Chantage : Bruxelles veut imposer les « droits LGBT »

LGBT

Du point de vue des intérêts de l’UE, on ne pouvait imaginer pire moment pour présenter au public un projet de « toute première stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE ». Ainsi, exactement une semaine après l’accord passé entre la présidence allemande du Conseil de l’UE et le Parlement européen pour instaurer un mécanisme faisant dépendre les fonds européens du respect de l’état de droit (voir « Budget et plan de relance européens : la menace de veto polonais et hongrois confirmée » dans Présent du 11 novembre), la Commission annonçait son intention de présenter une initiative législative sur la reconnaissance mutuelle de la parentalité.

Si cette stratégie est adoptée – à la majorité simple du PE et à la majorité qualifiée du Conseil –, les pays qui n’ont pas changé leur définition du mariage devront quand même reconnaître la parentalité de « deux mamans » ou « deux papas » décrétée ailleurs. Exemple : deux homosexuels polonais qui se « marient » en Grande-Bretagne et rentrent aux pays avec leurs enfants obtenus par GPA devront être reconnus comme deux papas par la Pologne, même si c’est contraire au droit polonais et même si les questions sociétales relèvent des compétences nationales en vertu des traités européens. Et comme « l’égalité et la non-discrimination sont des valeurs essentielles et des droits fondamentaux dans l’Union européenne », ainsi que l’a indiqué Helena Dalli, la commissaire chargée de l’égalité, lors de la présentation le jeudi 12 novembre de la nouvelle « stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE », il est facile d’imaginer que le mécanisme liant, d’une part, budget et plan de relance et, d’autre part, évaluation par l’UE du respect de l’état de droit, pourra être actionné si un Etat récalcitrant refuse de reconnaître ces fausses parentalités.

Parmi les futurs Etats récalcitrants qui pourront ainsi être sanctionnés par la Commission avec l’approbation d’une majorité qualifiée des 27, il y a bien sûr la Hongrie où un projet de loi est à l’étude pour réserver l’adoption d’enfants aux couples mariés, et pour que les personnes seules souhaitant adopter aient à obtenir une autorisation spéciale du ministre chargé des affaires familiales, ceci afin d’éviter les adoptions par des duos homosexuels. Mais il y a aussi dans le collimateur de Bruxelles un certain nombre de pays comme l’Italie ou ceux d’Europe centrale où l’on ne reconnaît pas l’existence de deux parents du même sexe. Une fois la parentalité des couples de même sexe « mariés » à l’étranger reconnue dans un pays, il sera bien évidemment très difficile de ne pas accorder les mêmes droits au niveau local. Il est évident aussi qu’un instrument de chantage aux fonds européens entre les mains de la Commission européenne rendra très difficile toute résistance, surtout en Europe centrale où les subventions agricoles de l’UE et les fonds de cohésion, même s’ils sont en baisse, restent un outil majeur pour le rattrapage économique en cours. L’annonce par la Commission d’une « série d’actions ciblées, axées autour de quatre grands piliers, qui visent à lutter contre la discrimination, à garantir la sécurité, à bâtir des sociétés inclusives et à mener le combat pour l’égalité des personnes LGBTIQ dans le monde » n’est donc pas à prendre à la légère. Reconnaissant pourtant en introduction de son communiqué que « nombre de domaines d’action liés à l’amélioration de l’égalité des personnes LGBTIQ sont avant tout des compétences nationales », la Commission informe encore qu’elle « présentera en 2021 une initiative visant à allonger la liste des “infractions pénales de l’UE” pour y intégrer les crimes de haine et les discours haineux, y compris ceux ciblant les personnes LGBTIQ ».

