Triel-sur-Seine : les gitans narguent les autorités

Triel-sur-Seine : les gitans narguent les autorités

13/09/2011 16h30
TRIEL-SUR-SEINE (NOVOpress) –
Ils avaient 72 heures pour libérer la commune. Finalement, ils ont encore de belles semaines devant eux. Les 2 000 gitans ayant déferlé sur Triel-sur-Seine (11 000 habitants) le 4 septembre dernier, se trouvaient deux jours plus tard sous le coup d’un arrêté d’expulsion préfectoral : ils auraient dû quitter en fin de semaine dernière le terrain privé qu’ils occupent illégalement.

Mais vendredi, le tribunal administratif a annulé l’arrêté préfectoral ! Un véritable camouflet pour la préfecture qui semblait enfin faire preuve de fermeté depuis le départ d’Anne Boquet et son remplacement l’année dernière par Michel Jau. Car lors des quatre précédentes invasions, l’ancienne préfète avait refusé de voler au secours des Triellois.

Ce nouveau rebondissement est aussi une claque pour Joël Mancel, le maire, qui s’était engagé auprès de ses concitoyens à ce que le problème soit résolu « dans les plus brefs délais ». Croulant sous les protestations, la municipalité essaie de faire bonne figure en assurant qu’elle « attend beaucoup d’une nouvelle procédure en référé, déposée par la société EMTA ».

Cette entreprise, propriétaire du site verdoyant situé en bordure de Seine, submergé par les 500 caravanes des gens du voyage, a en effet porté plainte pour occupation illégale. De plus, une autre plainte a été déposée pour « branchement sauvage » sur le réseau électrique selon Le Parisien du 10 septembre. C’était le cas en 2008 (voir photo) comme le révélait déjà à l’époque Novopress. Chassez le naturel, il revient au galop ? Mais inutile de verser dans un optimisme béat : les deux procédures devraient prendre plusieurs semaines avant d’aboutir. Pendant ce temps, ce sont les Triellois qui trinquent. Comme d’habitude.