En politique, la solution passe par la « récupération » – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

À chaque fait divers dramatique, les voix des bien-pensants s’élèvent pour interdire toute « récupération » sous le prétexte qu’il faudrait laisser les familles des victimes à leur deuil. La décence l’imposerait. C’en est inquiétant de systématicité, en particulier lorsque les victimes sont autochtones. Après les attentats islamistes, après les meurtres au couteau de plusieurs Français, il est des réalités qu’il ne faudrait pas dénoncer, des coupables que l’on ne devrait pas accuser.

Lorsque la victime est un enfant migrant, les bornes de la décence cessent tout à coup d’exister, tout comme lorsqu’un « jeune » de cité meurt en fuyant un contrôle policier. Dans ces cas-là, la médiatisation est totale, pour ne pas dire totalitaire, la « récupération » par des associations politisées encouragée et relayée et les présumés coupables cloués au pilori. L’émotion doit être à sens unique pour que l’image du « vivre-ensemble » ne subisse aucun dommage.

À Chemnitz, suite à un énième homicide vraisemblablement commis par des Syriens et Irakiens, plusieurs manifestations spontanées ont eu lieu pour dénoncer les meurtres d’Allemands par des migrants depuis leur arrivée massive dans le pays en 2015. Les médias de toute l’Europe ont encore une fois rivalisé de qualificatifs avilissants pour désigner les participants. Traiter de tous les noms les habitants en colère et inquiets de Chemnitz, voilà quel est le vrai scandale.

Samedi dernier, L’AfD (Alternative für Deutschland, le parti populiste allemand) a organisé une manifestation qui a rassemblé près de 10 000 participants, certains d’entre eux brandissant les portraits de victimes de migrants. Cette « récupération » percutante est absolument naturelle et nécessaire pour dénoncer les drames successifs provoqués par la politique migratoire désastreuse d’Angela Merkel. Il est probable que certains parents de victime n’apprécient pas le procédé, c’est leur droit. Mais c’est aussi le droit légitime d’autres parents de s’inquiéter et de se mobiliser pour que leurs proches ne soient pas à leur tour des victimes. S’interdire de « récupérer », de réagir, c’est s’interdire de protéger les siens.

L’indécence d’une « récupération », c’est lorsqu’elle a d’autres fins que celles de résoudre le problème concerné. Ceux qui « récupèrent » avec l’unique dessein de promouvoir leur personne et leur carrière quand ils sont dans l’opposition, ou de noyer le poisson quand ils sont aux responsabilités sont méprisables. Au contraire, la « récupération » est essentielle, voire vitale lorsqu’elle a pour but de trouver une solution, de circonscrire un problème et de le résoudre.

Est-ce de la « récupération » lorsque les écologistes dénoncent la catastrophe de Fukushima ?

Est-ce de la « récupération » lorsque les syndicats dénoncent un licenciement massif ?

Est-ce de la « récupération » lorsque les ONG humanitaires dénoncent les famines dans le monde ?

Oui. Pourtant tous ces événements sont dramatiques et génèrent des souffrances épouvantables. C’est pourquoi il faut bien entendu à chaque fois respecter les victimes et la douleur de leurs proches. Mais après le temps du recueillement vient le temps des solutions politiques et donc nécessairement de la « récupération ».

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Jimmie Åkesson, le chef des Démocrates Suédois, monte sur scène avec le mythique groupe patriote Ultima Thulé

Jimmie Åkesson, le patron des Démocrates Suédois (en tête des sondages pour les prochaines élections législatives) monte sur scène avec le mythique groupe patriote Ultima Thulé pour interpréter au clavier le magnifique morceau Fädernesland (La mère patrie).

