theresa-may

Brexit : pari tenu

Quand la Cour suprême britannique a contraint, en janvier, le gouvernement de Theresa May à passer par un vote du parlement avant d’enclencher la procédure de sortie de l’Union européenne, il n’était pas sûr que la promesse d’invoquer l’article 50 du Traité de l’UE avant la fin du mois de mars serait tenue. On sait depuis mardi que le Premier ministre va pouvoir respecter le délai annoncé aux électeurs puisque le parlement de Westminster a définitivement adopté la loi autorisant le Brexit. La Chambre des lords a en effet renoncé à ses exigences de voir les droits des travailleurs étrangers originaires de l’UE préservés après le Brexit, indépendamment des négociations à venir avec Bruxelles, et d’obtenir un droit de veto du parlement à l’issue de ces négociations.

Interviewée mardi par Nigel Farage, ancien leader de l’UKIP reconverti au journalisme sur la radio anglaise LBC, Marine Le Pen a félicité les parlementaires britanniques pour leur attitude démocratique. Une majorité d’entre eux avaient en effet fait campagne contre la sortie de l’UE, mais ils ont su respecter la volonté du peuple exprimée par référendum. Mme Le Pen a ajouté, à propos de ses félicitations : « Je dis cela assez facilement parce qu’en 2005, les Français ont dit non au projet de constitution européenne lors du référendum et les dirigeants de gauche et de droite ont uni leurs forces pour nier la volonté populaire. […] C’est donc un signal transmis par la Grande-Bretagne à tous les peuples qui veulent restaurer la souveraineté et la liberté. »

De son côté, Nicola Sturgeon, premier ministre d’Ecosse et leader du Parti national écossais (SNP), voudrait profiter de l’occasion pour exiger un deuxième référendum sur l’indépendance de sa région, après l’échec de celui de 2014 où une majorité d’Ecossais ont choisi de ne pas quitter le Royaume-Uni. La responsable indépendantiste écossaise souhaite la tenue d’un nouveau référendum entre l’automne 2018 et le printemps 2019, dans l’espoir que l’Ecosse pourrait alors rejoindre l’Union européenne en même temps que le reste du Royaume-Uni la quittera. Le Parlement écossais doit toutefois obtenir l’autorisation de Westminster pour un tel référendum, et Theresa May a déjà annoncé qu’elle refuserait un référendum dont une majorité d’Ecossais, selon les sondages, ne veulent de toute façon pas. Londres n’exclut toutefois pas un nouveau référendum dans un avenir plus lointain, mais pas avant que les Ecossais aient eu le temps de bénéficier des fruits du Brexit et soient à même de faire un choix éclairé.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 mars 2017

Dimitris Avramopoulos Migrations

« L’UE aura besoin de six millions d’immigrés », affirme le commissaire aux Migrations

« Dans l’avenir, l’Europe des 27 aura besoin de… six millions d’immigrés. » Cette belle phrase, cette « invitation » à l’immigration-invasion, a été prononcée le 6 mars dernier par le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, lors d’un congrès à l’Université de Genève, ville où il fut consul général de Grèce avant de devenir maire d’Athènes, puis successivement ministre de la Santé, de la Défense et des Affaires étrangères dans son pays.

Et de nous la jouer chaud et froid, façon dignité et bonne conscience à géométrie variable : « Phénomène sans précédent, la crise migratoire a pris de court l’UE […] Mais maintenant, tout est à nouveau sous contrôle », assure le commissaire européen en précisant que « nous avons des hotspots efficaces en Italie et en Grèce, pour faire le tri. Nous avons un arrangement avec la Turquie pour y traiter les dossiers des requérants et éviter qu’ils ne tentent la traversée vers l’Europe (…) Nous voulons convaincre les migrants africains de retourner chez eux et d’introduire une demande d’immigration légale. »

