Aznavour : les nôtres avant les autres

Aznavour : les nôtres avant les autres

07/09/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress) –
Charles Aznavour va-t-il prendre sa carte au Bloc identitaire ? L’artiste semble épouser l’un des thèmes favoris du parti politique présidé par Fabrice Robert : « Les nôtres avant les autres ». Dans une interview du 6 septembre, accordée à Emmanuel Marolle, journaliste à Aujourd’hui en France/Le Parisien, le chanteur de « Mes emmerdes » confie qu’il a de la sympathie pour Michel Rocard « quand il explique que l’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

Mieux, le chanteur ajoute à la fin de l’entretien : « Dieu sait si l’immigration c’est ma famille, mais il faut aussi penser aux nôtres. Tant pis si on dit du mal de moi. Je dis ce que je pense ». En mai 2010, le compositeur du film « Les quatre vérités », était déjà sur la même longueur d’onde que les identitaires au sujet du terrorisme d’Etat de la Turquie. Jamais deux sans trois ?

Les électeurs du canton de Vaud refusent d'étendre les droits politiques aux étrangers

Les électeurs du canton de Vaud refusent d’étendre les droits politiques aux étrangers

07/09/2011 10h30
LAUSANNE (NOVOpress) –
Le résultat est sans appel, près de 70 % des électeurs du canton de Vaud en Suisse qui se sont exprimés ont refusé dimanche de donner des droits politiques cantonaux aux étrangers. Ils se sont opposés lors d’une votation à l’initiative des partis de gauche et du centre et des associations immigrationnistes intitulée « Vivre et voter ici ». Cette initiative visait à accorder à des non‑Suisses des droits politiques complets au niveau cantonal. Et elle aurait fait du canton de Vaud le premier canton à accorder autant de droits.

« Vivre et voter ici » prévoyait d’accorder les droits politiques cantonaux aux étrangers établis depuis dix ans en Suisse et depuis trois ans dans le canton. Depuis 2003, les étrangers remplissant les mêmes conditions peuvent déjà voter et être élus au niveau communal, ce qui représente 85 000 personnes. Pour les partisans de « Vivre et voter ici », il est injuste que des personnes qui vivent depuis longtemps en Suisse et y paient des impôts n’aient pas leur mot à dire sur les scrutins cantonaux.

Un oui aurait impliqué la possibilité pour un étranger d’être élu au Grand Conseil, au Conseil d’Etat ou au Conseil des Etats —cette élection relevant aussi du droit cantonal. Pour les opposants à « Vivre et voter ici », principalement les partis de droite, les étrangers désireux de participer à la vie politique cantonale devaient plutôt se naturaliser. Vaud est un des cantons qui a le plus simplifié et rendu accessibles les procédures pour obtenir le passeport suisse. Cette votation est la preuve manifeste que les citoyens veulent défendre leur identité.

[box]Carte : carte de la Suisse, le canton de Vaud est en rouge. Source Wikipédia Commons[/box]

Exclusif : comment les Américains préparent l’épuration des chrétiens du Kosovo

Exclusif : comment les Américains préparent l’épuration des chrétiens du Kosovo

Washington responsable d’une nouvelle guerre civile ?

[box]Publiée par Wikileaks, une note de l’ambassade des États-Unis au Kosovo éclaire les violences qui ont secoué la région cet été, ainsi que l’accord tout juste signé entre la Serbie et l’Union européenne. A terme, cela pourrait déboucher sur l’éradication des derniers chrétiens serbes du Kosovo.[/box]

Une note rédigée par l’ambassadeur américain au Kosovo vient de révéler le dessous des cartes de la politique de Washington dans la région. D’après ce document publié sur Wikileaks, les Américains seraient notamment responsables des violences qui, cet été, ont mis le berceau de la nation serbe à feu et à sang !

Souvenez-vous : le 25 juillet dernier, le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, décidait d’envoyer des troupes au nord du Kosovo, zone majoritairement serbe, pour prendre le contrôle des postes douaniers et faire respecter un embargo imposé à la Serbie voisine.

Dans les faits, il s’agissait, pour les Albanais musulmans, de soumettre la principale poche de résistance serbe orthodoxe du Kosovo. En réaction, ces derniers ont rapidement érigé des barricades pour protéger leurs villages.

Les Albanais ont alors – et pour la première fois –, projeté leurs troupes d’élite (les « ROSA », équipées et formées par les Américains) dans cette zone, provoquant des affrontements très violents entre forces armées kosovares et villageois serbes. D’après la revue « Blic », « les soldats albanais tiraient sur tout ce qui bougeait ». Les soldats de la KFOR (forces de l’OTAN) se sont finalement interposés entre les deux camps pour éviter un embrasement général. La Serbie a ensuite saisi le conseil de sécurité de l’ONU afin d’organiser une réunion d’urgence sur le Kosovo.

