Racisme en Libye : les populations noires victimes d’exactions

Racisme en Libye : les populations noires victimes d’exactions

07/09/2011 – 17h00
TRIPOLI (NOVOpress) —
  Comme le révélait Novopress il y a quelques jours devançant une nouvelle fois les médias mainstream, la Lybie est devenue le théâtre d’exactions racistes depuis la chute du régime de Kadhafi.

Le CNT promettait pourtant par la voix de son controversé dirigeant Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil une transition pacifique qui épargnerait la population de règlements de comptes. Mais un air de vendetta souffle actuellement sur le pays où travailleurs et migrants noirs sont devenus les boucs émissaires des rebelles du CNT chers à Bernard-Henri Levy. Accusés de compromission avec le régime de Mouamar Kadhafi, les subsahariens sont victimes d’arrestations arbitraires mais surtout de violences auxquelles prendraient également part des civils. Ce climat de représailles est savamment entretenu par les partisans du CNT qui font reposer sur les travailleurs et migrants noirs des soupçons d’alliance avec le colonel Kadhafi au début du soulèvement.

1 à 2 millions de travailleurs subsahariens se trouvaient sur le sol Libyen avant la révolte. Aujourd’hui si l’on en croit les chiffres avancés par la Fédération internationale des droits de l’homme, ce chiffre ne serait plus que de 6 000. Et comme le souligne Sarah Leah Whitson, directrice du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord d’Human Rights Watch «il ne fait pas bon avoir la peau foncée en ce moment à Tripoli». Des violences condamnées par les chefs d’Etats africains comme le Nigéria qui a demandé expressément à la France et au Royaume uni « de faire cesser ces meurtres ».

En ruine suite à l’ingérence de l’Otan dans le conflit interne au pays, la Libye risque de connaitre de nouveaux débordements comme ceux connus par l’Irak après la condamnation à mort de Saddam Hussein.