Dans le même temps, explique-t-il sourire en coin, « les 27 auront besoin à l’avenir de six millions d’immigrés […] Nous allons ouvrir des bureaux dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest. C’est le meilleur moyen de lutter contre les passeurs. Evidemment, nous n’allons pas juste ouvrir les frontières et laisser tout le monde entrer. Ce serait absurde et ne ferait qu’alimenter xénophobie, nationalisme et populisme. Cela dit, nous nous devons de protéger les personnes persécutées et de traiter tout le monde avec dignité […] Notre Union est basée sur la solidarité et la responsabilité. Pas la haine de l’autre. » Décidément, les technocrates ne nous veulent que du bien…

Et Dimitris Avramopoulos d’ajouter sans rire, façon Bisounours, que

« les attentats terroristes dans l’UE ont été commis par des citoyens européens. A une exception près, ce n’était jamais le fait de réfugiés ! »

Même pas des islamistes, tant qu’il y est. Les victimes des « maboules » apprécieront.

Pierre Malpouge

Article publié dans Présent daté du 18 mars 2017

Sylvi Listhaug délinquants étrangers

Au royaume de Norvège, on est fier d’expulser les délinquants étrangers !

16/03/2017 – NORVEGE (NOVOpress) : La Norvège expulse les délinquants étrangers et elle n’en a pas honte : elle en est fière, avec simplicité et sans aucun complexe ! Depuis octobre 2013, le royaume de Norvège est dirigé par un gouvernement de coalition entre le Parti conservateur et le Parti du progrès, ce dernier étant qualifié en France de « populiste ».

Sylvi Listhaug, du Parti du progrès, y est ministre de l’Immigration et de l’Intégration, après avoir été ministre de l’Agriculture. Sa communication (ci-dessous) est d’une limpidité à ravir les honnêtes gens :

« Une vie plus simple pour plus de gens. Presque 10 000 délinquants étrangers renvoyés à la maison »

Sylvi Listhaug Norvège 2

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Eric Zemmour : « Aux Pays-Bas, le multiculturalisme a échoué »

16/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Geert Wilders n’a certes pas remporté les élections législatives aux Pays-Bas mais… Mais son parti a encore progressé et, pour Eric Zemmour, il faudrait peut-être commencer à analyser sérieusement les raisons de la montée du « populisme » à travers le monde. Car « quand Donald Trump a gagné, on a dit que les petits Blancs racistes voulaient prendre leur revanche sur un président noir. Quand le Brexit a vaincu, on a dit que les classes populaires britanniques avaient renoué avec l’ancien mépris impérial pour les étrangers. Quand l’extrême droite autrichienne a été à deux doigts de conquérir la présidence du pays, on a dit que le passé nazi remontait à la surface. A chaque fois que le Front national progresse, on rappelle qu’il a hérité du vieux fonds vichyste et que la France n’a jamais digéré la guerre d’Algérie. Pour chacun de ces pays-là et pour d’autres, l’explication économique et sociale est régulièrement avancée : le chômage de masse, les inégalités croissantes et les classes populaires marginalisées, loin des métropoles. »

Or « l’ennui, avec la Hollande, c’est que rien de tout cela ne tient marche. Aucune des explications traditionnelles, au fond si rassurantes, ne tient debout » car la Hollande « est un des pays les plus prospères du monde où le chômage est une des plus bas d’Europe ». Le pays « n’a aucune des tares des autres pays d’Europe, et pourtant elle a la même hantise identitaire ». Alors ? Les explications d’Eric Zemmour, ce matin sur RTL…

geert-wilders

Pays-Bas : la droite populiste continue sa progression électorale

16/03/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress)
Aux Pays-Bas avaient lieu hier des élections législatives. A l’issue du scrutin, les libéraux de droite du Premier ministre restent en tête, avec environ 30 sièges. Mais ils en perdent une dizaine. Le parti du populiste Geert Wilders continue sa progression vers le pouvoir, avec 19 sièges, soit 4 de plus qu’aujourd’hui. Au grand soulagement pour les médias et pour les élites oligarchiques !

Ces résultats clôturent une campagne électrique lors de laquelle les thèmes de l’islam, de l’immigration, de l’identité ont été mis au centre du débat. Une campagne qui reflète l’esprit des Néerlandais, qui placent clairement l’immigration, la défense de l’Etat néerlandais et la question de la place de l’islam dans leur société au cœur de leurs préoccupations.