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le rôle joué par la KFOR dans cette éruption de violence. Au regard de la résolution 1244 de l’ONU, concernant le maintien de la paix au Kosovo, jamais les soldats de l’OTAN n’auraient dû laisser les soldats albanais attaquer des villages de civils. Ils devaient également interdire tout mouvement de troupe en armes. La presse serbe a vite fait ses gros titres autour du scandale : « Les États-Unis et l’OTAN sont impliqués dans cette opération » ; « Rumeurs et mensonges », répondaient les mis en cause…

Un plan depuis longtemps défini

Mais la polémique vient d’être tranchée par la divulgation, sur Wikileaks*, du câble 10PRISTINA48. Il s’agit d’une note rédigée par l’ambassadeur des États-Unis au Kosovo, Christopher Dell, à destination de son assistant, Phil Gordon, préparant une rencontre destinée à convaincre un haut diplomate européen, Robert Cooper, de suivre les recommandations américaines en matière géopolitique. Le texte de l’ambassadeur américain est sans ambiguïté : « Le temps est venu de mettre fin à des années de dérive au nord et de modifier la dynamique de partition entre le nord et le reste du Kosovo ».

Cette note, écrite en janvier 2010, soit un an et demi avant les évènements, prouve la mise en œuvre d’un plan depuis longtemps défini par Washington. L’extrait suivant, exposant les objectifs et les moyens d’intervention, témoigne d’une action clairement préméditée : « Pendant 10 ans, nous avons dit aux Kosovars de nous faire confiance – “Laissez-nous gérer la situation et nous vous protègerons” – et maintenant, le gouvernement du Kosovo indépendant nous presse de dire quand nous allons donner suite à cet engagement. L’effectif de la KFOR diminue (dans six mois l’OTAN pourrait prendre une décision de diminuer ses forces de moitié). Nous avons besoin de prendre l’avantage […] et d’agir tant que nous avons encore la présence d’une KFOR capable de gérer toute éventualité ».

Voilà une manière pour le moins « diplomatique » de dire que la KFOR aurait à gérer le soulèvement des Serbes du Kosovo placés sous la botte de Pristina !

Au même titre que les troupes d’élite kosovares – non mentionnées dans le câble, mais clairement choisies pour effectuer le « sale boulot » –, les forces de l’OTAN semblent donc avoir été l’un des éléments du plan américain pour faire tomber le nord du Kosovo.

L’UE doit faire sa part du sale boulot au service de Washington

Dell ne se contentait d’ailleurs pas d’associer l’OTAN à ses plans. Il souhaitait également que l’Union européenne prenne part au conflit prévu en faisant pression sur la Serbie : « Cette opération, après tout, ne peut marcher que si Bruxelles exprime clairement à Belgrade que son futur dépend d’une coopération réelle avec le Kosovo ».

Dès lors, ce câble éclaire d’un jour nouveau les récentes négociations entre la Serbie et l’Union européenne. Et l’on ne s’étonne plus de la déclaration d’Angela Merkel en visite à Belgrade le 23 août dernier : « Si la Serbie veut obtenir le statut de candidat à l’UE, elle doit reprendre le dialogue avec Pristina et engranger des résultats (…), ainsi que démanteler les structures parallèles » (autrement dit, lâcher les Serbes du Kosovo).

Point d’orgue de cette fiche confidentielle, l’ambassadeur des États-Unis au Kosovo agite le risque encouru dans la région si son plan n’était pas appliqué dans les plus brefs délais : « Je souhaite souligner l’importance de ce moment. A défaut d’agir rapidement, on perdra le nord du Kosovo et on rouvrira la boîte de Pandore des conflits ethniques caractéristiques des années 1990 ».

Étonnante constatation, puisque c’est justement le gouvernement américain qui, à cette époque, raviva les tensions ethniques et religieuses en soutenant l’indépendance du Kosovo, province serbe orthodoxe devenue ethniquement albanaise et musulmane.

En tout cas, le plan américain semble avoir fonctionné. Le nouveau cycle de violence qui a failli s’ouvrir à la suite de la manipulation de Washington a débouché sur un accord signé le 3 septembre entre la Serbie et le Kosovo, sous l’égide de l’U.E. L’installation des douanes kosovares au nord est désormais permise.

Belgrade est également contrainte de lâcher du lest dans son soutien aux Serbes du Kosovo. « Pour ces populations chrétiennes, c’est une véritable trahison qui signe, à terme, leur éradication, nous dit Marion Chevtzov, présidente de l’ONG Solidarité Kosovo. En outre, la situation, actuellement calme, pourrait vite redevenir explosive, les Serbes du nord n’étant pas disposés à disparaître sans se défendre ».

Lionel Humbert

*Disponible ici : http://wikileaks.org/cable/2010/01/10PRISTINA48.html

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 7 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Exclusif : comment les Américains préparent l’épuration des chrétiens du Kosovo

Quel souvenir voulez-vous rapporter de Barcelone ?