S’il fallait encore convaincre la Pologne et la Hongrie, et peut-être encore d’autres pays, d’opposer leur veto au budget 2021-2027 et au plan de relance anti-Covid en cas d’adoption du mécanisme de respect de « l’état de droit », la Commission aura fini de les convaincre avec sa stratégie LGBT. Ainsi que le disait l’ancien dissident Viktor Orbán vendredi à la radio hongroise à propos de ce mécanisme, « sans critères objectifs, sur des bases idéologiques, ils veulent faire chanter les pays en les privant de possibilité de recours. Ce n’est pas ce que nous voulions, on n’a pas créé l’Union européenne pour arriver à une deuxième Union soviétique ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 novembre 2020

Afflux d’immigrants clandestins aux îles Canaries

Fin octobre, le nombre d’immigrants illégaux en Espagne depuis le début de l’année (27 551) était légèrement supérieur au nombre enregistré en Italie (26 179) où ce nombre est bien parti pour tripler en 2020 par rapport à l’année 2019 (11 471 arrivées de janvier à décembre, avec une très nette hausse à partir de la mise en place du gouvernement Conte en septembre 2019). En octobre en Espagne, le nombre cumulé d’immigrants illégaux arrivés depuis le début de l’année dépassait pour la première fois les chiffres de la même période de 2019. Seule la Grèce, qui a désormais un gouvernement de droite, fait mieux que l’année dernière en matière de contrôle de l’immigration, avec 12 453 arrivées du 1er janvier au 2 novembre contre 71 386 pour toute l’année 2019.

On constate donc une fois de plus qu’il est possible de réduire l’immigration illégale avec des politiques fermes ou au contraire de l’encourager avec des mesures et annonces en faveur des « migrants ». Les îles Canaries paient aujourd’hui le prix de l’attitude pro-immigration de la coalition socialo-communiste dirigée par Pedro Sánchez à Madrid mais aussi de l’attitude des « sociétés ouvertes » situées plus au nord, à commencer par la France du Trudeau européen, Emmanuel Macron. Le précédent record en ce qui concerne l’immigration illégale aux îles Canaries datait de 2006, avec 39 180 arrivées par voie de mer cette année-là consécutivement aux régularisations massives de clandestins par le gouvernement Zapatero.

Aujourd’hui, les îles Canaries sont redevenues un point de passage obligé pour nombre de candidats à l’émigration vers l’Europe en provenance d’Afrique noire et du Maghreb puisqu’il y a eu 11 409 personnes arrivées sur des embarcations entre janvier et octobre, un chiffre en augmentation de 664,2 % par rapport à la même période de l’année dernière ! Et ce nombre est déjà largement dépassé aujourd’hui. Rien que le week-end dernier, les habitants des Canaries ont vu débarquer sur leurs côtes 2 118 immigrants illégaux en 24 heures.

De la même manière que le port italien de Lampedusa par lequel avait transité en septembre le terroriste tunisien venu assassiner des catholiques à la basilique Notre-Dame de Nice (et où l’afflux de terroristes potentiels continue de plus belle), le port d’Arguineguín sur l’île de Gran Canaria est submergé alors même que cet archipel touristique vit déjà une année extrêmement difficile à cause de la pandémie de Covid-19. Le campement de fortune installé mi-août au port d’Arguineguín avait été prévu pour un maximum de 400 personnes. Le week-end dernier il en accueillait près de 2 000 en même temps. Pourtant ce centre avait été vidé à la hâte au moyen de transferts aériens vers la péninsule ibérique, organisés par la police en préparation de la visite prévue pour le vendredi 6 novembre du ministre de l’Intérieur espagnol Fernando Grande-Marlaska et de la Commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson, une sociale-démocrate suédoise favorable aux politiques droit-de-l’hommistes en matière d’immigration.

Des politiques droit-de-l’hommistes qui font beaucoup de morts et on ne le dira jamais assez, car la traversée à laquelle ces « migrants » sont encouragés par le manque de fermeté des politiques européennes est extrêmement dangereuse. Rien que pendant la deuxième quinzaine d’octobre, près de 200 Subsahariens ont péri dans l’Atlantique en tentant la traversée vers les îles Canaries.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2020

Al-Andalus, l’imposture du « paradis multiculturel », par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Al-Andalus était le nom donné à la péninsule ibérique sous occupation musulmane entre 711 et 1492. Les promoteurs de la société multiculturelle l’invoquent régulièrement pour se rassurer. Aujourd’hui, alors que même les plus optimistes d’entre eux commencent à douter, elle est toujours considérée comme un modèle. Un espoir de ce que pourrait être le « vivre ensemble » dans une Europe qu’ils rêvent plus « diverse ». Elle serait la preuve qu’ils ne sont pas trompés et qu’après les quelques menues difficultés actuelles, terrorisme et criminalité endémique, nous connaîtrons enfin des lendemains qui chantent.

