Instrumentalisation de l’immigration : la capitulation de l’Union européenne

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Les flux migratoires ont pris une ampleur considérable en ce début de 21ème siècle. Les pays européens sont particulièrement vulnérables : le manque de contrôles aux frontières et un arsenal juridique favorable permettent en effet à de nombreux migrants clandestins d’entrer en Europe et de s’y maintenir. Les dirigeants de certains pays tiers l’ont bien compris et utilisent l’ouverture intermittente de leurs frontières pour faire pression sur les États européens et sur l’Union européenne.

Pourtant, en dépit de l’usage répété de ce nouveau moyen de pression, l’Union européenne multiplie les obstacles aux mesures permettant aux pays européens agressés de se défendre. L’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe pourrait bientôt changer la donne.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires

Les différents aspects de l’instrumentalisation des flux migratoires par des pays tiers à l’U.E. abordés dans le présent article sont les suivants :

1- L’instrumentalisation des flux migratoires, une nouvelle forme de conflit ;
2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante ;
3- L’instrumentalisation des migrants, une stratégie payante ;
4- Le droit au service de l’immigration clandestine ;
5- De nombreux pays européens ont renoncé à faire respecter leurs frontières ;
6-Les évolutions envisagées dans le cadre du pacte européen sur l’asile et les migrations : un cautère sur une jambe de bois ;
7- Un motif d’espoir : l’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe.

1- L’instrumentalisation de l’immigration, une nouvelle forme de conflit

L’instrumentalisation des flux migratoires s’inscrit dans le contexte de l’émergence de nouvelles formes de conflits (cyberattaques, sanctions économiques, etc.), communément désignées sous le terme de « guerre hybride ». Le centre d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides rattaché à l’OTAN décrit une menace hybride comme une action « coordonnée et synchronisée et ciblant délibérément les vulnérabilités des États et des institutions démocratiques. (Les guerres hybrides) sont conduites à l’aide d’un large éventail de moyens et conçues pour rester en deçà du seuil de détection et d’attribution. (…) L’objectif est de saper ou de nuire à une cible en influençant sa prise de décision au niveau local, régional, étatique ou institutionnel » (1).

Le conseil de l’Union européenne donne la définition suivante de l’instrumentalisation des migrants : « des situations dans lesquelles un pays tiers ou un acteur non étatique a (…) encouragé ou facilité le déplacement irrégulier de ressortissants de pays tiers vers (…) un territoire, afin que ceux-ci se rendent à la frontière extérieure des États membres ». (2)

Le mode opératoire consiste précisément à provoquer un afflux massif et soudain de migrants clandestins dans un pays donné, dans l’objectif – non revendiqué officiellement – de faire pression sur les autorités de ce pays en désorganisant sa capacité de riposte et en saturant ses capacités d’accueil, afin d’en obtenir un bénéfice.

2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante

La question migratoire est particulièrement sensible en Europe. Depuis le début des années 2010, l’immigration extra-européenne y a pris une ampleur considérable, amenant une partie non négligeable de l’électorat à voter pour des partis politiques prônant un coup de frein à l’immigration tant légale que clandestine (3). Dans ce contexte, l’afflux plus massif et brutal qu’à l’accoutumée de migrants dans l’un des pays de l’Union européenne est surveillé avec attention par nos dirigeants. Certains chefs d’État de pays tiers ont bien compris le bénéfice qu’ils pouvaient en tirer.

Les tentatives de déstabilisation des États européens par l’ouverture aussi brutale que temporaire des frontières aux migrants ont été nombreuses ces dernières années. On peut même dire qu’elles se multiplient, en dépit d’accords prévoyant un contrôle des départs des clandestins des pays qui utilisent un tel procédé. Nous n’en présenterons que six parmi les plus importantes.

Le 2 mars 2020, le président de la République turque, R.T. Erdogan, brandissait la menace de l’arrivée de millions de migrants en Europe en ouvrant ses frontières avec la Grèce (4). Quelques jours plus tard, le 7 mars, il mettait sa menace à exécution. Des milliers de clandestins se massaient à la frontière entre la Turquie et la Grèce et pour certains d’entre eux, affrontaient les forces de l’ordre grecques (5). Plusieurs experts en géopolitique s’accordent sur le fait que R.T. Erdogan a amené les migrants à la frontière grecque pour faire pression sur l’Union européenne afin que celle-ci soutienne – ou à tout le moins ne condamne pas – ses opérations militaires menées dans la période en Syrie.

Le 17 mai 2021, plusieurs milliers de migrants d’origine subsaharienne forçaient la frontière entre le Maroc et l’Espagne afin d’accéder au territoire de Ceuta, parfois en agressant des douaniers espagnols (6). Ces franchissements n’ont très certainement été possibles qu’avec le consentement tacite des autorités marocaines. Bien que non revendiquées officiellement, il s’agissait sans nul doute de représailles du gouvernement marocain, après que le gouvernement espagnol ait autorisé un leader du Front Polisario, militant pour l’autonomie du Sahara occidental, à se faire soigner en Espagne.

Suite au détournement le 23 mai 2021 par le gouvernement biélorusse d’un avion de la compagnie Ryan Air à Minsk afin d’arrêter un dissident politique, l’Union européenne a durci à partir du mois de juin de cette même année les sanctions à l’encontre de la Biélorussie impactant plusieurs secteurs de son économie.

La riposte des autorités biélorusses ne s’est pas faite attendre : elles ont rapidement organisé une offensive migratoire contre les pays voisins membres de l’Union européenne, la Lituanie, la Lettonie et la Pologne. Des navettes aériennes ont ainsi acheminé depuis leur pays d’origine ou d’accueil (Turquie, Syrie, Irak, Liban, etc.) des milliers de migrants en Biélorussie, qui ont ensuite été poussés vers la frontière occidentale du pays. La réponse ferme des pays limitrophes et des démarches diplomatiques ont permis en fin d’année de « calmer le jeu » entre les parties concernées.

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Notre combat pour l’Europe

Discours de Nicolas Pradines, de la promotion Dante de l’Institut Iliade, prononcé le 11 juin 2022 à Florence.

« Exister, c’est combattre ce qui me nie » est sans doute la citation de Dominique Venner la plus appropriée à laquelle je peux rattacher mon engagement dans le combat pour notre identité.

Je fais partie de ceux qui, comme beaucoup, se seraient contentés de vivre une vie ordinaire sans se soucier de l’avenir de notre civilisation, s’il n’était pas gravement menacé. Mais l’époque en a voulu autrement. Admiratif depuis mon enfance des grands personnages de notre longue histoire européenne, des valeurs et vertus qu’ils incarnent, je réalisais que le monde nouveau qui se dessinait, voulait effacer ces modèles et tout ce qui a permis la grandeur de notre civilisation.

Écœuré par le reniement général qui frappe notre continent, par la mise en avant de la lâcheté et de la faiblesse, en réaction à cette dystopie, j’ai choisi d’agir en prenant part au combat pour notre identité, comme pour me définir face au monde du laid omniprésent, et répondre à l’appel du devoir, comme tant d’autres de ma génération.

En effet, une part croissante de notre génération est bien consciente du caractère inestimable et sacré de l’héritage civilisationnel commun que nous ont légué nos aïeux, et dont nous sommes de fait dépositaires. Héritage qui nous est donné avec la charge de nous en montrer digne, autant que nous le pouvons, de le conserver et le transmettre aux générations qui nous succéderont.

Pour nous lancer dans cette reconquête de l’identité, il est nécessaire de s’assurer d’avoir les bases théoriques.

C’est là la vocation de la formation proposée par l’Institut Iliade.

Cette formation se déroule sur une année universitaire. Chaque promotion est composée d’une vingtaine d’auditeurs sélectionnés par un entretien, permettant ainsi de rassembler des personnes déjà engagées dans divers mouvements, et qui ont toutes à cœur la défense de ce qui fait ce que nous sommes, de nos valeurs et de nos traditions.

Véritable formation métapolitique, elle est fractionnée en cinq week-ends à thèmes permettant aux auditeurs d’acquérir les bases ou de compléter leurs connaissances sur l’Histoire de l’Europe : les fondements de nos racines grecques et romaines, l’Histoire des idées, la géopolitique, et les pensées non conformes. Les conférences données par les intervenants éminents de l’Institut jettent les principes nécessaires et les références utiles à l’approfondissement personnel.