[Kiosque étranger] Quel souvenir voulez-vous rapporter de Barcelone ?

06/09/2011 17h30
BARCELONE (NOVOpress) –
Dans les colonnes de la Vanguardia, le grand quotidien de la capitale de la Catalogne, la journaliste Silvia Angulo rapporte une initiative du Museu d’Art Contemporània de Barcelona qui propose dans sa boutique une série de badges, sous le nom de « Enjoy Barcelona » illustrant les aspects les plus évocateurs de la grande ville de la Méditerranée : vols à la tire, prostitution, agressions, etc.

[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

06/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) —
Une nouvelle fois, le Daily Mail, que les journalistes de notre pays considèrent avec mépris comme une exemple de la « presse de caniveau anglaise » donne des leçons de professionnalisme à ses confrères français en rendant compte de la réalité quotidienne que vivent les Anglais ordinaires.

Dans cet article, la journaliste Emily Allen décrit le martyre d’une jeune fille de 16 ans entre les mains d’un gang de barbares.

Il suffit de lire le texte et de voir les photos des condamnés pour comprendre que jamais une information comparable ferait surface dans un de ces journaux français si « respectables ».

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) : dailymail.co.uk[/box]

Société toxique : 1/3 des européens sont atteints d’une maladie mentale

Société toxique : 1/3 des européens sont atteints d’une maladie mentale

06/09/11 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
– Plus d’un tiers (38,2%) des habitants de l’Union européenne souffrent d’une maladie mentale ou neurologique, allant de l’insomnie à la démence, selon une étude publiée hier par le Collège européen de neuropsychopharmacologie.

Cette étude, publiée dans “European Neuropsychopharmacology”, porte sur 30 pays, ceux de l’UE plus la Suisse, l’Islande et la Norvège, représentant 514 millions d’habitants, et prend en compte toute la gamme des maladies mentales ou neurologiques dans toutes les tranches d’âges.

Les maladies les plus fréquentes sont les troubles anxieux (14%), l’insomnie (7%), la dépression majeure (6,9%), les troubles somatoformes (où coïncident des symptômes physiques et psychologiques) (6,3%), la dépendance de l’alcool ou des drogues (4%), le déficit d’attention avec hyperactivité (5% chez les jeunes), la démence (30% chez les plus de 85 ans).
Des chiffres en hausse notamment du fait de facteurs environnementaux telles que la pollution, la malbouffe mais aussi le stress au travail, la précarisation économique, le délitement familial…

Crédit photo : Dor Shemer via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

Université de rentrée du Bloc Identitaire : entretien avec Philippe Milliau [audio]

Université de rentrée du Bloc Identitaire : entretien avec Philippe Milliau [audio]

06/09/2011 14h30
GUERLESQUIN (NOVOpress) –
Université de rentrée du Bloc Identitaire : entretien avec Philippe Milliau 	<audio id="wp_mep_2"      controls="controls" preload="none"  >
		
		
		
		
		
		
		
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L’Université de rentrée du Bloc Identitaire, c’est déjà cette semaine : la présentation ayant été faite la semaine précédente, place désormais au contenu.

Pour nous en parler, Philippe Milliau (photo), membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire et responsable de la formation.
Alors que de nombreux partis sont prêts à céder aux sirènes du franco-français, le Bloc s’affirme résolument européen avec la thématique : Europe, le combat identitaire de demain. Pourquoi avoir choisi ce thème ?

Quel sera le contenu des ateliers pédagogiques qui émailleront les trois journées de séminaire ?
Quel message les Identitaires souhaitent ils adresser ?

Propos recueillis par Yann Vallerie

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[box] Téléphone du secrétariat du Bloc Identitaire pour s’inscrire : 09 75 41 63 22 (de 09h00 à 20h00). [/box]

 

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour "achat d'opinion"

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour “achat d’opinion”

06/09/2011 – 12h15
VIENNE (NOVOpress) — L’ouverture par le ministère public d’une enquête contre un chancelier et un secrétaire d’État est sans précédent dans la Seconde République autrichienne. Comme indiqué par les médias régionaux autrichiens et la chaine nationale ORF dans l’émission ZIB, Werner Faymann et Josef Mayer (tous deux du SPÖ) sont dans le collimateur du procureur de Vienne. Ils sont soupçonnés d’avoir, dans leurs anciennes fonctions de ministre des infrastructures et de chef de cabinet de ce ministère, commandité des publicités via les entreprises publiques ÖBB (Chemins de fer autrichiens) et ASFINAG (autoroutes) pour publication dans les journaux populaires, et d’en avoir également influencé le contenu. Ils bénéficient toutefois de la présomption d’innocence.

