Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

Conflits 13 CouvLes enjeux de politique internationale figurent rarement en première ligne lors des consultations électorales en France, et d’ailleurs dans la plupart des démocraties. L’élection présidentielle française ne semble pas contredire la règle. Parmi les thèmes qui ont émergé jusqu’à présent, le revenu universel, la baisse du nombre de fonctionnaires, le chômage, la sécurité sociale arrivent en tête, sans oublier les affaires…

Pourtant ces élections pourraient bien porter prioritairement sur la relation de la France et du monde. C’est sur ce sujet qu’Emmanuel Macron a commis son premier faux pas en allant en Algérie qualifier la colonisation française de « crime contre l’humanité », formule répétée une semaine plus tard. Chacun comprend qu’il s’agissait moins de géopolitique – redéfinir la relation tumultueuse avec Alger – que de politique intérieure – tenter de capter le vote des Franco-Algériens au risque d’encourager la victimisation. Comme l’expliquait Laurent Fabius (Conférence des ambassadeurs, 25 août 2015), il n’y a pas de coupure entre politique intérieure et extérieure.

Plusieurs candidats ont mis en avant leur personnalité, seule capable d’après eux de tenir tête à des personnages aussi forts que Donald Trump et Vladimir Poutine. Déjà les critiques ont fusé contre François Fillon et Marine Le Pen suspectés de vouloir rapprocher la France de la Russie. Pendant ce temps, Macron se plaint d’attaques informatiques venues de ce pays. Ces rumeurs vont s’amplifier, elles sont trop commodes, et elles sont à la mode…

Les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Il est une autre raison qui devrait placer les relations de la France et du monde au coeur de la campagne. Selon un sondage OpinionWay du 16 février, l’axe mondialisation/antimondialisation est devenu plus important pour les électeurs que l’axe gauche/droite.

Pour juger un candidat à la présidentielle, 53% disent tenir compte de son attitude à l’égard de la mondialisation et 44% de sa position entre gauche et droite. Seuls les inactifs et donc les seniors, privilégient le clivage gauche/droite. Ce dernier n’a pas disparu, mais il paraît secondaire.

Rien n’indique comment se positionnent les sondés – pour ou contre la mondialisation –, rien ne permet de dire quel candidat ou quelle candidate profitera de cette polarisation. Les milieux populaires, présentés comme hostiles, sont les plus sensibles au thème de la mondialisation, mais les classes moyennes ou supérieures le privilégient elles aussi alors qu’elles sont censées en profiter.

Faut-il en conclure qu’un nouveau paradigme politique apparaît en France, comme cela s’est produit aux États-Unis et au Royaume-Uni lors des derniers scrutins ? Il faut garder prudence. Le clivage gauche/droite n’a pas disparu. Il retrouvera son importance lors des élections législatives – un peu comme le clivage républicains/démocrates a gardé toute sa pertinence lors des élections au Congrès américain.

Reste que les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Pascal Gauchon

Editorial du n° 13 de la revue Conflits

Ces milliardaires qui règnent sur les médias

Source : OJIM – “Ces milliardaires qui règnent sur les médias”

Avec leur livre Médias, les nouveaux empires (éditions du Moment), les journalistes Amaury de Rochegonde et Richard Sénéjoux se sont intéressés à ces milliardaires grimés en patrons de média qui règnent aujourd’hui sur la presse, la télé et la radio. Le site du Nouvels Obs en publie quelques extraits.

Ils sont huit. Huit grandes fortunes issues du luxe, de l’industrie ou encore des télécoms, qui se partagent aujourd’hui la quasi-totalité des médias. Patrick Drahi, Arnaud Lagardère, Bernard Arnault, Xavier Niel, Vincent Bolloré… tous participent à la fulgurante concentration des médias que nous vivons actuellement. Quels sont leurs intérêts ? Leur relation avec leurs médias ? Avec le pouvoir ? C’est ce qu’ont tenté de comprendre nos deux journalistes dans ce livre. Rien d’inédit en soi dans l’analyse, mais quelques anecdotes croustillantes.