Chaque promotion commence par élire une figure tutélaire. Notre promotion, la 11ème, a ainsi choisi de se placer sous l’égide de Dante Alighieri, « Il sommo poeta », en hommage à son héritage, pour l’anniversaire des sept siècles de sa disparition. Père de la langue italienne et fondateur de son identité, son engagement fut total, et il nous rappellera sans cesse que la pensée accompagne l’action.

Pour stimuler la cohésion du groupe, l’une des sessions se déroule ainsi en province, à l’initiative des auditeurs, permettant de resserrer les liens au gré d’activités culturelles régionales autour du triptyque cher à l’Institut : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon.

Au-delà de la formation théorique, c’est un véritable esprit de cohésion qui se crée entre les membres des promotions, et des liens perdureront bien après le calendrier initial. Car la formation n’est pas une fin en soi, mais un moyen permettant de se forger les armes nécessaires au combat culturel que nous souhaitons mener. En prenant exemple sur nos figures tutélaires, il est demandé aux auditeurs de traduire dans l’action leur engagement, en produisant un travail personnel exploitable par l’Institut Iliade, sous forme d’article, d’évènement ou de toute autre initiative personnelle.

Il est en effet important de mettre l’accent sur l’action :

Face aux menaces qui pèsent sur notre civilisation, le temps n’est pas à la complaisance dans un bovarysme confortable, à rêver à la beauté d’un monde disparu, sans participer à la vie de la cité. Nous refusant à être des spectateurs, nous nous inscrivons en tant qu’acteurs de notre Histoire. Rejetant le statut de consommateur, nous aspirons à la création au service de nos valeurs. Sans pour autant vouloir en vain recréer ce qui a existé, mais en retrouvant l’esprit même qui a permis de bâtir ce monde, autour de ce qui a toujours eu et aura toujours de la valeur. Pour que nous n’ayons pas à rougir devant ceux qui nous ont précédés, et que nous puissions dire comme les spartiates : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes. »

Il y a maintes façons pour les jeunes Européens de mener leur action. Chacun selon ses talents et ses aspirations peut agir. Le réseau des promotions successives de l’Institut Iliade va ainsi permettre la mise en relation de ces compétences pour travailler en commun. Enfin, gardons l’espérance. Soyons convaincus du réveil des Européens appelé par Dominique Venner, et travaillons à l’amorcer.

Je finirai sur une anecdote relative à l’espérance :

Espérance que j’ai bien failli perdre une fois, un soir de novembre 2018. Nous nous étions rendus, avec le chœur dont je fais partie, sur la crête des Éparges, non loin de Verdun, haut lieu de sacrifice et d’héroïsme dans la Grande Guerre civile européenne.

Ceci afin de rendre hommage à notre poète Maurice Genevoix qui y combattit, et à nos ancêtres qui tombèrent au champ d’honneur, en chantant à nouveau les chants qui avaient été entonnés par eux, un siècle plus tôt, et ainsi raviver leur souvenir.

Après la prestation, regrettant tristement le maigre intérêt qu’avait suscité le centenaire de cette guerre pour nos contemporains et la trentaine de villageois seulement rassemblés, notre hôte m’interrompit : « Mais, ce que vous faites ici, c’est comme une étincelle dans la nuit, et ne vaut-elle pas davantage qu’un feu d’artifice en plein jour ? »

Si notre action ce soir-là, en rendant un bel hommage à nos anciens, a procuré de la ferveur et de la fierté aux habitants des Éparges, ce n’est pas en vain.

Il n’y a pas d’actions inutiles, si elles s’inscrivent dans la ligne de nos valeurs, et chaque étincelle que l’on fera scintiller participera au combat de la reconquête. La beauté, surgissant d’un acte si modeste soit-il, est toujours bonne à saisir. Et dans notre tenue, nos attitudes, en tous lieux, sachons toujours montrer notre enthousiasme dans notre combat.

Texte repris du site institut-iliade.com

Viktor Orbán : « L’immigration a divisé l’Europe en deux »

Tandis qu’en Occident, nos dirigeants multiplient discours creux, éléments de langage rédigés par des chargés de communication douteux, il est toujours intéressant de regarder ce qui se fait à côté de nous : voici quelques morceaux choisi du discours prononcé par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán le 23 juillet 2022, devant des étudiants.

Chers amis,

Lorsque l’on observe le monde, ce qui est le plus frappant, c’est que les données suggèrent qu’il va de mieux en mieux et pourtant nous avons l’impression que c’est le contraire. L’espérance de vie a atteint soixante-dix ans, et en Europe, elle est de quatre-vingt ans. Au cours des trente dernières années, la mortalité infantile a diminué d’un tiers. En 1950, le taux de malnutrition dans le monde était de 50 %, alors qu’il est aujourd’hui de 15 %. En 1950, la proportion de la population mondiale vivant dans la pauvreté était de 70 %, et en 2020, elle ne sera plus que de 15 %. Dans le monde entier, le taux d’alphabétisation est passé à 90 %. En 1950, la durée moyenne de la semaine de travail était de 52 heures, mais elle est tombée à 40 heures par semaine aujourd’hui, le temps de loisirs passant de 30 à 40 heures. Je pourrais continuer la liste longuement.

(…)

Il y a cent ans, quand on parlait du déclin de l’Occident, on faisait référence au déclin spirituel et démographique. Ce que nous voyons aujourd’hui, en revanche, c’est le déclin de la puissance et des ressources matérielles du monde occidental. Je dois dire quelques mots à ce sujet pour nous permettre de bien comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il est important que nous comprenions que d’autres civilisations – la Chine, l’Inde, disons le monde orthodoxe, et même l’Islam – ont également connu un processus de modernisation. Et nous constatons que les civilisations rivales ont adopté la technologie occidentale et maîtrisé le système financier occidental, mais elles n’ont pas adopté les valeurs occidentales – et elles n’ont absolument pas l’intention de les adopter. Néanmoins, l’Occident veut diffuser ses propres valeurs, ce que le reste du monde ressent comme une humiliation. C’est quelque chose que nous comprenons, car nous ressentons parfois la même chose. Je me souviens d’un épisode de la vie de notre ministre des affaires étrangères Péter Szijjártó, vers 2014, sous une précédente administration américaine. Un fonctionnaire du gouvernement américain en visite a poussé négligemment une feuille de papier devant lui et a simplement dit que la Constitution hongroise devait être modifiée sur les points qu’elle contenait, après quoi l’amitié serait restaurée. Nous comprenons donc cette résistance du reste du monde à la propagation des valeurs par l’Occident, à son exportation de la démocratie. En fait, je soupçonne que le reste du monde a compris qu’il doit se moderniser précisément parce que c’est le seul moyen de résister à l’exportation des valeurs occidentales qui lui sont étrangères. Le plus douloureux dans cette perte de territoire, cette perte de pouvoir et de territoire matériel, c’est que nous, en Occident, avons perdu le contrôle des vecteurs énergétiques. En 1900, les États-Unis et l’Europe contrôlaient 90 % de tous les approvisionnements en pétrole, gaz naturel et charbon. En 1950, ce chiffre était tombé à 75 %, et aujourd’hui la situation est la suivante : les États-Unis et l’Europe contrôlent ensemble 35 %, les États-Unis 25 %, tandis que nous contrôlons 10 % ; les Russes 20 % ; et le Moyen-Orient 30 %. Et la situation est la même pour les matières premières. Au début des années 1900, les États-Unis, les Britanniques et les Allemands détenaient une proportion considérable des matières premières nécessaires à l’industrie moderne. Après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques sont intervenus ; et aujourd’hui, nous constatons que ces matières premières sont détenues par l’Australie, le Brésil et la Chine – 50 % des exportations totales de matières premières de l’Afrique allant à la Chine. Mais si nous regardons vers l’avenir, ce que nous voyons n’est pas très bon non plus. En 1980, les États-Unis et l’Union soviétique dominaient l’approvisionnement de la plupart des terres rares qui constituent les matériaux de base des industries fondées sur la technologie moderne. Aujourd’hui, les Chinois en produisent cinq fois plus que les États-Unis et soixante fois plus que les Russes. Cela signifie que l’Occident est en train de perdre la bataille des matériaux. Si nous voulons comprendre l’état du monde, si nous voulons comprendre l’état de l’Occidental dans le monde, notre point de départ doit être que la plupart des vecteurs énergétiques et des ressources énergétiques du monde se trouvent en dehors de la civilisation occidentale. Ce sont des faits concrets.