Refrain :

Ici j’ai été élevé par mon père
Ici j’étais bercé en sécurité dans les bras de ma mère
Ici j’ai usé mes premières chaussures
Ici j’ai ma soeur et mon frère
Ici je veux vivre
ici je veux mourir
Ici je vis en liberté
Ici je veux vivre
ici je veux mourir
Ici je vis ma vie en liberté


Allemagne. L´OPA hostile de l’islam : le nouveau livre de Thilo Sarrazin

Thilo Sarrazin est une personnalité publique très importante en Allemagne. Banquier et homme politique membre du SPD – parti de centre-gauche -, il est aussi l’auteur de plusieurs livres à succès, dont notamment L’Allemagne disparaît, qui est le livre politique le plus vendu de la décennie en Allemagne. Il revient aujourd’hui sur le devant de la scène en publiant un nouvel ouvrage dédié à l’analyse de la menace que l’islamisation de l’Europe fait planer sur notre civilisation.
Le correspondant allemand de Polémia revient en détail sur la réception évidemment hostile de la caste politico-médiatique allemande.

Une idéologie violente déguisée en religion

Il y a tout juste 8 ans, Thilo Sarrazin, membre de la SPD – il en est encore membre, ses « amis » ayant alors échoué à le virer : ils ont d’ores et déjà annoncé leur intention de réitérer leur tentative – et alors ministre des Finances de la ville-état de Berlin, se taillait un joli succès éditorial avec son livre Deutschland schafft sich ab. Le 30 août, il a récidivé avec un nouveau brûlot, sous le titre un rien provocateur de Feindliche Übernahme, OPA Hostile. L’OPA dont il s’agit est évidemment celle de l’islam, dont Sarrazin explique qu’il est une idéologie de la violence déguisée en religion, sur une société occidentale dont les défenses sont sérieusement émoussées.

Le 30 août, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a donné conjointement avec son ami et camarade de la SPD Heinz Buschkowsky, ancien maire de Neukölln, il a donc présenté ce nouvel opus, qui pour l’essentiel reprend et poursuit la thèse du premier.

Parmi les éléments du livre relevés lors de la conférence de presse, on trouve l’idée que « la vie des Musulmans est marquée par une natalité qui constitue le problème concret et la menace réelle pour le monde occidental ».

Une proposition de réforme radicale du droit d’asile

Un autre aspect important est la réforme du droit d’asile que souhaiterait Sarrazin. Pour lui, la loi actuelle constitue en l’état une porte ouverte à l’immigration illégale. L’auteur suggère que la décision d’accorder le droit d’asile soit prise en moins de 30 jours, période pendant laquelle le demandeur serait maintenu dans une zone de transfert. On supprimerait le droit de faire appel de la décision et le retour se ferait au frais de l’impétrant.
Sarrazin précise que si l’asile n’est pas accordé, le retour du requérant débouté devrait intervenir sans délai. Si des pays d’origine se montraient peu coopératifs pour récupérer leurs ressortissants, il envisage même l’usage de moyens militaires.

Les réactions outrées des cosmopolites allemands

Le livre n’a pas manqué de soulever des haut-le-cœur chez les bien-pensants – avant-même sa lecture – et à mettre en branle tout ce que les grands médias et la twittosphère comptent d’esprits progressistes. Le patron des jeunes socialistes (« JuSos ») Kevin Kühnert a demandé avec force – il n’est pas le seul, loin s’en faut – l’exclusion de Sarrazin du parti, regrettant que la procédure ait échouée il y a huit ans. Les plumes et les claviers les plus affûtés se sont mis à l’ouvrage.
A titre d’exemple, on retiendra pour le journal Die Zeit le nom de Georg Seeßlen : « Pour les pamphlets de droite populiste et les romans de gare le même principe prévaut : vous devez dire exactement ce que le lectorat ciblé, dans ce cas un vaste spectre à droite du centre, attend. Vous devez le dire d’une façon qui ne laisse aucune place à l’incompréhension ou au doute, tout en laissant voilées vos véritables intentions. “Fifty Shades of Grey” était emballé de telle manière que le label “pornographie sadomasochiste pour femme au foyer d’âge moyen” n’y est pas resté collé. “Feindliche Übernahme” de Thilo Sarrazin est emballé de telle manière que le label “pornographie raciste et völkisch pour hommes et femmes qui veulent passer du dégoût de soi à la folie des grandeurs” n’y adhère pas ».

