Allemagne : des parents d’élèves musulmans font censurer un manuel scolaire jugé « discriminatoire » car celui-ci évoque le thème du mariage forcé

Adrien Bocquet qui revient d’opérations humanitaires en Ukraine : « J’ai vu beaucoup de crimes de guerre. Les seuls crimes de guerre que j’ai vus ont été perpétrés par des militaires Ukrainiens »

[Tribune] L’Union européenne passoire : comment Frontex devient une agence d’assistance aux migrants

migrants frontex

Ce qui devait arriver arriva : le directeur général de Frontex, agence européenne des gardes-frontières et des gardes-côtes, Fabrice Leggeri, a été poussé à la démission après des mois de harcèlement d’ONG favorables à l’ouverture de l’Europe aux flux migratoires, ainsi que de la Commission et du Parlement européens. Accusé de refoulements illégaux, ce qu’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) corroborerait, il a jeté l’éponge.

Cette affaire soulève plusieurs interrogations. D’abord, pourquoi mandater l’OLAF, organe chargé de lutter contre la corruption et la fraude financière, pour enquêter ? Il est vrai que, depuis quelque temps, on a l’impression que cet office est instrumentalisé par la Commission pour des motifs politiques et idéologiques.

Ensuite, pour quelle raison les ONG favorables au laxisme migratoire ont-elles une telle influence sur la Commission européenne, comme si elles étaient en « ligne directe » avec le cabinet d’Ursula von der Leyen, comme elles le sont avec certaines rédactions de médias du courant dominant. C’est le signe même de l’empire de l’émotion, plus que de la raison, sur le système.

Enfin, pourquoi les règles relatives aux migrants illégaux ont-elles été systématiquement utilisées à charge contre le directeur général de Frontex, alors même qu’elles ne sont ni claires ni cohérentes ?

L’article 33 de la convention de Genève sur le droit d’asile stipule qu’« aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera un réfugié sur les frontières où sa vie ou sa liberté serait menacée ». La Cour européenne des droits de l’homme, que l’on sait sous influence, a étendu ces règles à toute personne en besoin de protection. Or, une norme juridique, pour être appliquée et efficace, doit être claire et précise. Qu’est-ce qu’une personne en besoin de protection ? Notion imprécise, donc sujette à contestations et procédures.

Si les réfugiés d’Ukraine, en grande majorité des femmes et des enfants qui fuient la guerre, doivent évidemment être accueillis, il est avéré que le droit d’asile a été perverti en filière d’immigration illégale. En France, près de 80 % des demandes d’asile sont rejetées mais les personnes arrivées illégalement sur le territoire ne sont que rarement reconduites à la frontière. Le Sénat avance un taux de 13 à 14 %. Seule une instruction en aval, dans le pays de départ, pourrait être efficace, mais les ONG assimilent ceci à « une occupation étrangère ».

L’exposé des motifs du règlement de 2018 relatif à Frontex reconnaît qu’« il reste beaucoup à faire pour garantir le contrôle efficace des frontières de l’Union et pour accélérer considérablement le retour effectif des migrants en situation irrégulière ». Son article 1 indique qu’il s’agit de s’attaquer « aux défis migratoires, y compris la problématique du retour », ce que confirme l’article 10 qui stipule que le rôle de l’agence est de « contribuer à un niveau efficace élevé et uniforme aux contrôles aux frontières et de retour ».

Or, en pratique, la direction générale de Frontex a vu son action continuellement contestée par les ONG, la Commission et le Parlement européens dans une espèce de schizophrénie qui consiste à assigner des buts de contrôle des frontières et de retours « à un niveau efficace, élevé et uniforme » et, dans le même temps, de mettre en cause les actions menées pour y parvenir au nom de la protection des « droits fondamentaux ».

Mme von der Leyen, Allemande typique qui n’en finit pas de vouloir exorciser les crimes commis par ses parents ou grands-parents, soutenue par la gauche du Parlement européen, souhaitait que des sanctions soient prises contre Fabrice Leggeri. Sa démission met un terme à l’affaire. Elle met un terme, aussi, à l’existence de Frontex en tant que garante de l’intégrité des frontières de l’Union européenne. Désormais, il s’agira d’une agence d’assistance aux migrants.

La promesse était que la contrepartie aux accords de Schengen et à l’ouverture des frontières internes de l’Union européenne serait un contrôle efficace des frontières externes. Le masque et tombé. Il n’en sera rien. Le bla-bla destiné à rassurer le « gogo » électeur continuera à le bercer d’illusions. Il ne s’agit pas de faiblesse mais de volonté idéologique. Le monde doit être ouvert et indifférencié afin de permettre aux flux économiques de se déployer sans contraintes en ayant à disposition le « matériau humain » nécessaire. L’Union européenne est et sera une passoire, parce que le projet est qu’elle le soit. Tant pis pour les peuples européens et ce qui leur reste de liberté.