« Je vous enregistre »

Quand Serge Dassault, propriétaire du groupe Le Figaro, encense Manuel Valls en septembre 2012. « Je dois vous dire que nous sommes très heureux de son action. C’est pour ça qu’il a l’appui d’un journal bien connu… (…) Donc bravo Manuel, continue ! », lance alors le sénateur au ministre de l’Intérieur, un poil gêné.

Quand Martin Bouygues, actionnaire du groupe TF1, profite de la bienveillance du gouvernement socialiste : appui à l’offre de Bouygues sur SFR en 2004 ; soutien de l’Élysée lors de la tentative de Bouygues d’entrer au capital d’Orange..

Quand Vincent Bolloré, actionnaire du groupe Canal+ et d’Havas, premier groupe publicitaire de France, fait pression sur Le Monde via sa société. Gilles Van Kote, ancien directeur du Monde, affirme avoir subi un véritable « blocus » publicitaire de la part de Havas après qu’une pigiste du Monde ait écrit un article sur le port d’Abidjan, qui aurait fortement déplu à Bolloré.

Quand Xavier Niel, actionnaire du Monde (avec Pierre Bergé et Matthieu Pigasse) et incarnation du « patron cool », harcèle Mediapart après une enquête déplaisante. « Le seul épisode de pression violente que j’ai eu, c’est notre enquête sur Xavier Niel. La seule personne qui m’a assailli de questions au téléphone, qui m’a dit « je vous enregistre », c’est lui », raconte Edwy Plenel.

L’enquête sur Drahi mise sous le tapis…

Ou enfin quand Patrick Drahi, actionnaire de Libération, L’Express, BFMTV, RMC…, passe un « deal » officieux avec François Hollande : sauver Libération en échange d’un appui dans le rachat de SFR. Après son entretien avec Hollande, Drahi a « compris qu’on apprécierait [son aide] » dans le rachat de Libé, éternel soutien des socialistes. Le retour d’ascenseur ne s’est pas fait attendre : lorsque Emmanuel Macron est arrivé à Bercy, l’enquête sur la résidence fiscale du milliardaire israélien, ouverte par son prédécesseur au ministère de l’Économie et des Finances, a été gentiment mise sous le tapis.

Des exemples parmi tant d’autres, mais qui illustrent bien le danger de cette concentration des médias entre les mains de quelques oligarques, tous intéressés financièrement et idéologiquement par leurs prises médiatiques, et tous main dans la main avec le pouvoir.

Donald Trump

Google, Twitter et Amazon se mobilisent contre le nouveau décret anti-immigration de Donald Trump

22/04/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Dans une lettre adressée à la cour fédérale de Virginie, plus de 160 entreprises spécialisées dans les hautes technologies se mobilisent contre la dernière mouture du décret anti immigration. Parmi ses entreprises figurent Google, Twitter, Amazon ou Snapchat.

Il est précisé dans la lettre que la croissance des firmes impliquées est « immédiatement liée » à l’immigration.

Le décret demande à un employeur de prouver à l’avenir que le travailleur immigré possède des compétences indispensables pour le pays justifiant son immigration.


Vu sur Twitter

Attaque terroriste sur les Champs-Elysées : «Ceux qui ont encouragé la haine des flics devraient se faire modestes»

Publié le
François Hollande

François Hollande fier de son quinquennat

22/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Lors d’un déplacement dans le Lot jeudi dernier pour visiter l’usine de fabrication de confitures et de compotes Andros, le chef de l’Etat a vanté le bilan de son quinquennat :

Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j’ai trouvé. Je veux que mon successeur ne soit pas tenté de démolir ce qui a été engagé depuis 5 ans.

Une fin de présidence placée sous le signe de l’autosatisfaction pour François Hollande et qui illustre un peu plus le décalage entre les préoccupations des Français et celles de leurs dirigeants.

Sondages entre bidouille et manipulation, LCI retire une émission de son site

22/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Alors qu’on ne cesse de répéter qu’il faut voter “utile”, les sondages redoublent pour mettre la pression sur les électeurs

Le site Média Press Info retransmet une émission de la célèbre chaîne LCI, traitant de la grande arnaque des sondages. Cette émission a été supprimée des « rediffusions » tant elle faisait des vagues.