On retiendra également l’excellente Judith Görs, qui a commis un article au titre passablement inquiétant : « Sarrazin contre le Coran : un livre qui ne peut que détruire ». Elle y cite un sociologue répondant au nom d’Aladin El-Mfaalani, lequel, dans son livre Le paradoxe de l’intégration (Das Integration-Paradox) explique doctement que celui qui s’imagine « que l’absence de conflit est le signe d’une intégration réussie et d’une société ouverte se trompe. Les conflits ne surgissent pas parce que l’intégration de migrants et de minorité échoue, mais bien parce qu’elle réussit de mieux en mieux.

De ce florilège, on retiendra aussi les titres suivants :

Pour Focus Online : « Destiné à faire peur, argumentation faible, de nature à attiser la haine : les réactions à propos du nouveau livre de Sarrazin »
Pour le Tagesspiegel : « Thilo Sarrazin remet ça – blessant, à la limite du racisme et manipulateur »
Et cerise sur le gâteau, pour la Süddeutsche Zeitung : « L‘Allemagne a besoin de cet ouvrage aussi urgemment que d‘une éruption d‘ébola »

Il ne fait guère de doute que, grâce à cette puissante campagne de presse, ingénieusement suscitée par toute la collabosphère d’outre-Rhin, Sarrazin puisse accrocher une pôle-position dans les ventes des prochaines semaines, sans avoir fait d’autre effort que cette conférence de presse berlinoise. La concomitance fortuite des événements de Chemnitz, où de braves citoyens allemands ont été assimilés sans égards pour leur colère et leurs craintes à des nazillons, devraient renforcer cette tendance. On ignore si la Chancelière, de retour d’Afrique, trouvera le livre sur sa table de travail, elle qui se montre si furieusement silencieuse depuis quelques jours.

François Stecher

Texte repris du site Polemia

Après le meurtre d’un Allemand par deux demandeurs d’asile, la mobilisation continue à Chemnitz

31/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est aux cris de ” Nous sommes le peuple ! ” qu’ils ont de nouveau manifesté à Chemnitz… Depuis le meurtre d’un homme dimanche, attribué à deux jeunes demandeurs d’asile, la petite ville est-allemande s’est embrasée et les rassemblements se multiplient.

“Quand vous voyez tout ce qu’obtiennent les demandeurs d’asile comparé aux personnes âgées, aux pauvres, aux jeunes, aux Allemands…. Et ça, ce sont des faits ! clame un manifestant. Je n’ai pas besoin d’en dire plus. Pas étonnant que la colère éclate.”

En Saxe, l’AfD, qui accuse le gouvernement d’Angela Merkel d’avoir trop longtemps nié le problème, est le premier parti et pèse 27% des voix.


Nicolas Dhuicq : « La réaction italienne a été salutaire »

Nicolas Dhuicq analyse la rencontre Salvini-Orbán et la crise migratoire en Europe.

Salvini et Orban se sont rencontrés. Le Premier ministre hongrois a qualifié Salvini de héros. Il semblerait qu’une espèce de duel est en train de s’organiser avec Salvini et Orban d’un côté et Macron de l’autre côté. Le rapprochement entre l’Italie et la Hongrie était-il évident ?

