Le néo-ottomanisme à l’assaut de l’Europe, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Où s’arrêtera Erdogan ? Réislamisation d’un pays encore récemment fortement laïciste, interventionnisme militaire tous azimuts, ingérence en Europe à travers les populations turques qui y sont installées, celui qui se rêve sultan pose progressivement les jalons d’un agressif et inquiétant néo-ottomanisme.

Considéré au XIXème siècle comme l’homme malade de l’Europe, l’Empire ottoman n’avait cessé de refluer depuis la défaite de ses troupes devant Vienne en 1683. Après les lourdes pertes de la Première Guerre mondiale, seules les victoires militaires du général Atatürk ont pu mettre un terme à la déroute turque. Elles ont assuré à la Turquie le contrôle de la totalité de l’Anatolie et des stratégiques détroits des Dardanelles et du Bosphore.

Erdogan contre Atatürk

Une modernisation à marche forcée a ramené le pays sur le chemin de la puissance. Elle s’est conjuguée avec un éloignement de l’islam et de l’héritage ottoman. Cette approche kémaliste, du nom de son initiateur Mustafa Kemal Atatürk, a été consciencieusement déconstruite depuis l’arrivée au pouvoir de l’islamiste Recep Tayyip Erdogan en 2003. Rien de plus logique au vu de sa proximité avec les Frères musulmans qui haïssent Atatürk. Fondés en 1928, ils l’ont toujours considéré comme un traître pour avoir supprimé le califat en 1924.

Renouveau de la puissance militaire turque

L’armée turque, deuxième armée en effectifs de l’OTAN, a fait récemment l’acquisition d’armements très sophistiqués comme les missiles S-400 russes. Se sentant visiblement assez forte, la Turquie s’est ainsi permise de tourner le dos aux États-Unis et à leur nouvel avion furtif F35. Ses capacités militaires ne sont pas négligeables et ce début de renversement d’alliance témoigne d’une grande confiance en soi.

Ambitions turques en Méditerranée

Cette puissance recouvrée lui permet cette rupture avec l’Occident et attise ses ambitions en Méditerranée, où elle cherche notamment à s’approprier des gisements pétroliers nouvellement découverts. Ses envois de troupes en Libye, son annexion récente d’une partie de la Syrie, l’invasion plus ancienne du nord de Chypre, les tensions avec la Grèce, révèlent que la Turquie n’a en réalité jamais renoncé à son ancien empire. Promoteur du néo-ottomanisme, l’ancien Premier ministre Ahmet Davutoglu considère que le kémalisme est une lobotomie culturelle et qu’il a fait perdre à la Turquie son identité profonde. Une illustration supplémentaire de l’importance retrouvée du fait identitaire au XXIème siècle.

Le néo-ottomanisme en Europe

Depuis début de la crise des migrants en 2016, Erdogan ne cesse de menacer de faire déferler les 3,6 millions de « réfugiés » présents en Turquie sur l’Europe. Un chantage qui s’est accompagné d’un racket de 6 milliards d’euros auquel s’est soumis l’Union européenne. Une faiblesse européenne qui donne des ailes au président turc. Meetings électoraux, création de partis islamiques, contrôle de centaines de mosquées, la diaspora turque est chauffée à blanc. Elle est incitée à faire des enfants « ne faites pas trois mais cinq enfants, car vous êtes le futur de l’Europe », à se naturaliser et à prendre des responsabilités dans les pays dans lesquels ils habitent. « Soyez actif dans la politique, la science, l’économie ! ». Le programme est clair. La volonté de revanche et d’influence évidente.

566 ans de cauchemar

Aux jeunes Européens à qui l’on reproche sans cesse les croisades qui sauvèrent l’Europe du péril turc, rappelons que l’occupation par les croisés d’une fine bande de terre au Proche-Orient dura 196 ans. L’occupation de tout le Sud-Est de l’Europe par les Turcs, ses cortèges d’horreur, les innombrables razzias et les millions d’esclaves européens capturés par les ottomans et leurs alliés tatares furent un cauchemar qui dura 566 ans. Il se pourrait bien qu’en réalité, il ne soit pas terminé.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Un ancien recruteur de Daech en formation dans une école primaire belge

20/01/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Condamné en 2013 à dix ans de prison, ramenés à cinq ans de réclusion en novembre 2016, Jean-Louis Denis dit « le soumis » est libéré en 2019.

