Italie : Grande offensive pour le vote des immigrés et le droit du sol

Italie : Grande offensive pour le vote des immigrés et le droit du sol

02/10/2011 – 12h50
ROME (NOVOpress) —
Tandis que les clandestins envahissent l’Italie et y déchaînent la guérilla un peu partout, le puissant lobby immigrationniste lance de l’intérieur une attaque coordonnée. Dix-neuf organisations ont réuni leurs forces pour monter une campagne nationale intitulée « L’Italia Sono Anch’Io » (l’Italie, c’est moi aussi). On y trouve la CNCA (Coordination nationale des communautés d’accueil, qui fédère 250 associations), la CGIL (équivalent italien de la CGT), le « Comité du 1er mars » (qui organise la « Journée sans immigrés »), l’Asgi (Association pour les études juridiques sur l’immigration, qui s’était récemment signalée en portant plainte contre la région Vénétie pour avoir osé introduire un « Bonus famille », réservé aux familles italiennes), mais aussi la Fédération des Églises évangéliques italiennes, les Associations chrétiennes des travailleurs italiens, la Fondation « Migrantes », créée par la Conférence épiscopale pour favoriser l’accueil des immigrés, la Caritas Italiana (équivalent du Secours catholique), Emmaüs Italie, le Centre Astalli des jésuites (qui vise notamment à « jeter les bases d’une société interculturelle » par des actions de propagande dans les écoles)…, bref le cœur de l’immense nébuleuse que les Italiens désignent comme « catho-communiste ». L’éditeur Carlo Feltrinelli, héritier de la richissime famille, s’est joint à l’initiative.

Utilisant les dispositions italiennes en matière de référendum, « L’Italia Sono Anch’Io » a déposé deux propositions de loi d’initiative populaire : l’une pour modifier la loi italienne sur la citoyenneté en remplaçant le droit du sang encore en vigueur par le droit du sol, l’autre pour accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. Il suffit de 50.000 signatures pour que ces propositions soient soumises à référendum. Le nouveau maire de gauche de Milan, Giuliano Pisapia, a été le premier signataire dans la capitale lombarde  ; le second, le président du Conseil municipal, Basilio Rizzo. Une journée nationale a eu lieu hier : des stands ont été dressés dans des dizaines de villes italiennes pour recueillir les adhésions.

Un clip publicitaire*** fait alterner caricatures décervelées qui récitent les formules habituelles (« tout le monde est immigré, que ce soit de la première, seconde, troisième ou dixième génération », « nous devons penser au futur de ce pays, et penser au futur de ce pays veut dire favoriser la bonne intégration », « il faut abattre le principe discriminatoire »), et vieux chevaux de retour de la gauche italienne, souvent anciens du Parti Communiste reconvertis dans l’immigrationnisme. Le gouverneur des Pouilles, Nichi Vendola explique ainsi que « pour nous Européens, c’est-à-dire habitants d’un continent qui connaît un processus de stagnation démographique dramatique, les immigrants sont notre salut ».

Les immigrationnistes trouveront sans aucun doute leurs 50.000 signatures. Comme toujours pour les référendums italiens, tout se jouera finalement sur la participation. La constitution prévoyant qu’un référendum ne peut être pris en compte que si le taux de participation atteint la majorité absolue du corps électoral, la meilleure tactique pour les opposants est de prôner l’abstention. Un facteur-clé sera sans nul doute le vote catholique. Les Associations chrétiennes des travailleurs italiens viennent de lancer un appel aux hommes politiques catholiques, leur rappelant que les dernières « Semaines sociales des catholiques » ont pris officiellement position pour l’octroi de la nationalité italienne aux enfants d’immigrés et que « l’inclusion des étrangers représente pour un chrétien engagé en politique une des “valeurs non négociables” ».

Pour tous ceux, y compris en France, qui veulent croire que l’immigrationnisme est le fait des associations catholiques plutôt que de la hiérarchie officielle, l’attitude que choisiront d’adopter la Conférence épiscopale italienne et le Vatican sera fort instructive.

[box class=”info”] *** Malgré tous ses soutiens, cette campagne ne parait pas déclencher l’intérêt des italiens. Le clip de cette campagne, présenté dans notre article, est hébergé depuis le 23 septembre sur YouTube par la Confederazione Generale Italiana del Lavoro (équivalent italien de la CGT), il est incrusté sur le site de ce syndicat qui revendique près de 6 millions d’adhérents, il est également incrusté dans la page d’accueil de cette campagne nationale « L’Italia Sono Anch’Io ».
Et il n’a eu en neuf jours, au moment où nous publions, que 1095 visualisations, pour une Italie de 61 millions d’habitants ! Novopress en le publiant va peut-être le faire décoller ![/box]