Je trouve qu’il est assez logique. Pour comprendre l’Italie, il faut se souvenir que l’Union européenne des beaux esprits a abandonné les Italiens qui ont la distance la plus faible avec les rives nord du continent africain. Pendant longtemps, l’Europe a abandonné l’Italie, d’où la réaction italienne qui est à mon sens assez salutaire. Beaucoup des beaux esprits qui critiquent l’Italie ne prendraient pas chez eux des réfugiés. Nous avons une espèce de bourgeoisie qui se pense détentrice de la vérité et qui se permet d’émettre des jugements de valeur en permanence. C’est assez insupportable.
La morale de tout cela est que la solution pérenne serait une solution du développement du continent africain. J’ai très peur de l’explosion d’Algérie à la mort de Bouteflika. Je ne sais pas combien de temps le royaume marocain va résister aux islamistes. Si le continent africain continue son évolution démographique, il faudra absolument fixer les populations.
Il s’agit-là du long terme, mais malheureusement le long terme est peu compatible avec l’électoralisme. Mais il faudra absolument qu’on puisse aborder ce sujet.
Pour le reste, je trouve que la politique de Salvini est assez courageuse. Il se trouve assez seul jusqu’à présent parmi les dirigeants qui sont plutôt dans cette bourgeoisie éclairée qui vit dans un monde qui n’existe plus aujourd’hui.
Pour le reste, il n’y a pas de duel avec Emmanuel Macron puisqu’il pèse de moins en moins au niveau international. Il n’y a pas de politique étrangère française à l’heure actuelle. La question de fond pour l’Italie sera la même à laquelle était confronté Mattéo Renzi, c’est-à-dire la question du poids des banques américaines, le poids du dollar et du poids des emprunts qu’ils doivent faire sur les fameux marchés financiers totalement contrôlés par les Américains. D’où la guerre monétaire qui se joue et qui à mon avis va être encore plus importante dans l’élection européenne à venir que les questions d’immigration.

Texte repris du site Boulevard Volatire

Pour Alba Ventura : “Salvini et Orban ont désigné Macron comme leur cible”

30/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une course contre la montre se joue en Europe. Dans 9 mois ont lieu les élections européennes, avec en toile de fond le dossier sur les migrants, les dirigeants du continent s’affrontent. Notamment avec Emmanuel Macron d’un côté et de l’autre l’italien Salvini et le hongrois Orban.

On se rappelle que Matteo Salvini avait traité Emmanuel Macron d’”arrogant” qui avait qualifié les partis populistes de “lèpre nationaliste“.

Matteo Salvini a donc reçu le premier ministre hongrois Victor Orban à Milan. Les deux leaders ont accusé le président français d’être le “chef de file des partis pro-migrants“. Mais surtout ils ont ni plus ni moins désigné Emmanuel Macron comme leur “cible“.


La statue dorée du président turc Erdogan érigée en Allemagne a finalement été retirée

29/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une statue dorée du président turc, Recep Tayyip Erdogan – haute de quatre mètres, le bras droit levé vers le ciel -, a été érigée en Allemagne, près de Francfort.

Selon la presse locale, les autorités auraient validé l’installation de la statue dans le cadre d’un festival d’art, sans savoir que celle-ci serait à l’image du président turc…

Finalement, la ville de Wiesbaden a fait retirer dans la nuit de mardi à mercredi cette statue en raison de la polémique qu’elle suscitait.

Le responsable local de l’AfD, Emil Sänze, avait dénoncé la bêtise des organisateurs qui “offrent une scène à un despote passant son temps à humilier les Allemands“.


“Matteo Salvini est mon héros” déclare le Premier ministre hongrois Viktor Orban

29/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est mon héros et aussi mon compagnon de voyage“, a déclaré Viktor Orban à propos de Matteo Salvini avant une rencontre avec ce dernier.

Viktor Orban et Matteo Salvini apparaissent aujourd’hui comme les partisans d’une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe. Et ils le prouvent par les actes.

D’ailleurs, le Premier ministre hongrois a également déclaré : “La Hongrie est la preuve que les migrants peuvent être arrêtés sur la terre ferme” tout en ajoutant : “C’est là que débute la mission de Salvini. Il devrait démontrer que ces migrants peuvent être arrêtés également sur les mers“.


