Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

01/10/2011 – 16h15
BRINDISI (NOVOpress) — Après Lampedusa, Brindisi, ou de l’art d’éteindre un incendie pour le rallumer ailleurs. En transférant les Tunisiens de Lampedusa dans d’autres centres d’accueil, le gouvernement italien n’a fait que déplacer l’émeute.

Il y a dix jours, 62 clandestins s’étaient déjà enfuis du Centre d’identification et d’expulsion de Restinco, à côté de Brindisi, en arrachant les grilles et en défonçant le portail. Il ne semble pas qu’ils aient été retrouvés. On avait rempli à nouveau le centre avec 84 clandestins, tous en provenance de Lampedusa. Ils se sont révoltés avant-hier soir, en poussant ce que les journalistes italiens appellent « leur cri habituel de “Liberté, liberté” » – c’est beau la francophonie.

Outre la police, une unité anti-émeutes a dû intervenir. 18 Tunisiens ont ensuite profité de la nuit pour s’enfuir : ils ont arraché les portes, qu’ils ont utilisées pour forcer un passage dans la clôture. Cinq ont été retrouvés hier, les autres étaient encore recherchés dans les campagnes autour de la ville. On compte 11 blessés parmi les forces de l’ordre.

Comme l’explique avec complaisance le journaliste du Nuovo Quotidiano di Puglia, « ce qui pèse sur ces émeutes à répétition, c’est malheureusement l’expulsion : tous les hôtes du centre savent que, après six mois de résidence, on retourne à la maison. Le quitte ou double pour la communauté tunisienne consiste donc à chercher la liberté par la fuite, en déchaînant comme hier une sorte d’enfer. […] Mais peu leur importe, puisqu’ils savent que derrière ces grilles, il y a la liberté, un ami ou un parent qui les attend en France ou en Allemagne ».

[box class=”info”]Sources : www.ansa.it et www.quotidianodipuglia.it[/box]