Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

14/09/2011 – 12h30
LONDRES (NOVOpress) — On croyait l’esclavage révolu. Ce n’est semble-t-il pas le cas en Grande-Bretagne, pourtant largement rompue au dogme des droits de l’homme : quatre hommes de la communauté des gens du voyage ont en effet été appréhendés lundi pour esclavage.

Un réseau démantelé par la police venue en nombre dans un camp de « nomades » au nord-est de Londres

Selon les premiers éléments de l’enquête, la police a confirmé que « 24 personnes étaient détenues dans des conditions déplorables ». Des personnes de nationalité britannique mais aussi originaires d’Europe de l’est, « détenues comme des esclaves » qui pour la plupart sont devenues alcooliques ou étaient en état de profonde vulnérabilité. Des victimes dupées par le mirage du travail et de l’argent qui ont eu raison de leur naïveté mais surtout de leur liberté.

Selon la police du comté (Bedfordshire), un homme était détenu dans ces conditions d’insalubrité et de privation totale depuis au moins 15 ans. L’inspecteur de police Sean O’Neil rapporte que « les hommes trouvés sur le camp étaient en mauvaise santé et vivaient dans des conditions déplorables, certains couverts d’excréments » ce qui laisse songeur quant au niveau des conditions de vie et d’hygiène à l’intérieur de ce campement. Les captifs habitaient dans de vieilles caravanes, des box pour les chevaux ou plus abject encore, des chenils. Évidemment ils ne percevaient aucun salaire pour leur travail et bénéficiaient de repas frugaux.

Les nomades d’origine irlandaise ou “travellers” sont reconnus comme minorité ethnique au Royaume-Uni et posent des énormément de problèmes d’intégration aux autorités britanniques. Ce type de réseau serait-il le seul en Europe ? Difficile de ne pas penser à la France où se développe ce type de campements dû à l’afflux incessant de tziganes originaires d’Europe de l’Est. Des campements qui viennent s’ajouter à ceux des nomades “traditionnellement” présents qui, comme à Triel, posent de nombreux problèmes de cohabitation.