Stéphane Buffetaut

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les mathématiques, ennemies du Progrès ? Les réfugiés ukrainiens contre le dogme multiculturel, par Clément Martin (Les Identitaires)

mathématiques

Depuis l’arrivée des réfugiés de guerre ukrainiens en France, plusieurs médias ont relayé la surprise des professeurs devant les talents en mathématiques des élèves nouvellement arrivés comparés à ceux des « Français »[1]. Quelles sont donc les raisons mystérieuses qui expliquent que des élèves ukrainiens ne parlant quasiment pas un mot de français se retrouvent, au même âge que leurs camarades, au niveau équivalent à celui d’une année supérieure[2] ? Comment expliquer que la France peut se targuer d’avoir reçu un nombre colossal de récompenses en mathématiques[3], alors que le niveau de ses élèves chute année après année[4] ?

La France, patrie de la connaissance inutile

Pour répondre à cette question, pourquoi ne pas se tourner vers la sagesse éternelle et indépassable de la sociologie française ? Nul doute que les grands sages du constructivisme et du structuralisme sauront résoudre cette énigme sans aucune difficulté. Saint Bourdieu et saint Foucault, ayant fait le choix de ne croire que ce qu’ils ne voyaient pas, sont donc immunisés contre les préjugés, les prénotions et les reliquats réactionnaires de la perception.

On le sait, en France, les paramètres qui expliquent le niveau scolaire sont socio-économiques et ont trait à la violence symbolique que la société bourgeoise inflige aux élèves des classes populaires. C’est la raison pour laquelle le niveau scolaire des enfants issus de l’immigration afro-maghrébine est plus faible que celui des autochtones (bourgeois car blancs, donc exploiteurs). Lorsqu’un professeur demande qu’un minimum de discipline soit respecté dans sa salle de classe ou qu’un élève sache à peu près compter sur ses doigts à l’âge de 10 ans, il procède sans le savoir à un exercice de domination bourgeoise à l’encontre de ses « apprenants ».

Étrangement, la sagesse sociologique semble avoir rencontré un écueil épistémologique de taille : les petits ukrainiens, qui sont littéralement les réfugiés de guerre issus d’un pays dans lequel le salaire mensuel médian est de 260 €, qui ne parlent pas le français et qui n’ont qu’une connexion ténue avec notre culture nationale, ont un an d’avance sur nos descendants de Gaulois.

La tronçonneuse d’Ockham

Plusieurs explications s’imposent pour expliquer ce que les bonnes âmes ne sont même pas capables de constater.

D’une part, encore et toujours, la marginalisation du facteur ethnique dans la lecture des problèmes sociaux qui fleurissent en France ne peut mener qu’à l’erreur. Il est certain et évident que l’afflux massif de populations immigrées s’est immédiatement accompagné d’une chute du niveau scolaire moyen. Et tous les Français qui ont eu l’immense honneur de faire partie des cohortes d’élèves destinés à faire leurs études dans les classes remplacées sont bien au courant de cet état de fait. Le discours ambiant sur la violence symbolique comme facteur d’explication des niveaux désastreux en Seine-Saint-Denis fait pâle figure (sans mauvais jeu de mot) par rapport à la cause bien réelle qu’est la violence concrète, physique et l’ensauvagement des salles de classe en zone remplacée.

D’autre part, il est certain que le délire pédagogiste qui a pris le contrôle de l’Éducation Nationale (et dont l’Inquisiteur en chef est bien sûr le socialiste Philippe Meirieu) a causé des dégâts considérables à l’excellence de l’instruction française. Au contraire des analyses vulgairement partisanes et pseudomarxistes d’un Pierre Bourdieu, l’excellence scolaire est au contraire le meilleur moyen pour les enfants issus des classes populaires de transcender leurs origines de classe et d’accéder à une vie meilleure.

Plus encore, les comportements exemplaires des réfugiés de guerre ukrainiens, arrivés de façon précipitée et chaotique en France, illustrent d’une façon presque cruelle pour nos adversaires que la civilisation européenne est une évidence, et que tous les programmes, toutes les subventions et toutes les soumissions ne sauront remplir le fossé qui nous sépare des immigrés d’Afrique.

[1] https://twitter.com/KaplanBen_Fr/status/1507656834609467394?s=20&t=Wd8hQLKz2Zpmv2_8yd2A1A
[2] https://www.europe1.fr/international/les-eleves-ukrainiens-remarques-en-france-pour-leur-bon-niveau-en-mathematiques-4105814
[3] https://www.lefigaro.fr/sciences/2012/10/10/01008-20121010ARTFIG00528-sciences-la-france-dans-le-top-5-des-nations-les-plus-recompensees.php
[4] https://www.education.gouv.fr/timss-2019-resultats-en-mathematiques-et-en-sciences-des-eleves-de-cm1-et-4eme-307829

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Virginie Joron : « Portefeuille européen d’identité numérique : contrôler, tracer, censurer, noter, sanctionner pour et par qui ? »

Virginie Joron

À l’heure où le monde occidental prend conscience de la manière inhumaine avec laquelle les autorités chinoises gèrent l’épidémie de Covid, Virginie Joron, eurodéputée RN et membre du groupe Identité et Démocratie, a interpellé le commissaire européen Thierry Breton sur le projet européen de création d’un « portefeuille d’identité numérique » à l’horizon 2030. Elle alerte sur les risques de la mise en place d’un véritable contrôle social « à la chinoise » en Europe. Et répond aux questions de Boulevard Voltaire.

