Grand Remplacement en Europe : le Portugal, un exemple ?

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. C’est au tour du Portugal d’être étudié par Nicolas Reilhac, qui prend le relais de Paul Tormenen sur ce cas spécifique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les inquiétudes sont bien moins importantes au Portugal que dans le reste de l’Europe de l’ouest…

Une vision globale de la tragédie migratoire de L’Europe tend à distinguer les pays d’Europe occidentale, envahis, occupés et pour certains d’entre eux, en proie à une islamisation à marche forcée et promis à un avenir de soumission, et d’autre part les pays de Visegrad qui font le choix de prendre le parti de la Résistance.

Et pourtant il existe à l’Ouest de notre continent un pays discret et petit par sa taille mais grand par son histoire, qui ne connait pas pour l’instant une invasion migratoire et des menaces de Grand Remplacement. C’est le Portugal.

Dans ce pays, en effet, les Lois font l’objet d’une application empreinte de fermeté. La population éprouve une certaine méfiance envers les migrations économiques. Il existe une société qui n’est pas en cours de décomposition comme en Grande Bretagne ou chez nous dont l’exemple accablant est salutaire aux Portugais. Enfin, point important, les pompes aspirantes aspirent peu. A ce titre la présence maghrébine apparaît comme non significative.

Le contexte portugais peut être considéré comme favorable à l’immigration

Un pouvoir politique bienveillant qui veut davantage de migrants

Le premier ministre socialiste a pris des positions très favorables à l’immigration. « Nous avons besoin de plus d’immigration et nous ne tolérons aucun discours xénophobe » a-t-il affirmé lors du congrès de son parti en 2018. Il a également rappelé lors d’une réunion à Bruxelles en 2018 que son pays prônait une politique « responsable et solidaire » à l’égard des migrants.

Le Portugal qui a renoué avec la croissance manque effectivement de main d’œuvre et, selon une étude d’une fondation portugaise proche du pouvoir, le pays aurait besoin de 75 000 nouveaux arrivants/an pour maintenir une population active stable.

Enfin le Portugal qui se veut un bon élève en la matière, se positionne au premier rang des pays volontaires pour accueillir des « réfugiés » du type Aquarius.

Une réglementation proche des normes européennes et de l’humanitarisme international

Sans entrer dans un exposé juridique, on peut avancer que la réglementation de l’immigration, dont l’application est confiée au « Servicio de Estrangeiros e Fronteiras » (SEF), est globalement comparable à celle que veut imposer l’Union européenne.

Elle vise notamment à encourager l’accueil des immigrés et des « réfugiés ».

Des lois et des décrets parus en 2018 appliquent des directives européennes pour faciliter l’octroi de permis de résidence notamment en faveur d’étudiants lusophones de haut niveau et d’entrepreneurs.

Si le « droit du sang » demeure la règle, depuis 2018 les règles ont été assouplies. Les enfants d’étrangers deviennent Portugais si un des parents est au Portugal depuis au moins 2 ans et non plus 5 ans comme précédemment.

Enfin, des lois interdisent les discriminations raciales dans les services domestiques, commerciaux et de santé.

Une expatriation portugaise significative et un besoin de main d’oeuvre

Tout le monde se souvient de l’émigration massive des Portugais dans les années 60 et 70, notamment vers la France où tout le monde a apprécié – et regrette – leur gentillesse, leur capacité de travail et leur respect de nos lois. Pas de délinquance portugaise ; pas de trafiquants de drogue ni de maquereaux ; pas de violeurs ni de surineurs à 10 contre 1.

Ce type d’émigration est terminé. Cependant au cours des trois années de récession qui ont suivi la crise financière de 2011, plusieurs centaines de milliers de Portugais ont quitté leur pays parmi lesquels de nombreux jeunes diplômés. Ceci explique largement le besoin de main d’œuvre.

De plus la population portugaise est vieillissante et pâtit d’une natalité déprimée, d’où un besoin réel de main d’œuvre.

Un outre-mer présent

Le Portugal a gardé des liens étroits avec ses anciennes colonies et les échanges avec des pays comme le Brésil, l’Angola, le Cap vert sont nombreux et constants. Il n’existe apparemment pas de raisons de désaccords profonds ou d’inimitié. Il convient de noter que, d’une manière générale, ces populations sont lusophones et chrétiennes.