L’ouvrage de Philippe Conrad qui vient de paraître est donc d’une absolue nécessité pour comprendre à quel point la représentation idéalisée d’Al-Andalus est une escroquerie intellectuelle. Auteur d’une Histoire de la Reconquista éditée aux PUF dans la collection « Que sais-je ? », Philippe Conrad est un fin connaisseur de cette période de l’histoire européenne.

D’où vient le mythe d’Al Andalus ?

Le mythe d’Al Andalus trouve ses racines dans la légende noire espagnole forgée par la propagande anglaise et néerlandaise au XVIème siècle. La Reconquista et l’Inquisition qui l’a suivi ont été diabolisées dans la cadre de la lutte entre protestants et catholiques. Plus tard, l’exotisme orientalisant en vogue au XIXème siècle a pleuré un monde « raffiné et tolérant » rayé de l’histoire par des barbares venus du nord. Ces dernières décennies, la propagande multiculturelle et la nostalgie de musulmans pour cette conquête passée ont ravivé le mythe. Plusieurs historiens espagnols ont dégonflé ces rêveries multiculturelles dans plusieurs livres universitaires qui font référence :

– Al-Andalus, l’invention d’un mythe – La réalité historique de l’Espagne des trois cultures de Serafin Fanjul
– Les Chrétiens dans Al-Andalus. De la soumission à l’anéantissement de Rafael Sánchez Saus
– Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus – Mythes et réalités de l’Espagne islamique de Darío Fernandez Moreira

L’auteur commence par évoquer brièvement les querelles historiographiques qui entourent le mythe d’Al-Andalus. Le chapitre suivant résume en quelques pages l’histoire de la conquête arabe et celle de la Reconquista chrétienne. Après avoir posé le contexte, on rentre dans le cœur du sujet en évoquant la condition des dhimmis, c’est-à-dire les non musulmans sous domination musulmane.

Le terrible sort des dhimmis

Les populations vivant dans la péninsule espagnole n’ont dans un premier temps pas été massacrées, chassées ou converties de force. Au moment de la conquête, les effectifs arabes et berbères n’étaient pas suffisants pour faire fonctionner le pays. Soumettre la population autochtone afin de l’exploiter était bien plus profitable.

Les non musulmans étaient soumis à une loi différente, des impôts plus lourds et à de nombreuses mesures vexatoires et humiliantes. L’ensemble constituait un système de conditionnement redoutable qui n’offrait que deux alternatives, la soumission ou la conversion :

La responsabilisation collective des communautés dhimmis contribue également à la mise en place d’un conditionnement dévalorisant. La jurisprudence ainsi établie et les comportements sociaux fondés sur les préjugés conduisent à une pratique courante de l’humiliation, étroitement liée à la vulnérabilité qui est celle des « protégés » que la loi musulmane autorisait initialement à tuer ou exproprier, une vulnérabilité accrue par l’interdiction du port d’arme. Le dhimmi est ainsi amené à intégrer, dans la représentation de son statut, l’illicéité de son existence et la valorisation d’une loi islamique qui lui accorde la vie sauve.

Face à une telle oppression, les révoltes sont nombreuses dès les débuts de l’occupation arabe. En réaction, le massacre et la déportation des mozarabes (chrétiens vivant sur le territoire d’Al-Andalus) étaient courants.

Loin d’être un paradis multiculturel, Al-Andalus était une prison à ciel ouvert où les humiliations et les persécutions des non musulmans étaient érigées en système. Philippe Conrad en moins de 100 pages livre un ouvrage agréable et rapide à lire. Il s’agit d’un condensé de livres brillants mais exigeant une culture universitaire. Il est donc un outil de combat efficace à diffuser et offrir autour de vous.

Pour acheter le livre : https://www.boutique-identitaire.com/fr/accueil/128-al-andalus.html

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Liverpool : échauffourées lors d’une manifestation contre les nouvelles restrictions anti-Covid-19

09/11/2020 – EUROPE (NOVOpress)
La police a aspergé de gaz poivré et arrêté plusieurs manifestants alors que des échauffourées ont éclaté lors d’une manifestation contre les nouvelles restrictions anti-Covid-19 à Liverpool le 7 novembre.