Le secrétaire général du FPÖ Harald Vilimsky salue le lancement des enquêtes qui ont été réalisées suite à ses révélations. « Il s’agit ici, comme souvent, de gaspillage de l’argent des contribuables par les politiciens du parti au logo rouge, mais aussi – ce qui est beaucoup plus grave – une menace pour notre démocratie. Il s’agit de rien moins que cela lorsque des représentants du gouvernement utilisent l’argent de tous les contribuables pour influencer les rédactions des journaux avec des millions d’euros d’argent publicitaire et se payer ainsi une couverture médiatique politiquement orientée », a déclaré M. Vilimsky. C’est un achat d’opinion de la pire espèce, et certains parleraient même de corruption, a déclaré le Secrétaire général du FPÖ.

Faymann, commanditaire de publicité pour la Kronen Zeitung

Dans cette affaire de publicité, M. Faymann semble avoir agi quasiment comme commanditaire de publicité (Anzeigekeiler) pour le journal Kronen Zeitung, et Ostermayer comme son acolyte. Les ex-directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG ont décrit les incidents scandaleux au Kurier de la façon suivante : « Il se trouve qu’Ostermayer a appelé et exercé une énorme pression » La manière de faire semble avoir été extrêmement abrupte : « On nous a appelés, et on nous a envoyé la facture. » Ainsi, la Kronen Zeitung, un vendredi sur deux, aurait bénéficié d’une recette publicitaire de 30 000 €. Vilimsky espère maintenant qu’une enquête minutieuse soit menée par les autorités compétentes : « Comme je l’ai moi-même appris des médias, il y a des gens impliqués qui sont prêts à dire ce qu’ils en savent. »

Les journaux tenus par les dirigeants

MM. Faymann et Ostermayer, selon l’ORF rejettent ces allégations, mais sont cependant le dos au mur. Déjà, les déclarations des directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG au Kurier étaient trop précises pour être ignorées. Évidemment, les journaux Heute, Österreich et Kronen Zeitung ne parlent pas de ce scandale. Ils reçoivent de l’équipe gouvernementale actuelle la plupart des annonces, et sont donc tenus comme des marionnettes en laisse par les partis rouge et noir (SPÖ, socialiste, et ÖVP, chrétien-démocrate), selon le principe “c’est celui qui paie qui dicte quoi faire”.

Dans le quotidien gratuit Heute, par exemple, les publicités payées par le contribuable représentent près de 30% de l’ensemble des recettes, selon les calculs de l’Association des Éditeurs de Journaux Autrichiens (Verband Österreichischer Zeitungsherausgeber : VÖZ). Les deux directeurs de ce journal, Eva Dichand et Wolfgang Jansky (ancien directeur de cabinet de Werner Faymann à l’Office municipal de la construction bureau résidentielle de la Ville de Vienne), sont cajolés non seulement par le gouvernement fédéral aussi et surtout par la ville de Vienne. L’actuel adjoint au sport Christian Oxonitsch par exemple a acheté avec de l’argent public huit pleines pages où figuraient de grands portraits de lui. Qui dit mieux ?

[box]Photo en une : Josef Ostermayer, Werner Faymann et Hans Niessl le 17 mai 2010. Crédit : service de presse du SPÖ (Flickr) – CC BY-ND 2.0[/box]

[Kiosque étranger] Agression raciste dans Londres : des militants de l'English Defence League attaqués par une centaine de jeunes musulmans

[Kiosque étranger] Agression raciste dans Londres : des militants de l’English Defence League attaqués par une centaine de jeunes musulmans

06/09/2011 – 09h38
LONDRES (NOVOpress) —
Un autobus chargé de militants de l’English Defence League a été attaqué par une centaine de jeunes musulmans quand le véhicule a eu la malchance de tomber en panne dans une rue de Tower Hamlets, dans l’est de Londres, un ghetto à forte présence islamiste.

Pour faire bonne mesure, la police a interpellé les militants de l’EDL agressés. Aucun jeune musulman n’aurait été arrêté.

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) : dailymail.co.uk[/box]

Vidéo (filmée par les assaillants)

Suisse : Oskar Freysinger agressé à la fin d'un débat avec Hani Ramadan

Suisse : Oskar Freysinger agressé à la fin d’un débat avec Hani Ramadan

06/09/2011 – 06h00
GENÈVE (NOVOpress) —
Hier soir s’est tenu à Genève un débat organisé par l’UDC opposant Hani Ramadan, prédicateur musulman installé en Suisse, et Oskar Freysinger (l’un des principaux architecte et porte-parole de l’Initiative populaire « Contre la construction de minarets ») dans une des salles de l’Université de Genève.

Dans une salle comble composée pour moitié de membres de l’Union Démocratique du Centre et pour l’autre moitié de musulmans (notre correspondant fait état d’une “ambiance électrique”), Hani Ramadan a assuré que sa religion était une religion de paix et que Freysinger était un inculte. Toutefois, au moment des dédicaces de son livre, c’est bien Freysinger qui a été agressé par un individu de type africain, malgré la très forte présence policière. Le Conseiller National a reçu un violent coup d’une main remplie de mousse à raser. Il n’a heureusement pas été blessé et, beau joueur, décida de ne pas porter plainte.

