Une nouvelle souche africaine de tuberculose détectée en Europe

18/01/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est une découverte réalisée par l’Université de Zurich, en Suisse, mais aussi dans un laboratoire allemand. Une forme de tuberculose résistante à quatre traitements antibiotiques différents a été observée chez des immigrés clandestins venus de la Corne de l’Afrique ou du Soudan.

A ce jour, 21 cas ont été repérés et des mesures de prévention ont été prises afin d’enrayer tout risque de propagation.

La Pologne critique l’Union européenne responsable de “la désillusion”

12/01/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En plein bras de fer avec les dirigeants européens, le président polonais a lancé un appel aux institutions européennes les invitant à être plus attentives aux besoins des nations membres.

Andrzej Duda s’est exprimé lors d’une réception du Nouvel An pour les ambassadeurs étrangers qu’il a accueillis au palais présidentiel dans la capitale, Varsovie :

Les institutions européennes devraient prendre leur part de responsabilité dans la désillusion qui est apparue à l’égard de l’intégration sociale et devrait en tirer les leçons. C’est le rôle des institutions de l’union de construire une politique européenne harmonieuse et non de stigmatiser, diviser et opposer les nations européennes.


Berlusconi et la Mafia : « fake news » du Monde, par Francis Bergeron

Notre grand confrère du soir, longtemps considéré comme le quotidien de référence, mais aujourd’hui plus volontiers qualifié de quotidien de déférence, a commis d’épouvantables « fake news » dont il fait l’aveu, dans une note page 17 (entre la rubrique « votre soirée télé » et « mots croisés – sudoku »). Ceci dans le journal daté du mardi 9 janvier.

Quelles sont ces « fake news » ? Oh, une bagatelle, vu de sa planète. Dans un dossier du 4 août 2015, le quotidien de gauche avait diffamé le leader de la droite italienne, Berlusconi, sur le thème suivant : « Quand Berlusconi pactise avec la Pieuvre ». Puis le 10 juillet 2017, Le Monde récidivait sous le titre « Quand Berlusconi pactisait avec Cosa Nostra ». Ce dernier article venait à l’appui d’un reportage de FR3 intitulé : « Berlusconi et la Mafia sicilienne – Scandale à l’italienne ». Articles et dossiers repris bien évidemment sur les réseaux sociaux, puisque c’est Le Monde qui le disait.

Depuis ces deux articles, il ne faisait donc de doute à personne que Berlusconi était comme cul et chemise avec la Mafia. D’autant que ces articles soutenaient que les liens de Berlusconi avec la Mafia « avaient été établis de façon certaine par de nombreux juges chargés d’enquêter sur les affaires de l’ancien président du Conseil italien ».

Or toutes ces informations étaient fausses. Le Monde lui-même reconnaît aujourd’hui, dans cet erratum, considérable quant au fond, mais pudiquement baptisé : « Précision », que toutes ses informations étaient mensongères, qu’il a donc induit en erreur ses lecteurs, mais aussi, indirectement, l’opinion publique du monde entier.

Le Monde écrit ce 9 janvier : « (…) Si plusieurs procédures pénales ont été ouvertes en Italie afin de vérifier si M. Berlusconi et son groupe Fininvest n’avaient pas employé de capitaux de provenance mafieuse, ces poursuites ont abouti après des enquêtes poussées analysant notamment les déclarations des repentis et les flux financiers de la Fininvest, à des décisions de non-lieu ou de relaxe. » Précisons qu’il s’agit de décisions judiciaires définitives.

Le Monde, du fait de son statut de quotidien de référence-déférence, aurait dû bien évidemment mettre en « une » cet aveu de fausse nouvelle colportée. Avec la future loi sur les « fake news », on peut même supposer que Le Monde aurait été sévèrement condamné, voire contraint de cesser de paraître, si on comprend bien ce que nous a expliqué le président Macron lors de ses vœux, même s’il a mis l’accent sur les fausses nouvelles en période d’élections présidentielles.