Les sondages sont en effet loin d’être des mathématiques neutres et froides

Il suffit de voir les commanditaires de sondages pour comprendre. Même Philippe de Villiers n’hésite plus à expliquer, comment il a acheté des sondages pour ses précédentes campagnes.
Comme ne cesse de le mettre en exergue l’Ojim, la grande presse est aux mains d’une poignée d’hommes. Patrick Drahi, actionnaire de Libération, L’Express, BFMTV ou RMC est réputé pour être un soutien d’Emmanuel Macron. De même pour Denis Olivenne qui gère Europe 1, Virgin Radio, RFM, Public, Paris Match, France Dimanche ou encore télé 7 jours.

Cela n’empêche pas la grande presse de continuer à publier des sondages

Du même acabit, on peut en effet citer Ouest France qui publiait hier un sondage de BVA et Salesforce pour les intentions de vote au 2e tour. Ils se contentent de 480 et 795 réponses effectives…
Ce sondage défie donc toutes les règles de prudence concernant les statistiques de probabilité.

Mais à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, la propagande médiatique bat son plein pour tenter d’influencer les derniers indécis

L’Obs, propriété du trio Niel, Pigasse et Bergé, a apporté publiquement son soutien à Emmanuel Macron via son éditorialiste Matthieu Croissandeau.
La Dépêche du Midi, propriété de Jean Michel Baylet, actuel ministre de l’aménagement du territoire et qui reçoit 1,6 million d’euros d’argent public a même titré en première page hier, « Pourquoi le projet du FN est nocif ».
Une preuve supplémentaire de l’instrumentalisation de la presse par le politique.

élection présidentielle

Le véritable défi de l’élection présidentielle, par Thierry Breton

L’attentat de l’avenue des Champs Elysées, qui a coûté la vie à un policier, est venu tragiquement rappeler le véritable enjeu de l’élection présidentielle. Celui-ci ne réside pas dans le prix des costumes ou dans la fiche de paie des assistants parlementaires de certains candidats. Il ne se trouve pas non plus dans le montant de la dette, le nombre de fonctionnaires ou la monnaie que nous devons avoir dans notre poche. Ne parlons même pas du barème de l’impôt sur le revenu, de la retenue à la source ou de l’âge du départ à la retraite. Tout cela est dérisoire. Secondaire. Accessoire.

Le véritable enjeu est planétaire. Il trouve son origine dans la date du 1er février 1979. Ce jour là, l’ayatollah Khomeiny rentre en Iran après 14 ans d’exil. L’islam, après une longue période de somnolence, vient de se réveiller. Nul ne mesure l’ampleur du phénomène sur le moment. Et pourtant. « L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement » a dit le président du gouvernement provisoire kabyle, en exil à Paris, Ferhat Mehenni.

Depuis, l’islam n’a pas cessé de se mettre en mouvement. Afrique noire. Irak. Égypte. Lybie. Syrie. Afghanistan. La liste de ces contrées lointaines n’est pas exhaustive. Et puis…

Et puis, il est arrivé à nos portes avant de rentrer dans la maison. Il n’a pas eu besoin d’effraction. Ni même de frapper. La porte était ouverte. Grande ouverte.

L’explosion démographique du tiers-monde – 228 millions d’habitants en Afrique en 1950 contre 1 milliard 216 millions en 2016 -, l’accroissement de la misère et la persistance des conflits armés dans cette partie du monde sont les causes d’une immigration massive qui a été le vecteur de cet islamisme désormais installé au cœur de nos cités.

Explosion démographique. Immigration de masse. Islamisme conquérant. Le prochain président de la République devra répondre à ces trois phénomènes qui se sont ligués naturellement pour former un immense défi. Le défi du XXIème siècle ! Un défi tellement colossal que la France en particulier, et l’Europe en général, ne verront pas le siècle suivant si personne n’y répond. Mais pour y répondre, il faut d’abord en avoir conscience. Sans diagnostic valable, il n’y a pas de solution efficace.

Onze candidats se présentent au suffrage des Français. A ces derniers de choisir celui qui saura faire face au défi majeur de notre siècle. Leur responsabilité est immense. Ils n’ont pas le droit de se tromper. Car s’ils commettent une erreur dans leur choix, celle-ci sera probablement la dernière. L’Histoire ne repassera pas les plats !