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Moment autoritaire ou moment conservateur ?, par Jean-Gilles Malliarakis

Un récent sondage est monté en épingle ces jours-ci dans certains cercles. Il émane de l’Institut Ipsos, au gré de son étude annuelle, si élégamment baptisée Global Advisor consacrée au “populisme”, un mot qui ne veut rien dire, et au “nativisme”, un concept nouveau, ça vient de sortir profitons-en.

Le message est ainsi résumé, en date du 16 septembre : “Sondage : 77 % des Français espèrent l’arrivée d’un leader fort décomplexé, comme Trump, Salvini, Bolsonaro, Netanyahu ou Orban“[1].

Reproduisant platement ici les informations aimablement fournies par le site Wikipedia, il faut certainement commencer par rappeler ce qu’est Ipsos : “De 1981 à 2007, Ipsos sera le prestataire attitré de la présidence de la République française. En raison de ce monopole qu’il exerçait de fait, Jean-Marc Lech se présente comme ‘le sondeur privé de MM. Mitterrand et Chirac’. Homme de gauche, il est proche de François Mitterrand dont il avance que personne avant lui n’avait utilisé les méthodes reposant sur l’analyse des études d’opinion de façon aussi systématique. Durant toutes les années 1980-1990, l’Ipsos travaille de concert avec Jacques Pilhan pour préparer les ‘plans de communication’ de la présidence bloquant la publication de sondages ‘dont les résultats étaient navrants pour Fabius’. Pour la présidentielle de 1988, François Mitterrand va jusqu’à commander ‘un sondage par jour’ à l’institut collaborant avec son équipe de campagne. Jean-Marc Lech rapporte dans ses mémoires comment, payé avec l’argent des fonds secrets, il repartait de l’Élysée avec des valises de billets de banque.”

Sachant cela, on admettra sans peine que le caractère scientifique des travaux produits par cette officine, certes richement dotée, relève à l’évidence plus des techniques d’intoxication que de l’empirisme organisateur.

Que cherche-t-on en l’occurrence à nous dire et à faire circuler ?

La chose se révèle beaucoup plus claire qu’on pourrait le croire

Le peuple français se situerait “en tête des pays en attente d’un leader fort pour casser les règles“.

Si cela était vrai, mais je n’en crois rien, cela appellerait une remarque attristée : pauvre peuple, serait-on en droit de penser.

Souvenons-nous en effet qu’en 1900, dans son Roman de l’énergie nationale, Maurice Barrès consacrait déjà le tome II de cette sorte de bréviaire nationaliste à l’Appel au soldat.

Les anciens blanquistes, bonapartistes et autres autoritaires, antiparlementaires, etc. avaient alors vécu, 10 ans plus tôt, l’expérience d’un “sauveur”. Ils s’étaient investis dans la popularité délirante du brave général Boulanger, inventeur des guérites tricolores et des défilés du 14 juillet.

Suicidé en 1891 sur la tombe de sa maîtresse, ce héros ne connut jamais le bonheur d’assister à la Revanche de 1918. Celle-ci comme chacun devrait le regretter, n’offrit d’ailleurs même pas, par la décision du génial et autoritaire Clemenceau, le loisir aux survivants de cette aventure “fraîche et joyeuse”, vainqueurs certes, mutilés et gueules cassées en tête, défiler à Berlin unter den Linden. C’eût été grisant.

Je ne veux pas croire qu’une nouvelle expérience boulangiste puisse tenter un peuple qui se voulait intelligent, et qui, probablement l’a été, autrefois, mais qui, aujourd’hui, sans doute gâté d’égalitarisme, de jacobinisme et de laïcisme a, déjà, laissé depuis 40 ans, ses gouvernants, contre sa volonté, lui imposer des décisions préfabriquées aussi bien l’ouverture des portes à l’invasion étrangère, tout en beuglant sur les stades “qu’un sang impur abreuve nos sillons” que d’autres inventions bioéthiques contraires au bon sens.

Je veux croire que le moment n’est pas de faire appel à plus de présidentialisme, à plus de technocratie et plus de courtisanerie, mais au contraire à plus de liberté d’opinion, plus de libertés tout court.

Alors oui, une révolution conservatrice à la française deviendra possible.