Crédit photo : DR

l'English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

Londres : Une marche de l’EDL arrêtée par la police [mise à jour, vidéo]

ADDENDUM AU 05/09/2011 — VIDÉO en bas de l’article

04/09/11 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) –Une nouvelle fois, l’EDL (English Defence League) n’a pu aller au bout de son intention de manifester samedi dans les quartiers Est de Londres. Habituellement interrompue par les violences de manifestants “antifascistes”, cette fois c’est sur ordre des autorités de police que l’EDL a du renoncer à sa manifestation dans l’East London.

Une centaine de résidents et de militants anti-fascistes encadrés par un dispositif de police impressionnant (3000 agents) s’étaient regroupés à proximité de la mosquée du quartier de l’East London pour protester contre la réunion statique organisée par l’EDL. Un regroupement statique afin de contourner l’interdiction des défilés suite aux récentes émeutes ethniques qui ont eu lieu sur le sol anglais en août.

Depuis les émeutes de Brixton il y a 30 ans et alors que subsistent encore de vives tensions engendrées par ces violences ethniques du mois d’août, c’est la première fois que la police décide d’interdire une manifestation.

Alors qu’il débutait son discours, Tommy Robinson, le fondateur de l’EDL, a été évacué par la police. Pour contrecarrer tout afflux des supporters du mouvement patriote anglais vers les quartiers de l’Est londonien, l’entrée du métro à la station King’s Cross au nord de Londres a été bloquée.

Cela n’a pas empêché plus de 1 000 personnes de se rassembler à proximité d’une station de métro située à quelques encablures de la mosquée des quartiers Est de Londres.

Le long de Whitechapel Road dans les quartiers Est de Londres, les amalgames douteux et les caricatures nauséabondes chers à l’antifascisme reprenaient leurs droits. Pancartes et panneaux sur lesquels étaient accolées les portraits de Tommy Robinson et Anders Breivik étaient brandis avec pour slogan : « des visages différents, une haine identique » entonnant le célèbre (mais efficace ?) refrain « ils ne passeront pas ». Les musulmans accusent l’EDL d’encourager les discours haineux à l’encontre de leur communauté en dénonçant l’islamisation progressive de la Grande-Bretagne.

Dans la foule, certaines personnes comparaient cette opposition antifasciste à celle de la bataille de Cable Street qui 75 ans auparavant s’était dressée contre le défilé du parti d’Oswald Mosley.

Le Guardian a interrogé plusieurs opposants venus se solidariser avec le mouvement antifasciste. Donnant la parole au révérend Alan Green, de St John on Bethnal Green, un des organisateurs d’une coalition luttant contre l’EDL, ce dernier déclara: « Une très grande majorité de la population est très heureuse de vivre dans la diversité ».

Il faut croire que non suite à l’écho favorable reçu par le mouvement de Tommy Robinson au sein de la population britannique et surtout comme l’ont prouvé les récentes émeutes ethniques qui ont embrasé le pays.

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Pour la police britannique c’est moins dangereux d’être face à l’English Defence League, que face aux émeutes ethniques qui ont eu lieu en août !

Propagande : un jeu télévisé fait s’affronter entre eux des demandeurs d’asile déboutés

Propagande : un jeu télévisé fait s’affronter entre eux des demandeurs d’asile déboutés

05/09/2011 – 8h30
AMSTERDAM (NOVOpress) — Aux Pays-Bas, un nouveau jeu télévisé, Weg van Nederland, met en scène des demandeurs d’asile déboutés et veut faire prendre conscience de la “dureté” des lois sur les demandes d’asile en posant des questions sur la culture et la langue néerlandaise à des immigrés devant être expulsés sous peu.

La description du jeu ferait penser à une énième émission de télé-réalité ou jeu sans intérêt. Le vainqueur gagne un prix de 4000 € pour l’aider à surmonter son expulsion. Les lots de consolation comprennent quant à eux un gilet pare-balles…

Le ton apparemment désinvolte est amplifié par le fait que le présentateur masculin, au comportement volontairement narquois, soit entouré d’assistantes féminines déguisées en hôtesses de l’air. En effet, le titre de l’émission est un jeu de mots pouvant signifier “Quitter les Pays-Bas” ou “Fou des Pays-Bas”. Avec des participants triés sur le volet, bien éduqués et éloquents, et ne représentant en aucun cas le profil type de la majorité des demandeurs d’asile, comme un ingénieur aéronautique camerounais ou un étudiant en langues slaves menacé d’expulsion vers la Tchétchénie, l’intention n’est pas de se moquer mais plutôt de montrer combien nombre de demandeurs d’asile sont bien intégrés dans la société néerlandaise.