Dans ce contexte, notre situation – celle de l’Europe – est doublement difficile. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont la stratégie qu’ils ont. L’année 2013 est une année qui n’a été notée ou écrite nulle part par personne. Mais c’est l’année où les Américains ont lancé de nouvelles technologies d’extraction de matières premières et d’énergie – pour simplifier, appelons cela la méthode d’extraction d’énergie par fracturation. Ils ont immédiatement annoncé une nouvelle doctrine de la politique de sécurité américaine. Je la cite, elle est la suivante. Cette nouvelle technologie, ont-ils dit, les mettrait dans une position plus forte pour poursuivre et atteindre leurs objectifs de sécurité internationale. En d’autres termes, l’Amérique n’a pas caché qu’elle allait utiliser l’énergie comme une arme de politique étrangère. Le fait que d’autres soient accusés de cela ne doit pas nous tromper. Il s’ensuit que les Américains mènent une politique de sanctions plus audacieuse, comme nous le voyons dans l’ombre de l’actuelle guerre russo-ukrainienne ; et ils ont entrepris d’encourager fortement leurs alliés – en d’autres termes, nous – à s’approvisionner chez eux. Et cela fonctionne : les Américains sont en mesure d’imposer leur volonté parce qu’ils ne dépendent pas de l’énergie des autres ; ils sont en mesure d’exercer une pression hostile parce qu’ils contrôlent les réseaux financiers – appelons-les interrupteurs pour simplifier – de la politique de sanctions ; et ils sont également en mesure d’exercer une pression amicale, ce qui signifie qu’ils peuvent persuader leurs alliés d’acheter chez eux. Une version plus faible de cette politique a été observée lorsque le président Trump s’est rendu pour la première fois en Pologne, où il a simplement parlé de la nécessité pour eux d’acheter du « gaz de la liberté ». Cette stratégie américaine n’a été complétée que maintenant, en 2022, par la politique de sanctions. Voilà où nous en sommes, et je ne serais pas surpris que l’uranium, l’énergie nucléaire, soient bientôt inclus dans cette sphère. Les Européens ont répondu à cela, nous, Européens, avons répondu à cela, car nous ne voulions pas nous rendre dépendants des Américains. Ce n’est pas gentil, mais entre eux, les politiciens européens disent : « Nous avons attrapé un Yankee, mais il ne nous lâche pas. » Ils ne voulaient pas vraiment maintenir cet état de fait, et ils ont donc essayé de protéger l’axe énergétique russo-allemand aussi longtemps que possible, afin que nous puissions faire entrer l’énergie russe en Europe. Cet axe est aujourd’hui mis en pièces par la politique internationale. Puis, sous l’impulsion des Allemands, nous avons apporté une autre réponse : le passage aux sources d’énergie renouvelables. Mais jusqu’à présent, cela n’a pas fonctionné, car la technologie est coûteuse, et donc l’énergie qui en est tirée l’est aussi. En outre, le passage à cette technologie moderne ne se fait pas automatiquement, mais seulement sous la pression d’en haut, exercée sur les États membres par la Commission de Bruxelles – même si cela nuit gravement aux intérêts des États membres.

En passant, je dirai quelques mots sur les valeurs européennes. Voici, par exemple, la dernière proposition de la Commission européenne, qui dit que tout le monde doit réduire sa consommation de gaz naturel de 15 %. Je ne vois pas comment elle sera appliquée – même si, d’après ce que j’ai compris, le passé nous montre le savoir-faire allemand en la matière. De plus, si cela ne produit pas l’effet escompté et que quelqu’un n’a pas assez de gaz, il sera retiré à ceux qui en ont. Donc, ce que fait la Commission européenne, ce n’est pas demander aux Allemands d’inverser la fermeture de leurs deux ou trois dernières centrales nucléaires encore en activité, qui leur permettent de produire une énergie bon marché : elle les laisse fermer ces centrales. Et s’ils manquent d’énergie, d’une manière ou d’une autre, ils prendront du gaz chez nous qui en avons, parce que nous l’avons stocké. Nous, les Hongrois, appelons cela un « Einstand » [confiscation forcée par une partie plus forte], ce que nous avons appris dans « Les garçons de la rue Paul » [le roman A Pál utcai fiúk]. C’est à cela que nous pouvons nous préparer.

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La mémoire païenne contre les ravages de la modernité – Le Zoom – Pascal Eysseric

Pascal Eysseric

28/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Directeur de la rédaction du magazine Eléments, Pascal Eysseric vient présenter le premier hors-série de la revue consacrée aux « sagesses païennes » ou la renaissance des dieux face la crise des valeurs.

Depuis plus de 50 ans, Eléments a recours à la mémoire païenne pour en faire un idéal de résistance face aux ravages de la modernité. En rassemblant dans ce hors-série exceptionnel une sélection d’articles et d’entretiens parmi les plus marquants consacrés aux anciennes religions natives des Européens, Pascal Eysseric et l’équipe du magazine ont voulu dévoiler ce que pourrait être un réveil des dieux. La renaissance des dieux face au nihilisme…


Propagande LGBT – Bruxelles contre Budapest

Orban

La commission européenne a récemment saisi la Cour de justice européenne contre la Hongrie accusée de violer « l’état de droit ».

Ce qui est en cause dans cette procédure est la loi, votée en juin 2021, interdisant la propagande homosexuelle dans les écoles hongroises.

On peut penser ce que l’on veut de cette loi, on peut la juger anachronique, mais il serait assez difficile de la faire passer pour une loi de persécution des homosexuels.

Bien d’autres propagandes sont interdites dans les écoles de Hongrie et d’ailleurs, sans que cela soit nécessairement attribué à une « phobie » quelconque.

Personne, en particulier, ne s’indigne que la propagande politique soit interdite dans les écoles – au moins en droit car, dans les faits, la gauche se dispense assez volontiers d’appliquer la loi en la matière !

En réalité, ce que révèle cette procédure, c’est un fossé grandissant entre les Européens sur la notion d’« état de droit ».

Jusqu’à une date récente, lorsqu’on parlait du droit des homosexuels, on désignait le fait que ces derniers n’avaient pas à être humiliés, voire battus ou même assassinés pour leur orientation sexuelle.

Un tel respect de la dignité de la personne humaine est à l’honneur de notre civilisation.

Mais, désormais, à Bruxelles et dans bon nombre de pays d’Europe de l’ouest, on considère que les droits des homosexuels ne concernent pas seulement le respect de leur humanité, mais aussi le droit de recruter dans les écoles et donc parmi des mineurs.

Imaginons un seul instant qu’à la place d’« homosexuels », on lise « communistes » ou « fascistes » et que l’on autorise des groupuscules révolutionnaires à recruter dans les écoles. Ce serait – à juste titre – une levée de boucliers.

En l’occurrence, c’est d’une certaine façon encore pire puisque cela ne concerne pas seulement les convictions idéologiques, mais les mœurs – qui engagent bien davantage la personnalité que l’intellect.

On s’approche du détournement de mineur.

Accessoirement, on peut estimer que l’éducation sexuelle est davantage l’affaire des familles que des professeurs ou des associations militantes.

En tout cas, en introduisant cette procédure judiciaire, la commission européenne envoie un message qui pourrait bien se retourner contre Bruxelles et contre l’idéologie libertaire ambiante : il est en effet fort étrange que l’idéologie libertaire ait besoin des tribunaux et des condamnations pour triompher. Mais l’expérience contemporaine montre que l’on peut être simultanément libertaire et liberticide !

Tribune reprise de les4verites.com

[Interview] Viktor Orbán sur les sanctions contre la Russie : « L’économie européenne s’est tirée une balle dans les poumons »

Viktor Orbán

Nous vous proposons de découvrir ci-dessous la traduction française de l’interview donnée par le Premier ministre de Hongrie, Viktor Orbán, lors de l’émission Good Morning Hungary, animée par Zsolt Törőcsik. L’occasion de découvrir le point de vue du dirigeant hongrois sur la crise majeure qui frappe aujourd’hui l’Union Européenne du fait de la situation en Ukraine.

Zsolt Törőcsik : La situation des prix de l’énergie en Europe occidentale devient de plus en plus intenable, et ce n’est vraiment pas une question de quantité d’énergie disponible, mais de savoir s’il y a de l’énergie tout court. Je ne pense pas que beaucoup d’entre nous aient cru que la pandémie serait suivie d’une crise encore plus grave, et que la situation là-bas toucherait également la Hongrie. Dans quelle mesure cela est-il impactant ?