D’où le succès de Geert Wilders, qui exprime une révolte populaire occidentale plus large contre la globalisation, les frontières ouvertes et le multiculturalisme.


Port du voile dans les entreprises : la Cour de justice de l’Union européenne a tranché

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier, la Cour de justice européenne, réunie en Grande Chambre, a estimé que les sociétés ont légalement le droit d’interdire le port du voile islamique mais pas seulement : en effet, ce droit peut s’exercer à l’encontre de tout signe d’appartenance religieuse, politique et même philosophique. L’arrêt par la Cour qui porte sur deux affaires, l’une belge, l’autre française s’applique à l’ensemble des Etats membres de l’UE et rejoindrait la vision française de la laïcité…

L’avis de la Cour est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît. Pour les juges européens, le port du voile islamique n’est pas en effet un motif suffisant pour licencier un salarié. Si, dans le service public, la neutralité s’impose, dans les entreprises privées en revanche, un salarié peut exprimer ses convictions religieuses sous réserve que cela ne nuise ni à sa santé et à sa sécurité ni au bon fonctionnement de sa société.

Dans le cas belge, l’avocat général avait jugé que le licenciement de Samira Achbita, de confession musulmane, en 2006, n’était pas discriminatoire en raison de « la taille et le caractère ostentatoire du signe religieux, la nature de l’activité de la travailleuse, le contexte dans lequel elle doit exercer son activité, l’identité nationale de l’Etat membre concerné ». Toutefois, la Cour de justice fait savoir dans son arrêt que l’employeur devra préalablement s’attacher à tenter de reclasser la salariée à un poste lui évitant tout contact avec la clientèle.

Dans l’affaire française, c’est le client, chez qui Asma Bougnaou effectue des missions, qui se plaint de ce signe ostentatoire, à la suite de quoi, l’employeur lui demande d’ôter le voile. La salariée refusant d’obtempérer a été licenciée. Pour la Cour de justice européenne,

« la volonté d’un employeur de tenir compte des souhaits du client de ne plus voir ses services assurés par une travailleuse portant un foulard islamique ne saurait être considérée comme une exigence professionnelle essentielle et déterminante ».

En somme, le client est donc prié de s’adapter aux mœurs et coutumes étrangères…

May-Sturgeon Brexit

Le Royaume-Uni en route pour le Brexit… et l’Ecosse pour son indépendance !

14/03/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Suite au message clair envoyé à Bruxelles par le gouvernement britannique en fin de semaine dernière, voici que ce dernier a enfin le soutien total de son Parlement pour le Brexit. Ce lundi, les députés britanniques ont voté la loi historique qui permet au gouvernement de Theresa May de déclencher l’article 50 du traité de Lisbonne et engager le processus de sortie de l’Union européenne.

Ce vote final fait suite au rejet par une majorité de députés de deux amendements de la Chambre des Lords, l’un visant à protéger d’emblée les quelque trois millions de citoyens membres de l’Union européenne résidant au Royaume‑Uni, et l’autre visant à donner au Parlement britannique le dernier mot dans les négociations avec Bruxelles. Le Parlement apporte donc un soutien clair et inconditionnel à l’action du gouvernement britannique et valide ainsi le choix du peuple. Les négociations entourant le Brexit devraient débuter le 6 avril prochain et durer environ deux ans.

Mais ce n’est pas la seule annonce choc de ce lundi en Grande‑Bretagne : le Premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, a en effet choisi cette date symbolique pour annoncer qu’elle réclamerait au Parlement écossais la possibilité de demander un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Madame Sturgeon souhaite que le peuple écossais soit à nouveau consulté sur son statut, en 2018 ou en 2019, et ce malgré l’échec du scrutin de 2014. La date de cette annonce choc n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle fait écho au caractère europhile et hostile au Brexit des Ecossais.

Theresa May a immédiatement réagi en déclarant qu’un nouveau référendum serait « un facteur de division » et créerait « une énorme incertitude économique au pire moment possible ». La question de l’Ecosse est une question historique et stratégique pour la Grande‑Bretagne, et aujourd’hui c’est l’intégrité même du Royaume‑Uni qui est menacée par les bouleversements politiques qu’il traverse.