De simples « précisions » suffiront

Rappelons que Le Monde a doté les citoyens d’un outil, le « Décodex », dont le but est d’« aider à vérifier les informations qui circulent sur Internet et dénicher les rumeurs, exagérations ou déformations ». C’est toujours Internet qui est soupçonné, jamais les médias papier – et surtout pas Le Monde lui-même ! Rien ne dit que l’équipe du Monde ne figurera pas dans quelque structure déontologique destinée à qualifier de « fake news » ou pas les informations diffusées par les médias. Ce qui signifierait alors qu’il y aura deux types de « fake news », celles sanctionnables et celles qui ne le seront jamais, et pour lesquelles de simples « précisions », deux ans après les informations mensongères, suffiront pour se faire pardonner.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Hongrie viktor-orban

Viktor Orban qualifie les réfugiés d’«envahisseurs musulmans»

Le dirigeant hongrois, Viktor Orban, a réaffirmé que la Hongrie n’envisageait pas d’accueillir à l’avenir de nouveaux réfugiés, car cela engendre «nécessairement des sociétés parallèles», selon lui.

Viktor Orban a appelé le chef du SPD (Parti social-démocrate d’Allemagne), Martin Schulz, à montrer «plus de respect» pour son pays, tout en faisant allusion à sa présidence au sein du Parlement européen: «Ce qui était bon et gentil à Bruxelles — où il n’avait pas de répercussions manifestes — constitue une toute autre histoire que d’être le chef d’un parti en Allemagne et de communiquer avec d’autres pays. Nous trouvons que nous méritons plus de respect», reprend le journal Bild, en citant M.Orban.

(…)

Au demeurant, Victor Orban a rejeté lors de l’interview l’allégation selon laquelle la Hongrie obtenait de l’argent de la part de l’UE, mais refusait d’accueillir des réfugiés. Le soi-disant Fonds de Cohésion, dont bénéficie l’économie hongroise, ne serait pas un cadeau. «Il constitue une compensation équitable puisque nous avons ouvert notre marché à la libre concurrence. Cela n’a absolument rien à voir avec les réfugiés», a-t-il fait remarquer.

Orban a également tenu à souligner que la Hongrie ne comptait pas accueillir de nouveaux réfugiés à l’avenir. «Nous croyons qu’un grand nombre de musulmans conduit inévitablement à des sociétés parallèles. (…) Nous ne souhaitons rien de tel. Et nous ne souhaitons pas y être forcés», a-t-il relevé.

Et de conclure:

Nous ne considérons pas ces gens-là comme des réfugiés musulmans, mais comme des envahisseurs musulmans

Extrait repris du site Sputniknews

Catalogne : forts de leur victoire, les exilés veulent revenir

22/12/2017 – EUROPE (NOVOpress)
Forts de leurs résultats aux élections, les exilés indépendantistes veulent demander à rencontrer les représentants des Institutions européennes, arguant qu’ils ne peuvent plus les ignorer.

Carles Puigdemont, Clara Ponsati, Toni Comin, Lluis Puig et Meritxell Serret disent vouloir revenir, malgré la menace d’arrestation par les autorités espagnoles :

Nous aimerons pouvoir rentrer demain, mais bien sûr, il faudra attendre pour voir s’il y a quelque réaction dans le gouvernement espagnol et aussi pour voir si la justice espagnole décide de changer son avis sur notre cas“, a expliqué Meritxell Serret, conseillère Esquerra Republicana de Catalunya.

Nous nous sommes battus dans des conditions inégales, mais nous avons tout de même gagné, donc je pense que le mandat démocratique est claire. Et bien sûr, nous avons besoin de discuter et négocier, mais le gouvernement espagnol a besoin d’écouter le peuple de la Catalogne“, a réagi Clara Ponsati, conseillère Junts Per Catalunya.


Le retrait du droit de vote de la Pologne dans l’Union Européenne

21/12/2017 – EUROPE (NOVOpress)
L’Union Européenne a annoncé mercredi qu’elle avait déclenché une procédure inédite contre la Pologne, qui pourrait aller jusqu’à priver le pays de ses droits de vote au sein de l’Union Européenne. Cette procédure fait suite à la réforme controversée qui a été approuvée par le Sénat polonais en fin de semaine dernière.

Cette réforme vise en particulier à instaurer un contrôle politique plus étroit sur l’institution judiciaire. La Commission Européenne a hier conclu à la présence « d’un risque de violation grave de l’Etat de droit ».
Cependant, d’éventuelles sanctions comme le retrait du droit de vote ne pourront intervenir que si Varsovie n’effectue pas de changements dans un délais de trois mois. Puis elle nécessite un vote à l’unanimité des pays européen.