Tribune libre de Thierry Breton reprise de Infos Bordeaux

GayLib

GayLib appelle à faire barrage à François Fillon !

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un communiqué de dernière minute, GayLib, les « LGBT libéraux et humanistes », donne pour seule consigne de vote de ne pas voter… pour François Fillon ! GayLib, pourtant associé à l’UDI, explique que François Fillon s’est « de lui-même coupé des familles homoparentales » car il « souhaite réécrire la loi “Taubira” et retirer aux couples homosexuels l’accès à l’adoption plénière ».

Le lobby qui milite pour « les droits des LGBT » ajoute cet argument :

« Il a également récemment déclaré vouloir nommer au gouvernement des représentants du groupuscule dont il est devenu otage, Sens Commun, émanation de la Manif pour Tous. »

Lors du second tour de la primaire de la droite, GayLib avait soutenu Alain Juppé en dénonçant « un candidat Fillon sous influence, l’otage de groupuscules ultra conservateurs ».

Un homme détesté à ce point par GayLib, qui n’émet aucun avis sur aucun autre candidat, ne peut pas être totalement antipathique…

Patriotisme Revolution

Pourquoi le patriotisme est diabolisé, par Yvan Blot

Yvan Blot PatriotismeDepuis 1945, mais surtout depuis la révolution culturelle des années 1960, le patriotisme est diabolisé : il est assimilé au nationalisme borné, au racisme et au fascisme totalitaire. Pourtant les résistants au nazisme furent en général de grands patriotes.

La raison pour laquelle le nationalisme a pris des formes totalitaires au XXe siècle en Europe est qu’il a été instrumentalisé par l’esprit révolutionnaire. Les révolutionnaires, meurtriers par définition (voir Lénine : « une révolution sans violence n’est pas une révolution »), ont utilisé le patriotisme dès lors qu’ils ont dû faire la guerre : ce fut le cas de la Révolution française à partir de 1792 ; ce fut le cas de la Révolution national-socialiste d’Adolf Hitler ; ce fut le cas de la Révolution bolchevique. L’esprit révolutionnaire, lorsqu’il fait appel au patriotisme contre ses ennemis, transforme le patriotisme en un nationalisme agressif et meurtrier. Après 1945, l’intérêt des Américains comme de l’Union soviétique était de faire disparaitre tout patriotisme en Europe afin de mieux coloniser celle-ci.

Il a donc été facile d’amalgamer patriotisme, fascisme, nationalisme et racisme. De Gaulle lui-même fut nombre de fois traité de fasciste par ses adversaires.

Aujourd’hui, le régime oligarchique en place qui correspond à la philosophie du Gestell (l’arraisonnement par l’utilitarisme, selon le philosophe Heidegger) a intérêt à détruire les sentiments patriotiques. Pour l’oligarchie, les racines sont condamnables. Il faut des hommes manipulables comme des matières premières, susceptibles d’être déplacés de pays en pays. Tout ce qui peut ressembler à une forme d’enracinement est condamnable : attachement à sa famille, à sa religion, à sa patrie, à sa race.

L’establishment est hors sol et ne connait que son intérêt personnel. Il est individualiste, matérialiste, soumis au politiquement correct et cosmopolite. Il faut donc calomnier toute forme de patriotisme. Il faut forcer les peuples à accepter l’invasion étrangère en les contraignant moralement à la repentance et à la soumission.

Le cosmopolitisme contemporain crée les conditions de guerres civiles en intensifiant les migrations, mais tout cela au nom de la paix et des droits de l’homme. La politique dite des droits de l’homme a fait couler le sang massivement au Moyen Orient, en Ukraine tout en prétendant servir la paix, tout en faisant la guerre.

Il faut aussi s’interroger sur l’origine des révolutions. Celles-ci se déclenchent lorsque la société est coupée en deux selon un schéma de lutte des classes. Au XIXe siècle, la lutte des classes s’est développée entre employeurs et employés. Dans certains pays, le phénomène a débouché sur des évolutions mais pas sur une révolution. Dans certains pays comme la France ou la Russie, les classes dirigeantes sont restées particulièrement aveugles à ce qui se passait. On peut se demander si cette situation ne se reproduit pas aujourd’hui.

