Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est à dire les citoyens »

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est-à-dire les citoyens »

06/10/2011 – 09h30
BEGLES (via Info Bordeaux) –
Le maire de Bègles (Gironde) s’élève contre les dérives politico-financières qui touchent la classe politique depuis de nombreuses semaines. Dans un éditorial publié sur son site, intitulé « Dépolluer la République », l’ancien candidat écologiste à la présidentielle de 2002 ne fait pas dans la demi-mesure.

« Nous avons affaire à de vulgaires ripoux dont certains ont été Ministres d’Etat de la République. Ce sont les mêmes qui nous donnent des leçons de morale, mais qui inventent chaque jour de nouvelles mesures contre les pauvres et les classes moyennes, qui stigmatisent comme fraudeurs potentiels des millions de citoyens… Tout en pataugeant dans la criminalité en col blanc. Vue la cadence infernale de révélations, toutes moins ragoûtantes les unes que les autres, le bilan de cette triste équipe risque de faire apparaître Jacques Chirac comme un modèle de vertu ! ».

Pour le député-maire, le gouvernement devrait appliquer « la jurisprudence Jospin qui obligeait les ministres mis en examen à démissionner sur le champ ». Pourtant, Noël Mamère ne stigmatise pas seulement la droite. La gauche, et particulièrement le parti socialiste, est elle aussi pointée du doigt : « De l’autre côté de l’échiquier politique, rien n’est fait pour se débarrasser des notables mis en examen pour – excusez du peu – association de malfaiteurs ».

Les conséquences de ce « contexte glauque » risquent de se retourner contre la classe politique dans son ensemble. Pour l’élu écologiste, la solution viendra donc d’Eva Joly, candidate d’Europe-Ecologie à l’élection présidentielle. Ce serait la seule à pouvoir stopper l’inévitable progression de Marine Le Pen : « Eva Joly a toujours combattu fermement toute forme de corruption, parce qu’elle connaît les circuits et les réseaux par lesquels passent les mallettes, parce qu’elle possède la fermeté et le courage nécessaires pour dépolluer la République ».

Pour Noël Mamère, le choix est simple : « les Français devront choisi en mai et juin prochain entre ceux qui dénoncent la corruption et ceux qui l’organisent ».