De mauvaise foi, des députés UMP s'insurgent contre le projet du PS de donner le droit de vote aux étrangers extra-communautaires

De mauvaise foi, des députés UMP s’insurgent contre le projet du PS de donner le droit de vote aux étrangers extra-communautaires

03/01/2011 – 16h00
PARIS (NOVOpress) –
On voit bien que la thématique identitaire sera au cœur des prochaines élections. Ainsi, dans un communiqué, des députés UMP, en l’espèce des membres de la Droite populaire, s’insurgent contre le projet du PS (notamment défendu par Martine Aubry) d’accorder le droit de vote et d’éligibilité des étrangers non communautaires.

Parlant même de trahison, ces parlementaires affirment : « Si on applique cette mesure, demain des étrangers non communautaires pourront non seulement voter mais aussi être élus dans nos communes, nos départements, nos régions, sans être Français et seulement parce qu’ils se trouvent sur le sol national depuis au moins 5 ans. Ainsi, des personnes de n’importe quelle nationalité dans le monde pourront diriger nos communes, nos départements, nos régions !? Et cela sans aucune réciprocité ? Sans que nous puissions seulement voter ou peut être même séjourné dans ces pays-là ? » Et toujours selon ces élus, « donner de tels droits à des ressortissants étrangers issus quelquefois de pays qui ne respectent pas les valeurs fondamentales de notre démocratie est assimilable pour le moins à un total abandon et même à une trahison de la part de ceux qui veulent assumer la magistrature suprême. »

Seul souci, derrières ces rodomontades bien patriotiques, ces élus UMP ont soutenu une politique qui tient également de la trahison. Quelques chiffres éloquents : la barre des 200.000 entrées régulières a été franchie en 2010, la France reste le premier pays de destination des demandeurs d’asile (avec en 2010, plus de 50.000 étrangers qui ont sollicité l’asile en France et les places en CADA – Centre d’accueil des demandeurs d’asile – ont été multipliées par quatre depuis 2002, passant de 5.000 à 20.000) et moins d’expulsions que de régularisations (par exemple : 70.000 clandestins estimés pour la seule Côte d’Ivoire).

[box class=”info”]Crédit photo : Rama/Wikipédia sos licence Creative Common[/box]