On peut voir les habitants défiler dans les rues pour dénoncer le nouveau confinement national.


Attentat islamiste – Justice: la preuve par Vienne !, par Philippe Bilger

Il est facile de s’en rendre compte, on s’en doute, ils nous le font comprendre, ils se moquent dans leur for intérieur de notre état de droit, ils en profitent mais n’y croient pas une seconde, ils n’ont qu’une envie, c’est de recommencer. Alors ils jouent la comédie de la contrition et la plupart du temps ça marche !

Avec le jeune terroriste de Vienne, un Autrichien né de parents albanais de Macédoine du Nord, qui a massacré quatre personnes (dont un Albanais originaire de Macédoine du Nord), le voile s’est déchiré et la duperie a été ostensible.

Cet assassin de 20 ans a trompé les autorités et a bénéficié de leur mansuétude parce qu’il a réussi à donner le change.

Que, comme d’habitude, dans son quartier, des témoins affirment qu’il était serviable, proposait de porter les courses et qu’on n’imaginait pas le pire qu’il pourrait commettre, soit. C’est à chaque fois la même impression : ce futur criminel était si gentil !

Puis les atrocités. Surgies du même.

Kujtim Fejzulai avait essayé de rejoindre la Syrie. Il avait été arrêté en Turquie, en 2018, sur dénonciation de sa mère, alors qu’il était âgé d’à peine 18 ans.

Au mois d’avril 2019, il était condamné à 22 mois de prison mais ne purgeait qu’un peu plus d’un an parce que son avocat, qu’il avait abusé comme les autres, se vantait d’avoir bien fait son travail (Le Monde).

Placé sous contrôle judiciaire, au mois de décembre 2019, il feignait d’avoir été déradicalisé. Il a menti à tous ceux qui le côtoyaient sur le plan pénal et pénitentiaire à seule fin de se retrouver libre pour commettre l’horreur.

Pourquoi se gêner puisqu’on le créditait absurdement d’une bonne foi et d’une sincérité dont l’apparence ne visait qu’à lui permettre un acte terroriste, survenant quelques mois seulement après sa comédie ?

Lui, comme tant d’autres en France, auraient dû relever d’une catégorie singulière : ils se dissimulent et, nous rendant le pire, acceptent le meilleur, les principes, les garanties, les protections de notre état de droit avec un cynisme tranquille puisqu’on est assez inconscient pour leur donner des armes contre nous et faciliter ainsi leur tâche monstrueuse.

Comprendra-t-on un jour cette spécificité criminelle et cessera-t-on de la traiter comme on appréhende le commun des délinquants ?

Hier, on pouvait plaider le défaut de lucidité et l’envie de croire en une quelconque rédemption. C’est terminé.

Avec la preuve par Vienne, on ne peut plus fermer les yeux.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Attentat islamiste à Vienne : la vraie pandémie

Au moins quatre morts, plus d’une quinzaine de blessés, six lieux frappés et plusieurs dizaines de coups de feu tirés : relativement épargnée jusque-là par l’islamo-terrorisme, la capitale autrichienne a été, hélas, lundi soir, le théâtre d’une véritable offensive djihadiste qui en dit long sur les capacités d’action considérables des terroristes musulmans en Europe ainsi que sur l’impréparation flagrante et quasi générale des pays européens à mener sérieusement cette guerre. Car, n’en déplaise aux responsables de l’UE et aux trop nombreux chefs d’Etat européens qui pendant longtemps ne se sont guère sentis concernés par le « drame français » et découvrent aujourd’hui qu’ils sont en guerre, c’est l’Europe tout entière, avec sa civilisation et ses valeurs chrétiennes, que les islamistes sont résolus à abattre.