Viktor Orbán : Nous assistons effectivement à une guerre des prix de en Europe. Le jeudi 24 février – si je m’en souviens bien – personne n’aurait pensé que ce qui était apparu n’était pas simplement un conflit ou une guerre entre l’Ukraine et la Russie, mais qu’une ère se terminait et que nous entrions dans une nouvelle phase de l’histoire européenne : une ère de guerres. Et cela a un impact. Il est vrai que la Hongrie essaie de rester en dehors de cette guerre, et nous devons rester vigilants afin de veiller à ce que le conflit armé ne s’étende pas à la Hongrie. Mais nous devons aussi reconnaître que cette guerre ne se déroule pas seulement sur les lignes de front, mais aussi dans l’économie mondiale – ou du moins dans l’économie européenne ; et nous devons reconnaître qu’une partie de cette guerre est l’augmentation des prix de l’énergie, avec une inflation de guerre, des prix de guerre, et que cela remet en question tout ce à quoi nous sommes habitués. Nous pouvons dire que nous avions une vie moderne et sûre, et les conditions de base pour cela existaient dans toute l’Europe.

Bien sûr, certains gouvernaient mieux que d’autres, d’autres moins, mais rien ne remettait en cause les conditions de base de la vie en Europe. Aujourd’hui, cependant, nous devons nous battre pour tout ce que nous avons considéré comme acquis. Il y aura deux grandes batailles ici, dont la première est en train de se dérouler. Il s’agit de la lutte pour l’énergie, pour freiner l’augmentation du coût de la vie, pour des prix des services publics tolérables. Mais il y aura aussi une bataille pour l’emploi. En effet, toutes les prévisions sur lesquelles je me base, les études et les analyses internationales, montrent que l’effet combiné de la politique de sanctions et de la guerre entraînera l’entrée en récession de l’économie européenne, en d’autres termes, le début d’une contraction ou d’une baisse des performances. Il y a toujours une pénurie de main-d’œuvre en Hongrie, mais je conseille à tous ceux qui ont un emploi et un travail de le valoriser et de tout faire pour le conserver ; car dans les mois à venir, nous pouvons nous attendre à un ralentissement de l’économie européenne

Zsolt Törőcsik : Mais nous sommes toujours dans la première bataille pour l’énergie. Il n’y a pas si longtemps, les Russes ont déclaré que l’exploitation de Nord Stream ne pouvait être garantie, et hier, le président Macron a déclaré que nous devions nous préparer à l’éventualité que le gaz russe cesse de circuler. Ici, en Hongrie, devrions-nous avoir davantage peur que l’énergie soit chère, ou qu’il n’y en ait pas ?

Viktor Orbán : La guerre a fait quintupler les prix de l’électricité et sextupler les prix du gaz. Maintenant, il y a des pays qui s’engagent dans la politique de sanctions. Le plus important serait que Bruxelles se rende compte qu’une erreur a été commise. Non seulement la politique de sanctions n’a pas répondu aux espoirs qui avaient été placés en elle, mais elle a eu l’effet inverse de celui escompté. Ils pensaient que la politique de sanctions ferait plus de mal aux Russes qu’aux Européens. Cela ne s’est pas produit, et nous avons été plus touchés. Ils pensaient que la politique de sanctions pourrait être utilisée pour raccourcir la guerre, avec la possibilité d’obtenir un succès rapide en affaiblissant la Russie. Cela n’a pas fonctionné non plus et, loin de réduire le conflit, de nous rapprocher de sa conclusion, la guerre s’éternise. Et la politique de sanctions ne peut en aucun cas nous y aider. Je dois dire qu’au début, je pensais que nous nous étions tirés une balle dans le pied, mais maintenant il est clair que l’économie européenne s’est tirée une balle dans les poumons, et partout nous voyons qu’elle est à bout de souffle. Dans certains pays, cela signifie qu’il n’y aura pas d’approvisionnement en énergie, pas de gaz naturel ; dans d’autres pays, il y aura du gaz, mais le prix sera très élevé.

Notre situation sera la seconde, car nous avons pris des décisions qui nous permettent d’obtenir la quantité d’énergie nécessaire. La question est de savoir combien de temps nous pourrons maintenir le coût de cette énergie dans des limites tolérables. Nous avons dû déclarer l’urgence énergétique, ce que nous avons fait lors du Conseil des ministres de mercredi. Vos auditeurs ont beaucoup entendu parler de cela, mais peut-être moins du fait que j’ai également ordonné la création d’un groupe opérationnel, qui sera dirigé par Gergely Gulyás. Sa tâche sera de mettre en œuvre ces décisions, ces décisions d’urgence en matière d’énergie, et d’en élaborer de nouvelles si nécessaire. Nous avons augmenté la production nationale de gaz naturel – ou demandé aux entreprises de l’augmenter. Il y a un débat sur la question de savoir si cela est même possible. J’ai écouté ce débat et voici la décision que nous avons prise : augmenter la production – notre propre production nationale – de 1,5 milliard de mètres cubes à 2 milliards. Nous avons autorisé le ministre des affaires étrangères, M. Péter Szijjártó, à acquérir de nouvelles réserves de gaz naturel, et il est déjà en passe d’obtenir 700 millions de mètres cubes de gaz supplémentaires. Nous avons imposé des interdictions d’exportation aux transporteurs d’énergie, à l’exception bien sûr des réserves que nous stockons pour d’autres sur une base locative. Nous fournirons ces quantités aux parties qui louent ces installations de stockage – car, après tout, nous sommes Hongrois. J’ai dû ordonner une augmentation de la production de lignite : actuellement, deux unités alimentées au lignite fonctionnent dans notre centrale électrique de Mátra, et deux autres sont en réserve ; j’ai dû ordonner l’activation de ces deux dernières unités. Nous avons également dû ordonner la prolongation de la durée de fonctionnement des unités déjà en service à la centrale nucléaire de Paks. Enfin, pour maintenir les réductions des charges des ménages, nous avons dû nous tourner vers une consommation supérieure à la moyenne. En d’autres termes, en essayant de préserver les réductions des charges des ménages, nous avons dû prendre une décision qui garantit que les réductions continueront à s’appliquer à ceux qui consomment une quantité moyenne d’énergie, tandis que ceux qui consomment plus que la moyenne devront payer le prix du marché pour cette énergie – ou essayer de réduire leur consommation en dessous du niveau moyen s’ils le peuvent. Je demande respectueusement aux Hongrois et aux familles qui consomment plus que la moyenne de reconnaître que nous sommes maintenant obligés de faire payer le vrai prix pour une consommation supérieure à la moyenne ; si nous ne le faisons pas, toute la politique de réduction de la facture énergétique des ménages devra être abolie.

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L’affaire de Telford (Royaume-Uni) : quand le politiquement correct devient complice d’actes criminels

viols enfants

Près de 1000 enfants en ont été victimes. Alors que la pédophilie est sans doute, hormis le meurtre, le pire crime commis sur l’être humain puisqu’il porte atteinte à son intégrité physique et psychologique, qu’il blesse violemment, irrémédiablement, l’âme et le corps d’un enfant, ce scandale a été étouffé par les autorités du Royaume-Uni, police, municipalité et services sociaux pendant… trente ans. Une députée anglaise vient de livrer une enquête approfondie.

À Telford, ville moyenne de 170.000 habitants dans le Shropshire en Grande-Bretagne, des gangs organisés, soit près de 200 hommes, ont violé, drogué, torturé, prostitué, fait avorter et parfois assassiné plus de mille enfants, dont certains à peine âgés de 11 ans. « Comme dans les autres affaires similaires, les auteurs étaient très majoritairement d’origine pakistanaise et bangladaise et de religion musulmane, a écrit Steve Bird dans The Telegraph du 9 décembre 2017. Par crainte d’être considérées comme racistes, les autorités ont longtemps refusé d’enquêter ».

C’est notamment par la presse que le scandale a éclaté, palliant ainsi l’absolue et coupable inefficience des institutions. En mars 2018, le Sunday Mirror publie une enquête qui lève le coin du voile sur l’horreur : dix-huit mois d’investigations seront salués par Teresa May et déclencheront enfin, après l’insistance remarquable de la députée conservatrice Lucy Allan, une enquête approfondie dont nous sont aujourd’hui livrées les conclusions, trois ans après. La pugnacité de Lucy Allan, indéfectible soutien des victimes, a permis d’élargir une première enquête, début 2010, qui avait déjà autorisé l’identification de deux cents coupables – seuls neuf furent emprisonnés.

