“Occupy Wall Street”

“Occupy Wall Street”

17/09/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) –
Inspirés des révolutionnaires égyptiens et des indignés espagnols, des Américains s’apprêtent à lancer le samedi 17 septembre 2011 leur propre mouvement de contestation sociale.

Ce mouvement initié par la revue Adbusters et la fondation éponyme s’appelle « Occupy Wall Street ». Cette initiative réside dans la volonté de révéler au grand public le caractère antidémocratique du système américain et de signifier le ras-le-bol légitime de la population américaine face à la corruption du monde politique et à la mainmise des grandes entreprises financières sur l’establishment américain. Le journal qui regroupe un réseau d’artistes, d’écrivains et d’activistes appelle Barack Obama à créer une commission présidentielle chargée de freiner l’influence de l’argent sur les élus à Washington. Et le moyen pour parvenir à faire bouger les choses est simple: à l’instar des indignés espagnols, le mouvement espère rassembler plus de 20.000 personnes sur la célèbre place de Wall Street pour y dresser un camp pendant plusieurs mois.

“Occupy Wall Street” Cet élan contestataire veut surtout rassembler le plus grand nombre d’Américains qu’ils soient de droite ou de gauche. L’objectif étant de se faire entendre auprès d’Obama à travers de multiples revendications : le démantèlement de la moitié des milliers de bases militaires que possèdent les États-Unis à travers le monde ; une meilleure gestion de l’argent public et surtout pointer du doigt le rôle néfaste des banques et du monde de la finance. « Occupy Wall Street » prend de l’ampleur grâce aux réseaux sociaux qui participent au développement du mouvement. Plusieurs affiches appelant à l’occupation de l’emblématique quartier financier de Manhattan circulent désormais sur Twitter et Facebook. Un site récoltant des donations pour l’approvisionnement en nourriture et en eau a également été mis en ligne. Mais surtout la détermination des participants sera capitale. Pour le moment elle demeure intacte et plus que jamais renforcée par l’accroissement des disparités entre américains ; des disparités que le président Obama pourtant présenté unanimement par les médias comme le sauveur de l’Amérique, n’a jamais été en mesure de réduire.