Or, la Hongrie de Viktor Orban, contre laquelle une procédure similaire n’est d’ailleurs pas exclue, a déjà annoncé qu’elle se rangera dans le camp de la Pologne. Le nouveau Premier ministre polonais a annoncé sa venue à Bruxelles le 9 janvier prochain afin d’améliorer l’image de la Pologne et de défendre ces réformes. C’est en tout cas la preuve qu’un rapport de force politique nouveau est en train d’émerger, au coeur même de la machine européenne.


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Jean Sévillia : «Le FPÖ est intégré de longue date à la vie politique autrichienne»

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Berlin, 1 an après l’attentat islamiste sur un marché de Noël: entre hommage et colère

20/12/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
Le 19 décembre 2016, Anis Amri, un terroriste de l’État islamique, fonçait sur la foule du marché de Noël de la Breitscheidplatz, à Berlin, au volant d’un camion bélier. Douze personnes avaient été tuées et une centaine d’autres blessées dans cet attentat le plus sanglant jamais commis sur le sol allemand.

Un an après l’attentat de Berlin, c’est l’heure des commémorations mais aussi des critiques. La presse allemande pointe du doigt les négligences sécuritaires et la mauvaise gestion d’Angela Merkel.

Un rapport officiel sur le traitement des victimes de l’attentat a critiqué la faiblesse des indemnisations et des maladresses administratives choquantes comme l’envoi aux familles d’injonctions de paiement pour les autopsies des défunts. Selon le quotidien Bild, la mairie de Berlin aurait indiqué dans l’invitation aux commémorations envoyée aux proches et blessés que «le coût d’un taxi ne sera pas remboursé» et que les transports en commun «doivent être utilisés».


La bombe migratoire africaine est une réalité

18/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La bombe démographique de l’Afrique est une réalité et rien de sérieux n’a encore été fait pour tenter d’enrayer l’exode des jeunes Africains.

Découvrez cette nouvelle vidéo publiée sur Polony TV.


Autriche : le gouvernement investi ce lundi. Heinz-Christian Strache a prôné une politique d’immigration zéro

18/12/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
Le nouveau gouvernement autrichien doit être investi ce lundi. Trois ministères de premier plan ont été attribué à des membres du FPO : les Affaires étrangères, l’Intérieur et la Défense.

Le nouveau chancelier, Sebastian Kurz, est un conservateur âgé de 31 ans. Pour avoir la majorité au Parlement, il s’est allié avec le parti populiste qui avait déjà participé à des gouvernements entre 2000 et 2007.

Le leader du FPO, Heinz-Christian Strache s’est prononcé en faveur d’une politique d’immigration zéro. Les deux partis de la coalition ont dénoncé par le passé l’émergence de sociétés musulmanes parallèles en Autriche.


La bande-annonce du film sur l’attaque islamiste du Thalys dévoilée

14/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Réalisé par Clint Eastwood, le film « Le 15h17 pour Paris » – qui revient sur l’attaque islamiste dans le train Thalys entre Amsterdam et Paris – sortira en salles le 7 février prochain.

Pour ce film, Clint Eastwood fait jouer Spencer Stone et Alek Skarlatos, les deux militaires américains qui étaient parvenus à maîtriser le terroriste Ayoub El Khazzani, évitant ainsi un carnage et devant des héros.


Le Conseil de l’Europe continue d’imposer progressivement un droit à l’avortement

07/12/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Conseil de l’Europe a publié mardi un rapport sur l’accès à l’IVG dans les 47 États-membres qui composent cette instance européenne. Ce rapport accuse plusieurs pays d’entraver l’accès à l’avortement, notamment l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment « des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement ».

Cela veut dire que les pays européens sont nombreux à effectuer un revirement sur la question de l’avortement ?