Pourquoi un tel retard, un tel silence pour des faits commis à très grande échelle et dont certains remontaient aux années 90 ?

Concrètement, les victimes de ces gangs indo-pakistanais étaient issues de la classe ouvrière blanche britannique. Les victimes, dont le supplice a duré de nombreuses années – jusqu’à quinze ans – étaient menacées, réduites au silence sous peine d’attaques contre leurs familles, leurs mères, leurs sœurs. Au poste de police, les rares victimes à oser briser l’omerta n’étaient pas prises au sérieux. Certains policiers parlent dans leur rapport de sexe consenti…pour des adolescentes prépubères !

Les conclusions de l’enquête commandée en 2018 par le Ministère de l’Intérieur sont accablantes.

Ce n’est pas par simple négligence, scepticisme ou manque de formation aux crimes sexuels que la police locale, pourtant alertée de nombreuses fois, a manqué à son devoir de protection des plus vulnérables. C’est par crainte de subir l’accusation, infamante entre toutes, de « racisme ». Dans la société multiculturelle britannique, la crainte des tensions raciales est bien plus grande, plus importante que l’innocence saccagée d’enfants britanniques. Cité par le Telegraph, (12/07/2022) Tom Crowther QC, qui a présidé l’enquête, a déclaré : « D’innombrables enfants ont été agressés sexuellement et violés. Ils ont été délibérément humiliés et dégradés. Ils ont été partagés et trafiqués. Ils ont subi des violences et leurs familles ont été menacées. […] Ils vivaient dans la peur et leur vie a été changée à jamais », bien que la police de West Mercia ait été consciente de ces crimes « dans le détail ». Il a ajouté « Il est impossible de ne pas se demander à quel point la vie de ces victimes d’exploitation sexuelle d’enfants au début des années 2000 – et en fait de nombreuses autres inconnues de cette enquête – aurait pu être différente si West Mercia Police avait fait son travail le plus élémentaire et agi sur ces rapports de crime. »

Ici, l’inversion des valeurs est complète, les bourreaux, par leur qualité – mais qui l’a donc décrété ?- d’immigrés extra-européens, sont a priori intouchables, quand ils ne sont pas a priori victimes de la société britannique, blanche et occidentale. L’absence de réaction de la police locale, par crainte d’être les victimes – seulement sociales, rappelons-le – de l’anti-racisme élevé au rang de dogme intangible a eu des conséquences proprement criminelles. On peut, au sens propre, parler ici de complicité de crime contre l’humain.

L’intelligentsia médiatique britannique et européenne, quant à elle, n’a pas bronché, ou si peu. Car ces atrocités, à caractère objectivement raciste et sexuel ne rentraient pas dans le logiciel MeTOO. Et le racisme anti-blanc n’existe pas ou n’est qu’un fantasme d’extrême-droite, of course.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jugement en Allemagne : la suppression de comptes est opérée par Facebook selon des critères politiques et arbitraires

facebook

Un nouveau jugement du Tribunal régional supérieur de Hambourg dénonce l’arbitraire avec lequel Facebook supprime les publications qui ne lui conviennent pas et bloque les internautes. Ce, en dépit du fait « qu’il n’y a pas de base légale pour cela », comme le sait fort bien la plate-forme.
Revoilà les « discours de haine »

Ce jugement clôt une affaire, remportée par l’avocat Joachim Steinhöfel, spécialiste des médias sociaux, opposant une internaute à Facebook en raison d’une citation du philosophe naturaliste et publiciste catholique Joseph Görres (1776–1848), critiquant la naïveté des Allemands :

« Il n’y a pas de peuple plus gentil, mais aussi de plus crédule que les Allemands. Je n’ai jamais eu à semer la discorde entre eux. Je n’avais qu’à étendre mes filets, ils y couraient comme un gibier timide. Ils se sont entre-tués, croyant faire leur devoir. Pas un seul peuple sur terre n’est aussi insensé ; aucun mensonge ne peut être assez gros, les Allemands y croient. Pour un slogan, ils ont persécuté leurs compatriotes avec plus d’acharnement que leurs véritables ennemis ».

Facebook a supprimé la publication parce qu’elle « violait les normes de la communauté », bloquant également l’internaute sous prétexte qu’elle se serait rendue coupable de « discours de haine ». Le tribunal de Hambourg a néanmoins statué que la suppression de la publication tout comme le blocage de l’utilisatrice étaient contraires à la loi.

Les conditions générales de Facebook sont « contraires à la loi »

Les juges ont critiqué le fait que la société mère de Facebook, Meta, nonobstant une décision de la Cour fédérale de justice il y a un an, s’en tient toujours à ses conditions générales de 2018, jugées contraires à la loi allemande, les utilisant même comme fondement pour poursuivre sa pratique de suppression arbitraire. Selon les magistrats de Hambourg, le média social continue sa « pratique de sanction fondée sur des clauses et conditions générales contraires à la loi », les « normes de communication » spécifiées étant nulles.

Après le verdict, Steinhöfel a vivement critiqué la société de Zuckerberg : « Selon le tribunal régional supérieur de Hambourg, Facebook est un contrevenant délibéré et en série à la loi. Meta nivelle la liberté d’expression sur ses plates-formes, au mépris des principes de l’État de droit », a déclaré l’avocat au journal Bild ; par ailleurs, il demande au législateur de fixer « une indemnité forfaitaire pour suppression injustifiée et pour chaque jour de blocage illicite ».

Source : Junge Freiheit, 08/07/2022. Traduction : AC

Texte repris du site Ojim

Royaume-Uni. Plus de 1 000 enfants violés par des gangs pakistanais à Telford : les autorités auraient fermé les yeux par crainte du « racisme »

viols pakistanais

Dans la ville de Telford (Royaume-Uni), où des gangs de pakistanais auraient violé et prostitué pas moins de 1 000 enfants durant une trentaine d’années, une commission d’enquête vient de révéler que la police et des responsables politiques locaux avaient fermé les yeux sur ces crimes par crainte d’être accusés de racisme. Retour sur une affaire aussi sordide que révoltante.

À Telford, plus de 1 000 enfants violés en 30 ans…

Telford, ville située à un peu moins de 50 km au nord-ouest de Birmingham, s’est faite tristement connaître de notre lectorat il y a quelques années lorsque nous évoquions (encore une fois dans le silence total ou presque des médias français mainstream à l’époque) ce qui semblait s’apparenter au « plus grand scandale de viols collectifs sur mineurs de l’histoire du Royaume-Uni ».

Nous étions au mois de mars 2018 et le journal britannique Sunday Mirror avait alors rapporté qu’un gang ethnique aurait violé et exploité sexuellement, en toute impunité, jusqu’à 1 000 jeunes filles (la plupart d’origine européenne) en l’espace de plusieurs décennies dans la ville anglaise.

Mais cette affaire sordide vient de connaître un nouveau rebondissement avec les révélations explosives d’une enquête rapportée par les médias britanniques le 13 juillet.

Les autorités ont-elles fermé les yeux par crainte du « racisme » ?

L’enquête en question, lancée après les révélations du Sunday Mirror en 2018, a ainsi conclu qu’à Telford, la police et le Conseil municipal ont « ignoré » ces centaines de viols et abus en tous genres par crainte d’être accusés de racisme et, comme l’a souligné la BBC, « d’exacerber les tensions raciales » au Royaume-Uni en raison de l’origine extra-européenne des criminels impliqués dans ces faits.

Par ailleurs, s’exprimant au nom de la police du comté de Shropshire (auquel appartient Telford), le chef de police adjoint Richard Cooper a déclaré : « Je voudrais dire que je suis désolé. Désolé pour les survivants et tous ceux qui sont touchés par l’exploitation sexuelle des enfants à Telford. Bien qu’aucune corruption n’ait été constatée, nos actions sont loin d’avoir apporté l’aide et la protection que vous auriez dû recevoir de notre part, c’était inacceptable, nous vous avons laissé tomber. Il est important que nous prenions maintenant le temps de réfléchir de manière critique et attentive au contexte du rapport et aux recommandations qui ont été faites. »

De son côté, le Conseil municipal de Telford a également présenté ses excuses. Pas de quoi faire cependant oublier les conclusions de l’enquête qui ont signalé des défaillances « choquantes » de la part du Conseil en question comme de la police.