Gourévitch Flux migratoires

Jean-Paul Gourévitch : « On n’a pas anticipé les flux migratoires »

Gourévitch migrations14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Consultant international sur l’Afrique, Jean-Paul Gourévitch est connu pour ses études sur les migrations. Auteur de nos nombreux ouvrages, dont Les Migrations pour les Nuls qui lui a valu de nombreuses critiques, Jean-Paul Gourévitch est venu présenter son nouvel ouvrage sur le plateau de TV Libertés : Les Véritables Enjeux des migrations (éd. du Rocher).

Lors de cet entretien, Jean-Paul Gourévitch évoque la situation actuelle des flux migratoires mais également celle de l’expatriation. Si la France tente de limiter l’immigration à travers de nombreuses aides économiques apportées aux pays en développement, celles-ci semblent néanmoins insuffisantes. Des milliards d’euros sont dépensés, mais l’immigration reste très élevée…

Les scénarios catastrophes sont désormais imaginables. Jean-Paul Gourévitch fait part de ses inquiétudes et dresse un état des lieux documenté et chiffré de ces migrations.

Geert Wilders peut-il remporter les législatives néerlandaises ?

13/03/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress)
À deux jours du scrutin, Geert Wilders arrive en seconde position des sondages avec 13% des intentions de vote. Il promet, s’il est élu, de fermer les frontières aux musulmans, d’interdire la vente du Coran et de fermer les mosquées.

En tête des sondages, avec 16 % des intentions de vote, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, met en garde contre une possible victoire de son adversaire populiste. Le libéral brigue pour sa part un troisième mandat.

Enfin le jeune leader écologiste Jesse Klaver pourrait lui aussi peser dans les urnes. D’origine marocaine, cet homme politique de trente ans est considéré par les analystes comme l’antithèse de Geert Wilders.

Un reportage Euronews.



Désislamisation

Entre soumission et désislamisation, il faut choisir

Désislamisation BeziersDésislamiser l’Europe ? Vaste programme en cette période de submersion migratoire des populations de religion musulmane sur le vieux continent européen. Si l’on y ajoute la sidération de certains à l’égard de l’islam et la volonté d’une majorité de « bien-pensants » à trouver des accommodements raisonnables et surtout des points de convergence avec la religion d’Allah, on pourrait croire que c’est mission impossible.

Pourtant, à entendre les principaux intervenants du colloque organisé à Béziers samedi 4 mars par Alain Wagner sur ce thème, il serait facile de désislamiser, à condition, tout d’abord, de considérer cette action « comme un concept politique », seul moyen de permettre l’arrêt de la propagation de la charia dans notre vie quotidienne. Une charia qui s’est sournoisement installée en Europe depuis que l’Organisation de coopération islamique (OCI) a mis au point un programme méthodique de conquête des pays chrétiens, aussi bien dans le domaine de la finance que dans celui de la culture, des habitudes alimentaires ou de l’éducation. Etabli à Doah en 2000, il a permis notamment à Najat Vallaud-Belkacem de prendre les clefs de l’éducation dans notre pays. Avec les conséquences désastreuses que l’on connaît.

Les aberrations de la charia

Enseignement revisité par la loi islamique, réécriture des manuels d’histoire, promotion de la finance islamique, progression de l’implantation du halal dans l’ensemble de la sphère alimentaire, il n’est pas un domaine qui échappe à l’installation de la charia dans notre pays, aussi bien d’ailleurs qu’en Suisse ou en Belgique, comme ont pu le souligner les différents intervenants. On retiendra les propos de Gérard Couvert qui a montré comment la charia s’est imposée dans notre système éducatif avec la complicité des islamo-gauchistes de connivence qui sont légion dans l’enseignement.

Les solutions ? Former les enseignants à la connaissance de le charia et extirper des programmes de l’Education nationale tout ce qui favorise l’islam. Mais aussi couper les pompes aspirantes des subventions et notamment tout ce qui permet à des associations musulmanes d’organiser de véritables camps d’entraînement avec notre argent.