[1] Sur le site d’Ipsos

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Selon un rapport de l’ONU, l’Europe accueille une majorité de migrants avec une population de 82 millions d’individus

Populisme : C’est une vague ? Non, Sire, c’est un raz-de-marée !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Ceux qui ont trop pris l’habitude du pouvoir sont convaincus que le populisme n’est qu’une parenthèse. Ils pensent qu’il suffit de serrer les dents le temps d’un ou deux mandats et que les choses retourneront à la normale dans les quelques pays qui ont cédé. Il faut supporter Salvini, Trump ou Orbán le temps que leurs électeurs se lassent d’eux. Leurs provocations et leurs excès finiront bien par lasser, n’est-ce pas ? Et si c’était plutôt l’inverse ? Et si la France était le prochain pays à tomber ?

Casser les règles pour rétablir des règles

Selon un récent sondage qui vient après beaucoup d’autres de la même teneur, 60 % des Français perçoivent les migrants comme une menace et ils sont même 77 % à penser que « l’arrivée d’un leader fort, capable de casser les règles » serait une « solution pour améliorer la situation du pays ». Il y a aujourd’hui en France une soif de démocratie, de respect de la volonté populaire qui est largement bafouée notamment sur la question de l’immigration.

Le populisme s’enracine au pouvoir

On entendait déjà en juillet 2015, un mois après son entrée en campagne électorale, que Donald Trump était un épiphénomène. Après quatre ans de pilonnage intensif de tout ce que l’Amérique (et le monde) compte de politiquement correct, il est maintenant en course pour un second mandat avec l’espoir de l’emporter. Lors des élections législatives hongroises de 2018, Viktor Orbán a battu son score de 2014, maintenant les socialistes la tête sous l’eau depuis plus d’une décennie. Matteo Salvini, malgré le retournement d’alliance du Mouvement 5 étoiles, est au plus haut dans les sondages. Nul doute que l’arrivée au pouvoir d’un très gauchisant Parti démocrate détesté et l’ouverture en cours des frontières italiennes à l’immigration illégale propulseront il Capitano vers des sommets de popularité.

L’idéologie dominante en insécurité et un gouvernement fébrile

En réalité, ce sont les tenants de l’idéologie dominante qui sont en train de perdre toute crédibilité par leurs réactions antidémocratiques. Mathieu Bock-Côté a eu une très bonne formule : « Il suffit à la gauche de se voir contestée pour se sentir assiégée. » Parallèlement, il y a un véritable durcissement du régime envers ceux qui le contestent. La censure dont les identitaires sont la cible sur les réseaux sociaux a été revendiquée fièrement par un membre du gouvernement. Puis on est passé à autre chose quand Valeurs Actuelles s’est vu censurer pour avoir simplement relayé un article à propos de Génération Identitaire. 1984 n’est pas loin. D’autant que dans le même temps, la justice n’hésite pas à condamner lourdement des cadres identitaires.

Tout cela témoigne d’une nervosité manifeste. À raison car les bases idéologiques sur lesquelles reposent le régime actuel se lézardent. Les peuples d’Europe en ont assez de souffrir, la France ne fait pas exception.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Matteo Salvini part en guerre contre le nouveau gouvernement : « Nous défierons ces traîtres retranchés dans leurs bureaux »

Espagne : vers la remigration de 14000 mineurs étrangers marocains

Remigration

16/09/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Selon plusieurs sources concordantes, les États espagnol et marocain se seraient accordés sur le rapatriement prochain de 14.000 mineurs marocains entrés illégalement en Espagne.

Un rapport publié par le Gouvernement espagnol faisait état de 14.000 mineurs marocains non accompagnés de leurs parents errant dans les rues. Connus sous le nom de « Mineurs étrangers non accompagnés en Andalousie » (MENA), ils gagnent l’Espagne soit par mer sur des barques de fortune, soit cachés dans les camions de transport international, soit dissimulés à bord de voitures appartenant à des réseaux de trafic d’êtres humains.

Les autorités espagnoles ont indiqué vouloir ainsi les empêcher d’être recrutés par les mafias de l’immigration et de la drogue. Si plusieurs organisations des droits des migrants et des réfugiés ont protesté, le Gouvernement espagnol maintient qu’il faut remettre les mineurs marocains à leurs parents pour des questions de sécurité.

