Star Wars : des étoiles jusqu’à nous

La sortie du huitième volet de la célébrissime saga Star Wars, space opera de capes et d’épée galactique, est l’occasion d’une petite réflexion sur le sens tantôt évident tantôt caché du message qu’elle peut transmettre.

Au-delà de la portée purement divertissante du block-buster américain fantasque, Star Wars est un univers empruntant autant à la culture populaire américaine qu’à la culture classique européenne. Maniant les concepts clés de nos civilisations occidentales dans ses énigmes et ses paradoxes : raison et émotion, guerre et paix, bien et mal. Mais au-delà du dualisme si cher à nos conforts intellectuels, quelle complexité plus grande interroge vraiment Star Wars ?

Le mythe de la princesse guerrière : à travers les personnages de la princesse Leïa, Padmé, Rey. Du chemin d’initiation : chez Luke, Anakin, Rey, Kylo Ren. De la (re)fondation d’un ordre ancien, multiséculaire et opposé en si peu comme en tant : Jedi et Sith. C’est l’expression de la petite aventure commençant dans la maison familiale et qui devient la grande épopée, à travers des mondes exotiques baignés chacun de leurs mythes et de leurs légendes. C’est toujours la même esthétique du truchement entre le microscopique et l’immense, donnant cadre à des monarchies stellaires et des républiques finissantes. Esthétique archéo-futuriste à la croisée du fasciste du soviétique où se côtoient métal hurlant et lames abattues. C’est toujours encore l’aventure chrétienne du sans-grade, l’opprimé ou l’affamé, qui domine sa propre vie par la conquête et le sacrifice évoquant le Christ comme le bushido samouraï, ou la réception de l’enseignement des anciens. Tradidi quod et accepi, je vous ai transmis ce que j’ai reçu, est d’ailleurs prononcé dans ce dernier opus. C’est aussi la place primordiale du rituel qui sanctuarise les concepts, les codes et les valeurs plutôt que les individus, poussières d’étoiles s’ils ne s’assemblent pas dans la camaraderie et la fraternité. L’élection par la dynastie et le lignage, d’un côté comme de l’autre, de forces de la nature cherchant la rédemption au prix d’un lourd tribut. Pas d’impasse sur la musique, extrêmement virtuose de cuivres et de violons qui, à la manière des musiciens de cour ou des tragédies lyriques, accompagne l’action pour la dramatiser et lui donner une portée plus symbolique que purement esthétique. Musique dont le chef d’orchestre Gustavo Dudamel a dit qu’elle peut indéniablement s’inscrire dans les pas de Mozart, Bach, Mahler ou Chostakovitch. Toutes ces raisons, il y en a d’autres, font de l’œuvre un motif digne d’être appréhendée au moins une fois.

En bref, le nanar patricien, l’Odyssée pour les nuls qui veulent l’être moins, la Grande Histoire accessible au peuple, la parabole évangélique. Voilà Star Wars, dont Virgile s’il eût contemplé l’immensité sidérale aurait pu parler en ces termes : sic itur ad astra, c’est ainsi que l’on va vers les étoiles.

Article paru sur le site de Lerougeetlenoir.org


La bande-annonce du film sur l’attaque islamiste du Thalys dévoilée

14/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Réalisé par Clint Eastwood, le film « Le 15h17 pour Paris » – qui revient sur l’attaque islamiste dans le train Thalys entre Amsterdam et Paris – sortira en salles le 7 février prochain.

Pour ce film, Clint Eastwood fait jouer Spencer Stone et Alek Skarlatos, les deux militaires américains qui étaient parvenus à maîtriser le terroriste Ayoub El Khazzani, évitant ainsi un carnage et devant des héros.


« One Planet Summit » : Macron fait son show, par Franck Delétraz

Dans le prolongement de son ridicule – mais très médiatique – « Make our planet great again », Macron organisait mardi à Boulogne-Billancourt le « One Planet Summit », raout des grands de ce monde visant à faire avancer la lutte contre le prétendu réchauffement climatique. Un sommet qui, côté mesures, a accouché d’une souris, mais a en revanche permis au mégalomane de l’Elysée de se donner, l’espace d’une journée, un semblant de stature internationale.

Macron se met en scène

Posant fièrement aux côtés d’une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, paradant au milieu des principaux acteurs financiers du globe, l’ex-employé de la Banque Rothschild était à coup sûr dans son élément. Et c’est face à ce parterre doré, excité par des chauffeurs de salle, que le Président, arpentant selon une chorégraphie bien huilée « La Scène musicale », espace culturel bâti sur les ruines des usines Renault où s’échinaient jadis des « prolos », a alors interpellé la communauté internationale.