Vu sur Twitter

Espagne : des touristes médusés sur la plage de Barrosa devant l’arrivée d’une embarcation de 50 migrants

Publié le

Les juges contre le peuple en Italie, par Olivier Bault

« Des juges qui veulent retirer le pouvoir aux peuples pour se l’approprier indûment, ça s’appelle “le gouvernement des juges” et ça n’existe pas qu’en France… Soutien à Matteo Salvini et au peuple italien », écrivait Marine Le Pen sur sa page Facebook le 26 août dernier. Un procureur de Sicile a ouvert samedi une enquête contre le ministre de l’Intérieur italien pour séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir.

Il s’agit de l’affaire du bateau des gardes-côtes italiens Diciotti auquel Salvini avait interdit de débarquer les « migrants » récupérés en mer tant que d’autres pays européens n’auraient pas accepté de les prendre en charge. Finalement, ces candidats à l’immigration illégale ont été débarqués samedi au bout de deux semaines en mer après que l’Albanie et l’Irlande eurent accepté d’en prendre une quarantaine et que l’Eglise d’Italie se fut engagée à prendre en charge les autres (une centaine) à ses propres frais. Quatre de ces immigrants ont été arrêtés car ils sont soupçonnés d’être des passeurs.

Contre la décision du procureur d’Agrigente d’ouvrir une enquête le concernant et de transmettre le dossier au « tribunal des ministres », le leader de la Ligue a affirmé, défiant, que ce petit procureur militant pouvait bien venir l’arrêter mais qu’il n’arrêterait pas la volonté de 60 millions d’Italiens.

Salvini assure avoir reçu de très nombreuses manifestations de soutien de citoyens mais aussi de magistrats face à cette ingérence du pouvoir judiciaire dans les prérogatives du pouvoir politique. Un sondage publié par La Reppubblica montre d’ailleurs que la politique du ministre de l’Intérieur est soutenue non seulement par les sympathisants de la Ligue mais aussi par une majorité croissante des sympathisants du Mouvement 5 étoiles avec lequel la Ligue gouverne, les deux partis totalisant désormais dans les sondages près de 60 % des intentions de votes.

Le chef du M5S, Luigi Di Maio a apporté son soutien à son collègue de la Ligue sur ce dossier, affirmant que la gestion de cette affaire du Diciotti « a été un signal clair pour montrer au monde que l’Italie traite sérieusement la question de la redistribution des migrants ». Mais là où les deux leaders populistes divergent, c’est que le parti de Salvini ne fait pas de la redistribution des immigrants son but. Il l’a redit dans une interview à la radio quelques jours avant le débarquement des « migrants » du Diciotti : son objectif est de mettre un terme à l’immigration illégale en mettant en place une politique similaire à celle de l’Australie et « qu’aucune personne arrivant en canot pneumatique ne puisse mettre les pieds en Europe, car sinon nous ne démonterons pas le business de la mafia des passeurs ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 août 2018

Europe : de l’anesthésie à l’euthanasie

Parcourir la grande pres­se française à dix mille kilomètres de distance contribue à me permettre de voir, davantage encore que lorsque je vivais en France, à quel point la population française est désinformée.

Sur nombre de sujets, la propagande règne, quasiment hégémonique.

Chercher un article pertinent, scrupuleux et détaillé sur des sujets aussi cruciaux que l’évolution économique et stratégique de la Chine, la situation réelle en Iran, la recomposition du Proche-Orient, le péril islamique, le climat planétaire ou les États-Unis sous Donald Trump impliquerait de chercher longtemps.

Et bien qu’il m’arrive de consacrer du temps à chercher, mes recherches s’avèrent presque toujours vaines.

Cette quasi-hégémonie de la propagande a de lourdes conséquences sur les débats qui se mènent dans tous les domaines, qui sont toujours biaisés, aseptisés, et ne méritent pas le nom de débat.

Elle a de lourdes conséquences aussi sur la vie politique.

Voir que le socialiste Emmanuel Macron peut continuer à se trouver présenté comme un « libéral » ne peut que susciter la consternation.

