Flicage sur internet : le rapport Avia/Taieb/Amellal et sa mise en œuvre

Flicage sur internet : qui a entendu parler du rapport élaboré par Laetitia Avia députée LaRem (dont la famille est originaire du Togo), Gil Taïeb vice-président du Crif et Karim Amellal écrivain ? Ce rapport, commandé par Emmanuel Macron lui a été remis en septembre 2018 et prévoit d’encadrer au plus près la liberté d’expression sur internet sous couvert de lutte contre le racisme. Explorons quelques pistes liberticides parmi d’autres proposées dans le rapport.

Les réseaux sociaux sous surveillance

Les grands opérateurs auraient un délai de 24h pour supprimer un « contenu haineux ». Rappelons pour mémoire que le fameux pacte de Marrakech considère de facto que tout propos hostile à l’invasion migratoire ou simplement négatif doit être considéré comme délictueux et que les médias qui les propageraient doivent être punis financièrement.

Les opérateurs devraient nommer un représentant auprès de l’Union Européenne et remettre un rapport annuel qui rendrait compte de leur activité « anti haine ». Les amendes pourraient être multipliées par cent (oui par 100, vous lisez bien) pour atteindre 37,5M€ pour les personnes morales et 7,5M€ pour les personnes physiques.

Création d’une étoile jaune « porteur de haine »

Le rapport propose – sans rire – de « Créer un logo unique de signalement des contenus illicites, visible et identifiable sur toutes les plateformes » (recommandation 8).

Dans la recommandation 11 « il pourrait être envisagé de soutenir les initiatives de « Name and shame » visant à publier la liste des annonceurs dont les contenus sont visibles sur des sites internet diffusants des propos haineux ». Ce qui rejoint une partie des recommandations du pacte de Marrakech, voici un deuxième article sur le sujet.

Dans le même article « parallèlement, il conviendrait de promouvoir les démarches dites d’« investissement publicitaire responsable » des entreprises, qui consistent à éviter la publication sur des sites toxiques ou non désirés (pornographie, antisémitisme, fausses informations, propagande extrémiste etc.) ».

Le terme propagande extrémiste est assez vague pour subir n’importe quelle interprétation et aboutir à un très vaste champ de répression.

Surveiller et punir mais sans débat contradictoire

Bien entendu (recommandation 10), les dénonciations devraient être facilitées sur une plate-forme unique, les juges saisis illico obligés de statuer dans les meilleurs délais et par mise en demeure. Encore mieux,

« Serait ouverte la possibilité pour le juge de recourir à la procédure simplifiée de l’ordonnance pénale comme il le fait déjà aujourd’hui pour les actes de contrefaçon sur Internet. L’ordonnance pénale est une procédure qui permet un traitement rapide des affaires en ce qu’elle ne nécessite pas de contradictoire et donc pas d’audience ».

Pas de contradiction, pas d’audience, automaticité pénale, bienvenue dans le meilleur des mondes Avia/Taïeb/Amellal. Plus récemment deux ministres du gouvernement Philippe, Mounir Mahjoubi et Marlène Schiappa ont présenté un plan d’action inspiré du fameux rapport. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Article paru sur le site de L’OJIM

femmes-djihadistes

L’Allemagne se montre réticente face au retour de ses djihadistes

22/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Donald Trump a beau tweeter frénétiquement, les Allemands ne l’entendent pas de cette oreille. Le président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre les mesures nécessaires au rapatriement des djihadistes capturés par les troupes au sol de la coalition.
Les djihadistes seraient relativement nombreux, environ 800 si l’on en croit le compte Twitter du locataire de la Maison-Blanche. Mais si Donald Trump n’hésite pas à les qualifier de « fighters », de combattants, la réalité est sans doute plus complexe : il y a parmi eux nombre de femmes et d’enfants dont les cas posent un problème épineux aux Etats européens.