Sabine de Villeroché. En quoi la création d’un portefeuille européen d’identité numérique conçu pour le bien des citoyens serait-elle une menace pour nos libertés ?

Virginie Joron. Le sujet de l’identité numérique européen avec le fameux « portefeuille européen d’identité numérique » est un sujet passionnant et effrayant en même temps. Il peut nous faciliter la vie, c’est vrai : dans une application, on aura notre carte d’identité, notre carte bancaire, notre carte de Sécurité sociale et notre carte d’embarquement. De plus, comme l’évoque la Commission, tout cela reste encore facultatif. Mais la menace pour nos libertés est aussi multiforme. C’est pourquoi plus ce projet de décennie numérique pour l’horizon 2030 avance et plus les craintes se font jour.
On a découvert, avec le passe vaccinal et son code QR relié à la caisse de Sécurité sociale, que le pouvoir pouvait nous interdire de restaurants, de discothèques, de salles de cinéma, de salles de sport. Pire : des médecins, infirmiers ou encore pompiers ont été interdits d’exercer leur profession. Des professionnels pourtant d’utilité publique.
Cette dérive autoritaire a été inattendue et excessive au regard de l’évolution de la pandémie. Son seul but était/est-il uniquement la vaccination de masse ? Assurément Machiavel aurait intégré cette expérience dans ses écrits s’il avait vécu à notre époque.
Voilà pourquoi certains s’interrogent sur la portée de cette dérive de la conduite de l’État. Assistons-nous à un test grandeur nature pour tester notre aptitude à nous soumettre à un système de contrôle sous couvert d’urgence pandémique ?
À Bruxelles, cette expérience est vue comme un tremplin pour nous faire accepter ce portefeuille européen d’identité numérique. La pandémie ayant provisoirement disparu, l’extension du Certificat Covid européen jusqu’en juin 2023 sera voté sous prétexte de nouvelle pandémie ou de nouveaux variants. Le vote en Commission LIBE (libertés civiles) au Parlement européen a eu lieu la semaine dernière. Le vote final aura lieu en juin et je voterai, bien sûr, contre avec les élus du Rassemblement national.
Sous prétexte de lutte contre la pandémie, on nous fait entrer petit à petit dans un système de contrôle, de traçage, de frontières intérieures voire d’exclusion pourtant contraire au sacro-saint principe bruxellois de la liberté de circulation. Pour rappel, la liberté de circulation et de séjour des personnes dans l’Union a été instaurée par l’article 48 du traité de Rome en 1957. C’est, depuis 70 ans, une pierre angulaire de la citoyenneté de l’Union.
J’ai visité récemment, avec des collègues eurodéputés, des professionnels du secteur de la technologie biométrique. L’avancement de ces technologies est effectivement impressionnant. Tout est prêt, comme le code QR associé avec la photo et le vaccin. Il n’y a plus qu’à choisir le support : implantation de puce ou application ?
Nous avons eu de belles démonstrations de reconnaissance faciale et de reconnaissance vocale et ces experts se sont voulus rassurants. Mais qui va gérer nos données ? Microsoft ? Qui va décider de ces exclusions ? McKinsey ? Aujourd’hui encore, malgré une communication sur un besoin de souveraineté dans le numérique, aucune entreprise européenne n’obtient les faveurs de la Commission dans les marchés publics. Au contraire, depuis vingt ans, la Commission a décidé, par trois fois, d’autoriser le transfert des données des Européens aux États-Unis à l’encontre de la jurisprudence de la Cour de justice (affaire Schrems contre Facebook).
Contrôler, tracer, censurer, noter, sanctionner pour et par qui ? Ce seront aussi des enjeux majeurs pour demain.

S.d.V. Quelle a été la réponse du commissaire européen Thierry Breton ? Vous a-t-il rassurée ?

V. J. En tant que membre de la Commission du marché intérieur, j’ai l’opportunité d’interroger régulièrement son commissaire, qui est Thierry Breton, choisi par Emmanuel Macron en remplacement de Sylvie Goulard. La dernière fois, ma question tournait autour de ce portefeuille numérique européen et la crainte d’une dérive à la chinoise car la Commission souhaite la mise en place rapide de cet outil dans l’Union européenne. Se voulant rassurant, il m’a répondu qu’évidemment, ils ne voulaient surtout pas revenir à du confinement strict, comme on peut le voir, ces derniers jours, à Shanghai, et que ce portefeuille nous protégera donc du confinement et de la quarantaine. Mais – et c’est une intéressante nuance – il a souligné qu’une majorité de citoyens français ou européens ont très bien accepté ce passe vaccinal. À l’entendre, comme ce sera un outil facultatif, il n’y aura aucune difficulté pour que nos compatriotes acceptent ce nouvel outil. Je ne suis donc aucunement rassurée, notamment au regard de la chasse aux non-vaccinés qui va bientôt s’ouvrir.