Martelant que l’« on ne va pas assez vite », que l’augmentation des températures pourrait aller jusqu’à « 3,5 degrés » ou encore que l’« on est en train de perdre la bataille », Macron a même averti ses auditeurs que « cinq, dix, quinze » des chefs d’Etat présents seront bientôt dans l’incapacité de représenter leur pays !

Un discours catastrophiste repris en chœur par les intervenants successifs qui, tous ou presque, ont condamné la décision de Trump de se retirer de l’accord de Paris. En se gardant bien toutefois de souligner la faible représentation de la Chine, pourtant premier pollueur de la planète…

Beaucoup de paillettes et peu de mesures

Quoi qu’il en soit, il ne sera pas sorti grand-chose de cette « bousculade » de bonnes intentions : pas plus d’une douzaine de mesures, dont un bon nombre ont d’ailleurs déjà été mises en œuvre. Ainsi Theresa May, Katrin Jakobsdottir ou Mark Rutte, chefs des gouvernements britannique, islandais et néerlandais, n’ont-ils fait que répéter des engagements déjà pris. Tout comme le mexicain Enrique Peña Neto qui, répétant son intention de créer un marché carbone étendu sur le continent américain, a « omis » de préciser quel sera le prix du carbone moyen dans ce projet, élément pourtant nécessaire pour garantir le succès de l’initiative…

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2017

Un exceptionnel fonds d’archives sur l’architecture du château de Versailles enfin numérisé !

14/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lancé en 2013, le projet Verspera pour la numérisation et la modélisation des plans de Versailles sous l’Ancien Régime vient d’aboutir à la mise en ligne d’une nouvelle banque d’images qui documente l’architecture française des XVIIe et XVIIIe siècles.

Numériser pour mieux conserver, tel est le nouvel adage des responsables de fonds de documents graphiques. Archives de guerre, fonds photographiques, collections de dessins ou d’estampes…, l’extrême fragilité de ce type de corpus rend leur exposition plus que délicate et leur mise à disposition du public quasiment impossible. Heureusement les technologies numériques permettent à présent d’exploiter tout le potentiel scientifique et artistique de ces documents sans porter atteinte à leur conservation.

Du 22 décembre au 31 mars, le site de Paris des Archives nationales proposera au public de découvrir le projet Verspera au travers un film retraçant la genèse de la campagne de numérisation mais également via la présentation de la reconstitution de la petite Galerie Mignard, aujourd’hui disparu.

La circulaire du gouvernement visant à recenser les immigrés illégaux hébergés dévoilée

14/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mercredi, l’Agence France Presse a dévoilé la circulaire du ministère de l’intérieur sur le recensement des étrangers en centres d’accueil d’urgence.
Celle-ci a pour but d’évaluer la situation administrative des immigrés illégaux hébergés actuellement dans ces centres.

Différents cas de figures se poseront alors. Les étrangers entrant dans les critères permissifs de l’ONU les définissant comme réfugiés seront alors dirigés vers un logement pérenne. Les autres immigrés pouvant bénéficier du droit d’asile seront alors redirigés vers le dispositif dédié.

Enfin, les quelques étrangers faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire se verraient proposer une aide au retour.
Une fois encore, l’accumulation de moyens déployés pour satisfaire des immigrés entrés illégalement sur le territoire laisse rêveur.


L’accord secret entre Erdogan et Tsipras, par Jean-Gilles Malliarakis

Le 7 décembre, le président mégalomane turc se rendait en visite officielle en Grèce. L’événement en lui-même était de nature à recevoir les meilleurs encouragements de la bien-pensance internationale. Pour la première fois depuis 65 ans en effet un gouvernement athénien déroulait le tapis rouge devant son vieil adversaire auquel l’oppose un contentieux, incompréhensible aux yeux des bureaucraties d’Europe occidentale, pour lesquelles la notion même d’ennemi est devenue inaudible.

Le dernier chef de gouvernement turc à s’être rendu à Athènes avait été, en 1952, Adnan Menderes. Renversé dans son pays par le coup d’État militaire du 27 mai 1960, il fut condamné à mort et pendu, le 17 septembre 1961.

La comparaison avec Erdogan s’arrête là, du moins pour le moment.