La lâcheté de la police de Telford pointée du doigt par l’enquête

Pour ajouter de l’horreur à l’horreur, parmi les révélations de l’enquête rendues publiques le 13 juillet, on apprend également que ces divers crimes sexuels ont aussi été commis dans plusieurs commerces de la région de Telford ayant « pignon sur rue », notamment des boîtes de nuit, des restaurants et des établissements de vente à emporter. Des lieux où les enfants étaient « prostitués » et emmenés dans des pièces de l’établissement pour être exploités sexuellement.

Par ailleurs, ces gangs de violeurs d’origine pakistanaise disposaient pour leurs exactions d’un bâtiment dédié depuis de nombreuses années, que le président de la commission d’enquête, Tom Crowther, a dénommé « maison du viol ».

Quant à la question manifestement taboue de l’origine ethnique des criminels, le rapport met en lumière des témoignages suggérant que les hommes de type pakistanais et autres origines assimilées n’étaient pas ciblés dans le cadre des enquêtes parce que cela aurait été « trop politiquement incorrect ».

L’un des témoins a affirmé à ce sujet que la police avait « peur de poser des questions ou de contester » en raison de l’origine ethnique des personnes impliquées, craignant d’être qualifiée de raciste. Une crainte paraissant d’autant plus lâche à la lumière des conclusions de l’enquête, qui ont aussi révélé que des filles avaient été menacées de mort « dans plusieurs cas » (ainsi que leur famille) par leurs bourreaux si elles tentaient de mettre un terme aux abus. Ce fut le cas d’une certaine Lucy Lowe, assassinée au mois d’août 2000 avec sa mère, sa sœur et son enfant à naître.

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La Slovénie autorise le mariage homosexuel contre la volonté populaire

Slovénie

La Slovénie vient de légaliser le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels. « Une nouvelle fois, la petite Slovénie fait preuve d’un progressisme rare au sein des « ex-pays de l’Est » », écrit Le Monde, apparemment admiratif. Les mouvements LGBT locaux saluent « une victoire complète », obtenue « après de longs efforts de la société civile ». Mais ne peut-on pas y voir, plutôt, une défaite de la démocratie ? En effet, les citoyens slovènes avaient rejeté par trois référendums le mariage homosexuel. La souveraineté du peuple, dans une démocratie, ne serait-elle qu’une illusion ?

C’est la Cour constitutionnelle qui, le 8 juillet 2022, a pris cette décision historique, estimant que l’interdiction de se marier et d’adopter faite aux couples homosexuels constituait « une discrimination inadmissible à l’encontre des couples de même sexe ». Elle a donné six mois au Parlement slovène pour s’y conformer. On peut voir dans cette injonction une nouvelle illustration du « gouvernement des juges » que critiquait Éric Zemmour, lors de la campagne présidentielle. Alors que le peuple est censé faire la loi, directement ou par l’intermédiaire de ses représentants, y aurait-il une instance supérieure qui définirait les « droits fondamentaux » ?

Certes, il peut paraître de prime abord rassurant que les « droits fondamentaux » soient protégés : mais quels sont ces droits ? La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à laquelle fait référence le préambule de la Constitution française, est elle-même soumise à des interprétations qui la relativisent. Ainsi, les libertés d’opinion et d’expression subissent des restrictions. Et qui peut affirmer que l’admission des citoyens aux « places et emplois publics » se fonde toujours sur leur « capacité » et « sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » ? La « discrimination positive » et le « copinage » tendent à remplacer ces critères. Il peut même arriver que le droit de tous les citoyens de « concourir personnellement, ou par leurs représentants » à l’expression de la « volonté générale » soit bafoué. On se souvient comment, en France, au mépris de la volonté populaire, le résultat du référendum du 29 mai 2005 fut jeté aux oubliettes par le gouvernement de l’époque. Voyez, aujourd’hui, comment les macronistes se plaignent de n’avoir à l’Assemblée nationale qu’une majorité relative, ce qui les empêche, comme le disait Marisol Touraine au Président réélu, d’avoir « les mains libres » et de pouvoir « faire tout ce [qu’il veut] ». C’est à croire que la démocratie se moque de la démocratie !

Dans le domaine sociétal comme dans le domaine éthique, on ne peut mettre en avant des certitudes incontestables. Quand on on envisage d’inscrire le droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ou que la majorité et la gauche préconisent de l’inscrire dans la Constitution pour le sacraliser, on se demande jusqu’où pourrait aller ce dogmatisme idéologique. Simone Veil avait pourtant déclaré que « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour les situations sans issue » : on mesure à quel point sa loi a été dénaturée. Non seulement on ne prend pas des mesures pour limiter les IVG, mais on va jusqu’à s’attaquer aux associations qui proposent des solutions pour accompagner les femmes en détresse.

Le concept d’État de droit s’oppose théoriquement à la notion de pouvoir arbitraire, mais il est progressivement dévoyé au point qu’il dénature la démocratie qu’il est censé défendre. Quand les dirigeants d’un pays font fi de la souveraineté du peuple, ils nient l’essence même de la démocratie.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Agriculteurs néerlandais : les damnés de la mondialisation, par Clément Martin (Les Identitaires)

L’actualité récente en Europe a notamment mis en lumière les manifestations des agriculteurs néerlandais. Ceux-ci sont mobilisés contre le projet du gouvernement de réformer l’agriculture néerlandaise (et qui se solderait par des larges pertes dans ce secteur). Comme pour les Gilets jaunes en France, le gouvernement a décidé d’apporter la répression comme seule réponse.

Parallèles et reprises historiques

La mobilisation des agriculteurs néerlandais est en réalité plus ancienne que le printemps 2022. Dès le mois d’octobre 2019, ceux-ci étaient déjà dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement visant à réduire la taille des troupeaux de bétail des éleveurs du pays. Cette mesure a été décidée afin de réduire les émissions de nitrogène, pour une large part due au secteur agricole (46 %[1]), qui détériorent les sols et préparent une crise écologique grave. Ce premier chapitre s’est achevé en février 2020 via l’intervention des forces de l’ordre. À l’époque, la répression est demeurée faible, se soldant par quelques arrestations.

Il faudra attendre juin 2022 (et le déblocage d’un budget pour la mise en place d’une réforme pouvant se solder par la fermeture de près de 30 % des exploitations de bétail[2]) pour que les manifestations reprennent. Celles-ci ont fait l’objet d’une réponse de l’État autrement plus sévère qu’en 2019-2020, puisque la police néerlandaise a ouvert le feu sur certains conducteurs de tracteurs (sans pour autant qu’il n’y ait à déplorer de blessés).

Le mouvement des fermiers au Pays-Bas n’est pas sans rappeler le Convoi de la liberté canadien (janvier-février 2022) ou le mouvement des Gilets jaunes chez nous. À chaque fois, le principe est le même : des actifs (le plus souvent des natifs du pays, par ailleurs) refusent la ponction fiscale et les politiques managériales et purement idéologiques qui se fait sur leur dos, qu’il s’agisse d’un agenda écolo mal placé, de l’hystérie covidiste ou du culte français pour la fiscalité confiscatoire. Et, à chaque fois, la réponse de l’État est la même : répression, surveillance et marginalisation médiatique.

L’autisme et la fureur

Qu’est-ce qui motive, en Europe, les dirigeants politiques à vouloir appliquer la même politique de massacre des actifs au nom de l’idéologie du Progrès, alors qu’à chaque fois celle-ci suscite des résistances ?

Comme expliqué dans un article précédent, les dirigeants de l’Occident sont tout entiers soumis aux impératifs du management de la mondialisation : le pouvoir politique n’est, pour eux, que l’outil qui permet de mettre en œuvre les deux impératifs de l’époque pour cette caste, à savoir la gestion saine et rationnelle de l’économie (quand bien même cette gestion repose sur des dogmes tels que celui du libre-échange) et la loyauté à la moraline du progrès, incarnée par le règne des spécialistes, la transition écologique (qui n’est qu’un terme poli pour désigner l’austérité à marche forcée) et la saignée à blanc des actifs pour financer tous les parasites de l’économie, qu’ils soient fraudeurs, fonctionnaire ou immigrés. Dans cette configuration, la volonté des peuples n’a que peu d’importance : la fonction des électeurs, c’est de valider les orientations du gouvernement par le biais des sondages et de voter pour la prochaine génération de managers (via le chantage au fascisme comme en France, lorsque nécessaire). Lorsqu’ils descendent dans la rue, les citoyens qui pensent résister à un projet politique ne se rendent pas compte qu’ils commettent un affront, non seulement contre le gouvernement en place, mais contre l’idée même du bon gouvernement, de la raison, de la tolérance, du progrès et du sérieux. En s’impliquant dans ces mouvements sociaux, leurs participants contestent le pouvoir des « sachants » et des « experts ». Qu’importe l’inflation rampante, la paupérisation, la destruction des libertés, la transformation de la société en champ de bataille entre les natifs et les fils de l’immigration : rien ne saurait faire changer d’avis la classe dirigeante de l’Occident.