Présidente de l’Association suisse Vigilance Islam, Mireille Vallette a dressé l’état des lieux de l’islam en Suisse. Un islam bien présent dans ce pays de démocratie directe, où pétitions et recours au référendum d’initiative populaire permettent cependant d’éviter le pire. Elle a souligné les progrès de l’islamisation rampante qui se manifeste notamment par une recrudescence des mariages de jeunes mineures (multipliés par cinq en l’espace de dix ans), mais aussi par des actes de maltraitance des enfants dans les écoles coraniques dépendant des mosquées.

Fondateur de Vigilance Hallal, Alain de Peretti a martelé que cette vigilance était le « cœur nucléaire » de la lutte contre l’islamisme. Une lutte essentielle quand on se rappelle les propos du Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine pour lequel le halal « permettrait de conquérir le monde » : une conquête à coups de milliards, afin de s’attirer les bonnes grâces du monde de la viande et des grandes surfaces.

Des solutions ?

Jean-Yves Le Gallou a proposé le rétablissement du pluralisme dans les médias, le remplacement du CSA par un Conseil supérieur de la diversité politique et intellectuelle, mais surtout l’abrogation de la loi Pleven qui muselle la liberté d’expression et a rétabli le délit de blasphème pour le plus grand profit des lobbies antiracistes. Le général Piquemal a dénoncé la soumission des plus hautes autorités de notre pays, civiles et religieuses, à la charia, et regretté que la loyauté du citoyen à la Nation ne soit pas l’apanage de quantité de jeunes musulmans qui obéissent aux lois de la charia.

Sourates à l’appui, l’abbé Pagès a montré le vrai visage de l’islam et appelé à une vraie désislamisation dans notre pays, où l’Eglise officielle est complaisante avec l’islam. Principal organisateur de ce colloque, Alain Wagner a souligné à de nombreuses reprises la spécificité du « système insécable » qu’est l’islam, avec ses obligations rituelles, ses règles fiscales, sa justice spécifique, sa violence et sa pratique, jamais abandonnée, de l’esclavage. Il a également fait le procès de la charia dont Karim Ouchik veut empêcher l’extension en France.

La désislamisation qu’Alain Wagner appelle de ses vœux ne se fera cependant pas sans un inventaire rigoureux du droit national et international existant et sans le soutien d’une majorité politique prête à faire preuve d’un réel courage politique. Enfin, une vraie politique de désislamisation devra s’accompagner d’un mouvement de remigration – le hijra pour les musulmans pratiquants – des populations qui se refuseraient à observer les nouvelles mesures mises en place. Il en va du succès futur de cette désislamisation.

Françoise Monestier

Article paru dans le quotidien Présent

Düsseldorf

Düsseldorf : encore un « maboul » ?

L’« épidémie » de mabouls, de déséquilibrés, d’agités du bocal, de fêlés, de malades mentaux, n’en finit plus de faire des victimes. Que ce soit en France ou dans un autre pays de leur Europe si accueillante, pas une semaine où presque sans qu’un « perturbé » du mental ne fasse parler de lui. Jeudi soir, c’est une nouvelle fois l’Allemagne de « maman » Merkel qui a eu droit à son « fait divers », comme ils disent, perpétré par un homme atteint de « troubles psychiatriques ».

Le « fait divers » en question s’est déroulé en gare centrale de Düsseldorf. Aux alentours de 21 heures, un homme est descendu d’un train de banlieue avec à la main, non pas un attaché-case, mais une hache. L’individu, un homme de 36 ans originaire d’ex-Yougoslavie, s’en est alors pris aux voyageurs présents dans la gare. Tel bûcheron déboussolé, il frappe au hasard parmi les usagers se trouvant sur son passage. Bilan : « sept blessés dont trois graves et quatre légers ». Après avoir pris la fuite et s’être grièvement blessé en sautant d’un pont, l’homme, présenté comme souffrant « apparemment de troubles mentaux », est interpellé par la police mais ne sera pas en état d’être interrogé dans l’immédiat, précisent les autorités.