Un symbole de la résistance à l’islam frappé

En ce sens, le fait que ces derniers aient cette fois frappé Vienne, cette ville profondément catholique assiégée plusieurs fois sans succès par les Turcs, et donc hautement symbolique de la résistance de l’Europe chrétienne à la barbarie islamique, n’est évidemment pas un hasard. Quatre siècles après 1683, la capitale autrichienne se trouve à nouveau en quasi-état de siège depuis lundi soir, 20 heures, lorsque plusieurs djihadistes, équipés de fusils d’assaut et dont on sait qu’ils sont proches de l’EI, ont ouvert le feu près de la place Seitenstettengasse, en plein centre-ville de Vienne. Rapidement sur les lieux, les policiers ont alors riposté, entraînant la fuite des islamo-terroristes qui ont continué à mitrailler à tout-va. C’est ainsi que, selon la police viennoise, pas moins de six sites, tous situés dans le centre-ville, ont été visés, dont le Fleischmarkt, le Bauernmarkt, ou encore la Morzinplatz. Une fusillade effrayante qui a fait, pour le moment, trois morts (deux hommes et une femme) et une quinzaine de blessés (dont sept grièvement) parmi les Viennois innocents ; la quatrième « victime » annoncée étant l’un des djihadistes qui, grâce aux forces de l’ordre autrichiennes, n’aura plus l’occasion de récidiver…

Vienne en quasi-état de siège

Cependant, à l’heure où nous écrivions ces lignes, la police autrichienne était encore à la recherche d’« au moins un assaillant », et Vienne en quasi-état de siège. Tandis que le ministère de l’Intérieur appelait les habitants à s’enfermer chez eux, policiers et soldats étaient mobilisés massivement pour protéger les bâtiments importants de la capitale, installer des cordons de sécurité et des barrages un peu partout, traquer les fuyards à d’aide d’hélicoptères et renforcer les contrôles aux frontières du pays. Bref, confrontée à cette attaque djihadiste de grande ampleur, l’Autriche est bien sûr « inondée » depuis lundi soir de messages de solidarité émanant de ses « partenaires » européens qui, comme toujours en pareil cas, déplorent une « horrible attaque qui viole nos valeurs » et assurent que les Européens ne se laisseront « jamais intimider par le terrorisme ». Des messages de « soutien » au ton martial dont notre armée, seule à combattre l’islamo-terrorisme depuis des années au Sahel et ailleurs, connaît parfaitement la valeur… Parmi les plus consternants, on retiendra quand même celui d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui n’a pas craint d’affirmer que nous étions « plus forts que la haine et la terreur », ou, pire encore, celui du ministère allemand des Affaires étrangères, qui a osé déclarer lamentablement que nous ne devions « pas céder à la haine qui cherche à diviser nos sociétés » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 novembre 2020

Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Douglas Murray: “Il n’y a aucune raison pour que l’assassinat de George Floyd par un policier du Minnesota, provoque des pillages à Stockholm ou des émeutes à Bruxelles”

Assimilation, séparation ou remigration ?

Le prochain Forum de la Dissidence aura lieu le samedi 21 novembre prochain et aura pour thème Migrexit : de la fin de l’assimilation à la remigration. Un sujet qui a évidemment inspiré Paul Tormenen, spécialiste des questions migratoires.

De longue date, l’assimilation des étrangers souhaitant s’installer en France est allée de soi. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Une partie des immigrés présents en France et une frange de plus en plus importante de descendants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération manifestent ouvertement qu’ils ne souhaitent pas s’assimiler. Au lieu de l’assimilation souhaitée, c’est parfois la séparation volontaire qui a été choisie. Pendant ce temps, l’immigration massive continue alors que la France est frappée par une grave crise économique et que le nombre de chômeurs explose.

Quelles sont les perspectives dans ce contexte ? Après avoir abordé l’abandon de l’ambition de l’assimilation, nous présenterons à partir d’une expérience personnelle les signaux visibles d’une séparation entre communautés qui se manifeste dans la société française. Le diagnostic connu, des perspectives existent pour les patriotes ne pouvant se résigner au déclin de la France. Nous en esquisserons quelques-unes en conclusion.

I Le diagnostic
L’assimilation, une belle idée

Assimilation, intégration, inclusion, vivre ensemble : les changements d’appellation pour désigner ce que la société française attend des étrangers souhaitant vivre en France sont nombreux, comme sont nombreux les reculs des gouvernements successifs en la matière. Ils sont au diapason d’une séparation grandissante entre communautés au sein de la population.