Il y a déjà de grandes variations autour du droit à l’avortement entre les pays. Sur 47, on compte encore 7 Etats qui n’autorisent pas le recours à l’IVG. Et sur les 40 restants, l’accès est plus ou moins restreint en fonction des Etats : en Pologne, par exemple, une loi a réintroduit la nécessité d’une prescription médicale pour accéder à une contraception d’urgence, c’est-à-dire abortive. Outre la Pologne, le rapport pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation « hautement restrictive » en matière d’accès à l’IVG. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. Dans la plupart de ces juridictions, des peines de prison (jusqu’à la perpétuité en Irlande du Nord) sont prévues pour les femmes ne respectant pas la loi, rappelle le rapport. Mais même dans les pays où la loi est moins restrictive, les femmes doivent parfois faire face à des obstacles importants.

Mais que préconise le Conseil de l’Europe ?

Le rapport ne se contente pas d’être descriptif, mais ajoute également des recommandations. En d’autres termes, il demande aux Etats de faciliter l’accès à l’avortement, au travers de 54 recommandations. Parmi elles, celle “d’assurer à toutes les femmes l’accès à un avortement légal et sûr” ou encore de “garantir une éducation sexuelles complète”.

Pourtant, la Convention Européenne des Droits de l’Homme protège le droit à la vie !

Oui, et c’est ce qui est pervers : le Conseil de l’Europe interprète ce droit comme protégeant la vie de la mère, au détriment de celle de l’enfant. Grégor Puppinck ne s’en étonne pas : le directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice rappelle que ce rapport a été en grande partie rédigé par le principal lobby américain pro-IVG, le Centre pour les droits reproductifs. Ce n’est donc pas un rapport d’experts, mais de lobby, et son but est militant. Heureusement, ce rapport n’a pas une grande importance, même s’il témoigne d’un manque de sérieux du Conseil.

Empreintes Clandestins

Huit clandestins sur dix refusent que les flics prennent leurs empreintes

06/12/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Près de huit clandestins sur dix interpellés dans l’Union européenne refusent que leurs empreintes soient relevées, empêchant de facto l’application des accords de Dublin, donc leur renvoi vers le pays par lequel ils sont entrés. Une information qui figure dans un rapport du sénateur Buffet, dont Minute se fait lécho cette semaine dans l’article ci-dessous.

L’article 55-1 du code de procédure pénale stipule que « le refus, par une personne à l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction, de se soumettre aux opérations de prélèvement (empreintes digitales, photographies) ordonnées par l’officier de police judiciaire est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Mais, ça, c’est uniquement pour les Français. Parce que, pour les clandestins, refuser de faire enregistrer ses empreintes, c’est un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende… et uniquement depuis 2016. Une honteuse discrimination accentuée par les juges, car, écrit François-Noël Buffet, « en pratique, les parquets n’engagent que très peu de poursuites, voire aucune » ! Il y aurait pourtant matière : « 62 % des étrangers interpellés par la direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), écrit le sénateur Buffet, refusent que leurs empreintes soient recueillies » ! Sans aucune conséquence autre, donc, que leur maintien… en France.

Dans la gestion des flux migratoires, la question des empreintes est centrale. Depuis les accords de Dublin, signés en 1990, c’est le pays qui prend les empreintes du clandestin pour les inscrire dans le fichier Eurodac qui est prié de prendre en charge ses démarches d’asile. Comme l’explique Buffet, « à titre d’exemple, une personne ayant déposé sa demande d’asile en Grèce avant de se rendre en France doit être “réadmise“ vers la Grèce, seul pays compétent pour traiter son dossier ».

Mais justement parce qu’on on ne veut pas les voir revenir, dans des pays comme la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Italie ou la Grèce, on ne se précipite pas pour relever les empreintes de ceux que l’on a réussi à appréhender. Concrètement, seuls 23 % des clandestins interpellés dans l’UE après « franchissement irrégulier d’une frontière extérieure de l’Union européenne » font « l’objet d’un prélèvement d’empreintes digitales »… C’est ce que Buffet nomme poliment une « stratégie d’évitement »…

Article paru dans Minute n° 2850 du 6 décembre 2017

Des pilotes allemands refusent de rapatrier des immigrés dont la demande d’asile a été refusée

05/12/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
De nombreux pilotes allemands refusent de participer aux expulsions d’immigrés illégaux, selon les médias allemands. Des vols spéciaux sont prévus pour les demandeurs d’asile dont la demande a été refusée, afin de les ramener dans leur pays d’origine. Or plus de 200 de ces vols ont été annulés par refus des pilotes ne voulant pas participer à cette opération.