À l’époque en effet les relations étaient excellentes, les deux pays ayant adhéré en même temps à l’alliance atlantique. Une forte communauté grecque prospérait à Istanbul. Elle allait être contrainte à l’exil à partir des pogroms de septembre 1955, dont on sait aujourd’hui qu’ils avaient été fomentés par les futurs putschistes de 1961.

Par la suite les rapports se sont envenimés, en particulier du fait de la question de Chypre.

Un rapprochement s’est certes dessiné à partir de 1999, à la faveur de l’intervention humanitaire des sauveteurs grecs lors du grave tremblement de terre d’Istanbul et les deux gouvernements ont pris l’habitude d’entretenir un dialogue civilisé.

Or, Recep Tayyip Erdogan a saisi l’occasion de son déplacement pour multiplier les provocations à propos de la minorité musulmane de Thrace occidentale comme à propos des frontières en mer Égée.

Il parle comme s’il préparait la guerre, même si en fait il semble bien que ses menaces soient essentiellement destinées à flatter la part la plus chauvine de l’opinion turque. Son propos le plus explosif et le plus dangereux visait ni plus ni moins à remettre en cause le traité de Lausanne de 1923, lequel n’est nullement un simple “accord frontalier” comme on a pu le lire, mais le règlement régional définitif de la Première guerre mondiale, le traité de Sèvres de 1920 n’ayant pas été appliqué. Cette menace d’une remise en cause extrêmement dangereuse pour tout le sud-est européen n’est pas nouvelle dans les discours d’Erdogan : elle a commencé avec l’anniversaire de la république kémaliste à laquelle Erdogan, son parti et leurs inspirateurs islamistes reprochent en fait d’avoir aboli l’Empire ottoman et d’avoir cherché à faire entrer leur pays dans l’Europe et dans la modernité.

Pourquoi donc le grotesque Tsipras, qui se ridiculise chaque fois qu’une réunion européenne ou internationale lui en donne l’occasion, a-t-il accepté cette incursion provocatrice d’Erdogan ? Pourquoi a-t-il cherché le 9 décembre à obtenir, après coup, l’approbation du Comité politique de Syriza ? Pourquoi son ministre des Affaires étrangères Kotzias en a-t-il rajouté le 11 décembre, une couche en faisant l’apologie de ces accords ?

Tout simplement parce que Tsipras sait que les quelques milliers de réfugiés, parqués dans des camps financés par l’Europe, dans les îles de la mer Égée orientale, où la population n’en peut plus, constituent un matériau explosif et qu’il va bientôt se trouver contraint d’en rendre compte : dans le meilleur des cas lors d’élections prochaines, sinon devant les tribunaux appropriés.

C’est sur ce terrain qu’il a cru pouvoir se contenter de la promesse d’Erdogan d’appliquer tout simplement les accords de rapatriement, en échange de quoi on a laissé ce personnage multiplier ses provocations, allant jusqu’à une prédication islamiste dans la mosquée de Komotini, en territoire grec, c’est-à-dire en terre d’Europe.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

André Bercoff : On assiste aux prémices d’un très grand bouleversement dans les médias, qu’ils soient audiovisuels ou écrits !

14/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Début 2018, André Bercoff, Éric Brunet et Gilles-William Goldnadel lancent ensemble une webtélé qui s’appellera La France libre.
Dans un paysage médiatique en pleine restructuration, l’idée est de faire du décryptage, de l’humeur, de l’humour. Et de mettre des mots sur les maux.

André Bercoff précise que ce projet cherche aussi à dépasser les clivages politiciens :

Les étiquettes ne m’intéressent pas du tout. On peut donner l’étiquette que l’on veut.
Personnellement, je considère que la gauche n’est plus du tout à gauche, la droite ne sait plus où elle est et, quant au reste, les Insoumis ou les centristes, ils ne se portent pas mieux.
Dans un paysage de décomposition, essayons de prendre des marques et de mettre les mots vrais sur les vrais maux. Je ne sais pas si nous y arriverons, mais nous essaierons.
Nous avons cette ambition, en tout cas.


Manifestation du SIEL à Paris pour la défense de notre identité

13/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
S’indignant de destruction de la croix de Ploërmel scellée sur le monument de Jean-Paul II ordonnée par le Conseil d’État ainsi que de l’interdiction par cette même juridiction de toute installation de crèche dans l’enceinte de la mairie de Béziers, le SIEL, acronyme de Souveraineté, Identité Et Liberté a ressemblé plus de 200 manifestants hier à Paris, place du Palais Royal.