Un fossé croissant se fait entre les bénéficiaires et les perdants de la mondialisation. Ces derniers soufrent de trois formes d’insécurité : l’insécurité culturelle créée par l’immigration, l’insécurité physique (criminalité) et l’insécurité sociale (chômage, faillites). L’immigration est le facteur le plus important. Le dialogue entre bénéficiaires et victimes est rompu. Ce sont des conditions préparatoires à ce qui pourrait être un jour une sorte de guerre civile.

Le patriotisme est du côté des traditions et s’oppose aux bouleversements qui génèrent toujours plus d’insécurité. Il respecte les institutions issues de l’histoire, la religion, la patrie, la famille, la personne humaine enracinée. Les peuples sont attachés à ces traditions et ce sont les élites cosmopolites hors sol qui cherchent à les effacer. C’est pourquoi le combat pour la patrie est authentiquement traditionnaliste et anti révolutionnaire.

Les meurtres de masse du XXe siècle sont à mettre au compte, non du patriotisme, mais de la fureur révolutionnaire.

Le combat patriotique recoupe donc le combat contre les oligarchies qui ont pris le pouvoir de façon illégitime par des réseaux d’influence au détriment de la population. C’est donc un combat pour une démocratie authentique. La Suisse fait figure de modèle : elle est pacifique et patriote et le peuple a conservé largement sa souveraineté externe et interne. Extérieurement, elle n’est soumise à aucun pouvoir supranational contrairement aux membres de l’Union européenne. Intérieurement, les référendums et les initiatives populaires permettent au peuple de sauvegarder ses libertés et ses traditions nationales et religieuses.

Yvan Blot

Yvan Blot donnera une conférence le mardi 25 avril
à l’association Dialogue franco-russe
sur le thème « Patriotisme et Révolution »

Invasion migratoire

Invasion migratoire : l’Italie sous le choc « d’une action logistique hors du commun »

« Une action logistique hors du commun, quasiment de nature militaire. » C’est ainsi que, d’après le quotidien italien de centre-droit La Stampa, l’on considère au sein du gouvernement italien le « sauvetage » en mer d’environ 8 500 migrants pendant le week-end de Pâques et leur débarquement en Italie.

Pour les autorités, ce n’est plus un soupçon, c’est désormais une certitude, affirme le journal transalpin. Elles ont analysé les routes empruntées par les canots pneumatiques des immigrants clandestins, leurs points de départ, les horaires et les points de rencontre avec les bateaux des ONG, et elles constatent qu’il s’agissait de toute évidence d’une gigantesque opération planifiée pour les fêtes.

Derrière cette opération, il y a la criminalité organisée libyenne et aussi sans doute des forces politiques qui veulent miner la position du Premier ministre libyen, Fayez el-Sarraj, après les accords signés entre Rome et son gouvernement d’entente nationale pour stopper l’immigration clandestine. Mais il y a aussi des ONG européennes qui sont accusées de collaborer directement avec les réseaux de passeurs, sous couvert d’action humanitaire, en engageant de gros moyens financés par on ne sait quelles sources.

Laura Ravetto, du parti de centre-droit Forza Italia (le parti de Silvio Berlusconi), soutient que seuls 50 % des signalements reçus par les ONG proviennent des garde-côtes italiens.

« Nous sommes en train de créer des corridors humanitaires privés en mer », affirme la député qui est aussi présidente de la Commission Schengen au parlement italien.

L’adoption définitive par la Chambre des députés, il y a deux semaines, du projet de loi du ministre de l’Intérieur Marco Minniti visant à accélérer l’examen des demandes d’asile et à faciliter les expulsions n’a donc pas l’air de dissuader les candidats à l’immigration illégale. Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord, demande l’arrestation immédiate de ces passeurs européens déguisés en humanitaires et l’intervention de la marine italienne pour mettre fin à ce service de navette entre la Libye et les côtes italiennes.

Le ministre de l’Intérieur autrichien, Wolfgang Sobotka, a lui aussi réagi cette semaine, en exigeant que l’UE ferme enfin cette route de la Méditerranée centrale. Malheureusement, si les dénonciations contre ces ONG immigrationnistes se succèdent depuis novembre dernier, y compris de la part de l’agence européenne Frontex, rien n’est fait pour stopper leur trafic.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 22 avril 2017

Tiercé gagnant

Macron, Le Pen et Fillon : le tiercé gagnant… dans l’ordre ou dans le désordre

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron : 23 % ; Marine Le Pen : 22 % ; François Fillon : 21 %. A moins de deux jours du scrutin, tels sont les chiffres livrés aujourd’hui à midi par le PrésiTrack d’OpinionWay, le baromètre quotidien de l’opinion dont c’est ici la dernière livraison avant le premier tour. Etant données les marges d’erreur, autant dire que ces trois candidats sont à égalité. Jean-Luc Mélenchon étant relégué à 18 %, Macron, Le Pen et Fillon semblent donc constituer le tiercé gagnant… mais dans quel ordre ?

La mairie de Fréjus se pourvoit en cassation à propos de la mosquée de la ville construite illégalement

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le 21 mars dernier, la cour d’Appel d’Aix en Provence avait décidé de relaxer l’association musulmane El Fath du délit d’exécution de travaux sans permis de construire.

La mairie de Fréjus avait demandé que la mosquée soit détruite, mais n’avait pas obtenu gain de cause.

Le maire de Fréjus, David Rachline avait dénoncé le fait que pour un habitant lambda qui aurait construit sa maison ainsi, elle aurait été détruite dans le quart d’heure.

La ville de Fréjus a donc décidé de se pourvoir en cassation. La Cour de cassation a maintenant deux ans maximum pour statuer.


Terrorisme islamiste Champs-Elysées

Terrorisme islamiste : une fin d’élection sous haute tension, par Gabriel Robin

Gabriel Robin21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le texte ci-dessous a été publié hier, avant l’attentat des Champs-Elysées, par Gabriel Robin, secrétaire général du Collectif Culture, sur Boulevard Voltaire. C’est peu dire que les événements survenus quelques heures plus tard lui ont donné encore plus de sens. Nous n’en avons pas modifié le moindre élément…

L’hystérie médiatique autour de l’élection présidentielle nous aura presque fait oublier la menace djihadiste. Il y eut bien quelques signes avant-coureurs : Londres, Saint-Pétersbourg ou Stockholm, mais pas de quoi détourner le gratte-papier français moyen du cirque politique qui agite tout un pays depuis près de six mois. Enfin, jusqu’à ce mardi 18 avril, date à laquelle nous apprenions qu’une série d’attentats islamistes visant les candidats à la présidence venait d’être déjouée. Les terroristes avaient pourtant prévenu dans un numéro de Dar Al-Islam (magazine francophone de l’État islamique), où les « idolâtres du FN » étaient notamment considérés comme étant, parmi d’autres, des « cibles de choix ».

« La question n’est pas de savoir si la France sera de nouveau frappée par des attentats. Les seules questions pertinentes concernent les prochaines cibles et la date », déclaraient les stratèges de l’État islamique, faisant montre de cette imprévisibilité si caractéristique qui les rendra toujours dangereux en dépit de moyens réduits et d’une surveillance accrue. Le drame a d’ailleurs été évité de peu, cette fois-ci… Alors qu’ils s’apprêtaient à passer à l’acte, deux islamistes ont été appréhendés grâce au remarquable travail actuellement fourni par les différents services chargés de la lutte antiterroriste.

Mahiedine Merabet et Clément Baur sont typiques de ces nouveaux terroristes, sorte d’émules du patient zéro Mohammed Merah. Tous deux délinquants multirécidivistes, ils se sont connus alors qu’ils partageaient une même cellule dans la prison de Sequedin près de Lille. La promiscuité inhérente à l’expérience carcérale aura achevé de rapprocher les deux hommes qui finirent par adhérer à l’idéologie takfiriste, probablement pour se laver des souillures que cause une vie marginale.

Précisons que Clément Baur, Français d’origine européenne, se serait converti à l’islam aux côtés de la communauté tchétchène de Nice avec laquelle il continuait à entretenir d’étroites relations.

