Si la gauche continue à gouverner l’Europe, celle-ci deviendra un califat islamique… »

crise libyenne - Salvini

06/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Depuis le Niger, où elle était en visite officielle, la chancelière allemande a exclu tout accord entre le Parti populaire européen (PPE) et l’extrême-droite au Parlement européen, derrière le vice-président du conseil Matteo Salvini, après les élections du 26 mai.

C’est sur ce point que Salvini insiste, sans faire dans la dentelle : « Si la gauche continue à gouverner l’Europe, celle-ci deviendra un califat islamique… » a-t-il déclaré lors de sa visite en Hongrie, en parfait accord avec son hôte.

Matteo Salvini et Viktor Orban partenaires dans la lutte contre l’invasion migratoire

Salvini Orban

03/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini et Viktor Orban se sont retrouvés le long de la barrière anti-migrants dressée par Budapest il y a bientôt 4 ans. Des images qui illustrent bien ce qui unit la Hongrie et l’Italie : la lutte contre l’immigration. Les deux hommes entendent monter une alliance de partis anti-immigration en Europe après les élections européennes.

Matteo Salvini a ainsi redit son souhait de travailler avec le Premier ministre hongrois sur l’immigration :

Le problème n’est pas de redistribuer les migrants en Europe, le problème est d’avoir une Europe qui protège ses frontières terrestre et maritimes.

Viktor Orban a même ajouté qu’il serait difficile à son parti, le Fidesz, de trouver sa place au parlement européen si le PPE n’allait pas dans le sens d’une collaboration avec des partis comme la Ligue du nord. La semaine prochaine, il doit recevoir le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, président du FPÖ, le parti de la Liberté d’Autriche.



En Autriche, le FPÖ promet de lutter contre le remplacement de population

Heinz-Christian Strache

Dans un entretien avec le quotidien autrichien Kronen Zeitung publié le 28 avril, le vice-chancelier autrichien promet de poursuivre la lutte contre le remplacement de population. A la remarque du journaliste selon qui il s’agirait là d’un concept d’extrême droite, Heinz-Christian Strache, qui est aussi ministre fédéral de la Fonction publique et des Sports et président du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), répond que « c’est un concept de la réalité. Nous ne voulons pas devenir une minorité dans notre pays. C’est légitime et honnête, et aussi profondément démocratique. » Le vice-chancelier fait aussi remarquer à son interlocuteur que « ceux qui ne sont pas de gauche aujourd’hui sont automatiquement qualifiés d’extrémistes de droite ».

Le FPÖ, crédité de 23 % des intentions de vote aux élections européennes, ce qui le placerait troisième derrière son partenaire au sein du gouvernement de coalition, l’ÖVP, parti de centre droit crédité de 34 % des intentions de vote, et derrière les sociaux-démocrates crédités de 26 % des intentions de vote, vise malgré tout la deuxième place. Ce faisant, il continue de faire l’objet d’une entreprise de diabolisation de la part de la gauche et des grands médias, comme les autres partis patriotes en Europe. On lui reproche les vers publiés par un adjoint au maire de la ville de Braunau am Inn, ville natale d’Adolf Hitler qui plus est, dans lesquels cet adjoint membre de la FPÖ compare les immigrants à des « rats étrangers » pour illustrer le danger qu’il y a à mélanger les cultures et les langues.

Mais quand le scandale a éclaté, cet adjoint au maire a démissionné de sa fonction et aussi du FPÖ, fait remarquer Heinz-Christian Strache. En effet, personne ne devrait comparer les gens à des animaux, reconnaît-il volontiers. Cependant « j’ai moi-même été qualifié de “rat” par le chef du groupe des Verts au Parlement de Basse-Autriche. J’attends toujours sa démission », continue le vice-chancelier qui rappelle encore que les électeurs du FPÖ ont été traités de « rats » par l’ancien gouverneur de Styrie, du SPÖ. « J’attends toujours ses excuses et les conséquences à son encontre », se défend encore Strache pour dénoncer le deux poids deux mesures de la gauche face à cette affaire.

Autre élément de la diabolisation permanente, avec recours au point Godwin quand il le faut, le rédacteur en chef du journal télévisé de la télévision publique ORF, Armin Wolf, lors d’un entretien avec Harald Vilimsky, secrétaire général du FPÖ et tête de liste pour les élections européennes, a évoqué ce fameux poème de l’adjoint au maire FPÖ, et, pour illustrer son propos, il a comparé un tract de la branche jeunesse du FPÖ de Styrie à la propagande nazie, en faisant afficher à l’écran un gros plan sur un tout petit fragment de ce tract dénonçant l’islamisation et l’insécurité liées à l’immigration de masse. Vilimsky a dénoncé la malhonnêteté du procédé du journaliste, en lui faisant remarquer que son comportement déontologiquement douteux ne devrait pas rester sans conséquences, ce que la télévision ORF et la gauche dénoncent aujourd’hui comme une menace à l’encontre de la personne d’un journaliste. Mais ce n’est pas la première fois que le FPÖ dénonce le militantisme de gauche de la télévision publique, et la reductio ad Hitlerum des partis de droite nationale dans les médias publics n’est malheureusement pas spécifique à l’Autriche.