Les téléspectateurs peuvent aussi répondre aux mêmes questions par le biais d’Internet, mais le prix est lui d’un vol (avec retour évidemment) vers l’île néerlandaise des Caraïbes, Curaçao.

La bande annonce

Ce jeu est en fait une riposte directe aux nouvelles lois sur l’immigration et les demandes d’asile, dans un pays ayant été par le passé l’un des plus libéral sur ce sujet. Ce changement de politique a été porté notamment par Geert Wilders, et dont le Parti de la Liberté, “Partij Voor de Vrijheid”, est désormais la troisième force politique au parlement.

Le président de la chaîne VPRO précise qu’il fût extrêmement sceptique quand l’idée lui fut présentée pour la première fois. “Ma première réaction fut : c’est une mauvaise idée, nous ne le ferons pas. Mais ensuite j’ai étudié le problème plus profondément et me suis rendu compte que nous devions le faire.”

“Weg van Nederland attire l’attention sur le fait que, de nos jours, de nombreux demandeurs d’asile sur le point d’être expulsés ont des enfants qui vivent aux Pays-Bas depuis 8 ans ou plus. Ils ont une bonne éducation, parlent couramment le néerlandais et ont seulement vu leur pays d’origine par le biais de la télévision. Nous pensons qu’il est temps d’arrêter cela et d’y réfléchir.” Les participants sont, ajoute-t-il, “très intelligents, avec de l’assurance et capables de choisir s’ils veulent ou non participer à cette émission”.

Le programme a même gagné le soutien d’une association immigrationniste : Wouter van Zandwijk de l’association Vluchtelingenwerk a ainsi déclaré sur la chaîne RNW “nous espérons que Weg van Nederland fera réfléchir les gens à la façon dont nous traitons ces gens, qu’ils comprendront ce qui les pousse à entreprendre ces démarches de demandes d’asile”. “Parfois, cela prend trop de temps avant qu’ils ne sachent s’ils peuvent rester. L’association Vluchtelingenwerk voudrait une procédure d’asile rapide mais prudente. Les jeunes gens qui ont passé plusieurs années ici sont souvent plus néerlandais qu’afghan ou somalien et se sentent plus chez eux ici que dans leur pays d’origine.”

Le programme fait écho à une autre émission controversée diffusée en 2007 par une autre chaîne néerlandaise, BNN. De Grote Donorshow ou Le Grand Donneur Show, mettait en scène trois personnes nécessitant la transplantation d’un rein et censées s’affronter pour gagner l’organe d’une femme en phase terminale d’une maladie. Le supposé donneur était en fait un acteur mais les participants qui eux, nécessitaient vraiment un rein, étaient au courant que le jeu était faux mais y participaient pour attirer l’attention sur le sujet.

Weg van Nederland est authentique cependant nous dit Frank Wiering : “Les candidats ne sont pas des acteurs, ce sont des vrais demandeurs d’asiles qui ont été déboutés et qui devront quitter ce pays dans un mois ou deux”.

Le professeur de Coran pédophile qui risque de coûter 16 millions de livres aux contribuables écossais

Le professeur de Coran pédophile qui risque de coûter 16 millions de livres aux contribuables écossais

04/09/11 – 20h40
EDIMBOURG (NOVOpress) – Mahmood Qadri, 63 ans, a été condamné à 7 ans de prison en 2008 pour avoir abusé sexuellement de deux petites filles auxquelles il était chargé d’enseigner le Coran à la mosquée d’Edimbourg. Les deux victimes étaient âgées de 19 ans au moment du procès : l’une avait été régulièrement victime de Mahmood Qadri entre janvier 1995 et septembre 1998 (alors qu’elle avait donc entre 5 et 9 ans), l’autre de janvier 1997 à septembre 1998. Convoqué au tribunal en 2005, le pédophile s’était enfui au Pakistan, sous prétexte de mission humanitaire, et avait finalement été arrêté en Allemagne.

Mais aujourd’hui c’est Mahmood Qadri qui porte plainte. Contre le gouvernement écossais, pour avoir été victime de tabagisme passif. À l’en croire, il a subi « un traumatisme physique et moral important et prolongé » pour avoir été contraint de partager une cellule avec des fumeurs, à la prison d’Edimbourg puis à celle de Dumfries. Il réclame 10 000 livres de dédommagement pour le préjudice subi et, en attendant, une assistance juridique pour payer les frais du procès.

On estime qu’il y a environ 1600 non-fumeurs parmi les 7800 prisonniers écossais. Si Qadri a gain de cause, tout porte à croire qu’ils s’engouffreront dans la brèche et la facture finale pour le contribuable pourrait atteindre 16 millions de livres, sans compter les frais de justice. Un porte-parole de l’administration pénitentiaire a expliqué : « Nous faisons tous nos efforts pour assurer que les non-fumeurs ne soient pas contraints de partager des cellules avec les fumeurs, mais ce n’est pas toujours possible ».