Devant se réinsérer, l’individu a commencé une formation de néerlandais sur la demande du VDAP, la structure en charge de l’emploi dans la région flamande, mais c’est dans une école primaire que ses cours sont dispensés, indique le site belge RTL info.

Les parents d’élèves ont fait part de leur inquiétude légitime. Sylvie, mère de famille, raconte :

J’étais terrifiée. Je suis rentrée immédiatement dans l’école quand je l’ai vu rentrer. J’ai été voir la direction qui savait très bien pourquoi je venais. L’école m’a simplement dit qu’ils ne savaient rien faire. Les locaux dans lesquels ils faisaient les cours étaient dans l’école, mais appartenaient au CVO, où il suivait des cours de néerlandais.


Impunité des Pakistanais violeurs d’enfants à Manchester, par Olivier Bault

Une centaine de Pakistanais de Manchester ont pu continuer à violer ou abuser sexuellement en toute liberté au moins 57 pré-adolescentes et adolescentes parce que la police craignait que des arrestations engendrent des tensions raciales. « Ce qui a eu un énorme impact, c’est que le groupe des personnes incriminées était constitué principalement d’hommes asiatiques et que l’on nous disait d’essayer de trouver d’autres ethnies », a déclaré une ancienne enquêteuse de la police citée dans un rapport rendu public mardi en Grande-Bretagne. Ce rapport concerne une opération de la police du Grand Manchester, l’opération Augusta, lancée en 2004.

Comme on pouvait l’entendre mardi et mercredi sur les ondes des médias britanniques, on découvre avec stupeur que, une fois encore, les autorités ont manqué à leurs obligations face à des réseaux pédophiles et, une fois encore, ces réseaux sont constitués principalement d’homme pakistanais. « Est-ce culturel ? », s’interrogeait un journaliste sur la radio LBC. Beaucoup de médias parlent certes encore d’hommes « asiatiques », mais certains n’hésitent plus à désigner les pédophiles par leur vraie origine.

En 2003, une des victimes de ce réseau pakistanais de Rochdale, dans l’agglomération de Manchester, était décédée d’une overdose à l’âge de 15 ans après une injection d’héroïne par un de ses violeurs. Lancée en 2004, l’opération Augusta avait permis d’identifier 57 victimes et 97 suspects, mais l’opération a tourné court en 2005, officiellement par manque de ressources. Le rapport publié mardi avait été commandé par le maire de l’agglomération, Andy Burnham, après un reportage diffusé par la BBC en 2017. Curieusement, le procès-verbal de la réunion où il fut décidé de mettre fin à l’opération Augusta a été égaré. Une décision surprenante alors que plusieurs des victimes avaient signalé à maintes reprises les abus dont elles faisaient l’objet et portaient des traces de violences. La jeune fille de 15 ans qui a trouvé la mort en 2005 avait été placée dans un foyer après le décès de sa mère. L’homme qui abusait d’elle venait la chercher au foyer sans que les responsables de cet orphelinat, pourtant prévenus, ne s’en émeuvent et ne fassent un signalement à la police. Les victimes du gang pakistanais de Rochdale avaient toutes entre 12 et 16 ans. Conclusion du rapport : « C’est un schéma tristement familier déjà vu dans de nombreuses autres villes à travers le pays. »

Ainsi, il y a bientôt deux ans, The Guardian, journal de gauche, demandait, après un énième scandale qui avait éclaté cette fois dans la ville de Telford (plus de 1000 jeunes filles droguées, battues, violées par des gangs indo-pakistanais pendant plus de 40 ans) après ceux de Rotherdam et Oxford : « Combien faudra-t-il de Telford avant que nous nous attaquions sérieusement au problème de l’exploitation sexuelle des enfants ? » En attendant, l’homme qui a administré la dose d’héroïne à Joan Agoglia, l’adolescente morte d’une overdose en 2005, n’a toujours pas eu à en répondre devant la justice anglaise.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2020