Contre ceux qui s’opposent au remplacement de population, tous les moyens sont bons.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 2 mai 2019

YouTube sort son label pour les élections européennes

youtube élections européennes

YouTube, propriété de Google, a annoncé par le biais de sa directrice pour les affaires européennes, Lie Junius, lancer un nouveau “label” dans le cadre des futures élections européennes de mai 2019 (Google Blog). Ce “label” permettra d’identifier les vidéos issues de médias “bénéficiant d’un financement public ou gouvernemental”.

Google et les élections européennes

Ce label ne fait que poursuivre la politique de Google vis-à-vis des élections européennes annoncée en novembre 2018, par Lie Junius (Google Blog). Une rubrique spécialement dédiée aux européennes a déjà été lancée sur Google News. L’algorithme de Google choisissant quels articles sont mis en avant et ceux qui n’y figurent pas…

Google finance aussi en partie, FactCheckEU, un projet collaboratif pour traquer les “fake news” diffusées dans le cadre des élections. Google Trends a créé une rubrique spéciale récapitulant les recherches internet les plus populaires relatives aux élections.

Labelliser pour mieux contrôler

Pour en revenir à YouTube, ce sont donc des labels dits de “transparence” qui vont très prochainement être lancés. Ces labels seront lancés dans un premier temps, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Pologne. On peut donc aussi imaginer, qu’ils perdureront même après, les élections européennes.

Mais l’idée de ces labels n’est pas simplement de pouvoir identifier telles sources parmi tant d’autres, il s’agit aussi de les mettre en avant par rapport aux autres, de “renforcer la visibilité de sources faisant autorité”.

En somme, les sources d’information liées à l’État ou à des « sources autorisées » seront mises en avant sur la plateforme, au nom de la lutte pour une information de qualité. Internet, dernier refuge de la pluralité de l’information, va se retrouver sous une emprise encore plus grande soit de l’État, soit de sources émanant des médias officiels même sur internet, dernier refuge de la pluralité de l’information…

Texte repris du site de l’OJIM

Tommy Robinson a annoncé sa candidature aux élections européennes

Tommy Robinson

30/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
L’ancien fondateur de la English Defense League, connu pour sa mobilisation contre l’islamisation du Royaume-Uni, bénéficie d’un soutien populaire important, qui s’est notamment manifesté lors de sa condamnation, pour avoir filmé l’ouverture du procès concernant les viols collectifs de Telford.

Bien qu’il se soit rapproché de UKIP, le parti souverainiste eurosceptique fondé par Nigel Farage, Tommy Robinson a préféré se présenter en indépendant aux élections européennes.


L’AfD en passe de devenir le premier parti en ex-RDA

29/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le parti d’opposition qui y était déjà arrivé en deuxième position aux élections de 2017 devant la CDU pourrait passer, selon l’hebdomadaire « Bild am Sonntag », en tête aux prochaines élections cet automne avec 23% des intentions de vote.

C’est en effet à cette date que la Thuringe, la Saxe et le Brandebourg doivent renouveler leurs parlements respectifs.

Selon ces projections, Alternativ fûr Deutschland serait, avec 23% des intentions de vote, en mesure de remporter un ou plusieurs de ces Länder, ce qui y porterait un parti de droite nationale au pouvoir pour la première fois depuis 1945.

Surveillance accrue du contenu Internet en vue des élections européennes

25/04/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A moins d’un mois des élections européennes, une commission du Parlement a publié un rapport sur les dites « fake news » ces supposées désinformations qui expliqueraient tout résultat électoral non conforme aux standards du progressisme actuel. Y sont particulièrement critiqués les réseaux sociaux Twitter et Facebook, ainsi que l’entreprise Google, accusée de ne pas suffisamment combattre ces fausses nouvelles.

Quelles mesures seront prises ?

La commission propose ainsi de restreindre ou de couper les revenus publicitaires des sites coupables de déguiser l’information. Ce mode de fonctionnement a aussitôt été mis en place par Facebook, qui a annoncé hier agir en ce sens, donnant également la possibilité à des vérificateurs de faire chuter la visibilité d’un contenu qu’ils jugent trompeur. Une page de Facebook a spécialement été créée pour détailler la série de mesures prises pour surveiller son contenu avant les élections européennes sur laquelle nous pouvons lire que « Dès qu’un vérificateur confirme qu’un article est effectivement porteur de fausses informations, nous modifions immédiatement son classement pour qu’il apparaisse plus bas dans les fils d’actualité. En moyenne, ceci permet de réduire de plus de 80% son nombre de vues. »

Qui se chargera donc de vérifier ces données ?