Constater qu’un admirateur gauchiste de feu Hugo Chavez, tel que Jean-Luc Mélenchon, garde une crédibilité aux yeux d’un électeur sur cinq fait craindre le pire.

Je ne parle pas de la droite conservatrice, car elle a peu ou prou disparu en France.

Cette quasi-hégémonie a surtout un effet qui vient surplomber tous ses autres effets.

Elle crée une incompréhension du monde tel qu’il évolue.

On continue à présenter très largement la France comme une « puissance qui compte », alors que la France décline et compte de moins en moins, quel que soit le domaine concerné.

On continue à dire tout aussi largement que l’Europe pourrait être une « grande puissance » si elle s’en donnait les moyens, alors que l’Europe dans son ensemble est elle-même déclinante sur tous les plans, et pas du tout à même de concurrencer les grandes puissances du XXIe siècle qui commence.

On ne dit bien sûr pas que l’Union européenne est devenue un instrument à confisquer la démocratie, à effacer les identités et à broyer ce qui reste de civilisation occidentale en Europe.

Dire la vérité aux Français (et la dire aussi aux autres peuples européens) est devenu très difficile.

Des engrenages imbriqués les uns dans les autres montrent que tout se tient et que tout est fait pour faire avancer les Français (et les autres peuples européens) vers le pire sans qu’il y ait de remous majeurs.

Une anesthésie est installée et, si elle n’empêche pas la montée d’une inquiétude et des mouvements de colère, elle fait néanmoins qu’inquiétude et mouvements de colère ne parviennent pas à atteindre l’intensité qui serait requise pour briser les engrenages.

L’anesthésie mène à l’euthanasie.

Et cette dernière avance, de nombreux chiffres l’indiquent qui ne sont presque jamais publiés (et qu’il est peu ou prou interdit de commenter, sous peine d’avoir des ennuis avec la justice).

Un livre très pessimiste, mais d’une immense lucidité, sur le sujet a été publié voici quelques mois dans le monde qui parle anglais.

Il a été, malgré le contexte que je viens de décrire, traduit et publie en langue française récemment, et j’en recommande très vivement la lecture à ceux qui veulent comprendre.

Son auteur est Douglas Murray, membre comme moi du Gatestone Institute, aux États-Unis.

Ce livre s’appelle « L’étrange suicide de l’Europe ».

En le publiant, les Éditions du Toucan ont fait un acte de salubrité qui doit être salué.

Je publierai bientôt sur le même thème, et sous un angle d’approche complémentaire, un autre livre appelé « Comment meurt une civilisation ».

Le pessimisme et la lucidité de Douglas Murray, et ce que j’y ajoute dans mon livre à venir, ne susciteront sans doute pas un sursaut, mais ils permettront d’ouvrir les yeux à ceux qui ne l’ont pas encore fait.

Douglas Murray dit que, durant le cours de la vie de ceux qui sont nés en Europe, ne sont pas musulmans, et sont vivants aujourd’hui, l’Europe aura cessé d’être l’Europe.

Je ne suis pas loin de partager son diagnostic. Et tout en ne voulant pas fermer la porte à tout espoir, je dois reconnaître que la porte se ferme rapidement, et risque fort d’être bientôt pleinement fermée.

Guy Milliere

Texte repris du site les4verites.com

Un Allemand tué par deux étrangers : des milliers de manifestants expriment leur colère

28/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Des personnes ont été blessées par des engins pyrotechniques et des projectiles lors d’un rassemblement sous haute tension de milliers de sympathisants patriotes lundi soir à Chemnitz, au lendemain d’une “chasse collective” aux immigrés dénoncée avec véhémence par Angela Merkel…

Merkel doit partir“, scandaient certains manifestants, arborant des drapeaux allemands, du parti AfD, et des pancartes telles que : “Arrêter le flot de demandeurs d’asile” ou “Défendre l’Europe !“.

Mot d’ordre de ce rassemblement organisé par le mouvement Pegida : exiger que le gouvernement allemand garantisse “la sécurité de ses citoyens” après le meurtre d’un Allemand de 35 ans vraisemblablement commis par deux jeunes étrangers, un Syrien et un Irakien.


Suède : les populistes vers un record aux législatives ?

27/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Les Démocrates de Suède devraient réaliser un score historique aux législatives du 9 septembre prochain.

Selon les sondages, le parti anti-immigration de Jimmie Åkesson arriverait en deuxième ou troisième position avec à 20 % des voix.

Le Démocrates de Suède dénonce la politique migratoire du gouvernement et l’accueil de 300 000 réfugiés depuis 2015.


Sparte, cité des arts, de la guerre et des lois

Face à la lumineuse Athènes, baignant sous le soleil de l’Egée, communément représentée comme l’archétype de la cité grecque, il est de coutume d’opposer la sombre image de Sparte, austère et rude caserne aux mœurs barbares, retranchée derrière les montagnes du Péloponnèse, longtemps décrite comme le modèle des dictatures militaristes voire la matrice des régimes totalitaires.

Loin de ces préjugés, les éditions Perrin ont publié récemment un gros livre passionnant de Nicolas Richer, Sparte, cité des arts, de la guerre et des lois, qui fera date dans l’historiographie consacrée à l’antique Lacédémone. A travers une très complète synthèse richement documentée, son auteur remet les idées à l’endroit au bénéfice de la patrie de Lycurgue tout en retraçant l’histoire et le fonctionnement de Sparte depuis la Laconie homérique jusqu’à ses derniers feux, à l’aube de l’époque hellénistique.

« Une cité grecque de Grecs en Grèce »

Dès l’introduction, Nicolas Richer souligne que Sparte est d’abord « une cité grecque de Grecs en Grèce. En d’autres termes, la culture des hommes de Sparte dans l’Antiquité était très semblable à celle des autres Grecs, bien que leurs organisations et leurs priorités différaient ». Homère et Hésiode étaient lus et étudiés à Sparte, de même que les auteurs lacédémoniens, comme Tyrtée ou Alcman, étaient reconnus dans les autres cités grecques. La cité de Lycurgue ne fut pas toujours le fruste Etat rétif aux arts que l’on décrit, connaissant une intense activité artistique au VIe siècle av. J.C., notamment avec ses bronzes et céramiques exportés dans tout le bassin méditerranéen. En matière architecturale enfin, les bâtiments publics étaient semblables aux autres cités grecques. C’est seulement à la fin du VIe siècle av. J.-C. que l’austérité s’installe, fruit d’une volonté politique privilégiant la seule valeur civique et la force virile des citoyens lacédémoniens. Sparte en effet, c’est d’abord la cité des homoioi, c’est-à-dire des « semblables » plutôt que des « égaux ». Si les différences de fortune et d’origine sont présentes à Sparte, rappelle Nicolas Richer, il y règne, comme l’écrit Thucydide, une « égalité plus forte qu’ailleurs dans la façon de vivre » où chacun s’efface au service de la cité et de l’obéissance à ses lois.

La rude école

Cet égalitarisme s’exprime notamment à travers les syssities (repas pris en commun), le port d’une tenue identique pour tous et un système éducatif obligatoire. De sept à vingt ans, le jeune Spartiate est retiré à ses parents pour recevoir une éducation collective, la paiédéia, se déroulant par étapes, inculquant un grand sens du devoir et une forte maîtrise de soi à travers la règle des pathémata. Habitués aux coups et aux privations, soumis à une forte émulation, les meilleurs d’entre eux pratiquaient ensuite l’épreuve initiatique de la cryptie qui leur permettait d’intégrer le corps des hippeis, garde d’élite de l’armée spartiate. Au sein de cette rude école, Nicolas Richer rappelle que la formation intellectuelle n’était pas négligée, bien au contraire.