Tout le projet de gouvernance porté par les « élites » de l’Ouest est une guerre permanente contre le peuple et les forces vives de la patrie : contre les actifs et les familles, contre les autochtones et les honnêtes gens, ils prennent le parti de la rente, de l’étranger, du caprice individuel et de l’hédonisme nihiliste. L’Europe doit se penser comme un territoire administré par une caste, qui n’a aucune attache ni aucune loyauté envers son peuple originel. Sans cette révolution intérieure, rien ne sera possible.

[1] https://nos.nl/artikel/2306007-weer-een-week-vol-boerenprotest-een-overzicht-van-de-acties
[2] https://thewest.com.au/politics/dutch-farmers-block-roads-ports-in-demos-c-7404365

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ukraine : BHL au meilleur de sa forme

BHL Ukraine

Que serait une guerre sans le concours cinématographique de Bernard-Henri Lévy ? Les conflits armés ne sont véritablement importants que lorsque BHL prend la peine de se rendre sur place pour y faire vibrer sa voix pleine d’émotion et actionner ses caméras. En première ligne, il nous explique alors ce qu’il faut penser de la situation, qui sont les gentils et les méchants et quelle devrait être la voie de la paix ; pourquoi il faut faire la guerre sans l’aimer. L’Ukraine n’échappe pas à cette règle. Il avait déjà été très productif au moment du Maïdan en 2013–2014, le voilà de retour avec « Pourquoi l’Ukraine », diffusé avec complaisance sur Arte fin juin 2022.

À bas le fascisme poutinien !

Dès le départ le ton est donné, sans surprise avec une suffisance et un aplomb de mandarin si caractéristiques de cette Albanie mentale qu’est Saint-Germain-des-Prés :

« [Maïdan], grande insurrection démocratique qui embrasa la ville il y a huit ans, c’était un mélange de mai 68 et de prise de la Bastille. »

De ce constat qui pourrait pourtant faire l’objet de vifs débats découle tout le reste. La mécanique et la rhétorique BHLiennes se mettent en branle et s’engagent dans une course à sens unique contre le Mal.

Le Mal, c’est-à-dire Vladimir Poutine. Ce chien fou qui entend écraser les Ukrainiens, ces « champions de la liberté ». La belle Ukraine de BHL, mise à mal par « un viva la muerte, un fascisme qui a le visage de Poutine ».

Une tirade d’anthologie

Archétype de ce que Pierre Conesa appelle le « complexe militaro-intellectuel », BHL est sous le charme du goût ukrainien pour la liberté et la démocratie. Le combat des Ukrainiens débuté en 2013 est le sien, et il s’en inspire pour livrer une tirade dont lui seul a le secret.

Toujours la même tartine, un laïus interminable, récité trémolos dans la voix, cheveux au vent et chemise déboutonnée. L’ingérence french touch, sûre d’elle-même mais poétique :

« Ukrainiens de l’Ouest et de l’Est, habitants des villes et marins de la mer Noire, Cosaques et Juifs survivants de l’Holodomor et rescapés de la Shoah par balles, enfants de l’Armée rouge et vétérans de la révolution orange, tous étaient unis dans la volonté de se soustraire à l’empire russe […] »

Les souvenirs d’un globe-philosopher

BHL se souvient de « Sarajevo en flammes », « des villes libyennes éventrées » et de Mossoul. Son diagnostic est formel : c’est Grozny et Alep qui recommencent. Marioupol ? « Guernica en Ukraine ! » Désormais, il en fait le serment : il n’oubliera jamais Irpin et Boutcha. Boutcha, cette ville entrée « dans le grand livre noir de l’horreur, des crimes contre l’humanité, comme Oradour et Srebrenica. »

Toutes les pauvres victimes de la barbarie que BHL a défendues par le passé sont là aujourd’hui devant lui. Les Ukrainiens sont prêts pour la « contre-offensive la plus inattendue de l’Histoire militaire moderne », grâce à la détermination des membres d’une armée de « pêcheurs, de tanneurs et de transporteurs ». Les retranchés d’Azovstal, membres d’un bataillon objet de tous les fantasmes mais auteurs d’une résistance digne des « Spartiates de Léonidas, du Roncevaux de la Chanson de Roland ou du ghetto de Varsovie. »

Bataillon Azov ? Circulez, y’a rien à voir !

Il lui fallait bien crever l’abcès. Éclairer de sa lumière et de son aura le point d’ombre de cette triste guerre : y a‑t-il des néo-nazis au sein du bataillon Azov ? L’homme de terrain est affirmatif : propagande russe ! La dénazification invoquée par Poutine est un mirage. Les conclusions du détective BHL sont sans appel. Les éléments problématiques du bataillon ont été écartés depuis belle lurette. Idem s’agissant des troupes du bataillon Aidar, que le maréchal BHL n’a pas manqué de passer en revue.

Non, non, essayer d’y voir clair sans pour autant prendre parti reviendrait à montrer des penchants complotistes. BHL coupe court aux rumeurs et nous dit avoir vu des « nationalistes et des internationalistes, des supporters du Dynamo Kiev et des ingénieurs, des Cosaques de Zaporijie et des Juifs d’Odessa, mais pas de néo-nazis. » Et un instructeur, manifestement américain, qui motive ses troupes d’une manière étrangement similaire à celle du Sergent Hartman dans Full Metal Jacket.

Les nazis sont plutôt à chercher du côté de Moscou selon lui. Il n’a aucun doute sur le fait que c’est bien Poutine qui a détruit par bombardement le mémorial juif de Babi Yar, alors que cette version des faits a été contestée, y compris dans la presse occidentale.

BHL n’a d’ailleurs pas perçu de traces d’antisémitisme en Ukraine. Oui, c’est le pays de la Shoah par balles, mais aussi une terre de Justes parmi les nations. Il le dit, il faut donc le croire sur parole. Ses pérégrinations le conduisent même jusqu’à interroger un certain Roman Sigov, jeune sociologue parlant un français mal dégrossi, si typique de ces intellectuels des pays post-soviétiques prêts à tout dire pour plaire à leurs maîtres occidentaux. L’antisémitisme en Ukraine ? Un phénomène marginal. Une affirmation corroborée par le grand ami de BHL, « ce héros mystérieux », le président Zelensky, ou encore par ce rabbin auquel BHL donne la parole et qui explique que « l’Ukraine est le second Israël. »

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A la rencontre de Maxime « Orsu Corsu », jeune combattant du King Of The Streets (KOTS)

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« La Première règle du Fight Club est…il est interdit de parler du Fight Club. La deuxième règle du Fight Club est…il est interdit de parler du Fight Club…». Nous ne sommes néanmoins ni dans le roman de Palahniuk, ni dans le film de David Fincher, mais nous nous sommes intéressés à ce qui s’en rapproche le plus aujourd’hui en matière d’esprit : le King Of The Streets (KOTS).

Le principe ? Un club très privé, très select, fondé en 2013 par un suédois, dans lequel des combattants (essentiellement des hooligans, mais pas que) venus en grande majorité des 4 coins de l’Europe s’affrontent, en un contre un, jusqu’à l’abandon ou au K.O de l’un des combattants. Depuis 2018, la popularité a explosé, notamment grâce à la mise en place de réseaux de communication (et d’un système de pay per view) qui attirent un nombre croissant d’amateurs de bagarre (mais aussi, il faut bien le dire, de voyeurs, dont la plupart seraient bien incapables ne serait-ce que d’avoir le courage de rentrer dans l’arène).

Des dizaines de milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux, des vidéos qui cartonnent sur Youtube, le phénomène prend de l’ampleur et séduit, notamment par son aspect underground, et même illégal, qui oblige les organisateurs à ruser pour trouver des lieux accueillants les combats.

Et c’est d’ailleurs à l’un de ces combats qu’à participer un jeune breton, originaire de Rennes. Maxime, c’est son prénom, a non seulement participé mais remporté son combat. Il a accepté de répondre à quelques questions, en exclusivité. Plongée dans l’arène avec celui que l’on surnomme « Orsu Corsu », un gladiateur du 21ème siècle.