En France, le réseau social Facebook affirme travailler avec des sites eux-même régulièrement épinglés par les Bobards d’or pour la véridicité de leurs informations : 20 minutes, l’AFP, les Décodeurs du Monde, CheckNews de Libération, et les Observateurs de France 24 !

Dans la même ligne, Twitter a lancé une option de signalement qui permet à ses utilisateurs de signaler tout contenu relayant des informations non avérées susceptibles d’influencer le résultat des élections européennes à venir.

Européennes : le Rassemblement national en tête

Rassemblement national

Nous sommes à un mois tout juste du scrutin, et le sondage quotidien de Paris Match vient de placer la liste du Rassemblement national en tête. Les réflexes de vote utile commencent à jouer, alors que le RN, malgré le pari osé de mettre à la tête de sa liste un tout jeune militant, peu connu, réussit sa campagne.

Les sondages ne sont que des sondages. Quand ils sont bons, on les met en exergue, quand ils déçoivent, on rappelle que le seul sondage qui compte est celui des urnes. Mais l’enquête quotidienne de Paris Match a précisément la vertu d’être quotidienne et de refléter une certaine réalité. Cette enquête plaçait systématiquement le RN derrière LREM. Les courbes viennent de se croiser dans les chiffrages de vendredi. Certes l’enquête ne prend pas en compte « l’effet Notre-Dame ». Et d’autre part l’écart est encore faible : 0,5 %. Rien n’est donc définitif. Le RN est donné à 22,5 %, LREM à 22 %, LR à 14 %. Puis on trouve le peloton des « petites listes » susceptibles de décrocher des élus, actuellement dans l’ordre suivant : Ecologistes (8,5 %), « Insoumis » (7 %), PS (6,5 %), Debout la France (4,5 %). Toutes les autres listes sont néantisées.

Ce sondage est évidemment prometteur pour le RN dans un contexte où le gouvernement a hystérisé l’affrontement entre « progressistes » et « nationalistes ». Que le « camp du mal » batte au poteau le « camp du bien » serait davantage qu’un symbole.

D’autre part cette inversion des courbes risque de favoriser le vote utile. Et c’est sur ce terrain que les choses pourraient encore bouger, cristallisant les opinions sur les deux listes de tête. Le sondage peut réveiller les abstentionnistes, du fait de l’enjeu fort de cette première place, ce qui devrait profiter au RN, dont l’électorat est nettement plus jeune, moins fidèle au rituel des urnes. L’enquête de Paris Match retient l’hypothèse d’une liste Gilets jaunes, créditée de 3 % des voix. Rien ne dit qu’une telle liste sera constituée, et, dans une perspective de confrontation Macon-Le Pen, le vote utile risque là aussi de jouer en faveur de la liste RN. De même le décrochage des « insoumis » peut libérer au profit du RN des suffrages anti-Macron.

Se déroule simultanément un combat pour le leadership à gauche

Il y a enfin la problématique Debout la France. Le mouvement de Dupont-Aignan avait bien démarré sa campagne, réussissant à constituer un pôle souverainiste attractif, avec le CNIP et les chrétiens-démocrates. Mais l’élimination de sa liste d’Emmanuelle Gave, puis de Poisson, a brouillé son image de rassembleur. Le vote utile peut détourner vers le RN, voire vers les Républicains, une partie de ses électeurs. Le sondage semble traduire l’amorce de cette captation de voix : la liste n’est plus assurée d’attendre les 5 % qui donnent des élus.

Et le vote utile en faveur de LREM ? En principe il pourrait venir des électeurs centristes. Mais la liste UDI (sorte de MoDem bis) ne décolle pas de son insignifiance électorale. Il pourrait venir de la gauche, mais se déroule simultanément un combat pour le leadership à gauche, qui polarise l’électeur militant et décourage les autres. Les atouts de LREM, pour un vote utile d’électeurs LR ou au PS en sa faveur, se situent dans la capacité de Macron à gérer les dossiers de l’incendie de Notre-Dame et de fin du grand débat, à gérer sa communication, surtout.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 23 avril 2019

[vidéo] Interdit d’interdire – Catholicisme : vers sa disparition ou sa résurrection ?

23/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Dans cette nouvelle émission dédiée au Catholicisme, Frédéric Taddeï reçoit :
– Véronique Margron, théologienne
– Yann Raison du Cleuziou, sociologue
– Guillaume Cuchet, historien
– Paul Piccarreta, directeur de la Revue Limite