L’assimilation. Pour un français né dans les années 1960, l’assimilation est longtemps allée de soi. Dans la vie quotidienne, elle se traduisait par une discrétion de la part des immigrés, qui ne manifestaient pas en public leurs origines ethniques. Le récit national ne faisait pas débat lors des cours d’histoire, pas plus que le porc servi à la cantine. Les personnes d’origine étrangère s’efforçaient de garder leurs coutumes, leur culture et leur mœurs pour chez eux, pour la sphère privée.

L’assimilation n’est pas un vain mot dans la culture et l’histoire de notre pays. Le droit la mentionne comme une condition d’accès à la nationalité française. Mais les conditions posées par les différents textes précisant les exigences en la matière sont non seulement très générales, elles ne s’appliquent pas à tous ceux qui acquièrent la nationalité française par le droit du sol (1). Il ne faut donc pas compter sur ces formalités administratives pour « fabriquer des français ».

Avant d’être encadrée par le droit, l’assimilation était avant tout un état d’esprit, une discrétion, un effort de tous les jours pour se faire accepter par les autochtones, dont les étrangers connaissaient les attentes.

Le changement est devenu perceptible dans le courant des années 80. Le regroupement familial et un peu plus tard les régularisations massives organisées par les gouvernements de gauche ont facilité une accélération des flux migratoires. Il ne s’agit désormais plus d’individus isolés mais de peuples que l’on fait entrer en France. L’entre soi est devenu plus fréquent. De nombreux étrangers ou personnes d’origine étrangère ont pu continuer à vivre « comme au pays ». Le maintien du lien avec la culture d’origine a été facilité par les chaines de télévision reçues par satellite. Des communautés de plus en plus homogènes se sont multipliées. Le travail de sape mené par des prédicateurs islamistes a fait le reste.

Pour lire la suite, c’est ici !

Reportage – Migrants : Situation explosive à Lesbos

16/10/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Début 2020 : L’immigration massive à destination de l’Europe a repris de plus belle. La situation dans le camps de migrants de la Moria sur l’île grecque de Lesbos est plus que jamais explosive. Meurtres et incendies s’y succèdent. Les Grecs sont excédés.

Clément Martin est allé enquêté sur place. Découvrez les images et les témoignages chocs qu’il en a ramené.


Le Rassemblement National va “lancer une offensive de grande ampleur qui va s’appeler Save Europe”

Le nouveau pacte des migrations, ou comment continuer à entretenir l’immigration massive

11/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Récemment, la présidente de la Commission européenne présentait un nouveau pacte sur « la migration et l’asile », censé remplacer le précédent conclu en 2008, le « pacte européen sur les migrations et l’asile » pour organiser selon les mots de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur de l’époque « une immigration choisie », « le juste milieu dont l’Europe a besoin ». Ce pacte sera retravaillé et adopté par l’Union européenne dans les prochaines semaines.

Quels sont les points notables de ce pacte ?

Les États membres devront soit accepter les demandeurs d’asile, soit offrir une aide financière sur le terrain aux pays européens en première ligne soit prendre en charge le renvoi de ceux qui se sont vu refuser l’asile,. Pour Georges Károlyi, ambassadeur de la Hongrie en France, ce concept de « parrainage de retour » est un « passage de mistigri » !

Une nouvelle façon de forcer contre leur gré les pays européens récalcitrants d’accepter leur lot d’immigrés, en infligeant dans le cas contraire des contraintes financières. Si la France et l’Allemagne ont docilement accepté, les pays du sud en appellent désespérément à la solidarité européenne, tandis que les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), ainsi que la Slovénie et l’Autriche tiennent fermement bon et refusent l’idée de relocalisation obligatoire.

Par ailleurs, le regroupement familial sera facilité. Tout demandeur d’asile pourra exiger que sa demande soit étudiée par le pays où vit déjà un membre de sa famille. Le pacte prévoit également un renforcement des patrouilles de sauvetage en Méditerranée ainsi que la mise à l’abri des ONG pro-migrants de toute poursuite judiciaire, une bonne nouvelle pour les mafias de passeurs, qui ne fera qu’augmenter le nombre d’entrées d’immigrés clandestins !