Lancement de l’Observatoire du journalisme hongrois

Le lundi 6 janvier 2020 à 10h00 était mis en ligne à Budapest le site de la Fondation pour la transparence du journalisme ojim.hu, en lien avec l’Ojim. Après plus d’une année de gestation, quelques voyages entre Paris et Budapest, une jeune équipe enthousiaste est constituée avec un site qui s’inspire de celui de la France mais avec son style propre.

Des points communs

Le logo, les portraits de journalistes, une partie des codes couleurs, la volonté de sortir du ronron et de l’entre-soi du monde libéral libertaire, l’exigence de rester factuel et au plus près du réel, le souhait de voir le journalisme gagner en qualité comme en pluralisme idéologique et ainsi mériter de nouveau le respect du public, tels sont les traits communs entre ojim.fr et ojim.hu

Et des différences

Le site hongrois est édité par une fondation (une association en France), le graphisme est plus jeune avec un recours plus fréquent au dessin. Pour des raisons de langue et de différences culturelles entre les deux pays, la rédaction hongroise est indépendante de celle de Paris et pleinement responsable de ses choix éditoriaux, même si les deux rédactions partagent la même philosophie.

L’équipe de Transzparens Újságírásért Alapítvány (Fondation pour la transparence du journalisme) est dirigée par Partos Bence (en hongrois le nom de famille est placé en premier), docteur en psychologie, 26 ans. Il est assisté dans l’équipe de départ de Pongracz Balint, Teszary Miklos et Szekely David qui sont de la même génération.

Le site a publié six portraits de journalistes, trois considérés comme proches du pouvoir et trois proches de l’opposition pour garder un équilibre. L’équipe organise le 2O janvier un débat entre deux journalistes hongrois connus Apati Bence de Magyar Nemzet un journal conservateur et Planko Gergö de l’influent site internet 444 financé en partie par George Soros. Nous publierons dans les prochains jours une étude fouillée sur les médias hongrois où l’on verra que le pluralisme y est plus respecté qu’en France contrairement à ce qu’écrivent tous les jours les médias de grand chemin. Longue vie à la Transparens Ujsagirasért Alapitvany dont nous rendrons compte régulièrement des activités.

Article repris du site OJIM

Bienvenue au Kosovo – Un périple à travers l’ex-Yougoslavie ou l’enfer balkanique d’après-guerre

Bienvenue au Kosovo est un titre à prendre au douzième degré. Sur la très belle couverture de l’album, Kosovo est écrit selon la typographie publicitaire d’une marque de soda symbole de l’Empire. Cette couleur rouge, c’est celle du mondialisme américain – particulièrement actif dans le démembrement balkanique – et celle du sang versé dans un conflit pluriethnique. Bienvenue au Kosovo nous raconte le retour au pays de Dimitri, Serbe ayant fui la guerre yougoslave pour l’Italie, pendant son adolescence. Les années ont passé, il doit se rendre sur la tombe de son père en pleine zone kosovare. Pendant le trajet en train, Dimitri fait la connaissance de Milan, un vieux Serbe truculent de Sarajevo.

De leur rencontre s’ensuivra toute une série de retours en arrière dans les souvenirs douloureux de l’enfance, de la guerre où chacun porte son lot de regrets, de failles et de souffrances. Dimitri porte le poids d’une culpabilité vis-à-vis de son père et de sa sœur ; quant à Milan, c’est sa situation personnelle (Serbe de Bosnie ayant une femme musulmane) qui révèle toute la complexité de cette zone de l’Europe où coexistait dans un fragile équilibre une mosaïque communautaire.