Cette gauche qui délaisse l’identité de l’Europe, par Ivan Rioufol

ivan-rioufol

Scandale ! Le portefeuille du commissaire s’intitule : “Protection de notre mode de vie européen“. Le Grec Margaritis Schinas vient d’être nommé vice-président de la Commission européenne en charge des migrations, par la présidente Ursula von der Leyen, issue du PPE (droite). Schinas aura en charge, a priori, de veiller à l’identité du Vieux continent. Mais pour la gauche européenne, tant de gros mots ramassés dans l’intitulé de la mission ne passent pas. “Cela fait peur de voir proposer un portefeuille sur la “protection du mode de vie européen qui inclut la migration et la protection des frontières. Nous espérons que la présidente von der Leyen ne voit pas une contradiction entre soutenir les réfugiés et les valeurs européennes“, a déclaré la co-présidente du groupe Vert au parlement européen, Ska Keller.

Le porte-parole d’Amnesty International a dénoncé “la rhétorique de l’extrême droite“, sur le thème “les migrants menacent le mode de vie européen“. Mardi, l’entourage de la présidente s’est employé à relativiser la polémique : “La protection de notre mode de vie européen fait référence aux valeurs européennes, à savoir la tolérance, l’accueil, l’asile“. Peu auparavant, elle avait déclaré : “Notre mode de vie européen, c’est s’accrocher à nos valeurs. La beauté et la dignité de chaque être humain est l’une des plus précieuses valeurs“.

Rien n’illustre mieux le sentiment d’abandon que partagent de plus en plus de peuples européens que cette querelle soulevée par le “progressisme”. L’indignation rappelle celle née naguère, en France, avec l’installation par Nicolas Sarkozy d’un ministère de l’identité nationale. Si la gauche est la première à soutenir les peuples exotiques quand ils résistent aux influences occidentales, elle interdit à l’Europe d’avoir de semblables préoccupations pour elle-même; elles deviennent des marques de xénophobie.

C’est ce pêché d’orgueil des universalistes, qui laissent croire que la culture européenne aurait vocation à être exemplaire dans ses ouvertures à tous, qui affaiblit le sentiment d’appartenance à l’Union européenne. La poussée populiste puise sa dynamique dans cette gauche irénique qui se persuade que les peuples sont remplaçables. En réalité, rien n’est plus naturel pour une civilisation que de se protéger en partie de l’extérieur. Claude Lévi-Strauss l’avait rappelé dans son fameux discours (“Race et culture”) devant l’Unesco en 1971. La commission “Protection de notre mode de vie européen” n’a en soi rien de scandaleux. Mais ces mots resteront des leurres si l’UE persiste à se croire tenue, au nom de ses valeurs, à s’ouvrir à une diversité de moins en moins respectueuse de cet Occident qui se saborde en s’admirant le nombril.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 juillet 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les migrants de plus en plus nombreux à tenter de traverser la Manche, “par peur” du Brexit

12/09/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Les migrants sont de plus en plus à tenter la traversée de la Manche, pour rejoindre l’Angleterre. Hier, un bateau a intercepté deux petites embarcations transportant 21 migrants.

La veille à Douvres, ce sont 86 migrants, l’un des chiffres les plus importants pour une seule journée, qui avaient été interceptés par la police des frontières. Depuis janvier, 1.450 migrants ont tenté de traverser la Manche selon les autorités maritimes françaises, contre 586 en 2018.

La traversée, ils la préparent dans ce camp improvisé, à Grande-Synthe, dans le nord-ouest de la France, face aux côtes anglaises.


Grand remplacement en Europe : les Pays-Bas face à l’islamisation

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. C’est au tour des Pays-Bas d’être étudiés par Paul Tormenen. Face à la hausse de l’immigration, l’islamisation du pays semble inéluctable… Cependant, le mécontentement populaire est de plus en plus visible dans les urnes. Un signe d’espoir ?

Les Pays-Bas connaissent depuis plusieurs décennies une immigration de plus en plus importante. Alors que la tradition nationale de reconnaissance des minorités permettait d’envisager une intégration sans heurts des nouveaux arrivants, les néerlandais ont été avant d’autres peuples européens confrontés à un choc de cultures, un choc qui est plus vivace que jamais. Ces dernières années, une partie de la population et la classe politique ont été amenées à s’interroger– non sans difficultés- sur la pertinence du modèle multiculturaliste batave et de l’immigration massive. Aux Pays-Bas comme dans d’autres pays européens, l’essor des partis dits « populistes » est le symptôme d’un mécontentement populaire grandissant.