Un jeu de dupes médiatique à destination des opinions publiques, selon Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national qui s’exprime ainsi dans les colonnes de Valeurs Actuelles

Selon Nicolas Bay :

Le pacte sur les migrations, dans ce qu’il peut sembler en surface avoir de ferme, est un jeu de dupes médiatique à destination des opinions publiques. Apparaître rigoureux contre l’immigration clandestine tout en favorisant encore davantage d’immigration légale, c’est fermer une fenêtre qui était entrebâillée, mais garder grande ouverte la porte d’entrée. De ce jeu, l’extrême-gauche se fait volontiers la complice en dénonçant une « Europe forteresse » qui, en réalité, tient du château de sable menacé par la marée.

Pas de “privilège blanc” au Royaume-Uni

Le sujet du sort des enfants blancs de la classe ouvrière et des familles pauvres revient régulièrement sur le devant de la scène au Royaume-Uni à la faveur d’études diverses montrant qu’ils sont plus défavorisés que leurs camarades de couleur. Néanmoins, ces études n’entraînent pas de réaction des pouvoirs publics paralysés par la peur de se faire accuser de racisme. La dernière étude en date avait été lancée en avril par un député conservateur, Robert Halfon, en qualité de président de la commission de l’éducation de la Chambre des communes. D’autres études concernant les groupes défavorisés sont prévues, par exemple en ce qui concerne les enfants tsiganes. Mais avoir commencé par les enfants blancs a valu au député de se faire taxer de raciste. « Les autres groupes ethniques ont de meilleures performances [à l’école] que les Blancs, et donc je ne vois pas en quoi c’est raciste », avait alors déclaré Halfon, en précisant que « le rôle de cette commission est de s’intéresser aux catégories d’élèves qui sont laissés en arrière ».

Les résultats de l’étude de la commission parlementaire ont été publiés et repris par le Daily Mail le 20 septembre. Ils confirment ce que l’on savait déjà, à savoir que, d’une part, les enfants blancs de la classe ouvrière ont de moins bons résultats à l’école que les enfants non-blancs provenant de familles avec un niveau de vie similaire et, d’autre part, les aides publiques et celles des associations donnent la priorité aux minorités ethniques et font l’impasse sur la partie défavorisée de la majorité blanche. C’est dit dans l’étude : s’intéresser au sort des enfants blancs « n’est pas à la mode » et c’est aussi « tabou » car porteur d’une connotation de type « droite dure ». Souffrant d’un a priori défavorable dès leur plus jeune âge, les enfants blancs de la classe ouvrière seront en outre, selon cette même étude, les plus durement affectés par la pandémie actuelle et son impact sur le fonctionnement des écoles.

Préjugé politiquement correct

En attendant, les chiffres sont déjà très parlants. Ainsi, par exemple, les élèves blancs ayant droit aux repas scolaires gratuits (subventionnés) ont statistiquement deux fois moins de chances que leurs camarades de couleur (Noirs, Asiatiques et autres minorités ethniques) d’avoir de bonnes notes aux examens GCSE de fin d’études secondaires. L’année dernière, les notes aux GCSE des élèves blancs ont encore chuté alors qu’elles ont augmenté pour la plupart des autres ethnies.

Illustrant à quel point les élèves blancs sont aujourd’hui victimes du préjugé politiquement correct – et profondément raciste – qui fait d’eux des privilégiés du fait de leur couleur de peau, deux écoles prestigieuses ont refusé l’année dernière un don d’un million de livres sterling qui leur était proposé par un professeur philanthrope pour l’éducation des enfants blancs de familles pauvres. L’offre de sir Bryan Thwaites a été refusée par les écoles Dulwich College et Winchester College pour le motif que cibler les enfants blancs serait une forme de discrimination raciale. « Si l’université de Cambridge peut accepter une donation encore plus importante pour soutenir les étudiants noirs, pourquoi ne puis-je pas faire la même chose pour les Britanniques blancs défavorisés ? », avait alors demandé sir Bryan Thwaites sans parvenir à convaincre les deux écoles qui craignaient pour leur image si elles acceptaient.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 25 septembre 2020