Peter Altmaier, chef de la chancellerie et proche conseiller d’Angela Merkel, a aussitôt réagi en apportant son soutien aux victimes du fou furieux. « Quoi qu’il se soit passé à la gare centrale de Düsseldorf, notre compassion et nos pensées vont aux personnes innocentes blessées. » Même compassion pour Thomas Geisel, maire de la ville dont les « pensées vont aux victimes et à leurs proches ». Des pensées qui, on s’en doute, font une belle jambe aux victimes et à leurs proches, tout comme au peuple allemand.

Un peuple allemand de plus en plus sous le choc et sur le qui-vive à force d’être confronté à des « mabouls » et à une menace djihadiste qui pèse sur le pays, notamment depuis l’attentat terroriste au camion bélier – revendiqué par les barbus du groupe Etat islamique – en décembre dernier à Berlin.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2017

Marine Le Pen

La Commission européenne parie sur la défaite de Marine Le Pen à l’élection présidentielle

10/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, la Commission européenne n’a pas de plan B. Pierre Moscovici, commissaire européen a en effet déclaré :

« Je fais de la politique depuis plusieurs années et mon expérience politique me dit : il ne faut pas préparer de plan B. Si vous le faites, c’est que vous ne croyez plus au plan A. Notre plan A est qu’elle perdra. Et j’espère qu’elle perdra à grand fracas. Ceci serait un signe important que les Français ne l’ont pas laissée les séduire. »

La sortie de la zone euro que propose le FN engendrerait-elle un scénario noir pour la France ? C’est en tout cas ce qu’affirment les médias dominants, sans plus d’arguments. Le Brexit pourrait même selon eux détruire l’Union européenne et créer en France une crise financière et bancaire sans précédent. Crise prédite aussi en cas de victoire de Trump que l’on attend toujours aux Etats-Unis. Une chose est à peu près sûre, la victoire de Marine Le Pen serait « la fin de l’Europe que nous connaissons », comme le dit Pierre Moscovici.

Pourquoi ce commissaire européen tient il tant à l’Union européenne ?
L’Union européenne permet de mieux s’opposer aux Russes et aux Américains selon Pierre Moscovici. Ainsi, donc, selon lui Marine Le Pen sert les intérêts des Russes et des Américains. Elle leur permettrait de ne plus s’opposer à un bloc d’Etats, mais à 27 Etats dispersés lors des négociations.

Erdogan Turcs Strasbourg

Levée de boucliers contre le Turc Erdogan qui veut faire campagne en Europe

09/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le 16 avril prochain, les Turcs sont appelés aux urnes pour plébisciter leur président Erdogan. Le référendum porte sur une réforme constitutionnelle visant à présidentialiser davantage la République turque, notamment en supprimant le poste de Premier ministre.

Au-delà des polémiques sur le caractère autoritaire du régime turc, ce sont les manifestations prévues en Europe qui inquiètent. Dans les pays à forte immigration turque, les partisans de l’AKP, le parti islamiste dit modéré au pouvoir, entendent organiser des rassemblements en faveur du « oui » au référendum. Des hommes politiques turcs sont même conviés : le ministre des Affaires étrangères turc prévoyait ainsi de se rendre aux Pays‑Bas ce samedi.

Mais cette propagande électorale turque n’est pas du goût des dirigeants européens. En Allemagne, en Autriche, aux Pays‑Bas, les gouvernements s’opposent à ces rassemblements et à l’invitation d’officiels turcs. Ils craignent les débordements, notamment avec les opposants à Erdogan. Ils ne veulent pas non plus faciliter le plébiscite de ce dernier.

La pression des partis populistes est aussi pour quelque chose dans ces décisions, qui émanent de gouvernements « politiquement corrects ». Le PVV (le Parti de la liberté néerlandais), le FPÖ autrichien, l’AFD allemande réclament une position de fermeté face à la Turquie. Ces rassemblements électoraux pourraient en effet accroître l’emprise du régime turc sur les immigrés turcs, concourant à faire de ces derniers, une cinquième colonne de l’Etat turc. En période électorale ou pré-électorale, les dirigeants européens préfèrent prendre les devants.

Euro

Le maintien dans la zone euro est-il synonyme de faillite annoncée ?