S.d.V. Revenons à l’actualité immédiate : vous nous apprenez que, dans le contexte de la pandémie de Covid, le passe sanitaire européen vient d’être reconduit jusqu’en juin 2023 : quelles conséquences concrètes pour nos vies ?

V. J. Comme indiqué en préambule, le passe sanitaire est un tremplin afin de nous faire entrer dans ce Portefeuille européen d’identité numérique grâce au Certificat Covid européen qui a été obligatoire et « bien suivi » par tous les États membres.
Il aurait dû s’achever en juin 2022. Or, pandémie il y a ou doses de rappel il y a, ce Certificat Covid européen va être étendu jusqu’en juin 2023. La communication aux États membres de la Commission européenne du 27 avril est d’ailleurs très claire à ce sujet : « Il nous faut intensifier encore la vaccination et l’administration de doses de rappel », nous dit Ursula von der Leyen, sa présidente non élue, car « nous entrons dans une autre phase de la pandémie ».
Compte tenu des dernières élections en France et de la déclaration d’Emmanuel Macron sur la vaccination obligatoire, bon élève, il suivra la feuille de route de Mme von der Leyen. Le passe sanitaire perdurera. Et, tout porte à le croire, avec une amélioration du produit comme l’intégration du dossier médical. La suite, nous la connaissons : nos vies seront rythmées par le rappel des doses, et pour faciliter nos déplacements, la carte d’embarquement y sera également intégrée, comme la SNCF l’avait déjà proposé cet hiver. La participation des entreprises privées sera un développement à suivre.
Au niveau public, d’autres déclinaisons de ce passe sont à l’essai, comme avec l’exemple de la ville de Bologne, en Italie, avec le « Smart Citizen Wallet », qui est une autre dérive de ce système de portefeuille où l’on peut intégrer de nouvelles règles dites vertueuses ou de bons comportements citoyens. Une espèce de passe vert où c’est le volet écologique qui entre en jeu. Rouler au diesel, ne pas prendre les transports publics, oublier de faire le tri des déchets et payer des amendes pour dépassement d’horodateur engendreront de mauvais points qui se traduiront par quoi ? Par un refus de place dans une crèche ? Par une amende prélevée automatiquement sur le compte ? Tout est permis selon la couleur politique de la municipalité.
La Chine, avec son crédit social que l’on a souvent moqué, est devenue un modèle pour certains comme Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada. Espérons que Macron ne suivra pas Justin.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Émeutes musulmanes en Suède – Le Premier ministre reconnaît l’échec de « l’intégration »

émeutes suède

Près d’une dizaine de villes du pays en proie à la violence insurrectionnelle et au pillage systématique, pas moins de cent policiers blessés officiellement recensés à ce jour, des centaines de véhicules incendiés, et des quartiers entièrement ravagés : après une quinzaine de jours de sanglantes émeutes perpétrées par des immigrés musulmans aux cris d’« Allah Akbar ! » (voir Présent daté du 20 avril 2022), le gouvernement social-démocrate suédois, qui semble avoir totalement perdu le contrôle de la situation, a essayé de reprendre la main jeudi dernier en annonçant une série de mesures censées mettre fin à ce qui ressemble beaucoup à une tentative de coup de force musulman. Mais, plus que le plan d’urgence présenté par le Premier ministre Magdalena Andersson, ce sont surtout ses déclarations qui ont frappé l’opinion suédoise. Et pour cause : après avoir inlassablement vanté pendant des années les prétendus bienfaits de l’immigration-invasion et ouvert en grand la porte à des centaines de milliers de migrants, celle-ci a enfin fini par admettre l’échec total de la politique dite « d’intégration » suédoise.

La Suède « grand-remplacée » à feu et à sang

Si les faits n’étaient pas si graves, il y aurait presque de quoi sourire devant le spectacle, depuis longtemps prévisible, de ces sociaux-démocrates émasculés, pro-immigration et fiers d’être « grand-remplacés », aux prises maintenant avec une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. Après des décennies d’un humanitarisme niais et moralisateur qui les a conduits à accueillir sur leur sol plus de deux millions d’étrangers en vingt ans, le réveil est en effet cruel : aujourd’hui, près d’un habitant sur cinq de la Suède est d’origine étrangère, et « Mohammed » est le deuxième prénom le plus donné aux nouveau-nés à Göteborg (le troisième à Malmö) ! On ajoutera que, rapporté à sa population, la Suède détient le triste record européen des meurtres, dont 85 % des auteurs et des victimes sont nés à l’étranger ou d’origine étrangère…

Bref, rien d’étonnant, donc, à voir maintenant les immigrés – hommes, femmes et même les enfants – des quartiers islamisés de Malmö, Linköping, Norrköping, Stockholm, Örebro, ou encore Landskrona, se soulever et s’en prendre violemment à tout ce qui incarne l’autorité et l’identité suédoises aux cris d’« Allah Akbar ! » Ainsi, depuis le 14 avril, on ne compte plus les attaques de forces de l’ordre à coups de cocktail Molotov, les véhicules de police, de pompiers et de particuliers incendiés, les commerces et bâtiments administratifs pillés, ou encore les axes routiers bloqués. La situation est devenue à ce point inquiétante que, au cours de l’un de ces affrontements, des policiers ont dû faire usage de leurs armes de service pour échapper au lynchage !