Les jeunes filles s’astreignent également à cette discipline des esprits et des corps. Les exercices gymniques et la pratique collective auxquels elles participent comme leurs frères visent à former des femmes robustes aptes à faire de beaux et solides enfants dans une perspective clairement eugéniste (qui n’est pas propre à Sparte). Le rôle des épouses et des mères dans l’exaltation des vertus guerrières est aussi primordial : elles devaient « tourner en dérision les médiocres et exalter les meilleurs », incitant leurs époux et leurs fils à la « belle mort » (khalos thanatos), toujours préférable à une vie honteuse.

C’est seulement après ses trente ans que l’homoioi n’est plus soumis aux règles d’existence commune ; « on pouvait alors estimer qu’il avait pleinement fait sienne les valeurs requises. » Le citoyen reste cependant mobilisable jusqu’à soixante ans et doit conserver sa condition physique et morale, notamment par la pratique de la chasse, considérée comme l’exercice le plus proche de la guerre.

Sous la menace d’un horizon de guerre

Cette dure discipline explique pourquoi les Spartiates étaient considérés « comme des guerriers sinon invincibles, du moins redoutablement efficaces ». Petite cité aux effectifs réduits, dépourvue de murailles protectrices au coeur d’un vaste territoire peuplé par les Hilotes, populations asservies mais hostiles, Sparte vivait constamment menacée. Cet « horizon de guerre » explique aussi pourquoi les vertus militaires représentaient la colonne vertébrale de la philosophie spartiate. Nicolas Richer rappelle toutefois que « Sparte ne peut être assimilé à une cité militariste, au sens où l’armée, constituée à part dans le système social, exercerait une influence prépondérante sur la vie collective. Ce sont les citoyens-soldats qui étaient mobilisables en fonction des décisions qu’ils prenaient eux-mêmes, lors des réunions de l’assemblée. »

La phalange où « chaque soldat aurait, de son bouclier (hoplon) tenu au bras gauche, protégé le flanc droit de son voisin de gauche » est à l’image de cette société où le singulier doit se sacrifier au Tout. Au-delà de la sublimation des valeurs guerrières érigée en règle de vie, « exaltant les vaillants et avilissant les défaillants », Nicolas Richer considère que la supériorité de Sparte dans l’art militaire reposait également sur le caractère systématique d’une organisation très hiérarchisée et soudée par un puissant esprit de corps, forgé au sein des syssition.

Cette vocation militaire permettra à Sparte de demeurer invaincue jusqu’ à la bataille de Leuctres, en 371 av. J.-C, malgré une forte oliganthropie qui réduira les effectifs spartiates de 10 000 à moins de 700 hommes en l’espace de quelques générations, et sur laquelle le livre apporte d’intéressants éclairages.

* * * *

Au contraire des vestiges orgueilleux de l’Acropole d’Athènes, rien ne laisse deviner aujourd’hui dans la plaine de Sparte la présence lointaine de la cité guerrière qui semble s’être évanouie au vent de l’Histoire. Le livre de Nicolas Richer fait justice de cet oubli. La vision d’une Sparte conservatrice et figée laisse place aux aspects novateurs et originaux de la cité des Lacédémoniens, offrant un modèle alternatif de gouvernement qui fascinera les Grecs. Il rappelle également que sans les phalanges spartiates, à l’origine de la révolution hoplitique, c’est la Grèce tout entière qui aurait été submergée par la Perse.

Dans son essai intitulé Sparte et les Sudistes, Maurice Bardèche écrivait que « rien ne doit nous faire oublier que Sparte, c’est avant tout une certaine idée du monde et une certaine idée de l’homme ». Il rejoignait en cela, à 2 300 ans de distance, les écrits de Xénophon affirmant que « Sparte l’emporte en vertu sur toutes les cités, car elle est la seule où se conduire vertueusement soit une obligation publique ». Loin des fantasmes et clichés, à nous autres Européens bien-nés, telle doit être la leçon à retenir, que Sparte continue de nous adresser par-delà les siècles.

Benoît Couëtoux du Tertre

Tribune reprise de institut-iliade.com