09/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Les opposants à Marine Le Pen et Jean‑Luc Mélenchon aiment à répéter que la sortie de l’euro serait fatalement le chemin vers la faillite et la ruine. Cette thèse sous‑entend que l’euro est un instrument de prospérité et de stabilité, mais est‑ce si sûr ?

L’Institut Montaigne, aujourd’hui proche de Macron, soutient que la sortie de l’euro coûterait, selon les scénarios, quelque 9 points de produit intérieur brut à la France. Ce qui signifie en creux que l’euro aurait gonflé notre PIB de presque 10 % depuis son adoption. Pourtant, la croissance des pays de la zone euro n’est pas plus importante que celle des pays européens qui ne sont pas membres de la zone euro.

L’euro a cependant profité aux pays les plus compétitifs, comme l’Allemagne. L’Allemagne a aujourd’hui un excédent commercial de 250 milliards d’euros, soit l’équivalent de 8 % de son produit intérieur brut. Un excédent qu’elle doit aussi au fait que l’euro est pour elle une monnaie sous‑évaluée de 15 %, selon le FMI. Quant aux pays du sud de l’Europe, comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal, l’euro est une monnaie trop forte pour eux : l’euro les empêche de proposer des prix compétitifs, malgré la baisse des salaires dans ces pays ces dernières années.

En Europe du sud, la rigidité monétaire induite par la monnaie unique nuit fortement à la croissance. D’où le chômage de masse et les difficultés budgétaires des Etats. La France connaît une situation intermédiaire : selon le FMI, l’euro est surévalué de 5 % pour l’économie française. Ce qui explique notre déficit commercial de 48 milliards d’euros.

Quoi qu’il en soit, la situation n’est pas tenable pour les membres de la zone euro : les déséquilibres courants se creusent, les dettes publiques ne se résorbent pas, les liquidités s’accumulent dans le nord de l’Europe mais désertent le sud. En termes de prospérité et de stabilité, l’euro n’a pas tenu ses promesses. A tel point que la question la plus pertinente n’est pas celle de savoir s’il faut mettre fin à la monnaie unique, mais quand et dans quelles conditions il y sera mis fin.

ONU Migration

L’ONU appelle enfin les candidats à la migration à rester chez eux !

08/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un tournant considérable : l’ONU appelle les candidats à la migration à rester chez eux ! Dans un clip vidéo intitulé Dangerous Crossings (« Dangereuses traversées »), l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a réuni six artistes – Maryam Mursal et Aarmaanta de Somalie, Yeshie Demalash, Dawit Nega et Tadele Roba d’Ethiopie et Hany Adel d’Egypte – qui interprètent une chanson en cinq langues différentes pour diffuser un message de sensibilisation à l’intention de ceux qui voudraient partir de chez eux en traversant la mer.

La musique a été écrite par le célèbre producteur de Hollywood George Acogny et la vidéo est dirigée par le cinéaste égyptien Amr Salama. « C’est la chanson Tahriib d’Aaarmaanta, explique l’UNHCR, qui a mené à la création de Dangereuses traversées », dont « les paroles sont issues de textes somaliens » :

« Un voyage dangereux amène la tristesse / Le cœur est effrayé / Et le corps blessé / Ici à la maison / En famille et entre amis / Il y a des mains tendues / Quand viennent les temps difficiles / Pour vous retenir « 

Ou encore :

« Partir comme ça, c’est tragique / Rester au loin, le cœur brisé / Mais malgré les risques / La marée monte, désespérée / Comme un enfant tombé du nid / Loin de la maison et de tout ce qui est familier / Combien de larmes vont couler ? / Combien de cœurs vas-tu casser ? »

Ou, toujours :

« Avez-vous reçu les nouvelles tragiques ? / Ne vous ont-ils pas fait les récits ? / Avez-vous vu les victimes ? / […] Qu’est-ce qui t’attend dans les pays étrangers ? / Mon frère, mon frère / Pourquoi devez-vous partir ? /

Mais qu’est-ce que nous sommes en train de raconter ? Dangereuses traversées, qui est en effet produit par l’ONU, ne vise qu’à sensibiliser « aux dangers de la traversée vers le Yémen en guerre via le golfe d’Aden et la mer Rouge depuis l’Afrique, soulignant les conditions déplorables et les risques croissants au Yémen ». Parce que la traversée de la Méditerranée, ce n’est pas dangereux ?