Une immigration en hausse constante

Les Pays-Bas ont connu plusieurs vagues d’immigration depuis le 20e siècle. Après la deuxième guerre mondiale, la décolonisation des anciennes indes néerlandaises a coïncidé avec l’arrivée de plus de 300 000 personnes issues d’Indonésie. A partir des années 1960, un nombre important d’Italiens et d’Espagnols est venu dans le pays dans un contexte d’essor économique. Puis ce sont les Marocains, les Turcs et les Tunisiens qui ont constitué d’importants contingents d’immigrants.

Dans les années 1970, près de 200 000 Surinamais et près de 40 000 Antillais venant des anciennes colonies néerlandaises se sont installés dans le pays (1). Pendant les années 2000, l’ouverture des frontières à l’intérieur de l’Europe a facilité l’arrivée de nombreux immigrants issus de pays nouvellement entrés dans l’Union européenne (Pologne, Roumanie, etc.).

Le pays n’a pas échappé à ladite « crise des migrants » et à l’appel d’air suscité par l’ouverture des frontières par les autorités allemandes en 2015.

Les flux d’immigrants à destination des Pays-Bas sont à des niveaux élevés et croissants depuis de nombreuses années. Le solde migratoire excédentaire se traduit par un nombre d’étrangers et de personnes issues de l’immigration en augmentation constante dans le pays.

Des flux d’immigrants très importants

Le nombre d’immigrants arrivant chaque année dans le pays ne fait que croître, particulièrement depuis les années 2000. Alors que les entrées s’élevaient à 143 000 en 2008, elles ont atteint, pour la seule année 2018, 243 000. Les extra-européens constituent en moyenne près de la moitié des nouveaux arrivants. Le solde migratoire des Pays-Bas est invariablement excédentaire depuis plusieurs années et s’établit sur la période 2008-2018 à un excédent de 492 400 nouveaux résidents étrangers (2). L’ampleur des mouvements migratoires actuels est inégalée depuis la mise en place des outils statistiques à ce sujet il y a… 150 ans. (3)

Une population immigrée en croissance

La population des Pays-Bas s’élève en 2019 à 17 millions d’habitants. Alors que l’âge moyen des Néerlandais de souche augmente et que leur natalité baisse, l’immigration importante des dernières décennies et la plus forte natalité des immigrées ont profondément modifié la composition de la population du pays. Cela amène la démographe Michèle Tribalat à attribuer une très grande part de l’augmentation de la population des Pays-Bas de 1972 à nos jours (+29 %) à la population étrangère.

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Visite d’Emmanuel Macron en Serbie : une nouvelle occasion manquée pour la France ?

Visite d'Emmanuel Macron en Serbie : une nouvelle occasion manquée pour la France ?

NOVOPress – 09/09/2019 – Le 15 juillet dernier, Emmanuel Macron était reçu en grande pompe à Belgrade, pour une visite très attendue, d’une durée de deux jours. Pour le géopolitologue Alexis Troude, spécialiste des Balkans, cette visite est en demi-teinte : s’il faut bien sûr se réjouir que la France cesse de négliger son allié historique, il déplore toutefois le côté timoré des entrepreneurs français embarqués à la suite du Président. Il s’en explique dans un article paru dans Causeur dont nous reproduisons un court extrait.

Pour les Serbes, quelques années seulement après la renaissance de leur Etat (2008), la visite d’un chef d’Etat français revêtait la plus haute importance. Pour la France aussi, qui avait délaissé cette région depuis quelques années, avec par exemple une décevante septième place d’investisseurs étrangers, derrière des pays concurrents comme l’Italie ou l’Allemagne, il fallait rattraper le temps perdu. (…)

La question est à présent de savoir quelles seront les retombées de cette visite officielle du Président de la République. Arrivé comme tous les présidents français avec une bardée de chefs d’entreprises, on s’attendait à la signature d’accords commerciaux et économiques d’envergure. Mais on a très vite déchanté. A part des accords culturels sur la francophonie et d’autres très techniques sur des échanges militaires, aucun accord économique d’envergure ne pointe à l’horizon. (…)

En fait, la France officielle a compris que le retard pris depuis quelques années dans cette région allait mettre du temps à être comblé. Comme nous l’a déclaré Monsieur Mondoloni, Ambassadeur de France à Belgrade ces deux dernières années, « nous sommes absents de la région depuis 2010 ». Malgré cet déplacement exceptionnel et le fort sentiment de francophilie dans la population et le gouvernement serbes, il sera difficile de remplacer les géostratégies chinoise et russe à l’œuvre en Serbie.

