L’anti-terrorisme aux portes de la police new-yorkaise : une subsidiarité dangereuse ?

L’anti-terrorisme aux portes de la police new-yorkaise : une subsidiarité dangereuse ?

27/09/2011 – 15h00
NEW YORK (NOVOpress) – Un reportage qui risque de faire grand bruit. Le réseau CBS a en effet diffusé, quelques jours après l’anniversaire du 11 septembre, une émission « 60 minutes » (reportage en anglais, non traduit), où il est question d’armer la police municipale new-yorkaise. Armer la police non pas de pistolets, mais de quoi abattre un avion suspect survolant la Grande Pomme. Ou le glissement de prérogatives habituellement réservées à l’armée fédérale vers la police municipale…

Le chef du service de police de la ville de New York (NYPD) a affirmé que la police municipale serait désormais en mesure d’abattre un avion. Aux questions de savoir si la police de New York disposait de l’équipement et de la formation suffisants pour affronter un tel scénario, le Commissionner Ray Kelly a répondu, nullement embarrassé, par l’affirmative, sans toutefois entrer dans les détails. Cette décision pour le moins inattendue a été prise au lendemain des évènements du 11 septembre 2001 et a été motivée par le fait que la ville de New York ne devrait plus compter dans le futur sur la seule protection du gouvernement fédéral. Ray Kellt tient à rassurer en précisant qu’une telle décision serait prise en cas de dernier recours et réservée aux « situations extrêmes »

Mais il ne s’agit pas d’une mesure unique puisque la police new-yorkaise s’octroie d’autres prérogatives comme l’envoi d’agents à l’étranger, l’utilisation de détecteurs des radiations et la création d’un réseau de surveillance par caméras dans Manhattan.

Un reportage qui devrait certainement hérissé le poil du très laxiste député socialiste Jean-Claude Urvoas dont le cheval de bataille est d’interdire purement et simplement les armes au sein des polices municipales françaises.