Captagon Drogue djihadistes Grèce

Un laboratoire de Captagon, la « drogue des dijhadistes », découvert en Grèce

07/03/2017 – GRECE (NOVOpress) : La police grecque a trouvé un laboratoire de Captagon, la « drogue des djihahistes », vendredi à Athènes. 635 000 pilules de cette drogue synthétique ont été saisies, rapporte Euronews, ainsi que de l’argent liquide et des armes. Le Captagon, une méthamphétamine, est tristement populaire au Moyen-Orient pour être utilisée par de nombreux combattants de l’Etat islamique. Les enquêteurs ne savent pas si les pilules étaient destinées au marché grec.

« [Le Captagon] rend insensible à la douleur, elle neutralise les émotions, elle permet de tuer froidement et d’exécuter des attentats kamikaze. […] Ils sont [ainsi] insensibles à toute forme d’humanité », expliquait en novembre 2015, peu après le massacre du Bataclan, le docteur Jean-Pierre de Mondenard, spécialiste du dopage… dans le sport.

Et pour cause : « Cette drogue a été largement utilisée dans le milieu du cyclisme dans les années 1960 à 1970 », expliquait Sciences et Avenir, qui ajoutait fin 2015 que « d’après les chiffres de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), la quantité de pilules saisies dans les pays de la péninsule arabique a fortement augmenté ces dernières années : plus de 11 tonnes de captagon en 2013, contre 4 seulement en 2012 ».

Chard Allemagne Point Godwin

L’Allemagne victime du point Godwin

C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé. Les élites politico-médiatiques allemandes, toujours prompts à comparer aux nationaux-socialistes les conservateurs, patriotes et souverainistes allemands ou même étrangers, par exemple hongrois ou polonais (un comble !), se retrouvent elles-mêmes en position de victimes de la fameuse loi de Godwin, selon laquelle « plus une discussion dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis et Adolf Hitler s’approche de 1. » Une comparaison bien pratique pour combler le manque d’argument de celui qui l’utilise.

Et il faut croire que le sultan Recep Erdogan n’avait aucun argument en poche quand il a voulu critiquer la décision souveraine de plusieurs municipalités allemandes, la semaine dernière, d’interdire l’organisation sur leur territoire de réunions publiques avec des immigrés turcs en présence de ministres du gouvernement d’Ankara dans le cadre de la campagne en vue du référendum constitutionnel turc prévu pour le 16 avril.

Erdogan a en effet immédiatement clamé que l’Allemagne n’était pas une démocratie et que ses pratiques « ne sont pas différentes des pratiques nazies du passé ». Il s’est aussi fait menaçant et un brin mégalomane dans ses propos de dimanche rapportés par les médias, affirmant que si on ne le laissait pas entrer lui-même en territoire allemand pour y haranguer les masses turques (environ 3 millions de personnes), il ferait se lever le monde contre Berlin.

Après l’échange de propos chaleureux entre les deux capitales, plusieurs ministres allemands s’offusquant des paroles « absurdes » et « honteuses » du président turc, la chancelière Angela Merkel a appelé tout le monde au calme lundi, et son porte-parole a mis en garde : « Les comparaisons avec les nazis sont toujours absurdes et déplacées parce qu’elles ne conduisent qu’à une chose, à banaliser les crimes contre l’humanité commis par les nazis. » C’est une évidence, mais l’on ne peut s’empêcher de penser que ce qui vaut pour Erdogan devrait aussi valoir pour les politiciens et médias mainstream des deux côtés du Rhin quand ils parlent du FN et de l’AfD, par exemple.

En attendant de voir les choses évoluer dans ce domaine, l’Autriche et les Pays-Bas pourraient bien devenir les prochaines victimes du point Godwin agité par Recep Erdogan. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont en effet fait connaître leur opposition à ce que des membres du gouvernement turc viennent faire campagne sur leur territoire, et le chancelier autrichien voudrait même une interdiction de ces visites de campagne référendaire par des politiciens turcs dans toute l’UE.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 mars 2017