Paul McBride, un éminent avocat écossais, a averti : « Je pense que beaucoup de prisonniers vont sauter sur l’occasion. C’est comme le cas des prisonniers qui demandent des dédommagements pour avoir dû utiliser des tinettes ou pour avoir été privés de leur droit de vote. Des sommes considérables sont données à des criminels multi-récidivistes alors que les citoyens respectueux de la loi subissent les restrictions budgétaires. C’est une illustration de la nécessité pour l’Ecosse d’avoir sa propre convention des droits, au lieu de suivre les dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme, qui est en train de ruiner financièrement ce pays ».

Grande-Bretagne : une adolescente condamnée à sept ans de prison ferme pour trafic d'être humains

Grande-Bretagne : une adolescente condamnée à sept ans de prison ferme pour trafic d’être humains

03/09/2011 19h30
LONDRES (NOVOpress) – Un des avantages de la presse populaire anglaise est qu’elle se permet de briser de temps en temps la tyrannie du politiquement correct. Dans un article du Daily Mail, les journalistes Rebecca Camber et James Tozer rendent compte d’un procès très révélateur des relations ethniques dans certains quartiers défavorisés d’Angleterre.

Frustrés par des régles sociales très strictes, certains musulmans ont du mal à satisfaire leurs besoins sexuels au sein de leur communauté. Pour les assouvir, ils peuvent se tourner vers des femmes européennes des classes les plus défavorisées.

Le cas qui fait l’objet de ce procès illustre une dérive tragique, celle de quelques musulmans d’origine indienne ou pakistanaise qui ont cherché des jeunes filles européennes pour les enlever et les violer en groupe.

Ils étaient aidés dans cette tâche par Stephanie Knight (photo ci-dessus), une jeune adolescente européenne qui se chargeait de trouver et de faire venir les jeunes victimes.

Cette entremetteuse d’un genre spécial a été condamnée à sept années d’emprisonnement. Les trois violeurs ont été enfermés à vie.

Peut-on imaginer qu’un jour la grande presse française, notamment la presse régionale couvrant les grandes métropoles, aura la même liberté de ton ? On peut en douter.

Élèves d'origine européenne en Grande-Bretagne : haine et soi et préjugés de classe

Les élèves d’origine européenne en Grande-Bretagne issus des classes défavorisées victimes de discrimination

03/09/2011 16h30
LONDRES (NOVOpress) – Un post de Neil O’Brien, publié par le site du quotidien britannique The Telegraph révèle des réalités bien inconfortables pour le système d’éducation britannique. Les jeunes garçons européens issus des classes les plus défavorisées sont les victimes des préjugés raciaux et sociologique de la communauté enseignante. Ces enfants ont le double tort d’être à la fois pauvres et européens.

Pour John Cleese des Monty Python, Londres n'est plus une ville anglaise

Pour John Cleese des Monty Python, Londres n’est plus une ville anglaise

03/09/2011 15h30
LONDRES (NOVOpress) – Dans un article pour le quotidien populaire britannique Daily Mail, le journaliste Hugo Gye reprend les propos du comédien John Cleese, qui fit les grandes heures des Monty Python.

L’acteur constate que l’immigration massive a transformé Londres en une ville internationale qui n’a plus rien d’anglais et dans laquelle il ne se reconnaît plus.

Les propos du comédien ont été relayés par le mouvement populiste anglais English Defense League.

Racailles d'en haut : les diamantaires d'Anvers pris la main dans le sac

Racailles d’en haut : les diamantaires d’Anvers pris la main dans le sac

03/09/11 14h30
BRUXELLES (NOVOpress)
– Prèsde 800 Belges, dont 170 acteurs du très important secteur diamantaire anversois, sont soupçonnés par le fisc d’avoir dissimulé plus d’un milliard de dollars en Suisse.

C’est le journal économique belge De Tijd qui fait ses révélations et qui affirme que des diamantaires de premier plan figurent sur une liste de contribuables résidant en Belgique, volée par un ancien employé de la banque britannique HSBC dans une de ses filiales suisses et transmise à Bruxelles par les autorités françaises en 2010.

Parmi ces délinquants économiques, 3 dirigeants de l’Antwerp Diamond Bourse, la bourse diamantaire la plus importante d’Anvers, sont plus principalement ciblés par le fisc belge.

Plusieurs des personnes mises en cause ont réagi en lançant des procédures devant le Conseil d’Etat, le plus haut tribunal administratif du pays, pour obliger le fisc à dévoiler ses sources et ses preuves.

La presse belge avait également rapporté l’an dernier que des Français résidant en Belgique faisaient parties des détenteurs de comptes en Suisse, mais l’information n’avait pas été confirmée officiellement.