L’enquête dira si ces immigrés venus de Russie ont aidé à fournir les armes… Les armes, venons-y. Messieurs Merabet et Baur avaient réussi à se constituer un arsenal impressionnant : trois kilos de TATP (explosif artisanal surnommé la « mère de Satan »), un fusil-mitrailleur de type Uzi, trois armes de poing munies de silencieux ou bien encore des couteaux de chasse…

De quoi provoquer un massacre atroce. Où comptaient-ils frapper ? Si les enquêteurs assurent que l’attaque devait viser un ou des candidats à l’élection présidentielle, nous n’en savons guère plus à l’heure où j’écris ces lignes. Toutefois, une vidéo de revendication envoyée à l’État islamique a été retrouvée par les enquêteurs de la DGSI, sur laquelle on verrait une couverture du journal Le Monde présentant une photographie de François Fillon. Arrêtés à Marseille, les deux hommes pouvaient aussi viser le dernier meeting de Marine Le Pen dans la belle Phocéenne… Emmanuel Macron aurait été, lui aussi, menacé.

Cette histoire ne nous apprend rien mais confirme tout ce que nous savons déjà :

– Les prisons françaises sont des universités pour les djihadistes. Songez que celle de Sequedin accueillerait près de 70 % de détenus de confession musulmane, selon le Washington Post

– La « déradicalisation » ne fonctionne jamais dans des pays qui ne sont pas de culture musulmane. Ce qui est, jusqu’à preuve du contraire, le cas de la France.

– Notre pays est littéralement gangrené par le fléau islamiste qui pourrit des quartiers entiers et toute une génération de personnes nées en France, parfois pas même issues de l’immigration… Nous n’en sommes donc qu’au début d’un long conflit de basse intensité qui pourrait s’étendre sur plus d’une décennie.

– L’État doit être d’une fermeté extrême pour extraire le virus. En outre, un grand malade ne doit pas s’exposer au danger extérieur. Il faut donc arrêter l’immigration de peuplement et être beaucoup plus strict. Il s’agit d’un devoir collectif qui s’impose à la France.

Gabriel Robin

Dortmund Attentat

L’auteur de l’attentat de Dortmund voulait faire chuter l’action du club !

21/04/2017 – DORTMUND (NOVOpress) : La police allemande a arrêté ce vendredi l’auteur de l’attaque à l’explosif contre le bus de l’équipe de foot du Borussia Dortmund commis le 11 avril avant le quart de finale aller contre l’AS Monaco. Il s’agit d’un ressortissant germano-russe de 28 ans, Sergej W. Son mobile : « Spéculer sur une baisse du prix de l’action du club de Dortmund » ! Il avait effectué le jour même une opération financière qui aurait pu lui rapporter jusqu’à 4 millions d’euros en juin prochain si l’action du club s’était effondrée. La lettre de revendication retrouvée sur place, faisant état d’un mobile islamiste, n’était donc qu’un leurre pour camoufler sa tentative d’escroquerie… Lamentable.

presidentielle candidats

Plus de 9 millions de Français hésitent encore sur leur vote de dimanche !

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, plus de 9 millions de Français ne savent pas encore avec certitude pour qui ils vont voter dimanche ! Plus qu’un pourcentage, ce chiffre dit à quel point la présidentielle de 2017 est indécise et peut réserver n’importe quelle surprise.

Il découle d’un simple calcul réalise sur la base du dernier sondage paru, celui de l’Ifop publié aujourd’hui à 18 heures.

L’étude indique en effet, d’une part, que 73 % des 47 millions d’électeurs inscrits comptent aller voter, soit 34,3 millions d’électeurs, et, d’autre part, que 27 % de ceux-ci peuvent « encore changer d’avis » par rapport au choix qu’ils indiquent, ce qui fait près de 9,3 millions d’électeurs qui hésitent !

Les électeurs les plus certains de leur choix sont ceux de Marine Le Pen (à 85 %) et de François Fillon (à 78 %), et, parmi les électeurs des favoris de cette élection, les plus indécis sont ceux de Benoît Hamon, qui sont 41 % à pouvoir encore opter pour un autre candidat, ainsi que ceux d’Emmanuel Macron, qui sont 32 % à pouvoir encore changer leur vote, tandis que Jean-Luc Mélenchon compte 27 % (plus d’un quart !) de ses partisans actuels qui peuvent encore ne pas l’être dimanche.

Etant donnée la porosité entre les différents électorats, bien malin qui peut prédire qui sera au second tour.