Le Frexit : une impasse politique et civilisationnelle

Les partisans d’une sortie de la France de l’Union européenne (d’un Frexit sur le modèle du Brexit britannique) ont raison de souligner les défauts et les limites de l’Europe de Bruxelles. Notamment parce que ce « machin », selon l’expression méprisante du général de Gaulle, n’est plus adapté au monde dans lequel nous sommes entrés. D’autant que cette Union est de moins unie et qu’elle se veut de moins en moins européenne.
Cependant les partisans d’un Frexit font fausse route. Avant tout parce qu’ils prétendent nous faire entrer à reculons dans le xxie siècle multipolaire. Et pour le dire autrement, en poursuivant une fin utopique, ils contribuent à renforcer le mal européiste dont ils prétendent nous guérir.

L’Union européenne n’est pas la seule responsable du déclin français

D’abord, en rendant l’Union européenne responsable de tous nos maux, les partisans d’un Frexit égarent ceux qui les écoutent sur les causes réelles de notre déclin catastrophique et, paradoxalement, ils finissent par exempter l’oligarchie française de toute responsabilité dans ce désastre.

Il est en effet trompeur de faire de l’Union européenne la source unique ni même principale du déclin français.

Car ce n’est pas l’Union européenne qui est responsable de l’effondrement de l’enseignement public dans notre pays. Ce n’est pas Erasmus qui a conduit à la folie du bac pour tous !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait de la France le premier pays de l’OCDE pour le poids des impôts.

Ce n’est pas l’Union européenne qui explique que nos gouvernants aient été incapables de présenter un budget en équilibre depuis 1974 ou de réformer le mille-feuille administratif français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui fait que la France soit en 2017 le premier pays européen pour le nombre d’homicides rapportés à la population. Ce n’est pas l’Union européenne qui est à l’origine de 1 100 actes antichrétiens recensés en 2019 et de l’ensauvagement de notre pays.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a vidé les prisons en 2020 mais la ministre de la Justice, Mme Belloubet.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a mis en place le regroupement familial des immigrants, c’est Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac qui l’ont imposé à la demande du patronat. Lequel Valéry Giscard d’Estaing reconnaît aujourd’hui que ce fut « sa plus grande erreur » !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a provoqué la crise des migrants de 2015. C’est la France, la Grande Bretagne et les États-Unis qui ont déstabilisé la Libye et la Syrie, provoquant des flots de réfugiés partout. Et c’est Mme Merkel qui a décidé, seule, d’accueillir un million de réfugiés et migrants, ce qui a provoqué un gigantesque appel d’air à destination de l’Europe.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait vendre la branche énergie d’Alstom à General Electric, c’est le gouvernement français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui détruit la liberté d’expression dans notre pays. Ce n’est pas la commission européenne qui a fait voter la loi Avia ou la PMA pour tous.

Un discours trompeur

Il est donc trompeur de faire croire qu’un Frexit effacerait tous ces désastres, dont l’oligarchie française est en réalité la principale responsable.

En outre, on ne saurait oublier que tout ce que les partisans du Frexit reprochent à l’Union européenne a été accepté au Conseil européen par les ministres français successifs ou voté par les élus français au Parlement européen, y compris par ceux qui, chez nous, se prétendent « de droite » alors qu’ils votent comme un seul homme les propositions de la gauche européenne au sein du PPE.

François Asselineau, le président de l’UPR, a critiqué à juste titre le plan de relance européen de 750 milliards d’euros, annoncé à grand fracas, en soulignant que le gouvernement français avait tout lâché dans cet accord alors que les autres pays (comme l’Autriche, l’Italie ou les Pays-Bas) avaient su, eux, défendre leurs intérêts nationaux. Mais ce type de critique contredit pourtant son discours du Frexit : car si l’Union européenne était le carcan qu’il prétend, comment se fait-il que certaines nations seraient capables de s’en servir à leur profit et pas nous ?

Cela ne montre-t-il pas plutôt que l’Union européenne n’est un carcan que pour ceux qui n’ont ni le courage ni la volonté – tel M. Macron – de défendre leurs intérêts nationaux ?

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