Manuel Mariscal, député Vox : « Il y a une grande différence entre l’opinion publique et l’opinion publiée »

Manuel Mariscal, est un député national espagnol du parti Vox, de la circonscription de Tolède. Pour rappel, lors de ces élections législatives, Vox a réalisé un score de 10,3% en obtenant le vote de 2,7 millions d’Espagnols, devenant donc la 5ème force politique du pays derrière le Parti Socialiste, le Parti Populaire, Ciudadanos et Podemos.
Vox a donc fait entrer 24 députés au parlement national qui en compte 350. Vox a réalisé de très bon résultats notamment dans les région de Madrid, Castilla-la-Mancha, Murcie, Valence ainsi qu’en Andalousie, dépassant souvent les 15%.
Pour rappel, lors des dernières élections législatives en 2016, Vox n’avait réalisé que le faible score de 0,2%, n’atteignant pas les 50.000 voix et n’obtenant donc aucun élu.

Manuel Mariscal, récemment élu député pour le parti Vox, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Manuel Mariscal, député de Vox de Tolède et également responsable national de la communication au sein de Vox. Jusqu’à présent, je m’occupais des réseaux sociaux de Vox qui ont été un outil fondamental pour nous faire connaître comme mouvement politique auprès des Espagnols. Au cours des dernières années, les médias ont boycotté notre formation politique et une grande partie des Espagnols nous ont découvert à travers des réseaux sociaux. Aujourd’hui les médias ne nous boycottent plus mais déforment nos messages.

Comment êtes-vous arrivé au sein de Vox ? Que faisiez-vous auparavant ? Etiez-vous déjà politisé ?

Je suis arrivé au sein de Vox lors d’une période assez compliquée pour notre mouvement, car nous venions de subir deux défaites électorales (européennes 2014 et législatives 2015), je suis donc arrivé à un moment où l’organe de communication du parti était encore très limité. J’ai la chance d’avoir connu le projet de Vox quasiment depuis le lancement du parti (ndlr : 2014) et je peux donc témoigner de la constance de notre programme qui n’a pas changé.

Comment expliquez-vous l’irruption de Vox, très récente, qui date de moins d’un an dans le paysage politique espagnol ?

Je crois qu’il y a une grande différence entre l’opinion publique et l’opinion publiée. Lors des dernières années, les grands médias de communication (principalement les chaînes de télévision) mais aussi les partis politiques ont assumé un discours à sens unique sur l’immigration, sur la théorie du genre, les frontières, l’Europe, qui était très différent de celui de beaucoup d’Espagnols au sein de la société.

Le « phénomène Vox » s’explique donc aussi parce que nous avons mis sur la table un certain nombre de débats qui n’étaient en réalité pas traités par les médias et les politiques.

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Pour Jordan Bardella, “la France a accueilli beaucoup trop d’étrangers”

04/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’eurodéputé du Rassemblement National Jordan Bardella, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce mercredi, a souhaité que la France sorte de l’espace Schengen.

Celui-ci a notamment déclaré :

Il faut instaurer un principe de précaution, sortir de l’espace Schengen et mettre fin à l’immigration clandestine.


Viktor Orban à Salvini : “Nous n’oublierons jamais que vous avez été le tout premier dirigeant d’Europe occidentale à mettre un terme à l’afflux d’immigrants clandestins en Europe”

Dans une lettre rendue publique, Viktor Orban rend hommage à Salvini à l’heure où tout le monde se ligue en Italie pour exercer le pouvoir contre la volonté du peuple italien (alliance parlementaire entre le centre gauche et le Mouvement 5 Étoiles) :

Monsieur le secrétaire de Parti!

Cher Matteo!

Par la présente lettre, permettez-moi de vous exprimer ma grande considération et mes remerciements pour le travail que vous avez mené ces derniers temps en faveur de l’Italie et de l’Europe toute entière, y compris de la Hongrie.

Je vous assure que nous, les Hongrois, n’oublierons jamais que vous avez été le premier dirigeant d’Europe de l’Ouest ayant voulu empêcher l’afflux de migrants vers l’Europe à travers la mer Méditerranée.

Indépendamment des évolutions futures de la politique intérieure italienne et du fait que nous appartenons à des familles de parti européennes différentes, nous vous considérons comme étant un camarade de combat dans la lutte pour la préservation de l’héritage chrétien de l’Europe et de l’arrêt de l’immigration.