Une réaction unie de l’Allemagne face à ce retour

De l’autre côté du Rhin, la ministre de la Défense d’Allemagne n’a pas hésité à prendre parti : les ressortissants allemands capturés en Syrie doivent être jugés sur place. Elle estime en effet que les djihadistes, une fois rapatriés, n’auraient pas de mal à échapper à la justice : la question du djihad est juridiquement très complexe à caractériser. Pas de preuve matérielle, pas de témoins … Tandis que sur place, les autorités syriennes disposent de tous les éléments à charge. La ministre des Affaires étrangères allemande a soutenu cette réaction confirmant les difficultés engendrées par de telles démarches.

À Damas, Bachar el-Assad doit regarder avec beaucoup d’amusement ce spectacle. Les pays occidentaux ont voulu sous-traiter aux Kurdes les combats contre Daech et finalement ne récoltent aujourd’hui que la monnaie de leur pièce.

Qu’en est-il de la France sur ce sujet ?

Ainsi, parmi les 150 djihadistes que la France est censée rapatrier prochainement, on compte à peine 50 hommes. Pourtant selon des interviews rapportés par BFMTV ces femmes djihadistes sont loin de regretter leur choix ainsi que la barbarie qu’elles voient perpétrer. Un responsable du camp de Syrie dénonce que « Même si elles disent aujourd’hui ne plus être avec Daech, la plupart continuent d’avoir une pratique extrémistes de la religion musulmane. Qui seront prêtes à tout sacrifice pour que l’Islam prospère à nouveau. »

Un « rapport Benalla » qui accable l’Elysée au-delà de l’imaginable, par Franck Deletraz

« Dysfonctionnements majeurs » au sommet de l’Etat, « imprudence de la présidence », « mensonges sous serment »… Après plus de six mois de travaux ponctués par de multiples rebondissements, pas moins de 34 auditions fleuves, et aussi quelques tentatives d’intimidation à peine voilées en provenance de l’Elysée, la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla a enfin rendu mercredi son rapport. Un rapport accablant bien sûr pour l’ancien « gorille » de Macron, incarcéré depuis mardi soir, mais plus encore pour la présidence et son entourage le plus proche, dont les innombrables « défaillances » font froid dans le dos.

De nouveaux éléments « encore plus graves »

Ouvrant dans la matinée la séance devant la commission des lois du Sénat, le président de la commission Philippe Bas, entouré des deux rapporteurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Muriel Jourda (LR), a d’emblée annoncé la couleur. En effet, a-t-il averti, « les nouveaux éléments que nous avons découverts sont encore plus graves que ceux que nous avons signalés au début de nos travaux » ! Une annonce qui valait d’abord pour le principal mis en cause, Alexandre Benalla, dont la commission a vivement dénoncé les nombreuses « réponses mensongères faites sous serment ». Des parjures à la pelle qui ont poussé logiquement Philippe Bas à demander à Gérard Larcher de saisir le parquet pour « faux témoignage » de l’ancien chargé de mission sur le « périmètre de ses fonctions à l’Elysée », « son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l’Etat », et sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques.

Une accumulation de « dysfonctionnements majeurs »

Mais plus grave encore, aux yeux de la commission, la participation de Benalla, alors qu’il était en fonction à l’Elysée, à ce fameux contrat de protection conclu entre la société privée Mars et des représentants de l’oligarque russe Makhmudov. Une affaire dans laquelle, a affirmé Bas, « la sécurité du président […] a été affectée », et qui met directement en cause trois des plus hauts collaborateurs du chef de l’Etat (le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, et le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne) qui se voient reprocher « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions ». Trois proches de l’exécutif donc, pour lesquels les commissaires ont aussi demandé au bureau du Sénat de saisir la justice pour d’éventuels « faux témoignages ».

Reste le point commun le plus inquiétant de toutes ces affaires : cette accumulation incroyable de « dysfonctionnements majeurs » au sommet de l’Etat, allant de la « liberté et des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté » à « l’imprudence de l’Elysée », en passant par « l’incompréhensible indulgence » des supérieurs de Benalla, la « remontée d’informations défaillante » au sein de l’institution policière et de l’exécutif ou encore le « manque de diligence regrettable des autorités compétentes » pour s’assurer du retrait effectif des prérogatives de Benalla après son licenciement.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 février 2019

La Pologne versera des pensions de retraites aux mères de 4 enfants ou plus, par Olivier Bault

Nouveau programme pro-famille « Mama 4+ » : à partir de mars prochain, en vertu d’une loi annoncée par le PiS l’année dernière et désormais adoptée puis ratifiée il y a quelques jours par le président Duda, les mères de 4 enfants ou plus (ou les pères ayant eux-mêmes élevé 4 enfants ou plus après le décès de la mère ou l’abandon des enfants par leur mère) auront droit, si elle n’ont pas cotisé du tout ou suffisamment longtemps, à la pension de retraite minimale en Pologne, qui sera de 1100 zlotys/mois après sa revalorisation cette année.

Cette nouvelle mesure pro-famille a pour but d’encourager les naissances et de réduire la pauvreté des mères de familles nombreuses.

Si le taux de fécondité est repassé de 1,32 enfants par femme à 1,45 entre 2015-17, il y a eu à nouveau une baisse des naissances en 2018 : 388000 naissance contre 403000 en 2017. Cela n’est pas forcément dû à un échec du programme de cotisations familiales « Rodzina 500+ » introduites par le PiS. En effet, vu le vieillissement de la population polonaise et le fait qu’il y a de moins en moins de femmes en âge de procréer, même une hausse du nombre d’enfants par femme en âge de procréer (taux de fécondité) ne suffit pas à inverser la baisse des naissances. Elle ne peut que ralentir, voire à terme stopper cette baisse, tandis que le nombre de décès continue d’augmenter (avec 414000 décès l’année dernière, la Pologne a eu le plus grand nombre de morts en un an depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale).

La Hongrie a le même problème puisque sa population, malgré les politiques natalistes très généreuses pour les familles conduites depuis le début de la décennie, continue de voir sa population se réduire et le nombre de nouvelles naissances baisser légèrement.

Mais c’est aussi un problème culturel. En Pologne, les familles catholiques pratiquantes ont en moyenne plus d’enfants que les autres. La baisse du nombre d’enfants est donc aussi la conséquence logique de la baisse de la pratique religieuse (environ 38% de catholiques pratiquants réguliers aujourd’hui contre près de 50% au début du siècle).

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 février 2019

Islamisme : très peu de mosquées salafistes ont été réellement fermées en France

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les Républicains dénoncent l’inaction des autorités face à l’islamisme. Laurent Wauquiez affirme que seules sept mosquées salafistes ont été fermées par le gouvernement, sur une centaine recensées (mais en réalité les chiffres sont bien plus importants…).

Des chiffres qui sont confirmés. Le ministère de l’intérieur recense en effet un peu plus de cent mosquées tenues par un imam salafiste. Et seules sept d’entre elles ont été fermées depuis octobre 2017, c’est à dire depuis l’adoption de la loi qui a mis fin à l’état d’urgence et qui autorise à fermer les lieux de culte en cas d’appel à la haine.

Mais qu’est-ce qui explique que ces dernières soient encore en activité ? Déjà parce que le salafisme n’est pas interdit. Il s’agit d’un courant religieux certes intégriste, mais pas illégal. Pour fermer une mosquée, il faut établir que l’imam a tenu des propos punis par la loi, des appels au jihad ou un discours haineux. C’est loin d’être toujours le cas. Sans ces éléments, une fermeture de mosquée est jugée abusive et peut être annulée en justice.


Quand Marlène Schiappa voit une “convergence idéologique” entre Manif pour tous et “terroristes islamistes”

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un entretien accordé à “Valeurs actuelles”, Marlène Schiappa souligne “l’existence d’une convergence idéologique” entre la Manif pour tous et “les terroristes islamistes“, sans les mettre “sur le même plan“…

La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes dénonce notamment une “explosion des actes antisémites, mais aussi homophobes”. Pour Marlène Schiappa, “il y a une alliance entre les gens d’extrême droite et les islamistes, qui s’unissent de fait dans ce combat.” Tout en ajoutant : “Il y a des slogans de la Manif pour tous qui sont lancés dans les banlieues“…


La civilisation mégalithique est bien d’origine occidentale

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Plus de 35.000 dolmens, menhirs et autres alignements de pierres parsèment le continent européen. Aussi gigantesques qu’intrigants, ces monuments trouveraient leur origine en Bretagne au cinquième millénaire avant Jésus-Christ. Les travaux de recherche ont été publiés par la préhistorienne suédoise Bettina Schulz Paulsson, dans la revue scientifique PNAS.

Selon ce chercheur à l’université de Göteborg, les sites mégalithiques n’ont pas été réalisés indépendamment les uns des autres.

Ses travaux ont consisté en l’analyse des datations de restes humains enfouis dans les sites, croisée avec nos connaissances sur l’architecture des constructions, les outils utilisés et les coutumes funéraires. Le chercheur a découvert que les premiers mégalithes sont apparus dans les régions côtières du nord-ouest de la France il y a environ 6700 ans.

Ces conclusions ont été favorablement accueillies par Michael Parker Pearson, archéologue spécialiste du site de Stonehenge.

C’est donc en Bretagne, pays des dolmens, qu’est né le mégalithisme.

Et non pas en Orient comme l’ont longtemps proclamé sans preuve archéologique les tenants de l’origine orientale des grandes civilisations.

La civilisation à l’origine de ces constructions est à chercher parmi les premières sociétés agricoles du néolithique. Les mégalithes se sont rapidement répandus dans la région bretonne, en l’espace de 200 à 300 ans.

Puis, dans une première phase d’expansion, dans les îles anglo-normandes, la péninsule ibérique et les pourtours européens de la Méditerranée.

Par la suite, les constructeurs de Bretagne sont partis conquérir l’Europe, preuve qu’ils étaient de bons navigateurs.

Dans la première moitié du quatrième millénaire, ces productions de pierres se sont propagées sur le littoral atlantique et jusqu’en Angleterre, en Irlande et en Ecosse. Finalement, c’est durant la seconde moitié du même millénaire que l’Allemagne, les Pays-Bas et la Scandinavie voient les mégalithes apparaître sur leur sol.

Alors que le site de Carnac attend, depuis 1996, de figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, ces travaux universitaires donnent du poids à cette demande.

Les chercheurs souhaitent maintenant que des analyses ADN permettent à l’avenir de mieux comprendre l’origine du peuple mégalithique et le mode de diffusion de sa culture.

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Pour Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande, il n’y aurait pas grand monde chez les Gilets jaunes «si on faisait des tests de QI à l’entrée»

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Faux papiers, allocations touchées par les djihadistes… La fraude à l’argent public fait encore des ravages

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La sénatrice centriste Nathalie Goulet organisait lundi un débat au Sénat sur le thème de la fraude à l’argent public. La mission sénatoriale a auditionné différents experts et responsables administratifs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fraude, si elle est combattue, reste importante.

C’est particulièrement le cas de la fraude aux prestations sociales.

Il y a quelques mois, le magistrat Charles Prats avait dénoncé l’existence de plus d’1,8 million de comptes de sécurité sociale frauduleux. Selon lui, ces comptes permettraient une fraude de 14 milliards d’euros chaque année. Le ministre de la santé, Agnès Buzyn, a tenté de faire valoir que ces chiffres étaient faux et que tous ces comptes, s’ils n’étaient pas en règle sur le plan administratif, n’étaient pas forcément frauduleux.

Pourtant, l’utilisation de faux papiers serait très répandue dans notre pays.

Pour le commissaire de police honoraire Luc Retail, « 6,5% des pièces d’identité en circulation en France sont fausses ». En outre, l’immigration facilite les fraudes documentaires, dans la mesure où les pays d’émigration n’émettent pas tous des pièces d’identité authentifiables.

Les mouvements de fonds sont, en plus, peu surveillés.

Toute personne qui prétend résider en France a droit à un compte bancaire. Les sommes peuvent ensuite être aisément transférées à l’étranger, seuls les virements d’au moins 10.000 € faisant l’objet d’une surveillance poussée. Or, comme l’a rappelé le commissaire Luc Retail, « de nombreux djihadistes français ont continué à toucher des allocations alors qu’ils étaient partis combattre ». Ceux qui seront rapatriés en France pourront d’ailleurs à nouveau les demander

Rémi Brague : « Pour un musulman, Dieu est le seul législateur absolument légitime »

20/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
On ne peut appliquer à l’islam le concept de religion tel qu’il a été forgé en Occident. Parce que c’est un système d’une tout autre nature.

Le site L’Incorrect publie un entretien intéressant avec Rémi Brague, spécialiste de la philosophie médiévale arabe.


Rémi Brague : « Pour un musulman, Dieu est le seul législateur absolument légitime » – teaser from L'Incorrect on Vimeo.

Entretien – Marion Maréchal : « Le populisme est un retour à la politique »

Rencontre avec Marion Maréchal, la jeune directrice de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) qui a ouvert à Lyon en octobre 2018. Avec, pour cette première année d’existence, 80 étudiants répartis en une classe de magistère et trois classes de formation continue, l’ISSEP espère bien imposer sa spécificité dans le monde de l’enseignement supérieur.

— Pour le magistère, vous recevez des étudiants Bac + 3 sans critère de filière. Mais d’où viennent-ils, principalement ?

— Les filières d’origine des étudiants de l’ISSEP sont le droit, l’éco-gestion, sciences po, l’histoire, les lettres, les business school. Nous en avons deux qui sortent de l’univers professionnel, un militaire et un ingénieur qui reprennent des études dans le cadre d’une réorientation. La sélection se fait en plusieurs étapes : dossier, QCM de culture générale et rédaction d’une note de synthèse, audition.

— Comment des gens aussi différents étudient-ils et travaillent-ils ensemble ?

— L’ISSEP n’organise pas de week-end d’intégration alliant fête et beuverie, mais un stage d’aguerrissement en pleine nature. C’est manifestement très efficace, question cohésion. Il existe un vrai esprit de camaraderie. Cette formule sera reprise l’année prochaine.

— Et du côté de l’équipe d’intervenants ?

— Nous avons une quarantaine d’intervenants, aux profils variés : des universitaires, des enseignants du privé, des chefs d’entreprise et des managers, des officiers, des journalistes. Pas d’élus parmi nos enseignants : c’est notre choix, afin d’éviter toute confusion. Le conseil scientifique de l’ISSEP, lui, est constitué de treize personnes qui ont l’œil sur la pédagogie, les programmes.

— Comment recrutez-vous vos intervenants ?

— Nous en avons sollicité une partie, et d’autres sont venus à nous. Beaucoup de candidatures ont été posées spontanément via notre site internet. Nous sélectionnons les intervenants en fonction de leur compétence et de leur expérience. Il va de soi qu’ils partagent l’esprit de l’école. La grande majorité d’entre eux n’a pas d’expérience politique ou électorale.

— Quel est votre quotidien de directrice ?

— Mes journées sont bien remplies. Je supervise les équipes administratives et pédagogiques, et beaucoup de mon temps est occupé par le « réseau » : trouver de nouveaux conférenciers, lever les fonds nécessaires à notre fonctionnement et à notre développement, créer des partenariats à l’étranger… Je m’occupe aussi de la communication. Mon activité est donc transversale. Le projet est exaltant. Actuellement nous travaillons sur les programmes de l’année prochaine, avec de nouvelles idées. L’histoire de l’art est une option que nous aimerions mettre en place, mais aussi l’économie du patrimoine, l’économie de l’environnement.

— Des portes ouvertes ont eu lieu le 9 février, il y en aura d’autres les 6 avril et 22 juin : les visites sont nombreuses ?

— Oui, et nous avons déjà quelques candidatures pour l’année prochaine. Dans l’univers de l’enseignement supérieur actuel, nous répondons au besoin d’étudiants mal à l’aise dans le monde des facs et nous sommes une alternative aux business school coûteuses et plus ou moins sérieuses, mais aussi aux formations en sciences politiques souvent sectaires ou idéologiquement uniformisées. Un sectarisme handicapant pour le développement de l’esprit critique et le discernement, qui sont pour moi des vertus essentielles.

— L’un des objectifs de l’ISSEP est de « reconnecter l’élite avec le peuple », objectif qui prend un sens particulier dans le contexte des Gilets jaunes.

— A l’origine de la création de l’école, il y a le constat de la faillite des élites françaises, en partie explicable par le type de formations supérieures qu’elles reçoivent, mais également à l’entre-soi sociologique extrêmement prononcé dans lequel elles demeurent. La question des idées est bien sûr fondamentale, mais la question des hommes n’est pas à négliger. L’ISSEP, par ses choix pédagogiques, veut apporter une réponse neuve à ce problème.

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Chantal Delsol: «“Parent 1” et “parent 2”: jusqu’où ira le déni du sens commun ?»

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Québec – la culture québécoise compromise par l’immigration ?

19/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Canada est connu pour être un pays très ouvert, puisqu’il accueille des milliers d’immigrés clandestins chaque année. Cependant, le gouvernement de François Legault, Premier ministre du Québec, souhaite réduire leur nombre de 20%, car ceux-ci ne s’intégreraient pas assez à la culture du pays. Selon le Code Québec, ouvrage qui dresse un portrait sociologique des grandes caractéristiques qui définissent le peuple québécois, 71% des comportements des Québécois sont similaires à ceux de tout autre Canadien, mais ce sont les 29% restants qui font que la société québécoise est unique.

En matière d’immigration, les gouvernements du Québec et du Canada se partagent les responsabilités.

Le Québec doit, par exemple, assurer les services relatifs à l’accueil et l’intégration linguistique et socio-économique des immigrants, ceux-ci représentant 13% de la population totale du Québec. C’est une population plutôt jeune et mixte, avec plus de 70% des personnes âgées de moins de 35 ans. Trois pays d’origine se démarquent pour ces nouveaux habitants : 10,4% des immigrés proviennent de la Syrie, 8,7% de la France et 8,6% de la Chine. Le fait que beaucoup d’immigrés ne soient pas francisés contribue à la dégradation de leur réputation auprès des populations natives. Sur la période de 2005 à 2014, le Québec compte un peu plus de 367.000 immigrés. Parmi eux, 63% connaissent le français dont 28% le parlent couramment. Ainsi, Montréal est devenue une métropole multiculturelle car plus de 80% des immigrants s’installent dans la région.

Chute annoncée du « califat » de l’EI en Syrie : un simple épisode d’une guerre sans fin, par Franck Deletraz

Si la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et la plupart de ses alliés occidentaux se félicitent depuis plusieurs jours déjà de la « fin imminente » du « califat » de l’EI en Syrie, nous commettrions une grave erreur d’appréciation en pensant que ce conflit est non seulement terminé mais surtout gagné. De par sa nature et celle de notre ennemi, la faculté qu’a ce dernier à « disparaître » pour frapper à nouveau là où l’on ne l’attend pas, ses innombrables relais et bases arrière dans le monde entier, et notamment en Europe, tout porte à croire, au contraire, que la guerre de l’Occident contre la barbarie islamiste, à l’instar de celle du Bien contre le Mal, n’en finira jamais vraiment.

« Victoire tactique » mais « défaite stratégique »

Alors que les combats continuaient de faire rage dans Baghouz, dernier réduit officiel de Daech en Syrie, un commandant des FDS indiquait encore samedi que « la victoire sera annoncée dans quelques jours ». Or, tous les services de renseignement savent parfaitement que les djihadistes de l’EI ont, depuis longtemps déjà, minutieusement organisé leur retour à la clandestinité. C’est d’ailleurs là l’une des très justes observations faites récemment par le colonel Legrier, commandant de la Task Force Wagram, dans une tribune publiée par la Revue de la Défense nationale, dans laquelle il parle d’une victoire « tactique » de la coalition, mais d’une « défaite stratégique ». En effet, explique-t-il, « l’ennemi » n’a « pas été autant [détruit] qu’on a bien voulu le faire croire », et il n’a pas été atteint dans « son moral et sa volonté de combattre » puisqu’il a « déployé jusqu’au bout une combativité inébranlable ». En outre, poursuit le colonel Legrier, la « défaite devenue inéluctable, il s’est exfiltré vers des zones refuges pour poursuivre la lutte en mode insurrectionnel, ne laissant sur place qu’une poignée de combattants étrangers ».

Comment importer une guerre chez soi

Des combattants notamment « français » qui, faits prisonniers, continuent de bénéficier de la générosité suicidaire de notre pays. Ainsi, rappelons-le, alors que ces assassins ont pris les armes contre nos soldats, notre gouvernement, craignant de les voir tomber aux mains des autorités irakiennes qui n’hésitent pas à fusiller, se démène aujourd’hui pour obtenir leur rapatriement en France où, nous promet le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, « ils seront tous judiciarisés, et incarcérés » dès leur arrivée. Au total, cela représenterait pas moins de 150 individus, dont 90 mineurs, pour la plupart tellement endoctrinés que certains experts les jugent « irrécupérables »… De quoi améliorer la situation en France où, comme l’a annoncé jeudi Nicole Belloubet, une trentaine de détenus, condamnés pour des liens avec le djihadisme et ayant séjourné dans la zone syro-irakienne, seront libérés en 2019. Evénement pourtant décrit par François Molins, ex-procureur de la République de Paris, comme constituant « un risque majeur » pour la sécurité de notre pays.

Bref, une situation tellement ubuesque que l’on en vient aujourd’hui à se demander si l’Etat est à ce point stupide qu’il ne voit pas qu’il creuse aujourd’hui notre tombe.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 février 2019

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Rassemblement contre l’antisémitisme – Pour Éric Zemmour, ceux qui l’organisent ont une part de responsabilité en ayant favorisé l’immigration

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Retour sur la 10e cérémonie des Bobards d’or

19/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une fois n’est pas coutume, ce lundi 12 mars 2018, le théâtre du Gymnase Marie Bell (Paris Xe) a fait salle comble pour la dixième édition des Bobards d’or, ce qui confirme la volonté de plus en plus de Français de contester, par le rire, ceux qui les intoxiquent régulièrement. Face à la bien-pensance des médias, à la désinformation quotidienne et au panurgisme des journalistes, les Bobards d’or distinguent et récompensent les plus assidus et consciencieux journalistes de propagande, le fleuron des Tartuffe de l’information et des paresseux intellectuels.

Si l’événement est assurément parodique et humoristique, il révèle cependant les problèmes déontologiques qui gangrènent la profession journalistique. Les maîtres de cérémonie, Philippe Christèle et Nicolas Faure, ont été épaulés dans ces difficiles délibérations par un jury réunissant Martial Bild (TV Liberté), Ferenc Almassy (Visegrad Post), Claude Chollet (OJIM), Samuel Lafont (Damoclès), une gilet jaune Kim, et Vivien Hoch.

Quel a été le cru 2019 ?

Trois catégories au programme cette année ! La traditionnelle catégorie du Bobard d’or récompensant le plus manipulateur des journalistes français a été remis à Clément Viktorovitch qui répondait à Charlotte d’Ornellas « qu’il n’y avait pas d’immigration massive ». La catégorie internationale « Golden Bobards » a été gagnée par France 2 et son reportage bidon sur Poutine chasseur de tigres, alors que les images étaient au contraire issues d’une campagne pour protéger le tigre.

Cette année, il y avait également une catégorie exceptionnelle d’actualité, le Bobard Gilet Jaune !

Oui, qui a récompensé Sylvain Bouloucque, cet expert confondant le drapeau de la Picardie avec ceux de l’ultradroite dans la manifestation des Gilets jaunes, avec un bobard « faux drapeaux ». De plus, autre moment fort, la jeune gilet jaune Fiorina, blessée lors des manifestations, s’est exprimé lors de la cérémonie.