Breizh-info.com : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Maxime « Orsu Corsu » : Tout d’abord bonjour à tous les lecteurs ainsi que les lectrices qui me liront.
Je m’appelle Maxime, je combats dans différentes fédérations et différentes disciplines sous le pseudonyme « Orsu Corsu » (=Ours Corse), j’ai 22 ans et je vis actuellement dans le Sud de la France.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui t’as amené à devenir supporteur du Stade Rennais, puis… manifestement, à devenir amateur de ces « joutes médiévales » qui ont réellement émergé autour du stade à Rennes au début des années 2000 ?

Maxime « Orsu Corsu » : Pour ma part, ma relation avec les membres du « stade » à Rennes, a été plus ou moins impromptue, nous nous sommes retrouvés dans une situation conflictuelle au même endroit, au même moment, nous avons donc mis en commun nos forces pour en sortir sans dommages. De là une cohésion s’est installée après leur proposition pour les rejoindre. À savoir que je ne fais pas partie de la frange Ultras mais Hooligan du Stade Rennais. Mon goût prononcé pour le combat ainsi que pour la camaraderie m’ont poussé à les rejoindre sans aucune hésitation, de là j’ai pu rejoindre une équipe vaillante et soudée dans les différents affrontements.

Breizh-info.com : Comment es-tu passé du hooliganisme, au Kings of the Street ? Peux-tu d’ailleurs nous en expliquer le concept, car beaucoup de choses ont été dites, mais il est difficile de savoir ce qu’il s’y passe réellement ? Qu’en est-il de la légalité de ces combats ?

Maxime : Le K.O.T.S (Kings Of The Streets) est une fédération non-officielle qui a émergé en proposant et en accueillant des combats en un contre un, souvent entre hooligans venus de différentes équipes, rivales ou non.

Une notoriété ainsi qu’un grand respect étaient donc promis au vainqueur, mais également au perdant. On m’a parlé de cela, à partir de là, tous mes sens étaient en éveil. Je les ai donc contactés, et de là leur professionnalisme m’a mené jusqu’à leur arène. Leur concept est simple, c’est un combat individuel, ayant lieu dans des endroits très « undergrounds », souvent sur du béton, durant lequel sans aucune protection excepté un protège-dent et une coquille, deux adversaires vont s’affronter dans un combat sans règles, à mains nues, jusqu’à une victoire obtenue par K.O technique, décidé par l’arbitre. C’est aussi simple que cela, la victoire ou la destruction.

Pour le déroulement, vis-à-vis de leurs demandes de discrétion je n’en parlerais pas, pour des raisons très simples; par respect pour leurs clauses de confidentialité, ainsi que pour laisser le rêve et le mystère intacts pour les futurs participants. Bien évidemment ces combats se tiennent en toute illégalité, les spectateurs étant obligés de payer un accès privé pour pouvoir visionner les combats en streaming.

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Immigration dans l’UE en 2021 : plus de demandes d’asile, moins d’expulsions

immigration migrants

Eurostat, le service de statistique de l’Union européenne, vient de publier les premiers chiffres de l’immigration issue de pays tiers dans l’Union européenne en 2021. Bien que partielles, les informations disponibles font ressortir que, si la crise sanitaire semble derrière nous, la crise migratoire ne cesse de s’amplifier. Plus inquiétant encore, alors que le nombre de franchissements clandestins des frontières extérieures de l’UE a fortement augmenté, les refus d’entrée sur le territoire de l’UE et les expulsions ne font que baisser depuis 2010.
Une analyse de Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Un panorama partiel

Les informations mises en ligne sur le site d’Eurostat ne permettent pas à ce jour de dresser un panorama complet de l’immigration issue de pays tiers (extérieurs à l’UE) dans l’Union européenne en 2021. En effet, les statistiques concernant l’immigration légale, tant en matière de flux (nombre de nouveaux titres de séjour délivrés, etc.) que de stock (nombre de ressortissants de pays tiers dans chaque pays européen) ne sont pour l’année 2021 pas encore disponibles. Seuls les chiffres de l’asile et de l’immigration clandestine ont été mis en ligne par le service de statistique de l’Union européenne.

Des demandes d’asile en forte hausse en 2021

Après une baisse ponctuelle en 2020, les demandes d’asile déposées dans les pays de l’Union européenne sont reparties fortement à la hausse en 2021. L’année dernière, 535 000 personnes ont déposé une demande d’asile dans les différents pays de l’Union européenne. Ce nombre est en progression de 118 000 par rapport à 2020. Il faut ajouter à ces chiffres les 86 500 nouvelles demandes d’asile déposées en 2021 par des migrants en ayant formulé une précédemment.

Les Syriens, les Afghans et les Irakiens comptent pour 40 % des demandes d’asile déposées dans les pays de l’UE. Le demandeur d’asile est surtout un homme (à 69 %), âgé de moins de 35 ans (à 80 %).

Les principales destinations des primodemandeurs d’asile sont l’Allemagne (148 200 premières demandes), la France (103 000) et l’Espagne (62 100). Le nombre de premières demandes d’asile en France indiqué par Eurostat apparaît sous-estimé car il ne reprend pas les 24 700 déposées hors guichet unique (GUDA) annoncées par le ministère de l’Intérieur français en début d’année 2022.

En 2021, 521 000 décisions ont été rendues en première instance dans l’UE à la suite d’une demande d’asile et 197 000 à la suite d’un recours. La France a rendu le plus grand nombre de décisions (137 000), suivie de très loin par l’Allemagne (80 600).

En première instance, 112 100 personnes ont obtenu le statut de réfugié, 63 000 la protection subsidiaire et 27 100 personnes ont obtenu un titre de séjour pour raison humanitaire.

La France a donné une réponse positive à 15 % des demandes d’asile en première instance instruites en 2021 et la protection subsidiaire à 10 % des demandeurs. Le constat à tirer de ces chiffres est clair : tant en France que dans les autres pays de l’UE, la grande majorité des demandes d’asile a été jugée injustifiée.

Les recours formés par les demandeurs d’asile déboutés ont permis en 2021 à 22 100 d’entre eux d’obtenir le statut de réfugié, à 18 100 d’entre eux la protection subsidiaire et à 24 900 d’entre eux d’obtenir un titre de séjour pour raison humanitaire. En France, le contribuable peut être remercié pour financer l’aide juridictionnelle qui permet de mener à bien nombre de ces procédures.

Le nombre de demandes d’asile en attente de décision était au 31 décembre 2021 particulièrement important en Allemagne (264 400), en France (145 200), et dans une moindre mesure en Espagne (104 000).

Ces chiffres permettent de constater une fois de plus l’attractivité du système d’asile en France, un pays qui, au regard de l’importance de sa population, attire bien plus les migrants que les autres pays européens. Il est vrai que, depuis son élection en 2017, le président de la République française, Emmanuel Macron, a considérablement augmenté les moyens humains et matériels pour faire face à la demande d’asile, ce qui, conjugué à une piteuse politique d’éloignement des déboutés, a entraîné un formidable appel d’air.

L’immigration clandestine en forte hausse

De nombreux signaux montrent que l’immigration clandestine à destination des pays de l’Union européenne est en forte hausse. En 2021, l’agence Frontex a recensé pas moins de 200 000 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2020. Les statistiques des arrivées clandestines dans les pays du sud de l’Europe tenues par le HCR des Nations unies confirment également cette tendance. C’est dans ce contexte que, comme nous allons le voir, plusieurs pays d’Europe de l’Ouest ont choisi de baisser la garde en 2021.

En 2021, les forces de l’ordre ont dans les différents pays de l’UE interpellé 681 200 personnes en situation irrégulière. L’étranger en situation irrégulière est fréquemment un homme (à 87 % des cas), âgé de 18 à 34 ans (dans 54 % des cas). Les Syriens (79 800), les Algériens (56 800) et les Afghans (52 800) figurent parmi les nationalités les plus représentées parmi les clandestins interpellés en 2021.

La France est le pays qui a, lors de contrôles, interpellé le plus d’étrangers en situation irrégulière sur son territoire (215 000), suivi par la Hongrie (134 100) et l’Allemagne (120 300).

342 000 étrangers en situation irrégulière se sont vu signifier l’ordre de quitter le pays dans lequel ils se trouvaient. Le nombre d’exécution des notifications d’obligation de quitter l’un des pays membres de l’UE est le plus faible depuis… 2010 et s’établit à 82 700.

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