Je vous souhaite dans vos prochaines tâches beaucoup de succès et une bonne santé.

Avec mes salutations respectueuses

Viktor Orbán

Texte repris du site lesalonbeige.fr

L’Institut ILIADE s’expose : Fiat lux plutôt que Fiac luxe

Romain Petitjean, en charge de la coordination et du développement de l’Institut Iliade, présente l’exposition Renaissance(s) dans un entretien réalisé par François Bousquet pour le numéro 179 d’Eléments.

Elé­ments : Pour­quoi une expo­si­tion ?

Romain Petit­jean : Le pro­jet d’une carte blanche artis­tique a émer­gé il y a cinq ans au sein de l’Institut Iliade. Ce sont des dizaines d’artistes, tou­jours plus nom­breux chaque année, prin­ci­pa­le­ment ama­teurs, sen­sibles à notre vision du monde, qui se sont amu­sés à illus­trer les dif­fé­rents thèmes de nos col­loques. Le temps était venu d’exposer une sélec­tion des meilleures réa­li­sa­tions en plein cœur de Paris. Ce sera éga­le­ment l’occasion de décou­vrir les œuvres ori­gi­nales créées sur le thème « Renaissance(s) », ou celles d’artistes invi­tés comme les por­traits réa­li­sés par Jacques Ter­pant.

Elé­ments : Ça sera un salon des refu­sés ?

Romain Petit­jean : Plu­tôt celui des enra­ci­nés. Les thèmes abor­dés ne sont pas très en vogue au sein des habi­tuelles cote­ries qui agitent le monde de l’art contem­po­rain.

Elé­ments : Pour­quoi les beaux-arts sont-ils le parent pauvre du com­bat cultu­rel ?

Romain Petit­jean : Tout l’enjeu est d’éviter d’avoir des mili­tants poli­tiques qui manient le pin­ceau (comme ils ont pu grat­ter la gui­tare ou prendre la plume), mais d’avoir de véri­tables artistes, cou­ra­geux, dont les créa­tions entrent en réso­nance avec notre vision du monde et notre com­bat poli­tique.

Elé­ments : Quels sont vos modèles ?

Romain Petit­jean : Je peux en citer deux : Camille Saint-Saëns (1835–1921), pia­niste, orga­niste, célèbre com­po­si­teur fran­çais du Car­na­val des ani­maux, qui offrit l’opéra Déja­nire (1898) à la ville de Béziers dont le théâtre des Arènes fut pen­dant un temps sur­nom­mé la « Bay­reuth fran­çaise » par le milieu artis­tique. Ain­si Saint-Saëns illustre-t-il la façon dont un artiste, dans tout son génie, s’inscrit au milieu de la cité et du peuple.

L’autre modèle, c’est Chris­tophe Char­bon­nel, un sculp­teur contem­po­rain dont j’ai décou­vert par hasard les œuvres monu­men­tales, trai­tant notam­ment des grands mythes euro­péens. Artiste issu de l’école Duper­ré, il pra­tique le mode­lage depuis une ving­taine d’années. On retrouve dans ses sculp­tures son admi­ra­tion pour l’Antiquité : figure hié­ra­tique, ligne épu­rée, mode­lé pré­cis et ner­veux. Char­bon­nel renoue ain­si avec l’art des grands Anciens. Il a com­pris que le poète n’est que le pas­seur d’une Beau­té et d’une Tra­di­tion venues du fond des âges.

Elé­ments : Fiat lux ou Fiac luxe ?

Romain Petit­jean : Indé­nia­ble­ment la lumière plu­tôt que les ténèbres de l’escroquerie de l’art contem­po­rain qu’est la Fiac. On peut se deman­der ce que la pos­té­ri­té retien­dra d’œuvres aus­si absurdes que le Tree (le fameux « plug anal géant ») de McCar­thy et quelle trace lais­se­ra notre civi­li­sa­tion dans quelques siècles. L’art offi­ciel cache le véri­table art dis­si­dent.

Elé­ments : Figu­ra­tif ou abs­trait ?

Romain Petit­jean : Figu­ra­tif. L’exaltation de l’i­mage est même une reven­di­ca­tion. Entre l’iconoclasme de reli­gions obs­cu­ran­tistes et les délires décons­truc­teurs des uto­pies hors-sol, il faut réaf­fir­mer cette spé­ci­fi­ci­té figu­ra­tive propre à notre civi­li­sa­tion euro­péenne. Nous enten­dons redon­ner sa place à un art arti­cu­lé dont le public pos­sé­de­rait les codes nar­ra­tifs, dont il a été dépos­sé­dé depuis l’avènement du rea­dy-made ducham­pien.