Demain, la France ?

Une catastrophe telle que Magdalena Andersson s’est vue contrainte jeudi d’admettre publiquement son échec et celui de son parti, au pouvoir depuis huit ans. En effet, a reconnu le Premier ministre suédois, « l’intégration a été trop faible tandis que nous avons connu dans le même temps une immigration massive. Notre société a été trop inconséquente sur cette question, et les moyens alloués à la police et aux services sociaux, trop légers. » Et Magdalena Andersson d’ajouter alors : « Une telle ségrégation s’est installée dans le pays que, désormais, la Suède est compartimentée en sociétés parallèles. Nous vivons dans le même pays, mais dans des réalités complètement différentes. » Ironie du sort ou hasard malheureux du calendrier : la Commission européenne, qui, pour la première fois, décernait ce jour-là à Bruxelles ses fameux « prix des capitales européennes de l’inclusion et de la diversité », accordait la médaille d’argent à la ville de Göteborg pour ses nombreux efforts en matière de lutte contre les « discriminations »…

Reste que, s’il en avait le courage et voulait bien accepter enfin de sortir de son incroyable déni, le gouvernement français devrait suivre l’exemple de son homologue suédois et se livrer lui aussi à son autocritique. Car, pour avoir défendu depuis des décennies la même politique d’immigration aberrante que celle menée par Stockholm, et comme elle capitulé systématiquement devant les revendications incessantes des islamistes, celui-ci a créé dans notre pays toutes les conditions propices à un soulèvement des immigrés musulmans sur le modèle suédois.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 mai 2022

Voyage au Wokistan : l’anti-Europe se dessine à Bruxelles

parlement européen

Le Parlement européen a adopté récemment une résolution établissant sa position concernant la lutte contre le « racisme » dans la culture, l’éducation, les médias et les sports. Ce texte indigeste constitue un véritable florilège d’exigences ethniques et de novlangue progressiste. Les eurodéputés souhaiteraient lutter contre le « racisme structurel » et imposer « une approche intersectionnelle de l’élaboration des politiques ». Autant dire que Bruxelles a acté sa conversion au wokisme !

Au-delà de ce vulgaire charabia, la clause la plus choquante est sans doute la suivante : le Parlement exige la censure de médias publiant des informations « stigmatisantes », définies comme celles « ciblant les migrants comme étant la source de divers problèmes socio-économiques et en accordant une couverture disproportionnée aux infractions commises par des migrants ».

De fait, les eurodéputés exigent la censure d’informations exactes dans la mesure qu’elles nuisent à l’idéologie dominante. Le fait est que les populations africaines et musulmanes en Europe occidentale sont très souvent disproportionnellement concernées par l’insécurité, l’assistanat et la sous-performance scolaire et économique.

Immigration, insécurité et « problèmes socio-économiques » : florilège de statistiques

Les statistiques aussi bien que le vécu quotidien des Européens dans les zones nouvellement « diversifiées » l’attestent. Par exemple, la police de Londres indique qu’en 2019 des Noirs étaient impliqués dans 51 % des attaques au couteau, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population londonienne. Ces chiffres sont stables depuis 10 ans et tout à fait comparable à la criminalité afro-américaine aux États-Unis d’Amérique.

En France, une étude de l’INSEE de 2012 avait constaté que les immigrés et les descendants d’immigrés d’origine maghrébine, africaine et turque étaient largement plus concernés par l’échec scolaire, le chômage et l’accès aux HLM que ne l’étaient les indigènes ou les immigrés d’origine européenne ou asiatique.

En Allemagne, la décision unilatérale de la chancelière Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de prétendus « réfugiés » en 2015 a coïncidé avec une augmentation importante de l’insécurité. Trois années plus tard, les statistiques officielles démontrèrent que 92 % de cette augmentation avait pour cause de jeunes migrants de sexe masculin. Le point culminant de cette vague de violence fut les agressions – dont 500 à caractère sexuel – subites par 1 200 femmes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, à Hambourg et dans d’autres villes allemandes. Pendant ce temps-là, le ministère de l’Intérieur allemand tenta d’étouffer l’affaire en supprimant toute mention de « viol » du rapport policier et la Commission européenne affirma qu’il n’y avait aucun lien avec les migrants et qu’il fallait contrer toute réaction « xénophobe ».