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

03/09/2011 – 13h00
DAMAS (via Info-Syrie.fr) — Comme prévu, l’Union européenne a confirmé, ce vendredi 2 septembre, l’embargo sur toutes les importations de pétrole syrien sur son territoire, confirmant aussi, par la même occasion, son alignement sur la diplomatie américaine. Les fédéralistes gémissant sur l’absence d’une réalité et d’une volonté politique européenne commune pourront se consoler : leur Europe existe au moins pour relayer, de la Syrie à la Libye en passant par la Yougoslavie, la Géorgie, la Côte d’Ivoire, le Soudan, l’Iran, les volontés et mots d’ordre du département d’État de Washington.

Cette décision était attendue, s’inscrivant dans le « jeu » de mesures économiques prises ou annoncées par les Américains et leurs seconds pour mettre à genoux le régime – en accroissant les difficultés de la population : c’est, ni plus ni moins, une façon « libérale » de pratiquer l’ingérence – et la subversion.

Cette décision européenne n’est certes pas anodine : 95% des ventes de pétrole syrien se faisaient avec les pays de l’Union européenne. On estime qu’entre un quart et un tiers des recettes syriennes pourrait être compromis par l’embargo sur le pétrole. Celui-ci, pour être précis, concerne non seulement l’achat, l’importation et le transport du pétrole et des produits dérivés, mais aussi les services financiers et d’assurance liées aux transactions.

Toutefois, l’embargo est, en quelque sorte, « à la tête du client » des Syriens : l’Italie a obtenu en effet de ses partenaires européens que les contrats de livraison de pétrole syrien actuellement en cours, et impliquant deux compagnies pétrolières nationales italiennes – Syria Petroleum et Sytrol -, soient honorés jusqu’au 15 novembre. Et, par ailleurs, les experts es-blocus économique de l’Union ont décidé de surseoir, pour un temps indéfini, à la mesure d’interdiction de tout investissement européen dans le secteur pétrolier syrien : les « droits de l’homme » et la « démocratie » c’est bien, mais les affaires demeurent les affaires, surtout en ces temps de crise.

Peut-être les Européens, et singulièrement les Français, espèrent-ils, à plus ou moins brève échéance, s’abreuver désormais en pétrole à la « source » libyenne, leur opération « humanitaire » et « pro-démocratie » en Libye s’assimilant chaque jour d’avantage à une opération de captation de ressources énergétiques.

Le salut économique viendra-t-il de l’Est ?

Pour en revenir à la Syrie, quelle parade peut-elle trouver  à cette décision, qui frappe un pays fragile économiquement, où 12% de la population était, selon une estimation de 2006, en dessous du seuil de pauvreté, et où le taux de chômage atteignait un peu plus de 8% en 2010 – selon un site de documentation de la CIA ?

Voici dix ans, la Syrie occupait le 29ème rang mondial avec une production de 26 millions de tonnes de pétrole brut. Toutefois, ses exportations sont passées, entre 2005 et 2011, de 285 000 barils/jour à 155 000/jours, et n’occuperait plus que le 56e rang des exportateurs pétroliers cette année – ces chiffres-estimations étant eux aussi de la C.I.A. !

Ce qui est certain c’est que le pays était, au moment où a éclaté la crise politique, en pleine restructuration de son économie, avec la modernisation de ses infrastructures, notamment portuaires. Il connaissait aussi un taux de croissance appréciable :  2,2% en 2009. Les principaux secteurs économiques étaient, outre l’industrie pétrolière, l’agro-alimentaire, le bâtiment, la métallurgie, ainsi qu’un important secteur artisanal produisant vêtements, tapis et produits en cuir, les exportations reflétant l’activité de ces différents secteurs.

Mais c’est surtout le secteur touristique qui a connu une véritable explosion, passant de 1 276 000 touristes en 1996 à près de 7 500 000 en 2010. Naturellement, cette activité a été frappée de plein fouet par les six mois de troubles.

Le pétrole est donc une part importante de la richesse de la Syrie. Avec le gaz : tout récemment un accord pour la construction d’un « gazoduc islamique » a été conclu entre Damas, Bagdad et Téhéran (voir notre article “Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique” , mis en ligne le 27 juillet). Un partenariat  qui pourrait, symboliquement, témoigner d’une réorientation de l’économie syrienne vers « l’Est », c’est-à-dire, outre l’Iran et l’Irak, des nations ayant jusqu’à présent soutenu diplomatiquement la Syrie, et en concurrence économique avec le bloc occidental, comme l’Inde et la Chine. Enfin, on voit mal la Russie laisser « tomber » son allié historique et principal au Proche-Orient, surtout après le raid stratégico-économique » de l’OTAN sur la Libye et son pétrole.

De toute façon, les mesures de rétorsion économiques ont toujours davantage pénalisé les populations qu’abattu les régimes : l’Irak en est le plus récent, le plus notable et le plus désolant exemple. L’Union européenne a certes tiré une assez grosse cartouche contre Damas, mais on peut penser que c’est une des dernières. Car que faire de plus : la guerre ?

Crédit photo : Dayr az Zawr, par Richard Messenger (Flickr)