Elé­ments : Pour­quoi Renaissance(s) ? Elle sera sin­gu­lière ou plu­rielle ?

Romain Petit­jean : Plu­rielle évi­dem­ment, comme la vie et la nature flo­ris­sante. Plu­rielle par la varié­té des sujets et des tech­niques uti­li­sées, par la mul­ti­pli­ci­té des démarches entre­prises par ces artistes proches de l’Institut Iliade : cer­tains sont direc­teurs artis­tiques, d’autres simples ama­teurs du dimanche, mais tous sont réunis par l’amour du beau et du juste qui est la rai­son d’être de l’Institut Iliade.

« Je marche dans l’Antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter. »

Faisons nôtres ces mots de Rodin.

Entretien avec Romain Petitjean réalisé par François Bousquet

Tribune reprise du site de Polémia

Une élève anglaise disqualifiée pour opinion anti-halal… puis réintégrée

Touche pas à mon halal. Les autorités anglaises traquent l’islamophobe. Tapette à souris en main, ils le guettent, l’attendent au virage. Il peut surgir à tout moment. Dans la rue, un journal, à la télé, dans un texte, un discours… Et même à l’école ! C’est affreux. Horribeul.

Une élève de 16 ans, nous rapporte le Sun du 18 août, qui passait un examen s’est rendue coupable du fameux mal qui ronge l’Angleterre et même l’Europe tout entière. En tant que végétarienne convaincue, la jeune dévergondée s’est saisie de son stylo à bille et a écrit les mots insoutenables que nous reproduisons ici entourés de guillemets en béton armé : « Je trouve l’idée de la viande halal dégoûtante. » En 2019, oser affirmer que le halal… Ah non… Le meuglement de la vache qui agonise dans de terribles souffrances durant de longues minutes n’est-il pas doux à nos oreilles de correcteurs ? Oh yes it is! Et le bêlement du mouton égorgé sans étourdissement préalable ne nous rappelle-t-il pas les vocalises de Joe Cocker ?

Cheveux droits sur la tête, gravement traumatisé, le jury s’empressa de disqualifier la candidate impie. L’islamophobie était flagrante, le racisme consommé. Le mot « obscène » fut extirpé du dictionnaire. Après s’être excusés d’avoir un jour existé, les correcteurs rentrèrent chez eux se cacher sous la moquette, honteux d’avoir lu de telles ignominies.

Aggravation de cette douloureuse affaire, l’histoire se déroule dans une région d’Angleterre dont le nom mériterait à lui seul d’être dénoncé pour atteinte aux valeurs morales de l’islam : le Sussex. Une véritable incitation à la débauche. Une impudeur caractérisée. Le cas sera examiné ultérieurement.

Revenons donc à nos moutons anglais. Revenus de leur séjour expiatoire sous la moquette, les membres du jury s’entendirent arguer par la partie plaignante, à savoir la mother de l’islamophobe en jupette plissée, que son dégoût pour le halal provenait d’un végétarisme forcené et non, ô surtout pas, d’une quelconque aversion pour la sainte religion musulmane. « Mais qu’allez-vous penser, darling ? Elle préfère les carottes râpées, les poireaux vinaigrette. Elle n’a rien contre la religion qui prescrit les égorgements d’animaux sans étourdissement. Il se pourrait même qu’elle adore ! »

Face à l’argumentation, les chochottes de la bien-pensance firent demi-tour. Éviction de l’élève annulée. « Nous admettons qu’au départ, nous n’étions pas parvenus à la bonne conclusion et que nous étions trop sévères. » Au nom de l’autre cause sacrée du progressisme, la fautive fut amnistiée. Le végétarisme excuse la candidate impie. De ce verdit, il faut donc déduire que les carnivores anglais n’ont pas le droit d’émettre une opinion défavorable au halal. La raison du rejet se doit d’être en conformité avec l’idéologie du moment.

Il va sans dire que la jeune Abigail Ward aurait recueilli les félicitations du jury si elle s’était insurgée contre la corrida. « Oui, mais si le toréador est musulman ? » dit une voix au fond de la classe… « Que dire ? Bien ? Pas bien ? » Pfff… l’examen devient too much compliqué.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire