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Eric Zemmour : « NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite »

25/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans le VIIe arrondissement de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet – NKM – se voit défiée par deux autres candidats issus de son camp, le gaulliste Henri Guaino et Jean-Pierre Lecocq, maire du Vie arrondissement voisin. Aux yeux d’Eric Zemmour, c’est tout à fait normal et ce n’est que la conséquence logique de l’évolution de la droite.

« C’est la parabole bien connue du lapin pris dans les phares de la voiture, raillait Eric Zemmour ce matin sur RTL. Il sait qu’il va se faire écraser mais il est tellement fasciné par la lumière des phares qu’il reste immobile comme une cible consentante. Kosciusko-Morizet ressemble au lapin dans les phares. Bien sûr, elle ne reste pas immobile, ce n’est pas le genre de la maison. Elle fait campagne sur le terrain et surtout se démultiplie médiatiquement – une gageure pour celle qui a déjà construit toute sa carrière sur la faveur médiatique. »

« Mais son agitation, poursuit Zemmour, ressemble à de la panique. Elle joue sa peau et elle ne sait, mais elle ne peut qu’accepter son destin tragique. Pourtant, elle avait cru tirer le gros lot lorsque François Fillon lui avait légué sa circonscription parisienne du VIIe arrondissement, un héritage en or massif où la droite domine depuis qu’il y a des élections. »

« Mais voilà, le typhon Macron est passé par là. Il a révélé une scission culturelle et politique au sein de la bourgeoisie. D’un côté la bourgeoisie traditionnelle et plus âgée qui a voté Fillon. De l’autre, les bobos, plus jeunes, moins riches, qui ont voté Macron. Les deux sont économiquement libéraux mais se différencient par leurs comportements et leurs valeurs : famille, immigration, laïcité. »

Or, poursuit l’éditorialiste, « NKM a bâti sa gloire médiatique sur son progressisme culturel. […] Sur tous les thèmes de société, ses premiers réflexes sont toujours de gauche. Elle est la parfaite incarnation des bobos, les bobos qui ont voté Macron. Et qui, aux législatives, auront donc leur candidat […]. »

« NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite depuis la création de l’UMP sous la houlette d’Alain Juppé il y a quinze ans : toujours plus au centre, toujours plus à gauche, toujours plus progressiste, toujours plus politiquement correcte, toujours plus éloignée de l’électorat traditionnel de la droite. »

Conclusion d’Eric Zemmour : « La percée de Macron sonne la fin de la partie. Quand on évolue sur les terres du centre gauche, on se soumet au nouveau président et on se met en marche avec la future majorité présidentielle. Ou on coule. Car c’est bien connu : l’électeur préfère toujours l’original à la copie. »

Donald Trump Arabie saoudite

Les Etats-Unis sous Donald Trump : le surréalisme comme condition de survie

La visite du président Trump en Arabie Saoudite a rempli d’aise les neocons et n’a donc pas soulevé trop d’indignation dans les médias de grand chemin. Tout le monde aux Etats-Unis ne l’entend pourtant pas de la même oreille. Ainsi Justin Raimondo et les partisans de Ron Paul :

« A-t-on vu spectacle plus dégoûtant durant les quatre mois de cette présidence que la vision de Donald Trump bavant devant le barbare monarque saoudien et sa criminelle famille de principicules insignifiants ? Cela suffirait à faire vomir tout Américain normal, surtout lorsqu’on se souvient de ce que Trump avait dit d’eux durant la campagne électorale: “L’Arabie Saoudite et nombre de pays qui ont donné de grosses sommes d’argent à la Fondation Clinton veulent tenir les femmes en esclavage et tuer les gays. Hillary doit rendre tout l’argent venu de ces pays-là!“ […] A présent, le gendre de Trump, Jared Kushner, demande à Lockheed-Martin de faire des rabais aux Saoudiens, négociant personnellement la plus grosse vente d’armes de l’histoire américaine. »

Pourtant, que resterait-il de l’économie américaine sans son complexe militaro-industriel, qui assure selon certaines évaluations jusqu’à 52 % du PIB américain ? Et que resterait-il du complexe militaro-industriel sans le clan saoudien, à qui M. Trump vient de vendre pour 110 milliards de commandes directes d’armements, sans compter les promesses ultérieures ?

En d’autres termes, l’alliance saoudienne s’est transformée en une indéfectible symbiose entre la première puissance au monde et son meilleur client. C’est pourquoi M. Trump a réussi à lancer une harangue enflammée contre le terrorisme en l’imputant… aux Iraniens, en présence de ceux-là même qui financent et soutiennent notoirement la violence islamsite dans le monde. Cette duplicité surréaliste est désormais une condition structurelle de survie pour l’Empire américain.

Texte et illustration repris de l’Antipresse de Slobodan Despot
(titre originel : « USA – Le surréalisme comme condition de survie »)

Chant des alouettes

La Chant des alouettes : le grand poème identitaire européen

À l’occasion du colloque de l’Institut Iliade « Européens : transmettre ou disparaître », Thibaud Cassel a réuni une anthologie poétique, Le Chant des alouettes, publiée par les éditions Pierre-Guillaume de Roux. Un condensé de la civilisation européenne. Voici la recension qu’en a faite François Bousquet dans le n° 166 d’Eléments, daté de juin-juillet 2017.

Chant des alouettes CouvComment définir une civilisation d’un trait, et d’un trait qui n’ait ni l’approximation d’une formule alchimique ni l’aridité d’une équation mathématique ? Rien de tel que la poésie. Et quel continent a tout jeté dans ses vers, dans sa littérature – son âme, son élan vital, sa physionomie ? L’Europe. Depuis Homère. Les livres en sont le dépôt vivant.

Le grand John Cowper Powys disait d’eux qu’ils renferment « la parole de l’homme opposée au silence de la nature et au mutisme cosmique ; ils représentent la vie de l’homme face à la mort planétaire, la révélation faite à l’homme par le dieu qui l’habite, et la réponse de l’homme au dieu extérieur. Quiconque touche un livre, ne touche pas seulement “un homme”, mais touche l’Homme avec une majuscule. L’homme est l’animal qui pleure, qui rit, et qui écrit. Si le premier Prométhée a volé le feu du ciel dans une tige de fenouil, le dernier l’y rapportera dans un livre ». C’est plus vrai encore de l’homme européen. Thibaut Cassel s’en est souvenu. Il a enfermé l’Europe dans un écrin de papier : une anthologie poétique, une soixantaine de textes reliés les uns aux autres par un même patrimoine, historique ou génétique, qu’importe, pour l’essentiel français. Pari audacieux, pari tenu.

Ils tracent le limes culturel de l’Europe. Un « vaste poème identitaire », résume l’auteur dans une introduction limpide dont il faudrait tout citer :

« L’Europe, c’est l’expression de nos peuples à la clarté des astres parents et successifs de la Grèce, de Rome, de la chrétienté puis des nations. »

Elle doit ce qu’elle est au génie grec, à la romanitas et à la Respublica christiana qui, à travers les Universités médiévales, diffusa sur le continent une langue et une philosophie communes, le latin et l’aristotélisme. Les cités, l’empire, les nations, longue chaîne ininterrompue. […]

Le Chant des alouettes, par Thibaud Cassel, préface de Christopher Gérard, édition Institut Iliade/Pierre-Guillaume de Roux, 2017, 176 p.

Croisades prise Jérusalem

La Petite Histoire – La vérité sur les croisades

25/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les croisades étaient-elles des guerres de conquête, voire de colonisation ? C’est en tous cas ce que l’on tente bien souvent de nous faire croire, en nous présentant ces événements comme l’un des crimes odieux de la chrétienté, à mettre sur le même plan que les conquêtes arabes. Il n’en est évidemment rien, et c’est ce à quoi ce nouvel épisode de La Petite Histoire est consacré. Une émission de Christopher Lannes sur TV Libertés, en partenariat avec La Nouvelle Revue d’Histoire.

Jérôme Rivière

Jérôme Rivière : « La priorité, c’est celle de l’identité de la France »

24/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après avoir été député UMP de 2002 à 2007, Jérôme Rivière a soutenu Philippe de Villiers pour la présidentielle de 2007 puis pour les européennes de 2009, pour finalement se rapprocher du Front national, qui l’a désigné comme l’un des ses porte-parole pour les élections législatives et lui a accordé son investiture dans la 6e circonscription du Var. Spécialiste reconnu des questions de Défense, il est aussi celui qui avait réclamé, comme député UMP, la suppression de l’Aide médicale d’Etat et avait réussi à imposer l’enseignement de La Marseillaise au primaire.

Interrogé par TV Libertés, Jérôme Rivière insiste sur le rôle des députés dans la limitation de l’immigration et dans le combat contre l’islamisation, raisons pour lesquelles le Front national doit absolument disposer d’un groupe à l’Assemblée nationale. Il est bien placé pour expliquer que les dirigeants de la droite « ne représentant plus less valeurs que défendent leurs électeurs » et que c’est désormais le FN qui défend ce à quoi croit cet électorat.

Chapelle-Pajol

Chapelle-Pajol : tout ça, c’est la faute des Ponts et Chaussées !, par Gabrielle Cluzel

Les gens sont comme ça. Quand, à la une de l’actualité, il est question d’écologie, ils s’attendent à voir réagir les écologistes. De fiscalité, les fiscalistes. De syndicat, les syndicalistes… Ils imaginaient donc, un peu bêtement, dans l’affaire Chapelle-Pajol, une réaction féministe. Toc, toc, toc, yakelkun ? Rien. Nada. Osez le féminisme devait avoir un sanglier sur le feu et Marlène Schiappa un menhir à livrer.

Puis, au bout de 48 heures, Caroline De Haas s’y est enfin collée. Dans une interview qui a fait le buzz, elle a proposé « d’élargir les trottoirs ». Il fallait y penser. Les femmes sont si nunuches et pudibondes qu’elles ont sûrement confondu les frôlements inhérents à la cohue avec du harcèlement. Voilà. Tout est arrangé. Et les insultes, alors ? Là, vous êtes lourdingues, d’accord ? Vous voyez bien que tout cela enquiquine Caroline.

À Sevran, dans les cafés, peut-être aurait-il suffi de mettre du 3-en-1 dans les gonds un peu grippés ? Les portes, pour les femmes, sont souvent lourdes à pousser.

Qui a eu vent, du reste, de l’initiative inédite qui a été prise à Saint-Denis après ce reportage malheureux ? Un autocollant « Femmes bienvenues » a été créé, destiné à être collé sur les cafés ayant signé une charte pour promouvoir la laïcité. C’est sympa. Ou pas. C’est rassurant… ou vaguement inquiétant. Dire que les femmes sont bienvenues là suppose qu’elles ne le sont pas ailleurs. Les femmes, comme les chiens, sont admises. Mais tenues en laisse, quand même ?

La vérité – je le sais, vous le savez, même Caroline De Haas le sait – est qu’en zone urbaine se concentre une population allochtone toujours plus importante dont le regard sur la femme n’est pas celui que porte la population occidentale. Ce n’est pas un jugement de valeur mais un constat.

Les guides touristiques, dont l’un des principaux intérêts est de mettre au jus des us et coutumes, préviennent les voyageurs en partance pour le Maghreb, le Moyen-Orient, l’Afrique de l’Ouest, centrale, etc. : dans de nombreux endroits, il est recommandé aux femmes de se couvrir, de ne pas se promener dans une tenue légère façon « Côte d’Azur ». Ces guides ne sont pas racistes, bien sûr, mais font simplement leur boulot.

Dans La mort n’est pas une solution, Anne-Isabelle Tollet, longtemps correspondante au Pakistan, écrit sur ce pays : « Je me sens beaucoup plus nue quand je porte un voile et une longue tunique qui me couvre les fesses, qu’en maillot de bain sur une plage occidentale. » Les journalistes occidentales qui ont couvert les événement de la place Tahrir au Caire, en 2012, ont fait le même constat, parfois à leurs dépens. Ce n’est pas un mystère. Par quelle magie le simple fait de passer une frontière européenne changerait-il instantanément ce regard ?

Le documentaire Femme de la rue, filmé en caméra cachée à Bruxelles (quartier Anneessens-Lemonnier) par Sofie Peeters a été le premier à évoquer, en juillet 2012, le problème du harcèlement sur la voie publique. Il a été aussi sec taxé de racisme, au grande dam de la jeune femme.

Un article du New York Times du 19 décembre 2015 (quelques jours avant les « incidents » du réveillon allemand) évoquait un programme financé par le gouvernement norvégien visant à « apprendre aux hommes issus de cultures différentes et non occidentales les codes d’une société où les femmes ont le droit de s’habiller comme elles le souhaitent », rajoutant :

« La plupart des pays européens ont renoncé à ces questions d’adaptation, par peur de stigmatiser les migrants comme violeurs potentiels et d’encourager les discours des politiques anti-immigration. »

Quant aux féministes, elles préfèrent incriminer les Ponts et Chaussées. Autant vous dire qu’avec ça, mes chéries, nous sommes sauvées.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Chard Migrants CIO

Paris : des migrants finalement indésirables… pour le passage du CIO !

Le quartier parisien de La Chapelle est au centre de toutes les attentions depuis quelques jours. C’est Le Parisien qui a lancé le sujet en publiant un article sur le harcèlement des femmes dans le quartier. Les plus malhonnêtes ont accusé l’étroitesse des trottoirs (!) mais n’importe quelle femme sait ce qu’il en est de ce quartier comme d’autres.

Certains ont bien tenté d’expliquer que les hommes étaient partout les mêmes et que certains sifflaient aux terrasses des plus beaux cafés… Il faut vraiment être aveuglé par une mauvaise foi coupable pour oser comparer ce qui n’a rien de comparable : on parle ici de quartiers dans lesquels il est devenu impossible de marcher sereinement, jupe ou non. Il ne s’agit pas seulement de drague un peu lourde ou de regards gênants : certaines rentrent chez elles la peur au ventre une fois la nuit tombée et finissent par se départir de la partie la plus féminine de leur garde-robe par crainte de ce qu’elle pourrait engendrer de commentaires, de gestes ou de comportements dans les rues de leur quartier.

Immédiatement, Anne Hidalgo – qui a semblé découvrir le problème – a lancé « un processus de marche exploratoire ». En clair, rien de concret mais un nouveau pas dans la novlangue.

Et pourtant, la mairie de Paris sait agir, et agir vite. Elle vient de le prouver en faisant évacuer les clandestins qui squattaient justement le quartier… de La Chapelle. Rien à voir avec ces pauvres femmes harcelées dont certaines dénoncent le problème depuis des années, c’est le Comité olympique qui a poussé la mairie de Paris à agir et c’est l’adjoint (PC) aux Affaires sociales et à l’hébergement d’urgence du maire (PS) Eric Lejoindre, Gérald Briant qui nous l’a appris en répondant à la question d’un élu LR de l’opposition :

« Oui, nous nous sommes félicités que le passage des membres de la commission d’évaluation du CIO [NDLR : Comité international olympique] à Paris, ait permis de mobiliser la force publique. »

S’en est suivie la « mise à l’abri » de 1 609 « réfugiés », selon les expressions consacrées.

Et l’élu de poursuivre : « Il faut être pragmatique, et saisir les opportunités qui sont données », avant que le député PS Daniel Vaillant, ancien maire du XVIIIe arrondissement estime quant à lui :

« On a bien heureusement pu faire en sorte que le secteur de la porte de La Chapelle soit plus présentable ».

Présentable ? Nous qui pensions que tout allait bien, que l’enrichissement était acté et qu’aucun problème n’avait pour racine l’immigration…

Marie Pommeret

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 25 mai 2017
(titre originel : « Migrants finalement indésirables »)

Quand des Parisiennes entrent en résistance – par Ivan Rioufol

A La Chapelle-Pajol (XVIIIe arrondissement de Paris), les marlous d’Aristide Bruant sont tombés dans l’oubli. Dans ce quartier quasiment abandonné de la police et de la ville, les “migrants” font désormais la loi. Il est vrai qu’en septembre 2015, la maire de Paris, Anne Hidalgo, leur avait lancé : “Bienvenue à Paris !”, avec traduction en anglais et en arabe. Depuis, la vie quotidienne est devenue infernale pour de nombreuses femmes qui ont à subir le sexisme et les agressions de jeunes hommes laissés à eux-mêmes, dans l’impunité de leurs actes. Samedi, je me suis à nouveau rendu dans ces rues, où tous les trafics se font à ciel ouvert. Je suis allé au café La Royale, où la seule femme est derrière son comptoir. Le verre d’eau du robinet y est facturé, tant les clients s’incrustent. Je suis allé écouter les habitants voisins du 4 place de La Chapelle : des hommes et surtout des femmes qui avaient décidé, ce soir-là, d’installer leurs chaises sur le trottoir, devant le hall d’entrée régulièrement fracturé. Ils m’ont montré les vitres brisées, les circuits électriques saccagés, des départs de feux. Tous m’ont dit connaître l’enfer depuis deux ans, dans l’indifférence de la municipalité et des forces de l’ordre. Faisant face à ce groupe de riverains excédés mais calmes, se trouvaient des représentants de mouvements gauchistes soutenant les sans-papiers, qui accusaient ces protestataires de racisme et de faire le jeu de l’extrême droite. L’un d’eux, violent, a invité ces femmes rebelles à quitter le quartier avant de lancer deux chaises en leur direction, atteignant l’une d’elle aux jambes. La police, appelée par des voisins, ne s’est pas déplacée. Une habitude.

Cette situation n’est ni spécifique ni nouvelle. En 2012, Sophie Peeters a filmé le sexisme du quartier Anneessens-Lemonnier, à Bruxelles. Géraldine Smith a décrit, en 2016, la montée de l’intégrisme dans la rue Jean-Pierre Timbaud (XXe). Les agressions massives contre les femmes, à Cologne le 31 décembre 2016, sont à rajouter à la liste. C’est ce même choc de culture qui se vit à La Chapelle, et dans d’autres quartiers voisins. Ces zones sont abandonnées à une immigration clandestine très majoritairement musulmane et à un multiculturalisme qui sont applaudis par des bobos qui se gardent d’habiter sur place. Les solutions qu’envisage Hidalgo, qui admet “un fort sentiment d’insécurité”, sont à la hauteur de l’irresponsabilité des politiques. La maire assure que “sur le projet spécifique de la discrimination à l’égard des femmes, un processus de marche exploratoire va être lancé”. Un projet de “promenade urbaine” est à l’étude. La mairie du XVIIIe prévoit un éclairage accentué le soir et la suppression de certains bancs. Déjà, le square pour enfants Louise de Marillac a été fermé. La féministe Caroline de Hass a suggéré d’élargir les trottoirs… Le poids des interdits de penser est tel qu’il reste inconcevable d’établir les liens entre l’insécurité grandissante et les clandestins qui affluent, entre la culture islamique et le machisme qui gagne y compris des bistrots alentours. Même les habitants du 4 place de La Chapelle se gardent d’aller si loin. Ils se contentent, avec d’autres associations (Demain La Chapelle, SOS La Chapelle, etc.) de demander une protection publique qui n’existe pas. En attendant, les “migrants” sont toujours “bienvenus” par une mairie uniquement préoccupée par son avantageuse posture humanitariste.

Article repris de Le blog d’Ivan Rioufol

Qui est Laurent Hufnagel le nouveau patron de la communication de Matignon ?

24/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Hufnagel, 43 ans est le nouveau patron de la communication d’Edouard Philippe. Sorti de Science Po, et ayant travaillé dans le privé a St Gobain et Areva où il rencontra Edouard Philippe, il a fait ses armes dans le cabinet de Juppé aux Affaires étrangères puis à la Défense.

Il était le Dircom d’Alain Juppé lors des primaires de la droite de 2017. Fait intéressant le frère de ce poulain d’Alain Juppé, Johan Hufnagel, est directeur adjoint de Libération et aussi fondateur de Slate.fr, site d’informations sur Internet.

Malgré la tribune de Johan dans Libération affirmant qu’il y a une double muraille entre les deux frères, la collusion entre le monde politique et médiatique est flagrante.

Allemands Russie AfD 2

Les Allemands originaires de Russie votent pour l’AfD

Allemands Russie AfDLes « Allemands de Russie » sont des personnes nées en Russie qui ont pu migrer en Allemagne car une partie de leurs ancêtres étaient originaires de ce pays. La plupart de ces 4 200 000 individus sont venus de pays de l’ancienne Union soviétique. Ils ont principalement voté, jusqu’à présent, pour la CDU mais sont désormais attirés par le parti patriotique Alternative pour l’Allemagne (AfD). Le vote CDU était dû au fait que la plupart de ces migrants étaient arrivés à l’époque du Chancelier CDU Helmut Kohl et ils ont voté pour ce parti afin de le remercier de leur avoir permis de s’installer en Allemagne.

Lors des élections pour le Parlement du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie du 14 mai 2017, l’AfD a obtenu ses meilleurs scores dans des endroits au sein desquels de nombreux « Allemands de Russie » vivent : alors que l’AfD décroche 7,4 % lors de ce scrutin, il obtient 18,8 % à Bielefeld/Baumheide, 19, 6 % à Duisbourg/Neumühl et 23,7 % à Espelkamp/Mitte.

Lors des élections pour le Parlement du  Land de Berlin du 18 septembre 2016, l’AfD a obtenu à Marzahn, où les « Allemands de Russie » sont surreprésentés, 32,6 %. Ces gens, qui votaient souvent à gauche, choisissent dorénavant l’AfD car, suite à l’afflux de migrants, la sécurité est devenue un sujet important. Pourtant, selon les statistiques récentes, Marzahn est une des parties les plus sûres de Berlin.

À Pforzheim/Heidach, bastion des « Allemands de Russie », dans le riche Bade-Wurtemberg, l’AfD a obtenu 43,9 % lors des élections du 13 mars 2016 pour le Parlement du Land. Interrogés, les habitants prétendent avoir peur de perdre leur nouvelle patrie, l’Allemagne, inondée de migrants non-européens. Ils reprochent à ces derniers de créer de l’insécurité, de ne pas vouloir travailler, de ne pas désirer s’intégrer.

Des « Allemands de Russie » reprochent aux migrants importés en 2015 par la Chancelière Angela Merkel de tourner en rond toute la journée dans les rues. De plus, ils sont mécontents du fait que ces gens aient pu entrer et s’installer en Allemagne alors qu’eux-mêmes voulaient faire venir des membres de leur famille et cela leur a été refusé.

Au sein des quartiers où vivent les « Allemands de Russie », l’AfD a avant tout utilisé l’Internet afin de toucher les électeurs potentiels : une campagne y a été conduite en langue russe. 

Les « Allemands de Russie », dont 42 % parlent exclusivement russe à la maison, s’informent avant tout en passant par les médias russes.

Les « Allemands de Russie » constituent le plus grand groupe issu de l’immigration disposant du droit de vote en Allemagne.  

Texte repris du blog de Lionel Balland

Hervé de Lépinau : « Une souveraineté sans identité est un concept désincarné »

Hervé de Lépinau24/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Hervé de Lépinau va tenter de conserver au Front national la 3e circonscription de Vaucluse, qui était celle de Marion Maréchal-Le Pen. Celui qui fut depuis 2012 son suppléant à l’Assemblée nationale a accordé à l’hebdomadaire Minute un entretien où il s’exprime notamment sur le débat entre identité et souveraineté. Extrait.

« Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite. Mais je me reconnais aussi dans le clivage dont parle souvent Marine Le Pen : mondialistes contre patriotes. En effet, au-delà de la sémantique, la droite patriote est le cœur battant du camp patriote autour duquel s’agrègent toutes les formes de souverainisme venues de tous les horizons.

On peut découper la souveraineté en tranches – sociale, juridique, politique – mais il y a une chose qui ne se divise pas, c’est l’identité. Une identité sans souveraineté peut traverser des temps difficiles, comme on l’a vu aux XIXe et au XXe siècles en Europe de l’Est.

Mais une souveraineté sans identité, ou assignant à l’identité une place subalterne, privée, ça n’a qu’une portée administrative : c’est un concept désincarné, matérialiste, qui fait en définitive le jeu de nos adversaires mondialistes. La souveraineté sans l’identité, c’est un peu l’idiot utile du système. »

Manchester Attentat EI

Le terroriste de Manchester est un djihadiste Libyo-Britannique de 22 ans

Manchester Fillette23/05/2017 – MANCHESTER (NOVOpress) : Le terroriste qui a tué 22 personnes dont une fillette de 8 ans (ci–contre), et en a blessé 119 autres, hier soir à Manchester dans un attentat revendiqué par l’Etat islamique a été identifié.

Il s’appelle Salman Abedi et, si la presse française le présente comme britannique, la presse anglaise, elle, le décrit comme un « British Libyian jihadist ».

Agé de 22 ans, cet individu, né sur le sol britannique, est le fils de « réfugiés » libyens qui seraient arrivés en Grande-Bretagne après avoir fui le régime du colonel Kadhafi. Il a deux frères et une sœur, également nés en Grande-Bretagne.

Selon des voisins, il avait été entendu « chantant fièrement des prières islamiques dans la rue » dans les semaines précédant son passage à l’acte terroriste.

Un regard suisse sur Marine Le Pen et Emmanuel Macron

Le Pamphlet Le Pen MacronDurant la campagne qui a précédé l’élection présidentielle française, certains observateurs en Suisse, plutôt favorables à une économie libérale, se sont inquiétés de voir Mme Marine Le Pen défendre dans ce domaine un programme très marqué à gauche, axé sur l’interventionnisme étatique et la surprotection sociale. Par réflexe de rejet, ils se sont réjouis de ce que M. Emmanuel Macron offrait aux Français la possibilité de choisir une politique libérale.

D’autres, davantage préoccupés par la défense des communautés nationales contre l’immigration et le mondialisme, se sont déclarés choqués qu’on puisse encourager la candidature de M. Macron pour de simples motifs économiques. Ils y ont vu une forme de soumission à l’idéologie ultra-libérale prônant la guerre de tous contre tous et l’abandon des plus faibles au détriment du «bien commun».

Il ne faut pas utiliser trop vite de grands mots. On peut être opposé au socialisme sans être forcément un suppôt de l’ultra-libéralisme. Il existe heureusement des solutions, corporatistes notamment, pour réguler certains métiers et civiliser certaines relations économiques sans en appeler à une cascade d’interventions législatives. En ce sens, la critique de la politique trop à gauche de Mme Le Pen était pleinement justifiée.

En revanche, on peut faire deux reproches à ceux qui ont cru pouvoir en déduire la nécessité de soutenir M. Macron. Le premier est qu’ils ont sans doute été téméraires, sinon naïfs, car rien ne garantit que celui-ci ne poursuivra pas la même politique socialiste que ses prédécesseurs. C’est en effet la voie la plus facile si l’on veut éviter de trop déplaire à un peuple qui, depuis des décennies, a été habitué à l’assistanat.

Le second reproche qu’on peut leur adresser est qu’ils font passer le souci – certes légitime – d’une économie matériellement prospère avant celui, plus fondamental, de l’existence et de la survie de la communauté. Or, pour prospérer, il faut d’abord vivre. Et à tout prendre, il vaut mieux vivre pauvrement que mourir dans l’opulence.

Cette évidence ne suffit pas à convaincre ceux qui pensent que le danger d’anéantissement de la communauté par une immigration massive n’est que potentiel, et que ce danger peut être conjuré par la prospérité. Celle-ci, selon eux, aurait la vertu d’éliminer ou d’atténuer les frustrations sociales tout en intégrant les nouveaux venus grâce aux relations de travail. Un tel raisonnement trahit toutefois une réflexion insuffisante.

Certes, les tensions sociales sont souvent suscitées ou aiguisées par la pauvreté, mais d’autres facteurs peuvent aussi les faire éclater, à commencer par les fossés culturels ou religieux. Certes, la consommation frénétique et abrutissante peut contribuer à atténuer la conscience communautaire des immigrés, mais elle n’épargne pas les autochtones. Et qui peut croire que les étrangers continueront à s’intégrer par le travail lorsque leur environnement professionnel ne sera composé que d’étrangers ?

En réalité, la vitalité économique aide à intégrer l’immigration tant que celle-ci reste quantitativement et qualitativement raisonnable. Au-delà, elle ne peut avoir au mieux qu’un effet retardateur, avant que les dysfonctionnements inhérents à toute société malade ne commencent à ruiner cette vitalité.

Un chef d’Etat doit tout faire pour assurer la prospérité de la communauté qu’il dirige, mais il ne peut pas compter sur cette seule prospérité pour résoudre tous les problèmes. Il est à craindre que ni Mme Le Pen ni M. Macron n’aient réfléchi à tout cela.

Pollux

Texte paru sous le titre « Exister d’abord, prospérer ensuite » dans Le Pamphlet,
« périodique indépendant », n° 465, daté de mai 2017,
et porté à notre connaissance par la Fondation Polémia.

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Eric Zemmour : « Trump parle désormais comme un banal Bush junior »

23/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Implacable réquisitoire, ce matin sur RTL, d’Eric Zemmour contre Donald Trump après le voyage à Ryad du président des Etats-Unis et sa désignation de l’Iran comme ennemi prioritaire dans sa lutte du Bien contre le Mal. Voici l’intégralité de son éditorial, au vitriol.

Donald Trump Iran« Les présidents américains passent, les Saoud restent : c’est ce qu’ont dû penser avec un sourire goguenard les princes de Ryad en écoutant le discours du président Trump. Ils ont pourtant eu chaud, avec Obama d’abord, qui leur préférait ostensiblement les Iraniens. Obama avait engagé un très audacieux renversement géostratégique pour substituer à la traditionnelle alliance avec les Saoud, qui date du président Roosevelt à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un rapprochement avec l’autre grand pôle du monde musulman : celui des chiites iraniens. Les puits de pétrole saoudiens en ont tremblé de peur.

« Cette audace de son prédécesseur aurait pu – aurait dû – plaire à Donald Trump. Après tout, derrière l’Iran, il y a la Russie et Trump voulait justement se rapprocher de la Russie. Un Trump qui pendant sa campagne avait multiplié les tweets ravageurs contre le pays, je cite, “qui veut asservir les femmes et tuer les homosexuels“. Trump qui se mettait alors dans les chaussons idéologiques de Samuel Huntington et assumait la guerre de civilisation entre un bloc musulman et un bloc judéo-chrétien. Mais souvent Trump varie, fol qui s’y fie… »

« L’Arabie saoudite est redevenue un merveilleux royaume et l’islam une religion de paix. Pourtant, depuis des années, on sait à quoi s’en tenir. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé Al Qaida et Ben Laden. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé le califat islamique et on passe sur l’actuelle guerre au Yémen, où l’aviation saoudienne fait des ravages. »

« Daesh n’est qu’une Arabie saoudite qui a réussi. Ryad est la matrice de la salafisation du monde, en terre d’islam mais aussi en Europe comme en Afrique, à grands coups de mosquées et d’écoles coraniques »

« Refuser l’entrée de ressortissants venus de pays musulmans pour protéger l’Amérique contre le terrorisme pour chanter les louanges de l’Arabie saoudite, c’est comme si le président Roosevelt avait, dans les années 1930, interdit l’entrée de son pays aux nazis tout en se rendant à Berlin pour glorifier ce grand démocrate que fut le chancelier Hitler. »

Mais voilà, « l’Arabie saoudite a de l’argent, beaucoup d’argent, énormément d’argent. L’accueil de Trump fut fastueux. Le président américain a pu annoncer, triomphant, 380 milliards de dollars d’investissement et de contrats. Ce n’est plus un voyage présidentiel, c’est la hotte du Père Noël. Et les princes en ont profité pour glisser un chèque de 100 millions de dollars dans les souliers de la fille de Trump, Ivanka, et son fonds de femmes entrepreneuses. »

« Plus de guerre de civilisation, plus de problème avec l’islam, c’est seulement l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal : Trump parle désormais comme un banal Bush junior. Avec les mêmes contradictions. »

« Comment combattre à la fois l’Iran et l’Etat islamique, alors que ces deux-là sont d’inexpiables adversaires ? Comment régler les questions syrienne, irakienne, afghane sans traiter avec l’Iran ? Pourquoi flatter les potentats saoudiens et dénigrer une république islamique d’Iran qui organise, elle, des élections à peu près démocratiques ? »

« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons, disait Lénine. Il y a belle lurette que les Saoud ont compris qu’il suffisait de remplacer capitaliste par mécréant. »

Chard Immigration UE

Fracture Est/Ouest dans l’Union européenne sur l’immigration

Pour Viktor Orbán, il est clair que la résolution votée le 17 mai par le Parlement européen (393 voix pour, 221 contre et 64 abstentions) pour demander le déclenchement de l’article 7 contre son pays est principalement motivée par son refus des quotas d’immigrants clandestins. L’article 7, qui peut priver un pays membre de ses droits en cas de violation des principes fondamentaux de l’UE, nécessitera toutefois l’unanimité de tous les autres gouvernements. La Pologne a déjà promis qu’elle s’y opposerait.

Le 16, c’était le commissaire européen chargé des Affaires intérieures, le Grec Dimitris Avramopoulos, qui menaçait de sanctions la Pologne, la Hongrie et l’Autriche pour n’avoir encore accueilli aucun immigrant clandestin dans le cadre du fameux système de relocalisation. Le 18, les députés au Parlement européen demandaient l’accélération de la relocalisation des immigrants clandestins. Hormis Nadine Morano, tous les députés LR français ont voté pour, démontrant ainsi qu’en dépit du programme de François Fillon pour la présidentielle, ils continuent de soutenir l’immigration de masse.

Dans leur résolution de mercredi contre la Hongrie, les députés européens demandaient d’ailleurs entre autres choses « l’abrogation, par le gouvernement hongrois, des lois restreignant les règles pour les demandeurs d’asile et les organisations non gouvernementales ». Ces lois, alliées à la double clôture frontalière édifiée à grands frais par la Hongrie, permettent justement à Budapest de lutter efficacement, pour le plus grand bien de tous les Européens, contre l’immigration illégale, ce qu’Athènes et Rome refusent de faire.

On le sait, la tâche des pays chargés de surveiller les frontières extérieures de l’UE a été rendue particulièrement ardue par la chancelière allemande Angela Merkel qui a ouvert en grand les portes de l’Allemagne en 2015. C’est justement la raison pour laquelle le Polonais Jarosław Kaczyński a répondu lundi aux eurocrates que c’est l’Allemagne, et non la Pologne, qui doit en supporter les conséquences aujourd’hui.

A l’opposé de la Pologne, de la Hongrie et de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, Autriche comprise, qui demandent une politique à l’australienne pour stopper l’immigration illégale, le nouveau président français a promis ce week-end au Premier ministre italien Paolo Gentiloni que Paris allait désormais faire preuve d’une plus grande solidarité avec Rome dans l’accueil des « migrants ». Une solidarité qui ne peut qu’inciter toujours plus de « migrants » à tenter leur chance.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 24 mai 2017

Edouard Philippe

Le parcours trouble du Premier ministre Edouard Philippe

23/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe a un parcours plutôt trouble. En effet, suite à sa prise de poste en tant que nouveau Premier ministre d’Emmanuel Macron, plusieurs histoires ont ressurgi à son propos. Son parcours, à la fois en tant qu’élu et en tant qu’employé dans le privé, comporte des zones d’ombre.

Edouard Philippe est un compagnon de route d’Areva. Juppéiste convaincu, Edouard Philippe participera à sa demande à la fondation de l’UMP en 2002. Il devient par la suite conseiller régional de Haute‑Normandie jusqu’en 2008 et il rejoint Areva en tant que directeur de la communication et directeur des affaires publiques, en 2007, après le départ d’Alain Juppé du gouvernement Fillon. Ce poste est essentiellement un poste de lobbying pour le compte d’Areva qui l’amènera à développer des relations privilégiées avec des parlementaires sensibles aux questions atomiques.

Un travail qui l’amènera à travailler de près sur les questions africaines. C’est à ce moment-là qu’il entretient un contact rapproché avec le président du groupe d’amitié France‑Niger à l’Assemblée nationale. Au même moment, en janvier 2008, un accord est signé entre Areva et le gouvernement du Niger concernant l’exploitation de l’uranium. Cet accord est immédiatement contesté par les rebelles touaregs.

En effet, selon l’ONG l’Observatoire du nucléaire, citant des enquêtes de Charlie Hebdo et de Mediapart, l’uranium étant extrait de leurs zones de vie et serait supposément sous-payé par Areva grâce à ces accords et ne bénéficierait donc en rien aux populations locales, ce qui aurait contribué à la paupérisation des Touaregs, au développement du djihadisme et à la déstabilisation de la région. Toujours selon cette ONG, les entremises d’Edouard Philippe pour le compte d’Areva pourraient donc bien être responsables de la situation actuelle au Niger et au Mali.

Ce poste soulève également des questions de conflit d’intérêts . Entre 2007 et 2010, Edouard Philippe a cumulé sans aucun problème son poste chez Areva et son poste d’adjoint au maire du Havre. Il devient maire en 2010 suite à la démission de son prédécesseur. Ayant quitté Areva la même année, il reste un pont direct entre l’entreprise et la municipalité du Havre, où il s’empresse aussitôt d’approuver un projet d’usines éoliennes offshore piloté par Areva, projet qui n’aboutira jamais. S’il est intéressant de voir que le Premier ministre a été un acteur de la société civile et comprend les enjeux d’une entreprise stratégique comme Areva, la question des conflits d’intérêts potentiels reste entière.

Sa participation à la réunion du groupe Bilderberg en 2016 et son refus d’être transparent sur son patrimoine constituent également d’autres parts d’ombre importantes chez Edouard Philippe.

parti-socialiste

Quel avenir pour le Parti socialiste après les législatives ?

23/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Les derniers sondages pour les législatives donnent environ 50 députés au Parti socialiste contre 280 aujourd’hui. La descente aux enfers continue après le deuxième moins bon score de l’histoire du parti à la présidentielle – après celui de 1969 – avec la candidature de Benoît Hamon.

Quelles solutions pour le Parti socialiste afin de rebondir ? Le premier secrétaire du PS, Jean‑Christophe Cambadélis, a annoncé une refondation du parti pour être plus en accord avec son temps. Concrètement, il évoque un changement de nom, un nouveau congrès fondateur, déclarant : « Aujourd’hui il faut faire vivre plus fortement les mouvements associatifs, être en interaction avec la société civile, les mouvements citoyens ».

Que veut dire cette phrase ? Nous pouvons comprendre que le PS – ou l’entité qui sortira du futur congrès – va être encore plus déconnecté de la réalité des Français. En effet, cela ressemble à un abandon de l’électorat français pour celui de remplacement d’origine extra-européenne comme l’avait théorisé le groupe de réflexion Terra Nova.

La seule bonne nouvelle est que Cambadélis serait prêt à quitter son poste. Le futur parti pourrait aussi quitter la rue de Solferino, lieu emblématique de la gauche française.

Chard Autriche Droite

Autriche : la droite se réorganise pour les élections législatives du 15 octobre

Sebastian Kurz

Sebastian Kurz

Les élites politico-médiatiques européennes pensaient peut-être pouvoir reprendre un peu leur souffle après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises, mais il n’en sera pas ainsi.

Après la démission du vice-chancelier et leader du parti ÖVP Reinhold Mitterlehner, le parti de centre-droit s’est choisi il y a une semaine, comme nouveau leader, le jeune ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, 30 ans, et a décidé de mettre fin à sa coalition avec les sociaux-démocrates (SPÖ) dirigée par le chancelier socialiste Christian Kern.

Avant d’accepter de prendre la tête de son parti, le jeune ministre, comparé au Français Emmanuel Macron et qualifié comme lui par certains médias de « gendre idéal », a exigé qu’il lui soit donné carte blanche pour définir la stratégie électorale et désigner les candidats. Aux élections présidentielles de 2016, qui avaient vu le candidat du parti national-conservateur FPÖ échouer de peu au deuxième tour, les deux partis de gouvernement avaient été éliminés dès le premier tour. Pour aborder ces élections législatives convoquées pour le15 octobre prochain, Sebastian Kurz a imposé la marque « Sebastian Kurz – le Nouveau parti populaire ». Le nom du parti, ÖVP, ne figurera même pas sur les bulletins de vote, et c’est encore une chose qui le rapproche du nouveau président français aux yeux des médias.

Mais à la différence d’Emmanuel Macron, Sebastian Kurz a bâti sa popularité en critiquant la politique d’ouverture aux immigrés d’Angela Merkel, et les élections de l’automne prochain pourraient bien déboucher sur une coalition entre son parti et le FPÖ qualifié « d’extrême droite » par l’establishment.

Le FPÖ, allié du FN au Parlement européen, est en tête dans les sondages, et une majorité ÖVP-FPÖ au parlement semble tout à fait probable. Une telle coalition a déjà gouverné l’Autriche de 2000 à 2005, ce qui avait provoqué des sanctions de la part de l’Union européenne. Ces sanctions n’avaient aucun fondement légal et avaient conduit à prévoir un mécanisme de sanction formalisé dans le traité de Lisbonne. Mais ce mécanisme nécessitant l’unanimité des Etats membres hormis le pays mis en accusation, il sera difficilement applicable alors que le Parlement européen a déjà appelé mercredi à ce qu’il y soit recouru contre la Hongrie et alors que la Commission européenne envisage aussi de l’utiliser contre la Pologne.

En arrière-plan dans les trois cas (Autriche, Hongrie et Pologne), il y a le refus de la politique immigrationniste de Bruxelles, Berlin, Paris et Rome.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 23 mai 2017
(titre originel : « Elections anticipées en Autriche »)