L’une des qualités premières de cette bande dessinée est d’avoir su subtilement mettre en forme les problématiques historiques de cette région sans en alourdir le propos ou la narration. Un pari réussi, un graphisme soigné, des couleurs sombres qui cadrent bien avec la tonalité de l’histoire. Le personnage de Milan est à lui tout seul un concentré de tout ce qui déchirera la Yougoslavie post-Tito. Personnage réellement touchant, désabusé, il n’omet pas de nommer les responsables dans un dernier laïus : l’OTAN et, à travers elle, les USA.

Car, oui, la Yougoslavie a bel et bien été un laboratoire pour l’oligarchie en matière de démantèlement territorial, avec le scandale de la création du Kosovo en tant qu’Etat fantoche et mafieux aux relents islamistes ; le tout supervisé par les USA et l’installation de leur base militaire Bondsteel, que du lourd ! Le Kosovo, rappelons-le, est le foyer historique de la civilisation serbe après la bataille de Kosovo Polje en 1389, où les Serbes furent opposés aux troupes ottomanes. Aujourd’hui, le Kosovo est peuplé majoritairement d’Albanais, la population serbe ayant dû, dans son ensemble, fuir.

Pour revenir à notre ouvrage, je ne peux que vous conseiller cette BD qui captivera aussi bien les bédéphiles que les plus réfractaires au genre car c’est un récit poignant sur une période occultée de notre histoire européenne.

Jérôme Régnault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2019

N. Mirkovic, S. Mogavino et G. Quattrocchi, Bienvenue au Kosovo, Editions du Rocher, 2019, 58 pages, 14,90 euros.

En Allemagne, un projet de loi « contre l’extrémisme de droite et les crimes haineux »

reseaux-sociaux

17/12/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Présenté vendredi dernier par la ministre de la Justice, Christine Lambrecht, la responsable politique du SPD tente de renforcer considérablement la loi Netzwerkdurchsetzungsgeset [NDLR : loi destinée à sanctionner les infox et contenus haineux sur les réseaux sociaux], déjà très controversée.

Ce projet de loi prévoit l’obligation pour WhatsApp, Gmail, Facebook, Tinder et autres réseaux sociaux de divulguer les données sensibles des suspects tels que les mots de passe ou adresses IP à chaque policier ou autres autorités sans décision du juge.

L’Europe d’après le Brexit, par Jean-Gilles Malliarakis

La victoire assez remarquable du parti conservateur ce 12 décembre permet d’entrevoir la solution du problème posé, depuis 3 ans par le vote des Anglais en faveur du Brexit.

La très large majorité dont disposera le gouvernement de Boris Johnson aux Communes lui permettra de négocier rapidement, et sans doute intelligemment, avec une Union européenne elle-même attentive à maintenir des liens nécessaires. Tout cela on peut l’espérer raisonnablement désormais.

Remarquons que la solidité des institutions britanniques, et notamment le mode de scrutin de la Chambre des Communes l’ont permis.

Certes, le gouvernement de Londres n’est pas entièrement sorti d’affaire.

Au plan intérieur, le résultat du vote prouve une fois de plus que c’est le camp le plus uni et le plus déterminé, en l’occurence celui du Brexit, qui l’a emporté, sur le camp divisé et incertain, celui du “remain” qui envisageait mollement un second référendum.

En revanche si l’on additionne et si l’on compare les suffrages en effet • d’un côté : 14 millions voix pour les conservateurs 365 députés + 640 000 voix au Brexit party + unionistes irlandais 240 000 voix 8 députés = 15 millions probrexit 373 députés • de l’autre : 10,3 millions voix travaillistes 202 députés mais aussi + 3,7 millions aux libéraux démocrates avec 11 députés + nationalistes écossais 1,2 millions 48 députés + 830 000 voix écolos 1 député + sinn fein irlandais 180 000 voix 7 députés + plaid cymru gallois 150 000 voix 4 députés = 16,3 millions voix antibrexit et 272 députés.

Non seulement, donc, la majorité des Britanniques a voté pour les partis antibrexit, mais les Écossais ont voté pour un parti favorable à l’indépendance cependant que 9 députés Nord-Irlandais sur 18 (Sinn Feiners + SDLP) sont favorables à l’unification de l’île pour la première fois depuis 1921.

Pour toutes ces raisons, on pourrait se féliciter cependant que pour l’essentiel désormais cela restera une affaire intérieure au Royaume Uni. Le partenaire de la négociation commerciale dispose des moyens politiques de trouver un accord, établissant une nouvelle relation avec l’Europe continentale puisque le peuple anglais a choisi de ne plus appartenir aux institutions communautaires.

Car, en dehors de la frontière irlandaise, tout cela n’interfèrera plus dans les questions graves que l’Europe doit résoudre.

La grande affaire sera désormais celle de la Défense commune.

Or, la nouvelle commission vient de procéder dans ce domaine à une avancée majeure.

D’une part le 4 décembre, Ursula von der Leyen était intervenue es-qualité au sein de l’Otan pour réaffirmer certes son respect et sa fidélité, saluant le rôle passé de l’institution issue du traité de Washington de 1949, en particulier de l’article 5.

“L’Otan est irremplaçable, mais ne peut intervenir partout. (…) Je voudrais tout d’abord dire que l’Otan, ce sera toujours l’article 5, la défense collective. L’Otan est la plus puissante alliance militaire au monde,” dit-elle, répondant implicitement aux affirmations tant soit peu provocatrices du président parisien.

Or, également elle se dit “convaincue qu’il y a des thèmes où je ne vois pas l’Otan, mais où il est nécessaire d’avoir l’Union européenne avec la capacité d’agir.”

70 ans plus tard, 30 ans après la dislocation du bloc de l’Est, s’impose la nécessité pour l’Europe de concevoir sa propre politique de sécurité et de s’en donner les moyens dans un délai de 5 ans.

Pointant un danger que l’on semble depuis trop longtemps se refuser à identifier comme une menace pour l’Europe entière elle a également reconnu avoir “de sérieux problèmes à discuter avec la Turquie“. L’évolution de la situation dans ce pays “exige des conversations très honnêtes, des deux côtés”. Or, “nous avons de graves problèmes en ce qui concerne le respect du droit international, le respect du voisinage, de la souveraineté et de l’intégrité des voisins”.

Enfin !

“Mon objectif” a-t-elle déclaré, en présentant les conclusions de la réunion du collège des commissaires [sera de] “créer l’Union de sécurité et de défense pour que l’Europe soit en capacité d’agir face aux crises.”

D’autre part, le 7 décembre, on découvrait que la présidente de la Commission mettait ses actes en conformité avec son discours.

On apprenait ainsi la création, rarissime à Bruxelles, d’une nouvelle Direction, chargée de la Défense et de l’Espace. On sort, de la sorte, de l’Europe des technocrates pour entrer, enfin, dans la sphère stratégique.

Ceci donne une force nouvelle à diverses initiatives des dernières années que l’on attribue à l’influence de certains commissaires de l’équipe Juncker-Mogherini, tels que le Français Barnier et, surtout : la Polonaise Bienkowska ou le Finlandais Katainen : quelques milliards pour la mobilité militaire, pour la recherche de défense, ou pour les projets Galileo et Copernicus, en tout plus de 30 milliards d’euros sur 7 ans. Ce n’était pas rien. Mais on passe à une vitesse supérieure.

Là aussi : enfin !

L’urgence en interpelle l’ensemble de nos pays. À nos frontières se pressent les dangers migratoires et terroristes, que l’on ne peut plus dissimuler, mais aussi d’autres menaces dans les domaines cybernétiques, industriels, technologiques, sécuritaires, ceux de la guerre hybride, face auxquels nos nations sauront l’emporter si elles s’unissent mais ne pourront que s’effondrer, submergées, si elles demeurent divisées.

Élections législatives anticipées en Grande-Bretagne : pari gagnant pour Boris Johnson

16/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Politologues, sondeurs, journalistes… la plupart étaient formels : acculé, le Premier ministre britannique serait balayé. On allait voir ce que l’on allait voir. Les conservateurs empêtrés dans le processus sans fin du Brexit perdraient la majorité absolue. Les Anglais fatigués des manœuvres politiciennes avaient ouvert les yeux et regrettaient leur vote. Un nouveau référendum serait probable qui aboutira à l’annulation du Brexit. Il n’en fut rien. Ce jeudi 12 décembre, les conservateurs ont gagné des dizaines de sièges supplémentaires assurant à Boris Johnson une confortable majorité tandis que le parti travailliste s’est effondré, y compris dans les circonscriptions ouvrières historiquement rouges.

Comment expliquer cette nette progression ?

Plusieurs facteurs entrent en compte. Avec 365 sièges sur les 650 de la chambre basse, le parti conservateur obtient son meilleur résultat depuis toujours, tandis que son adversaire travailliste enregistre sa pire défaite depuis 1935. Cette victoire sans conteste est tout d’abord celle de Boris Johnson : « brexiter » de la première heure, sa personnalité loufoque a pu jouer en sa faveur ainsi que la simplicité de son message « Get Brexit done » contrastant avec la dispersion de son principal rival Corbyn incapable de trancher la question du Brexit et de donner un cap au parti travailliste. A cela s’ajoute, le choix de Nigel Farage, vainqueur des élections européennes avec son Brexit party, de ne présenter des candidats que dans les circonscriptions travaillistes et de soutenir un maximum de candidats conservateurs. Stratégie payante qui a permis aux travaillistes « brexiters », qui ne voteront jamais conservateurs, de reporter leurs voix sur les candidats de Farage plutôt que de s’abstenir.

Une ombre au tableau pour Johnson : le raz-de-marée conservateur n’a pas franchi le mur d’Hadrien

En Écosse, le parti nationaliste (SNP), ancré au centre-gauche dans le paysage politique, a enregistré d’excellents résultats en remportant 48 des 55 sièges. Européiste, pro-LGBT, immigrationniste, le parti a revendiqué, par le biais de sa cheffe et Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, le droit d’organiser un second référendum qui permettrait à l’Écosse de quitter le Royaume-Uni afin de rester pleinement dans l’Union européenne. Londres pouvant seul autoriser un second référendum, Boris Johnson n’a pas tardé à répliquer par une fin de non-recevoir. Un second front s’ouvre pour Londres : à l’extérieur, Bruxelles, à l’intérieur, Edimbourg.

Les «sardines» manifestent à Rome contre Matteo Salvini

16/12/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le mouvement des «sardines», qui continue à se développer en Italie, a manifesté samedi dans la Ville éternelle.

Ses participants clament leur hostilité à l’encontre de la Ligue du Nord et de son chef, l’ancien vice-premier ministre Matteo Salvini.

Ouvert à la migration, le mouvement des “sardines” a rassemblé quelques 35 000 personnes ce samedi à Rome là où l’ancien ministre de l’intérieur avait organisé, deux mois auparavant un rassemblement après son retour dans l’opposition.


Norvège : un groupe islamiste subventionné pour convertir une église centenaire en mosquée

13/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le chef du Parti populaire chrétien centriste en Norvège, Kjell Ingolf Ropstad, a approuvé une subvention d’environ 100 000 euros dédiée à la conversion d’une église vieille de plus de 100 ans en mosquée, par une communauté islamiste radicale.

Selon le journal norvégien l’Aftenposten, le Centre culturel islamique, bénéficiaire de cet argent, possède déjà plusieurs écoles dans ses mosquées, notamment dans celles d’Oslo et de Drammen.

Ce n’est pas la première fois que Ropstad accorde de telles sommes au groupe islamique. En effet, par le passé, le Centre culturel islamiste avait reçu presque 70 000 euros pour transformer une ancienne église de baptiste en mosquée à Stavanger et 20 000 euros pour transformer une maison de prière à Skien en mosquée.


Une politique migratoire de plus en plus critiquée en Norvège

09/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon le journal australien Quillette, la Norvège subit une vague de violence depuis plusieurs semaines au sein de sa capitale, Oslo.

Ces attaques prenant pour cibles des hommes norvégiens « de souche » se multiplient à une vitesse inquiétante. En Norvège les politiciens n’aiment pas se prononcer sur ce sujet, néanmoins un rapport sur les corrélations entre criminalité et pays d’origine des délinquants suscite l’inquiétude : d’après le bureau des statistiques nationales, les non-norvégiens sont surreprésentés dans 65 des 80 catégories criminelles existantes.

De plus, les immigrés de certaines origines, notamment les Palestiniens, Irakiens et Afghans seraient plus susceptible de commettre un crime violent que le reste de la population. Le consensus pro-immigration semble se fragiliser, mais la gauche norvégienne garde la tête haute, « Ces chiffres ne m’intéressent pas […]. Nous n’avons pas besoin de monter les gens les uns contre les autres » a réagit la maire-adjoint d’Oslo dans le quotidien norvégien Dagbladet.

Italie – La région du Piémont dirigée par la Ligue demande à toutes les écoles d’installer une crèche de Noël

09/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
C’est dans une lettre adressée à toutes les écoles du Piémont, que la conseillère à l’Éducation de la région piémontaise Elena Chiorino fait cette demande. Cette initiative vise à favoriser la transmission des traditions culturelles et à renforcer l’identité piémontaise et européenne chez les élèves.

Mme Chiorino écrit :

Je crois que les fêtes de Noël et les traditions qui en découlent, telles que la crèche, le sapin de Noël et les représentations de la Nativité, sont des éléments fondamentaux de notre de notre identité… Nous ne pouvons et ne devons pas priver nos jeunes, en particulier nos enfants, de l’atmosphère et de la magie de Noël.


« Salvini, c’est l’exemple que c’est possible, que les idées pour lesquelles on se bat ont une finalité qui est l’accession au pouvoir »

L’épidémie des attaques au couteau progresse en Europe

Dortmund Attentat

03/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Daech a revendiqué l’attaque au couteau du London Bridge, qui a coûté la vie à deux personnes et en a blessé quatre. L’auteur ? Un islamiste de 28 ans, déjà condamné à seize ans de prison en 2012 pour avoir participé à un projet d’attentat à la bombe contre la Bourse de Londres. Il était en liberté conditionnelle depuis plus d’un an. Déjà au même endroit, en juin 2017, trois islamistes au volant d’une camionnette avaient foncé sur la foule puis poignardé des passants, faisant huit morts et cinquante blessés.

Mais il semble qu’il ne s’agisse pas de faits isolés ?

Le même jour, une attaque au couteau a eu lieu à La Haye aux Pays-Bas, dans une rue commerçante, blessant trois adolescents. Nos auditeurs se souviennent de l’attentat au couteau à la préfecture de police de Paris il y a à peine deux mois. Rappelons aussi pour ne citer que cet exemple, que le 19 septembre 2019 un Afghan armé d’un couteau et d’une barre de fer, avait agressé des passants à la sortie d’un cinéma du XIXe arrondissement faisant sept blessés dont quatre grave, avant d’être interpellé.

Et peu de pays d’Europe semblent échapper à cette folie meurtrière ?

Pour ne parler que de l’Allemagne, la police avoue être dépassée : au cours des dix dernières années, le nombre d’agressions à l’arme blanche a été multiplié par dix ! Aucune grande ville d’Allemagne n’est épargnée. Le journal Bild reconnaît que les auteurs sont majoritairement des immigrés. Les mobiles sont variés : conflits domestiques, représailles contre des travailleurs sociaux jugés insuffisamment complaisants, agressions contre des policiers ou motifs religieux. Souvent, il s’agit d’attaques à l’aveugle contre des passants, à proximité des gares ou dans les transports en commun. Si les couvertures médiatiques s’efforcent de minimiser la gravité des faits, il n’en demeure pas moins que dans les pays européens qui ont ouvert en grand leurs frontières, la sécurité des habitants est mise à mal.

Attentat islamiste à Londres – Usman Khan : la récidive de rappel

Le tueur de London Bridge, Usman Khan, avait été condamné pour terrorisme. Il venait d’être libéré de prison. Condamné en 2012 pour terrorisme avec huit autres complices, il devait purger seize ans de prison, mais a pu sortir en 2018 avec une liberté conditionnelle. Cet attentat résonne comme une piqûre de rappel des failles existantes encore dans notre dispositif législatif de lutte contre le terrorisme. Bien sûr qu’il nous faut prendre les dispositions légales afin d’isoler systématiquement les détenus terroristes tant qu’ils paraîtront dangereux en instaurant une rétention de sûreté. Notre droit doit s’adapter à la menace qui grandit.

Il nous faut tout d’abord réorganiser la gestion de la population carcérale. Toutes les tentatives afin d’empêcher le salafisme de se répandre en milieu pénitentiaire ont échoué, que ce soient les unités dites « dédiées » qui ont fait long feu ou les quartiers d’évaluation de la radicalisation qui n’empêchent pas les agressions terroristes contre les gardiens. On ne sait pas et on ne peut pas évaluer un niveau de radicalisation et les expériences de déradicalisation ont toutes échoué aussi. Dans ces conditions, la solution raisonnable est de rassembler, dans une seule maison centrale spécifique, tous les détenus concernés. Le regretté Charles Pasqua, peu avant de disparaître, proposait même de créer un bagne dédié. Sans doute avait-il raison et la question peut être à nouveau posée.

Il nous faut aussi instaurer une rétention de sûreté pour les infractions terroristes de moins de 15 ans. Larossi Abballa, l’assassin des policiers de ‪Magnanville en 2016, avait déjà été jugé et condamné par la justice française, en septembre 2013, pour avoir organisé une filière djihadiste vers le Pakistan. Condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, il est libéré à l’issue du procès, ayant effectué l’intégralité de sa peine en détention provisoire. Le juge Marc Trévidic, qui l’avait mis en examen dans cette affaire, parle d’un homme « comme il en pullule dans les dossiers islamistes, imprévisible, dissimulateur ». Il n’y a plus, actuellement, de débat national sur le sujet de la rétention de sûreté, qui permettrait de ne pas libérer un individu condamné pour des faits de terrorisme tant qu’il est considéré comme dangereux. La moyenne des condamnations variant entre cinq et sept ans, alors que la rétention de sûreté n’est applicable, actuellement, qu’à partir de quinze ans et n’est pas spécifiquement prévue pour les faits terroristes mais plutôt pour les crimes sexuels, plusieurs centaines de djihadistes ou candidats au djihad sont concernés dans les prochaines années, sans compter les centaines actuellement encore en zone de combat irako-syrienne et qui rentreraient ou sont en train de rentrer ou d’être rapatriés.

Enfin, certaines peines liées au terrorisme méritent d’être enfin réexaminées. C’est le cas de la perte de la nationalité française pour les binationaux partis pour le djihad, par décret en Conseil des ministres après avis simple du Conseil d’État, de la perte ou la déchéance de la nationalité par le tribunal spécialisé compétent comme peine complémentaire d’actes en lien avec le terrorisme ou de comportements salafistes, le rétablissement de la double peine pour les étrangers délinquants, le lien entre délinquance et terrorisme étant maintenant bien établi, la mise en œuvre de l’article 411-4 du Code pénal qui concerne l’intelligence avec l’ennemi, l’instauration du crime d’indignité nationale de trente ans pour les nationaux coupables d’actes en lien avec le terrorisme, avec la peine de dégradation nationale, l’expulsion des étrangers fichés S et l’instauration d’un délit spécifique de départ pour le djihad afin de judiciariser la situation des personnes rentrant des zones de conflit dès leur retour, délit recommandé par un protocole additionnel à la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention du terrorisme, mais non ratifié par la France.

Philippe Franceschi

Tribune reprise de Boulevard Voltaire