Ces pilotes font donc fi de la décision de la justice allemande en refusant de ramener ces étrangers à leur point de départ. La plupart du temps les demandeurs d’asile déboutés disparaissent de toute façon peu de temps avant leurs expulsions programmées. Le gouvernement allemand a même prévu une aide de 3000 euros destinée à les inciter au départ.

Cette somme correspondant à bien plus d’un an de salaire moyen en Afghanistan, cette prime risque surtout de causer l’arrivée de nouveaux immigrés.

Ismaël Omar Mostefaï Musée des Martyrs

Berlin : le tueur du Bataclan Ismaël Omar Mostefaï au Musée des Martyrs !

[Dans ce Musée des Martyrs], on trouve Socrate, Martin Luther King, saint Maximilien Kolbe, saint Sébastien, sainte Apolline, Jeanne d’Arc et… Ismaël Omar Mostefaï, djihadiste, l’un des trois auteurs du massacre du 13 novembre à Paris.  Il s’agit de l’une de ces « installations artistiques » d’art contemporain si bien épinglées dans le film The Square, qui, généralement, allient le vaste foutage de gueule au scandale. Pari totalement réussi donc, cette fois encore. 

Œuvre de deux artistes danois, Ida Grarup Nielsen et Henrik Grimbäck et présenté à la maison des artistes de Béthanie à Berlin, le « Musée des martyrs » est une installation d’environ 4 mètres de large sur 8 mètres de long et 4 mètres de haut. Le public pénètre obligatoirement déchaussé (tiens ?) dans une pièce délimitée par deux grands rideaux bleus, où figurent au total 20 portraits de « martyrs », accompagnés de 20 textes descriptifs et d’objets (reconstitués) liés aux individus présentés.

Durant une demi-heure, assis sur un cube, le public écoute grâce à l’audioguide la présentation de cinq « martyrs » sur les vingt, dans l’ordre suivant : le frère franciscain Maximilien Kolbe mort à Auschwitz. Le leader de la secte Heaven’s Gate, Marshall Applewhite. La kamikaze des attentats du métro de Moscou en mars 2010, Dzhennet Abdurakhmanova. Le bonze vietnamien qui s’était immolé par le feu en 1963, Thich Quang Duc. Et enfin l’un des terroristes islamistes du Bataclan, Omar Ismael Mustafaï. Puis, durant une dizaine de minutes, il peut se déplacer dans la pièce pour s’approcher religieusement des portraits et observer les reliques reconstituées.

Le texte consacré au djihadiste explique au spectateur qu’il s’est « sacrifié pour sa cause, la lutte contre la culture occidentale ».

Une description défendue par Ricarda Ciontos, responsable de l’association Nordwind qui a installé l’expo : « Les artistes ont cherché à élargir le concept du martyr ». Ajoutant qu’ils souhaitaient présenter des personnalités « au-delà de tout jugement de valeur » et aider les spectateurs « à se glisser dans la peau des martyrs pour un bref moment ».

[…] L’ambassade de France a fait part de sa « consternation ». Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, Sonia Nour, la collaboratrice communiste du maire de la Courneuve, avait qualifié de « martyr » l’égorgeur de Mauranne et Laura.

Nicolas Dupont-Aignan a fustigé cette « injure aux victimes de l’islamisme », tandis que le député LR Eric Ciotti a jugé le procédé « honteux ». En Allemagne, un cadre de l’AfD, a décidé de porter plainte contre les créateurs de l’exposition. Alain Jakubowicz, qui vient de quitter la présidence de la LICRA, a dénoncé ce « relativisme triomphant où tout égale tout » :

« Dans ce cas précis, l’art a bon dos et je soupçonne des arrière-pensées politiques. »

Le député FN Sébastien Chenu rappelle que cette monstruosité est « financée par le Fonds culturel de la capitale et la Fondation pour la culture de la République fédérale, donc par les impôts payés par les Allemands eux-mêmes ».

Il demande à la ville de Berlin et aux autorités allemandes de « prendre leurs responsabilités au plus vite » : « pour la mémoire des victimes du Bataclan et le respect dû aux familles et pour la France qui ne cesse de payer un lourd tribut au terrorisme islamiste ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 6 décembre 2017