À Rotherham et dans d’autres villes anglaises, des gangs essentiellement d’origine pakistanaise ont perpétré plus de 2 400 viols sur mineur. Les élus locaux refusèrent pendant des années de s’opposer à ces crimes monstrueux car ils ne voulaient pas « donner de l’oxygène aux opinions racistes ». La devise officielle du conseil municipal de Rotherham ? « Où tout le monde compte. »

L’hebdomadaire britannique The Economist a révélé que les migrants originaires du Moyen-Orient et du Maghreb ont un impact fiscal uniformément négatif au Danemark tout au long de la vie, consommant plus en matière d’assistanat et de services publics qu’ils ne contribuent en impôts. Leur situation contraste fortement avec la situation des indigènes danois et des immigrés d’origine occidentale. Le magazine illustra ces chiffres avec un graphique au titre « C’est compliqué », alors que la situation est tout à fait limpide.

On peut multiplier ces chiffres pour à peu près tous les pays occidentaux dès lors que les statistiques concernées sont collectées et publiées. Or, toute cette criminalité « disproportionnelle » et tous ces « problèmes socio-économiques » (un bel euphémisme) ont une cause première et fondamentale : l’immigration en Europe des populations concernées. Mais les eurodéputés souhaitent tout simplement interdire aux médias de soulever ces faits qui pourrissent la vie des Européens.

Imposer la censure dans les médias audiovisuels et les réseaux sociaux

Le Parlement européen ne fait pas que demander la censure de faits embarrassants. Il exige que les autorités de réglementation audiovisuelle (CSA et autres) aient plus de compétences pour censurer des émissions ayant « des contenus discriminatoires ou racistes » et qu’on élimine les financements publics aux médias promouvant des « discours haineux et xénophobes ». Au contraire, les médias devraient « éviter les pratiques qui entretiennent ou renforcent les stéréotypes négatifs concernant des minorités ethniques ou raciales » et « montrer des membres de ces communautés dans des rôles positifs ».

Les eurodéputés ont également appelé à « accroître la responsabilisation des plateformes numériques et des réseaux sociaux afin de lutter contre la diffusion de l’incitation à la haine raciale à l’égard des migrants et des minorités », exigeant de fait plus de censure sur les réseaux sociaux.

Le rapporteur du texte est Salima Yenbou, une eurodéputée française d’origine algérienne, née en Seine-Saint-Denis. Cette élue, issue du groupe des Verts mais ayant depuis rallié le camp macroniste, défendit son texte en déclarant :

« Nous devons lutter activement contre le racisme, afin que nos filles et nos fils n’aient plus à se demander s’ils ont leur place dans notre société. Afin de construire un avenir meilleur, nous devons connaître et comprendre notre histoire. C’est pourquoi il est important que les étudiants en apprennent davantage sur le colonialisme, l’esclavage, le génocide et tous les phénomènes liés. »

Elle ajouta qu’il fallait « mettre fin aux médias qui diffusent des propos racistes sur les migrants et les réfugiés, ainsi qu’aux contenus qui sont racistes, qu’ils soient intentionnels ou non. » La mission d’éliminer des contenus dits « racistes non intentionnels » donnerait à l’État de vastes compétences dans le domaine de la censure.

Pour lire la suite, c’est ici !

Grand remplacement 3 : Enquête sur MOLENBEEK

molenbeek islam

26/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Cette enquête a été tout d’abord censurée. Personne ne voulait que vous la voyez. Mais face à l’enjeu trop important, Livre Noir a choisi de la diffuser. Molenbeek : au cœur de Bruxelles-Califat.

Un sujet est totalement absent du débat présidentiel. Il est pourtant un enjeu majeur pour nos vies, celles de nos enfants, et pour notre civilisation.

Ce sujet, c’est l’islamisme.

À 3h de Paris, près de Roubaix, des femmes blanches, catholiques, sont obligées de se voiler pour sortir de chez elles. Cela arrivera chez nous, avec le soutien d’un électorat Mélenchoniste de plus en plus conséquent.


L’UE s’acharne contre Marine Le Pen – Accusation « opportune » de « détournement de fonds »

Marine Le Pen UE

Quoi de mieux pour essayer de « torpiller » son adversaire à l’élection présidentielle que la publication, à quelques jours du second tour, de « révélations » l’accusant d’un prétendu « détournement de fonds publics » ? La technique a beau être vieille comme le monde, et les ficelles un peu grosses, cela n’a cependant pas empêché l’Union européenne d’y avoir eu recours une fois de plus récemment contre Marine Le Pen et plusieurs de ses proches pour voler au secours de son candidat, Emmanuel Macron.

Ingérence dans la campagne française

A l’origine de cette nouvelle cabale, on ne sera évidemment pas surpris de retrouver l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), contre lequel, rappelons-le, le RN a déjà déposé plainte à deux reprises par le passé, à la suite à des accusations non fondées portées par celui-ci contre certains de ses élus. De même qu’on ne sera pas étonné d’apprendre que le récent rapport « incriminant » Marine Le Pen et plusieurs de ses proches a été rendu public par le Mediapart de l’ancien trotskiste Plenel, notre Vychinski national… Bref, dans ce document, l’OLAF accuse ouvertement la candidate du RN, ainsi que trois autres anciens eurodéputés du parti (Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot et Bruno Gollnisch), d’avoir utilisé les frais dont peuvent user les groupes politiques dans le cadre de leur mandat de député européen à des fins de politique nationale. Notamment pour des dépenses personnelles ou pour des prestations au profit de sociétés commerciales proches du RN et du groupe parlementaire Europe des nations et des libertés. Evaluant le total de ces dépenses à « environ 600 000 euros », dont « environ 137 000 euros » pour Marine Le Pen, l’OLAF annonce alors son intention de « procéder au recouvrement des sommes indûment payées »…

« Aucune preuve, aucun élément »

Une accusation que la candidate de la droite nationale, en déplacement lundi à Saint-Pierre-en-Auge, en Normandie, a bien sûr immédiatement et fermement contestée, en précisant au passage n’avoir « pas eu officiellement connaissance [de celle-ci], ce qui déjà pose un problème en termes d’Etat de droit », et pour laquelle l’Office européen de lutte antifraude ne lui a fourni « aucune preuve, aucun élément, malgré d’ailleurs les demandes [qu’elle a] pu faire ». Mais, a ajouté Marine Le Pen, « les coups fourrés de l’Union européenne, quelques jours avant le second tour, j’ai une grande habitude de cela et je pense que les Français ne sont absolument pas dupes ». Un avis partagé par Jordan Bardella qui, invité sur CNews, a précisé en outre que le RN allait déposer « évidemment une troisième plainte » contre l’OLAF. Quant à Philippe Olivier, le conseiller spécial de la candidate RN, il a rappelé avec beaucoup de justesse sur Twitter qu’un « pays où le pouvoir tente de criminaliser les opposants par des montages grossiers s’appelle une dictature » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 19 avril 2022

Embargo énergétique contre la Russie : l’UE se tire une balle dans le pied

embargo russie

Après des semaines d’âpres négociations, les pays membres de l’UE ont finalement décidé jeudi, dans le cadre d’une cinquième salve de sanctions qui entrera en vigueur début août, outre l’interdiction d’exportations vers la Russie à hauteur de 10 milliards d’euros, le gel des avoirs de plusieurs banques russes ou encore l’élargissement de leur « liste noire » à plus de 200 proches du Kremlin, la mise en place d’un embargo sur le charbon russe. Une dernière mesure qui devrait leur coûter très cher puisque, rappelons-le, l’UE n’importe pas moins de 45 % de son charbon de Russie.

Cependant, dans leur volonté suicidaire de sanctionner Moscou « quoi qu’il en coûte », les Vingt-Sept ne semblent pas près de s’arrêter en si bon chemin : sous la pression du Parlement de Bruxelles, qui réclame l’imposition d’un embargo « total et immédiat » sur les importations « de pétrole, de charbon, de combustible nucléaire et de gaz » russes, ceux-ci pourraient bien décider lundi prochain, lors d’une nouvelle réunion, d’aller encore plus loin dans leurs sanctions contre le secteur énergétique russe. Au risque de saborder leurs propres économies…

Cent euros par adulte pour un embargo sur le gaz

Le fameux « Conseil d’analyse économique », dont la mission n’est autre que d’éclairer notre gouvernement, a beau affirmer dans sa note du 4 avril qu’un embargo sur le gaz russe n’aurait qu’« un impact relativement faible » sur les pays de l’UE et serait donc « gérable », l’addition n’en resterait pas moins salée pour des Français déjà durement frappés par une inflation galopante. Estimée par le CAE à environ 0,15 % à 0,3 %, la perte de notre revenu national brut entraînée par cet embargo coûterait en effet quelque 100 euros par adulte ! En outre, un tel boycott ayant évidemment des conséquences beaucoup plus graves sur les pays membres davantage dépendant du gaz russe que nous, cela contraindrait notre pays, comme l’indique le CAE dans sa note, à « une solidarité européenne ». Autrement dit, les Français, déjà dévalisés par le fisc, pourraient bien être contraints de mettre à nouveau la main à la poche pour venir en aide à la Bulgarie, la Finlande ou encore la Slovaquie.

Enfin, en plus d’entraîner une terrible hausse des prix pour les particuliers, un embargo sur le gaz russe aurait, comme la souligné jeudi sur Radio Classique Jean-Pierre Clamadieu, président du conseil d’administration d’Engie, un impact « très significatif » sur l’économie européenne. En effet, a-t-il expliqué, si « nous serions probablement capables de remplacer à peu près la moitié » de nos importations de gaz russe, « le reste, à très court terme, devrait être compensé par une réduction des consommations, particulièrement dans les secteurs industriels », qui représentent 25 % de la consommation de gaz. « Il n’y aurait pas d’impact dans l’immédiat », a précisé Jean-Pierre Clamadieu, car « nous arrivons dans la saison d’été en matière gazière, c’est-à-dire celle dans laquelle on reçoit plus de gaz qu’on en consomme ». Mais les conséquences d’un tel embargo se feraient immanquablement sentir « lors de l’hiver prochain ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2022

Nouveau succès écrasant de Viktor Orbán en Hongrie : pourquoi un tel résultat ?

Viktor Orbán

Dimanche 3 avril se tenaient des élections législatives en Hongrie. Pour la quatrième fois d’affilée, la formation politique de Viktor Orbán remporte une majorité des deux tiers au Parlement. Afin de comprendre ce triomphe inattendu, remettons brièvement le scrutin de dimanche en perspective.
Découvrez cette analyse de Thibaud Gibelin, essayiste, professeur invité au Mathias Corvinus Collegium, auteur de Pourquoi Viktor Orban joue et gagne – Résurgence de l’Europe centrale.

Du retour au pouvoir à 2018

– En 2010, le Fidesz revient au pouvoir après huit années calamiteuses aux affaires de la coalition libérale-socialiste, marquées par des scandales de corruption, des manifestations réprimées par la police (2006), et bien surtout le marasme économique et le recours à un prêt du FMI.
– En 2014, la majorité constitutionnelle des deux tiers est renouvelée de justesse selon la carte électorale et le mode de scrutin modifiés par les réformes constitutionnelles. Désormais, le Parlement hongrois compte 199 sièges : 106 pourvus par autant de circonscriptions et 93 acquis selon un scrutin de liste. Les électeurs votent donc deux fois, pour leur député local et pour la liste de leur choix. Les Hongrois du bassin des Carpates participent seulement au scrutin de liste.
– Même l’obtention de la majorité absolue n’était pas garantie, puisque la « révolution conservatrice » paraissait anachronique et révoltante aux yeux de très nombreux observateurs. Les Hongrois en jugèrent autrement.
– En 2018, l’incertitude est maximale la veille du scrutin. L’évènement majeur de la législature écoulée, la crise migratoire, rebat les cartes. Viktor Orbán a assumé une position forte, clivante et minoritaire sur le refus de l’immigration extra-européenne et des quotas. Privé de marge de manœuvre et pressé d’arriver au pouvoir, le parti d’extrême-droite Jobbik se dit prêt à gouverner avec l’opposition de gauche. Le Fidesz fait campagne avec la slogan trumpien « pour nous, c’est la Hongrie en premier », rejetant l’opposition comme autant de forces inféodées à « l’empire Soros ». La forte participation le jour de l’élection est interprétée par les observateurs occidentaux comme un sursaut démocratique pour chasser Viktor Orbán : c’est l’inverse qui se produit. Le Fidesz renouvelle sa majorité des deux tiers.

La situation en 2022

– Traumatisée par des échecs à répétition, l’opposition a décidé de se coaliser. Les diverses tendances de gauche et l’extrême-droite repentie choisissent à l’automne 2021 le conservateur indépendant Péter Márki-Zay pour mener une liste commune. Face aux scores cumulés de l’opposition, le Fidesz peut effectivement être mis en minorité. Le profil de Péter Márki-Zay, catholique et père de famille nombreuse, doit même séduire la base électorale du Fidesz.
– Une fois encore, rien ne se passe comme prévu. Les partis d’opposition ne veulent rien perdre de leurs prérogatives, la rédaction d’un programme commun s’avère une gageure, Márki-Zay passe pour un prête-nom à la fois sans autorité sur ses puissants soutiens et maladroit dans ses déclarations décousues et unilatérales. De plus, le Jobbik perd son identité politique dans cette coalition, ce qui offre une fenêtre de tir au jeune parti nationaliste Mi Hazank, qui a fait de la défense des libertés face à la « dictature covidique » un de ses chevaux de bataille.
– Les deux blocs reste au coude à coude jusqu’à mi-décembre, fluctuant avec une très faible amplitude entre 43 et 47%, les points restants vont aux indécis revendiqués et aux petites formations alternatives. Le Fidesz dégage depuis le début de l’année une mince mais constante avance. Quand Viktor Orbán s’impose comme champion de la paix face à la guerre russo-ukrainienne, il confirme son avantage. Mais ce n’est que dans les derniers jours que le Fidesz approche la barre des 50% selon certains sondages.
– L’opposition n’a pas cessé de rester très haut dans les intention de votes, entre 43% et 47%, un écart qui laissait toutefois présager la victoire du Fidesz. Enfin, les derniers jours, quelques études ont évalué l’opposition plus près des 40%.

Les résultats

– Dimanche vers 20h30, les premiers résultats partiels paraissent sur les chaînes de télévision. D’emblée le Fidesz semble assuré d’un triomphe, d’autant que les résultats des métropoles, où l’opposition concentre ses forces, ne sont pas encore dépouillés. Mais la tendance ne s’inverse pas. En ce qui concerne les circonscriptions, c’est un raz-de-marée. Si Budapest est acquis à l’opposition – à l’exception de deux circonscriptions périphériques – toutes les circonscriptions du pays élisent un député Fidesz, à l’exception de deux circonscriptions urbaines au sud du pays.
– Le Fidesz non seulement renouvelle sa majorité constitutionnelle des deux tiers, mais la renforce de deux sièges, passant de 133 à 135 députés. Autre record, la liste Fidesz remporte 53% des suffrages, très loin devant l’opposition coalisée (35%).
– L’autre évènement de ce scrutin concerne le parti nationaliste Mi Hazank, qui passe la barre des 5% et envoie 7 députés au Parlement.

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