Une délégation polonaise faisait parti du rassemblement. En toile de fond l’indignation liée à la délivrance du « prix de la Laïcité » à Anna Chevtchenko, figure de proue des Femen, qui s’étaient particulièrement illustrées lors de la profanation de la cathédrale Notre-Dame…


Eric Zemmour Françafrique

Éric Zemmour : “Qui est Johnny et qui ne l’est pas ?”

13/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les polémiques se multiplient après la manifestation à La Madeleine autour de Johnny Hallyday. On aurait pu croire pourtant à une unanimité nationale.

Il est mort comme il a vécu. Dans le fracas et le bruit. À 17 ans, la jeunesse cassait les fauteuils pour ses concerts, tandis qu’écrivains et ministres s’étripaient dans la presse à son propos. À sa mort, tout recommence.

Ce n’est ni un calcul, ni un hasard, ni une erreur. C’est un destin. Le destin de Johnny. Jeune, il incarnait le coup d’état de sa génération qui arrachait le pouvoir à une société d’adultes qui ne demandait qu’à se laisser subvertir.

Mort, il voit descendre dans la rue le “petit peuple des petits blancs” (dixit Alain Finkielkrault), cette France périphérique qui communie avec son héros, en se moquant bien de ses frasques fiscales.

Il est amusant d’entendre ceux qui exigent habituellement de voir de la diversité partout (…) prendre soudain des pudeurs de chaisière pour regretter qu’on classe ainsi les gens par races ou religions.

Amusant de voir les thuriféraires exaltés de la France black-blanc-beur et du vivre-ensemble rester cois face à cette preuve par le réel que leurs chimères n’existent pas.


Déboulonnage en règle d’Edwy Plenel par l’Express

13/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il n’est connu que du microcosme parisien mais le déboulonnage en règle par l’Express du fondateur de Mediapart ressemble bel et bien à une mort symbolique après celles véritables de Johnny et Jean d’Ormesson

Evincé du poste de rédacteur en chef du Monde pour des pratiques douteuses en matière d’investigation. Edwy Plenel, ancien trotskyste, fonde Mediapart afin de relancer ses méthodes.

Pour faire connaître son journal en ligne, il invite, via Ségolène Royal, tous les militants du parti socialiste à s’abonner à Mediapart. Qu’aurait dit Edwy Plenel si Nicolas Sarkozy avait demandé à tous les membres de l’UMP de s’abonner à Valeurs actuelles ?

Quelles sont les visions politiques a Edwy Plenel ?

Selon l’historien Pierre-André Taguieff Edwy Plenel serait mu par un désir d’épuration : je cite :« il en était sûr, le fascisme frappait à la porte. Il se comportait déjà en halluciné des arrière-mondes fascistoïdes. Le devoir moral du journaliste était pour lui de dévoiler, de révéler et de dénoncer, avec des procédés de délation publique, tous les individus qu’il suspectait de complaisance envers la Bête. Muni de sa théorie de la “chaîne des aveugles”, il se vouait à repérer autour de lui une multitude de délinquants idéologiques, notamment chez les intellectuels. C’est ainsi que, dans son champ de vision, les fascistes présumés ou potentiels se sont multipliés.”

Enfin l’autre vision politique de la société d’Edwy Plenel concerne l’Islamisme

Les accointances de Plenel avec Tariq Ramadan accusé de plusieurs viols sont un secret de polichinelle, ainsi que sa complaisance coupable à l’égard de l’islamisme. Une complaisance qui irrigue tout Mediapart. Les propos de la coprésidente de la Société des journalistes de Mediapart considérant que « l’islamisme n’est pas en soi une chose grave » montrant pour qui en doutait encore combien ce média et ses milieux proches font dans la confusion intellectuelle entre une religion, l’Islam, et une visée politique totalisante, l’islamisme.

Procureur Plenel au rapport !

Dans la semaine du 4 au 9 novembre, l’hebdomadaire L’Express a proposé un déboulonnage édifiant du soldat Plenel, malencontreusement rattrapé par la patrouille pour de multiples délits médiatiques et militants. Dont sa proximité avec l’islamiste Ramadan. Plus habitué à mettre tout ce qui ne pense pas comme lui à l’index, Plenel est tout sourire en couverture. Pourtant, le tour de piste de l’hebdomadaire nous donne à voir un homme plus militant que journaliste, égaré dans les confusions d’une gauche perdue du côté du mythe d’un « racisme d’État ».

Après avoir sévi de longues années comme délateur et procureur en chef au sein de divers médias, le fondateur et patron de Médiapart Edwy Plenel a été convoqué par ce même tribunal qu’il a pourtant tellement contribué à mettre en place. Il y a un peu de Danton dans ce Plenel visé par ses propres méthodes. Sauf que dans son cas, il n’y a pas de manipulation ni de truquage de la réalité, l’Observatoire du journalisme le montrait il y a peu dans un article intitulé Les racines du mâle ! Érection de moustache en Une de Charlie hebdo ! Les accointances de Plenel avec Tariq Ramadan sont un secret de polichinelle, ainsi que sa complaisance coupable à l’égard de l’islamisme. Une complaisance qui irrigue tout Médiapart. Les propos de la co-présidente de la Société des journalistes de Médiapart considérant que « l’islamisme n’est pas en soi une chose grave » montrant pour qui en doutait encore combien ce média et ses milieux proches font dans la confusion intellectuelle entre une religion, l’Islam, et une visée politique totalisante, l’islamisme. Confusion qui paraît de nature à expliquer la complaisance coupable de l’ensemble de ce média, à commencer par son patron Plenel, à l’égard d’un Tariq Ramadan soupçonné de plusieurs viols. Une double affaire qui obtient parfois un écho au-delà de l’hexagone, ainsi dans The New Yorker du 20 novembre 2017. Lire les témoignages publiés au sujet de Ramadan par Marianne est effrayant. Sur la couverture de L’Express, l’accroche au sujet des adolescentes qui se prostituent sous la forme d’escort-girls à seize ans prend du coup une saveur peu ragoutante.

Edwy Plenel à la campagne ? Flops en stocks !

Dans son édition datée du 6 au 12 décembre 2017, L’Express titre donc sur « Edwy Plenel fondateur de Médiapart. L’homme qui divise la France. Il cristallise le débat. On l’adore ou on le déteste. Le succès Médiapart ».

Un essai de récupération du buzz médiatique sans doute bien tenté, quoi qu’à retardement, mais qui fait en partie flop : deux décès sont passés par là, d’Ormesson et Halliday. Et comme le président de la République, soucieux de soigner sa popularité au sein du peuple de France comme des élites, s’en est mêlé… Sans compter que si Plenel divise la France, c’est surtout au sein des rédactions parisiennes et de la gauche sous ses diverses formes. Ailleurs, dans la France réelle et périphérique, le patron de Médiapart est mal connu. Témoignages sur le vif dans les rues de Condé-sur-Noireau (14) lors du marché de la semaine : « C’est qui ? Un musicien de Johnny ? » ; « Oui, je le connais c’est le dernier Goncourt… sur les nazis » ; « Médiapart ? Non, je ne vais jamais sur le site, je préfère éviter les sites complotistes » ; « Plenel ? C’est pas le copain de Dieudonné ? » ; « Mais oui… C’est le pote à Ramadan. Il lutte contre les islamophobes » ; « une fois, je l’ai entendu chanter à la fête de l’Huma je crois ». Une tentative plus précise, chez un buraliste et vendeur de presse rend compte de l’écart entre une partie de Paris et le reste de la France. Interrogé au sujet de Plenel par notre journaliste déguisé en client lambda, la réponse qui vient est celle-ci : « Médiapart ? Je sais que ça existe mais je ne le vends pas. Personne ne le lit ici ». Puis : « Les dernières Unes de Charlie hebdo ? Je sais pas. J’en ai vendu un je crois, mais j’ai pas regardé. Vous êtes parisien non ? ». Pourtant sa moustache trône bel et bien en couverture de L’Express, même si le numéro est caché derrière les nombreuses couvertures consacrées à d’Ormesson et Halliday. Force est de constater que le militant médiatique et politique « défenseur » invétéré du peuple gagnerait à s’en rapprocher.

Edwy Plenel dans L’Express ?

Que dit-on de Plenel dans les pages de ce numéro de L’express ? Que son affrontement avec Charlie hebdo ne serait pas un « simple affrontement politico-médiatique » mais traduirait « un débat qui traverse toute la société ». De quel débat s’agit-il ? Moqué par un journal satirique, l’ego moustachu de Plenel n’a pas accepté d’être objet d’humour. Normal, selon L’Express ce garçon passerait pour être un « monstre sacré » de la presse. Espérons que des obsèques nationales nous seront épargnées le jour où le fondateur de Médiapart rejoindra Allah. Plenel se pensant attaqué par Charlie hebdo réplique en déclarant sur Franceinfo que le journal des victimes des attentats islamistes ferait partie d’un conglomérat d’islamophobes réunissant l’extrême droite, la droite et une gauche « égarée », dont Charlie, qui serait obsédé par sa supposée volonté de faire « la guerre aux musulmans ». Plenel a mis un peu de temps à reconnaître avoir prononcé des mots aussi ubuesques en direct à la radio, puis a dû faire amende honorable – tout un chacun ayant pu entendre son interview. Il est devenu difficile d’effacer la réalité des photographies ou des enregistrements. Internet surveille. L’édito d’Anne Rosencher indique la raison d’être du dossier qu’elle consacre à Plenel.

« Dr Edwy, Mr Plenel », un long article de Jérôme Dupuis vient ensuite rappeler le parcours du quidam. L’article montre combien il importe à Plenel d’être sur le devant de la scène, mais aussi l’indéniable réussite de Médiapart, « site d’investigation » payant qui vivrait de ses abonnés. Dupuis raconte ensuite la vie de Plenel, du militantisme d’extrême gauche communiste et trotskyste au journalisme militant d’investigation, avec ses réussites (le Rainbow Warrior) autant que ses scoops « bidons » (l’affirmation selon laquelle le parti socialiste était financé par le Panama du général Noriega). Au sujet de la période où le patron de Médiapart dirigeait la rédaction du Monde, Jérôme Dupuis a quelques formules talentueuses : « Il est le maître du Monde. Prônant déjà inlassablement une conception janséniste du journalisme » tout en n’omettant pas le goût de Plenel pour « les rapports de police ». Il n’oublie pas non plus de citer l’excellente enquête de Pierre Péan et Philippe Cohen, La face cachée du Monde, qui discrédita les pratiques du Monde et de son réacteur en chef, pratiques souvent déontologiquement douteuses. Plenel a dû quitter Le Monde, il a emporté ses pratiques ailleurs. Cela s’appelle Médiapart. Un encadré ne manque pas de sel.

Quelles pratiques ? Jérôme Dupuis :

Pour mettre son site sur orbite, le fondateur de Médiapart a parfois recours à des méthodes étonnantes. Le 13 décembre 2007, Ségolène Royal envoie un e-mail à tous les membres de son mouvement politique, Désirs d’avenir : “Je vous invite à donner sa chance à Médipart en vous abonnant. Merci de ce geste militant.” Qu’aurait dit le héraut de l’indépendance de la presse si Nicolas Sarkozy avait utilisé le fichier de l’UMP afin de recruter des abonnés pour un site d’information « indépendant » ?

Le journaliste conclut en laissant entendre une probabilité : Edwy Plenel est avant tout mené par son ego. Le dossier se prolonge avec un article sur la « guerre » entre Valls et Plenel, puis un entretien avec Benjamin Stora qui « connaît bien le fondateur de Médiapart ». Pour l’historien, Plenel « a toujours été contre tous les racismes ». Stora endosse le costume de l’avocat de Plenel. Celui de l’accusateur est confié à Pierre-André Taguieff pour qui Plenel « n’explique pas, il prêche et dénonce ». Taguieff « fut ami avec Plenel avant de prendre ses distances ». Il est vrai que le politologue s’est retrouvé à la Une du Monde de Plenel, dans le cadre de ce qu’il décrit ainsi :
Au tout début des années 80, il se passionnait pour tout ce qui était trouble, tordu et dissimulé, tout ce qui pouvait ressembler à des affaires”. En 1983, il a commencé à s’intéresser à l’extrême droite, qu’il découvrait à travers des sources policières et les articles que je publiais dans de petites revues. Et, très vite, il s’est mis à pointer un doigt accusateur sur tous ceux qui, selon lui, flirtaient avec l’extrême droite ou “faisaient son jeu”. Car il en était sûr, le fascisme frappait à la porte. Il se comportait déjà en halluciné des arrière-mondes fascistoïdes. Le devoir moral du journaliste était pour lui de dévoiler, de révéler et de dénoncer, avec des procédés de délation publique, tous les individus qu’il suspectait de complaisance envers la Bête. Muni de sa théorie de la “chaîne des aveugles”, il se vouait à repérer autour de lui une multitude de délinquants idéologiques, notamment chez les intellectuels. C’est ainsi que, dans son champ de vision, les fascistes présumés ou potentiels se sont multipliés.

Aux yeux de Taguieff, Plenel est un fanatique mu par un « désir d’épuration ». Et « le fanatisme fanatise ». Dès lors, quoi de surprenant dans les liaisons dangereuses du patron de Médiapart ? Rien, au fond. L’éternelle histoire des collabos ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 décembre et repris du site OJIM

Vidéo : Novlangue de bois et résistances

13/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« Les limites de ma langue sont les limites de mon monde » clamait Wittgenstein peu avant que George Orwell n’invente la novlangue de 1984.

Que faire alors face au glissement de notre vocabulaire, martelé par le champ lexical de l’entreprise ?

Regard du philosophe Alain Deneault sur une société où les fils qui relient les mots à leur sens sont si emmêlés que les remettre en phase devient un « acte émancipatoire », une forme de résistance.


Attentat de New York : L’immigration (encore) en cause, par Franck Delétraz

Interpellé lundi peu après avoir commis un attentat à New York, le principal suspect, Akayed Ullah, présente une fois de plus le même profil que d’autres djihadistes : celui d’un immigré musulman, accueilli récemment par les Etats-Unis, auxquels il a choisi d’exprimer sa « reconnaissance » en les frappant.

Lundi matin, à l’heure où des milliers de New Yorkais se rendaient à leur travail, l’islamo-terroriste, muni d’un engin explosif rudimentaire attaché au corps avec des bandes Velcro, faisait exploser sa charge dans un tunnel du métro reliant Times Square à la gare routière de Port Authority, ne faisant par miracle que quatre blessés légers. En effet, selon le chef de la police James O’Neil, qui a visionné les images enregistrées par les caméras de surveillance, la veste rudimentaire que portait le djihadiste « aurait explosé prématurément » et « partiellement », expliquant ainsi le faible nombre de victimes à cette heure d’affluence.

Lui-même blessé par l’explosion, le suspect a été rapidement interpellé et identifié, avant d’être hospitalisé avec des blessures et des brûlures au corps.

Son profil est bien sûr sans surprise. Disant agir au nom de l’Etat islamique par vengeance contre les bombardements américains visant les pays musulmans et avoir choisi tout spécialement de frapper ce quartier à cause des affiches de Noël, Akayed Ullah, âgé de 27 ans, n’est autre qu’un immigré originaire du Bangladesh, arrivé aux Etats-Unis en 2010 avec un visa F-4, réservé au rapprochement familial. Un temps chauffeur de taxi, il était installé dans le quartier de Brooklyn.

Bref, un profil de djihadiste (hélas) tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Similaire à celui de Sayfullo Saipov, cet immigré ouzbek qui, aux commandes d’un camion-bélier, a fait huit morts et douze blessés à Manhattan le 31 octobre dernier, et à tous ceux qui ont frappé les Etats-Unis et l’Europe, qui les avaient pourtant si généreusement accueillis.

« Mettre fin aux migrations en chaîne »

Une générosité tellement suicidaire et inconcevable en ces temps de guerre avec l’islamo-terrorisme que Donald Trump, qui a déjà interdit l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays essentiellement musulmans (mais dont le Bangladesh ne fait pas partie), a immédiatement rappelé lundi soir « l’urgente nécessité pour le Congrès de voter des réformes législatives pour protéger les Américains ».

En effet, a insisté le président Trump en faisant référence au visa de regroupement familial qui a permis à Akayed Ullah de venir aux Etats-Unis, « le Congrès doit mettre fin aux migrations en chaîne ». Avant de réaffirmer, comme il l’avait judicieusement fait en octobre, que les auteurs d’actes terroristes méritent « les peines les plus lourdes », y compris la peine de mort.

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2017

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Malbouffe – Périco Légasse : “On empoisonne les classes défavorisées avec des produits bas de gamme !”

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Quand la France sacrifie son patrimoine au profit des promoteurs

12/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le conseil municipal de la ville de Marseille a rendu son verdict lundi : seulement 10% de la carrière antique de la Corderie sera préservée. Le reste du site est déjà assiégé par les pelleteuses de Vinci, promoteur immobilier.

Les travaux avaient été arrêtés après les premiers coups de pelleteuse, dévoilant une carrière dont la pierre a servi à construire Massalia, au VIe siècle avant J.C.

La carrière est considérée comme « l’acte de naissance de la ville ». D’avril à juin, l’INRAP (Institut National de Recherche Archéologiques Préventives) mène des fouilles sur place : des sarcophages sont mis au jour, confirmant l’intérêt exceptionnel du lieu. Une mobilisation de grande ampleur se forme, mobilisant historiens, archéologues, hommes politiques, habitants du quartier… Une pétition de plus de 15 000 signatures est faite. Ailleurs, une telle découverte conduirait à l’arrêt immédiat du chantier. Pas à Marseille, pourtant plus ancienne ville de France.

Face à la polémique montante, Françoise Nyssen signait début novembre un accord avec Vinci

Si seulement 635m2 sur les 6500 seront préservés, ce compromis veut que Vinci s’engage à une “garantie de visibilité, d’accessibilité et de restitution des vestiges”, tandis que la ministre de la Culture annonce la signature d’une « instance de classement » pour protéger ces 635m2.

Mais les modalités de la délibération votée hier sont bien différentes…

Faute de visibilité et de mise en valeur pour le public, c’est un accès restreint au site qui est prévu, neuf jours par an, à partir d’une étroite bande d’accès, en bordure du futur immeuble. Autre point d’inquiétude, l’absence de référence au classement des monuments historiques des vestiges. La ville de Marseille, elle, reste silencieuse : une mémoire sacrifiée sous le poids du béton et de l’argent.

Le peuple, pièce manquante de la politique, par Ivan Rioufol

Et le gagnant est… l’abstention. En Corse, 47,4% des électeurs ont boudé le scrutin territorial, qui a donné dimanche la majorité absolue (56,5%) à la liste nationaliste. Chez les Républicains, Laurent Wauquiez a été élu, hier, dès le premier tour avec 74,64% des suffrages. Mais les 235.000 militants se sont abstenus à 57,54%. Cette désaffection révèle la crise qui affecte les partis. En Corse, La République en marche, qui prétend renouveler l’offre, n’a récolté que 12,7% des voix. L’attentisme de l’électorat, en quête d’une expression qui lui ressemble, est partout palpable. Samedi, à Paris, cette France populaire et oubliée s’est manifestée dans sa puissance (un million de personnes) à l’occasion des obsèques de Johnny Hallyday.

C’est une foule culturellement homogène, rassemblée partout aux alentours de l’Eglise de la Madeleine, qui a sifflé et hué quelques secondes Emmanuel Macron, à peine avait-il prononcé, sur le parvis : “Mes chers compatriotes (…)”. C’est pour avoir demandé au public, à l’issue de son discours, d’applaudir Johnny Hallyday que le chef de l’Etat a pu s’éviter une sortie peut-être plus hasardeuse. Mais cette tentative de récupération politique, qui a conduit la famille du chanteur à déclarer Marine Le Pen indésirable à la cérémonie alors qu’une partie de son électorat était dans les rues voisines et sur la place de la Concorde, n’a eu pour effet que de montrer l’attachement de cette France invisible, recueillie durant toute la cérémonie religieuse, aux racines chrétiennes de la nation. Ironie de l’histoire : jamais la croix n’a été si présente dans l’espace public qu’en ce 9 décembre, journée anniversaire de la loi de 1905.

C’est vers cette France populaire, que François Fillon n’avait su approcher, que Wauquiez doit aller s’il veut consolider sa frêle assise. L’échec cinglant de Maël de Calan (9,5%), parrainé par Alain Juppé, a démontré une fois de plus que les militants républicains ne voulaient plus entendre parler de la droite centriste et molle, qui persiste à ne rien comprendre des souffrances de la société. Cette partie-là de la droite ressemble trop au centrisme macronien pour ne pas le rejoindre.

Le gros des abstentions vient de la nation périphérique : une classe moyenne qui a disparu depuis longtemps des radars des formations politiques traditionnelles. La prolophobie, qui habite la droite bien peignée, est un non-sens. Rien n’était plus sympathique et émouvant que la France populaire rassemblée pour Johnny. Difficile d’ailleurs de ne pas remarquer l’absence de la France de la “diversité” dans ce recueillement collectif, qui devrait être une source d’inspiration pour Wauquiez. Il ne pourra non plus faire l’économie d’un sérieux travail intellectuel pour redonner une doctrine à son parti. “Nous devons reconstruire la pensée de la droite”, a-t-il déclaré. Il ne reste plus qu’à espérer que la réflexion conduise à cette évidence d’une union de toutes les droites, comme la gauche sut le faire dès les années soixante-dix. Que la Macronie hurle devant cette perspective, rien de plus normal : c’est sa survie qui serait en jeu. Que la droite pavlovienne en fasse autant est stupide.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol